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Restons concentrés (Amadou Tidiane Wone)

Dans une contribution précédente, intitulée «ne-nous-embrouillez-pas »>Ne nous embrouillez pas »  je faisais l’effort de ramener, à des questions simples de bonne gouvernance, ce qu’il est désormais convenu d’appeler : «  l’Affaire des affaires de Frank Timis et Aliou Sall, complices, comparses et associés. »Chaque jour qui passe, en effet,  révèle l’ampleur de ce que l’on cherche à nous cacher.

Entre amalgames (mot estampillé El Hadji Hamidou Kassé) et maladresses ;  puis règlements de comptes au sommet (accusations d’Aliou Sall) et incompétences manifestes (avec pour conséquences un bouleversement de l’organigramme de la cellule de Com présidentielle) un faisceau de faits et de méfaits commence à prendre forme. Pour ceux qui savent lire entre les lignes.

Pour ceux qui refusent la désorientation médiatique. Pour ceux qui flairent les culs de sacs judiciaires. Et ils sont nombreux les sénégalais, drapés dans un silence soupçonneux, pour ne pas dire dédaigneux, face à tant de désinvolture. Nos compatriotes sont surpris par  tant de gourmandise déjà ( ?) à  l’heure de la mise en bouche. Qu’en sera-t-il a l’heure du plat de résistance, se demande t-on dans les chaumières ?

Tant d’appétits féroces qui se font jour, avant même que les retombées à venir ne soient… tombées ! Évidemment que tout le monde sait que le pétrole, comme la plupart des matières premières, change plusieurs fois de mains avant même sa sortie des entrailles de la terre. On sait aussi qu’à chaque tour de mains des plus-values énormes engraissent les nombreux intermédiaires qui se servent au passage. 

Et c’est bien pour cela que depuis la phase d’exploration, puis entre l’exploitation, la production et la commercialisation des…en cols blancs, du genre Timis and Co, s’empiffrent de la sueur des petits pays, comme des petites gens. Méditez la tragédie du Café et du Cacao dont le prix de la tasse dans les hôtels chics d’Occident est largement supérieur au prix payé par kilogramme au producteur.

La même logique carnassière sévit dans le commerce du pétrole,  celui des armes et de la drogue… Pauvre monde aux prises avec des pauvres types malgré leurs comptes en banques  débordants.  Mais….revenons à nos … barils !Les tentatives de diversion, de falsification des faits et la fourniture de réponses à des questions non posées qui se succèdent depuis l’internationalisation de «  l’Affaire des affaires de Timis / Aliou Sall » relèvent d’une stratégie de communication de crise qui constitue, en soi, un aveu. Pour le moins.

Disons le dès l’abord, nous ne sommes pas dans un débat juridique sur les contrats pétroliers. Encore moins sur les teneurs en gaz ou quantités potentielles de pétrole à extraire. Nous parlons juste d’actes bizarres posés par des élus, ou fonctionnaires sénégalais, qui ont profité outre mesure à des privés étrangers.

Nous posons donc des questions préjudicielles afin que les prémisses de la gestion de nos revenus pétroliers ne partent pas sur des basses fausses.Est-ce trop demander ?Les questions simples auxquelles nous attendons des réponses sont et restent les suivantes :Que vient faire le frère du président de la République, journaliste reconverti à l’économie dit-on, dans l’intermédiation concernant nos nouvelles ressources pétrolières ?

Le statut de fonctionnaire d’Aliou Sall au moment de sa rencontre avec Frank Timis était-il compatible, cumulativement, avec un emploi dans une société privée ?Son implication aurait-t-elle eu pour effet de faciliter l’attribution de blocs pétroliers particulièrement prometteurs à Monsieur Frank Timis dont les hauts faits, jusqu’à date, ne lui avaient pas donné une réputation établie en la matière.

Est-ce que,  pour parvenir à ce résultat, le président de la République aurait outrepassé ses droits et devoirs constitutionnels en signant un décret d’attribution à contre-courant des alertes contenues dans un rapport de l’Inspection Générale d’État agissant à sa demande expresse ?Autres questions :

Monsieur Frank Timis aurait versé une somme de 250.000 USD à Monsieur Aliou Sall au titre d’honoraires pour une « consultation agricole », selon le ministre El Hadji Hamidou Kassé, alors porte-parole de Monsieur le président de la République. Ce que Monsieur Aliou Sall nie la main sur le Saint Coran.

Qui croire ? Où sont passés les 250.000 dollars ? Que devient la société  Agitrans qui aurait reçu le dit virement ? A quel titre ?Monsieur Frank Timis aurait cédé ses parts (30%) à la britannique BP.

A quel prix ? Dans quelles conditions ? Quel bénéfice pour le Sénégal ?Des documents, faisant état de royalties à  percevoir sur les quarante prochaines années circulent. Au profit de qui ? De quel droit ? Quel manque à gagner pour le fisc sénégalais ?Nous comptons sur le procureur de la République pour diligenter les enquêtes nécessaires à l’établissement des faits.

Ou à l’infirmation de toutes les allégations qui empoisonnent l’atmosphère de notre pays.Est-ce trop demander ?Par ailleurs, Monsieur Aliou Sall soupçonne l’entourage du président de la République de lui en vouloir au point d’alimenter en arguments destructeurs des membres de l’opposition.  Diversion ou tension réelle dans l’entourage du président de la République ?

Tout cela étant dit, le secteur du pétrole est très sensible. Tout ne se dit pas sur la place publique. Mais nos élus doivent veiller à ce que la confiance règne entre eux et leurs administrés. Ce qui peut fragiliser un dirigeant face aux lobbies de toutes sortes, c’est la rupture du cordon ombilical avec son peuple.

A ce titre, méditons la relation fusionnelle entre Fidel Castro et le peuple cubain qui a survécu, dans la dignité, à des dizaines d’années d’embargo américain. L’hommage que lui a rendu son peuple lors de ses funérailles vaut plus que des milliards planqués à l’étranger. Inversement, allez voir ce qu’il reste des palais somptueux de feu le président Mobutu du Zaïre, alors milliardaire en dollars, disait-on.

Les ruines de son palais de  Gbadolite témoignent de la vanité des biens mal acquis et du luxe qui, par définition, est évanescent. J’ai vu ce qui reste du palais de Berengo, du triste empereur Bokassa en Centrafrique qui, du temps de sa splendeur, offrait des pots de diamants à certains de ses hôtes… Grandeur et décadence !

Dans aucun pays africain les ressources pétrolières et minières n’ont fait le bonheur des populations. A ce jour.  Nous voulons que le Sénégal soit une exception. Pour cela, soyons encore plus exigeants en matière de gouvernance et de gestion des ressources publiques. Chaque responsable doit être contrôlé à chaque fois que de besoin et sanctionné de façon exemplaire en cas de faute.

La complaisance sénégalaise ou « masla » ne doit pas hypothéquer l’avenir de nos enfants. A cet égard et pour finir, la plate-forme AAR LII NIOU BOKK devrait prendre le temps d’une réflexion stratégique en profondeur. Privilégier les enquêtes et la mutualisation des informations. Se doter d’un site internet de référence et d’une web radio pour recevoir et lancer des alertes à temps. Les manifestations hebdomadaires ne peuvent s’inscrire dans  la durée.

Tout au plus une vitrine pour quelques activistes et autres rappeurs. Or, la bataille pour la préservation de nos ressources et la répartition équitable de nos revenus ne sera pas une promenade de santé. Si AAR LII NIOU BOKK veut s’inscrire dans le long terme, elle doit se doter de compétences et d’expertises.

Elle doit trouver et mobiliser des ressources en faisant la preuve de son utilité publique ainsi que de sa crédibilité. Sinon la plate-forme risque de s’essouffler et de s’enliser. Pourtant, nous avons tous intérêt à ce que des contrepouvoirs citoyens éclairés, organisés et proactifs naissent autour des enjeux colossaux de la gestion de nos ressources naturelles et économiques.Est-ce trop demander ?Alors oui ! On est en finale de Coupe d’Afrique de football. Bravo les lions !Restons concentrés… sur le reste aussi !

Trump annonce une vaste opération d’expulsion de migrants

Le président américain en campagne pour sa réélection multiplie les actions en direction de son électorat le plus conservateur. Une vaste opération d’expulsion de migrants devait débuter dimanche 14 juillet. 

Donald Trump avait prévenu. Sur tout le territoire américain, une gigantesque opération de reconduite à la frontière de clandestins allait être menée à partir du dimanche 14 juillet. Dix villes devaient être ciblées, de New York à San Francisco en passant par Chicago ou Houston, mais au soir du 14 juillet, peu de coup de filet de grande ampleur.

Les grandes villes souvent démocrates ont fait de la résistance. Scène surréaliste à Los Angeles où c’est le shérif en personne et en uniforme qui donne des conseils aux immigrants de non-coopération avec la police : « Gardez votre porte fermée et demandez aux policiers de l’immigration à voir leur mandat, s’ils n’en ont pas, n’ouvrez pas la porte », informe Alex Villanueva.

Polémique autour des conditions de détention


Pour ses détracteurs, Donald Trump applique sa stratégie de grande promesse pas forcément suivie des faits, à l’image de la construction laborieuse du mur à la frontière avec le Mexique. Les méthodes du président américain font polémiques, notamment les conditions insalubres des immigrants dans les centres de détention. 

Sortie de piste du Procureur de la République (Par Dr Cheikh Tidiane DIEYE)

Je n’attends rien de la procédure ouverte par le Procureur. La raison est simple. Il a fait deux choix qui enlèvent, à mon avis, toute crédibilité à sa démarche. Il a choisi d’être le Procureur du pouvoir et non celui de la République. C’est sa liberté. Mais c’est aussi ma liberté de refuser de croire en son action, jusqu’à ce qu’il me prouve que je me trompe.

Il a fait le choix d’une procédure pénale inhabituelle, aléatoire et complexe, peut-être même différente de celle qui figure dans nos lois et règlements. Dans l’affaire Aliou Sall et consorts, il y a des accusés, même si, c’est ma conviction, on doit leur accorder la présomption d’innocence jusqu’à ce que leur culpabilité soit établie.

Il y a eu des accusations qui datent de bien avant le reportage de la BBC, des enquêtes menées, bouclées et portées à son attention par l’OFNAC depuis belles lurettes, ainsi que des preuves de transfert d’argent entre un compte domicilié à l’étranger et la société Agritrans appartenant à Aliou Sall. Ces opérations ont été révélées au monde entier par le documentaire de la BBC, document à l’appui. A t-il saisi la banque et la Centif pour retracer ce virement de 250.000 dollars afin de retrouver sa provenance, sa raison?

A cela s’ajoute le fameux Rapport de l’Inspection Générale d’État, qu’ils disent ne pas avoir reçu, sept ans après son dépôt, alors que même les vendeurs du coin de la rue l’ont par devers eux.

Toute enquête sérieuse devrait partir de ces éléments. Une enquête se fait sur la base de charges précises . Si on n’a pas assez d’informations pour viser une personne, on peut ouvrir une enquête contre X. Mais considérer que tout le monde est témoin, y compris ceux qui sont accusés et ceux dont les noms ou les actes ont été formellement cités dans des rapports en sa possession, c’est une parodie et justice et un simulacre de procédure pénale.

On n’a pas besoin d’être un expert pour savoir qu’en ouvrant une enquête, le procureur est presque tenu de nous dire ce qu’il cherche et vers qui ou quoi il oriente ses recherches.

Ce que fait le procureur n’est pas une enquête judiciaire. C’est une investigation politique et sociale. Son objectif, écouter accusé et accusateurs avant de les renvoyer dos à dos en disant » c’est votre parole contre la sienne. »

On voit bien où il va. Ça saute aux yeux. Mais ne sait-il pas que les temps où l’on pouvait tout cacher, tout le temps, à tout le monde sont révolus.

Coordonnateur de la plateforme
Avenir Senegaal Bi Nu Begg
Membre de Aar Li Nu Bokk

Le régime de Macky Sall et sa posture ambiguë face à l’homosexualité. (Par Alassane K. KITANE).

En s’abstenant de voter contre la résolution des Nations unies en faveur des LGBTI, le Sénégal sous Macky Sall s’achemine inexorablement vers la banalisation et la légitimation des actes contre-nature.

Le concept de violence est tellement élastique qu’on peut lui faire signifier la punition des actes contre-nature, la discrimination des LGBTI, le refus de mariage homosexuel, etc. C’est toujours par les mots que les pensée les plus problématiques se faufilent pour non seulement s’exprimer, mais aussi se légitimer.

C’est toujours de cette façon que les Occidentaux ont agi dans les pays du Sud : par un vocabulaire ambigu, on commence par instiller des pensées et des actes dans les consciences jusqu’à les banaliser et les faire accepter.

Comment un monde vraiment humain peut-il rester insensible au sort épouvantable de ces milliers de jeunes dont les cadavres échouent sur les côtes méditerranéennes et s’apitoyer sur le sort des LGBTI ? Comment une humanité normale peut-elle courber l’échine devant l’horreur arrogante d’une culture de l’esclavage en Mauritanie et se révolter contre les violences faites aux LGBTI ?

Du « on n’est pas encore prêt » à cette abstention-consentement, le doute sur la bonne foi du pouvoir en place se dissipe : ils ne feront rien pour combattre les pratiques homosexuelles alors que les Sénégalais, dans leur écrasante majorité, bannissent cette pratiques. Les mots sont des fenêtres ou des murs disait Marshall Rosenberg dans le contexte d’une communication non violente.

Mais dans ce cas d’espèce, les mots sont certes des fenêtres, mais des fenêtres qui ouvrent vers la confusion, l’amalgame et la fourberie morale. L’abstention du Sénégal sur cette résolution est une preuve de lâcheté qui ne fait que révéler encore la nature charlatane, mensongère et prévaricatrice du régime de Macky Sall.

Si jamais l’intention de Waly Seck était de banaliser le pari dévergondé des LGBTI, il trouve dans ce gouvernement un allié de taille. La leçon de morale qu’il faut en tirer est toute simple : la racine du mal est qu’on a un gouvernement qui sacrifie la volonté du peuple sur l’autel des intérêts des puissances et lobbys étrangers.

C’est un signal fort envoyé au peuple et aux étrangers : les LGBTI ne seront pas inquiétés au Sénégal. Pour un régime qui trompe, pille et vole son peuple, ça n’a rien de surprenant que d’adopter une imposture morale comme ligne de conduite dans les relations internationales. Car ce qui les motive par-dessus tout, c’est la préservation et la perpétuation du régime et des prébendes qu’il procure. Un régime qui n’a pas le courage de traduire la volonté de son peuple en lois n’a aucune légitimité ni devant Dieu ni devant les citoyens.

Que personne ne nous détourne donc de notre combat pour mettre fin à ce mal absolu qu’est le régime de Macky Sall. Waly Seck est peut-être avide d’argent et de succès ou même un gamin irresponsable. Mais comparé à la politique officielle de l’Etat du Sénégal dans cette affaire, il n’est qu’épiphénomène. S’acharner sur Waly Seck et adopter la politique d’omerta face à cette incurie du gouvernement me semble relever de la mauvaise foi !

L’abstention du Sénégal face à cette résolution est une énième trahison. Il urge par conséquent de lutter certes contre l’homosexualité, mais surtout de se concentrer davantage sur le combat citoyen contre la gouvernance ignoblement non vertueuse de Macky Sall. Car, faut-il le rappeler, il ne saurait y avoir d’ambiguïté dans le domaine axiologique sans donner libre cours au libertinage universel.

Alassane K. KITANE

Le prix du progrès. (Par Amadou Tidiane Wone)

Le prix du progrès.  (Par Amadou Tidiane Wone)

Une des magies des réseaux sociaux, c’est qu’ils transportent jusqu’à nous des informations, des connaissances, des savoirs qui nous seraient restés lointains, voire inaccessibles autrement . A cet égard j’ai reçu, comme beaucoup d’autres certainement, une vidéo diffusant un témoignage fort instructif du Professeur Kishore Mahbubani, fils d’immigrants indiens venus s’installer à Singapour. Né à Singapour il y’a un peu plus de 70 ans, il livre en des mots simples le secret qui a fait passer ce pays du Tiers-monde à un statut de pays émergent. Disons au rang d’un pays vraiment en voie de développement en 60 ans…

Le Professeur Mahbubani estime ce temps à celui de sa propre vie,  lui qui est entré à l’école en bénéficiant du programme de soutien aux enfants atteints de malnutrition, en raison de la pauvreté d’alors. Tout a donc changé dans son pays sous ses yeux ! Le Professeur Mahbubani, qui a mené 30 ans d’une carrière diplomatique qui lui aura permis d’observer le mode de fonctionnement de plusieurs pays du monde, résume le secret du développement fulgurant de Singapour en une fondation soutenant trois piliers structurants : 


– Le fondement de l’édifice repose sur une lutte, sans merci, contre la corruption en commençant par sanctionner, de manière exemplaire, les plus hauts responsables qui s’y adonnent. Il cite, au début de l’essor de Singapour, l’exemple d’un ministre emprisonné pour avoir accepté le paiement de ses vacances par une entreprise ! Cette chaude alerte a eu pour effet de convaincre la masse que nul ne serait plus désormais au dessus de la Loi. Avec pour conséquence que Singapour est devenu l’un des pays les moins corrompues au monde. 


– Les valeurs structurantes qui s’enfoncent dans cette fondation et maintiennent l’édifice debout et solide  sont : la promotion au prix du mérite ou la méritocratie, le pragmatisme et enfin l’honnêteté ! 

On le voit , il n’est nulle part question de richesses naturelles qui couleraient à flot, ni d’homme providentiel qui , d’un coup de baguette magique transformerait le destin de son pays. Il s’agit d’un énoncé de valeurs simples mais fortes, intelligibles par tous, et mises en œuvre collectivement. Mais nous le voyons également, l’exemple doit impérativement venir d’en haut, des dirigeants.

En effet, aucun dirigeant compromis, ou même suspect, ne peut avoir l’aura et le leadership nécessaire à une entreprise de redressement national et de progrès.  On le voit enfin les exemples de bonnes pratiques existent à travers le monde.  Il suffit de s’en inspirer. Mais, il n’est jamais trop tard pour bien faire si la sincérité, autre valeur nécessaire, est au rendez-vous. La bonne volonté fera le reste. 


– La méritocratie doit être le seul levier de promotion des serviteurs de la République. Ni les liens de parenté,  ni les accointances partisanes, ni les amitiés d’enfance ne doivent passer avant une appréciation objective des capacités, de tel ou tel, pour occuper telle ou telle station du service public. Cela peut sembler surréaliste de le dire dans nos pays où des mensonges grossiers se sont érigés en vérités bibliques. Mais le progrès a un prix. IL va falloir le payer. 


– Le Pragmatisme : « Attitude de quelqu’un qui s’adapte à toute situation, qui est orienté vers l’action pratique. » Selon le Petit Larousse. Il en faut, notamment dans notre pays le Sénégal où  la plupart des gens s’écoutent parler… En toutes circonstances,  la parole est reine. La tendance générale est à la flatterie et aux mots de circonstances. On en oublie les maux de la circonstance…

Il faudrait évaluer et transformer profondément notre système éducatif et l’orienter vers une conquête quotidienne du mieux-être dans la droiture et le culte du travail bien fait . 


– L’Honnêteté : elle commence par soi et s’évalue de soi à soi. Car, on est jamais à l’abri de son propre regard ! Il faut alors l’aiguiser et le rendre intransigeant. C’est alors que l’on devient fort vis-à-vis du regard des autres. Seul devant son plan de travail, on ne triche pas. Ni sur les horaires,  ni sur les cadences.  Au sommet de l’État, on devrait , encore davantage sentir le poids de son propre regard et entendre cette voie intérieure qui nous dit « non…pas ça…l’avenir de quinze millions de personnes dépend de cette signature… » 


Si toutes ces valeurs sont promues au rang de culte et sont défendues et protégées par la loi, et si les contrevenants sont sanctionnés de manière exemplaire,  on construit progressivement une société harmonieuse, capable en 30 ans de rattraper tous les retards et de construire un pays où il fait bon vivre. Certains esprits chagrins me diront qu’avec des « si    » on mettrait Paris en bouteille… 


L’Autre Dialogue national qui relève de l’urgence, à mon sens, devrait porter sur la (Re)définition de nos valeurs. La protection de nos identités culturelles, spirituelles et sociales est, concomitamment, prioritaire. Refusons de ne devenir que des clones (des clowns ?) irréels et comiques de l’Occident ou de l’Orient. Assumons nos différences positives, et donnons nous les moyens des les défendre et de les illustrer. Le projet divin pour l’homme n’est pas une création en séries. C’est, tout au contraire, l’unicité de chaque être,  de chaque espèce. La différence absolue d’une empreinte digitale à l’autre…   


Pour dire que le progrès commence par se connaître, se reconnaître et se respecter. Alors que, dans le discours public ambiant, lorsque le Pouvoir et l’Opposition s’apostrophent,  on croirait entendre aboyer deux chiens ennemis. On dirait parfois des étrangers les uns aux autres. Alors qu’alors caméras…L’homme vaut mieux.

Il est capable de beaucoup mieux que de se livrer à ces «  jeux » qui finissent toujours par des arrangements hors la vue de la majorité. Changeons de méthode et d’approche.  Cela est possible. Il suffit juste de s’écouter. De se parler. On devrait finir par s’entendre sur un grand projet pour le Sénégal puisque la Providence nous en donne désormais les moyens. Si parler veut encore dire quelque chose… 
Que Dieu nous protège de l’esprit malin et de ses suppôts  ! 

Amadou Tidiane WONE

Colonel Kébé : « L’intimidation et l’acharnement n’entacheront en rien à mon engagement citoyen… »


Le colonel Kébé prévient: « L'intimidation et l'acharnement n'entacheront en rien à mon engagement citoyen... »

Colonel Abdourahim Kébé a fait face à la presse cet après-midi pour faire savoir que rien ne lui interdit de s’engager en politique. 

« L’intimidation et l’acharnement qui sont en train de se faire n’entacheront en rien à mon engagement citoyen… Il m’est demandé de me présenter à la section de recherches demain vendredi à 16h. Je vais déférer à la convocation à jour et à l’heure indiquée comme tout bon citoyen. Il n’est plus question de me coller le devoir de réserve . Car il n’est pas pertinent de chercher à bâillonner un militaire à la retraite. C’est un manque de respect de restreindre le droit à un militaire qui a dignement servi sa nation.

Jeu d’ombres…jeu de dupes

Pour faire court, la démocratie sous les cieux africains, c’est un système d’imitations caricaturales de postures, de propos, de protocoles et de proclamations de principes qui, ramenés à la réalité des faits a quelque chose d’irréel, de tragique et parfois de comique… C’est comme si en Afrique, les élites dirigeantes assises sur la destinée de leurs nations « jouaient à la République ». 

Un jeu de société conçu et codifié par la puissance coloniale à son avantage exclusif. Aux « indépendances » ardemment réclamées par les peuples,  les « décolonisateurs » ont substitué un changement de joueurs, en continuant à définir les règles du jeu, prenant bien soin d’être toujours du côté des vainqueurs. Jeu de dupes… C’est ainsi que les élites dirigeantes africaines qui acceptent, sans conditions, les règles définies par les colons, quant à la défense de leurs intérêts, sont promues au-dessus de tous, envers et contre la volonté des peuples africains.

Moyennant enrichissement personnel, familial, clanique et flatteries non méritées, plusieurs dirigeants post coloniaux sont allés jusqu’à faire assassiner les vrais opposants à l’ordre colonial, ceux qui voulaient changer les règles du jeu et non pas seulement les joueurs…Durant tous les siècles qui ont suivi notre rencontre brutale et meurtrière avec l’occident, son système esclavagiste et capitaliste, des générations d’hommes et de femmes se sont succédées dans ce déterminisme implacable : opulence au Nord et misère au Sud.

Et à chaque génération sont apparus des complices du Sud se contentant des déchets du Nord et s’arrachant leurs subsides. Et comme depuis toujours, ceux-là font preuve de zèle et de servilité pour sacrifier l’avenir de la majorité à l’autel de leur aisance présente. Ils sont juste heureux de devenir les plus riches des pauvres, les borgnes au pays des aveugles. A tout prix. Pauvre et misérable ambition !

Ces hommes politiques et d’affaires, inféodés aux puissances dominantes et garantes du statu quo, sont rémunérés pour leurs sales besognes. Ils sont à l’image du renégat, si bellement décrit par David Diop, poète révolutionnaire à la plume trempée dans l’encre irréductible du sang des peuples opprimés, à travers son poème intitulé… Le Renégat ( !)

« Mon frère aux dents qui brillent sous le compliment hypocrite Mon frère aux lunettes d’orSur tes yeux rendus bleus par la parole du MaîtreMon pauvre frère au smoking à revers de soiePiaillant et susurrant et plastronnant dans les salons de la condescendanceTu nous fais pitiéLe soleil de ton pays n’est plus qu’une ombreSur ton front serein de civiliséEt la case de ta grand-mèreFait rougir un visage blanchi par les années d’humiliation et de Mea CulpaMais lorsque repu de mots sonores et videsComme la caisse qui surmonte tes épaulesTu fouleras la terre amère et rouge d’AfriqueCes mots angoissés rythmeront alors ta marche inquiète :Je me sens seul si seul ici ! »

Ces gens-la sont facilement reconnaissables. Ils ressemblent à des greffes irréelles et comiques sur la misère crasse de leurs peuples. Dodus et ventripotents, ils se barricadent derrière des limousines aux vitres teintées, remontées pour se cacher des bras miséreux qui se tendent, des doigts émaciés qui accusent…Ils se croient supérieurement intelligents. Ils sont juste moralement indigents !

Mais l’Afrique se réveille. Lentement. Mais sûrement. Et la jeunesse africaine piaffe d’impatience, hurle sa colère et dénonce l’apathie des dirigeants d’un continent béni : riche en ressources naturelles, minérales végétales, humaines et qui, pourtant, abrite toute la misère du monde. Un continent si jeune, dans un monde vieillissant, condamné à un avenir venant d’Afrique…Seul un leadership inspiré nous fait défaut pour y voir clair et tirer enfin notre épingle du jeu !

Nous savons ce qu’il nous reste à faire…Dans ce décor continental, notre petit pays le Sénégal a toujours fait office de laboratoire. Très tôt chouchou de la puissance coloniale, les premières écoles françaises y ont été construites. Saint-Louis du Sénégal, capitale de l’Afrique occidentale…française a été le creuset de modélisation des premières élites africaines occidentalisées. Avec plus ou moins de bonheur, puisqu’au fil du temps, la plupart des grands cadres, sénégalais et africains, se sont ralliés à la cause du peuple participant aux luttes d’émancipation du continent.

Mais cela, c’est une autre et trop longue histoire…Mais retenons que les élites, promues par le décolonisateur pour diriger le Sénégal dans tous les secteurs stratégiques, ont toujours été les plus atteintes par le virus de la servilité. L’acceptation implicite que seul le modèle occidental de progrès était concevable. Et que l’avenir n’était pas envisageable hors de la soumission à un ordre du monde dirigé par les puissances occidentales et leurs désidératas.

Cet ordre mental et psychologique, l’école française et ses programmes ont eu, pour mission essentielle, de nous l’inculquer depuis la tendre enfance et de l’enraciner dans notre être le plus profond. A un point tel qu’envisager le monde autrement en devienne terrifiant…Il faut guérir de l’école française.

C’est impératif.Tout cela pour dire que si notre actualité est dominée par une crise politique des valeurs, celle-ci procède des mêmes dynamiques : celle des prédateurs soumis à l’ordre occidental contre celle des défenseurs de la cause du peuple, en quête de vérité et de droiture, fortement enracinées dans les valeurs de Justice, d’Indépendance et d’égalité. Les pires de tous les protagonistes étant ceux qui adoptent le discours des uns en agissant dans le sens des autres…

Les hypocrites !Dans le débat en cours sur la gestion de nos ressources, de notre pays et la mise en perspective de l’avenir de nos enfants, la grille de lecture ne change pas. Les alliances qui se nouent autour des enjeux pétroliers et gaziers suivent les mêmes logiques. Le bradage de nos souverainetés hydrauliques, et la cession de nos télécommunications à des capitaux étrangers, le bradage en trompe l’œil à des privés non identifiables de notre raffinerie à la veille de notre devenir pétrolier entrent dans la même veine de jeux d’ombres…

Des ombres malfaisantes qui tirent les ficelles et se ramassent des commissions en milliards indus… Les dynamiques de dénonciation et de résistance, elles aussi, restent dans les mêmes sillages historiques. A armes inégales, seule la foi fait la différence.

Disons le clairement, dans ces batailles, il n’y a  rien de personnel. Juste des intérêts qui se cristallisent, des convictions qui s’expriment. Des enjeux qui dépassent nos individualités.Au demeurant, les institutions de la « République » postcoloniale n’ont que l’aura de ceux qui sont sensés les incarner pour servir le peuple et ses intérêts supérieurs.

Si les hommes et les femmes qui occupent des positions dans l’administration de la République servent des intérêts particuliers ou étrangers, qu’ils soient économiques et financiers ou politiques et stratégiques, ils trahissent les serments tacites ou explicites attachés à l’exercice de certains mandats. Ils devront en répondre devant l’Histoire.

Mais à Dieu ne plaise, il est arrivé aussi dans notre pays que des personnalités se dressent envers et contre la tendance générale pour porter le combat des valeurs, défendre et illustrer le courage de dire NON, au préjudice de leurs intérêts personnels, immédiats. 

Nous les connaissons et leurs en sommes reconnaissants. Ils ont de dignes héritiers. Ceux-ci inscrivent en lettres d’or leurs noms au Panthéon mémoriel de notre peuple. Ils sont fiers, ils sont grands, ils regardent le monde les yeux dans les yeux…Ils sont journalistes, militants de la société civile, hommes et femmes politiques ou simples citoyens.

Ils sont débout pour défendre notre bien commun. Et sous leurs pas résolus, ils tracent les sillons d’un nouvel avenir.En bref, le droit d’exiger la lumière sur toutes les zones d’ombres qui apparaissent dans la gestion des premiers pas de notre devenir pétrolier, ne doit ni faiblir ni dévier de l’impératif de salubrité publique et de bonne gouvernance qui doit rester le ciment de notre commune volonté de vivre ensemble.

Nul n’est au-dessus des lois. Nul n’a le droit de jouer avec le bien commun. Aucun tour de passe-passe ne doit distraire les patriotes sincères et les honnêtes gens. Encore moins ceux qui craignent, par-dessus tout, le jugement dernier. Celui, inéluctable devant lequel aucune préséance ne vaut absolution.Aar lii  Nu Bokk, défendre notre bien commun. Qui peut, franchement, rester indifférent à cet appel ?

Trump joue l’apaisement avec l’Iran: “Rien ne presse”

Le président américain a jugé vendredi que « rien ne press[ait] » pour résoudre les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran, après une série d’incidents et d’invectives

« Nous avons le temps. Rien ne presse, ils peuvent prendre leur temps », a dit Donald Trump à son arrivée au G20 d’Osaka, lui qui parlait encore il y a peu de « guerre » contre les Iraniens.

Ces propos apaisants tranchent avec le ping-pong des déclarations choc qui s’était poursuivi jeudi entre l’Iran et les Etats-Unis. Téhéran avait mis en garde contre l' »illusion » d’une « guerre courte » entre les deux pays ennemis. La crise entre les Etats-Unis et l’Iran doit être au menu des discussions du sommet du G20 qui s’est ouvert vendredi au Japon.

