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Education : les enseignantes demandent plus d’appui de la part des autorités.

Education : Pour une année scolaire apaisée et sans perturbation, les enseignantes demandent plus d’appui de la part des autorités.
Pour une année apaisée et sans perturbation, le RFEEEG, qui est une organisation féminine qui œuvre pour la pacification de l’espace scolaire, a organisé hier une grande randonnée à Dakar pour lancer leur programme annuel de zéro grève.

En effet, cette association regroupe plusieurs actrices de l’éducation venant de différents coins du Sénégal. Ce sont des enseignantes, des leaders qui œuvrent pour une noble cause : soutenir l’éducation. Malheureusement, ce regroupement rencontre certaines difficultés liées à l’absence d’appui et de soutien.

Il y a des délégations qui sont toujours à Dakar et qui peinent à rentrer dans leurs régions respectives, faute de moyens. C’est pourquoi, après avoir fait le tour des chefs religieux et des autorités, ces enseignantes trouvent qu’il est vraiment dommage de rester insensible face à leur situation vu l’importance que le chef de l’État accorde à l’éducation.

Elles estiment que ces autorités doivent se concentrer sur les préoccupations qui interpellent l’éducation, car c’est elle qui peut faire avancer notre chère nation. C’est d’ailleurs une préoccupation majeure du président de la République Macky Sall, que nous interpellons en même temps, car il est très sensible aux questions qui tournent autour de l’éducation.

Toutefois, ces enseignantes sont engagées et avec l’esprit de leadership de leur présidente, à véhiculer ce concept « Zéro grève », pour en faire une réalité et appellent pour cela, tous les fils de ce pays qui tiennent à l’éducation.

Elles se battent pour la pacification de l’espace scolaire, le retour et l’incarnation des valeurs à l’école mais également pour une implication soutenue et perpétuée des femmes dans la prévention et la résolution des crises dans le système éducatif.

Les Inspecteurs de l’Éducation en sit-in vendredi prochain

Le système éducatif connaît toujours des remous. Les Inspecteurs de l’Éducation continuent de ruer dans les brancards.
En effet, le secrétaire général El Cantara Sarr et ses camarades du Siens ont décidé de faire monter la lutte d’un cran en battant, pour la première fois dans l’histoire du système éducatif sénégalais, le pavé dans les rues de la capitale.
La marche est prévu le 28 septembre prochain. Cette manif entre dans le cadre du 9e plan d’actions. Si les inspecteurs manifestent ainsi, c’est parce qu’ils sont mécontents du sort qui leur est réservé par les autorités. Ils interpellent le ministre de l’Éducation nationale, Serigne Mbaye Thiam avant que la situation ne dégénère…

Les assurances de Mary Teuw Niane pour les établissements privés

La dette due aux établissements privés d’enseignement supérieur sera payé. C’est l’assurance donnée par Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur.

L’autorité de tutelle révèle que les trois milliards de francs Cfa prévus pour cette dette sont disponibles. Et, annonce le ministre, la répartition sera faite dans les meilleurs délais.

« Le ministère de l’Économie et des Finances, à travers une Loi de finances rectificatives (Lfr), a mis à leur disposition trois milliards. Et, la somme comme nous l’avions dit est au niveau du Trésor », révèle le ministre, repris par Sud Fm.

Mary Teuw Niane indique que son département a réuni les acteurs concernés, le collectif des établissements privés d’enseignement supérieur, la Fédération des établissements privés et la conférence des grandes écoles, afin de s’accorder sur la répartition des trois milliards.

Auteur: Seneweb.

Macky Sall prend les devants pour l’année scolaire 2018-2019

Lors du conseil des ministres tenu ce mercredi, le Chef de l’État Macky Sall  dans sa communication relative à la bonne préparation et au déroulement normal de l’année scolaire et universitaire, en cette veille de reprise des cours, a invité le Gouvernement à prendre toutes les dispositions administratives, techniques, budgétaires et financières requises, en vue d’assurer une bonne année scolaire et universitaire, sur toute l’étendue du territoire national.
Le Président de la République a rappelé au Gouvernement l’impératif de veiller au respect des différents accords conclus avec les organisations syndicales d’enseignants ainsi qu’à l’orientation adéquate des nouveaux bacheliers dans nos établissements universitaires en fonction des critères académiques définis.
A cet égard, il a aussi exhorté le Premier ministre à suivre l’application effective des mesures volontaristes qu’il a prises en faveur des enseignants et des étudiants, afin d’améliorer significativement les conditions sociales et d’études dans la sphère universitaire.

Education : la date de la rentrée scolaire connue

Le ministre de l’Éducation nationale, Serigne Mbaye Thiam, a fixé la date de la rentrée scolaire. Selon Wal fadjri, il a transmis une note dans laquelle, il signale que les enseignants retrouveront le chemin de l’école le 3 octobre prochain tandis que les élèves s’y mettront le lendemain, 4 octobre.

Dans le document d’orientation, rapporte le journal, le ministre souhaite rendre  effectif le concept de «Ubi tey, jang tey» (démarrage effectif des cours le jour de la rentrée). Dans ce sens il demande aux inspecteurs d’académie et aux inspecteurs de l’éducation et de la formation de partager avec les acteurs concernés sa note d’orientation et le dispositif mis en place pour la Rentrée.

Élémentaire, moyen-secondaire : Le nouveau calendrier scolaire

 

 

Avec la grève qui paralyse le système éducatif, le ministère de l’Éducation nationale a procédé au réaménagement du calendrier scolaire. Selon Le Quotidien, qui donne l’information, les examens ont été décalés de deux semaines.

Le Bac général est prévu le 17 juillet prochain et le Bac technique, deux semaines plus tôt, à partir du 2 juillet. Les anticipées de Philosophie sont fixées au 29 juin.

Pour l’élémentaire, le Cfee et le concours entrée en 6ème sont programmés pour les 26 et 27 juin. Les examens du Bfem sont programmés pour le 24 juillet. Les évaluations du second semestre sont prévues du 2 au 10 au juillet.

Hausse Des Frais D’inscription Pour Le Cfee Et Le Bfem

Sur la hausse des frais d’inscription aux différents examens et concours, notamment le Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE) et le Brevet de fin d’études moyennes (BFEM), Mamadou Lamine Dianté affirme : «les frais d’inscription passent de 250 à 1.000 FCFA pour le CFEE et de 500 à 2.000 FCFA pour le BFEM, soit une hausse de 400%».

Pointant un doigt accusateur vers les associations de parents d’élèves. Cette sortie soulève une vague d’indignation. La Fédération des associations de parents d’élèves du Sénégal et le directeur des examens et des concours (Dexco) apportent des clarifications et dénoncent la posture «politicienne» de Dianté, et non syndicaliste. Le syndicat des inspecteurs de l’éducation du Sénégal estime que «l’impact du décret doit se sentir dans les conditions d’organisation des examens».

MAMADOU LAMINE DIANTÉ, SYNDICALISTE : «Une spoliation injustifiée des ménages»

E n considérant les statistiques de 2017, la participation des élèves passerait de 69.902.750 FCFA à 279.611.000 FCFA, soit une hausse de 209.708.250 FCFA pour le CFEE ; et de 95.264.000 FCFA à 381.056.000 FCFA, soit une augmentation de 285.792.000 FCFA pour le BFEM. Au total, pour ces deux examens, les ménages contribueraient à hauteur de 660.667.000 FCFA au lieu de 165.166.750, soit un effort supplémentaire de 495.500.250 FCFA supporté par les candidats.

Pire, il semblerait que ces hausses des droits d’inscription aux examens scolaires (CFEE et BFEM) aient été fixées d’un commun accord entre le ministère de l’éducation nationale et les présidents de l’Unapees et de la Fenapees qui prétendent parler et agir au nom des véritables parents d’élèves du Sénégal. En réalité, dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord du 17 février 2014 qui stipule que certains taux des indemnités liées aux examens soient revus à la hausse, des concertations ont effectivement eu lieu avec les représentants des organisations syndicales pour proposer de nouveaux taux afin d’apporter les mesures correctives.

Mais il n’a jamais été question de solliciter quoique ce soit des parents, encore moins des élèves. Bien au contraire, les revendications des syndicats d’enseignants ne sont adressées qu’au gouvernement. La hausse des frais d’inscription au Cfee et au Bfem est exagérée, car les charges supplémentaires restent bien en deçà de 500.000.000 FCFA. En réalité, les seuls changements intervenus pour le CFEE portent sur les indemnités de surveillance et de secrétariat de jury dont les taux passent de 3.000 à 4.000 FCFA (2.000 F/jour pendant 2jours), ainsi que celles de correction dont le taux passe de 3.000 à 8.000 F CFA par examinateur.

Quant au BFEM, cette hausse ne saurait dépasser 90.000.000 FCFA, car les changements intervenus concernent seulement les présidents de jurys dont les indemnités passent de 7.000 à 20.000 FCFA (environ 15.000.000 FCFA de plus sur le budget), les secré- taires de jurys dont les indemnités passent de 1.000 F/ jour à 2.000F/ jour (environ 25.000.000 FCFA de plus sur le budget) et les surveillants non correcteurs dont les indemnités passent aussi de 1.000 F/ jour à 2.000 F/ jour (environ 50.000.000FCFA de plus sur le budget).

Au total, on ferait supporter aux ménages des efforts supplémentaires de plus 500.000.000 FCFA contre des charges additionnelles qui n’excèdent pas 165.000.000 FCFA. Pour quelles raisons ? Le peuple de l’école doit être édifié.Tout porte à croire qu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’une spoliation injustifiée des ménages à des fins inavouées. Parce que les examens scolaires ne doivent en aucun cas être privatisés, au nom de l’équité prônée dans le PAQUET-EF. De même, nul n’a le droit de percevoir des commissions sur les acquis du mouvement syndical.

AMADOU MOCTAR NDIAYE, DIRECTEUR DES EXAMENS ET CONCOURS : «Les parents d’élèves ont proposé eux-mêmes les montants»

Sa sortie est surprenante. Je ne la prends pas comme une réaction d’un syndicaliste, mais comme d’un politicien qui cherche à déstabiliser le système scolaire. Il sait que cette entreprise a eu le mérite d’être construite de manière participative avec l’ensemble des parents d’élèves. Ces derniers qui ont proposé les montants, compte tenu de la modicité des sommes versées par les élèves en termes de frais d’inscription depuis 1994.

On ne verra dans aucun pays du monde, des frais d’inscription qui s’élèvent à 250 FCfa pendant 25 ans. Le Sénégal a réformé ses textes. La première a concerné le Bfem en 2004 avec un premier tour et un second tour, où nous sommes désormais à 14 épreuves. S’y ajoutent les épreuves particulières. Pour l’entrée en sixième, il y a eu la généralisation du Curriculum de l’éducation de base en 2013. Nous sommes passés d’une logique 4 épreuves à une logique 11 épreuves, avec l’entrée par les compétences.

Le format d’évaluation a changé. Il ne s’agit plus de distribuer des feuilles volantes aux enfants. Tout est prévu sur des papiers A4 et A3, avec un rythme de consommation pour les tirages des épreuves de 150 rames de papier par jour, pendant 2 mois pour alimenter les machines. Ce qu’il ne dit pas et il sait. Nous ne sommes simplement là pour organiser matériellement les examens. Nous avons une pré- paration immatérielle des évaluations nationales.

La réflexion sur la construction des épreuves, des barèmes, la revue étymologique, la mise en place des guides pour rendre plus objectives les évaluations. Les Fonds d’appui ne servent pas à alimenter les examens. L’argent permet d’organiser d’autres examens, notamment le Certificat de fin de stage des instituteurs adjoints (Cfsia), Mariama Bâ. Ce fonds, mis en place par un décret 2017 – 1403, revoie à la hausse, en fonction des préoccupations des enseignants, des indemnités liées à la supervision, la correction et à la surveillance.

Les pays comme la Cote d’ivoire et le Burkina sont à 5000 FCfa d’inscription. De 1994 à 2017, nous sommes passés de 250 FCfa à 1000 FCfa. Les mesures ont été prises d’un commun accord. Cette sortie est pour dé- stabiliser le système éducatif et semer le doute au niveau des populations. Cette démarche a été inclusive. Les parents d’élèves ont proposé euxmêmes les montants. On ne peut pas vouloir faire de la qualité avec 250 FCfa.

EL CANTARA SARR, SG SIENS : «La hausse doit se sentir dans les conditions d’organisation des examens»

Cette hausse doit avoir un impact sur les conditions d’organisation des différents examens, notamment la surveillance dans les salles de classe et la correction des épreuves. Nous insistons sur le fait que l’école publique n’a vocation à faire de l’argent. L’éducation ne doit pas être utilisée comme une variable d’ajustement, car cette hausse a un impact sur le pouvoir d’achat des parents.

L’impact du décret doit se sentir dans les conditions d’organisation des examens. Une incidence positive en termes d’organisation de ces évaluations, de surveillance et de correction. Si tel n’est pas le cas, nous allons considérer que c’est une affaire de trésorerie.

BAKARY BADIANE, PRÉSIDENT DE LA FENAPEES :  «Ce que nous demandons aux parents n’est pas au-dessus de leurs moyens»

«Nous avons été conviés, en réalité à une réunion pour justement discuter sur le problème des frais d’inscription au CFEE comme au BFEM, au ministère de l’Education. Les taux actuels pour ces examens de l’élémentaire et du moyen datent de 1994. Aujourd’hui, en commission, nous avons dit que les choses ont tellement évolué qu’il faudrait songer à revoir à la hausse ces frais.

