Category Archives: Agriculture

Les populations de Nord Foire soutiennnent Abdoulaye Ndour

 

Une foule très nombreuse s’est retrouvée le temps d’un après-midi chez le désormais ex Directeur de l’Administration Générale et de l’Équipement(DAGE) de la Présidence Abdoulaye Ndour.Ils sont venus de Nord Foire,Ouest Foire,Apecsy 1 et 2 ,Djily Mbaye et Diamalaye pour soutenir leur leader demis de ses fonctions ce mardi soir.

Au nom des populations, Mouhamed Mboup a remercié ceux et celles qui ont fait le déplacement pour apporter leur soutien à son ami et frère Abdoulaye Ndour.Il a auparavant remercié le Président Macky Sall qui accordé une énorme confiance à son ex collaboration durant cinq années  non sans rappeler les compétences du financier Ndour.Mouhamed Mboup annonce que lui et son ami continueront à travailler pour la réélection du Président Macky  Sall dès le premier tour en 2019 .

Nous y reviendrons en images.

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senelux.com/Saliou Ndiaye

Enfants retrouvés le sexe mutilé : Ce qu’a dit le suspect arrêté

Rebondissement dans l’affaire des deux enfants retrouvés le sexe mutilé dans une maison abandonnée à Yeumbeul. Interpellé par la police, le mis en cause, âgé de 1 5 ans, a reconnu les faits. Mais, il a déclaré qu’il s’amusait à couper le sexe des enfants, en compagnie de son complice. Ce dernier, informe le journal, est activement recherché par la police.

Les Echos

Suspension de la taxe à l’exportation sur l’arachide : Macky fait revenir les Chinois

Redoutant un échec de la présente commercialisation de l’arachide, Macky Sall a pris, ce mercredi, la décision de suspendre la taxe à l’exportation. Cette situation survient dans un contexte de souffrance généralisée des producteurs qui n’arrivaient pas à écouler leurs graines du fait de l’absence des acheteurs chinois qui avaient fui à cause de cette taxe.
Sa suspension est un aveu d’échec d’un gouvernement qui semble tâtonner sur une question aussi cruciale.

Le projet présidentiel d’autosuffisance en banane est en cours d’exécution

Le projet présidentiel d’autosuffisance en banane, avec l’aménagement de 500 hectares et un investissement de 2,5 milliards de francs CFA, est en train d’être mis en œuvre, a-t-on appris jeudi de Mamadou Oumar Sall, un conseiller spécial du chef de l’Etat.
Le Génie militaire est en train de défricher les terres destinées à ce projet du chef de l’Etat, a dit M. Sall en marge d’une réunion des producteurs de banane, à Tambacounda.
Un appel d’offres a été lancé en vue de l’irrigation des superficies prévues pour le projet d’autosuffisance en banane, a-t-il annoncé.
« Certainement, dans un mois, on connaîtra le partenaire qui va nous fournir le matériel d’irrigation », a assuré Mamadou Oumar Sall, président du Collège national des producteurs de banane.
« Si tout va bien, selon les promesses du ministre de l’Agriculture, on pourra commencer la plantation avant le prochain hivernage », a poursuivi M. Sall, qui dirige par ailleurs le Collectif régional des producteurs de banane de Tambacounda (est).
Il a été désigné jeudi par consensus, pour diriger le Collège national des producteurs de banane, une organisation réunissant ses pairs des régions du nord, de l’est et du sud du pays.
Lors d’une « tournée économique » en octobre 2016, le président de la République avait visité une bananeraie de 200 hectares appartenant à Mamadou Omar Sall.
Le chef de l’Etat avait promis d’allouer un financement de 2,5 milliards de francs CFA et d’affecter un terrain de 500 hectares aux producteurs de banane, en vue de l’autosuffisance du pays pour cette denrée.
« Il ne s’agira pas simplement d’écouter et d’envoyer des membres du gouvernement. Je vais venir régulièrement m’enquérir de la situation. Je reviendrai voir si ces 500 hectares sont aménagés et ou pas », avait assuré Macky Sall.
« Les 2,5 milliards de francs CFA sont déjà disponibles. Nous attendons de mettre en place les procédures de décaissement » de cet argent, a dit Tidiane Sidibé, le directeur de cabinet du ministre chargé de l’Accompagnement et de la Mutualisation des organisations paysannes, lors de la réunion des producteurs de banane.

Autosuffisance en riz : Macky change de cap

L’autosuffisance en riz sera « finalement atteinte en 2019 », a indiqué, lundi à Dakar, le président de la République, Macky Sall.

« L’objectif en matière de production de riz reste à 1,6 millions de tonnes de paddy pour atteindre l’autosuffisance en riz. Je suis convaincu qu’avec le Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (PRACAS II) et les nouvelles formulations, nous devrions y arriver » a dit le chef de l’Etat.

« J’avais énoncé l’année 2017 pour l’atteinte de l’autosuffisance en riz, mais avec la double culture nous allons y arriver vers fin 2018, début 2019 », a soutenu Macky Sall qui présidait la Revue annuelle conjointe (RAC) 2017.

Le président de la République s’est toutefois félicité des doublements des rendements de riz estimés à 1,100 millions de tonnes de paddy.
« Evidemment, nous avons des efforts à faire malgré les résultats positifs », a en outre ajouté Macky Sall.
Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Pape Abdoulaye Seck et son collègue en charge de l’Accompagnement et de la Mutualisation des organisations paysannes ont laissé entendre que « des rendements record de plusieurs spéculations ont été notés durant la campagne agricole ».

