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Marée humaine dans les rues d’Alger contre un cinquième mandat de Bouteflika

Marée humaine dans les rues d’Alger contre un cinquième mandat de Bouteflika Une manifestation à Alger, vendredi 8 mars 2019.

Les manifestations coïncident avec la célébration de la Journée internationale des droits des femmes.

Une marée humaine défile, ce vendredi 8 mars, dans le centre d’Alger pour un troisième vendredi consécutif contre un cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika. Et ce, malgré les mises en garde sur les risques de « chaos » lancées par le chef de l’Etat qui semble déterminé à ne pas céder.

La mobilisation, immense et difficile à évaluer, est largement supérieure à celle des manifestations des deux derniers vendredi à Alger, pourtant déjà impressionnantes.

Dans le centre de la capitale, la Place de la Grande-Poste est noire de monde, de même que l’un des principaux axes d’Alger qui y mène, ainsi que les grandes artères environnantes.

Les manifestations coïncident avec la célébration du 8 mars, Journée internationale des Femmes, et nombre d’entre elles figurent parmi les manifestants de tous âges qui défilent dans le calme, aux cris de « Pouvoir, assassin », ou « Pas de 5e mandat, eh Bouteflika! ».

« Ils ont les millions, nous sommes des millions », indique une pancarte brandie par une femme dans le cortège.

Le flot de manifestants n’a cessé de grossir sur la place de la Grande-Poste déjà bondée,à l’issue de la fin de la grande prière musulmane hebdomadaire.

Aucun incident n’est signalé. Initialement présents en nombre, les policiers se sont contentés d’observer, avant que plusieurs camionnettes de police, submergées au milieu de la foule ne commencent à évacuer la place. A chaque passage au-dessus d’eux de l’hélicoptère qui bourdonne dans le ciel d’Alger, les manifestants huent et sifflent en agitant leur drapeaux.

« C’est maintenant ou jamais » : en Algérie, au cœur de la révolte

Spectre du « chaos »

D’autres manifestations, également pacifiques, se déroulent ailleurs dans le pays, notamment à Oran et Constantine, deuxième et troisième villes d’Algérie, selon le site d’information TSA (Tous sur l’Algérie) qui parle également d’une foule « impressionnante » à Béjaïa, dans la région de Kabylie.

Les Algériens n’ont semble-t-il pas été impressionnés par le message que leur a adressé jeudi Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, hospitalisé en Suisse depuis plus de dix jours et dont le retour au pays n’a toujours pas été annoncé.

Dans ce message à l’occasion du 8 mars, le chef de l’Etat, présenté par ses partisans comme le garant de la paix dans le pays, a agité le spectre du « chaos » et dénoncé, sans les nommer, les ennemis « insidieux » et ceux « qui conspirent » contre l’Algérie.

En creux, le chef de l’Etat, très diminué par les séquelles d’un AVC dont il a été victime en 2013, réaffirme qu’il n’entend pas renoncer à briguer un 5e mandat lors de la présidentielle du 18 avril.

Mais la rue algérienne ne semble pas prête non plus à céder, malgré les rappels du chef de l’Etat, sur la « tragédie nationale » de la décennie de guerre civile (1992-2002) et la « déferlante du Printemps arabe ».

Des périls brandis par le camp présidentiel après le début de la contestation inédite depuis la première élection de M. Bouteflika à la tête de l’Etat en 1999.

Les dirigeants « ne vont pas lâcher facilement, mais nous ne lâcherons pas non plus », a expliqué jeudi soir à l’AFP un chauffeur de taxi, alors que les Algériens parlent désormais ouvertement et en public de la contestation et de leur ras-le-bol.

Sur les réseaux sociaux, le hashtag « #Mouvement_du_8_Mars » s’est répandu ces derniers jours, appelant à une mobilisation massive en Algérie.

« Pas une pierre je ne jetterai »

Circulent également les « 18 commandements des marcheurs du 8 mars » rappelant le caractère pacifique de la contestation.

Parmi ces commandements écrits par le poète et écrivain Lazhari Labter: « Pacifiquement et tranquillement je marcherai », « A aucune provocation je ne répondrai », « Les baltaguias (casseurs payés par le pouvoir) j’isolerai et à la police je les remettrai », « Pas une pierre je ne jetterai, « Pas une vitre je ne briserai », « Après la marche […] je nettoierai ».

A Alger, se sont aussi organisés sur les réseaux sociaux des groupes de « brassards verts », volontaires qui s’occuperont d’orienter et d’encadrer les marcheurs, prévenir les risques de bousculades, apporter quelques premiers soins, notamment en cas de projection de gaz lacrymogènes et nettoyer les rues à l’issue de la manifestation.

Dans certains quartiers périphériques de la capitale, des propriétaires de véhicules ont organisé des navettes pour transporter ceux qui veulent manifester vers le centre-ville, ont indiqué certains d’entre eux à l’AFP.

« Ce vendredi 8 mars 2019 doit être un jour de fête, mettez vos plus beaux habits, soyez beaux pour l’Algérie, qu’elle soit fière de ses enfants » demande une internaute, Samira Kada, sur son compte Facebook.

Revue de presse : Les tensions budgétaires à la Une des quotidiens


Les finances publiques occupent une place de choix dans les quotidiens parvenus mercredi à l’Agence de presse sénégalaise (APS) par le biais des explications du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan relativement aux tensions budgétaires notées dans l’exercice finissant. ’’Le temps des aveux’’, résume ainsi Enquête à sa Une en rendant compte de la reconnaissance par le gouvernement sénégalais de la réalité de l’existence de ces tensions budgétaires.

’’Il s’agit de difficultés passagères voulues, souhaitées par le gouvernement, du fait de la politique sociale menée actuellement. Au lieu d’augmenter le prix de l’électricité et des produits pétroliers, l’Etat a préféré faire un ajustement sur les dépenses’’, souligne le journal qui cite le ministre de l’Economie, Amadou Ba, interrogé mardi par la presse lors la revue de la coopération entre le Sénégal et la Banque mondiale.

’’Il reconnait que le Sénégal connaît de tensions budgétaires, mais il a fallu que la Banque mondiale emboîte le pas du Fonds monétaire international pour que le gouvernement fasse l’aveu. Auparavant, tous les Sénégalais qui avaient soulevé ces difficultés avaient été démentis’’, commente ainsi la publication. Le Quotidien y va, à sa Une, avec un jeu de mots : ’’Amadou Ba sa poulpe’’ pour entretenir ses lecteurs de cette question.

D’après le journal, le gouvernement sénégalais admet les difficultés de trésorerie mais les lie à la hausse des prix du pétrole et au choix d’investir massivement dans le social pour cette année dédiée à ce volet. ’’Avec la hausse du prix du baril et l’appréciation du Dollar, les pays non exportateurs doivent consacrer plus de ressources à l’achat de produits pétroliers. Au Sénégal, la note est encore plus salée puis qu’au nom de la décision du président de la République de faire de 2018, une année sociale, les autorités ont choisi de ne pas répercuter le prix aux consommateurs’’’, analyse le journal.

Même son de cloche du côté de Sud Quotidien qui affiche : ‘’Amadou Ba fait son mea culpa’’ au sujet des tensions de trésorerie et illustre sa Une d’une photo du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan avec un air perplexe. ’’Depuis plus d’un an, le prix du baril de pétrole s’est nettement apprécié. Or, le pétrole et ses dérivés représentent 20 % de nos recettes fiscales. Face à cette situation on répercute tout sur le prix à la pompe pour financer nos projets ou on serre en bloquant les prix et puis augmenter les subventions.

Cela entraine forcément des tensions et quelques difficultés çà et là’’, détaille le journal qui cite le ministre de l’Economie. Pour L’As, ’’Amadou Ba avoue et explique’’ alors que Le Témoin semble avoir une vision plus inquiétante des perspectives de l’économie sénégalaise sous le titre : ’’Après le FMI, la Banque mondiale inquiète’’. Selon la publication, la BM évoque une situation budgétaire ‘’particulièrement tendue’’ ayant entraîné une ‘’insuffisance des fonds de contrepartie pour supporter les coûts de réinstallation des personnes affectées par les projets, des retards de paiement des fournisseurs et des entrepreneurs entre autres’’.

Plus mesuré, Le Soleil aborde les finances publiques et l’économie sous un angle davantage rassurant en mettant en exergue la hausse des financements de la Banque mondiale au profit du Sénégal. ‘’Le portefeuille de la BM passent de 700 à 1065 milliards de Francs Cfa ‘’, souligne le quotidien à sa Une en rendant compte à ses lecteurs des résultats de la revue annuelle conjointe du programme de coopération entre le Sénégal et cette institution financière internationale organisée la veille (mardi) dans la capitale sénégalaise.

Le journal relève ainsi une augmentation de 265 milliards de francs ayant permis le financement et la mise en œuvre de projets qui ont contribué au bon comportement des agrégats macroéconomiques illustré en 2018 par une de croissance de 7 % du produit intérieur brut (PIB), alors que celui de 2019 est attendu à 6, 9 %

Serigne Mountakha va construire un grand centre d’études à Touba

 

Dans une déclaration qui nous est parvenue ,le tout nouveau Khalif Général des Mourides annonce la construction d’un grand centre où les enseignements de Serigne Touba continueront à être transmis aux générations futures.

Devant toute la famille de Cheikh Ahmadou Bamba,le marabout Khalif Général a souhaité que des études de faisabilité soient vite faites par des experts en la matière.Il voudrait qu’on lui annonce rapidement la taille que pourrait avoir ce centre et la capacité d’accueil de la structure.Toujours égal à lui mème, Serigne Mountakha souhaite réaliser ce temple du savoir dans les plus brefs délais .Il en fait son premier grand chantier mème s’il s’engage à achever les grands travaux déjà engagés par son illustre prédécesseur Cheikh Sidi Moukhtar Mbacké.

Nous y reviendrons.

senelux.com

George Weah élu président du Liberia

Le président de la commission électorale libérienne a communiqué jeudi soir les premiers résultats de l’élection présidentielle du 26 décembre. L’ancien footballeur l’emporte largement face au vice-président, Joseph Boakai.

La troisième fois a été la bonne pour George Weah. Alors que 98,1 % des bulletins ont été dépouillés, ce jeudi 28 décembre dans la soirée, l’ancienne star du football a déjà recueilli 61,5 % des voix, contre 38,5 % des voix, selon la commission électorale (NEC). Le taux de participation est lui de 56 %, en baisse par rapport au premier tour où il s’élevait à 75,2 %.

Dès l’annonce de cette large victoire, des cris de joie ont retenti dans les rues de Monrovia, la capitale, qui est un des bastions du nouveau président. Ce gamin élevé dans les bidonvilles, devenu le seul Africain à avoir gagné un Ballon d’Or, récompense suprême du football, avait déjà essayé à deux reprises d’entrer à Mansion House, le palais présidentiel libérien. En 2005, alors qu’il concourait pour le poste de président, et en 2011, alors qu’il souhaitait devenir vice-président, il avait échoué face à Ellen Johnson Sirleaf.

« L’espoir est immense »

Raillé pour sa mauvaise maîtrise de l’anglais et des codes de la politique, il a, pendant une décennie, travaillé son réseau et son image, notamment en obtenant un diplôme aux États-Unis et en se faisant élire sénateur en 2014. Durant toute cette campagne, il a affiché son optimisme et sa confiance en sa victoire. « C’est avec une profonde émotion que je remercie les libériens de m’avoir donné leurs votes aujourd’hui. L’espoir est immense », écrivait-il par exemple sur Twitter à la sortie des bureaux de vote le 26 décembre.

Ses partisans avaient néanmoins fait part de leur inquiétude après la suspension du second tour par la Cour suprême libérienne. Charles Brumskine, le candidat arrivé troisième lors du premier tour avait en effet déposé un recours pour dénoncer des fraudes et des irrégularités pendant le vote. Une plainte à laquelle s’était joint Joseph Boakai, le vice-président, arrivé deuxième. La Cour suprême avait finalement ordonné des améliorations à la NEC et l’organisation d’un second tour, sept semaines après la date prévue par le calendrier initial. L’équipe du vice-président n’a pas encore annoncé s’il déposerait de nouveau recours suite au second tour.

« Sleepy Joe » n’a pas réussi à incarner le changement

Surnommé par ses détracteurs « Sleepy Joe », pour sa tendance à s’assoupir lors de réunion publique, ce technocrate de 73 ans n’a pas réussi à incarner le changement auprès des électeurs. « Le handicap majeur de Boakai est qu’il apparaissait comme une continuité du pouvoir de Johnson Sirleaf, dont les résultats sont au mieux mitigé. George Weah a deux atouts majeurs, il apparait comme une rupture et son origine modeste a eu un écho favorable auprès de la jeunesse libérienne. Pour de nombreux votants, c’est une sorte de garantie qu’il les connait et qu’il pourra mieux s’occuper de leurs problèmes », décrypte Mathias Hounkpe, politologue à OSIWA (Open society intiative for west Africa) et spécialiste du Liberia.