Une crise de 40 ans

Le même jour, des représentants des Etats encore parties à l’accord nucléaire signé en 2015 (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne, Iran et Russie) doivent se retrouver à Vienne pour faire le point sur l’application du texte. Les Européens pressent l’Iran de ne pas commettre l' »erreur » de se retrouver en violation de ses engagements.

Après leur retrait de l’accord en 2018, les Etats-Unis ont rétabli des sanctions économiques qui asphyxient l’économie iranienne et privent Téhéran des bénéfices qu’il attendait de ce pacte.

La crise au long cours qui caractérise depuis 40 ans les relations entre les Etats-Unis et l’Iran connaît depuis environ deux mois un nouvel accès de fièvre, sur fond d’escalade dans la région du Golfe et d’inquiétudes pour la survie de l’accord nucléaire, menacé depuis que les Etats-Unis s’en sont retirés.

“Ennemi principal”

Un nouveau pic a été atteint lorsque l’Iran a abattu un drone américain, le 20 juin, après une série d’attaques d’origine inconnue contre des tankers attribuées par Washington à Téhéran qui a démenti.

Dans ces circonstances ultratendues faisant craindre un embrasement, M. Trump avait évoqué mercredi la possibilité d’une guerre courte contre Téhéran. « Nous sommes dans une position très forte, et ça ne durerait pas très longtemps, je peux vous le dire. Et je ne parle pas de troupes au sol ».

L’idée d’une « +guerre courte+ avec l’Iran est une illusion », a réagi le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif dans un message sur Twitter destiné, selon lui, à corriger certaines « idées fausses » du président américain qui « menacent la paix ».

Un drone américain abattu

Mardi, le président iranien Hassan Rohani a déclaré à son homologue français Emmanuel Macron que l’Iran ne cherchait la guerre « avec aucun pays », pas même les Etats-Unis. Pour autant, Téhéran multiplie les mises en garde.

A Téhéran, les funérailles publiques de près de « 150 martyrs » tombés lors de la guerre Iran-Irak ou en Syrie, ont donné aux autorités l’occasion d’exalter la « résistance » face à l' »ennemi principal »: les Etats-Unis.

S’adressant à la foule, le chef de l’Autorité judiciaire, Ebrahim Raïssi, est revenu sur la destruction du drone américain – abattu selon Téhéran dans l’espace aérien iranien, ce que Washington conteste. « La main bénie qui a attaqué le drone américain a confirmé que pour résister devant l’ennemi, la République islamique d’Iran n’a aucune hésitation », a-t-il déclaré.

“Accord durable”

Cherchant à calmer les inquiétudes, Mark Esper, secrétaire américain à la Défense par intérim, a assuré jeudi à l’Otan que son pays ne voulait pas d’un conflit avec l’Iran. « Notre propos est d’amener l’Iran à négocier un accord durable », a-t-il assuré alors que Washington veut un nouvel accord avec l’Iran, pour qui, au contraire, le pacte de 2015 n’est pas négociable.

Par l’accord de Vienne, l’Iran s’est engagé à ne jamais chercher à se doter de l’arme atomique, et à limiter drastiquement son programme nucléaire en échange de la levée partielle des sanctions internationales. En riposte au retour des sanctions américaines, Téhéran a fait connaître le 8 mai son intention de se délier progressivement de ses engagements si Européens, Russes et Chinois ne l’aidaient pas à contourner les mesures américaines.

Un franchissement du seuil d’uranium?

L’Iran a annoncé ce jour-là ne plus se sentir tenu par les limites que l’accord de impose à ses réserves d’eau lourde et d’uranium faiblement enrichi, et a menacé de s’affranchir d’autres engagements à partir du 7 juillet.

Il avait indiqué le 17 juin que ses réserves d’uranium dépasserait à partir du 27 juin le plafond des 300 kilos fixé par l’accord, mais aucune confirmation du franchissement de ce seuil n’est venue ce jour. Les Iraniens ne « dépasseront pas (la limite) aujourd’hui », a indiqué jeudi à l’AFP un diplomate à Vienne, évoquant une possible « raison politique » à cette retenue.

Mais un responsable iranien à Vienne a affirmé sous couvert de l’anonymat que la limite n’avait pas été dépassée pour des « raisons techniques », soulignant que jeudi et vendredi étaient des jours de repos hebdomadaire en Iran.

Source: Belga

Latif, quelle honte !

Les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse. Et apparemment, le jeune frère est bien protégé par le grand frère. Que ne ferait-on pas pour la famille, laquelle n’a jamais été oubliée du reste dans les affaires de notre République. Le jeune frère adoré a mis ainsi la République sens dessus-dessous produisant même quelques chamboulements à la Présidence. Celui qui avait enfoncé le frère, n’ayant pas eu la courtoisie de le protéger de la meute, a été éloigné du cercle des décisions. Pour le remplacer, on a fait appel à des armuriers qui ont vite fait de sortir les armes pour dézinguer tous ceux qui ne pensent pas comme eux. Tous les deux qui étaient à l’ombre sont sortis de leur long sommeil pour prendre la défense du frère de leur boss alors que la Justice est en train de démêler l’écheveau du scandale. Et puis, il faut bien qu’ils donnent des gages à celui à qui ils doivent leur retour aux affaires. Plutôt arrêter la belle comédie dès lors que les hommes du chef croient en l’innocence de l’incriminé. Et le plus rigolo est cette passe d’armes entre celle qui est chargée d’enquêter sur les tartufferies des délinquant corrompus de ce pays et le procureur qui met sous le coude quelques dossiers comme son Chef. Le plus pathétique est de voir le pauvre Abdou Latif Coulibaly en donneur de leçons. Que n’a-t-il pas dit sur les autres sans qu’on lui ait demandé de jurer sur le Coran ou la Bible. Et puis, on s’en fout de toute cette comédie. Voir toute la République défendre un homme accusé de crimes économiques et vaquant tranquillement à ses occupations pendant que d’autres sont en prison nous parait pour le moins aberrant. De la dignité ne ferait que du bien à ces armuriers qui font honte à la race des intellectuels. 

Mais où est donc passé le « dialogue national » ?

Comme une marée noire de …pétrole, l’affaire… du pétrole et du gaz-Petrotim-BBC-Aliou Sall, a recouvert de ses puanteurs pétrodollars, l’autre grosse arnaque post-électorale ; le fameux dialogue national. Vous vous souvenez, on devait enterrer la petite guéguerre post-électorale, se retrouver dans un grand élan d’amour, de paix, sous le baobab à palabres.

Que nenni ! Cette petite journaliste, grande fouineuse, emmerdeuse devant l’Eternel, empêcheuse d’escamoter en douce nos dizaines de millions de dollars, téléguidée par la « Grande royale » BBC, vient perturber des plans laborieusement élaborés, qui devaient donner au vainqueur du 24 Février, un quinquennat de farniente. Tout en douceur et en somnolence pour le lion qui devait ronfler cinq ans durant. Il faudra repasser ! La presse de UK (United Kingdom) n’aime pas que ses Majors (comme BP) piétinent les sacro-saintes règles des affaires.

La City n’aime pas ça du tout !
La BBC ne pouvait donc pas faire comme les grands groupes et grandes chaînes de radios et télés de nos ancêtres les gaulois : la fermer (ou un traitement à minima) au nom des intérêts des grands groupes de la « Macronie » de se refaire une santé dans les « projets-mirages » d’un président qui rêve d’éternité dans nos mémoires et notre conscience collective.

Ces anglais ne font rien comme les autres et, sous leur air de gentlemen policés, de silence respectueux et de flegme inébranlable, ce sont de vrais tueurs des convenances, des mensonges d’Etat, des intégristes de la séparation du pouvoir. Voilà pourquoi ils emmerdent l’Union européenne dans leur farouche volonté de divorcer.


Pour revenir à l’autre machin, faux dialogue et vrai canular, vraie anesthésie pour citoyens en colère, comme pare-feu, c’est devenu un pétard mouillé. Mais qui va coûter cher aux contribuables que nous sommes. Parce que voyez-vous, nos « dialogueurs », qui ne perdent pas le nord et leur confort, ont trouvé que les locaux de la Direction générale des élections n’était pas digne de leurs cerveaux.

Résultats des courses, on les délocalise au Méridien président en pleine crise du pétrole pour qu’on ne s’interroge pas : le risque de grandes oreilles et autres petits espions à l’intérieur justifie-t-il ce déménagement qui ne manquera pas d’être coûteux ? On attend la facture à la fin de ces « sénégalaiseries » comme le dit si malicieusement mon confrère Ibou Fall, la plume acerbe et hautement rafraîchissante.

Et d’ailleurs, combien de temps durera cette grosse farce ?
Qui ne voit pas que le vrai dialogue national est dans les vendredis de révolte contre les prédateurs de nos maigres ressources ? dans peut-être le défilé devant la Dic et les pandores pour aider à la manifestation de la vérité ; dans les fausses-vraies démissions la main sur le Saint Coran ; dans la cacophonie au plus haut sommet de l’Etat, dans le rappel à la rescousse de ceux-là mêmes qu’on avait viré du gouvernement il y a moins de cinq mois. C’est moins dans les zigzags de la communication gouvernementale que dans les dénis comme méthode de communication.

Qu’on me permette un pronostic : Latif Coulibaly et Seydou Gueye ne pourront pas recoudre les fils cassés d’un discours basé sur les mensonges d’Etat. Contrairement à ce qu’on croit, l’éloquence et le bagout ne font de bons communicants, ni une bonne communication : c’est-a-dire crédible.


La bonne communication hors du champ miné des mensonges d’Etat, de ses gouvernances opaques, mais bien dans la franchise vis-à-vis de son peuple : oui, on s’est trompé (de bonne foi ?) en ne suivant pas les recommandations de notre corps de contrôle (IGE) ; en se basant sur un rapport de présence non vérifié et qui semble être travesti a dessein : le dessein de tromper ses décideurs et permettre à des aventuriers de haut vol, qui ont mauvaise presse à la City, de faire main basse sur nos ressources à venir et, au passage, permettre à des intermédiaires et autres démarcheurs de se sucrer. Contrat agricole mon œil ! Que nie du reste (pas sur le Coran) « l’Ingénieur agricole » (agronome ?).


Ce sont toutes ces indélicatesses avec la vérité et la transparence qui feront qu‘aucun communiquant ne viendra à bout de nos doutes ; qu’aucun simulacre de « dialogue » ne pourra enterrer la vérité dans les profondeurs des futurs puits de pétrole, ni anesthésier par les effluves mortelles de nos futurs fûts de gaz.


Il faut dénoncer ce soit disant dialogue national pour ce qu’il est dans le contexte actuel : pare-feu, enfumage, anesthésiant pour peuple en colère. N’est-il pas ridicule et irresponsable, de s’enfermer dans un palace à palabrer alors que d’importantes franges du peuple descendent chaque vendredi pour dire qu’on nous ramène ces milliards qui seraient, ô combien utiles ?

Pour payer les dettes vis-à-vis des privés du BTP ou de l’enseignement supérieur, les bourses à temps de nos étudiants, des pistes de production et postes de santé pour nos campagnes, de l’eau pour nos campagnes qui souffrent. Oui, c’est tout ça qu’expriment les marcheurs des vendredis.
NB : on attend la conférence de presse du procureur de la République pour répondre aux propos de bons sens de la présidente de l’Ofnac. Là encore, c’est un gros mensonge qui vient d’être mis à nu. Et ce n’est que le début…

Mon témoignage auprès de la Division des Investigations criminelles (DIC).

Mon témoignage auprès de la Division des Investigations criminelles (DIC) a consisté à démontrer qu’en attribuant des permis pétroliers au Groupe de sociétés appartenant à Frank Timis, les Autorités sénégalaises concernées ont causé de graves torts économiques et financiers à la Nation sénégalaise.
L’objectif que j’ai recherché est de faire obtenir justice et réparations au Peuple du Sénégal.
Les faits et leur chronologie relatés dans mon témoignage sont constitutifs de faisceaux d’indices accablants permettant de conclure que les plus hautes Autorités du Sénégal d’une part, en complicité avec les compagnies pétrolières Kosmos Energy et BP d’autre part, ont fait subir au Peuple du Sénégal des torts de très grande importance portant sur leurs ressources d’hydrocarbures. Ces deux parties sont parvenues à leurs fins en organisant l’intermédiation active entre elles de Frank Timis et ses sociétés enregistrées dans des paradis fiscaux employant et rémunérant Aliou Sall, frère du Président de la République du Sénégal.

En conclusion, j’ai reproché aux personnes citées dans mon témoignage les infractions suivantes : 
L’enrichissement illicite que sanctionne l’article 163 bis alinéa premier du Code Pénal ;
La haute trahison que prévoit l’article 101 de la Constitution (Président de la République et Ministres) ;
L’abus de biens sociaux comme ayant exercé les fonctions de manager (Frank TIMIS) et de conseiller (Aliou SALL), pour en déduire que, par leurs qualités, ils sont susceptibles de poursuite du chef d’abus des biens sociaux constitués par les ressources naturelles appartenant au Peuple du Sénégal, protégés par l’article 21 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, intégrés dans le préambule de la Constitution du Sénégal et précisés dans l’article 25-1 de la loi constitutionnelle du Sénégal du 5 avril 2016 ; le directeur général de Kosmos Energy Sénégal et le Président de BP sont également susceptibles de poursuite du même chef.
La complicité de détournement de deniers et ressources publics, corruption, association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux en bande organisée, faits prévus et punis par les articles 45, 46, 152, 159, 238 et 239 du code pénal, 3, 37 et 38 de la loi uniforme n°2004-09 du 6 février 2004 ;   
Faux en écriture publique (Aly Ngouille Ndiaye) sanctionné par l’article 132 du code pénal ;
Faux commis dans certains documents administratifs (Aly Ngouille Ndiaye) en vertu de l’article 137 du code pénal ;

Sous réserve bien entendu de toute autre qualification que ces faits pourraient impliquer.

Mes recherches seront poursuivies pour les autres cas d’attribution de permis d’hydrocarbures en violation de la loi et de réglementation sénégalaises afin de mesurer au mieux l’étendue des dégâts causés par les mis en cause avec d’autres complicités.

Dakar le 26 juin 2019 

Banditisme d’un Etat voyou (Chronique de WATHIE)

Ce n’est pas sous le règne de Macky SALL que le scandale Petro Tim sera tiré au clair. Face aux retentissantes complaintes des Sénégalais, abasourdis par la gourmandise et l’égoïsme qui sont à la base de la traitrise des frères SALL, le régime a décidé d’opposer mensonge et répression, la diversion n’ayant pas réussi. Et, comme tout voyou chercherait instinctivement à faire, après avoir accompli son forfait, les tenants du pouvoir s’acharnent à effacer les traces compromettantes (rapport IGE) et à brouiller les nombreuses pistes menant au principal responsable de ce crime économique qui n’est autre que Macky SALL.

«C’est une affaire pendante devant la justice, je n’en parle pas ». C’est l’échappatoire que le président SALL s’était trouvé pour ne pas se prononcer sur l’affaire Khalifa Ababacar SALL qui venait tout juste d’être déclenchée. C’est cette échappatoire que le procureur de la République a offerte aux tenants du pouvoir qui ne peuvent aborder le scandale Petro Tim sans sourciller. «J’espère qu’ils viendront. Je me demande comment peut-on entretenir le Sénégal pendant des mois voire des années sur un sujet, aujourd’hui, on vous donne l’occasion de vous exprimer de façon officielle, d’aider une enquête à établir la vérité, qu’on ne le fasse pas ? Je ne peux pas envisager que quelqu’un ne puisse se déplacer à la DIC». Avec cette déclaration, invitant les « grands connaisseurs des affaires du pétrole et du gaz» à aller partager leurs informations avec les enquêteurs de la Division des investigations criminelles (DIC), le procureur Serigne Bassirou GUEYE ne donne pas uniquement le premier coup de pelle devant mener à l’ensevelissement total du scandale Petro Tim. Il a fait le travail à moitié. Non seulement Aliou SALL n’entre pas dans la camisole d’inculpé, mais, la DIC, chargée de l’enquête, qui devrait entendre Aly Ngouille NDIAYE, également incriminé, peut, durant le reste du mandat de Macky SALL, s’atteler à une « collecte » infinie d’informations. Pendant ce temps, face aux accablantes accusations, les SALL et leurs partisans se refugieront derrière : « je ne parle pas d’une affaire pendante devant la justice… Laissons la justice faire son travail ».

C’est cette suite que la jUSTICE entend réserver à l’affaire Petro Tim qui ne sera éclairée par aucun tribunal tant que Macky SALL est à la tête de l’Etat. Le dernier espoir s’est étouffé avec la volte-face d’Aliou SALL qui a contaminé les journalistes qui ont parlé plainte qu’il aurait déposée contre la British Broadcasting Corporation (BBC). SALL-junior est, pour reprendre Moustapha DIAKHATE, un fieffé menteur qui annonce des plaintes qui ne sont jamais déposées et dont les démissions ne sont jamais matérialisées. Dans l’affaire Petro Tim, tout ce qui lui est imputable comme responsabilité c’est le mensonge dans lequel il se morfond et son nom qu’il a prêté pour couvrir cette maffia.

Le principal responsable dans cette affaire c’est celui qui a posé sa signature sur le décret qui a permis à Frank Timis de mettre la main sur les ressources du Sénégal. Et si tout un cinéma est fait autour du rapport de l’IGE qui aurait fuité, c’est pour occulter la responsabilité de Macky SALL. Au lieu de tenter d’intimider les Sénégalais qu’il n’estime pas assez courageux pour se rendre à la DIC, Serigne Bassirou GUEYE ferait mieux de convoquer Madiambal DIAGNE, qui revendique l’amitié de Macky SALL. Son journal a été le premier à publier certaines des conclusions dudit rapport.

Si le leader de l’APR ne veut pas entendre du rapport de l’IGE, dont l’existence est même niée par certains de ses collaborateurs, c’est que celui-ci illumine sa forfaiture. Missionnée au mois de mai 2012, par le président SALL qui venait de prêter serment, l’Inspection générale d’Etat produit le rapport d’enquête 94/2012, et indique explicitement que : «la demande de permis présentée par Petro Tim n’était pas conforme aux exigences de l’article 8 du décret n°98-810. A cet égard, elle devait être déclarée irrecevable, en application de l’alinéa 2 de l’article 14 dudit décret». Macky SALL n’attend pas le rapport de l’IGE et signe, le 19 juin 2012, les décrets 2012-596 et 2012-597 qui donnent les blocs de Cayar Offshore profond et Saint-Louis Offshore Profond à Petro -Tim Limited. Plus grave encore, le chef de l’Etat va signer un autre décret bien après le rapport de l’IGE. Avec le décret n° 2013-1154 du 23 août 2013, Macky SALL accorde une nouvelle faveur à Frank Timis. En effet, un peu plus d’un an après avoir mis la main sur les blocs Cayar Offshore profond et Saint-Louis Offshore Profond, Petro Tim a sollicité et obtenu de l’Etat du Sénégal une extension d’une année supplémentaire de la période initiale de recherche du Contrat de Recherche et de partage de Production d’hydrocarbures relatif au bloc de Saint-Louis Offshore Profond. Voir le décret ci-dessous.

Macky SALL n’a pas tenu compte des recommandations de l’IGE parce qu’il n’avait pas  besoin d’un rapport pour comprendre que Petro -Tim est une arnaque. Chef de la division Banque de données, pendant plusieurs années, il est promu, en décembre 2000, directeur général de la société des pétroles du Sénégal (PETROSEN). Six mois plus tard, il est nommé ministre d’Etat, ministre de l’Energie, des Mines et de l’Hydraulique.Macky SALL connait les ressources minières du Sénégal Mieux que n’importe quel autre Sénégalais. C’est donc en toute connaissance de cause qu’il a accordé toutes ces faveurs à Frank Timis. A quel prix ? Aliou SALL qui focalise les attentions et suscite les indignations n’est qu’un homme de paille qui ne connait rien aux blocs de pétrole. Celui qui pourrait occulter la responsabilité  de Macky SALL dans ce grand banditisme d’un Etat voyou accorde une prééminence du décret d’un préfet sur la Constitution

Mame Birame WATHIE

Pourquoi au Sénégal, la démission n’est-elle pas dans la culture de ses hommes politiques ? ( Par Mandiaye Gaye )

Le cas d’Aliou Sall est la parfaite confirmation sans équivoque, du manque de culture de démission de nos hommes politiques au Sénégal. Mais pour être conforme avec l’histoire, il y a eu le cas rarissime, parce que, historique de Mamadou Seck, ancien ministre, de l’Économie et des finances, sous le président Wade. Pour rappel, M. Seck, lorsque son nom a été cité dans une affaire de malversations, il a aussitôt pris la décision, de son propre chef, de démissionnerde son poste, sans attendre, pour se mettre à la disposition de la justice. Mais dans le cas de M. Seck , il faut souligner que ce dernier était, tout-à-fait, convaincu de son innocence.

Et, c’est ainsi que d’ailleurs, après les investigations nécessaires, il a été lavé proprement par la justice et sans la protection étanche  d’un frère président. C’est le seul cas, que j’ai connu dans l’histoire du Sénégal, parmi les hommes politiques. Donc, « Gaccé ngalama » bravo Mamadou Seck pour ton loyal geste empreint de dignité qui t’honore, mais honore également, tes amis et ta famille. Vivement que le cas de Mamadou ou Boy Seck pour les amis fasse enfin école et des émules. Hé oui, je rêve !

Mais pourquoi M. Aliou Sall n’a -t-il pas démissionné de tous ses postes, jusqu’à présent, malgré tout ce tollé relatif à ce scandale de Pétrotim, dont il est mêlé. Alors Aliou Sall n’a-t-il pas pourtant, mille raisons de plus que Mamadou Seck pour démissionner de ses postes publics depuis l’éclatement de cette nébuleuse affaire de pétrotim ? Bien sûr que oui ! Etne serait que pour mettre son frère de président à l’aise, Aliou Sall aurait dû, démissionner dès la première heure de l’éclatement de ce scandale .

Ensuite, est-ce que de l’argent aussi entaché de pétrole et de gaz vaut la peine de souiller son honneur personnel et celui de sa famille pour l’éternité ? Ou bien se dit-il, comme ces gens qui ont pour Dieu, l’argent et se disent que l’argent n’a pas d’odeur ? Non, c’est vraiment tristede voir un tel spectacle où, un homme, telle une guêpe, colle à l’argent de cette façon-là! Puisque, il n’y a pas l’ombre d’un doute, qu’Aliou Sall devait démissionner ou être déchargé par le président de ses fonctions officielles dès l’annonce du scandale l’impliquant. 

Comme l’avait fait M. Seck en son temps. Et si Aliou ne le faisait pas, le président, bien qu’il soit son frère, un sentiment que la République ne prend pas en compte, doit le démettre sans tarder. Puisque dans le cas de Khalifa Sall, le président avait aussitôt commis la justice pour une enquête diligente sur le bienfondé de l’affaire de la mairie de Dakar. Ici, dans le cas de son frère, qui est de loin plus grave, le président n’a pas pris jusqu’à présent, de mesures concrètes donc, ses responsabilités concernant ce scandale, considéré par beaucoup de citoyens, comme le plus grave scandale de l’histoire du Sénégal.

Les atermoiements et les hésitations du président de la République sur cette affaire ont, tout l’air d’une protection déguisée qui ressemble fort bien à une solidarité familiale ou fraternelle. Rappelons tout d’abord, la grave erreur commise par le  Président Sall en faisantbénéficier son frère de son décret de nomination alors, qu’il avait, auparavant et à la face du monde, déclaré que son frère n’en bénéficiera pas. Malgré tout, cela a été fait. Et, nous constatons donc, un reniement très regrettable par le président de sa parole. 

Alors, même si effectivement, nous reconnaissons à son frère, en tant que citoyen, le droit d’être nommé à tous les emplois. Mais il ne doit pas y avoir deux poids deux mesures entre les citoyens. Il se trouve que la situation gagne en ampleur et devient, de plus en grave et nébuleuse. Cette affaire de pétrotim devient une affaire d’État, par conséquent, le président Sall ne peut plus garder le silence donc, a l’obligation de saisir la justice, même à l’encontre de son frère, parce que ce dernier est, dans ce cas aussi, un citoyen justiciable comme tous les autres.

Ce scandale si honteux démontre clairement l’incompétence et les insuffisances des dirigeants du Sénégal pour s’être fait avoir par des courtiers aventuriers internationaux, comme des naïfs. Cette nébuleuse affaire aterni l’image du Sénégal devant la scène mondiale et présente notre pays comme étant sous la direction de gouvernants incompétents et  incapables, au point de n’être capables de mener des négociations qui tiennent compte en tout premierlieu les intérêts de leur pays.

Mais, ce que M. Abdoul  Mbaye ne révèle que maintenant, confirme parfaitement cette étourderie de ceux qui ont négocié et signé ce contrat qui laisse totalement de côté les intérêts du peuple sénégalais pour servir des intérêts  strictement particuliers. Mais n’occultons pas, quand même,que cette affaire est née sous le magistère de Me Wade et que M. Abdoul Mbaye ne peut pas botter en touche si simplement pour s’en tirer à si bon compte, sa responsabilité est engagée, au même titre que le président Sall, comme les cosignataires définitifs. C’est pour toutes ces raisons que, ce scandale engage absolument, la responsabilité du président de la République et surtout, lorsque l’on sait que, c’est son frère qui est au cœur de l’affaire, comme l’un des principaux acteurs. 

Ce scandale coïncide, justement avec le dialogue nationalen cours, il doit donc y être invité afin qu’il soit tiré au clairune bonne fois pour toutes. La solution juste et équitable de ce scandale, inextricable, mettrait peut-être tous les Sénégalais à l’aise. Mais évidemment, à la seule condition que tous les coupables soient punis, comme il se doit et les torts réparés, c’est-à-dire par la restitution du produit de ce contrat à son ayant droit, le peuple sénégalais et non de passer cela encore, comme d’habitude à pertes et profits. 

Il y en a assez de passer à chaque fois les gros scandales à pertes et profits alors que leurs auteurs se pavanent dans le pays et vaquent librement à leurs besoins avec leur butin aussi considérable. Et,  dans le même temps, la justice chôme ou ne traite que les affaires relatives aux petits larcins qui remplissent nos prisons, où, l’on ne trouve pas les gros voleurs de millions et de milliards.

Mais que les Sénégalais ne se cachent pas aussi, derrièreleur petit doigt, pour ne pas se rendre compte la réalité de leur pays et de son état actuel. Pour dire la vérité, il faut soulignersans ambages qu’au Sénégal, l’on ne travaille pas du tout, mais fait que parler et trop. 

En réalité, l’anarchie, l’indiscipline, l’argent facile, la corruption à tous les niveaux du pays, la violence gratuite, l’insécurité générale, le laisser-faire et le laisser-aller ont pris possession du pays et sontaujourd’hui devenus les maîtres incontestés du Sénégal devant la démission inacceptable et l’incapacité du gouvernement à remettre les choses dans l’ordre. 

À Dakar les populations ne respirent plus à leur aise, à cause d’une circulation anarchique et des embouteillages indescriptibles qui n’épargnent même pas le péage. Et, c’est comme si l’État et les autorités compétentes n’existaient pas ou n’étaient pas informés de cette bombe à retardement. 

C’est ainsi que même la noblesse de la politique, dans le plein sens du terme, et les hommes politiques vertueux qui se mettaient au service de leur peuple ont cédé le terrain à la politique politicienne et aux politiciens véreux qui ne viennent au pouvoir que pour s’enrichir illicitement et, non pour servir leur peuple. Voilà pourquoi au Sénégal aujourd’hui, toutes les portes du mal, de l’abus, des vices, etc. sont largement ouvertes aux anti-modèles qui ont d’assaut notre pays. Et, l’on peut dire que nous ne sommes plus loin de la jungle où, c’est la loi du plus fort qui règne.

En conséquence, une fois cette affaire nébuleuse sera élucidée, le pays devra, enfin, recommencer à travailler etsérieusement, et qu’il cesse de passer tout le temps dans des discussions interminables sur le sexe des anges, sans aucun intérêt pour le pays et qui occupent cependant tout le temps utile des Sénégalais. Le président de la République  n’est pas sans connaître la présente situation désastreuse et vraiment déplorable. Il est donc, de sa responsabilité de trouver les solutions efficaces et adaptées à une telle situation singulière et dans les meilleurs délais pour remettre à nouveau le pays effectivement au travail, mais en commençant par donner l’exemple lui et ses hommes.

Mandiaye Gaye

mandiaye15@gmail.com

Le prétexte fallacieux des aigrefins du Sénégal (par Pathé Gueye)

Le prétexte fallacieux des aigrefins du Sénégal (par Pathé Gueye)

Ça sent le gaz à plein nez partout! Ainsi, en volant au secours du petit politicien Macky Sall dans la mouscaille jusqu’au cou, le club d’affairiste dénommé « La conférence des leaders de Benno Bokk Yaakaar» et composé de politiciens professionnels, de délinquants politiques, de croulants-vautours de la politique sénégalaise a encore brandi, entre autres, la fameuse Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE)en guise d’argument. Il est donc urgent de rappeler par la répétition pédagogique pour mieux éveiller et soutenir notre désir de comprendre. À cet effet, relisons et distinguons bien:

L’ITIE, une obscure organisation très méconnue

L’ITIE a été lancée en 2002 au Sommet de la terre, à Johannesburg, par l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, après avoir constaté les écarts importants entre les revenus des industries minières et pétrolières encaissés par les États et le niveau de pauvreté de leurs populations. Plus précisément, il s’agit d’une norme internationale qui fait la promotion de la transparence et la redevabilité dans la gestion des revenus issus de l’exploitation des ressources minières, pétrolières et gazières. Ainsi, en répondant à l’une des correspondance d’Abdoul Mbaye de l’ACT, l’ancien Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne y précisait que l’initiative ITIE « vise à renforcer la bonne gouvernance dans les pays dotés d’importantes ressources naturelles, en mettant à la disposition du public toutes informations relatives à l’attribution des titres, aux versements effectués par les sociétés minières, pétrolières et gazières et à l’utilisation des revenus ».

Pour son organisation, l’initiative consacre trois sortes de statuts. Le premier dit Pays engagé est un pays qui a décidé de mettre en œuvre l’initiative. Le deuxième dit  Pays Candidat ou candidate country est un pays qui a franchi, à la satisfaction du Conseil d’administration de l’ITIE, les quatre « étapes » vers l’adhésion, conformément à la Norme ITIE. Le troisième dit Pays Conforme ou compliant country est un pays que le Conseil d’administration de l’ITIE considère qu’il a satisfait à toutes les Exigences de l’ITIE. Elle ne comptait que 7 pays à son lancement en 2004. Mais avec la manne financière constituée avec les contributions volontaires des États initiateurs- pilleurs, la Banque mondiale et d’autres institutions financières choisies fournissent une aide précieuse aux pays qui décideraient d’adopter les principes de transparence et de responsabilité accrues promus par cette initiative. Cet incitatif financier, faut-il le souligner, a rendu facile l’élargissement de l’organisation composée depuis octobre 2014 de 46 pays dont 21 États africains incluse la République Centrafricaine qui fait désormais de la petite liste des Pays suspendus. Au moment où  les États africains se bousculent depuis le début à la porte de l’ITIE, les Occidentaux ont eu une attitude particulièrement hyper frileuse envers l’organisation. Le cas de la Grande Bretagne de Tony Blair est le plus inénarrable! Car, il a fallu, 10 ans après soit le 9 juillet 2013, pour que le gouvernement britannique, initiateur de l’ITIE, ait décidé de lancer son processus ITIE. Et c’est le successeur de Blair, l’ex Premier ministre David Cameron lui-même qui, jugeant la nécessité d’examiner la honteuse  position du Royaume-Uni, avait adressé une lettre ouverte aux dirigeants récalcitrants à l’ITIE du G8 en leur disant : « Nous ne pouvons pas appeler d’autres pays à se soumettre à ces normes si nous ne sommes pas prêts à faire de même. ».

