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Les ‘mackystrats’ qui se sont aplatis comme des vers, on leur réglera leurs comptes

Barthélémy Dias s’est fait une religion : pour lui le Sénégal ne souffre ni de sa classe politique ni de ses religieux ni de sa jeunesse, mais plutôt « de cette mackystrature, qui s’est aplatie comme un ver de terre », « moyennant des terrains et des enveloppes », pour « saboter » l’élection présidentielle du 24 février.

100 Macky SALL ne peuvent m’emprisonner…

Le candidat de « Sonko2019″ est catégorique : personne ne pourra le mettre en prison, même après la campagne.

«Cent Macky Sall ne pourront pas me mettre en prison. Car je n’ai rien fait que de dire la vérité. Je suis blanc comme neige», lance Sonko à Rufisque, quelques heures après sa rencontre avec Wade. Pour Sonko, il n’y a aucun doute, la tentative est claire, mais ne prospérera pas.

Macky SALL doit partir ( Par Ameth Diallo)

Le président Wade mérite notre écoute.

Abdoulaye Wade on peut beaucoup lui reprocher ! Énormément même. Lui-même le sait pertinemment. Nombres de choses qu’on reproche à Macky Sall, peut aussi lui être reproché.

A-t-il commis des fautes durant son magistère ? Oui.

A-t-il commis des injustices quand il avait le pouvoir ? Oui.

A-t-il pris du retard, même beaucoup de retard avant de se lancer dans ce combat qui peut paraître inopportun à un tel moment car ayant déjà accepté de jouer le jeu en déposant la candidature du PDS ? Oui.

Fait-il tout cela pour son fils ? Peut-être que Oui.

Mais. En toute honnêteté, il a raison.

Il a raison de dire que les règles du jeu sont faussées depuis le début.

Il a raison de dire que les validations du parrainage ont été d’une opacité troublante. Personne ne sait avec quelles instructions, le logiciel du conseil constitutionnel a été programmé. Gravissime.

Il a raison de dire que la démocratie ; ce que nous avons de plus cher est torpillée impunément sans aucune réaction sérieuse. Gravissime.

Pouvons accepter de risquer l’usurpation du pouvoir par une personne qui ne le mérite pas parce que simplement nous commençons à avoir espoir de gagner ? Non.

Vouloir aller aux élections dans ces conditions repose simplement sur de l’espérance ou un désir incontrôlé d’arriver rapidement au pouvoir par la force du hasard et des circonstances. Ce qui est possible.

Mais une vérité que personne ne peut nier est qu’aucun des participants ne maîtrise ni le fichier électoral, ni l’emplacement des nouveaux bureaux de vote, ni la distribution des cartes, des duplicatas qui visent clairement à bourrer les urnes des bureaux de votes fictifs.

Devons-nous accepter que le sort de millions de nos compatriotes sénégalais soit confisqué par des voleurs qui devront tout décider pendant 5 ans sans légitimité aune ni base légale ? Non.

Avons-nous le droit de laisser passer cet affront en se contentant de simplement participer à des élections et ensuite venir pleurnicher devant les plateaux de télévision comme on le fait depuis que Macky à commencer à prendre goût à fouler toutes les règles au pied ?

Mes cher.e.s ami.e.s encore une fois, on peut tout reprocher à maitre Wade mais, le combat qu’il mène est un combat de principes et chaque patriote qui met le respect des lois au-dessus de tout, doit le soutenir avec la dernière des énergies.

Laisser passer le projet de Macky Sall, c’est accepter que dans notre République, qu’un groupe de personnes parce que bien placé manipule nos lois, usurpe le pouvoir, gouverne sans y avoir le droit, prive de liberté d’honnête citoyens arbitrairement.

Accepter tout cela et faire campagne tranquillement sans mettre ce sujet au cœur du débat, c’est de faire croire au monde entier qu’au Sénégal la volonté du peuple n’a pas de valeur, qu’on peut y voler le pouvoir et l’exercer sans aucune conséquence.

Maintenant comment faire ? Ne pas aller à des élections ? Non. Utiliser la violence et installer le chaos ? Non. Le président Wade a bien pris la précaution de préciser « « Notre action sera pacifique, respectueuse de la loi et des règlements ». Il faut aller voter pacifiquement le jour du vote. Car il reste une infime probabilité que les plans de Macky ne marchent pas comme prévu.

Nous savons que lui non plus est incapable de maîtriser tous les paramètres qui font élire car cela est impossible mais il maîtrise les paramètres maîtrisables alors que les autres n’en maîtrisent rien. Ils n’ont même pas l’assurance que tous leurs partisans pourront voter.

Donc voter dans la paix oui pour ceux qui le veulent mais il faut ouvrir le contentieux électoral dès maintenant. C’est est une obligation républicaine.

Tous les candidats doivent dire avec force que les résultats des élections ne sauront pas accepter quels qu’ils soient.

Si par une chance improbable, une personne de l’opposition venait à gagner les élections, par principe et par respect pour les sénégalais il doit réorganiser les élections dans la même année en s’assurant d’abord de briser ce système de confiscation du pouvoir qui a été mis en place afin que chaque sénégalais puisse exercer son droit le plus important dans la république sans aucune entrave ni manipulation.

Voilà un principe que tout patriote doit défendre. Celui qui doit diriger le Sénégal doit être choisi par les sénégalais dans la transparence la plus totale.

La voix du peuple doit être représentative, respecter et sacraliser.

Celui qui ne comprend cela ou le traite avec légèreté, soit il manque de compréhension de ce qu’est la fondation d’une république, soit il veut juste être élu même par le hasard, même avec des dés pipés…

Tous les candidats doivent mener ce combat de principe et s’engager fermement pour cela. On ne dit pas de mener ce combat qu’au niveau de la capitale sénégalaise comme l’erreur commise en 2012.

Il faudra le mener partout et l’expliquer clairement à nos compatriotes. Macky Sall doit partir. Voilà le seul message de campagne qu’il faut avoir. Jouer le jeu de Macky c’est faire autrement.

Partout dans le monde, pour pervertir une démocratie, on utilise les élections en s’assurant de les truquer dès le départ en décidant du choix du candidat. Le peuple croyant au tout puissant pouvoir de son vote se croit en démocratie alors que cela n’est plus le cas depuis longtemps.

Si Macky gagne comme prévu par l’usurpation, il ne doit pas être reconnu comme tel même si le conseil des « sages » va sûrement valider sa victoire. Il faudra donc lancer une procédure de destitution pour haute trahison, faux et usage de faux, usurpation du pouvoir, offense sur ce que nous avons de plus sacré. Nos lois. Notre démocratie.

Toutes les décisions et actions qu’il prendra par la suite seront inégale et se retourneront contre lui. Il ne faudra jamais utiliser la force pour le faire partir mais le temps de la république n’est pas le temps des hommes. Qu’importe le temps que cela prendra, nous devons rétablir la vérité pour la République. Il sera noté dans les annales de la république et en bonne place toutes les agressions que Macky Sall a faites contre la république alors même qu’il doit en être le garant. Sa personne ne nous intéresse pas mais sa présidence sera jugée sans état d’âme pour la postérité. La république aura son procès. Nous la lui devons.

Pour rappel au Brésil un petit groupe de députés à initier la procédure de destitution de la présidente Dilma Rousseff mais l’écrasante majorité des parlementaires disaient à ce petit groupe que vous êtes fou, que cela ne va jamais passer même si cela prévu théoriquement dans la constitution, que c’est impossible… mais avec la détermination de ce groupe, le combat est devenu un sujet national, la corruption et les fautes de la présidente sont finalement apparues comme une évidence pour le peuple qui a son tour à exiger aux parlementaires d’initier la procédure de destitution, ce qu’ils ont fait car leur mandat local dépendant du peuple. Ainsi elle a été destituée pour maquillage des comptes publics.

Les fautes de Macky, les violations des lois de son régime et les vols et malversations de ses amis doivent être les seuls combats qu’on doit mettre au-devant du peuple. Et ce combat ne mène pas en voulant se faire élire. Ce combat se mène par principe, pour la république, pour les générations futures.

Nous avons une chance historique de montrer à tout le monde que dans une république normale, on ne viole pas impunément même la plus petite des lois.

Nous avons une chance historique de montrer à tout le monde qu’on ne peut pas usurper le pouvoir du peuple et ne pas avoir peur des conséquences.

Macky Sall sait tout ce qu’il a fait, il doit avoir peur au plus profond de lui car il a joué dangereusement avec quelque chose qui est beaucoup plus grande que sa petite personne. Nous avons une chance historique de montrer à tout le monde que pour que notre pays en soit à ce niveau de liberté et de démocratie, il fallut énormément de sacrifices en tout genre. Le sang de notre vaillant peuple a coulé pour qu’on vive aujourd’hui sous un Etat de droit.

Personne ne doit oser mettre en jeu l’Etat de droit impunément. L’impunité surtout celle des grands est l’arme la puissante pour détruire un peuple.

Macky doit partir qu’il gagne ou qu’il perde. Il doit partir. Disons le haut et fort. Disons-le partout. Expliquons pourquoi au sénégalais.

Ce combat n’est pas un combat du président Abdoulaye Wade, c’est un combat pour la République, c’est un combat pour l’Etat de droit, c’est un combat pour les futures générations. Le candidat qui veut diriger le Sénégal en espérant gagner dans le non-respect des lois aura déjà commencé à trahir.

Quel que soit l’issue de cette élection qui doit être pacifique, il faudra tout donner de nous-même pour le rétablissement de la vérité et de la sacralité de nos lois.

Africain engagé !

Il faut en finir avec Macky dès le 1er tour


La capitale orientale a reçu en grandes pompes le candidat de la coalition Idy2019. Occasion pour Idrissa Seck de se désoler de la situation dans laquelle se trouve Tambacounda. Idrissa Seck d’inviter les populations à en finir avec Macky Sall dès le 1er tour

Devant une foule immense, Idrissa Seck se désole du chômage des jeunes de la capitale oriente. «Le régime de Macky Sall vous a complètement oublié pendant 7 ans dans la conception de son programme de développement. Tambacounda a été oublié par Macky Sall dans le programme de développement», ajoute-t-il. «Et vous avez raison de lui tourner le dos», lance-t-il à la foule en liesse.

«Les jours de Macky Sall à la tête de ce pays sont comptés du bout des doigts. Il faut qu’on en finisse avec ce régime d’incompétents et d’amateurs dès le premier tour pour mettre en place un programme de développement qui donnera du travail à cette jeunesse de Tambacounda», soutient Idrissa Seck

Ousmane Sonko :”Si les jeunes sortent voter, nous gagnerons au 1er tour”


Le candidat Ousmane Sonko de la coalition “Sonko président” s’est dit convaincu de “remporter l’élection présidentielle au 1er tour”, si les jeunes retirent leurs cartes et sortent voter le 24 février.

“Sur les 6 600 000 électeurs inscrits, les 4 millions sont des jeunes. Et si tous les jeunes sortent voter, nous allons gagner au 1er tour”, a-t-il assuré devant ses militants et sympathisants, samedi à Rufisque.

“Nous avons la jeunesse du Sénégal et quiconque a la jeunesse de son côté va gagner l’élection. Cette jeunesse a décidé de prendre son destin en main”, a-t-il ajouté.

Ousmane Sonko a appelé les jeunes à retirer leurs cartes et à aller voter pour le triomphe de sa coalition au soir du 24 février.

“Nous allons gagner la présidentielle. J’en ai la certitude mes chers parce que les Sénégalais ont envie de changement”, a-t-il assuré devant des militants scandant “Sonko Président”.

Se disant compter sur la jeunesse et la diaspora sénégalaise, Ousmane Sonko fait noter : “vous avez tous suivi mon séjour à New-York, au Canada, à Paris, Italie, Espagne, Belgique et Suisse, aucun des autres candidats ne peut rassembler autant de personnes”.

Pour le candidat de “Sonko président”, “les artisans du Sénégal, tailleurs, menuisiers, maçons, mécaniciens, entre autres, les commerçants, le monde paysan, les pêcheurs, les éleveurs qui connaissent son programme” vont voter pour lui.

“Si on a autant de monde, soyez sûrs que nous allons gagner avec la manière”, a t-il encore assuré.

Ousmane Sonko a demandé à ses militants d’aller “convaincre le maximum de personnes, de se présenter le jour du vote dans les centres à 7 h 30, d’y rester après le vote pour contrôler afin d’éviter d’éventuelles fraudes”.

“Ne permettez à personne de donner aux gens de l’argent pour les appeler à voter pour un candidat. C’est une infraction que personne ne doit accepter” a lancé Ousmane Sonko.

“Si vous faites cela, à minuit Macky Sall sera battu…” a encore dit Ousmane Sonko, arrivé samedi à Rufisque un peu avant minuit après sa rencontre avec l’ancien chef d’Etat, Me Abdoulaye Wade, à Dakar.

El Hadji Issa Sall : Je suis le seul des candidats à avoir les mains propres »

En caravane dans des localités de la région de Sédhiou et de Ziguinchor jusqu’à son entrée dans celle de Kolda, le leader du PUR n’a cessé de dire qu’il est le candidat de l’anti système, qu’il est le seul, des cinq candidats à avoir les mains propres pour n’avoir jamais travaillé dans le système.

Avant d’arriver dans la capitale du Fouladou, le cortège dirigé par le professeur El Hadji Issa Sall est passé dans des localités de la région de Ziguinchor et de Sédhiou. A Goudomp, le député et candidat à la présidentielle de 2019 y a déclaré qu’il est un candidat de l’anti système.

« De tous les autres candidats, je suis le seul à n’avoir jamais travaillé pour un Etat, le seul à avoir les mains propres, car je n’ai jamais utilisé les fonds de l’Etat pour mener mes activités.

A Vélingara où la délégation du PUR est arrivée vers 22 heures, le leader de ce parti y a parlé du tourisme religieux, en référence à Médina Gounas qui se trouve dans le département. Il propose une modernisation de ses villes afin qu’elles puissent bénéficier des retombées en matière de tourisme.

Sur le plan économique, le professeur El Hadji Issa Sall a évoqué le problème de la transformation des produits comme les mangues qui ne cessent de pourrir dans les champs.

« Les fruits doivent être transformés en créant des usines qui vont assurer l’emballage avant de procéder à la vente », a proposé M. Sall

Ousmane Sonko : « Macky Sall est un homme lâche et sournois »


De passage à Louga, Ousmane Sonko n’a pas raté Macky Sall et son régime.

Ainsi, dans une montée d’adrénaline du candidat de la coalition « Sonko Président », qui fait suite aux jets de pierres survenus alors que les Patriotes de la localité tenaient un meeting aux environs d’1 heure du matin au quartier montagne, Ousmane Sonko lance : « Macky Sall est un homme lâche et sournois. Cet incident caractérise l’attitude de leur leader. Il a l’art de poignarder ses adversaires dans le dos », a pointé du doigt Ousmane Sonko.

Conseiller de Macky Sall, Tounkara envoie ses hommes chez Ousmane Sonko (vidéo)Sélectionné pour vous :
Conseiller de Macky Sall, Tounkara « envoie » ses hommes chez Ousmane Sonko (vidéo)

De suite, Ousmane Sonko s’est indigné de la tentative de perturbation de son meeting pour ainsi dire que « la violence verbale et physique ne saurait marcher avec la détermination des Patriotes », déclare-t-il.

Ousmane Sonko poursuit : « Pendant que le pays maigrit, lui il grossit. S’il avait une lecture lucide de la situation depuis ces derniers années, il saurait que nous autres du Pastef, nous ne sommes pas de ceux qui vont reculer face à cette campagne d’intimidation », lance-t-il dans un discours ponctué par les ovations du public, rapporte Vox Pop.

5 Bonnes Raisons de Voter Ousmane Sonko (Par Idrissa Dioum)

Bientôt 60 ans d’une pseudo-indépendance aux mains de peaux noires et de masques blancs qui ont fini d’asservir notre peuple, pauvres damnés de la terre. Le Sénégal se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins et tient une occasion unique de tenir son destin entre ses mains.