Le Sénégal ne lèvera pas l’interdiction d’importation de viande de volailles (ministre)

Le Sénégal ne compte pas lever l’interdiction d’importation de viande de volailles, a affirmé, samedi à Dakar, le ministre de l’Elevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, rappelant que cette mesure vise à protéger toute la chaîne de valeur avicole.

Cette mesure avait été prise en 2005 pour protéger le pays de la grippe aviaire qui, après l’apparition du virus H5N1, avait commencé à se propager après avoir touché plusieurs pays en Asie.
‘’La levée de l’interdiction d’importation de viande de volailles entrainerait inéluctablement dans le contexte actuel, un écroulement de toute la chaîne de valeur avicole’’, a-t-elle averti lors du vote du budget de son département, adopté à la majorité par les députés.
‘’C’est une mesure qui est courageuse, le fait de refuser l’importation de volaille. Cela a permis à des sociétés nationales d’investir dans le secteur. Ils [les pays producteurs de viande] nous envoient des parties de la volaille qu’ils ne consomment pas’’, a-t-elle dénoncé.
Les députés ont demandé au ministre de l’Elevage de ‘’mettre en place des commissions chargées de régler les conflits internes, sur le manque d’aliment de bétail, sur les difficultés d’accès aux crédits, sur le recensement du bétail’’.
Sur l’importations de moutons pour la Tabaski, Aminata Mbengue Ndiaye a rappelé que ce n’est pas l’Etat qui joue ce rôle qui est dévolu à d’autres acteurs. Elle a ajouté que « le Sénégal ne peut pas fermer ses frontières aux moutons du Mali compte tenu de la politique régionale’’.
Elle a par ailleurs rappelé que pour la Tabaski de cette année, il n’y a pas eu de déficit, mais un surplus de près de 170 000 moutons. ’’L’autosuffisance dans ce domaine passera par la vaccination. Elle permet de préserver 1 000 000 de têtes par an au niveau du pays’’, a-t-elle précisé.
Le cheptel du Sénégal est seulement estimé et il est normal que l’on puisse le faire, car il a visiblement augmenté, a-t-elle souligné.
Elle a rappelé que « le vol de bétail fait perdre près de 2 milliards de FCFA par an’’ aux éleveurs. « Mais, nous avons renforcé la peine et dans certains endroits, le vol continue. Mais, dans d’autres, cela a diminué’’, s’est-elle réjouie, avant d’inviter les autres acteurs et les ministères concernés à participer à la lutte contre ce phénomène.
Parlant des unités de transformation de production laitière, Aminata Mbengue Ndiaye a rappelé que 51% de la consommation locale en lait vient des petits producteurs.
 « Nous allons lancer bientôt la campagne de lutte contre les feux de brousse et de productions fourragères’’, a-t-elle promis aux députés qui ont soulevé cette question, annonçant que la journée de l’Elevage sera célébrée le 23 décembre à Kolda.

Prévisions de récoltes record de la campagne agricoles 2017-2018

Prévisions de récoltes record selon les analyses des résultats préliminaires des récoltes de la campagne agricoles 2017-2018

« Des productions agricoles bonnes pour la campagne 2017-2018 sont attendues », tels sont les propos de Williams Massaoud chef de la mission CILSS. Il a fait face à la presse ce vendredi au ministère de l’agriculture et de l’équipement rural pour restituer les travaux effectués par la mission conjointe du CILSS, de la FAO, du PAM et de FEWSNET.
Cette cérémonie qui porte sur l’évaluation préliminaire des récoltes de la campagne agricole 2017-2018, a été présidée par le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Pape Abdoulaye Seck.
La mission s’est déroulée du 6 au 10 novembre 2017, elle avait pour but d’apprécier la situation et les perspectives du déroulement de campagne agricole. Afin d’atteindre ces objectifs, la mission a rencontré les services nationaux concernés pour le suivi de la campagne agricole tels que :
la Direction de l’analyse de la prévision et des statistiques agricoles, la Direction de l’agriculture, la Direction de la protection des végétaux, le groupe de travail plurisdisplinaires et le secrétariat exécutif du Conseil national à la sécurité alimentaire ainsi que les organisateurs de producteurs et les partenaires techniques et financiers comme le FAO, le PAM et le FEWSNET.
En effet, sur la base des résultats préliminaires, on note dans tous les secteurs agricoles une augmentation record des produits sur l’année 2017 mais aussi sur la moyenne des 5 dernières années.

Concernant les exportations des fruits et légumes en cours, elles sont estimées actuellement à 102 000 tonnes contre 91 106 tonnes en 2016-2017 à la même période soit une hausse de 12%.

Toutefois, sur le plan pastoral, la situation reste mitigé à cause des faibles pluies enregistrées pendant les mois d’août et septembre dans la zone nord, entraînant un faible développement du pâturage et un niveau limite de remplissage des points d’eau pour l’abreuvement du bétail dans les départements de Linguère, de Matam et Podor. Mais la situation zoo-sanitaire reste calme dans l’ensemble du pays car aucun foyer de maladies n a été signale.