Plusieurs observateurs ont néanmoins fait part de leurs interrogations après les alliances nouées par le nouveau président du Liberia. La nouvelle vice-présidente du pays sera en effet Jewel Howard Taylor, l’ancienne femme du président Charles Taylor, condamné à 50 ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Entre les deux tours, George Weah a reçu le soutien d’un autre personnage sulfureux : Prince Johnson. Cet ancien seigneur de guerre était devenu célèbre après avoir été filmé sirotant une bière et ordonnant à ses hommes de torturer le président Samuel Doe, en 1990.

La passation de pouvoir entre George Weah et Ellen Johnson Sirleaf est prévue pour le 16 janvier 2018.

avec Jeune Afrique

Des ressortissants marocains pris au piège des prisons libyennes

Des centaines de migrants marocains en route vers l’Europe sont retenus captifs en Libye. Ils implorent le roi Mohammed VI de les rapatrier.

Capture d’écran de la vidéo filmée clandestinement par des migrants marocains en Libye.

C’est par une vidéo tournée clandestinement que les Marocains ont découvert le drame : des centaines de leurs compatriotes croupissent dans des conditions déplorables dans des prisons libyennes. Ce ne sont pas des criminels, seulement des migrants qui tentaient de rejoindre les côtes européennes. Dans plusieurs vidéos où ils filment leur calvaire, les captifs supplient le roi Mohammed VI de les faire « rentrer au pays ». Certains, interrogés par la presse marocaine, disent avoir été vendus, victimes de réseaux d’immigration clandestine. L’affaire intervient alors que les révélations de CNN sur un marché aux esclaves de migrants subsahariens en Libye suscitent un large mouvement d’indignation.

« Nous sommes la seule nationalité à être encore détenue ici. Aucun officiel marocain n’est venu nous réclamer. » Dans une vidéo filmée le 13 novembre, un jeune homme affirme être enfermé depuis plus de deux mois, à Tripoli, dans un centre de détention du département libyen de lutte contre l’immigration clandestine, avec 232 autres Marocains, y compris des mineurs. Ils souffriraient de maladies liées à l’insalubrité des lieux et disent avoir entamé une grève de la faim. En arabe dialectal marocain, l’auteur de la vidéo supplie le roi Mohammed VI d’intervenir pour les libérer.

Le ministère marocain chargé de la migration a réagi deux jours plus tard dans une déclaration publiée sur son compte Facebook, assurant qu’il mettait tout en œuvre pour les rapatrier. « L’opération prend du temps et implique plusieurs personnes, mais nous y travaillons, a indiqué une source gouvernementale à l’agence Associated Press. Les Marocains seront rapatriés. »

Migrants vendus

Une autre vidéo publiée le 17 novembre montre des migrants marocains dans une prison surpeuplée à Zuwarah, près de la frontière tunisienne. On y voit plus d’une trentaine d’hommes entassés dans une même pièce, sans fenêtre. Ils doivent supporter la faim, la chaleur, les puces et les maladies. « Les Algériens, les Tunisiens et les Egyptiens ont été rapatriés. Tout le monde, sauf les Marocains », témoigne un homme dans la vidéo. Selon lui, 260 Marocains sont détenus dans ce centre depuis six mois.

Combien de migrants marocains captifs en Libye ? Les autorités chérifiennes se sont contenté de dire que la prochaine opération de rapatriement concernait « environ 200 personnes ». En août 2017, 190 migrants avaient déjà été rapatriés de Libye par les autorités marocaines.

Selon la version arabophone de l’hebdomadaire marocain Telquel, qui a pu joindre au téléphone des Marocains captifs ainsi que leurs familles. Ils étaient partis en Libye, via l’Algérie, dans l’espoir de rejoindre l’Italie. Les familles interrogées racontent que leurs proches ont versé entre 40 et 50 000 dirhams (3 600 à 4 500 euros) à des intermédiaires marocains, avant de se retrouver otages de réseaux de traite d’êtres humains.

« Une fois en Libye, on a été capturés par une mafia. Ils nous ont demandé le numéro de téléphone de notre famille et les ont menacés de nous tuer s’ils ne donnaient pas l’argent », révèle un Marocain aujourd’hui retenu dans un centre gouvernemental en Libye et dont le témoignage audio a été mis en ligne sur le site de Telquel. « Un gang nous a séquestrés et pris contact avec le chef d’un réseau d’immigration clandestine pour nous vendre. La transaction a eu lieu. Notre acheteur nous a obligés à payer le double du montant qu’il avait payé. L’armée a fini par donner l’assaut contre les maisons où nous habitions et nous avons fini dans un centre de rétention », dévoile un autre interlocuteur.

Nouvelle route de l’exode

D’après le magazine, les passeurs impliqués dans cette affaire sont des Marocains en lien avec les réseaux d’immigration clandestine en Libye. Cette année, plusieurs réseaux passeurs opérant dans le royaume ont été démantelés.

Sous la pression de l’Union européenne, le Maroc a renforcé ses mesures de sécurité à sa frontière nord, face à l’Espagne, poussant ainsi les migrants à emprunter d’autres routes. De plus en plus de Marocains tentent ainsi de passer par la Libye pour gagner l’Italie, porte d’entrée de l’Europe. Selon les Nations unies, près de 20 000 migrants, qui ne sont pas tous subsahariens, seraient actuellement détenus dans les centres gouvernementaux libyens, soumis aux abus, tortures et privations.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/11/23/le-maroc-decouvre-avec-effroi-que-ses-ressortissants-sont-aussi-vendus-en-libye_5219461_3212.html#AFQQTOO2vg3uyDr7.99

Robert Mugabe démissionne, scènes de liesse au Zimbabwe


Le président zimbabwéen Robert Mugabe a remis mardi sa démission après 37 ans de pouvoir, a annoncé le président de l’Assemblée nationale lors d’une session extraordinaire du Parlement à Harare, qui débattait de sa destitution.

Coup de théâtre et jour historique au Zimbabwe. Le président Robert Mugabe a remis, mardi 21 novembre, sa démission après 37 ans de pouvoir. L’annonce a été faite par le président de l’Assemblée nationale lors d’une session extraordinaire du Parlement à Harare, qui débattait de sa destitution.

« Moi Robert Gabriel Mugabe (…) remets formellement ma démission de président de la République du Zimbabwe avec effet immédiat », a déclaré le président de l’assemblée nationale Jacob Mudenda, en lisant, sous les applaudissements, la lettre de démission du chef de l’État.

« J’ai choisi volontairement de démissionner. (…) Cette décision a été motivée par (…) mon désir d’assurer un transfert du pouvoir sans problème, pacifique et non violent », explique Robert Mugabe dans sa lettre.
AFP

Zimbabwe : le président Mugabe s’est adressé à la nation sans annoncer sa démission

Robert Mugabe s’est adressé dimanche soir à la nation à la télévision d’État sans annoncer sa démission. Lors de cette intervention très attendue, il était entouré de hauts gradés de l’armée qui a pris le contrôle du pays en début de semaine.


Zimbabwe : le président Mugabe s'est adressé à la nation sans annoncer sa démission

Le président zimbabwéen Robert Mugabe  a terminé son discours à la nation, dimanche 19 novembre, dans la soirée, sans annoncer sa démission. Il a indiqué qu’il présiderait le mois prochain le congrès de son parti au pouvoir, la Zanu-PF.

Lors de cette intervention très attendue, il était entouré de hauts gradés de l’armée qui a pris le contrôle du pays en début de semaine.

 

« Le congrès doit se tenir dans les prochaines semaines. J’en présiderai les débats », a-t-il déclaré à la surprise générale, quelques heures après avoir été démis de ses fonctions de président du parti présidentiel.

Dans la foulée, les anciens combattants ont appelé les Zimbabwéens à manifeste

« En Mauritanie, les filles esclaves de 9 ans sont violées par le maître, ses fils, son chauffeur ou son hôte de passage »


“La Libre” a rencontré Biram Dah Abeid, descendant d’esclaves qui lutte contre ce système toléré en Mauritanie, lors du Sommet de Genève sur les Droits de l’homme. Ce sommet offre l’opportunité à de nombreuses victimes d’atteintes aux droits de l’homme d’être entendues par la communauté internationale et d’ainsi transmettre la détresse de populations torturées, meurtries ou oubliées

Descendant d’esclaves, Biram Dah Abeid lutte pour son abolition en Mauritanie à travers ses témoignages. Le candidat à la présidentielle dénonce « la chose la plus abjecte qui existe »:  « Le fait d’appartenir totalement à son maître est inimaginable. Dès l’âge de 8-9 ans, les filles ont déjà toutes été violées plusieurs fois par le maître, ses fils, son chauffeur et son hôte de passage. »

Figure emblématique de la lutte contre l’esclavagisme, il fonde l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) en 2008. Il a été emprisonné à plusieurs reprises et fait l’objet de menaces de mort par des radicaux islamistes (fatwas).

En 2013, Biram Dah Abeid a reçu le prestigieux Prix des droits de l’homme des Nations unies. Ce Mauritanien tente de sensibiliser la société civile et les élus belges et occidentaux sur “le danger qui couve dans la sous-région du Sahel à partir de la crise” dans son pays natal.

Selon les ONG, 4 à 20% de la population mauritanienne serait réduite à l’esclavage, soit des centaines de milliers de personnes.

Alpha Blondy aux Pr de l’UA : Mais qu’est-ce que vous attendez donc ?


Permettez-moi de vous interpeller pour vous dire que nous peuples Africains qui comptions sur vous pour nous défendre et pour nous protéger,nous sommes surpris et stupéfaits par votre silence devant la situation révoltante,humiliante et inacceptable que vivent vos ressortissants, nos frères, nos sœurs, nos fils et nos filles vendus comme esclaves en Libye (pays membre de l’union Africaine).

Vous et vos services de renseignements avez dû voir le reportage de CNN sur la vente aux enchères en tant qu’ esclaves de vos ressortissants,en captivités en Libye (au moment même où je vous parle).

Qu’est-ce que vous attendez pour réagir et intervenir ???
Mais qu’est-ce que vous attendez donc ?!

Ce cri du cœur n’est pas un appel à la violence,mais je demande à tous les Africains et à toutes les personnes qui ont été choquées par cet acte qui constitue un crime contre l’humanité d’assiéger toutes les ambassades libyennes dans leur pays respectifs , jusqu’à la libération totale de tous les captifs en territoire Libyen.

Si les présidents de l’union Africaine et de la CEDEAO nous donne l’impression d’avoir démissionnés alors la société civile est obligée de prendre ses responsabilités devant l’histoire…

Alpha Blondy

Finale Afrobasket féminin : Les lionnes retrouvent le Nigéria

Le Sénégal a rejoint le Nigeria en finale de l’Afrobasket féminin 2017 (18-27 août) en éliminant le Mozambique en demi-finale par 72 points à 52, a constaté l’envoyée spéciale de l’APS, samedi soir, à Bamako.
Les Lionnes du Sénégal joueront la finale contre une équipe du Nigeria, qui a éliminé celle du Mali, le pays hôte de la compétition, par 48 points à 47.
Le Sénégal, pays le plus titré de l’Afrobasket féminin, est en quête d’un 13ème trophée continental.

Macky Sall dépêche une délégation gouvernementale en Sierra Léone

Le chef de l’Etat sénégalais a dépêché, ce mercredi, une délégation gouvernementale en Sierra Léone, suite au décès de plusieurs personnes, dans une coulée de boue, survenue lundi, à Freetown, la capitale, a appris l’APS.
« Cette délégation, conduite par le ministre des Forces armées, Dr Augustin Tine et composée de plusieurs membres du gouvernement, est porteuse d’un message personnel du président Macky Sall à son ami et frère, le président Ernest Bai Koroma, exprimant la compassion et la solidarité agissante du Sénégal au peuple sierra léonais », écrit le porte-parole du gouvernement dans un communiqué reçu à l’APS.
« Déjà, souligne la même source, dès les premières heures de la survenue de cet événement douloureux, le chef de l’Etat a présenté, au nom de la nation, ses condoléances attristées au président Koroma et au peuple frère sierra léonais ».

Nigeria: des manifestants demandent à Buhari de «rentrer ou démissionner»

Le président nigérian Muhammadu Buhari a déclaré qu’il allait bien à une délégation du ministère de l’Information qui lui rendait visite à Londres. Les voix commencent à s’élever au sein de la société civile nigériane, qui organise depuis lundi des sit-in de protestation dans Abuja pour demander au président de « rentrer ou démissionner ». Les manifestants se réunissent quotidiennement car ils n’ont aucune information concernant leur président Muhamadu Buhari. Il est hospitalisé à Londres depuis plus de trois mois, ce qui alimente les rumeurs sur son véritable état de santé.


