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Pour cacher ses magouilles Bohn offre plus de 187 millions de frs offerts à la presse nationale et internationale.

Alors qu’Air Sénégal Sa dispose d’une cellule de communication, Philippe Bohn, dès sa prise de fonction en octobre 2017, confie toute la communication de la compagnie au cabinet ALBG dirigé par une certaine Bineta Erika Guèye sortie de nulle part. Cette dernière est la sœur de Eric Iba Guèye directeur Réseau et Expérience client de Sénégal Sa. Entre Philippe Bohn et Erika, un contrat aux allures d’une véritable arnaque est signé. ALBG, certainement pour cacher son forfait, signe d’intéressants contrats à plusieurs organes de la place dont le plus petit montant tourne autour de 8 millions de frs, mais aussi à des organes à l’étranger comme Jeune Afrique, le Figaro. Rien que pour la presse nationale, Ndeye Bineta Erika Guèye et Philippe Bohn ont offert plus de 187 millions de frs. Dans la liste des organes bénéficiaires et des montants qui leur sont octroyés — que le personnel a réussi à se procurer et dont nous détenons une copie — on ne trouvera évidemment pas « le Témoin » encore moins le site dakarmatin qui dans sa chronique du 27 juin 2018 avait tiré la sonnette d’alarme.

La première tranche d’un versement étalé sur 3 paiements sur le montant de plus de 187 millions de francs (40 % à la réception de la facture, 40 % le 1er septembre 2018, et 20 % le 1er décembre 2018) cette première tranche a été décaissée le 18 juillet 2018 pour certaines entreprises de presse. Il s’agissait d’un montant de près de 76 millions de frs sur un chèque de la BNDE. Jeune Afrique obtiendra un ordre de publicité en date du 31 janvier 2019 de 5100 Euros, puis le Figaro une pub de 10.000 Euros. Jusqu’ici rien de grave. Comment une entreprise ALBG Communication Afrique créée le 07 février 2017 à Dakar a-t-elle pu gagner aussi rapidement un tel marché de communication ? Mais à la lumière du contrat nébuleux signé entre Philippe Bohn et Ndèye

Bineta Guèye, l’on comprend que c’est une association de malfaiteurs qui s’était organisée pour pomper l’argent du contribuable sénégalais. Le contrat entré en vigueur le 02 novembre 2017 stipulait que ALBG devait gérer la communication, le marketing et la publicité d’Air Séné- gal Sa. Le cabinet devait obtenir des honoraires variables (commissions de 7 % sur la production HT et de 9% de commission pour le développement de la stratégie et les achats médias HT). Mais en outre, il est stipulé que les honoraires du Prestataire sont composés d’une partie forfaitaire mensuelle dénommée « retainer » de 6 millions de frs. C’est au niveau du système de paiement des honoraires que se situe l’arnaque. « Albg touche des paiements mensuels sur des conseils. Par exemple, elle dit à Air Sénégal de faire des sacs publicitaires, elle passe commande des sacs publicitaires pour Air Sénégal, Air Sénégal fait le paiement des 50 % d’avance et Albg gagne 9 % de commission du montant de la commande en plus de la marge sur la facture que lui verse le fournisseur » explique notre source. Cette dernière ajoute « une autre bizarrerie à l’heure de la création d’emplois, ALBG facture à Air Sénégal un community manager et un responsable relations publiques. Ce qui fait que le Sénégal se prive de ces emplois que pouvaient occuper de jeunes sénégalais. Et le plus cocasse c’est que ALBG non seulement fait travailler son agence au Canada en confiant le travail de community manager à un Canadien mais elle fait facturer des prestations à ALBG Sénégal par ALBG Canada. Ce qui fait que l’argent est rapatrié au Canada et, du coup, le Sénégal perd doublement ». La plainte annoncée par la compagnie sur de supposés sabotages sur son module de réservation de billetterie fait rire notre source. A l’en croire, si le système est perturbé, c’est parce qu’il n’est pas sécurisé. La faute, ce fut d’avoir confié un tel dispositif à ALBG qui n’a aucune qualification pour développer un tel système.

« Quand la seule fin de pouvoir absolu justifie tous les moyens !”

Après toutes les dérives monumentales et les manquements graves décriés sur le processus électoral, à peine sorti d’une réélection problématique sans gloire, le Président Macky Sall, plutôt que de s’attaquer aux véritables problèmes du pays (institutions inefficaces, inutiles et budgétivores, extrême pauvreté, chômage massif des jeunes, économie au service des étrangers, accès aux services sociaux de base, contentieux social avec pratiquement tous les syndicats de travailleurs), a repris du service, hélas mais dans ce qu’il sait faire : de la politique, rien que de la politique politicienne.

Une Nation ne vit pas que de politique ! Toujours fidèle à ses limites objectives qui lui empêchent de prendre la hauteur qu’exige la stature de chef d’Etat d’une République démocratique et pathologiquement aveuglé par un désir excessif de pouvoir sans limites, le voilà qui vient d’engager, à la surprise générale, et à titre personnel, pour tout un peuple, une révision constitutionnelle, sans débat, ni concertations à aucun niveau, pour, à sa seule guise, modifier unilatéralement le régime politique en vigueur et ainsi imposer une nouvelle gouvernance solitaire et personnalisée. Exactement, tel un despote dans une sombre dictature : la majorité partisane obéira, les alliés, même humiliés, le remercieront et applaudiront ; quant aux contempteurs, ils ont perdu toute capacité de réaction !

Suivant, en effet, un cheminement stratégique pleinement assumé, après avoir cassé et neutralisé toutes les forces progressistes, démocratiques et citoyennes du pays, cette dernière initiative lui permettra, sans nul doute, de disposer désormais de tous les leviers de pouvoir de l’Etat et de la Nation, entre ses mains, lui tout seul. La réforme ainsi engagée viendra consolider et parachever l’installation d’une dictature, certaine au Sénégal.

Sous ce rapport, son appel au dialogue, ressassé depuis un certain temps à l’occasion de chaque sortie publique, n’est ni plus, ni moins qu’une pure duperie. D’ailleurs, tous les observateurs avertis et sérieux peuvent le constater : lorsqu’il s’agit de questions essentielles telles que le gaz et le pétrole ou l’implication outrancière de la famille dans la gestion de l’Etat, soit il décide en solitaire, soit il occulte le débat.

La dernière réforme, en date, en est une parfaite illustration. Un appel au dialogue comme pour dire aux sénégalais : « attendez, je vais modifier la Constitution, changer la nature du régime politique pour pouvoir gouverner tout seul ; et après, « vous viendrez, on va dialoguer » ! Mais dialoguer sur quoi ? Du report déjà programmé des élections locales ? Quelle conception de la gouvernance démocratique ?

Pire, dans la plupart du temps, lorsqu’il s’engage, c’est pour se dédire, dès que possible ou alors dès que des intérêts stratégiques sont en jeu ; au point qu’il est devenu légitime de s’interroger sur la valeur morale de ses engagements pris et de sa parole donnée ?

Il en est de même de l’appel tonitruant à la responsabilité, au civisme et à la citoyenneté, à la salubrité publique et au désencombrement de la voie publique, adressé aux sénégalais et plus particulièrement aux jeunes. De nouvelles valeurs découvertes et vivement attendues des sénégalais ? Il s’agit là d’excellentes trouvailles qui méritent des félicitations. Toutefois, il convient de rappeler à ce nouveau pédagogue des temps modernes qu’à ce jour, il est le seul tristement célèbre responsable politique à avoir désobligé les membres d’un bureau de vote pour accomplir un devoir dit « citoyen » par la force des muscles de ses gardes – corps alors qu’il n’avait pas les documents requis pour accomplir cet acte !

Ironie du sort, au même moment, le camarade Amath Dansokho, qui était dans la même situation à Kédougou, a préféré sagement, en homme politique responsable, rebrousser chemin pour revenir à Dakar, sans voter. Si certains ont du oublier cette grave forfaiture, pourtant si fraiche encore dans les mémoires, les comptes – rendus de presse sont toujours disponibles pour le rappeler. Voilà une forfaiture qui montre et démontre, avec force et éloquence, qu’en matière de bonne conduite conforme à la responsabilité du citoyen vertueux, aucun sénégalais, ni aucun jeune de ce pays n’est jamais descendu aussi bas ! Trop bas !!!

Bien évidemment, un tel comportement n’est pas républicain ; et dans d’autres contextes, la suite de l’histoire aurait été autre. Mais surtout, le rappel de cette grave entorse à la bonne conduite simplement attendue du citoyen en République en dit long, si besoin en était, sur tout ce qui se passe au Sénégal, depuis 2012 et qui perdure encore malheureusement. Il n’est donc véritablement point de surprise ; seules nouveautés : un enterrement douloureux en première classe, certes progressif mais résolu, des souteneurs de la galaxie Benno Bok Yaakar, une suprême humiliation des transhumants et un sacrifice fratricide des fidèles compagnons de la première heure, tous à l’autel du pouvoir absolu !

Au demeurant, il faut rester debout ! La fonction de président de la République ne confère à quiconque un titre foncier sur le pays et le Sénégal n’appartient à personne en particulier. L’histoire nous enseigne en effet que chaque peuple a son propre agenda et quand il décide de le dérouler, rien ni personne ne peut l’arrêter ! Inéluctablement, il parvient à recouvrer sa légitimité et sa souveraineté, à l’instar aujourd’hui des Algériens et des Soudanais, avant eux les Burkinabé, pour ne citer que ces exemples. Mais cela requiert de l’engament dans le militantisme et du patriotisme dans l’action politique et citoyenne, notamment des élites, de la jeunesse et des forces progressistes.

A cet égard, et en considération de tout ce qui précède, LD – Debout appelle à la mobilisation générale et milite pour un sursaut national des progressistes et des patriotes, éparpillés dans plusieurs organisations, devenues sans envergure, ni épaisseur, atomisées qu’elles sont, par l’action de neutralisation des forces politiques et citoyennes, entreprises par le régime actuel, pour un seul et unique objectif : construire des blocs politiques forts capables de porter, dans l’unité d’action, le combat pour faire face à une dictature certaine qui ne se fixe plus aucune limite : ni légale, ni morale, ni éthique.

Cette œuvre de salut dont le Sénégal a urgemment besoin requiert de la part des acteurs politiques beaucoup d’humilité et de générosité, de la grandeur et de l’ouverture d’esprit, du don de soi et de l’oubli de soi : pour la nation et la patrie ; pour la démocratie et la justice sociale ; pour la République et l’Etat de droit.

Dans cette perspective, LD – Debout lance d’ores et déjà un appel solennel à tous les camarades qui partagent encore les idéaux, les valeurs et les principes qui ont toujours réunis les militants de la LD/MPT, qui se sont trompés de bonne foi, ou qui ont été abusés et égarés par certains éléments de la direction, qui n’ont pas su mesurer toute la responsabilité de leurs actes et des conséquences qu’ils pouvaient engendrer, en décidant, contre vents et marées, de saborder le parti pour des intérêts personnels.

Il s’agit en définitive, en héritiers légitimes d’une longue tradition de lutte, de poursuivre ensemble l’œuvre des pères fondateurs, courageusement entreprise et fièrement portée depuis des décennies, au prix de lourds sacrifices, dans la fidélité, l’honneur et la dignité.

Enfin, LD – Debout adresse le même appel pressant à tous les militants progressistes qui ont subi le même sort dans leurs organisations respectives pour les mêmes raisons, et plus généralement, aux patriotes, notamment aux acteurs des Assises nationales, pour bâtir ensemble, dans un élan nouveau et solidaire, une véritable force politique crédible, adossée aux masses populaires et aux travailleurs, au tour notamment des conclusions des Assises Nationales, qui restent à ce jour la plus grande commande citoyenne au Sénégal, comme alternative au libéralisme et aux nouvelles formes d’entreprenariat politique « émergentes » des prédateurs des ressources du pays.

Fait à Dakar, le 20 avril 2019

Le Secrétariat Exécutif National

Dr Babacar Diop : « Macky Sall doit être jugé pour haute trahison »

Le geste du président de la République, Macky Sall, qui a offert 1 million de Fcfa et des billets pour la Mecque aux députés de la majorité, a littéralement sorti de ses gonds le Dr Babacar Diop, leader des Forces démocratiques sénégalais (Fds).

Dans une note intitulé « Haute trahison », ledit parti politique considère que le chef de l’Etat a corrompu les députés pour s’assurer de leur vote lors du projet de loi portant sur la suppression du poste de Premier ministre.

« En vérité, Macky Sall ne peut plus diriger ce pays. Il a été surpris en flagrant délit de corruption. La presse a annoncé que les députésde la majorité ont reçu chacun un million de Fcfa et des billets pour le pèlerinage à la Mecque afin de soutenir la cynique réforme constitutionnelle engagée en procédure d’urgence. C’est une violation gravissime du principe de la séparation des pouvoirs. Macky Sall doit être traduit devant la Haute Cour de Justice et jugé pour haute trahison », lance Babacar Diop.
« Les faits sont inédits : un président de la République qui corrompt une Assemblée nationale pour lui demander de voter une loi. Ce président et ces députés n’ont plus aucune crédibilité devant le peuple La procédure de destitution doit être engagée sans attendre. Tous ceux qui sont impliqués dans ce scandale de pot-de-vin au Palais doivent être démis de leur fonction.L’Algérie et le Soudan viennent de nous montrer que les peuples gagnent, à la fin, devant les dictateurs et les oppresseurs », termine le leader des forces démocratiques sénégalais.

Une tragi-comédie titrée « fast track »

Dans le futur émirat de Ndoumbélane, les éléments constitutifs d’une étude de cas à enseigner dans les écoles de commerce ou celles d’art dramatique (vous en jugerez) se mettent en place. Ils concernent une première mondiale en matière de management public.

Acte I : Après cinq années de non remise en cause, on y a découvert tout d’un coup une grosse inefficacité et une lourde incompétence du Premier ministre ou Premier vizir « Iznogood ».
Acte II : On décide de maintenir « Iznogood » dans ses fonctions et cumulativement avec celles déjà définies qui remplaceront celles de Premier vizir ( ???).

Acte III : On supprime le poste de Premier vizir avec l’objectif très sérieux de créer du « fast track », à comprendre comme un raccourcissement de circuits créant de l’efficacité managériale. Ainsi on n’entendra plus le Premier vizir répondre à l’Emir : « Altesse, tel dossier se trouve toujours entre les mains de tel Ministre ».

Cette pièce devra cependant être censurée par l’actuelle Assemblée nationale dont les « honorables » y siégeant ont cependant pris l’habitude de changer la Constitution de Ndoumbélane au rythme d’une fois tous les 2 ans.
Comme vous l’aurez bien compris, après constat de l’incompétence du tenant d’un poste, le « fast track » est un principe qui en République de Ndoumbélane consiste à supprimer ledit poste plutôt que de remplacer le « low track specialist » par un meilleur choix.

Les « honorables » devront toutefois se montrer prudents au moment de voter. Le vote des lois ralentit aussi le « track » et l’ordonnance permet de créer du « fast track ».
Alors après le Premier ministre, le tour d’une Assemblée nationale à supprimer ?
Sacrée République de Ndoumbélane : après le système de parrainage citoyen unique au monde, voici le « management fast track » tout aussi seul sur notre chère planète.

La Population Sénégalaise a dépassé 15,7 Millions de personnes en 2018 ( ANSD)

En 2018, la population du Sénégal a atteint 15 726 037 habitants, a révélé une enquête démographique de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). « En 2018, la population du Sénégal est estimée à 15 726 037 habitants dont 7 896 040 de femmes (50,2%) et 7 829 997 d’hommes (49,8%) », indique notamment un rapport de la structure consulté à l’APS.

Plus de la moitié des personnes vivant au Sénégal résident en milieu rural, soit 53, 3 %, tandis que les citadins représentent 46,7% de citadins, souligne le document qui relève dans le même temps une « forte disparité dans la répartition de la population entre entités administratives régionales ». « La région de Dakar qui couvre 0,3% de la superficie du pays, abrite 23,1 % de la population du Sénégal, soit une densité de 6 637 habitants au Km2. A l’opposé, Kédougou est la région la moins peuplée avec une proportion de 1, 1% de la population sénégalaise et une densité de 11 habitants au Km2 », fait savoir l’ANSD.

«L’échec d’une démocratie… », la pique de Alioune Tine à Macky Sall


Les acteurs de la société civile se sont penchés sur l’état de la démocratie sénégalaise et ce, aux lendemains de la Présidentielle du 24 février 2019. Le constat fait après ce diagnostic est que la démocratie sénégalaise est sur une mauvaise pente.

Macky Sall nous a zappés, les complaintes de Alioune Tine !Sélectionné pour vous :
Macky Sall nous a zappés, les complaintes de Alioune Tine !

« Le premier échec d’une démocratie, c’est quand vous avez gagné les élections et que les autres ne reconnaissent pas votre victoire », constate Alioune Tine, fondateur d’Africa Jom Center.

Ainsi, pour dynamiser la démocratie, des réformes institutionnelles fortes doivent être faites. C’est pourquoi, « on va travailler pour la mise en place d’un mécanisme de suivi, d’évaluation et de propositions pour des réformes institutionnelles au Sénégal », affirme Alioune Tine.

Celui-ci poursuit :« Le consensus sur les institutions est extrêmement important pour la stabilité institutionnelle, la paix civile et une démocratie apaisée », rapporte leral.

« Jamais un Président n’a été aussi impitoyable envers des compatriotes »

Excellence, je profite opportunément du 32 ème anniversaire des événements des 13 et 14 avril 1987 qui ont abouti à la radiation des policiers pour vous adresser la présente correspondance, en espérant très vivement et c’est mon souhait le plus ardent, qu’elle vous trouve, votre épouse et vous, en très bonne santé.

Excellence, avec tout le respect que je vous dois en votre qualité d’ancien Chef d’Etat qui a eu le grand privilège de et l’insigne honneur de présider aux destinées de notre cher pays pendant 20 ans, je vous dirai tout de go et sans aucune précaution oratoire que de tous les Présidents de la République du Sénégal vous avez été celui qui aura pris la décision la plus inopportune, la plus mauvaise, la plus cynique, la plus inique, la plus injuste, et la plus inhumaine envers ses propres compatriotes.

Excellence, en effet, le 15 avril 1987 sur vos instructions fermes données sous le coup de l’émotion, de la peur et de l’affolement, les députés socialistes de l’époque ont procédé au vote de la loi 87.14 portant radiation des cadres des personnels des forces de police.

Cette mesure de radiation collective est intervenue à la suite des fameux événements des 13 et 14 avril 1987 que certains ont qualifiés de ‘’grève des policiers’’.

En effet, pendant ces deux jours, certains membres des forces de police basés à Dakar, une infime minorité et il est bon de le préciser,ont cru devoir occuper la voie publique pour manifester contre une décision de justice condamnant six de leurs collègues à des peines d’emprisonnement fermes.

En réalité cette manifestation inédite a été une véritable occasion pour protester contre les conditions de vie humiliantes et avilissantes qui étaient le lot quotidien des policiers.

Toutefois, le souci de la vérité qui me sert toujours de viatique ainsi que l’honnêteté intellectuelle m’obligent à reconnaitre et à dire que les policiers avaient enfreint les règles statutaires qui les régissaient. Bien que légitimes, leurs revendications n’auraient pas dû les amener à s’affranchir de leur statut.

Excellence, concernant la mesure de radiation proprement dite, comme cela a été de tout temps dénoncé, elle est foncièrement inconstitutionnelle en ce sens qu’elle a été prise par l’Assemblée nationale qui n’avait pas compétence en la matière si l’on part du principe que la radiation est une sanction disciplinaire et qu’il était dit dans la constitution en vigueur au moment des faits que le pouvoir de sanction appartenait à l’autorité investie du pouvoir de nomination.

Ainsi donc, il vous appartenait de prendre vos responsabilités pour sanctionner directement les présumés fautifs dont les droits de se défendre ont été allègrement bafoués.

Seulement par ponce-pilatisme , suivant en cela les conseils du puissant et incontournable Jean Collin, secrétaire général de la présidence d’alors, vous aviez transféré cette responsabilité aux députés socialistes.

