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On se tiendra prêt pour libérer le peuple sénégalais des scories d’un régime anti-démocratique, népotique


Chers compatriotes,
Chers camarades,
Chers amis,

Le Conseil Constitutionnel a confirmé ce que nous savions tous, sous la dictée de l’exécutif, consacrant ainsi l’invalidation de ma candidature à l’élection présidentielle du 24 février 2019.

Cet acte fort, illégitime et anticonstitutionnel demeure une illustration parfaite de la volonté du président Macky Sall de ne pas affronter le candidat de la Grande Coalition de l’Espoir/ Suxxali Senegaal que je suis pour des raisons qui lui sont propres.

Et cela, en dépit du fait que selon le logiciel du Conseil constitutionnel, nous avons validé 11 régions, 52911 parrains et 752 doublons que le président du Conseil a systématiquement refusé et de manière tout à fait injustifiée, la régularisation, avec un esprit biaisé et tronqué de la loi.

En nous privant de nos droits constitutionnels et en mettant le pays sous le joug de l’oppression contre les valeurs démocratiques et la sauvegarde des libertés, le président Macky Sall et son régime ne nous laissent aucun autre choix, pour la défense de nos droits citoyens et républicains, que celui de la confrontation politique.

A cet égard, je réaffirme ici et maintenant mon engagement total et entier avec le Collectif des 25 candidats et les forces vives de la Nation pour engager toutes les batailles susceptibles de libérer le peuple sénégalais des scories d’un régime anti-démocratique, népotique et qui fait du ponce pilatisme le fondement de sa gestion inique du pouvoir contre les intérêts supérieurs de la Nation.

Je vous exhorte à vous tenir debout pour consacrer toutes nos énergies au service de la défense de la Patrie fortement ternie par les décisions scélérates et illégitimes du Conseil Constitutionnel.
Restons mobilisés, debout et toujours pour le Sénégal.

Merci pour votre engagement constant à mes côtés.
Je demeure convaincu que nous vaincrons.
Vive la République!
Vive le Sénégal!

#Malick_Gakou_Président_du_Grand_Parti
#Election_présidentielle_24_Février_2019
#Kebetu 🙂

Me Amadou Sall : il n’y aura pas d’élection au Sénégal

Me Amadou Sall, responsable de la cellule de communication du Parti démocratique sénégalais (Pds) est catégorique après l’affichage de la liste des candidats par le Conseil constitutionnel.

« Il n’y aura pas d’élection au Sénégal », a-t-il déclaré avant de se prémunir d’une précaution oratoire « si Dieu nous donne la force ».

Inauguration Grande mosquée Guédiawaye : Jamra dénonce des actes sacrilèges

Lors de l’ouverture de la saison de lutte de 2013, JAMRA avait déploré l’usage profanatoire qui était régulièrement fait, au vu et au su de tous, dans les arènes de lutte, de pages arrachées du Saint Coran, lors des préparations mystiques de certains lutteurs.

Malgré les sourdes désapprobations qui fusaient dans l’opinion, les plus téméraires de ces lutteurs continuaient de faire fi du caractère sacré des Saintes Ecritures, lesquelles continuaient de côtoyer dans leurs attirails mystiques toutes sortes d’impuretés et de souillures, allant des boyaux de volailles aux urines de chèvre!

Dans une déclaration publique, en date du 4 juillet 2013, JAMRA adressa ses vives félicitations au Président du Cng de Lutte, le Docteur Alioune Sarr, responsable morale de cet organe de régulation de ce sport traditionnel populaire, pour la promptitude de sa courageuse réaction de désapprobation.

D’autant que celle-ci venait renforcer une précédente mesure du Cng de Lutte, qui avait mis un terme à la manie qu’avaient certains lutteurs de transformer insidieusement les arènes en champs de propagande confrérique, à travers l’exhibition de l’effigie de leurs guides religieux; ce qui pouvait constituer une source potentielle d’exacerbation de rivalités confrériques.

Mais JAMRA et MBAÑ GACCE étaient loin de s’imaginer que le Rubicon allait être allègrement franchi, ce vendredi 18 janvier 2019, à l’occasion de l’inauguration de la Grande Mosquée de Guédiawaye.

Ce site, dont la haute sacralité est proclamée par Allah – dans la sourate «Djinni», verset 18: «Wa annal Massajida lilah» (Les Mosquées sont les demeures de Dieu) – est en effet devenu, le temps d’une inauguration, de surcroît en un jour saint de Vendredi, un haut lieu du paganisme!

N’aurait-il pas été plus indiqué d’étrenner ce lieu de prière et d’adoration du Dieu Unique par des récitals publics du Saint Coran ou par la prestation d’une des chorales des nombreuses écoles coraniques de Guédiawaye? Ou encore d’y implorer la miséricorde divine, en psalmodiant de sublimes khassaïds de Bamba, de Maodo, de Baye Niasse, de Baye Laye ou de bien d’autres grandes figures de l’Islam qui reposent en terre sénégalaise?

«Les croyants ne peuvent se réunir pour invoquer Dieu, sans que des anges bienveillants ne viennent les envelopper de leurs ailes protectrices, et que la Miséricorde Divine ne descende sur eux», enseigne un hadith du Messager d’Allah, rapporté par Abû Hurayra.

Mais, que nenni ! Ce site béni, censé être un haut lieu de glorification du Dieu Unique, fut étrenné dans une modalité inédite, avec renfort de batteurs de tam-tam et de célèbres thuriféraires experts en «taakhouraan»!

Pour la première fois au Sénégal une Grande Mosquée aura été profanée dès son inauguration, en étant le théâtre d’un inadmissible concert de «sabars», ponctué de hurlements hystériques, dignes du folklore des cérémonies initiatiques des animistes de jadis!

JAMRA et l’Observatoire de veille et de défense des valeurs culturelles et religieuses, MBAÑ GACCE, constants dans leur démarche face à toutes formes de profanation de lieux de culte et de déliquescence des valeurs de notre sublime Religion, condamnent énergiquement ces actes sacrilèges.

Et invite le chef de l’État à ne plus cautionner par sa présence physique de telles dérives paganistes, qui auront (au vue des interpellations reçues par JAMRA) heurté de nombreux musulmans dans ce qu’ils ont de plus cher: leur Foi.

Le 19 janvier 2019
Les Bureaux exécutifs de
JAMRA & MBAÑ GACCE
ongjamra@hotmail.com

Président, nous ne sommes pas amnésiques!(par Bosse Ndoye)

Dans cet extrait de son discours – aux allures de gaaruwaale, à la teneur d’autoglorification et aux odeurs de compagne électorale -, tenu lors de l’inauguration folklorique et non moins politique de la mosquée Souleymane Baal à Guédiawaye ce 18 janvier, le président Macky Sall semble vouloir se démarquer de ses camarades politiciens et surtout de ses prédécesseurs – accusés implicitement d’incompétents et de beaux parleurs – par la « véracité de son langage » et le soi-disant respect de la parole donnée : «

Lii ñuy wax du ay géente, du ay digle. Man du ma digle. Lépp lu ma léen wax rekk, fekk na ñu étudier ko, xool ko, xayma ko. Ba am alal ji koy liggéey. Koon day wuute ak façon yi nga xamne moom lañu ñu tàmmaloon fii si Senegaal. Di wax rekk, di léeb rekk, di léeb rekk. Man du ma politike noonu. Lu ñu fi wax rekk, fekk na ñu étudier ko, gëstu ko, wuut alal ji siy dem… »

Le mot qui nous intéresse dans ce discours est Léeb. Polysémique, dans son sens premier il signifie raconter une ou des histoires. C’est ce qu’a très bien fait Birago Diop dans ses fameux contes d’Amadou Koumba.

Il peut aussi dire raconter des histoires, mais cette fois-ci pour étaler des contre-vérités et/ou des affabulations. C’est cette seconde signification qui nous importe dans ce texte.

Passons dès lors au peigne fin quelques-uns des événements ayant eu lieu sous la présidence de Macky Sall pour jauger ses propos à l’aune de la réalité des faits.

Ayant promis urbi et orbi de réduire la durée de son mandat de 7 à 5 ans, notre président a fait montre d’un wax-waxeet légendaire, qui à coup sûr, marquera à jamais l’histoire politique de notre pays.

N’avait-il pas aussi promis une gouvernance sobre et vertueuse?
Les multiples scandales survenus lors de son mandat le contredisent.

La justice a été souvent aux ordres de l’exécutif. Son application a été fréquemment partiale, partielle et parcellaire – pour utiliser les mots d’Aimé Césaire – dans bien des dossiers.

Par conséquent elle a été à maintes reprises plus clémente envers certains de nos concitoyens riches et connus qu’à l’égard des « petites gens » anonymes. La présence complaisante de l’ancien colonisateur n’a jamais été aussi grande et visible dans le pays.

Les affaires Bictogo, Pétrotim, et plus récemment, Prodac et Mamour Diallo, pour ne citer que celles-là, ont fait très mal à nos maigres deniers publics.

Le président n’avait-il pas affirmé dans le journal Jeune Afrique les propos suivants : « Je ne mêle jamais ma famille à la gestion du pays.

Si mon frère a été amené à être cité dans des affaires de sociétés privées, c’est parce je lui avais justement indiqué très clairement, dès ma prise de fonctions, qu’il ne bénéficierait jamais de ma part d’un décret de nomination, notamment en raison de l’histoire récente du Sénégal [Wade père et fils] et parce que je ne voulais pas être accusé de népotisme. »

Pourtant il a nommé son frère, Aliou Sall, directeur général de la Caisse des Dépôts et de Consignations.

Quid des promesses d’un gouvernement de 25 ministres, de la création de 500 000 emplois et de la primauté de la patrie sur le parti? La liste des promesses non tenues est loin d’être exhaustive.
Donc, ne serait-ce que par respect au peuple, le président doit cesser de nous gaver de Léeb.

La pratique de la politique chez nous devrait être plus que « le moyen par lequel des hommes sans principes dirigent des hommes sans mémoire, » pour paraphraser Voltaire.

Surtout à l’approche des élections présidentielles où la prudence doit être de mise. La balle se trouve désormais dans le camp du peuple, qui, espérons-le, sera très réaliste et vigilant dans le choix de son prochain président.

Bosse Ndoye
Montréal
momarboss@gmail.com

Comment pouvons-nous enseigner Victor Hugo en oubliant ce fabuleux poème de Cheikh Ahmadou Bamba « Kun Kaatiman »…

Mes chers compatriotes

Je partage avec vous un extrait de mon discours d’hier.

[…] Ma conviction demeure que le génie Sénégalais mis dans des conditions d’éclosion peut éblouir le monde. Nous avons cette chance de pouvoir compter sur les prières et les enseignements de nos guides religieux. Le Sénégal ne se développera qu’en mettant en synergie toutes les compétences au service d’une ambition de grandeur pour notre peuple, adossée à une vision claire portée par un leadership patriotique et décomplexé. J’ai en effet la conviction ferme que le Sénégal n’a pas besoin de messie ni de héros mais d’une masse critique de citoyens conscients des enjeux de l’heure et qui ont le courage d’agir.
J’entends donc puiser dans les immenses ressources humaines de notre pays qui regorge de compétences dans tous les domaines, de leur redonner confiance et de mettre à leur disposition les moyens nécessaires pour atteindre les objectifs clairement définis dans notre programme inclusif et audacieux. Il sera rendu public très prochainement.
Et dans le sillage de la vision, il ne dérogera pas à nos convictions profondes à savoir, entre autres :
-La protection des enfants et les personnes vulnérables (personnes âgées ou handicapées) et les femmes. Nous allongerons le congé maternité à 06 mois pour les femmes et nous construirons des crèches modernes à proximité des lieux de travail. Il n’est point besoin d’enfanter pour comprendre l’angoisse d’une mère qui a laissé un bébé de 03 mois entre des mains inexpertes de 6h le matin à 18 h le soir.
-L’émergence nécessaire de champions nationaux, le développement d’une agriculture diversifiée et la meilleure exploitation de nos ressources ;
-L’industrialisation pour créer plus d’emplois et de la valeur ajoutée par la transformation de nos matières premières ;
-L’institutionnalisation des relations entre l’Etat et la religion avec le financement transparent du culte et la mise en place d’une institution dédiée ;
-La place plus importante qui sera réservée à l’enseignement religieux et culturel. Comment pouvons-nous enseigner Victor Hugo en oubliant ce fabuleux poème de Cheikh Ahmadou Bamba, « Kun Kaatiman », ou encore les révolutions démocratiques étrangères en oubliant la révolution Torodo de Thierno Souleymane Baal ou la charte du Mandé ?
-L’urgente prise en charge des menaces environnementales qui guettent le Sénégal
-Une capacité accrue à financer nos politiques par une action fiscale juste et une réappropriation de notre souveraineté sur la gestion de nos ressources naturelles et de notre monnaie.

#SonkoPrésident

Diagnostic d’un État déliquescent ( Collectif de leaders du Pit)

On peut dire du septennat du président Macky Sall à la tête de l’État sénégalais qu’il aura été celui d’un rendez-vous manqué avec le peuple.

Alors qu’il a fait une campagne électorale sur le thème de la rupture avec les pratiques despotiques, néo-patrimonialistes, claniques de son prédécesseur Abdoulaye Wade, il a déçu l’ensemble des Sénégalais par sa propension à marcher sur les traces de celui qui a été son mentor. Sa promesse d’une République restaurée dans ses fondements comme le souhaitait le peuple des Assises nationales a fait long feu !

Le pays attend toujours la mise en œuvre des conclusions des assises nationales notamment l’adoption d’une constitution consacrant de véritables corps de contrôle de l’État pour mettre fin à la prédation et la spoliation des ressources. À la place nous assistons à une reddition sélective des comptes, l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

Au plan des libertés politiques et démocratiques nous sommes revenus aux années de plomb de l’ère senghorienne (1963 – 1974) avec l’embastillements d’opposants, des procès pour ceux qui refusent d’intégrer la coalition présidentielle.

Sous prétexte de « rationaliser » les candidatures aux élections, Macky Sall a fait voter une loi scélérate dite de « parrainage citoyen » qui fait le lit d’une ploutocratie.

L’application de cette loi dite de parrainage a donné lieu à ce que nombre de concitoyens ont appelé « une mascarade ». Dans un exercice surréaliste de confusion sur son rôle, ses attributions, les principes qui président à son existence, le Conseil constitutionnel a invalidé la candidature de valeureux filles et fils de notre pays.

Préférant son confort à la recherche de la vérité sur la réalité du soutien populaire derrière chaque candidature, le Conseil constitutionnel a délégué aux services du ministre de l’intérieur le processus de validation en en procédant à un exercice de croisement de fichiers informatiques.

Au plan judiciaire, le Sénégal est en passe de devenir le pays le plus condamné par la Cour de justice de la CEDEAO. Les entorses à la présomption d’innocence, les détentions préventives anormalement longues, celles arbitraires, les refus délibérés de rendre justice sont autant de griefs devenus systématiques qui valent à notre pays d’être cloué au pilori.

Jamais dans l’histoire de notre pays, le temps de la justice n’a autant coïncidé avec l’agenda politique. Des procédures sont engagées sur des bases fallacieuses en toute célérité pour s’en prendre aux adversaires politiques, tandis que lorsque des alliés du pouvoir sont mis en cause, la justice rentre en hibernation. Et plus grave même lorsqu’il s’agit de crimes de sang.

Le ministre de la justice, véritable satrape d’un régime aux abois, a fini de montrer qu’il n’est point le garde des sceaux mais plutôt le garde des siens et des coquins. Sans vergogne, il s’immisce dans des affaires pendantes devant les juridictions. Cerise sur le gâteau, c’est par le mépris qu’il répond au droit à la réserve que lui rappellent les syndicats de la corporation !

Le régime malmène l’État de droit au point de saper ses bases. Qui a dit qu’il y a « des incertitudes juridiques quant à la bonne version de la constitution » ? Ce n’est point un opposant mais le président du Conseil constitutionnel !!!

Une gouvernance marquée par la gabegie, l’incompétence, l’arrogance et l’inconséquence

Le train de vie de l’État est une source de prédation avec les Agences, ministères et conseillers à foison, les fonds politiques non contrôlés, etc. Des institutions sont créées à tour de bras pour satisfaire une clientèle politique, dont la particularité est d’avoir servi tous les régimes qui se sont succédés au Sénégal depuis un demi-siècle.

La question casamançaise n’a pas connu d’évolution significative, confinant la région méridionale dans une situation de ni paix ni guerre qui empêche de se projeter dans l’avenir.

La présidence de Macky Sall a donné un regain de vigueur au vieux système françafricain qui fonctionne à grand renfort de marchés de gré à gré, d’utilisation de l’Agence Française de Développement et des C2D comme moyens d’assurer des marchés aux grandes entreprises françaises et de projets très onéreux comme le TER qui sont loin des priorités des populations.

Le gouvernement privilégie des dépenses de prestige à coups de centaines de milliards, à la réalisation desquelles, il écarte les entreprises nationales, entravant ainsi le développement du tissu industriel national.

Ces dépenses sont financées en grande partie par des emprunts, qui livrent le pays aux mains des marchés financiers.

D’importants gisements de pétrole et de gaz viennent d’être découverts au large du pays et la spoliation continue de plus belle, entre l’immixtion présumée de la famille du Président et des contrats signés en violation même du code minier et l’absence d’effort de maîtrise par le pays des outils de l’exploitation de ce pétrole.

Il en est ainsi depuis toujours avec les mines de fer, d’or, de zircon dont recèle le pays. Pendant ce temps l’école, l’éducation, la formation, la santé sont en pleine voie de privatisation faute d’investissement de l’État sur ces véritables ressorts du développement économique et social du pays.

Combien sont-ils, ces anciens travailleurs d’entreprises ayant fermé, dont les droits ont été reconnus par les tribunaux et qui attendent l’application des décisions de la justice ?

Une politique économique de bradage des intérêts stratégiques du pays, d’endettement inconsidéré, de croissance dans développement

Depuis le milieu des années 80, le Sénégal est sous la coupe réglée des institutions de Brettons Woods (Banque mondiale, Fonds monétaire international). Elles imposent des politiques néo-libérales inspirées du Consensus de Washington.

Que ces politiques aient pour nom Ajustement structurel, stratégie de croissance accélérée, initiative PPTE (Pays pauvres très endettés), Document de stratégie de réduction contre la pauvreté (DSRP), Plan Sénégal Émergent (PSE) elles ont en commun d’être fondées sur le postulat que les forces du marché sont les mieux à même de favoriser la croissance économique, qui elle-même est confondue avec le développement.

Le postulat de cette théorie est que la croissance économique est favorable à la création d’emplois et au développement humain compris comme réducteur de la pauvreté. Pour ce faire, il faut libéraliser le commerce, déréguler le secteur financier, réduire la sphère d’intervention de l’État. Le régime de Macky Sall n’a pas mis fin à ces politiques, tout au contraire, il les a redynamisées.

Depuis 2015, selon la propagande officielle complaisamment relayée par les Institutions financières internationales, le Sénégal a une croissance économique supérieure à 6,5% par an. Cette prétendue croissance, fruit d’artifices comptables et de mensonges d’État ne se traduit pas par une amélioration des finances publiques. Des lois des Finances rectificatives sont votées chaque année devant la discordance entre les promesses de croissance et la réalité des recettes fiscales.

Pour faire bonne figure, le gouvernement s’est lancé dans une politique d’endettement tous azimuts. Des eurobonds, des obligations sous-régionales, etc., tout y passe. Selon la BCEAO, le stock de la dette est passé de 2048,6 milliards en 2012 à 4483,144 milliards au 31 décembre 2017, soit le double. En mars 2018 des eurobonds d’un milliard de dollars et d’un milliard d’euros ont été émis Tout cela pourquoi faire ?

Des projets de prestige, sans un aucun impact sur la structure de l’économie sénégalaise. De l’argent pour engraisser les firmes françaises en retard dans la compétition internationale et qui retrouvent dans un autre pays, comme au « beaux temps » de la colonisation, un marché captif.

Mais à bien regarder la situation, on se rend compte qu’il y a une détérioration du solde global des échanges. Le solde des transactions courantes est à -5% du PIB. L’encours de la dette publique a augmenté, de 57 % du PIB en 2015 à 61,4 % du PIB en 2017. Avec la récente émission d’euro-obligations en mars 2018, ce ratio d’endettement est passé à 65 % du PIB.

Le Sénégal peine à diversifier son économie, dont la base reste étroite et fortement dépendante des produits bruts sans valeur ajoutée.

Cette économie extravertie génère une croissance sans réel développement endogène. Un phénomène aggravé par le Franc CFA qui prive le pays de sa souveraineté monétaire, asphyxie l’économies et favorise la fuite des capitaux.

L’industrialisation ne progresse guère et les rendements agricoles stagnent ou régressent

De la politique sociale, de la lutte contre la pauvreté et de l’emploi

Le Sénégal s’est engagé depuis une quinzaine d’années dans des politiques dites de réduction de la pauvreté ou encore, selon le jargon bureaucratique de la Banque mondiale, dans la protection des groupes vulnérables.