Cette élection présidentielle est le moment de faire un choix réfléchi sur un candidat apte avec toute la volonté populaire à sortir notre pays du joug du même système qui a fini de l’asservir entièrement.

Aussi nous avons tenu à partager 5 bonnes raisons qui devraient pousser tout personne animée du sentiment patriotique à voter pour Ousmane Sonko, seul candidat hors du système, ce labyrinthe vorace aux goulots qui nous étranglent.

I – Pour l’alternance générationnelle de la classe politique Sénégalaise.

Il est important que les Sénégalais ne fassent pas l’erreur de réélire ou d’élire un candidat qui permettra à des personnes qui depuis bientôt 60 ans ont pris les affaires du pays en otages et auront continûment fini de le vider de son sang. Des individus qui n’ont cure de ce que signifie valeurs, doctrines ou même croyances et ont fait de la transhumance effrénée, mot jadis réservé au cheptel, leur modus operandi.

Il est temps pour une véritable alternance générationnelle dans les affaires de l’Etat, tous ces gens doivent désormais faire partie du passé pour laisser la place à d’innombrables jeunes sénégalais compétents et aptes à tenir en mains les rennes de ce pays dans tous les secteurs. Soif de vraies valeurs, le peuple a décidé de ne point être complice des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres.

II – Pour avoir haussé le niveau du débat politique au Sénégal.

Admettons-le ! le niveau du débat politique au Sénégal a longtemps été comparable à celui de la basse-cour. De nombreux jeunes ont clairement montré leur dégoût pour la politique, ayant été désabusés par les injures et invectives qui ont fait office de soi-disant débat plus orienté politique à la base que de vraies questions concernant le développement du pays. Stratégie clé du système qui agit selon le principe duquel on domine plus facilement les peuples en excitant leurs passions qu’en s’occupant de leurs intérêts.

Avec l’avènement du Candidat Ousmane Sonko, le niveau du débat politique a clairement été relevé, toute la jeunesse qui l’écoute parle fiscalité et comprend ses enjeux pour le pays, l’on débat de la monnaie et de son impact dans notre économie, la vraie souveraineté est à l’ordre du jour et chaque citoyen est plus que jamais vigilant face aux défis de l’heure.

Avec deux livres à son compte sur les affaires de la cité, et une proposition de débat entres candidats, il a pour ainsi dire sans même accéder à la magistrature suprême, enclenché un véritable progrès démocratique qui est d’élever le niveau de la foule vers celui de l’élite. Demain des milliers d’Ousmane Sonko feront face au système.

III – Pour avoir Ressuscité la Fibre Patriotique Sénégalaise.

Il est clair que ceux qui nous gouvernent n’aiment pas ce pays, l’auraient-ils porté dans leurs cœurs, jamais ils ne l’auraient vendangé à des étrangers qui tel des charognes se précipitent pour avoir leurs parts du nouveau gâteau tricolore.

Un vent de regain d’intérêt global pour les affaires du pays est en train de souffler d’est en ouest et surtout dans la diaspora et ceci grâce à Ousmane Sonko. Des milliers de Sénégalais pourtant brillant à l’étranger ont eu du mal à voir leurs talents éclore au sein de leur pays à cause d’un système qui a créé le cadre de leur échec.

Aujourd’hui ils ont décidé de s’approprier le terme Patriote afin de montrer leur engagement pour le développement de ce pays, la preuve beaucoup sont venu battre campagne pour lui.

Les exemples sont palpables partout du terrain à l’espace virtuel, suffit à mentionner les jeunes qui après les meetings ramassent les ordures laissés par la foule en guise d’exemple à but écologique et patriotique.

Le Sénégalais de demain ne se souciera pas du poste qu’il doit occuper dans la patrie, mais du rang que la patrie doit atteindre parmi les nations.

IV- Pour un nouvel exemple de transparence et de cohérence au Sénégal.

Les politiques du système ont le chic pour ne rarement joindre la parole à l’acte à cause de la malhonnêteté qui les gangrènent.

Ousmane Sonko a initié l’ère de la vraie transparence en Politique aujourd’hui le parti à la tête duquel il est et qui n’est pas le sien a un système de financement participatif qui mérite d’être cité en exemple. Des milliers de sénégalais des 4 coins du monde cotisent pour le soutenir.

Le Pastef, aussi, dépose ses comptes au ministère de l’intérieur comme le veut la loi. Je doute que les partis politiques « traditionnelles » aient déjà satisfait cette exigence légale au Sénégal. Pourquoi donc, on devrait continuer à leur faire confiance ?

Les exemples de cohérences dans la démarche du Candidat Ousmane Sonko fusent de partout, le plus marquant pour nous aura été sa panne d’essence en pleine campagne, il est allé se ravitailler dans une station au capital détenu par des sénégalais, certes de petits détails mais à grand effet pour tous les observateurs aguerris. Preuve qu’un tel candidat cohérent jusqu’au bout dans sa démarche mérite notre vote pour mettre notre pays sur les rampes du développement.

V- Pour une véritable souveraineté nationale.

L’enjeu de cette élection présidentielle est la réappropriation de notre souveraineté nationale car un peuple sans souveraineté est non seulement un peuple privé de liberté, mais un peuple menacé dans son existence. Le candidat Ousmane Sonko a osé mettre le doigt dans la plus grande plaie du pouvoir en place sur les questions de souveraineté.

Avec lui la question de la sortie du Franc CFA est non négociable, le Sénégal doit aller de même vers la nationalisation de nos ressources naturelles ainsi que la construction de notre identité culturelle ancrée dans nos valeurs et nos réalités sociales.

C’est le chemin sur lequel il compte engager les Sénégalais de tout bord pour mettre fin aux atteintes avilissantes perpétrées contre la souveraineté nationale de notre pays. Les Sénégalais gagneraient à faire tomber ce système, source de tous nos maux.

Certes « ceux qui ne voient rien de grand n’engendreront rien de grand pour le Sénégal. Les âmes obscures ne sauront s’affranchir de la pauvreté » pour ainsi paraphraser les mots du grand patriote Bouna Alboury Ndiaye.

Cette élection présidentielle est à sens unique, soit nous optons pour le changement, soit la continuité nous mènera vers des lendemains sombres.

Quelque candidat qu’on puisse soutenir ou de quelque bord qu’on puisse être, il faut reconnaître qu’au Sénégal, Ousmane a révolutionné la manière de faire de la politique, comme disait le Dr Abdourahmane Diouf, » Sonko est une bonne nouvelle pour la démocratie Sénégalaise. »

Votons Utile, Votons Sonko, Jotna li ñëpp bokk, ñëpp jot ci.

Idrissa Dioum

Militant du Pastef

Désormais, comme SONKO, je refuse d’hypothéquer mon avenir et celui de mes enfants !(Par Dr Mamadou Cissé)

Mes amis patriotes, je vous invite à un petit exercice qui consiste à faire une analyse de la situation actuelle de notre pays, cela nous permettra de faire notre choix pour l’avenir de toute une nation.

En effet, le Sénégal indépendant va avoir presque 60 ans, c’est l’équivalent de l’espérance de vie d’un Sénégalais (67 ans en 2016). Donc, on peut assimiler la durée de « vie » du Sénégal indépendant à celle d’une personne, puis se demander si le pays a réussi ou fait un échec total, dans sa « vie » après 60 ans.

Pour y arriver, posons-nous les 10 questions suivantes, leurs réponses, nous permettrons de voir si notre pays a réussi sa « vie » ramenée à l’échelle de celle d’une personne.

1-) Tous les Sénégalais mangent-ils à leur faim ?
2-) Les citoyens, ont-ils tous accès à la santé, à l’énergie électrique, à un point d’eau potable et permanent, à un habitat décent ?
3-) Combien de Sénégalais autour de nous ont-ils un emploi stable rémunéré à sa juste valeur ?
4-) Le réseau routier, est-il fiable, êtes vous content du temps de trajet pour vous rendre au travail, à l’école ?
5-) Nous avons suffisamment de terres cultivables, une bonne pluviométrie, mais pourquoi nous n’arrivons pas à assurer notre indépendance alimentaire ?
6-) Pourquoi la politique est le seul « métier » qui permet de devenir riche au Sénégal, en un temps record ?
7-) Pourquoi, c’est les mêmes têtes (même système de gouvernance) qui nous dirigent depuis près de 40 ans, et qui n’arrivent pas à faire décoller le Pays ?
8-)Pourquoi toutes les grandes entreprises de tous les secteurs sont-elles dirigées par des politiciens « incompétents », alors que le pays regorge de technocrates ?
9-) Pourquoi notre système éducatif est-il malade de la Maternelle à l’Université ?
10-) Pourquoi notre « justice », celle traitant les affaires sensibles est « corrompue », êtes-vous en sécurité dans les rues de ce pays ?

À la fin de ce questionnaire si vous trouvez que le Sénégal a fait un échec total, alors vous avez le même avis que le Président Ousmane SONKO.

Dans ce cas Patriote, faites tout pour convaincre votre famille (Papa, Maman, frères, soeurs, voisins et amis).

Patriotes, allez rencontrer l’Imam, le Prêtre, le Chef de quartier ou toute personne morale de votre entourage pour les convaincre de libérer le pays avant qu’il ne soit trop tard.

Dites à ces personnes que nous avons la chance d’avoir Ousmane SONKO comme candidat à la présidentielle et qu’il prône la rupture totale avec les habitudes et comportements qui ont conduit le Sénégal à cette situation calamiteuse.

C’est notre devoir à nous tous, sans exception, de tout faire pour que notre avenir et celui de nos enfants ne soient plus hypothéqués par ces politiciens qui n’en font qu’à leur tête.

La solution est là et c’est SONKO qui l’incarne, alors votons et faisons voter pour une victoire éclatante de Pastef au soir du 24 février.

Dr. Mamadou CISSE
Physicien chercheur
mamadou_cisse@live.fr

L’itinéraire Wade après sa descente d’avion


Le Parti démocratique sénégalais (Pds) compte faire les choses en grand. En effet, à l’occasion du retour de Me Abdoulaye Wade à Dakar, les responsables dudit parti ont tracé tout l’itinéraire par lequel le « Pape du Sopi » va passer, avant d’arriver à la permanence Oumar Lamine Badji.

Après l’accueil à l’aéroport international Blaise Diagne, le cortège empruntera l’autoroute avant de sortir vers Sébikotane. Il fera deux premiers arrêts à Diamniadio et à Bargny.

A Rufisque, il empruntera l’avenue Maurice Guèye pour aller vers la gare routière avant de faire cap sur Pikine où un rassemblement est prévu à Bountou Pikine et à la station Edk située non loin du Technopole.

Puis, le cortège de Me Wade ira aux Parcelles-Assainies, à Grand-Yoff, au rond-point Liberté 6, à Mermoz, avant de s’arrêter à la permanence Oumar Lamine Badji où toutes les sections du département de Dakar, les organismes internes, les mouvements de soutien, les partis alliés se sont donné rendez-vous.

Ousmane Sonko : Nous respectons la position de Wade

Ousmane Sonko ne souhaite faire de commentaire sur la déclaration de Abdoulaye Wade demandant le report de l’élection de la présidentielle du 24 février prochain. « Abdoulaye Wade est un ancien chef de l’Etat, un chef de parti qui a donné une position par rapport à une affaire politique et nous respectons cette position. Nous n’avons pas de commentaire à faire là-dessus « , a déclaré le leader de la coalition « Sonko Président » en marge de son meeting à Diourbel.

Wade appelle à s’opposer à la tenue d’une présidentielle « verrouillée »

L’ex-président sénégalais a appelé la population à s’opposer pacifiquement à la tenue d’une présidentielle « verrouillée », destinée selon lui à reconduire son successeur, Macky Sall. Il a également évoqué son retour au Sénégal, annoncé pour le jeudi 7 février.

Abdoulaye Wade n’a pas mâché ses mots. Dans une vidéo diffusée trois jours après le début de la campagne officielle, l’ex-président a dénoncé l’élimination par le Conseil constitutionnel, « sous des prétextes fallacieux », des « deux candidats qui pouvaient faire de l’ombre au président sortant » : son propre fils, Karim Wade, et l’ex-maire de Dakar, Khalifa Sall, tous deux frappés par des condamnations judiciaires.

« Nous avons choisi de nous opposer à la tenue d’une élection entièrement fabriquée dans le seul but de faire réélire le président sortant », a déclaré Abdoulaye Wade, 92 ans.

L’ex-président, au pouvoir entre 2000 et 2012, a également évoqué son prochain retour au Sénégal. Celui-ci est annoncé le 7 février par son entourage.

Réquisitoire sévère

Après avoir dressé un sévère réquisitoire contre son successeur, accusé d’avoir instauré un régime d’une « gloutonnerie financière sans précédent » et d’avoir mis la magistrature à son service, Abdoulaye Wade a donné ses consignes, appelant les Sénégalais à « faire en sorte qu’il n’y ait pas de scrutin ».

« Notre action sera pacifique, respectueuse de la loi et des règlements », a-t-il toutefois souligné.

Avant d’expliquer que la formation qu’il a fondée, le Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition), préparait, avec d’autres tendances de l’opposition, un « programme d’actions d’ici au 23 février, dans la journée du 24 février et au-delà

L’ex-président a également dénoncé le système des parrainages citoyens instauré pour cette élection, dont n’ont émergé, outre Macky Sall, que quatre candidats : l’ex-Premier ministre Idrissa Seck, l’ex-ministre Madické Niang, et deux députés élus en 2017, l’ancien fonctionnaire Ousmane Sonko et Issa Sall, chef d’un parti proche de la mouvance religieuse.

« Surmonter son entêtement »

Abdoulaye Wade, qui vit habituellement en région parisienne, a demandé à Macky Sall de « surmonter son entêtement », quitte à reporter « si nécessaire » le scrutin pour discuter avec l’opposition. Car selon l’ex-président, le chef de l’État a créé « de graves dangers de déstabilisation du Sénégal dans la violence » en visant une réélection « au premier tour ». Il a notamment cité en exemple les cas de la Côte d’Ivoire, du Burundi ou encore de la RDC.

Fin janvier, une coalition de l’opposition comprenant la plupart des candidats éliminés par le système des parrainages avait lancé un appel à la « confrontation » et à la « mobilisation » contre le « plan de réélection frauduleuse de Macky Sall au premier tour », resté sans écho. En 2015 déjà, Abdoulaye Wade avait appelé à la mobilisation en cas de condamnation de son fils Karim, sans parvenir à mobiliser les foules.

La ville de Thiès aux pieds d’Idrissa Seck

Pour une démonstration de force, c’en est vraiment une. La coalition Idy2019 n’a pas du tout lésiné sur les moyens pour faire du lancement de sa campagne électorale à Thiès une véritable démonstration de force.

La promenade des thiessois qui accueillait hier la manifestation a littéralement fait le plein dès les premières heures de l’après-midi pour accueillir dans son fief le seul candidat de la cité du rail à la présidentielle de 2019.

Mais aussi le nombre combien important de leaders qui ont choisi de l’accompagner dans cette bataille de conquête du pouvoir. Une imposante coalition qui, à n’en point douter fait du rewmiste en chef le principal challenger du président sortant.

Tous ou presque ont tenu à marquer de leur présence la cérémonie de lancement de la campagne du leader de leur coalition à la promenade des thiessois.

Une promenade pleine à craquer qui a accueilli triomphalement le candidat Idrissa Seck et la forte délégation de sa coalition. Lequel cortège a d’ailleurs eu du mal à se frayer un passage pour accéder à la promenade.

En effet, arrivé aux environs de 20h 30 mn à l’entrée de la ville où une foule monstre de militants et de sympathisants attendait, le cortège a mis un peu plus de deux tours d’horloge pour enfin arriver sur les lieux, tant l’avenue Caen était bondée de monde, drapé de la couleur orange.