Et nous nous rappelons tous, avec fierté, que les députés du parti démocratique sénégalais (PDS) avaient ostensiblement quitté l’hémicycle pour ne pas être témoins ni complices de ce qui apparait aujourd’hui, vu ses conséquences, comme un crime social.

Jusqu’au moment où j’écris ces lignes, les policiers radiés contestent votre décision enrobée d’une fausse légalité. Et contrairement à Blaise Pascal qui disait « il faut jamais dire au peuple que la loi n’est pas bonne ; il faut toujours lui dire qu’il faut y obéir parce que c’est la loi », nous policiers continueront à dénoncer votre loi scélérate jusqu’à ce que le dernier de vos victimes rejoigne les cieux.

Excellence, il a été ensuite demandé aux policiers de formuler individuellement une demande de réintégration, suprême humiliation. Des commissions ont été créées à l’effet d’examiner, semblait-il les dossiers cas par cas.

A l’issue des travaux de celles-ci, mille deux cent quarante sept (1247) policiers, tous grades confondus, ont été jugés ‘’indignes et inaptes’’ de servir l’Etat du Sénégal et ce après des dizaines d’années de bons et loyaux services pour son compte.

Par votre faute, des milliers de braves et valeureux agents ont été brutalement privés de toutes ressources, de tous moyens de subsistance. Des agents dont on ne pouvait apprécier à sa juste valeur la somme incommensurable de sacrifices de toute nature consentis durant leurs carrières.

Excellence, votre décision a eu des conséquences terribles et indicibles dans la vie de centaines de familles sénégalaises.

Jadis, ces pères de familles,leurs épouses et leurs enfants vivaient avec les soucis, les préoccupations, les joies et les peines quotidiens de n’importe quelle famille sénégalaise. Mais depuis votre décision injuste, cynique, inique et inhumaine que de péripéties, que de vicissitudes, que d’aléas !

Des familles jadis unies, joyeuses et harmonieuses se sont disloquées ; des enfants, ces êtres frêles, sans défense qui naguère fréquentaient l’école avec l’insouciance de leur âge fait de rêves les plus osés, ont été contraints d’abandonner le chemin du savoir, seul garant de l’avenir.

Des bébés prématurés ont grossi le taux de mortalité infantile. Des femmes parturientes ont rendu l’âme au moment où elles mettaient l’innocent sur qui le père radié espérait trouver une consolation.

La maladie pernicieuse, vicieuse et malicieuse, quelquefois dans toute sa virulence, conduira au cimetière des nourrissons, des enfants, des adolescents, des femmes et des hommes abandonnés à eux-mêmes parce que précipités brutalement et de la manière la plus lâche dans une situation de désarroi et de détresse jusque là inconnue, mais surtout insupportable.

Combien sont-ils à avoir été internés dans un centre psychiatrique pour avoir disjoncté parce s’étant retrouvés subitement en pleine déréliction dans un univers qui leur est devenu étranger.

Des femmes, jadis fières de leurs époux et attentionnées vis-à-vis de leurs progénitures ont subitement abandonné le domicile conjugal tout simplement parce qu’un ressort psychologique a été cassé.

Des cadavres ont séjourné dans des morgues davantage qu’il n’était nécessaire tout simplement parce que la misère et l’impécuniosité ne permettaient pas d’acheter le linceul et de procéder à la prière mortuaire dans les meilleures de décence.

Dois-je poursuivre cette évocation macabre avec le cas de M. Gningue, ce jeune officier ayant servi sous mes ordres et qui s’est suicidé en se jetant sous les roues d’un camion sur la route nationale non loin de Fatick à quelques encablures de Diouroup ?

De braves pères de famille, agents émérites qui ont combattu au prix de leur vie pour préserver l’intégrité du pays, pour faire face au banditisme se sont retrouvés à arpenter quotidiennement les rues, les boulevards, les venellestortueuses et autres recoins interlopes à la recherche de l’hypothétique pitance quotidienne.

Excellence, les faits précités sont graves et lourds de conséquences désastreuses et calamiteuses. Et celles-ci se font sentir jusqu’au moment où j’écris ces lignes.

Prenez le soin d’aller visiter les familles de policiers radiés, vous aurez l’occasion de mesurer l’amplitude de la détresse, du désarroi, du malheur et de la misère que vous y avez installés. Vous avez fait du mal, du tort à des hommes dignes, à des femmes valeureuses et surtout à des enfants innocents.

Votre conscience sera toujours perturbée par les échos des gémissements et les voix d’outre-tombe de milliers de Sénégalais ensevelis sout terre parce que morts de faim, de misère et d’angoisse par votre faute.

Excellence, les policiers radiés constitueront toujours votre mauvaise conscience. Nos progénitures qui avaient grossi le contingent de l’enfance déshéritée ont grandi pour relever le défi. Même ceux qui sont morts ont constitué le terreau fertile d’où a émergé un grand arbre dont les branches sont dénommées Honneur, Fierté, Dignité, Foi et Espoir.

Ce grand et majestueux arbre a produit des fruits qui, aujourd’hui, constituent autant d’hymnes de bravoure et de courage qui sont popularisés et chantés dans toutes les contrées du pays, du Walo au pays Bassari, du Ferlo à la verte Casamance.

Excellence, votre décision irréfléchie dictée par une panique injustifiée a porté un préjudicie énorme à la Police en tant qu’institution.

De par votre faute, votre irresponsabilité et votre manque de maîtrise et de sérénité, vous avez fait perdre à la Police des cadres parmi les meilleurs d’Afrique ; vous avez fait perdre à la police son âme et la Police ne s’est jusqu’à présent pas relevée de ce drame. Le déficit structurel des effectifs résulte de votre décision inhumaine et assassine.

Plus grave et plus dangereux, vous aviez instillé dans l’esprit de certains policiers mentalement fragiles un complexe d’infériorité par rapport à leurs collègues des autres corps qui, Dieu sait, ne sont ni plus compétents professionnellement ni plus utiles socialement.

Excellence, sachez que les policiers radiés que le gouverneur Malick BA avait traités de mauvaises graines, se sont montrés à la hauteur tant au niveau de la Police municipale, aujourd’hui disparue, que dans la Police nationale où leur compétence, leur professionnalisme et surtout leur moralité ont été bien appréciés.

Ils étaient très loin de l’ivraie. Ils avaient simplement eu le tort d’être des agents avertis, réfléchis, conscients de leur devoir mais surtout de leurs droits.

On leur reprochait, pour la plupart, d’être des intellectuels, des têtes pensantes. Pour votre information, sachez qu’ils ne sont plus que trois en activité sur les 1247 que vous aviez radiés sans le moindre état d’âme.

Excellence, vous avez les salutations fraternelles de deux policiers radiés. D’abord celles du vieux brigadier-chef Mandoumbé DIAW, polygame domicilié à Grand Dakar.

Il m’a chargé de vous dire qu’il est atteint de cécité depuis bientôt 28 ans. Sa seule activité est de s’asseoir devant sa maison et de voir défiler le film de sa vie à la fois tragique et dramatique.

Il m’a prié et chargé de vous mettre au fait que malgré l’abysse visuel dont il souffre du fond de son âme et de sa chair, votre image s’est incrustée par effraction dans sa rétine non fonctionnelle et qu’il en pâtit énormément.

Ensuite celles du brigadier Alioune CAMARA, qui vous fait savoir qu’il vous tiendra toujours comme le responsable du décès de son épouse qui, parce que n’ayant pu supporter la présence d’un huissier accompagné de la force publique pour procéder à leur expulsion, a fini par se suicider suite à un affaissement mental aggravé.

Excellence, je ne saurais terminer sans vous dire qu’à travers l’aménité du Président Macky SALL dont on dit que vous êtes le précepteur et le coach, vous êtes en train de bénéficier et de jouir indûment d’un traitement princier financé par l’argent du contribuable Sénégalais dont les impôts tirés des maigres pensions de retraite des policiers radiés.

En toute honnêteté et beaucoup de Sénégalais le pense, vous ne méritez pas les faveurs, les avantages ni les privilèges qui vous sont accordés chaque fois que vous séjournez dans notre cher pays où vous n’avez même pas daigné acquérir ne serait-ce qu’un appartement, faisant montre d’un mépris total, inexplicable, injustifiable, inqualifiable et inacceptable vis-à-vis de ce brave peuple de gorgorlous qui vous aura tout donné.

Avec tout le respect que je vous dois, vous avez été ingrat et ne méritez aucune sollicitude ni reconnaissance de notre part.

Excellence, l’histoire témoignera et la postérité retiendra que le deuxième Président de la république du Sénégal, monsieur Abdou DIOUF a marqué indélébilement au fer rouge la vie de milliers de Sénégalais.
Les policiers radiés n’oublieront jamais ; qu’Allah Le Tout-Puissant vous pardonne.
Dakar le 11 Avril 2019

Boubacar SADIO

Commissaire divisionnaire de police de

Classe exceptionnelle à la retraite.

Recyclage d’ordures… Par Le Témoin


C’est reparti pour un tour… d’embonpoint ! Le Premier ministre avait promis un gouvernement resserré ? La bonne blague !

Tout d’abord, comme nous l’écrivions dans ces mêmes colonnes lundi, la cure d’amaigrissement est ratée puisque, de 39 ministres et ministres délégués, le gouvernement était passé à 35 membres dont trois secrétaires d’Etat.

Avouez qu’on peut trouver mieux comme amincissement ! Vous avez dit un gouvernement resserré ? Et puis, sitôt le grand ménage fait, chassés par la porte, ils reviennent par la fenêtre.

Un par un d’abord, avant la grande ruée. Car, tous les ministres chassés par Macky à travers la porte, finiront par revenir sur la pointe des pieds en empruntant les fenêtres du Palais !

Chiche que, dans les prochaines semaines, on frôlera la centaine de ministres ! On vous l’a déjà dit, il n’y a que des nigauds qui pourront croire à la profession de foi du Chef. Et croyez-nous, ils reviendront tous aux affaires.

Ministres recalés, transhumants oubliés, les copains et les coquins comme l’ami à qui était dévolu le portefeuille des Affaires étrangères. Tous reviendront pour encore peupler les murs de la Présidence.

Malheur aux oubliés qui ne pourront pas dire adieu à une vie peinarde pour cinq ans. C’est une des incongruités du fonctionnement de la politique dans ce charmant pays où personne ne veut mourir idiot.

Ils tiennent tous à un certain standing et feront tout pour se refaire une santé financière.

Les miséreux pourront toujours attendre le temps que ces messieurs et dames rehaussent leur rang en vue de bien toiser la plèbe.

Sitôt nommé, le tailleur constitutionnel s’est fendu d’un message pour remercier son « sauveur ».

Ministre d’Etat sans portefeuille mais pas sans porte-monnaie ou patrimoine ! ça vous permet de vivre sans les misères de la vie d’un enseignant.

Celui qui confond pomme de terre et Angleterre a été également recyclé. Il devient le chef de cabinet… politique de son seigneur.

On va bien rigoler ! La méthode « Fast-Track » pour reconstituer un gouvernement pléthorique est à l’œuvre !

Le Témoin

Le président illégitime entame son dernier mandat ( Front national de résistance)

Malgré la démonstration du peuple sénégalais de sa maturité et le bon déroulement global du cérémonial électoral le 24 février 2014 dans le calme, le caractère frauduleux du processus électoral n’échappe à personne.

Avant le jour du scrutin, tout a été fait par le régime pour démanteler le dispositif électoral trouvé sur place et ayant permis deux alternances politiques sans contestation en 2000 et 2012.

Rien n’a été laissé au hasard : fusion des cartes d’identité et d’électeur, transferts d’électeurs, création planifiée de bureaux de vote, retour d’un ministre de l’intérieur partisan avec sous ses ordres la Direction de l’Automatisation du Fichier (DAF) et la Direction générale des Élections (DGE), manipulation et rétention du fichier électoral, instauration d’un système de parrainage inique pour l’élimination de candidats.

Le jour du scrutin, plusieurs bureaux de vote ont été créés en violation des dispositions du Code électoral. Le lendemain du vote, le pouvoir n’a lésiné sur aucun moyen pour préparer l’opinion à se résigner devant l’incroyable « victoire » au premier tour avec un score de 58,26 % : accaparement des média publics, menaces contre la presse indépendante, répression contre les militants de l’opposition, campagne internationale, etc.

Les quatre candidats de l’opposition ont constaté les résultats, refusé de féliciter le vainqueur sans gloire qui, à cause de l’ensemble de son œuvre marquée par une ingénierie de la fraude électorale sans précédent, ne mérite pas l’onction de l’opposition.

Les candidats face à cette forfaiture, n’ont même pas jugé utile d’introduire un recours devant le Conseil constitutionnel.

L’opposition a observé une réserve républicaine qui a permis de préserver la paix sociale, aspiration légitime du peuple sénégalais.

Cette attitude de l’opposition sénégalaise, doublée d’un silence pesant, a installé un malaise que Macky Sall tente de désamorcer en appelant au « dialogue politique » dès la publication des résultats définitifs par le Conseil constitutionnel, cherchant ainsi à se donner bonne conscience après la forfaiture du 24 février 2019.

Dans le contexte actuel marqué par un Président illégitime qui entame son dernier mandat, le FRN qui s’est renforcé avec l’adhésion de REWMI et Madiké Niang réaffirme sa pleine conscience de son devoir de mener sans faille sa mission de se mobiliser pour la prise en charge des revendications politiques, sociales et économiques du peuple sénégalais frustré par des conditions de vie difficiles, dans l’insécurité et sans défense.

L’opposition politique est particulièrement attachée au retour à un dispositif électoral consensuel, stable et transparent en vigueur en 2012 et reste ouverte à des améliorations consensuelles après un audit complet.

L’opposition politique est très préoccupée par les violations des droits et libertés des citoyens.

L’opposition politique est très engagée pour des mesures urgentes pour améliorer le pouvoir d’achat des sénégalais et pour le renforcement du sort des entreprises nationales, des femmes et des jeunes.

L’opposition politique est soucieuse de la prise en charge de la santé et de l’éducation du peuple sénégalais. L’opposition politique est particulièrement attentive à la gouvernance économique et des conditions de gestion et d’aliénation des ressources naturelles.

L’opposition politique considère comme des exigences vitales l’indépendance de la justice et la neutralité de l’administration publique.

Dotée d’une riche expérience et d’une crédibilité jamais démentie, l’opposition saura prendre ses responsabilités pour l’avenir. »

Non Monsieur Pape Oumar Sakho, un Juge ne doit pas dire ça (Par. Dr Christian N. MINGOU)

Surpris est le sentiment qui m’a animé en écoutant le discours du Juge Pape Oumar Sakho, Président du Conseil Constitutionnel sénégalais, lors de l’investiture du Président Macky Sall de ce 02 avril 2019.

Monsieur le Juge, vous avez dit « avec ce fort taux de 58% », parlant du score de réélection du Président » ! Non, Monsieur le Juge, ce n’est pas à vous de commenter ce score que vous pouvez cependant bien rappeler dans votre discours.

Le qualifier ainsi (de « fort »), je dirai même l’apprécier, est pour moi une prise de position, qui doit appartenir aux analystes et pas à vous les Juges, censés vous limiter aux faits, sans les commenter vraiment ou apprécier, surtout publiquement.

Ensuite vous avez parlé d’une « participation rarement égalée » à propos des 66% de participation au scrutin. Non Monsieur le Juge, cette participation n’a rien d’exceptionnel au Sénégal.

Le Sénégal indépendant a même connu des taux de participation à plus de 90% (95% en 1968 et 97% en 1973). Et récemment, en 2007, il a été de 71%, lors de la réélection de Wade.

Il en est de même du score de 58% qui n’a rien de « fort », car par le passé, des présidents ont été élus ou réélus en un tour avec des scores nettement plus élevés (Senghor l’a toujours été entre 1963 et 1978 et Diouf a eu 84% en 1983, 73% en 1988 et 58% en 1993). Même les 56% de Wade en 2007 sont plus méritants, si l’on contextualise, que ces 58% ; puisque le scrutin l’ayant opposé à 14 autres candidats (contre 4 seulement pour Macky), dont les partis les plus représentatifs (Rewmi, PS, AFP…).

Cela dit, je ne suis pas en train de dénigrer la victoire du Président, mais veux juste que l’histoire soit dite sans exagération ou extrapolation.

Vous avez aussi parlé de « réélection incontestable » ! Non Monsieur le Juge, même si je ne partage pas certaines contestations de l’opposition, notamment sur le scrutin lui-même (le 24 février) et sur les résultats auxquels il a abouti ; on peut contester plusieurs choses sur la « phase amont » de cette présidentielle, surtout certaines décisions de justice, qui ont mis hors course deux candidats majeurs ayant pourtant franchi le fameux parrainage et rendant donc le scrutin « moins compétitif » pour le Président sortant.

Vous avez aussi parlé de « monologues parallèles, faits d’invectives et de calomnies », parlant d’une certaine critique dans les médias à propos de cette élection et surtout vis-à-vis du Conseil Constitutionnel.

Ici, nous voyons nettement que vous faites, sans la nommer, allusion à l’opposition à qui, à mon avis, vous ne devez pas répondre dans ses critiques (qui ne sont pas toutes infondées d’ailleurs !), notamment en ce jour si spécial pour notre pays.

Vous auriez pu prendre vraiment de la hauteur, surtout en cette cérémonie où nombreuses sont les délégations étrangères présentes. Le Linge sale se lave en famille !

Enfin le « vibrant hommage rendu, dans la dernière partie de votre discours, à la 1ère dame dans la réélection du Président ». Là, on est totalement dans le commentaire, l’appréciation, voire l’analyse.

Monsieur le Juge, encore une fois, l’analyse des résultats ne doit, d’aucune manière, être (surtout par principe de neutralité), du ressort de la Justice que vous incarnez. Laissez-la aux sociologues, aux politistes, voire aux « passionnés hors justice ».

Je n’ai rien contre la 1ère dame, dont effectivement le rôle dans cette campagne peut être salué par ceux qui peuvent le faire. Mais ce n’était vraiment pas lors de cette circonstance ; de surcroît je ne pense pas que cela siée à votre statut de Magistrat.

C’est la 1ère cérémonie d’investiture de mon pays que je suive et qui soit aussi teintée de prises de position, voire de piques aussi flagrantes venant de la justice.
Apaisons-le climat ! On ne peut parler de « monologues parallèles, faits d’invectives et de calomnies », ensuite répondre implicitement à ces mêmes « monologues… » et appeler au dialogue (contraire de « monologue »), comme l’a lancé le Président, au soir de la Proclamation des résultats par la Cour d’Appel de Dakar et encore rappelé aujourd’hui.
Vive le Sénégal, Vive la République !

Kazu Rajab, la naissance de Serigne Fallou : Focus sur le sens et l’historique d’une célébration

La communauté mouride célèbre ce mardi 2 avril l’anniversaire de la naissance Mouhamadou Fadilou Mbacké, fils et deuxième Khalife de Bamba, le fondateur du mouridisme.

Une journée du calendrier religieux des mourides qui voit affluer à Touba des milliers de disciples venus d’horizons divers pour commémorer la venue au monde de Serigne Fallou encore appelé Galas.

Senelux revient ici sur le sens et l’historique d’une célébration

Il y a des coïncidences si lourdes de significations et si riches en bienfaits de toutes sortes pour l’humanité, qu’il faut y voir un signe de la miséricorde divine. Il en est ainsi de la coïncidence qui existe entre la date anniversaire de » Al Isrâ » (Le voyage nocturne) et du » Mi ’raj » (L’Ascension) et celle de la naissance de Serigne Mouhamadou Falilou MBACKE (deuxième Khalife de Serigne Touba de 1945 à 1968).

Entreprise depuis une quarantaine d’années, la célébration de cet anniversaire, auquel on a donné le nom de Kazu Rajab, a fini par prendre une ampleur telle qu’aujourd’hui, elle déborde largement des frontières nationales. Pour notre compréhension à tous, précisons tout de suite la signification du vocable » Kazu Rajab « . Il est formé à partir de l’équivalence de la valeur numérique des caractères arabes qui servent à l’écrire : (kâf = 20 ; zâ = 7, soient 27) ce qui nous amène à la 27ème nuit du 7ème mois lunaire du calendrier musulman ( Rajab).