La réduction du taux de pauvreté a quasiment stagné à partir de 2005 pour atteindre 46,7% en 2011 et l’extrême pauvreté n’a pas significativement diminué depuis 2001.

Le Sénégal affiche encore des scores faibles en termes de taux de mortalité infanto-juvénile et maternelle.

L’un des obstacles aux progrès sanitaires au Sénégal est que la détermination des politiques sanitaires échappe aux acteurs. Sous prétexte de santé globale, la santé publique internationale sous l’influence des grandes firmes pharmaceutiques, des fondations privées américaines et quelques pays riches dictent un agenda qui ne prend en compte que certaines pathologies spécifiques (sida, poliomyélite et paludisme) à des fins d’éradication au détriment d’une approche systémique.

Il faut favoriser l’extension des logiques solidaires comme la mise en place de couverture sanitaire universelle financée de manière pérenne comme le préconise l’OMS.

Des propositions

Il faut restaurer l’État de droit, mettre en place un cadre démocratique permettant la participation des citoyens à l’élaboration des politiques publiques. Le cadre juridique des partis politiques doit être profondément revu et adapté au contexte actuel. Il faut l’adoption d’une législation sur le financement de la vie politique, en particulier le financement des campagnes électorales et des partis politiques.

La justice doit inspirer le respect. Pour cela il faut lui permettre d’avoir sa libre administration.

Il faut qu’un terme soit mis aux incertitudes judiciaires. Le texte de la constitution doit être disponible et les lois votées après de véritables débats à l’Assemblée nationale. Que la loi, de son élaboration à son adoption fasse l’objet d’une publicité permettant aux citoyens de s’en faire une bonne idée.

Les collectivités locales doivent jouer pleinement leur rôle et les dotations du pouvoir central en fonction des missions qui leur sont assignées.

On doit faire le constat que les politiques menées au Sénégal depuis plusieurs décennies dont il n’est plus à démontrer qu’elles sont inspirées du Consensus de Washington et du Consensus dit post-Washington ont fait long feu.

Elles ne sont pas parvenues à susciter un changement structurel assez rapide pour résoudre les problèmes pressants du développement au Sénégal. En particulier, un aspect essentiel est qu’un cadre classique traitant uniquement de la préservation de la stabilité macroéconomique ne suffit pas pour accélérer le changement structurel.

Il faut remédier à la situation actuelle en matière monétaire. Nous parlons évidemment du franc CFA, dont le carcan actuel est de moins en moins accepté dans les populations mais qui est maintenu sous respiration artificielle par des réseaux de ceux qui profitent.

La politique monétaire doit sortir du cadre de la gestion réglementaire de la stabilité macroéconomique. Si l’on reconnaît que la stabilité est importante pour la promotion de l’investissement intérieur et étranger, elle doit s’accompagner de la recherche de l’objectif de développement durable, objectif à plus long terme.

La population du Sénégal a dépassé 15 millions en 2015. Elle est caractérisée par sa croissance rapide, sa jeunesse avec près de 43% de moins de 15 ans. La population en âge de travailler représente 53% de la population totale.

Le ratio de dépendance démographique se situe autour de 1, ce qui donne un niveau de charge important pour les actifs. Si cette croissance démographique peut être considérée comme une chance : puisque synonyme de jeunesse, de dynamisme, d’urbanisation accélérée.

Il s’en faut de peu pour qu’elle soit source de périls si le décollage économique ne parvient pas à réduire la pauvreté en permettant aux milliers de jeunes qui arriveront chaque année sur le marché du travail d’avoir un emploi décent. Il faut créer les conditions d’une croissance démographique maîtrisée.

Il faudra dans les années à venir augmenter les niveaux d’investissement en éducation et satisfaire les besoins en emplois qui iront grandissant.

Il faudra augmenter le niveau d’éducation de la population active. Cela passe certes par une élévation des taux de scolarisation au niveau du primaire et secondaire mais aussi par une amélioration de la qualité de la formation. Il s’agira donc de créer les conditions d’avoir une main d’œuvre de qualité et qualifiée.

Il faut mettre un terme à la manipulation du fichier électoral et moderniser l’état-civil, en

Rendant contraignant pour les services de l’état civil d’inscrire toutes les naissances sur leurs registres. Ceci mettrait fin, en particulier, à la situation inadmissible d’enfants privés d’examens scolaires faute d’état-civil, et à l’existence d’enfants dits « inexistants » ou « fantômes » car ne figurant sur aucun registre de statistique du pays.

Rendant contraignant pour les services du fichier électoral d’inscrire automatiquement les sénégalais sur les listes électorales dès leur majorité à 18 ans.

Facilitant la démarche de signalement sur le fichier électoral de changement de domicile.
Rendant public et de façon permanente la carte électorale localisant les bureaux de vote.

Le Sénégal se vide de sa matière grise et de ses compétences. Chaque année, de nombreux étudiants, chercheurs Sénégalais quittent le pays pour aller poursuivre leurs études en Europe ou en Amérique du Nord.

Une formation hautement qualifiée en Europe ou en Amérique du Nord est une chance pour la jeunesse de revenir au service de son pays d’origine. Mais, une fois le diplôme en main, retourner au Sénégal à la fin de ses études devient une décision difficile à prendre, compte tenu des conditions de vie dans les pays d’accueil comparées à celles qu’ils ont laissées en partant.

Il nous faut créer l’espoir en chaque jeune sénégalais pour que le retour au Sénégal ne soit perçu comme un risque mais comme la perspective d’une carrière riche et exaltante.

Le pays devra augmenter ses investissements en capital physique. Cet objectif passe par la mise en place d’un cadre incitatif et sécurisant pour les investisseurs. Pour cela Il faudra mettre en place un corpus juridique clair et précis et les mécanismes règlements des litiges qui inspirent la confiance.

L’État devra bien évidemment continuer à jouer son rôle de locomotive mais en s’assurant du caractère stratégique de ses investissements mais aussi en faisant en sorte qu’ils soient porteurs d’une croissance inclusive. L’augmentation physique doit permettre une meilleure productivité globale des facteurs.

Dans le domaine de la santé, il faut travailler à remédier aux disparités dans l’utilisation des services de santé entre Dakar et les autres régions, surtout les plus pauvres. Il faut mettre un terme entre l’inéquité dans la répartition des dépenses d’investissement entre les villes et les zones rurales (centres de santé, postes de santé, districts, maternités rurales et cases de santé).

La politique de santé doit être le fruit du débat citoyen et démocratique éclairer par les connaissances épidémiologiques sur les priorités, et mue par la nécessité d’assurer l’équité du système sanitaire.

Les diverses études épidémiologiques menées dans notre pays sur la mortalité et la morbidité des enfants ont montré une forte corrélation entre le niveau d’instruction des mères et l’état de santé des enfants. Il faut pour que l’éducation et l’alphabétisation soit comprises comme ayant des externalités dans le champ de la santé.

Au nom d’un groupe de camarades,

Dr Félix ATCHADE, Membre de la Coordination PIT-SENEGAL de France
Dr Sette DIOP, Membre de la Coordination PIT-SENEGAL de France
Dr Mohamed Lamine LY, Membre du Comité Central du PIT-SENEGAL

Le Ter de Macky Sall, l’escroquerie du siècle (Rémy Ngono)

Cinq ans de prison pour Khalifa Sall, le maire de Dakar, pour escroquerie sur les deniers public, et cinq millions de francs CFA d’amende. Mis aux arrêts pour le motif de détournement de deniers publics, Khalifa Sall a finalement été relaxé sur cette accusation où on voulait faire croire qu’il avait pillé des montagnes de millions.

À l’énoncé du verdict, on découvre que c’est plutôt un cirque politique d’une justice qui broie ses proies telle une pieuvre qui resserre une à une ses tentacules, pour étouffer les potentiels candidats à l’élection présidentielle contre Macky Sall. La justice sénégalaise a jeté Karim Wade en prison en l’accusant d’avoir détourné plus d’un milliard.

Mais il a été relaxé respectivement par la Cour de justice de la CEDEAO, le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, le pôle financier, le Tribunal de Grande Instance et la Cour d’ Appel de Paris, sur la base de plus de 3000 documents fournis contre l’État sénégalais.

Comme Paul Biya, Macky Sall a fait main basse sur la justice de son pays pour se donner une bonne image à travers le cirque de la lutte contre la corruption, guettant l’instant propice pour emprisonner ses éventuels rivaux.

Cependant, Macky Sall est le chef d’État africain qui passe les marchés les plus scandaleux pilotés par des réseaux d’escrocs et de mafieux.

Le palais présidentiel que Macky Sall prévoit de construire à Diamniadio va coûter 100 milliards de francs Cfa. Le projet a été confié à l’architecte libano-ivoirien Pierre Fakhoury.

Ce dernier réclamerait du pétrole en contrepartie du financement de l’édifice. Pierre Fakhoury serait un habitué à ce type de règlement en nature comme les gangsters de l’ancien Texas, à travers sa société YAM’S.

La star internationale Akon , de son vrai nom Alioune Badara Thiam, concepteur du projet ” Akon lighting Africa”, prévoyant fournir l’électricité dans 40 pays africains pour un coût total d’un milliard de dollars, est déjà opérationnel dans 16 pays du continent africain et non chez lui-même au Sénégal où Macky Sall a bloqué le dossier, préférant aller acheter un lampadaire en France pour 1 million 142 mille francs par pièce , pour un coût total de 57 milliards 69 millions de francs CFA.

Le marché du TER de Macky Sall est la plus grosse escroquerie du siècle. Non seulement il n’est pas un train à grande vitesse, mais il coûte 568 milliards pour 57 kilomètres, soit 10 milliards par kilomètre. Pendant ce temps, au Nigeria, le TGV (train à grande vitesse) a coûté 532 milliards pour 187 kilomètres, soit 2,8 milliard par kilomètre.

Malgré la création du ministère de la Bonne gouvernance et l’Office National de Lutte contre la corruption, le Sénégal est toujours dans la zone rouge des pays corrompus du monde dans le classement de Transparency International.

Macky Sall qui a les mains les plus sales du Sénégal, a rendu la justice du Sénégal aussi très sale. Comme le disait F. Dostoïevski : «Si le juge était juste, peut-être le dirigeant du pays serait le premier coupable».

Rémy NGONO
Journaliste camerounais

« Je vous présente Mme Sonko, celle qu’on a voulu présenter comme…

« Je vais vous présenter Mme Sonko malgré le fait que je crois qu’il faut faire le distingo entre la politique et la vie privée ».
Ousmane Sonko mêlant l’acte à la parole a fait venir sa dame à la tribune pour démentir les diffamateurs qui disaient que chez Sonko les dames étaient couvertes de la tête aux pieds

Affaire des 94 milliards : les nouvelles révélations de Sonko

Ousmane Sonko a brisé le silence sur le scandale des 94 milliards. Au cours des semaines passées, certains mercenaires à la solde du régime ont tenté de le mouiller dans cette affaire d’escroquerie de haut vol.

En meeting à la place de l’obélisque, le leader de Pastef a fait de nouvelles révélations et expliqué que les voleurs mouillés dans ce micmac ont déjà perçu 46 milliards

«je connais la banque qui a effectué le décaissement, les comptes et tout sur ce deal ! Je demande au procureur de me convoquer et je lui donnerai tous les détails. A défaut d’une autosaisine de la justice je demande la mise en place d’un jury d’honneur, la société civile est interpellée », a dit Sonko

Le Sénégal bascule dans l’anarchie judiciaire

Il ne faut point s’y tromper : le Sénégal a basculé dans l’anarchie judiciaire depuis le lundi 14 janvier 2019, date à laquelle le Conseil Constitutionnel a arrêté la liste provisoire des candidats à l’élection présidentielle du 24 février 2019.

Le principe de sécurité juridique qui constitue un des fondements de l’Etat de Droit, et qui repose sur « l’existence de normes claires et intelligibles, sur la protection des droits acquis et des délais de recours, sur le principe de la confiance légitime, la stabilité et la prévisibilité des situations juridiques » n’existe plus au Sénégal.

Le Considérant N°66 de la décision N°2/E/2019 a fini de jeter l’opprobre et le discrédit sur le Conseil Constitutionnel, et la justice, créant un chaos judiciaire sans précédent. En effet, la lecture du Considérant N°66 suscite l’effroi : «

Considérant que Khalifa Ababacar SALL ne peut plus se prévaloir de la qualité d’électeur au sens des articles L.27 et L.31 du code électoral ; que par suite ne remplissant pas la condition prévue par l’alinéa 1er de l’article L.57 du Code électoral, il ne peut faire acte de candidature à l’élection présidentielle ».

Analysons maintenant la portée juridique des articles du code électoral (L.27, L.31 et L.57, alinéa 1) visés par le Considérant N°66 de la décision N°2/E/2019 du Conseil Constitutionnel :

Article L.27 « Sont électeurs, les sénégalais des deux sexes, âgés de dix-huit ans accomplis, jouissant de leurs droits civils et politiques, et n’étant dans aucun cas d’incapacité prévu par la loi ».

Observations N°1 : A ce jour, Khalifa SALL jouit de tous ses droits civils et politiques. Ni le jugement du Tribunal de Grande Instance de Dakar du 30 mars 2018, ni l’arrêt N°454 de la Cour d’appel de Dakar du 30 aout 2018, ni l’arrêt N°001 de la Cour suprême du 03 janvier 2019 n’ont prononcé une privation des droits civils et politiques à l’encontre de Khalifa SALL.

Le terme « prononcé » a une signification juridique précise. Il signifie que la Justice doit prononcer la privation des droits civils et politiques formellement (le prononcé doit figurer dans le jugement ou l’arrêt).

A ce jour, le Conseil Constitutionnel ne peut fournir aucune décision de justice dans laquelle figure la privation des droits civils et politiques de Khalifa SALL. Par conséquent, le fait de viser l’article L.27 du code électoral relève d’une farce grotesque, de la part des 7 « Sages ».

Article L.31 « Ne doivent pas être inscrits sur la liste électorale : 2) les individus condamnés à une peine d’emprisonnement pour l’un des délits suivants : vol, escroquerie, abus de confiance, et en général pour l’un des délits passibles d’une peine supérieure à cinq (05) ans d’emprisonnement…».
Observations N°2 : Il convient de porter une attention particulière à l’article L.31. Khalifa SALL est régulièrement inscrit sur les listes électorales. Sa qualité d’électeur est définitivement acquise le 17 juillet 2018, après la clôture de la révision exceptionnelle des listes électorales, conformément au décret n°2018-476 du 20 février 2018. Khalifa SALL figure sur la liste électorale issue de cette révision établie de manière définitive par les services du Ministère de l’Intérieur, le 17 juillet 2018. Depuis cette date, Khalifa SALL ne relève plus de l’article L.31, puisqu’il est définitivement inscrit sur les listes électorales. L’article L.31 est extrêmement clair, puisqu’il dispose « Ne doivent pas être inscrits sur les listes électorales… ». Or, Khalifa SALL étant déjà inscrit sur les listes électorales, l’article L.31 du code électoral ne lui est nullement applicable. Pour une raison simple : toutes les dispositions de l’article L.31 concernent les condamnés qui ne sont pas encore inscrits sur les listes électorales. Ce qui n’est pas le cas de Khalifa SALL, dont l’inscription est définitive depuis le 17 juillet 2017. La qualité d’électeur de Khalifa SALL est incontestable dans la mesure où il a été élu Député à l’issue du scrutin du 30 juillet 2017.

Pour priver Khalifa SALL, de la qualité d’électeur, la seule voie juridique possible est la radiation sur les listes électorales. Or, les 7 « Sages » savent parfaitement qu’une radiation des listes électorales obéit à un formalisme strict, et induit le respect de délais, ce qui aboutit inéluctablement à la recevabilité de la candidature de Khalifa SALL pour l’élection présidentielle du 24 février 2019.

Le formalisme exigé par la loi pour la radiation d’un électeur sur les listes électorales
L’article L.42 du code électoral dispose « qu’un électeur inscrit sur la liste électorale ne peut être radié sans une décision motivée et dûment notifiée ». C’est clair, net et précis. Pour radier Khalifa SALL des listes électorales, il faut obligatoirement lui notifier la décision. Cette notification est une formalité substantielle, sans laquelle sa radiation des listes électorales est dénuée de toute valeur juridique. Dans tous les cas, lorsqu’il s’agit d’une radiation, y compris d’une radiation d’office, la loi exige qu’une notification soit faite à l’intéressé (cf article L.43 du code électoral). En vérité, la radiation de Khalifa SALL sur la liste électorale était impossible au lendemain de la décision de la Cour suprême du 03 janvier 2019, pour les 2 raisons suivantes :

L’article L.43 du code électoral dispose « que l’électeur qui a fait l’objet d’une radiation d’office, pour d’autres causes que le décès, reçoit de la part de l’autorité administrative compétente, notification écrite de la décision de la commission administrative à sa dernière résidence connue. L’électeur radié peut dans les 5 jours qui suivent, intenter un recours devant le Président du Tribunal d’instance »,

L’article L.46 du code électoral dispose « que la décision du Président du Tribunal d’instance est rendue en dernier ressort et qu’elle peut être déférée en cassation devant la Cour suprême, conformément aux dispositions de la loi organique sur ladite Cour ».
Les délais de recours liés à une radiation de Khalifa SALL sur la liste électorale sont incompatibles avec la date du 20 janvier 2019, fixée par le Conseil Constitutionnel pour la publication de la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle du 24 février 2019. Enclencher une procédure de radiation entraînait ipso facto la recevabilité de la candidature de Khalifa SALL. Pour conclure à l’irrecevabilité de la candidature de Khalifa SALL, le Conseil Constitutionnel s’est arrogé une nouvelle compétence qui n’existe nulle part dans la loi organique n°2016-23 du 14 juillet 2016 qui définit ses compétences : priver un citoyen de la qualité d’électeur (le CC n’a aucune compétence pour radier un citoyen des listes électorales). En conséquence, le Considérant N° 66 de la décision N°2/E/2019 précisant que « Khalifa Ababacar SALL ne peut plus se prévaloir de la qualité d’électeur au sens des articles des articles L.27 et L.31 du code électoral ; que par suite ne remplissant pas la condition prévue par l’alinéa 1er de l’article L.57 du Code électoral, il ne peut faire acte de candidature à l’élection présidentielle » est totalement illégal, nul et non avenu. Pour clore l’analyse sur le Considérant N°66, précisons enfin que l’alinéa 1 de l’article L.57 du code électoral ne comporte aucune disposition de nature à entraver la candidature de Khalifa SALL puisqu’il dispose que « Tout sénégalais électeur peut faire acte de candidature et être élu, sous réserve des conditions d’âge et des cas d’incapacité ou d’inéligibilité prévus par la loi ». Or, il a été prouvé d’une part que Khalifa SALL est électeur et éligible, et d’autre part que l’article L.31 du code électoral ne lui est pas applicable (concerne les condamnés qui ne sont pas encore inscrits, et non les condamnés déjà inscrits, et pour qui, seule une procédure de radiation est de nature à les priver de la qualité d’électeur).

Le Sénégal bascule dans l’anarchie judiciaire
La justice sénégalaise qui faisait il y a quelques années encore, la fierté du continent africain, est devenue méconnaissable sous le magistère de Macky SALL. Son image est considérablement entachée à l’échelle régionale (CEDEAO), et internationale (ONU). Le Conseil Constitutionnel et la Cour suprême devenus de simples « marionnettes » entre les mains du pouvoir exécutif sont désacralisés et totalement décrédibilisés. Le principe de sécurité juridique a volé en éclats, créant une rupture de confiance entre la justice et le peuple. L’insécurité juridique a atteint son paroxysme, touchant de plein fouet l’organisation judiciaire : la Cour suprême peut dire que le rabat d’arrêt est suspensif, et le Conseil Constitutionnel prétendre le contraire. Avec le chaos judiciaire qui se profile, restaurer l’Etat de Droit est un impératif. Le Sénégal traverse un moment critique de son histoire où les institutions judiciaires sont à terre. La démocratie sénégalaise est en DANGER. L’alerte lancée par l’ambassade des USA à Dakar prouve que le risque de basculement est désormais possible.

Moubarack Lo : Le bilan n’est pas suffisant pour réélire un président


Le bilan va compter le jour du scrutin, mais il ne sera pas suffisant. L’économiste Moubarack Lo affirme que si on se fiait uniquement au bilan, le président Abdou Diouf serait réélu.

Il faudra au président Macky Sall, candidat à sa propre succession, plus qu’un bilan pour se faire réélire. Observateur de la société civile, Moubarack Lo affirme que ses réalisations à elles seules, ne suffisent pas à le faire triompher en février 2019.

«Le bilan compte, mais le bilan n’est pas suffisant», déclare Moubarack Lo. «En 2000, le bilan du président Abdou Diouf, disons sur le plan purement analytique, n’était pas mauvais, il était même assez bon.

Si c’était simplement son bilan, il avait sans doute des chances d’être réélu, mais les électeurs ne votent pas toujours pour le bilan», poursuit-il. Le camp du pouvoir compte sur le bilan du président Macky Sall pour un second mandat.