Aussi, la marée humaine qui attendait à la promenade n’a pu se contenter que des écrans géants pour suivre le discours du candidat qui n’a pas accédé à la tribune officielle. Un

Macky sera le 1er président de l’histoire à être battu dès le 1er tour

C’est en toute logique que j’ai choisi Thiès, ma ville pour venir démarrer ma campagne ici. Avec cette forte mobilisation, j’en déduis que le président de l’APR, est le premier président de la République du Sénégal à ne faire qu’un seul mandat…

Il sera aussi, le premier président sortant de l’histoire politique du Sénégal à être battu dès le premier tour.

En attaquant aussi sauvagement le président Abdoulaye Wade qui lui a tout donné, je comprends que le peuple sénégalais ne tolère pas qu’on touche à ses symboles.

En agressant judiciairement ses adversaires, il ne comprend pas que le peuple sénégalais ne tolère pas l’injustice. ». Idrissa Seck de poursuivre : « Il n’a pas compris, il n’a pas eu la culture et la sagesse de comprendre qu’être président de la république du Sénégal exige de la hauteur, de la sagesse de la bonté… envers les populations. On ne dirige pas un peuple par la force et le «Niangal » ; on dirige un peuple comme le Sénégal par la culture, par la miséricorde, par la générosité et par la capacité de pardonner ». A l’en croire, Macky Sall ne s’est pas seulement contenté de vendre le pays aux étrangers mais de s’accaparer de nos richesse avec sa famille.

Je vous avais dit que sa vision s’arrête à Diamniadio, mais moi, je veux amener cette vision partout au Sénégal. Comme ici c’est la capitale du Rail, je vous promets que le premier gros chantier sera naturellement, la reconstruction de la ligne du chemin de fer Dakar-Bamako ». Après

Le prix du politicien sénégalais (Mame Birame Wathie)

Il n’y a pas de doute possible. Si le scrutin du 24 février prochain est transparent, Macky SALL ne peut le remporter. Il n’est guère besoin de sondages pour se rendre compte de son impopularité.

Pour avoir renié, à de nombreuses reprises, sa parole et déchiré le pacte de confiance qu’il avait signé avec le Peuple sénégalais au soir du 25 mars 2012, le voilà, pour s’assurer d’un second mandat, contraint de torpiller les règles démocratiques et de vaporiser le peu de crédibilité qui reste aux hommes politiques sénégalais.

« Toute Nation a le gouvernement qu’elle mérite ». C’est, notamment, sur cette assertion de Joseph de Maistre que se sont fondés de nombreux néo-colonialistes, pour justifier les coups tordus des dirigeants africains.

Ces Peuples déchirés par les conflits, tenaillés par la faim, laissés pour compte un système qui a fini de les écarteler, ne seraient donc pas à plaindre. Leur situation serait la résultante même de leur nature plus encline à l’égocentrisme.

Ainsi, tout le monde comprend, accepte que, malgré leurs richesses qui servent à développer d’autres pays, les Africains continuent à se vautrer dans la misère sous les coups de butoir des politiciens affabulateurs et tordus.

Dans une chronique précédente, nous parlions de l’idéologie alimentaire avait, au Sénégal, fini de supplanter tous les autres courants idéologique pour imposer son hégémonie dans le landerneau politique.

« Le mercato politique est ouvert », avait lancé Abdoulaye BALDE qui a fini par se vendre lui également tel un avant-centre qui s’en va renforcer une autre équipe.

Seulement, contrairement à celui du football, le marché politique sénégalais ne se ferme pas. Il devient plutôt plus achalandé au fur et à mesure que s’approche la date du 24 février 2019. Macky SALL l’a annoncé.

Ses émissaires sont lâchés. Certains des candidats recalés ne tarderaient pas à le rejoindre. Ceux qu’il présentait jadis comme des « rats », sont la bienvenue dans son camp.

Mais, dans ce contexte précis, en allant à la pêche de ses adversaires politiques qui ont été parmi les plus virulents avec lui, Macky SALL cherche à faire croire aux Sénégalais qu’il a été façonné à leur image.

La transhumance d’Ousmane NGOM, comme celle de Moussa SY, n’a guère ébranlé l’opinion sénégalaise, les deux hommes étant connus pour changer de camp selon la direction du pouvoir.

Le premier avait lâché Me Abdoulaye WADE, en créant en 1998 le Parti libéral sénégalais (PLS) qui soutint Abdou DIOUF à la présidentielle de 2000.

Trois ans plus tard, il dissolvait celui-ci dans le PDS. Celle qui a plutôt secoué les Sénégalais, c’est la transhumance d’Aissata TALL SALL.

Tout le monde était attendu chez Macky SALL sauf elle qui s’est, jusque-là,, distinguée par la constance pour avoir, pendant douze ans, refusé de répondre aux clins d’œil de Me WADE.

En outre, ne ratant pas une occasion pour tirer sur le régime de Macky SALL, elle n’a cessé de reprocher à Ousmane Tanor DIENG et à Abdou DIOUF leur proximité avec le leader de l’APR.

Et pour rompre avec la gouvernance qu’elle a présentée, elle aussi, comme sombre, elle s’est posée en alternative crédible pour un changement réel.

En tentant et en réussissant à débaucher Aissata TALL SALL, Macky SALL n’a pas uniquement porté un sacré coup à la réputation déjà ternie des hommes politiques sénégalais. En l’enrôlant, le leader de l’APR transmet également un retentissant message : « nous sommes tous pareils ».

Cela pourrait contenter les observateurs loin du Sénégal qui tenteraient de penser, qu’à l’image d’Aissata TALL SALL, les opposants à Macky SALL, les Sénégalais de manière générale, ne sont intéressés que par les prébendes, le pouvoir.

La levée de boucliers que cette transhumance a suscitée tend à renseigner que les Sénégalais dans leur majorité n’ont rien à voir avec cette race de politiciens. Seulement, le poisson pourrit par la tête. A force de voir des personnalités de la trempe d’Aissata TALL SALL valser au rythme des mensonges, les Sénégalais pourraient davantage être amenés à désacraliser la parole, à cautionner la tortuosité et à faire de la morale un papier toilette.

C’est aussi l’enjeu du scrutin du 24 février prochain, débarrasser le Sénégal de ces marchands d’illusions ambulants qui se sont regroupés et laisser sauves ces valeurs qui ont distingué les anciens.

Mame Birame WATHIE

Le Sénégal est dirigé par des insulteurs impénitents, des voleurs impavides et des menteurs invétérés ( Par Boubacar SADIO)

Notre pays, le Sénégal, est aujourd’hui à la croisée des chemins. En effet, le 24 février 2019, le peuple est convoqué aux urnes pour choisir l’homme qui aura l’insigne honneur, le redoutable privilège et la très lourde charge de présider à sa destinée.

Ils sont cinq postulants à se présenter pour solliciter nos suffrages, en nous proposant des projets de société qu’ils considèrent comme les mieux à même de nous sortir de la galère et de la misère qui semblent notre lot quotidien et que certains d’entre nous considèrent comme une fatalité.

Il faudra surtout éviter de commettre les erreurs du passé, c’est-à-dire procéder à un dégagisme qui consiste à remplacer un président par un nouveau président sans, au préalable, s’entourer de toutes les garanties quant à sa moralité, sa personnalité et surtout sa capacité à incarner et promouvoir les valeurs positives de notre société. Il faut une alternative et non une alternance.

Par rapport à ces valeurs et aux principes axiologiques qui doivent guider et orienter nos choix, il est bien évident que les tenants actuels du pouvoir ne sauraient aucunement servir de référence.

L’actuel régime est dirigé par des insulteurs impénitents, des voleurs impavides et des menteurs invétérés.

Ils ont l’insulte facile à la bouche et s’y adonnent sans vergogne avec une effronterie, voire un culot qui défie toutes les règles de respect, de considération, de bienséance et d’urbanité qui doivent régir les relations interpersonnelles. Il n’est que de citer quelques cas qui me paraissent les plus illustratifs de cette coprolalie généralisée.

Le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, colérique à souhait, ne s’est point embarrassé de scrupules pour traiter d’imbéciles et de salopards ses propres camarades de parti dont le seul tort a été de vouloir s’affranchir de l’Apr et d’exprimer leurs convictions politiques contraires à l’orientation qu’il voulait leur imposer.

Le même Moustapha Niasse, toujours en sa qualité de président de l’Assemblée nationale, a, du haut de son perchoir, insulté des collègues députés en les traitant de lâches.

Mais au juste, n’est-ce pas de la lâcheté que d’insulter et d’injurier des gens, tout en sachant pertinemment qu’il ne vous arrivera rien parce que bénéficiant de la protection d’une garde rapprochée payée avec l’argent du contribuable. Seul face à Toussaint Manga, dans un couloir isolé de l’hémicycle, aurait-il eu le courage, le toupet, voire l’audace de le traiter de lâche ? J’en doute fort.

Venons-en au Premier ministre qui, ces temps-ci, a fait montre d’une insolence inouïe, totalement en déphasage avec sa personnalité qui suscitait un peu d’empathie.

Dans le seul but de vouloir s’attirer les faveurs et la grâce de son mentor, pour éventuellement se voir confier le poste de directeur de campagne, ce freluquet, à la démarche hésitante, s’évertue à jouer au guerrier en se permettant d’insulter le président Abdoulaye Wade qu’il traite de libéral sauvage. Ni les anciennes fonctions ni l’âge avancé de ce dernier n’ont pu le dissuader de verser dans l’irrespect et l’irrévérence.

Il s’est récemment adressé à l’opposition en des termes orduriers qui ne l’honorent pas et qui révèlent sa petitesse d’esprit qui correspond parfaitement à sa petitesse physique.

La palme des insanités revient à Moustapha Cissé Lô connu, réputé et célèbre pour ses extravagances et dérapages verbaux.

Ce triste sire est un véritable rustre qui, par la menace, l’intimidation et le chantage, a pu se frayer un chemin et parvenir à occuper de hautes fonctions, et il faut le dire, aidé en cela par la faiblesse et le manque de caractère du président Macky Sall.

N’a-t-il pas traité un candidat à la présidentielle de «domu xaram» ? Et tout récemment n’a-t-il pas insulté tous les ressortissants de la Casamance partisans de Sonko en les taxant de rebelles ?

En réalité, c’est tous les Casamançais qui ont été offensés ; une telle dérive verbale pourrait conduire à des situations fâcheuses et lourdes de conséquences dont le pays se passerait volontiers.

Les vrais pyromanes sont nichés dans les arcanes du pouvoir et ils y sont à l’aise tout simplement parce que le maitre des lieux est un personnage veule et velléitaire.

Quant aux voleurs impavides, ils sont légion et constituent une véritable faune de prédateurs qui bénéficient de la protection du chef de clan.

Leurs différents forfaits et autres actes dolosifs se chiffrent à des milliards de nos francs ; de l’argent public volé, détourné et transféré à l’étranger.

Une partie de ce pactole servira à l’achat de consciences, à corrompre des chefs religieux très portés sur les mondanités et la luxure, à stipendier des patrons de presse véreux qui ont, toute honte bue, foulé au pied les principes et règles déontologiques de leur si noble métier et des transhumants qui ont fini de vendre leur âme au diable. L’on peut citer, entre autres affaires, les scandales de La Poste, du Port, de la Prodac, du Coud, etc.

C’est vraiment scandaleux et révoltant de voir et de savoir que notre président de la République compte beaucoup sur ces voleurs et criminels économiques pour se faire réélire. Où sont la vertu et la morale dans tout ça ? Quid du mensonge ! Un chroniqueur disait que le mensonge constitue l’Adn de ce régime, sa marque de fabrique et son mode de gestion de la cité. Selon le Larousse «Mentir, c’est donner pour vrai ce que l’on sait faux ou nier ce que l’on sait vrai». Toujours selon Larousse «un menteur est celui qui ment ou qui a l’habitude de mentir».

Sans pour autant faire un quelconque rapprochement malveillant, je citerai deux cas que certains, par pudeur et par respect, sont qualifiés de contre-vérités. Interpellé il y a de cela quelques jours, Me Ousmane Ngom avait nié faire partie des 25 dignitaires de l’ancien régime visés par la Crei ; mais il a été démenti par cette institution. On dément quelqu’un qui dit des contre-vérités, qui ment. Bien avant lui, le président Macky Sall, lors de son show folklorique, insipide et narcissique au Palais de la République, à la suite d’une question de Cheikh Yerim Seck qui l’avait irrité, nia farouchement avoir récusé Ousmane Ngom pour organiser les élections. Il a aussitôt été démenti par la mise sur réseau de l’enregistrement prouvant qu’il avait effectivement
récusé non seulement le ministre de l’Intérieur de l’époque, mais aussi le sieur Cheikh Guèye, directeur général des élections. On aura beau utiliser des circonlocutions et des périphrases pour qualifier l’attitude de ces deux autorités,
ce sera toujours pour exprimer la même réalité sémantique,
à savoir le mensonge. Le plus gros mensonge de ce régime, et que certains qualifient d’escroquerie politique de grande
finesse, est ce regroupement de politiciens composé de quatre catégories d’individus :
1 – des Arrivistes, ploutocrates et revanchards (A.p.r)
2 – des archéo-socialistes, grabataires, véreux et égoïstes qui
ont bradé leur dignité et vendu à l’encan leurs partis
3 – des communistes défroqués qui ont ravalé leurs convictions idéologiques de gauche pour s’asseoir autour du banquet et s’empiffrer avec la main droite
4 – des écornifleurs, chefs de partis lilliputiens qui émargent
mensuellement dans le registre de l’Aide publique aux ratés
(A.p.r), une institution de charité installée au Palais.

a été ainsi suffisamment démontré que le Sénégal est dirigé par des hommes de corde et de sac qui, outre le fait qu’ils sont dépourvus de connaissance et de savoir, font montre d’une arrogance propre aux médiocres.

Quant au chef de clan, pour ne pas dire chef de bande, il s’est révélé un véritable bonimenteur. Je ne saurais terminer cet «état moral de la nation» sans une pensée amicale à mon plus que frère Khalifa Ababacar Sall qui a mon soutien indéfectible.

Le gros bonhomme du boulevard Léopold Sédar Senghor a usé de tous les subterfuges et mis en place tous les stratagèmes possibles pour l’écarter de la course présidentielle.

Aux argumentaires juridiques les plus solides, il a opposé des arguties juridiques les plus fantaisistes ; à la force suspensive du rabat d’arrêt, il s’est rabattu sur l’arrêt de la Cour suprême pour invalider la candidature de l’édile de Dakar.

Mais c’était sans compter avec la volonté d’Allah Le Tout Puissant Maître de l’Univers et de nos destins d’êtres fragiles insignifiants et ignorants qui a décidé que, du fond de sa sombre cellule illuminée par la grâce divine, mon ami Khalifa Sall participera à l’élection présidentielle.

En effet, l’écho de sa voix martyrisée, malgré la ferme volonté de l’étouffer, parviendra dans toutes les chaumières du pays pour pénétrer dans le coeur attendri de milliers de Sénégalais qui certainement donneront leurs voix à celui qu’il aura choisi.

Il ne sera pas le Président, mais il fera le Président. «L’âme, l’esprit et le sens de l’Etat reposent sur le droit, la justice et l’éthique.» (Marcus CICERON)

Boubacar SADIO

Commissaire divisionnaire de police de classe exceptionnelle à la retraite

Qui pour arrêter ce pyromane… (Par Abdourahmane SOW

Il a encore franchi le Rubicon pour brûler la verte Casamance. Moustapha Cissé Lô a osé dire l’abject, le vil, le blâmable.

C’est insulter tous les Sénégalais que de traiter des citoyens à part entière de rebelles. La morale, l’éthique, entre autres valeurs communes à notre société, ne pardonnent ce bordel.

Je le répète souvent, certains de nos dirigeants ne sont même pas dignes d’être à la tête du plus petit hameau. Avec tous les stigmates occasionnés par ces souvenirs douloureux, Monsieur se permet, l’insulte à la bouche, de débiter de telles insanités.

Ce faisant, il prône la haine, l’antagonisme entre nos communautés et la déstabilisation sociale. Refusons cela avec la dernière énergie.

