Category Archives: Actualités

Pour des élections transparentes, l’opposition sonne la mobilisation

Ousmane Sonko, Cheikh Hadjibou Soumaré, Abdoul Mbaye, Pape Diop, Aida Mbodji, Pr Amsatou Sidibé, Mamadou Diop Decroix, Mamadou Lamine Diallo, Sheikh Alassane Sène… tous étaient là. Mais pas pour une réunion de plus !

Face aux multiples inconnues et menaces qui pèsent sur une bonne tenue des élections présidentielles de février prochain, l’opposition réunie au sein du Front de résistance nationale a tout simplement décidé de faire cause commune

Le Syndicat de la Justice exige le départ d’Ismaïla Madior Fall

Les travailleurs de la justice ont organisé une marche, ce mercredi. Ils se sont donné rendez-vous à la place de l’Obélisque d’où ils ont battu le macadam jusqu’au rond-point de la Rts.

Ces travailleurs de la justice veulent la matérialisation des promesses du président Macky Sall et le respect des engagements du ministre de la Justice qui, selon eux, est la source du problème. Aussi, ils exigent son départ à la tête du ministère de la Justice, renseigne Sud Fm.

Le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) est en mouvement d’humeur, depuis le 3 décembre dernier. Il avait alors décrété des sit-in tous les lundis, allant de 10 h à 12 h, sur l’ensemble du territoire national, à compter du lundi 10 décembre 2018.

Gilets jaunes! Colères noires? (Par Amadou Tidiane Wone)

Un mouvement de protestation contre la pression fiscale et les inégalités sociales, lancé en France depuis quelques semaines par ceux qui se rassemblent et se distinguent par le port d’un gilet jaune, est chargé de signaux multiples et variés. Signaux de ruptures profondes entre le Peuple laborieux de France et une certaine nomenklatura politique, économique et sociale. Signaux émetteurs de l’avènement inéluctable d’un ordre nouveau. En effet ce mouvement, s’il n’est contenu avec intelligence et…générosité par les autorités françaises, sème les graines, à n’y prendre garde, d’une véritable Révolution à plus ou moins long terme.

A suivre les propos des nombreux «porte-parole» des Gilets jaunes, un mouvement informel à ce jour, on se rend compte que la revendication essentielle est existentielle. Structurelle. Elle tourne autour de l’exigence d’une nouvelle Justice sociale ainsi que de l’impérieuse nécessité d’une solidarité agissante entre les plus nantis et les plus démunis. Ce qui suppose la négociation et la signature d’un nouveau Contrat social. Le Peuple en jaune dit, tout simplement :« il n’est plus possible que les plus riches le deviennent de plus en plus et que la majorité vivote.

Il serait juste et temps que ceux qui gagnent plus qu’il n’en faut pour assouvir leurs besoins, leurs loisirs et même leurs lubies, partagent une partie de leurs surplus pour améliorer le sort de tous. Au lieu de rivaliser d’ingéniosité pour planquer leurs revenus dans des paradis fiscaux.» Comprise comme cela, la fièvre… jaune n’est pas saisonnière! Elle remet en cause le modèle capitaliste, s’attaque à ses fondements et à son principe directeur: l’esprit de compétition et la course effrénée vers de plus en plus de richesse. Aujourd’hui, le Peuple en jaune exige sa répartition équitable entre tous ceux qui la créent.

Le Peuple de France à souvent changé le cours de son Histoire en se dressant face à l’Injustice. Faisons lui confiance..

Mais que nous révèle cette crise, vue d’Afrique?

Car, cette problématique de l’injustice sociale entre groupes d’individus, transposée à l’échelle des Nations, des pays et même des races, nous interpelle surtout en tant qu’Africains… noirs!

L’Histoire de la fin du dernier millénaire à été terrible pour notre Continent. Notre race a fait l’objet des pires sévices. Elle aura, pourtant contribué, par sa sueur et par son sang, à bâtir la prospérité de pays qui ferment leurs frontières à nos enfants et passent le temps à nous jeter en pâture à leurs opinions publiques. Cela est terriblement injuste! Si nos ancêtres ont été défaits au plan militaire, allons nous continuer à payer le prix des violences qui leur ont été faites pour l’éternité? Injustice de plus en plus intolérable au moment où, mondialisation oblige, nous suivons en temps réel tout ce qui se dit et se trame contre nous. Il suffit de savoir lire entre les lignes ou d’entendre les non-dits…

A l’heure où le Peuple de France parle d’injustice, je crois donc qu’il serait temps d’exprimer notre colère…noire (!) A l’unisson… Parce que nous avons mille et une raison de dire, à notre tour: stop à l’injustice!

Face à un ordre du Monde qui semble conçu pour confiner l’Afrique dans un rôle de réservoir de matière premières mais aussi, et de plus en plus, en zone de captage de ressources humaines pour faire tourner la machine productive de pays riches vieillissants, nous devons mettre en oeuvre une solidarité horizontale entre opprimés. D’une part. Et de l’autre veiller à ce que des «solutions» au péril jaune ne soient mises en oeuvre à notre détriment. Comme depuis si longtemps…

Malheureusement nos élites dirigeantes actuelles, à l’échelle continentale et à de rares exceptions près, sont confinées dans des visions étriquées du développement. Ils sont engagés dans des «plans» avec comme un mirage l’Émergence en guise de carotte. Ils suivent les stratèges des Institutions internationales dans leurs errements et utilisent des modèles dont le bonheur de l’humain n’est pas la préoccupation première. Et cela peut donner la fièvre jaune…. Contagieuse, par définition. Surtout lorsqu’elle rencontre une colère noire!

Au demeurant, une autre lecture du phénomène des Gilets jaunes, plus incisive et désabusée, au regard de toute notre histoire avec l’Occident depuis 4 siècles, serait que ce serait une énième tentative d’ impulser le sens de l’Histoire, dans un sens convenu. Une séquence cherchant à protéger, encore une fois, les tenants de l’ordre actuel du monde. Le système capitaliste chercherait-il à se régénérer, à moindre frais, en manipulant la colère légitime des masses laborieuses pour réformer, à son avantage, son système de prédation des ressources planétaires ? Certains le pensent. On en a tellement bavé !

En effet, et au vu du rôle des réseaux sociaux, notamment lors des «révolutions» du Printemps arabe dont on a vu ce qu’il est advenu, certaines interrogations sont légitimes: Ces événements étaient-ils un test, grandeur nature, de nouveaux outils de manipulation de masse? Qui agit sur les plateformes de mobilisation et de diffusion des mots d’ordre à l’abri des regards? Qui module les fréquences de la colère populaire et l’évacue, au besoin, vers des bassins de rétention? Bonnes questions à examiner pour anticiper sur les nouvelles stratégies de lutte de libération des peuples opprimés.

Tout cela pour dire que les temps nouveaux imposent plusieurs niveaux de lecture des événements qui se déroulent sous forte pression médiatique. On nous fait regarder souvent là où les choses ne se passent pas. Par contre les outils de résistance existent. Il faut, notamment, investir tous les canaux de communication pour déborder les voies officielles de maîtrise et de détournement de la volonté populaire. Celle qui va dans le sens des intérêts de la majorité.

En tout état de cause, les révolutions ont toujours été le moteur de l’Histoire. Elles changent un ordre ancien qui n’a plus d’imagination pour faire rêver et espérer. Lorsque le désespoir rencontre la colère survient une étincelle dont rejaillit une nouvelle espérance pour laquelle mourir devient une conquête d’Éternité. Nos livres d’Histoire chantent encore tous ces héros… L’avenir appartient à ceux qui n’ont plus peur. L’injustice n’a pas de raison d’être. Elle doit être combattue.

Amadou Tidiane WONE

Les travailleurs de l’Agence de Presse sénégalaise en grève de 24 h renouvelable

Les travailleurs de l’APS, à l’appel de leur syndicat, ont décidé d’observer une grève de 24 heures renouvelable à partir de jeudi pour dénoncer les lenteurs notées dans le processus d’approbation du budget réaménagé de l’entreprise.

’’Alors que le budget réaménagé a été adopté par une réunion expresse du Conseil d’administration datée du 23 octobre, son processus d’adoption (…) qui implique un visa de la tutelle technique (ministère de la Communication) n’est toujours pas intervenu malgré plusieurs rencontres et tentatives », déplore la section SYNPICS de l’APS dans un communiqué rendu public à l’issue d’une assemblée générale tenue ce mercredi.

L’APS a bénéficié en octobre d’une rallonge budgétaire de 250 millions CFA pour lui permettre de faire face à ses charges, mais depuis l’entreprise « peine à disposer » de ces fonds du fait des lenteurs notées dans le processus d’approbation du budget réaménagé et validé par le conseil d’administration.

Le syndicat dénonce « l’absence d’évolution » dans la situation de l’Agence et annonce « un plan de lutte » pour la sauvegarde de l’entreprise.

Il juge « incompréhensible » le blocage noté dans ce dossier, alors que le chef de l’Etat avait donné des instructions mises en œuvre par le ministère du Budget avec le déblocage de la rallonge de 250 millions de francs CFA.

La Cour d’appel réduit la peine de Barthelémy Dias

La Cour d’Appel a vidé l’affaire Barthélémy Dias ce mercredi 12 décembre 2018. Le maire de Mermoz-Sacré cœur s’est vu délesté du délit d’outrage à magistrat avant de voir sa peine d’emprisonnement réduite par la deuxième chambre à 3 mois de prison ferme pour discrédit.
En Première instance, Dias-fils avait été condamnée à 6 mois de prison ferme pour outrage à magistrat et appel à l’insurrection, après le prononcé du verdict du procès Khalifa Sall.
Pour rappel, le soutien de Khalifa Sall a déjà purgé une peine de 6 mois et est libre depuis le 30 septembre 2018.

Bagarre au Conseil constitutionnel : Malick Gakou annonce une plainte

Le leader du Grand parti Malick Gakou qui estime avoir été agressé lors des échauffourées survenues au Conseil constitutionnel pour le dépôt des dossiers de candidature, compte saisir les juridictions du pays.

“J’ai été agressé par la gendarmerie politique de Macky. C’est à 6 heures qu’on nous a remis des jetons suivant un ordre préétabli, avec Macky Sall en tête, hélas.

Les gendarmes m’ont refusé l’accès au Conseil constitutionnel. J’ai un œil cassé, une gorge engluée et des courbatures multiples. Un certificat médical a été établi et une plainte en vue”, a t-il déclaré dans les colonnes du journal Le Quotidien.

IGFM

Khalifa Sall retournera au tribunal le 20 décembre

L’ex-maire de Dakar sera jugé devant la Cour suprême le 20 décembre. Ses proches dénoncent une procédure précipitée visant à l’exclure de la présidentielle.

Plus de trois mois après la condamnation en appel de Khalifa Ababacar Sall, le 30 août, l’épilogue d’un des feuilletons judiciaires les plus médiatisés du Sénégal s’écrira le 20 décembre, date de la première audience de son procès en cassation.

L’ex-maire de Dakar, révoqué de ses fonctions en août dernier, avait été condamné à cinq ans de prison ferme, notamment pour « escroquerie aux deniers publics » et « faux et usage de faux dans des documents administratifs ».

Calendrier politique
Son entourage, averti le 11 décembre de la date d’audience, enrage mais n’est pas surpris. « À la veille de l’ouverture du dépôt des candidatures pour la présidentielle, avouez que c’est un drôle de hasard », ironise l’un de ses partisans. « La justice s’est mise au rythme du calendrier politique », s’insurge quant à lui Me Alain Jakubowicz, avocat de la défense.

L’INSTRUMENTALISATION DE LA JUSTICE, C’EST L’ÉTERNEL ARGUMENT BRANDI PAR LA DÉFENSE

« C’est un euphémisme de dire que c’est précipité. Rappelons qu’entre le moment où Khalifa Sall a été inculpé et celui où le juge a clôturé le dossier, il ne s’est écoulé qu’un mois. C’est une pantalonnade, il n’y a pas eu d’instruction ! »

Moussa Taye, conseiller politique de l’ex-édile, ajoute que « plus de 800 dossiers sont en attente de jugement à la Cour suprême, où les délais de traitement se situent généralement entre neuf et douze mois.

Nul besoin d’être mathématicien pour comprendre qu’on a accéléré le traitement de celui de Khalifa Sall. Cela rompt l’égalité des citoyens devant la loi ! »

Des accusations maintes fois réitérées depuis le placement en détention de Khalifa Sall, en mars 2017, mais dont se sont toujours défendus les avocats de l’État du Sénégal, qui s’est constitué partie civile.

« L’instrumentalisation de la justice, c’est l’éternel argument brandi par la défense. Même s’il y avait 10 000 dossiers en attente, si un dossier est en état la Cour suprême peut le programmer à tout moment. Or le dossier de Khalifa Sall est en état », proteste Baboucar Cissé, avocat de l’État.

ON PEUT S’ATTENDRE À UNE CONDAMNATION DÉFINITIVE DE KHALIFA SALL AVANT LA SAINT-SYLVESTRE

Une condamnation avant la fin du mois ?
Les proches de Khalifa Sall s’attendent à une condamnation très rapide. « Devant la Cour suprême, il n’y a pas de jugement sur le fond du dossier mais uniquement sur la base des décisions déjà rendues.

Cela peut prendre 24 ou 48 heures. On peut donc s’attendre à une condamnation définitive de Khalifa Sall avant la Saint-Sylvestre », déplore Moussa Taye. Car le procès du candidat déclaré à la présidentielle repose avant tout sur une bataille de calendrier.

D’un coté, l’État est accusé de vouloir accélérer les choses pour mettre hors jeu avant l’élection l’une des principales figures de l’opposition ; de l’autre, la défense a multiplié les demandes de report en première instance et en appel afin d’étirer la procédure judiciaire au moins jusqu’au mois de février, date du premier tour de la présidentielle.

Babacar Thioye Ba, le directeur de cabinet de Khalifa Sall jusqu’à sa révocation, espère « des délais raisonnables en cassation, puisque la défense a formé près d’une quinzaine de pourvois concernant les décisions rendues en appel ».