La mission soucieuse du maintien de ces acquis, recommande à l’endroit du Sénégal et de ses partenaires techniques et financiers, à poursuivre l’opérationnalisation des GTP locaux ; à conduire au moins deux missions conjointes gouvernement et partenaires de suivi de la campagne agricole en prélude à la mission du CILSS; à identifier les zones à risques de faible productivité et à évaluer le degré de sévérité; à renforcer le financement des statistiques agricoles et des enquêtes sur la sécurité alimentaire.

Ces recommandations vont aussi à l’endroit du CILSS notamment sur le renforcement du groupe de travail pluridisciplinaire GTP mis en place dans cadre du suivi de la campagne agro-pastorale mais aussi, la mise à la disposition du Sénégal d’un modèle de prévision de rendement.

Cheikh Tijane et Safietou Nam

Tabaski : Aminata Mbengue Ndiaye au Mali et en Mauritanie

Le ministre de l’Elevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye effectue, du 10 au 16 août, des visites au Mali et en Mauritanie, dans le cadre de la préparation de la Tabaski 2017, a appris l’APS.
« Cette mission va permettre au ministre de l’Elevage de rencontrer ses homologues maliens et mauritaniens de l’Elevage, des Transports et du Commerce », expliquent les services de Mme Ndiaye dans un communiqué.
Le ministre va également visiter différents marchés à bétail dans ces deux pays.
La même source indique que l’occasion « sera aussi saisie pour présenter aux opérateurs, les différentes mesures prises afin de faciliter l’approvisionnement du marché sénégalais en moutons en provenant de ces pays frontaliers ».
Elle ajoute que dans cette optique, la délégation du ministre « va fournir aux opérateurs toutes les coordonnées utiles des services de l’Elevage pour qu’ils puissent les contacter en cas de besoin ».

Tabaski : les producteurs d’oignon s’engagent à assurer la couverture du marché

Les producteurs d’oignon de la zone des Niayes sont en mesure d’alimenter correctement le marché national jusqu’au-delà du 30 août, date fixée pour la fin du gel des importations, a soutenu, dimanche à Potou (Louga, nord) leur président Mamadou Ba dit Diamyodi.
« La production actuelle peut couvrir tout le marché local et cela au-delà de la date du 30 août », a dit M. Ba à des journalistes invités à se rendre compte de la situation à Potou où sont déversées chaque jour des quantités importantes d’oignon à destination des marchés du pays.
Ce sont environ une quinzaine de gros porteurs qui quittent quotidiennement la zone pour alimenter les marchés des régions de Kaolack, Dakar, Ziguinchor, Kolda, etc., assurent ces producteurs, signalant une baisse du prix au kilogramme qui est passé de 325 à 300 francs CFA du fait de la forte production.
Certes au début les producteurs avaient souffert avec l’ouverture du marché à l’importation alors que la production nationale venait juste de mûrir, soutiennent ces producteurs qui veulent éviter un scénario similaire pour cette fin de campagne.
« Nous n’aurions jamais pris cet engagement d’alimenter le marché à suffisance si nous n’étions pas en mesure de le faire jusqu’au-delà du mois d’août, date fixée pour la fin du gel des importations », a ajouté El Hadji Magued Boye, un producteur.
Ces producteurs invitent ainsi les autorités étatiques à éviter toute erreur préjudiciable à leur filière en ouvrant le marché prématurément à l’importation, ce qui risquerait ainsi, selon eux, de saturer le marché à leur détriment.

« Commentaires sur la fécondité en Afrique, Macron déjà sur le chemin de l’arrogance! »


Commentaires sur la fécondité en Afrique, Macron déjà sur le chemin de l'arrogance!
Le commentaire du président français sur la fécondité des femmes africaines est des plus déplacés. Ce qui n’a pas été accepté de Sarkozy ne le sera pas davantage de lui. On s’attendait qu’à son âge, il comprenne qu’il y’a une manière respectueuse de s’adresser aux africains et à leurs dirigeants. S’il avait été bien briefé par ses conseillers, il aurait su que toutes les enquêtes démographiques indiquent que les femmes africaines souhaiteraient avoir en moyenne 3 enfants mais n’ont pas accès aux méthodes contraceptives.
Les programmes de planification familiale en Afrique souffrent de déficit criard de financement et c’est là où il aurait été utile d’entendre l’offre d’appui du Président Macron. En lieu et place, on a eu un avant-goût d’une arrogance à peine cachée sur un ton de donneur de leçons aux allures coloniales.
D’ailleurs, pour information à Macron, la moyenne de la fécondité en Afrique n’est pas de 8 enfants par femme mais de 4,7 enfants en 2016 selon le Fonds des Nations Unies pour la Population. Au cas où il ne le saurait pas encore, Macron doit bien se rendre compte que la place de la France en Afrique s’érode inexorablement, notamment du point de vue de ses parts de marchés dans les économies africaines. L’Afrique a aujourd’hui un choix varié de ses partenaires parmi lesquels la Chine, beaucoup plus liquide que la France et plus sensible au respect des africains.
Donc si Macron compte renforcer le positionnement de la France, il faudra d’abord qu’il apprenne à attraper les mouches avec autre chose que du vinaigre. Parlant des milliards de la coopération reçus par les pays africains, il est vrai que de nombreux chefs d’Etat africains ont privilégié leur enrichissement personnel au dépens du développement de leur pays. Mais que Macron se rappelle que le devoir de solidarité de la France se fonde sur le pillage des ressources du continent  africains pendant des siècles par son pays la France.
Et ça Macron ne devrait jamais l’oublier. Si les chefs d’Etat tenus par le protocole diplomatique ne lui apporteront pas la réplique qu’il sache qu’il y’aura toujours des jeunes, des intellectuels et des citoyens africains pour le remettre à sa place. Espérons que ceci ne soit que les ratés d’un apprentissage en accéléré de la fonction présidentielle pour laquelle il était complètement inattendu.