Toutes les charges liées à l’organisation de ces évaluations nationales ont été mises à notre disposition. Nous avons examiné les taux en commission. Nous avons arrêté des montants, prenant en compte les modalités d’organisation des examens. Sur la base de ce que la commission a arrêté, il appartient au ministère de l’Education nationale de prendre des décisions.

J’ai expliqué à Mamadou Lamine Dianté que l’augmentation est une affaire d’une commission composée des parents, des inspecteurs, je crois, et du gouvernement. Nous sommes en phase avec le gouvernement. Ce qui a motivé notre point de vue est que tous nos enfants qui n’ont pas d’extraits seront enrôlés.

Chaque épreuve est donnée sur feuille, donc non écrite au tableau. Ensuite, les syndicats ont demandé à ce que le prix de correction soit rehaussé. Pour cela, il faudrait que la participation des ménages soit pondérée, car il faut donc augmenter les enveloppes et le personnel de surveillance.

Nous avons fait le tour du Sénégal en donnant l’information à notre base. Il faut dire à Dianté que notre analyse a été très correcte. S’il veut faire de la politique, qu’il aille le faire. L’augmentation des indemnités de surveillance et de correction a un coût. Ce que nous demandons aux parents n’est pas au-dessus de leurs moyens.

Auteur: Sud Quotidien

Chronique d’une année scolaire menacée

Elément déterminant de la qualité de l’éducation publique, le quantum horaire commence à prendre un sacré coup. Le temps de présence effective en classe, qui est un facteur aujourd’hui fondamental d’acquisitions de connaissance par l’élève, est plombé par les mots d’ordre de grève des syndicats d’enseignants.

Les plans d’actions fusent de partout et commencent à impacter sérieusement le déroulement normal des cours. Ce n’est pas demain la veille, car les syndicats très déterminés, continuent de dérouler et invitent leurs militants à la résistance. Quels que soient les motifs d’intimidation.

Non sans toujours indexer «l’inertie» du gouvernement sur la prise en charge de certaines questions inscrites dans le protocole d’accords, notamment le régime indemnitaire. La réduction du temps d’enseignement/apprentissage pour la validité de l’année scolaire, pose de sérieuses inquiétudes à l’Union nationale des associations des élèves et étudiants du Sénégal (Unapees).

«Nous allons résister , car la résistance est un droit», déclare Abdoulaye Ndoye, secrétaire générale du Cusems. «L’intimidation ne passera pas. Les coupes de salaires ne passeront pas. Les réquisitions ne passeront pas. Si le gouvernement a opté pour la confrontation qu’il sache qu’on est déjà sur le terrain», dixit Saourou Sene du Saems.

La marche nationale des enseignants tenue vendredi dernier, a été une occasion pour les syndicats de montrer leur détermination, en découdre avec les autorités étatiques. Le ton est donné. Les enseignants ne comptent pas lâ- cher du lest, pour obtenir gain de cause.

Le démarrage effectif de la dématérialisation de la Fonction publique, des mesures correctives relatives aux iniquités notées dans le système de rémunération des agents de l’Etat, la délivrance des actes en souffrance, la formation diplômante des enseignants, le paiement des rappels d’intégration, de validation et d’avancement, sont au cœur des préoccupations syndicales.

Pour s’assurer du respect des accords et engagements pris par le gouvernement, seul gage de stabilité du système éducatif sénégalais, les syndicats d’enseignants déroulent leurs différents plans d’action, après le dépôt des préavis de grève depuis décembre 2017. 2018 aura été encore une année de plus, où le quantum horaire, aspect fondamental du système éducatif, va en souffrir. En décembre 2017, les syndicats annoncent les couleurs.

Le Cusems, le Saemss, décrétaient une grève totale, un mercredi 13 décembre. Pour obtenir des réponses concrètes sur la question de l’indemnité de logement des enseignants, notamment le système de rémunération, le paiement des indemnités du baccalauréat et déplorer le redéploiement abusif des professeurs, le Cusems dans un nouveau plan d’action, décida d’observer une grève totale, ce jeudi 11 janvier, pour encore réclamer le respect des accords, notamment l’alignement de l’indemnité de logement, le dégel du prêt DMC, l’arrêt et la restitution des ponctions et le paiement intégral des indemnités du Bac et du Bfem

ACTIONS UNITAIRES

En janvier 2018, le Saemss rejoint le grand cadre des syndicats d’enseignants (Gcse) de Oumar Waly Zoumarou, le Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen secondaire (Cusems) d’Abdoulaye Ndoye pour décréter une grève totale, les 16 et 17 janvier 2017. Jusque-là, les syndicats d’enseignants, en dépit des mêmes points de revendication, allaient en rangs dispersés, tout en exprimant leur volonté de mener le combat ensemble.

Les camarades de Saourou Sène et Abdoulaye Ndoye ont compris l’urgence de mobiliser leurs énergies pour faire face au gouvernement. Sur le pied de guerre, les syndicats veulent désormais parler d’une seule voix pour la matérialisation des points inscrits dans le procès verbal. Une dynamique unitaire syndicale s’est enclenchée.

Les syndicats dits représentatifs, notamment le Syndicat autonome des enseignants du moyen et secondaire du Sénégal (Saemss), le Cadre Unitaire des Enseignants du Moyen Secondaire(Cusems), le Syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels), le Syndicat des enseignants libres du S é n é g a l / A u t h e n t i q u e (Sels/A), l’Union démocratique des enseignants du Sénégal (Uden) et le Syndicat National des Enseignants en Langue arabe du Sénégal (Snelas/Fc), enchaînent les débrayages et multiplient les grèves.

En plus du boycott des évaluations, compositions et cellules pédagogiques, ils décidèrent d’arpenter la rue, pour se faire entendre. Ils ont commencé par la capitale du rail, Thiès, où ils ont battu le macadam le 8 février dernier, pour le respect des accords. Ils ont remis çà le vendredi dernier à Dakar, à la place de l’obélisque, arborant les brassards rouges.

Dans le cadre de leur quatrième plan d’action, ils donnent rendez-vous à leurs militants pour une marche nationale le jeudi 1er mars. La dynamique de protestation se poursuit avec un appel au débrayage ce mardi 20 février, à partir de 10 heures, et de demain, mercredi. Dans un communiqué, le directoire national du Cusems se réjouissait du taux important de suivi du dernier mot d’ordre des syndicats les plus représentatifs.

Ce qui, selon les syndicats d’enseignants, impacte le déroulement normal des enseignements-apprentissages. Les compositions étaient perturbées par leur mouvement d’humeur. Les élèves et autres responsables d’établissements n’avaient aucune visibilité pour la tenue des évaluations du premier semestre. Pendant ce temps-là, les syndicats dits non représentatifs n’ont pas été en reste par les plans d’action.

Le Grand cadre des syndicats d’enseignants et l’intersyndicale pour la défense de l’école et des enseignants (Idee), continuent d’inviter leurs militants à suivre leur plan d’action composé essentiellement de débrayage et de grève. C’est le cas aussi de la fédération des enseignants du Sénégal qui regroupe 16 organisations syndicales, qui exigent la matérialisation des accords, notamment l’équité dans le traitement des agents de l’Etat.

A côté des revendications, les syndicats alertent sur les maux du système qui ont, selon eux, pour noms : effectifs pléthoriques, classes multigrades, déficit criard d’enseignants pendant que des jeunes diplômés sont réduits au chômage, démotivation des enseignements consécutive à l’injustice sociale dont ils sont victimes, privatisation rampante du système

SAOUROU SENE, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DU SAEMSS «Les enseignants insistent auprès de nos instances pour hausser le ton»

Nous observons non seulement le suivi de nos mots d’ordre de grèves par nos collègues, mais ils demandent également un durcissement du ton. Les enseignants insistent auprès de nos instances pour hausser le ton. Ils veulent que nous observions des grèves de 48 heures, en lieu et place des débrayages. Plus nous progressons, plus la détermination devient plus forte, car même les ponctions de salaire ne leur feront pas reculer.

La détermination reste intacte. Nous nous interrogeons pas sur le quantum horaire. C’est du ressort du gouvernement du Sénégal qui a en charge l’éducation des enfants. Nous nous sommes que des employés. Nous avons des préoccupations d’équité et de justice. Si le gouvernement ne pose pas, pour le moment, d’acte qui nous fera respecter le quantum horaire, il ne nous appartient pas de nous convoquer nous-mêmes.

C’est le rôle du gouvernement de convoquer une rencontre. Nous avons exprimé notre totale disponibilité à la discussion et au dialogue autour des questions qui nous préoccupent aujourd’hui. Et aucune avancé n’a été notée depuis que nous avons entamé nos plans d’action

OUMAR WALY ZOUMAROU, COORDINATEUR GCSE «Les autorités vont attendre jusqu’à ce que l’année scolaire soit sérieusement entachée par les grèves pour appeler… » 

Le taux de suivi des mots d’ordre est très élevé. Il va au-delà des 75% au niveau de l’intersyndicale, d’après les rapports que nous recevons à la base. Nous sommes vraiment très satisfaits. C’est toujours la stratégie du pourrissement. Les autorités vont attendre jusqu’à ce que l’année scolaire soit sérieusement entachée par les grèves pour appeler au «sauvetage» de l’année scolaire.

Le gouvernement est préoccupé par des activités politiciennes, à savoir des tournées politiques, pour tout simplement se prononcer sur des choses infondées, au moment où l’école Sénégalaise est à genou. Les étudiants, les professeurs sont dans la rue. On ne demande pas une simple rencontre. On demande des négociations sérieuses. Que toutes les parties prenantes seront conviées autour d’une table.

Des propositions sérieuses seront faites pour que nous puissions ensemble voir dans quelle mesure nous pourrons tendre vers la suspension des différents mots d’ordre. Tant que cette volonté-là n’est pas affichée, nous allons continuer à poursuivre nos actions qui effectivement vont affecter négativement le quantum horaire. Le programme ne sera pas terminé. Les élèves n’auront pas reçu suffisamment de connaissances pour faire face aux évaluations de fin d’année.

ABDOULAYE FANÉ, PRÉSIDENT DE L’UNAPESS «Nous avons de fortes inquiétudes » 

Nous avons de fortes inquiétudes pour l’année 2018. Nous nous sommes rendu compte que tous les syndicats d’enseignants déroulent des plans d’actions depuis décembre dernier, après un dépôt de préavis de grève. Ce qui veut dire que si on n’y prend garde, on risque de porter véritablement préjudice au système éducatif. Les dégâts sont déjà très importants. Cela a des conséquences drastiques sur le niveau des élèves et étudiants.

L’Unapees ne peut que véritablement porter l’inquiétude des parents. Nous demandons à ce que les autorités en charge de l’éducation et particulièrement au président de la République, de prendre en charge cette question et réexaminer certain points de désaccords. Les syndicats aussi doivent faire des propositions, car le gouvernement en a aussi fait lors de la rencontre avec le premier Ministre.

La visite de Macron au Cem de Hann a révélé leur mythomanie à propos de l’éducation (Cusems)

"La visite du Président Macron au CEM de HANN a révélé leur mythomanie" à propos de l'éducation (CUSEMS)
Le Directoire National du CUSEMS s’est réuni ce samedi 03 février 2018 à son siège. Le directoire s’est félicité du taux important de suivi du dernier mot dans le cadre du G6 (des syndicats représentatifs).

A l’issue des échanges, le directoire fustige l’entêtement des autorités dans le maquillage et la manipulation des chiffres. Pour preuve, la visite du Président Français au CEM de HANN a révélé leur mythomanie. Elles ont voulu vaille que vaille offrir à leur hôte du jour, un tableau du système éducatif aux antipodes de la réalité. Le directoire considère qu’en tentant de tronquer la réalité sur les effectifs, au point même d’inciter ostensiblement des élèves à raconter des histoires, des autorités se sont rendues coupables d’une faute gravissime.

Toutefois, le CUSEMS considère que la comédie jouée et déjouée au CEM de HANN, n’est qu’un symptôme d’une vaste entreprise de maquillage des difficultés de toutes sortes qui traversent le système.

Aussi le CUSEMS invite les autorités à rompre enfin avec cette politique de l’autruche et à se pencher résolument sur les maux du système qui ont pour noms : effectifs pléthoriques, classes multigrades, déficit criard d’enseignants pendant que des jeunes diplômés sont réduits au chômage, démotivation des enseignements consécutive à l’injustice sociale dont ils sont victimes, privatisation rampante du système…

Le Président de la République lui-même, de retour de Nairobi, a reconnu l’injustice dont sont victimes les enseignants. Il n’a pas été élu pour le constater mais bien pour y remédier.

Lors du forum sur l’éducation, il a déclaré: « la bataille de l’éducation est la mère des batailles; si nous la perdons, nous perdons toutes les autres batailles« .  TREVE D’INCANTATIONS ! Il est attendu sur des actes concrets: le respect des accords, l’alignement de l’indemnité de logement des professeurs sur celle des autres agents de la même hiérarchie).

En attendant, le directoire national invite les militantes, militants, sympathisantes et sympathisants, à se mobiliser pour la réussite du plan d’action et notamment la marche du jeudi 08 février 2018 à Thiès. 