Ultime recours
Même en cas de condamnation définitive devant la Cour suprême, Khalifa Sall aurait encore des recours selon ses lieutenants. « Quelle que soit la décision de la Cour suprême, la procédure ne prendra pas fin pour autant ! », affirme l’un d’entre eux.

Recours que la défense ne souhaite pas encore détailler, afin de préserver sa stratégie, mais qui pourraient prendre deux à trois mois et peut-être permettre à Khalifa Sall d’affronter Macky Sall dans les urnes le 24 février prochain.

Jeune Afrique

Feu Amadou Mbaye Loum parrain de la 46e promo du Cesti

Des journalistes, membres de la 46e promotion du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti), vont se lancer à la recherche de leur premier emploi à compter de ce jeudi 13 décembre 2019.

Les membres de cette promotion, qui porte le nom d’Amadou Mbaye Loum, défunt journaliste de la Rts, recevront, en effet, leurs diplômes à la salle de conférence de l’UCAD II ce jeudi 13 décembre 2018.

Cour suprême: Khalifa Sall jugé le 20 décembre

C’est maintenant officiel. La date du procès de Khalifa Sall est fixée. L’ex-maire de Dakar qui s’est pourvu en cassation sera jugé le 20 décembre, à quatre jours de la clôture du dépôt des candidatures pour la prochaine présidentielle.

Selon L’AS, qui donne l’information, l’affaire a été retenue dans le rôle d’audience publique de la chambre criminelle de la Cour suprême.

Khalifa Sall ne sera pas le seul. Yaye Bodian et Fatou Touré seront également jugés à la même date par la haute juridiction. Le journal indique que sur les 14 affaires inscrites au rôle d’audience, les 12 concernent Khalifa Sall.

Présidentielle : Les dossiers de déclaration de candidature reçus au Conseil Constitutionnel ce mardi


Les dossiers de déclaration de candidature à l’élection présidentielle du 24 février seront reçus au greffe du Conseil Constitutionnel tous les jours ouvrables à partir du mardi 11 décembre jusqu’au 26 décembre, a annoncé la juridiction sur son site.

Les dossiers seront reçus tous les jours ouvrables du mardi 11 décembre au 24 décembre de 8h à 18h, indique le Conseil constitutionnel.

Pour la journée du 26 décembre, les dossiers seront reçus de 8h à minuit.

Le Conseil constitutionnel du Sénégal a mis en ligne son site Internet à travers lequel il détaille le chronogramme et les procédures de dépôt et de contrôle des candidatures à la présidentielle.

Le Conseil a, à travers son portail, établi un chronogramme pour le dépôt et le contrôle des déclarations de candidatures à l’élection présidentielle du 24 février 2019, avec à l’appui, les articles de la Constitution et du Code électoral qui sous-tendent cette procédure.

Concernant la déclaration de candidatures, le Conseil écrit sur son site : « Au plus tard la veille du dépôt de la déclaration de candidature : Notification, par le mandataire, au Greffe du Conseil constitutionnel, du nom et éventuellement du titre de l’entité indépendante ou de la coalition ainsi que de la liste des partis qui la composent ». (Article L118 al. 2du Code électoral).

Selon le calendrier établi par la juridiction, le dépôt des candidatures démarre le 11 décembre à zéro heure jusqu’au 26 décembre 2018 à minuit (articles 29 de la Constitution et L118 et L 119 du Code électoral).

A partir du 11 décembre, le Conseil commence l’instruction des dossiers de candidatures, avec la vérification, entre autres, des listes de parrainages. (Articles L. 118 et L. 121 du Code électoral).

Le 12 janvier 2019 au plus tard, il notifie aux mandataires concernés, les dossiers invalides à cause d’un parrainage sur plus d’une liste. (Article L. 121, aliéna 1 du Code électoral).

Au plus tard, 48h après la notification du parrainage non validé, le Conseil se penchera sur la régularisation du dossier. (Article L. 121, aliéna 2 du Code électoral).

La publication de la liste des candidats est arrêtée au plus tard 35 jours avant le scrutin. (Article L.121, aliéna 3 du Code électoral).

Les candidats recalés sont invités à introduire une réclamation dans les 48 heures qui suivent le jour de l’affichage de la liste des candidats. (Articles L. 122, alinéas 1 et 2 du Code électoral).

Le 20 janvier, le Conseil constitutionnel va statuer sur les réclamations des candidats, s’il y a lieu, ensuite arrête et publie la liste des candidats. (Articles 30 de la Constitution et L. 122 aliénas 2 et 3 du Code électoral).

La mise à disposition d’un site Internet traduit la volonté de la juridiction de se faire connaître d’avantage et d’offrir une large gamme d’informations au public.

Dans cette perspective, ses membres ont récemment rencontré des journalistes dans le cadre d’un séminaire dont le thème était intitulé : « Le Conseil constitutionnel et le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication (SYNPICS) : un dialogue à établir ».

Le Forum civil rue dans les brancards après le refus du gouvernement de publier le Code pétrolier


Le forum civil sorti un communiqué, suite au refus du Gouvernement de transmettre le projet de Code pétrolier à la société civile.
Dans la déclaration rendue publique, on peut lire : « Lors de la journée de concertations du 12 Juin 2018 sur la répartition des revenus issus du pétrole et du Gaz, le Président de la République avait, clairement pris, entre autres engagements, celui d’impliquer la société civile dans les processus en cours de révision du Code pétrolier dont notamment la rédaction des projets de lois relatifs au nouveau code pétrolier, à la répartition des revenus et sur le contenu local du pétrole et du gaz.

Le 31 juillet 2018, le Forum Civil avait adressé au Président de la République une lettre pour lui rappeler les engagements qu’il avait pris lors de cette journée de concertation, devant la nation, et en présence des partenaires techniques et financiers de notre pays.

Le mercredi 31 octobre 2018 à l’occasion de l’ouverture de la Conférence Afrique de l’ITIE (Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives) sur la divulgation des propriétaires effectifs, le Président de la République, qui a présidé l’ouverture des travaux, a, en présence des partenaires financiers (Banque Mondiale et Banque Africaine de Développement notamment), rendu publique la décision de soumettre lesdits projets de loi à l’Assemblée nationale au mois de décembre avant la fin de la présente session parlementaire.

Le 8 novembre 2018, le Forum Civil a encore adressé une autre lettre au Président de la République pour lui demander d’intervenir auprès de ses services concernés afin de nous faire transmettre les projets de textes cités plus haut. Ces deux lettres sont restées sans réponse.

Dans le cadre d’une réunion en date du 16 novembre 2018, tenue au COS Petrogaz, un des représentants du Forum Civil dans la coalition Publiez Ce Que Vous Payez (PCQVP) a réitéré la demande, au nom des organisations de la société civile, à disposer les projets de textes relatifs au Code pétrolier, à la répartition des revenus et au Local Content. Cette demande n’est toujours pas suivie d’effet.

Tout semble indiquer que le Gouvernement a choisi, de ne pas respecter les engagements pris par Monsieur le Président de le République et, de présenter à l’assemblée nationale le projet de code pétrolier après un simulacre d’atelier de validation où la société civile servirait de faire valoir.

Le Forum Civil tient à rappeler que les ressources naturelles appartenant au Peuple Conformément à l’article 25 de la constitution, la société civile a le droit légitime de disposer de ces projets de textes pour formuler des propositions concrètes.

Le Forum Civil interpelle le Président de la République et les Partenaires Techniques et Financiers sur cette volonté du Gouvernement de vouloir aménager un nouveau cadre de gouvernance des ressources pétrolières et gazières sans l’inclusion d’acteurs essentiels que sont les organisations de la société civile.

L’implication effective de la société civile dans tout le processus de gouvernance des ressources pétrolières, gazière et minières, est une exigence du dispositif ITIE Le Forum civil considère que toutes les questions essentielles concernant le pétrole et le gaz devraient faire l’objet d’un débat sérieux entre les différents acteurs à défaut de faire l’objet de consultations citoyennes.

Le Forum civil lance un appel aux citoyens et aux organisations de la société civile, pour faire des ressources pétrolières et gazières, la pierre angulaire du débat public sur les offres de gouvernance des affaires publiques qui vont entrer en compétition lors des consultations électorales qui s’annoncent.
Les textes de lois qui vont être votés sous peu par le parlement, engageant plusieurs générations de compatriotes, il est indispensable que les organisations de la société civile soient directement associées à leur élaboration, comme c’est d’ailleurs la pratique dans tous les pays membres de l’ITIE ».

Revue de presse du 8 décembre : L’inhumation de Sidy Lamine Niasse et la présidentielle 2019 en exergue


L’inhumation du président-directeur général du groupe Walfadjri, Sidy Lamine, décédé mardi à l’âge de 68 ans, et la présidentielle de 2019 constituent les sujets dominants de l’actualité abordée ce samedi par les quotidiens dakarois.

WalfQuotidien fait le récit de ‘’l’ultime voyage de Sidy Lamine’’, inhumé vendredi après-midi à Léona Niassène, à Kaolack. Il y avait, lors de la cérémonie, une ‘’union de prières’’ dans cette cité religieuse, ainsi que dans celle de Médina Médina, relève le journal, décrivant l’’’effervescence populaire sur tout le trajet’’.

‘’L’aurore éternelle’’, titre le quotidien Enquête qui précise que le défunt ‘’repose désormais à Léona Niassène, près de son père, El Hadji Ibrahima Niasse, défunt Khalife de Léona’’.

Le journal remarque néanmoins que l’’’enterrement du journaliste et homme religieux n’a pas été du tout repos’’. La publication explique en effet que ‘’comme à Dakar’’ où une discorde avait éclaté sur le lieu de son enterrement, ‘’la question sur le lieu d’inhumation du Mollah de Sacré-Cœur s’est posé à Léona’’.

Vox populi note lui aussi que ‘’l’enterrement a eu lieu […] après moult tractations à l’arrivée de la dépouille dans la cite religieuse’’. ‘’Sidy Lamine Niasse à Léona pour l’éternité’’, affiche le journal, précisant qu’il ‘’repose dans le mausolée familial de la grande mosquée de Léona’’.

L’Observateur en déduit que ‘’Sidy [est] admis à la chambre des +pairs+’’. Selon le quotidien du groupe Futurs Médias, il est ‘’enterré aux côtés de son frère, le défunt khalife Cheikh Ibrahima Niass’’.

Le journal signale que ‘’dans une lettre publique datant du 4 décembre 2018 et adressée à Ahmed Khalifa Niass, frère de Sidy Lamine’’, l’ancien président Abdoulaye Wade ‘’salue la mémoire du défunt avant de confier qu’ils travaillaient ensemble sur un projet qu’il aimerait poursuivre avec son potentiel successeur’’.

A en croire Direct Info, son inhumation à Léona a été rendu possible après un consensus trouvé entre ses enfants, qui souhaitaient qu’il repose au cimetière de Yoff, à Dakar, et sa famille de Kaolack, qui voulait qu’il soit inhumé à Léona.

Les quotidiens dakarois informent par ailleurs que Karim, le fils de l’ancien président de la République, Abdoulaye Wade, a déposé sa caution pour la présidentielle du 24 février 2019. Libération indique que ‘’le chèque de 30 millions F cfa a été déposé hier [jeudi] à la caisse des dépôts par Omar Sarr’’, le secrétaire général adjoint du Parti démocratique sénégalais (PDS), ancien parti au pouvoir.

Mais selon Le Quotidien qui donne aussi cette information, ‘’Wade-fils n’a pas encore notifié le nom de son parti ou sa coalition devant le Conseil constitutionnel, comme l’ont déjà fait certains candidats déclarés’’. ‘’C’est donc un acte posé en direction de la Présidentielle du 24 février alors même que sa condamnation à 6 ans de prison ferme et à une amende de 138 milliards de F Cfa ne plaiderait pas en faveur de la validation de sa candidature’’.

Toujours à propos de cette présidentielle, Sud Quotidien titre sur la ‘’menace de forclusion’’ et de ‘’retard dans la course au dépôt des dossiers auprès des +7 sages+’’ du Conseil constitutionnel. ‘’Candidats en sursis’’, s’exclame le journal.

‘’Si le Code électoral, en ses articles L57, L116 et L118, applique de manière méthodique ses dispositions, beaucoup de candidats à la candidature pour la prochaine présidentielle verront soit leur candidature déclarée forclose pour défaut de pièces dans leur dossier de candidature, soit perdre des parrains pour avoir été les derniers à déposer leur candidature’’.

Au sujet de la vérification des parraines, Le Quotidien assure que ‘’les candidats [sont bel et bien impliqués’’.

En économie, Le Soleil signale que l’Union européenne (UE) va mettre ‘’près de 492 milliards’’ à la disposition du Sénégal. Selon le journal, les deux parties ont signé vendredi à Dakar, le document de stratégie conjointe européenne pour le Sénégal.

Le quotidien nationa révèle par ailleurs à propos des accords gouvernement-syndicats d’enseignants, que ‘’les deux parties [sont] satisfaites de l’état d’exécution’’.

Musée des Civilisations noires : Une oeuvre que Macky dénie à Wade

L’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Diass, c’est Wade ! L’autoroute à péage, c’est encore Wade ! Le prolongement de la VDN, c’est toujours Wade ! Le Grand Théâtre, c’est aussi Wade ! L’autoroute Ila Touba, un autre projet de Wade ! La Centrale électrique en Casamance, c’est toujours l’œuvre de Wade ! La pose de la première pierre du Musée des Civilisations noires avait été faite par Wade, en décembre 2011, sur financement de la Chine à hauteur de 15 milliards. Entre autres…

Nous rappelons tout cela, parce que nous estimons que l’État, c’est une continuité. Et reconnaître les mérites de l’ancien Président, Me Abdoulaye Wade, ne compromet en rien aux mérites de Macky Sall, qui refuse tout le temps de saluer le travail effectué par son prédécesseur. En tant que témoin de l’histoire, «DakarTimes» rappellera, à chaque fois que besoin sera, les bonnes œuvres de Me Wade, que Macky Sall et son clan tentent difficilement d’enterrer… En se comportant ainsi, le Président Sall démontre qu’il peine à se départir de son manteau d’éternel Premier ministre, faute d’avoir une vision propre. Comme du temps où il était chef du Gouvernement, Macky Sall continue d’inaugurer les chantiers de son mentor, Me Wade… Hier encore, il a manqué l’occasion de rendre hommage à Me Abdoulaye Wade, de son vivant…

L’ancien chef de l’État, Me Abdoulaye Wade, avait procédé, le mardi 20 décembre 2011, à la cérémonie de pose de première pierre du Musée des Civilisations noires. On se rappelle, ce jour coïncidait avec l’anniversaire du décès du poète-président, Léopold Sédar Senghor. Accusé d’avoir plagié l’idée du défunt président de la République, Abdoulaye Wade rétorque : «Le poète-président, Léopold Sédar Senghor, est le premier à avoir exprimé l’idée de ce Musée des Civilisations noires. Senghor l’avait rêvé, Abdoulaye Wade l’a réalisé». L’ancien Président a eu la grandeur de reconnaitre le mérite de Senghor, tout le contraire de Macky Sall, qui tente de cacher l’œuvre de son prédécesseur. Le « Pape du Sopi », lui, était fier de réaliser un rêve de Senghor.