Mais Moubarack Lo souligne que le bilan économique, même le bilan des infrastructures n’est pas le bilan de l’emploi, ni de la qualité de vie ressentie par chacun dans sa maison. «Ce n’est pas non plus le bilan des perceptions», dit-il, ajoutant qu’il faut regarder plusieurs aspects.

Car à l’en croire, il y a l’économie certes qui est là avec un taux de croissance de 6,6 % en moyenne depuis 2015, deuxièmement il y a un bilan infrastructurel, mais selon lui, il y a la réalité et la perception. Il explique que celui qui n’a pas d’emploi quel que soit ce que vous lui dites, il dira qu’il n’a pas d’emploi et qu’il ne bénéficie pas de la croissance.

Troisièmement, une élection c’est aussi l’offre politique, d’après lui. «Il y a le bilan, mais il y a aussi les perspectives que proposent les autres. C’est tout cela qui va jouer», dit-il.

D’autre part, Moubarack Lo qui s’exprimait en marge de la 3e conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique, affirme que nous vivons une situation exceptionnelle avec une élection présidentielle sans le Pds et Khalifa Sall.

Et pour cause, il soutient que le Pds n’est plus celui d’avant et son leader historique vit à Paris. «A situation exceptionnelle, conditions exceptionnelles aussi.

Ce qui est en train de se passer ce n’est pas une situation où tout est normal parce que si le Pds était tel qu’il était, il est clair qu’il se serait dans doute mieux organisé», poursuit-il, refusant de voir la main du pouvoir derrière leur exclusion de la course à la présidentielle. Moubarack Lo affirme que dans la vie, il faut juger ce dont on est sûr.

Et selon lui, la seule chose sûre c’est que le Conseil constitutionnel s’est fondé sur le droit pour dire que ces deux ne peuvent pas être candidats. «Je suis juste un observateur de la société civile. Je ne peux me fonder que sur ce que dit le Conseil constitutionnel.

Maintenant, si demain, il y a un argument juridique valable qui dirait que le Conseil constitutionnel n’a pas dit le droit, ce serait dans ce cas autre chose. Mais pour l’instant, c’est argument contre argument. Qui a la vérité, je ne sais pas», affirme Moubarack Lo

Ralliement massif à Linguère : Sonko vide la base d’Aly Ngouille Ndiaye

Hier dans la soirée, le président de Pastef a reçu certains responsables de l’APR du département de Linguère.

Ces derniers ont décidé de rallier Ousmane Sonko et de tourner définitivement la page de l’APR.

Les responsables Amadou Ba et Moctar Ba qui ont pris la parole ont dénoncé la mauvaise gouvernance de Macky Sall. Pour le premier nommé, « le président Macky Sall est certes notre parent mais nous avons choisi Ousmane Sonko car nous sommes séduits par ses discours.

Ce qui nous intéresse c’est le développement du Sénégal et non un parent. Aujourd’hui à Linguère les gens sont déçus. Personnellement je ne peux être avec des gens qui ne vous considèrent pas et qui ne respectent pas leur parole (…)

La déception est le sentiment le plus partagé dans le département. Car il y’a rien comme politique de développement locale », a-t-il dit en marge de leur face à face avec Sonko.

Le jeune Moctar Ba de Barékédji, qui était dans les rangs de l’APR depuis 2009, dira à Ousmane Sonko, « que désormais vous pouvez compter sur moi et mes amis pour renverser la tendance dans le département de Linguère.

La justice sociale est piétinée au Sénégal, il y’a beaucoup d’injustice dans ce pays. Nous ne pouvons pas être dans ce parti pour cautionner ces actes. » Dans cette délégation, il y’a Moussa Sow de Fass Boy, (Mboro département de Thies), qui a décidé d’accompagner ses amis de Linguère

Ousmane Sonko en prenant la parole a salué le courage de ces démissionnaires de l’APR et réitère son vœu de développer les régions de l’intérieures. en mettant l’accent sur l’agriculture et l’élevage

Exclusif

L’opposition met en garde préfets et gouverneurs : aucun ordre illégal ne saurait…

L’opposition prévient l’administration contre tout parti pris en faveur du Pouvoir. La Plateforme opérationnelle de sécurisation des élections (POSE) qui regroupe l’ensemble des partis de l’opposition exige d’elle qu’elle reste républicaine et neutre dans le processus électoral et surtout le bras de fer qui l’oppose au pouvoir.

«Nous vous invitons instamment à faire preuve de neutralité au nom des principes républicains. Chacun d’entre vous doit assumer ses responsabilités», lit-on dans une lettre ouverte adressée aux autorités administratives impliquées dans le processus électoral. «Aucun ordre illégal ne saurait couvrir les manquements à vos devoirs républicains.

Le cas échéant, vous devrez répondre des conséquences qui pourraient découler des actes posés ou des omissions commises en violation de la loi et des règlements en vue de favoriser le candidat sortant», poursuit Mame Adama Guèye, le coordonnateur national de la Pose.

«Nous vous invitons à mesurer les enjeux des prochaines élections et prendre conscience du fait que des élections transparentes constituent la condition sine qua none de la préservation de la paix et de la stabilité de notre pays.

La démocratie est notre patrimoine commun, la paix et la stabilité sociale sont notre richesse. Vous avez le devoir impérieux de les sauvegarder au nom de votre devoir d’allégeance à la République», poursuit-il.

Mame Adama Guèye indique que de par leurs fonctions, les fonctionnaires sont amenés à jouer le rôle qui leur est imparti par la loi dans le processus électoral à différents niveaux. Il rappelle que les prochaines élections présidentielles vont mettre en présence plusieurs candidats, dont le président de la République en exercice, candidat à sa propre succession.

Il faut relever, dit-il, pour le regretter, que l’administration a généralement tendance à favoriser le candidat sortant au détriment des autres candidats.

Et à l’en croire, une telle attitude résulte de la confusion volontaire ou involontaire entre le devoir normal de loyauté de l’Administration à l’égard du pouvoir en place et l’allégeance consentie au nom d’intérêts inavouables. «L’allégeance n’est due qu’à la République. Le devoir de loyauté a comme limite l’exigence absolue du respect de la loi et du principe républicain de neutralité», conclut-il.

Avant l’administration, le coordonnateur national de la Pose avait écrit aux magistrats du Conseil constitutionnel et surtout aux forces de sécurité pour leur demander de ne jamais perdre de vue qu’en matière de contentieux électoral, il ne s’agit point d’une opposition entre l’Etat et des citoyens mais plutôt entre des acteurs politiques d’égale dignité, tenus aux mêmes devoirs et obligations et jouissant des mêmes droits.

«Aussi vous est-il exigé d’adopter une posture républicaine qui vous impose de respecter les principes d’équité entre les candidats et vous interdit de cautionner la violation des principes fondamentaux qui gouvernent l’organisation d’élections démocratiques. Votre devoir est de défendre la République et non les intérêts politiques illégitimes du candidat sortant.

Le cas échéant, les membres des forces de sécurité complices du candidat sortant dans son obsession irresponsable d’une réélection à tout prix et responsables de dérives répressives devront répondre de leurs actes.

A cet égard un dispositif d’observation approprié sera mis en place pour documenter toutes les violations des droits humains».

A Mme Bousso Diao Fall du CC: La mère de famille, le pilier qui ne doit pas céder!


Très chère Maman,
Un fils vous écrit. Cet enfant que vous ignorez et qui, lui-même, vous découvre à peine est celui qui voudrait vous rappeler les responsabilités, si grandes, qui reposent en vous. Il ne faudrait voir dans son entreprise ni impolitesse, ni malséance. Cet enfant, moi, n’ose se plaindre de l’absence d’une maman. Dans la grisaille actuelle, c’est le Sénégal qui se plaint et qui appelle de ses vœux la clairvoyance et l’exemplarité d’une maman.
Si la femme est le pilier du ménage, métronome de l’unité sociale, vous n’en êtes pas moins l’incarnation dans cette institution qui, aujourd’hui, a le destin de notre famille, le Sénégal, entre ses mains.
Si la si longue lettre de Mariama BA ne s’est toujours pas éteinte des mémoires, celle-ci, si courte, devra l’être non pas par sa manifeste inconsistance, mais plutôt par l’éclat de la réponse factuelle qui devra être vôtre.
Soxna Bousso, votre Devancière de Porokhane nous fit don d’un sauveur. Oseriez-vous laisser chavirer le bateau Sénégal dont son FILS fit rayonner le nom ?
Si cette élection se profile sans candidate, vous avez la possibilité d’y inscrire en lettres d’or le mérite de la femme par un simple NON. Un refus de courage et de dignité. Refusez de compromettre l’avenir de vos enfants, Sénégalais et Sénégalaises, qui veulent juste voter pour le candidat de leur choix.
A-t-on vu une mère de famille bruler ses enfants ? Vous ne devez pas être cette mère de famille qui fait peu de cas de sa progéniture. A-t-on déjà vu la femme résister là où l’homme a cédé ? Oui. Vous devez, aujourd’hui, montrer qu’à une contre six, la mémoire de NDER en bandoulière, vous réincarnez Aline Sitoé DIATTA.
Mame Diarra BOUSSO,
Moi, Mouhamadou Lamine Bara, je ne vous connais pas. Pourtant, j’ose placer en vous l’espoir de mes frères et sœurs. Vous êtes aujourd’hui refuge de notre espoir.

L’espoir est ce qui fait vivre. Tuerez-vous, de vos propres mains, notre Sénégal ?

Mouhamadou Lamine Bara LO

J’accuse Macky sall de parjure sur la licéité de son patrimoine (Alioune Badara Mboup)

Le serment présidentiel ne saurait être confondu à un énoncé linguistique. La sanction du parjure doit être retenue pour fonder l’utilité du serment de la plus haute autorité de l’Etat.

Pour la clarté du propos, il paraît opportun de rappeler les dispositions de l’article 37 de la Constitution sénégalaise du 22 janvier 2001 qui précise que « Le Président de la République nouvellement élu fait une déclaration écrite de patrimoine déposée au Conseil constitutionnel qui la rend publique.»

La question essentielle devient alors de déterminer le degré de précision avec lequel ces obligations doivent apparaître dans la déclaration de patrimoine du Président.

En l’espèce, l’absence de comptes et de numéros de comptes bancaires, dans la déclaration publiée dans le journal officiel n°6660 du mardi 12 avril 2012 et dans la presse, interpellent sur la situation financière de Macky SALL.

On doit s’offusquer qu’il passe sous silence sa situation financière : de quoi a-t-il peur pour refuser de rendre publique sa situation financière, conformément aux dispositions de l’article 37 ? Que cache-t-il ?
Il doit nous édifier sur l’évolution son patrimoine avant de briguer à nouveau les suffrages des sénégalais.

Les candidats et les citoyens épris de justice doivent être décidés à saisir les juridictions du pays et internationales et à s’opposer, légalement, de façon démocratique et républicaine, à sa candidature à la prochaine élection présidentielle prévue le 24 février 2019.

La mention par l’article 101 de la Constitution de la justiciabilité pénale du Président devant la Haute Cour de Justice, en cas de « haute trahison », ne préjudicie en rien sa convocation devant la CREI pour enrichissement illicite et à la contestation de la validité de sa candidature, devant le Conseil constitutionnel, pour situation fiscale douteuse.

En tout état de cause, le texte du serment de l’article 31 de la Constitution ne semble pas nécessairement devoir se limiter à un simple énoncé linguistique. Celui-ci ne peut, en effet, être assimilé à un banal serment professionnel.

Nous voulons juste rappeler les propos de Macky SALL dans le cadre du serment qu’il a formulé, sur la base de l’article 37, dans sa déclaration de patrimoine :

« Je jure sur l’honneur que cette déclaration de patrimoine est sincère et véritable et que les fonds ayant servi à l’acquisition desdits biens proviennent pour partie de mes gains et salaires, de prêts contractés auprès d’organismes financiers et de dons d’amis, de militants et de sympathisants sénégalais».

Sur cette base nous accusons Macky sall de parjure sur la licéité de son patrimoine.
Vive le Sénégal ! Vive la République !

Alioune Badara Mboup
Secrétaire Général du Mouvement Dafa-Jott

Macky Sall à Tanor et Niasse : « Si je tombe, vous tombez avec moi »

Macky Sall veut gagner 2019 à tout prix. Selon le journal l’As, le Secrétaire général de l’Apr a réuni samedi dernier les responsables de l’Apr et ses alliés de Benno Bokk Yaakaar pour les inviter à davantage investir le terrain.

A Ousmane Tanor Dieng et Moustapha Niasse, respectivement président du Haut Conseil des collectivités territoriales et président de l’Assemblée nationale, et tous deux élus pour 5 ans, il a tenu un langage clair.

« Si vous pensez, vous députés, que si je perds le pouvoir en 2019 qu’il n’y aura pas de conséquences, détrompez-vous. Car, si je tombe, vous tombez avec moi », leur aurait servi Macky Sall. Qui les met en garde : « Mon successeur va dissoudre l’Assemblée et supprimer le Hcct ».

C’est pourquoi, leur suggère-t-il, « vous devez parler aux populations de nos réalisations. Dieu sait qu’on en a beaucoup fait. On a fait ce que personne n’a fait en si peu de temps. Vous devez parler aux Sénégalais dans leurs langues».

Avec Ndar info

Processus électoral : les mises en garde d’Alioune Badara Cissé


Le médiateur de la République, Alioune Badara Cissé, s’est dit «préoccupé» par la série de manifestations notées ces derniers jours à Dakar, après la disqualification provisoire des candidats Karim Wade et Khalifa Sall de la course pour la présidentielle. Appelant au calme et à la sérénité, il rappelle à la classe politique qu’il y a une vie après le 24 février 2019.

«Je ne peux que lancer un appel au calme et à la sérénité, de dire aux acteurs politiques et à ceux qui les soutiennent de comprendre que l’élection présidentielle n’est qu’un moment de l’histoire. Si les leaders politiques ne parlent pas à leurs militants, la situation risque de s’empirer et, dans ce cas, il serait très difficile de retourner en arrière. L’histoire du Sénégal ne s’arrêtera pas au soir du 24 février. Il faut donc que nous gérions tout cela», alerte-t-il.

Alioune Badara Cissé s’exprimait, ce mercredi matin, en marge du Forum citoyen organisé par la fondation Africajom Center dirigée par Alioune Tine.

Pour lui, les manifestations politiques sont une forme d’expression populaire reconnue dans toute démocratie, mais pourvu qu’elles soient autorisées. «Les deux candidats recalés (Karim Wade et Khalifa Sall, Ndlr) ont le droit de manifester, à condition que ces manifestations soient autorisées. Il faut comprendre qu’une décision de justice ne peut pas se commenter sur la place publique pour faire l’objet de manifestation violente de cette nature», a fait savoir le médiateur de la République invitant les autorités religieuses, coutumières et les membres de la société civile à s’adresser aux Sénégalais parce que, rappelle-t-il, en définitive, le Sénégal est indivisible.

«Un service d’ordre qui ne sait pas faire la part des choses»

«Aucune instabilité ne devrait être acceptée. Je souffre de voir de vieilles personnes humer de gaz lacrymogènes, des jeunes ensanglantés. Je souffre de voir un service d’ordre qui ne sait pas faire la part des choses. Quelle que soit l’issue de ces élections, il ne devrait y avoir qu’un seul vainqueur : le Sénégal», ajoute l’avocat et homme politique.

S’agissant, par ailleurs, du système de parrainage, Me Alioune Badara Cissé dit qu’il ne peut pas l’apprécier en l’état. Il pense toutefois qu’il était important de revoir à la baisse les candidatures à la présidence de la République. «Cela aurait paru impraticable d’avoir une centaine de candidats. Il est évident que la pléthore de candidats pose problème, comme la pléthore de partis politiques aussi», souligne-t-il. Et d’ajouter : «Ce qui a fait défaut, c’est la concertation, le combat politique au niveau de l’Assemblée nationale où cette disposition était soumise à la sanction des parlementaires. Malheureusement, en ayant raison ou tort pour certains, ce débat a été relativement faussé par des députés qui ont quitté la salle ou par la proposition acceptée par la majorité d’un vote sans débat.»

Le collectif des 25 candidats demande aux forces publiques de rester à l’écart


Le collectif C25 engage le combat contre le président Macky Sall. Les parties prenantes qui déchirent la liste des candidats validée par le Conseil constitutionnel appellent les citoyens sénégalais à la résistance.

En conférence de presse ce mardi, le porte-parole Mactar Sourang a estimé que le «pays traverse une situation sans précédent».

Il soupçonne le candidat sortant, Macky Sall, “de construire une confiscation du pouvoir”. Ce dernier ne compte plus que, affirme-t-il, sur un appui des forces de défense et de sécurité.

Mactar Sourang appellent ainsi ces dernières à se tenir à l’écart. Notamment, quand le peuple décidera de barrer la route au président Macky Sall qui, selon lui, prépare un holdup électoral.

Le C25 qui récuse le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye «demande aux leaders et responsables à s’unir et à mettre en place des Coordinations communales et d’attendre les mots d’ordre du collectif».

Manifs pré-électorales : Aly Ngouille Ndiaye menace l’opposition

Le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique a réagi aux manifestations de l’opposition qui secouent certains parties de Dakar depuis la publication provisoire de la liste des candidats à la présidentielle. Aly Ngouille Ndiaye a minimisé ces « foyers de tensions » mais assure que l’Etat y fera face.

«Ce n’est pas fois qu’on vit ce genre de situation surtout que nous cheminons vers la présidentielle. En 2000 et 2012, nous avons aussi connu pareilles situations dans le pays. Cependant, les gens vont revenir à la raison et respecteront les lois du pays. Nous nous soumettrons tous aux lois. Forcément, force restera à la loi », a-t-il prévenu, hier en marge du CRD sur la Ziarra de la famille Omarienne.

D’après l’Observateur qui rapporte ses propos, Aly Ngouille Ndiaye a souligné que l’Etat ne toléra aucune violence préélectorale et que la présidentielle se tiendra à date échue. « Il aura bel et bien élection au Sénégal.

Ce ne sont pas ces manifestations qui changeront le calendrier républicain », a-t-il ajouté, faisant allusion au Parti démocratique Sénégalais et aux partisans de Khalifa Sall qui soutiennent qu’il n’y aura pas d’élection sans leurs candidats.

« Il n’y a toujours pas de liste définitive, chacun a le droit d’introduire un recours et amener le Conseil constitutionnel qui statuera et validera les candidatures. Il n’y aura pas besoin de faire recours à la violence », a-t-il dit.

Présidentielle 2019 : Les Wade bientôt réunis à Dakar

Bientôt, la famille des Wade sera au complet à Dakar même si la venue du fils Wade est encore hypothétique.

Après la venue de l’ex première dame Viviane Wade et celui de la fille Syndiélé Wade dont la présence à Dakar remonterait au dimanche passé, l’arrivée du pape du sopi est annoncé.

Même si la date exacte de son arrivée dans la capitale sénégalaise reste à déterminer, l’avion qui transporterait Abdoulaye Wade est connue. Il s’agit d’un Falcon 900. L’appareil de 13 places, immatriculé 9 H-6 AVK, appartient à la Société Comlux Malta.

Selon le journal Source A qui donne cette information, rien que le trajet simplifié Paris-Qatar coûte 11000 euros. Reste à savoir si l’avion sera prêté ou donné en location à Wade.

Alioune Tine: « la décision du Conseil Constitutionnel est une prise de risque énorme »

Le directeur régional d’Amnesty international pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Alioune Tine, se prononce sur la décision du Conseil Constitutionnel qui a rejeté les candidatures de Karim Wade et de Khalifa Sall. Pour lui, cette décision arrêtant une liste provisoire de 5 candidats ne surprend guère les observateurs et constitue une prise de risque énorme. Aussi pensez-il qu’il faut regretter que cela coïncide avec l’annonce du PM Dionne. Ce qui constitue une ingérence de l’exécutif dans cette affaire

Le boycott, arme à double tranchant (Par Demba Ndiaye)

Je refuse le boycott parce que dans les circonstances actuelles, ce n’est pas la réponse adéquate à la situation du pays – Il faut obliger Macky à un deuxième tour pour l’amener à une retraite anticipée

Le boycott, électoral surtout, est comme un couteau suisse : multi-lames et multifonctions. Il faut savoir le manier, sinon, gare aux blessures (dérapages) mortelles.

Depuis quelques temps, des nouvelles, fausses ou vraies, circulent sans que l’on soit sûr qu’elles émanent bien de ceux à qui elles sont attribuées, ou si elles ne sont que les saloperies que des candidats véreux utilisent contre leurs adversaires supposés dangereux, via des complicités médiatiques devenues de véritables armes sales qui abîment encore plus le peu de crédit qui restait à la profession.

Couteaux multi-lames et multifonctions donc le boycott ! Parce que d’abord, il y a beaucoup de manières de boycotter et chacune d’elle implique une stratégie pour l’imposer.

Il y a le boycott « soft » : je ne voterai pas ; je n’appellerai pas à voter, mais je n’en ferai pas plus. Cool ! Blaise, va pêcher le 24 février prochain ou si tu as un verger dans la lointaine banlieue, vas y dormir ou converser avec tes fruits et légumes.