 

Fraude au Bac 2017 : Le dossier devant la chambre d’accusation

Du nouveau dans l’instruction du dossier sur la fraude des examens du baccalauréat 2017. L’affaire est devant la chambre d’accusation de la cour d’appel de Dakar depuis le 2 Janvier dernier. C’est suite à l’appel introduit par la défense qui a attaqué l’ordonnance de refus de mise en liberté provisoire des inculpés.

Parmi les inculpés figurent Talla Diallo, Dame Lo, Fatou Bakhoum et Mame Diarra. Le doyen ayant rejeté leur demande de liberté provisoire, maintenant, la balle est dans le camp de la chambre d’accusation qui doit confirmer ou infirmer l’ordonnance du juge Samba Sall.

Dans cette affaire 43 personnes ont été interpellées. Mais, seul 17 personnes ont été inculpées, le reste est sous contrôle judiciaire. Elles sont poursuivies pour les faits d’association de malfaiteurs, fraude aux examens et concours, obtention de matériels indus et complicité.

Le Juge Samba Fall a aussi retenu le délit de blanchiment contre le proviseur du Lycée de Kahone, Mamadou Djibril Dia. Ainsi que 3 agents de l’Office national du Bac et 3 trois bacheliers.

Enquête

L’Aj / Pads dénonce le non-respect des accords signés avec les syndicats de l’éducation

Selon un communiqué reçu par Dakaractu ce jeudi, le Mouvement national des enseignants de Aj / Pads (Mneaj) a tenu un séminaire d’évaluation de la situation sociopolitique du pays ce samedi 30 décembre 2017.
Les camarades de Mamadou Diop Decroix, estimant que l’Ecole et l’Université sénégalaises sont secoués par une « grave crise », ont, à l’occasion, défini les stratégies qu’ils pensent capables de renforcer l’implication de leur mouvement dans les luttes en cours des enseignants.
Pour mémoire, le séminaire avait aussi pour objectif de débattre des perspectives de restructuration du mouvement dans le cadre de l’actuel processus de sa massification.
Après des débats larges et approfondis, le Mneaj a tenu à dénoncer avec vigueur « le non-respect par le gouvernement des accords signés avec les syndicats de l´enseignement depuis plus de cinq ans ».
« Le Mneaj s´est également indigné de la dégradation avancée des conditions de travail des élèves et des enseignants ainsi que de la précarisation continue des différents corps du secteur, toutes choses qui viennent confirmer l´incompétence du régime », a poursuivi le communiqué.
« En ce qui concerne l´Université, la non prise en charge des revendications des enseignants-chercheurs, en dépit des efforts et sacrifices qu´ils ont consentis pour la stabilité de l´institution, démontre à suffisance l´irresponsabilité et le manque de vision des autorités », dénonce le Mouvement national des enseignants de Aj / Pads.
« Le Mneaj estime que la seule issue offerte aux organisations syndicales d’enseignants et à tous les autres secteurs agressés, reste le combat ferme et sans relâche face à un régime obnubilé par le clinquant et le tape-à-l’œil.
Il décide dans ces conditions de renforcer son implication aux côtés des forces sociales pour continuer de faire pression sur le gouvernement afin qu´il apporte des solutions diligentes aux préoccupations des enseignants et à celles de tous les autres travailleurs », renchérit notre source.
« Au plan interne, le séminaire du Mouvement national des enseignants Aj a formulé d’importantes propositions à l’endroit de la direction du parti allant dans le sens de l’organisation, de l’implantation et de la massification du mouvement à l’échelle du pays.
Il a, à cet égard, insisté sur le renforcement de l´École du parti notamment par l’implantation d’antennes régionales pour se rapprocher davantage des jeunes militantes et militants pour une bonne assise politique et idéologique », termine le communiqué

Retard des salaires à L’Ucad : Le Saes passe à la vitesse supérieure

UCAD / Retard des salaires : Le SAES passe à la vitesse supérieure
Le climat est toujours tendu à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). La coordination du syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) du campus de Dakar, « Constatant le sabotage orchestré par (recteur, ministère de l’enseignement, de la recherche et de l’innovation et le ministère de l’économie) ayant entrainé des retards récurrents de salaires à l’Ucad », a décidé de réagir.
A cet effet- le Saes va effectuer un débrayage de 48h ce vendredi 5 janvier à partir de 10h. Avant de tenir un point de presse dans la foulée. Il s’agira de dénoncer le « non-paiement » du salaire de Décembre qui risque de perturber le reste de l’année.
Selon le Saes toujours, « une année académique apaisée passe nécessairement par un traitement équitable de tous les fonctionnaires et un respect des différents engagements pris par l’État. Le personnel de l’Ucad (enseignant-chercheur et personnel administratif) attend toujours le salaire de Décembre 2017… Mais aussi les rappels au titre des avancements dus depuis 2015 »

Mary Teuw Niang indésirable à L’Ucad

 La visite du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane aujourd’hui à l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) risque d’être mouvementée.
Les quatre amicales de l’Ucad l’ont déclaré persona non grata dans l’espace universitaire.
En effet, les responsables de l’amicale des Ecoles et instituts et les amicales des facultés des sciences techniques, des sciences juridiques et politiques et de Médecine se sont réunis, hier, jusque tard dans la nuit pour échanger sur la visite du ministre Mary Teuw Niane qui veut rencontrer tous les acteurs de l’université. Les étudiants déclarent à qui veut les entendre que la rencontre n’aura pas lieu à l’Ucad.
Le motif de leur opposition, selon « l’As » c’est le refus du ministre de les recevoir pendant toute l’année 2017, malgré les nombreuses requêtes qu’ils lui avaient adressées. D’après eux, tous leurs courriers sont restés sans réponse.
En outre, ajoutent les responsables des amicales, ils sont conviés à la rencontre par le médiateur de l’Ucad par téléphone, la veille. En tant que porte-voix des étudiants, ils estiment que le ministère devait saisir les amicales par voie épistolaire. Pour  tous ces faits, ils promettent de s’opposer à la rencontre.

Les étudiants de l’Ucad déversent leur colère sur les forces de l’ordre

La matinée a été chaude hier sur l’avenue Cheikh Anta Diop. Et pour cause. Les étudiants de l’Ucad manifestaient pour le paiement de leurs bourses avant Noël.

L’AS rapporte qu’ils ont paralysé la circulation tôt le matin en érigeant des barricades et en brûlant des pneus. Les forces de l’ordre sont intervenus avec des grenades lacrymogènes. Selon le journal, l’ordre a été rétabli vers 13 heures, après de rudes affrontements.

Auteur: Seneweb News – SenewebNews-RP

Education : Vers la réforme du Bac

ÉDUCATION : Vers la réforme du Bac
Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mary Teuw Niane a annoncé, jeudi à Saint-Louis, la mise en place d’une commission nationale chargée d’élaborer des propositions de réformes du baccalauréat pour une meilleure fiabilité de ce diplôme sénégalais.

Mary Teuw Niane a relevé que le « baccalauréat sénégalais, premier diplôme de l’enseignement supérieur, a toujours occupé une place honorable au niveau des grandes universités européennes, grâce au système d’enseignement de qualité dispensé ».

Le ministre s’exprimait lors de l’ouverture de l’atelier de réflexion sur le baccalauréat en présence d’universitaires, de représentants des syndicats d’enseignants, de membres de la société civile et de différents acteurs de l’éducation au Sénégal.

Après avoir retracé l’historique du baccalauréat, depuis l’époque Napoléonienne à nos jours, Mary Teuw Niane, a souligné que « la nécessité de reformer le Bac fait suite à la mise en œuvre de la grande réforme de l’enseignement supérieur, après la tenue du conseil présidentiel de 2013 et qui a abouti à une orientation des formations supérieures vers les sciences et la technologie ».

Le professeur Niane a fait noter que « cette réforme du Bac répond au souci de mieux sécuriser le système des examens, suite aux fuites décelées lors du Bac 2017, ce qui avait fini de contrarier la réforme décidée depuis plus deux ans ».

D’ailleurs, a-t-il précisé, « une plainte est en cours auprès du procureur de la République pour sanctionner les auteurs de cette indélicatesse qui, à travers un modus operandi, ont cherché à décrédibiliser le baccalauréat sénégalais ».

A la suite du ministre, le directeur de l’Office national du Bac, Babou Diakham a estimé que la réforme vient « à son heure et permettra de changer le contexte, face au développement des réseaux sociaux, afin d’arriver à une fiabilité des examens, pour une crédibilité du baccalauréat, qui passera par un renouveau du système éducatif ».

Les conseillers du président de la République, du Premier ministre et du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT), en matière d’éducation, se sont tour à tour réjouis de la tenue de cet atelier de trois jours qui permettra de trouver une « alternative crédible » pour sécuriser l’organisation du baccalauréat au Sénégal.

Le document de travail remis aux participants motive la tenue de l’atelier réflexion sur le Bac par « une absence de banques d’épreuves validées et structurées qui entraîne un éternel recommencement de l’entièreté du processus, mais aussi du manque d’efficacité et fiabilité de l’évaluation qui rend aléatoire la réussite et favorise des tentatives de fraudes ».

Selon le document, « il s’agira au terme de l’atelier, au plan institutionnel, de définir le statut et l’organigramme de l’Office national du Bac et au plan de l’évaluation, de capitaliser les différentes expériences de réforme, afin d’adopter une évaluation qui répond aux principes de l’approche par compétences (APC) et de la pédagogie de l’intégration (PI), pour définir les meilleures conditions de son application ».

Il sera aussi question de revisiter les différentes étapes et processus pour établir une charte d’organisation du baccalauréat qui précisera les cahiers de charge de tous les acteurs, pour ainsi renforcer la lutte contre la fraude, entre autres.

Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche : Le projet de budget pour la gestion 2018 revu à la hausse

Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche : Le projet de budget pour la gestion 2018 revu à la hausse
Après l’adoption du projet de loi de finances rectificative 2018, le ballet des membres du gouvernement suit son bonhomme de chemin à l’hémicycle.
Aujourd’hui c’est au tour du  ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche Mary Tew Niane. Qui a déjà vu son budget revu à la hausse.
Pour l’année 2018, le projet de budget de son ministère est arrêté à 191 577 833 060 de francs contre 162 002 975 840 en 2017. Soit une hausse de 29 574 857 de francs CFA.
Les dépenses de personnel se chiffrent à 595 020 060 de francs contre 503 582 840 en 2017.
Les dépenses de fonctionnement sont estimées pour la gestion 2018 à 3 530 975 000 de francs CFA.  Selon le rapport mis à la disposition de la presse, cette hausse permettra de compléter la dotation de l’Office du Baccalauréat et d’appuyer les activités de la cellule genre du ministère. Le rapport justifie toujours cette hausse par l’alignement des salaires et autres avantages sur les standards réglementaires et la prise en charge des agents nouvellement affectés au ministère.
En attendant la bonne gestion de ses ressources, reste à voir si cette hausse sera sentie sur les conditions sociales difficiles que rencontrent les étudiants dans les campus universitaires ainsi qu’aux enseignants qui continuent de réclamer l’amélioration de leurs conditions de vie après la retraite.

Ziguinchor : Les cours de l’Université Assane Seck se déroulent dans des conteneurs

Droit de réponse - Ziguinchor : Les cours de l’Université Assane Seck se déroulent dans des conteneurs
Suite à l’article publié sur votre site le jeudi 02 novembre 2017 à 15 h:32, le Rectorat de l’Université Assane SECK de Ziguinchor tient à  réagir via votre site où cette information a été publiée comme prérogative de droit de réponse.
« L’Université Assane  SECK de Ziguinchor dit non au sensationnel et à l’intox.
Contrairement à la  photo relayée par certains organes de presse, le Rectorat de l’UASZ tient  à démentir catégoriquement,de tels agissements qui sont loin de la réalité. En effet, en attendant la réception des chantiers (un amphithéâtre  de 500 et de 150 places, 2 blocs d’hébergement, 2 blocs d’Ufr, un centre de ressources informatiques,  une cité des Enseignants, 10 laboratoires… ), l’Uasz comme toutes les autres Universités publiques sénégalaises a reçu des blocs Fesman, en vue de servir provisoirement de locaux administratifs.  Ces blocs au nombre de douze ont été aménagés avec climatisation et
espace vert avec photos à l’appui. 
Si l’on en croit les responsables de la section Université Assane-Seck de Ziguinchor (Uasz) du Syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes), les étudiants de Dakar sont bien lotis comparé aux conditions d’études que vivent leurs camarades de Ziguinchor.

«La léthargie tant décriée depuis ces dernières années règne toujours en maître à l’Uasz. Les conditions de travail se sont dégradées à un niveau jamais égalé», déclare, à l’Aps, le secrétaire général du Saes/section Uasz.

Pis, Oumar Sall de faire observer que «les amphithéâtres n’existent pas à l’Uasz. Le toit de l’unique amphithéâtre menace de s’écrouler. Nous travaillons dans des conditions d’insécurité extrême. Nous faisons la plupart des cours dans des conteneurs (…), avec tout ce que cela implique comme chaleur accablante, défaut d’étanchéité et vétusté du câblage électrique».

Le syndicaliste, qui ne s’arrête pas à ces observations, indique que si rien n’est fait, ils vont «croiser les bras lors de la prochaine rentrée»
.