LA CELEBRATION PAR SERIGNE FALLOU

La tradition de la célébration du Kazu Rajab, remonte aux années 60, précisément à l’an 1963. Cette année-là, son anniversaire venu, Serigne Fallou quitta Touba quelques temps avant le coucher du soleil pour se rendre à Darou Salam son lieu de naissance, afin d’y passer la nuit en prières. Le lendemain, au sortir de sa retraite, il se rendit au domicile de Serigne Affia NIANG.

L’accueil fut chaleureux et empreint de piété. On peut considérer, pour l’histoire, que le premier repas qui a alors été servi, à l’occasion d’une célébration du Kazu Rajab, a été préparé par Sokhna Asta Wâlo NIANG, la mère de Serigne Abdourahmane BOUSSO. Pour donner à l’événement un caractère festif, à la dimension de l’immense honneur que Serigne Fallou venait de faire à Serigne Affia NIANG, on servit du thé, des biscuits et autres friandises.

Il faut préciser cependant que, pour cette première édition, tout se passa dans la plus stricte intimité familiale. Seuls participaient à la fête Serigne Affia NIANG, Serigne Abdou Rahmane BOUSSO, Serigne Abdou Chakor.

Serigne Affia Niang eut ce jour là, le grand bonheur de recevoir, en guise de » barkélou » (objet servant à attirer la bénédiction) les habits que Serigne Fallou avait portés pendant sa nuit de prières à Darou Salam. Voici, en quelques mots, le déroulement de la toute première édition de la célébration, faite par Serigne Fallou lui-même.

Trois années durant, on consacra la même formule de célébration. On l’appelait alors » ngan gui » c’est à dire réception d’un hôte de marque. Et chaque fois, c’était la même ambiance festive dans le même cadre strictement familial. A l’évidence, une telle » discrétion » de la célébration ne pouvait pas perdurer car l’événement commençait à avoir un certain retentissement parmi les disciples.

Lorsque Serigne Affia fut rappelé à Dieu après avoir vécu trois éditions du Kazu Rajab, Serigne Fallou maintint la tradition de se rendre dans sa famille chaque fois qu’il sortait de sa retraite à Darou Salam. Cette année là, on fut obligé de dresser une tente, richement pavoisée de drapeaux, devant le domicile de la famille de Serigne Affia. L’événement avait pris une ampleur et une solennité telles qu’on déroula sous les pas de Serigne Fallou un tapis d’honneur fait de pagnes traditionnels, depuis la Route » 28 » jusqu’à la résidence de la famille NIANG.

Cette année, marque réellement une rupture dans le cérémonial de la célébration. Les autorités du mouridisme commencent à participer aux festivités. A cette occasion, Serigne Fallou fut accompagné d’une délégation de dignitaires religieux avec au moins quelques 28 voitures. Il y avait, entre autres, Serigne Modou Khary NIANG, Serigne Modou Faty Khary et quelques membres de sa propre famille comme Serigne Modou Bousso Dieng et Serigne Mouhamadou Lamine Bara MBACKE. Il y avait également beaucoup de talibés. El Hadji Modou Mamoune NIANG, fils de Serigne Affia NIANG prononça une brillante allocution.

C’est ainsi que, de 1965 à 1968, se déroulèrent les choses qui prirent d’ailleurs tellement d’ampleur que Radio Sénégal prit l’habitude de leur consacrer des reportages très élaborés.
Serigne Fallou vécut sa dernière célébration en 1968. C’était un vendredi. Serigne Modou Mamoune NIANG, à son habitude prononça une allocution très fouillée. Il eut à dire à Serigne Fallou : » Nous savons que la visite que vous nous accordez, à notre domicile, est une faveur immérité. Voilà pourquoi, à l’occasion, nous mobilisons tout ce dont nous disposons en plus de nos familles, de nos condisciples, de nos parents, et nous serions allés bien au-delà de tout cela si c’était possible, pour essayer d’être à la hauteur de cette marque d’honneur . » En réponse à cette allocution, Serigne Fallou expliqua ce jour là, le sens et les motivations de la célébration du Kazu Rajab.

SENS DE LA CELEBRATION

En réalité, ce jour a vu l’accomplissement de deux événements majeurs dans l’histoire de la religion que Dieu a choisie pour les hommes. Ce sont des miracles auxquels il a plu à Dieu de recourir pour descendre Sa miséricorde sur l’humanité. Il y a eu d’abord » Al Isrâ » (Le voyage nocturne) par lequel Seydina Mouhamed (P.S.L.) a été transporté à Jérusalem. Ensuite « Al Micraj » (L’Ascension) ou la traversée des Sept Cieux pour arriver à la proximité du Trône du Maître des Mondes afin de recevoir des recommandations divines concernant les dogmes et bases de sa Religion. Tous ces événements ont eu lieu cette nuit la.

Dans le même tant, en s’adressant à Serigne Modou Mamoune NIANG, Serigne Fallou aborda son sujet par ces termes : » Je sais que ce jour vous tient beaucoup à cœur. Je vais donc vous expliquer ce qu’est sa signification profonde et, par conséquent, les motivations qui m’ont conduit à le prendre en considération, afin que vous puissiez maîtriser les modalités de sa célébration.
Dans Sa grande miséricorde, Dieu m’a accordé une grâce infinie ; Il a fait coïncider ma naissance avec la date anniversaire de ces événements miraculeux. En effet il a plu à notre Seigneur que je sois né un vendredi, 27ème jour du mois lunaire de Rajab, de l’an 1306 de l’Hégire (1886)
Ce jour est donc pour moi un prétexte de rendre grâces à Dieu et d’exprimer ma reconnaissance à l’endroit de Cheikhoul Khadim pour l’agrément que, des Deux, j’ai obtenu.
Depuis, j’ai pris l’habitude, chaque fois qu’arrive mon anniversaire, de me rendre à Darou Salam, où je suis né, afin de m’y consacrer, toute la nuit durant, à la lecture du Coran et des Panégyriques du Prophète (P.S.L.), en guise de témoignage de grâces au Cheikh. Pourquoi dès ma sortie de ma retraite je viens ici, chez Serigne Affia ? C’est pour réaffirmer et raffermir les liens de fraternité qui me lient à cette maison où vécut ma mère Sokhna Awa BOUSSO « .

Après cette mise au point, Serigne Modou Mamoune NIANG, au nom de toute la famille, prit l’engagement de perpétuer cette célébration, tant qu’il restera en vie. Serigne Fallou fut rappelé à DIEU cette même année mais pendant les deux ans qui suivirent, fidèle à sa parole, Serigne Modou Mamoune NIANG s’employa à donner à la célébration du Kazu Rajab l’éclat qui lui convient. Et à chaque fois, Serigne Modou Bousso DIENG qui assurait le Khalifat de Serigne Fallou lui a apporté soutien et assistance par sa présence effective en compagnie de nombreux talibés et d’autorités religieuses.

Depuis lors tous les Khalifes de Serigne Mouhamadou Fadel ont veillé à la célébration du KAZU RAJAB.

Sources : Hizbut tarqiyah

Présidentielle 2019 : Barthélemy Dias continue de crier au voleur


Un mois après la victoire éclatante de Macky Sall à l’élection Présidentielle du 24 février dernier, Barthélémy Dias qui ne reconnait pas du tout l’actuel locataire du Palais, comme son Président de la République a tenté, à travers une conférence de presse, de démonter pièce par pièce les irrégularités du scrutin au premier tour. Il a saisi l’occasion pour jurer et prouver à l’opinion que Macky Sall
a fait un hold up électoral.
«La victoire de Macky Sall au premier tour est étonnante et ahurissante ». Muni de documents, il a essayé de démontrer que le 24 février dernier, il y eut « tout sauf une élection ». « Cette prestation de serment qui se tiendra le 2 avril ne s’appuie sur aucune crédibilité républicaine et sur aucune réalité électorale. Il a gagné l’élection présidentielle avec la complicité de plusieurs autorités administratives, judiciaires et administratives. Ils ont fait un forcing pour passer au premier tour ». C’est en ces termes que Barthélémy Dias s’est exprimé une fois encore devant la presse pour dénoncer la victoire du candidat de Benno Bokk Yakaar.
«A Agnam, même les moutons et les poulets ont voté»
Très en verve, Barthélémy Dias d’accuser le chef de l’Etat d’avoir commis un coup d’Etat institutionnel avec la complicité des institutions de la république. Lesquelles sont entre autres le Conseil constitutionnel, la Cour suprême, la Direction de l’automatisation du fichier électoral, la direction générale des élections et quelques autorités indépendantes comme le Conseil national de régulation de l’audio-visuel. Ce, ajoute-t-il, non sans oublier les manœuvres de la justice.
Pour l’actuel Maire de Mermoz-Sacré-Cœur : «Je mets ma main sur la bible que le président de la République a mis sur le fichier 14 379 électeurs sur le code 699. Or, ce code n’est rattaché aucune collectivité locale. Ce code n’existe pas. Et c’est valable pour les codes 713 et 413. On a mis sur le fichier plus de 180 mille électeurs qui n’existent. Ce sont des personnes virtuelles qu’on a transformé en personne réelle».
Décidé à mettre du sable dans le couscous de Macky Sall, avant sa prestation de serment, le député ‘rebelle’ d’ajouter avec détermination: «En 5 ans, 2921 personnes ont eu des pièces d’état civil dans les audiences foraine dans le village de l’ancien ministre de l’intérieur Abdoulaye Daouda Diallo. Or, le tribunal ne peut pas traiter autant de cas en 5 ans. Si à Agnam il a pu gagner 100% c’est parce que là-bas même les moutons et les poulets ont voté ».

le café presse du 30 Mars sur senelux

 

A la Une : Un drogué égorge un bébé d’un an au Cap Skirring ; Maitresse d’un homme marié : le CNRA coupe la poire en deux mais demande à Marodi de rectifier le tir ; Macky Sall a dit au revoir à ses collaborateurs  hier

1-Plainte de Jamra contre la série « Maitresse d’un homme marié » : le CNRA coupe la poire en deux. C’est par un communiqué publié hier que le CNRA a vidé le contentieux. Pour Babacar Diagne et son équipe, «  le téléfilm pourra continuer à être diffusé sous reserve des mesures  correctives à apporter ».  Le CNRA met en garde les producteurs de la série contre le non-respect  des correctifs à apporter sur le contenu décrié par le collège du CNRA qui entrainera l’arrêt de la diffusion de la  série. Marodi accusée  de pervertir la société sénégalaise, répond par un communiqué qui fache les internautes qui considèrent que les jeunes dirigeants de cette société de production sont arrogants et n’ont pas bien perçu le message du CNRA

2-Cap Skirring dans l’émoi : Un homme tue un bébé d’une façon abominable. Les enfants continuent à payer un lourd tribut, une fille d’un an  a été égorgée par son oncle qui sous l’emprise de la drogue soutient qu’il pensait égorger un lapin et non un humain.

3-Bruno Le Maire ministre des finances français répond aux anti-Cfa : « Je le dis pour tous ceux qui critiquent le franc CFA (et) qui nous disent qu’on ne peut pas réussir économiquement dans le cadre de la zone franc, c’est faux de dire que ce n’est pas un bon modèle de développement », a tonné le ministre français

4-Macky Sall réunit son cabinet et se confesse : Il y avait de l’émotion au Palais hier lors de la cérémonie d’au revoir entre le Chef d’Etat et ses collaborateurs. Après les avoir remercié, Macky Sall a loué leur résilience face aux attaques et moments difficiles vécus avec lui durant 7 ans. Le Président a révélé qu’il a traversé des moments difficiles e de pression entre 2012 et 2019

5-Le Sénégal doit faire beaucoup attention au terrorisme selon  le colonel Antoine Wardini Directeur des opérations de l’Agence d’assistance à la police de sécurité (ASP) sur E-Média : « Avec les découvertes pétrolières et gazières, le Sénégal va attirer beaucoup d’étrangers. Donc, il va falloir savoir qui vient, qui entre dans le pays. Il nous faut alors mettre sur place un dispositif de renseignement très futé pour savoir celui qui vient pour la paix et celui qui entre dans le pays pour des intentions déplorables », a-t-il expliqué avant d’insister sur la surveillance des frontières.

6-Braquage de l’agence Wafacash de Liberté 6 : l’armée va être  impitoyable envers les deux militaires incriminés selon le porte-parole Abdou Ndiaye pour qui ces jeunes ont causé un préjudice à l’image de l’armée

7-Yaya Jammeh s’est enrichi par le bradage des forets du Sénégal : le gouvernement est très remonté contre l’ancien président gambien qui a ramassé plus de 500 milliards principalement tirés de la déforestation de la Casamance. Le ministre de l’environnement Mame Dieng s’est dit choqué par les agissements de Jammeh qui a porté un grave préjudice au Sénégal

Magal de Porokhane : Qui est Mame Diarra Bousso?


La communauté mouride a célébré
ce jeudi le Magal de Porokhane. Un hommage à Sokhna Diarra Bousso, la mère du fondateur du mouridisme Cheikh Ahmadou Bamba. Ce Magal dédié à une femme revêt dans la sociologie de la vie religieuse des Sénégalais un caractère particulier d’autant qu’il exalte les vertus d’une croyante qui a voué son existence à l’adoration de son Seigneur. Porokhane, une petite localité du Saloum sorti de l’anonymat par l’aura de Mame Diarra, draine chaque des centaines de milliers de fidèles venus des quatre coins du monde. Senelux revient sur la vie et l’oeuvre de Mame Diarra comme l’appellent affectueusement les Mourides.

De son vrai nom Mariama Bousso, elle nous est parvenue en 1833 à Golléré, petite localité du Fouta.

Fille de Mouhamed Bousso, fils de Hammad, fils de Aliou Bousso, elle descend d’une lignée dont l’origine chérifienne attestée remonte jusqu’à l’Imam Hassan fils de Ali, fils de Abu Talib (Que Dieu l’honore).

De cette ascendance, elle a hérité d’une piété tellement pure, qu’elle a acquis le surnom de Jâratul-Lâhi, c’est-à-dire la Voisine de Dieu. A sa vénérée mère Sokhna Asta Wallo, elle doit une très solide formation dans les Sciences Religieuses (Législation islamique, Théologie, Politesse légale, etc.) et une profonde maîtrise de la pratique du Soufisme, science que la plupart des musulmans de la sous région ignoraient à l’époque.

Education et formation religieuse

De son ascendance aussi bien paternelle que maternelle, Sokhna Diarra a hérité d’une forte tradition d’érudition en Sciences Coraniques, et d’une profonde piété. Sous la férule de sa vénérable mère Soxna Asta Wallo, elle a achevé à 14 ans son premier Muçhaf (rédaction de mémoire du Saint-Coran). Sa vie n’a pas été longue, (seulement 33 ans). Pourtant, elle est créditée d’une production de plus de 40 exemplaires du Livre Sacré, écrits de sa main, car elle était « passée maître » dans l’art de la calligraphie.

Dans le sillage de la tradition familiale, elle s’est, elle-même appliquée à perpétuer les pratiques méritoires comme la vivification des foyers de formation religieuse, la mémorisation du Coran, l’enseignement des sciences religieuses et la pratique du soufisme. Ainsi, elle est arrivée à une maîtrise parfaite de la Théologie, de la Jurisprudence et du Taçawuuf.

Ici, une parenthèse s’impose :

nous savons que, lorsque Dieu parle des hommes, il faut donner à ce vocable son sens générique qui désigne l’espèce, et évoque donc aussi bien les hommes que les femmes. Rappelons en effet, que les mêmes devoirs et obligations sont également opposables aussi bien aux hommes qu’aux femmes, auxquels Dieu promet les mêmes récompenses et agréments ou inversement les mêmes punitions pour les mêmes actes, sans discrimination aucune. Cependant, c’est Dieu lui-même qui, dans Ses desseins insondables, a placé l’homme au-dessus de la femme. La conséquence est que, quel que soit son âge, une femme est toujours sous tutelle, (soit de ses parents, soit de son époux) et que, l’agrément de Dieu ne lui est acquis que par le médium de cet époux dont Dieu lui ordonne de rechercher l’agrément préalable.

En dehors de cette disposition, aucune autre distinction n’existe entre homme et femme. D’ailleurs, nous l’avons dit plus haut, Dieu, dans Ses promesses comme dans Ses mises en garde, dans Ses recommandations comme dans Ses interdits, parle , le plus souvent, à la fois aux hommes et aux femmes (Mûminîna wal Mûminâti, Muslimîna wal Mouslimâti, etc.).

En parfaite croyante, profondément pénétrée de ses devoirs envers Dieu, et entièrement soumise à Sa volonté, Sokhna Diarra cultivait la résolution de vivre, bien avant de rejoindre le domicile conjugal vis-à-vis de son futur époux, qui qu’il puisse être, en parfaite conformité avec l’esprit du Saint Coran.

APOLOGIE DES VERTUS EXEMPLAIRES DE SOKHNA DIARRA

Sa Piété

Il est donc établi que la pratique religieuse ne saurait être agréée si elle n’est pas assise sur un savoir bien maîtrisé. D’ailleurs, Cheikh Ahmadou BAMBA a dit :

« Celui qui, ayant acquis le savoir, ne s’emploie pas à conformer ses comportements et conduites à ses connaissances, est comparable à un âne qui ploie sous le faix d’un lourd chargement de livres savants ( et qui, bien entendu, ne saurait profiter de tant de sciences ») (Tazawuddu-sh-Shubban Vers 585).

Puisqu’il en est ainsi, nous disons que Sokhna Diarra, elle, est le parfait exemple d’une piété incommensurable fécondée par une connaissance insondable des Sciences Religieuses.

Jamais de sa vie, elle n’a manqué une prière. Mieux, elle n’a jamais accompli une prière sans la faire précéder d’ablutions scrupuleusement exécutées. De même, chacune de ses prières, soigneusement accomplie à l’instant requis et dans l’orthodoxie la plus pure, est invariablement conclue par une séance de wird.

En dehors du mois béni de Ramadan, elle s’adonnait souvent à la pratique du jeûne surérogatoire ou méritoire.

Alors qu’habituellement, les femmes se distinguent par le papotage ou le commérage, Sokhna Diarra, pendant qu’elle s’occupait des travaux domestiques ou dans ses va et vient entre le puits et la maison, récitait entièrement le Dalà-ilul-Khayrâti de l’Imam Jazûli ( un célébre receuil de prières sur le Prophète, Paix et Salut sur Lui.).

D’ailleurs, il est connu qu’elle consacrait le plus clair de son temps à la lecture ou à la récitation du Coran, sinon, elle formulait des prières en faveur du Prophète (çalâtu cala-n- Nabî).

Elle ne manquait jamais à son devoir de solidarité sociale à travers les aumônes qu’elle distribuait généreusement, sans ostentation ni mépris pour le récipiendaire.
C’est par cette constance dans l’adoration de Dieu qu’elle a acquis le titre envié de Jâratul-Lâhi (la Voisine de Dieu).

La quête de l’agrément de Dieu par le service rendu à son Maître Serigne Mbacké Mor

Il est de tradition qu’au moment de rejoindre le domicile conjugal, une jeune mariée se voit prodiguer des conseils et recommandations de bonne conduite méritoire afin de réussir sa vie de ménage, et surtout d’acquérir les faveurs de Dieu par le médium du service rendu à l’époux qu’elle va retrouver.

Lorsque vint le tour de Sokhna Diarra, elle a écouté patiemment, poliment tous ces discours que dans son for intérieur elle considérait comme très en deçà de ses propres résolutions. Alors, cherchant, à son habitude, l’inspiration divine dans les Saintes Ecritures, elle ouvrit son Coran qu’elle avait toujours à portée de main. Elle tomba sur le verset attestant que Muhammad (PSL) est le dernier des Envoyés.