Alimata Cissé
Militante de la Société civile
Daka

La Banque Mondiale magnifie les performances de la filière arachidière au Sénégal

arachide

Selon un rapport de la Banque Mondiale, des réformes importantes ont été entreprises par le Gouvernement du Sénégal, dans le cadre de la mise en œuvre du (PRACAS). Cette nouvelle orientation politique a permis de redynamiser le secteur agricole en général et, notamment, la filière arachide, en particulier, qui connait des performances et offre de nouvelles opportunités aux opérateurs

Dans ce rapport de la Banque Mondiale, l’institution financière mondiale a précisé, en ces termes, que : « Le Gouvernement du Sénégal a déjà entrepris des réformes importantes   dans le cadre de la mise en œuvre du programme d’Accélération de la croissance agricole au Sénégal (PRACAS), qui ont permis de redresser les performances du secteur agricole en général.

 

Dans la filière arachidière, en particulier, les efforts du Gouvernement ont permis de dépasser les objectifs pour l’année 2016, en termes de renouvellement du capital semencier avec cinquante-cinq (55 000) tonnes de semences certifiées contre un objectif de quarante mille (40 000) tonnes, et de production avec un million (1 050 000) de tonnes contre un objectif d’un million (1 000 000) de tonnes pour 2017.

Par ailleurs, le gouvernement a pris des mesures importantes visant l’élimination du monopsone autour de la filière d’approvisionnement des huileries, de la SONACOS, en particulier, et l’amélioration de la compétition pour la collecte et la commercialisation de l’arachide dans le pays, avec une plus grande ouverture vers les marchés d’exportation de produits diversifiés de l’arachide, en particulier des graines de haute qualité.

En effet, le gouvernement a encouragé l’entrée de nouveaux opérateurs dans la collecte, la transformation et l’exportation d’huiles et de graines d’arachide, et a repris en main la SONACOS de l’actionnaire principal en vue de sa prochaine privatisation. En outre, le gouvernement a aussi lancé des initiatives pour encourager la diversification des systèmes de cultures dans le bassin arachidier, avec le riz pluvial, le sésame et l’horticulture en sus de l’élevage ».

Le Premier Ministre lance un projet maraicher bio dans le département de Louga


Lancement du projet BIOSOY à Syer par le Premier Ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne
Le Premier Ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a procédé ce jeudi, à Syer, localité située dans l’arrondissement de Keur Momar Sarr (Département de Louga), au lancement des travaux de la première phase du projet Biosoy, qui s’active dans l’exploitation maraichère en bio.
C’est un projet d’une superficie de 1000 ha, dont les 300 serviront à accueillir la première phase test, financé à hauteur de 5 milliards de francs Cfa. Il prévoit dans un premier temps de générer 100 emplois au profit des jeunes garçons et filles.
Ce projet, comme l’a souligné le Premier Ministre, est un investissement qui contribuera au soulagement de notre déficit en matière de balance commerciale, en tenant notamment en compte, des différentes spéculations qui seront développées dans cette zone.
Selon le chef du Gouvernement du Sénégal, l’Etat mettra à profit ce projet pour bénéficier du maximum de valeur ajoutée d’une part, et partant générer beaucoup d’emplois pour les jeunes, de l’autre.
Pour lui, la production par ce projet de plusieurs spéculations maraichères, dont la pomme de terre et ses dérivés, permettra d’ouvrir beaucoup d’opportunités économiques destinées  à l’exportation, conduisant, du coup vers les rampes de l’émergence inclusive.
Auparavant, les responsables du projet dont ceux du Fonsis avaient présenté les différents volets et les caractéristiques du projet, avant de s’appesantir sur toutes les opportunités socio-économiques que peut offrir à terme ce projet.
Prenant la parole en sa qualité de président du Conseil départemental de Louga, le député Amadou Mberry Sylla, a souligné que le département de Louga est déjà sur les rampes de l’émergence, avec la présence dans le département de plusieurs projets de développement socio-économiques, dont le Prodac, l’Anida, l’Aner, le PPT, le Pasaloumakaf, le PUDC qui tous, interviennent respectivement dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, l’énergie solaire, de pistes de production communautaires, de l’allégement des travaux des femmes, de construction de forages, entre autres .
Notons que le Premier Ministre était accompagné des ministres Aly Ngouille Ndiaye, Aminata Mbengue Ndiaye, Moustapha Diop maire de Louga, entre autres personnalités administratives et politiques.

Campagne agricole : 10 Francs de plus sur le kilo d’arachide

Le prix au producteur du kilogramme d’arachide va connaître une hausse de 10 FCfa, en passant de 200 à 210 FCfa pour la campagne de commercialisation de la graine qui démarre jeudi, a annoncé lundi à Dakar, Pape Abdoulaye Seck ,le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural.

« La campagne de commercialisation de l’arachide va démarrer le 1er décembre (jeudi) et le conseil interministériel a validé le prix du kilogramme à 210 FCfa », a-t-il dit à la sortie d’un Conseil interministériel consacré à cette question.