Le Président Abdoulaye Wade avait estimé le coût du projet, à l’époque, entre 8 et 15 milliards de Fcfa. Ce musée, qui est la deuxième merveille du Parc culturel de Dakar, sur les sept de Me Abdoulaye Wade, a été bâti sur une surface de 15.000 mètres carrés. Un musée qui, selon les propos du Président Wade, va durer dans le temps et va accueillir toutes les œuvres africaines. Ce qui est étrange dans cette affaire, c’est que Senghor avait sollicité l’avis de Me Wade dans la réalisation de ce projet.

«A l’époque, je n’étais même pas dans la politique, j’étais encore enseignant en économie et Senghor m’a tenu au courant de ce projet et me l’a envoyé pour demander mon avis. Je me demande, aujourd’hui, quel avis pourrait avoir un enseignant d’économie sur ce projet. Peut-être qu’il avait perçu en moi une note d’africanisme ou d’africanité. Et je n’ai jamais perdu l’idée d’achever la bonne œuvre imaginée par notre poète-président», avait déclaré le Président Wade, qui disait qu’il ne pouvait pas finir son mandat sans réaliser le grand rêve du chantre de la Négritude.

Me Abdoulaye Wade avait posé la première pierre, au lendemain de l’anniversaire du décès de Senghor et, par rapport à cela, il disait : «C’est une pure coïncidence ; en choisissant cette date, je n’avais pas pour référence le décès de Senghor, cela fait partie des mystères de la vie». Me Abdoulaye Wade ajoutera : «Ce musée n’est pas pour le Sénégal ou pour l’Afrique, c’est le musée des Civilisations noires». Il avait souhaité que ce musée soit comme un temple de toutes les valeurs et œuvres noires. Ainsi, il avait, dans cette perspective, demandé au ministre en charge de la Culture de l’époque, Awa Ndiaye, d’initier le plus rapidement possible une conférence mondiale, afin que les Africains et la diaspora trouvent un contenu au futur monument.

Inhumation à Leona : Le gouvernement boycotte Sidy Lamine

Le défunt Président Directeur Général du groupe Wal fadjri est inhumé, ce vendredi, vers les coups de 16h 30 mn à Léona Niassène. Mais, sans la présence d’aucun membre du gouvernement, même pas ceux qui habitent le Saloum.

A noter également que les ministres et autres responsables politiques de la majorité ont brillé par leur absence à la levée du corps, en dehors de Moustapha Niasse qui est un parent.

Le gouverneur de Kaolack, Al Hassan Sall, a été la seule autorité administrative présente aux obsèques de Sidy Lamine Niass.

Avec Exclusif.

Sidy Lamine porté à terre dans le mausolée familial de Leona Niassene

Tout est bien qui finit bien ! La dépouille de feu Sidy Lamine Niasse a été portée à terre ce vendredi à Leona Niassene dans le mausolée trépident son père, son grand-père et certains de ses frères.

Décédé le marfi dernier, le PDG du groupe Wajri n’avait pas pu rejoindre sa demeure éternelle du fait d’une polémique entre son fils aîné et son frère aîné sur le lieu de l’inhumation.

Les condoléances de Wade à Ahmed Khalifa Niasse

Cher Ahmed,

J’ai été très content de t’avoir au téléphone et de te présenter mes condoléances pour la perte de ton petit frère Sidy Lamine Niasse qui a toujours eu envers moi les égards d’un fils pour son père.

Le départ de Sidy est une perte incommensurable pour notre pays et pour l’Afrique.

Quand j’ai ouvert la voie de la presse non gouvernementale il a été le premier à suivre avec Walfadjri. A une époque où tout était difficile, créer un journal n’était pas évident.

Avec l’intolérance générale qui régnait à l’époque et est venue s’ajouter à l’esprit dirigiste de l’Etat prétendu socialiste, peu de gens croyaient que l’organe pourrait vivre longtemps, surtout que dès le départ Sidy a fait preuve d’une véritable indépendance d’esprit.

Avec très peu de moyens Sidy a su imposer son hebdomadaire et, peu de temps après, créer la télévision qui, de nationale limitée à notre pays est devenue internationale écoutée dans le monde entier. Dans les publications et les télévision africaines Walfadjri occupe une place honorable, très probablement dans les premières loges.

Au plan politique, les organes de presse du groupe ont su maintenir l’équilibre entre le pouvoir et l’opposition. Comme le dit Jean de Lafontaine, on ne peut pas contenter tout le monde et son père. Donc il y aura toujours des mécontents.

Ayant été pendant longtemps Chef de l’opposition je n’ai jamais eu à me plaindre des organes Walfadjiri.
Après cet hommage mérité au Groupe Walf et à son fondateur, je profite de l’occasion pour présenter mes condoléances à Abdourahmane Camara le fidèle compagnon, l’âme et la colonne vertébrale du magazine, à tous les journalistes, techniciens et plus généralement à tous les employés du Groupe Walfadjri.

Tu exprimeras à sa famille, surtout aux enfants pour qui j’ai une pensée affectueuse, mes sentiments attristés en les exhortant de se soumettre, en bons musulmans, au décret divin et de toujours prier pour lui.

Sidy Lamine Niasse disparait au moment où je travaillais avec lui sur un projet consistant à trouver des ressources permanentes pour faire de Walf-TV un projet toujours plus large, toujours plus solide, à l’instar des grandes télévisions mondiales.

Si mon offre intéresse le successeur, qui aura la tâche difficile tant il est vrai que remplacer à la tête du Groupe un homme de la dimension de Sidy Lamine Niasse ne sera pas un exercice facile, mais nous le soutiendrons de toutes nos forces.

Sur ce sujet j’ai eu un bref entretien avec Cheikh juste avant son embarquement pour Dakar.

Un géant de la presse africaine a disparu mais aussi un croyant combattant infatigable pour notre religion dont il a une maitrise rare. Puisse Dieu, le Tout Puissant, le Miséricordieux, inspirer les jeunes africains de l’exemple de Sidy Lamine Niasse qui a réussi le parcours du combattant sur un chemin montant, difficile et malaisé, parsemé de fosses et de trappes, avec partout des embusqués, ennemis de la liberté et de la vérité. Malgré tout il est parvenu au sommet et a planté, comme Armstrong sur la lune, le drapeau de la victoire aux couleurs du Sénégal et de l’Afrique.

Que la terre lui soit légère.

Dubaï, 4 Décembre 2018

Abdoulaye Wade
Ancien Président
de la République du Sénégal,

L’hommage de Karim Wade à Sidy Lamine Niasse

C’est avec une immense tristesse que j’ai appris le décès de Sidy Lamine NIASSE, Président Directeur Général du Groupe WAL FADJIRI. Le Sénégal perd avec lui un de ses plus grands serviteurs, et l’une de ses plus belles plumes.

En effet, la vie de Sidy Lamine NIASSE est consubstantielle à son combat pour la défense des libertés en général et de la liberté d’expression en particulier.

Je garderai pour la vie le souvenir de nos rencontres et des échanges fréquents que nous avions sur la situation de notre pays dont il plaçait la défense des intérêts au-dessus de tout.

En cette période cruciale pour l’avenir de notre pays, ses analyses, son rôle de vigie de la démocratie et d’avocat infatigable des plus démunis nous manqueront assurément.

En ces moments de deuil, je tiens à adresser à sa famille et à tout le personnel du Groupe WALFADJIRI mes sincères condoléances et l’expression de mon affliction personnelle.

Karim WADE

Pose de la 1ère Pierre de l’Université de Touba


Le Khalife Général des Mourides Serigne Mountakha Bassirou Mbacké a procédé à la pose de la première pierre du complexe Islamique Cheikhoul Khadim, communément appelé Université de Touba

L’ouvrage qui devra coûter 37 milliards, a été confié à l’entreprise ’’Touba Matériaux ’’ de Abdou Lahad Kâ ( actuel maire de Touba). Le chantier sera, toutefois, sous la supervision de Serigne Mame Thierno Mbacké.

Cheikh Bass de préciser que le Coran, les khassidas du Cheikh, l’éducation religieuse seront prioritairement enseignés tout comme l’ensemble des disciplines diverses et adaptées à l’environnement dispensées dans les facultés.

Il faut signaler que le mur de clôture a déjà été construit par les Baay-fall qui ont tenu à s’affairer autour des premières édifications en référence à Mame Cheikh Ibrahima Fall qui n’était jamais en rade dans les chantiers de Cheikh Ahmadou Bamba.

Sidy Lamine Niasse a tiré sa révérence

Le PDG du groupe de presse Wal Fajri Sidy Lamine Niasse est décédé dans la nuit du lundi à mardi à la suite d’une crise cardiaque

Une icône de la presse sénégalaise et un militant très courageux et engagé dans La Défense de l’Islam et des idéaux démocratiques

Senelux et le groupe Lux média présente ses sincères condoléances à sa famille et à la grande famille de la presse nationale

Le scrutin présidentiel sera transparent, selon le Président de la Cena

Le scrutin présidentiel du 24 février 2019 va se déroulera dans la transparence, a assuré samedi le président de la Commission électorale nationale autonome (CENA), Doudou Ndir.

’’Il n’y a pas lieu d’avoir des doutes sur les conditions de fiabilité et de transparence du scrutin présidentiel du 24 février 2019’’, a déclaré Doudou Ndir lors d’une conférence de presse en marge d’un atelier de renforcement de capacités des membres des Commissions électorales départementales autonomes (CEDA).

’’La mauvaise expérience des législatives du 30 juillet 2017 nous a permis entre autres de tirer deux leçons principales, notamment avec la mise en place d’un cadre de concertation qui regroupe une majeure partie des acteurs politiques et l’audit du fichier électoral avec des experts internationaux qui ont conclu qu’il est sûr à 98%’’, a souligné M. Ndir.

Sur la polémique entre pouvoir et opposition autour du fichier électoral, le président de la CENA estime que cela montre ‘’la nécessaire confiance qui doit exister entre les acteurs politiques’’.

’’Autant cette revendication est un droit pour l’opposition, autant les pouvoirs publics ont l’obligation d’organiser cette consultation’’, affirme-t-il.

Doudou Ndir a par ailleurs rappelé l’indépendance de l’institution qu’il dirige. Selon lui, les membres de la CENA sont nommés par le président de la République, mais ce dernier ne peut pas les destituer en cours de mandat (6 ans renouvelables par tiers tous les trois ans).

’’Cette disposition permet aux membres de l’institution d’assumer (…) leur indépendance vis-à-vis même du président de la République qui les a nommés’’, a-t-il dit.

(APS)

Vive réaction des Sénégalais après l’adoubement de Macky par Ouattara

La jeunesse du Front de résistance nationale (Frn) a tenté d’occuper cette nuit vers 20h 30, l’Ambassade de Côte d’Ivoire au Sénégal suite à l’intervention de Alassane Dramane Outtara lors de l’investiture de Macky Sall.

Les jeunes de l’opposition qualifie cette intervention comme une ingérence inacceptable du Président ivoirien dans les affaires intérieures du Sénégal!

Atepa : Abdoulaye Baldé m’a déçu son acte m’a choqué


L’architecte Pierre Goudiaby Atépa, leader du Mouvement « Sénégal Rek » est très déçu et même amer du revirement d’Abdoulaye Baldé. Le maire de Ziguinchor a renoncé samedi à sa candidature, pour soutenir celle du Président Macky Sall. « L’affaire Abdoulaye Baldé est renversante. Cela fait mal, d’abord parce que c’est un ami, ensuite c’est le maire de ma ville de naissance, Ziguinchor« , déclare Atépa, interrogé par Walfadjiri.

Il affirme qu’il ne comprend pas que le leader de l’Ucs, qui s’est montré toujours hostile à l’égard de Macky Sall et qui menait surtout une campagne de collecte de signatures pour le parrainage, ait pu transhumer cette manière.

Et c’est la raison pour laquelle, dit-il, il est conforté dans sa conviction selon laquelle si le pays ne marche pas, c’est à cause de cette politique politicienne qu’on ne peut même pas décrire.

« Son acte est salutaire pour au moins une chose: il permet de démasquer les candidats de saison et de séparer la bonne graine de l’ivraie« , fait-i remarquer.

« Moi, j’ai été choqué, très choqué. Maintenant, il a ses raisons que je ne respecte pas. C’est la raison pour laquelle, je lance un appel à tous les partisans de Baldé qui se sont sentis trahis par son comportement. Et quand nous disons le « Sénégal Rek », notre message qui est de changer les comportements, cela en fait partie « , poursuit-il.

Atépa qui est candidat à l’élection présidentielle de février 2019, assure que la transhumance du maire de Ziguinchor ne changera rien à l’issue du scrutin.

« Je ne comprends pas les calculs du président de l’Apr, le candidat Macky Sall, je ne pense pas que ça puisse changer la donne fondamentalement« , dit-il.