Sa résolution fut aussitôt prise. Par ses actes méritoires auprès de cet époux que Dieu lui a choisi, elle allait entreprendre de gagner en grâces si élevées que, n’eût été cette parole divine qui mettait fin à la liste des Envoyés, elle aurait compté, à coup sûr, l’un d’entre eux parmi sa progéniture. Mais qu’à cela ne tienne : l’un de ses enfants au moins, aura au service du Meilleur des Hommes (P.S.L.), un renom si immense que, partout où l’on glorifiera la primauté de Seydina Muhammad (P.S.L.) parmi les autres Envoyés et la pertinence supérieure de la Mission de cet Elu (P.S.L.), l’on attestera de même sa prééminence parmi les Serviteurs de ce Messager Ultime (P.S.L.).

Ainsi, Sokhna Diarra, uniquement soucieuse de se conformer en toute chose aux recommandations de DIEU, allait entreprendre (résolution prise, au demeurant, bien avant son mariage), de se dévouer corps et âme à son époux, uniquement pour gagner l’agrément du Créateur. Et, sans rien attendre en retour, elle a toujours accompli son devoir fait de respect scrupuleux et de soumission totale à la volonté de cet époux.

Par exemple, faute d’avoir reçu un contre ordre de Serigne Mbacké Mor (son époux), il lui est arrivé de passer une nuit entière sous la tornade, agrippée à un pan de clôture alors que celui-là même qui lui avait ordonné de procéder ainsi était, depuis longtemps, allé exécuter ses adorations nocturnes dans sa chambre en l’oubliant sur place.

Une autre fois, plutôt que de déroger à l’ordre d’apporter de l’eau que lui avait donné son époux, elle a préféré se jeter dans le puits, avec la ferme intention de se servir directement à la nappe pour satisfaire son maître. La raison, c’est qu’ elle n’avait pas trouvé de corde sur place pour tirer le précieux liquide. Cet épisode, si retentissant, est demeuré gravé dans la mémoire collective des croyants de ce pays. Il a été, par la suite, chanté, magnifié par tous les exégètes du mouridisme qui s’en sont servi comme base argumentaire pour instruire nos consœurs sur leurs devoirs vis à vis de leurs époux.

C’est dans la bonne humeur, et sans préjudice pour tous ses devoirs de civilité à l’égard des parents et hôtes de son époux, qu ’elle s’occupait elle-même de ses travaux domestiques et de l’entretien de son foyer. Quand on connaît l’environnement hostile de Porokhane à l’époque, avec la sécheresse et la chaleur qui caractérisent cette partie du Sénégal, on peut mesurer combien étaient durs les travaux accomplis dans ces conditions. Pourtant, Sokhna Diarra ne s’est jamais plainte, n’a jamais rechigné à la tâche, pour la seule gloire de DIEU et de son Prophète (Paix et Salut sur Lui.).

L’exemplarité dans les relations sociales

Sokhna Diarra a acquis la réputation d’une femme très sensible aux maux d’autrui et, selon les circonstances, elle savait moduler ses interventions, toujours dans un sens utile à ceux qui en bénéficiaient :

– couvertures aux personnes âgées en période de froid,
– eau fraîche à profusion en période de chaleur, etc.

comme le chante Cheikh Samba Diarra Mbaye.

Elle s’est évertuée à créer un climat de sérénité et de paix dans la famille de son époux. Elle savait trouver le moyen de créer une parfaite entente avec ses co-épouses. Une exquise convivialité et un profond respect ont toujours été la base de ses rapports avec les parents et les hôtes de son époux. Quant aux voisins, ils ont, de tout temps, eu à se féliciter de sa gentillesse inégalable, de la grande fiabilité de ses conseils, et de sa serviabilité jamais prise en défaut. Jamais elle n’a ménagé son secours aux nécessiteux qui s’en ouvraient à elle à propos de leurs problèmes.

Ce qui est impotrant à souligner c’est que Sokhna Diarra savait donner. C’est à dire que, jamais l’ostentation dans le geste de donner n’a, de sa part, entaché ses actes ni attenté à la sensibilité ou à l’honneur de ceux qui ont eu à bénéficier de ses largesses. Et, ceux qui ont eu à se confier à elle pour un conseil, sont assurés d’une discrétion aussi totale que celle d’un sépulcre.

Son rôle d’éducatrice

« Minanul Bâqil Qadîm »( Les Bienfaits de l’Eternel ) de Serigne Mouhammadou Bassirou Mbacké nous apprend que, malgré le lourd fardeau des travaux domestiques et le service de son époux, Sokhna Diarra savait trouver le temps de s’occuper de l’éducation et de la formation de ses enfants. Elle aimait leur raconter l’histoire des saints et des pieux anciens, afin que leur vie leur serve d’exemple, de référence. Ses méthodes pédagogiques ont eu un tel succès que pour en témoigner, évoquons, tel qu’il est décrit, un des sites qu’on peut visiter, lors d’une ziarra, à Porokhane.

Aujourd’hui encore on trouve le reste de l’arbre sous lequel, à douze ans, Serigne TOUBA, le fondateur du Mouridisme, se retirait déjà seul avec sa tablette de Coran. C’est là, qu’à cet âge, il se réfugiait, chapelet en main pour s’entraîner à la méditation et à la retraite spirituelle, sur le modèle des vertueux anciens de l’histoire de l’ISLAM ? dont sa Sainte Mère lui racontait l’épopée. C’était vers 1864.

D’ailleurs, sur les qualités pédagogiques et la pertinence des méthodes d’éducation de Sokhna Diarra, on peut se faire une opinion mieux argumentée en se reportant aux écrits de Serigne Mbaye Diakhaté et de Serigne Moussa Kâ, qui sont des poètes en langues wolof, et qui ont chacun fait l’apologie des vertus de Jâratul -Lâh.

Source : Hizbut-Tarqiyyah

SenCaféActu du 29 mars 2019

A la Une : Macky Sall demande une enquête de moralité sur 52 personnes en vue des nominations ; Partage des revenus du pétrole : les femmes veulent les 10% des recettes ; Magal de Prokhane : Mame Diarra Bousso célébrée hier dans une ferveur remarquable

1-Macky Sall demande une enquête sur 52 personnes en vue de la formation du gouvernement : La Direction de surveillance du territoire (DST) est en train d’enquêter discrètement sur 52 personnes sur demande du Chef de l’Etat

2-Magal de Prokhane : la communauté mouride a célébré hier Mame Diarra, la mère du mouridisme dont la vie et l’œuvre continuent à inspirer la voie tracée par son illustre fils Serigne Touba

3-Partage des revenus tirés du pétrole et du gaz : les femmes veulent 10% des recettes. Le Conseil sénégalais des femmes (Cosef) veut que 10% des revenus tirés de l’exploitation du pétrole et du gaz à partir de 2021 reviennent aux femmes

4-Ciblés par les employés qui leur reprochent de laisser trainer leurs données personnelles comme les bulletins de salaires retrouvés chez les vendeurs de sandwiches et les boutiquiers, les directeurs des ressources humaines du Conseil national du patronat ont été formés hier par la CDP aux normes de protection des données personnelles des travailleurs. Ces derniers se plaignent aussi d’être filmés partout et tout le temps par la vidéosurveillance des entreprises ou bien leurs données de santé dévoilées à leurs collègues

5-Le problème des latrines au Sénégal émeut la Suisse : Des jeunes suisses touchés par les 300mille latrines nécessaires par an au Sénégal, sont venus en construire ; ces jeunes de Cayla solidaire ont consacré leurs vacances scolaires pour construire ces ouvrages pour des villageois soulagés et heureux de ce geste inattendu. Au Sénégal, il manque 200mille de latrines par an aux familles démunies et aucune structure citoyenne sénégalaise ou étatique ne semble s’en préoccuper

6-Massacres au Mali : Alioune Tine réclame un sommet de l’Union Africaine et de la CEDEAO. Bientôt une semaine que 160 peulhs ont été massacrés au Mali et depuis lors aucune réaction, aucun acte n’ont été posés par la CEDEAO et l’Union Africaine. Pour dénoncer cette situation incompréhensible, Alioune Tine demande la tenue sans délai d’un sommet de ces organisations africaines

7-La pelouse du stade Senghor est indigne des lions et du Sénégal selon l’ancien international Diomansy Camara juge la pelouse « indigne » d’abriter un match de l’équipe nationale du Sénégal. « Nous avons quand même des joueurs parmi les meilleurs du monde, leur valeur marchandes individuelle tourne autour de 100 millions d’euros (plus de 65 milliards et demi de francs), c’est injuste de les faire prendre de tels risques », a déclaré l’ancien international

SenCaféActu du 28 mars 2019


A la Une : Idy, Sonko, Issa Sall et Madické se retrouvent pour un plan anti Macky ; Marche des étudiants de l’UCAD ce jeudi pour l’introduction des œuvres de leur parrain dans les programmes ; Dernier conseil des ministres du septennat tenu hier : Macky félicite ses ministres et leur offre un succulent thiebou dieune
1-Sonko, Madické, Issa Sall et Idy ne se quittent plus : les candidats malheureux de la dernière présidentielle se sont retrouvés hier chez Madické Niang pour échanger sur la situation du pays. Si rien n’a filtré de leurs discussions, ils ont promis de se revoir sous peu pour mettre en branle un plan anti-Macky
2-Cheikh Bethio Thioune et ses 19 co-inculpés seront jugés le 23 avril au tribunal de Mbour : le procès tant attendu depuis 2013 après l’assassinat de 2 thiantacounes à Médinatoul Salam s’ouvre le 23 avril prochain. D’après les Echos, la présence de Cheikh Béthio n’est pas encore actée pour le procès
3-Imam Boubacar Dianko risque la perpétuité: arrêté depuis le 8 janvier 2013 pour ses présumés contacts avec l’émir du Mouvement pour l’Unicite et du Jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), Ahmath Ould Al Khairy qui lui aurait envoyé la somme de 200 000 francs afin qu’il rejoigne Gao. Le procureur de la République, qui a requis sa condamnation à perpétuité ; délibéré le 10 avril. Pour Saer Kébé : le procureur requiert 5 ans de travaux forcés. Si le juge suit le procureur, l’élève de terminale Saer Kébé restera en prison pour au moins un an encore. Verdict le 14 avril prochain
4-Les faux médicaments sont en train de tuer les sénégalais : les faux médicaments, un marché de plus de 15 milliards, ont rendu les sénégalais plus malades selon le président des pharmaciens privés du Sénégal, Dr Assane Diop
5-Le dernier conseil des ministres du premier mandat de Macky Sall : Hier la salle du conseil des ministres a vécu un climat lourd lors de la dernière réunion du gouvernement de Dionne. En a croire plusieurs ministres interrogés par la Rts, c’est un climat de sérénité et du devoir accompli qui a prévalu. Un déjeuner a été offert aux ministres par le Président Macky Sall à la fin du conseil
6-Les étudiants de l’UCAD marchent aujourd’hui pour exiger l’introduction des œuvres de Cheikh Anta Diop dans les programmes académiques. Les étudiants veulent, disent-ils, amener les autorités à corriger l’injustice infligée à leur parrain
7-Les entraineurs nationaux dans la déche : En dehors du coach de l’équipe A des lions Aliou Cissé, les autres entraineurs des sélections U-17 et U-23 courent derrière des arriérés de salaire. Le coach des lions du basket Adidas est aussi dans la même situation.

Sénégal : Plus de 30.000 enfants-mendiants dans les rues

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Plus de 30.000 enfants-mendiants au Sénégal
Jeudi 28 Mars 2019


Les chiffres font froid dans le dos. Plus de 30 mille enfants-mendiants au Sénégal, renseigne Mody Ndiaye, le secrétaire permanent de la Cellule nationale de lutte contre la traite des personnes (Cnltp). Il a en fait part lors d’un séminaire de renforcement de capacités des magistrats, policiers et gendarmes.

Pourtant une loi a été votée contre le fléau mais en a croire Aminata Kébé du Commissariat des Nations Unies, le blocage de la réglementation s’explique par des résistances socioculturelles. Elle soutient que le fait beaucoup de Sénégalais donnent chaque matin de l’aumône à ces enfants rend difficile la lutte contre cette exploitation humaine.

Ousmane Sonko : « Macky Sall ne mérite pas d’être reconnu vainqueur ».

Le leader de Pastef, arrivé 3ème à la présidentielle de février dernier a accordé une interview à Jeune Afrique. Ousmane Sonko y a abordé plusieurs sujets notamment la réélection de Macky Sall.

Une victoire qu’il dit ne pas reconnaître. « Je considère en effet que Macky Sall ne mérite pas d’être reconnu vainqueur.

Car, il a fait cavalier seul, définissant les règles du jeu sans aucune concertation avec l’opposition, en violation du consensus qui prévalait au Sénégal depuis 1998. Cela concerne l’élaboration du fichier électoral, la distribution des cartes d’électeur, l’absence de neutralité du ministre de l’Intérieur…

La position commune que nous avons adoptée tous les quatre est donc de ne pas reconnaître la légitimité du président Macky Sall, dont la victoire est purement technique… », a dit Ousmane Sonko.

Sencafeactu du 23 mars 2019

A la Une : La Police se dote d’un centre national de vidéosurveillance; Après le geste de folie d’Ousseynou Sy: le gouvernement ne veut pas d’incidences fâcheuses sur les sénégalais d’Italie; Sénégal-Madagascar: Aliou Cissé veut faire de nouvelles combinaisons

1-Affaire Ousseynou Sy : l’Etat du Sénégal ne veut pas que les relations avec l’Italie patissent de l’acte irresponsable de l’immigré ou qu’il porte atteinte aux intérêts des sénégalais en Italie selon Sory Kaba directeur des sénégalais de l’extérieur

2-Journée de l’eau célébrée hier : les populations de Diender manifestent pour dénoncer leur galère , celles de Fimela en sont à 2 mois de coupure d’eau

3-Une pétition pour concrétiser la proposition du maire de Thies: rebaptiser l’université de la ville Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy « Al Makhtoum « . L’idee a séduit des milliers de sénégalais

4-Les sénégalais des États-Unis ne veulent plus de l’avion de Delta Airlines: une pétition et une saisine du Chef de l’Etat ont été faites par la diaspora pour dénoncer la vielle carlingue qui assure les vols Dakar -Usa

5-La Police se dote d’un centre national de vidéosurveillance pour renforcer la sécurité publique et pour la lutte contre le terrorisme

6-Le tronçon Tivaouane Peulh – Tivaouane financé par la BOAD: l’autoroute la côtière Dakar -Saint Louis prend forme avec le financement de 67 km qui vont relier Dakar à la ville de Tivaouane
7-Sénégal-Madagascar cet après midi à Thies : Aliou se dit prêt à essayer de nouvelles combinaisons pour contenir et surprendre les malgaches

Affaire Colonel Kébé: De nouvelles révélations !

Suite et pas Fin de l’affaire Colonel Kébé!!!

D’après le journal l’OBSERVATEUR du 20 Mars 2019 l’audience de l’affaire du Colonel Kébé est vidée après délibération le 24 août 1999. Il a été condamné 15 mois de prison ferme avec mandat de dépôt.

Mais ce qui est bizarre moy juste à la fin de sa condamnation le Monsieur reçoit les félicitations de la
Hiérarchie c’est à dire le Chef d’Etat Major Général des Armées (CEMGA) le 28 Décembre 2001.

Selon toujours L’Observateur, le colonel Kébé avait été mis en cause dans des scandales d’harcèlement sexuel, d’attentats à la pudeur en 1985.

Cette année plusieurs soldats avaient porté plainte contre lui pour des histoires de mœurs. Il était à l’époque Commandant de la 11e compagnie des Fusiliers-voltigeurs ( Cfv) et Commandant de la Place d’Armes de Kédougou.

Le chef de cabinet du Chef d’Etat-major général des Armées (Cemga) d’alors, regrettait dans un rapport que les faits reprochés à l’officier n’aient pas été bien sanctionnés mais le ministre des forces armées d’alors Medoune Fall écrit au colonel en moins d’une année une lettre de satisfaction et de remerciement ou on pouvait y lire:

‘’Malgré toutes les difficultés rencontrées surtout au point de vue logistiques, il a été remarqué la disponibilité et l’esprit d’initiative qu’il (Le Colonel Kébé) a fourni en se substituant à l’autorité administrative locale pour l’organisation du recrutement et il est sûr que si les opérations de recrutement se sont bien déroulées c’est surtout grâce à cet officier.

C’est pourquoi l’administration des forces armées lui témoigne toute sa satisfaction pour le travail remarquable accompli et l’encourage à persévérer dans cette voie’’

En 1992 le même colonel, officier à l’époque accusé d’harcèlement sexuel est le major du concours d’admission du diplôme d’aptitude au grade d’officier supérieur (DAGOS). Quelle ARMÉE !!!

Donc le journal ? s’est basé sur le réquisitoire du procureur qui demandait 15 mois de prison mais pas sur le délibéré du juge. Le Colonel, Capitaine à l’époque a été purement et simplement relaxé et le soldat plaignant a été radié des rangs.

Le principal problème de la presse sénégalaise c’est que la précarité a fini de gangrener le milieu notamment les journalistes, avec l’absence de business plan viable et le manque de formation omniprésent.

Les hommes de médias sont facilement manipulables, soit par méconnaissance des règles du métier, soit par la boulimie des billets de banque.

À la place de patriotes engagés, curieux et amoureux de leur travail, nous voyons des mercenaires de la plume ou du clavier, de vrais chasseurs de primes à la place de grands journalistes. La presse sénégalaise doit s’élever.

La presse sénégalaise ne produit rien (pas de documentaires, pas d’enquêtes, pas de dossier spécial, pas d’investigation etc.) Juste se limiter à modérer des joutes verbales entre pouvoir/opposition et à jouer au sensationnel: Idy a Touba, Macky gagne son bureau de vote, Sonko présente sa femme, Mareme Faye en tournée dans la banlieue, Karim appelle Omar Sarr, Khalipha sourit en prison.

Idrissa Fall Cissé journaliste d’investigation!!!

Serigne Mountakha sur l’attaque de Christchurch : la paix et le pardon doivent guider notre vécu quotidien ».

« L’ attaque sans nom contre des musulmans en pleine prière du vendredi en Nouvelle- Zélande, a profondément touché le Khalife Général des Mourides », note Cheikh Bassirou Abdou Khadre, porte-Parole du Khalife Général des Mourides dans un communiqué parvenu à IGFM.

« Au nom de l’Islam, religion de paix, de pardon et de dépassement, Serigne Touba Serigne Mountakha Mbacké condamne cet acte. Il s’incline devant la mémoire des victimes, véritables martyres tués sur le chemin d’Allah et les recommandations du Prophète (Psl).

Ceux-là qui cultivent la haine, la division, la confusion ne doivent pas triompher. Ils ne sauraient vaincre devant la raison et la sérénité », ajoute la même source.

Selon lui, « comme le recommande Cheikh Ahmadou Bamba, la paix et le pardon doivent guider notre vécu quotidien ».

Second mandat du président Sall : vers un debt overhang inévitable (Par Mohamed Dia)

Dans la loi des Finances 2019, nous voyons clairement que le gouvernement de Macky Sall espère financer les projets de prestige durant les cinq prochaines années par le biais de l’endettement massif.

L’endettement de manière générale n’est pas mauvais, mais l’endettement du Sénégal est très mauvais vu la manière dont les ressources mobilisées sont allouées. Quand un gouvernement s’endette massivement pour des projets improductifs, ce gouvernement est en train de trahir son peuple et les générations futures.

Le septennat du président Sall peut être résumé en cinq mots : corruption, laxisme, amateurisme, impunité et irresponsabilité. Pensons-nous que le quinquennat sera différent ?

Historique

Les dettes se sont caractérisées dans les années 60 par des prêts concessionnels ou des dons. Les deux chocs pétroliers des années 70 ont aussi affecté la dette des pays pauvres.

Dans le début des années 80, le dollar américain a grimpé et cela a affecté la dette des pays pauvres qui étaient majoritairement endettés en dollar tout en aidant les pays qui exportent vers les Etats Unis d’Amérique. Les importations devenaient aussi très chères pour les pays pauvres et augmentaient leur dette.

Il faut comprendre que la dette du Sénégal a une forte composante étrangère, en devises et des taux d’intérêt souvent exorbitants. L’Etat nous dit que « tous les pays du monde ont recours à l’emprunt et que les pays les plus riches sont les plus endettés ».