L’administration centrale  de l’université Assane de Ziguinchor.  »

Madame Léa Suzanne THIAW TINE

Chargée de Communication

Direction de la Communication et du Marketing

Université Assane SECK de Ziguinchor

Yavuz Selim ouvre une procédure en responsabilité et en paiement contre l’Etat

Yavuz Selim ouvre une procédure en responsabilité et en paiement contre l'Etat

L’Etat du Sénégal ne va pas sortir indemne de son long bras de fer avec la société Yavuz Selim SA, qui a abouti à un blocage des établissements scolaires.
Pour les responsables de Yavuz Selim SA, l’Etat doit mettre la main à la poche et les rembourser. Du coup, ils vont initier une procédure en responsabilité et paiement.
Les poursuites judiciaires vont démarrer contre l’Etat du Sénégal, à l’initiative de la société Yavuz Selim SA. Comme ils l’ont annoncé, les responsables de Yavuz Selim SA ne comptent pas croiser les bras, après le fermeture des établissements par l’Etat du Sénégal.
« Si jamais l’Etat du Sénégal s’entête à placer les établissements sous administration provisoire, nous le traduisons en justice« , avait laissé entendre Me Moussa Sarr, le conseil de cette société. Il a joint l’acte à la parole, en saisissant le juge du Tribunal régional hors classe de Dakar.
En effet, selon nos informations, Yavuz Selim SA va poursuivre l’Etat en justice, en introduisant devant le juge une procédure en responsabilité et en paiement pour préjudice subi à la suite du blocus des écoles Yavuz Selim. Le montant du préjudice n’est pas pour le moment quantifié, mais Yavuz Selim SA compte bien se faire payer rubis sur ongle par l’Etat du Sénégal, surtout que le blocage a duré sur une longue période, occasionnant des pertes énormes.

La requête sera déposée très probablement la semaine prochaine. C’est dire qu’un autre feuilleton est en train de s’ouvrir dans cette affaire, qui a pris ses origines en Turquie avant de connaitre une longue péripétie au Sénégal, pour aboutir à la fermeture des établissement. Dans ce bras de fer, l’Etat du Sénégal a toujours affiché sa volonté de placer sous administration provisoire les écoles Yavuz Selim.

Les Echos

Établissements Yavuz Sélim : Erdogan installe ses hommes

Établissements Yavuz Sélim : Erdogan installe ses hommes
Libération est en mesure de révéler que la Fondation Maarif aux ordres de Erdogan commence à prendre le contrôle des écoles Yavuz Selim. Hier en fait, la Fondation était à Ziguinchor et Saint- Louis pour installer les nouveaux responsables. Mieux, pour Dakar, Maarif a envoyé des messages pour convoquer les enseignants à 8 heures, lundi prochain.

Ucad-Bras de fer entre le Rectorat et le Saes : La guerre des communiqués

Ucad-Bras de fer entre le Rectorat et le Saes : La guerre des communiqués

Les enseignants du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) sont déterminés à ne pas laisser le dernier mot au Rectorat de l’Ucad dans le combat qui les oppose.
Dans un communiqué rendu public hier, ils ont révélé leur nouveau moyen de lutte afin de pousser l’administration à respecter ses engagements par rapport au paiement des primes.
Ainsi, accusant Ibrahima Thioub de dire des ‘’contrevérités’’, le corps professoral du temple du savoir a décidé désormais « de sanctionner par un procès-verbal et des enregistrements vidéo toutes les futures discussions avec le Recteur et les membres de son cabinet ».
Les enseignants rappellent dans la note que le 28 août dernier, lors de leur dernier sit-in, les représentants du recteur leur avaient demandé un délai de 72 heures pour disposer des ressources financières nécessaires. Une promesse qui n’a jusque-là pas été respectée, selon les enseignants. Pour cette raison, ils affirment que leur surprise a été totale lorsque le rectorat a publié un communiqué pour « revenir » sur ses propos.
Dans le document en question, la communication de l’administration de l’Ucad déclare : « Le rectorat affirme qu’aucune autorité n’a pris l’engagement, ni oral ni écrit, à payer primes, per diem ou indemnités à une date donnée ». Le Saes s’inscrit en faux et accuse le rectorat de désinformation.

Le syndicat estime que durant tout le mois de septembre, rien n’a été fait. Au contraire, « le recteur et son équipe ont pris leurs vacances, préférant délaisser l’institution, tout en demandant aux enseignants de rester sur place pour corriger les copies : un leadership par le mauvais exemple », peste-t-on.

Les enseignants expliquent d’ailleurs dans la missive, que toutes les dates qui ont été avancées dans le communiqué du rectorat, sont fausses, une situation vérifiable, selon eux, dans les relevés de comptes bancaires de leurs pairs. « A plusieurs occasions, le recteur et/ou son cabinet ont tenu des promesses qui se sont révélées fausses.

Au lieu de présenter ses excuses aux enseignants et à leurs familles pour tous les désagréments causés par son incompétence, son manque d’initiative et de compassion, le recteur se permet de dire des contrevérités qui ne l’honorent pas et le décrédibilisent devant ses collègues enseignants-chercheurs », se désole le corps professoral.

Afin de montrer sa détermination à poursuivre le combat, la coordination Saes du campus de Dakar a demandé à ses membres, « de ne point remettre les copies, donner les sujets de rattrapage, de boycotter les examens jusqu’au paiement total, intégral et effectif des sommes dues des premier et deuxième semestres ».

Par ailleurs, au moment où le recteur récolte des malus, le gouvernement a droit à du bonus. En effet, le Saes s’est félicité des positions de l’Etat et du rôle du SG du syndicat, Malick Fall, pour leur implication dans la résolution du problème.

« Ces actions positives du BN du SAES et de ses partenaires au niveau étatique sont aux antipodes de celles du recteur de l’UCAD, connu pour ses voyages éternels et son incapacité à résoudre les problèmes », souligne la note.

Enquête

Affaire Yavuz Selim: La reculade du Gouvernement

La détermination des parents d’élèves et l’administration de Yavuz Sélim a été payante. Le ministre de l’Education nationale Serigne Mbaye Thiam a indiqué hier, que le gouvernement est dans les dispositions de trouver une solution à cet imbroglio, qui risque d’être fort préjudiciable aux nombreux enfants inscrits dans les établissements.

«Nous avons décidé d’écarter l’association Baskent Egitim de la gestion des directions des établissements, mais en même temps, d’écarter la fondation Maarif aussi de la reprises des établissements. Dans ce contexte, une solution serait que le ministre de l’Education nationale assure la reprise de l’administration provisoire, qui doit conduire vers une solution définitive qui assure le modèle pédagogique et la qualité de l’enseignement. Dans cette solution provisoire, toutes les parties prenantes seraient associées, y compris les parents d’élèves… », a exposé Serigne Mbaye Thiam.

Le ministre de l’Education qui a rencontré hier, les parents d’élèves, va recevoir ce mardi le corps professoral sénégalais des établissements, pour prendre leur avis sur la décision de l’Etat et voir comment matérialiser cette décision, tout en maintenant l’esprit d’excellence qui a toujours cours au sein des établissements. Par ailleurs, il assure que les cours peuvent reprendre dès la semaine prochaine.

Source : Xalima

Rentrée scolaire 2017 : Le SUDES dénonce les « ruses » du Gouvernement sur les engagements souscrits à Saly

Rentrée scolaire 2017 : Le SUDES dénonce les « ruses » du Gouvernement sur les engagements souscrits à Saly
 La présente conférence de presse a été convoquée pour d’évidentes raisons liées à la rentrée scolaire et universitaire 2017/2018, qui est imminente. En conséquence, il s’agit pour le SUDES de présenter à l’opinion nationale, ses analyses et positions sur la préparation de la rentrée et sur les perspectives d’évolution de la nouvelle année scolaire.

En effet, depuis de nombreuses années, c’est à juste raison que les élèves, les étudiants et leurs parents attendent avec appréhension et interrogation la rentrée et le déroulement de l’année scolaire et universitaire.

C’est pourquoi, nous tenons à réaffirmer avec force que, conformément à sa vision et à sa conscience aiguë des enjeux de l’éducation et de la formation à notre époque, le SUDES a été et demeure attaché au déroulement normal des années scolaires dans la paix et la sérénité pour la qualité des enseignements-apprentissages au bénéfice des apprenants.

Faut-il le rappeler, ce qui fait la fierté de tout enseignant, c’est la réussite massive des élèves dont il a la charge, à l’issue de longs mois et de longues années de labeur.

Cependant, le SUDES demeure tout aussi attaché voire intransigeant quant à la création de conditions favorables pour cela. A cet égard, les responsabilités du Gouvernement et de l’Etat en général, sont immenses. C’est pourquoi, tout en saluant les efforts déployés par les uns et les autres pour le bon déroulement de la prochaine année scolaire, le SUDES demeure perplexe et franchement dubitatif pour deux principales raisons.

  • La première est qu’il nous paraît bien paradoxal de vouloir construire la paix, de prévenir les crises en vue d’une année scolaire apaisée, en s’inscrivant résolument dans une démarche d’exclusion d’une frange importante des acteurs de premier plan.
  • La deuxième est que pour le SUDES comme pour d’autres syndicats d’enseignants les concertations partenariales pour l’apaisement de l’année scolaire 2017 ont répondu aux attentes parce que pour l’essentiel, les syndicats d’enseignants ont fait preuve d’un sens élevé des responsabilités devant les ruses du Gouvernement qui n’a pas respecté une bonne partie des engagements souscrits à Saly. Il s’agissait notamment de la matérialisation de ce qui restait des accords de Février 2014. Aujourd’hui encore, beaucoup reste à faire, dont entre autres :
  1. La persistance des lenteurs administratives qui continuent de pénaliser injustement des milliers d’enseignants dans leur reclassement, intégration, validation, mise en solde etc. alors que le dispositif de gestion dématérialisée de la carrière des agents de la Fonction publique devrait être fonctionnel depuis quatre mois.
  2. La non viabilisation des parcelles ZAC de l’intérieur en dépit des engagements rassurants du Ministère du Renouveau urbain en janvier 2017.
  3. Le blocage des prêts DMC : plus de 3000 titulaires de convention de prêt en 2016, attendent toujours la mise à disposition de fonds hypothéquant du coup les projets des coopératives agréées par la DMC.
  4. Les louvoiements quant à la révision d’un décret pour le reversement des MEPS dans le corps des professeurs de collège. Ce retard bloque le recrutement de professeurs d’EPS qualifiés et en lieu et place, l’Etat a recours à des sans qualification.
  5. Le statu quo depuis deux ans quant à l’ouverture de négociations sur les corrections voire la refonte du système indemnitaire et de rémunération des agents de la Fonction publique etc.
  6. Au niveau de l’enseignement supérieur public, la question cruciale de la retraite décente pour les enseignants du supérieur demeure sans réponse acceptable du Gouvernement. Il en est de même du recrutement d’enseignants pour tendre vers les normes standards dans l’enseignement supérieur.

On le constate, il y a peu d’efforts du Gouvernement pour restaurer la confiance.
Il s’y ajoute que pour le SUDES, il faut sortir du carcan du protocole d’accord de Février 2014, en mettant en avant des nouvelles revendications tout aussi essentielles pour la profession et pour l’Ecole. Dans ce cadre, il y a entre autres, le statut des 9 800 maîtres sortis des CRFPE depuis 2014, pour rompre définitivement avec la politique des VE et vacataires qui a dévalorisé la profession enseignante, le recrutement d’enseignants qualifiés et d’inspecteurs de l’éducation en nombre suffisant, les conditions de travail dans nos établissements, les retraites etc.

Par ailleurs, il nous paraît importun de rappeler l’impératif de tirer au clair et de sanctionner de façon exemplaire, tous les auteurs de la fraude massive organisée à la session 2017 du BAC.

C’est au regard de toutes ces considérations, que le Secrétariat Exécutif national du syndicat a décidé de soumettre au Conseil syndical national unitaire du 14 Octobre, la proposition de lui donner mandat pour le dépôt d’un préavis de grèveseul ou en relation avec d’autres syndicats.

Enfin, relativement à la célébration de la Journée Mondiale de l’Enseignant prévue le 05 Octobre, le SUDES, considérant la mise à l’écart injustifié de tous les organes dont les syndicats se sont démocratiquement dotés pour préparer et célébrer la JME près de 20 ans durant, condamne énergiquement l’immixtion dans les questions syndicales et l’ostracisme du Ministre de l’Education nationale à l’égard des syndicats dits non représentatifs, en violation flagrante de l’esprit qui a présidé à l’institutionnalisation de cette journée par la communauté internationale.

Dakar le 03/10/2017           
Le Secrétariat Exécutif National Unitaire

Collège Bosphore (Yavuz Sélim) : L’entrée interdite aux enseignants et aux élèves

 Les élèves et parents d’élèves des  cours privés « Yavuz Selim » ont été interdits d’accès à l’établissement ce matin. Un impressionnant dispositif policier dépêché sur les lieux a bloqué l’accès à tout ce beau monde.
Même les enseignants, à l’exception du personnel Turc et des résidents de l’école avaient accès à l’enceinte du Collège Bosphore. Dépités les parents d’élèves ont demandé aux autorités de respecter les décisions de la justice dans cette affaire, en délibéré le 9 Octobre.