Il y a le boycott sélectif : je boycotte la présidentielle mais je participe aux législatives.

Parce que voyez-vous, cinq ans (s’il ne change pas en cours de route) de présidence, peut être énormément long pour un opposant « goorgoorlou ».

Il faut bouffer et entretenir la fidélité des partisans ; Or, tu fais comment si tu n’as pas des rentrées d’argent régulières venant des cotisations de tes députés ?

Eh bien, tu finis par entrer dans les pentes brutes des liaisons dangereuses : transhumance et autres micmacs dégueulasses… aux antipodes de la probité morale qu’on est en droit d’attendre de ceux qui aspirent aujourd’hui ou demain à nous diriger. Mais depuis le fameux « wax wakhet », on sait ce qu’il en est de la parole de certains candidats. Honni qui mal pense à un candidat précis.

Mais si on n’est pas partisan du « boycotteur du dimanche à la pêche ou au verger », alors le boycott nécessite beaucoup d’engagements et de munitions : il faut pouvoir imposer le boycott à l’adversaire.

En quoi faisant ? Il y a d’abord la masse, le nombre de partis et candidats boycotteurs. Parce que, s’il y a un seul, voire deux candidats en face du sortant, celui-ci « s’en foutra » royalement.

Il a un challenger ou deux, des faire-valoir ? Alors, le pluralisme est sauf. Même si c’est un « pluralisme limité », pluralisme quand-même. On en a connu de pluralisme limité sous le règne de l’académicien Senghor.

L’actuel président devait être en ces temps-là au collège à baragouiner certains passages du « Petit livre rouge de Mao » et à lancer quelques cailloux dans les rues de Fatick. Mais depuis, il a beaucoup appris des nombreuses manières de se débarrasser des adversaires.

Il faut donc le boycott le plus large pour non seulement discréditer le scrutin, mais aussi, à l’occasion, avoir une certaine attention de la « communauté internationale », qui aime tant la démocratie formelle et des urnes multifonctions. Massif donc, pour être actif le boycott.

C’est la différence avec notre boycotteur du dimanche au verger ou à la mer pour taquiner la dorade, ou se brûler une peau qui l’est déjà de naissance (allez se « bronzer » quand on a une belle peau d’ébène, c’est d’un ridicule).

Il faut donc donner vie à son boycott : cela s’appelle un boycott « actif ». Parce qu’on mène campagne comme si on était dans la course, mais pour dire : « n’allez pas voter pour ceci et celui qui vous savez ».

Vous organisez des meetings comme si vous étiez candidats, dans les villes et les plus lointaines campagnes etc.

Évidemment, vous n’aurez pas l’usage des médias « publics » pour expliquer non pas votre politique et programme, mais pour expliquer pourquoi il ne faut pas voter…

Vous avez fait tout ça pendant votre « campagne » de boycott, reste le jour J, le 24 février. Vous allez faire quoi ? Vu que la campagne est derrière vous depuis 48h ! Empêcher la tenue du scrutin ce jour-là. Et vous faites comment si vous n’êtes que deux pelés et trois recalés des parrainages ?

Brûler deux ou trois pneus dans un bureau isolé ou un bled encore plus isolé avant que les gigantesques (n’en doutez pas) forces de l’ordre déployées ce jour-là (il y a, parait-il, plein de nouveaux matos, des tonnes lacrymogènes empilés quelque part) ne vous submergent par le nombre, la fumée, et vous entassent dans leurs fourgonnettes, direction dans quelques lieux privatifs de liberté.

Vous savez ce que diront la fameuse communauté internationale, blanche (Europe-Amérique), ou noire (UA, CEDEAO) : « ce n’est pas de nature à entacher la sincérité du scrutin ».

Paf ! Vous l’avez dans le baba ! Quelques semaines de gnouf jusqu’à ce que les tractations prennent fin et que le « candidat-gagnant-deuxième mandat » prête serment, on vous libère.

Parce que voyez-vous, la « communauté internationale » n’aime tant « la paix » de ses investissements, anciens ou futurs.

Pétrole, gaz, trains, stades etc. Et la communauté « noire » continentale, sur laquelle s’appuie en général la « blanche » pour vous adouber ou vous embastiller, celle-ci donc est compagnie du syndicat des chefs d’Etat « bien ou mal élus », en attente d’échéances prochaines pour eux-mêmes. Alors on se serre les coudes.

Parce qu’on a tous des adversaires, des opposants aigris, envieux, qui ne rêvent que de notre fauteuil, ou pire encore, avec la bénédiction de la « communauté internationale blanche », que de vous envoyer à la HAYE, bien ficelé, au propre comme au figuré, avec dans votre dossier, quelques dégâts collatéraux de la stupidité et la cupidité des acteurs : quelques morts dont on ignore comment et par qui, des blessés et autres estropiés.

Toutes choses qui « n’ont pas été de nature à altérer la sincérité du scrutin », mais suffisant pour vous envoyer chez le « Tribunal pour nègres indociles, mauvais coucheurs, mauvais gardiens de nos investissements ».

Voilà. Ceci n’est pas un « Précis » à usage de boycotteurs d’ici et d’ailleurs, mais un almanach (sic et hic !) à l’usage de tous ceux et celles qu’on appelle à refuser l’usage d’un de leurs principaux droits en République, fut-elle vachement abîmée : celui de choisir, de se choisir, celui qui d’une certaine façon, a votre destin en mains pour cinq ans au moins.

Pour toutes ces raisons, j’affirme ici et maintenant : je refuse le boycott. Parce que dans les circonstances et conditions actuelles, ce n’est pas la réponse adéquate à la situation du pays.

Si l’objectif des candidats recalés ou définitifs était, et est toujours, de virer l’autre du palais, il faut appeler à voter ; l’obliger au deuxième tour, pour l’amener à une retraite anticipée.

Il nous a imposé sept ans alors qu’il en avait promis cinq, je trouve que lui confier encore notre vie pour un quinquennat, est carrément insupportable.

Ps : quelqu’un peut-il me dire où sont le Synpics, le Cored, la Cnra et autres machins de presse charger de veiller à l’intégrité de la profession, alors qu’en partie de celle-ci a jeté par-dessus bords toutes les règles censées régir la profession ?

A croire que le « Macky » a inoculé un puissant produit anesthésiant destiné aux chevaux, aux éléphants et autres grands quadrupèdes, à une très grande partie de la presse !

Les jeunes reporters et autres journalistes qui n’ont pas leur avenir derrière eux, qui n’ont pas encore été gangrénés, devraient ruer dans les brancards et dire stop aux souillures et autres salissures de leur profession.

Debout, sénégalais nous sommes coupables ! (par Bougane Guèye Dany)

La publication par le Conseil Constitutionnel de la liste provisoire des candidats devant prendre part à la course présidentielle consacre la victoire ultime du dernier guerrier de la scène politique post-indépendance. Macky Sall exhibe le courage de sa logique politique axée sur l’extermination d’adversaires.

Il a réduit l’opposition à sa plus simple expression. Il a écroué ses challengers les plus coriaces écartant de fait les deux plus anciens partis politiques du pays de la présidentielle 2019.

Il a ravalé sa promesse de réduction de son mandat. Il a nommé le frère malgré un engagement de ne jamais prendre un décret en sa faveur.

Tel Laurel et Hardy, il a, par le truchement de sages à assagir, eu le gage juridique pour valider les prouesses divinatoires de son premier ministre en se choisissant quatre adversaires et son ministre de l’intérieur qui annonce à qui veut l’entendre que sa mission est d’abord de servir son parti et non la partie et qu’il ne ménagera aucun effort pour le triomphe du chef l’écurie Wathiathia.

Face à ce scénario écrit en amont par des acteurs d’un certain 23 juin devenus les théoriciens du scabreux vote sans débat de la loi inique du parrainage d’avril 2018, les sénégalais s’emmurent dans un silence coupable, criminel et parfois cupide. Pourquoi accorder à Macky Sall plus voire pire que ce qui a été refusé à Me Abdoulaye Wade ?

Sénégalais indignés, levez-vous ! Refusez ce massacre. Refusez ce crime odieux contre une démocratie acquise de haute lutte.

Refusez cette complicité coupable contre les agissements d’une classe politique honteuse qui se cache derrière une démarche unitaire hypocrite ou chaque entité cache difficilement ses intérêts. Refusez cette cupidité que la mouvance présidentielle vous colle.

Sénégalais indignés, laisser cette classe politique poursuivre sa boulimie c’est envoyer notre pays dans le gouffre. Nous comprenons à présent l’audace de cette machine à broyer des adversaires pour se maintenir contre vents et marées au pouvoir.

Nous ne devons pas les laisser faire. Tout silence est coupable. Toute absence de réaction est suicidaire puisque le camp d’en face ignore votre mépris.

Sénégalais de tous bords, levons nous pour stopper ce prince dont la course folle, à l’image de son T.E.R inachevé, risque de nous mener vers l’abime.

Ensemble, pour un nouveau départ méditons sur cette phrase de Al Makhoum : « Notre pays lui confiait je cite : j’ai la nostalgie de ce que j’étais et que j’ai cessé d’être depuis la programmation par les politiciens de la chute de tout ce qu’on peut appeler une valeur. Je veux redevenir un Sénégal bon, solide, courageux et authentique.
Bougane Gueye Dany
« Gueum Sa Bopp

Ce qui passe actuellement au Sénégal est ahurissant (Par Seybani sougou)

Les 7 Sages sont « retranchés » depuis dimanche 13 janvier 2019 au siège du Conseil Constitutionnel et ne sont pas parvenus à minuit à publier la liste provisoire des candidats à l’élection présidentielle. Un scénario inédit, digne d’une tragédie grecque.

Y’a-t-il un désaccord profond entre les 7 Sages ? Une pression est-elle exercée sur les 7 membres du Conseil Constitutionnel pour ne pas publier la liste comme prévue hier ? Toutes les hypothèses sont plausibles.

Disons-le clairement : toutes les explications du monde ne suffiront pas pour justifier cet extraordinaire cafouillage, qui témoigne d’un amateurisme sans précédent.

Jamais dans l’histoire du Sénégal, la publication de la liste provisoire des candidats n’a donné lieu à un tel spectacle (nous ne sommes même pas encore au stade des résultats, où de telles difficultés peuvent survenir « exemple, en 1993 »). L’argument officiel selon lequel les Sages continuent les travaux ne convainc personne.

Alors que la mise en œuvre du parrainage a été un « flop », la non publication de la liste provisoire des candidats à l’élection présidentielle à la date indiquée (13 janvier 2019, un dimanche) a fini de jeter le trouble et de plonger le Sénégal dans l’incertitude et dans un désordre institutionnel indescriptible.

Il ne fait l’ombre d’un doute : le régime actuel a perdu le NORD (obsession du second mandat).

Khalifa Sall et Karim Wade écartés de la Présidentielle

Le conseil constitutionnel vient de publier la liste des candidats retenus pour la présidentielle de février.

Les candidats du Pds et de Taxawu Sénégal Larim Wade et Khalifa Sall ont vu leurs dossiers rejetés par les membres du conseil constitutionnel qui ont passé toute la journée et la nuit du dimanche à délibérer.

Si j’étais Sonko…( par Essiluwa Ndao)

Je me serais concentré avec mes camarades sur deux tâches politiques majeures. 1. Renforcer les bases organisationnelles (incluant les mécanismes profonds d’infiltration), techniques (machine électorale) de mon parti. Publier dans les meilleurs délais le programme politique promis et en faire la vulgarisation. Le procureur a suffisamment d’indicateurs objectifs pour lancer la machine judiciaire.

Le comportement du parquet est absolument symptomatique des graves questions de fonctionnement et d’orientation de la justice. D’où l’urgence d’une profonde réforme que j’espère voir dans son programme. J’aurai évité d’être distrait par des fake news. De toute façon tout est fake dans cette société post vérité. Je crois qu’il est temps de parler du SÉNÉGAL cette mère de famille oubliée par ses enfants arrogants qui parlent de leurs petites affaires.

La campagne électorale qui vient risque d’être la pire et la plus vide pour parler du pays et non des hommes. En suivant le pouvoir dans cette stratégie de diabolisation – qu’importe si c’est vrai en tout ou partie – nous jouons le jeu des caniveaux qui risque d’être fatal à tous ceux qui pensent que nier est un remède contre la manipulation de masses. Les posthumains sont devenus les sapiens de Harari.

Les nouveaux dieux qui se nourrissent des fake news et de la post vérité. Ils ont déjà converti Dieu en un passif suiveur manipulé par la toute puissance du grand Sapiens. C’est une leçon de chose pour tout politique lucide.

NKEN
www.ndukur.com

Lettre aux forces de sécurité (Me Mame Adama Guèye)

Le 24 Février 2019, il sera organisé dans notre pays, une élection présidentielle qui devra permettre au peuple sénégalais de désigner souverainement celui ou celle qui aura le grand honneur et la très lourde charge de présider à sa destinée. Cette compétition constituera un moment fort et une étape cruciale dans la marche de notre jeune république si tant est que nous pouvons nous prévaloir d’en être une.

Ce sera une occasion de plus pour évaluer et juger non seulement l’évolution de notre démocratie mais aussi la solidité, la viabilité et la fiabilité de nos institutions. Tous les Sénégalais, à quelque niveau où ils se trouvent, seront parties prenantes de ces joutes électorales soit par une participation active soit de manière passive traduite par une abstention ; et quelle que soit l’attitude et le cas de figure choisi, leurs responsabilités seront engagées.

Vous, membres des forces de sécurité, serez impliqués à un double titre : d’abord en votre qualité de citoyens jouissant du droit de vote mais surtout en tant qu’acteurs du dispositif sécuritaire étatique.

Les signes prémonitoires qui se manifestent ne présagent rien de rassurant quant à la tenue d’une élection libre, démocratique, transparente et crédible. En effet, tout observateur peut aisément constater un amoncellement inquiétant de pratiques et de comportements de la part des autorités, notamment du Ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique, organisateur de l’élection, qui s’est montré, tout le long du processus, réfractaire et rétif à toute ouverture pour un dialogue positif et constructif tant avec l’opposition qu’avec la société civile.

Il est évident que cette absence de concertation entre les acteurs de la classe politique, comme cela devrait être dans tout régime démocratique, crée les conditions d’un contentieux préélectoral et post électoral et sème les germes d’une contestation dont on ne saurait mesurer les conséquences.

L’acquisition récente d’équipements anti-émeutes laisse présager la volonté du pouvoir en place de se donner les moyens de répression des contestations que ne manquera pas de provoquer le parachèvement du holdup électoral en préparation.

Comme le rejet programmé des pourvois de Khalifa Sall par la Cour Suprême, le rejet illégal par le Conseil Constitutionnel de 20 candidatures participe des actes qui révèlent davantage les contours du dispositif mis en place par le candidat sortant pour se fabriquer une victoire au premier tour.

Il sera légitime de s’opposer à un coup de force électoral.

Le cas échéant, vous devrez vous garder de prêter votre concours au candidat sortant pour tenir le peuple en respect.

Vous devez faire preuve de responsabilité, de mesure, d’équité et de discernement dans l’exécution de vos missions conformément aux règles républicaines.

A cet égard, il ne faut jamais perdre de vue qu’en matière de contentieux électoral, il ne s’agit point d’une opposition entre l’Etat et des citoyens mais plutôt entre des acteurs politiques d’égale dignité, tenus aux mêmes devoirs et obligations et jouissant des mêmes droits.

Aussi vous- est-il exigé d’adopter une posture républicaine qui vous impose de respecter les principes d’équité entre les candidats et vous interdit de cautionner la violation des principes fondamentaux qui gouvernent l’organisation d’élections démocratiques.

Vous devez être conscients que le coup de force électoral qui se prépare constitue une menace grave sur la paix et la stabilité sociale dont vous êtes les garants.

Votre devoir est de défendre la République et non les intérêts politiques illégitimes du candidat sortant.

Le cas échéant, les membres des forces de sécurité complices du candidat sortant dans son obsession irresponsable d’une réélection à tout prix et responsables de dérives répressives devront répondre de leurs actes.

A cet égard un dispositif d’observation approprié sera mis en place pour documenter toutes les violations des droits humains.

Me Mame Adama Gueye

Cordialement,

Les masques tombent ( Par Bayaliou)

Ces dernières semaines qui nous séparent de l’élection présidentielle du 24 février 2019 auront l’heur de faire découvrir aux Sénégalais les véritables faces et les personnalités de ceux qui font et défont l’actualité sociopolique.

Ces gens les plus en vue dans le landernau politique, dans le champ médiatique, au front syndical et dans les cours des foyers religieux.

Des hommes et des femmes sans vergogne sans foi ni scrupule emplissent l’espace public en s’accoquinant avec un régime moribond et vomi.

Ils tentent ainsi de mener les populations par le bout du nez en leur imposant des choix concoctés dans les laboratoires nauséeux du pouvoir.

Ils jouent au faire-valoir et portent à découvert de vils desseins destructeurs à l’endroit de candidats craints comme Ousmane Sonko ou Idrissa Seck.

Ils sèment le mensonge, la calomnie, la désinformation et l’intoxication rien que pour justifier leurs salaires de prébendiers à la solde du Prince.

Les derniers développements de l’actualité politique liée notamment aux accusations portées contre Ousmane Sonko par Madiambal Diagne et Cheikh Yerim Seck ont fini d’édifier les Sénégalais sur le degré de nuisance de ces mercenaires de la plume aidés en cela par des supports médiatiques devenus des outils de propagande.

La lâcheté et la veulerie ont encore de beaux jours devant nous, si le système politique en charge de conduire les destinées du pays fonctionne toujours sur la base du clientélisme et du népotisme.

Nul n’a le droit de bénéficier d’avantages en dehors de ses compétences, donc de son mérite. Et cet état de fait ne prendra fin que le jour où le Président de la République cessera d’exercer ce pouvoir de “vie et de mort” ( celui qui enrichit qui il veut et appauvrit qui il veut même les paresseux et les gens qui ne songent jamais à travailler).

Mais en attendant l’avènement d’un nouveau Sénégal où le mérite, le culte du travail et le sérieux seront les uniques moyens d’accomplissement social, les masques vont continuer à tomber.

Aujourd’hui en attendant que d’autres visages hideux ne soient dévoilés, faut-il juste se contenter de contempler la déchéance de ces “directeurs de conscience” devenus en un tour de main les plus grands bouffons de la République :

-Iran Ndao qui jurait ne jamais se mêler de la chose politique et qui, à la faveur d’un (appui gamou) de 5 millions Fcfa de l’épouse du Président de la République, s’est dédit au grand jour
– Mamadou Sy Tounkara qui dans une lettre ouverte disait à voix haute que le Président Sall manquait d’hygiène politique et qu’il avait perdu son vote pour de bon, à été enrôlé à la faveur d’un décret dans le cabinet du Président.

Et la liste n’est pas exhaustive…

bayaliou@yahoo.fr

Me Pape Kanté démasque Mamoudou Ibra Kane


Dans le souci de ne pas compromettre la perception d’impartialité et d’objectivité, pour plus de lisibilité et honnêteté dans votre discours journalistique, vous devez divulguer publiquement vos accointances avec le parti de Macky Sall

Vos analyses et interventions sont empreintes d’une connivence manifeste, votre révérence envers Macky Sall jure avec l’insolence journalistique relevée par Abdoulaye Wade dans un échange savoureux resté dans les annales du journalisme sénégalais.

Avez-vous déjà reçu un cadeau, de l’argent ou tout autre avantage de la part de Macky Sall et/ou une personne liée à lui?

Pouvez-vous infirmer ou confirmer la rumeur sur l’acquisition d’un immeuble, gracieuseté du régime de Macky Sall?

Si vous avez acquis cet immeuble de votre poche, pouvez-vous nous éclairer sur le montant de la transaction, la localisation, le numéro d’immatriculation?

Ces questions, compte tenu de votre position dans le groupe médiatique du ministre Youssou Ndour (qui ne craint pas le conflit d’intérêts), sont d’un intérêt public majeur du droit à l’information.

Nous nous contenterons d’une simple dénégation en déclarant sur l’honneur la vacuité de toutes ces accusations fantaisistes, que les investigations idoines vont aisément démontrer.

Par Me Pape Kanté

Méthodes abjectes de Macky Sall: Les armes d’une élite corrompue (Ibrahima Sadikh Ndour)

L’actualité de ces derniers jours s’est beaucoup cristallisée sur les méthodes non conventionnelles que Macky Sall et ses sbires sont en train de recourir pour détruire un adversaire politique (Ousmane Sonko), qui a fini d’asseoir sa crédibilité d’homme politique.

Avant lui, d’autres hommes politiques ont goûté aux mêmes remèdes : Karim Meïssa Wade, Idrissa Seck, Abdoul Mbaye et Thierno Alassane Sall, etc. Jamais dans l’histoire politique du Sénégal on est arrivé à l’utilisation de méthodes aussi mackyavéliques, infamantes et immorales que celles empruntées par Macky Sall pour s’assurer un second mandat.