Rappelons juste que nous faisons partie des pays les plus pauvres du monde. Vers la fin des années 90, il y avait une campagne pour l’annulation de la dette pour l’an 2000.

C’est ainsi que 24 millions de signatures ont été obtenues pour l’allègement de la dette. Par conséquent le FMI, la BM, et les créditeurs bilatéraux ont accepté d’alléger la dette, et même de la supprimer dans certains cas.

Tous les pays qui avaient bénéficié de cet allégement de la dette se sont encore massivement endettés en si peu de temps. La dette est nécessaire, car elle permet de financer des investissements dont le pays a besoin et aussi pour substituer le manque à gagner pour enfin atteindre le développement.

La manière dont le Sénégal s’endette est très dangereuse et nous mènera directement vers le surendettement qui ralentira la croissance et créera le doute dans la tête des investisseurs étrangers. Cela les poussera à investir dans les projets qui offrent un retour sur investissement rapide. C’est ainsi que nous verrons des investissements sans impact sur l’emploi ou la pauvreté.

Pour éviter cela, le gouvernement risque de ne pas procéder à des réformes fiscales comme indiquées dans la loi des Finances de 2019. Chaque année, le Sénégal alloue une importante part de son budget au remboursement des intérêts de la dette, hors principal.

Les dirigeants nous disent souvent que cet endettement est justifié pour le financement des infrastructures. Or, ces infrastructures ne sont pas productives et cela crée une tension de trésorerie due à des décisions financièrement inopportunes.

La politique de la dette

Depuis 2014, le Sénégal s’est lancé dans un plan économique dit Plan Sénégal Emergent en vue de faire décoller son économie. La croissance du Sénégal était toujours à moins de 5 % jusqu’à la mise en place du PSE. La dévaluation du F CFA ne doit pas être négligée, car elle a permis à notre croissance d’accroître à 5 % pour la première fois et à l’inflation de décroître jusqu’à 0,8 %.

Ce PSE a permis à notre croissance d’accroître cependant cette croissance est une croissance extravertie et exclusive. Ce que le PSE a oublié de faire, c’est de développer d’une manière sérieuse le secteur agricole, qui emploie la majeure partie de la population pour combattre le chômage et la pauvreté.

Le développement du secteur agricole aurait été une marche vers l’industrialisation du Sénégal. Il y a un déficit dans la santé, l’éducation, les infrastructures pour le développement du Sénégal.

Cependant, l’Etat a insisté sur le fait de vouloir combler le déficit en infrastructures avant de commencer la marche vers l’industrialisation. Or, le gouvernement nous dit qu’il faut sortir de la dette pour comprendre la dette, nous analyserons dans ce cas les paramètres extrinsèques à la dette.

Le système fiscal au Sénégal est un autre grand problème. Les exonérations fiscales dotées aux entreprises étrangères ont coûté au Sénégal des centaines de milliards sans créer assez d’emplois pour une population très jeune.

Nous ne disons pas d’arrêter les exonérations fiscales d’une manière brusque, mais plutôt d’une manière progressive en mettant en place des programmes pour la création d’emplois au Sénégal.

Une réforme fiscale dans le moyen terme s’avère très importante pour élargir l’assiette fiscale en essayant de formaliser le secteur informel pour recouvrer des centaines de milliards de F CFA par an.

Dans le cadre sociopolitique, il faut noter avec les élections de 2019, un problème majeur de consensus social avec les opposants décriant la victoire du président Sall.

Cette attitude peut être mal vue par les investisseurs ; cependant, il faut juger l’aspect général allant de l’emprisonnement et l’exil de potentiels adversaires politiques, du parrainage pour enfin mener vers la victoire du président Sall.

Comment sera-t-il possible de gouverner durant le quinquennat sans dialogue avec l’opposition ni une reconnaissance réelle d’une victoire du président Sall ?

Les mesures sociales du gouvernement qui ont été mises en place durant le septennat du président Sall ont été pour la plupart électoralistes. Des mesures ont été prises pour alléger la pauvreté dans le milieu rural, mais ces mesures sont pour la plupart des mesures d’urgence.

Sans vrai plan en place, nous verrons ainsi un phénomène de mort-né dans la mise en place de la CMU et des bourses sociales. Aucun plan dans le long terme n’a été mis en place pour que l’Etat dépense de manière efficiente de l’argent dont il dispose.

Avec la reconstitution du PIB, certains pays comme le nôtre ont vu leur taux d’endettement baisser pour ne pas dépasser le seuil traditionnel fixé dans la région. Certes, tout pays a besoin de s’endetter pour assurer son développement, mais tout pays a aussi besoin de financer avec cet argent emprunté, des projets productifs. Ces investissements productifs nous permettront de nous auto-financer dans le futur pour sortir du cercle vicieux de l’endettement.

Le debt overhang, aussi appelé surendettement, est un fardeau de dette si important qu’une entité ne peut pas s’endetter davantage pour financer des projets futurs. Les mauvais choix du septennat se feront davantage sentir durant le quinquennat du président Sall.

Mohamed Dia, Consultant bancaire

Abdoul Mbaye : « Respectez ceux qui ont perdu ! Le déshonneur n’est pas leur »

Vingt mandats ne procurent guère que cent ans de pouvoir au Sénégal. Celui de Pharaon dura des milliers d’années. Il a suffi d’un ordre de Dieu (SWT) aux eaux ; Pharaon périt et Moussa fut sauvé, avec lui ceux qui croyaient.

« Koun fa yakoun ». Tout ce qui est, est œuvre du Tout Puissant (SWT), en satisfactions comme en douleurs pour l’humanité. Lui seul sait pourquoi, quand et comment. Gardons-nous donc de prendre à notre compte les futurs qui se réalisent lorsque leurs issues pourraient nous surprendre. Car Dieu (SWT) est incertitude.

Par contre soignons nos relations avec nos contemporains. Laissons au moins leur honneur à ceux qui perdent, en particulier lorsque le combat a été inégal par l’usage de la force, par le non respect des règles, l’absence d’éthique et la corruption massive.

La paix n’est pas à mettre au crédit de ceux qui ont créé les conditions d’une explosion qu’ils auraient préférée à une non réélection. Elle est largement due à ceux qui ont préféré subir une « violence électorale » dans la durée plutôt que la remettre en cause. Fort heureusement de nombreux Sénégalais le reconnaissent ; certaines grandes figures ont magnifié cette attitude comme la plus illustre des victoires.

Évitons aussi de chanter trop tôt victoire, surtout lorsque sans gloire. Souvenons nous également que celle politique ne vient pas avec l’élection. Elle s’apprécie à la fin de mandat par son exécution conforme et l’amélioration des conditions de vie de ses concitoyens.

Prions plutôt pour le mieux être des Sénégalais à bâtir sur les cinq prochaines années. Amen.

Abdoul Mbaye
Président de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail »

Sencafeactu du 19 mars 2019 Par Adama Sow

À la Une : Zidane veut Sadio Mane en juin; Buffalo le riz dangereux retiré de la vente, des commerçants arrêtés;
1-Zidane a confirmé son intérêt de recruter Sadio Mane au Real l’été prochain : l’information est de France football qui a annoncé hier la relance de la piste pour faire venir Sadio Mane au Real dès le mois de juillet
2-Un riz dangereux retiré de la vente à Dakar: L’association des consommateurs ASCOSEN à fait retirer du marché le riz Buffalo qui contenait des cristaux de gel et de silice. Les commerçants véreux ont été arrêtés
3-Meurtre du professeur Henri Diatta par son élève Henriette Sambou, le syndicat des enseignants du moyen secondaire dénonce la stigmatisation des professeurs : Selon Saourou Sene SG du syndicat, l’incident tragique s’est déroulé dans un bar et n’engage pas l’école
4-Idrissa Seck a rendu visite à Khalifa Sall hier à Rebeuss. L’ancien maire de Dakar qui a aussi reçu son cabinet a ignoré l’appel de Tanor Dieng
5-Vingt cinq membres du comité directeur du PDS démissionnent pour rejoindre Madicke Niang: Après avoir voté et soutenu Madicke Niang lors de la présidentielle, 25 cadres du PDS l’ont rejoint et lui demandent de créer son parti
6-Sur un besoin de 150mil poches de sang, le Sénégal n’a que 100mil poches: Malgré quelques campagnes de dons de sang, la banque de sang court derrière un manque de 50mil poches
7-Le Niger alerte sur un faux vaccin de la marque Mencevax ACWY contre la méningite : les autorités nigériennes ont démasqué la circulation d’un faux vaccin dans leur le pays. Les pays de sous région sont inondés par de faux vaccins injectés aux enfants africains

Sencafeactu du 18 mars 2019 (Par Adama Sow)

À la Une: les ministres et leurs cabinets préparent leurs rapports de fin de mission cette semaine; Alerte sur un conflit entre des villages sénégalais et guinéens à Djibanar; Match Sénégal- Madagascar: les lions sont arrivés à Thies

1-Tanor Dieng accusé de bradage de 150 hectares au profit d’un homme d’affaires: Cinq villages de la commune de Ngueniene ont manifesté contre l’affectation de leurs terres à un porteur de projet par leur maire Ousmane Tanor Dieng
2-Le casse tête des pièces d’état civil met en péril l’avenir des élèves: les enseignants de la Médina ont marché samedi dernier pour attirer l’attention sur l’injustice qui frappe les centaines d’élèves en classe d’examens dont 500 risquent de rater l’examen d’entrée en sixième cette année
3-Démission du gouvernement : les ministres et les hauts fonctionnaires des ministères ont juste quelques jours pour déposer leurs rapports de fin de mission chez le premier ministre Dionne qui déposera ensuite la démission du gouvernement pour permettre au Président Macky Sall de nommer le nouvel attelage le 2 avril
4-Air Sénégal file droit vers le mur: Selon le commandant Malick ancien pilote et directeur des opérations, le directeur général de la nouvelle compagnie nationale dirige mal Air Sénégal et ses décisions vont coûter cher à notre pays. Commandant Tall s’exprimait au micro d’Imedia.
5-Ziarra annuelle de Tivaouane : un accident fait 6 morts à Mont Roland et entache une journée de ferveur des talibés tidianes
6-Risques d’affrontements au Sud du pays: des villages sénégalais et guinéens sont en conflit à cause de vols de détails dans la zone de Djibanar. La situation risque de dégénérer et mettre le feu entre les deux pays
7-Match Sénégal -Madagascar du 23 mars : les lions entament leur préparation ce lundi à Thies au stade Lat Dior dont l’état de la pelouse fait débat

Scandale : Rwandair loue 2 A330 et débourse 1,5 milliards FCfa Air Senegal débourse 82 milliards pour louer 1 seul A330

Ancien pilote en chef à Air Afrique et ex Directeur des opérations d’Air Sénégal international (Asi), le Commandant Malick Tall n’est pas du tout séduit pas la manière dont Air Sénégal Sa est managé. Pour lui, la compagnie nationale va droit vers le mur.

« Moi j’ai travaillé sur l’étude de faisabilité d’Air Sénégal Sa avec un des plus grands cabinets mondiaux dans le domaine. Mais entre ce qu’on prévoyait et ce qui se réalise, il y a une marge », a-t-il déclaré sur les ondes de iradio.

Invité du « Jury du dimanche », M. Tall, regrette que cette étude ait été écartée. Il explique que ce document prévoyait l’achat de deux Atr72, deux A319 en leasing, un Airbus 330Co200. Ce, dans le capital de 40 milliards de francs Cfa de la jeune compagnie.

Pour lui, l’Airbus 330Co200, « économiquement, permettait de faire des profits », là où le A330 néo, acquis par Air Sénégal Sa, ferait difficilement du profit.

« On voulait faire de cette compagnie une compagnie prestigieuse, dotée d’outils de travail performants. Mais, ils ont été chercher des avions qui ont 15 ans d’âge, dans des conditions qui ne sont pas du tout transparentes. Ces avions là, à mon avis, travaillent aujourd’hui à perte », a déclaré le pilote.

Quant aux ressources débloquées pour acquérir ces avions, M. Tall souligne: « Aujourd’hui le Sénégal a déboursé 82 milliards pour la location de la A330 néo. 22 milliards sous forme d’avance et 60 milliards décaissés le 8 mars dernier.

Rwandair a pris deux A330 néo louées à une compagnie américaine. Elle a sorti 1,5 milliards de francs Cfa pour que l’avion soit à disposition. Nous on a déboursé 82 milliards », regrette-t-il.

Et aujourd’hui, alors que la nouvelle compagnie n’en est qu’à ses balbutiements, le pilote se montre très pessimiste: « Une compagnie pour qu’elle soit pérenne, il faut une gestion orthodoxe, des choix éclairés et une vision claire.

Mais là ce n’est pas le cas. (…) Est ce que les autorités savent exactement ce qui est en train de se passer? Est ce qu’elles ont les tenants et les aboutissants? On a essayé de les alerter, on a essayé de discuter avec eux. Mais pour l’instant, ce que nous constatons, c’est que là on va droit vers le mur. »

Nouvelle-Zélande: une fusillade dans une mosquée fait plusieurs morts

Police and ambulance staff help a wounded man from outside a mosque in central Christchurch, New Zealand, Friday, March 15, 2019. A witness says many people have been killed in a mass shooting at a mosque in the New Zealand city of Christchurch. (AP Photo/Mark Baker)

Les faits se sont produits à Christchurch, localité de l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande.

La situation est « critique » selon les autorités. Des policiers armés ont été déployés dans le centre de Christchurch vendredi 15 mars alors que la presse locale faisait l’état d’une fusillade dans une mosquée de cette localité de l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande.

« La police répond à des informations sur des tirs dans le centre de Christchurch », a-t-elle déclaré dans un communiqué. Les médias locaux ont fait état de nombreuses victimes dans une mosquée, ajoutant qu’une autre avait été évacuée. Le bilan reste incertain, même si des témoins ont affirmé à Associated Press que plusieurs personnes étaient mortes. Ce que les autorités ont confirmé dans un second temps, sans fournir de bilan précis, la situation étant « grave et mouvante et toujours en cours ».

La presse a également déclaré que des membres de l’équipe de cricket du Bangladesh était présents sur l’un des sites. Un joueur a cependant précisé que l’équipe « entière » était saine et sauve. Le commissaire Mike Bush a déclaré que toutes les écoles de la ville avaient été bouclées en réponse à un « grave incident impliquant des armes à feu toujours en cours ».

« La police appelle tous ceux qui sont présents dans le centre de Christchurch à ne pas sortir et de signaler tout comportement suspect ». Un témoin a raconté à Radio New Zealand qu’il avait entendu des coups de feu et vu quatre personnes gisant au sol, « avec du sang partout ».

Les autorités ont procédé à l’arrestation d’un individu, sans que l’on sache dans un premier temps s’il s’agit du tireur. Par ailleurs, la police a demandé aux fidèles musulmans d’éviter les mosquées « partout en Nouvelle-Zélande ».

Mairie des HLM : locataire depuis 10 ans, plus de 500 millions Fcfa dans le vent

Près d’un demi milliard de francs CFA de frais de location payé à des tiers…

Il est de ces bizarreries que personne ne peut expliquer. La mairie des HLM qui a son hôtel communal aux Hlm5 entre la corniche et le marché éponyme vit une situation inédite depuis près d’une dizaine d’années.

Bien que disposant d’un hôtel communal à l’image de ceux construits au début de l’ère Wade via un programme national dédié aux communes d’arrondissement de l’époque, la commune des HLM est locataire d’un immeuble sis aux HLM 2. Selon nos sources, le montant de la location s’élève à pas moins de 23 millions par an.

Cet immeuble a été pris en location par l’équipe du Maire El Hadj Babacar Seck dit Pape Seck. Mais le plus cocasse dans cette affaire est que, quand monsieur Seck arrivait en juillet 2014 après son élection, il avait trouvé la mairie qui était déjà en location dans un immeuble sis aux HLM 6.

Pourquoi cette errance qui dure près de 10 ans? Qu’est-ce qui empêche l’équipe de Seck de rejoindre les locaux de la mairie même s’il y a quelques travaux à terminer sur le site? Qu’est-ce qui se cache derrière cette nébuleuse ?

Les ressources allouées à cette location à longue durée ne peuvent-elles pas servir ailleurs? Si l’on sait que les routes défoncées, les rues obscures, les égouts qui pètent à tous les coins de rue sont le lot quotidien des Hlmois.

Les autorités sont interpellées sur cette scandaleuse situation que les populations des HLM ne parviennent pas comprendre.

Marée humaine dans les rues d’Alger contre un cinquième mandat de Bouteflika

Marée humaine dans les rues d’Alger contre un cinquième mandat de Bouteflika Une manifestation à Alger, vendredi 8 mars 2019.

Les manifestations coïncident avec la célébration de la Journée internationale des droits des femmes.

Une marée humaine défile, ce vendredi 8 mars, dans le centre d’Alger pour un troisième vendredi consécutif contre un cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika. Et ce, malgré les mises en garde sur les risques de « chaos » lancées par le chef de l’Etat qui semble déterminé à ne pas céder.

La mobilisation, immense et difficile à évaluer, est largement supérieure à celle des manifestations des deux derniers vendredi à Alger, pourtant déjà impressionnantes.

Dans le centre de la capitale, la Place de la Grande-Poste est noire de monde, de même que l’un des principaux axes d’Alger qui y mène, ainsi que les grandes artères environnantes.

Les manifestations coïncident avec la célébration du 8 mars, Journée internationale des Femmes, et nombre d’entre elles figurent parmi les manifestants de tous âges qui défilent dans le calme, aux cris de « Pouvoir, assassin », ou « Pas de 5e mandat, eh Bouteflika! ».

« Ils ont les millions, nous sommes des millions », indique une pancarte brandie par une femme dans le cortège.

Le flot de manifestants n’a cessé de grossir sur la place de la Grande-Poste déjà bondée,à l’issue de la fin de la grande prière musulmane hebdomadaire.

Aucun incident n’est signalé. Initialement présents en nombre, les policiers se sont contentés d’observer, avant que plusieurs camionnettes de police, submergées au milieu de la foule ne commencent à évacuer la place. A chaque passage au-dessus d’eux de l’hélicoptère qui bourdonne dans le ciel d’Alger, les manifestants huent et sifflent en agitant leur drapeaux.

« C’est maintenant ou jamais » : en Algérie, au cœur de la révolte

Spectre du « chaos »

D’autres manifestations, également pacifiques, se déroulent ailleurs dans le pays, notamment à Oran et Constantine, deuxième et troisième villes d’Algérie, selon le site d’information TSA (Tous sur l’Algérie) qui parle également d’une foule « impressionnante » à Béjaïa, dans la région de Kabylie.

Les Algériens n’ont semble-t-il pas été impressionnés par le message que leur a adressé jeudi Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, hospitalisé en Suisse depuis plus de dix jours et dont le retour au pays n’a toujours pas été annoncé.

Dans ce message à l’occasion du 8 mars, le chef de l’Etat, présenté par ses partisans comme le garant de la paix dans le pays, a agité le spectre du « chaos » et dénoncé, sans les nommer, les ennemis « insidieux » et ceux « qui conspirent » contre l’Algérie.

En creux, le chef de l’Etat, très diminué par les séquelles d’un AVC dont il a été victime en 2013, réaffirme qu’il n’entend pas renoncer à briguer un 5e mandat lors de la présidentielle du 18 avril.

Mais la rue algérienne ne semble pas prête non plus à céder, malgré les rappels du chef de l’Etat, sur la « tragédie nationale » de la décennie de guerre civile (1992-2002) et la « déferlante du Printemps arabe ».

Des périls brandis par le camp présidentiel après le début de la contestation inédite depuis la première élection de M. Bouteflika à la tête de l’Etat en 1999.

Les dirigeants « ne vont pas lâcher facilement, mais nous ne lâcherons pas non plus », a expliqué jeudi soir à l’AFP un chauffeur de taxi, alors que les Algériens parlent désormais ouvertement et en public de la contestation et de leur ras-le-bol.