Education : Une école à mille maux

Education : Une école à mille maux

L’école sénégalaise n’est pas encore sortie du bout du tunnel.Cette phrase est presque devenue une chanson des observateurs avertis.Une semaine après les concertations partenariales annuelles tenue à Saly qui ont réunies tous les acteurs du système éducatif sénégalais, les jalons d’une année scolaire apaisée semblaient être posés. Mais la sortie ce dimanche du patron de l’éducation nationale Serigne Mbaye Thiam semble mettre du feu aux poudres.
En effet répondant hier à notre confrère Mamoudou Ibra Kane sur la question relative aux indemnités de logement, Serigne Mbaye Thiam n’a pas fait dans la langue de bois pour répondre que cette rubrique n’est pas inscrite dans le budget 2018, ce qui veut dire que les enseignants devront garder leur mal en patience jusqu’au prochain budget de 2019. Une attitude qui a irrité les responsables  syndicaux qui pensaient voir cette question réglée pour l’année scolaire 2017/2018.
Le Secrétaire général du SAEMS/CUSEMS, Mr Saourou Sène ainsi que d’autres syndicalistes n’ont pas tardé à réagir à cette déclaration qu’ils jugent irresponsable à la limite, et invitent le ministre à en tirer les conséquences.
D’ailleurs certains syndicalistes promettent de déposer un préavis de grève juste après l’ouverture des classes prévue le 04 octobre pour le corps enseignant et le 09 du même mois pour les potaches. Un malheur ne venant jamais seul, l’affaire qui oppose l’Etat du Sénégal et l’école Yavuz Sélim risque d’inviter les parents d’élèves dans la danse. En effet, par un arrêté de l’autorité préfectorale, le gouvernement du Sénégal a décidé depuis quelques jours de fermer cet établissement d’excellence implanté au Sénégal.
Les élèves qui s’étaient déjà inscrits se sont vu interdit d’accéder à l’établissement. Les forces de l’ordre ont érigé des barricades au campus Bosphore situé aux Hlm Grand Yoff ainsi qu’à l’annexe située en face du campus social de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar pour interdire l’accès aux vrais occupants des lieux, ce qui risque de mettre cette année l’école en sens dessus sens dessous…

Serigne Mbaye Thiam : ‘ Quand on( l’État) dirige, on arbitre selon ses intérêts…

 

Serigne Mbaye Thiam refuse de tomber dans l’optimisme béat. Le Ubi Tey Jang Tay est un objectif qui ne sera pas atteint cette année à 100%. C’est pourquoi d’ailleurs, il dira dans Grand Jury, que des seuils raisonnables ont été fixés par l’Inspection de l’enseignement et de la formation.

Il s’agira, dit-il, de voir fonctionner dès le 9 octobre prochain 30 écoles élémentaires, 10 collèges d’enseignement  moyen et 5 lycées par département, non sans rappeler que le Sénégal compte 8137 écoles élémentaires.  »On ne peut pas l’atteindre à 100%. Le Ubi Tey Jang Tay n’est pas une affaire du ministre de l’éducation. La première année, il y a  une seule école à Dakar qui avait réussi le Ubi Tey Jang Tey…

L’année dernière, on avait organisé un séminaire pré-rentrée. Cette année, nous avons fait la même chose. À l’issue de ce séminaire de rentrée, nous avons organisé la deuxième édition des concertations partenariales… Au total 11 rencontres ont été tenues. C’est une rentrée scolaire bien préparée… Le premier mardi de  chaque mois, je me suis engagé à rencontrer les partenaires.  »

Interpellé sur  les risques de grève, Serigne Mbaye Thiam dira que tout a été mis en œuvre  » pour respecter tous les engagements signés.  » Toutefois, par rapport à la menace brandie par des syndicats de déposer un préavis de grève dès l’ouverture des classes, le ministre dira que  » ce n’est pas envisageable  », non sans signaler qu’assujettir la paix scolaire au paiement d’indemnités de logement serait de nature à compliquer la situation, étant entendu que  »ces indemnités ne sont  pas inscrites dans le budget 2018. »

AFFAIRE YAVUZ SÉLIM
Invité à se prononcer sur la crise qui secoue Yavuz Sélim, le ministre Serigne Mbaye Thiam n’a nullement choisi d’y aller avec le dos de la cuillère. Pour lui, le  communiqué du 7 décembre 2017 a été clair dans son contenu en exigeant de l’association Baskent  Egetim de cesser toute activité au sein de cette école. Par conséquent, dit-il,  » les parents, en inscrivant leurs enfants,  savaient pertinemment  que l’autorisation a été retirée.

 » Le ministre de rappeler que  »  lorsqu’il y a un changement de déclarant responsable, il faut déposer une demande.  »   Or, précise-t-il,  » le dossier déposé est rejeté.  Ils ont démarré avec une école qui n’a pas de déclarant responsable. Cela ne concerne pas seulement Yavuz Sélim… L’Association Baskent Egetim ne peut pas intervenir dans l’école… L’État aurait pu être l’administrateur provisoire.  »

Serigne Mbaye Thiam de confier que l’Etat n’est jamais obligé de motiver au grand public ses décisions.  »Il ya des décisions que l’État prend et qui ne sont pas portées à la connaissance du public. À un moment donné, il faut faire confiance à son État. Quand on dirige, on arbitre selon ses intérêts… La décision de fermer Yavuz Sélim n’a rien à voir avec la décision de justice attendue le 9 octobre  », précisera-t-il en passant.

SUR LA RÉVÉLATION DE MADIAMBAL

Au Grand Jury de dimanche dernier, Madiambal Diagne, se rappelle-t-on,  avait révélé que Serigne Mbaye Thiam ne payait pas les frais de scolarité de sa fille au niveau de Yavuz Sélim. Une révélation que le ministre trouvera inélégante et particulièrement​ déformée.
 » Il y a des informations qui ne sont pas plausibles.  » Il dira que sa fille a réussi avec brio en juillet 2014 à l’entrée en sixième.

Elle faisait partie des 150 meilleures filles du pays. Une performance qui permettait à cette dernière de postuler pour une place à Mariama Bâ. Seulement, confie le ministre, mademoiselle Thiam a échoué aux tests.  » Si je voulais économiser des sous, elle serait admise à Mariama Bâ ».

Visiblement ahuri par la révélation de Madiambal, Serigne Mbaye Thiam de se réserver le droit de rétablir la vérité des faits.  » À cause de ses bons résultats, Yavuz Sélim a dit : on l’exonère des frais de scolarité, mais elle doit venir payer des frais d’inscription.  Si c’était pour avoir un traitement de faveur du ministère, ils se sont trompés.

Il y a des enfants qui ne sont pas mes enfants, je leur paie leurs frais de scolarité. C’est pas élégant ce qu’ils ont fait. Personnaliser le débat jusqu’à mêler ma fille n’est pas élégant. Ma fille a bien supporté… Aucun Sénégalais doté de raison ne doit croire que j’ai bénéficié de passe-droits pour sa scolarisation », conclura -t-il à ce propos.

Dès l’entame de l’émission, Serigne Mbaye Thiam avait tenu à présenter ses condoléances aux familles d’Amady Kébé et d’Aissata Dia, Inspecteurs de l’enseignement décédé à 60 kilomètres de Linguère en provenance de Matam où ils étaient en mission.

 Source dakaractu.com

Les enseignants du Saes prennent en otage les étudiants

Bras de fer SAES-Etat du Sénégal : Les enseignants du SAES prennent en otage les étudiants

La coordination du Syndicat autonome des enseignants du Supérieur (SAES) du campus de Dakar, se radicalise.
Les enseignants du supérieur constatent avec regret le « non-paiement » des heures supplémentaires du premier et du second semestre. Pour pousser les autorités à s’acquitter de leurs engagements, le SAES de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, a décidé de ne pas remettre aux étudiants leurs notes et de confisquer aussi les sujets de rattrapage. Et pour couronner le tout, ils boycottent les examens.
« L’Etat avait demandé aux collègues plus de sacrifices pour régler la question du nombre exponentiel d’étudiants qui viennent chaque année au niveau de l’UCAD. Mais depuis lors, les enseignants ne voient aucun respect des accords pris. Et nous allons croiser les bras tant que ces questions ne sont pas réglées.
Nous avons interpelé plusieurs fois ces autorités mais c’est la même réponse qu’on nous sert. Il est donc temps de payer les dettes, sans quoi, nous restons chez nous… », a détaillé, vendredi, Aliou Dème, chargé des revendications de la section Dakar du SAES.

La rédaction de leral.net 

Groupe Yavuz Selim : La rentrée scolaire est bien effective, ce lundi

Groupe Yavuz Selim : La rentrée scolaire est bien effective, ce lundi

« Nous avons ouvert toutes nos classes ce matin ; il faut préciser qu’une première rentrée a été opérée le 11 septembre dernier pour les classes d’examens et les classes de 6e. Ce matin, beaucoup de parents qui étaient hésitants, ont vu que nous sommes plus que jamais là.
Ils sont revenus ; d’autres qui étaient sur le point de partir, sont en train de revenir », a dit, sur Radio sénégalais, Mamadou Ndoye, censeur du collège, Bosphore du groupe Yavuz Selim.

Par rapport à la demande du ministre de l’Education, M. Ndoye reste intraitable, soulignant que son établissement ne fermera pas ses portes. « Nous sommes ulcérés par le comportement de M. Serigne Mbaye Thiam.

Nous sommes formels : notre école fonctionnera, nos élèves se présenteront aux examens. Dans l’état actuel des choses, il n’y a rien qui puisse nous empêcher de fonctionner, encore moins empêcher nos élèves de participer aux examens », a-t-il assuré.

Venu inscrire son fils en classe de 4e, Ibrahima Sylla affiche toute sa confiance. « Nous sommes confiants ; je pense que l’Etat n’a pas pour rôle de fermer l’école. Si l’établissement ne donnait pas des résultats, j’aurais peut-être accepté… »

leral.net 

Les 690 élèves-maîtres encerclent le ministre de l’Education

Les 690 élèves-maîtres encerclent le ministre de l'Education,Serigne Mbaye Thiam

Les 690 élèves-maitres remettent leur dossier au goût du jour. Venus des 14 régions du Sénégal, ces jeunes recalés pour tricherie, ont animé ce samedi à Dakar un point de presse pour réclamer leur « intégration » dans le système éducatif. A les en croire, le choix de la date n’est pas fortuit.
« Le 23 septembre 2015, la Cour suprême avait dit que le ministre de l’Education s’est servi de son autorité pour bafouer les droits et honneurs de 690 élèves-maitres. Nous voulons juste faire comprendre à la population sénégalais et à l’opinion internationale, que le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, qui n’a pas dit la vérité, n’accepte toujours pas de réintégrer les élèves-maîtres», a déclaré le porte-parole du jour.
Ces élèves-maîtres ont promis de ne pas baisser les bras. « Nous avons opté pour les batailles médiatique, juridique ; nous irons voir les chefs religieux pour leur faire comprendre ce qui se passe », ont-ils souligné.Avec la décision de la Cour suprême qui leur a donné raison, ces élèves-maîtres gardent toujours l’espoir d’être réintégrés.

La rédaction de leral.net

Année Scolaire 2017/2018 : Les 7 Objectifs De Serigne Mbaye Thiam

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Reconduit à la tête du ministère de l’Education nationale au dernier remaniement ministériel, Serigne Mbaye Thiam dégage ses 7 objectifs pour l’année scolaire 2017-2018 qui ouvre ses portes le 9 octobre, au cours de la clôture de l’atelier de rentrée des classes 2017 -2018 autour du thème :

Consolidation de la Bonne Gouvernance du secteur pour mieux relever les défis de la performance, tenu samedi dernier à Saly.Le ministre socialiste est revenu sur l’affaire Yavuz Selim tout en invitant les parents à aller inscrire ailleurs leurs enfants.

Pour la présente année scolaire 2017-2018, le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, dégage sept (7) pistes majeures pour un bon déroulement des enseignements-apprentissages. Il s’agit de la restauration de la confiance, la consolidation du climat social apaisé, le respect des engagements pris, basé sur une attitude de prévention dans une démarche prospective, en accord avec les partenaires.

La seconde piste a pour orientation, l’intensification du pilotage pédagogique sur l’ensemble du territoire national. Il va, en outre, faire la part belle aux progressions harmonisées et aux évaluations standardisées, en plus du renforcement des dispositions dans le déroulement des examens scolaires.

La troisième ambition évoquée par Serigne Mbaye Thiam est relative au renforcement des dispositifs de gestion. Le quatrième objectif reste les ressources humaines et la carte scolaire. Là, il a fait part d’un plaidoyer à faire au niveau des collectivités locales.

Le renforcement des acquis en matière de démarrage des cours dès le jour de la rentrée dans un certain nombre d’établissements et faire une progression de deux écoles préscolaires (2016) à cinq en 2017 dans chaque inspection de l’éducation et de la formation. Pour les lycées, le vœu de Serigne Mbaye Thiam est de voir le démarrage des cours dans cinq lycées contre deux en 2016.

La gouvernance sur le matériel roulant est le sixième axe du ministre. La dotation en véhicule des Ief va permettre de faire la visite de tous les établissements avant décembre 2017, avec un accent sur le contrôle pédagogique des écoles privées. La démarche entre dans la dynamique de motiver les enseignants et de les trouver là où ils travaillent.

Serigne Mbaye a aussi parlé du concept de la couverture maladie universelle qui constitue, selon lui, un intrant de qualité. La septième et dernière volonté du ministre est de voir le partage des résultats des évaluations avec l’ensemble des acteurs.

Le ministre de l’Education a loué les efforts faits dans la pratique du sport à l’école, en plus de la redynamisation du théâtre à l’école. Non sans inviter les acteurs à éviter toute forme de violences à l’école surtout de la part des élèves. Enfin, le transport des épreuves des examens par les forces de l’ordre est envisagé, dit-il.