« Je vais bien. Je pense que je pourrais rentrer à la maison, mais ce sont les médecins qui décident », a affirmé Muhammadu Buhari, selon un communiqué du ministère de l’Information publié samedi dans la capitale fédérale nigériane.
« J’ai appris à obéir aux ordres plutôt que de les donner », a poursuivi le président dans ces propos toujours cités dans le communiqué, sans que cette déclaration soit relayée par un message audiovisuel du chef de l’Etat.
Une déclaration alors que des voix commencent à s’élever pour demander au président nigérian de « rentrer ou démissionner ». Plusieurs centaines de personnes manifestent depuis le début de la semaine à Abuja au Nigeria et simultanément à Londres.
« Revenez ou renoncez » !
« Revenez ou renoncez » ! C’est le mot d’ordre scandé dans les rues et les espaces verts par les mouvements Our Mumu Don Do (« Ça suffit la docilité », en langue hausa) et le collectif des Nigérians inquiets (Concerned Nigerians).
« Nous demandons que soit le président reprenne ses fonctions, soit il se retire de ses fonctions parce qu’il y a trop d’incertitudes. L’impatience et la colère montent dans le pays à cause de son absence. Et nous sommes profondément inquiets de ne pas savoir ce que devient notre président, explique Adebayo Raphael, membre du collectif Our Mumu Don Do. Le gouvernement ne nous dit rien. Ils ne nous disent pas ce qu’il a comme maladie. Ils ne nous disent pas s’il souffre d’un simple mal de tête ou si c’est grave. Ils ne nous disent même pas au moins combien de temps il restera absent. »
« Ils nous ont dit, poursuit-il : « Vous ne devriez pas continuer, vous faites honte à notre nation ». Nous leur avons répondu :  « Ce qui est plus embarrassant, c’est le fait que le président de notre pays est à l’extérieur depuis 90 jours et que ça n’a l’air de déranger personne ». De toute évidence, notre nation manque de leadership. Et c’est vraiment dommage pour un pays que l’on surnomme « le géant de l’Afrique ». »
De rares photos et un message sonore
Les manifestants comptent les jours. Le président Buhari n’a plus donné d’interview télévisée  depuis qu’il s’est rendu à Londres en mai dernier pour ce qui est officiellement un « congé médical ».
Durant son absence, c’est le vice-président, Yemi Osinbajo, qui assure ses fonctions. Le président par intérim lui a rendu visite  et assuré qu’il serait bientôt de retour, sans toutefois préciser une quelconque date.
Les Nigérians ont dû se contenter d’un message vocal diffusé pour marquer la fin du mois de ramadan et de rares photos  du président.
Il a fallu attendre le 26 juillet pour qu’une première image de Muhammadu Buhari apparaisse sur les réseaux sociaux : le compte Twitter de la présidence de la République a diffusé une photo sur laquelle on le voit, à Londres, en compagnie de cadres et de gouverneurs de l’APC, son parti.

 

 

Et la dernière remonte au 4 août dernier. On le voit souriant avec l’archevêque de Canterbury, Justin Welby, à la maison d’Abuja de Londres.

 

Voir l'image sur Twitter

Les politiques réagissent eux aussi. Peter Ayodele Fayose, le gouverneur de l’Etat d’Ekiti, dans l’ouest du pays, rappelle sur Twitter que Muhammadu Buhari avait lui-même appelé à la démission de l’ancien président Umaru Yar’Adua en 2009. Le chef de l’Etat était hospitalisé pendant des semaines à l’étranger, sans aucune information sur son état de santé.

source : Rfi

la mauvaise gestion de Mbeubeuss fait perdre à l’Etat plus de 85 milliards Cfa par an

La mauvaise gestion de la décharge de Mbeubeuss, située dans la grande banlieue dakaroise, fait perdre à l’Etat du Sénégal plus de 85 milliards de francs CFA par année, a déclaré Ie coordonnateur de l’Unité de coordination et de gestion des déchets solides (UCG), Ibrahima Diagne.
« Mbeubeuss, avec la pollution de l’air, de la nappe, fait perdre à l’Etat du Sénégal plus de 85 milliards par année, d’après une évaluation économique. Cela fait 1% de notre Produit intérieur brut (PIB) du fait d’une gestion non rationnelle de déchets », a regretté, mercredi, le coordonnateur de l’UCG dans l’émission « Le Point » de la Télévision publique (RTS).
Aussi le président de la République a-t-il inscrit la problématique des déchets dans le cadre du projet-phare du Plan Sénégal émergent (PSE), sur lequel misent les autorités pour permettre au pays d’atteindre l’émergence à l’horizon 2035. Une perspective qui « a fait l’objet de plusieurs conseils des ministres ».
« Près de 30 milliards de francs mobilisés pour un réaménagement de la décharge de Mbeubeuss, ce lac asséché depuis les années 1968, est transformé en dépotoir d’ordures », a relevé M. Diagne.
« Aujourd’hui, a-t-il ajouté, l’analyse stratégique est déjà faite, et nous saluons les efforts de l’Etat du Sénégal qui a injecté 35 milliards pour régler définitivement, la question des déchets de Mbeubeuss, ce site qui sera requalifié ».
Dans le cadre de ce projet, il a annoncé des « solutions alternatives », avec l’appui de la Banque mondiale.
Il s’agit ainsi de mettre en place un cadre de contractualisation avec des partenaires afin de parvenir à impulser une valorisation énergétique, agronomique mais aussi de production de combustibles, a-t-il précisé.
De l’avis de M. Diagne, la mise en œuvre de ces solutions alternatives permettra de « régler un problème qui a duré plus de 50 ans et qui est une préoccupation majeure des populations de la banlieue dakaroise ».
« Nous nous inscrivons à traiter définitivement et durablement cette plaie qu’est Mbeubeuss », une décharge qui s’étend « sur près de 114 hectares’’, a-t-il signalé.
Il a souligné la nécessité d’une « solution intégrée » qui permette de réintégrer la décharge en requalifiant le site « pour qu’il devienne un poumon vert pour la région de Dakar ».

De quelle Afrique parle Monsieur Macron?

 

Non Monsieur Macron

Répondant à la question d’un journaliste africain, lors du sommet de G20 en Allemagne, Emmanuel Macron président de la France dit : «Le défi de l’Afrique est totalement différent, (… ) il est plus profond, il est civilisationnel aujourd’hui». Il enfoncera le clou en disant (je le cite) : « Quand des pays ont encore aujourd’hui 7 à 8 enfants par femme, vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros vous stabiliserez rien » fin de citation.

Eh bien la leçon de Macron, est la suivante : « femmes africaines vous êtes trop fécondes. Diminuez votre fécondité pour aspirer au développement. Hommes d’Afrique, votre virilité vous porte préjudice, procréez donc moins ». Cela se passe de commentaire.

De quelle Afrique Macron parle-t-il ? De l’Afrique des profondeurs des campagnes composée de paysans et d’éleveurs ? De l’Afrique musulmane ? De l’Afrique des grandes villes ployant sous le poids de l’exode rural ? De l’Afrique Chrétienne ? De l’Afrique de la nouvelle élite imitant de façon servile l’ex colonisateur ? Au fait de quelle Afrique parle-t-il ?
Chacune de ces différentes Afriques à sa réponse à servir à Macron. Je m’en limiterai aujourd’hui à celle de l’Afrique Musulmane.
Selon une étude de Pew Research Center, la population musulmane africaine est estimée entre 400 et 500 millions de personnes.
A ce demi-milliard de musulmans africains, comme d’ailleurs au milliard 900 millions de musulmans dans le monde, l’Islam enseigne au verset 31 de la sourate 17 :
« Et ne tuez pas vos enfants par crainte de pauvreté; c’est Nous (DIEU) qui attribuons leur subsistance, tout comme à vous. Les tuer, c’est vraiment, un énorme péché »
Le Prophète Mouhamad (PSL), selon un hadith rapporté par Abou Daoud a dit : « Epousez une femme affectueuse et féconde, car je serai fier de votre multitude le jour du jugement. »

Il est clair donc que l’Islam est aux antipodes de la politique antinataliste de la France. Procréer et toujours procréer sans limitation est une recommandation de l’Islam. Etre féconde est très apprécié de l’Islam. Refuser de procréer ou mettre fin à la vie de sa progéniture par crainte de pauvreté est une abomination pour l’Islam et un péché grave.

Non Monsieur Macron.

La problématique ne se situe pas dans le croît démographique car il est établi que la puissance démographique d’une communauté peut être un facteur essentiel de son développement et de sa survie. Nous disons non à la politique antinataliste aux relents de malthusianisme.
Ce qui est important et qui doit mobiliser nos efforts, ce sont les politiques de développement dans le domaine de l’éducation, de la santé et du travail. L’Afrique n’a pas à copier de l’occident son égoïsme et son individualisme. C’est vrai que l’Europe a pillé l’Afrique et continue de la piller ; de là à nous faire abandonner les recommandations de l’Islam c’est peine perdue. L’Islam n’est pas maltusianiste et ne le sera jamais.

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Serigne Mourtalla Seye chercheur à IIRM

Yahya Jammeh annonce son retour en Gambie

Jammeh

En exil en Guinée Equatoriale, Yaya Jammeh n’oublie pas, pour autant,  la Gambie. Par le biais d’un émissaire à ses partisans, il déclare suivre de près la situation politique en Gambie, où il compte retourner, très bientôt.

L’émissaire, connu pour sa proximité avec l’ancien président, a rendu public le message de Yaya Jammeh dans lequel il demande aux Gambiens de rester calmes et de ne pas céder à une quelconque provocation d’où qu’elle puisse venir. Il demande aussi aux Gambiens de gérer leur vie et de prier pour plus de paix dans le pays. Jammeh a aussi adressé un message au nouveau pouvoir à qui il demande de préserver la paix  dans le pays. Sans donner la date exacte de son retour, ce proche de Jammeh révèle qu’il va rentrer bientôt en Gambie. Plus tôt qu’on ne le pensait !

Gambie : Les soldats sénégalais quittent Kanilai

[Vidéo] Le Président Condé fait du défanté avec la jeunesse guinéenne

Conspué par les étudiants guinéens lors d’une cérémonie en présence du corps diplomatique accrédité à Conakry, Alpha Condé perd ses moyens et traite la jeunesse guinéenne de tous les noms d’oiseaux.

Le tort des étudiants : réclamer au Président des tablettes qu’il leur avait promises lors de la campagne électorale

Gambie : bilan mitigé après 100 jours de pouvoir d’Adama Barrow

Ce dimanche 28 mai, cela fait 100 jours qu’Adama Barrow est entré en fonction en Gambie. Le 18 février dernier, il prêtait serment dans son pays après une première cérémonie lors de son exil à Dakar. Il avait alors lancé : «La Gambie a aujourd’hui changé pour toujours». Lors des élections parlementaires, les Gambiens l’ont préféré, lui et sa coalition, au parti du dictateur Yahya Jammeh. Malgré tout, après un peu plus de trois mois au pouvoir, tout reste encore à prouver.


 Premier faux pas du nouveau président : officiellement, il n’y a pour l’instant toujours pas de vice-président. Adama Barrow souhaite nommer Fatoumata Tambajang, mais elle dépasse la limite d’âge de 65 ans. Donc, sauf révision de la Constitution, elle exercera cette position de façon officieuse.

Et les supporters de l’APRC, le parti de l’ancien président, n’hésitent pas à pointer ce premier couac. Pour Pa Ebou Sanneh, un fidèle du parti, c’est la preuve que le pays ne peut pas continuer sans Yahya Jammeh. « Cela va faire quatre mois, et on n’a toujours pas de vice-président. Quant à l’électricité, soyons honnêtes, est-ce que c’était comme ça au cours de ces 22 dernières années ? Et ce n’est que le début ! » critique-t-il.

A l’Assemblée, aucune réforme législative promise n’a encore été présentée. Les premières réformes sont attendues, d’après le gouvernement, d’ici la fin du mois d’août.

Mais petite avancée du côté judiciaire : le pays a réintégré la Cour pénale internationale. Le président a par ailleurs obtenu la libération d’opposants politiques et le gel des biens de Yahya Jammeh dans le pays. Reste à savoir si le système judiciaire sera capable de juger les proches du dictateur, alors que le procès d’anciens agents des services secrets traîne en longueur depuis des mois.

Quant à la situation économique, elle est des plus délicates : les caisses de l’Etat sont vides. Alors, jusqu’à maintenant, Adama Barrow parie sur l’ouverture à l’international, récoltant des promesses d’aides et des visites d’investisseurs étrangers.

Mais le plus gros problème, selon Ismaila Ceesay, enseignant en sciences politiques à l’université de Gambie, c’est le manque de vision du gouvernement d’Adama Barrow. « On n’espère pas en 100 jours que le gouvernement règle les difficultés économiques, on n’espère pas non plus qu’il trouve une solution à la crise du chômage, ce qu’on attend, c’est qu’ils exposent leur projet pour le pays. Mais en échouant, cela signifie qu’ils se savent pas dans quelle direction ils vont », pointe-t-il.

Finalement le plus gros changement, c’est cette liberté d’expression retrouvée. Pour le ministre de l’Information, Demba Jawo, les détracteurs oublient un peu vite l’un des plus gros progrès réalisés depuis le départ de Yahya Jammeh. « C’est difficile de mettre le doigt sur quelque chose de tangible qui a vraiment changé. Mais si on va dans la rue, les gens peuvent parler librement, ils n’ont plus peur que quelqu’un vienne frapper chez eux, la nuit, pour les arrêter, c’est au moins une preuve qu’il y a déjà des avancées », avance-t-il.

Une liberté que les Gambiens n’hésitent pas à utiliser pour commencer à critiquer leur nouveau gouvernement à leurs yeux un peu trop lent.