Sur les réseaux sociaux, le hashtag « #Mouvement_du_8_Mars » s’est répandu ces derniers jours, appelant à une mobilisation massive en Algérie.

« Pas une pierre je ne jetterai »

Circulent également les « 18 commandements des marcheurs du 8 mars » rappelant le caractère pacifique de la contestation.

Parmi ces commandements écrits par le poète et écrivain Lazhari Labter: « Pacifiquement et tranquillement je marcherai », « A aucune provocation je ne répondrai », « Les baltaguias (casseurs payés par le pouvoir) j’isolerai et à la police je les remettrai », « Pas une pierre je ne jetterai, « Pas une vitre je ne briserai », « Après la marche […] je nettoierai ».

A Alger, se sont aussi organisés sur les réseaux sociaux des groupes de « brassards verts », volontaires qui s’occuperont d’orienter et d’encadrer les marcheurs, prévenir les risques de bousculades, apporter quelques premiers soins, notamment en cas de projection de gaz lacrymogènes et nettoyer les rues à l’issue de la manifestation.

Dans certains quartiers périphériques de la capitale, des propriétaires de véhicules ont organisé des navettes pour transporter ceux qui veulent manifester vers le centre-ville, ont indiqué certains d’entre eux à l’AFP.

« Ce vendredi 8 mars 2019 doit être un jour de fête, mettez vos plus beaux habits, soyez beaux pour l’Algérie, qu’elle soit fière de ses enfants » demande une internaute, Samira Kada, sur son compte Facebook.

Politique du « watiatia » : Quand Macky terrasse la démocratie sénégalaise

La démocratie sénégalaise, « ou plutôt ce qu’il en reste », a été passée au crible, selon le quotidien Les Échos, par un groupe d’intellectuels africains. Contestations et soubresauts ayant jalonné l’élection présidentielle obligent, leur verdict est sans appel : il y a recul.

L’ancien Directeur exécutif d’Amnesty international en Afrique de l’ouest et du centre, notre compatriote Alioune Tine, parle de « la politique du Wathiathia » pour décrire l’absence notoire de dialogue et le manque de confiance entre les différents acteurs.

Dans un tribune publiée dans le journal français Le Point sous le titre « Sénégal : le syndrome Sonko », l’écrivain franco-guinéen Tierno Monénembo s’interroge en ces termes : « Mais où est donc passée cette société fluide et raffinée que nous a léguée le lettré Senghor ? ».

Une situation « loin d’être une surprise » pour l’Ong américaine Freedom House. Dans son dernier rapport 2019, intitulé « La démocratie en retraite » qui compile des données de 195 pays, elle se désole de « la dégringolade de la démocratie sénégalaise ».

Idem pour le journal spécialisé espagnol, « El Orden Mundial », dont un auteur, Dr Pablo Moral, reste persuadé que « le président sénégalais nouvellement réélu doit concilier deux réalités : une économie émergente prometteuse et de pressants défis sociaux ».

Invité à s’exprimer sur la dernière présidentielle, par France 24, le journaliste Louis-Magloire Keumayo, par ailleurs président du Club de l’information africaine, a déploré, pour sa part, « la régression de la démocratie sénégalaise qui était une vitrine en Afrique

🌸RECOMMANDATIONS DE CHEIKH AHMADOU BAMBA AU MOMENT DE PARTIR EN EXIL🌸

« 💎 Ne décevez jamais l’espoir d’un individu qui vous a sollicité et dont vous êtes certains de pouvoir résoudre le problème.

💰 Evertuez-vous à dépenser les biens que le Seigneur vous a procurés pour le mieux-être de vos proches et celui des indigents.

📿Tâchez de multiplier les actes de bienfaisance et les prières.

🎁 Employez-vous à satisfaire tout besoin licite exprimé par un être si tant est que vous en avez les moyens. Sachez que le meilleur d’entre vous est celui qui vient en aide à ses semblables et demeure utile à leur existence.

🌌 Cachez vos bonnes actions [par humilité] de la même manière que vous cachez vos mauvaises.

🕋 Ecartez-vous de tout ce qui vous éloigne de l’adoration du Seigneur. Rapprochez-vous de tout ce qui vous mène à cette adoration.

💖 Ne détestez personne si ce n’est pour la Face de Dieu. N’aimez personne si ce n’est pour la Face de Dieu. En vous armant de ces vertus, le Seigneur vous aimera et sera satisfait de vous.

👎Que les biens périssables de ce bas-monde ne vous poussent jamais à composer avec les dirigeants injustes ou à faire partie de leur entourage.

🕌 Evitez toute initiative qui vous conduit, de manière certaine, à la désobéissance au Seigneur. Dirigez-vous, au contraire, vers toute action de nature à vous octroyer la satisfaction divine.

🛌 Evitez la paresse, surtout dans l’accomplissement des bonnes actions. Sachez que les plaisirs de ce bas-monde ne sont rien comparés aux délices du Paradis et que les difficultés d’ici-bas sont dérisoires comparés aux supplices de l’Enfer.

🕋 Je vous recommande la Crainte Révérencielle de Dieu et l’observance stricte de ses injonctions. Ne transgressez jamais les limites qu’Il vous a fixées. Faites en sorte que le Seigneur ne vous surprenne jamais sur le terrain de ses interdits ; qu’Il vous trouve uniquement dans le cercle de ses recommandations.

🧕 Apprenez à vos proches, à vos enfants et à toute personne sous votre responsabilité leurs obligations religieuses, sauf à devoir en répondre devant le Seigneur le jour du jugement dernier.

🛐 Multipliez les actes de repentir afin de disposer de la quiétude nécessaire à l’adoration de Dieu. L’accumulation des péchés provoque la colère divine. Les transgressions demeurent, en outre, des entraves qui handicapent le cheminement vers Dieu et vers les bonnes actions. »

[Cheikh Ahmadou Bamba, extrait de  » al-Majmoû’at as-Shoughrâ ».Traduction : Seydina Omar Ba]

Idy 2019 dénonce des arrestations arbitraires

Les arrestations des partisans de Idrissa Seck se multiplient. La dernière en date est celle du colonel Abdourahim Kébé, chargé des questions de défense au parti Rewmi. Dans le camp de Idrissa Seck, arrivé deuxième lors de la présidentielle avec 20% des voix, l’on dénonce une campagne d’intimidation avec ces arrestations ‘’arbitraires’’.

‘’Nous avons remarqué que toutes les personnes arrêtées sont membres de Idy 2019. Même lorsque nous faisions la manifestation avec les femmes. Il y avait toutes les femmes de l’opposition réunies. Et aujourd’hui ce qui s’est passé est inadmissible.

C’est arbitraire. C’est de l’intimidation pure et dure. Nous demandons la libération sans condition et immédiate de tous ces détenus.

Parce qu’ils sont des détenus politiques’’, a dénoncé à l’émission RFM matin ce lundi, Nafissatou Wade, Leader de Deggu Jeff, Membre de Idy 2019.

‘’Nous allons nous battre démocratiquement et citoyennement de façon responsable. Nous allons exiger que démocratie soit rétablie’’, a-t-elle ajouté.

Message du candidat Sonko après la proclamation des résultats

Sénégalaises, Sénégalais, Mes chers compatriotes Je vous salue.

La Commission nationale de recensement des votes, vient de livrer les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 24 février 2019.

Cette élection a été rendue possible grâce à la mobilisation du peuple sénégalais, dans le calme et la sérénité, preuve de sa maturité et de son attachement aux règles démocratiques et au suffrage universel.

Cette voix du peuple reste la seule vérité, c’est la raison pour laquelle son expression libre doit être protégée et défendue.

Malheureusement, plusieurs entraves dans le dispositif électoral et de nombreuses tentatives de détourner les citoyens de ce moment décisif dans la vie d’une nation, visant à porter préjudice à la libre expression du peuple, ont été enregistrées.

Ce scrutin a été piégé, en amont par un processus électoral conduit de façon cavalière, et au cours des opérations électorales (création illégale de bureaux de vote y compris le jour du scrutin, dépassement du nombre d’électeurs par bureau, gonflement artificiel de la population électorale et d’autres irrégularités sur lesquelles nous reviendrons plus amplement).

Même si nous saluons la forte mobilisation de l’opposition et des électeurs acquis à notre cause, force est de constater que des milliers de Sénégalais se sont vus privés de leur droit de voter. Des milliers d’autres ont vu leurs bureaux de vote être changés à la dernière minute.

De surcroît, certaines mobilisations observées durant cette campagne auraient justifié que le président sortant soit tenu en ballotage aux quatre coins du Sénégal par une opposition, certes limitées dans ses moyens financiers mais qui s’est vue propulsée au-devant, dans les régions les plus stratégiques d’une élection, par un peuple conscient et intégrée, dignement déterminé à rompre les chaînes d’un système terni par tant d’années de corruption au détriment des couches les plus vulnérables du Sénégal.
Malgré tout, nous constatons que le président sortant est déclaré élu dès le premier tour à 58,27%.

C’est donc tout naturellement que tous les candidats de l’opposition ont rejeté ces résultats. Le triomphe restera sans gloire pour le vainqueur. La démocratie en a pris un coup, il faut le regretter et se tenir prêt.

Il convient donc, dans l’urgence absolue, que l’opposition et toutes les forces démocratiques de notre pays s’attèlent à exiger et obtenir les réformes indispensables pour consolider la démocratie, dans l’intérêt exclusif du Sénégal.

Permettez-moi donc chers hommes et femmes des médias, vous à qui je rends un vibrant hommage pour votre dynamisme durant cette campagne, en particulier ceux qui m’ont accompagné, permettez-moi donc de rendre grâce à Dieu qui nous réunit ici aujourd’hui dans un climat pacifique et qui nous a donné la force, l’énergie et la santé d’aller à la rencontre de nos compatriotes aux quatre coins du Sénégal durant cette longue campagne électorale.

Pendant des semaines, nous avons parcouru l’étendue du territoire sénégalais pour nous rendre compte davantage du potentiel immense de nos terres, même arides, mais surtout nous avons constaté de visu la bravoure de nos chers compatriotes.

Jeunes, âgés, moins âgés, hommes, femmes, partout, le citoyen sénégalais s’est distingué par sa détermination à surmonter les épreuves du quotidien pour subvenir aux besoins de sa famille.

Que ce soit la femme qui marche sous le soleil des kilomètres pour puiser de l’eau pour le repas de midi ou pour arroser son champ, l’élève qui parcourt des kilomètres, le ventre vide, pour arriver épuisé en cours, les braves ouvriers qui, malgré la pénibilité de leurs métiers refusent d’abandonner…, partout…..nous avons vu la souffrance mais nous avons aussi vu l’espérance.

Jusqu’à des heures tardives, parfois même jusqu’à 2h du matin, notre convoi a été accueilli par des milliers de Sénégalais assoiffés de changement. De Dakar à Bignona, de Thiès à Matam, de Dagana à Kédougou, nous avons entendu battre le cœur du peuple sénégalais.

Partout notre constat a été le même. Les Sénégalais sont dignes, les Sénégalais sont braves, les Sénégalais sont tenaces, les Sénégalais sont courageux et ce, malgré la misère, malgré la difficulté, malgré l’inquiétude dans laquelle le système les a oubliés.

J’aimerais avant toute chose vous exprimer toute la fierté que j’ai d’appartenir à ce peuple-là. C’est mon envie de voir ce peuple sortir de la précarité qui explique tous mes combats, tous mes sacrifices.

A ce peuple Sénégalais d’ici et de la diaspora, j’aimerais transmettre mes remerciements les plus émus face à leur engagement sans faille, leur courage, leur abnégation mais surtout pour leur soutien. Je leur en serai éternellement reconnaissant et je prie le bon Dieu de les aider à surmonter tous les obstacles à leurs réussites par la voie du travail et de la foi.

Prenant en compte le bien-être des Sénégalaises et des Sénégalais, seule finalité de mon combat politique, je voudrais rappeler que nous avons toujours tenu à proposer au peuple sénégalais un projet de société fondé sur les exigences de démocratie, de paix et de développement durable, dans la transparence et le respect de l’éthique républicaine.

Nous l’avons largement développé durant la campagne électorale et des centaines de milliers de nos compatriotes, d’ici et de la diaspora, ont porté leur choix sur nous, exprimant ainsi à la fois un formidable satisfecit et une invite solennelle à poursuivre le combat dans la voie que nous avons empruntée. Nous ne les décevrons pas !

C’est donc le lieu pour moi, de réitérer mes remerciements et de féliciter, tout d’abord, l’ensemble de nos électeurs, notamment les militants et sympathisants, les jeunes en particulier.

En plus de porter leur choix sur nous, ils ont fait preuve d’une affection touchante, d’une confiance rassurante et d’une détermination sans limite pour faire triompher notre cause commune, n’hésitant pas à mettre leurs maigres moyens financiers et matériels pour prendre en charge la caution et financer la campagne électorale.

Et je profite de cette occasion pour leur réitérer mon engagement à leurs côtés pour l’émancipation économique du Sénégal et le progrès social de la jeunesse.

J’aimerais m’arrêter quelques minutes sur cette tranche de la population, dont la mobilisation historique aura permis de dépasser le seuil des 60% de participation.

Leur mobilisation citoyenne, je dirai même patriotique, au cours de ces élections a démontré à suffisance que la jeunesse de notre pays est plus que jamais déterminée à jouer sa partition dans la construction d’une nation forte, souveraine et intègre.

J’aimerais les féliciter. J’aurais aimé le faire individuellement, les saluer personnellement car j’ai été profondément touché par leur bravoure durant cette campagne.

Ils ont frappé à des portes inconnues, appelé des numéros inconnus, ils ont été les vrais acteurs de cette campagne et c’est eux qu’il faut féliciter. A cette jeunesse de mon pays, j’indique du doigt l’avenir radieux qui les attend…sous peu de temps. Je leur demande de continuer à croire en eux, en leurs pays.

Je les exhorte au travail, à la citoyenneté à l’excellence académique et je leur demande de mettre également cette énergie patriotique au service de leurs communautés afin qu’ils puissent aider à l’essor de leurs terroirs, de leurs localités.

J’aimerais remercier les femmes qui ont été des milliers à nous soutenir. Elles sont braves, elles sont courageuses. Elles sont nos mères, nos sœurs, nos épouses, nous continuerons à nous battre pour elles.

Je tiens à remercier la DIASPORA, ces Sénégalais vivant à l’étranger mais œuvrant à l’intérieur du pays à des niveaux insoupçonnés. Ils sont généreux, leurs cœurs battent pour le pays, ils vivent pour leurs familles. Nous devons davantage les accompagner et ils continueront à inspirer mon combat.

A tous, j’exprime mes sincères remerciements pour votre soutien infaillible durant cette campagne et j’entends, dans les jours à venir, me rendre personnellement auprès de chacun d’entre vous, dans la cadre d’une tournée nationale et internationale, pour renouveler et raffermir le pacte patriotique qui nous lie.

Permettez-moi également de remercier les grands acteurs de cette campagne.

Oui, il me plait de magnifier l’apport positif des membres de la coalition SONKO PRESIDENT et de tous nos alliés affichés ou non, pour leur conviction, leur loyauté et leur engagement sans faille pour un projet commun.

Quant à l’équipe de campagne, dans ses différentes composantes (de l’équipe administrative, à l’équipe technique, l’équipe sur le terrain, tout le monde) par son dévouement et son engagement, elle a fait preuve, malgré la modicité des moyens financiers et matériels, d’une intelligence et d’une dynamique unitaire pour faire admettre la pertinence de notre projet et les énormes potentialités de l’équipe qui la porte. Merci à eux de s’être engagé à mes côtés et d’avoir vécu pleinement cette campagne mémorable.

Au vu de l’immense espoir suscité par la démarche, qui épouse parfaitement le désir de changement et le besoin de rupture avec les politiques publiques désastreuses au plan économique, social, politique et des valeurs, je comprends aisément leur légitime déception.

Mais, je leur demande de relever la tête car nous devons être tous fiers de ce que nous avons accompli ensemble. Nous devons être fiers du bond exceptionnel et inédit, réalisé entre les élections législatives de 2017 et le scrutin de février 2019.
Si cela a été possible, c’est parce que vous avez preuve d’un don de soi inédit.
Je vous demande surtout, de garder foi en notre cause.

L’avenir, c’est maintenant. Cet avenir, si nous le voulons radieux, nous devons le préparer dès maintenant en faisant preuve d’une grande capacité d’organisation et d’ouverture. Ainsi, l’espoir suscité par notre ligne politique sera entretenu, consolidé et transformé en force décisive pour les prochaines échéances électorales.

Grace à vous, cette initiative est devenue une force politique incontestable. J’invite donc tous les Sénégalais patriotes à nous rejoindre pour parachever la marche vers la vraie rupture.

Sénégalaises, Sénégalais Mes chers compatriotes,

Le combat continue ! Nous devons garder le cap avec la même conviction, les mêmes valeurs, les mêmes principes et le même engagement.

L’avenir, c’est maintenant!

Vive le Sénégal !

Vive les Sénégalais!

Ousmane Sonko appelle à la mobilisation pour un second tour


Dans une perspective d’un second tour de l’élection présidentielle du 24 février 2019, le parti Pastef appelle ses partisans à la mobilisation. Dans un communiqué rendu public, les camarades d’Ousmane Sonko disent avoir compilés l’essentiel des résultats du scrutin de dimanche dernier.

Et il est ressorti de ces résultats chargés sur leur plateforme électronique que le 2e tour est acté.

« En attendant, nous demandons à tous les membres de la Commission électorale de la Coalition « Sonko Président »ainsi que les responsables à la base (plénipotentiaires, mandataires et représentants dans les bureaux de vote) de rester mobilisés dans la perspective d’un second tour tel que annoncé par notre candidat lors de sa conférence de presse conjointe avec le candidat de la coalition Idy2019 », lit-on sur la note.

Avec emediasn

Publication de résultats du scrutin présidentiel : entre intox et désinformation ( Par Seybani Sougou).

La publication de certains « résultats » du scrutin du 24 février 2019 donne lieu à une intense campagne de désinformation, devenue une arme de destruction massive. Il y a donc lieu d’inciter nos concitoyens à la plus grande prudence.

L’étalage de pourcentage par ci ou par-là doit être regardé avec prudence. Avoir 95% au FOGOLEMBI, n’a pas la même signification qu’avoir la majorité dans les zones où le poids démographique est fort (axe Dakar-Thiès-Diourbel).

L’élection présidentielle n’est pas une addition de pourcentage (le poids électoral de certains départements est faible voire insignifiant).

On peut remporter tous les départements du Sénégal et ne pas obtenir la majorité absolue au 1er tour d’une élection présidentielle. Ce fut le cas, avec Abdoulaye WADE en 2012.

A ce titre, il convient féliciter le site PRESSAFRIK, qui a relevé ce mardi 26 février 2019, une énorme incongruité concernant les chiffres publiés par le journal l’Observateur, qui font état de 750 619 votes flottants (environ un demi- million d’électeurs, ce qui est énorme).

Il faut que ce journal nous explique par quelle magie, le cumul du résultat de tous les candidats est supérieur au nombre de votes valablement exprimés. Diantre, où sont passés ces 750 000 votes ? De qui se moque t’on?

Macky SALL prétendait que le 24 février 2019, à 12 heures, la messe serait dite. Nous sommes aujourd’hui le 26 février 2019, à 14 heures. Si la victoire est claire, nul besoin d’attendre des jours pour en connaitre le verdict (il y a anguille sous roche).

Il faut espérer qu’il n’ait pas mis à profit tout ce temps pour ajuster les résultats. Obsédé par un second mandat, l’homme est capable de tout. Soyons vigilants et méfions nous des INTOX!

Seybani SOUGOU

Alioune Tine : vigilance, retenue et sens absolue des responsabilités

Le Premier ministre ne devait absolument pas faire cette conference de presse pour donner des résultats fantaisistes – Les leaders de l’opposition ne doivent pas non plus décréter de façon absolue l’existence d’un deuxiéme tour

Il y a 7 ans Serigne Mbacké Ndiaye avait donné Wade gagnant au premier tour, cela avait passablement agacé l’opinion et les observateurs de l’Union Eurooéenne l’avait rappelé à l’ordre.