Avant de conclure : « C’est vrai, oui, Abdoulaye Baldé a rallié la prairie, mais beaucoup de ses partisans ne vont pas le suivre. J’ai reçu aujourd’hui (hier) des appels de ses partisans de Paris qui m’ont dit : « grand frère, c’est vrai que vous vous êtes annoncé un peu tard, nous étions avec Baldé, mais qu’est-ce que nous pouvons faire pour venir rejoindre vos rangs. »

L’envers du décor… (Amadou Tidiane WONE)

Le Président sortant, Macky Sall , à été investi le samedi 1 décembre par la coalition Benno Bokk Yaakaar comme candidat à l’élection présidentielle du 24 février 2019. Félicitations!

A cette occasion, des Chefs d’États de la sous-région, des personnalités de l’internationale libérale, entre autres amis et alliés, ont rehaussé de leur présence cette manifestation initiale entrant dans le cadre de la course vers la Présidence de la République.

L’événement s’est tenu à Diamniadio dans la salle du Dakar Aréna nouvellement inaugurée et… fermée depuis.

A l’intérieur de la salle, la fête fût certainement belle. En dépit de la nuée de pickpockets qui à sévit, même et jusque dans des poches ministérielles.

Les goujats! Téléphones portables et sommes d’argent importantes, selon la presse, ont changé de propriétaires…illicitement. Voilà ce que cela rapporte que d’inviter, sans distinction, des foules de «militants» à grands renforts de NDiaga Ndiaye…

Mais là n’est pas le sujet de ce papier:

Je devais me rendre à Thies ce jour-là… Ce qui m’a valu de tomber sur l’indescriptible envers du décor: plus de 20 kilomètres de bouchons…payants. Qui plus est. Incroyable!

En effet, pour «faciliter» les paiements de cette torture, la société concessionnaire de l’autoroute a même instauré un système de tickets pour accélérer la perception de son dû… Sans fluidifier la circulation pour autant. Les malins… Payer sans rouler n’est pourtant pas la vocation d’une autoroute à péage! Et il va falloir se poser sérieusement quelques questions qui fâchent:

Si, pour bloquer la circulation au point de faire rater leur vol à plusieurs passagers se rendant au nouvel aéroport Blaise Diagne, il suffit juste d’un gros événement au Dakar Aréna de Diamniadio, il y a de gros soucis à se faire. A un point tel que, des personnes voulant se rendre à Kaolack pour prendre part à un enterrement prévu à 17h ont dû rebrousser chemin après avoir passé 4h25 entre Dakar et Diamniadio…

Quels autres milliers de dommages collatéraux ont pu ainsi être causés à l’occasion ? Pendant ce temps, et de temps à autre, pour libérer le passage à une personnalité et son escorte on nous comprimait sur un côté, avec le sourire cependant, des gendarmes en mission.

Imaginons alors, un seul instant, qu’un grand combat de lutte se tienne à l’Arène nationale à Pikine ( nouvellement inaugurée et… fermée), la première sortie du péage serait bloquée.

Et qu’un autre événement d’envergure se tienne à Diamniadio, que ce soit à Dakar Aréna ou au Centre Abdou Diouf. L’Aéroport Blaise Diagne serait-il inaccessible pendant des heures?Dakar et sa banlieue seraient-elles paralysées? Gouverner, c’est prévoir…

Au demeurant est-il raisonnable, dans ces conditions, de transférer autant de ministères en plus du nouveau Parc Industriel à Diamniadio? Si près de Dakar? Une ville nouvelle ayant pour vocation de tourner le Sénégal vers l’avenir en réduisant la macrocephalie de Dakar ne pouvait-elle pas trouver un autre site?

Toutes les mesures d’accompagnement pour encadrer l’envol de l’AIBD et le succès du Parc Industriel envisagent-ils les contraintes liées au fait que l’autoroute à péage est presque obsolète au vu de la pression qui s’y exerce?

Alors oui, nous espérons que lorsque le prolongement de la VDN deviendra une réalité, la tension actuelle sur l’autoroute à péage diminuera. Mais il faudrait en même temps penser à réhabiliter l’ancienne route nationale passant par Rufisque. Penser à élargir la route Dakar Thies.

Après tout, peut-être que tous ces projets existent mais ont souffert de l’ordre des priorités en faveur du TER…Ah Si on nous avait demandé notre avis!

L’autre plaie révélée par nos heures de stationnement sur l’autoroute , c’est le comportement des militants et militantes de Benno Bokk Yaakaar sur la voie publique.

A l’image, d’ailleurs de celui de plusieurs de nos compatriotes : Fatiguées d’attendre dans les cars bondés les transportant vers Dakar Aréna, des femmes drapées dans des boubous flambants neufs à l’effigie de leur champion, n’ont pas hésité à descendre des voitures, en plein milieu de la route, pour enjamber le muret séparant les deux voies de l’autoroute et ainsi, rallier Dakar Aréna en marchant à contre-courant des véhicules …

Je ne sais pas si vous voyez le topo? En plus de cela, les vendeuses d’eau en sachet, semblent avoir été les seules à avoir fait de bonnes affaires. Sauf que les usagers les jettent après usage sur la chaussée en sus des autres détritus de restauration rapide. On pourrait les comprendre ces «militants» .

Ils devaient être sur pied de guerre depuis l’aube…Des jeunes enfants, pas en âge de voter, mais qui ont pris part à cette excursion dominicale, se détendaient les jambes en courrant entre les véhicules ou bien assis sur le muret. Au milieu de l’autoroute. Insouciants.

Trois heures de temps à observer ces clichés du Sénégal réel et sachant, d’expérience, le comment et le pourquoi de ce genre de «mobilisations», je me demande s’il ne faudrait pas inscrire à l’agenda du «dialogue national», dont personne ne parle plus d’ailleurs, la supression de ces tragi-comédies dispendieuses…

Faire foule de tout bois est inutile et mensonger: Depuis le dernier Grand meeting socialiste en l’an 2000 aux dernier Grand rassemblement libéral version Wade 2012, nous savons tous que les foules ad hoc ne veulent rien dire… M’enfin, on se rassure comme on peut!

Pendant ce temps, et à l’intérieur de la salle, la cérémonie battait son plein. Les discours convenus se suivent et se ressemblent. On chante les infrastructures qui poussent comme des champignons… vénéneux pour nous usagers bloqués depuis des heures.

Sans aucun choix de repli ni d’exfiltration. Ce qui pose des questions de sécurité publique et de protection civile majeures. Peut-on en débattre sereinement, et surtout donner la parole aussi à des hommes de l’art afin qu’ils nous éclairent sur les voies et les moyens de mettre l’avenir de ce pays en orbite?

Hors des clivages politiciens fragiles et factices?
Car nous suivions la cérémonie en direct de nos téléphones portables! Pour comprendre pourquoi nous devions subir un tel calvaire et aussi passer le temps.

Ce faisant, nous avons constaté une bizarrerie: des pans entiers des gradins aux fauteuils rouges étaient vides alors même que des milliers de militants traînaient à l’extérieur… un problème manifeste d’organisation.

A tout le moins. Cela a pour effet que des vidéos circulent sur les réseaux sociaux pour railler la salle archi…vide. Pour cette fois, j’atteste qu’il y avait foule…a l’exterieur! Autre bizarrerie, le discours du candidat-président était en français… Pour un pays à moins de 30% francophone. A moins que la cible fût ailleurs…

Tout cela pour dire que les infrastructures doivent répondre à une Vision globalisante ! Elles doivent servir une ambition collective partagée. Elles doivent suivre un ordre de priorités à déterminer selon des séquences à modéliser. Avant validation. Manifestement, beaucoup d’édifices sortent de terre.

Cela suffit-il pour l’émergence? Je pose cette question de manière abrupte, car il me semble que nos gouvernants sortent du sujet. Leur dire cela à la veille de la campagne présidentielle va les agacer.

Certains vont encore me faire la fête dans des commentaires rageurs auxquels on a finit par s’habituer. Cela ne changera rien à la réalité telle que des milliers de sénégalais l’ont vécue hier sur l’autoroute à péage.

Imaginez qu’un institut de sondage qui se serait amusé à mesurer les indices de satisfaction et les intentions de vote entre Dakar et Diamniadio hier entre 11h et 18h donne les résultats aujourd’hui. Imaginez seulement…O stratèges de campagne!

Allons rekk .

Amadou Tidiane WONE
woneamadoutidiane@gmail.com

Mort de l’ancien président des Etats-Unis George H. W. Bush

FILE – In this Oct. 31, 2009 file photo the last Soviet leader, Mikhail Gorbachev, former U.S. President George H.W. Bush and former German Chancellor Helmut Kohl , from left to right, applaude during an event in Berlin, marking the start of celebrations here recalling the crumbling of the Berlin wall on Nov. 9, 1989. Helmut Kohl died Friday, June 16, 2017. He was 87. (AP Photo/Herbert Knosowski, file)
L’ex-président républicain de 1989 à 1993 et vice-président de Ronald Reagan est mort vendredi à l’âge de 94 ans. Son mandat a été marqué par la fin de la guerre froide et la réunification

George H. Bush est mort le vendredi 30 novembre, à l’âge de 94 ans, a annoncé son fils George W. Bush dans un communiqué publié sur Twitter par un porte-parole de la famille. « George H.W. Bush était un homme doté d’une noblesse de caractère et le meilleur père qu’un fils ou une fille aurait pu souhaiter ». Il avait été hospitalisé au printemps dernier pour le traitement d’une infection qui s’était répandue dans son sang.

L’ancien président a marqué l’histoire des Etats-Unis et des relations internationales pour avoir dirigé la coalition internationale lors de l’opération « Tempête du désert » qui a chassé les forces du despote irakien Saddam Hussein hors du Koweït en 1991. Mais avant d’en arriver là, George H. W. Bush a eu une longue carrière.

Il est né le 12 juin 1924, à Milton (Massachusetts), dans la haute société WASP (White Anglo-Saxon Protestant), l’élite du pays. Après une éducation dans les meilleures écoles privées, il se porte volontaire dans l’aéronavale en juin 1942, à tout juste 18 ans. Il combat courageusement les forces nippones et échappe de peu à la mort quand son avion est abattu. Il termine la guerre bardé de décorations.

Après la guerre, il fait des études à l’université de Yale et épouse Barbara Pierce, qui est morte le 17 avril 2018 à l’âge de 92 ans. Ils auront cinq enfants. Puis il quitte la Côte est pour aller s’installer au Texas, à Odessa.

Il y fera fortune dans l’industrie pétrolière. Sa vie politique commence en 1964 par une défaite à une élection sénatoriale au Texas ; il est élu à la Chambre des représentants deux ans plus tard, où il effectue deux mandats avant que le président Richard Nixon le nomme ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU (1971-1973), puis président du Parti républicain (1973-1974), en pleine tourmente du Watergate. Le président Gerald Ford l’envoie à Pékin installer ce qui n’est encore que le bureau de liaison américain dans la capitale chinoise (1974-1975), puis il dirigera brièvement la CIA (1976-1977).

Battu par Ronald Reagan lors des primaires présidentielles républicaines de 1980, George Bush figure néanmoins sur son « ticket », histoire de ratisser large dans l’électorat républicain. Et George Bush, qui est un républicain considéré comme modéré et s’est prononcé pour l’avortement, sera pendant huit ans un fidèle vice-président. Il est élu président en 1988.

Le tour de force

Il passe alors pour un homme sans convictions profondes, sans idéologie marquée à la différence d’un Ronald Reagan. Il dit d’ailleurs de lui qu’il est « un homme pratique, qui aime ce qui est réel ». Il n’a pas de programme et il promet donc de faire au cours de son mandat « une Amérique plus aimable, plus douce ». Il fait pourtant intervenir les Etats-Unis au Panama en décembre 1989 pour chasser le dictateur au pouvoir Manuel Noriega. Surtout, le 41e président des Etats-Unis doit gérer un événement de taille : la fin de la guerre froide. Et là, il réussit un véritable tour de force. Il convainc les Soviétiques de laisser l’Allemagne divisée se réunifier et il conclut avec l’URSS des accords de désarmement nucléaire historiques.
Il accompagne le mouvement de l’Histoire et des peuples se libérant du communisme, sans toutefois parvenir à faire face à l’éclatement de la fédération de Yougoslavie qui s’enfonce dans des guerres fratricides. S’il ne parvient pas à promouvoir son idée d’un nouvel ordre international, il réussit à parrainer au Proche-Orient le dialogue israélo-palestinien, qui débouchera en 1993 à Oslo sur les premiers accords de paix entre Israël et les Palestiniens. Sur le plan intérieur, en revanche, son bilan est modeste. Les Etats-Unis sont en pleine récession et il a hérité des déficits abyssaux (budgétaire et commercial) de l’ère Reagan. La crise sociale est vive, culminant avec les émeutes de Los Angeles, en mai 1992, qui font cinquante morts.
En novembre 1992, il est battu de peu par le démocrate Bill Clinton. Il apparaît alors comme l’homme d’une ère révolue et subit une véritable crise de confiance avec les Américains. C’est son fils qui prendra la suite dix ans plus tard. George Walker Bush est élu président en novembre 2000 puis réélu en 2004. C’est lui qui conduira une nouvelle coalition contre Saddam Hussein. Cette fois, l’invasion de l’Irak conduira au départ du dictateur et surtout à un désastre politique et militaire sur lequel Bush père ne se prononcera pas, soutenant très discrètement son fils.
Bush père restera actif jusqu’en 2011 mais, atteint par une forme de la maladie de Parkinson, il ne fera plus que de rares apparitions.
Dates
12 juin 1924 Naissance à Milton (Massachusetts)
1944 Blessé à bord de son avion lors de la guerre du Pacifique
1966 Elu à la Chambre des représentants
1971-1973 Ambassadeur à l’ONU
1973-1974 Président du Parti républicain
1976-1977 Directeur de la CIA
1981-1989 Vice-président de Ronald Reagan
1989-1993 41e président des Etats-Unis
1989 Intervention militaire contre le Panama
1991 Lance l’opération « Tempête du désert »
1991-1993 Accords de désarmement nucléaire avec la Russie
1993 Parraine les accords d’Oslo entre Israël et les Palestiniens
2018 Mort
Edouard Pflimlin

“S’ils n’acceptent pas les manifestations légales, il ya aura des débordements, des combats de rue“,

Omar Sarr a confié aux journalistes venus couvrir la manif de l’opposition d’hier qu’ils sont prêts à en découdre avec Macky sall et son régime

“La démocratie, c’est le respect des droits et libertés des citoyens. Ce que Macky Sall et son équipe ne font pas. Il ya tout sauf la démocratie avec Macky Sall. Mais rien ne se laissera faire. Nous allons continuer et renforcer les mobilisations. Et après cette marche, nous allons manifester devant le ministère de l’intérieur la semaine prochaine. Et suivant la réaction du Gouvernement, nous allons nous organiser autrement. S’ils n’acceptent pas les manifestations légales, autorisées par la Constitution, il ya aura des débordements, des combats de rue, rapporte l’Obs. Ce que nous ne voulons pas, mais le Gouvernement nous pousse à cela ».