On a changé de leader, ce qu’on espérait tous, et maintenant on a un nouveau président. Donnons-lui du temps et petit à petit on va y arriver. Moi j’attends que la fourniture en électricité s’améliore parce que, sans électricité, pas de développement. Donc je veux les voir travailler sur ce sujet et aussi sur la commission Vérité et réconciliation. On veut que ce soit mis en place pour que l’on puisse pardonner et passer à autre chose.

Alassane Ouattara réfute l’information sur une dévaluation du CFA

La rumeur sur une éventuelle dévaluation du franc CFA est une “information fallacieuse” d’autant que la zone est bien gérée avec des réserves en devises “très importantes”, a soutenu, lundi à Abidjan (Côte d’Ivoire), le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Dramane Ouattara.

C’est une “information fallacieuse” de faire circuler une rumeur sur une éventuelle dévaluation du franc CFA, selon le président en exercice de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA).

Alassane Dramane Ouattara qui s’exprimait à la fin du Sommet extraordinaire de l’UEMOA qui a porté sur “la situation économique et financière de l’Union”, a souligné que “la zone franc est bien gérée avec des réserves en devises très importantes, une croissance forte, une maîtrise de l’inflation et du déficit budgétaire”.

“La dette extérieure est bien gérée avec une monnaie saine”, a dit M. Ouattara, ajoutant que ’’le constat est que le CFA se porte bien et la preuve est qu’il dispose de 5 mois d’impression de réserve alors que la norme est de 3 mois”.

Le chef de l’Etat ivoirien a en outre appelé à “faire attention aux dépenses de sécurité qui participent au développement au même titre que les dépenses d’investissement”.

Gambie : création d’une association pour les victimes du régime Jammeh

Une association pour les victimes de la dictature de l’ancien président Yahya Jammeh vient d’être créée à Banjul. Leur réunion de présentation a eu lieu ce jeudi 30 mars. Le Comité pour les victimes des atrocités de Jammeh regroupe des proches ayant perdu un frère, une mère, un mari. Réunis derrière le slogan « #Gambia Justice must prevail ! », ils souhaitent aujourd’hui mettre la pression sur le nouveau gouvernement d’Adama Barrow, pour obtenir justice.


 Dans la salle, chacun a une histoire à raconter. Abdoulie Bojang, par exemple, est venu avec une photo de son fils de 18 ans, Lamine, tué lors d’une manifestation d’étudiants en 2000 par les forces de l’ancien régime.

« Voici Lamine, c’est la photo de mon fils décédé. Les tueurs ont condamné mon fils, ils lui ont confisqué le droit de vivre… Oui, je ressens beaucoup de colère contre eux, quand je vois ses anciens camarades qui aujourd’hui sont vivants et travaillent dans des banques, ou font du business. »

Comme lui, ils sont une cinquantaine à réclamer justice. Ils ont rédigé une liste de 12 demandes qu’ils souhaitent remettre au nouveau gouvernement.

« On a attendu assez longtemps »

Ousainou Mbenga est l’un des Gambiens à l’origine de ce comité : « On a attendu assez longtemps. Maintenant tout le monde clame que c’est la « Nouvelle Gambie ». Mais s’ils sont sincères à propos de cette « Nouvelle Gambie », toutes les atrocités commises par Jammeh doivent être jugées. On doit aller plus loin qu’on ne le fait maintenant, car on a à peine gratté la surface de tout ce que Jammeh a fait subir à notre peuple ces 22 dernières années. »

Et certains sont même venus de loin dans cette quête de justice. Olay Jabbi est américano-gambienne. Son frère est retourné en Gambie, en 2013, et depuis elle ne l’a jamais revu. Olay vient tout juste d’apprendre qu’il a été l’une des victimes du régime de Jammeh.

« La raison pour laquelle on a décidé de former cette sorte de groupe de pression, c’est parce que on sait qu’individuellement, ça ne sert à rien. Alors qu’on peut se regrouper, parler d’une seule voix, et nous serons beaucoup plus forts. »

L’association attend beaucoup des premiers procès contre les proches de Yahya Jammeh qui devraient bientôt s’ouvrir. Et espère que beaucoup d’autres suivront ensuite.

Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo acquittée

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L’ex-première Dame ivoirienne, Simone Ehivet Gbagbo, poursuivie pour «crimes contre l’humanité et crimes de guerre», a été déclarée «non coupable», mardi soir, par la Cour d’assises d’Abidjan-Plateau qui a ordonné qu’elle « soit mise en liberté» au terme d’une délibération qui a duré près de sept heures d’horloge.

«La justice a été rendue. Je voudrais vous rappeler que c’est un jury populaire. C’est leurs sentiments et leurs émotions qui ont prévalu. Ils ont peut être voulu donner un signal fort aux politiques pour la réconciliation nationale», a estimé le Procureur général, Aly Yéo après le verdict.

Le juge Boiqui Kouadjo et la Cour ont tranché dans le sens contraire des avocats des parties civiles et du Procureur général. Ce dernier, dans son réquisitoire prononcé dans la matinée, avait invité la Cour «à déclarer Mme Gbagbo coupable de ces deux infractions et à la condamner à l’emprisonnement à vie» estimant que l’épouse de l’ex-Président Laurent Gbagbo était le « chef de fait de l’armée ivoirienne» au moment des faits.

Au soutien de cette thèse de la culpabilité de l’accusée, le Procureur, Aly Yéo, pendant une démonstration qui a duré près de deux heures, a rappelé une série de témoignages incriminant l’ex-Première dame.

« Depuis l’accession au pouvoir de M. Gbagbo, son épouse s’est coulée dans le moule du chef et les gens l’ont reconnu comme tel. Souvenez vous de ces marchands d’armes qui s’adressaient à elle et non pas au président de la République. Souvenez-vous de son voyage en Israël pour visiter des stocks d’armements», a entre autres rappelé à la Cour M. Yéo avant de s’interroger en ces termes: « Si elle n’est pas le chef, comment pouvait-elle recevoir une cinquantaine de fois le chef d’État-major, le ministre de la défense et le ministre de l’intérieur ?».

Selon lui, « personne n’a dit qu’il a vu Mme Gbagbo en train de tirer avec des armes sur les populations». Toutefois, explique-t-il, « la personne qui est pénalement responsable n’est pas celle qui est sur le terrain. C’est plutôt le chef militaire de fait, le chef de guerre qui est responsable. C’est une responsabilité indirecte au sens des articles 141 et 142 du code de procédure pénale. Les troupes qui ont commis les exactions étaient sous le contrôle de Mme Gbagbo», a-t-il accusé ajoutant que « elle aurait pu, par un simple mot, dire stop et tout ce serait arrêté. Mais, elle ne l’a pas fait», regrette-t-il.

Cet acquittement  de Simone Gbagbo a été prononcé en son absence. Elle et ses avocats initialement constitués, ont suspendu leur participation au procès depuis décembre dernier. Les avocats commis d’office pour assister l’ex-première dame ivoirienne, ont, eux aussi, «jeté l’éponge» depuis la semaine dernière dénonçant un « procès inéquitable».

Au sujet de cette absence des avocats de l’accusée, le Procureur général a justifié que « dans le cours normal d’un procès lorsque que vous posez un problème juridique ou vous évoquez un incident et que cela est réglé par un arrêt, vous exercez les voies de recours et vous continuez le procès», a estimé M. Yéo.

C’est le 31 mai 2016 que s’est ouvert ce procès de l’ex-première dame ivoirienne accusée de crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis pendant la crise postélectorale ivoirienne de décembre 2010 à avril 2011. Elle purge déjà, depuis 2015, une peine de 20 ans pour atteinte à la sûreté de l’État.

Le Président du Sénat mauritanien en fuite à Dakar

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Ca ne va pas en Mauritanie. La Président du Sénat, Mouhsen  Ould El Haj s’est précipitamment rendu à Dakar avant-hier, rapportent plusieurs médias mauritaniens. Ce départ brusque et inexpliqué survient dans un contexte de crise institutionnelle grave.

Contre toute attente, le Sénat a voté  pour une majorité de 33 sur 56 contre le projet de réforme constitutionnelle qui fait suite aux concertations nationales, lesquelles avaient prévues la suppression du Sénat et d’autres institutions importantes du pays. Depuis, le pays est sous tension. Le Président mauritanien, Mohamed Ould Aziz s’est calfeutré dans un silence. Il compte tenir une conférence de presse demain mercredi pour s’exprimer sur la question.

Deux officiers de l’Armée ont été arrêtés et certains pensent que cela pourrait ne pas être étranger à cette situation. Du côté du pouvoir, des enquêtes seraient diligentées pour identifier les sénateurs qui ont voté Non. Des représailles sont annoncées et cela pourrait expliquer la réaction du président du Sénat, qui s’est réfugié à Dakar.

Le roi du Maroc nomme un nouveau Premier ministre après 5 mois de blocage


Le roi du Maroc nomme un nouveau Premier ministre après 5 mois de blocage
Le roi Mohammed VI a nommé vendredi l’islamiste Saad-Eddine El Othmani nouveau Premier ministre pour tenter de former un gouvernement après cinq mois de blocage, a annoncé le cabinet royal.

Psychiatre de formation et figure du Parti justice et développement (PJD, islamiste), M. El Othmani a été ministre des Affaires étrangères de janvier 2012 à octobre 2013.

Présidence de la Caf : Le Malgache Ahmad envoie Hayatou à la retraite

 

La Confédération africaine de football (Caf), qui se réunit à Addis Abeba, en Éthiopie, pour renouveler ses instances, a un nouveau patron. Le Malgache, Ahmad Ahmad, a été élu à la tête de l’instance dirigeante du football africain en remplacement du Camerounais, Issa Hayatou, à la tête de la CAF depuis 1988. Il a obtenu 34 voix contre 20 pour le président sortant.

Il y a deux jours, Me Augustin Senghor, président de la Fédération sénégalaise de football (Fsf), candidat contre Issa Hayatou en 2013, avait soutenu qu’il n’allait pas se présenter cette année parce que ce dernier avait demandé « à terminer ses œuvres pour lui permettre de s’en aller la conscience tranquille et en de bons termes ».

« Tout le monde reconnait qu’il faut du changement. Mais aussi, il faut reconnaitre que malgré sa durée à la tête de l’instance, il a fait un bon travail. Il faut lui tirer le chapeau », ajoutait Me Augustin Senghor

Moubarak libre, l’Egypte tourne la page du printemps

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«Désormais, il est libre», déclare fièrement un vieil homme devant l’élégant hôpital militaire de Maadi, au Caire, où se sont rassemblés en silence quelques partisans. «Il a enfin obtenu justice et ce qui s’est passé jeudi met un terme à cette soi-disant révolution de 2011, qui coûte encore très cher à notre pays», ajoute-t-il avant de lever la tête vers la fenêtre de la chambre d’Hosni Moubarak. A 88 ans, l’ancien président égyptien vient d’être acquitté des dernières charges qui pesaient contre lui. En 2012, il avait pourtant été condamné à la prison à vie. Ses avocats ont fait appel. Le procès aura duré quatre ans, avec de nombreux rebondissements.

L’ancien président égyptien était accusé d’avoir donné l’ordre à la police de tirer sur les manifestants au cours du soulèvement populaire de 2011. A l’époque, le bilan est très lourd : plus de 850 morts et de très nombreux blessés. Ses coaccusés, son ancien ministre de l’Intérieur et plusieurs responsables des services de sécurité, ont également été acquittés.

Vue sur le Nil

Le 25 janvier 2011, dans la droite ligne de la révolution tunisienne, des centaines de milliers d’opposants au régime du président Moubarak étaient descendus dans les rues du Caire pour dénoncer les violences policières et la corruption. Des manifestations qui ont rapidement essaimé dans les grandes villes, débouchant sur le printemps égyptien. Le 11 février, à la suite d’affrontements quasi quotidiens avec les forces de sécurité et après de nombreuses tentatives pour enrayer leur soulèvement, les manifestants célébraient leur victoire. Hosni Moubarak venait d’annoncer son départ. Arrêté, l’ancien raïs égyptien sera rapidement assigné à résidence dans une chambre d’hôpital avec vue sur le Nil, pour des questions de santé.

Depuis, il semble couler des jours tranquilles. Il reçoit sa famille, compose ses menus et chaque samedi matin, de nombreux proches sont autorisés à lui rendre visite. Il jouit également d’une assistance médicale constante. Hosni Moubarak, qui a toujours plaidé non coupable et défendu le bilan de ses trente années à la tête de l’Etat, aura finalement été tout juste condamné à trois ans d’enfermement pour des histoires de biens mal acquis. Mais la justice a estimé que ses années de placement en résidence surveillée couvraient sa peine. A la sortie du palais de justice, jeudi en fin d’après-midi, Yousri Abdelraziq, l’un de ses avocats, affirmait qu’il pourrait quitter l’hôpital militaire de Maadi dans un mois ou deux pour rejoindre sa villa familiale sur les bords de la mer Rouge, à Charm-el-Cheikh, station balnéaire située à plus de 500 km au sud-est du Caire. Le temps de faire le nécessaire pour qu’une assistance médicale y soit déployée.