 Là, il est pertinent qu’on se demande : à quoi bon d’être utile en brandissant à tout bout de champ cette ITIE en lieu et place de répondre clairement aux légitimes interpellations des citoyens? Ou bien faut-il surtout par les temps qui courent être plus royalistes que le roi lui-même? 

L’ITIE, un instrument pour le pillage honteux des ressources naturelles

Évidemment, nous ne pouvons pas être à priori contre la vertu de ces belles déclarations porteuses de nobles ambitions! Or, ce bref aperçu exposé en guise de présentation de l’ITIE nous replace de facto dans l’éternel débat des rapports Nord-Sud, plus précisément des possibilités et des contraintes en matière de développement. Autrement dit, l’ITIE, à l’instar des autres « machins » (organisations internationales, conventions, traités, chartes, etc.) bâtis ou conclus souvent sur la base d’une logique européocentriste parée d’hypocrisie, ne semble pas être l’exception à la règle. Certains États qui ont décidé de l’insérer dans leur dispositif réglementaire, voient en elle une solution pour une gestion saine et partagée des ressources naturelles alors qu’elle vise en silence à avilir la volonté d’autodétermination des Peuples.

Le contexte de la création de l’ITIE était particulier. Des États du Nord, des pilleurs professionnels de ressources naturelles disponibles dans les pays du Sud, avaient pris la décision de s’accorder un moment de répit pouvant calmer les ardeurs des résistants et des dénonciateurs de leurs actes infâmes, à l’époque très au cœur des actualités nationales. Le pillage, la corruption, les guerres, la misère, la famine, la pauvreté, ont trop duré dans les pays « riches en ressources » pour amener plusieurs observateurs à parler de « la malédiction du pétrole » ou à qualifier l’or noir de « caca du diable ». Donc, la réaction des États qui abritent les sièges sociaux de la plupart des compagnies privées d’exploitations sur le terrain, était attendue.

En effet, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, à qui on attribue la paternité de l’ITIE n’avait pas de toute manière d’autre choix que de la proposer à ses pairs. Car c’était sur le sol britannique que l’ONG Global Witness avait commencé à mener de vastes campagnes publiques imposant la transparence relative à l’exploitation des ressources naturelles et la gestion des revenus y afférents. Dans l’un de ses rapports,  l’ONG britannique mettait à nu la complicité du secteur pétrolier et financier dans le système de captation de la rente encaissée par les gouvernants des pays exploités au détriment de la population. Ainsi, avec d’autres organisations non gouvernementales (CAFOD, Oxfam UK, SCF UK, Transparency International UK, CRS, Human Rights Watch, Pax Christi NL, Caritas France, etc.), Global Witness lançait en juin 2002 une vaste campagne dénommée: « Publiez ce que vous payez » (PCQVP).  À travers cette campagne, les ONG exigeaient à ce que « toutes les compagnies multinationales et les entreprises d’État publient à titre individuel les chiffres annuels nets des paiements qu’elles versent aux gouvernements. Ces revenus incluent notamment les redevances perçues sur la valeur de la production, les bonus versés à la signature des contrats d’exploitation, l’impôt sur les bénéfices des sociétés après déduction des coûts et amortissements liés aux investissements nécessaires à l’exploration et l’exploitation, l’impôt à la source sur les paiements de dividendes, les droits de douane, la taxe sur la valeur ajoutée, etc. ». De plus, elles demandaient que « ces informations soient mises à la disposition de la société civile, en langues et monnaie locales. La coalition exige que les chiffres soient vérifiés par des organismes indépendants multi-parties prenantes (multi-stakeholders) ou par le FMI. ». Dans ce sens,  le professeur Gilles CARBONIER précise que la campagne PCQVP « ne vise pas directement les gouvernements des pays producteurs. Elle exerce plutôt une pression sur des acteurs influents capables d’inciter ces gouvernements à introduire plus de transparence dans ce domaine sensible. La campagne vise en particulier la Banque mondiale, le FMI, les autorités boursières et les banques commerciales afin qu’ils fassent pression tant sur l’industrie extractive que sur les pays producteurs pour que l’obligation de transparence des revenus prime sur les clauses de confidentialité ».

On peut tout fuir, sauf sa conscience, soutenait l’écrivain autrichien Stefan Zweig! Par conséquent, il apparait logique, parce qu’elle peut être moyen civilisé de légitimation de leurs différentes activités de spoliation, de voir les États occidentaux ériger en norme incontournable la TRANSPARENCE.

L’ITIE, le support d’une transparence imaginaire et tyrannique

Les Gouvernements qui se sont succédé à la tête de l’État sénégalais, à l’instar de plusieurs pays en Afrique qui se réclament démocratiques, ont tous développé la même manie consistant à projeter sur la scène internationale l’image d’un ardent défenseur de la protection des droits de la personne et de l’avancement des valeurs démocratiques. Ils le font en montrant du doigt par exemple des instruments juridiques internationaux négociés et ratifiés par le pays. Le Sénégal de Macky Sall n’échappe malheureusement pas à cette pratique. Dans un des rapports de l’ITIE, le grand-frère de Aliou l’homme de BBC babillait ainsi: « Mes prédécesseurs, depuis le Président Senghor, ont tour à tour contribué à bâtir la nation sénégalaise ou à asseoir les bases de la démocratie politique et sociale. Pour ma part, je fonde ma vision sur un crédo, qui est de créer les bases d’une véritable démocratie économique, qui reste un des piliers incontournables de l’émergence souhaitée pour le Sénégal. Cette vision, la Norme ITIE y contribue amplement et fort opportunément». La clarté orne les pensées profondes!

C’est sous le prisme de la réalpolitik qu’il faut comprendre et situer l’adhésion caractérisée de volontaire du Sénégal aux principes de l’ITIE. Devenir un « Pays conforme », par là y trouver ce beau prétexte que peut procurer le sceau ITIE pour esquiver les demandes, les interrogations, les inquiétudes portant sur la gestion de nos ressources naturelles, reste pour les malfaiteurs de la République un souhait démesuré. Ainsi, en 2013 le Sénégal avait soumis une demande pour le statut de « Pays Candidat ». Ce statut une fois obtenu, a engagé notre Sénégal à publier régulièrement toutes les recettes tirées de l’exploitation des industries extractives et les paiements versés à l’État par les compagnies opérant sur le territoire sénégalais. Il fallait agir vite car le Sénégal avait jusqu’en Octobre 2016 comme délai pour démarrer le processus de validation en vue de l’obtention du statut de « Pays Conforme » à l’ITIE. La séduction, des membres du Conseil d’administration de l’ITIE devra se faire par tous les moyens! Tour à tour, il est mis en place un Comité nationale ITIE. Ce dernier produit son 1er rapport dit de conciliation en octobre 2015 pour l’exercice de 2013. Ensuite, il décide de simplifier ce document très compliqué par un autre intitulé : Comprendre pour Agir. Le président de la République profite de son Référendum du 20 mars 2016, pour introduire dans la Constitution sénégalaise la reconnaissance de nouveaux droits aux citoyens : droits à un environnement sain, sur leurs ressources naturelles et leur patrimoine foncier. Le premier  alinéa de l’article 25 stipule : « Les ressources naturelles appartiennent au peuple. Elles sont utilisées pour l’amélioration de ses conditions de vie. L’exploitation et la gestion des ressources naturelles doivent se faire dans la transparence et de façon à générer une croissance économique, à promouvoir le bien-être de la population en général et à être écologiquement durables ». Et enfin il ya ce deuxième très populaire rapport du 16 octobre 2016 couvrant l’année fiscale 2014 et qui a eu, contrairement au précédent, la touche inédite d’être béni par l’ancien président Macky Sall qui a fait la préface.

Au total, il était clair aujourd’hui qu’avec l’initiative ITIE nous avons toujours assisté à une mesquine commande inscrite sans vergogne dans un agenda gouvernemental caché et porté par des adeptes de la supercherie et de la farce politique. Par conséquent, ce cul-de-sac ITIE  encore arpenté par les ménestrels de la République restera pour nous autres un chemin sans issue et sans lumière apparente. D’ailleurs, Jonas Moberg, un chef du Secrétariat international de l’Organisation ITIE avait lancé cet avertissement: « Tout d’abord, je souhaite clarifier que l’ITIE ne prétend pas être la solution de ce qu’on nomme désormais la malédiction des ressources. La transparence des revenus à elle seule ne suffit pas à assurer que la richesse en ressources naturelles produise des bienfaits et permettent le développement des citoyens d’un pays. La transparence des revenus, probablement à travers l’ITIE, est nécessaire mais insuffisante. Nous sommes les premiers à reconnaître que l’ITIE ne peut pas à elle seule aborder les plus importants défis de développement de notre époque. Il serait naïf de croire que l’ITIE pourrait être la solution aux problèmes complexes du Delta du Niger, par exemple ».

Pathé Gueye- Montréal

Les frères dalton buveurs de pétrole

La cacophonie érigée en mode de réfutation est loin de disculper les frères Sall. Face aux émoussements non convaincants d’Aliou qui a plutôt mouillé la fratrie, Macky a rompu la tradition en s’en prenant aux nafeeqh;(hypocrites) et aux rambaaj(fumistes), à la mosquée, le jour de l’Eid-el-Fitr. De réels signes de nervosité qui dénotent la panique qui s’est emparée des Sall qui peinent à justifier l’insoutenable. Le scandale Petro Tim a suscité des tonnes d’articles, des dizaines d’interviewes, des Sénégalais ont même manifesté sans que le régime de Macky Sall ne daigne formuler la moindre explication logique sur le comment Aliou Sall a réussi son joli plongeon à milliards dans le pétrole sénégalais. Maintenant, avec des chiffres, BBC a rendu plus inflammable le pétrole qui semble n’attendre qu’une petite étincelle pour embraser tout le pays. Il est devenu difficile voire impossible de noyer ce si gros requin. Frank Timis, qui n’est pas plus pétrolier qu’Aliou SALL, a réussi à décrocher, sur les ressources découvertes au Sénégal, un juteux contrat qu’il revend quelques mois plus tard pour empocher des milliards de dollars. Quel que soit l’angle d’analyse, cette implacable vérité s’impose et saute aux yeux. Elle est d’autant plus criminelle qu’en dépit de tout bon sens et contre l’avis de l’inspection générale d’Etat (IGE), le Sénégal a permis à Frank Timis de mettre la main sur des milliards parce que tout simplement Aliou Sall y gagne des millions. C’est ce que BBC confirme, preuves à l’appui.Ce scandale Petrotim révèle deux profonds cas de malaise. Celui qui s’est emparé des tenants du pouvoir est à distinguer de celui qu’éprouvent de nombreux Sénégalais.Au paroxysme du sadismeLe 10 mai 2012, Macky Sall signe le décret n° 2012-502  et lance la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) contre Karim WADE. Le 19 juin 2012, il signe les décrets 2012-596 et 2012-597 qui donnent les blocs de Cayar Offshore profond et Saint-Louis Offshore Profond à Petro -Tim Limited dont son propre frère est actionnaire. La première fois que l’affaire Petro Tim a été agitée, Aliou SALL s’est dépêché de convoquer la presse pour une périlleuse opération de dénégations. «Je n’ai aucun franc dans un compte bancaire à l’étranger, en dehors de celui que j’avais en France à la BNP, alors que j’étudiais là-bas, où il n’y a, je crois bien, pas plus que 14 euros ou celui que j’avais ouverte dans la Bank of China où, selon mes souvenirs, il n’y a que 500 euros soit environs 350 000 F CFA. Voilà les seuls comptes bancaires que j’ai à l’étranger. Je n’ai ni argent, ni appartement, ni maison à l’étranger», avait-il déclaré, laissant son frère aîné envoyer les forces de l’ordre mater ceux qui en doutent. L’affaire était presque étouffée. lundi 3 juin, face à la presse, en réaction aux révélations de BBC, Aliou Sall reconnait avoir perçu 25 000 dollars par mois (plus de 14 millions de F CFA) en tant que salarié de Timis Corporation Ltd. « Ce sont des salaires normaux dans ce milieu. J’ai des collègues qui percevaient plus et d’autres moins », justifie-t-il. Pendant que Macky Sall faisait fouiller la terre entière l’argent qu’aurait détourné Karim Wade, son frère Aliou nageait dans les millions de dollars.Au sommet du cynismeL’IGE déclare, dans un rapport détaillé, que : «la demande de permis présentée par Petro Tim n’était pas conforme aux exigences de l’article 8 du décret n°98-810. A cet égard, elle devait être déclarée irrecevable, en application de l’alinéa 2 de l’article 14 dudit décret». En dépit de cette mise en garde, le président SALL signe les décrets et file le marché à Frank Timis et à son employé Aliou SALL qui le mettent à profit, loin des yeux des Sénégalais. Et quand Khalifa Ababacar Sall se retrouve dans le pétrin, pour, dit-on,  1,8 milliard de FCFA, c’est parce que l’IGE l’aurait recommandé, explique Macky Sall qui choisit ceux qui doivent être poursuivis.Pour Macky Sall, ce que les Sénégalais pensent de ce scandale qui est loin d’être le premier, importe peu.   «Il faut qu’on soit constant. La défaite d’Abdoulaye Wade, les gens disent qu’elle est due, en grande partie, au fait qu’il voulait mettre son fils. Mais aujourd’hui, si Macky Sall nomme son frère de même père et de même mère au niveau d’une société aussi importante que la CDC, ça va conforter les Sénégalais qui estiment qu’il veut nous imposer sa famille à tous les niveaux. Et cela peut lui être fatal », réagissait Oumar FAYE de Leral askan wi après la nomination d’Aliou Sall à la tête de la Caisse des Dépôts et Consignation (CDC).  Le leader de l’APR n’en avait rien à faire des critiques et autres mises en garde de ses compatriotes. Son frère cadet à peine tiré de la cacophonie du pétrole, il le nomme directeur général de la CDC. A la formation du dernier gouvernement, son beau-frère, Mansour Faye, a pris le contrôle du PUDC, du PUMA, des PROMOVILLES, de la Délégation générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale (DGPSSN), du Commissariat à la Sécurité alimentaire, de la Direction de l’Administration générale et de l’Equipement etc.Macky Sall l’a démontré, le jour de la Korité, le documentaire de la chaîne anglaise dérange le pouvoir car il s’adresse non pas uniquement aux Sénégalais mais au monde entier fourvoyé par le leader de l’APR qui se montre sous les habits d’un démocrate attaché à la transparence. Ledit documentaire aurait été fait en wolof, le Palais ne serait pas autant périclité.  «Nous sommes au Sénégal, situé sur la côte ouest-africaine. Ici, des millions de personnes vivent dans la pauvreté. Pourtant, le niveau de vie pourrait être beaucoup plus élevé. C’est un pays riche en ressources naturelles. D’importantes réserves de pétrole et de gaz y ont été découvertes. Mais une partie de cette richesse s’est envolée à cause de la corruption». Cette froide et nouvelle description du pays de la « terranga », qui ouvre le documentaire de la BBC, est reçue par le régime comme une gifle. Macky Sall le chantre de la « gouvernance sobre et vertueuse » est démasqué et jeté en pâture à l’opinion internationale. Et les informations  explosives suffisent à établir sa très haute trahison envers le peuple sénégalais.La malédiction du pétrole, ce n’est pas uniquement la mésentente voire le conflit pouvant naitre entre des populations. C’est aussi et surtout quand un groupuscule met la main sur les ressources de tout un peuple laissé dans la misère.
Mame Biram Wathie

Les chantres de la division (Par Serigne Saliou Gueye)

De plus en plus, le discours identitaro-communautariste est distillé dans notre pays par des personnalités de premier plan qui n’hésitent pas à s’en servir pour assouvir des desseins ou ambitions politiques. On multiplie les comportements sectaristes et l’on exalte les particularismes diviseurs pour mener un combat politique.

Parmi ces intellectuels qui véhiculent ce discours identitaire, voire communautariste, l’on note le Grand Serigne de Dakar (GSD) Abdoulaye Makhtar Diop qui, lors de son face-à-face le 28 avril dernier avec Mamoudou Ibra Kane dans le Jury du dimanche de I-radio, a déclaré que le prochain édile de la capitale doit être un lebu.

Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, Abdoulaye Makhtar Diop a réitéré successivement cette position stigmatisante lors du « Ndogou des célébrités » du site Dakaractu et dans l’émission de « Encore + » de la 2STV.

Aujourd’hui, c’est l’imam qui enfonce le clou en emboitant le pas au GSD.   « Je reçois des cadres, des jeunes et des femmes qui me disent : « Grand Serigne, il est temps que les cadres Lebu se manifestent et se battent pour que la ville de Dakar leur reviennent. Ils l’ont exprimé en réaction à certaines déclarations. Et ils ont raison. J’ai dit que ce n’est pas de l’ostracisme ni de la discrimination. J’ai donné des exemples historiques.

Armand Angrand maire de de Dakar toubab, Ambroise Mendy maire de Dakar Ndiago, Joseph Gomis maire de Dakar Ndiago, Lamine Guèye Saint-louisien, Clédor Sall Sénégalo-mauritanien. Seul Lamine Diack et Mamadou Diop sont des Lebu. La collectivité les a toujours accompagnés et les Lebu ont toujours occupé des postes d’adjoint.


Il faut se dire à l’époque que les Lebu ne s’intéressaient pas à la politique. Aujourd’hui, nous avons 19 communes d’arrondissement dans lesquelles nous avons sept ou huit maires lébu. S’ils sont reconduits, que cela soit Abdoulaye Diouf Sarr, Aliou Ndoye, Palla Samb, Babacar Mbengue et autres, pourquoi ne s’entendraient-ils pas pour que l’un d’entre eux soit maire de Dakar. Si vous prenez les 550 communes, les 500 sont contrôlées par des gens issus de la même localité.


Et c’est cela qui est normal. Moi je ne suis pas candidat à la mairie mais je vais les appuyer pour réaliser ce dessein ».« Si la coalition BBY présente un candidat Lebu, je le soutiens. Si c’est le PDS qui investit un candidat Lebu, c’est lui que je vais soutenir ».Telles sont les déclarations tenues au Grand Jury du dimanche de I-radio et sur le plateau de la 2STV les 28 avril et 30 mai derniers par Abdoulaye Makhtar Diop, député, 5e vice-président de l’Assemblée nationale et Grand Serigne de Dakar (GSD).

En termes clairs, le GSD milite pour que Dakar tombe dans l’escarcelle des Lebu. De tels propos qui dégagent les miasmes fétides du communautarisme, ont eu l’heur d’exaspérer Moustapha Diakhaté et Ibrahima Sène qui les ont qualifiés respectivement de « balkanisation communautariste » et de « projet est antinational et qui porte lourdement atteinte à notre cohésion sociale et à la convivialité des habitants de Dakar ». 

Le très taciturne, Doudou Diagne Diecko, président des amateurs de la lutte sénégalaise, s’est indigné d’une telle posture qui pue des réflexes identitaires ostracistes. «Je trouve que ce n’est pas sérieux de dire qu’il faut un Lebu pour diriger la ville de Dakar ou qu’il faut des Lebu pour assurer les responsabilités politiques liées à Dakar.

L’essentiel, c’est que l’élu soit natif de Dakar qui aime Dakar et qui soutient et assiste les Dakarois. Il y a des gens qui ne sont pas des Lebu mais qui sont beaucoup plus utiles pour Dakar et les Dakarois que certains Lebu. Alors qu’il y a des Lebu qui sont méchants et qui n’ont rien fait pour la communauté quand ils ont été portés à des postes de responsabilité».


Une rhétorique inféconde On pensait qu’un tel soliloque infécond, qui met à nu la dangerosité du repli identitaro-communautariste, allait être débattu à défaut d’être combattu par les Lebu, voilà que l’Imam Alioune Moussa Samb, profitant de la tribune que lui offre le prêche de la prière de l’Aïd el Fitr, rajoute une louche sur le feu de la division allumé par le GSD. « Dakar doit avoir un maire Dakarois. Paris aux Parisiens.


Dakar aux Dakarois », a-t-il déclaré impérialement le sceptre à la main. Et quand il parle de Dakarois de souche, il pense aux Lebu parce que certains d’entre eux, d’après des avatars et déformations de l’histoire, serinent que les premiers habitants de Dakar sont des Lebu. En prenant exemple sur Paris, l’imam a mis nu toute son inculture et son ignorance sur le fonctionnement de la mairie de capitale française.

L’actuel maire de Paris, Anne Hidalgo, est d’origine espagnole. Ana (son ancien nom espagnol) Hidalgo née près de Cadix, en Andalousie, s’est installée en France avec ses parents espagnols en 1961 avant d’obtenir la nationalité française en 1973. L’actuel maire de Londres, Sadiq Khan est né de parents d’origine pakistanaise. Par conséquent, cette thèse raciste et ostraciste de l’imam lebu ne peut pas être convoquée pour légitimer une éventuelle mise à l’écart anti-démocratique des citoyens candidats à la mairie de Dakar.

Ces propos exclusivistes et stériles colportés par l’imam et le Grand Serigne sont compromettants pour la belle entente et la cohésion séculaires entre les différentes ethnies de la capitale sénégalaise. Et cela risque de produire un effet boomerang car les électeurs de Dakar massivement non lebu, dans un sursaut de révulsion, voire de révolte, peuvent apporter la réplique en n’accordant aucun suffrage pour un candidat Lebu.

Une telle mentalité médiévo-hégémoniste, qui s’adosse à une ethnocratie rétrograde pratiquant une sévère discrimination à l’encontre d’une partie de ses citoyens, ne résiste pas aux valeurs universelles et modernes qui fondent la démocratie. L’omniprésence du discours identitaro-communautariste chez ces chefs Lebu est symptomatique d’une marginalisation dans la dévolution démocratique des postes électifs par les citoyens qui disposent de la seule souveraineté de délibérer lors des échéances électorales.

Par conséquent, le seul critère qui préside au choix de la tête de la mairie de Dakar, c’est d’être Lebu. Exit donc le critère d’appartenance politique, exit le programme de développement conçu pour la ville, exit la qualité de natif et résident de Dakar. La chose seule chose qui vaille, c’est d’être Lebu. Par conséquent, certains se demandent encore le criterium d’éligibilité sur lequel se fondent ces notabilités pour soutenir que la capitale doit être dirigée par un Lebu.

Sans doute la prévalence de l’appartenance à une ethnie a conduit Abdoulaye Makhtar Diop et son compère Alioune Moussa Samb à adopter des postures de rejet qui détonnent avec la transcendance de la communauté multiculturelle dakaroise. Leurs prises de position illustrent leurs comportements instinctifs de défense des intérêts de leur communauté d’origine, et non de celui de l’intérêt général. 

De telles déclarations ethnicistes venant d’une personnalité Grand Serigne de Dakar qui a l’Etat dans ses gènes, qui a presque occupé toutes les hautes fonctions nominatives ou électives ou d’un imam, symbole de la cohésion dans la diversité, ternissent l’image de l’autorité qu’ils doivent toujours incarner. Au moment où le président Macky Sall est critiqué à tort ou à raison pour son favoritisme à l’endroit de ses frères de même ethnie, voilà que le GSD et son imam brandissent eux aussi le Neddo Ko Bandum Lebu pour choisir le futur maire de Dakar.

Les Mandingues, premiers occupants de DakarEt soutenir que le prochain maire de la capitale doit être Lebu revient à dire que Dakar est une propriété des Lebu. Faire de Dakar un bien exclusif des Lebu est une imposture historique. Dakar n’appartient point aux Lebu au point que la mairie doit leur revenir de droit. En sus, les Lebu ne constituent pas l’ethnie majoritaire à Dakar au point de vouloir y imposer un maire appartenant à ladite communauté.

Il faut aller à la conquête des électeurs, gagner leur confiance pour accéder à la mairie de Dakar. A travers le monde, des groupes ethniques et linguistiques cherchent à revendiquer la primauté sur une localité en affirmant y avoir vécu plus longtemps que les autres. Mais la réalité est plus complexe que cela. Et si on revisite l’histoire, les Lebu ne sont pas les premiers habitants de Dakar.

Dans un post daté du 9 février 2016 du site Africa Check très spécialisé dans le domaine de la vérification des informations, il y est clairement indiqué que les Lebu ne sont pas les premiers occupants de l’île du Cap-Vert. Selon les historiens dont l’archéologue Ibrahima Thiaw de l’Ifan, « les Mandingues ont habité cette région bien avant les Lebu.


D’ailleurs, le site Internet de la ville de Dakar indique qu’en 1444, il y avait des Mandingues à Dakar et que l’occupation Lebu date de 1580 ».Toujours selon Africa Check, cette thèse est confortée par le professeur d’histoire Mamadou Diouf. Dans son mémoire de fin d’études intitulé « Contribution à l’étude des Lebu : la migration du Djolof au Cap-Vert », Diouf affirme que les Lebu sont « originaires du Fouta Toro (Nord) et qu’ils ont migré du Fouta Toro vers le Kayor.


Après une scission au 17e siècle, ils ont migré vers le Cap-Vert pour s’y installer ».« Mais bien avant eux, ajoute Diouf dont l’ouvrage est disponible à la bibliothèque de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, cet espace était occupé par des Mandingues. Une fois sur place, les Lebu y créèrent leur République ».Le brillant Abdou Khadre Gaye, président de l’ONG Emad, corrobore l’antériorité des Socé dans la presqu’île du Cap-vert dans ses écrits. « 


Lorsque le peuple Lebu quitte le Djolof pour Dakar il y a cinq siècles, il trouve déjà installés les Socé ou Mandingues. Les deux peuples vont cohabiter sans anicroches pendant 50 ans, avant que la discorde ne s’installe, poussant les Socé à s’exiler vers le sud du pays », enseigne-t-il. A notre époque, si sensible aux questions identitaires et communautaristes, les poncifs d’Abdoulaye Makhtar et d’Alioune Moussa mettent en lumière, la survie de stéréotypes ethnicistes, la montée d’une xénophobie de type nouveau.

Dakar est un melting-pot au point que ceux qui s’y sont installés les premiers et ceux qui y sont venus les derniers y ont les mêmes droits. Vouloir en faire une entité Lebu revient à privilégier le critère identitaire pour y élire un maire. Pourquoi demain ne dira-t-on pas que la mairie doit revenir aux tidianes, mourides ou layènes. Ou encore, chrétiens, musulmans ou athées. Rabâcher un tel discours au moment où les haines nées de l’identitarisme et du communautarisme compromettent le bon voisinage, le vouloir-vivre en commun, est une hérésie.

Le Sénégal est harassé de cette guerre irrédentiste du sud du pays construite sur des haines identitaro-communautaristes. Combien de fois n’a-t-on pas entendu les populations allogènes être qualifiés de colons nordistes par les rebelles casamançais ? De telles rhétoriques discriminantes vectrices de germes scissipares doivent être combattues par tous ceux qui sont épris de paix et soucieux de la cohésion sociale.

Pourtant l’imam Moussa Samb disait que « les Lebu ne sont pas une ethnie et que la « lébouité » est un comportement, un état d’esprit démocratique ouvert aux mondes ». Une telle phrase pleine de sagesse jure avec son sermon stigmatisant de l’Aïd el Fitr.Comme le dit le professeur d’Histoire Jean-Luc Lamouché, « tout individu – sur notre planète – ressent la nécessité d’affirmer son identité, tel un repère ou une boussole.

Cela est nécessaire et juste ; telle est la nature humaine. Ceci, à condition de ne pas vivre une identité simpliste, à sens unique, hostile à celle de l’Autre, qui devient vite l’ennemi, pour des raisons nationales, religieuses ou politiques. L’identité n’est donc pas en soi un danger, sauf si elle apparaît comme exclusive ».


 Malheureusement dans les discours distillés par les dignitaires lebu, transparaissent le refus de l’altérité, le déni de la différence, le rejet de la diversité. Or en ce 21e siècle, il faut penser et vivre « l’unité du multiple », comme le dit Edgar Morin.Se conformer à la ConstitutionQue l’on ne s’étonne pas demain si dans d’autres localités du Sénégal, l’on nous dit que telle ethnie ne doit pas briguer la mairie parce que n’étant pas originaire de la région.

La République est une et indivisible et c’est un principe unificateur qui cimente le vivre-ensemble de la Nation. Et mieux, cela est acté sur le marbre de notre Charte fondamentale dès son préambule. En effet, il y est stipulé que : « Le peuple du Sénégal souverain proclame le rejet et l’élimination, sous toutes leurs formes de l’injustice, des inégalités et des discriminations ». Et les Articles de la Constitution 1, 3 et 4 viennent renforcer cette idée d’égalité dans la République :« La République du Sénégal est laïque, démocratique et sociale.


Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens, sans distinction d’origine, de race, de sexe, de religion. Elle respecte toutes les croyances ».« La souveraineté nationale appartient au peuple sénégalais qui l’exerce par ses représentants ou par la voie du référendum.

Aucune section du peuple, ni aucun individu, ne peut s’attribuer l’exercice de la souveraineté ».« Les partis politiques et coalitions de partis politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils sont tenus de respecter la Constitution ainsi que les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie. Il leur est interdit de s’identifier à une race, à une ethnie, à un sexe, à une religion, à une secte, à une langue ou à une région ».

Serigne Saliou Gueye 

Ces indignations de circonstance par ( Demba Ndiaye )

Les acteurs du dialogue ne peuvent pas faire comme si les micmacs autour de nos ressources étaient un détail – Vous aurez remarqué qu’aucun guide religieux n’a fait allusion à cette affaire

Ça durera le temps de la rose, en étant généreux. Je veux parler des dernières indignations, relatives à la dernière affaire de gros sous, de gaz liquéfiant, de pétrole salissant. Je veux parler de cette gouvernance annoncée et promise propre, sans indélicatesse, ni famille envahissante ; je veux parler de cette promesse de réhabilitation d’une patrie longtemps mise à quatre pattes par des partis prédateurs ; je veux parler de nos éphémères et sans épaisseurs indignations face aux viols répétés de valeurs que nous pensions immuables. Je veux parler de ces hypocrisies qui semblent constituer notre ADN social.

Par ce que tout de même, il y a pour le moins, une énigme politique à élucider : comment une équipe politique qui s’est construite sur des projets de valeurs républicaines, la restauration de vertus (bonne gouvernance, bonne justice, une gestion vertueuse de la chose publique etc.), comment tout cela a foutu le camp en moins d’un mandat, fut il un septennat ? Comment les nouveaux zozos, redresseurs de torts de comptes publics, sont devenus des prédateurs en moins d’une décennie ? Comment ?

Pourquoi la famille a de nouveau mis la patrie à quatre pattes comme une vieille pute ravagée par une vie de soumission et de postures avilissantes ? Pourquoi le reniement est redevenu la valeur refuge des promesses électorales ? Pourquoi les chiens de garde aboient-ils si timidement, si faiblement, et si éphémèrement ? Pourquoi le glaive de dame justice ne frappe-t-il plus jamais les prédateurs au coeur de nos mœurs en dérive ? Je vais oser une grave suspicion : et s’ils étaient tous (la fameuse et impropre « classe politique ») complices ?