Osons le débat politique et démocratique, osons l’argument du bien contre le mal, selon des faits constants, osons l’avenir d’un Sénégal des valeurs, des principes, du patriotisme, du courage et des références. Que cela ne soit pas que de simples slogans. L’essentiel, le Sénégal…une doctrine ! Par souci et par conviction, vive le Sénégal, vive la Nation !

Abdourahmane SOW

Président de la Commission Orientation et Stratégie M23 (COSM23)

Abdourahmane Diouf : « mathématiquement et statiquement Macky ne peut pas passer au 1er tour

La tendance à un second tour lors des trois dernières élections présidentielles, exception faite de 2007 et les résultats des dernières élections législatives du 30 juillet 2017, font que « Macky Sall ne peut pas passer au 1er tour » au soir du 24 février 2019.

Telle est la conviction du porte-parole de Rewmi d’Idrissa Seck, Abdourahmane Diouf. « C’est mathématiquement, statistiquement totalement impossible », tranche l’opposant. Ce, compte tenu, en plus, du jeu des alliances en perspective du scrutin présidentiel.

Invité du Jury du dimanche, émission présentée par Mamoudou Ibra Kane sur iRadio, de ce 3 février 2019, Abdourahmane Diouf persiste et signe : « Sur les trois dernières élections, c’est une tendance à un deuxième tour. »

Toutefois, indique-t-il, « 2007, du point de vue des statistiques électorales, doit être considéré comme une exception. L’exception que le président sortant, Me Wade en l’occurrence ait obtenu 55%. Ce qui n’est pas un raz de marée.

Il y a eu juste 5% au dessus de la moyenne pour passer au 1er tour. Encore une fois, c’était une exception.

Et, le président Wade avait bâti cette victoire exceptionnelle sur des résultats exceptionnels dans les grandes agglomérations urbaines où il y avait une forte présence démographique, à Dakar et Touba.

Pour pouvoir faire 55%, il a fallu que le président Wade fasse à Mbacké 82% des suffrages, et à Dakar, département très controversé, 52%. Ce sont ces chiffres exceptionnels à Dakar et à Mbacké qui lui ont permis de franchir la barre des 50%.

Si vous regardez la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY) dont le bloc est en train d’être reconduit pour l’élection présidentielle, toute proportion gardée, là où Wade avait fait 52% à Dakar, lors des dernières législatives il y a juste un an et demi, BBY a fait 33% ; un déficit de 19 points en terme de pourcentage, qu’il ne peut pas rattraper. Là où Wade avait fait 82% à Mbacké, ils ont fait à BBY, 35% ; un déficit de 47%. Vous ne pouvez pas faire 35% à Mbacké, faire 33% à Dakar et dépasser la barre des 40%. »

Poursuivant, l’opposant ajoute : « Si aujourd’hui, vous ajoutez à tout cela le jeu des alliances, regardez la coalition que nous (Idy2019) sommes en train de mettre en place, c’est pratiquement la coalition de l’opposition toute réunie. »D,6
Gggf

« Prodac, un festin de 36 milliards » : Un brûlot de Birahime Seck

Un livre qui vient à son heure ? Rien que le titre renseigne sur le timing de la parution : « LETTRE AU PEUPLE, Prodac Un festin de 36 milliards ». Nous sommes le samedi 02 février 2019, un jour pile avant le démarrage de la campagne présidentielle.

Comme pour informer les Sénégalais du type de dirigeants auxquels ils ont eu affaire durant le septennat de Macky Sall, le Coordonnateur du Forum Civil, Birahime Seck revient sur l’une des plus grosses affaires qui a éclaboussé le régime sortant.

Le dossier Prodac, qui a provoqué la démission du ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, le temps d’un week-end, pour, disait-il à l’epoque : « permettre à la justice de faire son travail ».

Pour rappel, Mame Mbaye Niang a été épinglé par une enquête diligentée par l’Inspection Générale des Finances, en tant que ministre de la Jeunesse, pilote dudit projet. Il a été accusé d’un détournement de plus de 29 milliards Fcfa.
Dans son livre Birahime Seck évoque un nouveau chiffre, 36 milliards et parle de « festin » sur le titre de l’oeuvre qui vient de paraître. Pas sûr que le camp du pouvoir apprécie…

Le 24 février 2019, Voter contre Macky SALL est un impératif(Seybani Sougou)

« Pour conjurer la prophétie annonçant son successeur au trône, le Pharaon ordonna de tuer tous les nouveaux nés, et futurs prétendants de sexe masculin. En vain. »

L’élection présidentielle du 24 février 2019 représente un moment crucial pour le Sénégal. Un moment où les citoyens doivent choisir celui, pendant une période déterminée (5 ans) doit tenir les rênes du pays. 22 candidats ont été éliminés par des procédés illégaux conçus et planifiés par Macky SALL et ses affidés.

En 7 ans d’exercice de pouvoir, le Président Macky Sall a détruit les fondements de l’Etat de droit, porté gravement atteinte aux libertés individuelles et collectives (multiplication des interdictions de manifester), réprimé sauvagement les mouvements étudiants (lâche assassinat de Bassirou Faye et de Fallou Sène), embastillé des centaines d’opposants, mis sous tutelle une catégorie de magistrats aux ordres, ruiné l’héritage démocratique du pays, et un créé un climat de terreur sans précédent au Sénégal.

Sous son magistère, le népotisme, et la prévarication ont atteint des niveaux insoupçonnés. Pour la première fois, les démons ethniques sont agités, mettant en péril l’unité nationale.

Le 24 février 2019, de nombreux sénégalais (majorité silencieuse) veulent refermer la parenthèse Macky Sall. Tous les citoyens qui veulent préserver la démocratie et l’état de droit au Sénégal ont l’obligation d’accompagner ce processus.

Personne ne comprendrait une décision d’abstention qui équivaut clairement à un soutien implicite de Macky Sall. Voter contre Macky SALL est un impératif pour chaque citoyen et chaque citoyenne.

Chaque leader d’opinion, chaque démocrate doit clairement et de façon explicite appeler les citoyens sénégalais à voter contre Macky Sall. Le mot d’ordre doit être clair et sans équivoque : un vote massif contre le candidat Macky Sall.

Les hésitations et les tergiversations n’ont pas lieu d’être à l’endroit d’un homme dont la gouvernance médiocre et brutale a entraîné le Sénégal dans l’impasse, et qui a privé des millions de sénégalais d’un droit constitutionnel : le droit de vote.

L’heure est grave : il appartient à chaque citoyen et à chaque citoyenne de prendre l’exacte mesure de la situation, et de se déterminer en toute responsabilité.

L’alibi de la fraude défendu par certains pour justifier la non tenue de l’élection est un soutien implicite au candidat Macky Sall.

L’enjeu est de sonner la mobilisation générale, de mettre en place les outils techniques pertinents et d’élaborer les stratégies idoines pour contrecarrer cette fraude probable.

Un défi qui est loin d’être insurmontable, car si le candidat Macky Sall a jugé utile de se déplacer à 3 heures du matin pour convaincre la députée, Aida MBODJ de lui apporter son soutien, c’est que l’homme au bilan « élogieux » est désemparé et qu’il affiche une sérénité de façade. D’ailleurs, pourquoi décaisser 3 milliards de F CFA pour une campagne quand on prétend sous tous les cieux que le bilan est élogieux ? De qui se moque-t-on ?

Dans le contexte actuel, où le Sénégal traverse un moment critique de son histoire, où l’Etat de Droit est malmené, et où le risque de basculement est possible, le ni-ni n’a pas sa place. Le vote contre Macky est un IMPERATIF pour restaurer l’Etat de Droit, gage de la stabilité du Sénégal.

Parce que Macky SALL est un risque élevé pour la stabilité juridique et la cohésion sociale du Sénégal, le 24 février 2019, je voterai pour 1 des 4 candidats de l’opposition. CONTRE MACKY SALL et son régime moribond ; sans aucun état d’âme.

Seybani SOUGOU – E-mail : sougouparis@yahoo.fr

Me Abdoulaye Wade à Dakar jeudi prochain


Le PDS informe, par la présente, que le Président Abdoulaye WADE, Secrétaire Général National du parti, arrivera de Paris, par vol spécial, ce jeudi 7 février 2019 à 15 heures, à l’aéroport International Blaise Diagne.

Toutefois, il est porté à la connaissance des populations que l’accueil ne se fera pas au niveau de l’aéroport.

En venant de Diass, le Président Wade passera notamment dans les villes de Rufisque, Pikine, Guédiawaye et s’arrêtera dans plusieurs communes de la ville de Dakar.

L’itinéraire et les heures de passage dans les différentes escales vous seront communiqués ultérieurement.

Fait à Dakar, le 1er Février 2019

Pour le Comité Directeur
Oumar SARR, SGNA/Coordonnateur Général

Aissata: La faute fatale ! (Adama Gaye)

Plus dure est donc la chute, la bronca de désapprobation quasi universelle ne cessant de monter.

Quand je t’ai aperçue à l’écran, en mode faire-valoir, le visage gêné, tête presque basse, j’ai eu à la fois pitié et honte pour toi.

Je me suis aussitôt demandé: que diable est-elle allée faire dans cette galère? En avait-elle besoin? Comment peut-elle justifier sur le tard un compagnonnage longtemps récusé et considéré comme immoral avec les pilleurs de la nation.

Dire, comme certains, que la famille Omarienne a pesé dans un tel choix est risible. Qui n’a pas de liens avec des familles religieuses? Trop facile de céder à leurs injonctions intéressées.

Non Aissata, c’est une bourde quelle que soit la présentation qui en est faite: tu l’a regrettera et elle scelle la fin de ta romance avec le peuple sénégalais qui, pourtant, t’aimait toutes ethnies et obédiences politiques confondues.
J’ai mal pour toi. Je te considère comme une amie. De longue date. Depuis les années 1990.

Au décès de ta maman, il y a deux ans, je suis venu jusque chez toi présenter mes condoléances. J’y ai retrouvé tes sœurs, dont Rama Tall. J’ai revu ton père, ancien petit mais digne fonctionnaire, respecte de tous, du Ministere de la Communication.

Sur place, j’étais fier de sentir que les conditions décentes dans lesquelles ils vivaient avaient à voir avec ta propre réussite, toi la fille partie de rien et devenue, à force de talent et travail, ind figure connue et reconnue de tous dans ce pays.

Puis, un an après parlant au nom de ta nièce dont le mari, le doué guitariste Habib Faye, faisait l’objet d’une cérémonie funebre, quelle ne fut ma joie de t’entendre décliner des formules rassembleuses, témoignages de la densité des relations inter-ethniques dans le Sénégal.

Tu n’étais certes pas encore en passe d’être une Angela Merkel ou Teresa May du pays, les bons sentiments du peuple ne faisant pas forcément une arithmétique électorale gagnante.

Cela tu le savais. Mais ce que tu devais surtout savoir, c’est que malgré tes défauts -qui n’en na pas?-, tu étais une icône à qui aucune erreur n’est permise.
Les yeux fermés, hélas, dans un moment d’abandon, tu as ratée le coche.
Je ne te dénies pas le choix libre en démocratie de porter ton soutien sur un candidat.

Mais le faire pour celui qui incarne le neddokobanditisme, qui a pillé nos ressources en hydrocarbures avec son frère, qui a bradé notre souveraineté, qui a mis en taule ton…ami, Khalifa, qui a réuni autour de lui les pires espèces, brigands et nuls types (hommes et femmes), truands et transhumants, qui est le symbole du Mackyavelisme en morale et politique, il fallait vraiment le faire.

Alors désormais Aissata tu pourras dire, à la question: foo todj?, tu répondras: Yakaar, l’espoir.

Les gamines sénégalaises, les femmes du pays, parmi les plus brillantes au sein de la population, tenaient en toi un exemple à suivre.

Par ton choix aussi tortueux qu’un serpent, la plupart d’entre elles ne vont, ne peuvent plus te suivre dans cette course sur la voie de ta perte.
Je suis triste.

Parce que je pense que tu mérites mieux dans notre pays. Imagine comment tu vas regarder les Sénégalais si, comme ce n’est pas impossible, ce régime est défait dans quelques semaines. Et même à supposer qu’il gagne, quelque promotion qui te serait offerte n’en vaudrait pas la peine: ce serait d’ailleurs celle de la compromission.

Aissata Tall Sall, je te prends comme une amie et sœur, et pour cela, en tenant compte, pour ma part, des leçons politiques de la vie, je devine combien ton malheur est grand.

Tu le sais plus que quiconque: tu es passée à côté de l’histoire, qui sera impitoyable à ton égard. Car en faisant ce pas dans le vide, sans parachute, tu te retrouves avec une bande de losers honnis du pays entier.
Quel gâchis. J’ai pitié. Je prie pour toi…

L’hypocrisie, notre première richesse (Serigne Saliou Guèye)


Aujourd’hui, tous ces pseudo-guides religieux qui délivrent des messages de paix, maquillant un soutien électoral à Macky, l’ont fait pour Diouf en 2000 et pour Wade en 2012

Depuis que le Conseil constitutionnel a écarté illégalement 22 des 27 candidatures présentées pour la présidentielle de février 2019, les discours et actes de violence commencent à faire florès.

Déjà les scènes de violences ont commencé depuis que les « sages » du Conseil constitutionnel ont éliminé provisoirement Khalifa Sall et Karim Wade le 14 janvier dernier.

Les Khalifistes dépités par l’élimination provisoire de leur mentor ont manifesté dans leur fief tout leur mécontentement, la soldatesque d’Ali Ngouille Ndiaye a déversé sa bile sur le siège de Taxawu Dakar en l’arrosant de bombes lacrymogènes.

Et cette tension s’est accentuée quand les Juges constitutionnels ont porté l’estocade sur les candidats de Taxawu Dakar et du PDS le 21 janvier dernier. Les Karimistes et Khalifistes ont remis cela.

Des bus Dakar Dem Dikk saccagés, des pneus brûlés dans la zone de Grand-Yoff, des affrontements entre policiers et militants de Khalifa et Karim, tel était le triste décor de ce tragique jour où deux citoyens sénégalais jouissant de leurs droits électoraux ont été écartés de la course à la présidentielle, selon le bon vouloir du Prince.

Et les violences ont continué le lendemain puisque de jeunes Khalifistes ont été kidnappés dès potron-minet avant d’être embastillés.

Et la série des arrestations a continué dans la banlieue de Pikine et de Guédiawaye sous le pseudo-prétexte que des jeunes se réclamant de Karim Wade ont voulu saboter la venue du président Macky Sall à Pikine alors qu’il était dans leurs intentions de lui rappeler que ses promesses faites en banlieue lors des conseils des ministres décentralisés ne se résumaient pas à la construction d’un lieu de culte.

Les batailles pour les libertés enclenchées dans les années 60 et 80 n’ont rien à envier à celle que les Sénégalais mènent aujourd’hui.

Pourtant l’alternance de 2012 faisait espérer qu’on n’avancerait plus à reculons pour la conquête de certains droits démocratiques au Sénégal. Et c’est une honte aujourd’hui de voir que la police sénégalaise qui doit être au service des citoyens soit instrumentalisée par une oligarchie dont l’unique objectif est de se maintenir au pouvoir au mépris de tous droits démocratiques.

Elle est devenue le bouclier et l’épée du parti au pouvoir imposant une « terreur marron » au lieu d’être au service exclusif des citoyens. La police sénégalaise ne doit pas être un pantin malléable et manipulable par n’importe quel régime en place quand on sait que la République est par essence l’émanation de la volonté de la majorité des citoyens.

Son rôle n’est pas de verser dans la surenchère de la répression aveugle et de la violence irrationnelle commanditée, exercée sur des opposants qui ont le droit de jouir des libertés que leur offre la Loi fondamentale. Aujourd’hui, la voie de la répression au détriment du respect des libertés que le ministre Ngouille semble privilégier mène à l’impasse.