«Tant de morts pour rien»

Plus de six ans après le soulèvement populaire qui a entraîné sa chute, les Egyptiens se sentent globalement peu concernés par l’acquittement de leur ancien président. Ils ont tourné la page, comme celle de son successeur, Mohamed Morsi. Le premier président élu démocratiquement en Egypte, renversé à son tour mi-2013 par l’armée à la suite de nouvelles manifestations monstres, est actuellement en prison. Englués dans une très grave crise économique, les Egyptiens se demandent surtout comment tenir face à une inflation à deux chiffres et un chômage endémique.

Les voix dissonantes ont, quant à elles, progressivement été muselées : la presse comme les organisations des droits de l’homme sont sous étroite surveillance. Des dizaines de journalistes ont été jetés en prison, la plupart des organisations humanitaires ont été fermées ou sont empêchées de travailler. Le printemps égyptien s’est progressivement dissous dans le nouveau régime, celui du président Abdel Fattah al-Sissi, qui gouverne le pays depuis 2014 d’une main de fer. «C’est encore pire que sous Moubarak», confie Mohamed Lotfi, activiste des droits de l’homme qui travaille sur les disparitions forcées.

«Tant de morts pour rien», confie, de son côté, un autre militant avec tristesse. Le jeune homme, qui ne souhaite pas révéler son identité par peur des représailles, ajoute : «Ce qui vient de se passer est révélateur du climat politique dans lequel se trouve l’Egypte : personne ou presque dans le camp Moubarak n’a été inquiété par la justice après toutes ces années de dictature. Et actuellement, plus de 40 000 prisonniers politiques, dont de nombreux amis, croupissent en prison pour avoir osé s’exprimer et dire leur opposition à la tyrannie. Il aurait fallu mettre une place un vrai procès politique, celui des années de dictature, mais nous n’étions pas prêts. Le pays n’était pas prêt.»

SIA 2017: Le Maer et l’Unccias déterminés à faire de l’agriculture un tremplin vers l’émergence!

 

Gambie: Encore un homme de Jammeh qui tombe, arrestation d’Yankuba Badjie

Gambie: arrestation d’Yankuba Badjie, ex-patron des services de renseignement

Il était l’un des hommes les plus craints de Gambie, Yankuba Badjie a été arrêté lundi soir 20 février par la police gambienne. Une information confirmée mardi à RFI par le porte-parole de la police. Badjie a dirigé durant de longues années la NIA, la National Intelligence Agency, autrement dit les services secrets gambiens. La NIA a très mauvaise réputation. Elle est accusée d’assassinats, de torture et de disparitions.

Pour certains opposants, Yankuba Badjie dirigeait rien moins que la chambre de torture de Yahya Jammeh. La National Intelligence Agency, à la fois agence de renseignement et police politique, est accusée par les défenseurs des droits de l’homme et les opposants d’avoir fait assassiner, disparaître ou torturé nombre de personnes.

La NIA est synonyme de terreur en Gambie. Et une partie de l’ancienne opposition soupçonne d’ailleurs Yankuba Badjie d’être personnellement impliqué dans la mort en avril dernier de l’opposant Solo Sandeng, l’un des responsables de l’UDP.

Depuis l’accession au pouvoir d’Adama Barrow, plusieurs voix s’étaient d’ailleurs interrogées dans la presse sur le fait que Yankuba Badjie puisse continuer ainsi à jouir de sa liberté.

C’est désormais terminé, il a été interpellé lundi en compagnie de Sheikh Omar Jeng, chargé des opérations à la NIA. Ce sont les deux premiers hauts responsables du système répressif de Yahya Jammeh à être ainsi arrêtés.

On ne pas sait encore de quoi ils seront inculpés mais le porte-parole de la police a laissé entendre que les charges seront rendues publiques rapidement. Peu après sa prise de fonction, le président Barrow avait limogé Yankuba Badjie et rebaptisé la NIA en « Service de renseignement d’Etat ».

Coût du Fesman : On est passé de 5 à plus de 80 milliards (Ige)

L’information est livrée dans le rapport 2013 de l’Inspection générale d’Etat (Ige). La participation sénégalaise au Fesman 2009 (festival mondial des arts nègres), de 5 milliards de francs Cfa initialement, s’est soldée par un coût final de plus de 80 milliards de francs Cfa.

Le financement du 3e Fesman, renseigne toujours l’ige, provient essentiellement de ponctions de crédits destinés au financement de programmes et projets sociaux, et par le moyen de décrets d’avance.

Des faits qui, souligne lObservateur, ne sont pas connus du parquet.

A ce propos, le journal s’interroge au sujet « des 15 milliards empruntés et payés par l’Etat, qui ont été logés dans le compte bancaire d’un particulier dont le président de la République connait le nom, alors que cette société n’avait aucun lien contractuel avec le Fesman ».

Gambie : Adama Barrow prête serment devant son peuple


 Le nouveau président gambien Adama Barrow, investi dans ses nouvelles fonctions le 19 janvier dernier dans les locaux de l’ambassade de la Gambie à Dakar, a de nouveau prêté serment samedi lors d’une cérémonie tenue au stade de Bakau, à l’ouest de Banjul, la capitale gambienne.

Drapé dans un grand boubou blanc et coiffé d’un bonnet de même couleur, le président gambien, main droite sur le Saint Coran, a répété devant une foule immense la formule consacrée, jurant de respecter et de faire respecter la Constitution de son pays.

Cette cérémonie coïncide avec les festivités marquant le 52e anniversaire de l’accession de la Gambie à la souveraineté internationale et a été marquée par la présence de plusieurs de ses homologues, dont la libérienne Ellen Johnson Shirleaf, également président de la Conférence des chefs d’Etat de la CEDEAO.

Etaient également présents, le président Macky Sall, président d’honneur de cet évènement, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, entre autres chefs d’Etat.

Une foule monstrueuse avait investi tôt le matin le stade de Bakau, à l’ouest de Banjul, la capitale gambienne, en attendant le démarrage de cette cérémonie marquant l’avènement de la « New Gambia », une nouvelle ère de démocratie selon de nombreux citoyens de ce pays.

Certains Gambiens ont reconnu avoir passé la nuit sur place, pour ne rien rater de cette fête, la première à être célébrée depuis plus de 23 ans sans Yahya Jammeh, arrivé au pouvoir en juillet 1994 suite à un coup d’Etat.

Jammeh a été contraint à l’exil en Guinée équatoriale, après la victoire du président Barrow à la présidentielle gambienne du 1er décembre dernier dont il contestait les résultats après avoir reconnu sa défaite.

La crainte de Yahya Jammeh hante encore la Gambie


 

Près d’un mois après son départ de la présidence, son successeur n’a toujours pas pris possession des lieux. Même en exil, Yahya Jammeh continue d’inspirer l’effroi en Gambie, après 22 ans d’un pouvoir aussi implacable qu’imprévisible.

La peur instillée à toutes les couches de la société par le caractère arbitraire de son régime a brouillé les frontières entre réalité et fiction, alimentant les rumeurs les plus folles, dans un pays où les superstitions sont déjà vivaces.

La semaine dernière, les soldats de la force ouest-africaine chargés d’assurer la protection du nouveau président Adama Barrow, et dont le mandat vient d’être prolongé de trois mois, ont arrêté un ancien militaire armé d’un pistolet dans la mosquée où le président accomplissait la grande prière du vendredi .

L’arme a été découverte pendant la fouille des fidèles par les gendarmes sénégalais, a précisé la force de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), ajoutant que le suspect avait déclaré avoir appartenu à la garde rapprochée de l’ex-président Yahya Jammeh.

Pour des raisons encore inexpliquées, Adama Barrow, rentré en Gambie le 26 janvier, cinq jours après le départ de son prédécesseur vers la Guinée Equatoriale, ne s’est toujours pas installé à la présidence, pourtant passée au peigne fin par les troupes ouest-africaines.

Le chef de la force de la Cédéao, le général François Ndiaye, a indiqué le 30 janvier que des armements avaient été saisis dans une maison de M. Jammeh à Kanilai, son village natal, à une centaine de km à l’est de la capitale Banjul, mais affirmé que « la sécurité du pays était totalement sous contrôle ».

Le général Ndiaye a balayé les bruits sur la présence de produits toxiques dans les climatiseurs de la présidence, précisant que les seules substances chimiques retrouvées étaient des insecticides contre les termites.

Ce n’était pas la première fois que Yahya Jammeh était soupçonné de tentative d’empoisonnement.

En 2009, d’après des témoignages recueillis par l’AFP, des centaines de villageois avaient été contraints de boire des concoctions qui avaient tué plusieurs d’entre eux, lors d’une opération « anti-sorcellerie », Yahya Jammeh imputant le récent décès de sa tante à des pratiques occultes, selon Amnesty International.

Gris-gris

La croyance au surnaturel, notamment aux gris-gris, est très répandue en Gambie. Le chef d’état-major, Ousman Badjie, qui a prêté allégeance au président Barrow après avoir servi son prédécesseur, a ainsi été vu ces derniers mois arborant une dizaine de ces talismans, au cou et aux poignets.

« Nous cousons ce gri-gri, et il protège des armes à feu et des couteaux », a expliqué à l’AFP Mohammed Ba, un « faraba », ou fabricant d’amulettes, dans son échoppe de Serrekunda, près de Banjul.

La mort le 15 janvier à Banjul dans des circonstances étranges d’un jeune fils de M. Barrow – qui lui-même avait quitté le pays quelques jours auparavant, la Cédéao craignant pour sa sécurité tant que M. Jammeh était en place – a également enflammé l’imagination des Gambiens.

Un chien dont les morsures avaient provoqué le décès de l’enfant a subi une injection mortelle cinq jours après le retour du nouveau président, mais cet épilogue n’a pas totalement fait taire les rumeurs de sorcellerie.

Au-delà de la dimension parfois fantasmagorique des crimes qui lui sont attribués, si Yahya Jammeh reste redouté par de nombreux Gambiens, il le doit surtout aux violations des droits de l’homme de son régime, assumées publiquement dans son rejet systématique des protestations internationales.

« Des gens qui meurent en détention ou pendant un interrogatoire, c’est très commun. Là, une seule personne est morte et ils veulent une enquête », déclarait-il en 2016 à l’hebdomadaire Jeune Afrique au sujet du décès de l’opposant Solo Sandeng, peu après son arrestation en avril.

Malgré des garanties offertes lors de son départ par la Cédéao, l’ONU et l’Union africaine quant au respect de ses droits « en tant que citoyen, chef de parti et ancien chef de l’Etat », y compris à revenir en Gambie, il n’a pas obtenu d’immunité.

Le président Barrow a exclu toute « chasse aux sorcières », privilégiant la création d’une commission Vérité et Réconciliation et accepté que Yahya Jammeh emporte tous les biens qu’il souhaitait, y compris sa collection de voitures de luxe.

Mais dans sa coalition, certains souhaitent un jugement de M. Jammeh, éventuellement devant la Cour pénale internationale. Le nouveau gouvernement vient d’ailleurs d’annoncer qu’il resterait bien membre de cette Cour, revenant sur la décision de retrait annoncée l’année dernière par Yahya Jammeh.

Voa avec Afp

Can2017: Le Cameroun sur le toit de l’Afrique

Le Cameroun en reconstruction et dont le dernier sacre remonte en 2002 contre les Lions du Sénégal, amputé de plusieurs de ses titulaires pour refus de combattre, avait pour objectif les quarts de finale.Les partenaires de Moukandjo se sont heurtés d’emblée aux Etalons du Burkina Faso (1_1) et du Gabon (0-0), avant de se rebiffer difficilement face à la Guinée-Bissau (2-1). En quarts de finale, ils ont gagné sans gloire devant le Sénégal (0-0, Tab) et en demi-finale, ils se sont promenés, avec la manière, face à des Ghanéens mal inspirés (2-0).Finalement les poulains de Samuel Eto’o remporte la Coupe d’Afrique organisée au Gabon.

Amadou Bâ : « Le Sénégal n’est pas favorable à une sortie de la zone Franc Cfa »

Le ministre de l’Economie et des finances s’est enfin prononcé sur le débat concernant l’abandon du Franc Cfa. Pour Amadou, qui était l’invité de Mamoudou Ibra Kane dans son émission « Le Grand jury » il y a des étapes à faire avant d’envisager la sortie dans la zone franc Cfa.

« Le Franc Cfa fait de plus en plus l’objet de sorties dans les médias. Il va s’en dire que la monnaie a des fonctions qui relèvent de beaucoup de sphères, c’est la raison pour laquelle aujourd’hui des politiques, des économistes, voire des géographes, tout le monde parle du franc Cfa. Ce que je voudrais dire, c’est que, notre appartenance à la zone Franc permet aujourd’hui, entre autres, c’est pas la seule raison, aux pays de l’Uemoa d’avoir une croissance vigoureuse. Nous avons aujourd’hui un cadre macro économique très assaini au niveau de la zone Uemoa et c’est l’existence d’une monnaie stable qui favorise cette situation, ça c’est la première chose. La fixité du taux de change peut avoir un inconvénient, je pense qu’on en parle régulièrement parce que nous n’avons pas de possibilité d’utiliser aujourd’hui les instruments monétaires dans notre politique mais nous devons travailler sur le réel : mettre en oeuvre les réformes, avoir une croissance forte, maîtriser notre déficit, avant de parler d’une sortie éventuelle du Franc Cfa (…) Il faut qu’on ait d’abord la monnaie de la Cedeao avant d’abandonner le Franc Cfa« , déclare le ministre.