Avant de revenir sur ces méthodes, il me paraît important d’apporter un éclairage sur le mode de pensée dominant (je dis bien dominant, mais non le seul) au sein de notre élite politique, administrative et judiciaire pour éclairer la lanterne de nos compatriotes. Cet éclairage, je le fais à la lumière de ma connaissance pratique (de l’intérieur) des institutions et des hommes et femmes chargés de les animer en ma qualité Haut fonctionnaire de l’Administration sénégalaise.

Une caste de corrompus …

Parmi les principales règles tacites (non écrites) qui gouvernent les rapports au sein de notre élite figurent, en bonne place, celle qui veut qu’on se serve des fonctions dont on est dépositaire pour s’enrichir personnellement et non servir le pays. Ceci en violation des serments et en contradiction des discours lénifiants et de bon aloi tenus en public.

Cette règle découle d’un postulat (infondé) que tout membre de l’élite politique, administrative et judiciaire a déjà entendu : le Sénégal ne pourra jamais se développer, mais il existe des possibilités de développement individuel.

C’est cela qui explique tous les choix de politiques, de programmes ou d’activités faits selon un seul critère (réel, mais soigneusement caché) : l’existence de possibilités d’enrichissement personnel que ces politiques, programmes ou activités peuvent offrir. Les critères officiels, soi-disant objectifs, sont uniquement destinés à la consommation de l’opinion publique et des bailleurs de fonds : efficacité technique, pertinence par rapport aux problèmes qu’on veut résoudre, compétitivité des prix, etc.

Dans une telle situation, on essaie de faire croire à tout nouveau membre de l’élite politique, administrative et judiciaire que s’il n’acceptait pas de jouer à ce jeu (c-à-d d’être trempé dans les combines), il l’apprendrait à ses dépens (difficulté de joindre les 2 bouts, impossibilité d’accéder à la propriété foncière et immobilière, impossibilité de scolariser ses enfants dans des établissements dignes de son statut social, incertitudes après la retraite, etc.). Plus grave, on rassure tout nouveau membre de l’élite politique, administrative et judiciaire en lui faisant croire que tout le monde fait pareil en dépit des apparences d’intégrité et de désintéressement.

Seules les apparences comptent ! Le milieu ambiant accrédite l’idée qu’il est tout à fait acceptable de saisir les opportunités d’enrichissement qu’offrent les positions, les stations et les responsabilités administratives, politiques ou judiciaires occupées. Cette idée générale que l’on essaie de faire passer comme une pensée unique, qui s’impose à tous les membres de l’élite politique administrative et judiciaire, n’est, heureusement, qu’une tendance dominante.

En effet, il existe au sein de nos élites des femmes et des hommes qui rejettent cette pseudo pensée unique, voire ce fatalisme, et essaient, quotidiennement et avec beaucoup de difficultés et d’abnégation, de conformer leurs pratiques professionnelles à leur serment.

Cette minorité, qui considère l’exercice de ses responsabilités comme un sacerdoce, subit la loi, l’ostracisme, les foudres, voire les quolibets de la majorité prédatrice. Dans de telles conditions, la compétence devient un délit et la probité suspecte.

Pour toute sorte de raisons, les personnes appartenant à cette minorité se verront empêcher d’accéder à des postes de responsabilités aux motifs inavoués et fallacieux « qu’elles ne sont pas sûres » (comprenez par là qu’elles ne sont pas manipulables), « qu’elles ne sont pas généreuses » (c’est-à-dire qu’elles ne se servent pas et empêcherez toute personne de détourner les deniers publics), « quelles sont méchantes » (c’est-à-dire qu’elles sont rigoureuses et justes dans le travail), « qu’elles sont folles ou manquent d’ambitions » (c’est-à-dire qu’elles indépendantes d’esprit et s’en tiennent strictement au respect des lois et principes d’ordre éthique), etc. Pour se donner bonne conscience, les tenants de la pensée unique utilisent tous les moyens pour accréditer la thèse « tous pareils, tous pourris ».

… qui veut que le monde soit à son image Dans un tel contexte, toutes les têtes qui dépassent, c’est-à-dire toutes les personnes qui se distinguent par leur probité, donc qui ne rassurent pas en versant dans des magouilles de toute sorte, doivent être coupées. D’une manière ou d’une autre.

Cela peut passer par le renvoi pur et simple, la mise au frigo, l’éloignement (affectation dans des services loin du centre qu’est Dakar), l’affaiblissement psychologique (donner l’impression que vous êtes un paria et, subséquemment parvenir à atteindre votre estime de soi), etc.

Lorsque toutes ces méthodes ne réussissent pas, alors cette caste de prébendiers et de prédateurs passe à la vitesse supérieure en fabriquant et en colportant des ragots de « corruption », « d’enrichissement illicite », « de mœurs légères », etc.

Ces ragots sont propagés avec force conviction et d’une sournoiserie inouïe qui peuvent laisser croire que ce sont des vérités absolues. Cela peut aller jusqu’à alimenter les pages « Off » des tabloïds quotidiens et populaires.

C’est cela qui a contribué, entre autres, à la corruption de certains journalistes, car les rédactions savent que l’opinion sénégalaise raffole de ces rumeurs qui finissent par être crues comme étant des vérités intangibles.

Plus grave, certains membres de l’élite politique, administrative et judiciaire ont leurs bras armés nichés dans les salles de rédaction, lesquels effectuent les sales besognes de salissage contre espèces sonnantes et trébuchantes, l’affectation d’un terrain au titre de bail emphytéotique, l’attribution d’un quota, le bénéfice de quelques menus passe-droits (voyages à bord du commandement présidentiel, exonérations fiscales et douanières, prise en charge de soins médicaux …), etc.

D’autres journalistes chargés de ces basses besognes sont tout simplement tenus par des dossiers de mœurs et/ou de détournements de biens sociaux qui sont pendants devant la justice.

Le but de cette entreprise : faire croire que tout le monde est pareil ! C’est-à-dire chacun prend soin de ses intérêts personnels et s’enrichit, par tous les moyens, dans l’exercice de ses fonctions à chaque qu’il en a l’opportunité en dépit de ses apparences d’intégrité et de désintéressement.

Ce qui est évidement faux, car beaucoup de femmes et d’hommes ont exercé des responsabilités publiques dans ce pays sans en profiter pour s’enrichir ni pour enrichir leur famille. Inutile de citer des noms, car tout le monde se connaît dans ce petit pays.

Des méthodes abjectes de Macky Sall que Wade a refusées d’utiliser

Le cas récent d’Ousmane Sonko, qui est une cible à détruire, est édifiant. Les raisons sont simples. La plus immédiate est qu’il chauffe sérieusement le maquis et risque de compromettre les chances d’un second mandat. Cette raison est la résultante de plusieurs autres, lesquelles lui ont permis de se construire l’image d’un Haut fonctionnaire compétent, intègre et courageux.

La lecture et l’analyse de la déclaration de patrimoine de Macky Sall montre qu’il s’est essentiellement enrichi (un patrimoine colossal que d’aucuns évaluent à 8 milliards de FCFA compte non tenu des 2 comptes bancaires dont il a refusé de divulguer les positions) entre 2001 et 2007.

Cette période d’enrichissement correspond exclusivement à celle où il avait exercé des fonctions publiques : DG Petrosen, Ministre, Premier ministre et Président de l’Assemblée nationale. Son nom a été directement cité dans plusieurs scandales à milliards durant cette période notamment celui des 7 milliards de Ta

II avait valu la défenestration à son bras droit Mamadou Samb Delco alors DG de la SONES. Par conséquent, tout laisse croire que Abdoulaye Wade disposait beaucoup d’informations sur l’enrichiss ement subite et extravagant de son ancien collaborateur venu le défier. « béton » aux effets destructeurs imparables.

Des informations Pourtant, il s’est interdit de les utiliser pour le détruire. Sans être Wadiste, c’est ce qu’on appelle avoir de la grand eur d’âme et être un gentleman ! Lui, Macky Sall, inaugure la politique des caniveaux et des fake news en se montrant peu soucieux des règles d’éthique et morales qui doivent entourer une compétition.

Pour lui, la fin justifie les moyens est possible pour obtenir un second mandat : tout est permis et tout : exiler un adversaire politique, emprisonner un challenger, instrumentaliser l a justice pour faire barrage à des candidats aux élections présidentielles, utiliser des moyens de chantage pour faire rallier des opposants . Last but not least.

Cette déliquescence morale au sommet de l’État conduit à un niveau de corruption que notre pays n’a jamais connu où aucun secteur ni profession n’est épargné. Elle a fait le lit de l’effondrement des valeurs que n ous vivons actuellement notamment en faisant croire à notre jeunesse que les études ne mènent à rien et que seule la politique (comprenez le mensonge, la tartufferie, le voyeurisme, la cupidité, la roublardise) mène à la réussite. Quelle déchéance et manqu e de perspectives !

Aspirer à nous diriger, c’est avoir un minimum d’éthique et de morale, qui doit être le socle de la compétence, du dévouement et de l’engagement.

De jour en jour en jour, Macky Sall nous prouve sa petitesse d’esprit et comportemen tale (toujours dans l’absence de morale dans les actes qu’il pose . Donc, c’est un devoir civique, de le débarrasser à la tête de notre pays.

Tous les compatriotes épris de justice, soucieux de l’avenir du Sénégal et voulant que les choses changent dans le bon sens devraient se mobiliser pour voter contre cet homme et ses candidats alibi comme Madické Niang.

Ibrahima Sadikh NDour ibasadikh@gmail.com

Lettre ouverte au président et aux membres du conseil constitutionnel (Mame Adama Gueye)

Vous venez de prendre la grave responsabilité de rejeter 20 des 27 candidatures soumises à votre validation sur la base de simples procès-verbaux qui n’ont aucune valeur juridictionnelle alors que votre institution est chargée d’exercer un contrôle juridictionnel.

La notification de procès-verbaux mentionnant des parrainages invalidés pour autres motifs et non susceptibles de régularisation instaure une élimination sur procès-verbal sans fondement légal.

Vous ne devez pas assimiler un contrôle de conformité d’enregistrement à un contrôle juridictionnel, le seul qui vaille.

La loi 2018-22 portant révision du Code électoral ne contient aucune disposition prévoyant un rejet définitif de candidatures au stade de l’instruction technique des dossiers.

En outre contrairement aux règles élémentaires de procédure vous avez rejeté les 20 candidatures sur la base d’un fichier de référence auquel les postulants n’ont pas eu accès à l’exception du candidat sortant. Ce traitement de faveur dont a bénéficié le candidat sortant viole le principe de base d’égalité des candidats.

Au nom de la loi, tous les candidats doivent être rétablis dans leurs droits en attendant l’intervention d’une décision couverte du caractère juridictionnel.

Il ressort du communiqué publié par le Conseil Constitutionnel que les vérifications des listes de parrainages ont été effectuées sur la base des seuls supports contenant les fichiers électroniques.

Il est donc incontestable que le Conseil Constitutionnel n’a procédé à aucune vérification des signatures alors qu’aux termes de l’article 29 de la Constitution, le parrainage est matérialisé par les signatures d’électeurs.

La non vérification des signatures est indument présentée comme un signe de bienveillante mansuétude.

Au nom de l’Etat de droit vous êtes tenu d’appliquer la loi, toute la loi.

Si on ne fait rien personne ne pourra plus arrêter Macky Sall

Serigne Mansour Sy Jamil n’est pas prêt à digérer sa mise à l’écart de l’élection présidentielle. Pour lui, il faut faire face à Macky Sall qui est en train de dérouler un plan de haut vol afin de gagner les élections

“L’action qui vaut aujourd’hui d’être menée contre le régime actuel, c’est le rapport de force. Si on laisse les choses passer, rien ne pourra plus arrêter Macky Sall. Les organisations régionales telle que la Cedeao doivent intervenir avant qu’il ne soit trop tard”.

Le Conseil constitutionnel a enfreint la loi ( Pierre Ameth Ba)

« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir » La Fontaine – Les animaux malades de la peste.

En matière électorale au Sénégal, les décisions du Conseil Constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours. Il revient pour ainsi dire à ce petit royaume de sentiments, sept personnes minutieusement choisies par les soins du Président de la République et de son affidé, la lourde charge de préserver l’Intégrité Electorale. C’est-à-dire la possibilité pour l’électeur Sénégalais de participer à des élections honnêtes.

Dès le départ on sent donc qu’il y a bien quelque chose qui ne va pas. Mais avant tout, parlons précisément d’intégrité électorale.

INTEGRITE ELECTORALE. La notion alimente le débat scientifique dans le monde de la pensée politique. Aux Nations Unies en 2012, elle a fait l’objet d’un rapport de la Commission Mondiale sur les Elections, la Démocratie et la Sécurité.

Dans ses acceptions les plus courantes, l’intégrité électorale correspond à « l’incorruptibilité ou une adhésion stricte à un code de valeurs morales » ; à « l’état de ce qui est sain, [et] qui n’a subi aucune altération » ; à « l’état de ce qui est complet, [et] qui a toutes ses parties ».

Mais la définition la plus efficiente à mon sens est celle des auteurs du rapport précité selon qui l’intégrité électorale représente « toute élection reposant sur les principes démocratiques de suffrage universel et d’égalité politique tels qu’ils figurent dans les normes et accords internationaux, et menée de façon professionnelle, impartiale et transparente dans sa préparation et dans sa gestion, tout au long du cycle électoral ».

On peut dès lors légitimement nous demander si le Sénégal s’achemine vers des élections intègres au sens où la rigueur et les pratiques éthiques sont appliquées tout au long du processus électoral, et pas uniquement le jour du scrutin ?

Que Non ! Au moins pour quatre raisons.

SCRUTINS IRREGULIERS. Constatons en premier lieu que d’innombrables irrégularités de nature à influer sur l’issue du vote ont entaché toutes les élections organisées par le régime en place.

D’abord, peu de temps avant les élections municipales du 29 juin 2014, le régime met précipitamment en place l’acte III de la décentralisation, réorganisant ainsi les territoires de manière à en tirer un profit électorale.

La Loi N° 2010-11 du 28 mai 2010 instituant la parité absolue Homme-Femme dans les instances électives et semi-électives a été mise à rude épreuve et a fini par être transgressée.

A Podor, nous assistons à un feuilleton juridico-politique tant le régime en place veut passer en force pour permettre à son principal allié, le Parti Socialiste, de se défaire de la dissidence grandissante en son sein.
Dans son rapport Final sur l’observation desdites élections, la RADDHO pointe des irrégularités dans 2404 bureaux de vote à travers le pays.

Ensuite à quelques encablures des élections législatives, le régime décide de changer, sans aucune nécessité apparente, les cartes d’électeur.

Leur délivrance cahoteuse n’a pas encore permis à tous les inscrits sur les listes électorales d’entrer en possession de leur carte d’électeur qui fait désormais office de pièce d’identité. La presse sénégalaise a fait plusieurs fois état de lots de cartes d’électeurs ensevelis ou retrouvés dans des décharges publiques.

Dans certains cas, si ce n’est une photo attribuée à une identité qui ne la correspond pas, la même identité s’est retrouvée sur plusieurs cartes d’électeurs. Et dans d’autres, des lieux de vote physiquement inexistants sont inscrits sur des cartes d’électeur.

Certains électeurs ont été arbitrairement effacés du fichier électoral ; et pour d’autres, le lieu de vote a été changé sans qu’ils n’en soient auparavant informés.

Quand au fichier électoral, le régime le tient en cachette ne permettant pas ainsi à une large frange de l’opposition de pouvoir l’auditer pour attester de l’authenticité et de la véracité de son contenu.

A trois jours des élections législatives de 2017, le Conseil Constitutionnel s’arroge le droit de réviser le code électoral du Sénégal et décide de fait que les récépissés d’inscription sur les listes électorales pouvaient valoir de carte d’électeur, ouvrant ainsi la voie à une possibilité de fraude massive.

De tout ce qui précède, sans parler des villes visiblement acquises à l’opposition où l’on a pratiquement pas pu voter le 30 juillet 2017, et d’autres localités où le déroulement du scrutin a été on ne peut plus biscornu, nous pouvons à juste raison douter de la capacité du régime à organiser des élections intègres. Ce, d’autant plus que les irrégularités que dessus persistent toujours et aucune solution ne semble avoir été trouvée pour y remédier

JUSTICE POLITIQUE ? Ensuite, de récentes affaires accréditent l’idée d’une justice au solde du pouvoir qui serait très encline à transir l’opposition.

La traque des biens supposés mal acquis, présentée comme une demande sociale, a fini par faire plus de victimes que de coupables.

Des vingt cinq personnalités citées par le procureur près la CREI en novembre 2012, quatre seulement ont été poursuivies. Pis, l’avocat d’un des principaux coaccusés est nommé ministre de la justice alors que l’affaire était encore en cours d’instruction.

Un avocat de la défense qui devient concomitamment patron de la partie civile, le fait est inédit. Il s’en est suivi en plein procès la défénestration du procureur et la démission d’un assesseur.

L’ironie atteint son comble quand, dans la nuit du 24 juin 2016, Karim Wade, condamné le 23 mars 2015, est extrait de prison et précipité hors du territoire sans aucune autre décision de justice et dans des conditions qui nous sont encore tout à fait inconnues.

La journaliste Ouleye Mané, l’activiste Guy Marius Sagna, l’artiste Ami Collé Dieng ; les membres du comité directeur du PDS : Samuel Sarr (ex), Me El hadj Amadou Sall, Toussaint Manga, Oumar Sarr, Bara Gaye, ne sont pas en reste.

Ils ont tous été poursuivis soit pour des délits d’opinion, soit sur la base de l’article 80 du code pénal sénégalais, entendez offense faite aux institutions et notamment au Chef de l’Etat. A tort ou à raison, la justice Sénégalaise semble donc de plus en plus servir une cause politique, celle du Chef de l’Etat.

VIOLATION DU DROIT INTERNATIONAL. En troisième lieu, le Sénégal a foulé au pied toutes les conventions sous régionales et internationales qu’il a ratifiées.

D’abord notre justice refuse d’appliquer les décisions rendues par la cour de justice de la CEDEAO dans les affaires Karim Wade et Khalifa Sall.

Puis, elle conteste le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies dont le Groupe de Travail sur la Détention Arbitraire, en la date du 20 avril 2015, déclare arbitraire la détention de Karim Wade.

Comme si cela ne suffisait pas, le Sénégal va plus loin dans la violation du droit international en désavouant une nouvelle fois le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies qui, le 24 octobre 2018, annule tout bonnement l’arrêt de la CREI en intimant à nos autorités judiciaires une procédure de révision effective et substantielle de la déclaration de culpabilité de Karim Wade, conformément aux dispositions du paragraphe 5 de l’article 14 du Pacte International relatif aux droits civils et politiques.

Tout se passe alors comme si, du Droit et de la Justice, le Sénégal n’en a cure. Ces multiples violations du droit international mettent à nu une motivation inavouée d’écarter deux candidats qui auraient pu remporter les prochaines élections présidentielles ou tout au moins, mener à un second tour, synonyme de couperet pour le président sortant. Il devient donc ici, tout aussi fort aisé que précédemment, de constater que le processus en cours, en excluant deux représentants légitimes d’une bonne partie de l’électorat sénégalais, ne garantit pas une intégrité électorale.

A coup sûr et après la disqualification de vingt candidats sur vingt sept, toutes les parties assez représentatives des aspirations du peuple sénégalais ne participeront pas aux prochaines joutes électorales de 2019, si elles venaient à se tenir. Ce n’est pas juste.

ET, LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL VIOLE LA LOI. En quatrième lieu, et c’est le fait le plus grave, le parrainage, érigé en condition sine-qua-non de recevabilité des candidatures aux différentes élections, est, dans son application, illégal.

D’une part, la Loi qui le consacre n’a pas fait l’objet de rationalité communicationnelle au sens où l’entend Jürgen Habermas lorsqu’il concilie les approches de Condorcet (logique mécanique) et de Montesquieu (vertu politique) soutenant qu’en démocratie la légalité du droit, pour être légitime, doit faire l’objet de discussions argumentées entre citoyens qui se considèrent mutuellement responsables.

Or, dans le cas du vote de ladite Loi instituant le parrainage, il s’est plutôt agit d’absolutisme puisque plusieurs leaders politiques ont été arrêtés par la police le jour même des débats et, les députés de l’opposition ont fini par quitter l’hémicycle, ne prenant pas ainsi part au vote.

D’autre part, nous avons tous été en émoi d’apprendre le 10 décembre 2018 qu’un prétendant à la magistrature suprême a été arrêté pour acte de vandalisme après avoir déchiré une liste établie au conseil constitutionnel plaçant le Président de la République en pôle position pour le dépôt des dossiers de candidature.

On dirait un jeu d’enfants mais ça ne l’est point. Car la Loi N° 2018-22 du 04 Juillet 2018 portant révision du code électoral emporte avec elle une tare qui tient au concept de double emploi ou doublon.