Il serait peut-être temps, pour la police sénégalaise de relire l’article 12 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen : « La garantie des droits de l’homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux à qui elle est confiée. »

Aujourd’hui, face à l’oppression, la résistance devient un droit, droit consacré d’ailleurs dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. Et c’est dans cette optique que s’inscrit la rhétorique guerrière du C-25 le 21 janvier, assimilable à une déclaration de guerre contre les oppresseurs.

Dès lors toutes les colombes du pays ont déployé le drapeau blanc pour appeler à la paix et à la sérénité. ONG, société civile, politiciens, ulémas et imams, prêtres et évêques et familles religieuses et autres démocrates pacifistes ont élevé la voix soit pour condamner hypocritement le casus belli C-25, soit pour prier pour une élection calme.

Le Sénégal est un pays dont la première richesse est l’hypocrisie. Ainsi la démagogie et la tartufferie ont encore de beaux jours devant elles.

Pourquoi soudain, de pseudo-pontifes se lèvent simultanément pour conjurer la paix alors qu’ils ont leur très grande part de responsabilité dans ce qui trouble ce pays ? Que vaut la parole des imams et ulémas qui ont fait allégeance au souverain Sall et le soutiennent pour sa réélection ?

A l’occasion de l’atelier de partage du bilan de la mise en œuvre du PSE tenu le mardi 27 novembre 2018 à Fatick, voilà ce que les imams et ulémas de Bennoo Bokk Yaakaar disaient sans vergogne : « Macky Sall est un homme sociable qui a beaucoup fait pour les foyers religieux. Ses réalisations sont visibles partout.

Nous sommes reconnaissants pour tout ce qu’il a fait pour les différents foyers religieux du pays. C’est son devoir, mais il pouvait faire comme ses prédécesseurs. Macky Sall est le président des imams du Sénégal… Le Sénégal ne cesse de progresser.

Nous prions pour Macky Sall afin qu’il sorte victorieux de la présidentielle de 2019 et on a bon espoir qu’il gagnera, car il n’a pas d’égal sur la liste des prétendants au fauteuil présidentiel…

Macky Sall mérite d’être réélu et il a notre soutien, car le monde rural est bien pris en compte dans sa politique. On n’entend plus parler de bons impayés et, malgré les difficultés, les productions des paysans sont écoulées. En plus, les bourses sociales font énormément de biens aux bénéficiaires ».

Discours ne peut être plus faux que celui des imams de Macky. Dire que le monde rural, qui peine à écouler ses stocks d’arachides, est pris en compte par le président dans sa politique relève simplement de l’ignorance ou de la pure démagogie.

Dire qu’il n’y a plus de bons impayés prouve que ces imams qui roulent carrosse et se calfeutrent dans des mosquées ou centres islamiques douillettement climatisés, sont loin de la chaude réalité du monde rural. Allez demander aux paysans du Saloum et du Ndoucoumane qui disent que ce sont plus des bons mais des carnets entiers de bons qui sont impayés.

Certes ces imams peuvent jouer de la cithare pour plaire au Prince mais il est de leur devoir de dire la vérité en méditant sur la sourate 9 « le Repentir », verset 119 qui dit : « Ô vous qui croyez ! Craignez Dieu et soyez avec les véridiques. » Mais la plaie du Sénégal, c’est de consacrer la flagornerie mensongère plutôt que de dire la vérité nue à sa Majesté.

Où étaient ces imams quand le régime actuel zigouillait les étudiants Bassirou Faye et Fallou Sène ? Où étaient ces imams tartuffes quand le rythme endiablé des tams-tams accompagné de « Mbarass » noyait la « salat » lors de l’inauguration de la mosquée de Guédiawaye ? Satan devait être ravi ce jour-là pour avoir ravi la vedette aux hommes de Dieu.

N’est-ce pas ces mêmes imams, ulémas et familles religieuses qui ont été reçus un vendredi 19 aout 2011 au palais de la République par l’alors président Abdoulaye Wade pour partager un « Ndogou » sucré de 50 Millions FCFA ?

Où étaient ces soi-disant hommes de Dieu quand le pouvoir qu’ils soutiennent aujourd’hui exerçait toute une violence politico-juridique sur Khalifa Sall et Karim Wade au point de leur priver de libertés de mouvement et d’exercice d’un droit civique et politique fondamental qui est celui de se présenter à une compétition électorale démocratique ?

Ont-ils une seule fois dénoncé la série des arrestations dont le PDS est victime depuis 2012 ? Ces religieux combattent-ils le « bon combat » comme le disait saint Paul ?

Que nenni ! Ils ont opté pour le mauvais qui est celui de tourner toujours le dos à la masse populaire en souffrance, laquelle n’a pas le privilège de bénéficier des libéralités présidentielles. « La paix est œuvre de justice », dit le prophète Isaïe, et il est normal, quand on refuse ce combat pour la justice, que cette paix factice nous saute en pleine figure. Il est avéré qu’au Sénégal, on ne veut pas la paix qu’on fait, qu’on construit, mais celle qu’on nous fiche.

Peu importe au prix de quelles dévastations, de dégâtscollatéraux et de conséquences désastreuses. La « nuée qui porte l’orage » dont parle Jean Jaurès plane au-dessus du Sénégal en dépit de la politique de l’autruche que mènent Ismaïla Madior Fall et Oumar Youm.

C’est ici le lieu de saluer l’Abbé Thiaw qui disait dans l’émission Jarkarlo du 25 janvier que « l’Eglise préfère toujours se mettre du côté du peuple ».

C’est Il en a toujours été ainsi de l’Eglise catholique. Le cardinal Hyacinthe Thiandoum s’est battu contre le président Léopold Sédar Senghor quand il a arbitrairement incarcéré le président du Conseil gouvernemental Mamadou Dia.

Il a été aussi un acteur central dans l’alternance de 2000 puisqu’il a exhorté Moustapha Niasse à créé ce parti AFP qui atrophia le PS d’Abdou Diouf.

Lors du vote de la loi sur le parrainage, seul le chef de l’Eglise sénégalaise Benjamin Ndiaye avait remis en cause une telle initiative liberticide au moment où les guides religieux musulmans le cautionnaient par leur lâche mutisme.

En 2011, lors de la manifestation du 23 juin, seuls les guides des familles de Léona Niassène et de Serigne Abass Sall avaient osé manifestement demander au président de la République de surseoir à sa candidature, laquelle était à l’origine de toute la flambée de violencemortifère.

Tous les autres marabouts avaient demandé en vain à leurs talibés de ne pas participer au rassemblement des forces citoyennes et démocratiques qui combattaient la dévolution monarchique. Mais ce n’était pas une affaire de talibés mais de citoyens épris de justice et de démocratie.

Aujourd’hui, tous ces pseudo-guides religieux qui délivrent des messages de paix, maquillant un soutien électoral à Macky l’ont fait pour Abdou Diouf en 2000 et pour Abdoulaye Wade en 2012. Leurs prières, incantations et divinations sont inopérantes devant la volonté de changement du peuple.

Serigne Saliou Guèye

Le temps de se remettre à l’ouvrage ! (Par Amadou Tidiane Wone)

Il est temps de se redéfinir ou plutôt de préciser le sens d’une quête. A bientôt 63 ans, le temps n’est plus aux hésitations ni aux angoisses existentielles.

Le temps n’est plus aux rêves inassouvis ni au situationnisme, terme usité pour ennoblir l’opportunisme. À la porte du troisième âge, la lucidité commande plutôt de mettre de l’ordre dans ses « affaires ». Les siennes propres et celles de la vie.

Sans être un carriériste de la politique, je dois au Seigneur Allah d’avoir, à l’occasion de l’accession du Président Abdoulaye Wade au Pouvoir, occupé des fonctions publiques au plus haut niveau. Quoique très familier des hommes de pouvoir depuis mon enfance. J’ai joué dans les salons et les jardins de la Présidence de la République depuis les années 1969.

En compagnie de Feu Philippe SENGHOR et de quelques autres compagnons de classe ou de jeu de l’époque. Dont certains connus, tout simplement, dans la cour du Collège de la Cathédrale de Dakar à l’occasion de parties de ballon prisonnier très âprement disputées… Enfance et jeunesse, dorées et insouciantes, dans le principal quartier de résidences ministérielles et diplomatiques du Sénégal des années 60 à 80 : Fann-résidence.

Durant toutes ces années, j’ai vu des hommes et des femmes de pouvoirs, réputés indéboulonnables, choir à la faveur d’un simple décret. Leurs maisons, remplies de courtisans la veille, se désemplir aussi vite que neige qui fond au soleil.

J’ai vu des hommes, dits mystiquement inattaquables, sombrer dans des maladies, la déchéance financière et sociale au point d’être réduits à la réclusion à domicile jusqu’à l’issue fatale.

J’ai aussi vu, et admiré, de grands hommes qui m’ont fait l’honneur de leur attention et de leur affection. Je pense à feu Amadou Karim Gaye, plusieurs fois ministre et modèle d’équilibre, à la fois de culture religieuse et occidentale, mais aussi de racines négro-africaines profondes.

Je citerai aussi Medoune Fall, grand ami de mon père, plusieurs fois ministre et Ambassadeur. C’est chez lui en 1964, alors qu’ il était Gouverneur de la région de Diourbel, que j’ai goûté pour la première fois au jus de ditakh… les papilles d’enfant n’ont pas la mémoire courte ! Des hommes prestigieux, il y’en eu d’autres …

Certains dans ma famille si proche que je pourrais, en les citant, être soupçonné de parti pris clanique… J’ai ainsi acquis le sens de l’observation du jeu social et appris à décoder son sens tragicomique. Et c’est pour cela que je suis imperméable aux dorures du pouvoir et à ses faux semblants.

Que du déjà vu ! Contrairement aux perfides allégations des médisants, j’ai appris à me suffire de peu et à devenir de plus en plus exigeant avec ma petite personne. Si je dis tout cela aujourd’hui, c’est qu’à 63 ans le temps se rétrécit.

La marge d’erreur aussi. Et le pays tangue sur des eaux déchaînées. Dans l’affolement qui précède le chavirage d’un navire, la raison perd son sens. Et l’on ne répugne à s’accrocher à aucune bouée à portée de main. Fut elle entachée de fiente.

Les danses du ventre, pré et post parrainages, ainsi que les transhumances orchestrées à l’occasion du mercato pré-électoral, sont le baromètre de la déliquescence du système de gouvernance postcolonial.

Un système corrompu et corrupteur qui ne survit que par la paresse des élites gouvernantes à inventer un modèle conforme à nos réalités sociales, culturelles, économiques et historiques.

Notamment depuis les tragiques événements de 1962. Cette élite francisée , pourtant minoritaire, a accaparé les institutions héritées de la colonisation et en assure la maintenance au profit de la France, de ses entreprises et de son économie.

Elle en récolte des miettes pour services rendus contre sévices subis par le Peuple sénégalais . C’est cela la simple vérité ! Tant que nous n’inverserons pas ce paradigme de base nous continuerons à tourner en rond.

L’enjeu véritable des élections présidentielles de février 2019 se trouve là : rendre la Parole au peuple et répondre à ses attentes véritables ou continuer à nous la jouer sur le registre du mimétisme caricatural des atours occidentaux, des « r » que l’on roule et des airs que l’on se donne.

Il faut savoir d’où l’on vient et vers quoi nous voulons mener nos enfants. Souvenons-nous que des armées de résistants ont versé leur sang pour l’indépendance de ce pays. Défaits au plan militaire, ils ont conquis le cœur de ses habitants.

Juste à titre d’exemple, Hadji Omar Tall, Maba Diakhou Ba, Moussa Molo Balde, Lat-Dior DIOP, Alboury NDIAYE pour ne citer que ceux-là, ont plus de place dans le cœur des sénégalais que Faidherbe dont la statue, ayant été vaincue par le temps, à été secourue par nos élites francisées…

Qui rame à contre courant de l’Histoire ?
Face à ces enjeux colossaux, les petites histoires de chaises anglaises entre politiciens professionnels deviennent tristement dérisoires.

Le « jeu » politique est si prévisible qu’il en est devenu lassant. Le prochain coup est déjà connu. Les pronostics sont faits. Il ne reste qu’à attendre le coup de sifflet final.

À ceux qui ont gardé intacts leurs rêves de Grandeur, pour ce pays et son Peuple, de se rassembler pour faire la différence et changer de cap !

Pour les gens de ma génération, c’est le dernier et seul combat qui vaille de se remettre à l’ouvrage. Comprenne qui pourra !

« Camarades, le jour nouveau qui déjà se lève doit nous trouver fermes, avisés et résolus… » Merci Fanon.

Amadou Tidiane WONE

Corruption : le Sénégal dans la zone rouge

Le Forum civil a publié, ce mardi, le rapport annuel de Transparency International sur l’Indice de perception de la corruption (Ipc). Comme en 2016, le Sénégal est toujours sur la ligne rouge, avec 45 points sur 100. « Le Sénégal a cessé de progresser.

Il conserve son score de 45 sur 100, mais il reste dans la zone rouge, c’est-à-dire en dessous de la moyenne mondiale qui est de 50/100 », a révélé le coordonnateur du Forum civil, Birahim Seck.

Corruption : le Sénégal dans la zone rouge
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« Dans l’Ipc, l’élément substantiel qu’il faut considérer c’est plus le score que le classement. Ce dernier varie en fonction du nombre de pays concernés. C’est pourquoi le Sénégal doit encore faire beaucoup d’efforts pour sortir de la zone rouge, c’est-à-dire dépasser le score de 50/100″, explique-t-il. Pourquoi le Sénégal stagne

D’après lui, la stagnation du Sénégal dans la zone rouge, après une période de progression, est due à un affaiblissement de la volonté politique de lutter contre la corruption qui se manifeste par ‘’la non-transmission de dossiers des organes de contrôle que le président dit mettre sous le coude ;

les réformes juridiques opérées qui ne vont pas dans le sens du renforcement de l’indépendance des juges ; les prolongations injustifiées de mandats ou d’activités au niveau des instances de régulation ;

l’arrêt inexplicable et inexpliqué de la politique de traque des biens mal acquis, forte demande sociale de redevabilité », liste le forum civil. Le coordonnateur du Forum civil ajoute : « Elle s’explique aussi par le refus incompréhensible de l’Inspection générale d’Etat (Ige) et de la Cour des comptes de publier des rapports d’audits et de redditions des comptes ;

la tiédeur de l’intervention de l’Ofnac et de l’Armp dans l’amélioration de la gouvernance ; la quasi absence du ministère en charge de la bonne gouvernance du champ de la lutte contre la corruption ; l’inexistence de commissions d’enquête parlementaire ou de traitement judiciaire de nombreux cas de mal gouvernance soulevés au Sénégal : affaires Bictogo, Petrotim ltd, Prodac, la gestion du Fonds de promotion féminine.’’

Toutefois, le Forum civil précise que le Sénégal occupe la 8e place au niveau africain, avec 45 points, loin derrière les Seychelles qui a arraché la première place avec 66 points.

Au plan africain (en dehors des pays maghrébins), le rapport a également renseigné que tous les pays de l’Uemoa sont dans la zone rouge. Aucun pays membre n’a obtenu la moyenne de 50/100. Et le Sénégal vient en tête

Vers la contre-révolution Torodo ? Par Nioxor TINE


Certains observateurs de la scène politique se demandent, au vu des ralliements aussi spectaculaires que scandaleux au pouvoir actuel, si on n’était pas en train de vivre une “contre-révolution torodo” initiée par un descendant des preux chevaliers ceddo et bénie par certains membres du clergé maraboutique.

Vers la contre-révolution Torodo ? Par Nioxor TINE
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“Tout souverain, qui ne respecte plus ses engagements envers le peuple et dont vous voyez la fortune s’accroître, détrônez-le et confisquez ses biens”. Thierno Souleymane Baal

Pendant que Benno Bokk Yakaar se glorifie des réalisations de son Président, ce dernier n’écarterait pas l’idée de postuler au titre de détenteur du Guiness record en matière d’inaugurations, lui qui inaugure plus vite que son ombre, tellement vite, qu’il lui arrive de réceptionner des réalisations, dont certaines se trouvent dans des pays voisins ou ne sont même pas encore achevées.