Pourquoi a-t-il fallu ce magazine de 11 minutes de BBC pour mettre en émoi la caste dirigeante et ses satellites et autres affidés ? Très probablement parce qu’il y a une constellation de bénéficiaires du ruissellement de ces prises d’intérêt illicites du gaz et pétrole du pays. Alors, tous coupables ? Responsables ? Complices ? Raccourci facile pour expliquer un si imposant dépôt de …complicités politico-sociales.
Parce qu’il faut être juste dans les actes d’accusation. 

De tous ceux qui hurlent aujourd’hui, il faut reconnaître qu’Ousmane Sonko est celui qui a crié le plus tôt et le plus longtemps sur ces saletés de gaz et de pétrole. On s’est même glosé sur son disque de 33 tours rayés. Il avait raison, mais probablement trop tôt et s’est mal expliqué. Les arguments ? Un fonctionnaire radié, donc aigri et revanchard ? Probablement cela cachait le fond : on vendangeait notre pétrole et notre gaz avant même qu’ils sortent des entrailles de la mer !

Le patron de l’ACT, ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye, qui est aujourd’hui le plus virulent des pourfendeurs de la famille Sall, essaie laborieusement d’imbiber nos esprits d’un lourd prétexte pétrolier : on a été bernés à l’époque, en Conseil des ministres, par un rapport mensonger du ministre du secteur de l’époque, le détestable ministre de l’Intérieur d’aujourd’hui. Vengeance tardive ? Aller savoir…

TAS (Thierno Alassane Sall), ministre de l’énergie à l’époque des fameux décrets, lui aussi a fait montre de coups de gueule et de rétention d’informations dans cette affaire. En effet, s’il a toujours laissé pensé qu’il avait « démissionné » et non « démis » du fait d’une signature qu’il aurait refusé, il n’avait jamais été explicite sur l’étendue de ces décrets. C’est aujourd’hui qu’il se fait plus explicite.

Pour les autres opposants, c’est entre clair-obscur, réaction du bout pour des lèvres et autres exhibitions de documents (PDS). Ce parti joue une partie délicate : comment apprivoiser le généreux le régime de Macky tout en veillant à ne pas mettre en danger des « deals » secrets ? Comme celui de Conakry à la veille de la présidentielle. En effet, il semblerait que le président n’ait pas respecté le deal fait avec le président Condé comme…témoin, instigateur et garant de leur respect.

Reste une question qui n’est pas mineure : le « frangin-pétro-gaz-gate » s’invitera-t-il dans les « dialogues » en cours ? Les acteurs et participants à ces « machins » ne peuvent pas se retrouver la semaine prochaine face-à-face comme si de rien n’était. Comme si les micmacs autour de nos ressources étaient un « détail » dans les très sérieux dialogues en cours.

Un ami m’a dit : « on ne va quand même pas enterré l’affaire avec une ridicule commission parlementaire »? Je ne sais pas. Mais quand un président dit à ses forces vives, « ne me parlez pas d’augmentation de salaires, il n’y a pas d’argent », je serai enclin à aller dans la rue pour lui demander : sortez les contrats, pour qu’on voit combien BP et les autres officines nous ont pompés de CFA avant même que le premier litre soit sorti des fonds marins.

Ah oui, vous aurez remarqué qu’aucun « guide religieux », imam, n’a fait allusion à cette affaire, alors qu’elle faisait l’actualité depuis trois jours.

Des silences très bavards !

Sadikh Niass, Sg Raddho : On ne doit pas seulement s’arrêter à la réclamation de la démission d’Aliou Sall

Le Secrétaire général de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO) veut la lumière sur les révélations de BBC. Selon lui, les accusés ont davantage alimenté la polémique qu’apporter de vraies réponses. Pour Sadikh NIASS, il faut mettre à profit les corps de contrôle de l’Etat.

«Je pense qu’on ne doit pas seulement s’arrêter à la réclamation de la démission de Monsieur Aliou SALL à la tête de la Caisse de dépôts et de consignations, qui à mon avis, n’apporte pas grande chose à la manifestation de la vérité, autour de cette affaire.

Il faut que ce débat sur cette affaire de corruption autour de ces contrats soit clarifié une bonne fois pour tout. Et cela passera par une enquête indépendante menée par les corps de contrôle comme l’OFNAC et l’IGE sur cette affaire pour situer les responsables au-delà de la plainte annoncée par Aliou SALL qui vise seulement le délit de la diffamation.

Le Gouvernement devrait également déclassifié le rapport de l’IGE et publier tous les documents sur cette affaire au-delà des sorties qui ne font qu’alimenter la polémique. Les citoyens sénégalais ont droit d’être informés de ce qui s’était réellement passé et s’il faut créer une commission indépendante qu’on le fasse pour tirer au clair une bonne fois cette affaire autour de Frank Timis, élément principal dans cette affaire de corruption», observe le patron de la RADDHO, interrogé par Sud Quotidien.

Selon Sadikh NIASS, «au-delà de la plainte annoncée par Aliou SALL contre BBC au Sénégal et  à Londres, qui à notre avis, doit être traitée en mode fast track et des accusations graves et récurrentes depuis 2014, de corruption et de concussion autour de ce dossier de ces contrats de recherche signés entre l’Etat du Sénégal et Frank Timis sur les blocs Saint-Louis offshore profond et Cayar offshore profond » il est temps que les corps de contrôle se saisissent de cette affaire.

Le premier et l’ultime responsable, c’est le président de la République.

«Macky Sall est bien obligé de prendre parti puisqu’il est concerné. C’est-à-dire qu’il ne faut pas voir cette affaire comme étant entre Aliou Sall, F. Timis, Bp, Abdoul Mbaye ou Thierno Alassane Sall. Non ! Le premier et l’ultime responsable, c’est le président de la République. C’est sa responsabilité qui est convoquée dans cette affaire-là. Il est bien obligé de s’expliquer,

Il n’a pas voulu s’expliquer dans le fond. Mais, il a voulu jeter le discrédit sur des personnes alors que nous on leur propose des faits. Et les faits sont têtus. On est désolé. Il faut que le président s’explique. Il ne s’est pas encore expliqué… », a déclaré Thierno Alassane Sall sur Dakaractu.

Omar Faye, Leral Askan Wi : « si Aliou Sall ne démissionne pas, nous allons l’y pousser »

Le leader de « Leral Askan Wi », a aussi brisé le silence pour réagir sur cette affaire de corruption qui impliquerait Aliou Sall. Omar Faye estime que le peuple ne doit pas se laisser berner par les propos du maire de Guédiawaye, non moins Directeur de la Caisse de dépôts et de consignations (Cdc). Il demande à ce dernier de démissionner de tous ces postes, pour laisser la justice de faire son travail.

« Aliou Sall est une Ebola économique qui risque de tuer le peuple sénégalais. C’est une histoire de 7 000 milliards. Ce n’est pas n’importe quoi. On ne s’adresse pas au président de la République, on s’adresse à son frère Aliou Sall. Le problème concerne exclusivement Aliou Sall, qui est aujourd’hui une personne politiquement exposée au nom de l’image du Sénégalais, au nom de notre souveraineté, de la stabilité de notre pays, il doit démissionner. S’il ne le fait pas, nous allons le pousser vers la démission. Ce combat n’est pas un combat politique. C’est un combat citoyen. C’est l’avenir des milliers de générations qui est hypothéqué par le frère du président de la République », a-t-il pesté sur les ondes de la Zik fm.

Contrats pétroliers et gaziers : va-t-on, enfin, entendre la justice ?

Rappeler les valeurs de l’Etat de droit et de la démocratie est une ardente obligation. La République apparaît souvent comme un ensemble de valeurs qui s’imposent à l’Etat, aux communautés, acteurs économiques, politiques, et aux citoyens, etc. C’est effectivement plus que ça, mais elle est avant tout une République qui repose sur la démocratie et l’État de droit.Ce bref rappel permet de préciser que la manifestation de la vérité dans l’affaire relative aux contrats pétroliers et gaziers peut contribuer, dans le contexte actuel, à la clarté des choses et à l’apaisement.

Il vrai qu’Aliou SALL ne pouvait raisonnablement prétendre à ses différentes responsabilités d’aujourd’hui si son frère n’était pas le Président de la République. Les fonctions tant publiques que privées dont il a déjà la responsabilité, même à la faveur d’un décret de son frère Président, l’empêchent, pourtant, juridiquement de pouvoir assurer la direction de la Caisse des dépôts et consignations (voir article 100 Code général des Collectivités territoriales du Sénégal).

Au-delà de cette illégalité manifeste (à la faveur d’un décret présidentiel), pour la manifestation de la vérité, il est temps que la justice ouvre une information judiciaire et que monsieur SALL (toujours présumé innocent) et toutes les personnes concernées soient convoqués et entendus par la justice pour tirer au clair cette affaire qui continue de secouer l’Etat. 

Monsieur SALL est un justiciable ordinaire qui ne jouit d’aucune immunité. De quel droit Aliou SALL peut-il prétendre à cette mobilisation générale de l’Etat ? Qu’est-ce que l’Etat du Sénégal chercherait à couvrir ? Contrairement à ce qui est dit, le Procureur n’a pas à s’autosaisir, il doit se saisir de cette affaire. Se saisir de l’affaire pourrait permettre la manifestation de la vérité au nom de l’Etat de droit (I) et de la démocratie (II)                                        

  I-La justice au nom de l’Etat de droit 

Poser l’Etat de droit est une idée aussi belle que difficile à réaliser. L’État de droit, c’est précisément le contraire de la position du Gouvernement dans l’affaire Aliou SALL. C’est un Gouvernement partisan qui a pris position et qui a prématurément jugé pour absoudre un citoyen, simple justiciable, avant l’intervention de la justice.

En effet, nos dirigeants ont la fâcheuse habitude de considérer leurs citoyens alertes comme des suspects en puissance dès lors qu’ils participent à la transparence de la vie publique et leurs opposants comme des éléments subversifs, alors qu’ils font preuve de cécité vis à- vis des scandales financiers qui les éclaboussent et des non moins scandaleuses pratiques de leurs collaborateurs, entourage ou famille.

Pourtant, l’État de droit ignore cette tension en affirmant la primauté du «gouvernement du droit» sur le «gouvernement des hommes» en tant que principe de légitimité. Le gouvernement des hommes renvoie aux titulaires du pouvoir investis de la capacité de vouloir et d’agir au nom de la collectivité, tandis que le gouvernement du droit renvoie à l’égalité devant la loi et devant la justice.

Au nom de l’Etat de droit, la légalité de contrats ainsi toutes les transactions y afférentes doivent s’examiner à un double point de vue, c’est-à-dire au regard du droit interne et du droit international. Aliou SALL est maire de Guédiawaye, certes, présumé innocent, qui ne bénéficie d’aucune immunité. Au-delà de sa responsabilité politique vis-à-vis des électeurs de cette Commune, il peut voir sa responsabilité civile et pénale engagée dans les conditions définies par la loi.

Sa responsabilité civile ne peut en principe être engagée que dans l’hypothèse particulière de la commission d’une faute personnelle. Sa responsabilité pénale pourrait être engagée à l’occasion de la commission d’une quelconque infraction réprimée par la loi. Suite à cette affaire, il conviendrait enfin de s’assurer, en vertu du préambule de la Constitution, de «la transparence dans la gestion des affaires publiques »

Pour faire bref, l’Etat de droit est un rempart contre d’éventuelles dérives contraires à la loi, une valeur que la République porte parce que nous l’avons construit ainsi, par ce que l’Etat de droit est devenu un titre de respectabilité, il a aussi permis d’innover vers le progrès en matière de droits et construit les conditions d’un droit de regard sur la manière de gouverner et de décider au nom de la démocratie.                                                                       

 II-La justice au nom de la démocratieCe n’est pas la démocratie qui contrôle l’Etat de droit, mais l’inverse. 

Aujourd’hui, dans bien des cas, en raison de la solidarité politique unissant Président, Gouvernement et Parlement, l’aspect démocratique d’un régime tient donc à autre chose qu’à la prétendue séparation «Pouvoir Législatif – Pouvoir Exécutif », c’est-à-dire à l’indépendance du système judiciaire et des Juges.Aussi, la démocratie ne se définit plus seulement par ses origines, mais aussi par sa finalité. En vérité, l’élection n’est plus le seul ressort de la légitimité démocratique.

Dès lors, deux institutions sont également légitimes : celle qui trouve son fondement dans l’élection (légitimité « élective ») et celle qui le trouve dans la défense des droits fondamentaux (légitimité «fonctionnelle »… du pouvoir judiciaire et des juges).Si le concept de démocratie doit avoir une valeur autre que purement mythologique, s’il doit avoir une valeur historique réelle sous nos cieux, il faut accepter d’en substantialiser le contenu. « Substance » comme synonyme de « matérielle » s’oppose ici à procédure (électorale).

En effet, avec l’éclosion de la figure du juge au cœur de tous les régimes, nous assistons à un contenu dualiste de la démocratie. Aujourd’hui, l’exigence d’élections démocratiques, aussi nécessaire soit-elle, n’épuise pas les voies de la démocratie. 

Le contrôle du pouvoir s’impose aussi comme une poutre maîtresse des régimes modernes. Dès lors, jusqu’où peut aller le pouvoir de la justice sénégalaise dans cette affaire relative aux contrats pétroliers et gaziers? Gardienne des droits et libertés, la justice sénégalaise, face à la position déjà affichée par le Gouvernement, en arrivera-t-elle à présenter au Peuple les éléments nécessaires à la manifestation de la vérité ? Vaste question !

Il est certain que lorsqu’il s’agit des intérêts du Peuple, il est particulièrement important de satisfaire aux principes de transparence, de justice et d’égalité. Par conséquent, il est essentiel que les conditions d’une manifestation de la vérité au nom de la démocratie soient clairement observées et que le Gouvernement lui-même soit respectueux dans son application, de façon à remplir le critère de « Gouvernement modéré ».                                                      

 Mouhamadou Ngouda MBOUP

Enseignant-chercheur de droit public

FSJP/UCAD 

L’opposition porte plainte contre Aliou Sall aux États-Unis et en Angleterre


Le Groupe parlementaire « Liberté et Démocratie » a déposé sur la table du président de l’Assemblée nationale depuis plus de  5 mois un dossier pour une enquête parlementaire sur l’affaire Petro-Tim. Mais, leur démarche est restée sans suite. La révélation est du député Cheikh Abdou Mbacké.

« Avec des affaires moins graves que le scandale de Pétro-Tim, nous avons constaté qu’une commission d’enquête parlementaire a été mise en place. Mais, comme cette affaire touche le frère du président de la République, nos collègues du pouvoir n’ont pas voulu en parler. Nous avons déposé tous les dossiers au bureau du président Moustapha Niasse depuis la dernière session budgétaire. Mais depuis plus de 5 mois, nous n’avons pas de réponse », a-t-il déclaré.

Mais, d’après le député, l’opposition parlementaire ne compte pas laisser les choses à l’état. « Face à cette stratégie de pourrissement, nous allons internationaliser le combat. Nous avons déposé des plaintes aux États-Unis et en Angleterre pour qu’Aliou Sall soit poursuivi », a soutenu Cheikh Abdou Mbacké.

AL Housseynou Wane , Directeur de l’exploitation à PETROSEN dénonce le contrat signé avec PetroTim.

L’an deux mille douze et le 13 juillet à Dakar, Nous Gallo Samb et Oumar Sarr, Inspecteurs généraux d’Etat en vertu de l’ordre de mission n° 035PR/CAB/IGE du 30 Mai 2012 prescrivant une enquête au niveau de PETROSEN, avons procédé à l’audition de Monsieur AL  Housseynou Wane, en sa qualité de Conseiller Exploration à PETROSEN.

  1. IDENTIFICATION
  • Prénom : Al Housseynou
  • Nom : Wane
  • Date et lieu de naissance : 31 Décembre 1952 à Dakar
  • Numéro de la pièce d’identification : 1 751 1953 000 37
  • Fonction : Conseiller Exploration à PETROSEN

1)  Depuis quand êtes-vous à PETROSEN ?

Je suis agent à PETROSEN depuis 1990     

2)Quelles ont été les fonctions que vous avez occupées à PETROSEN

         J’ai été chef de la division exploration puis directeur de l’exploration et directeur de la promotion

3) Etes vous membre de la Commission d’évaluation et de négociation ?

Oui je suis membre de la Commission de négociation depuis sa création. J’ai pratiquement assisté  à toutes les négociations. Avant la mise en place de la commission , j’étais un des principaux négociateurs  pour PETROSEN.

4) Sur quoi portaient habituellement les négociation ?

Les négociations portaient sur les contrats de recherche pétrolière . A cet effet les principaux éléments de négociations portaient sur :

–      La durée de recherche

–      Les programmes de travaux  à réaliser et les couts financiers

–      Le partage de profits

–      Le budget de formation et les formations à donner au personnel de PETROSEN

–      Les dispositions fiscales

5) Est-ce que les travaux de la commission se limitaient uniquement aux travaux de négociation ?

Généralement les compagnies font l’objet d’évaluation technique et financière par PETROSEN dés qu’elles manifestent leur intention. Lorsque l’évaluation se révéle concluante , la compagnie saisit officiellement les autorités d’une demande d’octroi de permis  de recherche. A cet effet, le Ministre en charge de l’énergie est saisi, puis nous entamons les négociations avec l’aval du Ministre. D’ailleurs la compagnie est invitée par le Ministre à entrer en négociation avec PETROSEN.

6) Est-ce toutes les demandes font objet de négociation

Absolument

7)Avez vous connaissance du contrat signé entre d’une part, l’Etat du Sénégal, d’autre part PETROSEN avec PETROTIM

Courant Avril 2012, la veille de ma mission à Houston (USA), j’ai été invité par le Directeur Général dans son bureau. Il m’a fait part de la signature d’un contrat de recherche et de partage de production d’hydrocarbures et j’ai constaté que ledit contrat portait la signature du Directeur général de PETROSEN et du Ministre en charge de l’énergie, le Ministre d’Etat Karim WADE.  J’ai fait observer au Directeur général que sans l’approbation du Président de la République , pour moi il n’y a pas de contrat

Plus tard , courant juin en parcourant le rapport de présentation du décret d’approbation du contrat signé avec PETROTIM, j’ai su que celle-ci est une filiale de PETRO ASIA dont le siége se trouve à HONG-KONG.

Je crois me souvenir que le contrat a été signé au mois de Janvier

7) Pourquoi estimez-vous que ce n’est pas un contrat ?

Le contrat doit être approuvé par décret pour être valable  

8) Avez- vous vérifié si PETROTIM est effectivement une filiale de PETRO ASIA ?

Non, je ne connaissais même pas l’existence de PETRO ASIA à plus forte raison de PETROTIM

9) Est-ce que la commission de négociation a été saisie de la demande de PETROTIM

A ma connaissance non

10)Pour vous quelles peuvent être les conséquences ?

Les risques probables sont l’absence de transparence et la non prise en compte de l’ensemble des travaux à réaliser vu que les experts qui connaissent le bassin sédimentaire et les travaux que cela nécessite n’ont pas été associés.

11)     Quel est le risque que la compagnie demanderesse n’ait pas été préalablement évaluée ?

Le risque principal est le retard apporté au déroulement du programme de recherche pétrolière dans le bassin sédimentaire. Autre risque , c’est la possibilité de voir la compagnie spéculer avec le titre qu’elle a en main. Habituellement nous mettons dans les contrats des dispositions qui sont de nature à limiter les possibilités de spéculation.

12)     Est ce PETROSEN dispose de documentation sur les compagnies bénéficiaires de contrat de recherche ?

Oui nous disposons  toutes les informations notamment les informations concernant : les statuts, les membres fondateurs, le conseil d’administration et le certificat d’incorporation.

Ces documents sont certainement archivés au secrétariat de la Direction générale ou au service juridique. Les mêmes documents doivent exister en copie au niveau de la Direction des Hydrocarbures du Ministère en charge de l’Energie.

13)     Est-ce que les compagnies bénéficiaires de contrat de recherche payent un bonus de signature

Depuis 1986, Le Sénégal a opté pour la suppression du bonus de signature. L’objectif était de rendre le Sénégal attractif en facilitant l’accès de la destination Sénégal aux compagnies de recherche pétrolière.

14)     Dans ce contexte , trouvez vous normal que le Sénégal demande à une compagnie de payer un bonus de signature ?

Non , une telle demande serait en porte à faux avec les motivations de l’exposé des motifs de loi portant Code pétrolier

15)     La demande de paiement de bonus peut –elle être motivée par le désir de rendre compétitif l’offre de la compagnie concernée ?

Toute demande tendant à rendre l’offre d’une compagnie compétitive consisterait à demander à cette compagnie d’augmenter son programme de travaux de recherche  et de les intensifier.

Le bonus , s’il est sollicité, doit faire l’objet de mention dans le contrat.

16)Est-ce qu’il y avait d’autres concurrents sur les blocs qui ont été attribués à PETROTIM

Il y avait beaucoup de concurrents notamment TULLOW OIL avec laquelle nous étions en négociation. Les négociations avec TULLOW étaient très avancés . Avec TULLOW nous étions en fin de négociation car il y avait accord sur pratiquement tous les points de négociation. Le seul point sur lequel il n’ y avait pas un accord portait sur la clé de répartition des productions et profits en cas de découverte de gaz.

Je rappelle  que TULLOW, qui a été subrogée dans le droit d’Energy Africa relativement au Saint Louis offshore peu profond , a demandé à bénéficier de contrats de recherche portant sur le Saint Louis offshore profond et le Cayar Offshore profond.

Lorsque j’ai constaté  que ces deux blocs ont été attribués à PETROTIM, j’ai exprimé au Directeur général ma désapprobation parce que j’ai trouvé la maniére peu élégante . Il y’ a un gentleman agreement qu’il faut respecter. La signature du contrat avec PETROTIM n’est pas bonne pour la réputation PETROSEN et l’image du Sénégal. Je veux parler des méthodes utilisées pour signer ces contrats. Les compagnies qui avaient déjà leurs demandes enregistrées au Sénégal pour les mêmes blocs apprenant que l’Etat du Sénégal a signé avec PETROTIM dont la demande n’était pas préalablement enregistrée auront une mauvais image du Sénégal, or dans le secteur pétrolier , les acteurs se connaissent.

Il a été précisé à TULLOW dés l’entame des négociations qu’il n’y a pas de bonus de signature

source : dakarmatin

Aliou Sall, vérités et mensonges d’un « naufragé» Oil & Gas (Par Bassirou Diomaye FAYE).

« On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps » » Abraham Lincoln

Suite aux révélations de la BBC sur un « scandale à 10 milliards de dollars » au parfum de corruption impliquant Frank Timis et Aliou Sall, à travers les sociétés Petrotim, Timis Corporation et Agritrans, une société appartenant à Aliou Sall (qui l’a créée pendant qu’il était fonctionnaire), ce dernier, à travers une conférence de presse tenue le 04 juin 2019, a tenté de laver son honneur et celle de la famille Sall.

En substance, l’enquête sous forme de documentaire vidéo révèle que British Petroleum (BP), le géant de l’énergie qui exploite le gisement de Gaz naturel liquéfié de Grand Tortue Ahmeyim (Entre le Sénégal et la Mauritanie), a accepté de payer près de dix milliards de dollars à Frank Timis, un homme d’affaires impliqué dans un contrat pétrolier controversé : l’attribution des blocs de Saint Louis Offshore Profond et Cayar Offshore profond.


La BBC rappelle que BP avait acheté les actions de Frank Timis dans un gisement de gaz au large des côtes du Sénégal pour 250 millions de dollars en 2017 et que les documents obtenus par BBC Panorama et Africa Eye révèlent que BP versera également à sa société, Timis Corporation entre neuf et douze milliards de dollars en redevances, soit près de 6 000 milliards de FCFA sur la durée de la Concession. Pauvre Sénégal !

Face à de telles accusations, pour le moins gravissimes, Aliou Sall n’a pas convaincu. Sa conférence de presse n’a été qu’une ridicule mise en scène d’un comédien visiblement mal en point dans son rôle. Pire, les arguments et affirmations passés, à la loupe, durant des émissions passées, notamment Faram facce avec Pape Ngagne Ndiaye, révèlent un tissu d’incohérences et de contradictions dignes d’un gamin de cinq ans pris la main dans le pot de confiture et qui ne pense qu’à blablater, face à l’urgence, pour se dédouaner.

Aliou Sall a travesti la réalité des faits pour semer le doute

Aliou Sall, considère que la BBC n’a donné la parole qu’à l’opposition radicale et à un ancien collaborateur de Frank Timis qui est en bisbille avec lui, passant sous silence le fait que la BBC lui a bien offert l’opportunité de se prononcer sur le sujet avant publication. D’ailleurs, il reproche au média anglais de n’avoir que très peu pris en compte ses arguments. Une chose est sûre c’est que BBC a mis en écrit dans le reportage les réponses de ses avocats. La chaine a publié des extraits des interviews ainsi que des réponses produites par Aliou Sall. On voit même clairement la journaliste poursuivre un haut responsable de BP qui a refusé de répondre à ses questions.

Pour une enquête qui aura duré une année, selon la journaliste Mayeni Jones, difficile de faire croire à une légèreté de l’enquête. Faut-il souligner qu’Aliou Sall ne réfute pas le contrat révélé par BBC qui le liait à Timis ? Tout au plus, se plaint-il que son salaire, qui est privé et confidentiel soit révélé au monde. Cela signifie que les autres documents exhibés par la chaine anglaise sont du béton. Ils ont obtenu le vrai contrat d’Aliou Sall, logiquement la même source leur a donné accès aux autres documents. Qui du reste est aussi bien placé qu’un proche collaborateur frustré de Frank Timis pour balancer ?

Par ailleurs, il s’offusque que la BBC ait fabriqué de fausses informations en affirmant que des manifestations ont eu lieu contre l’attribution des blocs à Petrotim. Mais, contrairement à ce que dit Aliou Sall, cette manifestation a bel et bien eu lieu. En effet, entre 2012 et 2016, toutes les demandes de marche déposées par l’opposition ont été refusées. Ce n’est en effet que le 14 octobre 2016 que la première marche sous l’ère de Macky Sall a eu lieu. Je faisais partie des membres de l’opposition qui ont été gazés à hauteur de la RTS. Cette marche, organisée par le front Manko Wattu Sénégal, avait effectivement pour but de dénoncer le bradage des ressources naturelles par la famille Sall au profit de Frank Timis. S’y grefferont la réclamation de la transparence du processus électoral et la défense des libertés démocratiques (https://www.youtube.com/watch?v=uKIZymOhNuE).

La BBC n’a donc rien inventé. C’est bien Aliou Sall qui feint l’amnésie ou qui compte jouer sur une hypothétique amnésie des sénégalais. D’ailleurs c’est le même jour qu’il a démissionné de Petrotim pour, disait-il, mettre à l’aise le Président de la République, son frère. Ce qu’il a rappelé dans sa conférence de presse en ces termes : « Quand la polémique a enflé, j’ai pris ma responsabilité et j’ai quitté ». Sa page Facebook, sur laquelle était annoncée cette démission reprise par la presse n’affiche plus aucune publication sur l’année 2016. Allez savoir pourquoi… Mais un crime n’est jamais parfait.

Quand Aliou Sall jette Wade & fils en pâture pour dédouaner Macky

Aliou Sall est malhonnête. Très malhonnête. Sauf à lui concéder peut-être quel qu’instinct de protection du grand frère Macky qui l’aurait emporté « humainement » sur tout le reste, on comprendrait difficilement qu’il cherche à enfoncer le clan Wade en lui imputant de façon mensongère la signature des décrets d’approbation signés le 19 juin 2012 par Macky Sall? (voir Décrets n°2012-597, portant approbation du CRPP d’hydrocarbures conclu entre l’Etat du Sénégal, PETROSEN et PETRO-TIM Limited pour le permis de Saint-Louis Offshore profond et décret n° 2012-596, portant approbation du CRPP d’hydrocarbures conclu entre l’Etat du Sénégal, PETROSEN et PETRO-TIM Limited pour le permis de Cayar Offshore profond).

Le plus grave c’est quand il déclare, toute honte bue, que « M. Abdoulaye Wade avait bel et bien signé le décret approuvant la concession qui a été donné à Petrotim », essayant ainsi de

jouer la confusion aux yeux de l’opinion entre les contrats de concession et les décrets d’approbation nécessaires à leur validité conformément au Code pétrolier de 1998, alors en vigueur. Le discours de son grand frère de sang de ce jour de korité où, malgré la ferveur et les « séquelles positives » des dévotions du mois béni, il est apparu groggy et amer, traitant les concitoyens qui l’ont porté au pinacle, d’hypocrites (nafeeqh) et de fumistes (rambaaj) au lieu d’appeler au pardon et à la concorde nationale, entrerait sans doute dans la même veine d’instinct de protection du petit frère. 

Soutenir, comme il l’a fait, que « c’est dans le cadre de la continuité de l’Etat que Macky Sall a confirmé ces décrets qui ont été déjà signés par Wade » n’est ni plus ni moins qu’une flagrante contre-vérité d’un grand manipulateur. Un décret déjà signé par un Président de la République ne se confirme pas ! La continuité de l’Etat ne saurait justifier que le Président entrant confirme, par sa signature, les décrets signés par son prédécesseur. D’autant plus que l’IGE auprès de laquelle Macky avait commandité une enquête lui recommandait d’annuler le

contrat signé par A. Wade. Si tel est le cas, qu’il dise donc pourquoi le Président Macky Sall n’a pas confirmé le décret instituant une taxe sur les appels entrants ? Pourquoi n’a-t-il pas confirmé la dénonciation des accords de défense avec la France qui avait déjà été obtenue par Wade ?


Les arguments d’Aliou Sall sont trop légers trop tirés par les cheveux. Ils donnent l’impression d’un naufragé en proie aux vagues et effluves Oil & Gas et qui cherche à s’extirper du guêpier de la BBC. L’homme sûr de lui qui claironnait, le 07 septembre 2016, face à pape Ngagne NDIAYE, en prenant Dieu à témoin « Je ne regrette rien, si c’était à refaire, je le referais » et qui disait toute sa fierté de faire partie de l’aventure pétrolière au Sénégal est apparu moins hautain tout d’un coup,, moins arrogant et en proie au doute. « Si j’avais soupçonné un seul moment que des découvertes aussi importantes allaient être faites, je n’imagine même pas que j’allais m’aventurer dans cela », lance-t-il, la mine déconfite.
Personnellement, je ne crois traître mot de cette déclaration. Je crois, au contraire, que c’est justement parce qu’il a du flairer le coup qu’il a abandonné le public pour, comme lui-même le dit, « partir à la recherche d’opportunités dans le privé ». Se jeter sur l’opportunité aurait été plus honnête expression de sa part pour qualifier ce qui s’est réellement passé. Mais, le plus cocasse c’est quand M. Sall dit avoir quitté la fonction publique « parce qu’il était apparu que ce n’était pas convenable, pour lui, à ce moment PRECIS, où le fils du Président Abdoulaye Wade était accusé d’implication excessive dans la gestion des affaires de l’Etat, d’assumer des fonctions publiques ».
Ma conviction en écoutant Aliou Sall c’est qu’il prend les Sénégalais pour des moins que rien. Pourquoi cherche-t-il à figer la convenance à un « moment précis » ». Mais, rien n’a changé, bon sang ! Bien au contraire. L’implication de la famille sous Wade ne s’était limitée qu’à Karim Wade et sa sœur. Mais, sous le Président Macky Sall, on a parlé et continue de parler de dynastie FAYE-SALL impliquant la fratrie, la famille et la belle famille. On ne parle plus d’implication excessive mais d’accaparement total.
C’est justement parce que rien n’a changé, que les choses ont au contraire empiré, qu’Aliou Sall continue à être une personne politiquement exposée (PPE), cause pour laquelle les

américains avant l’entrée de Kosmos Energy dans les blocs en question ont exigé qu’il quitte purement et simplement.