Quelques jours apres la Commission de recencement des voix de la Cour d’appel avait donné les vrais résultats qui indiquaient clairement un deuxieme tour.

Le présent scrutin a un enjeu élevé et il est à risques car les aspirations au changement sont trés fortes, et les gens sont lassés d’attendre,sont lassés d’etre floués par de fausses promesses.

Jamais la participation au débat national n’a connu une telle ampleur du coté des jeunes dans les réseaux sociaux avec des exigences de liens au sens, de liens aux autres, de la nécessité réajuster ‘un comportement politique qui a deserté l’ethique et les valeurs et de plus en plus porté sur l’intéret personnel, l’intérêt partisan, l’intérêt familial ou clanique.

Demande forte de rupture par rapport à la continuité d’un systeme institutionnel, autoritaire, un systeme de prédation des institutions et des ressources; un hyper prédentialisme, macrocéphal et anthropophage qui caporalise et bouffe toutes les institutions de la République.

Bref absence d’idéal et de vision dans la politique dont la visée est strictement réduite au partage du gateau.

Alors faut-il s’etonner des replis identitaires qui caracterise clairement cette élection. Aujourd’hui on a atteint un seuil critque dans la déscente aux enfers des politiques publiques et on ne peut internellement s’asseoire sur le couvercle de la cocotte minute.

La société sénégalaise à soif de changement et La résistance au changement par les méthodes autoritaires et arbitraires ont atteint des limities au-dela desquelles ,il ne reste que la violence comme solution, l’explosion de la cococotte minute devient inéluctable, c’est désormais l’équation changer ou périr qui se pose à ce pays.

Quel que soit le président élu, s’il ignore ses impératifs, il n’ira pas loin et mettra ce pays en danger.

D’oû la nécessité de réinventer ensemble une démocratie délibérative, émancipée , nous avons besoin d’une économie politique de la gouvernance décolonisée et émancipée de toute forme d’impérialisme.

Pour l’instant la vigilance, la retenue et le sens des responsabilités doivent etre de rigueur pour les responsables de l’Etat dont le role à l’heure actuel doit etre de rappeler ceux qui violent les regles de l’Etat de droit , à l’ordre. Si eux-memes les violent ils créent la confusion et la violence.

Nous estimons que le Premier ministre ne devait absolument pas faire cette conference de presse pour donner des résultats fantaisistes. Les leaders de l’opposition ne doivent pas non plus décréter de façon absolue l’existence d’un deuxiéme tour.

Il faut laisser les organes de regulation, de surveillance et de réglement du contentieux, seuls habilités à se prononcer nous donner les résultats, il faut leur laisser la liberté de faire leur travail en toute sérénité.

Apres la remarquable démonstration de maturité,de sens des responsabilité dont le grand peuple sénégalais a fait preuve le 24 février, en votant dans la discipline,dans la dignité pour exprimer sa Volonté dans la paix, ce serait un crime grave, de ne pas tout faire pour que cette Volonté soit absolument respectee par Tous.

Pour cela, il faut que tous les organes de régulation répondent absolument à leur fonction sans ingérence de l’administration, des forces de sécurité et des acteurs politiques. La CNRA doit etre à la hauteur.

Ce serait injuste de faire de la presse le bouc émissaire d’une situation politique sensible et des confusions crées par les politiques .

Cependant la presse ne doit pas accorder un interet majeur aux déclarations des résultats faites en dehors des voies legales les plus appropriees.

La CENA doit faire preuve de dynamisme et arréter et condamner ceux qui font de l’ingérence dans son domaine de compétence.

Enfin le manque de dynamisme de la Cena et son affaiblissement surtout concernant la prévention et le reglement de ce genre de situation expliquent aussi les confusions de roles.

Il faut enfin attendre et faire confiance que la Commission de recencement des voix donne les résultats demain inshallah. Depuis 1998, ces magistrats font le travail avec dévouement professionalisme et impartialité.

Enfin, que les contieux sur le scrutin soient portés au Conseil constitutionnel competent pour connaitre cette matière. Le Sénegal est assurément à la croisée des chemins avec un ancrage de la culture démocratique au sein du peuple. Notre probleme c à la classe politique à la classe toutes obédiences et sensibilités confondues de se montrer dignes et responsables pour etre a la hauteur et de trouver des réponses aux attentes du peuple.

Hold-up rampant (Par Demba Ndiaye)

Alors que le dépouillement des résultats n’est pas achevé, au nom de quelle vérité et légitimité, le Premier ministre s’autorise des verdicts qui ne relèvent absolument pas de ses compétences ?

L’opération avait été tentée en 2012 par des faucons et autres courtisans du palais : imposer une victoire hors urnes. Le peuple s’y était dressé et mis un holà ! C’était contre le président sortant actuel. Et voilà que sept ans après, les victimes d’hier s’adonnent à la même ignominie.

Qui autorise un Premier ministre d’un gouvernement en partance, à annoncer des résultats électoraux et la victoire de son camp ?

Alors que le dépouillement des résultats n’est pas achevé, au nom de quelle vérité et légitimité, le Premier ministre s’autorise des verdicts qui ne relèvent absolument pas de ses compétences.

Au nom de quelle autorité, légitimité, le Premier ministre s’autorise le droit de proclamer des résultats électoraux que les urnes n’ont pas encore donné ?

Où sont ces appendices démocratiques appelés « observateurs » de l’Afrique et de l’Europe ? Ils observent quoi ? Ils voient quoi ? Leur utilité, depuis longtemps mise en doute, est aujourd’hui complètement sans nécessité.

Ils ferment les yeux sur les errements de la presse de leur continent ; ils se bouchent les oreilles, le nez, les yeux, quand un Premier ministre sortant donne des résultats à des heures indues ?

Ces observateurs n’ont rien vu, rien entendu, qui « pourraient entacher » la crédibilité du scrutin ! Leur traditionnel refrain ! Evidement, ils sont logés, nourris, blanchis même, aux frais de la reine. Qui n’est autre que la République dont ils sont venus observer le fonctionnement.

Reste les liaisons dangereuses que les patrons de presse peuvent entretenir avec le pouvoir en place. Liaisons qui peuvent comme tous les amours interdits, conduire à des actes et dérives …impropres.

Et en général, les employés n’ont rien à voir avec les deals de leurs patrons. Ils sont comme dans certains reportages « embeded ». Embarqués dans des guerres qui ne sont pas les leurs.

Il faut le dire avec force : ce qui va se passer à partir de ce lundi, est de la stricte responsabilité du gouvernement sortant. En voulant coûte que coûte rester au pouvoir, en forçant pour le premier tour, le candidat-président sortant est comptable de toutes les dérives à venir.

DEMBA NDIAYE

Présidentielle 2019 : Jour de scrutin calme au Sénégal

Les sénégalais sont sortis en masse ce 24 février 2019 pour élire un président de la République. Le taux de participation pourrait atteindre un record vu la forte mobilisation des populations.

Les électeurs devront choisir entre 5 candidats dont le président sortant Macky Sall.

A midi, le vote se poursuit toujours dans le calme mais il faut toutefois noter quelques incidents mineurs dans certains centre de vote notamment à Touba et dans la banlieue dakaroise.

Justice manipulée, mal gouvernance : Le journal Le Monde brocarde Macky Sall

Une visite au Sénégal en mars 2018, le président turc Recep Erdogan n’a pu cacher sa surprise en serrant les mains des ministres sénégalais, tous venus l’accueillir à l’aéroport. « Vous avez beaucoup d’enfants ! », lance-t-il au président Macky Sall, qui vient de lui avouer, non sans-gêne, le nombre de membres du gouvernement.

Trente-neuf au total ! Et c’est sans compter le ministre du suivi du Plan Sénégal Emergent (PSE), les trois ministres sans portefeuille et… les trente-neuf ministres conseillers. En refaisant donc les calculs, pas moins de quatre-vingt-deux ministres pour une population d’un peu plus de quinze millions d’habitants !

Pourtant, le mandat du chef de l’Etat avait débuté plus modestement en 2012. Vingt-cinq ministres. Comme promis dans son programme électoral. Mais la bonne gouvernance n’aura duré que six mois.

Parce qu’à gouvernement conséquent, budget conséquent.

Plus de 1 400 milliards de francs CFA (plus de 2 milliards d’euros) ont été votés en décembre 2018 pour la loi des finances 2019. Et ce, rien que pour la présidence, la primature et les trente-cinq ministères – les quatre autres étant des ministres délégués. Ce budget a triplé en sept ans, preuve de l’oubli de la promesse électorale.

« Abdoulaye Wade avait multiplié les agences de développement budgétivores. Macky Sall, lui, le nombre de ministres et de fonds secrets, qu’on appelle communément caisse noire », regrette Jacques Habib Sy, président de l’ONG Aid Transparency.

Des magistrats sous pression

Dans son programme Yoonu Yokkute (« la voix du progrès » en wolof) que Macky Sall présentait aux Sénégalais en 2011, celui qui n’était alors que candidat accordait aussi une place de choix à l’indépendance de la justice.

« Mis sous tutelle du pouvoir exécutif, instrumentalisé par ce dernier et insuffisamment doté en ressources humaines et matérielles, le pouvoir judiciaire n’est pas toujours en mesure d’assurer pleinement ses missions avec impartialité et indépendance », pouvait-on lire dans le document de campagne de 2012 où le chef de l’Etat s’engageait à « renforcer l’indépendance du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) par sa composition, son organisation et par son fonctionnement ».

Sept ans plus tard, le ministre de la justice, Ismaïla Madior, a signé ce 19 février, en émettant des réserves, le mémorandum pour l’indépendance de la justice présenté par la Plateforme de la société civile pour l’indépendance de la justice (Pacij).

Tous les autres candidats à la présidentielle, eux, avaient sans réserve signé ce texte proposant de supprimer la présence de l’exécutif et du ministre de la justice au sein du CSM. Le garde des sceaux a, lui, suggéré un recul mesuré du président, mais pas un retrait.

Cette réorganisation du Conseil supérieur de la magistrature n’est pas le seul dossier en attente. Les réformes judiciaires, proposées par l’Union des magistrats du Sénégal (UMS) en 2017, tardent aussi à être effectives.

« Les magistrats, quand ils jugent, même s’ils sont indépendants, subissent une pression telle que certains peuvent prendre des décisions qui plairaient à l’exécutif. Pour mettre fin à tout cela, il faut une réforme de la justice », expliquait le président de l’UMS, dans les colonnes de Sud Quotidien, le 7 janvier.

Accusé d’avoir créé une justice sélective

Selon le journaliste judiciaire Pape Ndiaye, c’est la justice sénégalaise dans son ensemble qui a connu un recul sous le premier mandat de Macky Sall. « La Constitution a été tripatouillée plus de dix fois, une tradition qui date de Senghor et dont Abdoulaye Wade a aussi largement usé, avec quinze révisions au total.

Côté loi électorale, on ne compte pas moins de dix-huit modifications. Et enfin, il y a eu vingt-cinq plaintes contre le Sénégal devant les juridictions internationales », précise-t-il. La majorité d’entre elles concernent l’affaire Karim Wade, le fils de l’ancien chef de l’Etat.

Macky Sall est d’abord accusé d’avoir créé une justice sélective, qui écarterait ses adversaires politiques. Les cas de Karim Wade et de l’ancien maire de Dakar, Khalifa Sall, condamnés pour détournement de deniers publics, sont emblématiques de cette critique.

Lors de son arrestation en mars 2017, Moustapha Diakhaté, alors président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar, la coalition au pouvoir, déclarait dans un entretien au média en ligne Seneplus que « toute gestion épinglée par l’IGE [Inspection générale de L’Etat] sera traitée par les canaux prévus par la République (…).

Même pour les rapports de l’Ofnac [Office national de lutte contre la fraude et la corruption]. Toutes les personnes qui ont été incriminées seront entendues et s’il doit y avoir des sanctions, elles seront sanctionnées ».

L’opposition réclame l’application de cette mesure, notamment pour l’affaire du directeur du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD).

En effet, dans le rapport de l’Ofnac de 2014-2015, le responsable du COUD et responsable APR (Alliance pour la République) à Ndioum, Cheikh Oumar Hanne, est accusé de « détournement de deniers publics » et exerce toujours ses fonctions. Le groupe La Poste est aussi cité dans ce même « rapport d’enquête qui a été transmis à l’autorité judiciaire pour que les poursuites soient engagées ».

La création de l’Ofnac, en 2012, à l’initiative du président Macky Sall, pour répondre à la forte demande de transparence, avait pourtant été saluée comme une belle avancée.

Pour une refonte des institutions

Reste que ce tableau du monde judiciaire cache des progrès notoires, comme la révolution de plusieurs codes de droit.

Ainsi, le chroniqueur judiciaire constate que 97 lois ont été votées entre 2012 et 2019 pour réformer les codes pénal, forestier, minier et celui de la justice militaire. S’y ajoutent la réforme de la magistrature et l’installation du tribunal de commerce en 2018 pour un règlement des conflits par la médiation.

D’autre part, l’avènement des tribunaux d’instance et de grande instance, mais également l’institution des chambres criminelles en lieu et place des cours d’assises, a redessiné le paysage, comme la réforme sur le code de procédure pénale qui répond désormais à la vieille revendication des avocats d’assister leur client dès interpellation.

Une justice aux ordres pour certains, un législatif docile pour d’autres. « Sous Wade, il y avait des débats houleux à l’Assemblée, sous Macky, elle exécute », déplore Mame Less Camara, journaliste, pour qui « sous ce régime, il y a eu un recul systématique de chacun des trois corps de la démocratie, à savoir l’exécutif, le législatif et le judiciaire ».

Souvent donnée en exemple en Afrique, la démocratie sénégalaise serait-elle en danger ? « Ce pays n’a rien d’une exception démocratique.

C’est une fausse impression des gens de passage », estime Jacques Habib Sy, d’Aid Transparency. Pour autant, le régime de Macky Sall ne serait pas une exception et les problèmes seraient plus structurels, liés aux institutions, qui ressemblent à celles qu’avait la France sous la IVe République.

Des assises ont d’ailleurs été organisées pour une refonte des institutions, sans avoir donné pour l’heure de résultat.

Par Salma Niasse Ba, Le Monde

Wade s’abstient et adoube Idrissa Seck, Sonko et Issa Sall


Déclaration du Président Abdoulaye Wade

L’élection du 24 février 2019 est assurément une mascarade électorale. Elle est planifiée de longue date par Macky SALL qui, pour obtenir sa réélection, a modifié la constitution, la loi électorale, condamné, emprisonné et exilé des leaders politiques qui pouvaient valablement lui faire face et le battre dans une élection digne de ce nom. Le parrainage que Macky SALL a introduit dans le processus électoral apparait maintenant aux yeux de tous comme une opération machiavélique pour choisir les candidats qu’il pourrait accepter dans une élection qu’il a déjà gagnée.

J’avais, dès mon retour à Dakar, demandé aux Sénégalais de s’opposer à la tenue de cette élection. J’ai parcouru le pays et partout les Sénégalais, mobilisés comme jamais, m’ont montré leur affection et leur détermination à combattre Macky SALL.

J’ai fait la concession, à la suite de la demande pressante de chefs religieux et de chefs d’états voisins, d’opposer une résistance, somme toute ferme mais pacifique, à ce qui apparait comme une élection truquée dès le départ. Mais personne ne doit douter que lorsque tous les Sénégalais comprendront que cette élection mascarade n’est qu’une énorme farce de mauvais goût de Macky SALL pour organiser sa réélection, le peuple souverain se dressera pour organiser une véritable élection présidentielle.

Je rappelle que depuis deux ans déjà, le PDS et ses alliés avaient exprimé dans un livre blanc portant sur le bilan des élections législatives de juillet 2017, en décidant de ne plus participer « …à l’avenir à aucune élection ou consultation (…) organisée et supervisée par un gouvernement de Macky SALL ; à tout le moins, (ils s’opposeront) par tous les moyens à toute tentative de Macky SALL d’organiser sur le territoire national une semblable mascarade ».

Cet engagement du PDS et ses alliés a été repris par toute l’opposition regroupée au sein du Front de Résistance Nationale et du C25 qui s’est engagée non seulement à s’opposer à tout scrutin organisée par un ministre de l’intérieur partisan, mais aussi à mettre en place dans tous les quartiers et villages des comités de résistance populaire chargés de défendre la démocratie et la liberté du citoyen de choisir ses représentants à l’issue de scrutins transparents.

Le PDS n’a pas changé d’options et reste fidèle à une position qu’il s’est évertué à expliquer et faire partager par le plus grand nombre.

Aujourd’hui, personne ne doute qu’un scrutin organisé par le gouvernement de Macky SALL, qui s’est évertué à en exclure 22 des 27 candidats sélectionnés, manque totalement de sérieux tant les manquements et violations des droits et libertés sont manifestes.

Notre candidat, Karim WADE librement choisi à l’issue d’un congrès a été empêché par Macky SALL de se présenter au scrutin de ce dimanche 24 février alors qu’il a gagné toutes ses procédures à l’international. Nous attendons avec confiance et sérénité le délibéré de la Cour de Justice de la CEDEAO.

Le PDS n’a pas changé d’option et il ne saurait accorder quelque crédit à un scrutin organisé dans ces conditions et ne se rendra pas complice d’un viol du suffrage des citoyens dont le « président » qui en sera issu n’aura assurément aucune légitimité et ne pourra jamais être reconnu. Il lance un appel solennel pour arrêter un processus qui ne peut que mener le Sénégal vers le chaos.

Il est encore temps d’entreprendre de larges consultations pour réinstaurer la nécessaire confiance préalable à l’organisation d’une élection ouverte, juste, transparente et incontestable susceptible de permettre aux citoyens d’exprimer librement leurs choix.

Dans ces conditions, il va de soi que je ne voterai pas le 24 février 2019 et je demande aux militantes et militants de notre parti, aux sympathisants, de ne pas participer à ce simulacre d’élection. Je peux comprendre tous ceux qui parmi nous pensent qu’ils pourront défaire Macky SALL en soutenant un des candidats de l’opposition (Idrissa SECK, Ousmane SONKO ou Issa SALL), même si ce n’est pas la position du parti. Nous nous retrouverons après l’élection pour en faire le bilan et mieux armer notre parti.

Avec le parti, je demande au candidat du PDS, Karim WADE librement choisi à l’issue d’un congrès de continuer le combat, avec les militants, les sympathisants et les mouvements de soutien pour le report du scrutin de dimanche prochain et qu’il soit rétabli dans ses droits pour participer à l’élection présidentielle et se faire élire si les citoyens lui accordent leur confiance.

Fait à Dakar le 21 février 2019
Maitre Abdoulaye WADE
Ancien Président de la République
Secrétaire Général National

Risque de chaos au Sénégal : D’anciens Chefs d’Etat africains alertent

Un Rapport estampillé « West Africa Election » qui porte l’empreinte de John Dramani Mahama du Ghana, Ernest Baï Koroma de la Sierra Leone et Saulos Chilima Abeokuta, actuel vice-président du Malawi soulève de réelles craintes quant au scrutin du 24 février prochain au Sénégal et celui de 2020 prévu en Côte d’Ivoire, rapporte Source A.

Avec à leur tête Olusegun Obasanjo, ces personnalités tirent la sonnette d’alarme. Ils évoquent aussi, dans leur document, des risques liés à la coupure ou à la rationalisation de l’Internet le jour de l’élection présidentielle. Et d’alerter : « Si le Sénégal sombre dans le chaos, c’est toute la région qui bascule ».

Un gâteau dénommé « Mamadou » jugé raciste et retiré d’une boulangerie


Cette variation de la «tête de nègre», au nom déjà polémique, a indigné de nombreux internautes.

Une boulangerie de Saint-Bonnet-de-Mure (Rhône), située au sud-est de Lyon, a créé la polémique avec une pâtisserie nommée «Mamadou», représentant une caricature de la tête d’un homme noir, avec des lèvres épaisses roses et de gros yeux blancs.

Cette variation de la «tête de nègre», au nom déjà polémique, a indigné de nombreux internautes qui ont dénoncé une initiative raciste, après avoir visionné une vidéo du présentoir de la boulangerie «Au fournil murois».