Grande finale de la Can 2017: Cameroun-Egypte qui soulèvera le trophée ce dimanche?

L’Egypte et le Cameroun jouent, ce dimanche, la 31e édition de la Can 2017 au Gabon. Deux équipes qui n’étaient pas attendues à ce stade final de la compétition, avant l’entame de la compétition.

Le Cameroun en reconstruction et dont le dernier sacre remonte en 2002 contre les Lions du Sénégal, amputé de plusieurs de ses titulaires pour refus de combattre, avait pour objectif les quarts de finale. L’Egypte dans la même mouvance, perdue dans les méandres politico-religieux du Printemps arabe, avait perdu son lustre, depuis son dernier sacre, en 2008 contre son adversaire du jour.

Mais au plan des palmarès, ces deux équipes imposent le respect. Elles ont eu beaucoup d’appétit en mangeant…Les Pharaons ont remporté à 7 reprises la Can et les Lions indomptables 4 fois, à égalité avec les Blacks stars du Ghana. En 2006 sur ses terres et en 2008 au Ghana, en phase finale de Can, les Pharaons se sont hissés sur la plus haute marche du podium africain.

Leur expérience et leur efficacité, Camerounais et Égyptiens, ont lourdement pesé sur la balance pour ce sprint final. Pourtant, en matches de poule, leur tableau n’est pas des plus reluisants.

Les partenaires de Moukandjo se sont heurtés d’emblée aux Etalons du Burkina Faso (1_1) et du Gabon (0-0), avant de se rebiffer difficilement face à la Guinée-Bissau (2-1). En quarts de finale, ils ont gagné sans gloire devant le Sénégal (0-0, Tab) et en demi-finale, ils se sont promenés, avec la manière, face à des Ghanéens mal inspirés (2-0).

L’Egypte a concédé le nul face au Mali (0-0), avant de se défaire de l’Ouganda (1-0) et du Ghana -1-0). Le Maroc a été leur proie en quart de finale (1-0) et le Burkina Faso en demi-finale (1-1, 4-3 aux Tab).

Ainsi, ce dimanche, les amateurs du ballon rond auront droit à un bon spectacle face à deux équipes supposées outsiders, à l’entame de la compétition… De belles empoignades en perspective…A partir de 19 heures…

Sidate Sarr, coach adjoint des U20 : »Entre les qualités techniques des Egyptiens et la force mentale des Camerounais… »

C’est une finale inattendue, car personne ne s’attendait à voir l’Egypte et le Cameroun à ce niveau de compétition. On ne les citait même pas parmi les favoris. Du coup, cela rendra piquant les débats entre ces deux équipes. Aussi bien l’Egypte que le Cameroun n’aurait jamais cru disputer cette finale vu les conditions dans lesquelles ils ont évolué. L’Égypte s’est qualifiée à la Can après avoir raté trois éditions successives. Alors que les « Lions Indomptables » ont dû voir sept éléments-clé de leur effectif bouder la Can. C’est donc avec une équipe complément remaniée que le Cameroun a débarqué à la Can.

Avantage

Pour avoir battu à deux reprises le Cameroun en finale de la Can en 1986 et 2008, l’Egypte dispose d’une avantage psychologique certain sur son adversaire. Mais ce confort psychologique ne fait pas pour autant des « Pharaons » de potentiels vainqueurs du trophée continental, car les Camerounais ne manqueront pas d’aborder la finale avec l’esprit revanchard pour avoir perdu deux finales de la Can face aux Égyptiens. Je crois donc que chacune des équipes finalistes dispose d’arguments solides pour battre l’autre.

Qualité des finalistes

Les Egyptiens se révèlent plus techniques q’une équipe camerounaise qui s’appuie sur sa solidité. L’Égypte a de solides arguments sur le plan de l’animation du jeu avec à la baguette le talentueux Mouhammed Salah. Le Cameroun a réussi à battre une équipe solide avec de jeunes joueurs qui disputent leur première Can. C’est cette force mentale qui caractérise les « Lions Indomptables » et qui les gagner. C’est une équipe de très costaude sur le plan mental.

Style de jeu

Les Lions Indomptables se révèlent par leur imprévisibilité au cours d’un match qu’ils tirent de l’évolution de leur système tactique qui souvent passe d’un 4-4-2 en 4-3-3. A l’inverse de leur adversaire qui est figé dans un 3-5-2. Ce qui augure d’un bon duel tactique entre les deux entraîneurs expérimentés Hector Cuper de l’Egypte et Hugo Bross du Cameroun.

Abdoulaye Bathily de retour à Dakar : Tout le monde a dit que j’étais le meilleur candidat…


Le professeur Abdoulaye Bathily, candidat malheureux à la présidence de l’Union africaine est rentré hier, à Dakar où il a été triomphalement accueilli par les militants et sympathisants de son parti.

Interrogé, l’ex-secrétaire général de la ligue démocratique sénégalais a relativisé sa défaite face à son challenger, le tchadien Moussa Faki Mahamat qui a finalement été élu. « Dans une bataille comme une élection, il faut toujours un vainqueur et un vaincu. Même si je n’ai pas été élu, tout le monde a dit là bas que j’étais le meilleur candidat, même la presse internationale. Rien que cela est une victoire pour moi. Je suis très content, je trouve mon parti« , a-t-il déclaré réconforté par la mobilisation de ses militants et autres sympathisants. Comme pour couper l’herbe sous le pieds de ceux qui pensent que l’Etat du Sénégal n’a pas joué le rôle qui devait être le sien, pour imposer son candidat, il déclare: « le Sénégal m’a soutenu totalement, je vais le dire honnêtement. D’autres pays m’ont aussi soutenu« .

Revenant sur les raisons de sa candidature, il confie : « Si j’étais candidat à la présidence de l’Union africaine, ce n’étais pas pour ma propre personne. C’était pour mon pays et pour l’Afrique« . Avant d’ajouter:  » Quand j’ai quitté la tête de la LD, je suis allé au Mali où je devais représenter le secrétaire général des Nations-Unies qui m’a finalement détaché en Afrique centrale qui compte 16 pays. Pendant deux ans et demi, j’étais là bas au Congo démocratique, Congo Brazzaville, Ouganda, Tchad, Guinée équatoriale , etc. Mais quand j’ai vu la gravité de la situation de la crise qui sévit dans la région, je me suis rendu compte qu’il n’y a que l’unité africaine qui peut régler tout cela« .

Aussi, selon le représentant du secrétaire général de l’Onu en Afrique centrale, « tant que nous ne sommes pas unis nous n’irons nulle part« . « C’est pourquoi j’ai pris conscience de la nécessité de présenter ma candidature. Je travaillais déjà avec l’Union africaine en tant que représentant spécial des Nations-Unies pour toute l’Afrique centrale« soutient-il.

L’échec de Bathily à l’Ua est le « summum de l’humiliation » pour Macky Sall, selon l’Ujtl

L’échec d’Abdoulaye Bathily à la présidence de la Commission de l’UA est le « summum de l’humiliation » pour le président Macky Sall, a affirmé mardi, le secrétaire général de l’Union des jeunesse travaillistes libérales (Ujtl). Selon Toussaint Manga, Macky Sall espérait pouvoir contrôler l’Union africaine en y plaçant « son copain, marxiste repenti comme lui, Abdoulaye Bathily », oubliant que « les Etat ont de la mémoire ».

« Autant le petit autocrate du Sénégal étouffe son peuple, jette en prison ses adversaires politiques, prépare une mascarade électorale par la manipulation du fichier électoral, autant la Communauté international lui manifeste sa méfiance. A l’international, il perd tous ses procès contre ses adversaires de l’opposition et voilà que tous ses pairs, comme un seul homme, lui désignent du doigt la porte », explique-t-il.

Mo Ibrahim : « Le Sénégal est un pays démocratique, l’Union africaine n’a pas les moyens de ses ambitions »

Pour Mo Ibrahim, le Sénégal est un état démocratique en Afrique tout come l'Ile Maurice, la Namibie et le Botswana...

Mohamed « Mo » Ibrahim, n’est pas un milliardaire comme les autres. Cet entrepreneur anglo-soudanais qui a fait fortune dans les télécoms, plaide depuis la création de la Fondation Mo Ibrahim en 2006 pour une meilleure gouvernance en Afrique. Son indice Mo Ibrahim, permettant d’évaluer annuellement la qualité de la gouvernance pour chaque pays africain, est devenu un repère pour les entrepreneurs souhaitant investir sur le contient. Dans cet entretien accordé à La Tribune Afrique, le philanthrope détaille les priorités africaines pour améliorer la gouvernance et créer des emplois…

La Tribune Afrique : L’Union Africaine vient de tenir son sommet en ce début de semaine. Quel rôle peut-elle jouer pour améliorer la gouvernance dans le continent ?

Mo Ibrahim : Si l’Union Africaine n’est pas un pays, la commission de l’Union Africaine n’est pas un gouvernement non plus. C’est une association de pays africains. Ce genre d’organismes peuvent être agissants ou symboliques. Tout dépend des membres du club. Pour le moment, la plupart des chefs d’Etat africains souhaitent retenir toutes leur souveraineté. Et cela rend étroit l’espace de l’organisation en termes de pouvoirs. Il y a des limitations sur ce que peut faire l’Union Africaine. Elle peut plaider des politiques ou des projets ou visions. La présidente sortante par exemple a défendu la vision 2063. Mais ce n’est pas quelque chose qui va être réalisé par l’Union elle-même. Elle n’ a pas les capacités pour l’exécuter.

Pensez-vous que l’Union devrait avoir ces prérogatives ?

Cela dépend des Etats membres. Vous pouvez voir par exemple l’Union Européenne où certains pays membres veulent voter une sortie de l’organisation parce qu’ils veulent avoir le contrôle de leurs frontières, comme ils le disent clairement. L’organisation européenne a soutenu le développement de ses pays membres en créant un marché commun. Je pense que de ce coté-là, l’Union a fait la force pour les pays européens. Mais en même moment, le transfert de souveraineté a posé un problème. Il n’est pas possible d’avoir le beurre et l’argent du beurre. Les gens veulent l’intégration économique parce que c’est extrêmement efficace et précieux pour booster la croissance et l’économie. Mais si vous voulez un marché commun, il faut établir des régulations communes et vous aurez besoin d’un minimum d’autorité pour arbitrer les différends et les problèmes entre pays.

Il faut que les chefs d’Etat sachent s’ils sont prêts à troquer une partie de leur souveraineté contre une souveraineté commune (puisqu’on a quand même une voix au sein de l’union), et profiter des bénéfices qu’apporte ce marché commun. C’est un choix que les peuples doivent faire. Je pense que c’est important pour les africains de le faire. Mais pour que cela marche, il faut avoir la volonté politique et la compréhension des populations africaines des raisons qui font que cette intégration est importante. Autrement, on verra la montée des populistes qui ne vont pas arrêter de mettre en avant la souveraineté nationale et les frontières.

Vous êtes un optimiste quant à la démocratisation des pays africains. Qu’est ce qui justifie cet optimisme ?

Nous avons plusieurs Etats démocratiques en Afrique. Les exemples sont multiples : l’Ile Maurice, la Namibie, le Botswana, le Sénégal… Tous ces pays sont des pays démocratiques. Je peux en citer au moins 20 autres qui ont des gouvernements décents et démocratiques. Je pense qu’on se focalise trop sur des cas comme celui de la Gambie, du Soudan, et d’autres pays. Mais je pense que l’Afrique subsaharienne est politiquement loin devant l’Afrique du nord.

L’Afrique connait des avancées considérables dans le secteur des TIC. Mais certains observateurs doutent des avantages que peuvent procurer ces avancées… A l’aune de votre expérience, quel est votre avis sur la question ?

Je pense que les TIC avancent dans tous les pays africains. Même dans des pays comme la Somalie où le gouvernement n’a pas de pouvoir partout, les téléphones mobiles sont partout. Mais ce n’est qu’un outil. Il n’est pas le seul secteur qui poussera un pays vers le développement. Nous avons besoin de réformes, de structures fortes, de politiques efficaces. L’Afrique a surtout besoin d’une relance de son secteur agricole. Les TIC peuvent bien sûr aider l’agriculture. Mais que peuvent faire ces technologies si on n’a pas de structures pour emmagasiner les grains ou des routes et des camions pour transporter les matériaux ?  Nous avons besoin d’infrastructures et de mesures globales pour aider les simples paysans à devenir des agriculteurs commerciaux. L’urgence est de sortir de l’agriculture de subsistance, qui est la plus répandue en Afrique. Les TIC ne sont que des outils qui utilisés avec efficience peuvent propulser les stratégies de développement des pays.

Certains s’inquiètent de l’arrivée massive des chinois sur le continent. Donnez-vous du crédit à cette appréhension ?

La Chine est un grand partenaire commercial de l’Afrique. C’est le deuxième après l’Europe, avec un très léger écart. Nous demandons à tous nos partenaires commerciaux à bien se comporter et à respecter les règles de transparence et de gouvernance. Cela est valable pour tout le monde. C’est quelque chose sur laquelle on doit rester très critique. Mais ce n’est pas pour autant que nous devons craindre les russes ou les américaines ou n’importe quel autre partenaire qui veut faire des affaires en Afrique.