S’exprimant devant la presse, Pape Abdoulaye Seck a indiqué que « l’Etat va mettre en place un fonds de commercialisation de 11 milliards de FCfa destinés à acheter 55.000 tonnes de semences certifiées ».

« L’Etat va subventionner 20.000 tonnes de semences écrémées, en réservant 10.000 à la zone sud compte tenu du fait que la variété utilisée dans cette zone, nous n’en avons pas suffisamment », a expliqué le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural.

D’après Pape Abdoulaye Seck, au cours de la rencontre, le gouvernement a informé aux acteurs de la filière arachidière qu’une taxe d’exportation de 40 FCfa est fixée pour l’arachide décortiquée et 15 FCfa pour l’arachide coque.

« Les fonds ainsi collectés seront reversés dans la filière arachidière pour la rendre plus compétitive », a-t-il fait savoir.

Pour sa part, le porte-parole du comité de suivi de la campagne de commercialisation, Aliou Dia s’est réjoui du prix au producteur du kilogramme d’arachide.

« Si l’Etat accepte d’acheter le prix de l’arachide à 210 FCfa. Il a accepté de subventionner à 25 FCfa/kilo parce que le prix de l’arachide est à 185 francs Cfa », a souligné Aliou Dia.

Campagne arachidière : La Sonacos obtient 45 milliards FCfa

 La SONACOS a obtenu un financement de 45 milliards de Francs Cfa (75 millions de dollars ) de la Société Internationale Islamique de financement du commerce (ITFC) pour la couverture d’une partie de la campagne arachidière 2016-2017, annonce un communiqué transmis à l’APS.

Selon le texte, l’ITFC, membre du Groupe de la Banque islamique de développement (BID), a signé un accord de financement syndiqué Mourabaha de 75 millions de dollars (45 milliards Francs CFA) en faveur du Gouvernement du Sénégal, avec la SONACOS comme agence d’exécution.

Ce financement constitue une étape majeure de la campagne arachidière 2016-2017, indique le document.

‘’L’accord de financement est d’ores et déjà en vigueur et disponible pour tirage. Les fonds seront utilisés pour l’achat des arachides auprès des agriculteurs et des coopératives avant leur transformation en huile et tourteaux d’arachide par la SONACOS’’, souligne la même source.

La Suneor, la plus grande industrie d’huilerie sénégalaise, a été rebaptisée SONACOS SA en juillet dernier. Elle portait le nom Suneor depuis 2005, année de sa privatisation au profit du groupe Adevens.

L’ancien fleuron industriel en butte à des difficultés jugées sérieuses est revenu dans le giron de l’Etat, qui détient 99, 78 % des actions.

Début mai dernier, l’ancien directeur général de la Société nationale d’électricité (SENELEC), Pape Dieng, a été nommé directeur général de la Suneor, avec comme mission la relance de l’entreprise au côté de Youssoupha Diallo, nommé lui président du conseil d’administration.

M. Dieng confiait après sa nomination que les dettes de l’entreprise s’élevaient à 54 milliards de francs CFA pour des pertes sur capital évaluées à 17 milliards de francs CFA.

APS

 » Yaakar et Rafète Kaar », 2 nouvelles semences d’arachide à la disposition des producteurs dès 2017

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Le Centre national de recherches agronomiques (CNRA) de Bambey a mis au point « Yaakar et Rafète Kaar », deux nouvelles variétés de semences d’arachide à fort rendement qui seront mises à la disposition des producteurs pendant l’hivernage 2017.

L’annonce a été faite par le docteur Issa Faye, sélectionneur d’arachide à l’ISRA de Bambey.

Le docteur Faye s’exprimait lors d’une visite d’une délégation composée des membres du Projet de soutien à la productivité agricole en Afrique de l’Ouest (WAAPP) et de la Banque mondiale à la station de recherches de l’ISRA, à Sinthiou Malème, près de Tambacounda.

‘’Ce sont des variétés fourragères avec des rendements de deux à trois tonnes à l’hectare. Elles peuvent produire à l’hectare, trois tonnes de gousses et trois tonnes de fanes en hivernage. Et en contre-saison, on fait cinq tonnes par variété. Et elles (variétés) ont un cycle court de 90 jour’’, a précisé Issa Faye.

Selon lui, « face aux changements climatiques, les nouvelles variétés doivent s’adapter dans la zone sud-est du pays, notamment à Tamba où il y a la réduction de la pluviométrie’’.

Le docteur Issa Faye indique que ces variétés, homologuées par l’ISRA, ont d’abord été testées en milieu paysan. ’’On aura avec elles, une bonne stabilité de rendement’’, a-t-il ajouté.

‘’En hivernage prochain, ces variétés seront disponibles pour les producteurs, car on va les donner à des multiplicateurs de semences, comme l’Association sénégalaise pour la promotion du développement par la base (ASPRODEB) et d’autres privés qui feront la distribution’’, a-t-il dit.

Pour sa part, l’agro-économiste principale à la Banque mondiale, Ayfa Fatimata Ndoye Niane, estime que ces variétés ‘’sont intéressantes et répondent aux effets de changement climatique’’.

Elle a promis que la Banque va ‘’assurer sa diffusion le plus rapidement possible au bénéfice des producteurs’’.