Aliou Sall brouille les pistes : une commission d’enquête pour le blanchir ?

C’est pour la même raison, qu’on ne saurait croire à une commission d’enquête parlementaire. Pourquoi, le suggère-t-il d’ailleurs en premier Depuis 2016 qu’on parle des conditions d’attribution nébuleuses des blocs de Saint-Louis Offshore Profond et Cayar Offshore, notre Assemblée nationale est aux abonnés absents. Bien au contraire, la majorité mécanique, s’est érigée en bouclier vilipendant et insultant tous les opposants qui ont réclamé de la transparence dans la gestion des ressources naturelles. Pourquoi nos vaillants députés sortiraient-ils de leur torpeur comme par magie pour mettre en place une commission d’enquête parlementaire que l’opposition a vainement réclamée en son temps ?
Le feraient-ils fait, du reste qu’il s’agirait purement et simplement d’une entreprise de blanchiment du forfait mis davantage à nu par la BBC. Pour rappel, une plainte a été déposé par depuis le 26 décembre 2014 en plus d’une autre dénonciation déposée le 15 février 2016.

Aliou Sall dit avoir été entendu de 10h à 17h et que Frank Timis a été entendu pendant 6 tours d’horloge. Il est malheureux de constater, qu’à la page 92 du rapport de l’Ofnac pour l’année 2016, soit plus de deux années après, il est juste mentionné que « l’enquête suit son cours ». Merci à Africa Eye et à la BBC. 
À suivre la ligne de défense du gouvernement, ce blanchiment politique des malversations commises par les hommes politiques semble être la mission réelle des organes de contrôle et autres structures dédiées. Cela est d’autant plus vrai que le gouvernement, le président Macky Sall en premier, dans son allocution faite après la prière de la Korité, n’a trouvé rien de mieux à nous servir qu’un ramassis de décrets et de lois instituant un COS-Pétrogaz ici, un institut du pétrole et du gaz par-là, si ce n’est l’adhésion à l’initiative ITIE ou encore la création d’un fonds pour les générations futures qui est chantée. Pauvre Sénégal !

Un dialogue commandé par des renseignements sur l’imminence du BBC-gate ?

Voilà bien des raisons qui imposent une certaine prudence dans le cadre du dialogue. Au-delà du volet technique (discussions naturelles sur le processus électoral, le fichier et l’autorité indépendante qui devra gérer) le reste cache aussi bien une duperie qu’un chameau qu’on essayerait de dissimuler sous un lit. Les Sénégalais se rappellent, sans doute, de la phrase pas du tout anodine du chef de l’Etat lors du lancement : « si on ne s’unit pas, des étrangers viendront nous diviser pour s’accaparer de nos ressources ».

Pourquoi après nous avoir dénié toute science sur le pétrole et le gaz et donc toute légitimité à nous prononcer (avec à la clef les menaces ridicules de Boun Abdallah Dione alors 1er Ministre), pourquoi après avoir dit qu’il était prématuré de parler de pétrole et de gaz car aucune goutte n’est encore sortie, vouloir poser un débat sur la même question alors qu’entre

temps nous ne sommes pas devenus « ingénieurs pétrogaz » et que pas une seule goutte n’est encore sortie ?

Au nom de la lignée des guerriers, l’honneur au cœur

J’ai encore l’espoir ténu, comptant sur l’ADN de la lignée des guerriers dont ils se réclament, que pour l’honneur familial et la préservation de la pureté du « sang royal », qu’Aliou Sall portera plainte contre la BBC, là-bas, au Royaume uni. Cela aura le mérite de réactiver la plainte qui a été initialement déposée contre BP dans ce pays et contribuera à la manifestation de la vérité.
En attendant, j’espère fortement que les organisations citoyennes et les citoyens prendront le leadership dans cette bataille que les politiciens et quelques personnalités sont un peu trop seuls à porter depuis 2016. Et même si, en synergie avec les ONG de lutte contre la corruption à l’international, l’accent doit être mis sur la plainte déposée à Londres contre BP, ma conviction profonde est que dans cette magistrature se trouvent encore des juges qui se battent pour redorer le blason de la justice sénégalaise et pour défendre leur honorabilité. Voilà pourquoi, une plainte, avec constitution de partie civile devant le juge d’instruction mettrait les juges, qui sont tout aussi Sénégalais que nous tous, face à leurs responsabilités et à l’histoire.

Bassirou Diomaye FAYE
Coordonnateur du mouvement des cadres patriotes
PASTEF-LES PATRIOTES.

Global Witness demande au Royaume-Uni et aux Etats-Unis d’enquêter sur BP et sur « le bad boy » Frank Timis

Global Witness demande au Royaume-Uni et aux Etats-Unis d’enquêter sur BP et sur « le bad boy » Frank Timis
Global Witness demande aux juridictions britanniques et américaines d’enquêter sur le géant pétrolier BP et l’un de ses partenaires au Sénégal, le célèbre homme d’affaires Frank Timis, au sujet d’un accord estimé à 10 milliards de dollars sur des blocs de gaz offshore. Les détails de l’accord ont été révélés par la BBC lundi.

Les paiements secrets soulèvent des inquiétudes quant au fait que l’une des plus grandes entreprises britanniques s’est rendue complice de corruption, en récompensant des pots-de-vin antérieurs.

Des entreprises liées à l’homme d’affaires Frank Timis ont été accusées de corruption, de mensonges à des investisseurs et de liens avec des violations des droits humains. Au Sénégal, il a été controversé pendant des années avant son accord d’avril 2017 avec BP, en raison d’une relation prétendument corrompue avec Aliou Sall, le frère du président.

Les sociétés Timis ont payé Aliou Sall en tant que consultant pendant plusieurs années avant l’opération BP. Global Witness estime qu’il existe un risque qu’Aliou Sall utilise sa relation familiale avec le président pour promouvoir ses intérêts commerciaux et ceux de Timis.

« C’est l’un des scandales de corruption les plus graves qui ait jamais frappé l’industrie pétrolière. Les forces de l’ordre britanniques et américaines devraient enquêter pour savoir si Timis a acquis ou conservé les blocs en raison de pots-de-vin et si BP a fini par récompenser la corruption à hauteur de plusieurs milliards de dollars « , a déclaré Daniel Balint-Kurti, chef des enquêtes chez Global Witness.

En tant que société britannique dont les actions sont cotées à la Bourse de Londres et à New York, les services répressifs du Royaume-Uni et des États-Unis seraient chargés d’enquêter sur les activités de BP. Timis a d’étroites relations avec le Royaume-Uni, possédant un Penthouse dans la riche région de Knightsbridge, à Londres, et ayant fait valoir ses compétences en faisant entrer deux sociétés à la bourse de Londres, l’Alternative Investment Market.

British Petroleum connaissait la relation entre Timis et Sall

BP a versé à Timis 250 millions de dollars d’avance pour une participation de 30% dans les champs gaziers en avril 2017, et en plus de cela lui a promis au moins 9,3 milliards de dollars en redevances sur environ 40 ans, selon le Panorama de la BBC et Africa Eye. Pour mettre ces chiffres en contexte, le budget du Sénégal l’an dernier était de 6,3 milliards de dollars, et environ 40 % de la population vit avec moins de 2 dollars par jour. BP était au courant de la relation de Timis avec Aliou Sall.

BP a déclaré à la BBC qu’elle « rejette toute implication selon laquelle elle aurait agi de manière inappropriée ». Elle a déclaré qu’elle avait  » effectué une vérification diligente approfondie et appropriée  » dans des domaines tels que  » le respect de l’éthique et la lutte contre la corruption  » et que son investissement apporterait des  » bénéfices substantiels  » au Sénégal.

Frank Timis a déclaré que les allégations de la BBC « sont totalement fausses » et qu' »il n’y a eu aucun acte répréhensible ». Il a nié les allégations de pots-de-vin.

 

https://www.globalwitness.org/en/press-releases/global-witness-calls-on-uk-and-us-to-investigate-bp-and-city-bad-boy-frank-timis/

 

La faillite morale d’un Président!(Par Cheikh Tidiane).

Le message du Président de République à la fin de la prière de la Korite est encore plus pathétique que la conférence de presse de son frère. Une grande arrogance et un semblant de sérénité qui cachent en réalité un profond malaise.

Macky Sall n’a pas parlé en Président de la République mais en frère d’Aliou Sall. C’est ce qui fait qu’il n’a pas la dignité de cette charge.

Nous lui avions conseillé, dès le début, d’éloigner sa famille des affaires publiques mais il n’a rien écouté. Non content d’avoir cédé une partie de notre pétrole à son frère Aliou Sall, il l’a aussi mis à la tête de la plus grande banque de l’État : la Caisse des Dépôts et Consignations, après avoir parrainé son élection à la mairie de Guediawaye.

Je ne parle même pas de son beau-frère avec son super ministère dont le budget frôle les 1000 milliards. Toutes les ressources destinées aux politiques sociales et à la solidarité nationale entre ses mains, pour une redistribution ciblée dans les reseaux parrainées par le Clan. Dautres scandales de corruption en perspective?

Aliou Sall, depuis que nous le connaissons en 2012, n »a qu’une seule ligne dans son CV, c’est d’être frère du Président de la République du Sénégal.

Croyez-vous une seule seconde que le prédateur Frank Timis l’aurait recruté si Macky n’avait pas remporté l’élection en 2012?

Croyez- vous une seule seconde qu’il aurait eu le courage et les moyens de se présenter la mairie de Guediawaye en 2014 si son frère était resté dans l’opposition?

Imaginez-vous ses chances de diriger la CDC si on avait demandé à tous les sénégalais de déposer leur candidature pour ce post ?

Non Macky Sall, je ne laisserai personne me prendre pour un imbécile. Et c’est ce que jai ressentis en vous écoutant.

Nous vous avons confié la garde de notre bien public. Il ne peut en aucun cas appartenir à votre famille. Vous avez l’obligation de nous rendre des comptes et vous le ferez. Je vous le promet, vous ne pourrez pas nous snober. Pas cette fois-ci. Le Sénégal ne sera pas de ces Républiques bananières détruites par des bandes claniques soutenues par leurs réseaux de courtisans locaux et étrangers.

J’invite les acteurs politiques, la société civile, les organisations de lutte contre la corruption et de défense des droits de l’homme, les syndicats et mouvements de jeunes et de femmes, bref toutes les forces vives de notre Nation à se mobiliser, à s’indigner et à s’organiser. Cette effroyable corruption au sommet doit cesser.

J’appelle la jeunesse à se préparer. …Nous vous appellerons bientôt. Soyez prêts.

Les voleurs de milliards de la république, entre déraison et cynisme

« Si un homme a beaucoup plus qu’il ne faut, c’est que d’autres manquent du nécessaire. » Cette pensée de Tolstoï sied bien à la situation de beaucoup de nos compatriotes, qui peinent à manger à leur faim, à s’habiller convenablement, grosso modo à vivre dignement, pendant qu’un groupuscule de petites gens malhonnêtes, à l’appétit financier pantagruélique et à la cupidité insatiable, animées par l’esprit de lucre, prennent un malin plaisir à voler les milliards du contribuable à l’envi.

Quand je vois la kyrielle de zéros derrière les chiffres de leurs biens stratosphériques, je me dis soit j’ai des illusions d’optique soit les journalistes ont dû se tromper d’unité. Que nenni ! C’est la triste réalité. À la question jusqu’où peut mener la cupidité ? Je suis tenté de répondre souvent au cynisme et à la déraison.

Ces biens du contribuable n’auraient-ils pas pu permettre de construire des hôpitaux et des écoles ou de créer une certaine richesse dans le pays ? Au moment où des femmes meurent en donnant la vie pour faute de moyens ; au moment où beaucoup jeunes meurent sur le chemin de l’émigration pour fuir la pauvreté ; au moment où le taux d’alphabétisation stagne dans certains secteurs du pays, etc. Ces fossoyeurs de la république pitié ni scrupule.

Manquer du nécessaire peut constituer une boîte de Pandore pour des citoyens d’un pays. À cause de la pauvreté, une femme vertueuse, dans le dénuement total, peut être tentée par l’appât du gain de la prostitution, alors qu’un honnête homme au chômage peut être attiré par le vol ou l’agression. Car le la pauvreté absolue déshumanise.

Beaucoup de maux peuvent infester une société à cause du détournement de deniers publics. Ces fossoyeurs contribuent non seulement à l’instabilité et au sous-développement du pays, mais ils suscitent et ravivent la perversion des mœurs et la dégradation des valeurs morales, ne-serait-ce que par leurs mauvais exemples.

À une question sur sa vie, le controversé milliardaire Marcel Dassault répondait : « Je vis modestement, on ne peut pas manger sept poulets par jour.» Ce qui est une preuve des limites physiques de l’être humain.

Limité, l’Homme ne l’est-il pas aussi dans l’espace et dans le temps ? Pourquoi alors voler tant de milliards ? Si on sait qu’on ne vivra pas un nombre suffisant de jours pour pouvoir en profiter. Surtout quand on est au crépuscule ou à l’après-midi de sa courte vie. La longévité de Mathusalem et de Noé n’est-elle pas qu’un vieux souvenir ?

Sans doutent s’imaginent-ils éternels dans notre monde où vivre jusqu’à 140 ans relève d’un miracle, malgré le développement sans précédent de la médecine. Ces pilleurs de la république sont-ils assez déraisonnables pour ne pas savoir qu’on a beau possédé un immeuble ou des milliers de maisons, mais on ne peut passer une nuit que dans une chambre et sur un lit ? Sont-ils assez sensés pour savoir qu’on a beau avoir une ribambelle de voitures, mais on peut en conduire qu’une à la fois. La cupidité semble être un défaut aveuglant.

N’ont-ils pas lu le saint Coran ou visité la magnifique vie du Prophète (PSL), eux qui se réclament haut et fort musulmans et n’hésitent pas à se battre si on les traite de mécréants, pour se rendre compte de la frugalité de la vie qu’il menait, bien que beaucoup d’opportunités d’enrichissement licite se fussent souvent présentées à lui.

Peut-être veulent-ils mettre leur postérité à l’abri du besoin pécuniaire. Mais, est-ce raisonnable de thésauriser iniquement l’argent du peuple pour les générations futures alors que ses contemporains, qui peuvent même être ses voisins proches meurent de faim ? Je suis perdu dans cette forêt d’interrogations. Si vous avez les réponses, veuillez me montrer sur le chemin.

Entre un vieux que j’ai entendu l’autre jour dire à la radio qu’il faut les amener à Fann, parce qu’il faut être fou pour voler tout cet argent dans un pays pauvre comme le Sénégal et un autre qui disait qu’il faut les emprisonner à perpétuité à Reubeuss, parce que ceux sont de vrais criminels, mon cœur balance.

L’idéal pour moi serait d’installer un petit Fann à Reubeuss, pour qu’ils puissent y être soignés de leur insanité au moment de purger leur peine. Gandhi semblait avoir bien d’affirmé « Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l’homme, mais pas assez pour assouvir son avidité. » Wërsëg du doy, doylu mooy Wërsëg

Les frères Sall ou le temps des malfrats au Senegal

« Une gouvernance bâtie sur le mensonge, c’est comme un prestidigitateur : l’illusion ne dure qu’un temps »

Les révélations explosives du journal BBC sur le scandale du siècle portant sur des rétro commissions et un système de passe-droits sur le pétrole et le gaz au Sénégal révèlent une corruption d’une ampleur inouïe, des pratiques mafieuses de captation des deniers publics et un véritable banditisme d’état sous le magistère de Macky SALL.

Alors qu’on n’a pas fini d’épiloguer sur le carnage financier du PRODAC, un scandale à 29 milliards de F CFA, c’est toute la théorie de la gouvernance sobre et vertueuse chantée sous tous les cieux depuis 2012, par Macky SALL qui s’effondre, comme un château de cartes avec l’affaire PETROTIM. Dans une vidéo documentée (des montants précis sont fournis) et accablante pour ALIOU Sall (frère de Macky Sall), BBC met à nu un incroyable système de prédation des ressources d’un pays classé parmi les plus pauvres du monde, par un clan aux commandes du Sénégal : les SALL.

A l’instar de WATERGATE (un scandale qui a eu pour conséquence la démission du Président Nixon aux USA en 1974), le Pétro TIM GATE éclabousse directement Macky SALL qui a placé son frère Aliou SALL (qui bénéficie d’une immunité d’exécution), à la tête de la Caisse des Dépôts et Consignations, une institution qui brasse des milliards de F CFA et ne fait l’objet d’aucun audit sérieux de la part des corps de contrôle soumis au pouvoir exécutif, qui ont totalement failli à leur mission.

Le népotisme effarant de Macky Sall, est la source de toutes les dérives de son frère Aliou SALL, qui ne se fixe plus aucune limite. Avec le PETRO TIM GATE, Aliou SALL est pris en flagrant délit, les mains dans le cambouis.

La thèse évoquant un soi-disant complot de BBC n’intéresse personne. Macky SALL peut jouer les matamores au Sénégal, et se proclamer roi ou que sais-je, Empereur en Afrique, il n’a aucun pouvoir de définir ou d’orienter la ligne éditoriale de BBC. Pour une raison simple : la Grande Bretagne n’est pas le Sénégal. Il n’y a pas que BBC pour accabler le régime de Macky SALL.

En 2018, le très sérieux journal the ECONOMIST avait tiré la sonnette d’alarme sur les multiples dérives du Prince SALL évoquant les nuages sombres qui s’amoncelaient sur la démocratie sénégalaise (emprisonnement de Barthélémy Diaz, de Khalifa Sall, exil de Karim Wade, assassinat de l’étudiant Fallou SENE, etc….).

En réalité, les gesticulations d’Aliou SALL annonçant une plainte contre BBC peuvent prêter à sourire. Toutes les explications du monde et de la presse du palais appelée à la rescousse pour étouffer ce carnage financier innommable, toutes les justifications d’Aliou SALL pour se disculper (le salaire que je percevais est légal, ou encore le contrat Pétrotim a été signé par WADE), lors d’une ridicule conférence de presse, ne suffiront pas à travestir la réalité dans cette affaire. Aliou SALL peut raconter des sornettes aux sénégalais, mais pas aux occidentaux. BBC lui a bel et bien donné l’occasion de s’expliquer dans cette affaire (tous ceux qui ont regardé la vidéo ont constaté que le communiqué d’Aliou SALL a été repris par BBC, de même que celui de ses avocats).

Alors que plus de 40% de sénégalais vivent dans la misère, que la famine frappe aux portes du monde rural et que le Sénégal connait une crise de liquidités sans précèdent, Macky SALL (qui vient de réaliser un hold up électoral lors des présidentielles de 2019) et son frère Aliou SALL insouciants, arrosent leur clan et s’adonnent à un festin indécent, à coups de milliards de F CFA. Sur le dos du peuple, avec la complicité d’une partie des élites corrompue, adepte de la politique du ventre. Ce scandale prouve que le Sénégal est entre des mains inexpertes depuis 2012 (un régime d’amateurs).

L’heure des comptes approche pour le clan des SALL. Lentement mais sûrement.

Seybani SOUGOU – E-mail : sougouparis@yahoo.fr

Comptes et mécomptes du pétrole

Il y avait une fois, dans un pays situé entre la Mauritanie, le Mali, le Cap-vert et la Guinée; un pays éventré par la Gambie, deux frères qui étaient devenus, par le miracle de la politique, immensément riches dans un pays étonnamment pauvre.Pour gagner sa vie, l’un des deux frères, Aliou Baba, qui n’avait aucune connaissance du pétrole et n’avait jamais creusé un seul trou durant toute sa vie, même en jouant, trouva du pétrole enfoui à Saint-Louis, Rufisque, Bargny et Kayar.

Avant même que le pétrole ne jaillisse des entrailles de cette terre bénite par les anciens; avant même que les premiers coups de perforation ne tombent pour aller puiser cet or noir dans les entrailles de cette terre bénite, les millions et milliards avaient jailli, comme par enchantement, de ses comptes bancaires, le rendant riche du jour au lendemain. Aliou Baba avait deviné où le pétrole se trouvait exactement, comme par flair.

Certaines mauvaises langues affirmèrent que son frère, ingénieur en pétrochimie, était son flair. Son frère savait tout du pétrole. Il avait été initié au pétrole mais pas au droit.Tout ce qu’Aliou Baba avait fait, c’était ouvrir une société qui lui permettrait de trouver des partenaires peu recommandables, pour exploiter cette richesse nationale, inespérée qui allait propulser le pays vers la prospérité.

Dissuadé par son oncle Igéyeu de ne pas signer le décret qui allait autoriser l’exploitation de ce patrimoine national commun, son frère s’entêta et cautionna l’acte posé par Aliou Baba dont les émoluments prirent des proportions inquiétantes et alléchantes du jour au lendemain. L’ancien pauvre était devenu un nouveau riche.

Très vite et trop vite pour susciter les investigations de citoyens patriotes indignés.Et c’est ainsi, que de contrat à décret, de frère à frère, de cousins à courtisans, de partisans à profiteurs, de planques à banques, de maris à femmes et d’usurpateurs à receleurs, on se transmit le secret de ce fabuleux trésor dans l’espoir de vivre soi-même, ses parents et ses descendants dans le luxe et la splendeur jusqu’à la prochaine alternance qui allait réanimer la (CREIP) Cour de Répression de l’Enrichissement Indécent par le Pétrole.

Aliou Baba, le frère, vendeur artificiel et accidentel de pétrole, avait ramené au pays un ami, Pank Fumiste, dont le nom symbolisait le crépuscule, pour l’aider à extraire gaz et pétrole au nez et à la barbe des populations. Avant même qu’une seule goutte de pétrole ne sorte de terre, Aliou Baba était devenu riche. Immensément riche, à tel point que son ventre s’imposait comme un écran devant lui, l’empêchant de voir la réalité : le bien national.

Le pétrole s’était transformé en sacs d’or et en billets de banque. Le crépuscule annonçait la tombée de la nuit. Mais les voix averties multipliaient leurs décibels pour que le pays ne tombe jamais dans la nuit de la malédiction du pétrole du fait de Crépuscule.

Il fallait pour cela garder les yeux ouverts pour ne laisser aucune chance à la nuit noire du pétrole, source de tant de conflits, plonger le Sénégal dans le chaos et les règlements de compte.Un jour, des citoyens curieux et des journalistes déterminés, fouillèrent, investiguèrent et découvrirent au fond d’un repaire, en prononçant «sésame ouvre-toi», toute une richesse acquise du fait des contrats douteux signés contre les intérêts vitaux et supérieurs du pays, cette grotte enchantée.

Ils décidèrent de tirer au clair cet exploit réalisé par un homme qui, en peu de temps, était financièrement passé de rien à tout. Ils n’avaient pas besoin de le traquer. L’homme puait le pétrole, rendant sa traçabilité facile. En le pourchassant, ils prirent la précaution de ne pas allumer de feu, même pour fumer, de peur qu’il ne s’enflamme.

Le lendemain, à la nuit close, une journaliste nommé Bibici Dégn Koumpa, ne voyant pas s’autosaisir la justice et l’Assemblée nationale (l’AN), enquêta et découvrit, après les nombreux Sénégalais qui l’avaient précédé sur l’affaire et avaient déjà crié «aux voleurs! », le secret de cet enrichissement en mode fast track.

Bibici Dégn Koumpa s’alarma et révéla le scandale au grand jour. Aliou Baba, considéré comme le chef de bande ne se tint pas battu. Il sortit de sa réserve et contre-attaqua pour se justifier devant les médias.

Il prononça des paroles creuses qui allaient davantage torpiller le projet mort-né de son frère, au pouvoir, de poursuivre son rêve de traquer, jusque dans la fosse, les biens mal acquis, amassés illicitement par les 40 brigands politiciens qui ont dévoré et continuent de saigner l’énergie vitale de ce pays. Et ce rêve devint leur cauchemar …

NB: Toute ressemblance avec une personne de l’alliance pour la République n’est que pure coïncidence.
PAR IBRAHIMA SILLA 

Après avoir livré le Sénégal à Timis, il a saccagé les finances publiques,… et enrichit la galaxie Faye Sall

Questekki 149 du mardi 4 juin 2019 (Par Mamadou Lamine Diallo).

Dossier Ressources naturelles : Selon la BBC, Franck Timis devrait empocher 6000 milliards dans l’exploitation du gaz de St-Louis.

La respectable BBC, chaîne publique britannique et institution du Royaume uni vient d’édifier le peuple sénégalais sur le deal du gaz de St Louis : Franck Timis devrait gagner 6000 milliards de  FCFA de royalties. C’est grave et révoltant. Cette affaire dépasse la personne de Aliou Sall, c’est le régime de Macky Sall qui pose problème. Macky Sall nous a promis la gouvernance vertueuse en 2012 pour prendre le pouvoir, mais la réalité est toute autre.

Je rappelle que le peuple sénégalais avait manifesté en 2016 pour dénoncer ces deals. Notre manifestation avait été réprimée et avec le soutien du Premier Ministre Boun Dionne,  Franck Timis  dans une arrogance extrême, était venu nous insulter et nous menacer.

Aujourd’hui, il est clair que le peuple a été spolié de ses ressources. Il doit se battre pour les récupérer et éviter la malédiction des matières premières.

Dossier nouveau : Avec ce deal, Macky Sall empêche  1 000 000 de familles de sortir de la pauvreté. 

6000 milliards c’est beaucoup d’argent. Il faut savoir qu’en augmentant de 5000 francs CFA  par jour les revenus d’une famille sénégalaise, elle peut sortir de la pauvreté extrême. Ainsi bien orientée, la somme de 6000 milliards peut sortir 1 000 000  familles sénégalaises de la pauvreté, soit 8 000 000 de personnes environ.
Telle est la conséquence directe du deal organisé par le régime de Macky Sall dans le gaz de St-Louis. Pourtant Macky Sall avait été prévenu par un rapport de l’IGE et le terrain balisé par les conclusions des Assises Nationales.

Après avoir livré le Sénégal à Franck Timis, il a saccagé les finances publiques,  cassé le secteur informel et enrichit la galaxie Faye Sall et quelques sociétés étrangères.

Quoi qu’on dise Macky Sall est hanté par son wax waxeet de 2016 et veut exorciser les assises nationales et les travaux de la CNRI qui s’en inspirent. Alors son dialogue dit national, il espère enterrer les assises nationales définitivement d’une part ; et d’autre part,  obtenir la mise en place d’un gouvernement de majorité élargie pour gérer l’ajustement structurel à venir et suspendre le cours démocratique de ce pays en repoussant les locales.

Trop c’est trop. Nous devons mobiliser les femmes et les jeunes pour une alternative populaire et  combattre en particulier l’insécurité grandissante qui est une conséquence directe des politiques injustes de Macky Sall.

Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki.

Enquête à charge sur l’affaire petrotim. Quand Cheikh Yerim Seck fait la morale à la BBC ( Par Alassane K. KITANE).

Ce pays est quand même étonnant ! Alors que ses confrères de la BBC ont étayé les graves révélations faites depuis longtemps par des sénégalais sur la gestion du pétrole, Monsieur Cheikh Yérim Seck vole au secours de ses amis de la présidence en chargeant BBC. Comme pour étouffer l’affaire en stigmatisant la méthodologie de travail de ses confrères, il prétend qu’ils ont fait une enquête à charge contre Aliou Sall. Rien sur le fond du dossier. Rien sur la Banque de Dakar. Rien sur la genèse mystérieuse des affaires du frère du président ! Monsieur Seck préfère s’en prendre à ses confères en les accusant d’avoir mené une enquête à charge. Pour rafraîchir la mémoire des Sénégalais, nous publions ici des coupures de presse qui mettent à nue les mêmes pratiques qui avaient servi à Cheikh Yérim de méthode pour faire le procès sans état d’âme des Wade.

Dakaractu.com 5 Avril 2012
« Macky Sall hérite d’un palais totalement « dévalisé » »
(Par Cheikh Yérim Seck) 
« Grande a été la surprise de Macky Sall et de son épouse quand ils ont pris possession du palais le 2 avril, après avoir raccompagné Abdoulaye et Viviane Wade. La grosse bâtisse coloniale qui surplombe l’océan a été laissée totalement vide au nouveau couple présidentiel. Tous les objets décoratifs ont été pris. A commencer par les meubles. Les fauteuils, tables, bibelots, chaises… ont été emportés. De même que les nombreux tableaux qui ornaient les longs murs du bâtiment. Même les moquettes ont été « dévalisées ». Quand Macky Sall est arrivé au bureau présidentiel, il y a trouvé des moquettes sales qui venaient sans doute d’être sorties du magasin et d’y être installées. Même le fauteuil du bureau a été remplacé par une chaise pour le moins inconfortable. Le nouveau locataire des lieux a été obligé d’acquérir sur le marché un nouveau siège sur lequel s’installer pour pouvoir travailler. Même le cheval en fer connu des habitués du palais, qui ornait le grand hall de la résidence, a été emporté par les Wade. Ces derniers ont déménagé avec tout ce qui faisait le charme des lieux… »

REMARQUE Il n’y a nulle trace ici d’une enquête équilibrée, car Monsieur Cheikh Yériml Seck n’a, à aucun moment, donné la parole aux mis en cause. Aujourd’hui il reproche à ses confrères le même péché. Allez savoir ce qui a changé, mais le verdict (voir l’article ci-dessous) de la gouvernante du Palais montre que ces révélations étaient matériellement impossibles, car la gestion du Palais est sous l’autorité d’une personne assermentée dont la crédibilité n’a jamais été écorchée.

Verdict de la gouvernante du Palais
« Objets emportés- La gouvernante du palais blanchit Me Wade »
Jeudi, 08 Novembre 2012 13:39 
« Alors que les nouvelles autorités criaient sur tous les toits que Me Wade avait emporté des tapis, des tableaux d’arts et autres objets de valeurs en quittant le Palais, voilà que la gouvernante vient apporter un cinglant démenti. En effet, des sources proches de l’ancien président de la République révèlent que Me Wade a été officiellement saisi par la gouvernante du Palais de la République par correspondance lui demandant de venir récupérer 163 objets lui appartenant. Il s’agit selon des sources bien informées de tableaux d’art, de tapis, d’objets et plusieurs autres objets. «L’ancien président a bien reçu la correspondance et ce qui l’attriste, c’est tout ce bruit qui avait été fait au lendemain de son départ du Palais.

Beaucoup de gens l’avaient accusé d’avoir volé des biens notamment des tapis et des tableaux d’art», confie un proche de l’ancien président de la République. Me Wade a ainsi demandé à son bras droit l’ancien ministre d’Etat Mamour Cissé d’aller récupérer tous ces objets lui appartenant. »
Georges Nesta Diop

REMARQUE : Le même Cheikh Yérim sur l’entretien que Macky Sall aurait eu avec le Khalif général des mourides (article ci-dessous). La qualité du texte montre qu’il a été publié dans la précipitation, tout ça dans le but de nuire. La question est de savoir comment un journaliste qui a pu écrire des choses si horribles avec autant de légèreté peut avoir l’outrecuidance de venir nous faire une contre-expertise sur l’enquête de BBC ? Ce pays est vraiment peu aimé par certains de ses fils !