Nous avons besoin d’une concurrence entre ses partenaires pour avoir de meilleurs prix et les meilleurs deals possibles. Historiquement, chaque marché de l’Afrique a été capturé par son ex-puissance coloniale. Dans ce que nous appelions l’Afrique francophone, c’était la France qui faisait le marché, pareil dans les régions anglophones… Ce n’est pas sain. Nous avons besoin de concurrence. Plus nous aurons de partenaires, mieux ce sera pour l’Afrique. Cela dit, ces partenaires ainsi que nos politiques doivent être transparents.

Selon vous, quels sont les chantiers prioritaires pour les pays africains pour booster une croissance inclusive qui crée des
emplois…

L’Agriculture est le secteur qui crée le plus d’emplois comparé aux secteurs minier et énergétique, qui n’en génèrent pas tellement. Nous avons besoin d’une bonne gestion de l’économie, qui consiste à la diversifier pour ne pas dépendre d’une ressource et éviter les chocs globaux des prix des matières premières. Nous avons également besoin d’un meilleur système d’éducation qui correspond aux besoins du marché. Politiquement, l’Afrique a besoin d’une gouvernance inclusive. Nous ne pouvons plus fonctionner dans des régimes où le gagnant emporte tout, sinon nous allons tomber dans la marginalisation d’une partie de la société. Le prix serait de tomber dans des perturbations. La plupart des guerres civiles ont éclaté parce que l’on a marginalisé une partie de la société. La paix et la stabilité sont importants pour inclure tout le monde.

Cela soulève aussi la question de la participation citoyenne. Vous pensez que la société civile africaine fait des progrès ?

La société civile est entrain de grandir avec, naturellement, des rythmes différents d’un pays à un autre. Mais en général, les choses évoluent de façon saine. Il faut que les citoyens africains participent à la vie politique dans leur pays. Il faut absolument qu’ils sachent que leur devoir ne s’arrête pas à aller déposer un bulletin de vote chaque quatre ans et rentrer. C’est notre devoir de participer. Personnellement, je préfère parler de démocratie plutôt que de devoirs. La démocratie ne veut pas uniquement signifier des élections générales. Parler de démocratie c’est aussi parler de participation dans la vie politique. Les citoyens doivent faire partie du processus de la gouvernance parce que cela est important. Le feedback citoyen sur l’action gouvernementale est indispensable pour tout le monde.

Quels conseils adresseriez-vous à la jeunesse africaine ?

Je leur conseille de ne pas perdre d’espoir. Votre destin est entre vos mains. Si vous n’arrivez pas à trouver un emploi, essayer de le créer vous-même. Mais ne sautez jamais dans un barque d’immigration clandestine. Participez à la vie de votre pays parce que vous êtes les seuls à pouvoir créer le changement.

Candidature d’Abdoulaye Bathily à l’UA: Jean Paul Dias s’interroge sur le vote de la Gambie, la Guinée Bissau et le Burkina Faso

Candidature d’Abdoulaye Bathily à l’UA: Jean Paul Dias s’interroge sur le vote de la Gambie, la Guinée Bissau et le Burkina Faso 

Jean Paul Dias, le secrétaire du Bloc centriste Gaïndé a avoué tout son étonnement par rapport à la « défaite d’Abdoulaye Bathily devant le Tchadien Moussa Faki Mahamat à la présidence de la Commission de l’Union africaine en s’interrogeant sur le vote des pays frères du Sénégal comme la Gambie, la Guinée-Bissau et le Burkina Faso.

« C’est dommage et je regrette cette issue qui n’est pas heureuse. Mais je suis convaincu qu’il ne faut pas simplement faire des constats. Il faut une discussion critique », a d’emblée précisé le père de Barthélémy Dias.

Avant d’enchaîner avec des interrogations : «  Il y a plus de 15 états dans la CEDEAO et au premier tour, nous avons obtenu 10 voix. Où sont les autres voix du reste du reste de l’Afrique du Nord, centrale, de l’Est… ? Au deuxième tour, on passe à 8 voix et on termine avec 3. Si on enlève celle du Sénégal, quelles sont ces voix ? Quel a été le vote de la Gambie qui nous doit tout aujourd’hui, quel a été le vote de la Guinée-Bissau à qui nous avons permis de suivre la Coupe d’Afrique des nations de football ? En dehors du président togolais qui a été clair, dès le départ, disant qu’il ne voterait pas pour le Sénégal, tous les autres n’avaient rien dit. Où est passé la voix du Burkina Faso. S’il y a aujourd’hui, un nouveau gouvernement et la paix dans ce pays, on le doit au Sénégal et à son président. Donc, je dis qu’il y a des problèmes », a ajouté Jean Paul Dias.

Rappelons que le Tchadien Moussa Faki Mahamat dirigera désormais la Commission de l’Union africaine. Il a été élu par les 54 chefs d’Etat et de gouvernement réunis en Sommet à Addis Abeba lors du 28e sommet de l’Union africaine,.

Le Tchadien Moussa Faki Mahamat s’est imposé à la la surprise générale en s’imposant devant le Sénégalais Abdoulaye Bathily, comme successeur de la présidente sortante de la Commission de l’UA (CUA), la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma.

Candidat du bloc régional de l’Afrique centrale moins bien représenté que les autres régions dans les instances continentales et ministre des Affaires étrangères de son pays depuis neuf ans, Moussa Faki Mahamat a tout bousculé sur son passage avec sa grande expérience à l’international et sa bonne connaissance des dossiers stratégiques et sécuritaires de l’Afrique.

Adoption d’une déclaration ministérielle sur l’accès universel à la vaccination

Adoption d’une déclaration ministérielle sur l’accès universel à la vaccination 

Cette déclaration adoptée à l’occasion du 28e Sommet de l’Union africaine est présentée comme « un engagement historique et opportun visant à faire en sorte que chaque personne en Afrique, qui qu’elle soit et d’où qu’elle vienne, tire pleinement profit des avantages liés à la vaccination », explique un communiqué de presse.

La Déclaration d’Addis-Abeba sur la vaccination invite les États à « investir davantage sur le plan politique et financier dans leurs programmes de vaccination ».

Elle a été rédigée et signée par les ministres de la Santé, ainsi que d’autres ministres concernés lors de la Conférence ministérielle sur la vaccination en Afrique (MCIA) qui s’est tenue en février 2016 à Addis-Abeba, rappelle-t-on.
La MCIA était la première rencontre jamais organisée au niveau ministériel consacrée à l’accès des enfants de tout le continent à des vaccins salvateurs.

Pour orienter la mise en œuvre de la Déclaration d’Addis-Abeba, une feuille de route est en cours d’élaboration en étroite collaboration avec les Bureaux régionaux de l’OMS pour l’Afrique et pour la Méditerranée orientale, la Commission de l’Union africaine et les partenaires en matière de vaccination, explique-t-on.

La Déclaration d’Addis-Abeba contient 10 engagements, à savoir : l’augmentation des fonds destinés à la vaccination, le renforcement des chaînes d’approvisionnement et des systèmes de prestation, tout en faisant de l’accès aux vaccins un élément fondamental des efforts consentis en matière de santé et de développement.

Le communiqué rappelle que si l’Afrique a enregistré d’énormes progrès en matière d’accès à la vaccination au cours des 15 dernières années, « ces avancées ont commencé à stagner et le continent africain reste aujourd’hui à la traîne en ce qui concerne la réalisation des cibles mondiales de vaccination ».

« À titre d’exemple, un enfant sur cinq en Afrique n’a toujours pas accès aux vaccins salvateurs de base. Par conséquent, les maladies évitables par la vaccination continuent de causer de nombreux décès. La rougeole à elle seule cause chaque année près de 61 000 décès évitables en Afrique », mentionne-t-on dans le même document.

Le texte note que moins de 15 pays africains financent plus de 50 % de leurs programmes nationaux de vaccination.

Alors que l’Afrique tend vers l’éradication de la poliomyélite, « on s’attend à une baisse des fonds essentiels alloués à la vaccination à travers le programme d’éradication de cette maladie », souligne la même source.

Alors que dans les années à venir, les pays qui aspirent au statut de pays à revenu intermédiaire « cesseront de bénéficier » du soutien de l’Alliance du vaccin (Gavi) en matière de vaccination, les États sont appelé à « redoubler d’efforts pour faire de la couverture vaccinale nationale une priorité ».

« Nous savons que l’accès de tous à la vaccination en Afrique est un objectif que nous pouvons atteindre », a déclaré la présidente sortante de la Commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma.

« La Déclaration d’Addis-Abeba sur la vaccination est un engagement sans précédent ; avec le soutien politique au plus haut niveau des États, nous sommes plus que jamais près de faire en sorte que tous nos enfants bénéficient de chances égales pour une vie saine et productive », a-t-elle ajouté.

Les noms des ministres du futur gouvernement de Barrow connus demain

Gambie: les noms des ministres du futur gouvernement de Barrow connus demain 

Depuis son retour en Gambie, le président Adama Barrow travaille à la formation de son premier gouvernement d’après Yahya Jammeh. Mais la tâche ne lui semble pas du tout être facile, car chaque parti membre de la coalition qui l’a porté au pouvoir, veut avoir un portefeuille. Selon son porte-parole Halifa Sallah, onze postes ministériels ont déjà été mis en place et les occupants vont prendre fonction demain mercredi 1er février 2017. « Ils ont été informés de leur nomination, mais ils devront prêter serment « , a-t-il souligné sans citer de noms. « Je vous invite tous à assister à la cérémonie de prestation de serment demain « , a dit Sallah lors d’une conférence de presse, mardi à Banjul. Les onze portefeuilles ministériels sont, entre autres : Finances, Affaires étrangères, Intérieur, Jeunesse et Sports, Tourisme, Agriculture, Administration Locale, Commerce et, Forêt et Environnement. Il a également annoncé la nomination d’un Procureur général et de sept autres personnes pour compléter l’équipe gouvernementale. Toutefois, il a expliqué que toute personne ayant une double nationalité ne peut pas être nommée ministre en Gambie.

Gambie : Des armes retrouvées au domicile privé de Yahya Jammeh

Gambie : Des armes retrouvées au domicile privé de Yahya Jammeh 

Les responsables de la force déployée en Gambie par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont affirmé ce lundi avoir découvert des armes et munitions au domicile privé de Yahya Jammeh. Malgré cette découverte, la situation est calme à Banjul et les forces de la Cédéao disent avoir la situation en main.

Le général François Ndiaye, commandant de la Mission de la Cédéao en Gambie (Micega), a aussi annoncé l’arrestation au Sénégal voisin du chef d’une unité d‘élite de l’armée gambienne, le général Bora Colley, sans donner de détails.

Cette arrestation a été évoquée la semaine dernière par le porte-parole de la police sénégalaise, Henry Boumy Ciss, selon lequel le général Colley a été appréhendé le 25 janvier “par les policiers du poste frontalier de contrôle de Mpack (en Casamance, sud du Sénégal) alors qu’il tentait de rejoindre la Guinée-Bissau”, limitrophe de cette localité. “Il a été aussitôt mis à la disposition” de l’armée basée à Ziguinchor, une des principales villes de la Casamance, a-t-il dit vendredi.

Le général François Ndiaye a aussi évoqué les arrestations de quatre membres de la garde personnelle de Mme Jammeh, l’ayant accompagnée en exil et qui tentaient de revenir en Gambie. Ils ont été interpellés dans la ville sénégalaise de Karang, frontalière de la Gambie, et étaient détenus lundi à Dakar. Il a décliné tout détail sur ces opérations.

Selon le chef de la Micega, des armes et munitions ont été saisies dans une maison appartenant à M. Jammeh dans son village natal de Kanilai, dans l’ouest du pays, à environ 100 km à l’est de Banjul, refusant toutefois de préciser leur quantité et le jour de leur découverte.

Toutes les armes et munitions sont maintenant sous la garde de la Cédéao. Donc, rien ne se passera là-bas (à Kanilai). La situation est sous contrôle”, a-t-il déclaré, soulignant que “les forces armées gambiennes ont été très coopératives” avec les troupes de la Cédéao.

Les forces de la Cédéao ont été mobilisées pour contraindre Yahya Jammeh à céder le pouvoir à Adama Barrow, vainqueur de l‘élection présidentielle du 1er décembre.

M. Jammeh, au pouvoir depuis plus de 22 ans, avait initialement reconnu sa défaite avant de se raviser le 9 décembre, déclenchant une crise politique à rebondissement qui a pris fin avec son départ en exil, le soir du 21 janvier, trois jours après la fin officielle de son mandat.

Accueilli au Sénégal depuis le 15 janvier à la demande de la Cédéao qui craignait pour lui tant que M. Jammeh était en place, M. Barrow a prêté serment dans l’ambassade gambienne à Dakar le 19 janvier. Il est rentré à Banjul le 26 janvier.

Le Maroc réintègre l’Union Africaine après 32 ans d’absence

Dernière minute: Le Maroc réintègre l'Union Africaine après 32 ans d'absence 

Les chefs d’Etat de l’Union africaine (UA) ont décidé lundi de réintégrer le Maroc, qui avait quitté l’organisation continentale en 1984 pour marquer son désaccord sur le dossier du Sahara occidental, a-t-on appris auprès de plusieurs Présidents africains réunis en sommet à Addis Abeba.