Interrogé par Le Mouv, le gérant de l’établissement, Ange Filippi, a déclaré qu’il n’était pas le créateur de cette pâtisserie et a présenté ses excuses. «Cette pâtisserie a été créée par mes prédécesseurs, c’est absolument pas moi qui l’ai créée, a-t-il assuré. Je l’ai repris et je n’ai jamais eu de problèmes

«JE COMPRENDS LEUR COLÈRE»

«Il n’y a jamais eu aucune plainte (…). Cette pâtisserie doit exister depuis des décennies. Mais pour répondre aux gens, je comprends leur colère même si maintenant le mal est fait. Je trouve la réaction absolument normale et justifiée.»

Dans une vidéo publiée sur Facebook, via la Ligue de défense noire africaine, le gérant a également assuré que la pâtisserie ne pourra «plus jamais» être retrouvée chez lui, «et j’espère nulle part ailleurs».
Cnews

Le mouvement Nittu Deug appelle à sanctionner Macky Sall le 24 février


Le mouvement NITTU DEUG à travers ce communiqué de presse voudrait donner des arguments expliquant les raisons d’une sanction sévère allant à l’encontre du président sortant…

En effet le mouvement NITTU DEUG créé depuis 2013 a pour but de combattre l injustice, la restauration des valeurs religieuses et culturelles au Sénégal pour rappel.

Sa création a été déclenchée pour demande la libération sans condition des jeunes de colabanes injustement embastillés par la mort d’un policier nommé fodè ndiaye lors des manifestations prés électorale de 2012.

Ainsi constatant la promotion des valeurs anti religieuses se faites couramment par le candidat sortant comme: le wax waxett .. ( 5ans ..fais 7ans.. nomination de alioune sall . L’acception de la transhumance… ).. sa participation à la marche de charlie hebdos suite à la caricature de notre chère prophète… la promotion de l’homosexualité( cas kaolack) … la mise en place des marabouts au rang du citoyen ordinaire… la priorisation de certains familles religieuse au détriment des autres … sans oublier les défaillances économiques et démocratiques…

Au regard de tous ces considérations forces est de constater qu’on ne saurait voter en faveur de MACKY SALL.

Pour conclure le mouvement NITTU DEUG demande à tous ces partisans et sympathisants de voter contre la coalition BENNO BOCK YAKAR le 24 février 2019 …
Le coordonnateur: Omar sarr 77 802 59 56

La démocratie sénégalaise régresse pour la 3ème année consécutive

Dans son dernier rapport 2019 intitulé «la démocratie en retraite», compilant les données recueillies dans 195 pays, l’Ong américaine Freedom House a exprimé ses inquiétudes concernant le recul démocratique dans le monde. Et le Sénégal n’a pas échappé à cette dégringolade.

Notre pays poursuit, en effet, sa chute. De 78 points en 2016 puis 75 points en 2017, le Sénégal a encore perdu trois points cette année en obtenant 72 points dans ce dernier classement de l’Ong de défense des droits humains publié le 7 février dernier.

A l’échelle mondiale, l’Ong constate un recul des libertés en 2018 pour la 13e année d’affilée. Sur les 195 pays évalués, 68 ont connu une régression des droits politiques et des libertés civiques, contre 50 seulement qui ont enregistré une progression.

L’Ong américaine Freedom House a rendu public son rapport 2019 sur la liberté dans le monde intitulé «la démocratie en retraite».

En 2018, l’Ong américaine a enregistré la 13e année consécutive de déclin de la liberté globale. Le renversement a touché divers pays de toutes les régions, des démocraties anciennes comme les États-Unis aux régimes autoritaires consolidés comme la Chine et la Russie.

Les pertes globales sont encore faibles, comparées aux gains de la fin du 20ème siècle, mais la tendance est constante et inquiétante : la démocratie est en recul.

Dans les États qui étaient déjà autoritaires et qui ont obtenu les désignations «Non libre» de Freedom House, les gouvernements ont progressivement abandonné le voile sur la pratique démocratique qu’ils avaient instaurée au cours des décennies précédentes, alors que les incitations internationales et les pressions en faveur d’une réforme étaient plus fortes.

De plus en plus de pouvoirs autoritaires interdisent désormais les groupes d’opposition ou emprisonnent leurs dirigeants, éliminent les limitations de mandat et resserrent les vis sur les médias indépendants qui restent.

Entre-temps, de nombreux pays qui se sont démocratisés après la fin de la guerre froide ont régressé, face à une corruption généralisée, à des mouvements populistes antilibéraux et à des violations de l’Etat de droit.

De manière troublante, même des démocraties de longue date ont été ébranlées par des forces politiques populistes, qui rejettent des principes fondamentaux tels que la séparation des pouvoirs et les minorités visées à des fins de traitement discriminatoire.

Le Sénégal laissé à la traîne par le Cap vert, le Bénin, l’Afrique du Sud, le Ghana…

Et malheureusement, le Sénégal n’a pas échappé à cette dégringolade qui semble devenir mondiale. En effet, les libertés poursuivent leur chute au niveau de notre pays. Avec 78 sur 100 points en 2016, le Sénégal avait enregistré 75 points en 2017, avant de descendre encore en perdant trois points cette année, obtenant 72 points dans ce dernier classement de l’Ong de défense des droits humains.

Une mauvaise performance du Sénégal, d’autant que les autres démocraties du continent ont tous ou presque conservé leur note. Le Cap-Vert avec 90 points a maintenu sa note, le Ghana également avec 83 points.

L’Afrique du Sud et le Benin ont d’ailleurs fait mieux que l’an dernier en gagnant chacun un point de plus par rapport au dernier classement. Le pays des Bafana-Bafana est passé de 78 à 79 points alors que le Benin est passé de 82 à 83 points.

Des améliorations surprenantes en Angola et en Éthiopie

Toutefois, malgré les mauvaises performances au niveau général, une lumière a traversé ces nuages ​​en 2018. Des améliorations surprenantes dans certains pays, notamment en Afrique, avec l’Angola et l’Éthiopie, montrent que la démocratie a toujours été un appel pour responsabiliser les dirigeants et créer les conditions d’une vie meilleure.

Même dans les pays d’Europe et d’Amérique du Nord, où les institutions démocratiques sont sous pression, des mouvements civiques dynamiques en faveur de la justice et de l’inclusion continuent de s’appuyer sur les réalisations de leurs prédécesseurs, élargissant ainsi la portée de ce que les citoyens peuvent et doivent attendre de la démocratie.

La promesse de la démocratie reste réelle et puissante. Non seulement la défendre, mais en élargir la portée est l’une des grandes causes de notre époque.

La Serbie dans la fosse

En Europe, pour la première fois depuis 15 ans, la Serbie n’est plus considérée comme une démocratie par l’Organisation d’observation de la démocratie Freedom House. Le niveau de démocratie était en baisse depuis 2014 en Serbie, mais, cette année la baisse a fait basculer le pays dans la liste peu enviable des États partiellement libres.

La démocratie se détériore en Serbie depuis bientôt cinq ans selon l’Ong américaine Freedom House. Cette Ong lie cette dégradation à l’arrivée au pouvoir, d’abord en tant que Premier ministre, puis à la fonction présidentielle, d’Aleksandar Vucic, un ancien leader nationaliste reconverti en «pro-européen».

Depuis son arrivée au pouvoir, la liberté de la presse est en baisse constante et le nombre des attaques contre les journalistes est en augmentation. La société civile a aussi perdu de l’influence dans le débat public.

Par ailleurs, la qualité de la gouvernance, aussi bien au niveau national que local, s’est détériorée. Les campagnes de diffamation contre les opposants sont régulières dans une partie de la presse contrôlée par le régime. La Serbie reste un relatif bon élève dans les Balkans, mais surtout parce que les autres pays de la région n’étaient pas pour la plupart considérés comme complètement démocratiques. Le rapport de l’Ong décrit une politique gouvernementale à tendance autoritaire, destinée avant tout à renforcer le pouvoir du parti du président Vucic, le Parti progressiste serbe.

Ça tombe au mauvais moment pour le Sénégal

Pour le Sénégal, ce dernier rapport de l’Ong américain Freedom House intervient dans un moment crucial. En effet, pour être tombé quatre jours après le début de la campagne d’une élection à tension, le classement de l’Ong, avec la mauvaise note du Sénégal, ne fait pas l’affaire des gouvernants actuels. Et en attendant les résultats du scrutin du 24 février prochain, une chose est sûre, le prochain régime, qu’il soit celui de la continuité ou d’une alternance, devra travailler, beaucoup travailler, pour redresser cette situation qui n’honore pas l’image de la démocratie sénégalaise.

Fondée en octobre 1941, Freedom House est une organisation non gouvernementale basée aux États-Unis, financée par le gouvernement et qui mène des activités de recherche et de plaidoyer en faveur de la démocratie, des libertés politiques et des droits humains. Il se décrit comme «une voix claire pour la démocratie et la liberté dans le monde», bien que les critiques aient déclaré que l’organisation était biaisée en faveur des intérêts américains.

Les manœuvres de Ameth K. Niasse mises à nu

La cellule de communication du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) informe l’opinion nationale et internationale que la visite rendue par Me Abdoulaye Wade, secrétaire général national à Cheikh NIASSE et à ses frères et sœurs ainsi qu’à Ameth Khalifa NIASSE avait un caractère purement personnel.

A aucun moment il n’y a eu d’échanges politiques entre Ameth Khalifa NIASSE et Me WADE qui à la fin, se sont isolés à la demande de Ahmed K. Niasse qui tenait à lui présenter des membres de sa famille.

La Cellule de communication du PDS rappelle que la position officielle et constante du parti est de s’opposer avec tous les moyens légitimes à un scrutin dont tout le monde s’accorde à dire qu’il manque de transparence.
En conséquence aucune consigne de vote n’a été donnée en faveur de l’un quelconque des candidats.

La cellule de communication

Le candidat Macky Sall est moralement disqualifié pour diriger le pays

« Le Prophète Mahomet(PSL) faisait toujours montre d’un égard scrupuleux envers ses engagements. » (George Bernard SHAW) »

A l’issue d’un processus entaché d’irrégularités, d’injustices, d’illégalités et de pratiques dolosives de toutes sortes, sous la supervision, le contrôle et les directives fermes du candidat sortant, notre fameux Conseil constitutionnel atteint gravement et durablement d’incompétence congénitale, a fini de désigner les cinq candidats retenus pour briguer les suffrages des Sénégalais.

C’est ainsi que depuis le 03 Février a démarré la campagne électorale sur l’ensemble du territoire national et dans la diaspora. De l’avis de plusieurs observateurs la présente campagne parait morne, terne et sans un engouement particulier contrairement à ce qu’elle aurait dû être par rapport aux enjeux charriés par les nouvelles perspectives et opportunités qui se présentent favorablement pour notre pays.

En effet, la découverte et l’exploitation prochaine du pétrole et du gaz, ainsi que les autres ressources existantes détermineront une nouvelle trajectoire et des conditions de développement plus amènes pour notre pays.

Il y a lieu de constater objectivement, pour s’en désoler un peu, de la part des quatre candidats de l’opposition, une certaine réserve, une retenue et une pudeur qui frisent l’autocensure et ce, par rapport aux critiques acerbes et attaques en règle que devrait subir le candidat sortant.

Il ne s’agit pas seulement de soumettre à l’appréciation des Sénégalais et à leur sanction des projets de société et de décliner des programmes de réalisations mais aussi de convaincre et d’expliquer que l’actuel régime est incapable de répondre aux préoccupations et de satisfaire les besoins existentiels des populations.

Et pour ce faire, il faut forcément, obligatoirement et nécessairement, en se débarrassant de tout scrupule injustifié, dénoncer et mettre à nue les insuffisances, les tares, les incapacités et les dysfonctionnements du régime ; de même que la gestion calamiteuse de nos ressources et la mal gouvernance.

Une omerta, un silence gênant sont observés de la part de certains candidats de l’opposition qui donnent l’impression d’éviter de parler des déviances comportementales de Macky Sall.

Les méfaits et les forfaitures du candidat sortant qui sont très souvent d’une gravité extrême doivent être dénoncés publiquement et de la manière la plus vigoureuse ; et il n’y a pas meilleure opportunité ni tribune plus et mieux indiquée que la campagne électorale.

Il est bien vrai, et c’est le vœu de tous nos compatriotes, que nous voulons tous d’une campagne paisible et sans violence ; il n’en demeure pas moins qu’en pareille période, il soit concevable d’avoir des discours un tantinet percutants et mordants avec une petite dose de virulence propres aux joutes électorales.

Nous ne sommes pas dans le cadre d’une simple et banale compétition sportive ou ne compte que la participation, il s’agit de solliciter les suffrages des Sénégalais pour présider à leur destinée.

Le souci de vouloir rester dans le politiquement correct et le socialement acceptable ne doit pas constituer un facteur dirimant, un élément inhibiteur qui rendrait les uns et les autres amorphes ou timorés. Les candidats de l’opposition doivent s’inscrire résolument dans le registre de l’attaque à outrance pour contraindre Macky à la défensive ; s’il se permet de verser dans la raillerie et le persiflage, c’est tout simplement parce qu’il réalise qu’on le ménage sans raison.

Les discours de campagne ne doivent pas se réduire à des lieux communs, à des poncifs dont certains sont éculés, repris en chœur par les foules.

On ne saurait exclure cette forme de communication qui est source de communion et relations fusionnelles entre le candidat et les potentiels électeurs ; mais elle ne doit pas dissiper la nécessité d’un discours solennel, sérieux, véridique et dense.

Les candidats de l’opposition semblent suivre le sillage du Président sortant qui, dans le cadre d’une stratégie bien pensée, développe une rhétorique sur ses réalisations. Et à chacun de faire des promesses sur la réalisation d’infrastructures au profit des zones visitées. Ce n’est pas une mauvaise chose.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que, contrairement aux autres candidats, le Président sortant est tenu de faire un bilan ; et ce bilan ne saurait porter sur les infrastructures. Un bilan se fait à partir d’un objectif initialement fixé, d’un cahier de charge.

Il faut rappeler que le Président Macky s’est imposé lui-même son cahier de charge en déclarant officiellement et publiquement qu’il a été élu, non pas pour construire des routes et des ponts mais pour restaurer l’état de droit. N’avait-il pas dit « la gouvernance ne se réduit pas à construire des infrastructures ; une gouvernance, c’est aussi des valeurs morales, des principes et de l’éthique. L’établissement de l’état de droit sera ma priorité dans la conduite des affaires du pays. »

Comme il est aisé de le constater, les exemples étant légion, les propos antérieurement tenus par le Président Macky Sall, nouvellement élu, sont en totale et pleine contradiction avec la triste et dure réalité vécue par les Sénégalais.

Il a lamentablement échoué sur les objectifs et priorités majeurs qu’il s’était fixé ; et conscient de cela, il développe une rhétorique sur ses réalisations dont la plupart ne sont que des éléphants blancs, c’est à dire des infrastructures grandioses et couteuses mais d’une faible utilité. De nombreux spécialistes ont démonté à suffisance l’absence totale de rationalité tant au niveau des couts, de la pertinence que de l’opportunité.

On pourrait en autres citer l’autoroute électoraliste « Ila Touba », nom qui n’apparait dans aucun document et le fameux TER, fermé aussitôt après avoir été inauguré ; un TER qui, en plus d’être futile, crée d’énormes désagréments aux populations dont les quartiers sont des ghettos urbains.

Des opérations d’arnaque puériles, naïves et démagogiques. Ces réalisations sont, pour la plupart faites, à partir de dons, de prêts concessionnels ou d’alliances, vraiment pas de quoi pavoiser.

Les candidats de l’opposition devraient dans une première phase procéder à la déconstruction de la rhétorique présidentielle sur les réalisations et dans une seconde phase opposer à ce bilan infrastructurel son désastreux bilan axiologique. Un bilan axiologique qui fait apparaitre la moralité apocryphe de Macky Sall dans toute sa laideur.

Le candidat sortant a, pendant sept ans, exercé un magistère caractérisé par beaucoup de reniements, moult abjurations, de multiples trahisons et plusieurs mensonges, faisant étalage de son énorme talent de bonimenteur.

Ce serait fastidieux de les énumérer tous ; toujours est-il que le bilan axiologique du Président sortant Macky SALL, le disqualifie pour solliciter à nouveau les suffrages des Sénégalais pour un deuxième (je dis bien un deuxième) mandat qui sera plus catastrophique et davantage calamiteux pour notre pays aujourd’hui dépossédé de sa souveraineté dans tous les domaines d’activités stratégiques. Et quand on est moralement disqualifié toutes les autres légitimités s’effondrent.

Chez nous Africains, l’imaginaire populaire considère que le pouvoir d’un Président est d’essence divine, c’est pourquoi son titulaire apparait comme un être exceptionnel représentant de Dieu sur terre, par conséquent, paré de toutes les vertus, et qu’à ce titre sa parole ne peut qu’être est sacrée. Un chef ne doit et ne peut mentir. Malheureusement il a été constaté à suffisance que la parole de Macky SALL est instable, légère, dangereusement spécieuse et qu’elle ne mérite guère qu’on lui accorde un quelconque crédit.

Le Président sortant a publiquement menti devant son peuple et la communauté internationale en niant des propos qu’il avait tenus ; une contre vérité démentie aussitôt et publiquement. Tout récemment l’ancien Président de la république Maitre Abdoulaye WADE l’ a publiquement accusé devant le khalife général des Mourides d’ avoir menti en déclarant avoir reçu de ses mains la somme faramineuse de sept milliards de nos francs. Jusqu’au moment où ces lignes sont écrites aucun démenti, aucune réaction. Il ne faudrait surtout pas, ce serait trop commode, se réfugier derrière l’âge avancé de Maitre WADE pour ne pas répondre. On ne doit pas accepter que son honneur soit bafoué par qui que ce soit, fut-il un saint. C’est un impératif pour le Président Sall de laver son honneur et publiquement, sinon il ne fera que confirmer sa réputation d’être porté sur le mensonge. C’est une image désastreuse qui le suivra tout le reste de sa vie. J’ai de la peine à parler de mensonge concernant une autorité et je m’excuse de la crudité du vocable, malheureusement je n’arrive pas à trouver une équivalence lexicale.

Ce qui est présentement déplorable dans notre cher pays, c’est le silence complice voire coupable de nos élites intellectuelles, universitaires et religieuses qui semblent avoir perdu leur capacité d’indignation, de contestation, de revendication et leur rôle social de vigie et leurs fonctions reconnues de conscientisation pour que les équilibres sociaux soient maintenus. Accepter l’autorité d’une personne dont les comportements et attitudes sont des antivaleurs et des contrevaleurs, c’est nier sa citoyenneté et brader sa dignité. Que voulez-vous ? Le Dieu argent a réussi à imposer sa religion corruptrice à la société ou ceux qui sont censés éclairer les esprits, éveiller les consciences pour les extirper de l’obscurantisme, sont les premiers et les plus prompts à pactiser avec le diable par cupidité.

A tout prendre, concernant la présente campagne électorale, les candidats de l’opposition doivent réajuster leurs discours en insistant sur des propositions concrètes de dimension nationale et en dénonçant sans état d’âme le bilan axiologique du Président sortant qui doit être considéré par les Sénégalais comme disqualifié pour diriger le pays. Nous voulons un Président vertueux, juste, sincère et honnête à même de gérer nos richesses avec équité, égalité dans la transparence la plus totale sans favoritisme clanique ni ethnique et sans népotisme fraternel.

« L’âme, l’esprit et le sens de l’Etat reposent dans le droit, la justice et l’éthique » (Marcus CICERON)

VOTER EN FAVEUR DE MACKY, C’EST VOTER POUR L’HOMME QUI S’EST RENDU A PARIS POUR APPORTER SON SOUTIEN A « CHARLIE » QUI A OSE INSULTER NOTRE BIEN AIME ET ADORE PROPHETE(PSL)

Dakar le 18 Février 2019 Boubacar SADIO
Commissaire divisionnaire de police
De classe exceptionnelle à la retraite.