« Exclusif! Qu’a dit Macky Sall du régime Wade au khalife général des mourides ? (Par Cheikh Yérim Seck) 
12/04/12
DAKARACTU.COM 
« Durant 30 mn, à Mbacké Kadjor, le tout nouveau président de la République, Macky Sall, a tenu à prendre à témoin le khalife général des mourides, Serigne Cheikh Sidy Makhtar Mbacké, et à lui décrire l’état dans lequel Abdoulaye Wade lui a remis le Sénégal. Macky a commencé par le palais, indiquant au guide religieux qu’il n’y a rien trouvé en arrivant: ni mobilier, ni décorations, pas même de chaises ni de moquettes… Tout ce qui s’y trouvait, et qui est appartient à l’Etat, a été emporté. Puis il lui a rapporté les cas de vol qu’il a constatés depuis sa prise de fonction: des centaines de véhicules dérobés, le matériel audiovisuel de la présidence emporté, l’outil de travail (matériel informatique, mobilier de bureau…) pillé… Puis Macky Sall en est venu à l’état de la trésorerie du pays. Il a tenu à faire remarquer au khalife qu’à son départ Abdou Diouf avait laissé à Abdoulaye Wade 200 milliards de francs cfa dans les caisses de l’Etat. Tandis que Wade a déjà exécuté la quasi-totalité du budget de cette année 2012 de la présidence, tout comme nombre de ministres l’ont fait dans leurs départements. Non sans faire remarquer qu’il n’a hérité d’aucun fonds destiné à préparer la future campagne agricole ni à faire face à la crise alimentaire qui pointe à l’horizon. Tout au contraire, on lui a légué des dettes comme cette ardoise mensuelle de 500 millions de francs cfa, rien pour la facture de téléphone de la présidence. Et des déficits abyssaux creusés par des faits graves de mauvaise gestion. Au bout de cette démonstration, Macky Sall a indiqué au khalife qu’il ne pouvait pas ne pas passer au peigne fin la gestion de son prédécesseur pour situer les responsabilités de ce « désastre ». Son interlocuteur n’y a pas trouvé à redire. Place aux audits ! »

REMARQUE : Dans aucun pays avec un Trésor, un système d’impôts rodé, des fonctionnaires de l’administration rompus à la tâche ; bref dans aucun ÉTAT, il n’est possible de consommer le budget dès le mois de Mars ! De tels mensonges commandités disqualifient l’aventurier de Conakry (nous reviendrons sur ses relations avec Dadis). L’ancien journaliste du fameux magazine « Jeune Afrique » n’est pas pauvre, et ses relations amicales avec le Palais sont loin d’être purement amicales. Il faut juste rappeler que les questions soulevées par BBC et les suspicions de délit d’initié ont été mises au jour par la presse nationale depuis belle lurette. Les temps sont graves, et il suffit d’imaginer la vie de certains amis du Palais sans Macky Sall pour comprendre leur désarroi et leurs vaines tentatives d’absoudre ce personnage. Jamais dans l’histoire politique de notre pays le faux n’a été autant entretenu comme méthode de gouvernance. Le complot contre la vérité a des limites, car tôt ou tard celle-ci triomphera.

Le journaliste Aliou Sall, frère du président, devient pétrolier !
25/10/2012
Dakaractu.com (texto)
(BCE) – Pour ceux qui ne le connaissent pas, Aliou Sall est le jeune frère de Macky Sall. Il est journaliste de profession. Ces dernières années, Aliou Sall était en poste à Pékin, comme attaché diplomatique chargé de la communication a l’ambassade du Sénégal en Chine. Mais depuis que son frère a été élu à la présidence de la République, Aliou Sall est de plus en plus souvent à Dakar, et il est courant de le rencontrer dans un hôtel huppé de Dakar, où il reçoit de façon continue et quotidienne des hommes d’affaires de nationalités diverses et variées. Des enquêtes prouvent que Aliou Sall a monté une société dénommée PETRO-TIM SENEGAL SAU, domiciliée dans le quartier huppé des Almadies. PETRO-TIM SENEGAL SAU a obtenu deux permis offshore au nez et à la barbe de Tullow Oil, un géant pétrolier. La société a été créée en Juillet 2012, 4 mois après l’arrivée de Macky Sall à la Présidence. Troublante coïncidence ! »
http://www.creationdentreprise.sn/petro-tim-senegal-sau

REMARQUE : L’irruption irrégulière et massive de la famille du Président dans les affaires du pays ne fait aucun doute ! Vouloir discréditer l’enquête de la BBC dans cette affaire de la part de Cheikh Yérim Seck, c’est vendanger le peu de crédit qui lui restait. Dans ce pays, une race de journalistes a savamment effacé la frontière entre la politique et le journalisme de sorte à surfer sur cette ambiguïté pour ternir l’image d’adversaires politiques sous le manteau de la presse. L’un des premiers indices de la mal gouvernance de Macky Sall est fourni par son obsession à s’inféoder la presse privée. Et pour dire un mot sur le fait que les parents du président sont des citoyens à part entière et que, sous ce rapport, ils ont le droit à la promotion à des postes de responsabilité, il faut souligner que cet argument est rendu caduc par le contexte dans lequel Macky a été élu par les Sénégalais. On ne peut pas après avoir combattu Wade sous le prétexte d’une omniprésence de sa famille dans la gestion du pays, venir légitimer ça pour son successeur. Il y a des choses que la loi permet mais qu’un homme d’État doit s’abstenir de s’octroyer : c’est le principe des responsabilité. L’éthique de responsabilité transcende les lois positives et constitue, pour cette raison, à la fois le rempart contre l’abus de liberté et le bouclier contre l’abus de pouvoir.

Alassane K. KITANE
Professeur au Lycée Serigne Ahmadou Ndack Seck de Thiès
Président du Mouvement citoyen LABEL-Sénégal

Scandale BBC-Petrotim-Aliou Sall : Sonko indexe Macky

Ousmane Sonko lors de la presentation de son livre Solutions Place de l’Obelisque Dakar

Je suis sidéré par la déclaration faite ce jour par Macky Sall à l’issue de la prière de l’Eid-el-fitr sur l’affaire BBC – Pétrole et gaz du Sénégal.

Cet homme ne respecte pas son peuple et est arrivé à un niveau de mépris et de dédain inimaginable. 
Voilà un homme qui, après avoir sacrifié Khalifa Sall pour des accusations mille fois moins graves, vient nous jeter à la figure que lui et sa famille passent avant les 15 millions de Sénégalais. 
Depuis le début de cette polémique, ses différentes sorties ainsi que celles de membres de son gouvernement sont truffées de contre-vérités dans le but d’embrouiller l’opinion.

A chaque fois, la stratégie a consisté à tenter d’allumer un contre-feu en se cachant lâchement derrière l’argument d’une prétendue « manipulation d’opposants » ou d’une « tentative de déstabilisation de notre pays par des forces obscures ».

Même pas le courage, devant des faits irréfutables, de faire profil bas à défaut d’un simple mea culpa.
Moi, Ousmane SONKO, je l’accuse d’être le seul responsable de cette corruption qui en cache des dizaines d’autres.

Il est le responsable de faits caractéristiques de haute trahison comme je l’avais déjà développé dans mon ouvrage « Pétrole et gaz du Sénégal : chronique d’une spoliation ».

Cet homme a perdu toute crédibilité à diriger le Sénégal et les Sénégalais.

J’appelle les Sénégalaises et les Sénégalais, particulièrement cette jeunesse sacrifiée et oubliée, à se mobiliser massivement et constamment les jours à venir pour protester contre tous les scandales qui jalonnent sa gouvernance jusqu’à ce que les mesures idoines soient prises.

Ce n’est le combat ni d’un homme, ni d’un groupe. Le peuple Sénégalais doit pour une fois s’assumer et s’exprimer face à un tel niveau de trahison de sa souveraineté par une bande d’aventuriers étatiques.

Président Ousmane SONKO
Fait à Dakar, le 20 Mai 2019

Le Sénégal va droit vers un ajustement structurel

Les graves révé La dette publique a atteint la somme de 8.400 milliards… Le Sénégal va aller vers un ajustement structurel »

Les graves révélations de TAS : « La dette publique a atteint la somme de 8.400 milliards… Le Sénégal va aller vers un ajustement structurel »
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Le Sénégal va droit vers un ajustement structurel avec une dette de 8.400 milliards de FCFA en fin d’année 2018.

Selon Thierno Alassane Sall, le leader de la République des valeurs, Macky Sall a mis le pays dans une situation économique désastreuse raison pour laquelle « il est devenu tout d’un coup friand au dialogue ».

C’est la révélation qu’il a faite en tout cas, lors de l’émission « Objection » de ce Dimanche. Selon lui en effet, la dette du 1er trimestre 2019 est de 458 milliards par rapport à 144 milliards en Mars 2018.

Il a ainsi fait savoir que le déficit a fait plus que tripler et serait même égal à l’ensemble du déficit de l’année 2018.

En fin 2018, la dette publique a elle augmenté de près de 1200 milliards de FCFA pour atteindre la somme de 8400 milliards, a-t-il aussi révélé.

Le Sénégal, affirmera le leader de la « République des valeurs », va aller vers un ajustement structurel. Le FMI et la Banque mondiale auraient même obtenu du Gouvernement de réaliser un ajustement structurel après les élections, affirmera t-il. «

Et Macky Sall ne peut le faire sans que le front politique et social ne se calme », dira-t-il pour expliquer la tenue pressante de ce dialogue.

« Je ne suis pas dans un dialogue organisé par Macky Sall pour sortir du gouffre dans lequel il s’est mis et mis le Sénégal … Je rappelle qu’il ne peut pas y avoir de dialogue plus consensuel que les assises nationales », dira TAS.

Qui enfin note que, si Macky Sall était sincère dans ses appels à des discussions, il n’aurait pas tripoté la Constitution pour introduire ses réformes et après demander à s’asseoir « pour voir par des petites mesures cosmétiques comment les alléger… »

Y en a marre : Aliou Sall doit démissionner et se mettre à la disposition de la justice

Le dernier rebondissement intervenu dans le dossier du pétrole et du gaz, suite à la diffusion d’une enquête de la chaîne anglaise BBC, vient encore une fois mettre à nue l’opacité et l’absence de transparence qui ont entouré les négociations et transactions dans cette affaire.

Il y a toujours eu soupçons et accusations de connivences criminelles entre les sociétés minières et le frère du Président, Aliou SALL.

Et malgré plusieurs interpellations citoyennes, rien n’a été fait pour éclairer les contribuables sénégalais, si ce n’est des menaces et des simulacres de dialogue sur le pétrole et le gaz, orchestrés par le pouvoir pour mieux noyer le poisson.

Aujourd’hui, la seule problématique, au delà des émotions et du factuel, c’est la transparence dans la gestion de nos ressources de manière générale. Que savons-nous en réalité de l’exploitation de l’or de Sabodala ?

Où va notre or ? A qui profite-t-il? Que savons-nous des contrats de Pêche ? Le fer du Falémé ne risque-t-il pas de tomber entre les mains des Turcs, si ce n’est déjà fait ?

Qu’est-ce qu’on sait de notre zircon ? Où va l’argent tiré de toutes ces ressources ? Pas aux Sénégalaises et aux Sénégalais qui croupissent dans la débrouille quotidienne pour manger, boire ou se soigner ! Pas à l’éducation nationale qui se meurt ou à la santé malade de son plateau technique faible et des grèves à répétition.

Les forces vives, la classe politique doivent s’organiser pour en finir avec ce pillage de nos ressources et cette corruption érigée en système de gouvernance. Il faut dépersonnaliser le débat et en faire un combat national pour le salut du peuple.

Il faut vaincre la corruption ! A l’heure du dialogue national, il y’a de la matière si l’Etat veut vraiment améliorer les conditions de vie des Sénégalais.

Que Aliou SALL démissionne de ses responsabilités et charges publiques pour se mettre à la disposition de la Justice au lieu de distribuer des menaces et des démentis.

Le Mouvement Yen a marre appelle les forces vives dans ce combat et demande à la justice de s’auto saisir. « Il n’y a pas de destin forclos, il n’y a que des responsabilités désertées »
Fait à Dakar le 03 juin 2019

« Ils se tapent des milliards sur le dos du peuple sénégalais »

Ils se tapent des « milliards sur le dos du peuple sénégalais », dénonce Ousmane Sonko

Le leader de Pastef/Les Patriotes réagit suite à l’enquête publiée par BBC sur la corruption dans l’affaire du contrat pétrolier sénégalais octroyé à Franc Timis et dont le nom du frère du Président Sall, Aliou Sall a été cité.

Selon Ousmane Sonko, «il n’y a rien de nouveau dans ces révélations tout a été dit dans mon ouvrage sorti en 2016 ».

Cette affaire, nous en avons suffisamment parlé au point que les gens disaient qu’on ne parle que de pétrole.

Mais nous connaissons les enjeux et nous savons ce qui a été fait et mal fait dans ce dossier de pétrole. Il suffit à ce reporter à mon ouvrage sorti en 2016 : pétrole et gaz du Sénégal où sur 277 pages j’étais largement revenu sur ces questions ».

Il poursuit : « Je crois que fondamentalement, y a rien de nouveaux si ce n’est que quelques précisions parce que dans mon ouvrage, j’avais beaucoup développé sur les notions voisines au délit de corruption notamment le trafic d’influence, le délit d’initier , conflit d’intérêt ».

Et, explique-t-il, « par rapport à ces notions, j’avais pas pris de gong, j’avais clairement établi la responsabilité, de Macky Sall lui-même en tant que président de la République, de son frère, Aliou Sall et également de Aly Ngouille Ndiaye, qui se trouvait être le ministre chargé de l’énergie à l’époque. J’avais tout dit de manière détaillé avec preuve à l’appui », souligne-t-il.

« C’est pourquoi », avance Sonko, « il n’y a jamais eu réaction de l’autre côté, jamais de démenti encore moins un début de plainte. Et, cette fois-ci, ils s’empressent de parler de plainte.

J’avais détaillé le mécanisme qui avait été utilisé pour polluer le pétrole et le gaz sénégalais, le mettre entre les mains d’un aventurier tel que Franc Timis en complicité avec le frère du Président et avec l’onction du Président qui a signé indûment des décret pour leur donner ces blocs pétroliers en sachant pertinemment qu’ il ne remplissait ni les critères techniques, ni les critères financiers ».

Et, peste-t-il, « ils sont empressés de remettre tout cela sur le marché international pour se taper des milliards sur le dos du peuple sénégalais »

« Avec les révélations de la chaîne BBC, l’affaire Petro Tim ne peut plus être étouffée »

L’enquête et les révélations de BBC sur le pétrole sénégalais commencent à faire réagir. Le président de la Ligue sénégalaise des droits humains (LSDH) trouve qu’avec de telles informations, les autorités ne peuvent s’exonérer d’explications.

« Pour la stabilité future de ce Pays, l’affaire Petro Tim – Timis Corporation doit être éclaircie.

Avec les révélations de la chaîne BBC, elle ne peut plus être étouffée », écrit Me Assane Dioma NDIAYE sur sa page Facebook. Et l’avocat de multiplier les interrogations qui, à ses yeux, méritent réponse.

« Au nom de quoi Timis Corporation recevrait 10 Milliards de dollars de BP alors qu’elle n’a effectué aucun acte de prospection ou d’exploration ? Combien a-t-elle reçu des autres 60% cédées à Cosmos Énergie ?

Pourquoi le Sénégal n’a perçu aucun impôt sur ces transactions purement spéculatives et commerciales ? Pourquoi cherche-tèon à faire croire aux Sénégalais que de telles transactions sont assimilables à des actes de prospection ou d’exploration et doivent être exonérées de taxes et d’impôts ?

Pourtant la Société Pétri Asia mère de Petro Tim a été dissoute aussitôt après que les permis ont été revendus. Elle était juste créée pour capter ces permis et disparaitre.

Baba AIDARA a expliqué le système des Spécial purpose Vehicule. Pourquoi l’enquête de l’OFNAC a été sabordée ? Pourquoi ce scandale n’a jamais suscité un intérêt quelconque au niveau de nos parlementaires ? », demande Le président de la LSDH.

Aux confins de l’inopportun dialogue


CHRONIQUE DE WATHIE

Au pays de la « terranga », il est impossible de refuser le dialogue sans être taxé de suppôt de Satan. Les pourparlers aussi affectionnés que l’ombre de l’arbre à palabre, ceux qui s’en écartent, se mettent directement au ban de l’opinion.

Mais, avec Macky SALL, qui a démoli la démocratie sénégalaise en sapant ses fondements, ces considérations deviennent de plus en plus surannées. Ceux qui ont décliné son insincère appel vont bientôt s’assurer de la justesse de leur position.

Car, en vérité, l’inopportun dialogue, tardif et impertinent, va déboucher sur des compromis devant baliser le sinueux chemin que le leader de l’APR s’efforce à arpenter.

Il était plus indiqué d‘attendre que le dialogue dit national démarre pour mieux appréhender la nouvelle espièglerie que Macky SALL peaufine. Si là où il va parait clair, le comment il compte s’y rendre l’était moins. Avec ce dialogue, le troisième du genre, après ceux de 2016 et de 2017, il lève un coin du voile sur sa stratégie.

Que ceux qui aiment les discussions et chérissent les longues palabres prennent leur pied. Ce mandat qui débute dans le bavardage va, à n’en pas douter, se terminer dans la grande confusion.

« Jamais deux sans trois »

Quand, au mois de mai 2016, le président SALL lançait l’idée d’un dialogue national, nous écrivions : « Il a été dit que l’emprisonnement de Karim Meissa WADE était une demande sociale. Faut-il maintenant un dialogue national pour décider de son élargissement, voire de son blanchiment ?

Me El Hadji DIOUF, qui n’est pas loin de porter la parole officieuse de Macky SALL, a déjà campé le décor en ces termes : «Un président doit avoir le culte du pardon. Monsieur le Président, on vous assure que vous êtes le roi des arènes, vous êtes le plus puissant. Le procès de Karim est fini.

Donc, je vous demande de le gracier. Ceux qui vous disent que quand il sortira, il va vous créer des problèmes, se trompent. Karim est un Sénégalais comme les autres centaines de Sénégalais que vous avez graciés. De deux, il est un fils unique d’un couple de vieillards, sa femme est décédée et n’a que des gamins comme enfants.

Je vous demande de le gracier». Moins d’un mois après cette retentissante plaidoirie de Me El Hadji DIOUF, le 19 mai 2016, les portes de la maison d’arrêt et de correction de Rebeuss s’ouvraient miraculeusement derrière Karim WADE. Et, le dialogue dit national définitivement clos sans autre forme de commentaire.

Malgré ce premier coup porté à l’intelligence des Sénégalais, Macky SALL récidive un an plus tard. D’abord désignées « dialogue», pour sans doute décourager ceux qui n’avaient vu que du feu au premier du nom, ensuite « concertations sur le processus électoral », des rencontres, présidées par Seydou Nourou BA, vont réunir des partis politiques parmi les moins représentatifs qui, avec l’APR et ses alliés, mirent au monde la monstruosité démocratique qu’est le système de parrainage. La suite est connue. Le dialogue finit en eau de boudin.

On oublie tout et on recommence

Pour ce troisième coup de Jarnac, Macky SALL a mis les formes. Pour le crédibiliser, il s’en est allé tirer Famara Ibrahima SAGNA, comme il l’avait jadis fait avec Amadou Makhtar MBOW, de sa paisible retraite. Tout comme le Général Mamadou NIANG dont les faits d’armes remontent du temps où Macky SALL était au collège.

« Aujourd’hui nous devons scruter l’avenir immédiat, mais aussi voir loin pour anticiper et prévenir les nuages dévastateurs que portent, avec elles les effilures du pétrole et du gaz.

C’est de cela qu’il s’agit. Sauver notre pays des effets néfastes de la dévastation de la division. Avec l’équipe qui m’accompagne, nous sommes des facilitateurs.

À la sirène de l’aventure et de la division, demain sera lumineux et rayonnant si nous restons unis», a claironné le général à sa prise de fonction en tant que président de la Commission pour le Dialogue politique.

Toutefois, l’enthousiasme du général va finir par donner naissance à l’amertume. Car, s’il est lui dans le vrai, Macky SALL, qui est à la base de tout cela, est dans l’enfumage. Le dialogue qu’il a lancé poursuit trois objectifs fondamentaux :

Premièrement, occuper les forces vives de la Nation et ainsi s’éviter le syndrome WADE et les Assises nationales de 2008.

Aujourd’hui que les préoccupations sont vives, les angoisses aigues exacerbées par des morts en série, à défaut d’un « ndeup » (rituel d’exorcisme) national, des réponses, que le régime est incapable de donner, sont attendues. Abdoulaye WADE avait prêté le flanc en 2008, après avoir pourtant « empêché» l’opposition de siéger à l’Assemblée nationale.

Celle-ci, dans un sursaut instinctif, avait lancé les Assises nationales qui allaient compliquer sa gouvernance alors très mise en mal par les émeutes de la faim. Deuxièmement, diviser davantage l’opposition.

La conférence de presse d’Ousmane SONKO est, à ce sujet, illustrative. Troisièmement, et c’est la raison la plus significative, gracier Khalifa SALL et lancer le processus d’amnistie pour Karim WADE.

A ce propos, il est à noter le piège dans lequel les partisans de Khalifa SALL sont en train de mener leur mentor. En s’acharnant à demander une éventuelle grâce à accorder à l’ancien maire de Dakar, ils culpabilisent celui-ci.

Pis, si Khalifa SALL obtient une grâce et Karim WADE, une amnistie, le premier demeurait toujours inéligible contrairement au fils du SG du PDS qui serait plus blanc que neige.

C’est à ce traquenard que Me WADE, qui traîne un lourd passif de complotiste depuis la dernière présidentielle, évite d’être mêlé en refusant de prendre part au dialogue.

Une amnistie sera certes exigée pour Karim WADE mais par Oumar SARR et Mamadou DIOP Decroix, notamment, qui ne parleront pas au nom du PDS.

En définitive, le dialogue réussira à déconstruire tout ce que la Justice a érigé durant le premier mandat de Macky SALL partagé entre trois ans de poursuites judiciaires contre Karim WADE et deux contre l’ancien maire de Dakar.

Une énorme responsabilité que le président SALL refuse d’endosser seul. Même s’il se dit prêt à appliquer tout consensus issu des discussions.

Et comme, il l’a soutenu à l’ouverture du dialogue, le 28 mai dernier, Macky SALL, mis en accusation, pourrait toujours rétorquer : je l’avais dit au début, «Le président de la République a une mission, il ne fait pas la Justice surtout dans un pays démocratique».

Toutes ces manœuvres font que quand Macky SALL lance, comme il l’a dernièrement fait : « Je ne suis plus dans les affaires de ndiouthie ndiathie (combines) », seuls les coqs y croient, comme dirait l’autre.

Mame Birame Wathie

Cheikh Ahmadou Bamba et Seydi El Hadji Malick Sy : qui sommes-nous pour semer la discorde entre ces deux frères?

Je doute de l’intelligence de mon peuple qui est prêt à se faire la guerre pour des histoires de confréries alors que les enjeux sont ailleurs.

Au moment où le système de domination qui avait poussé nos saints à élaborer une résistance stratégique fondée sur les préceptes de l’islam est plus que jamais déterminé à semer la zizanie dans notre pays, certains « disciples » eux se livrent à des querelles de borne fontaine.

Au moment où la France et ses complices (nos élites politiques corrompus) nous mettent en garde sur les dangers de la menace terroriste qu’ils sont d’ailleurs les seuls à flairer la présence, nous on pense à opposer les hommes de Dieu qui ont œuvré toute leur vie durant pour l’unicité de Dieu, l’unité de la Ummah et la stabilité politique de notre pays.

Au moment où les capitalistes ne rêvent que de pipelines sous nos cieux suite à la découverte de réserves pétrolières dans notre sous-sol, nous piètres musulmans on se dispute la palme du meilleur tidiane et celle de l’excellent mouride prêt à mourir pour son Serigne.

Au moment où l’islam est attaqué de toutes parts par des ennemis malicieux et outillés dans leur mission sacrée aux allures d’une croisade des temps modernes, nous on pense à instaurer un culte autour de nos saints pour qui Allah et son Prophète Muhammad PSL ont toujours été les autorités suprêmes.

Le summum du paradoxe dans cette histoire de « mourides » vs « tidianes » c’est que les protagonistes ont mangé la pomme de la certitude.

En effet, la remise en cause n’existe plus pour les musulmans de chez nous. Chacun est tellement sûr de détenir la vérité qu’il voit le diable, le mal, l’enfer en son frère musulman juste parce que ce dernier n’a pas prêté allégeance au même Serigne que lui.

Pourtant, il y a tellement de détails dans leurs comportements qui ne cadrent pas avec les principes de la voie mouride ou de la tidjania dont l’islam demeure le dénominateur commun.

Au vu de ce qui précède, je n’ai aucun espoir quant à la capacité de mon peuple à relever les défis de son temps. Car au moment où les ennemis sont au sein de nos rangs, nous nous trompons encore et toujours de combat, de cause.

Quant aux médias qui cristallisent cette rancune entre les disciples des confréries, sachez que la quête d’audience n’en vaut pas la peine et le jour où la situation aura dégénéré, vous et vos familles n’en sortirez pas indemnes.

Aux chers héritiers de nos hommes de Dieu, sachez que votre mission est délicate et critique. Votre salut dépend de votre capacité à suivre le chemin balisé par vos illustres prédécesseurs comme Mame Abdou Aziz Sy Dabakh et Serigne Saliou Mbacké qui ont toujours œuvré pour l’unité des musulmans qui forment un seul et unique corps.

Que Dieu bénisse le Sénégal
Chérif Abdoul Aziz Touré
Administrateur Dabakh Fm

Le Pds maintient sa décision de boycotter le dialogue de Macky

Abdoulaye Wade, secrétaire général du Parti démocratique Sénégalais(PDS) vient de donner dans un communiqué, les raisons de la non participation de son parti au dialogue national convoqué ce mardi par le Président Macky Sall.

« Le PDS bien qu’invité n’a pas encore reçu aucun écho de ses exigences, ce qui conforte notre sentiment que Macky Sall persiste dans sa volonté de gestion solitaire du processus politique et des affaires électorales.

C’est pourquoi le PDS maintient sa décision de ne pas participer au dialogue dans les conditions actuelles », dénonce l’ancien président de la république du Sénégal

Pour rappel le 09 mai dernier le PDS avait réaffirmé son attachement à « un dialogue constructif dans l’interets de la démocratie manifestait son exigence forte de gages de sincérité du pouvoir notamment dans le choix d’une personnes neutre , crédible et consensuelle pour diriger les travaux ainsi que le respect des libertés démocratiques individuelles et collectives des leaders politiques. »

Un Anniversaire pour dialoguer. Par Maître Alioune Badara CISSE

Former Senegalese President Abdoulaye Wade gives his first press conference since he lost Senegal’s Presidential election, in Dakar, on May 25, 2012. AFP PHOTO / SEYLLOU (Photo credit should read SEYLLOU/AFP/GettyImages)

Je te reviens si cher Papa
Perturbant ton léger sommeil
Et de tes rêves vermeilles
Pour te revoir guider nos pas .

Ton silence est presque lourd
Même que sans nul autre pareil
Il rassure et nous émerveille ,
Riche de tant de calembours .

Ta voix rauque et douce à la fois
Est celle d’un soufi si affectif
Qui reconnaît bien son effectif
Perdu sous un temps si froid .

Et le peuple qui te célèbre
En ce jour de ta naissance
Souffre de te voir en errance
Pour nous sortir des ténèbres.

O Maître libère ton peuple enfin
Car tu n’as plus rien à prouver
Et mène ta troupe s’abreuver
Et paître aux prairies sans fin .

Continue de montrer le chemin
Nous le suivrons allègrement
Et tout aussi bien fièrement
Au milieu des parchemins
Qui mènent aux mines d’or
Et demain à tous les ports .

Réunis autour de toi tous tes fils
Entoure toi de toutes tes filles
Et que sortent des entrailles
De nos terroirs et des banlieues
Des Sénégalais Debout !

Que ne paierions nous pas
Pour vous voir tous trois
Prédécesseurs et Successeurs
D’un Sénégal sexagénaire
En haut du Baobab séculaire
Respirer le même bol d’air
Que les générations à naître !

Vos antécédents y appellent
Vos legs aussi vous interpellent .
Le Ramadan est un prétexte
En un tout aussi beau contexte .

Parle Maître , le Peuple t’entend
Dis Maître , le Peuple t’attend
Le long des routes que t’as construites
Afin que jamais elles ne soient déconstruites .

Joyeux Anniversaire Maître !

Et que les fils du dialogue se renouent ,
hic et nunc ,
sans délai et sans nouveau référé !
Time is of the essence , Mister President .

Le Sénégal n’est assurément pas de bonnes moeurs politiques ! Par Bayaliou

Sur plan politique, le Sénégal n’est assurément pas de bonnes moeurs! Les pratiques les plus courantes dans le champ politique national sont tout à fait à l’opposé de la morale. Entre mensonges, trahisons, reniements, scandales de corruption, transhumance et achats de conscience, les politiciens dansent un tango endiablé et valsent au gré des pérégrinations de la puissance publique. On les voit toujours s’agglutiner autour des fleurs du pouvoir pour en sucer le nectar quels que soient l’homme, le parti ou l’idéologie régnants.

Cette attitude des plus immorales est le lit de toutes les turpitudes que l’on reproche actuellement aux politiques. En vérité, voulant coûte que coûte s’accrocher à des sinécures et ou caresser les ors du pouvoir, les experts politiciens sont prêts à tout, même à s’allier avec le diable. La morale, l’éthique, la dignité, « le kersa, le ngor et le diom », c’est pas leur tasse de thé. Et c’est pourquoi, il est très fréquent de voir des politiciens chanter les louanges d’hommes ou de femmes qu’ils ont eu à traiter de tous les noms dans le passé. Et la réciproque reste également valable avec des politiciens et autres acteurs sociaux qui vouent aux gémonies des hommes et des femmes qu’ils ont adulés et louangés pendant un long moment de leur carrière politique.

Le reniement et la trahison désignent chez les politiques, des changements brusques de position et d’alliés en fonction du contexte et du dynamisme politiques. Ainsi, dire d’un individu qu’il pratique aisément le compromis revient à désigner quelqu’un de peu scrupuleux qui n’hésite pas, à l’occasion, à revenir sur sa parole, à trahir ou se dégager de ses amis ainsi que de l’ensemble des règles qui régulent le jeu politique afin de conserver une position avantageuse pour lui, ou d’obtenir des ressources dont l’aurait privé la conformité à une morale.