Mais pendant que le président-candidat procède au décompte de ses réalisations, le peuple, lui aussi, fait le bilan des félonies et trahisons, qui ont jalonné les sept dernières années de notre vie politique.

À tel point que certains observateurs de la scène politique se demandent, au vu des ralliements aussi spectaculaires que scandaleux au pouvoir actuel, si on n’était pas en train de vivre une “contre-révolution torodo” initiée par un descendant des preux chevaliers ceddo et bénie par certains membres du clergé maraboutique.

L’ampleur prise par le phénomène de la transhumance devrait amener la communauté nationale à réfléchir, à l’érection d’un “cimetière de dinosaures politiques”, (très souvent des responsables politiques du parti socialiste ou du parti démocratique sénégalais), coupables de nous avoir fait croire qu’ils étaient devenus des démocrates vertueux. Mais chassez le naturel, il revient vite au galop ! Et trêve d’illusions ! Toute une vie ne suffirait vraisemblablement pas à ces anciens défenseurs des intérêts néocoloniaux et adeptes de la mal-gouvernance caractérisée pour changer !

Les élections prochaines nous offrent, en tout cas, l’occasion unique, en misant sur les générations montantes et les conclusions des Assises Nationales, de jeter dans les poubelles de l’Histoire, toute cette racaille politique, qui depuis notre accession, à l’indépendance formelle en 1960, s’est mise au service de l’impérialisme, pour empêcher la souveraineté nationale véritable et le développement économique de notre Nation.

Ce sera loin d’être facile. Il est clair, en effet, pour tout citoyen sénégalais doté de raison, que le président Macky Sall, s’emploie, depuis le premier jour de son accession à la magistrature suprême, à démanteler méthodiquement les ressorts démocratiques de la Nation sénégalaise, en vue de faire des prochaines compétitions électorales du 24 février 2019, une pure formalité pour prolonger sa gouvernance calamiteuse.

C’est sous cet angle, qu’il faut appréhender ses opérations nocturnes de racolage politique – à coups de centaines de millions, paraît-il – de certains leaders de l’Opposition, qui, du fait de leur implantation départementale voire communale, ne lui feront pas engranger un nombre conséquent d’électeurs supplémentaires, mais lui serviront à occulter le putsch électoral en cours et à crédibiliser son improbable victoire au premier tour.

Ce qui rend les perfidies de ces ralliés de la vingt-cinquième heure, qui sont libres de leurs options politiques, encore plus odieuses, c’est bien le fait de cautionner, à postériori, toutes les forfaitures du régime de Benno Bokk Yakaar, qu’ils n’ont eu cesse de dénoncer, toutes ces années. Nous voulons parler des procès irréguliers ou du parrainage truqué, qui ont permis d’éliminer arbitrairement, de la course aux présidentielles, des dizaines d’opposants politiques, sans oublier la restriction des libertés publiques ni la gouvernance désastreuse, ponctuée d’innombrables scandales financiers.

La leçon à en tirer pour l’Opposition politique est de faire de la journée électorale du 24 février, un fort moment de mobilisation populaire et pacifique, pour neutraliser les affidés du pouvoir, dans leurs sombres desseins de détourner les suffrages des citoyens, que ce soit par la corruption ou l’intimidation.

Encore faudrait-il que l’unité, à laquelle les ténors de l’Opposition appellent, soit sous-tendue par une plateforme programmatique tournée vers la souveraineté économique et la refondation institutionnelle !

NIOXOR TINE

Me Aissata Tall Sall, l’espoir déçu( par Fary Ndao)

Rares sont les moments où j’ai la plume hésitante, où j’ai du mal avec les mots. Du mal à les trouver. Du mal à les écrire. Aujourd’hui est hélas l’un de ces jours.

J’ai donc préféré lire. Lire les mots des autres. Voir ce qu’ils avaient à dire. Et c’est à travers cet exercice que j’ai réussi à mettre des mots sur ce que j’ai ressenti. Et il ne s’agissait ni de colère, ni de ressentiment, mais de déception. Oui, je suis déçu.

Déçu que Me Aissata Tall, l‘opposante brillante et républicaine a décidé de rejoindre la nouvelle majorité présidentielle et son candidat Macky Sall. C’est son droit comme j’ai pu le lire. Mais nous savons tous que le droit n’est pas la morale. Or ce revirement pose avant tout une question morale.

Quand pendant des années on attaque le Président de la République Macky Sall sur ses projets, sur l’effondrement du système judiciaire sous son magistère, sur le parrainage populaire que sa majorité a imposé sans débat et qu’on jure, publiquement devant micros et caméras, qu’on ne le rejoindrait jamais pour finalement le faire à 26 jours de l’élection présidentielle, nous sommes bel et bien face à une faute morale.

La politique n’est certes pas la religion. Elle demande du pragmatisme, de la stratégie, voire même du vice. Ce n’est pas le lieu de l’angélisme.

Mais la politique est également et paradoxalement l’espace de l’espérance, celui où l’on projette sa personne, ses amis et des compatriotes anonymes dans un futur porteur d’utopie. C’est donc le lieu du rêve.

J’ai vu ce lundi 28 janvier beaucoup de rêves s’effondrer. D’abord celui de beaucoup de jeunes femmes, peu ou très politisées, qui voyaient en Me Aissata Tall Sall l’incarnation la plus élégante, la plus éloquente et la plus républicaine de ce que devait être la femme sénégalaise en politique.

J’ai aussi vu la déception de beaucoup de romantiques de la politique. Ceux qui ne font et ne feront jamais de compromis sur leurs idées, leurs positions. En l’espace de quelques mots prononcés par Me Sall, ils sont devenus orphelins.

Orphelins de celle qui disait qu’elle ne rejoindrait jamais Macky Sall en raison de questions de principe, orphelins de celle qui parlait si souvent avec le coeur, contre les injustices, contre le droit bafoué.

Je me suis également rappelé les propos qu’un inconnu assis à côté de moi avait tenu sur elle lors d’une émouvante céremonie d’hommage à un grand monsieur du socialisme sénégalais, mort tragiquement. Cette personne, en écoutant Me Aissata Tall Sall parler, avait dit « Cette femme, je l’admire » avec un naturel déconcertant.

Beaucoup de Sénégalais ont sans doute déjà prononcé cette phrase au moins une fois, l’ont chuchottée à leur voisin dans une assistance ou l’ont dit à leur propre conscience.

Voilà ce qu’elle représentait dans ce pays. Un symbole. Une boussole. Et bien plus encore. Au sein du camp qu’elle rejoint, choix qu’elle assume d’un point de vue individuel, Me Aissata Tall Sall représentera surtout un chiffre : 25000. Comme le nombre de voix qu’elle avait obtenu en 2017. Elle personnifiait une certaine idée de la politique. Elle en est désormais une donnée arithmétique. Une de plus. Aride et banale.

La violence des réactions, surtout chez les jeunes, et leur ampleur fera sans doute réfléchir Me Aissata Tall Sall. Dans l’insularité de sa conscience, elle ne peut ignorer qu’elle était appréciée de beaucoup, au delà de ses propres militants et qu’elle a commis une faute morale.

Ces revirements ne sont pas nouveaux dans notre histoire politique, ils sont même la règle. Nous les pensions cependant impossibles chez certains.

Hélas, la récente vague de ralliements de dernière minute vers le parti pouvoir a fini de me convaincre sur un fait : les acteurs du vieux monde politique, celui des ères socialiste et libérale, quels que soient leur niveau intellectuel, leur gentillesse et leur éloquence, ne sont et ne resteront que le tenants de cette vieille politique, celle de l’immobilisme.

Nous devons désormais assumer cette ligne de fracture avec nos amis, nos oncles, nos tantes, nos héros.

Me Aissata Tall Sall incarnait un espoir, une audace vers l’avenir. Par son acte, elle nous a ramenés dans le vieux monde. Notre déception est grande. Mais notre détermination à changer d’ère politique l’est encore plus.

Fary Ndao

Dr Mendy : « Les insultes de Cissé Lo servent plus Sonko …

Moustapha Cissé l’un des piliers de l’APR a dérapé grave ce lundi sur la RFM. En dehors des insultés proférés en l’endroit des parents de Ousmane Sonko, il s’en est pris à ceux qui ont assisté au meeting en les traitant de rebelles du MFDC.

Une sortie que désapprouve Ibrahima Mendy un des lieutenants du président de l’APR à Ziguinchor.

« Je ne peux pas cautionner les insultes de Moustapha Cissé CISSE Lo de ce matin sur le candidat Ousmane Sonko. Ces insultes servent plus Sonko en Casamance que Benno Bokk Yakkar », a t-il alerté.

Pour le président du mouvement « Macky 17 19″, il trouve une autre façon d’attaquer Sonko mais pas dans les invectives  » Attaquons Ousmane Sonko sur sa proposition politique et évitons ces débats dangereux  » a t-il conseillé s

« Le charognard ne sera jamais l’aigle… »

Les stolons politiques

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao
www.ndukur.com

Avec Aïssata Tall Sall le verbe « oser » prend une nouvelle définition. Cela me conforte dans ma position.

La gangrène UPS-PS-PDS ne peut générer rien de bons pour ce pays. Ils peuvent hiberner, laisser leurs gènes en dormance mais le charognard ne sera jamais l’aigle.

Les noyaux de prévarication finissent par se retrouver. La question est à poser aux sénégalais…si cette caste persiste au sommet de l’État cela veut dire que la plupart des sénégalais s’en accommodent. Osez la poubelle de l’histoire n’a jamais été aussi banal. C’est admis. Sauf les naïfs qui pensent que c’est de la traîtrise. Toutes ces gens ne se rebellent que lorsqu’on touche à leurs butins. De Macky à Niass. C’est une constante dans notre histoire politique. Ce sont des stolons. Cette forme de germination. Forme de multiplication végétative avec des tiges rampantes qui forment une « nouvelle » plante » ..mais c’est la même espèce. De mauvaises herbes dans tous les cas.

NKEN

Moustapha Diakhaté rame à contre courant de la majorité

Interrogations citoyennes de Moustapha Diakhaté à la commission d’enquête parlementaire

Affaire 94 milliards francs de CFA : ce que je veux savoir

1. Comment des fonctionnaires peuvent-ils prélever 46 milliards du budget national pour payer une indemnisation, à la suite d’une expropriation à l’insu du Ministre du Budget, du Ministre de l’Economie et des Finances, du Premier ministre et du Président de la République ?

2. Comment 46 milliards du budget national peuvent-ils être décaissés pour payer une indemnisation à la suite d’une expropriation par l’Etat à l’insu de l’Agent judiciaire de l’Etat?

3. Comment une banque dans l’espace Uemoa peut-elle recevoir un dépôt d’un montant de 46 milliards à l’insu de la BCEAO, de la Centif et du Giaba ?

Dans sa mission de contrôle de l’action du gouvernement et d’évaluation des politiques publiques, l’Assemblée nationale peut édifier le Peuple sénégalais sur les tenants et aboutissants des accusations de Monsieur Ousmane SONKO.

Pour trouver des réponses à ces questions l’Assemblée nationale n’a pas besoin de la collaboration de Monsieur Ousmane SONKO.

Ndiaga Sylla : Il faut s’attendre à un 2e tour à la présidentielle


La campagne électorale va commencer le dimanche 03 février à minuit pour prendre fin le vendredi 22 février à minuit.

A J-9 de l’ouverture de cette campagne, l’expert électoral Ndiaga Sylla, lors d’un entretien accordé à iGFM, est revenu sur le profil de chaque candidat. Sur ce, il dresse un bilan très positif.

Selon lui, en politique aucun candidat n’est à sous-estimer. « On peut s’attendre à un 2eme tour, car tout est possible…’’, dit-il.

Le franc CFA au cœur d’une semaine de polémique franco-italienne

Dix questions pour comprendre si vraiment l’appauvrissement de l’Afrique et l’aggravation de la crise migratoire sont la faute du franc CFA

La semaine a été brûlante entre la France et l’Italie. Les deux vice-présidents du Conseil italien, Matteo Salvini et Luigi di Maio, ont multiplié les critiques contre la France et Emmanuel Macron, accusant notamment Paris d’« appauvrir » l’Afrique et de se servir du franc CFA pour poursuivre leur œuvre colonisatrice en Afrique.

L’affaire est née le 20 janvier quand Luigi Di Maio a déclaré à propos des migrants : « A partir d’aujourd’hui, ceux qui veulent débarquer en Italie, on va les emmener à Marseille. Je vais demander des sanctions contre les pays qui colonisent l’Afrique.

La France imprime le franc dans les colonies pour financer une partie de sa dette : pour laisser les Africains en Afrique, il suffirait que les Français restent chez eux », avait-il lâché sur RTL. Le lendemain, il a surenchéri.

« Tout ce que j’ai dit est vrai, a-t-il insisté. La France imprime une monnaie pour 14 Etats africains et, par conséquent, elle en empêche le développement.

Au contraire, elle contribue aux départs des migrants, qui vont ensuite mourir dans la Méditerranée ou débarquer sur nos côtes. Il est temps que l’Europe ait le courage d’aborder le thème de la décolonisation de l’Afrique. »

Ces déclarations ont été jugées « inacceptables » par le Quai d’Orsay qui a convoqué lundi l’ambassadrice d’Italie à Paris, Teresa Castaldo.

Le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte a tenté de calmer le jeu mardi en assurant que cela ne remettait « pas en question » l’amitié « historique avec la France, pas plus qu’avec le peuple français », évoquant une relation « forte et constante ». Les dix questions que pose cette polémique.

1 – Quels sont les pays du franc CFA
155 millions de personnes utilisent le franc CFA comme monnaie. Celle-ci est utilisée dans quatorze pays (dont douze anciennes colonies françaises). Huit sont en Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo) et six en Afrique centrale (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad). Ces deux groupes de pays constituent deux unions monétaires distinctes.

2 – Quelle est cette monnaie ?
Etablie en 1945, une quinzaine d’années avant l’indépendance des colonies françaises, cette monnaie est toujours en circulation. Sa valeur est aujourd’hui indexée sur l’euro (1 euro = 655,96 francs CFA) ce qui maintient les économies africaines dans la dépendance de la politique monétaire européenne.
3 -Où est imprimée cette monnaie ?
Cette monnaie est imprimée à Chamalières, fief de l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing dans le centre de la France.

4 – Est-ce que la France finance sa dette avec ?
Matteo Salvini et Luigi di Maio, ont notamment accusé Paris de se servir du franc CFA pour financer la dette française. Ce n’est pas vrai pour une raison simple : les Etats africains doivent déposer 50 % de leurs réserves en France ; en contrepartie, leur convertibilité illimitée avec l’euro leur donne une crédibilité internationale. Ces dépôts sont cependant rémunérés à un niveau supérieur aux taux du marché monétaire. Un taux plancher de 0,7 % a été fixé, ce qui est « très favorable » compte tenu des taux actuels. Par ailleurs, ces fonds peuvent être retirés à tout moment et, par conséquent, ne sauraient être utilisés pour financer de la dette française.

5 -Le franc CFA est-il un frein au développement ?
Régulièrement critiqué dans les pays africains qui l’utilisent, le franc CFA compte des ennemis jusque sur le Vieux Continent, tant parmi la gauche radicale anti-impérialiste française que, récemment, chez le gouvernement populiste italien. Les partisans du franc CFA estiment, eux, que ce contrôle extérieur sur le CFA apporte une certaine stabilité et un bouclier contre la tentation de faire tourner la « planche à billets ». Il permettrait aussi de maintenir l’inflation sous les 3 % et de stabiliser la dette à un poids raisonnable. Les opposants au franc CFA pensent que l’Afrique devrait s’en affranchir rapidement, surtout pour casser ce lien historique avec la France.