L’article L.57 du nouveau code électoral stipule en effet qu’un électeur ne peut parrainer qu’un seul candidat ou qu’une seule coalition. Et, dans le cas où le même électeur parraine plusieurs candidats ou coalition, son parrainage ne sera valide que pour la première liste contrôlée selon l’ordre de dépôt.

Il ne peut donc y avoir doublon que si une première liste est prise comme référence. Or mathématiquement, le juge constitutionnel ne peut opérer en pareil cas qu’en violation flagrante d’un principe fondamental du Droit à savoir l’égalité des citoyens devant la Loi.

On s’en rend bien compte. Le deuxième candidat dans l’ordre de dépôt est désavantagé par rapport au premier, le troisième par rapport aux deux premiers et ainsi de suite jusqu’au 27e, dans le cas présent, qui a été 26 fois désavantagé.

Si l’on se situe en pénologie, la question de savoir la raison pour laquelle le Conseil constitutionnel punit vingt candidats en les disqualifiant pour des délits commis par des tiers se pose tout aussi avec une certaine acuité. La Loi est bien concise à ce propos.

L’électeur qui parraine plusieurs candidats encourt une amende et une peine de prison. En invalidant donc toutes ces candidatures, le conseil constitutionnel, d’une certaine manière, condamne des innocents à la place de coupables qui ont effectivement enfreint la Loi et qui ne sont pour le moment ni poursuivis ni condamnés.

Quand le juge constitutionnel se base pour ainsi dire sur le simple fait du hasard doublé du vice de l’agencement des candidats sur la liste de dépôt des dossiers à son greffe, il commet en soi un favoritisme, et donc une violation de l’égalité des citoyens devant la Loi.

Alors qu’il n’y a en l’espèce aucun fondement légal qui permet de se baser sur une quelconque liste de parrainage, serait-ce celle du Président de la République, pour invalider d’autres candidatures.

Il est à préciser ici que, quand bien même le conseil constitutionnel a fondé son action sur une Loi votée et promulguée, il ne pourrait s’en dédouaner puisque la constitution lui confère le rôle de connaitre de la constitutionnalité des lois.

La déclaration universelle des droits de l’homme qui tient en préambule dans la constitution sénégalaise n’est pas un effet de décoration. Bien au contraire, elle incarne à elle seule une Loi supranationale puisqu’énonçant des droits naturels. Et c’est précisément de mon droit naturel, que tout Citoyen peut participer à la formation des lois et juger de leur bien-fondé, que j’use ici.

Il aurait été plus juste que le double emploi annule tout bonnement le parrainage pour tous les candidats concernés. Mais en ne procédant pas de la sorte, le juge constitutionnel commet une faute professionnelle lourde et donc grave, voire un déni de justice constituant à tout manquement de l’Etat à son devoir de protection juridictionnelle de l’individu.

A tout point de vue, l’application de cette Loi viole donc le principe de droit le plus élémentaire et le plus fondamental inscrit à l’article 6 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen, partie intégrante de notre constitution. On peut dès lors avouer que le Conseil constitutionnel a violé la Loi dont il est censé veiller au respect et à l’application rigoureuse.

A cela vient s’ajouter la délivrance de procès verbaux (PV) aux candidats alors que l’article 24 de la Loi organique N° 2016-23 du 14 juillet 2016 stipule précisément que : « le conseil constitutionnel rend, en toute matière, des décisions motivées ».

La messe est dite : les PV délivrés par le conseil constitutionnel ne se fondent sur aucune base légale. Ils n’ont de ce fait aucune valeur juridique.

LE REGIME EST TETU. Tout ce qui précède porte à croire que ce régime nous impose un rapport de force. De fait, il a fini de perdre la confiance du peuple quand à sa capacité d’organiser des élections intègres.

Or, selon Koffi Annan, lui-même s’exprimant sur l’intégrité électorale, « le succès d’une élection se mesure à l’aune de la confiance que son déroulement et son résultat inspirent à l’opinion.

Lorsqu’un scrutin est régulier et transparent, qu’il est organisé dans le respect des droits fondamentaux et avec l’appui actif et impartial des institutions d’État, et que les participants (dirigeants, candidats ou électeurs) y font preuve de responsabilité, il y a de grandes chances que son issue soit pacifique et acceptée par tous ». On voit donc bien pointer ici les graves risques que court le Sénégal.

Car, et nous venons de le voir, le processus électoral en cours et les agissements de ses différents responsables sont aux antipodes de cette assertion. En agissant ainsi, le régime tourne le dos à la démocratie lui préférant l’autoritarisme.

Le rendez-vous auquel nous sommes conviés le 24 février prochain ne sera qu’un simulacre destiné à parer un régime absolutiste d’attributs démocratiques. Dès lors il ne nous reste qu’une issue : être ou ne pas être à la hauteur.

Afin de nous assurer que l’intégrité électorale des prochaines joutes ne souffre d’aucun doute, tout Sénégalais épris de justice, soucieux de la paix et de la stabilité de notre pays, préoccupé par le futur de nos enfants et de notre jeunesse, a le devoir historique de s’insurger jusqu’à son dernier souffle contre l’injustice dont nous faisons tous l’objet et, de réclamer la réhabilitation des droits civils et politiques de Khalifa Sall et de Karim Wade ;
l’annulation du parrainage, le report des élections, la révision du processus électoral et sa charge confiée à une institution indépendante faisant l’objet du plus large consensus possible ;
la participation aux prochaines élections de tout Sénégalais âgé d’au moins trente Cinq ans pouvant s’acquitter de la caution et jouissant de ses droits civils et politiques.

Ce n’est pas un appel au soulèvement, loin de moi cette idée, mais une invite à la préservation de nos acquis démocratiques, de la paix et de la stabilité de notre pays.

Car, «Lorsqu’une longue suite d’abus et d’usurpations (…) marque le dessein de soumettre [les citoyens] au despotisme absolu, il est de leur droit, il est de leur devoir de rejeter un tel gouvernement et de pourvoir, par de nouvelles sauvegardes, à leur sécurité future ».

Si nous refusons un tel sacrifice nous risquons sous très peu de voir l’étincelle mettre le feu à la poudre. Toutefois, nous pouvons nous éviter une si grande fatalité rien qu’en utilisant à bon escient le levier de l’intégrité électorale.

Pierre Hamet BA
Sénégalais lambda

Bougane lance Faxass pour dégager Macky Sall


Le patron du groupe D-média n’est pas content de l’organisation de la prochaine présidentielle et a tenu à le dire.

Ce mercredi, Bougane GUEYE Dany et ses partisans, habillés en gilets rouges, se sont mobilisés à la place de la Nation (ex place de la Nattion).

Le président du mouvement « Guem sa bop » et les gilets rouges lancent l’opération « faxass » (nettoyer). Une façon pour eux de pousser le régime de Macky SALL à la porte.

Macky va instaurer un couvre-feu pour parfaire son hold-up électoral

Le régime de Macky SALL a pris des mesures pour contenir d’éventuels débordements avant, pendant et après la présidentielle. Et a aussi mis en place un dispositif pour, dit-on, protéger les candidats.

« Le niveau de risques sera évalué par l’Unité de coordination de la lutte anti-terroriste qui déterminera, le moment venu, le nombre d’agents du Gign ou de la Bip qu’elle accorde à chaque candidat.

Les manifestations au-delà de 21 heures pourraient être purement et simplement interdites. Sans parler de probables fouilles dans les Qg de campagne des candidats ».

Selon Source A qui donne l’information, il est question d’instaurer des « périmètres de sécurité, la fermeture de certains lieux et axes routiers, la permission donnée à l’Autorité administrative d’opérer des contrôles et d’arrêter certaines manifestations et l’autorisation accordée aux préfets, sous-préfets et officiers de police judiciaire de visiter tous les lieux pouvant être dangereux ».

Et, en ce sens, souligne le canard, ministères de l’Intérieur et des Forces armées sont mobilisés.

Si ce dispositif venait à être mis en exécution, le Sénégal serait alors mis sous couvre-feu.

“Madiambal a été envoyé pour ternir l’image de Sonko”

Face à la presse ce mercredi, les cadres de Pastef ont porté la réplique à Madiambal DIAGNE qui accuse SONKO d’être trempé jusqu’au cou dans l’affaire dite des 94 milliards de nos francs. Pour Bassirou Diomaye FAYE, le journaliste n’est rien d’autre qu’un mercenaire.

«Madiambal DIAGNE, tout le monde le connaît, il a été envoyé pour ternir l’image de SONKO. Mamour DIALLO qui a été accusé d’avoir détourné 94 milliards de francs, à une famille a un honneur à défendre mais, il n’a pas le courage ni de démentir encore moins de porter plainte», déclare le responsable des cadres du PASTEF.

Le Discréditant, Bassirou Diomaye FAYE trouve que le patron du journal Le Quotidien n’agit pas dans ce contexte précis fortuitement. «Cette sortie de Madiambal DIAGNE n’est pas le fruit du hasard.

C’est un projet mûrement planifié pour perturber notre candidat. Mais, à huit mois de la présidentielle, Ousmane SONKO ne va pas accepter d’être détourné par un tel type», explique-t-il, tout en exhibant des documents qui, selon lui, disculpent le candidat de la coalition « SONKO2019 » qui n’a rien à voir avec cette affaire.

Sonko à Aliou Sall : Moi je n’ai pas volé l’argent du pétrole pour m’enrichir

Ousmane Sonko n’avait pas différé sa réplique à Aliou Sall qui soupçonne la main des agents de Impôts et domaines dans le financement de sa campagne électorale.

A la place de l’Obelisque, où le leader de Geum Sa Bopp, Bougane Gueye Dani, avait appelé à un rassemblement, le leader du Pastef a répondu au frère du chef de l’Etat.

« Moi je n’ai pas volé l’argent du pétrole pour m’enrichir », a-t-il asséné.

Pour lui, le moment est venu de se débarrasser du régime de Macky Sall. »Nous sommes au bout de 7 années de mandature de Macky Sall, des années marquées par des détournements de deniers publics, le bradage de notre économie au profit des étrangers, la gestion clanique et familiale du pouvoir», a proclamé Ousmane Sonko qui a aussi exhorté le peuple à avoir l’habitude de répondre à l’appel des hommes politiques.

«Nous avons l’occasion historique de reprendre notre destin en main», a-t-il conclu.

Où sont donc passés les comptes bancaires du Président Macky Sall ? ( Abdoul Mbaye)

M. Pape Oumar Sakho, Président du Conseil constitutionnel du Sénégal, nie à des électeurs sénégalais dûment identifiés par leurs cartes d’identités leur qualité d’électeurs suite à une erreur d’orthographe sur leur nom ou prénom.

Par voie de conséquence, il s’apprête à décider de l’élimination de candidats à l’élection présidentielle pour les mêmes raisons dès lors qu’il refuse à ces électeurs leur droit de pouvoir parrainer une candidature.

Puisque M. Sakho sanctionne avec empressement et extrême sévérité de simples erreurs matérielles, de surcroît en violation de la loi, il convient de lui rappeler que le Président Macky Sall a déposé au Conseil constitutionnel une déclaration de patrimoine inexacte dans laquelle n’apparaît aucun compte bancaire, publiée par le Conseil constitutionnel dans le Journal officiel n° 6660 du mardi 12 avril 2012, et plusieurs fois reprises par la presse locale et internationale.

Ou M. Macky Sall avait un ou des comptes bancaires et a donc déposé une fausse déclaration de patrimoine ; il appartient alors à M. Pape Oumar Sakho de mettre en branle le processus prévu par la loi pour des faits d’une telle gravité.

Où M. Macky Sall a dit vrai, ne possède pas de compte bancaire, et n’a donc pu payer ses impôts dans les formes prévues par la loi et la réglementation.

A ce titre M. Macky Sall n’est pas en règle avec la législation fiscale de notre pays et il ne pourra figurer sur la liste définitive des candidats que le Conseil constitutionnel publiera le 20 janvier 2019.

Et surtout que l’on ne nous serve pas un prétexte dans le genre : il a déposé une déclaration de biens et non de patrimoine. Les définitions juridiques ne souffrent à ce sujet d’aucune ambiguïté !

Citoyens, exigeons le respect de notre Constitution, et d’abord par ceux auxquels la garde en a été confiée.

Abdoul Mbaye
Ancien Premier ministre
Président de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (l’ACT).

Trump exhorte les démocrates à financer une « barrière en acier » à la frontière avec le Mexique

epa06403266 US President Donald J. Trump speaks to members of the news media while signing bills in the Oval Office of the White House in Washington, DC, USA, 22 December 2017. Trump signed the tax bill, a continuing resolution to fund the government, and a missile defense bill before leaving to spend Christmas in Mar-a-Lago, Florida. EPA/MICHAEL REYNOLDS

Le président américain faisait sa première « allocution à la Nation » depuis le bureau ovale de la Maison Blanche. « Les gens ne construisent pas des murs parce qu’ils détestent les gens à l’extérieur, mais parce qu’ils aiment les gens à l’intérieur ».

La courte intervention télévisée de Donald Trump mardi 8 janvier n’aura porté que sur un seul sujet: le mur frontalier qu’il souhaite avec le Mexique et dont la question de son financement paralyse le pays depuis plusieurs semaines.

Lors de sa première allocution à la nation depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche, le président américain a réclamé 5,7 milliards de dollars pour une « barrière en acier » à sa frontière avec le Mexique.

« A la demande des démocrates, il s’agira d’une barrière en acier plutôt que d’un mur en béton », a-t-il affirmé, évoquant une « crise humanitaire et sécuritaire grandissante ».

« Notre frontière sud est la porte d’entrée de vastes quantités de drogue, dont méthamphétamine, héroïne, cocaïne et fentanyl », a également dénoncé le 45e président des Etats-Unis, rejetant une fois de plus la responsabilité du « shutdown » sur les démocrates, qui selon lui « refusent de financer la sécurité aux frontières ».

S’appliquant à prendre un ton grave au cours de son intervention de neuf minutes, il n’a pas mentionné la possibilité de recourir à une mesure d’urgence exceptionnelle, comme il l’avait évoqué.

Les démocrates, opposés au financement de ce mur qu’ils jugent « immoral », coûteux et inefficace, ont immédiatement dénoncé l’absence de main tendue du président, l’exhortant une nouvelle fois à « rouvrir le gouvernement ».

« Le président Trump doit cesser de prendre les Américains en otages, doit cesser de créer de toutes pièces une crise » migratoire et humanitaire à la frontière, a lancé le présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. De son côté, Chuck Schumer a ajouté: « le symbole des États-Unis doit être la statue de la liberté, pas un mur de 9 mètres ».

Après 24 heures d’intenses spéculations à Washington, Donald Trump n’a finalement pas annoncé le recours au « National Emergencies Act » qui lui aurait permis de contourner le Congrès et de s’appuyer sur l’armée pour construire l’édifice. Mais il a mis en avant la nécessité, impérieuse selon lui, de mener à bien son projet.

« Au fil des ans, des milliers d’Américains ont été brutalement tués par ceux qui sont entrés illégalement dans notre pays et des milliers d’autres vies seront perdues si nous n’agissons pas tout de suite », a-t-il lancé.

« Notre frontière sud est la porte d’entrée de vastes quantités de drogue, dont méthamphétamine, héroïne, cocaïne et fentanyl », a également dénoncé le 45e président des Etats-Unis, rejetant une fois de plus la responsabilité du « shutdown » sur les démocrates, qui selon lui « refusent de financer la sécurité aux frontières ».

Les négociations budgétaires sont au point mort: depuis plus de deux semaines, quelque 800.000 fonctionnaires fédéraux sont contraints soit à rester chez eux, soit à devoir attendre la fin du blocage pour être payés.

Et le record du plus long « shutdown » de l’histoire pourrait bientôt tomber: 21 jours, entre fin 1995 et début 1996, sous le présidence de Bill Clinton.

Durant la campagne et depuis son arrivée au pouvoir il y a deux ans, le président a envoyé des messages très différents -et parfois contradictoires- sur la longueur et la nature exacte du mur qu’il espérait.

Depuis quelque temps, il émet l’idée d’un mur fait de barres verticales en acier et non en béton dans l’espoir de rendre le projet plus acceptable pour les démocrates. Mais ces derniers n’ont pas du tout été sensibles à l’argument.

Mercredi, Donald Trump participera à un déjeuner au Congrès avec les sénateurs républicains. Jeudi, il se rendra à la frontière sud « pour rencontrer ceux qui sont en première ligne » de ce qu’il appelle une « crise de sécurité nationale ».

En mars 2018, il s’était rendu à San Diego, près de la frontière avec le Mexique, pour examiner lors d’une visite savamment mise en scène des prototypes de mur.

Huff post

Encore une victoire de Karim : Monaco rejette un appel de l’Etat

La cour d’appel de Monaco a rejeté, ce lundi 7 janvier, l’appel formé par l’État du Sénégal contre le jugement du 10 juillet 2018 du tribunal correctionnel de Monaco qui a refusé de confisquer les sommes saisies dans les comptes bancaires, dont l’un appartient à Karim Wade et les autres à ceux qui ont été condamnés avec lui par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI). La demande de confiscation présentée par l’État est donc définitivement rejetée.

C’est une nouvelle victoire pour Karim Wade.

L’État invoquait l’arrêt du 23 mars 2015 de la CREI, juridiction d’exception supprimée depuis trente ans et réactivée, en violation de la Constitution, par un simple décret du chef de l’État dans le seul but de condamner Karim Wade pour tenter de lui interdire d’être candidat à l’élection présidentielle.

Cet arrêt a été rendu au terme d’un procès qui comportait d’innombrables et graves irrégularités et qui violait les principes fondamentaux de la procédure pénale, notamment la présomption d’innocence, les droits de la défense et le droit à un procès équitable.

La CREI, juridiction instrumentalisée à des fins politiques, se mettait ainsi à l’écart des grands principes de droit qui sont proclamés par la communauté internationale et que le Sénégal s’est engagé à respecter par la signature de traités.

C’est un nouveau camouflet qui s’ajoute aux désaveux que le pouvoir politique sénégalais ne cesse de subir dans toutes les procédures menées hors du Sénégal, notamment :

– le classement sans suite de la plainte déposée par l’État du Sénégal à Paris contre Karim Wade ;

– les condamnations du Sénégal par la Cour de justice de la CEDEAO ;

– la déclaration solennelle du Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire constatant le caractère inéquitable du procès et affirmant le caractère arbitraire de la détention de Karim Wade ;

– le refus de confiscation opposé par le tribunal correctionnel de Paris puis par la cour d’appel de Paris ;

– tout récemment, la décision du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies constatant que l’arrêt de la CREI viole le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, Karim Wade n’ayant pas pu faire réexaminer la déclaration de sa culpabilité et sa condamnation par une juridiction supérieure, et ordonnant que l’État du Sénégal fasse procéder à ce réexamen. Dans un État de droit, l’arrêt serait privé de tout effet dans l’attente du réexamen ordonné.

Karim Wade a été poursuivi, jugé, condamné puis expulsé du Sénégal et contraint à un exil politique, dans l’unique dessein de le priver de son droit d’être candidat à l’élection présidentielle.

Cette volonté des pouvoirs politiques d’éliminer un adversaire est vaine puisqu’une succession de décisions, toutes favorables à Karim Wade, rendues par des institutions et juridictions internationales, confirme qu’il jouit de la plénitude de ses droits. Il entend ainsi les exercer ; notamment, son droit d’être candidat à l’élection présidentielle.

Le 07 janvier 2019

Me Demba Ciré BATHILY (Dakar), Me Bernard BENSA (Monaco), Me Michel BOYON (Paris), Me Seydou DIAGNE (Dakar), Me Ciré Clédor LY (Dakar), Me Joëlle PASTOR-BENSA (Monaco), Me El Hadji Amadou SALL (Dakar)

Libération d’Assane Diouf : le juge a décrété sa mort civile, selon son avocat

« La décision prise par le juge est de mettre Assane Diouf en liberté certes mais elle a aussi principalement pour objectif de le discréditer en le présentant aujourd’hui comme un malade mental.

Le juge a décrété sa mort civile: privation de la liberté d’expression, privation du droit d’association, privation du droit de parole, privation d’avoir une opinion, interdiction d’apparaître dans une télévision ou de parler à la radio et même de paraître dans des vidéos.

Ce qui est une violation de la Constitution et de toutes les conventions internationales.C’est une décision politique et nous n’allons jamais l’accepter ».

Affranchir la justice de la tutelle de l’Exécutif ( Serigne Saliou Guèye)

C’est un impératif catégorique pour tout candidat à cette présidentielle de donner des gages assermentés d’une profonde réformation de la justice en cas de victoire.

On ne peut pas parler de vraie démocratie si l’on ne fait pas de la séparation des trois pouvoirs (Exécutif, Législatif et Judiciaire) un principe de bonne gouvernance.

« Pour qu’on ne puisse pas abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir », disait Montesquieu. Donc, il convient d’éviter la concentration totalitariste des trois pouvoirs dans une seule main.

Ce principe de la séparation des pouvoirs est tellement important en démocratie qu’il est consacré dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 en son article 16 : « Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution ».