Mme Niane soutient que ‘’l’ISRA a abattu, à travers le centre national de spécialisation qui va devenir un centre national d’excellence pour les régions d’Afrique de l’Ouest, un travail extraordinaire en générant ces nouvelles variétés’’.

Le défi, poursuit-elle, est de multiplier ces nouvelles semences et mettre des mécanismes pour qu’elles soient à la disposition des producteurs et ainsi relever le niveau de productivité qui est un défi majeur de la chaîne de valeur arachide.

Ayfa Fatimata Ndoye Niane, qui est chargée du PPAAO/WAAPP, estime que les producteurs et les huileries ne pourront trouver des solutions à leur forte demande qu’à travers l’amélioration de la productivité. Et elle juge que ces variétés sont prometteuses dans ce sens.

Aps

Macky Sall : L’agriculture va être le secteur qui va tirer la croissance dans le Pse


Le président de la République, Macky Sall a soutenu, lundi à Diakhao Saloum (Kaffrine), que le secteur de l’agriculture va tirer la croissance dans le cadre du Plan Sénégal émergent (PSE) en plus d’être la sève nourricière de ce cadre de référence des politiques pour un Sénégal émergent à l’horizon 2035.

«Donc nous devons renforcer tout ce que nous avons fait jusque-là  dans le secteur de l’agriculture», a-t-il déclaré lors de sa visite effectuée à Diakhao Saloum sur la parcelle d’arachide de 30 ha doté d’un équipement motorisé du groupement de Ndoumbé Dia Sarr.

«Nous allons la renforcer pour le riz, les céréales, les produits horticoles, et de façon globale renforcer les moyens de notre agriculture puisqu’une corrélation très claire a montré que plus nous investissons dans les secteurs productifs de l’agriculture, plus cela, nous donne une croissance plus forte et une valeur ajoutée plus forte» a fait remarquer le président Macky Sall.

«Les chiffres de l’année dernière montrent des investissements de l’ordre de 147 milliards de francs CFA injectés dans l’agriculture et dans la production agricole nous avons plus de 400 milliards de francs CFA» a relevé le chef de l’Etat.

«Cela montre que l’agriculture c’est un secteur à soutenir et à prendre très au sérieux» a fait savoir le président Sall à la tête d’une forte délégation faite de membres du gouvernement, d’autorités politiques, administratives, coutumières et religieuses.

Macky Sall qui a félicité l’ensemble des agriculteurs pour ces résultats obtenus a fait savoir que son ambition est de faire du «paysan un agriculteur».

Il s’agira alors de le doter d’une formation, mais également d’un équipement adéquat pour augmenter ses capacités a-t-il expliqué.

«Et ça aussi, a-t-il rappelé, c’est l’ambition du Plan Sénégal émergent (PSE), un plan où l’agriculture va être la sève nourricière, le secteur qui va tirer la croissance».

Au terme de la première journée de sa tournée économique, le président s’est rendu à Ndiognick où il a visité un champ de riz pluvial de l’association Pencum Ndiognick appuyée par le PAFA et à Nawel pour visiter l’exploitation agricole de 120 ha d’arachide, de 30 ha de maïs et 60 ha de mil du marabout Serigne Moussa Mbacké.

Un peu plutôt, il a visité des sites de productions agricoles de
la Fédération des producteurs de maïs du Saloum (Fepromas) de Taïba Niassène et de Tanda Mboudaye dans la commune de Keur Baka (Kaolack).

Aps

Financement de la campagne arachidière : L’Etat injecte 32,2 milliards Fcfa à la Sonacos Sa

Financement de la campagne arachidière : L’Etat injecte 32,2 milliards Fcfa à la Sonacos Sa
 La campagne agricole est activement préparée par les autorités qui veulent en faire une réussite. Avant même que le prix du kilogramme d’arachide ne soit fixé, les autorités veulent perfuser financièrement la Suneor, devenue désormais Sonacos Sa.
L’Etat a décidé de mettre à la disposition des producteurs via la Sonacos 32,5 milliards Fcfa. Ce financement est octroyé à la Société sénégalaise des oléagineux à la suite d’un prêt de l’Etat.

La règion de Kolda dèsormais autosuffisante en riz ( journal )

La région de Kolda désormais autosuffisante en riz (journal)
Dakar, 6 sept (APS) – La région de Kolda a atteint l’autosuffisance en riz avec une production de 162.964 tonnes en 2015, contre 20.191 tonnes en 2014.
Le quotidien nationale Le Soleil qui donne l’information explique que « la mise en place, à temps, d’importants quotas de semences certifiées de riz a permis d’augmenter les superficies emblavées, d’accroître les rendements à l’hectare et de booster la production rizicole ».
Le directeur régional du développement rural (DRDR), Mamadou Badiane, estime que « ces résultats témoignent des efforts de l’Etat en termes de mesures d’accompagnement et autres investissements pour atteindre l’autosuffisance en riz par l’augmentation de la contribution du riz pluvial à hauteur de 40 % ».
Le Soleil souligne que « la couverture des besoins en céréales de la population de Kolda est largement assurée ». « Sur une production de céréales brutes de 257.440 tonnes avec 30 % de pertes/prélèvements, soit 76.332 tonnes. Les disponibilités en céréales ont atteint la barre de 178.108 tonnes », relève le journal.
Il précise que « les besoins céréaliers des populations sont estimés à 122.554 tonnes avec un excédent de 55.554 tonnes ».
Il ajoute que la production de paddy est chiffré à 162.964 tonnes avec 30 % de pertes/ prélèvements. Quant aux disponibilités en riz, ils « s’élèvent à 114.075 tonnes pour 68.445 tonnes de riz décortiqué alors que les besoins de la population sont de 52.996 tonnes, soit un excédent de 15.449 tonnes ».