6 – Est-ce à l’ordre du jour de quitter le CFA ?
Lors de sa visite au Burkina Faso en 2017, Emmanuel Macron, interpellé sur la question, s’était posé en défenseur de la devise : « C’est une bonne chose pour un aspect, ça donne de la stabilité à ceux qui l’ont », avait-il estimé. Mais des réunions régulières ont lieu pour réfléchir à une sortie en douceur de la monnaie. De leur côté, certains groupes africains aimeraient aussi en sortir car les accusations de néocolonialisme sont également récurrentes sur le continent et plusieurs manifestations contre le franc CFA ont eu lieu en 2017 au Bénin, au Gabon, en Côte d’Ivoire et au Mali.

7 – Peut-on dire que c’est un frein au développement ?
Pour l’économiste sénégalais Demba Moussa Dembele, farouche adversaire du franc CFA, « c’est un frein au développement ». A ses yeux, « la priorité de la BCE (Banque centrale européenne) est de combattre l’inflation (et) la Banque centrale d’Afrique de l’Ouest est obligée de suivre la même politique ». A cause de cette priorité, poursuit-il, la Banque africaine « accorde moins de crédits aux entreprises locales et aux Etats africains ». Or, on sait que les entreprises ont besoin d’argent pour se développer et que l’Afrique en manque. Pour lui, « cette politique monétaire empêche toute politique d’industrialisation », maintenant la plupart des pays de la région dans le bas du classement des pays les moins développés.

8 – Quel est l’état de développement des pays CFA ?
Du point de vue de la croissance, les pays de la zone franc affichent des réussites variables. Les pays d’Afrique de l’Ouest tirés par le Sénégal et la Côte d’Ivoire tournent autour de 6 % de hausse annuelle de leur PIB tandis que ceux d’Afrique centrale sont plus proches d’une croissance nulle.

9 – Le franc CFA est-il la cause de l’immigration ?
Peut-on dire avec Luigi Di Maio que la devise serait responsable de l’immigration africaine vers l’Europe ? Selon plusieurs experts, la critique ne tient pas. « On ne peut pas dire que les pays africains de la zone franc soient surreprésentés dans les flux migratoires vers l’Europe même si on considère les choses sur le temps long », note Jacques Barou, directeur de recherche au CNRS et spécialiste des migrations. Même si en 2018, les demandes d’asile d’Ivoiriens ont fortement progressé en France (+44 %), les principaux flux venant d’Afrique « partent surtout du Soudan, d’Erythrée et du Nigeria, trois pays qui n’ont jamais été dans la zone franc », souligne-t-il.
10 – Que répond la France ?

Le 23 janvier, la ministre française des Affaires européennes Nathalie Loiseau a estimé que les propos tenus depuis quatre jours par certains dirigeants italiens étaient « insignifiants » et « inamicaux », excluant toute mesure de rétorsion dans l’immédiat de la part de Paris dans les dossiers économiques.

« Ces propos posent des questions : est-ce que ça rend service au peuple italien, est-ce que ça contribue au bien-être du peuple italien ? Je ne le pense pas », a-t-elle dit lors du compte rendu du conseil des ministres à l’Elysée.

Sheikh Alassane Sène soutient Idrissa Seck

Sénégalaises, sénégalais,
mes chers compatriotes, d’ici et de la diaspora
Il est arrivé l’heure, cet instant propice, où par devoir envers vous, j’ai décidé de rendre public mon choix parmi les 5 candidats à genoux face à la plus illustre des missions: présider aux destinées des Sénégalais …

Les temps sont durs, le Sénégal est outragé, l’avenir de ses enfants est plus que jamais compromis. Mon pays, notre patrie, est secoué par un flottement politique sans précédent.

Le constat est clair, la République va mal, les disparités sociales sont devenues des métastases car le régime en place, en tentant de donner de l’autorité à son incertitude, a foulé au pied tous les enseignements issus des repères des grands rendez-vous de notre histoire, notamment la noble attitude de Cheikh Ahmadou Bamba à son retour d’exil ou encore la grande révolution « Torodo » de Thierno Suleiman Baal de 1776.

Nous avons aujourd’hui un sentiment de honte, car ce même régime, versé dans une collusion intime avec son clan, a réveillé nos peurs et infecté notre espoir. Et jamais encore on avait vu des dérapages et des scandales financiers à si grande échelle.

La gestion des affaires de la République n’est pas un jeu d’enfants, elle ne traite pas d’intimité, même si ses règles demeurent secrètes. Elle ne doit non plus être familiale ni clanique. Elle est une affaire de tous pour tous.

Durant des jours et des jours, j’ai beaucoup réfléchi sur la décision que je devais prendre et sur l’avenir de mon pays, à l’heure où, redorer son frontispice est devenu si impérieux.

L’ancien recteur de la mosquée de Paris, l’honorable Hamza Bubakar disait il y a deux décennies que le Sénégal allait devenir un eldorado, et qu’il suffisait seulement à ses fils, pour y arriver, de vouer plus de considération et d’égards à leurs illustres guides religieux.

Et grâce à Dieu, cette échéance est déjà à nos portes, aujourd’hui plus qu’hier et certainement bien moins que demain.

J’ai rencontré des candidats, et leurs émissaires, j’ai vu en eux, des patriotes engagés, des sénégalais imbus de valeurs citoyennes, épris de paix, mais pressés en même temps de voir notre République sauver des goulots qui l’étranglent depuis plus d’un demi-siècle. Nous avons échangé sur le Sénégal que nous comptons bâtir ensemble et qui n’exclura plus jamais personne.

Et Dieu sait qu’ils sont tous animés par un puissant désir de nous servir. Et à l’heure du choix, j’aimerais faire peser sur la balance ma liberté de choisir et je l’assume.

Vous l’aurez aussi compris, personne ne me dictera mes choix politiques même s’ils sont impopulaires, et dans ce cas-ci, il ne le sera pas, car j’ai décidé de rester dans le camp du peuple auquel je ne peux m’arracher, et qui veut, dans son écrasante majorité, trouver une alternative sûre à l’alternance, par le suffrage universel qui fixera sans aucun doute notre destin commun.

Le terrorisme verbal, les pressions sentimentales et les escalades belliqueuses ne pourront guère influer sur nos démarches.

Nous les ferons féconder en toute responsabilité, nous les assumerons et les partagerons avec l’ensemble de nos compatriotes, sous une forme d’insurrection citoyenne contre cette oligarchie présidentielle. Nous avons notre agenda, et rien ne nous le fera changer.

J’ai donc décidé, au nom de notre mouvement « Daj Dëpp », de rejoindre le candidat Idrissa Seck, avec qui nous partageons une même vision pour le Sénégal que nous voulons construire et qui fera rêver le monde entier.

Mon choix n’est guère guidé par des émotions, car pour moi, la réflexion doit aller au-delà des passions, dans la grande responsabilité, et c’est cela qui fera avancer notre si jeune nation.

Nous sommes préparés à gagner ces élections et nous ne devons pas échouer face à cet adversaire en conflit ouvert avec son peuple. Et je nous en sais capables de relever un tel défi. Alors, notre victoire se fixera sur une intelligence basée sur la foi, la consultation et l’observation, loin de toute infirmité de l’esprit.

J’ai embarqué durant des mois, lors de mes tournées dans tout le pays, tant de sénégalais dans mon projet pour réhabiliter le Sénégal face à l’histoire et lui redonner le lustre qu’il mérite et jamais, jamais, je ne les trahirai.

Mes chers compatriotes,

voici les trois signes d’un pouvoir finissant: une capacité physique, un pouvoir financier colossal et des liesses populaires. Plus celui qui l’incarne se berce d’illusions factices, plus sa chute est fatale. Et bien évidemment, ces voiles obstruent la vue de n’importe quel leader irréfléchi et revanchard.

Quand le Seigneur dit que c’est lui qui arrache le pouvoir, il s’adresse à celui qui s’y accroche, et qui ne l’exerce que par les leviers de la cruauté.

Alors, nous allons tous ensemble, et avec la coalition « Idy 2019 », bâtir un Sénégal fort, où d’égale dignité, épanouis nous vivrons. Nous baliserons et défricherons nos terres, afin qu’elles reverdissent et portent des fruits déhiscents, accessibles à tous, à la hauteur de nos imaginations et de nos ambitions.

À l’ensemble des militants du mouvement « Daj Dëpp », à nos sympathisants, amis et parents, soyez prêts pour mener à mes côtés le combat du peuple, avec le candidat Idrissa Seck. Une troisième alternance doit dès lors s’opérer et définitivement germer dans nos pensées, telle est mon intime conviction.

Cher Idrissa Seck, cher compatriote,

Mon adhésion à votre coalition n’est qu’une suite logique à mon combat citoyen. Je n’ai pas voulu aller vite en besogne, ni siffler plus fort que le vent, en annonçant ce choix, en des instants inopportuns.

Il est parfois judicieux d’observer et d’endurer les convulsions du temps pour que les idées germent, défassent les doutes et fassent place à l’action.

J’eus donc décidé de garder le silence, d’observer et de laisser ce même temps courir sereinement son marathon, avant de fixer ce choix, qui était dès le début, clair dans mon esprit.

Vous êtes le candidat de la jeunesse, père pour elle, des femmes, du changement, des masses, et des élites intellectuelles.

Vous êtes aussi le candidat du Sénégal des profondeurs et votre heure est aux bonnes aiguilles. Nous allons à cet égard, battre campagne à vos côtés, avec un esprit de gagneur, uniquement de gagneur.

Mes chers compatriotes,

j’appelle ainsi, toutes les forces vives de la nation, à venir adhérer massivement à la démarche fédératrice d’Idrissa Seck et à sa vision inclusive pour tirer notre pays des mains inexpertes d’un système sénescent qui travaille à l’inversion de la décision du peuple souverain, à jouir des dorures de la République et à abîmer volontairement nos valeurs culturelles fondamentales.

Vive l’union Daj Dëpp – Rewmi
Vive la Coalition Idy 2019
Vive le Sénégal
Vive l’Afrique

Sheikh Alassane Sène
Pdt Mvt « Daj Dëpp »
Shasty4Idy

Les chroniques de Bandia : Doutes multiples

Sept ans de règne, de combines et de complots, ont écrémé, décrédibilisé ou étêté partisans et adversaires du Gladiateur, spolié la nation de richesses multiples, matérielles et morales.

L’éventualité d’un recours au clan de l’Empereur comme alternative, gagne de plus en plus de terrain, comme si Googorlu serait prêt à ravaler ce qu’il a vomi il y a juste sept ans. C’est dire que le royaume qui se croyait au-dessus de tout et de tous, a perdu de sa sérénité. Après deux essais non concluants, les rêves d’une impossible alternance semblent se diriger vers les murs de l’incertitude.

Dans les bureaux et dans les usines, à travers champs et campagnes, la colère gronde. Tous les muscles bandés sont dirigés vers la même cible ; tous les « kuuru bay faal » levés, ne visent qu’une tête : celle du Gladiateur, coupable de dictature, ou…. d’envie immodérée de second mandat au parfum d’hydrocarbures.

Mais, pouvons-nous le condamner sans nous poser la question : Sommes-nous victimes ou complices de ce qui nous arrive, en faisant ou laissant faire ?

Entre les complaintes «y en a marre », et les airs de l’hymne à sa gloire (doli ma, doyalu ma), l’Empereur trop naïf ou trop arrogant, n’avait pas su faire la différence. Non seulement il n’a pas réalisé ses rêves, mais ses désirs l’ont entrainé vers les abîmes de l’histoire.

La couronne échappée de ses mains, est venue s’incruster comme par miracle sur la tête d’un bouffon qu’il avait créé de toute pièce, donné les moyens de faire rire la cour, en attendant de s’en servir comme marchepied pour son rejeton.

En l’absence de leaders charismatiques malgré les alléchantes conclusions des Assises Nationales, ou plus exactement en présence de trop de chefs incapables de se tolérer, l’ALTERNANCE II a été plus, une révolte paysanne dont l’issue ne pouvait être que celle de la fable : « le roi est mort, vive le roi ».

Principal bénéficiaire de ce « lambi golo » où les combattants les plus attendus se sont neutralisés, le Gladiateur a reçu sans vraiment le demander, l’allégeance sans condition d’une classe politique encore entre les mains du troisième âge.

Ce qui fait débat au sein des partis de gauche, c’est moins le soutien même sans condition, que justifierait une situation historique particulière au Gladiateur, mais bien le renoncement à la lutte et à la philosophie qui légitimaient leurs existences.

Les purges et les mises en quarantaine instaurées comme mode de gestion de ces partis (ou ce qui en reste), s’organisent autour d’un postulat frauduleux : « le parti soutient le Gladiateur », débouchant sur une logique à la fois cruelle et cynique : « tous les militants soutiennent Gladiateur ou sont considérés comme des rebelles et traités comme tels ».

Sans rêve mais plein de désirs, Le Gladiateur projeté au sommet du royaume, a été immédiatement entouré par des courtisans plus attachés au symbole et aux avantages qu’ils en tirent qu’à celui qui la porte.

Les professionnels disent que c’est ça le réalisme politique, les fanatiques y voient « la main de Dieu ». Mais de quel Dieu ? Certainement pas celui d’Isaac et d’Abraham.

Que vive l’idéalisme si réalisme veut dire renoncer à la lutte après une défaite. Le drame, c’est que la politique du Gladiateur est un virus insidieux, qui ronge l’économie et la morale, un feu à combustion lente qui brûle sans flamme et sans fumée. Si Le Gladiateur n’a pas encore versé de sang, il en a tant sucé, s’il n’a pas encore ôté de vie, il continue d’en briser au quotidien.

Identifié comme un charognard qui s’est engraissé à l’ombre de l’Empereur déchu, il s’est découvert des talents de prédateur, s’attaquant aux proies les plus faibles et/ou isolées de leurs bases.

Les victimes les plus connues sont à dénombrer parmi ses potentiels challengers, mais la grande majorité reste d’anonymes Goorgorlus, coupables d’objections à ses pratiques ou simplement de n’avoir pas dansé au rythme de ses airs.

Son programme de génocide politique, intellectuel, moral et juridique, dont l’objectif ultime est vaincre sans péril, tend à déstructurer le royaume et à le priver de ses ressources vitales.

Aujourd’hui, sans être une masse d’argile flasque modelable selon ses désirs, Ndoumbélaan a perdu confiance en ses guides de toute nature.

On pourrait donc croire le chemin balisé. Pourtant, Le Gladiateur est manifestement inquiet, au point de menacer ses partisans de destruction massive en cas de défaite.

Sa victoire à la Pyrrhus lors d’un référendum dit constitutionnel, censé tracer un cadre de vie consensuel entre les citoyens, est un échec politique, économique et social.

Les résultats des dernières élections prouvent que les lignes arithmétiques n’ont pas bougé en sa faveur, même si le mode de scrutin lui garantit plus de trois quart des applaudisseurs à la chambre d’enregistrement.

Les scandales savamment orchestrés ou relevant d’incompétence lors les différents scrutins organisés sous son magistère, y compris les réponses servies aux plaignants par une justice se déclarant souvent incompétente, ont fortement entaché leur crédibilité.

Son « hoxotal » qui peut être perçu comme une alerte ciblée, ne peut pas effrayer la masse des lieutenants cubes-Maggi, certains de sauter sans état d’âme dans la prochaine soupe de l’éventuel vainqueur. Il n’est pas impossible d’ailleurs, que certains parmi eux, jouent déjà aux équilibristes : « bi tanke du laal bi ».

Le « lion qui dort » se serait-il réveillé en proie au doute comme dans un cauchemar ? Dans ce cas, il n’aurait pas tout à fait tort, d’autant plus que le chat nommé contre toute attente à une nouvelle station de pompage des sous, est de plus en plus souvent porté absent à la base.

Que vaut aujourd’hui l’homme qui pesait 25% d’inconditionnels il y a six ans ? Que sont devenus les 65 % qui l’avaient préféré à l’Empereur ? Qui choisiraient-ils dans l’éventualité d’un second tour de plus en plus en plus inévitable ?