Mais il se trouve que dans tous les régimes du monde, le pouvoir politique a tendance à dominer le pouvoir judiciaire. Au Sénégal, de Senghor à Macky Sall en passant par Abdou et Wade, la justice n’a jamais échappé à l’emprise de l’exécutif.

Pourtant, l’article 88 de la Loi fondamentale qui stipule que « le pouvoir judiciaire est indépendant du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif » garantit l’indépendance de la justice. Mais le traitement arbitraire de beaucoup d’affaires politiques a mis à nu la soumission du judiciaire à l’exécutif.

Et depuis l’accession Macky Sall à la magistrature suprême en 2012, on tombe de Charybde en Scylla dans le traitement de beaucoup d’affaires judiciaires.

Alors, c’est un impératif catégorique pour tout candidat à cette présidentielle de 2019 de donner les gages assermentés d’une profonde réformation de la justice en cas de victoire.

– La tache noire du régime senghorien –

Notre justice, nonobstant les dispositions constitutionnelles qui lui garantissent son indépendance, n’est jamais parvenue à s’affranchir de l’exécutif.

L’affaire la plus marquante sous le règne de Senghor est le procès de Mamadou Dia, où la Haute cour de justice contrôlée par l’exécutif a prononcé une sentence sévère et disproportionnée variant de cinq ans à la perpétuité pour Mamadou Dia et ses co-accusés que sont Valdiodio Ndiaye, Ibrahima Sarr, Joseph Mbaye et Alioune Tall.

Ousmane Camara, l’alors procureur général, évoque dans son ouvrage « Mémoires d’un juge africain », la soumission de cette justice au pouvoir de Senghor qui a envoyé le 13 mai 1963 Mamadou Dia à Kédougou pour 12 ans : « Je sais que cette Haute cour de justice, par essence et par sa composition, a déjà prononcé sa sentence, avant même l’ouverture du procès.

La participation de magistrats que sont le président (Ousmane Goundiam), le juge d’instruction (Abdoulaye Diop) et le procureur général ne sert qu’à couvrir du manteau de la légalité une exécution sommaire déjà programmée ».

L’histoire retiendra, même si l’on sait que cette Haute cour de Justice est une cour politique parce que composée essentiellement de députés pro-Senghor qui ont voté la motion de censure qui a renversé le gouvernement de Dia, l’image d’une justice sénégalaise vassale dont s’est servi le premier président de la République pour se débarrasser d’une personnalité politique qui compromettait les intérêts économiques de sa France néo-coloniale.

Dans l’affaire de l’étudiant Oumar Blondin Diop, mort dans des circonstances jamais élucidées, la justice qui l’a faussement condamné pour « atteinte à la sûreté de l’Etat » s’est révélée être aux ordres du pouvoir senghorien qui magnifiait le culte du parti unique et rechignait toute opposition à sa monocratie. Sous Senghor, l’Assemblée nationale n’a pas échappé à ses manipulations récurrentes.

Et c’est d’ailleurs la manipulation de l’Assemblée nationale monocolore qui a valu au Sénégal d’insérer, dans sa charte fondamentale, le 6 avril 1976, le très controversé article 35 qui a érigé notre République en monarchie, le 31 décembre 1980 quand le Premier ministre Abdou Diouf succède à Senghor à la tête de l’Etat.

– Abdou Diouf et l’assassinat de Me Babacar Sèye –

Et ceux qui avaient pensé que le président Abdou Diouf allait renforcer l’Etat de droit en dotant la justice sénégalaise de moyens conséquents qui peuvent renforcer son indépendance ont déchanté. Sous le régime de Diouf, la justice n’a eu comme tâche principale que de suppléer l’exécutif et d’écraser toute adversité.

Et c’est cela qui explique la mise sur pied très tôt de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) chargée de mettre à carreau des adversaires politiques de même parti.

On ne pourra jamais expliquer le nombre de fois où l’opposant principal du président Diouf, Abdoulaye Wade, s’est retrouvé, pour des raisons politiques, en prison avec ses ouailles et alliés à la suite de jugements arbitraires.

N’est-ce pas sous le magistère de Diouf qu’est né dans le parquet, le ridicule concept de « flagrant délit continu », aux seules fins de mettre le holà aux troubles et désordres dont on accusait l’opposant Abdoulaye Wade ?

Dans l’affaire du juge constitutionnel Babacar Sèye assassiné le 15 mai 1993, la justice n’est pas sortie indemne puisque, en dépit des condamnations des sicaires Clédor Sène et compagnie à 25 ans de prison ferme, il y a toujours un mystère qui oblitère les vrais auteurs et le(s) commanditaire(s) de cet assassinat.

D’ailleurs, ce malaise fortement ressenti dans la justice par ses propres acteurs, poussera ces derniers à s’adonner à une profonde introspection en 1998 pour améliorer l’image du pouvoir judiciaire fortement dégradée par sa subordination au pouvoir politique.

– Abdoulaye Wade et les chaines de la justice –

Sous le régime libéral, le plus grand discrédit à l’égard de la justice survint lorsque que le président Wade s’est adressé aux magistrats lors d’une rentrée des Cours et Tribunaux en soutenant que « ces derniers ne voulaient pas se départir des chaines séculaires qui les lient à l’exécutif ».

Cela est d’autant plus vrai que lui, chef de l’exécutif, s’est toujours servi de la justice pour protéger des proches ou écraser des adversaires.

Le point d’orgue des exactions du pouvoir judiciaire est atteint quand le Conseil constitutionnel a validé la troisième candidature de Wade à la présidentielle de 2012 avec à la clé plus 10 morts.

– L’exécutif sous Macky Sall et les rendez-vous manqués de la justice –

Lors de son premier message à la nation, le 3 avril 2012, le tout nouveau président Macky Sall, symbole de rupture, d’abord par son appartenance à la génération post-indépendance, ensuite par ses annonces fortes sur la bonne gouvernance et la transparence dans la gestion des deniers publics, déclare ceci : «Au gouvernement, je donne mission de traduire en actes la forte aspiration au changement massivement exprimée le 25 mars.

Cette occasion historique constitue pour nous tous, un nouveau départ pour une nouvelle ère de ruptures en profondeur dans la manière de gérer l’Etat au plan institutionnel et économique ».

Et on pouvait penser qu’avec le quatrième président du Sénégal, l’ère de l’iniquité entre citoyens est révolue quand il déclare : « C’est pourquoi, je tiens à ce que toutes les femmes et tous les hommes qui m’accompagnent dans l’exécution du contrat de confiance qui me lie au peuple, comprennent et acceptent que cette mission ne crée pas une catégorie de citoyens privilégiés, au-dessus des autres et de la loi.

Gouverner autrement, c’est bannir les passe-droits, le favoritisme et le trafic d’influence ; c’est mettre l’intérêt public au-dessus de toute autre considération et traiter tous les citoyens avec la même dignité et le même respect. »

Et les Sénégalais qui ont souffert de la gabegie impunie, de la dilapidation des ressources publiques, fondaient à nouveau un espoir quand de façon péremptoire, le tombeur d’Abdoulaye Wade s’engage en ces termes : « Je mets à ma charge l’obligation de dresser les comptes de la Nation et d’éclairer l’opinion sur l’état des lieux.

A tous ceux qui assument une part de responsabilité dans la gestion des deniers public, je tiens à préciser que je ne protègerai personne. Je dis bien, personne ! J’engage fermement le gouvernement à ne point déroger à cette règle ».

Ainsi l’on pensait que l’élection du président Sall allait être l’ère des ruptures avec l’avènement d’une justice réellement indépendante. Mais que nenni !

– L’immixtion récurrente de l’exécutif dans les affaires judiciaires –

Joignant l’acte à la parole, le président de la République réactive la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) par le décret n° 2012-502 du 10 mai 2012 avant de saisir le Parquet général aux fins de poursuivre tous les dignitaires du régime libéral déchu qui sont mêlés à un scandale financier.

– L’affaire Karim Wade –

Mais, des 25 dignitaires libéraux ciblés par la traque des biens mal acquis, seul Karim Wade est appréhendé, jugé et embastillé pour six ans avec 138 milliards à payer à l’Etat sénégalais.

Puisque le procès avait des soubassements éminemment politiques, des gens du pouvoir s’attendaient à ce que le président de la CREI, Henri Grégoire Diop, prononçât la déchéance des droits civiques de celui qui, deux jours auparavant, a été investi candidat du PDS à la prochaine présidentielle.

Mais aucune disposition de la loi 81-53 du 10 juillet 1981 relative à la répression de l’enrichissement illicite n’interdit l’exercice des droits civiques pour le délit 163 du Code pénal. D’ailleurs, Sidiki Kaba, alors ministre de la Justice, précisa lors d’une conférence de presse le 24 mars 2015 : « Karim n’a pas perdu ses droits civiques.

Il n’y avait pas de question politique dans ce procès. C’est une affaire judiciaire. Si le projet politique existait pour couler un adversaire politique, il va de soi que l’objectif n’est pas atteint, puisque l’exercice de ses droits civiques (vote, éligibilité…, ndlr), civils et familiaux, prévu par l’article 34 du Code du code pénal, ne fait pas partie des sanctions rendues ».

Une telle position détonna avec celle de l’actuel Garde des Sceaux, Ismaïla Madior Fall qui, faisant référence à la candidature agitée de Karim Wade, a soutenu lors d’une émission à la TFM que « tout citoyen, qui est condamné à au moins cinq ans de prison, perd d’office ses droits civils et politiques ».

Cela est conforté par le ministre de l’Intérieur, Ali Ngouille Ndiaye, qui, lors de son passage à l’Assemblée nationale le 18 juin dernier, lâcha cette précision qui sonne comme une disqualification de Karim à la présidentielle de 2019 : « Karim Wade ne s’est pas inscrit sur les listes électorales. Il a seulement demandé à s’inscrire sur les listes. Etre sur les listes électorales, c’est celui qui y figure ou possède sa carte d’électeur ».

A nouveau, le Garde des Sceaux, lors de son passage à l’Assemblée nationale le 29 novembre dernier, déclara devant les députés que « Karim Wade condamné à une peine de six ans ne peut pas faire acte de candidature à la présidentielle ». Ces deux ministres se sont substitués aux juges, seuls compétents pour invalider une candidature, pour décider du sort politique de Karim Wade.

Ainsi l’on découvre aujourd’hui que la traque des biens mal acquis n’était qu’un saupoudrage judiciaire, un mensonge d’Etat pour baliser et déblayer le terrain électoral de toute embûche qui compromettrait la réélection du président sortant, Macky Sall.

– L’affaire Khalifa Sall –

Il apparait aussi que dans l’affaire Khalifa Sall, l’intention du pouvoir exécutif est manifeste : priver le député-maire de Dakar de toute possibilité de candidature en février 2019. Comme dans l’affaire Karim Wade, les deux derniers ministres de la Justice et le ministre de l’Intérieur ont joué et continuent de jouer un rôle de premier plan pour anéantir le projet présidentiel de Khalifa Sall.

Sidiki Kaba, présidant le 19 août dernier 2017, l’assemblée générale de l’Union des magistrats (UMS) ne s’est pas privé de se servir de cette occasion pour se prononcer sur ladite question : « ce n’est pas le député Khalifa Sall qui a été arrêté mais c’est le maire qui a été appréhendé suite au rapport de l’Inspection général d’Etat ». Il conclut en disant : « L’antériorité des faits par rapport à son élection, c’est un autre problème et lorsque le débat sera posé, la justice répondra en tenant compte des éléments de l’inviolabilité ou de l’immunité parlementaire, mais encore une fois, Khalifa Sall ce n’est pas Khalifa Sall en tant que député qui a été arrêté. »

Deux jours auparavant, c’est-à-dire le 17 août 2017, après la proclamation des résultats des législatives par le Conseil constitutionnel, les avocats de Khalifa Sall ont déposé une demande de mise en liberté d’office en invoquant l’immunité parlementaire qui, selon eux, s’attache à sa nouvelle qualité de député comme le dispose les articles 61 de la Constitution et 51 de la loi organique portant règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

D’ailleurs, Ismaïla Madior Fall, lors de l’examen de son budget en novembre 2017, s’est prononcé sur cette immunité en ces termes : « La levée de l’immunité parlementaire ne remet pas en cause sa présomption d’innocence. La levée de l’immunité parlementaire ne présume pas de la culpabilité du député concerné. Le procès respectera les standards les plus élevés d’un procès équitable ».

Cette intervention scandaleuse du Garde des Sceaux est considérée par les avocats de Khalifa comme une immixtion dans ledit dossier au moment où ils ont déposé des requêtes d’annulation de la procédure. Après Madior Fall, c’est au tour du couple procureur de la République-Doyen des juges, bourreau de Khalifa Sall, d’entrer dans la danse. Serigne Bassirou Guèye s’oppose à la liberté provisoire de Khalifa Sall « au motif que l’inculpé a été arrêté dans le courant du mois de mars 2017, alors que son élection comme député à l’Assemblée nationale a eu lieu près de quatre mois plus tard ». Autrement dit, l’immunité parlementaire ne saurait s’appliquer de manière rétroactive. Se fondant sur ces arguments, le Doyen des juges d’instruction, Samba Sall, rejette donc la demande de liberté de Khalifa Sall. Pourtant le 29 juin 2018, les juges de la Cour de justice de la Cedeao, réunis à Abuja, ont estimé qu’à partir du 14 août 2017, date de la déclaration officielle du statut de député de Khalifa Sall par le Conseil constitutionnel, une nouvelle situation juridique lui a été conférée par les urnes. Par conséquent, une procédure de levée de son immunité parlementaire ou une suspension de sa détention devait être entamée, selon les juges de l’instance communautaire. Mais la justice sous la contrainte de l’exécutif l’a maintenu irrégulièrement en prison parce que la levée de son immunité parlementaire n’a été sollicitée que le 25 novembre 2017, soit deux semaines avant la clôture de l’information par ce même procureur de la République. Demande que les députés du pouvoir satisferont sans barguigner.

Et la députée socialiste Aïssata Tall Sall de railler en déclarant : « On nous demande de statuer un fait négatif. L’immunité n’a de sens que si la personne en jouit, que si la personne est libre. Le parquet devait immédiatement sortir Khalifa Sall, lui faire bénéficier de son immunité parlementaire, avant de venir nous demander de la lever ». Ainsi en 12 mois, l’affaire Khalifa Sall est pliée comme l’a voulu le pouvoir. Après les jugements successifs par le Tribunal de grande instance de Dakar et la Cour d’appel, il reste à la Cour suprême de valider la décision de la Cour d’appel, le 3 janvier 2019. L’objectif final sera atteint. Il faut condamner définitivement Khalifa et lui appliquer l’article L31 du Code électoral qui stipule en son alinéa 2 que « ne peuvent être inscrits sur les listes électorales les individus condamnés pour escroquerie ».

Cette intrusion de l’exécutif dans le judiciaire vient corroborer les propos du journaliste Pape Alé Niang qui déclarait dans sa chronique du 13 décembre que l’arrestation et l’incarcération de Khalifa Sall ont été concoctées au palais de la République en présence « du président Macky Sall, de Massamba Sall, Doyen des juges, de Serigne Bassirou Guèye, Procureur de la République, du juge Maguette Diop, d’Antoine Diome, Agent judiciaire de l’Etat, de Malick Lamotte, de Demba Kandji, de Lansana Diaby, Procureur général, de Gallo Syr Diagne, Président de la Chambre d’accusation, de Cheikh Tidiane Coulibaly, Procureur général de la Cour Suprême, de Mamadou Badio Camara, Président de la Cour Suprême, de Pape Oumar Sakho, juge constitutionnel, d’Oumar Youm, Directeur de cabinet du président de la République et d’un journaliste connu pour ses révélations à charge dans l’affaire Khalifa Sall ».

– Nécessité urgente d’une réforme –

L’ordonnance n° 60-17 du 03 septembre 1960 qui a créé le Conseil supérieur de la magistrature du Sénégal consacre en son article 1, l’hégémonie du pouvoir exécutif sur le pouvoir judiciaire. C’est dans cette disposition que se trouvent les fondements de la subordination du pouvoir judiciaire à l’Exécutif. Les magistrats dépendent du Président de République, patron du Conseil supérieur de la magistrature, pour leurs nominations, leurs promotions, la gestion de leur carrière et leurs rémunérations. Mais si le chef de l’Etat, garant de l’indépendance de la magistrature, est le premier qui pourrait porter atteinte à son indépendance par les pouvoirs exorbitants dont il dispose, on ne pourrait plus en réalité parler d’indépendance. D’ailleurs le juge Babacar Ngom, dans son ouvrage « Comment renforcer l’indépendance de la magistrature au Sénégal ? » confirme que le pouvoir judiciaire « dépend totalement du pouvoir exécutif, ordonnateur de ses dépenses et du pouvoir législatif qui les autorise ».

Aujourd’hui, respecter la séparation des pouvoirs telle que Montesquieu et John Locke l’ont théorisé au 18e siècle respectivement dans « l’Esprit des Lois » et dans « Le second traité de gouvernement », c’est tout faire pour que le président de la République et ses ministres n’empiètent pas sur les prérogatives des autres institutions. Par conséquent, c’est faire en sorte que l’Assemblée nationale ne soit plus une institution godillot. C’est faire de sorte que les magistrats jugent en toute indépendance et en toute impartialité sans la pression de l’Exécutif.

Le candidat Macky Sall, soucieux de l’indépendance de la justice, disait à la page 25 de son « Yonou Yokkuté » que « mis sous tutelle du pouvoir exécutif, instrumentalisé par ce dernier et insuffisamment doté en ressources humaines et matérielles, le pouvoir judiciaire n’est pas toujours en mesure d’assurer pleinement ses missions dans l’impartialité et l’indépendance. Mettre fin à cet état de fait exige de renforcer l’indépendance du Conseil Supérieur de la Magistrature par sa composition, son organisation et par son fonctionnement ». Mais une fois élu président de la République, il s’est attelé à faire de cette justice son bras armé pour éliminer des adversaires politiques et protéger ses partisans. Où est le ministre Mame Mbaye Niang éclaboussé par les 29 milliards du Prodac ? Où est Aliou Sall trempé dans le scandale de Petrotim ? Où est le directeur du Coud Cheikh Oumar Hanne épinglé par un rapport de l’Ofnac ? Quelle est aujourd’hui, la valeur de ce serment : « je tiens à préciser que je ne protègerai personne… La patrie avant le parti » ?

C’est pourquoi, au-delà des promesses de campagne, il faut que les prétendants à la magistrature suprême fassent des engagements assermentés sur des réformes qui garantissent une justice libre, impartiale et indépendante.

#Enjeux2019

Serigne Saliou Gueye est éditorialiste à SenePlus depuis plus de 6 ans. Il est également journaliste chroniqueur au quotidien Le Témoin

Assane Diouf libéré par le tribunal correctionnel


Le tribunal correctionnel de Dakar a rendu son verdict ce mardi. Et, celui qui est surnommé « l’insulteur du web » a bénéficié de sa « magnanimité ».

Assane DIOUF, qui a été déclaré souffrant de « troubles psychiques », va quitter Rebeuss pour un centre spécialisé. Il lui serait interdit de prendre la parole en public, selon un de ses avocats interrogé par Walf FM

WALFNet

Les 5 candidatures du PM Dionne se dessinent

7 candidats ont été reçus par le Conseil constitutionnel pour le parrainage. A l’issue des vérifications définitives, 20 dossiers ont été rejetés par le 7 sages.

Ainsi, Issa Sall (PUR), Macky Sall (BBY), Karim Wade (Karim Président), Khalifa Sall (Taxawu Dakar), Madické Niang (Madické 2019), Ousmane Sonko (Pastef), Idrissa Seck (Idy Président 2019).

Désormais, le conseil constitutionnel va statuer sur les autres pièces déposées ( 8 au total) par les 7 candidats pour valider ou non la liste définitive des candidats retenus pour la présidentielle de février 2019 au plus tard le 20 janvier. Mais, force est de constater qu’on risque d’avoir au final 5 candidats, comme l’avait prédit le Premier ministre Mouhammad Boun Abdallah Dionne.

Les candidatures de Karim Wade et Khalifa Sall seront « rejetées » de l’avis même de Mama Adama Guèye, qui soutiennent que les 7 sages vont recaler ces deux dossier pour « des raisons purement politiques », car le régime en place ne veut pas qu’ils participent à ces élections.

Karim Wade été condamné à 6 ans de prison plus une amende 138 milliards à payer à l’Etat du Sénégal dans le cadre de la traque des biens mal acquis. il a été gracié et exilé au Qatar après avoir purgé la moitié de sa peine. On lui oppose la contrainte par corps à son retour du Sénégal.

Khalifa Sall a été condamné dans l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar pour détournement portant sur 1 milliard 800 millions et 5 ans d’emprisonnement.

Son jugement a été confirmé par la plus haute juridiction, la Cour suprême. Mais ses avocats qui attendent la notification de la décision comptent déposer un rabat d’arrêt pour poursuivre le combat.

Un rabat d’arrêt qui devrait lui permettre de se présenter à la présidentielle à cause de son caractère suspensif. Mais, selon les avocats de l’Etat, il n’y plus aucune possibilité, après la Cour Suprême, c’est Dieu. Donc Khalifa Sall est définitivement condamné.