Le plus grave dans cette sarabande endiablée de traîtres et de renégats, est que ces damnés sans foi ni morale envahissent l’espace politico-médiatique avec tous les risques d’influence et d’impact négatif sur la jeune génération. Il urge dès lors, d’assainir les moeurs politiques par des garde-fous, des lois qui limiteraient le nombre de partis politiques, qui fixeraient les militants dans un camp et qui exigeraient à ceux-là évoluent dans le champ politique la bonne conduite à tenir…

Bordel judiciaire Par Serigne Saliou Guèye

Nous ne sommes pas égaux devant la justice – Dire que l’annulation des PV d’enquête par la Cour d’Appel, n’a aucune incidence annulatoire sur la procédure dans l’affaire Khalifa, c’est légaliser l’illégalité

Le jeudi 9 mai 2019 à la barre du tribunal correctionnel de Dakar, Me Bamba Cissé, avocat de Thione Seck, s’est adressé au juge Maguette Diop en ces termes : « Monsieur le président, nous demandons l’annulation de la procédure pénale parce que qu’il y a violation de l’article 5 de l’Uemoa. Lorsque Thione Seck a été arrêté, il n’avait pas la possibilité d’être assisté par son avocat.

Donc cette obligation incombe à toutes les enquêteurs et à tous les procureurs. C’est le même procédé qui a été appliqué dans l’affaire Khalifa Sall par la Cour Suprême qui a déclaré nulle la procédure d’enquête préliminaire. Donc, je vous demande d’annuler le procès verbal et toutes procédures préliminaires concernant l’affaire Thione Seck. Car, les enquêteurs ont refusé la présence des avocats. Et l’annulation devra avoir comme conséquence, la levée du mandat de dépôt en ce qui concerne mon client ».

Ousmane Sèye, autre conseil du leader du Ramdan, renchérit : « Le renvoi du dossier n’a pas de fondement légal, étant donné que le procès-verbal, suite à laquelle le maître des poursuites s’est basé, est nul. Donc nous vous demandons de vous dessaisir, monsieur le président. Dans l’affaire Khalifa Sall, c’est le procureur général de la Cour d’Appel lui-même qui a annulé la procédure verbale parce qu’il a constaté que l’article 5 de l’Uemoa a été violé. Le réquisitoire du procureur se base sur le procès-verbal et si cela est annulé, le tribunal n’a aucune base légale pour se prononcer dans l’affaire. »

Finalement, ils ont eu gain de cause lors de la comparution de leur client le 23 mai dernier. En effet, le président de la deuxième Chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Dakar, le juge Maguette Diop, a annulé la procédure pour détention de signes monétaires, tentative d’escroquerie, association de malfaiteurs et blanchiment d’argent enclenchée contre le chanteur-compositeur Thione Balago Seck. Ainsi, cette décision du juge entraîne la relaxe du lead vocal de l’orchestre « Ram Daan » qui avait fait huit mois de prison avant de bénéficier, le 12 février 2016, d’une liberté provisoire.

Le juge Maguette Diop a estimé que, lors de l’enquête préliminaire, les enquêteurs de la Section de recherches de la gendarmerie n’avaient pas respecté le règlement numéro 05 de l’UEMOA, alinéa 1 du 25 septembre 2014, relativement aux nouvelles compétences de l’avocat, exigeant que les prévenus soient assistés d’un avocat et que cela est une formalité substantielle. L’article 5 alinéa 1 du Règlement N°05/CM/UEMOA est rédigé comme suit : « Les avocats assistent leurs clients dès l’interpellation durant l’enquête préliminaire, dans les locaux de la police, de la gendarmerie ou devant le parquet ».

Le magistrat a aussi demandé la main levée d’Alaye Djité, co-accusé de Thione Seck. Même si l’affaire n’est pas encore épuisée puis que le Procureur Seydina Oumar Diallo a interjeté appel car le juge a condamné la violation des droits de la défense, mais n’a pas statué sur les faits. Mais avec cette décision, l’on note au moins une avancée dans le respect des droits de la défense.
De la nécessité de se faire assister par un avocat dès la première interpellation

Mais ce qui est étonnant et détonnant, c’est que ce même juge, assesseur dans l’affaire Khalifa Sall a, co-refusé catégoriquement d’appliquer, dans le jugement de l’alors maire de Dakar, cette formalité substantielle dont l’absence entraine l’annulation de la procédure. Nous assistons à un véritable bordel judiciaire sans précédent dans notre pays. A chaque juge, sa justice ! La pagaille judiciaire que craignait l’ex-député Moustapha Diakhaté, après la sentence sur l’affaire Thione, a commencé.

Bizarrement, Me Bamba Cissé qui avait soulevé la même exception de nullité dans l’affaire Khalifa Sall soutient que « la différence de résultats dans les dossiers de Khalifa Sall et celui de Thione ne peut être qualifiée de faille judiciaire ou d’une justice à deux vitesses, mais c’est une divergence de position, d’appréciation ». En la matière, il n’y a pas d’appréciation intuitu personae, mais application impersonnelle des textes. Or en l’espèce, le texte de la Cedeao ne souffre d’aucune ambiguïté.

L’assistance de l’avocat à la première interpellation est un acte de droit de la défense, ce qui lui confère cette importance de nature à justifier la nullité de la procédure. L’enquête préliminaire a pour objectif de recueillir les renseignements nécessaires à la justice afin d’établir l’existence ou l’absence d’une infraction pénale. Et c’est sur cette base que le Doyen des juges a fondé son interrogatoire inculpatoire.

L’assistance de l’avocat dès la première interpellation est capitale en cela qu’elle pourrait ainsi, par les conseils prodigués à la personne mis en cause, permettre à celle-ci d’exercer ce droit en toute connaissance de cause. Et comme le dit l’avocat Anthony Bem « la présence de l’avocat permettra souvent de faire en sorte que le droit au silence soit une réalité, réalité que la police ne souhaite pas révéler à la personne interpellée ou gardée à vue afin qu’il n’entrave pas les nécessités d’une enquête qui a, entre autres objets, celui d’obtenir des aveux ».

Ce qui fait dire à son collègue, l’avocat au barreau de Nantes, Elsa Monceaux, que « le droit au silence implique par conséquent le droit de ne pas parler sans encourir de responsabilité pénale directe ». Par ailleurs, « l’entretien avec un avocat apportera à la personne gardée à vue un certain réconfort, sur le plan psychologique et moral, de sorte qu’elle sera mieux armée pour résister à d’éventuelles pressions qui pourraient être exercées par les enquêteurs », précise Me Bem.
Vice de procédure dans l’affaire Khalifa Sall

Aujourd’hui des avocats du diable s’arc-boutent piteusement sur le rapport de l’IGE (un rapport jamais déclassifié) pour régulariser la procédure dans l’affaire Khalifa Sall. Dire que l’annulation des PV d’enquête de l’Officier de Police Judiciaire (OPJ) par la Cour d’Appel, n’a aucune incidence annulatoire sur la procédure, c’est vouloir légaliser l’illégalité.

Dans l’affaire Khalifa Sall, l’arrêt de la Cour de justice de la Cedeao que les conseils de Khalifa Sall avaient saisie indique clairement une reprise de la procédure viciée depuis l’audience préliminaire de la police judiciaire. La loi a été violée le 21 février 2017 durant son audition à la DIC, sans l’assistance de son conseiller juridique. Son avocat Me El Hadji Diouf s’est heurté au refus catégorique des officiers et agents de police judiciaire, d’appliquer ce texte de l’Uemoa que le Sénégal a ratifié. Une telle attitude était encouragée par le Procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye (patron des OPJ), et son supérieur hiérachique, l’alors ministre de la Justice Sidiki Kaba.

Cela en violation de l’article 14, alinéa 3-d du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, du règlement n°05/CM/UEMOA du 25 septembre 2014 relatif à l’harmonisation des règles régissant la profession d’avocat dans l’espace UEMOA en son article 5, de l’article 9 de la constitution alinéa 4 et de l’article 55 bis du code de procédure, alinéa 10, 11, 12, 13, 15 qui traitent tous du « droit à l’assistance par un conseil dès l’interpellation au niveau de la police ou dès la première comparution devant le juge d’instruction».

Et au cas où cette formalité substantielle serait inappliquée, l’article 55 bis alinéa 10 du code de procédure pénale dispose que « le procès-verbal d’audition préliminaire par les officiers de police judiciaire est frappé de nullité ».
Même quand le Doyen des juges d’instruction, Samba Sall, interrogeait, le 7 mars 2017, l’ex-maire de Dakar et compagnie avant de les inculper et les placer sous mandat de dépôt, leurs avocats, sur la base de l’article 5 alinéa 3 du règlement N°05 «devaient défendre leurs clients dès la première comparution devant le juge d’instruction ». Mais la clarté de ce texte n’a pas empêché le juge d’instruction de ramer à contre-courant de ce que dit la loi.

Et en dépit du recours des conseils de Khalifa Sall au niveau de la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel appelée à se prononcer sur la nullité du procès d’enquête préliminaire pour inobservation d’une formalité substantielle, l’ex-député maire fut maintenu en prison. Et nonobstant l’arrêt de la Cedeao qui prône une reprise de la procédure entachée de plusieurs irrégularités et illégalités, Demba Kandji, le président de la Cour d’Appel avait décidé de passer outre ces exceptions qui ont force annulatoire pour les joindre au fond.
Une justice à la tête du client

Il est clair que la justice sénégalaise fonctionne à géométrie variable, c’est une justice à la tête du client. Tout le monde savait dans cette affaire de faux billets que Thione Seck, en liberté provisoire, allait être relaxé par tous les moyens depuis qu’il a été reçu en audience le 30 septembre 2018 par le président Macky Sall. Le prétexte de cette rencontre, la présentation par le crooner d’un projet musical africain intitulé «La Cedeao en chœur», qui réunit plusieurs artistes du Sénégal et des pays de l’entité communautaire. Aujourd’hui, malgré le simulacre d’appel du procureur pour le respect des formes, il appert que Thione Seck ne sera plus inquiété par la justice sénégalaise sur cette affaire grâce à l’immunité que lui confère sa proximité avec le premier magistrat de la République.

Il est avéré que nous ne sommes pas égaux devant la justice. Et l’injustice que subit Khalifa Sall depuis plus de 800 jours le prouve amplement. Nous l’avons toujours dit et redit, cette affaire Khalifa Sall n’est qu’une machinationpolitique dont l’objectif ultime était de se débarrasser d’un candidat qui pouvait compromettre la réélection de l’actuel président de la République. Les problèmes de bonne gouvernance, Macky n’en a cure. Sinon il aurait appliqué la même recette à son frère Aliou dans l’affaire Pétrotim, à l’ex-directeur général du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud), Cheikh Oumar Hanne, dont le rapport 2014-2015 de l’Ofnac a épinglé la gestion calamiteuse, à son ex-ministre de la Jeunesse Mame Mbaye aussi, que le scandale du Prodac a littéralement éclaboussé.

Dakar, la capitale et ses tares … Par Boubacar Sadio

L’espace public, dans les sociétés humaines, en particulier urbaines, représente l’ensemble des espaces de passage et de rassemblement qui est à l’usage de tous, soit qui n’appartient à personne, soit qui relève du domaine public ou exceptionnellement du domaine privé. Cet espace public est géré au Sénégal dans un contexte de décentralisation par l’Etat à travers ses nombreux démembrements et les collectivités territoriales, notamment les communes.

La gestion de l’espace public implique des acteurs nombreux et divers, avec des préoccupations et des besoins contradictoires et quelquefois opposés. Et pour éviter les conflits d’intérêts entre les différents acteurs qui se partagent l’espace public, il a été nécessaire et judicieux de fixer les règles du jeu par une codification comme cela a été le cas sur l’urbanisme, les collectivités territoriales, le domaine de l’Etat et tant d’autres domaines.

Seulement, force est de reconnaitre que cet arsenal juridique n’a pas réglé les problèmes d’occupation de l’espace public. De manière générale on peut dire que l’espace public est composé des lieux publics et de la voie publique. Nous concentrerons notre réflexion sur la voie publique.

Il y a aujourd’hui un véritable sujet de préoccupation qui fait l’unanimité tant au sein des populations qu’à celui des autorités administratives et politiques aussi bien centrales que locales, c’est l’encombrement de la capitale qui a atteint un niveau de saturation insupportable exigeant une intervention urgente et de très grande ampleur.

Qu’est-ce qui peut bien expliquer et justifier l’encombrement de l’espace public, et plus précisément de la voie publique dans notre capitale, jadis bien organisée et très tôt soumise à une planification à long terme avec un centre-ville et des périphéries bien aménagées.

Tout le monde s’accorde à reconnaitre que l’état des lieux n’est guère reluisant, un euphémisme pour tout simplement dire que le constat est désolant à la limite du désespoir.

La capitale est devenue une ville déstructurée, défigurée sans âme. Dakar offre plus que jamais une face hideuse, un décor fait d’amas et de monceaux d’ordures à chaque coin de rue, des gargotes à même la chaussée, des mendiants agressifs, des marchands ambulants qui règnent en seigneurs, des ateliers de fortune, des animaux en divagation.

En principe on n’aurait pas dû en arriver là. En effet, la planification urbaine n’a jamais fait défaut. Du premier plan Pinet Laprade de 1862 au plan directeur d’urbanisme de Dakar de 2001 et suivants, des documents cadres d’urbanisme se sont succédés avec des fortunes diverses.

Jusqu’à la fin des années 1970 le développement de la ville de Dakar était jusqu’alors harmonieux et parfaitement maitrisable par les autorités. Au début des années 80, le PDU a fait l’objet d’une évaluation.

Il en est sorti que, malgré de gros efforts d’aménagement, beaucoup de difficultés ont été enregistrées dans l’application des orientations du PDU. La crise urbaine qui commençait à se faire sentir, à amener les autorités à concocter le PDU Dakar qui, malheureusement n’a jamais fait l’objet d’application totale.

Ainsi plusieurs plans n’ont pas permis d’éradiquer le mal. Et le constat est là : c’est la généralisation de la pagaille à l’intérieur de la ville. C’est la cantinisation tous azimuts et à outrance de tout espace disponible, des ateliers de menuiserie métallique, de bois, des ébénistes, des ateliers de mécaniciens, des soudeurs à chaque coin de rue et le long des voies[u1] de circulation obstruant les passages dédiés aux piétons.

S’y ajoutent sur chaque carré de trottoir, des kiosques et des panneaux publicitaires implantés en dehors de toute norme juridique et esthétique, des marchés hebdomadaires « loumas » sur presque toutes les artères et des marchands ambulants qui se disputent la chaussée avec les piétons et les véhicules.

Il faut aussi compter avec des mendiants agressifs et la divagation des animaux. Telle est malheureusement la carte postale d’une ville devenue crasseuse.
La capitale sénégalaise est devenue une véritable mégapole.

Dakar a deux fois plus d’habitants que l’ensemble des capitales réunies. Sa population tourne autour de 3millions d’habitants dans une hypothèse basse. Plus de deux sénégalais sur trois vivant en ville se trouvent à Dakar. Et pour autant la capitale ne représente que 0,27% du territoire national ; suffisant pour trouver l’explication adéquate de tous ces maux qu’il est impératif de corriger.

L’histoire de la capitale sénégalaise est largement liée à celle de l’accaparement progressif d’activités reparties autrefois en divers points du territoire national.

Elle a commencé par s’emparer au début du siècle, de l’essentiel des fonctions portuaires de Rufisque et de Saint-Louis, puis vers 1930 de celle de Kaolack. Devenue le siège du Gouvernement général, elle finit même, en 1958, par dépouiller Saint-Louis de ses fonctions de capitale. Du coup et depuis lors, elle n’a cessé de concentrer près de 90% de l’appareil productif national.

Pratiquement tous les sièges des sociétés et établissements publics se trouvent à Dakar qui abrite le siège du Gouvernement central avec des dizaines de milliers de fonctionnaires qui officient dans différents ministères.

Cela nous vaut des scènes de flux de milliers de travailleurs le matin en direction du centre-ville et de reflux de ces mêmes travailleurs le soir vers les quartiers résidentiels et la banlieue.

Tous ces facteurs font qu’aujourd’hui les maux dont souffre Dakar se résument en termes de surpopulation, d’encombrement, d’occupations anarchiques et sauvages de la voie publique, d’engorgement de la circulation routière. Nous traiterons des problèmes de circulation dans nos prochaines contributions.

L’épineux problème des artisans de la rue composés pour la plupart de menuisiers, de mécaniciens et de soudeurs constitue un véritable casse-tête. Ces garages et ateliers, sources de pollutions et de nuisances de toutes sortes, symbolisent l’échec des plans directeurs d’urbanisme qui avaient permis l’installation des zones industrielles et des villages artisanaux.

C’est la preuve que ces sites ne disposaient pas de tous les atouts pour une prise en charge correcte et efficace de certaines activités de proximité. Avec certains sites, il s’est posé un problème de localisation, d’accessibilité et de capacité d’accueil.

On ne saurait occulter le problème des marchés qui poussent comme des champignons partout dans la ville. Il n’y a presque pas de jour ou un marché hebdomadaire ne se tienne sur une artère très passante.

Toujours, concernant la prolifération des marchés et par ricochet celle des cantines, il se trouve que ceux qui devaient s’occuper de la gestion urbaine, par le biais de la décentralisation, en se souciant davantage de fournir aux populations un cadre de vie décent, se révèlent comme les premiers agresseurs de l’espace public.

A la recherche effrénée de recettes, certaines communes se lancent dans une politique tous azimuts de « cantinisation », au point même d’en venir à violer l’espace scolaire. Ils adoptent souvent des comportements en porte à faux avec l’esprit et la lettre de la décentralisation.

Il y a aussi que la plupart de ces maux dont souffre la capitale trouvent leur origine dans la mauvaise compréhension des masses de l’ouverture démocratique qui pour les populations non averties rime avec anarchie. A ce niveau, l’interprétation de l’état de droit et le respect des lois et règlements posent un véritable problème.

Il faut reconnaitre que le phénomène de l’exode rural a largement favorisé cette situation de pagaille généralisée. On a assisté pendant des années, sans aucune réelle volonté politique d’ y mettre un terme, à une ruralisation de la ville avec ces images de troupeaux de bœufs qui traversent les chaussées nonchalamment, de chevaux parqués dans les espaces inoccupés, de bergeries au niveau des allées et des jardins publics, de charrettes qui arpentent les boulevards et les avenues sans se soucier le moins du monde des règles élémentaires de la circulation routière.

Comme il est aisé de le constater, l’encombrement de la capitale est un véritable sujet de préoccupations autant chez les populations qu’au niveau des autorités tant centrales que locales.

Dans la recherche de solutions qui doivent être pérennes et durables, il est judicieux à l’entame de privilégier une démarche participative inclusive avec l’implication de tous les acteurs concernés par le phénomène, notamment les occupants illégaux de la voie publique qui se trouve être un lieu de vie appartenant à tous.

Toutefois, la démarche participative qui peut être considérée comme une méthodologie de résolution des problèmes peut montrer ses limites.

Et s’il est fortement recommandé que par le dialogue, l’écoute et les échanges d’idées les autorités parviennent à s’entendre avec les contrevenants, il est tout souhaitable qu’elles puissent clairement identifier les véritables interlocuteurs et les représentants légitimes des marchands ambulants et autres acteurs de la voie publique.

Cela dit, dans une république qui se respecte, dans un Etat de droit et dans une société organisée, s’il y a un postulat qui a valeur de vérité absolue, c’est le principe qui veut que « force reste à la loi. »

Et me plait-il de rappeler ici les propos du philosophe Souleymane Bachir DIAGNE qui disait ceci « L’expression, force doit rester à la loi est magnifique. Cela veut dire que l’humanité est sortie de la jungle pour mettre en place un contrat social et un Etat qui garde le monopole de la force publique.

Si vous n’avez pas un peuple qui est persuadé que, sauf cas exceptionnel, force va toujours rester à la loi et qu’il n’y a de classes de gens qui seraient au-dessus de toute punition, vous avez une situation extrêmement inquiétante. »

Les autorités, quelles que puissent être leurs bonnes dispositions au dialogue pour trouver des solutions consensuelles profitables à tous et à même de préserver les intérêts des uns et des autres, ne doivent en aucun moment cesser d’afficher leur détermination à réaliser ce pourquoi les populations les ont investies de leur confiance.

Aucun fléchissement, que certains ont vite fait d’interpréter comme de la faiblesse, ne doit en aucune manière apparaitre ni dans le discours officiel ni dans la conduite des opérations. Le discours officiel doit avoir comme viatique la fermeté, la vérité de ce qui est possible et l’exclusion de toute démagogie.

La problématique de l’encombrement et des occupations anarchiques relèvent plus que du simple bon ordre ; c’est en vérité une préoccupation d’ordre public, et comme le disait Nicolas Sarkozy « l’ordre public ne se négocie pas ».

Il est regrettable de constater et de percevoir à travers certains discours aux allures guerrières inspirées, un mauvais jeu scénique avec un format manichéen sciemment et insidieusement organisé et entretenu.

En effet, d’un côté nous avons les marchands ambulants et les autres occupants illégaux de la voie publique présentés sous les traits de braves travailleurs, honnêtes, soucieux de gagner leur vie à la sueur de leur front, ce qui du reste est fort louable et de l’autre côté les pouvoirs publics qui, usant de la force, chercheraient à réprimer et brimer de pauvres citoyens.

Cette fausse représentation doit être brisée par une bonne politique communicationnelle des autorités qui doivent à tout moment s’employer à casser cette dichotomie et à faire intervenir un troisième pôle d’acteurs concernés au premier chef par le phénomène.

Ce troisième pôle d’intervenants pourrait être constitué par les commerçants régulièrement établis, les riverains, les résidents, les automobilistes, les transporteurs, les usagers de la chaussée et toutes personnes qui souffrent de l’envahissement et de l’obstruction de la voie publique.

Au regard des textes qui régissent les activités marchandes sur la voie publique, il apparait clairement que la situation qui prévaut dans les rues de la capitale est manifestement la résultante d’un laxisme des autorités étatiques principalement et des autorités municipales subsidiairement.

Les textes présentement en vigueur interdisent l’exercice de la profession de marchand ambulant. C’est la profession de marchand-tabler qui est reconnu officiellement et il ne peut être exercé qu’avec une autorisation accordée par les services compétents de l’Etat, notamment le gouverneur qui a la prérogative d’attribuer les emplacements dédiés.

Comme on le voit, la responsabilité du Maire ne saurait être engagée dans un processus encadré par les services de l’Etat.

Cependant, en procédant à la collecte des taxes auprès des tabliers, des étalagistes et autres occupants irréguliers de la voie publique, les autorités municipales se font objectivement les complices de ces illégaux qui y voient une forme de régularisation et de formalisation de leurs activités.

Il faut que les maires mettent un terme à la collecte des taxes auprès de ces irréguliers, autrement le cercle vicieux et pernicieux va continuer et le discrédit des autorités municipales ne fera que s’amplifier.

S’il est vrai que l’Etat à la plénitude des prérogatives pour la formalisation et l’encadrement juridique des activités marchandes sur la voie publique, il n’en demeure pas moins vrai que les municipalités ont des responsabilités et des prérogatives que la loi, à travers le code des collectivités territoriales, leur confère en matière de gestion, d’organisation et d’intervention au niveau de la voie publique.

Il est expressément stipulé dans le code que figurent dans les missions du maire : la sureté et la commodité du passage dans les rues, quais, places et voies publiques, ce qui comprend le nettoiement, l’éclairage, l’enlèvement des encombrements etc…

Pour relever le défi de l’encombrement et des occupations anarchiques de la voie publique il faut intégrer d’autres paramètres que la seule solution du déguerpissement. A ce titre il faut bannir la logique de la compensation toujours mise en exergue par les occupants irréguliers qui, chaque qu’ils sont menacés de déguerpissement, réclament et même exigent d’être recasés ailleurs ; on ne peut pas être dans l’illégalité et revendiquer des compensations.

La réflexion pourrait porter sur la citoyenneté. Cette conscience citoyenne doit se traduire par des comportements hautement civiques. Le civisme devient dès lors plus qu’une simple profession de foi, davantage qu’un slogan ; c’est un comportement de tous les jours, de tous les instants dans toute la sphère urbaine et en toutes circonstances de lieu et de temps.

Le défi de la citoyenneté et du civisme est difficile à relever dans la mesure où il s’agit de travailler sur la conscience des populations, c’est-à-dire sur un élément immatériel qui paradoxalement doit produire des actes concrets. La définition de la commune exprime l’idéal d’une vie commune et une solidarité de destin entre les habitants de la cité. Cette obligation à une vie commune partagée engendre forcément des principes, des règles et des notions qui s’imposent collectivement et individuellement à tous.

Il ne s’agit guère d’une tentative d’uniformisation des structures mentales des habitants de la ville, encore moins d’un clonage non souhaité et par ailleurs difficile à réaliser d’autant que les citadins ne sont pas formatés dans la même sphère de d’intelligibilité et de convenance sociale.

Il s’agit tout simplement de faire en sorte que les habitants de la cité partagent les mêmes paradigmes de sociabilité et les mêmes références sociétales pour avoir les mêmes attitudes, les comportements, le tout constituant ce que l’on pourrait appeler le « crédo citoyen »

Le phénomène de l’encombrement et des occupations anarchiques pourrait être classé dans la rubrique des incivilités définies comme « l’ensemble des nuisances sociales extraordinairement variées qui ne blessent pas physiquement les personnes, mais bousculent les règles élémentaires de la vie sociale ».

La société se construit sur la civilité et les nuisances posent explicitement le problème des règles d’usage des lieux collectifs et de la manifestation du respect interpersonnel.

Il est fort heureux que les autorités aient compris les enjeux liés à l’encombrement et aux occupations anarchiques de la voie publique. C’est ainsi que le Président de la république Macky SALL a mis à profit la cérémonie de prestation de serment pour évoquer le problème.

Seulement, les circonstances de lieu et de temps choisies n’étaient pas du tout appropriées pour lancer la croisade contre l’encombrement et les occupations anarchiques. C’est vraiment dommage et malheureux que, devant un parterre d’étrangers et un aréopage de Chefs d’Etat et de gouvernement, il puisse évoquer l’insalubrité de nos villes et le désordre qui y règne.

Prenant la communauté internationale à témoin, le Président Macky SALL a fustigé les Sénégalais qui, à ses yeux, seraient sales, indisciplinés et désordonnés, étalant par la même occasion tout son irrespect à l’égard de son propre peuple. Il aurait dû faire sien l’adage selon lequel « le linge sale se lave en famille ».
Sur un autre plan, on ne saurait dédouaner le Président Macky SALL par rapport à la situation qui prévaut présentement dans la ville de Dakar. Il a une part de responsabilité on ne peut plus évidente.

En effet, pour des raisons politiciennes, futiles et subjectives, il a usé de son pouvoir discrétionnaire et de tous les moyens dont il disposait, pour empêcher au maire de la ville Khalifa SALL de dérouler son programme et sa politique de développement urbain.

Pour gêner Khalifa SALL et le contrer dans ses projets, il a créé spécialement un ministère chargé du cadre de vie qui, au finish, s’est révélé d’une inutilité, d’une incompétence et d’une inefficacité effarante.

Libre et sans entrave aucune, le maire Khalifa SALL aurait transformé littéralement la configuration esthétique de la ville, avec une place de l’Indépendance rénovée et réaménagée aux normes des grandes capitales du monde, des trottoirs pavés consacrant la disparition des chaussées ensablées, la création de milliers de foyers lumineux, l’embellissement des jardins et places publics etc…

J’apprécie le volontarisme de l’actuel ministre de l’habitat et de l’urbanisme très engagé dans les opérations de désencombrement. Il a la détermination d’un néophyte, mais très vite il se rendra compte que ce n’est chose facile. Le défi est colossal et l’entreprise très ardue, exigeant des mesures hardies. Le plus dur et le plus difficile sera d’assurer le suivi des opérations et le maintien en l’état des sites libérés.

Cela relèvera presque de l’exploit de réussir une mission en dépendant presque totalement d’autres structures dont la gestion et le contrôle vous échappent. Pour le suivi, les volontaires de la ville de Dakar pourraient être mis à contribution à la seule condition de les mettre en situation de performance ; pour ce faire ils doivent être mobilisés sur la base d’un cadre contractuel formel entre la mairie de la ville de Dakar et toute entité désireuse de solliciter leurs services.

A tout prendre il n’y a aucune animosité contre les marchands, vendeurs, artisans et autres occupants de la voie publique. Tout le monde s’accorde à reconnaitre leur abnégation au travail, leur souci de gagner honnêtement leur vie et leur apport dans l’économie.

Mais nous sommes dans une république, un Etat régi par des normes applicables à tous ; les activités sur la voie publique comme toutes autres activités doivent s’exercer dans le strict respect des normes et règles établies par les pouvoirs publics.

Dakar le 22 Mai 2019
Boubacar Sadio
Commissaire divisionnaire de police de classe exceptionnelle à la retraite

Le Sénégal en route vers l’effondrement ?

Faisant partie des pays les plus pauvres au monde, le Sénégal affiche un taux de pauvreté avoisinant 47 % et ce taux est plus élevé en milieu rural, allant jusqu’à 61 %. Ajouté à cela, il faut noter la faible rémunération, le manque de logements sociaux, l’accès difficile aux soins primaires et un taux d’alphabétisation très faible malgré un taux de scolarisation très élevé.

Une personne est en situation de pauvreté quand elle ne dispose pas des ressources nécessaires pour faire face à ses besoins vitaux. C’est quand la personne ne gagne pas assez pour lui permettre de vivre dignement selon les droits fondamentaux de la personne, et non de survivre péniblement au jour le jour. Cette survie fait que la personne reste en vie malgré un risque élevé de mort ou une situation précaire.

Le niveau des salaires

Presque 50 % de la population travaille dans le secteur informel avec un revenu annuel net d’environ 500 000 FCFA, soit 42 000 FCFA par mois.

Dans le secteur formel, on note de plus en plus de CDD (contrats à Durée déterminée), l’intérim, et le travail à temps partiel, qui touche tous les secteurs et tous les Sénégalais. Ces derniers vivent dans la peur de perdre leur travail, ils sont des travailleurs obéissants, qui ne cherchent qu’à être embauchés de façon définitive.

Ils perdent leur estime en eux, ils se sentent dévaloriser, ils font un travail en deçà de leurs compétences, car ils n’ont pas le choix. Cela est la raison principale qu’ils ont un problème à avoir une vie sociale, tout cela résultera facilement à la dégradation de la santé mentale.

À ceux-là, il faut ajouter les enfants de la rue et les talibés, les ex-détenus qui ne sont pas réinsérés dans la société, les malades mentaux qui ne sont pas pris en charge, les handicapés, les mendiants et les retraités qui ne disposent pas d’une pension de retraite.

Toutes ces personnes, qui ne disposent d’aucun soutien financier, risquent de sombrer dans le banditisme, la non-scolarisation des enfants par faute de moyen, les vols, les crimes, l’insécurité, le manque de logements décents et le suicide. On remarque une récurrence de tous ces fléaux au Sénégal et rien n’est en train d’être fait pour y remédier.

Au Sénégal, le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) est de 317,313 FCFA par heure, soit près de 50 770 FCFA par mois à compter du 1er janvier 2019 et de 333,808 FCFA par heure, soit près de 53 409 FCFA à partir du 1er décembre 2019.

L’effectif de la fonction publique a accru à cause de la démographie et son nombre est passé de 66 000 en l’an 2000 à 130 000 en 2018 et le salaire a aussi augmenté de 173 milliards FCFA à 683 milliards de FCFA entre ces deux années, soit une augmentation en moyenne de 28 milliards par année.

Selon l’ANSD, le salaire moyen mensuel d’un salarié est estimé à 96 206 FCFA. Il est de 107 074 FCFA pour les hommes contre 68 078 FCFA pour les femmes. Il varie aussi en fonction du milieu de résidence. Un salarié en milieu urbain gagne en moyenne 104 869 FCFA contre 75 564 FCFA en milieu rural.