Que pèseront les bonus attendus de « l’année sociale » sur les intentions de Goorgorlu après sept ans de malus ? Accrochée au wagon du Gladiateur sans jamais y prendre place, la gauche qui l’avait soutenu dans son aventure de droite, s’est fragilisée.

L’état-major des verts qui en constituait la frange numérique la plus significative, s’est décroché de ses wagons porteurs de suffrages… et de principes. Même au risque de se fracasser les jambes ou d’atterrir en terrain miné, un baroud d’honneur des derniers Mohicans plus que dépités, reste une probabilité.

La déception des uns et l’envie de gouverner des autres sont telles que tout le monde ou presque est certain que le Gladiateur n’a aucune chance de survivre à l’épreuve fatidique de « pommu siraat », que la constitution l’oblige à traverser dans quelques mois. Il se sent donc condamné, « perdu, sa retraite coupée et tous ses chemins pris » (sic).

Ce sont là, des questions majeures qui troublent le sommeil du Gladiateur, de sa famille, mais aussi des bailleurs-usuriers qui ont profité de sa présence à la tête de Ndoumbélaan pour fructifier leurs richesses par des créances douteuses ou en s’octroyant les ressources les plus convoitées.

Si les rêves sont des essences de vie, les désirs en sont les maitres impitoyables et sans scrupule, qui conduisent fatalement vers les abîmes. C’est pourquoi, Goorgorlu s’été opposé, farouchement aux désirs de l’Empereur, au prix de plus d’une dizaine de ses compagnons tombés, sur la route de l’alternance II.

Le Gladiateur a trop surfé sur les mots et les maux en méprisant ses adversaires qui, au nom d’un « fairplay démocratique » lui ont permis de régner, alors que le peuple s’attendait à le voir gouverner. Mais le verdict des urnes n’est pas une parole d’évangile, et le « fairplay démocratique » des acteurs politiques ne saurait être crédible sans le sceau des masses populaires.

Des enjeux économiques et sociaux dynamiques, font du quitus statique qui confère à un homme ou à un clan le droit de gouverner une nation, bien plus que le simple résultat d’un match de gala où les adversaires se serrent la main quel que soit le verdict.

L’élégance politique qui dicte aux acteurs défaits de ranger leurs armes après avoir « épuisé les voies de recours légales », n’engage pas forcément les masses.

La goutte d’eau qui risque de faire déborder le vase, proviendra, si on n’y prend pas garde, de l’environnement dans lequel seront organisées les prochaines élections.

Admettre en effet que les manquements volontaires ou intentionnels, les tricheries, et toutes les pratiques affectant la sincérité des scrutins, peuvent être comptabilisés en pertes et profits, c’est faire preuve de légèreté et de naïveté.

Soyons sérieux et parlons-en maintenant, pendant qu’il est encore temps. Les risques sont réels qu’une victoire improbable du Gladiateur au second tour ouvre un troisième tour social difficile à stabiliser, et une victoire inimaginable au premier tour, celui d’un front …., simplement « y’en a marre » de la démocratie.

LES CHRONIQUES DE BANDIA

Marks & Spencer retire du marché du papier toilette avec l’inscription « Allah »


Marks & Spencer annonce ce jeudi avoir retiré du marché ses rouleaux de papier toilette à l’aloe vera : certains membres de la communauté musulmane disaient y voir le nom d' »Allah ».

« Chers clients, à la suite des récentes remarques sur nos rouleaux de papier toilette à l’aloe vera, nous avons définitivement retiré ces produits de la vente » : voilà le communiqué officiel divulgué par la marque franco-britannique Marks & Spencer, accusée par certains membres de la communauté musulmane d’avoir mis sur le marché du papier toilette « honteux ».

La feuille d’aloe vera dessinée sur le papier cacherait, selon certains, rien moins que le nom d’ »Allah » en arabe.

« Ce papier toilette contenait bien le nom d »Allah' »

La polémique a débuté le 18 janvier dernier, quand, au Royaume-Uni, un membre de la communauté musulmane a posté sur YouTube une vidéo où il montre des rouleaux « blasphèmes » et appelle ses « frères » et ses « soeurs » à ne pas les acheter.

Le scandale s’est ensuite propagé en France, où, mardi dernier, dans un Marks & Spencer de la Défense à Paris, une cliente a dénoncé les mêmes rouleaux de papier toilette.

« J’ai vérifié de mes propres yeux que ce papier toilette contenait bien le nom d »Allah’, le nom de Dieu », s’émeut-elle dans une vidéo postée sur son compte Twitter.

Un responsable du magasin Marks & Spencer de la Défense a confirmé les faits au « Figaro »:

« Cette cliente a effectivement parlé à des vendeurs, disant qu’il y avait écrit ‘Allah’ sur le papier toilette. Elle avait l’air pas bien, fatiguée comme si elle n’avait pas dormi de la nuit. Ça a fait tout un scandale.

On lui a expliqué que c’était des feuilles d’aloe vera sur le papier toilette, elle est repartie sans l’acheter, et il n’y a pas eu de suite. »

La cliente en question a également invité les internautes à se rendre dans « tous les Marks & Spencer de France et même d’ailleurs » pour inciter les responsables à retirer ces produits « immondes » de leurs magasins et aller déposer une plainte au siège.

Boycott

Peu après, le hashtag « boycottmarksandspecer » s’est rapidement propagé sur les réseaux sociaux. Sur son compte Twitter, M&S s’est défendu des accusations :

Le journal britannique « Daily Mail » avait également rapporté la réponse d’un des responsables britanniques du magasin :

« Le motif sur le papier hygiénique à l’aloe vera, que nous vendons depuis plus de cinq ans, représente catégoriquement une feuille d’aloe vera. Nous avons investigué et nous avons confirmé cette conclusion avec nos fournisseurs. »

Mais ces réponses n’ont pas suffi à calmer les esprits et une pétition a été lancée sur change.org, pour retirer de la vente ce produit jugé comme « une tentative très insensée et pathétique d’insulter l’islam ». Jeudi à la mi-journée, la pétition avait récolté plus de 3.000 signatures.

La décision de Marks & Spencer de retirer les rouleaux de papier toilette à l’aloe vera n’a pas été bien accueillie par certains internautes, qui l’ont interprétée comme un signe de faiblesse.

Nouvel obs

Saccage du siège de Pastef : Les patriotes parlent d’acharnement criminel


Dans la nuit du mercredi 23 au jeudi 24 janvier, des nervis lourdement armés ont attaqué le siège national du parti des Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la formation (PASTEF-les patriotes), saccageant tous les équipements électroniques et informatiques, le matériel de bureau et proférant de graves menaces contre les personnes se trouvant sur les lieux.

Pastef-Les Patriotes condamne, avec la dernière énergie, ces actes de barbaries intervenus après qu’un ministre de la République ait affirmé publiquement avoir recruté des « gros bras » pour les besoins de la campagne électorale.

Notre Parti prend à témoin l’opinion publique nationale et internationale pour ces faits d’une extrême gravité qui sont contraires aux règles de démocratie et de coexistences des acteurs politiques, mais aussi et surtout, qui violent les lois de la République condamnant la constitution de milices privées.

Ces faits récents sont survenus après une série d’actes criminels dont notre parti et ses membres sont victimes depuis quelques temps, dont :

-le Meurtre de Mariama Sagna, responsable politique local de Pastef à Keur Massar, le 06 octobre à la fin d’un meeting
-la vandalisation du véhicule de Dr Ismaila Diallo à Thienaba
-la Descente illégale des éléments de la gendarmerie à Ziguinchor chez la mère de Ousmane Sonko, leader de Pastef.
-le Sabotage de l’inauguration du siège de PASTEF-Yoff par des militants de Diouf Sarr le Mercredi 23 janvier
-Attaques du siège national de PASTEF ce Jeudi 24 janvier à 2h48 du matin

Cet acharnement criminel s’explique par la percée de Pastef-Les patriotes auprès des citoyens sénégalais qui ont adhéré massivement à son offre politique et au message du Président Ousmane Sonko visant à changer de paradigme.

Pastef-Les Patriotes regrette sincèrement que tous cas actes n’aient donné ni à des poursuites ni à des enquêtes sérieuses.

Fortement attaché aux valeurs de la République qui interdisent de se faire justice et qui accorde le monopole de la violence à l’Etat, Pastef-Les Patriotes appelle les autorités judiciaires de tirer au clair cette barbarie et de sanctionner les auteurs, dont le principal commanditaire, qui qu’il puisse être.

Enfin, nous appelons l’ensemble des militants et sympathisants de notre parti à rester fidèles à notre devise de « Don de soi pour la Patrie ».

En l’occurrence, elle doit se traduire par notre détermination à nous concentrer sur l’essentiel qui est de conduire avec élégance la victoire de la Coalition Sonko Président au soir du 24 février. Nous leur disons que la violence est l’arme des faibles.

Les jeunes de l’opposition dans la rue ce vendredi

Après les menaces du C25, les jeunes de l’opposition sont décidés à passer à l’action. Réunis ce mercredi 23 au siège du Parti démocratique sénégalais (PDS), ils ont annoncé une marche pour ce vendredi.

Une manifestation qui part pour être mouvementée au vu de l’itinéraire que les jeunes opposants ont décidé d’arpenter.

En effet, selon eux, leur marche va partir de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar pour s’arrêter au rond-point de la RTS, en passant par le Rond-point Sam de la Médina.

Flairant visiblement la réaction de l’autorité administrative, Toussaint MANGA et camarades assurent qu’ils ne vont pas changer d’itinéraire.

« Nous avons à déposer une déclaration au niveau du préfet et nous l’avons fait en bonne et due forme. Maintenant qu’il (le préfet de Dakar, ndlr) n’essaie pas de nous dire par où nous allons passer », soutiennent-ils.

Des nervis pillent le siège de Sonko à Yoff

Des hommes, entre sept et huit, encagoulés et armés de machette ont fait une descente vers 3h du matin au siège de PASTEF d’Ousmane SONKO sis sur la route de l’Aéroport Léopold sédar SENGHOR à Yoff.

Après avoir tenu en respect le vigile, les malfrats ont tout détruit sur leur passage. Selon nos informations, de l’argent, des téléphones portables ont été emportés.

Walf

Alioune Tine sur la milice de Macky : C’est très dangereux …


L’ancien Directeur d’Amnesty international/Afrique a également réagi à la vidéo qui affole les réseaux sociaux.

Mais les « Marrons du feu » sont loin de faire rigoler Alioune TINE. Selon lui, c’est inadmissible de faire recours à des nervis pour gérer des différends politiques. Et c’est, ajoute-t-il, c’est plus lamentable quand c’est un ministre qui est derrière.

«Très dangereux pour un État de droit où les Forces de défense et de sécurité sont les seules habilitées à veiller sur l’ordre. Scandaleux venant d’un ministre de la République qui viole délibérément la loi. Où va le pays de Senghor et d’Abdou Diouf ?», a-t-il réagi Alioune TINE.

«Moi, personnellement, j’ai fini de recruter des éléments qui n’attaqueront personne en premier, mais qui sont enclins à appliquer la loi du Talion à tous les esprits bornés qui songeront à vouloir empêcher notre candidat Macky Sall de tourner en rond», avait déclaré Mame Mbaye NIANG.

Walf net

La communauté internationale considère le Sénégal comme un pays en crise

Le droit de « l’hommiste », Alioune Tine, n’est pas du tout rassuré de la situation actuelle du Sénégal. Il informe que l’image du pays est en train de se ternir aux yeux de la communauté internationale.

«Il faut que les choses se fassent pacifiquement, qu’elles soient gérables, quand ce n’est pas gérable, on ne sait pas jusqu’à quel niveau ça va aller. Parce que, qu’on le veut ou non, la communauté internationale considère le Sénégal comme un pays en crise», fulmine-t-il.

Il poursuit : «les diplomates sont en train de demander des avis par-ci par-là. Nous avons rencontré des gens de la CEDEAO et aux Nations Unies, aujourd’hui les gens commencent à être inquiets, il faut que chaque Sénégalais se sente concerné par cette question là».

Membre de la Société civile, Alioune Tine appelle, sur la Rfm, la classe politique au calme.

«Les gens qui sont en colère et qui ont des raisons de la manifester, il faut le faire dans le calme, vraiment des textes constitutionnels, législatifs et réglementaires et que ceux d’en face, ne fassent ni la provocation ni la répression inconsidérée».

Il est d’avis que cette situation prè-électorale, qui rappelle les allures de celle de 2012, est le fruit des transitions ratées au Sénégal

De hauts dignitaires du Pit veulent « en finir avec ce régime de prédation et de recul démocratique »

Le syndrome de la Ligue démocratique, du Ps et de l’Afp vient de frapper l’autre parti souteneur de Macky Sall. En effet, de hauts responsables du Pit ont décidé de ne plus suivre Dansokho, Ibrahima Séne, Samba Sy et Cie.

De hauts responsables de ce parti, à travers un manifeste, appellent à voter contre Macky Sall qu’ils qualifient de candidat de la démission nationale, du recul démocratique.

A un mois de la présidentielle, le parti de Amath Dansokho connait des soubresauts qui risquent de créer une scission. Et pour cause, de hauts responsables, à travers un manifeste, intitulé «militants du Pit Sénégal pour le changement» œuvre pour le départ de Macky Sall.

Il s’agit entre autres du Dr Félix Atchade, membre de la coordination Pit-Sénégal de France, du Dr Sette Diop, membre de la coordination Pit-Sénégal de France, du Dr Mohamed Lamine Ly, membre du Comité central du Pit-Sénégal.

«Nous demandons au peuple sénégalais à l’occasion de la présidentielle du 24 février 2019, de disqualifier le candidat de la démission nationale, du recul démocratique : Macky Sall», écrivent-ils dans leur manifeste.

«Appelons, les forces vives du pays à unir leurs forces, à apporter leur soutien au candidat qui dans son programme : intègre les pertinentes conclusions des Assises nationales, rompt avec les politiques macroéconomiques de croissance sans développement, prône une réelle indépendance nationale par rapport aux puissances impérialistes et enfin travaille à une intégration culturelle, sociale et économique sous-régionale et africaine qui soit favorable aux peuples», indiquent les dissidents du parti de Amath Dansokho, un des grands soutiens de Macky Sall.

Ces hauts responsables, qui se disent militants du Parti de l’indépendance et du travail du Sénégal (PIT-Sénégal), de la gauche et démocrates sénégalais de tous bords, impliqués dans les luttes socio-économiques, civiles et politiques, après ont examiné ensemble la situation qui prévaut dans le pays.

Une situation caractérisée selon eux, au plan politique, «par un recul sans précédent de l’Etat de droit, la mise sous tutelle par le président de la République de toutes les institutions, le démantèlement de tous les contre- pouvoirs, la démission de l’institution judiciaire».

Au plan social, ces dissidents du Pit relèvent «le refus de satisfaire les légitimes revendications des travailleurs et par des politiques sociales clientélistes, mal élaborées et insuffisamment financées (Couverture maladie universelle)».

Au plan des valeurs éthiques, ils dénoncent «la dévalorisation de la parole publique à travers les nombreux mensonges du chef de l’État, par le non-respect par l’État de ses propres engagements, et par le sentiment largement partagé par les Sénégalais de la perpétuation du parti-Etat caractérisé par l’impunité des membres de l’Apr, des transhumants ainsi que des soutiens de la coalition Benno Bokk Yaakaar».

Au plan économique, la situation actuelle est marquée selon eux, par «le bradage des intérêts stratégiques du pays à des puissances étrangères ; par l’endettement inconsidéré pour des projets de prestiges et au mépris du bon sens le plus élémentaire des priorités en matière d’éducation et de santé publiques et de développement territorial et sans impact réel sur la structure économique du pays ; de croissance sans développement».

Tout cela les amène à considérer l’impérieuse nécessité d’unir les forces pour remédier à cette situation. C’est pourquoi les auteurs du manifeste appellent pour «une alternative citoyenne et démocratique au Sénégal ! En finir avec ce régime de prédation et de recul démocratique !»