Pape Abdoulaye Seck pour une conception moderne de l ’exploitation familiale

Pape Abdoulaye Seck pour une conception moderne de l’exploitation familiale
Laboya (Tambacounda), 2 sept (APS) – Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Papa Abdoulaye Seck, a souligné, jeudi, à Tambacounda (est), la nécessité pour les producteurs sénégalais d’adopter une conception plus moderne de l’exploitation familiale, ouverte à l’innovation technologique.
Cette perspective « constitue la voie du progrès », a-t-il dit à l’issue d’une visite qu’il a effectuée dans les bananeraies de la zone de Gouloumbou, dont la plus grande est celle de Mamadou Omar Sall à Laboya, vaste au moins de 200 ha.
« Nous voulons que toutes les exploitations familiales atteignent le niveau de celle de Mamadou Omar Sall », a indiqué Papa Abdoulaye Seck, se disant « impressionné » par les bananeraies qu’il a visitées.
« L’exploitation familiale ne rime pas avec pauvreté, (elle) ne rime pas avec non-conformité avec les innovations technologiques, ou encore avec non-capitalisation », a souligné le ministre de l’Agriculture.
« L’exemple de Mamadou Omar Sall, qui a une exploitation familiale de type moderne, en est une illustration », en ce qu’elle emploie « un capital humain important », prend en compte les innovations technologiques et tend vers les standards en termes de compétitivité, a-t-il dit.
« Il faut que nos exploitations familiales évoluent dans cette direction qui pour nous est une direction du progrès », a-t-il noté, en faisant observer qu’en Europe, par exemple, « il y a des exploitations familiales qui emploient des milliers de personnes ».
Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a par conséquent appelé les producteurs à dépasser cette « conception réductrice des exploitation familiales qui n’est pas la bonne ».
A travers son entreprise familiale « Yelitaare ndema e Ngaynaako », qui a des filiales agricoles, d’élevage et commerciale, Mamadou Omar Sall, principal producteur de banane de la région de Tambacounda, s’est déployé dans plusieurs régions du pays.
Aps

Plus de 500.000 tonnes de manioc attendues

Manioc : 13.000 ha à emblaver, plus de 500.000 tonnes attendues
Les acteurs de la filière manioc se sont engagés à emblaver 13.000 ha en 2016, annonce un communiqué du service de communication du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural parvenu à l’APS.
Plus de 500.000 tonnes devraient être produites au terme de la présente campagne, précise le texte.
En 2015, la production de manioc tournait autour de 439.871 tonnes pour 7500 ha exploités. ‘’Cette production record a été possible grâce à l’appui de la tutelle’’, souligne le communiqué de presse, qui annonce que le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement Rural effectue une tournée dans la région de Saint Louis, à partir de ce dimanche.
Il souligne que Papa Abdoulaye Seck compte visiter les périmètres de patate douce et de manioc situés dans la commune de Ngnith, dans le département de Dagana.
Selon le ministère de l’Agriculture, ‘’les jeunes de cette localité n’ont jamais eu l’idée de se lancer dans l’émigration clandestine’’.
‘’Grâce à la patate douce, souligne-t-il encore, ils sont à l’abri du besoin. Chaque jeune exploite, aujourd’hui, entre 10 à 15 ha de terres qui leur procurent des revenus très conséquents. Nombreux d’entre eux se rendent aux champs par leurs propres véhicules.’’
‘’Les filières de la patate douce et du manioc sont devenus des créneaux porteurs avec la nouvelle ligne stratégique préconisée par la tutelle’’, conclut le communiqué.
Source : Aps

Tabaski 2016 : 760 000 moutons attendus de la sous-région

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Il y aura des moutons à gogo pour la tabaski. La promesse est faite par le ministre de l’Elevage, Aminata Mbengue Ndiaye. Invitée à l’émission Yoon Wi sur la rfm, le ministre a rassuré les Sénégalais pour la tabaski qui se profile à l’horizon.

Selon Aminata Mbengue Ndiaye environ 760 000 moutons sont attendus cette année. Ils proviendront de la sous-région. Cette quantité de moutons attendue a subi une légère augmentation par rapport à l’année dernière.

La quantité de moutons fournie par les éleveurs sénégalais s’élève environ à 350 000 moutons. Une quantité que l’Etat veut augmenter d’ici 5 ans pour que la majeure partie des moutons de tabaski provienne du pays dans le futur.

Moins de 300 mille tonnes d’arachides collectées : Le ministère a menti sur la production record d’un million 200 mille tonnes

arachide
Les données officielles démontrent que les huiliers et les exportateurs n’ont pas consommé le tiers de la production annoncée pour cette année. D’où la question de savoir où est partie ladite production record, alors que les paysans n’ont plus rien.