En marge de la présentation du bilan de la défunte année scolaire, le ministre de l’éducation nationale dit avoir tourné la page sur l’affaire Yavuz Selim. Sur un lot de neuf établissements dont trois autorisés, à exercer, le ministre a fait comprendre la cessation d’activités et de fermeture des établissements cités sur décisions notifiées aux concernés. Par conséquent, il a invité les parents d’élèves à prendre toutes les dispositions nécessaires pour le bien de leurs enfants.

Défis «relevés» en 2016

En revenant sur l’objet de l’atelier, le ministre de l’Education nationale a campé la problématique des questions abordées dans les travaux autour de la conduite du changement de leadership et la construction d’un projet d’appui de l’amélioration de l’équité et de la transparence dans l’éducation de base.

Selon lui, les résultats escomptés ont été atteints. Ils reposent, à l’en croire, sur les concertations partenariales ouvertes et suivies. Sur les cinq défis retenus lors de la défunte année scolaire, il a rappelé le démarrage des cours et enseignements le jour de la rentrée des classes dans quelques établissements. Selon lui, les évaluations faites montrent un dépassement des objectifs fixés.

Concernant la gestion des ressources humaines et de la carte scolaire, l’audit donne un ratio de 90% de réussite. Sur le pilotage pédagogique, il a invité à mieux cerner la question et à vaincre les résistances pour une meilleure animation des cellules pédagogiques et se console d’un taux fluctuant entre 80 et 90 %. Le dernier défi de 2016 était de travailler à une année scolaire 2016 apaisée largement atteint.

Les syndicats d’enseignants aux aguets

Une lecture sur l’apaisement de la défunte année scolaire. Il a fallu le concours de tous les acteurs académiques, notamment les syndicats d’enseignants qui avaient fini de ranger les armes.

En sera-t-il ainsi pour l’année scolaire 2017/2018 ? En attendant les assurances du gouvernement sur l’état d’avancement de la mise en œuvre des points inscrits dans le procès-verbal, les syndicats d’enseignants alertent déjà sur d’éventuelles perturbations. En effet, le syndicat autonome de l’enseignement du moyen secondaire (Saemss) de Saourou Sene exige des actes concrets des autorités sans lesquels ils n’excluent pas de reprendre la lutte.

Ibrahima Wane, de l’organisation démocratique des enseignants du Sénégal a pour sa part, déterré déjà la hache de guerre en décidant de déposer un préavis de grève le O3 octobre, pour montrer le mécontentement des enseignants sur le non-respect des accords.

Serigne M. Thiam : «Nous allons sécuriser les examens et concours»

Le ministre de l’Education, Serigne Mbaye Thiam, reconduit à son poste à la faveur du dernier remaniement ministériel, a, lors d’un atelier tenu dimanche à Saly, décliné ses ambitions et objectifs pour la prochaine rentrée scalaire «Ce que nous avons relevé, c’est la question des indemnités de logement qui étaient sur le point de fixation pour les organisations syndicales.

Au cours de ce mois de septembre, il y aura une rencontre partenariale qui regroupera les acteurs du milieu éducatif pour continuer les concertations avec les partenaires sociaux et fixer une nouvelle feuille de route pour 2018», annonce-t-il dans les colonnes de Lobservateur.
Dans le souci de prévenir les fraudes qui ont entaché la tenue du dernier baccalauréat général, Serigne Mbaye Thiam rassure quant aux examens et concours relevant de son département.

«Nous allons travailler d’une façon solidaire pour sécuriser les examens et concours… Au ministère de l’Education nationale, on n’a pas connu de fuite au Bfem ni au Cfe », tient-il à préciser toutefois.

Affaire Yavuz Selim : Les précisions du ministère de l’Education nationale

AFFAIRE YAVUZ SELIM : Les précisions du ministère de l'Education nationale
Suite aux déclarations parues dans la presse et relatives à la cession de 64% du capital d’une société « Yavuz Selim » à des privés français, le Ministère de l’Education nationale tient à apporter les précisions suivantes :

Le Groupe Yavuz Selim compte neuf (9) établissements scolaires disséminés dans les régions de Dakar (5), Thiès (1), Ziguinchor (1), Saint Louis (1) et Kaolack (1) ; trois de ces établissements, dont deux à Dakar et un à Thiès, ont reçu l’autorisation d’ouverture prévue par les textes législatifs et réglementaires régissant l’enseignement privé et la procédure d’instruction de cette autorisation est en cours pour les six autres.

Dans les registres du Ministère de l’Education nationale, Yavuz Selim est juste une appellation donnée à des écoles relevant de l’Association internationale turque BaskentEgitim dont la création au Sénégal comme association étrangère a été autorisée par l’arrêté n°002686 du 16 avril 1998.

Au cours des procédures et formalités d’ouverture des écoles Yavuz Selim, tout comme dans les arrêtés d’autorisation, les déclarants responsables désignés, représentent l’Association BaskentEgetim et agissent en son nom, et non pour le compte d’une société « Yavuz Selim ».

L’arrêté n° 002686 du 16 avril 1998 précité a été abrogé par celui n° 18353 du 07 décembre 2016 qui « entraîne la cessation immédiate des activités de l’Association BaskentEgetim sur toute l’étendue du territoire national » ; BaskentEgetim n’est donc plus autorisée à mener des activités d’enseignement au Sénégal et l’Etat tient en à informer l’opinion et les parents d’élèves.

Une société dénommée « Yavuz Selim », déclarant responsable autorisé d’établissements privés d’enseignement, est inconnue des registres du Ministère de l’Education nationale ; elle ne peut, en conséquence, gérer ou administrer aucun établissement scolaire privé.

Dakar, le 6 septembre 2017

Pour le ministère de l’Education nationale
Mamadou Abdoul SOW
Chef de la Division de l’Enseignement privé

Enseignement Supérieur: Le Saes réclame 1 milliard de FCfa à l’Etat

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Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) prévient les autorités qu’il n’a pas abandonné le combat. En sit-in ce lundi devant le siège du rectorat, les enseignants demandent aux autorités d’honorer leurs engagements.

Ils attendent des autorités étatiques et universitaires le paiement d’un milliard de F CFA, informe la Rfm.

Selon la Rfm, le Saes est très remonté contre les autorités. Ils exigent le paiement intégral et immédiat des sommes dues. «Malgré ces énormes sacrifices consentis par ces patriotes pour normaliser l’année universitaire, les autorités n’ont fait aucun effort pour respecter le paiement des sommes.

Le rectorat est dans l’impossibilité de dire exactement quand est-ce que ces montants vont  être payés. Ce que nous dénonçons. Ce sont des sommes qui devaient être payées depuis très longtemps. Nous avons utilisé tous les voies et moyens possibles pour ne pas en arriver là », indiquent les enseignants du supérieur.

«Nous leur donnons jusqu’au mercredi pour apprécier la situation. D’ici mercredi, si on constate que rien n’est encore fait,  nous allons encore trouver d’autres voies et moyens pour mettre la pression afin que ces sommes dues soient payées », a indiqué Ibrahima Dali Diouf, coordonnateur du Saes au niveau du Campus de Dakar.

Les sommes en question sont composées de «prime de recherche du second semestre, perdiems de voyage d’études, heures complémentaires du premier semestre, indemnités de plein temps…», a soutenu le Coordonnateur de Saes de Dakar sur les ondes de la Rfm.

Macky Sall : « Ceux qui ont facilité, organisé et bénéficié de ces fuites font honte à la société »

Les personnes qui ont facilité, organisé et bénéficié des fuites des épreuves du baccalauréat ‘’font honte à l’école, à la nation et à la société’’, a déclaré, jeudi à Diamniadio, le chef de l’Etat qui promet que des sanctions idoines seront prises dans cette affaire.
’’Je le dis sans détour, ceux qui ont facilité, organisé et bénéficié de ces fuites font honte à l’école. Ils font honte à la Nation, ils font honte à la société’’, a-t-il dit lors de la cérémonie de remise de prix du Concours général 2017.
Au total, 42 personnes ont été arrêtées et déférées au Parquet dans le cadre de l’enquête sur la fuite des épreuves du bac 2017. Il s’agit de 3 professeurs de lycée, 1 proviseur de lycée, 3 agents de l’Office du bac, 23 candidats et 3 candidats qui ont réussi en 2016 par la fraude.
’’L’enquête en cours sur les fuites sera menée à son terme, les responsabilités seront rigoureusement situées, et toutes les suites judiciaires et autres sanctions idoines suivront, sans aucune exception’’, a promis le chef de l’Etat.
Selon Macky Sall, ‘’l’école n’est pas un milieu où doit s’exercer la misère de valeurs et la déliquescence de l’éthique, un lieu où la tentation servile de la triche et l’appât du gain réduiraient à néant le goût de l’effort et la vertu du savoir-être’’.
‘’Ce que je dis ici est particulièrement valable pour les enseignants ayant participé à cette funeste entreprise’’, a-t-il dit, soulignant que les personnes concernées ‘’n’ont plus leur place dans le système éducatif’’.
Car, poursuit-il, l’enseignant ’’est d’abord par définition, un éducateur en qui nous avons foi en lui confiant nos enfants le temps de l’école’’.
Toutefois, Macky Sall a précisé que ’’ce n’est qu’une infime minorité, insignifiante par son acte délictueux, qui ne peut en aucune manière salir tout un corps entièrement dévoué à l’école’’.
M. Sall a rendu un hommage à tous les enseignants.
Le président de la République a demandé au gouvernement ’’de prendre toutes les dispositions requises pour une meilleure sécurisation des épreuves des examens et concours’’.
Il a également demandé aux services de l’Etat concernés ’’d’étudier sans délai les modalités de renforcement des sanctions contre les violations de la réglementation en la matière’’.
‘’Je n’oublie pas que l’école c’est plus que des bâtiments et des équipements, car l’essentiel est dans les valeurs qui encadrent et soutiennent l’école. Quand ces valeurs vacillent, c’est tout un monde qui s’effondre’’, a-t-il dit.

Cérémonie de remise des prix du Concours général, jeudi

Le chef de l’Etat préside, jeudi, à partir de 9h au Centre de Conférence International Abdou Diouf de Diamniadio, la cérémonie de remise des prix du Concours général, annonce un communiqué reçu à l’APS.
L’évènement, organisé par le ministère de l’Education nationale, a pour marraine Aminata Sow Fall.
Cette année, 137 lauréats dont 65 filles des classes de Première et Terminale seront distingués, selon les autorités.

Reprise de Yavuz Selim : La Fondation Maarif donne des assurances

La Fondation Maarif va assuer une formation de qualité (responsable)
Le responsable des affaires juridiques de la fondation Maarif de Turquie, Mahmut Mustafa Özdil, a assuré, jeudi à Dakar, que toutes les conditions sont réunies pour offrir une gamme de formation du préscolaire à l’enseignement supérieur au Sénégal.

« Les conditions sont donc réunies pour que nous puissions offrir toute notre gamme de formation qui s’étend du préscolaire à l’enseignement supérieur », a-t-il déclaré lors d’un point de presse.

La fondation qui a repris les écoles Yavuz Sélim veut offrir un modèle pédagogique qui « puisse prendre en compte les besoins de tous les acteurs en transformant les différences en richesse », a t-il dit.
« Nos, élèves, parents et enseignants peuvent être sûrs que toutes les mesures nécessaires seront adoptées afin de ne pas porter préjudice à leurs droits », a-t-il souligné.
Le responsable des affaires juridiques de Maarif a laissé entendre que la fondation dispensera un enseignement de qualité qui « s’efforcera de répondre au mieux aux attentes de tous les acteurs et participants de la vie éducative ».
« Notre priorité est de fournir des prestations de qualité (…) », a – t-il fait valoir.
Selon M. Özdil, il ne s’agira pas de changer le système déjà existant dans les écoles, mais plutôt de le « renforcer » en instaurant d’autres modèles scientifiques.
« La laïcité dans les écoles ne sera pas du tout remise en cause », a-t-il poursuivi avant d’ajouter que la gestion des écoles sera transmise à la fondation en vue d’augmenter la qualité de l’éducation au Sénégal.
M. Özdil a annoncé que les activités de la fondation Maarif pourraient démarrer en septembre prochain.
« La structure des écoles sera la même. C’est seulement la gestion et l’administration qui vont changer », a pour sa part déclaré l’ambassadrice de Turquie au Sénégal, Nilgen Erdem Ari.
Elle a ajouté que la fondation étendra ses activités par la création de centres de formation professionnelle et des universités.
« La fondation ne va pas se baser seulement à gérer des écoles privées ici. Il va y avoir beaucoup plus d’ouverture sur d’autres possibilités », a-t-elle expliqué.
D’après la diplomate turque, « l’importance pour cette fondation est de faire plus et mieux que ce qui a été fait dans les années précédentes avec sa coordination et des ministères de l’éducation nationale des deux pays ».
La fondation Maarif de Turquie a été créée en juin 2016.

Cfee et entrée en 6ème : 278.532 candidats pour leur premier diplôme scolaire


CFEE ET entrée en sixième : 278.532 candidats vont concourir à partir de Mardi
Au total, ce sont 278.532 élèves de CM2 qui sont attendus, mardi et mercredi, dans les 1683 centres d’examen ouverts pour les épreuves du concours de l’Entrée en sixième et du Certificat de fin d’études élémentaire (CFEE), a appris l’APS.