Karim à ses militants : À très bientôt au Sénégal pour d’autres batailles


Chers frères et sœurs,

Je voudrais vous féliciter chaleureusement pour la grande réussite de la manifestation du Front de Résistance Nationale organisée ce jeudi 29 novembre 2018 à la place de l’Obélisque.

A chacun et chacune d’entre vous, je voudrais exprimer ma reconnaissance et mes remerciements pour votre participation massive à cette marche qui a été un grand moment dans la bataille que nous menons pour une élection présidentielle transparente et inclusive, ainsi que pour la restauration de l’Etat de droit et de la démocratie dans notre pays.

J’adresse toutes mes félicitations et remerciements aux militants et responsables du PDS, aux responsables et membres des mouvements de soutien, aux partis alliés et aux citoyens. Je tiens également à féliciter tous les partis et toutes les organisations membres du Front de Résistance Nationale pour leur engagement et leur mobilisation. Je réaffirme ici mon engagement total à défendre nos objectifs communs.

Par votre forte mobilisation, vous avez démontré encore une fois de plus, que la loyauté, le désintéressement, l’amour pour notre pays et la défense des libertés sont le fil conducteur de votre engagement politique. Vous avez fait un travail formidable et le candidat du PDS que je suis, a beaucoup de chance de vous avoir à ses côtés.

«Il n’est de bataille perdue que celle que l’on ne livre pas». Cette phrase du Général De Gaulle doit inspirer et guider toutes nos actions dans les prochaines semaines. A très bientôt au Sénégal pour d’autres batailles.

KARIM WADE
Candidat du Peuple

Le reggae est devenu un patrimoine culturel immatériel de l’Unesco

Le reggae, musique popularisée dans le monde entier par son icône Bob Marley, a été inscrit, jeudi 29 novembre, sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’Humanité par un comité spécialisé de l’Unesco réuni à Port-Louis, capitale de l’Île Maurice.

L’institution a souligné «la contribution» de cette musique à la prise de conscience internationale «sur les questions d’injustice, de résistance, d’amour et d’humanité», grâce à des artistes comme Bob Marley.

Sous la tutelle d’Audrey Azoulay, directrice générale de l’organisation, le comité du patrimoine immatériel en charge d’examen des 40 dossiers de candidature pour cette prestigieuse liste s’est réuni à Port-Louis, la capitale de l’île Maurice, depuis le 26 novembre.

L’Unesco a souligné «la contribution» de cette musique à la prise de conscience internationale «sur les questions d’injustice, de résistance, d’amour et d’humanité», grâce à des artistes comme Bob Marley.

En plus du reggae, le statut de patrimoine immatériel de l’Unesco a également été conféré aux savoir-faire liés au parfum de Grasse. «Après 10 années de procédure, nous sommes très très heureux de ce beau résultat», se réjouit le sénateur des Alpes-Maritimes et ancien maire de Grasse, Lean-Pierre Leleux.

L’an dernier, l’Unesco avait aussi distingué la maestria du pizzaïolo napolitain ou l’originalité du zaouli, musique et danse des communautés gouro de Côte d’Ivoire. À la différence de la liste du patrimoine mondial, celle-ci n’est pas établie selon des critères «d’excellence ou d’exclusivité», a rappelé Tim Curtis.

Elle ne cherche pas à réunir le patrimoine «le plus beau», mais à représenter la diversité du patrimoine culturel immatériel, à mettre en lumière des savoir-faire portés par des communautés, rappelle-t-on à l’Unesco.

Ismaila Madior Fall enfonce Karim et Khalifa devant les députés

Face aux députés, ce jeudi 29 novembre 2018, le ministre de la Justice Ismaila Madior Fall a disqualifié de la course à la présidentielle le candidat déclaré du Parti démocratique sénégalais, Karim Wade et celui de Taxawu Sénégal, Khalifa Sall, en prison.

Selon le Garde de Sceaux les deux candidats déclarés sont disqualifiés de la course électorale du fait de leur mêlement avec la Justice Sénégalaise.

« L’affaire du maire Khalifa Sall tous les gens témoins du procès savent pertinemment qu’il est coupable. Lorsqu’on lui a montré les centaines de fausses factures, il ne les a pas niées. Mais il a dit que c’est une pratique qu’il a trouvé bien avant son arrivé. Donc venir ici pour dire que Khalifa est innocent c’est en vain »

Poursuivant le ministre ajoute « quand les juridiction sénégalaises l’on condamné, il est allé se plaindre à la CEDEAO et ce dernier n’a en aucun cas dit que le Sénégal n’a pas rendu la justice. Mais il a suggéré à l’Etat du Sénégal de débourser une somme de 35 millions F cfa en guise de dédommagement. Et donc comme la décision finale n’a pas encore été rendue et qu’il n’a pas été libéré. Le Sénégal ne lui doit rien ».

Toutefois, Ismaila Madior Fall argue que le rejet des candidats à l’élection présidentielle « c’est un phénomène à voie de banalisation dans le monde. Si vous avez mal géré la cité, la justice vous condamne. Et si la conséquence est que vous ne soyez pas éligible vous ne l’êtes pas. Donc il faut savoir raison garder. »

Pour le cas de Karim Wade, la Code pénal dit que le juge doit préciser que le détenu doit perdre ses droits civiques et un arrêt de la Crei l’a déjà fait. Donc s’est pas parce que la Cour ne l’a pas prononcé lors du jugement que Karim Wade peut être éligible à la prochaine élection

« Au Sénégal, il faut bénéficier d’un casier judiciaire vierge pour être président au Sénégal et toi tu viens avec un casier mentionner une condamnation de 6 ans pour aspirer à diriger le pays. Et pourtant la loi dit si on enferme une personne au délà de 6 mois, tu ne peux pas inscrire dans la liste électorale », explique le ministre.

Pape Oumar Sakho, président du Conseil constitutionnel se livre

Le président du Conseil constitutionnel s’est confié en longueur, ce mardi, en marge d’un atelier de formation sur : « Conseil constitutionnel et médias, un dialogue à établir ».

Une occasion pour Pape Oumar Sakho, qui se trouve actuellement à Mbodiène, d’évoquer les critiques sur les jugements portant sur la compétence des « 7 Sages ».

Le magistrat, en proie à des attaques frontales d’une frange de l’opposition, a assuré aujourd’hui que les critiques qui l’ont visé n’étaient pas justifiées. Il a évoqué son mal-être. Florilège des déclarations à retenir…

Secret des délibérations
« Cela fait 42 ans que j’exerce la fonction de magistrat. Je n’ai jamais été seul devant un journaliste. Les juges sont tenus au respect du secret des délibérations. Quand je suis arrivé au Conseil constitutionnel, il n’y avait pas un embryon de dispositif de communication. Nous nous sommes employés, depuis quelques années, à mettre en place un site internet que nous avons présenté ce matin. Nous avons décidé de vous rencontrer (les professionnels des médias).

Croyez-moi, ce n’est pas mon intention de chercher quoi que ce soit. Je ne vais pas entrer dans certaines considérations, parce que notre seule intention est de communiquer avec vous (les professionnels des médias), de nous entendre sur des concepts, des notions et des procédures. Nous avons fait exprès de choisir quelqu’un qui est doublement indépendant, parce qu’étant un universitaire (Pr Madieyna Diallo), même s’il a été membre du Conseil constitutionnel ».

Les critiques de l’opposition
« Jamais il n’a été question d’influencer ou d’orienter qui que ce soit. Nous ne pouvons pas, en tant que membres du Conseil constitutionnel, exercer une influence sur ce que vous (les journalistes) faites. Je suis habitué aux critiques. Cela fait 42 ans que je rends des décisions et qu’on me critique.

J’acquiesce. J’accepte. Les critiques ? Ça fait mal, mais je me dis que ce sont les vicissitudes de la profession que j’ai choisie. C’est comme ça. À chaque fois que je tranche, il y a des gens qui sont contents. D’autres m’en veulent. Mais, c’est la vie. C’est cette situation que nous vivons depuis 42 ans ».

Devoir de réserve
« On me parle de François Molins (célèbre procureur du tribunal de Paris), je dis que nous ne sommes pas des procureurs. Il n’y pas de procureur au Conseil constitutionnel. Nous sommes des juges et nous sommes tenus au respect du secret des délibérations. (…) Nous lisons certains commentaires. Normal que des personnes, citoyens comme nous, puissent avoir des points de vue sur les décisions que nous rendons. Nous n’avons jamais vu, dans l’espace francophone, un juge organiser une conférence de presse pour justifier sa décision.Le juge se justifie par ses motivations . Nous n’avons pas la même manière de voir les choses. Pourquoi le Conseil constitutionnel se déclare souvent incompétent? (Le président du Conseil constitutionnel s’arrête net, après un signe de la main d’un de ses collaborateurs. S’ensuivent deux secondes de blanc avant le discours du secrétaire général du Synpics)».

Les vérités de Mamadou Ibra Kane: « 20 journaux sont financés par des lobbies »

Mamadou Ibra Kane connu pour son Franc parler, a encore frappé dans le milieu de la presse.

Le Directeur général d’Africom, société éditrice des quotidiens sportifs Stades et Sunu Lamb, ne mâche pas ses mots. Il a encore fait polémique avec son langage choc.

« La presse quotidienne nationale est riche de 23 titres, dont 20 sont financés par des lobbies, qui sont prêts à tout pour défendre leurs intérêts. Seuls 3 journaux fonctionnent sur leurs propres ressources ».

Deux petites phrases qui ont fait rougir Dirpub et Redchef, qui ont participé à l’atelier de formation organisé par le Synpics en partenariat avec le Conseil constitutionnel.

Toussaint Manga : Il faut qu’on nous respecte …

L’opposition parlementaire est prête à user de tous les moyens pour se faire entendre. C’est ce qu’a déclaré Toussaint Manga, membre du groupe parlementaire Liberté et Démocratie.

Profitant de la pause de 30 minutes que la présidente de séance a décrétée, le Secrétaire général de l’Union des jeunesses travaillistes libérales (Ujtl), a martelé qu’il est temps que la majorité revienne à la raison.

«Ce n’est pas sérieux que dans un pays démocratique que l’on veuille bâillonner les députés. Ce que nous n’avons pas accepté que nous n’accepterons pas. Il faut qu’on respecte les députés. Nous ne nous laisserons pas faire», a-t-il déclaré.

Et d’ajouter : «il faut que l’on respecte le règlement intérieur qui nous donne 15 minutes et personne ne peut le changer.»

L’opposition demande l’accès au fichier électoral

Front démocratique et social de Résistance Nationale (FRN)
Dakar, le 26 novembre 2018

Monsieur Aly Ngouille Ndiaye
Ministre de l’Intérieur
DAKAR

Objet : accès au fichier électoral

Monsieur le Ministre,
Suite à votre lettre invitant les partis membres du FRN à se présenter à la DAF pour le contrôle et l’examen du fichier électoral, des plénipotentiaires s’y étaient rendus le 22 novembre 2018.

Cependant, à notre grande surprise, comme seul moyen d’accès au fichier électoral, il leur a été proposé un écran de saisie standard pour des recherches d’électeurs sur la base de critères figés (N° électeur, prénoms, nom, région, département, arrondissement, commune, lieu de vote, NIN).

Or nous avions mandaté nos experts pour une autre mission, celle que confère la loi aux partis politiques, c’est à dire « contrôler la tenue du fichier général des électeurs».

Nous pensions que vous nous mettriez dans des conditions au moins équivalentes à celles des experts que vous aviez sélectionnés pour l’audit que vous aviez préparé et qui avait été financé, à votre demande, par l’Union Européenne.

Nous voulions, en particulier, nous rendre compte nous-même de la fiabilité du fichier sur la base de requêtes et de combinaisons de requêtes que nous aurions librement confectionnées, et vérifier que le fichier n’était pas perméable à la fraude électorale.

Telle a été, depuis toujours, notre compréhension de l’article L48 de la loi électorale. Les partis ont pu bénéficier du libre accès au fichier avant l’année 2000, entre les années 2000 et 2012, et les fonctionnaires actuels de la DAF peuvent l’attester.
Quand nous avons posé des questions sur notre liberté de définir nos propres critères d’interrogation du fichier électoral, le Directeur de la DAF, sur place, nous a fait savoir qu’il y a des données non électorales auxquelles nous ne pouvions de toute façon pas avoir accès. Il a cité le cas du numéro de la carte d’identité de la CEDEAO et la signature des électeurs. Ces données ne seraient pas des données du fichier électoral mais des données de la carte d’identité.
Pour éviter toute équivoque, nous nous permettons, à toute fin utile, de rappeler, encore une fois, la loi et le règlement.
La loi électorale dispose en son article 53 « La carte d’identité biométrique CEDEAO fait office de la carte d’électeur ». Dès ce moment, selon nous, il n’est pas pensable de séparer artificiellement les données de la carte d’électeur et celles de la carte CEDEAO.
Le décret 2016-1536 portant application de la loi instituant la carte biométrique CEDEAO explique, en son article premier, que ladite carte comporte :
– au recto, entre autres, le numéro carte CEDEAO, les prénoms, nom, date et lieu de naissance, sexe, date de délivrance, date d’expiration, adresse du domicile, centre d’enregistrement, signature
– au verso
• pour les électeurs : N° électeur, région, département, arrondissement, commune, lieu de vote, bureau de vote, NIN
• pour les non-électeurs : la Mention « ne peut pas voter », le NIN

Pour nous, si le décret signifiait que seules les données au verso de la carte CEDEAO étaient accessibles aux partis dans le cadre de l’application de la loi, il ne leur serait même pas possible de consulter les prénoms et nom des électeurs, ce qui serait absurde.
D’ailleurs dans le rapport d’audit sus mentionné, les éléments constitutifs du fichier électoral détaillés et testés (paragraphe 6) sont les numéros d’électeur, le NIN, le numéro de la carte d’identité CEDEAO, les prénoms, nom, genre, date de naissance etc., ce qui lève toute ambiguïté sur l’interprétation de données propres au fichier électoral.
Nous demandons, encore une fois, Monsieur le Ministre, le respect de notre droit d’inspecter le fichier général des électeurs comme le stipule l’article L48 de la loi portant code électoral.
En comptant sur votre compréhension, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute et patriotique considération.