Les chiffres ne trompent pas. D’autant plus que ce sont des données officielles. Alors que la forte pluviométrie de la saison écoulée permet au Gouver­nement de déclarer que la production agricole a été très importante, on se rend compte que, à la fin du mois de mars, le total d’arachide collecté, aussi bien par les industries huilières du pays et les exportateurs, n’a pas atteint 300 000 tonnes depuis le début de la campagne.
Les chiffres publiés le 27 mars dernier par le Comité national interprofessionnel de l’arachide (Cnia), qui regroupe tous les acteurs de la filière arachide, indiquent que la Sunéor, qui avait prévu de collecter et traiter 300 000 tonnes d’arachide pour cette année, n’a pu en rassembler que 7146, soit 2% de ses prévisions. Et le fleuron de l’industrie huilière du pays n’est pas seul dans cette situation.
La Copéol qui elle, avait tablé sur 200 mille tonnes d’arachide en début d’année, n’a pu obtenir que 10% de ses besoins, soit 19 157 tonnes, ce qui n’est guère vraiment mieux par rapport aux 12 665 tonnes de la Wao, qui avait tablé sur 80 000 tonnes. Même la Cait, dont les ambitions étaient fort modestes avec 50 000 tonnes, n’a pu rassembler que 281 tonnes, un peu plus d’1%. En fait, toute la filière de trituration d’huile industrielle, n’a pu rassembler que 39 249 tonnes, pour des besoins estimés au départ à 630 000 tonnes. Cela ne fait que 6%.
Et il serait faux de penser, comme le disent les services du ministère de l’Agriculture, que si les industriels n’ont pu avoir des graines d’arachide, c’est parce que le producteur jugeait plus profitable de vendre aux exportateurs. Les données du Cnia démontrent que même les exportateurs ont eu du mal à trouver assez de grains pour faire leur bonheur.
Ainsi, les négociants chinois que l’on présente comme les responsables de tous les malheurs de la filière arachide nationale, n’auraient exporté, dans les circuits officiels retracés, que 69 957 tonnes d’arachide décortiquée. Ils sont suivis par les Vietnamiens, qui ont fait 36 702 tonnes. A eux deux, ces pays ont pu faire voyager plus de 98% de l’arachide sénégalaise exportée.
Après eux, viennent les autres pays, dont aucun n’a pu atteindre un millier de tonnes d’arachide exportée. Il s’agit de l’Indonésie, le Maroc, le Congo Brazza, l’Egypte, la Malaisie, le Mali et la Côte d’Ivoire. Le montant cumulé de toutes ces exportations est de 108426 tonnes d’arachide décortiquée, soit 216 851 tonnes d’arachide coque. Si on les ajoute aux données des huiliers, on atteint les 256 100 tonnes annoncées en début de cet article.
Et déjà, on sait que, si les industriels come la Suneor envisagent déjà de mettre le personnel en chômage technique prolongé, beaucoup de paysans commencent à scruter leurs greniers avec appréhension, car l’argent des exportateurs s’est, dans la plupart des cas, déjà épuisé, alors que les problèmes n’ont pas pris fin.
Dès la fin de l’hivernage, les services du ministère de l’Agriculture avaient annoncé une production record d’arachide, qu’ils avaient estimée à près d’un million et deux cent mille tonnes. On se demande où est passée toute cette production, quand les huiliers peinent à trouver de l’arachide, et que les paysans n’ont plus rien.

Avec Quotidien

« Atteindre l’autosuffisance en riz en 2017 ne sera pas possible », selon les riziculteurs

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Un gap énorme entre les chiffres annoncés par le président Macky Sall et la réalité sur les sites de production de riz local. L’autosuffisance en riz, prévue pour 2017, n’est pas tout à fait acquise selon les producteurs de riz dans la Vallée du fleuve Sénégal. Sud Quotidien, qui s’intéresse à ce sujet, a recueilli les avis des producteurs. Parmi eux, Yatma Ndiaye, responsable commercial de la société Coumba Nor Thiam (CNT), basée à Thiagar dans la commune de Ronkh (département de Dagana).

A l’en croire, il sera difficile voire impossible d’atteindre les 1000.000 de tonnes de riz annoncés par Macky Sall pour 2017. «Si les problèmes existants ne sont pas réglés, atteindre ces objectifs pour l’autosuffisance en riz sera très difficile», prévient le producteur. Non sans faire remarquer qu’ «Il n’y a présentement plus de riz dans la vallée du fleuve Sénégal. Si le président parle d’une production d’un million de tonnes en 2017 alors que c’est seulement 350.000 tonnes qui ont été produits, il y a un gap énorme. En réalité, il n’y a pas assez de riz de la vallée pour satisfaire la demande», explique-t-il.

Un avis partagé par un autre producteur, qui soulève quelques inquiétudes dans les colonnes du journal. «Nous n’avons pas de moyens, pas assez de matériels pour pouvoir relever ce défi. Notre président est trop ambitieux en fixant l’atteinte de l’autosuffisance en 2017. On comprend sa détermination à vouloir atteindre cet objectif, mais c’est une utopie. Les moyens ne sont pas réunis», rectifie-t-il.

Yatma Ndiaye de prodiguer des solutions aux autorités et demande une meilleure implication de la Saed et de l’Isra. «Nous rencontrons beaucoup de difficultés, surtout durant l’hivernage. Les solutions doivent émaner de la Société d’Aménagement et d’Exploitation des Terres du Delta (SAED) mais nous n’avons encore rien vu. Là où tu peux obtenir 110 à 120 sacs à l’hectare en contre saison, c’est difficilement que tu puisses obtenir même 60 sacs à l’hectare durant l’hivernage»