Sur les 278.532 candidats, 146.877 sont des filles, soit une hausse 365 candidates par rapport à 2016. Les candidats dont des élèves des classes inclusives des écoles de Pikine, Thiaroye et Rufisque et les mal voyants de l’Institut national d’éducation et de formation des jeunes aveugles de Thiès ont nécessité la mobilisation de 18.570 enseignants pour assurer la surveillance, indique la même source.

De graves menaces pèsent sur le Bac 2017

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Le baccalauréat 2017 n’a pas démarré dans la plus grande sérénité. Pis, les soupçons de fuite, le refus des professeurs de philosophie à corriger les épreuves et le mot d’ordre de boycott du Syndicat autonome des enseignants du supérieur risque d’affecter le bon déroulement de l’examen.

La coordination des enseignants et examinateurs de Philosophie (Ceep), elle, campe sur sa position. Elle a tenu une assemblée générale lors de laquelle elle a réaffirmé son opposition catégorique à corriger les épreuves en philosophie suite aux soupçons de fuites.

«L’Office du Bac est en train de cautionner quelque chose qui peut jeter un discrédit sur l’ensemble du système éducatif. Notre système est en train de s’affaisser. Nous continuons à ruer dans les brancards et à dénoncer la politique de l’autruche», déclare Germain Lindor, professeur de philosophie au Lycée Seydina Issa Laye des Parcelles assainies, dans Sud Quotidien. Il précise que la «fuite est avérée».

La Ceep, de concert avec le Cusems, demande à tous les professeurs de Philosophie, de cesser toute collaboration avec l’Office du Bac jusqu’à ce que des gages soient donnés.

De son Côté, le syndicat autonome des enseignants du supérieur, qui a décrété 72 heures de grève ce vendredi, annonce qu’il va demander à ses membres de boycotter toutes les activités liés au Baccalauréat 2017

Grand ndogou social

 

L’Amicale des étudiants de la faculté de médecine,de pharmacie et d’odontologie organise son grand Ndogou social ce samedi 10 Mai.Le programme va démarrer  à partir de 15h30 dans le cafétéria des étudiants de la dite faculté.Le thème général:Hygiène Somatique et Cérébrale; Performances Scolaires et Professionnelles sera développé par le Professeur Amadou Gallo Diop de 16h à 19h suivi du grand du grand Ndogou social à partir de 19h30.

 

Quelques 147000 candidats démarrent les épreuves anticipées de philosophie, ce mercredi

Ils sont un peu plus de cent quarante sept mille candidats à se pencher  ce mercredi sur les épreuves anticipées de philosophie. Partout au Sénégal, les candidats au baccalauréat feront face à deux sujets de philosophie qu’ils vont devoir traiter au choix : l’un est de type dissertation et l’autre s’affiche en commentaire. Nous leur souhaitons bonne chance.

 

 

 

Malaise à l’Ugb : ça chauffe entre les syndicalistes et les étudiants de la Comsoc

Malaise à l'UGB: ça chauffe entre les syndicalistes et les étudiants de la COMSOC (Commission sociale des étudiants)

Les syndicalistes ont tenu une assemblée générale convoquée par la CNTS, le SYNTUS et le SENTRAS pour dénoncer l’agression d’un des leurs par des étudiants.
Le secrétaire général de la section de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal Birima Ndiaye a accusé Ibrahima Diao, le DG du CROUS (Centre régional des oeuvres universitaires) d’être derrière cette agression.
« C’est Ibrahima Diao qui a créé cette situation en favorisant les étudiants pour qu’ils agissent de la sorte. Nous lui rappelons que c’est lui, le garant de la sécurité au CROUS. Des mères de famille sont agressées, anéanties, au profit de jeunes étudiants avec une complicité sans équivoque du directeur du CROUS », peste Birima Ndiaye.
L’agent Koné a été violenté, roué de coups par des étudiants qui l’ont trouvé sur son lieu de travail pour le brutaliser, dit-on. Pourtant d’après les étudiants, c’est le régisseur qui a attaqué l’étudiant Maurice Mendy.
Aujourd’hui, de réelles menaces pèsent sur le campus social où chaque camp campe sur ses positions.. Pour l’heure, les syndicalistes ont décrété un mot d’ordre de 72 heures de grève.

source: vox l’AS

Fuites présumées au concours général : Serigne Mbaye Thiam blanchit le Lycée Seydou Nourou Tall

Fuites présumées au concours général : Serigne Mbaye THIAM blanchit le Lycée Seydou Nourou TALL
  «Le lycée Thierno Seydou Nourou Tall est lavé de tout soupçon» sur les présumées fuites dans l’épreuve des mathématiques au concours général. Ou du moins, c’est ce qu’a laissé entendre le président des parents d’élèves, Assane khalifa Ababacar Mboup, pour justifier le report de sa conférence hier, mardi 16 mai.
Ce qu’a confirmé le ministre de l’éducation, Sérigne Mbaye Thiam selon qui, «il n’y a eu ni fuite, ni fraude». En revanche, reconnaît-il, «il y a eu négligence dans le choix de l’épreuve de mathématiques» qui oblige sa reprise pour éviter toute suspicion.

Concours général : L’épreuve de maths annulée

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Suite aux informations faisant état d’une fuite à l’épreuve de mathématiques au Concours général, le ministère de l’Education a demandé au directeur de l’office du bac, Babou Diakham, de revoir l’épreuve de mathématiques de terminale dudit concours.
Ce qui a été fait, selon une note de l’office du bac exploitée par nos confrères de l’As.

La nouvelle date retenue sera communiquée aux candidats.

Auteur: Seneweb news-RP (L’As)

Mary Teuw Niane : « Les bourses d’études coûtent à l’Etat 52 milliards de francs CFA par an »

Mary Teuw Niane : "Les bourses d’études coûtent à l’Etat 52 milliards de francs CFA par an"
 L’Etat du Sénégal décaisse chaque année 52 milliards de francs CFA pour le paiement des bourses d’études de plus de 80.000 étudiants, a déclaré, samedi, à Ziguinchor, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane.
« Il y a plus de 80.000 bourses d’études payées par l’Etat du Sénégal. On paie chaque année 52 milliards de francs CFA pour ces bourses », a affirmé M. Niane, soulignant que « c’est d’une somme égale que le pays a besoin pour atteindre l’autosuffisance en riz ».

Le ministre de l’Enseignement supérieur, qui animait une conférence publique, à l’Université Assane-Seck de Ziguinchor (UASZ), n’a pas dit depuis quand le montant des bourses payées aux étudiants a atteint ce niveau.

« Il est important de reconnaitre ce que le gouvernement fait pour vous », a dit Mary Teuw Niane aux étudiants, soulignant que l’Etat doit, en plus des étudiants, financer la pêche, l’élevage, l’agriculture et d’autres secteurs d’activité.

Aussi a-t-il demandé aux étudiants de travailler à leur réussite et de reconnaître « les efforts que la nation fait » pour eux en leur octroyant autant d’argent.

« Trente mille bourses fictives »

« Je veux que nous ayons une culture de développement, pas d’assistance », a conseillé M. Niane aux étudiants de l’UASZ venus nombreux à la conférence publique.

Il a rappelé que « près de 30.000 bourses fictives » avaient été constatées au terme d’un contrôle mené conjointement par l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar et la Direction des bourses.

« La plupart des bénéficiaires recevaient des bourses de troisième cycle d’un montant de 60.000 francs CFA, alors qu’ils ne s’étaient inscrits nulle part. Cinq mille des 30.000 bourses fictives découvertes étaient litigieuses. Nous avons laissé tomber, mais les 25.000 bourses restantes ont été supprimées », a expliqué M. Niane.

A cause de ces « bourses fictives », l’Etat du Sénégal perdait chaque année plus de 11 milliards de CFA versés à « des gens n’étant pas des étudiants », a-t-il ajouté, soulignant que la gestion des bourses d’études a connu « beaucoup de changements » maintenant.

Mary Teuw Niane a cité, parmi ces changements, l’octroi systématique de la bourse à tout étudiant ayant obtenu une mention « assez bien » ou mieux.

« On a octroyé des bourses d’excellence pour inciter les étudiants à rester au Sénégal. Les attributions de étrangères sont régulièrement publiées dans les quotidiens nationaux », a-t-il fait valoir, rappelant que le gouvernement continue d’octroyer des bourses sociales et pédagogiques aux étudiants.

Serigne Mbaye Thiam au chevet de l’école à Kédougou

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Le ministre de l’Éducation nationale a entamé, ce lundi 27 mars 2017, une visite de 48 heures dans l’académie de Kédougou. Accompagné de certains de ses collaborateurs, Serigne Mbaye Thiam fera l’état des lieux des établissements scolaires de la région.

Pour la première journée, la délégation ministérielle se rendra, notamment, à Guémédjé et Syllacounda, localité frontalière avec la Guinée. Pour la seconde journée, Serigne Mbaye Thiam sera reçu à Bandafassi.

Ce déplacement sera suivi d’une visite dans les classes numériques du lycée de Bandafassi. Un Crd (Comité régional de Développement) clôturera cette tournée.

L’école sénégalaise a 200 ans

Le vendredi 7 mars 1817, Jean Dard, un jeune instituteur français de 27 ans ouvrait à Saint-Louis la première école publique de l’Afrique noire d’expression française.
La profession d’Instituteur devient dès lors le plus vieux corps de métier de la fonction publique.


L’école sénégalaise a 200 ans
En mai 1816, le roi décida de la création d’asiles pour les malades, et d’écoles pour les enfants dans les colonies et les comptoirs que la France venait de recouvrer. Ainsi, sur recommandation du préfet de la Seine, Jean Dard est nommé le 5 août 1816 par le ministre de la Marine pour servir au Sénégal.

Il s’embarqua le 15 août 1816 « aux frais de Sa Majesté », emportant dans son cœur les paroles d’adieu du respectable abbé Gautier : « Allez porter aux Africains les arts et les bienfaits, semez au milieu d’eux la parole de paix et la morale évangélique ».

Le premiers instituteur français affecté officiellement en Afrique débarque à Gorée le 9 octobre 1816. Après un voyage d’un mois et 24 jours passé en haute mer, entre la France et le Sénégal.
Le colonel Schmaltz rejoint Saint-Louis tout au début de 1817, dès que les Anglais furent informés officiellement des termes du nouveau traité de Versailles.

Ce fut à la même période, précisément le vendredi 7 mars 1817, que Jean Dard débuta sa mission d’enseignant dans ce vieux quartier, au sud du palais du gouverneur.
Dans la même année, il épousa, selon « la mode du pays », une « signare » du nom de Marie Laisné, avec qui il eut un fils, Théodore Auguste.

Peu de temps après, le 20 janvier 1822, il se marie officiellement avec Charlotte Adélaïde Picard qui lui donnera trois enfants, respectivement en 1822, en 1825 et en 1827.

Jean Dard meurt le 1er octobre 1833 dans sa maison, rue de l’hôpital à Saint-Louis, à l’âge de 44 ans, où il sera inhumé. Son épouse et ses enfants seront rapatriés en France aux frais de la colonie.
Il est l’auteur du premier dictionnaire Français-Wolof publié en 1825, suivi d’un ouvrage intitulé « la grammaire Wolof ou méthode pour étudier la langue des Noirs en 1826 ».

(Sources Archives du Sénégal)
Atoumane NDIAYE
Conservateur d’archives
Quartier Fogny Tivaouane
atoumanedoumbia@gmail.com

Education : L’Etat injecte plus de 13 milliards de FCFA à Kaolack

Le ministre de l’Education nationale, dans le cadre d’une visite de chantiers dans la commune de Kaolack a annoncé un investissement global de 13 353 123 845 FCFA pour  la période 2012-2016. Une enveloppe qui a permis de construire des infrastructures scolaires destinées à étendre le réseau scolaire, augmenter les capacités d’accueil des écoles existantes, améliorer l’environnement des enseignements/apprentissages et rendre possible le développement de l’enseignement des sciences, de la technologique et de l’informatique et fournir aux administrations déconcentrées des conditions de travail plus propices.
La visite effectuée à pas de charge ce lundi 23 janvier 2017 par le ministre de l’éducation nationale a commencé par le Bloc scientifique et technologique Joseph TURPIN actuellement en rénovation et celui en construction dans l’enceinte du lycée Valdiodio NDIAYE.  Ces ouvrages sont financés dans le cadre de l’exécution du programme PAQEEB cofinancé par l’Etat du Sénégal et la Banque mondial pour un montant global de  541 954 733   FCFA.
Au niveau des deux chantiers, les travaux ont connu un avancement global de plus de 70 %
Dans le sous-secteur de l’enseignement Secondaire, il faut également noter la cconstruction au lycée Ibrahima Diouf d’un bloc administratif et d’un bloc pédagogique R+1 de huit(08) étages. Les travaux sont en cours d’exécution pour un avancement de plus de 60% pour un montant de 83 128 315 FCFA.

Devant le ministre et sa délégation, les enseignants et les élèves ont remercié les autorités d’avoir consenti un investissement aussi colossal qui va inévitablement changer le visage de cet établissement qui jadis était presque impraticable à cause des inondations.