Pour les partis du FRN

Oumar SARR
Président de la Commission Electorale,
Secrétaire Général National Adjoint du PDS

Ampliations
– CENA
– CEDEAO
– Union Européenne

Le Sénégal croule sous le poids d’une dette évaluée à plus de 6467 milliards


De 5 848,5 milliards en 2017, la dette du Sénégal est passée à 6 467,7 milliards en 2018. Une situation qui contraste avec les difficultés de trésorerie qui empêchent au gouvernement d’honorer la dette intérieure.

Ce qui pousse des députés à alerter sur les effets de cette année sociale qui a siphonné les comptes publics juste par stratégie électoraliste.

L’Etat en a pris plein la dette qui se creuse au point d’alarmer certains pendant que le gouvernement rassure. En effet, l’encours de la dette publique totale passerait de 5 848,5 milliards en 2017 à 6 467,7 milliards en 2018, soit un accroissement de 10,6 %.

Quant au ratio de l’encours de la dette publique par rapport au Pib, il devrait ressortir à 48,2 % en 2018, après 47,7 % en 2017, soit nettement en dessous de la norme de 70 % retenue dans le cadre du pacte de convergence de l’Uemoa.

L’encours de la dette serait composé de la dette extérieure pour 5 395,2 milliards (83,4 %) et de celle intérieure pour 1 072,5 milliards (16,6 %).

Le ministre a soutenu que l’encours de la dette comprend 156 milliards contractés (par les socialistes), 2 198 milliards pour un emprunt contracté avec la première alternance (les libéraux) et 1 828 milliards avec la seconde alternance.

Malgré que les nombreuses craintes, l’argentier de l’Etat, Amadou Bâ, a soutenu, hier, devant les députés, que le Sénégal est dans la catégorie de «pays à risque de surendettement faible» du Fonds monétaire international (Fmi).

Parce que, dit-il, non seulement la croissance du pays est forte mais surtout tous les seuils de viabilité et de liquidité de la dette sont respectés.

«Les difficultés connues sont d’ordre conjoncturel. La qualité de la signature du Sénégal est bonne et s’est traduite par le rehaussement de la notation du pays par les institutions spécialisées», a dit Amadou Bâ. Qui pense que la dette est un débat qui n’a pas de sens puisqu’il n’y a pas un problème de surendettement au Sénégal.

Paradoxe : en dépit de cet endettement excessif selon certains, le gouvernement fait face à de graves tensions de trésorerie qui ne lui permettent pas d’honorer la dette intérieure. Ce que réfute énergiquement Amadou Bâ qui assure que samedi, à midi, le Trésor disposait de 343 milliards de francs Cfa dans ses comptes.

Dans le projet de loi de finances 2019, évalué à 4 071,8 milliards de francs Cfa, des députés de l’opposition ont relevé des déséquilibres entre le service de la dette, dépenses de personnel, dépenses de fonctionnement et dépenses d’investissement.

Car le premier poste de dépense du gouvernement est celui du service de la dette publique qui se chiffre à 863,17 milliards de francs Cfa réparti en charges d’intérêt pour 273,2 milliards et en amortissements pour 590 milliards. Comparé en 2018, il a amorcé une baisse de 18,8 milliards de francs, soit 2,1 %, conformément à la stratégie de la dette à moyen et long terme.

«La politique de maîtrise de l’endettement initiée depuis 2012 a permis de réduire le taux d’accroissement moyen de la dette, en le ramenant de 21,8 % sur la période 2007-2011 à 13,6 % sur la période 2012-2017. Tous les indicateurs et seuils de viabilité de la dette extérieure correspondant à la catégorie de notre pays sont respectés.

Les dernières analyses de viabilité de la dette, réalisées en rapport avec le Fonds monétaire international attestent d’un profil de risque de surendettement faible», relève le ministre des Finances dans le document sur les considérations générales du projet de loi de finances 2019.

Le deuxième poste de dépenses du budget de l’Etat est constitué par la masse salariale.

Ainsi, selon l’argentier de l’Etat, les dépenses de personnel inscrites au Titre II sont programmées à 743,41 milliards de francs Cfa contre 683 milliards de francs Cfa, soit une progression de 8,8 %.

Cette hausse s’explique en grande partie par l’impact budgétaire des accords conclus avec les syndicats d’enseignants et de la Santé en vue d’apaiser le climat social dans ces deux secteurs vitaux pour le développement du pays et de l’option du chef de l’Etat d’intégrer chaque année dans la masse salariale 10 mille professeurs er maîtres contractuels. Mais, il reconnaît que la réforme du système de rémunération devient une exigence.

Et, en dehors du Titre II, l’Etat et ses différents démembrements verseront en 2019 la somme globale de plus de 250 milliards de salaires, émoluments, indemnités et traitements divers, dont 140 milliards, en faveur du personnel des agences.

Ce qui porte la rémunération globale dans le secteur public à plus de 1 000 milliards de francs Cfa, soit 40 % des recettes fiscales, dérogeant ainsi au critère de convergence de l’Uemoa qui est de 35 %.

Decroix : Macky doit démissionner s’il a un brin de lucidité

Les députés se sont prêtés, hier, à des jeux de postures et petites phrases. L’opposant Mamadou Diop Decroix a cogné grave sur le régime de Macky SALL.

Il a soutenu qu’en 2012, le baril était de 120 dollars et il est descendu jusqu’à 56 dollars, soit une baisse de 70 % ces dernières années. Ce qui l’a poussé à demander au gouvernement ce qui a été fait de l’argent économisé dans cet environnement favorable. Car, il estime que les énormes masses financières dégagées n’ont pas été recyclées dans l’activité économique.

«Nous avons un discours idéologique bâti sur le mensonge et la manipulation de l’opinion comme pour le Train express régional (Ter). Les hôpitaux de niveau de Sédhiou, Kaffrine et de Kédougou attendent toujours d’être construits.

Pour celui de Touba, la première pierre a été posée depuis 2016 mais l’argent a été détourné. Macky Sall nous avez promis l’autosuffisance en riz en 2017. Nous sommes aujourd’hui en 2018 et la Fao, le Pam ont lancé récemment une alerte rouge sur la famine au Sénégal.

Pour l’année dernière, ici même dans cet hémicycle, le ministre de l’Agriculture nous disait que le Sénégal va bientôt exporter du riz», dit-il.

Non sans soutenir que le Prodac est victime du casse du siècle avec des milliards emportés sans qu’aucun démembrement concerné de l’Etat ne bouge.

«Vos problèmes de trésorerie sont connus. Vous ne pouvez plus honorer vos engagements. Vous êtes en quasi banqueroute. Vous ne pouvez plus payez la société d’électricité, vous ne pouvez plus payez les 130 milliards de la Société africaine de raffinage (Sar). Vous ne pouvez plus payez les enseignants qui dénoncent une escroquerie. Vous ne pouvez pas payez les établissements d’enseignement supérieur privé. Vous ne pouvez pas payer les personnels de santé, les concessionnaires des restaurants universitaires. Des étudiants de Thiès mendient dans la rue. Vous n’êtes plus en mesure d’entretenir la machine économique, qui, tel un organisme humain mal alimenté, est aujourd’hui gravement anémiée. Mais, vous ponctionnez son sang pour payer la dette extérieure avec plus d’1 milliard 300 millions de francs Cfa par jour. (…) Et vous osez regarder les Sénégalais dans le blanc des yeux pour leur demander un second mandat. L’ancien Président français, François Hollande aurait dû vous inspirer si vous aviez encore un brin de lucidité. Mais le pouvoir en a rendu beaucoup ivres. Or, l’ivresse et la lucidité ne font pas bon ménage», ajoute M. Diop.

Plus de 124 mille erreurs relevées dans le fichier électoral

La polémique entre la majorité présidentielle et l’opposition est loin d’être terminée. Hier, le Comité de suivi des recommandations de la mission d’audit du fichier électoral a mis en exergue les points faibles et forts de ce fichier. Ce, pour lister d’innombrables erreurs qui restent à corriger.

L’opposition n’a-t-elle pas raison de demander d’entrer en possession de l’intégralité du fichier électoral ? La question vaut son pesant d’or, au sortir du face à face entre le Comité de suivi des recommandations de la mission d’audit du fichier électoral et les journalistes.

En effet, ledit comité a fait part de plusieurs points forts et faibles qui caractérisent le fichier électoral. Porte-parole du jour, Issa Sall a tout d’abord listé les points forts.

«Il ne contient pas de mineurs ; il ne contient pas de doublons biométriques ; il ne contient pas de lieux de vote et de bureaux non référencés ; les adresses électorales sont bien référencées pour chaque électeur ; la grande majorité des données sont cohérentes», dit-il.

Pour ce qui est des points faibles, Issa Sall soutient qu’il y a 383 numéros d’identification national (NIN) de différentes longueurs, à 12 ou 13 caractères, et donc probablement erronés.

«Il y a aussi 4890 NIN saisis avec erreur (corrigés grâce à la double saisie en central, à impacter sur la base de données électorale) ; 75.976 NIN saisis plus d’une fois sur les kits (problème non bloquant grâce à la double saisie des formulaires, au plus 37.988 à corriger) ; 83.694 numéros de formulaire retrouvés en double (problème non bloquant, au plus 41.847 à corriger)…», dit-il.

373 noms comportant des caractères spéciaux, 531 genres erronés ; 815 inversions de genre; 57.022 dossiers Afis en attente d’arbitrage…

A cela, il s’ajoute d’autres erreurs que le comité promet de corriger.

«Il s’agit de 373 noms comportant des caractères spéciaux, 531 genres erronés ; 815 inversions de genre détectées ; 7 enregistrements ont un double au niveau des données d’état civil ; 57.022 dossiers Afis en attente d’arbitrage (au plus 28.511 à différencier)», soutient-il.

Sur les recommandations des auditeurs, Issa Sall soutient que le cas des 7 doublons n’est pas encore vidé.

«L’auditeur nous a demandé de régler ce problème. Nous sommes allés sur le terrain deux fois pour vérifier au niveau des états civils, mais le problème demeure toujours complexe», dit-il.

Et d’ajouter : «en effet, il s’agit de sept personnes détenant leur Cni et qui ne figurent pas sur les listes électorales, parce que tous les renseignements qui figurent sur leurs Cni sont identiques à ceux de sept autres personnes qui, elles, sont bien inscrites sur les listes».

D’ailleurs, il précise que le total des problèmes les plus importants représente 77.589 enregistrements, soit un taux de 1,241%.

Si l’on y ajoute les problèmes mineurs, le total est porté à 124.326, soit un taux de 1,989%. Pour rassurer l’opposition, Issa Sall explique que «le fichier électoral, bien que perfectible, reste cohérent et de bonne qualité et constitue une base solide pour l’organisation des prochaines élections». Il s’agissait d’un audit après les législatives et si le fichier avait des problèmes avant les élections, j’espère qu’il ne peut qu’être meilleur présentement».

Rappel à Dieu de Me Jacques Baudin

La grande faucheuse vient d’endeuiller le barreau sénégalais avec le rappel à Dieu de Me Jacques Baudin ce matin. C’est suite à une longue maladie

Me Jacques Baudin, avocat et homme politique sénégalais est décédé. Plusieurs fois ministre sous la présidence d’Abdou Diouf, il était ancien député et maire de Diourbel depuis 2009. Magistrat de formation, Me Jacques Baudin a été aussi un éminent défenseur des droits de l’homme.

Né à Diourbel en 1939, il devient avocat à la Cour en 1984.

Il a été successivement ministre du Tourisme et de l’Environnement, ministre de la Justice et enfin ministre des affaires étrangères et des sénégalais de l’extérieur dans le gouvernement de Mamadou Lamine Loum.

Affaire Karim Wade : La Cedeao donne un mois à l’Etat

Le 28 Octobre dernier, le Comité des droits de l’homme de l’Onu a rendu une décision suite à la plainte de Karim Meissa Wade pour violation de l’article 14.5 du Pacte International relatif aux droits civils et politiques.

Dans sa décision, le comité onusien demande à l’Etat du Sénégal d’annuler la condamnation de la Crei relative à la peine, à la contrainte par corps, aux mesures de confiscation des biens et aux dommages et intérêts prononcée contre Karim Wade.

Et surtout de réexaminer au fond les faits reprochés à Karim Wade et de prendre en compte les preuves fournies par lui. Forts de cette décision du Comité des droits de l’homme de l’Onu, les avocats de Karim Wade sont allés la déposer auprès de la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

Une décision onusienne doublée d’une autre plainte aux fins de pousser l’Etat du Sénégal à se plier à la volonté de la communauté internationale.

Justement, «Le Témoin» quotidien vient d’apprendre que la Cedeao a notifié à l’Etat du Sénégal cette demande de réexaminassions de la condamnation de Karim Wade. En effet, la Cedeao a donné un ultimatum d’un (01) mois à l’Etat du Sénégal pour répondre à cette nouvelle donne.

Seulement, « Le Témoin » ignore, jusque là, la date de réception de cette requête communautaire par l’Etat du Sénégal nous permettant de déclencher le compte à rebours!

Ismaila Madior Fall confirme Macky : “Karim paie ou retourne en prison”

Karim Wade sait en quoi s’en tenir s’il revient au Sénégal. Le ministre de la justice le met en garde.