Selon le Président sénégalais Macky Sall et le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Salek, 39 chefs d’Etats (sur 54 pays) se sont prononcés pour le retour du royaume chérifien au sein de l’UA.

« Plus de 39 pays sur les 54 de notre organisation ont donné leur onction pour le retour du Maroc« , a déclaré à la presse le Président sénégalais. « Même si la question du Sahara occidental reste une question posée, (…) en famille on peut continuer à trouver des solutions. L’admission est faite, et c’est le plus important: aujourd’hui, le Maroc est membre intégrant de l’Union africaine ».

La Présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, a également confirmé que « la majorité des Etats membres avait accepté la demande du Maroc de réintégrer l’Union africaine ». « L’Afrique veut parler d’une seule voix. Et nous avons besoin que tous les pays africains soient associés à cette voix« , a ajouté la présidente.

Le royaume chérifien avait quitté l’UA en 1984 pour protester contre l’admission de la République arabe sahraouie démocratique proclamée par le Front Polisario au Sahara occidental, un territoire que Rabat considère comme sien.

Mais le Maroc a annoncé en juillet sa volonté de réintégrer l’organisation et le roi Mohammed VI, présent à Addis Abeba, a multiplié ces derniers mois les visites officielles pour rallier les soutiens. La demande du Maroc a toutefois suscité l’opposition de soutiens de longue date de la République arabe sahraouie démocratique.

Ainsi, 12 pays dont plusieurs poids lourds du continent comme le Nigeria, l’Algérie, l’Afrique du Sud, le Kenya ou l’Angola avaient tenté de contrecarrer la réadmission sur des bases juridiques, estimant que le Maroc « occupe une partie du territoire d’un État membre » en référence au Sahara occidental.

Sept choses que les Africains ne veulent plus

Sept choses que les Africains ne veulent plus

Les Africains veulent sortir des guerres et de la famine. Ils veulent qu’on arrête de piller leurs richesses. La jeunesse africaine a plein d’idées et se bat chaque jour pour améliorer le quotidien de milliers d’africains en créant leurs propres entreprises. Voici 7 choses que les africains ne veulent plus.

1- Les guerres

Le sang de notre peuple a assez coulé. Pour des raisons personnelles, certains chefs d’Etat créent des guerres ethno-politiques pour s’accaparer du pouvoir. Les Africains veulent la paix et refusent de perdre encore leurs frères ou leurs sœurs.

2- Les africains disent NON au chômage.

Il y a beaucoup de jeunes diplômés qui cherchent du travail. Laissez la jeunesse africaine entreprendre. Vous avez les moyens financiers pour les aider. Encouragez-les, Formez ces jeunes à l’entrepreneuriat. Arrêtez de piller les richesses de ce continent.

3- Plus de bourses pour les étudiants africains.

La jeunesse africaine est talentueuse. Elle a besoin des bourses d’études de la part des gouvernements africains pour améliorer leurs compétences

4- Les chefs d’Etat qui ne veulent plus quitter le pouvoir.

Dès qu’ils arrivent au pouvoir, ils veulent appliquer la dictature. Ils amassent des biens et ils augmentent les impôts.

5- Le manque d’infrastructures sanitaires

Dans certaines régions, il n’y a pas de centre de santé, il faut marcher des kilomètres pour recevoir des soins. Il est important de rapprocher les centres médicaux des lieux d’habitations pour le bien-être des populations.

6- Les pénuries d’eau et d’électricité

En 2017, Il y a des endroits où il n’y a pas d’eau potable. Le courant est quasi inexistant. Il y a des coupures d’eau et courant qui durent des semaines.

7- Le monopole de l’information

Certains gouvernements africains veulent empêcher leurs citoyens de s’informer. Ils vont jusqu’à couper l’accès à internet ou aux réseaux sociaux pour empêcher leurs populations de connaître la vérité sur la gestion de leurs pays.

Corruption: les 10 pays les moins touchés d’Afrique

 Transparency International a rendu public sont rapport annuel sur la perception de la corruption dans le monde. Comme à chaque publication depuis la création de cette ONG basée à Berlin, l’Afrique y est mal représentée. Pourtant les efforts ne manquent pas pour enrayer le phénomène. Voici la liste des 10 pays les moins corrompus d’Afrique pour ce nouveau ranking.

La Banque africaine de développement avait déjà tiré la sonnette d’alarme. L’institution panafricaine chiffrait à 148 milliards de dollars par an, les pertes pour l’Afrique liées à la corruption. Un constat confirmé par le rapport 2016 de l’ONG Transparency international qui brosse un sombre portrait du fardeau de la corruption en Afrique. L’indice annuel de Transparency International passe au crible la perception de la corruption dans le secteur public dans 176 pays à travers le monde à travers une moyenne comprise entre 0 (pays les plus corrompus) à 100 (pays les plus vertueux).

Selon l’ONG, la corruption aurait globalement régressé dans le monde. Même si elle n’échappe pas à cette tendance à la faveur des efforts gouvernementaux sur les instruments juridiques, l’Afrique reste le contient le plus gangrené par la corruption. Preuve en est que la plupart des pays africains n’ont pas réussi à dépasser ou stagnent à une moyenne inférieure à 50/100.

Botswana, pays le moins corrompu d’Afrique

Pourtant, certains pays d’Afrique subsaharienne se hissent en haut du classement continental. Le Botswana confirme sa réputation de pays le moins corrompu d’Afrique. La République d’Afrique australe applique une tolérance zéro pour les actes de corruption dans ses administrations publiques. Des mesures fortes qui la hissent à la 35e place du classement mondial avec un score certes en baisse (60/100 en 2016 contre 63 une année auparavant) mais qui lui permet aussi d’occuper la première marche du podium.

Le Cap-Vert vient derrière avec un score amélioré (59/100 en 2016 contre 55/100 en 2015) pour occuper la deuxième place sur la liste des pays les plus vertueux en Afrique. L’archipel souvent cité en exemple démocratique, fait de la guerre contre la corruption, un des leviers de réduction des inégalités dans le pays. Résultat : avec son 38e rang, le pays occupe la première place en Afrique de l’Ouest.

En troisième position sur le podium continental, le Rwanda et l’Ile-Maurice se partagent en ex-aequo la 50e place mondiale, avec des scores de 54/100. Si le Rwanda stagne avec le même score pour les deux derniers classements de Transparency, l’île-Maurice a amélioré son score (54/100 en 2016 contre 53/100 en 2015).

De sa 53e place mondiale, la Namibie est le cinquième pays africain le moins corrompu avec un score (52/100) en baisse d’un point. La République diamantifère d’Afrique centrale subit les soubresauts de ses richesses qui attirent des entreprises occidentales et chinoises qui se mènent une lutte souvent constituée de coups bas et de corruption de hauts responsables. La réputation du pays en pâtit au point de dégringoler.

Les pays qui complètent le top 10 africain sont en dessous de la moyenne. Sao-Tomé-Et-Principe (avec un score 46/100 en 2016 contre 42/100 en 2015) occupe la 6e place sur le continent. La 7e place revient au Sénégal (45/100 en 2016 contre 44 en 2015) tandis que l’Afrique du Sud avec sa 64e place mondiale se retrouve au 8e rang africain. Le Ghana (70e mondial avec un score de 43/100 en baisse de 4 points) et le Burkina (72e avec 42/100 avec un bond de 4 points) ferment la marche du top10.

L’espoir d’une lutte plus efficace contre la corruption

Fait notable relevé par ce ranking, les deux premières économies du continent, le Nigéria et l’Afrique du Sud, n’ont pas réussi à améliorer leur score anti-corruption, creusant ainsi les inégalités dans des domaines prioritaires pour les populations vulnérables. Le Nigéria est secoué ces dernières années par des scandales de corruption liés à la manne pétrolière et dans lesquels sont impliqués plusieurs hauts responsables. Pour contrer le phénomène, la première économie africaine a lancé une prime pour les lanceurs d’alerte sur les actes anti-corruption.

L’Afrique du Sud n’est pas mieux loti. Le président Jacob Zuma, épinglé par le rapport de la Médiatrice de la République pour des connivences avec la richissime famille Gupta au point d’alimenter des soupçons de corruption de son administration, avait reconnu lors du congrès anniversaire de l’ANC, qu’il fallait lutter plus efficacement contre la corruption dans son pays. Le pays de Nelson Mandela devrait sans doute se référer au guide édité par la Banque africaine de développement pour lutter contre la corruption.

Ces deux cas illustratifs semblent confirmer l’idée d’un continent où la corruption a durablement pris pied. Mais l’espoir renaît avec les mesures prises ces dernières années par les pays africains. Au Togo, les autorités ont décidé de réactiver la Haute autorité de lutte contre la corruption. Au même moment, le Tchad annonçait la création d’une Cour spéciale chargée de réprimer les actes de corruption dans le pays. Il faudrait désormais prendre en plus de ces mesures, d’autres stratégies pour réprimer les corrupteurs, pays ou multinationales. Pour cela, il faudrait peut-être un autre rapport pour saisir l’ampleur.

Can 2017: Ghana vs RDC (2-1), les frères Ayew portent leur équipe en demi finale contre le Cameroun

Le Ghana des frères Ayew s’est qualifié pour les demi-finales de la Coupe d’Afrique des Nations, grâce à sa victoire contre la RD Congo (2-1) dimanche à Oyem, dans le Nord du Gabon.

Un but du frère cadet Jordan à la 63e et un autre de son aîné Andre sur penalty (78e) ont offert ce précieux succès aux Ghanéens. Les « Black Stars », finalistes de l’édition 2015, affronteront le Cameroun en demi-finale, jeudi à Franceville.

Adama Barrow retire le mot « islamique » du nom de son pays

adama barrow gambie

Le Président gambien, Adama Barrow a retiré le mot « islamique » du nom de son pays. Le pays va désormais s’appeler la République de la Gambie.

 

Le changement intervenu dans le nom officiel du pays est confirmé par un tweet de Barrow qui a été retweeté par son porte-parole Halifa Sallah. Selon la chaîne qatarienne Aljazeera, le Président a fait cette annonce le 26 janvier dernier lors de sa première conférence de presse.

En optant pour ce changement, Barrow a expliqué que malgré la Gambie dispose d’une population musulmane a fort taux musulman soi 90 % et le reste des chrétiens et animistes, le pays restera une république et non « la République islamique ».

 

En levant le voile sur sa politique de gestion de la Gambie, Barrow a fait savoir qu’il va se focaliser sur la mise en œuvre une série de réformes démocratiques mais aussi la réconciliation. Le pays a été rebaptisé République islamique de la Gambie par l’ex Président Yahya Jammeh le 11 décembre 2015 pour se départir de son passé colonial.

Président Macky Sall: «Le retour du Maroc à l’UA ne doit pas faire l’objet de débats»

Le président Macky Sall : «Le retour du Maroc à l'UA ne doit pas faire l’objet de débat»

Le président Macky Sall, a réitéré le soutien de son pays au retour du Maroc au sein de l’Union africaine (UA), une mesure qui, a-t-il estimé, « ne devrait pas faire l’objet de débats ».

«Le Maroc devrait être le cinquante cinquième pays membre de l’union africaine », a ajouté le président Macky Sall, en référence au 28e sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UA qui s’ouvre ce lundi 30 janvier à Addis Abeba (Ethiopie) avec comme principal ordre du jour, le retour du royaume chérifien au sein de l’organisation continentale.

Soulignant l’évidence d’une telle probabilité, le président Macky Sall qui accordait une interview à la presse, a rappelé que l’acte fondateur de l’UA dit ceci : « Tout pays africain qui s’engage à respecter la charte reconnue par la majorité des pays est admis dans le concert de l’union africaine ».

Le Maroc avait quitté l’Organisation de l’Unité africaine (OUA, devenue UA) le 12 novembre 1984, lors du 20e sommet tenu à Addis-Abeba pour protester contre l’admission de la République arabe sahraouie démocratique, proclamée par le Polisario et soutenu par l’Algérie. Rabat avait annoncé en juillet dernier à Kigali sa volonté de réintégrer l’UA.

A dix jours du sommet bi-annuel de l’organisation panafricaine à Addis-Abeba, le Maroc avait ratifié, le 20 janvier dernier, l’acte constitutif de l’Union africaine.

Ce projet de loi avait été ensuite adopté à l’unanimité par la Chambre des représentants puis par la Chambre des conseillers, la seconde chambre du Parlement.

Me Augustin Senghor : « Il faut continuer à bâtir autour de cette génération… »

Coupe

Le président de la fédération sénégalaise de football (FSF), Me Augustin Senghor se dit confiant pour l’avenir et incite à la continuité dans la « construction » de l’équipe du Sénégal qui a montré de « bonnes choses » à la CAN Gabon 2017 malgré l’élimination.

« Il faut continuer à bâtir autour de cette génération un projet durable qui va au-delà d’une CAN mais qui nous permettra de pouvoir, non seulement gagner un trophée en Afrique, mais continuer à progresser au niveau des compétitions mondiales » a dit Augustin Senghor à la fin de la rencontre Sénégal-Cameroun perdue par les Lions.