Le ministre Serigne Mbaye THIAM qui a eu droit à un accueil chaleureux des élèves a indiqué que le choix porté sur ce lycée pour  se justifie par le dynamisme de l’équipe pédagogique, les bons résultats mais aussi sa position sur la route nationale. Le ministre de l’éducation a aussi révélé qu’au lycée de Keur Madiabel, un projet similaire de construction d’un bloc pédagogique R+1 (8 SDC) pour un investissement de 51 997 217 FCFA sera réalisé dans les plus brefs délais.
Autres chantiers visités, l’inspection d’Académie de Kaolack (IA) pour remplacer l’ancienne dont les locaux étaient devenus très exigus. Le nouveau bâtiment va couter globalement environ 105 000 000 FCFA.
Auparavant, le ministre de l’Education a fait un tour au Centre régional de formation pour les personnels de l’Education(CRFPE) à Khelcom Birane dont la construction et l’équipement sont estimés à 590 000  000 F CFA.

Dans la région de Kaolack, plusieurs autres actions sont prévues ou sont déjà en cours. En effet, de 2017 à 2019, les actions déjà programmées dans le secteur de l’éducation concernent  aussi  la construction de 06 salles de classe dans le Moyen pour un coût global de 36 000 000 FCFA.
Pour promouvoir le développement de l’éducation de base des jeunes et adultes (EBJA), la Banque mondiale à travers le projet PAQEEB a prévu de financer la mise à niveau de 4 daara classiques dans la région pour un montant de 92 888 889  F.CFA

Il est également prévu à travers le financement de la BID, la construction de 05 daara publics et 05 daara non publics  pour un montant de 873 771 284 FCFA.

Outre ce financement global clairement identifié et déjà mobilisé de 1 382 660 173 FCFA, la région de Kaolack devra bénéficier des réalisations du projet de Partenariat Public-Privé (PPP) pour  le remplacement des abris provisoires, qui a déjà fait l’objet de manifestation d’intérêt à la suite de laquelle des offres spontanées ont été reçues et examinées par la commission technique.
Par ailleurs, 161 établissements scolaires (écoles élémentaires, collèges d’enseignement moyen et lycée d’enseignement général) abritant 361 salles de classe construites avec des matériaux de fortune, et ne disposant pas d’ouvrages annexes, devraient être mis à niveau pour un coût global de  3 707 037 149   FCFA.
Dans le sous-secteur de l’enseignement élémentaire, le ministre Serigne Mbaye THIAM a salué la construction et l’équipement de 722 salles de classe, 87 blocs administratifs, 157 blocs d’hygiène BH ET 70 PE par l’Etat du Sénégal et ses Partenaires Techniques et Financiers pour un montant global de 4 775 813 338  FCFA.
Pour la promotion et la diversification de l’offre éducative,  l’Etat du Sénégal poursuit-il a réalisé la construction et l’équipement de 25 écoles élémentaires pour un montant de 789 370 597 FCFA.
Dans le sous-secteur de l’enseignement Moyen  les travaux de 269 salles de classe, 20 blocs administratifs, 50 blocs d’hygiène, 3 Points d’eau et 14 murs de clôture dans les CEM sont achevés ou en cours. Ces ouvrages financés par l’Etat et les partenaires sont évalués à 5 636 056 288 FCFA.
En plus, 13 CEM clé en main, comprenant chacun des bâtiments administratifs, des salles pédagogiques sont prévus. Parmi eux, 08 CEM sont achevés et 4 en cours d’approbation du marché. Ces infrastructures sont financées par l’Etat et les PTF pour un montant estimé à 1 175 129 268 FCFA.

Au total, le ministre qui était accompagné du gouverneur de la région et de tous les acteurs de l’éducations locaux a exhorté les entrepreneurs à prendre toutes les dispositions idoines pour que les différentes infrastructures réalisées ou en cours ne connaissent plus des inondations à la saisons des pluies.
Ce mardi 24 janvier, le ministre de l’Education nationale se rendra au village de Sob dans la commune de Dya (département de Kaolack) où il présidera la cérémonie de réception des travaux de réhabilitation de l’Ecole  dont les travaux sont financés par la Fondation Sonatel.

Un programme enseignements-apprentissages pour six (6) « daaras » à Tambacounda

Un programme enseignements-apprentissages pour six (6) « daaras » à Tambacounda

 

Selon Le Soleil, le programme Education communautaire de Base (Ecb) déroule des activités éducatives et sanitaires dans 6 « daaras » du département de Tambacounda. L’amélioration des enseignements et des apprentissages est l’un de ses objectifs.

La directrice nationale des villages d’enfants Sos, Diagne Gaye, a effectué une tournée dans la région de Tambacounda. Elle a visité le « daara » Serigne Sall, situé au quartier Saré Guilèle de la commune de Tamba.

Sa visite avait pour objectif de vérifier le déroulement d’un programme d’enseignements/apprentissages qui cible 1.000 enfants. « Il nous fallait avoir un programme spécifique pour répondre aux besoins de scolarisation des enfants », a indiqué Mme Gaye.

Le droit à l’éducation, la santé, l’enrôlement de cette couche dans les mutuelles de santé et l’appui à la nutrition sont les composantes du programme. S’agissant du volet nutrition, il est mis en œuvre par l’organisation « Ndèye daaras » qui regroupe les associations s’investissant dans des activités génératrices de revenus.

Pour la commune de Tambacounda, ces activités ont porté sur la culture de l’arachide. Une partie de l’argent qui sera généré par la vente de l’arachide servira à l’achat de nourriture pour les talibés et le reste réparti entre les maîtres coraniques et le financement de la prochaine campagne agricole.

Ce programme, financé par l’Union européenne et dont l’un des partenaires est Sos Belgique, cible 300 enfants dans le département de Tambacounda.

La directrice nationale des villages d’enfants Sos a révélé que ce sont des enseignants craie en main de la fonction publique qui dispensent des cours dans les différents « daaras » alors que les « Ndèye daraas » prennent en charge la lessive des talibés et le nettoyage de leur environnement. Ces enfants devraient être reversés dans le cycle formel au bout de 3 ou 4 ans.

Le Saes sera en grève ce lundi pour réclamer leur salaire du mois de décembre

Le Saees sera en grève ce lundi pour réclamer leur salaire du mois de décembre

 

Les enseignants affiliés au Syndicat autonome de l’Enseignement supérieur (Saes) de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar seront en mouvement d’humeur ce lundi 9 janvier 2017. Ils sont très remontés contre les autorités de l’université qui n’ont pas encore payé les salaires du mois de décembre.

 

Le Saes a décidé d’observer un débrayage à partir de 9 heures, avec un arrêt de travail toute la journée et une Assemblée générale du campus à la faculté des Sciences juridiques et politiques. Dans un communiqué parvenu à WalfQuotidien,  » la coordination Saes de l’Ucad informe l’opinion que jusqu’à ce vendredi 6 janvier 2017, les salaires du mois de décembre des personnels de l’Université ne sont pas encore payés », une situation déplorable car selon eux «  tous les autres fonctionnaires et agents de l’Etat ont perçu leur salaire avant même la fin du mois de décembre, pour faire face aux nombreuses charges relatives aux fêtes de fin d’année ».

Le secrétaire général du Saes, Malick Fall et ses camarades constatent également un retard et un dysfonctionnement dans le paiement des sommes dues comme le rappel indiciaire, le rappel prime d’encadrement, le rappel avancement interne et  le rappel avancement Cames. Face à cette situation; la coordination Saes dénonce l’absence de diligence  » inacceptable et le manque de volonté manifeste » du gouvernement.

Le budget de l’Ucad gonfle de 10 milliards

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C’est une révélation du ministre de l’Enseignement supérieur, Mary Teuw Niane. En moins de trois ans, le budget de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) est passé de 20 à 30 milliards de francs CFA.
Celui de l’université Assane Seck de Ziguinchor aussi a connu une hausse de plus 500 millions. Les universités de Bambey, Thiès et Saint-Louis ont été également concernées par ces augmentations.

« En 2012, souligne Mary Teuw Niane, aucune université n’avait suffisamment de ressources pour payer son budget. Il fallait que l’État fasse des rallonges. Et le président de la République a pris la décision de rééquilibrer le budget des universités.

En même temps le budget de fonctionnement du ministère a augmenté. On était en 2011 autour de 89 milliards. Cette année, on est passé à 162 milliards. » (Source : La Tribune)

Reprise des établissements Yavuz Sélim : Maarif, les faits et chiffres du désastre

REPRISE DES ÉTABLISSEMENTS YAVUZ SÉLIM : Maarif, les faits et chiffres du désastre

Selon les informations de Libération, en Somalie par exemple, les deux établissements placés sous tutelle de Maarif après les menaces de la Turquie ont connu une chute remarquable de leurs effectifs.
De deux écoles qui comptaient 120 élèves, on est passé d’une école avec 20 élèves car tous les parents ont tourné le dos à l’établissement.
En Guinée Conakry, c’est la même remarque qui a été faite après la reprise des 15 établissements par Maarif. ‘’Les Citadelles’’ qui étaient réputés être des établissements de référence n’ont presque plus d’élèves et on se dirige tout simplement vers leurs fermetures.
C’est à cause de ce désastre que des pays comme l’Afrique du Sud ou le Nigéria ont refusé de se soumettre à la volonté vengeresse d’Erdogan lorsqu’il a demandé de placer les établissements Gülen sous contrôle de Maarif.
A vrai dire cette « Fondation » se révèle plus être un outil de propagande idéologique mis en place par Ankara. Le professeur Aysel Çelikel, présidente de l’Association pour le soutien de la vie contemporaine, a d’ailleurs tiré la sonnette d’alarme dans un article très détaillé publié sur Cumhuriyet.

Les chiffres du désastre

Elle écrit : « en ce qui concerne la Loi de la Fondation de l’Education, exerçant dans un domaine qui prépare les nouvelles générations et l’avenir du pays, il est plus qu’urgent de freiner un mouvement de main mise idéologique sur l’éducation, qui prétend agir dans le sens inverse.

Il n’est pas possible de comprendre la nécessité d’une fondation qui possède les mêmes autorités que le Ministère de l’Education nationale dont les administrateurs seront affectés par le pouvoir politique et qui bénéficiera largement des sources de l’Etat.
Tous les domaines concernés par les devoirs et autorités du ministère sont également mis à la portée de la fondation.
La création d’une nouvelle organisation avec de tels privilèges, appuyée par des lois est d’autant plus inquiétante, car d’ores et déjà des institutions d’éducation de tous les niveaux scolaires et éducatifs, et de nombreuses associations et fondations religieuses font déjà des efforts afin de former des générations bigotes et haineuses. »

Maarif un dangereux appareil de propagande idéologique

Selon le professeur : « ’’Maarif Vakfı” a donc le droit d’ouvrir, acheter, prendre la gestion des écoles, foyers et installations similaires de tous les niveaux, préscolaire au supérieur, en Turquie et dans d’autres pays, dans lesquels si un école de la fondation existe, d’autres organismes ne pourront pas en ouvrir. Elle peut donc produire et améliorer les programmes de l’éducation, créer ?

Des méthodes d’apprentissage. Elle peut donner des bourses et soutiens aux élèves. Elle peut aussi former les cadres enseignants et conseils.
Aussi, il n’est pas possible d’expliquer avec raison, les motivations qui conduisent à ouvrir une nouvelle institution d’éducation à l’égal du Ministère d’Education existant, donnant à une entité juridique des pouvoirs exceptionnels, et non soumise au contrôle de l’Etat, ni administrativement ni financière- ment, mais qui dépend directement du pouvoir politique.
Cette autorité aura pouvoir d’ouvrir des organismes scolaires et d’agir dans tous les domaines liés à l’éducation, y compris la formation des enseignants qui seront en fonction dans ces institutions. »
« Cette Fondation, qui utilisera pourtant les autorités et les moyens de l’Etat, sera dirigée par la main du pouvoir, mais par l’intermédiaire d’organismes hors contrôle de l’Etat. Le Conseil d’Administration sera composé de 7 membres permanents affectés par le Conseil des ministres, 5 membres de YÖK (Conseil de l’Education Supérieure).
Les administrateurs qui peuvent garder leur place jusqu’à 72 ans, peuvent intervenir sur le statut de la fondation, prendre des décisions sur la qualité et la nature de l’éducation. Ces membres, élisent également les membres du Conseil exécutif, les démettent de leur fonction, et sont autorisés dans tous les domaines, jusqu’à définir les salaires, allocations et indemnités » révèle l’article.

Des financements occultes sans contrôle

Qui note : « un budget d’1 million de Livres turques (environ 300 mille €) sera versé à la fondation, depuis le budget de l’Education Nationale. Par ailleurs, les sommes qui seront transférées sur décision de Conseil des ministres, depuis le budget général et des institutions publiques liées, figureront dans les “dons”.

Aucune administration étatique, y compris le Ministère des finances, et la Cour des comptes n’auront autorité de contrôle sur l’utilisation des sources financières de la fondation. Ainsi, sous le prétexte “d’éradiquer” les “infiltrations de la secte Gülen” au sein de l’appareil d’état, le pouvoir AKP, sans souci de la constitution turque, construit-il ses propres structures éducatives, qui prendraient le pas sur le ministère de l’Education existant.
C’est du moins la seule explication plausible qu’on puisse donner de cette nouvelle loi, qui s’articule si bien avec la montée en force d’un système éducatif totalement bigot et idéologisé.
On peut s’étonner du fait que la protestation des politiques qui se disent encore “républicains” soit si faible, alors que ces mesures sont dans la droite ligne d’une concentration des pouvoirs entre les mains du Président et de son parti, jusqu’à prétendre former la conscience et les cerveaux des générations futures. Et on sait pourtant avec quelle idéologie ! »