“Si Karim revient et paie l’amende de 138 milliards, il va chez lui. S’il ne paie pas c’est la contrainte par corps », a martelé Ismaila Madior Fall, dans Les Echos. Pourquoi attendre le retour de Karim Wade pour exiger le paiement de l’amende.

Le Garde des Sceaux répond : «beaucoup de Sénégalais qui doivent de l’argent sont à l’étranger. On ne peut pas les poursuivre mais s’ils reviennent, ils paient ou vont en prison. »

“Il a le droit de revenir dans son pays. Personne ne peut l’en empêcher, parce qu’il est Sénégalais. Mais, s’il revient, il paye l’amende, 138 milliards F Cfa. S’il les paye, il va chez lui. S’il ne paye pas, c’est la contrainte par corps”

Sénégal : encore un contentieux lié au pétrole ! (Exclusivité Ouestaf)

Début octobre 2018, le gouvernement sénégalais a lancé un appel d’offres pour l’octroi de licences sur deux blocs pétroliers : Sénégal offshore Sud (SOS) et Sénégal offshore Sud profond (SOSP). Mais l’appel d’offres concernant ce dernier bloc (SOSP) risque d’être plombé par un contentieux. Ouestaf News a essayé d’en savoir plus.

Dès la publication dans les médias de l’appel d’offres, la société Africa Petroleum Corporation Limited (APCL), en bisbille avec l’Etat du Sénégal, a sonné l’alerte pour rappeler qu’un contrat le lie déjà au Sénégal sur ce bloc ou la compagnie détient 90 %.

L’appel d’offres publié début octobre 2018 dans le quotidien national sénégalais, Le Soleil, par le ministère sénégalais du Pétrole et des Energies, invite les sociétés intéressées à se manifester, précisant qu’elles ont jusqu’au 31 octobre pour déposer leur dossiers.

Sénégal : le pétrole toujours en débat

Mais voilà, pour Africa Petroleum Corporation Limited, le Sénégal n’a pas le droit de mettre ce bloc sur le marché.

«Le contrat (NDLR qui lie APLC à l’Etat du Sénégal sur le bloc SOSP) « n’est pas formellement arrivé à échéance », selon Ben Romney, chargé des relations avec les médias chez APLC.

Dans un échange de courriels avec Ouestaf News, M. Romney précise en outre : «APCL reste le propriétaire légitime de ce bloc et en aucun cas il ne devrait faire l’objet d’un appel à manifestation d’intérêts».

Ouestaf News a tenté d’avoir la version du gouvernement du Sénégal, mais comme dans plusieurs autres dossiers «brûlants» qui le concernent, la requête est restée sans suite.

Ouestaf News a d’abord envoyé un courriel à Monsieur Thierno Ly, conseiller technique numéro 1 au Ministère sénégalais du Pétrole et des Energies (signataire de l’appel d’offres mentionné plus haut), pour des éclaircissements. M. Ly n’a pas souhaité réagir directement et a recommandé conformément aux «procédures administratives» d’adresser un courrier accompagné d’un protocole d’interview au ministre du Pétrole et des Energies en personne.

Un courrier a donc été déposé depuis le 09 novembre 2018 au niveau du ministère. A ce jour, aucune réponse ne nous est parvenue. Relancé aussi par courriel, le ministère n’a toujours pas réagi.

Un décret de 2011

Alors que dit le décret de 2011 sur lequel s’appuie ACPL pour contester la procédure d’appels d’offres lance par le gouvernement sénégalais?

Des recherches ont permis à Ouestaf News d’en savoir plus : un décret portant approbation du contrat de APCL sur le bloc SOSP a été signé le 02 novembre 2011 par le président Abdoulaye Wade et contre-signé par son Premier ministre d’alors Souleymane Ndéné Ndiaye.

Auparavant, en date en date du 25 octobre 2011, c’est Karim Wade à l’époque, ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, des Transports terrestres et de l’Energie, qui avait soumis le rapport de présentation qui porte sa signature.

Dans ce décret il est écrit : « ce contrat est signé pour une période initiale de recherche de trois (3) années, renouvelable deux fois, pour une durée de trois ans pour le premier renouvellement et pour une période de deux virgule cinq (2,5) ans pour le second renouvellement, soit une période totale de recherche de 8,5 ans».

Si l’on se base sur le contenu de ce texte, le contrat liant les deux parties devrait effectivement prendre fin à la mi-2019.

Pour appuyer sa thèse, la compagnie pétrolière rappelle que le bloc SOSP fait actuellement l’objet d’un arbitrage devant le Centre International pour le Règlement des Différends relatifs aux Investissements (CIRDI), un organe de la Banque mondiale, basé à Washington.

En janvier 2018 APCL a déposé une demande d’arbitrage au niveau de la CIRDI après que les autorités sénégalaises aient refusé le renouvellement sollicité.

Nos enquêtes permettent de confirmer que cette demande existe : un dossier d’arbitrage auquel est attribué le numéro ARB/18/24 a été enregistré par le CIRDI, le 11 juillet 2018. L’Etat sénégalais est dans ce dossier représenté par son Agent judiciaire.

«Nous avons été surpris de voir que le bloc SOSP fait l’objet d’un appel à manifestation d’intérêt alors qu’il fait l’objet d’un arbitrage au niveau de la CIRDI», a déclaré le directeur général d’APCL, Jens Pace dans un communiqué daté du 08 octobre. M. Pace a aussi indiqué dans le même communiqué avoir adressée une lettre d’avertissement aux autorités sénégalaises.

«Les pays africains qui ont mal négocié leurs contrats miniers et pétroliers perdent beaucoup lors des cessions», soulignait l’économiste sénégalais Chérif Salif Sy, lors d’un débat organisé, fin octobre 2018 par le think tank AfrikaJom sur la transparence dans le secteur minier et pétrolier au Sénégal

La compagnie basée à Londres, attend aussi un arbitrage du CIRDI entre elle et l’Etat gambien pour les mêmes raisons. Selon Reuters, ces deux affaires ont fait fondre l’action de la compagnie de 90% courant 2018.

Vers un autre scandale ?

Alors que le Sénégal n’a pas encore produit une goutte de pétrole, ce secteur reste miné par des controverses et une série de scandales.

L’opinion attend toujours d’être éclairée sur la nébuleuse qu’est devenue l’affaire Petro-Tim, avec le permis de recherche délivré à cette compagnie dirigé par Frank Timis et dont la filiale sénégalaise était administrée au moment des faits par le frère cadet du président de la république, Aliou Sall.

Les tenants et les aboutissants de cette affaire ont fait l’objet d’un rapport spécial de l’Inspection générale d’Etat, un rapport qui n’est toujours pas rendue public.

L’on se souvient aussi des contrats accordés au français Total, qui ont un temps défrayé la chronique et ont poussé l’ancien ministre de l’Energie, Thierno Alassane Sall, à démissionner de son poste avec fracas.

L’ancien ministre aujourd’hui adversaire politique du président de la République dit avoir refusé d’apposer sa signature sur le contrat conclu avec Total, lequel va mettre les «Sénégalais dans un trou», selon ses propos.

La suspicion allant crescendo, le gouvernement se débat pour prouver ses bonnes intentions en ce qui concerne la transparence dans ce secteur. Depuis octobre 2016, un processus a été entamé qui assure la publication de certains contrats miniers et pétroliers, dont les deux contrats de recherches et de partage de production accordés à Total.

Le Sénégal a adhéré à l’Initiative Pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) dont la norme 2.4 «encourage les pays à rendre publics tous les contrats et licences qui énoncent les modalités de l’exploitation du pétrole, du gaz et des minerais».

En dépit de ces efforts, certains Sénégalais continuent de jeter un regard suspicieux sur la gestion de leur pétrole et gaz. Sur le site web dédié à la publication desdits contrats, celui de Petro-Tim (qui avait par la suite revendu ses parts à Kosmos Energy) et ceux signés avec APCL ne sont pas encore mis en ligne.

Ousmane Sonko : Je suis de tout coeur avec « Y en a marre »

En Espagne dans le cadre de sa tournée européenne, le leader de Pastef n’a pas manqué de se prononcer sur l’actualité politique nationale plus précisément sur le retrait de l’agrément de Lead Africa cette ong partenaire de Yen a marre, sur le drame des Guet ndariens et sur l’augmentation des prix des denrées de première nécessité.

Sonko a affirmé son soutien aux membres de Y en a marre et précise que le régime moribond de Macky Sall cherche à museler la société civile pour mieux affiner le hold-up électoral qu’il prépare.

Non sans rappeler le rôle joué par Y en a marre et d’autres organisations de la société civile dans l’élection de Macky Sall qui, aujourd’hui, rattrapé par son incompétence et obsédé par un second mandat fait du khèkhou mbed…

Un « vent fort » sur la côte sénégalaise, de jeudi à samedi

L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) a émis un « avis de vent fort » concernant « toute la côté » sénégalaise, de jeudi à samedi.
Il s’agit d’un « vent fort pouvant dépasser 40 kilomètres par heure, sur toute la côte, à partir de ce jeudi 22 novembre 2018, à 18 heures, au samedi 24 novembre, à 12 heures », précise l’ANACIM dans un bulletin météorologique spécial.
« Soyez très vigilants », conseillent ses prévisionnistes aux riverains et aux usagers de la mer, ajoutant que ce vent pourrait occasionner « des phénomènes dangereux ».

Des milliers de fidèles à la Ziarra de Thierno Mouhamadou Samassa

Des milliers de fidèles, dont certains venaient de la Mauritanie, du Mali, de la Gambie, d’Algérie et du Maroc, ont pris part mercredi à la « ziarra » (pèlerinage) annuelle du guide religieux Thierno Mouhamadou Samassa, à Matam (nord), a constaté l’APS.

De nombreux chefs religieux, des autorités administratives, des parlementaires, des responsables politiques locaux ont participé à cette rencontre organisée chaque année par le guide musulman, au lendemain de la célébration de l’anniversaire de la naissance du prophète Mohamed.

Thierno Mouhamadou Samassa a donné aux fidèles réunis à la place Halwar, dans la commune de Matam, un sermon dans lequel il a invité « les plus nantis à aider les démunis sans les sous-estimer ».
De même a-t-il appelé les démunis « à ne pas regarder d’un mauvais œil ceux à qui Dieu a octroyé beaucoup de biens ».

Le ministre Mamadou Talla, qui a pris part à l’événement, auquel il représentait le président de la République, a demandé au guide religieux de prier pour que l’élection présidentielle du 24 février prochain soit « apaisée » et se tienne « dans le calme ».

Avec Aps

Comment le gouvernement a-t-il dépensé les 1200 milliards d’eurobonds empruntés en 2018 ?

Le Trésor n’a plus d’argent, façon de parler. En vérité, le gouvernement ne peut plus faire face aux dépenses engagées et ordonnancées, il accumule des arriérés intérieurs, le cancer de l’économie dans notre pays. La plupart de nos entreprises sénégalaises ont des affaires avec l’Etat.

Ce sont elles qui subissent de plein fouet la crise financière du Trésor. Beaucoup vont fermer ou licencier des travailleurs. C’est la faute à Macky Sall qui ignore tout de la gestion macroéconomique d’un pays qui n’a pas d’influence sur les prix mondiaux (price taker).
On a observé que cette année 2018, le gouvernement n’est pas allé sur le marché régional de l’UEMOA pour des bons du trésor ou des obligations. Il a préféré les eurobonds. Qu’a-t-il fait de l’argent des eurobonds en ce moment précis où le ministre des finances acculé passe aux aveux sur la crise financière de l’Etat. J’enverrai une question écrite au gouvernement.

A propos du Programme national « Lecture pour tous » Des choix discutables (Par Kaba Diakhaté)

 