La proportion de salariés qui ont un salaire mensuel supérieur ou égal à 111 000 FCFA est estimée à 26,6 %. Par ailleurs, le salaire médian est de 54 000 FCFA et 30,4 % ont gagné moins de 37 000 FCFA par mois. Le taux de chômage des personnes âgées de 15 ans ou plus est estimé à 15,7 %.

Il est légèrement plus élevé en milieu urbain où 18,6 % de la population active est au chômage contre 13,1 % en zone rurale. Selon le sexe, le chômage touche davantage les femmes (22,1 %) que les hommes. (9,6 %)

Comprendre la règlementation des prix

Le Sénégal a une économie de marché où le gouvernement est juste arbitre et les consommateurs ont le choix face à la concurrence qui y règne. Il faut comprendre comment les prix sont fixés au Sénégal pour pouvoir mieux comprendre notre analyse. Pour le comprendre, il faut faire appel à la loi N° 94-63 sur les prix, la concurrence et le contentieux économique.

Pour le riz local, le prix est fixé de manière consensuelle par les acteurs de ce secteur. Son prix varie selon la production, le stockage et le transport.

La tomate par contre obéit à une double contrainte, il y a la norme NS 03 036 qui a pour objectif de donner les caractéristiques de qualité du concentré de tomates destiné à la consommation humaine et l’intervention de l’Administration pour fixer les prix planchers. La tomate est très protégée et seule l’importation du concentré de tomates est libéralisée.

Pour la carotte, le régime est libéral et le prix est dicté par le marché et l’Administration n’intervient qu’en cas de besoin. Pour les oignons, il y a des restrictions d’importation saisonnière pour préserver la production locale. S’il n’y a pas pénurie d’oignons, les importations sont interdites du début d’année jusqu’en fin août.

Pour le lait en poudre, son importation est libre, par contre son prix est réglementé par un arrêté qui fixe son prix plafond et le dépassement représente une infraction. Malheureusement, nos commerçants appliquent toujours le prix maximal.

Pour le riz brisé importé, il bénéficie du régime de fixation autoritaire, à cause de son importance dans notre diète. Un arrêté détermine le prix maximal et il change souvent selon les cours mondiaux pour aider les ménages. Les prix du pain et la farine sont aussi fixés par un arrêté, étant donné que la farine de blé est principalement importée, son prix dépend largement des cours mondiaux. En cas de chute, les prix devraient baisser, mais l’Administration préfère fixer les prix au cas où les cours montent.

C’est le régime de l’homologation. L’importation du sucre est libre avec la libéralisation du marché, il est assujetti aussi au régime de l’homologation. L’importation de l’huile est libre, cependant les prix sont fixés par arrêté selon les niveaux de la chaîne de distribution.

Approximation du coût de la vie
On entendait souvent nos adultes dire, qu’à l’époque de Senghor, il faisait bon vivre au Sénégal, car même s’il n’y avait pas assez de ressources, les prix des denrées étaient relativement bas. Par contre entre 2007 et 2008, les prix ont grimpé de manière vertigineuse dus à plusieurs facteurs.

On note une montée de prix des prix de denrées entre 2007 et 2008, le kilogramme de riz qui coûtait 140 FCFA est monté à 240 FCFA en 2008. Le kilogramme de viande de mouton qui coûtait 1200 FCFA en 2000 coûtait 2580 FCFA en 2007.

La bouteille de gaz de 6 kilogrammes qui coûtait 1495 FCFA en 2004 coûtait 3109 en 2007 et celle de 12 kilogrammes qui coûtait 3615 FCFA en 2004 est passée à 7165 FCFA en 2007. Le prix du sac de riz de 50 kilogrammes est passé de 9 500 FCFA à 17.000 FCFA à Dakar et 20.000 FCFA dans les autres régions du pays. Cependant, il faut noter que le 3 janvier 2008, le seuil des 100 dollars par baril avait été atteint et la crise financière voyait le jour.

De nos jours, le kilogramme de viande de mouton varie entre 2 800 FCFA et 3 500 FCFA. Le sachet de Laicran peut aller jusqu’à 1700 FCFA, le kilogramme de viande de bœuf coûte environ 2 800 le kilogramme. Le poisson Thiof, qui se fait rare, peut atteindre 5 000 FCFA le kilogramme, le litre d’huile est d’environ 1 200 FCFA. Le poulet coûte entre 2 500 et 3 500 FCFA. L’abonnement internet varie entre 10 000 et 30 000 par mois et l’abonnement à la télévision (Canal Horizons ou TV Orange) varie entre 5 000 FCFA par mois jusqu’à 40 000 par mois sauf si vous êtes illégalement branché (3 000 à 5 000 FCFA par mois). La scolarité des enfants au privé se situe entre 15 000 et 100 000 FCFA. Le KW d’électricité est de 130 FCFA et le prix du litre d’essence est de 695 FCFA.

Après avoir visité quelques sites du pays, nous avons trouvé quelques exemples sur la location d’appartements de trois chambres au Sénégal. C’est ainsi que nous avons vu un appartement de trois chambres à Keur Massar, dans la banlieue, est d’environ 150 000 FCFA par mois. Un appartement en ville et aux Almadies est d’environ 1 000 000 FCFA par mois. Un appartement à Mermoz et à Sacré Cœur est d’environ 500 000 FCFA par mois. Un appartement à Scat Urbam est d’environ 200 000 FCFA par mois. Un appartement aux Maristes est d’environ 175 000 FCFA par mois. Un appartement aux Mamelles est d’environ 200 000 FCFA par mois. Un appartement à Ouest Foire est d’environ 250 000 FCFA par mois. Un appartement à la Sicap liberté est entre 200 000 et 300 000 FCFA dépendant du quartier désiré. En quelque sorte, pour avoir son appartement à Dakar ou presque 3 000 000 de personnes habitent, il faut au moins 175 000 FCFA par mois. Vous pouvez trouve un appartement moins cher, mais notre recherche est basée sur un appartement décent de trois chambres. Pour l’achat de biens immobiliers, il faut compter au moins 15 000 000 FCFA pour les logements sociaux jusqu’à plus de 1 milliard de FCFA dans certains quartiers. Le taux d’intérêt reste très élevé pour ceux qui peuvent bénéficier de prêts immobiliers.

Restons sereins !

Selon les données dont nous disposons, c’est impossible de survivre au Sénégal sans aide.

Il faut noter que la diaspora sénégalaise qui représente moins de 5 % de la population, contribue à hauteur de 1 110 milliards FCFA, soit presque 15 % du PIB. Cette diaspora contribue essentiellement à la consommation des ménages et elle reste faible dans l’investissement économique. Hormis la diaspora sénégalaise, comment est-ce que les Sénégalais arrivent-ils à survivre face à des salaires très faibles et un niveau de vie très élevé ?

Il y a des corps au Sénégal qui sont dans de bonnes conditions, mais tout le monde n’a pas la chance d’y appartenir. Il y a des indemnités qui sont mises en place ou qui sont revalorisées, c’est ainsi qu’on peut noter une indemnité de 500 000 FCFA accordées aux épouses ou époux des ambassadeurs allant jusqu’à 1 000 000 de FCFA en faveur d’autres fonctionnaires. Cette indemnité, accordée aux épouses et époux des ambassadeurs, a dû provoquer le mécontentement des enseignants. Pendant que tout le monde pensait qu’on allait vers une année blanche, suite à des négociations, on a noté une augmentation de l’indemnité de logement allant de 60 000 FCFA à 100 000 FCFA de manière progressive.

Avec les reformes budgétaires en place, l’Etat ne sera pas en mesure d’augmenter les salaires, on doit se sentit chanceux si les salaires ne sont pas diminués. Les choix politiques entre 2012 et 2019 n’ont pas été les meilleurs et nous devons en payer les prix. L’électricité et l’essence n’ont pas connu de hausse de prix depuis 2017 malgré la hausse des prix du pétrole, et aussi de l’appréciation du dollar par rapport au FCFA. Pour accélérer les chantiers et faire face aux charges, en mars 2018, l’état du Sénégal était dans l’obligation d’émettre des euro bonds pour un financement budgétaire, c’était la deuxième année consécutive que le Sénégal émettait des euro bonds. En 2017, le Sénégal a émis des euro bonds pour un montant de 1,2 milliards et de 2,2 milliards en 2018. Nous avons émis des euro bonds tous les trois ans depuis 2011.

Une partie des euro bonds reçus a été mise de côté pour les besoins de l’année en cours, mais, avec toutes les dépenses qui sont devant nous, est-ce que cela sera suffisant pour boucler les fins d’années. Notre déficit budgétaire risque de dépasser 6 % de notre PIB à cause des mauvais choix politiques. Ces mauvais choix vont créer des choix durs dans les cinq prochaines années, car nous serons dans l’obligation d’afficher les vrais prix de l’énergie et aussi d’augmenter les prix des denrées de première nécessité, et même de diminuer l’effectif de la fonction publique.

Nous devons nous rappeler que le Sénégal nous appartient tous, il n’appartient pas seulement aux hommes politiques. Nous devons mettre ensemble toutes nos forces pour essayer de voir comment nous pourrons sortir notre pays de ce trou pour le mettre sur la voie du développement. Ce ne sera pas facile, mais nous pouvons commencer par dialoguer d’abord puis mettre en place des reformes.

Pensons aux générations futures !

Mohamed Dia

Le front syndical sur le pied de guerre

Les Syndicats préparent la riposte à la suite de la déclaration du Président Macky Sall du 1er mai. Les organisations syndicales affiliées à la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal/ Forces du changement (Cnts-FC) étaient en concertation hier à la bourse du travail.

Cette rencontre d’évaluation s’inscrit dans le cadre de la recherche d’une unité d’action pour une meilleure prise en charge des préoccupations des travailleurs, suite notamment «à la malencontreuse sortie du chef de l’Etat qui sonne comme une tentative de négation des acquis et des engagements souscrits par l’Etat du Sénégal».

Ces organisations ont décidé de poursuivre ensemble la dynamique enclenchée en direction des autres centrales et organisations non affiliées en vue d’apporter la riposte syndicale qui sied. Ont pris part à la rencontre, le Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire du Sénégal (Saemss), le Syndicat des Inspectrices et Inspecteurs de l’Education Nationale du Sénégal (Siems), le Syndicat autonome pour le développement de l’éducation et de la formation (Sadef), le Syndicat des enseignants en langue arabe du Sénégal (Snelas Fc), le Syndicat des professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal(Synpics).

La ROUTE fait 120 morts et 260 blessés entre janvier et mai


Les chiffres font froid dans le dos. En effet, entre le mois de janvier dernier et le mois de mai courant, 120 personnes sont mortes dans des accidents de la route au Sénégal. L’annonce a été faite vendredi par le ministre des Infrastructures, des Transports terrestre et du Désenclavement qui était en visite à la Gare des Baux Maraîchers sis à Pikine. Oumar Youm révèle également dans la parution de LeQuotidien de ce samedi que ces accidents ont causé 260 blessés. “Sur l’année, nous perdons en moyenne, 565 vies”, ajoute-t-il.

« Un faussaire présumé ne doit pas diriger une concertation nationale. »

Les prémices visibles d’une tromperie et les échos audibles d’un appel spécieux.

Dialogue national, ce binôme présentement en vogue va s’imposer ces jours-ci et ceux à venir sur la place publique, alimenter les débats, les discussions et envahir nos foyers et lieux de travail. Pour l’heure, il est plus indiqué de parler de dialogue politique. A mon avis, il sera très difficile d’organiser un dialogue national ou seraient évoqués tous les problèmes, préoccupations et difficultés auxquels les Sénégalais sont confrontés quotidiennement.

Comment pourrait-on réunir dans une seule instance de concertation et dans la même plateforme d’échanges les politiques et les membres d’ordres socio-professionnels qui ont des préoccupations, des objectifs et des intérêts différents, souvent divergents et quelquefois opposés ? Les politiques se soucient plus d’obtenir l’établissement de règles de jeu démocratiques et transparentes ; les commerçants se contenteront volontiers d’une diminution significative des taxes et les industriels d’un allègement des couts des facteurs de production ; les marchands ambulants veulent se voir affecter des sites de recasement fixes et permanents ; les étudiants réclament de meilleures conditions d’études qui passent par le désengorgement des amphithéâtres et le paiement à temps de leurs maigres bourses ; les enseignants, ces si dévoués fonctionnaires, ne demandent rien d’autre que la mise en application des engagements signés par l’Etat ; quant aux populations considérées en masse, elles exigent une répartition équitable des ressources du pays et un accès facile aux services sociaux de base.

Le principe du dialogue ne peut être récusé par un esprit réfléchi, sensé et responsable. C’est une bonne pratique traditionnelle et séculaire qui a de tout temps régi et régulé les rapports sociaux. Elle a été respectée et cultivée par les prédécesseurs de Macky SALL. Le Président et illustre poète Léopold Sédar SENGHOR a donné au Sénégal sa réputation universelle de « pays de dialogue » ; cette étiquette était devenue un label identitaire et d’identification dont tous les Sénégalais se prévalaient avec fierte

Les Présidents Abdou DIOUF et Abdoulaye WADE n’ont pas dérogé à la règle ; le code consensuel de 1992 qui a permis la réalisation de deux alternances pacifiques dans notre pays, a été obtenu grâce à l’ouverture d’esprit du Président DIOUF. Adoptant la posture d’un véritable responsable moral, d’un vrai chef et, se voulant le Président de tous les Sénégalais ne se souciant que de la préservation d’un climat politique apaisé, Il avait fait montre de dépassement en respectant scrupuleusement son engagement solennel devant le peuple de ne rien toucher ni changer, pas même une virgule, dans le rapport qui sera soumis à son appréciation finale par la Commission cellulaire présidée par l’excellent juge Kéba MBAYE. Et, c’est ce code consensuel qui a permis au Président Macky SALL d’occuper sa station actuelle et de s’installer au palais de la République, siège de la souveraineté populaire qu’il semble prendre pour une propriété personnelle ; ce palais transformé en siège de l’APR et qui est devenu très « corruptogène ».

Arrivé au pouvoir, le Président Macky SALL s’est évertué méticuleusement à faire écrouler tout l’édifice institutionnel de notre pays, et plus grave, il a rompu, cassé et brisé tous les éléments d’équilibre qui faisaient du Sénégal un exemple de démocratie mature qui a vu s’opérer deux alternances pacifiques dans des conditions de liberté et de transparence à faire mourir d’envie et de jalousie bon nombre de peuples dans le monde. Nous étions cités en exemple et constituions une référence mondiale. Aujourd’hui, c’est triste de constater que la belle vitrine de notre démocratie acquise après tant de sacrifices est craquelée par la faute d’un homme rétif au dialogue et à la concertation.

L’appel au dialogue du Président Macky SALL n’a pas totalement révélé ses véritables desseins et ses réels objectifs. Les Sénégalais, pour ceux qui ne l’ont pas encore compris, doivent se convaincre que l’actuel locataire du palais n’est pas un homme de dialogue ; il est foncièrement porté à la brutalité, au forcing et à l’intolérance. Des exemples pour étayer nos propos, on peut en trouver à profusion et en citer à foison ; entre autres cas, on peut évoquer son vote violent et scandaleux à Fatick, son refus catégorique et vigoureux de démettre son ministre de l’Intérieur, sa déclaration ou il dit que l’opposition, nolens volens, est tenue de se ranger à sa volonté. Et tout récemment lors du secrétariat exécutif de l’APR il a délivré son message sans permettre qu’une voix s’élève. Le Président Macky SALL a une conception féodale et jacobine de l’exercice de l’autorité ; en réalité, son comportement relève moins d’une idéologie que d’un complexe d’infériorité et d’un réflexe d’auto-défense.

Le prétendu dialogue national organisé au palais de la République il y a deux ans explique et justifie à maints égards les craintes et les appréhensions des sceptiques quant à la réussite de ce présent appel. Ce dernier dialogue national n’a fait l’objet d’aucun suivi et n’a eu aucune suite. Il s’était agi d’une foire de la parole et de la parlotte, du bavardage et du verbiage, de l’hypocrisie et de l’escroquerie, de l’éloge et du panégyrique, et ce fut surtout une opportunité inespérée pour certains de faire ouvertement acte d’allégeance et pour d’autres, plus pudiques, de faire de manière discrète et subtile un appel du pied au maitre des lieux. En vérité le Président Macky SALL avait initié ce dialogue pour tout simplement légitimer une décision dont il ne voulait pas endosser seul la totale et entière responsabilité.

Pour l’heure, retenons qu’il s’agit d’un dialogue politique puisque le ministre de l’Intérieur a convoqué uniquement les partis politiques légalement constitués et les membres de la société civile pour assister à la séance d’ouverture des travaux consacrée à la remise des termes de référence. Et comme je l’ai dit dans une récente contribution, je ne crois pas trop à ce dialogue que j’ai qualifié d’apocryphe et de sans objet ; même son initiateur n’y croit pas.

La première fausse note de ce dialogue réside dans la centralité que va occuper le ministre de l’intérieur. A mon avis, il n’a aucune légitimité pour présider les travaux. Non seulement il fait l’objet de vives contestations de la part d’une frange très significative des acteurs politiques qui le récusent depuis fort longtemps, mais il fait aussi l’objet d’accusations gravissimes pour un membre du gouvernement.

Et je l’avais personnellement et publiquement interpellé sur ces accusations formulées par le sieur Abdoul MBAYE, ancien Premier ministre du Président Macky SALL. En effet, contre signataire des deux décrets attribuant des permis de recherches et d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux à Petro-Tim Ltd, l’ancien Premier ministre a déclaré à plusieurs reprises et ne cesse de le faire chaque fois que l’occasion lui en est donnée, que les dits décrets avaient été signés sur la base des rapports de présentation de Aly Ngouille NDIAYE qui comportaient de fausses informations dans le but manifeste et le dessein malsain et plus qu’évident de surprendre la vigilance du Chef de l’Etat, de le tromper et d’emporter son adhésion en abusant de sa confiance.

Si elle est avérée, une telle forfaiture est d’une exceptionnelle gravité ; et un faux d’une telle dimension à un niveau de responsabilité aussi élevé au cœur de l’Etat pose un véritable problème de crédibilité de nos gouvernants et de la fiabilité de nos institutions. Jusqu’à ce jour le ministre Aly Ngouille NDIAYE n’a guère daigné réagir encore moins se disculper. Il ne peut continuer à opposer à ce qui apparait comme une interpellation collective et citoyenne un silence qui frise le mépris ; il exerce ses fonctions et assume des responsabilités au nom et pour le compte du peuple souverain qui, à ce titre, a un droit de regard légitime sur les faits, gestes et paroles de toute personne investie de charges publiques.

La nouvelle Constitution qu’a fait voter le Président Macky SALL consacre les ressources naturelles comme un bien commun, une propriété collective indivise et inaliénable de l’ensemble des Sénégalais ; c’est ainsi que chaque membre de la communauté, quel que soit son niveau de responsabilité ou sa position sociale, a le droit et même le devoir impérieux d’interpeller le ministre sur cette affaire sulfureuse, rocambolesque et scandaleuse relative à Petre-Tim et à ces fameux rapports de présentation supposés comporter de fausses informations.

C’est une exigence républicaine et une obligation morale pour le ministre Aly Ngouille NDIAYE de prouver son innocence et sa probité. Il lui appartient de démontrer que ses mains ne sont pas salies par le cambouis de l’or noir et de montrer de la manière la plus convaincante et la plus claire possible qu’il n’est pas ce ministre vicieux, ce faussaire impavide qui, volontairement, consciemment, consciencieusement et à dessein, a osé soumettre à la signature du Président de la république des projets de décrets contenant des informations erronées et tronquées. Et aussi longtemps que le ministre Aly Ngouille NDIAYE s’obstinera à se taire, il instillera le doute dans les esprits et sera toujours suspecté d’être l’auteur d’une grave forfaiture au détriment des intérêts supérieurs de la nation et au grand préjudice du peuple. Il doit comprendre que son silence assourdissant, pour reprendre le célèbre oxymore du Président DIOUF, ne peut et ne fait que le desservir.

Comme tout le monde, nous avons appris le limogeage, si l’on peut le dire ainsi, du Commissaire divisionnaire de police de classe exceptionnelle à la retraite, Ibrahima DIALLO, ancien directeur de la DAF. A ce sujet, il faut dire que le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille NDIAYE qui, sur tous les plans et tous les angles envisagés, n’est pas mieux loti que le commissaire Diallo, aurait dû quitter son poste. Le commissaire a été l’agneau du sacrifice pour permettre aux politiciens de se retrouver. Le sort du commissaire DIALLO n’a pas surpris les esprits avisés qui savaient que juste après l’élection présidentielle il serait remercié sans ménagement.

Par cet acte, le Président Macky SALL dont l’appel au dialogue ne semble pas convaincre, veut donner des gages de sincérité et de crédibilité aux opposants réticents et dubitatifs ainsi qu’à ses contempteurs les plus rétifs ; il cherche à les amadouer en leur offrant en pâture un flic de gros calibre. En pensant à l’ancien commissaire central de Dakar, brillant cadre, qui lui aussi a été sacrifié à l’autel des intérêts politiques, j’en arrive à penser que les commissaires de police seraient des victimes expiatoires très commodes. Et je tiens à faire comprendre à mes collègues commissaires de police qu’ils appartiennent à l’élite du pays et constituent la crème pensante d’une noble institution qu’est la police nationale et, qu’à ce titre, ils ont une fonction de représentation à la fois individuelle et collective.

Ils doivent se faire respecter et ne pas accepter d’être manipulés, instrumentalisés ou piétinés par de minables politiciens lascars qui n’ont aucun mérite et qui, socialement ne sont d’aucune utilité. Point besoin de zèle dans leurs nobles missions qu’ils doivent accomplir avec lucidité et discernement dans le strict respect des valeurs de la République et des droits humains intangibles. Il n’est nullement question d’une quelconque incitation à l’indiscipline ni d’un encouragement à la désobéissance ; il s’agit tout juste d’un appel et d’un rappel à la prudence, à la vigilance et à l’exécution réfléchie et intelligente des ordres. Le policier, tous grades confondus, doit veiller à l’application et à l’observation rigoureuses des principes et valeurs de la République, être d’une loyauté inoxydable et incorruptible vis-à-vis de L’Etat ; seulement il doit éviter, dans la mesure évidemment du possible, de servir un régime de manière aveugle. L’ingratitude mixée à la lâcheté constitue l’ADN des politiciens, les policiers radiés en savent quelque chose..

Pour supprimer le poste de Premier ministre le Président Macky SALL n’a pas eu besoin de concertation ni de consultation. Il n’a daigné s’en ouvrir à qui que ce soit ; il a totalement et superbement ignoré l’opposition. Pas un seul instant il n’a jugé nécessaire d’initier un dialogue, alors qu’il ne cessait au même moment de convier à un dialogue national ; un double jeu à la limite de la sournoiserie, de la duplicité et de la malhonnêteté intellectuelle. Il a caché aux Sénégalais sa nouvelle option politique alors qu’il avait, pendant la campagne électorale, toute la latitude de l’évoquer et de mettre les électeurs au fait de son projet.

La suppression de la primature est une décision murement réfléchie et longtemps en incubation dans l’esprit du Président Macky SALL ; il a choisi d’agir isolément, en toute discrétion, en catimini et dans une confidentialité irritante qui frise la cachotterie. Ne dit-on pas que le couard, le faible et le lâche ont en commun de toujours agir par surprise ; très loin de moi l’intention malveillante et irrespectueuse d’établir quelque comparaison avec notre Président qui, en tant qu’institution mérite égards et considération ; par contre, il y a lieu de reconnaitre que le comportement de l’individu et son attitude manquent d’élégance, de classe, de finesse, de prestance, d’honnêteté et surtout, et par-dessus tout, de courage.

De la manière qu’il a procédé avec la suppression de la primature, il lui est très facile et loisible, de la même manière de prendre des mesures concrètes et immédiates pour prouver la sincérité de son appel, sa réelle volonté de renforcer notre démocratie et sa détermination à entreprendre les ruptures nécessaires dans la gestion des affaires publiques, notamment une plus grande transparence et davantage d’équité dans la répartition et la distribution des ressources nationales. Il a été élu avec un taux de 58% et dispose au niveau de l’Assemblée nationale d’une majorité mécanique très confortable, corruptible, soumise et à son entière et totale dévotion. Aucun obstacle ne peut se dresser ni s’opposer à sa volonté. Aussi me permettrais-je de lui proposer de prendre les actes suivants :

-démissionner du Conseil supérieur de la magistrature,
-déclassifier le rapport de l’IGE sur l’affaire Petro-Tim,
-ouvrir une enquête sur les rapports de présentation d’Aly Ngouille NDIAYE relatifs à l’octroi de permis de recherches et d’exploitation d’hydrocarbures,
-saisir le Procureur pour l’ouverture d’une enquête sur Cheikh Oumar HANNE’
-saisir le Procureur pour donner suite à la plainte sur les 94milliards,
-saisir le Procureur pour enquête sur l’affaire des 34 milliards de la PRODAC.

Toutes ces actions peuvent être enclenchées dans les plus brefs délais. C’est une question de volonté politique.
Par rapport au dialogue national, il appartient au Président Macky SALL de donner des gages de sa bonne foi ; comme on le dit « chat échaudé craint l’eau froide ». Il a eu à organiser un dialogue national qui n’en était un que de nom et qui, sans grande surprise, s’est terminé en eau de boudin. Il y a manifestement une rupture de confiance entre le Président et son opposition. Il lui faut poser des actes pour rétablir cette confiance et permettre des retrouvailles autour d’une table pour des échanges francs et fructueux pour une véritable pacification de l’espace politique et une clarification du jeu démocratique de notre pays. Ainsi pourrait-il et devrait-il prendre les mesures suivantes :

-Accord pour qu’une commission cellulaire dirige le dialogue politique,
-Engagement solennel à entériner intégralement les conclusions de la Commission cellulaire,
-Procédure d’urgence pour le vote d’une loi d’amnistie pour les faits concernant Khalifa SALL et Karim WADE,
-Déclaration solennelle pour confirmer qu’il en est à son second et dernier mandat.
Le Président Macky SALL est un spécialiste des prises de décisions par procuration ; il est tout à fait clair qu’il entend judicieusement utiliser et mettre à profit la tenue du dialogue national pour, ultérieurement expliquer et justifier des mesures et des décisions dont il n’ose pas assumer seul la responsabilité.

Contrairement à ce que laisse transparaitre son « niangal », le Président Macky SALL n’a ni la carrure, ni l’autorité encore moins le caractère trempé nécessaires pour s’assumer de manière frontale.
Je ne saurais terminer sans faire allusion à la réponse désobligeante et brutale du Président Macky SALL adressée aux syndicats venus présenter leurs éternels et sempiternels cahiers de doléances à l’occasion de la fête du 1er Mai. Au cours de la cérémonie qui s ‘est déroulée au palais, le Président Macky SALL, a révélé une facette de son véritable trait de caractère, un autoritarisme exacerbé et impulsif ; et faire montre d’autoritarisme ne veut point signifier avoir de l’autorité, cette qualité morale, le plus souvent innée, qui manque terriblement et dramatiquement à notre Président.

Par rapport à l’amélioration des conditions de vie des travailleurs, il a sèchement déclaré qu’il n’est pas question d’augmenter les salaires. Cela voudrait tout simplement dire que les revendications des fonctionnaires, notamment les enseignants ne seront pas satisfaites ; une façon on ne plus claire de faire comprendre à ces derniers que l’Etat n’est ni dans la logique ni dans les dispositions de concrétiser les accords réalistes et réalisables signés auparavant. C’est une gifle retentissante qui a été infligée aux travailleurs qui se doivent de prendre acte de cet affront, de ce défi à relever sous peine d’être écrasés à jamais. Le ton péremptoire utilisé par le Président Macky SALL peut être interprété, d’une certaine manière, comme la volonté de donner un gage de fermeté aux bailleurs de fonds qui le tiennent fermement au collet. La riposte doit être à la mesure de l’affront.

Le Président Macky SALL, certainement grisé par sa récente victoire, surement encouragé par une opposition qui se cherche et réellement persuadé que le fatalisme des Sénégalais les maintiendra confinés pour toujours dans une résignation apathique, se comporte en despote et semble vouloir exercer un pouvoir solitaire avec une arrogance outrancière et provocante. Il appartient à nous Sénégalais de nous mobiliser massivement pour éviter que notre pays ne sombre dans des dérives regrettables. Le Président Macky SALL ne doit pas prendre le calme, la patience et la sagesse des populations pour de la couardise. Tous les patriotes doivent se lever et s’engager dans le cadre d’un mouvement populaire de résistance citoyenne qui pourrait être animé, à titre principal, par la diaspora, la jeunesse dans toutes ses composantes, la société civile non inféodée et les seniors imbus de dignité, d’un sens de l’honneur et soucieux d’un avenir radieux pour la postérité. La presse patriotique pourrait jouer son rôle d’éveil des consciences, de vigie et d’alerte.

A tout prendre, l’appel au dialogue du Président Macky SALL n’est qu’un stratagème, un leurre pour se donner les moyens politiques et des arguties juridiques de circonstances afin de solliciter un troisième mandat ; une éventualité qui ne sera acceptée par les Sénégalais qui en ont suffisamment assez d’être considérés comme des personnes immatures, irresponsables, incapables, taillables et corvéables à merci. C’est maintenant qu’il faut s’organiser dans le cadre d’une campagne nationale et internationale de mobilisation.

Les uns et les autres doivent travailler et lutter dans le sens d’une synergie d’actions collectives pour faire faire face à l’exercice dynastique et dictatorial du pouvoir. Il est bien évident que la lutte s’inscrira toujours dans un cadre légal. C’est l’occasion de rappeler aux Forces de défense et de sécurité qu’elles ont l’obligation d’assumer, quand les circonstances l’exigeront, leur devoir et responsabilités de garants de la stabilité et de la cohésion nationales. En toutes circonstances, ils doivent être du coté, celui du peuple. Qu’ils sachent que le peuple saura manifester et résister pacifiquement, dans le strict respect des lois et règlements, tout en se référant aux valeurs miliaires d’honneur, de dignité, d’abnégation, de courage, de détermination et d’esprit de sacrifice.

Le posuvoir au peuple, les servitudes aux gouvernants.

Dakar le 14 Mai 2019

Boubacar SADIO

Commissaire divisionnaire de police de classe Exceptionnelle à la retraite.

Récurrence des accidents meurtriers : Sonko se prononce

Devant le rythme effréné de la multiplication des victimes de la route, je m’associe à la douleur des familles et en appelle à la responsabilité de la part :
1.des autorités publiques :
– Plus de vigilance dans la conduite des visites techniques !
– Plus de rigueur dans les conditions de délivrance des permis de conduire !
– Plus de sensibilisation sur la sécurité routière !
– Plus de pragmatisme dans l’adaptation des infrastructures routières !
– Plus d’exigence dans l’application du Code de la route !
2. des usagers de la route:
– Plus de systématisme pour combattre l’hypovigilance du conducteur !
– Plus de rigueur dans la maintenance des véhicules !
– Plus d’humanisme dans le partage de la route !
– Plus de sérieux dans le respect du Code de la route !
– Plus de vigilance de la part des passagers face au comportement des conducteurs de véhicules!
– Plus d’aménagement des espaces réservés aux piétons
TOUS CONCERNÉS !

Fait à Dakar, le 16 Mai 2019