Quoi qu’il en soit, le conseil va trancher pour les 7 dossiers dans les jours à venir. Si un tel scénario se produisait, la prédiction du PM Dionne se révèlerait exacte. L’actuel Premier ministre parlant du parrainage avait tonné, « il n’y aura plus de 5 candidats ».

Luxew info

Parrainage: Les observateurs invalident le Conseil constitutionnel


« Nous n’avons rien vu ». C’est en substance ce que semblent dire les observateurs de la Société civile chargés de superviser la vérification des signatures des parrains.

Face à la presse ce lundi, le groupe des « sept observateurs » indique avoir décelé, dans les travaux du Conseil constitutionnel, au moins de cinq « limites » :

La réglementation de l’ordre de passage qui a donné lieu à des bousculades et violences au moment des dépôts.

L’absence de référentiel précis disponible pour tous les candidats pour éviter les erreurs matérielles. L’absence d’informations sur le logiciel de traitement des données utilisées (quel logiciel, comment a-t-il été paramétré, etc.) ».

Le manque d’informations détaillées pour les candidats sur les motifs des rejets autres que les doublons. La quasi inutilité des fiches de parrainages lors des opérations de contrôle et de vérification ».

Des constatations du professeur Babacar GUEYE et Cie qui donnent du grain à moudre aux opposants qui n’ont pas attendu la Société civile pour récuser le Conseil constitutionnel qui est attendu ce mardi pour édifier Malick GAKOU, Madické NIANG et Idrissa SECK qui avaient apporté des correctifs à leur dossier.

Walf net

Déclaration du Forum Civil sur la situation pré-électorale Organisation de l’élection présidentielle, le parrainage et le rabat-d’arrêt


La situation actuelle du pays est caractérisée par une certaine angoisse et des craintes des populations et des investisseurs sur l’avenir immédiat du Sénégal dans un contexte où les contestations sur le processus pré-électoral font rage.

Dans sa déclaration en date du 9 octobre 2018, le Forum Civil avait attiré l’attention de l’opinion nationale et internationale sur le profond désaccord de la classe politique sur les règles du jeu électoral notamment la loi instituant le parrainage, le maintien au ministère de l’intérieur chargé d’organiser les élections, d’une personne présumée partisane par une frange importante des parties prenantes et qui est de surcroît membre du directoire du parti et de la coalition au pouvoir.

De l’indépendance du Sénégal à aujourd’hui, les sollicitations répétées des Juridictions à des fins de résolution de conflits entre politiques, ont fini déroder les bases de la relation de confiance entre l’Etat et les citoyens.

De plus, la perception d’une forme de sélectivité dans le traitement de plusieurs dossiers judiciaires conforte l’opinion dans le sentiment d’une instrumentalisation de la Justice.

La récente sortie du Président de l’Union des Magistrats Sénégalais (UMS) sur la présence et le rôle actif de Monsieur le Président de la République au sein du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) ne fait que conforter la thèse d’une magistrature sous tutelle de l’Exécutif annihilant le principe sacro-saint de l’indépendance de la Justice. La démocratie et l’Etat de droit ne sauraient fonctionner de cette manière.

Le Forum Civil rappelle que le Gouvernement doit instaurer en débat les questions sur lesquelles portent les projets de réformes, en tenant compte du caractère obsolescent du système actuel de gouvernance publique et d’éviter d’enfermer les réformes institutionnelles dans la temporalité d’un mandat et de mettre les citoyens dans une position inconfortable au moment du choix.

Ainsi la loi sur le parrainage a été adoptée sans débat occultant ainsi un des fondamentaux d’une démocratie véritable à savoir le dialogue, ce qui a engendré cette situation de contestation, menaçant la paix et la stabilité sociale du Sénégal.

Le parrainage étant institué par une loi, le Forum Civil constate cependant pour le déplorer que le processus de vérification des parrainages a été faussé dès le départ par un déficit de transparence et de fiabilité, car les données de base devant servir de référentiel de comparaison n’ont pas été transmises aux candidats à la candidature. Il y a eu aussi une réelle rupture du principe d’égalité des candidats à la candidature devant les règles du jeu électoral.

De plus les candidats à la candidature n’avaient aucun moyen de savoir si les parrainages transmis au Conseil Constitutionnel ont fait l’objet de vérification avec les mêmes données de base.

Finalement le processus électoral est bâti dans le moule de la défiance et non de la confiance des acteurs, condition substantielle aux bonnes pratiques internationalement reconnues en matière électorale.

Les manquements constatés et tardivement présentés aux citoyens par les Observateurs de la société civile, relatifs à « l’absence de référentiel précis disponible pour tous les candidats pour éviter les erreurs matérielles, l’absence d’informations sur le logiciel de traitement des données utilisées (quel logiciel, comment a-t-il été paramétré, etc.)

« Constituent des vices substantiels au processus de vérification des parrainages et ont causés des rejets de listes de parrainage de candidats à la candidature.
La paix sociale est menacée, la stabilité de la sous-région est très fragile et les vulnérabilités du pays avérées.

Au vu de cette situation, le Forum Civil réitère la demande formulée dans sa déclaration du 9 octobre 2018 consistant, pour le Président de la République, garant constitutionnel de l’unité et de la cohésion nationale, de désigner une personnalité ou un organe consensuel et indépendant pour la poursuite de l’organisation de l’élection présidentielle.

En matière judiciaire, le sentiment le mieux partagé aujourd’hui est celui d’une justice au service de l’exécutif, une instrumentalisation à outrance de la justice à des fins de politique politicienne

Relativement à l’affaire du Maire de Dakar, le Forum civil constate que son mode de traitement semble sortir du principe de redevabilité au cur de toute politique de bonne gouvernance, à laquelle devraient être soumis tous les détenteurs de charges publiques sans discrimination, pour emprunter les voies de l’élimination par voie judiciaire d’un candidat à la candidature à la présidentielle de 2019.

Le Forum Civil invite la Cour suprême et le Conseil Constitutionnel à respecter les droits de Monsieur SALL sur le caractère suspensif en matière de Rabat-d’arrêt tels que prévus par les articles 37, 38, 39, 49, 51 et 52 de la loi organique n°2017-09 du 17 janvier 2017 relative à la Cour suprême.

Depuis quelques temps, nous constatons un certain désordre du Droit provoqué par ceux qui sont chargés de le protéger et de le mettre en œuvre.

C’est pourquoi le Forum Civil attire l’attention du Conseil Constitutionnel sur les risques de basculement du pays dans une situation d’instabilité sans précèdent.
La section sénégalaise de Transparency International exhorte tous nos concitoyens à aller retirer leur carte d’électeur afin de pouvoir accomplir librement leur droit de vote le jour du scrutin.

Le Forum Civil invite les forces de sécurité et de défense à la retenue en garantissant la sécurité aux citoyens afin de permettre à notre pays d’avoir un scrutin libre, apaisé et transparent mais aussi appelle les acteurs politiques, toutes obédiences confondues, au sens de la responsabilité et à la sauvegarde de l’intérêt général pour éviter des contentieux et des violences pré et post électoraux préjudiciables à la stabilité du pays.

Même avec un bilan d’or en bandoulière, cet homme ne devrait pas être réélu. ( Mody Niang)

Ce 31 décembre 2018, nous avons eu le courage – car il en fallait – de l’écouter dérouler son long et parfois lassant message à la Nation, un message à forte allure de discours-bilan, agrémenté de promesses alléchantes et mirobolantes, faites à deux mois de l’élection présidentielle.

De bout en bout, il a insisté sur le niveau de ses réalisations, réalisations sans commune mesure, de son point de vue, avec celles qu’il a trouvées sur place au moment où il accédait à la magistrature suprême.

Quoi de plus normal, serait-on tenté de lui rétorquer ? De Léopold Sédar Senghor au président-politicien, la population a augmenté, passant de trois millions environ à plus de quatorze millions aujourd’hui.

Naturellement, les activités économiques qui alimentent les budgets ont, elles aussi augmenté. Pour ne pas allonger mon texte, je renvoie le lecteur au budget global du Sénégal respectivement des années 1960, 1980, 2000 et 2012.

Il trouvera alors normal, très normal, que le président-politicien qui disposait pour l’année 2018 d’un budget de 3774,8 milliards de francs CFA, construise plus d’infrastructures que ses trois prédécesseurs.

S’il était battu au soir du 24 février 2019 ou après un second tour en mars, son successeur ferait infiniment et rapidement mieux que lui, sans tambour ni trompette.

Naturellement, s’il s’agit d’un ou d’une compatriote digne, à bien des égards, de la fonction présidentielle. Peut-être, en donnerai-je l’illustration dans une prochaine contribution.

Ce bilan que le président-politicien et son camp nous présentent donc avec autant de tintamarre, n’a rien d’exceptionnel. Il est même bien en-deçà des milliards mis à sa disposition depuis le 2 avril 2012. Il doit être notablement relativisé et je m’y suis essayé dans ma contribution du 26 décembre 2018().

SI ce tonitruant bilan faisait l’objet d’un audit sans complaisance qui mette l’accent sur la pertinence, le coût et la qualité des infrastructures, et que les résultats soient rendus publics dans toutes les langues nationales, il serait largement minoré et ferait réfléchir nombre d’électeurs et d’électrices une fois seul(e)s avec DIEU dans l’urne, le 24 février 2019.

Sans doute, hésiteraient-ils alors longuement avant de prendre la lourde responsabilité de voter pour ce grand manipulateur qui, sans état d’âme, nous roule dans la farine depuis bientôt sept ans.

Ils ne feraient surtout pas ce choix périlleux pour notre pays si, en plus, ils considéraient le côté moral de ce bilan. De ce point de vue, l’homme est carrément repoussant, ayant pratiquement renié sans état d’âme tous ses engagement pris avant et après le 25 mars 2012.

Pour permettre au lecteur objectif d’en avoir le cœur net, je vais m’attarder sur quelques-unes de ses réponses lors de la conférence de presse à laquelle il avait convié certains journalistes après son adresse à la Nation, le 31 décembre 2018.

« Je n’ai peur de personne », avait-il notamment déclaré, en réponse à une question.

Naturellement, il ne convainc personne. S’il n’avait vraiment pas peur de Khalifa Ababacar Sall, il n’aurait pas choisi, très tôt, de l’éliminer de la course à l’élection présidentielle du 24 février prochain, après avoir échoué, semble-t-il, de le dissuader de se présenter à cette élection-là.

On n’a vraiment pas besoin d’être juriste pour savoir, qu’avec l’aide de la justice, il cherche manifestement à l’éliminer.

Sinon, qu’est-ce qui justifie la diligence inhabituelle avec laquelle le dossier mettant en cause l’ancien Maire de Dakar a été traité, tant à son niveau qu’à ceux du Procureur de la République, du juge de première instance, de la Cour d’Appel et de la Cour suprême ?

Pendant ce temps, nombre d’autres dossiers, bien plus lourds, dormaient et continuent leur profond sommeil sous son coude comme sur le bureau des magistrats chargés d’expédier cette affaire avant l’élection présidentielle.

S’il n’a peur de personne, pourquoi a-t-il imposé ce parrainage objet, aujourd’hui comme hier, de toutes les suspicions ? La loi qui l’impose est manifestement partisane puisqu’elle privilégie le premier mandataire qui dépose sa liste au Conseil constitutionnel.

Ce n’était un secret pour personne que la mandataire du candidat sortant serait la première. Elle n’est pas plus ponctuelle que les autres, ni plus forte quand il s’agit de se bousculer dans les rangs.

Sa liste a été déposée la première, parce que telle était la volonté du Conseil constitutionnel. C’est, du moins, la forte conviction de tous les autres mandataires. En tout cas, lu xel nangu la, par ces temps de gouvernance du président-politicien.

S’il n’a peur de personne, pourquoi a-t-il catégoriquement rejeté le bulletin unique qui a pourtant pour avantages de faciliter le vote et de le rendre, partant, plus rapide. Il est surtout beaucoup moins cher que le bulletin individuel.

Mais il a pour inconvénient majeur d’être trop large pour les tricheurs qui, le jour J, remettent à leurs militants et sympathisants des enveloppes contenant le bulletin de leur candidat, qu’ils glissent discrètement dans leurs poches. On devine aisément le reste du manège.

Enfin, s’il n’avait réellement peur de personne, il ne ferait pas moins que ses deux prédécesseurs pour l’organisation d’une élection transparente et paisible, sur la base d’un code électoral et d’un fichier consensuels. Faute d’évincer son ministre de l’Intérieur qui a affiché publiquement sa volonté sans équivoque de le faire réélire, il devrait tout au moins l’obliger, avec ses services, de distribuer les cartes électorales à leurs ayant droits.

A propos de la demande unanime de l’opposition de nommer un ministre de l’Intérieur moins partisan que l’actuel, il répondit sans fard : « Je ne vais pas le faire et je ne vois pas pourquoi je devrais confier les élections à un autre. Je ne suis pas là pour satisfaire des désirs d’une tierce personne. »

Et notre président-politicien apparemment sans mémoire, de clore ce débat en ces termes sans équivoque : « Que cela soit clair ! Tant que ce que l’on fait est clair, je ne vois pas pourquoi je changerai de chemin. (…) Le Ministre de l’Intérieur ne peut rien apporter à son président, si le peuple ne vote pas pour ce dernier. C’est un faux débat. »

A un journaliste qui lui rappelait qu’en tant que candidat pour l’élection présidentielle de 2012, il avait formellement récusé le Ministre PDS Ousmane Ngom, il répondit, à la stupeur générale : « Je n’ai jamais récusé Ousmane Ngom. »

Arrêtons-nous quand même sur ces réponses sans équivoque du président-politicien ! D’abord, il prend l’opposition pour moins que rien et la réduit à ‘’une tierce personne’’. Il croit sûrement avoir atteint son objectif de départ publiquement déclaré, et qui était de « réduire l’opposition à sa plus simple expression ».

Ensuite, il trouve que tant que ce qu’ils (lui et les siens) font est clair, il ne voit pas pourquoi il changera de chemin. Nous sommes donc avertis : s’il est réélu, il continuera de mettre en œuvre la même gouvernance. A bon entendeur !

Il nous prend surtout pour des demeurés puisqu’il veut nous faire croire que le Ministre de l’Intérieur ne peut rien lui apporter.

Avec toute l’influence, tout le pouvoir qu’il a sur ses directions comme sur l’administration territoriale, ce Ministre de l’Intérieur ne peut donc rien pour lui !

Ce Ministre-là qui risque d’avoir de gros déboires avec la justice si son candidat est battu ! Même s’il ne pouvait rien lui apporter, il remuerait ciel et terre pour lui être utile.

Notre président-politicien a le courage de regarder ses compatriotes les yeux dans les yeux et d’affirmer qu’il n’a jamais récusé Ousmane Ngom comme membre du PDS en même temps Ministre de l’Intérieur.

Ne lit-il pas la presse ? N’écoute-t-il pas les chroniques hebdomadaires de Papa Alé Niang ? Ne jette-t-il pas de temps en temps un rapide coup d’œil sur WhatsApp ? Reconnaissons-lui que son agenda ne lui laisse guère de temps.

Cependant, avant même la fin de la conférence de presse, des Sénégalais ont tenu à lui rafraîchir la mémoire en faisant circuler une vidéo à travers laquelle le candidat Macky Sall d’alors protestait vivement contre le maintien d’ Ousmane Ngom, à la tête du Ministère de l’Intérieur.

Ce texte étant déjà long, je renvoie le lecteur à la vidéo qui circule à WhatsApp ou à la chronique du 26 décembre 2018 de Papa Alé Niang. Les commentaires auxquelles sa piteuse volte-face a donnés lieu ne l’honorent guère. Des compatriotes se sont permis de le traiter de tous les noms d’oiseaux et personne ne devrait le leur reprocher.

Le Président-politicien est coutumier de tels reniements, comme d’ailleurs nombre de ses opposants qui l’ont rejoint aujourd’hui. J’en donnerai un seul exemple, celui de Me Ousmane Ngom.

On se rappelle que, Ministre de l’Intérieur, il en avait fait voir de toutes les couleurs à Macky Sall pendant sa traversée du désert. Ce dernier, élu Président de la République le 25 mars 2012, n’a pas tardé à lui rendre la monnaie de sa pièce. Me Ngom était en effet suspecté d’enrichissement illicite. Convoqué dans ce cadre par le Procureur de la République de Dakar, il tarda à répondre à la convocation.

Pendant qu’il battait campagne à Kolda en vue des élections législatives du 1er juillet 2012, il est ‘’cueilli manu militari’’ par des éléments de la Brigade d’Intervention polyvalente de la Police (BIP) et conduit à Dakar par hélicoptère. Cette humiliation, qui eut lieu le 20 juin 2012, le renforça dans une opposition farouche au président-politicien, en apparence tout au moins.

Voici d’ailleurs comment, profitant d’un meeting de son camp, il s’adressa en des termes peu amènes à son adversaire d’alors : « (…) Aujourd’hui, d’enrichissement illicite ou de blanchiment d’argent, Macky Sall et son Gouvernement sont au premier rang.

Ce n’est même pas de la délinquance financière, c’est du grand banditisme financier, parce que son Premier Ministre a dépassé toutes les limites. Il a avoué devant tout le Sénégal d’avoir blanchi de l’argent mais au moment où il le faisait, la loi sur l’enrichissement illicite n’existait pas encore. »

Me Ngom poursuivit son réquisitoire sévère en ces termes : « Mais la loi sur le vol existait déjà, la loi sur le recel et la complicité de vol existait déjà. » Et il en tire cette conclusion : « Kon nak,moom (Macky) ndeyi sacc la.

Avant de parler de qui que ce soit, il faut d’abord s’adresser à Macky Sall et à son Premier Ministre qui sont les plus grands blanchisseurs que le Sénégal n’ait jamais connus. »

En mars 2016, Me Ngom perd son grand frère. Le président-politicien va lui présenter ses condoléances et profite de l’opportunité pour l’appeler à venir travailler à ses côtés.

L’appel n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd : l’accusé d’enrichissement illicite rejoint son ‘’ancien adversaire à mort’’, le blanchisseur d’argent sale, le ‘’ndeyi sacc’’. Tout cela relève désormais du passé, et il appelle à le faire réélire dès le premier tour. Voilà le Sénégal !

Je terminerai par deux questions, l’une concernant la nomination de son frère Aliou Sall à la tête de la Caisse de Dépôt et de Consignation (CDC) et l’autre, l’éventualité d’un troisième mandat.

A la première question, il répond : « Je l’ai à l’œil, s’il commet une faute, il sera sanctionné comme les autres. » Mon œil ! A-t-il à l’œil sur les autres directeurs généraux qui sont des bourreaux connus de deniers publics ?

« S’il commet une faute, il sera sanctionné comme les autres ! » Nous prend-il pour des demeurés, ce président-politicien ? Qui a jamais été sanctionné dans son camp ? A la seconde question, il répond ‘’fermement’’ : « Si je suis réélu, je fais mon second mandat de 5 ans et je pars. » Qui va vraiment le croire, devant le fossé abyssal qui sépare nettement ses engagements d’hier et ses actes d’aujourd’hui ?

Cet homme n’a aucun respect pour la parole donnée et a entraîné dans son sillage de nombreux compatriotes. Heureusement que tous, l’un comme les autres, sont mis à nu par d’authentiques vidéos qui circulent dans les réseaux sociaux.

Nous ne devrions donc pas nous laisser abuser par son tonitruant bilan matériel. Il nous a fait mal, très mal, en souillant les valeurs cardinales qui étaient le fondement de notre société, valeurs que nous avons héritées de références comme Thierno Souleymane Baal, El Hadj Malick Sy, Cheikh Ahmadou Bamba, Monseigneur Hyacinthe Thiandoum et bien d’autres encore.

Il nous appartient de travailler dur à la restauration et à la purification de ces valeurs, pour redonner à notre société sa belle image d’antan. Ce noble objectif ne sera jamais atteint, tant que nous ne nous débarrasserons pas du président-politicien et du vieux système qu’il perpétue.

Dakar, le 6 janvier 2019

Mody Niang

Enrichissement illicite : Quand Ousmane Ngom ment éhontément

Le nom de l’ancien ministre de l’Intérieur, Ousmane Ngom, figurait bel et bien sur la liste de la Cour de Répression de l’Enrichissement illicite (CREI) dans le cadre de la traque de bien mal acquis, selon la Rfm qui cite l’institution.

Cette information fait suite à la déclaration du ministre selon laquelle son nom n’a jamais figuré sur cette liste, lors d’une émission à la radio dimanche.

Le dossier de Ousmane Ngom était confié aux enquêteurs de la police et était presque bouclé avant que le magistrat Alioune Ndao ne quitte le parquet spécial.

Des éléments de la Division des investigations criminelles (Dic) avaient effectué un déplacement à Saint-Louis pour des enquêtes dans son verger, rapportent nos confrères de la Rfm.

A la Dic, il a été plusieurs fois interrogé sur son patrimoine par les commissaires Seydou Bocar Yague et Cissé.