Avec l’appui de l’USAID, le Ministère de l’Education nationale est en train de mettre en œuvre un programme intitulé “Lecture pour tous’’, (LPT) dans les académies de Diourbel, Matam, Kaolack, Kaffrine, Louga et Fatick. Basé sur les langues nationales (le sérère, le wolof et le pulaar) ce programme quinquennal aura pour cible les élèves des classes de CI, CP, CE1 de 3 637 écoles élémentaires publiques et 100 daara.
Il nous paraît indispensable de poser un débat national sur les orientations de ce programme, afin que les importantes ressources mobilisées permettent, de manière efficace et efficiente, d’atteindre des résultats significatifs pour notre système éducatif.
D’abord, pourquoi a-t-on abandonné le bilinguisme ?
Contre toute attente, on parle de « langue nationale comme béquille pour le français !!! », dans les options de LPT. Cette posture attribuée à nos langues est en deçà de l’état de la recherche, et surtout des riches expériences réussies dans notre pays, par l’Etat lui-même et par des ONG..
Nous avions estimé, avec beaucoup d’espoir, que notre pays a aujourd’hui une excellente opportunité de faire des pas décisifs dans l’utilisation des langues locales. C’est devenu un truisme de parler de l’importance de la langue parlée par les enfants dans l’acquisition du savoir. De nombreux psychologues s’accordent sur le fait que le développement de l’enfant s’effectue plus harmonieusement lorsqu’il n’y a pas de rupture brutale entre la langue maternelle et la langue d’enseignement. L’utilisation des langues maternelles des élèves au début de la scolarité permet de faciliter les apprentissages et de les rendre plus durables. Elle permet, par ailleurs, de réconcilier l’école avec son milieu (participation des communautés à la mise en œuvre des curricula, intervention facile des personnes ressources du milieu…). Les enfants auront ainsi, plus de respect pour leur langue et la confiance en soi rendra les acquisitions plus solides. Il est clair que nous plaçons nos enfants dans une position d’échec en leur faisant aborder des acquisitions scientifiques dans une langue qu’ils ne connaissent pas. Aussi avons-nous été fort découragé de constater que le programme national de lecture a abandonné le bilinguisme.
Au cours de l’atelier de validation du « Modèle harmonisé d’enseignement- bilingue au Sénégal », tenu à Saly du 6 au 10 novembre 2016, il avait été retenu : « Le bilinguisme proposé dans le présent modèle est de type additif en ce qu’il permet un ancrage plus solide de la langue première, rendant ainsi possible un meilleur gain au plan des apprentissages et des performances des élèves. Il s’appuie sur le principe de l’utilisation des langues nationales comme médium et objet d’apprentissage durant tout le cycle élémentaire, en même temps que le français ». Et, le schéma d’utilisation des langues adopté préconisait ceci :
• A la première année, la langue nationale (L1) est le seul médium d’enseignement –apprentissage
• Le français (L2) est introduit à l’oral au premier trimestre de la deuxième année (CP) et en lecture-écriture à partir du deuxième trimestre de la même année
Pourquoi a-t-on choisi de ne travailler que sur la lecture ?
L’option de travailler exclusivement sur la lecture pose un sérieux problème de cohérence pédagogique. Même si le programme traite la lecture en priorité, il ne saurait ignorer sa relation ombilicale avec l’apprentissage de l’oral et la production d’écrits. Nous pensons qu’il est incongru, dans un CI, d’enseigner en pulaar la lecture et en français la communication orale et la production d’écrits. Pourtant, avec les mêmes moyens humains, techniques et financiers, on peut parfaitement éviter cette étrangeté déstabilisatrice pour les enseignants.
Pourquoi a-t-on choisi le décodage exclusif ?
Dans le Guide de lecture produit par LPT, on parle de décodage systématique, mais on opte pour un décodage exclusif. Les concepteurs semblent être fascinés par la prétendue supériorité de la « méthode syllabique » sur la « méthode globale ». Nous pensons que les « récentes » affirmations du Monsieur Stanislas Dehaene, basées sur les neurosciences, sont passées par là ! Pourtant ces affirmations avaient déjà fait polémiques en 2006. Et, de multiples raisons invitent à ne pas les prendre pour argent comptant. En effet, de graves lacunes méthodologiques ont été constatées sur les études qui ont été à la base de ses déclarations.
La « guerre des méthodes » n’a quasiment existé ou alors elle n’existe plus !
Une enquête dirigée par Roland Goigoux, professeur à l’Université de Clermont Ferrand, pendant 3 ans, a été réalisée sur 2800 élèves de CP par une équipe de 60 chercheurs (13 universités) et 140 intervenants pendant 3000 heures de cours filmées, 8000 photos de cahiers d’écoliers…Cette enquête s’est intéressée à ce qui se fait réellement en classe en apprentissage de la lecture et de l’écriture. Les conclusions de cette étude ont montré qu’il n’existe pas de supériorité d’une méthode sur une autre.
Pourquoi on a négligé les composantes de la lecture ?
Les conclusions des recherches basées sur la psychologie cognitive ont permis d’identifier de façon rigoureuse a) les composantes indispensables à la maîtrise de la lecture, b) les processus développementaux du savoir lire et c) les caractéristiques liées à la langue d’enseignement apprentissage. C’est pourquoi on parle d’approche cognitive de la lecture.
En ce qui concerne les composantes de la lecture –écriture on peut retenir :
• Les concepts liés à l’écrit
• Établir les correspondances entre les unités orales (phonèmes) et les unités écrites (lettres) : la connaissance des lettres, la conscience phonologique, la conscience phonémique, la compréhension du principe alphabétique, l’enrichissement du vocabulaire, la compréhension en lecture, la fluidité, l’écriture.
Dans quel ordre prendre doit-on prendre en charge ces composantes ?
Si les experts se sont pour l’essentiel entendus sur ce qu’on ne peut pas ne pas enseigner, ils sont par contre très prudents sur l’ordre à adopter. La prudence des experts sur l’ordre à adopter est bien synthétisée, dans un livre écrit sous la direction de Stanislas Dehaene, par Ghislaine Dehaene-Lambertz, Edouard Gentaz, Caroline Huron et Liliane Sprenger-Charolles. Les auteurs affirment : « Disons d’emblée : la connaissance du cerveau ne permet pas de prescrire une unique méthode de lecture. Au contraire, la science de la lecture est compatible avec une grande liberté pédagogique, des styles très variés d’enseignement et de nombreux exercices qui laissent le champ libre à l’imagination de l’enseignant et des enfants. Un seul objectif doit nous guider : aider l’enfant à progresser, le plus vite possible, dans la reconnaissance fluide des mots écrits… »
Pourquoi a-t-on négligé les contenus d’enseignement apprentissage ?
Le Guide du maître du Programme national « lecture pour tous »pose, à notre avis, beaucoup de problèmes.
D’abord, il n’y a aucun objectif d’apprentissage défini, encore moins une compétence de lecture. La planification globale des apprentissages ne liste que des titres de « leçon », se réduisant à des sons programmés : leçon1 : a ; leçon 2 : b ; leçon 3 : i, leçon 4 : t…
On n’est pas dans un décodage systématique, on est bien dans un décodage exclusif.
Ensuite, on ne voit apparaître la fluidité et la compréhension qu’à la 23ème semaine de l’année ! En outre, aucun objectif en vocabulaire !
Enfin, la construction de sens sur des textes est totalement ignorée.
Le Guide énonce des activités de pré-lecture et écriture, mais il ne dit rien sur les contenus encore moins sur la démarche préconisée.
Pourquoi les tergiversations sur la modalité de planification ?
Le Guide LPT mentionne curieusement des« activités d’intégrations ». Après avoir fait les leçons a, b, i, t, n…il est légitime de se demander sur quoi porteront les activités d’intégration.
Les activités d’intégration ne doivent pas être convoquées comme une mode. Elles constituent la base méthodologique de l’Approche par les compétences, qui estencore l’option choisie par le système éducatif sénégalais. Il faut préciser les apprentissages ponctuels concernés et même proposer une démarche et des exemples.
Pour ne pas conclure…
Les expériences réussies au Sénégal, l’importance des ressources humaines existantes, la quasi unanimité autour de l’importance de la langue parlée par les enfants dans l’apprentissage, les moyens mobilisés par le Programme national de lecture…autorisent, de facto, une introduction du bilinguisme dans notre système éducatif.
En outre, il est indispensable de disposer d’un programme de lecture basé aussi bien sur nos langues nationales que sur nos options de planification de l’éducation (APC).
Dans tous les cas, les compétences de communication (lire et écrire) sont inter reliées. Et, l’apprentissage de la lecture ne peut jamais se réduire à l’acquisition des sons et des lettres. Nous pensons qu’il est encore possible de revoir le programme en en revisitant les options et les orientions pour maximiser les ressources mobilisées.

Kaba Diakhaté
Inspecteur de l’Education à la retraite
Ex. Coordonnateur du Groupe Langue et Communication
Curriculum de l’éducation de base (CEB).
Kabadiakhate2@gmail.com

senelux.com

Le voile désormais autorisé dans le Congrès américain

Le Congrès américain devrait changer son règlement intérieur à l’initiative d’une parlementaire musulmane et autoriser le port du voile dans l’hémicycle, une modification soutenue lundi par le principal groupe de défense des droits des musulmans.

Ilhan Omar, une réfugiée somalienne élue sous l’étiquette démocrate au début du mois, a participé à la réécriture du règlement intérieur qui interdit depuis 181 ans d’avoir la tête couverte. La nouvelle version autorisera des exceptions pour raisons religieuses : celles-ci s’appliqueraient au foulard islamique, à la kippa juive ou au turban sikh.

Ce changement devrait être approuvé en janvier par la Chambre des représentants, désormais à majorité démocrate.

«Personne d’autre que moi ne me met un foulard sur la tête. C’est mon choix, protégé par le premier amendement» de la Constitution, a expliqué samedi Ilhan Omart sur Twitter.

«Et ce n’est pas la seule interdiction que je veux supprimer», a ajouté l’élue du Minnesota, l’une des deux parlementaires musulmanes du Congrès.

Le Conseil des relations américano-islamique dit soutenir la proposition qui «met à jour une politique anachronique et met la Chambre des représentants en conformité avec la Constitution et la protection de la liberté religieuse».

Un nombre record de femmes et d’élus issus des minorités – hispanique, afro-américaine, amérindienne et LGBTQ – se retrouveront début janvier pour la nouvelle session parlementaire.

Le démocrate Jim McGovern, qui devrait présider la commission chargée de voter le nouveau règlement intérieur, a affirmé que ce changement reflétait la diversité du Congrès.

«Il va stipuler qu’aucune restriction ne doit empêcher un membre de faire le travail pour lequel il a été élu à cause de sa religion», a-t-il dit.

L’interdiction était dénoncée par plusieurs parlementaires, notamment la démocrate Frederica Wilson, connue pour porter des chapeaux de cow-boy aux couleurs tapageuses. Elle ne sera toutefois pas concernée par le changement, les couvre-chefs restant interdits.

Le conte du Ter et des 94 milliards. Par Mamadou Bamba Ndiaye

Il était une fois un président français à la recherche d’un bilan lui permettant de postuler pour un second mandat. Dans son pays, la question de l’emploi est cruciale. Et il en avait beaucoup promis. Pour créer des emplois ou préserver ceux existant, il lui faut trouver de gros contrats pour les grandes entreprises. Justement, l’une d’elles, fabricant de Ter, est au bord de la faillite, faute de contrat.

Le président prend son téléphone et appelle son homologue : «Commandez-moi un Ter !». Il reçoit la seule réponse qu’il puisse admettre : «Oui, Monsieur le Président».

Le projet le plus loufoque de l’histoire de ce pays, dont la sottise ne rivalise qu’avec la malfaisance, est lancé. Mais, tenez-vous bien, il y aura un Ter dans le Ter, une Technologie d’enrichissement rapide.

Le coût du projet, initialement fixé à 568 milliards, est ensuite revu par avenant à 738 milliards pour 38 km, soit 19 milliards le km, contre 3 pour un projet similaire au Nigeria. La somme est empruntée. Il faut la dépenser. Des entreprises françaises se partagent l’essentiel des marchés.

Mais il faudrait être fou pour dépenser une telle somme sans prendre sa part. Et les concepteurs de la gestion sombre et véreuse ne sont pas fous. Vite, l’astuce est trouvée. La faille devant permettre de mettre de côté 94 de ces centaines de milliards, c’est l’indemnisation des propriétaires des terrains situés sur le tracé.

L’expropriation de ces propriétaires crée une grande confusion. Chaque jour, ils se font entendre dans les médias, se plaignant des montants ridicules proposés ou du non-paiement des sommes dues. Certains ont même soutenu avoir reçu des chèques sans provision.

En fait, toute cette confusion sert à cacher la véritable intrigue : comment le pillage de l’Etat par l’Etat va-t-il s’opérer ? Le responsable des affaires domaniales, est chargé de délivrer, sur tout le tracé, des titres fonciers. De vrais-faux titres fonciers à exproprier et indemniser autour de 2 à 3 milliards chacun. Il faut des prête-noms bien sûr, qui acceptent de louer leur identité pour 200 à 300 millions. L’opération rapporte globalement 94 milliards.

Mais patatras ! La mèche est vendue. Un opposant porte plainte et organise une conférence de presse. L’escroquerie d’Etat contre l’Etat est ébruitée. Après de longs jours d’hésitation, le patron des Domaines sort du bois et annonce une plainte pour dénonciation calomnieuse. Une plainte qui a probablement autant de réalité que les records de production agricole encore annoncés cette année. Après, c’est un silence total.

Comment se termine le conte ? Réponse au prochain épisode. Sûrs de leur impunité, nos brigands vont-ils continuer à empocher tranquillement leurs milliards ? Ou bien vont-ils s’empresser d’effacer tant bien que mal les traces de leur impensable forfait ? Nous le saurons bientôt.

Car il y a les vrais contes et les contes vrais, dont la sordide réalité dépasse toute imagination.

Mamadou Bamba NDIAYE

Ancien député

Secrétaire général du Mps/Selal

Atepa : Macky Sall n’a pas de vision

Dans un entretien avec le journal walfquotidien, l’Architecte Pierre Goudiaby Atepa, candidat à l’élection présidentielle s’en est vivement pris à Macky Sall et à son régime

Quand on voit là où on nous amène, on se rend effectivement compte qu’il y a problème. On ne peut pas continuer à gérer ce pays sans vision. Il n’y a aucune vision. Je suis désolé, mais ce n’est pas ce que nous attendions de nos dirigeants. Ce pays, on peut le développer. Il fait partie des très rares Etats africains qui peuvent être développés en un rien de temps. Je pèse mes mots (…). D’abord, il faudra remarquer que le pouvoir a mis en place ce qu’ils ont appelé le Plan Sénégal Emergent (Pse), mais la plupart des projets phares qu’ils font actuellement ne font pas partie du Pse. Il y a une autoroute qui n’en fait pas partie. Le fameux TER non plus, etc. Cela veut dire qu’il n’y a pas la vision qu’il faut pour nous sortir de là où nous sommes. Nous devons pouvoir faire mieux.

Serigne Mbaye Sy Mansour : Wade est un grand musulman et un grand patriote qui a beaucoup fait pour le pays


Le khalife général des Tidianes a reçu ce samedi à Tivaouane la forte délégation du Pds dépêchée par Me Wade. Serigne Mbaye Sy Mansour comme à son habitude a très bien accueilli Omar Sarr et ses accompagnants.

Devant ce dernier qui a conduit à la délégation, il a réitéré tout son respect à l’endroit de l’ancien Président de la République du Sénégal tout en clarifiant sa position sur la politique.

A l’endroit de ses interlocuteurs, le Khalife a fait savoir qu’il a du respect pour Me Wade, et qu’il prie pour lui car « Mag mat na na thi deukk ». « Wade est un grand musulman et un grand patriote qui a beaucoup fait pour le pays ».

Clarifiant sa position suite à sa sortie lors de l’audience accordée à Madické Niang, le Khalife a encore une fois affirmé qu’il ne fait pas de la politique.

« Maky est mon ami et bien avant qu’il ne soit président et moi même khalife. Mais je ne fais pas de politique, je ne vote pas et je n’ai jamais voté dans ma vie », soutient il.

« J’ai des talibes dans tous les partis et ne je ne peux donc donner de consigne de vote au profit d’aucun candidat », poursuit-il indiquant qu’il continuera à formuler des prières à tous ceux qui viendront le voir tout en priant pour la préservation de la paix au Sénégal
Avec Senego