Développer le Sénégal en dépolitisant le système

Le président du mouvement des porteurs de projets ‘’Yéwoulène’’ Alioune Badou Ndao réaffirme être un sénégalais commun qui a un parcours normal. Au cours d’un entretien réalisé au niveau de leur siège, il a évoqué sa pensée visant à changer le système de gouvernance au Sénégal. ‘’Le médiateur’’ et ses collaborateurs au sein de la troisième voie s’appuient sur des programmes de développement avec le potentiel économique et social dont dispose le pays et écartent toute considération politicienne.

Le mouvement des porteurs de projets ‘’Yéwoulène’’, la troisième voie, indique Ndao Badou ‘’Le médiateur’’, n’entre pas en politique mais en dépolitisation. «Nous avons tout compris comme disait le chanteur ; parce que Macky Sall agit en maître du jeu et il sert des outils que lui donne la loi dans ses immenses pouvoir de Président de la République. Il n’est même pas capable de respecter les choses comme candidat mais agit en tant que chef d’Etat candidat», explique-t-il.

«Nous n’allons pas jouer son jeu pour tomber dans son piège. Son parrainage ne nous intéresse pas. Nous avons une autre forme de parrainage. Nous allons chercher 2 500 000 signatures pour parrainer son départ derrière notre programme. Lui, il a son parrainage et nous avons le nôtre. Au moment où l’on vous parle, on est à 180 000 signatures. Je crois qu’avant le moins de décembre nous aurons les 2 millions de signatures pas derrière un homme comme mais derrière notre programme qui est une demande sociale. C’est ce que les sénégalais veulent pour que le pays aille de l’avant», a-t-il soulevé.

Ndao Badou ‘’Le médiateur’’ était fonctionnaire dans l’administration, et actuellement en retraite. M. Ndao a depuis longtemps évolué dans les associations surtout de développement. «J’ai des dons particuliers en matière de développement. Même étant jeune, j’avais un de mes grands le professeur Tidiane LY qui m’appelait ‘’Badou trouve tout’’», a-t-il relevé.

Dépolitisation des institutions de la République

«La troisième voie, c’est la dépolitisation des institutions de la République pour en faire des institutions de développement. Parce qu’à part la dangereuse institution présidentielle qui nous gouverne, il y a l’Assemblée nationale, la Justice», a-t-il dit. Selon lui, pour faire coller ces institutions à la réalité, il faudrait que le mode d’élection du député, sa mission change car la réalité n’est pas politique et que le développement doit être en amont et en aval de tout.

Ndao Badou ‘’Le Médiateur’’ et ses collaborateurs veulent faire revenir les Assemblées régionales qui vont refléter les missions des chambres de commerce et d’industrie pour réformer l’Assemblée nationale. Et, ce sont les agents de développement qui vont gérer en partenariat avec les mouvements, les acteurs sociaux. Comme à l’époque, il y avait le Conseil économique social dont l’aspect environnemental est actuellement inclus mais «qui permet au Président Macky Sall de caser des gens», M. Ndao trouve que ça c’est un peu biaisé.

A son avis, ce qu’il faudrait faire est de revenir aux grands ensembles en régions économiques et non politiques. «Dans telle région on a une politique sur l’agriculture, l’élevage, la pêche, etc, qui va refléter les contours géographiques. Donc, les régions seront découpées suivant leurs orientations économiques. Notre politique sera accès sur ces richesses-là que nous avons. On ne va penser le développement avec la NASA. Ce qui nous concerne c’est ce que nous avons sous la main; un pays qui a 3 fleuves, 1800 rivières et plusieurs hectares de terres arables», soutient ‘’le médiateur’’. Il a révélé que la façade maritime du Sénégal est plus important que le territoire terrestre d’où il faut lui donner son importance en faisant l’acquisition, l’exploitation, etc.

Pour une industrie agricole plus rentable

Les porteurs de projets ‘’Yéwoulène’’ envisagent de donner à chaque famille un hectare de terre où on pourra pratiquer trois (3) cultures différentes comme ça se fait en Amérique du Sud. «Si on a trois (3) millions de familles qui vivent de l’agriculture, ce seront trois (3) millions d’hectares de production. Donc, en une seule année le Sénégal va être un exportateur», rassure M. Ndao. Aussi sur l’agriculture, il a fait état de la foresterie qui est la nouvelle mode et qui l’industrie agricole la plus rentable.

«Au Sénégal, on importe des oranges, des mandarines du Maroc. Ce qui n’est pas normal. Il s’agit pour nous de faire dix mille (10 000 h) hectares dans la région de Kédougou qui a de l’eau pour y mettre cinq cent mille (500 000) pieds de mandarines. Et la même surface pour une forêt d’anacardes avec un million de pieds d’anacardes», pense M. Ndao estimant qu’au bout de cinq (5) ans, le Sénégal sera un pays vert avec des ressources vertes et des industries locales. A partir du moment où l’on produit tout cela, c’est la transformation qui suit avec des unités spécifiques. «Qu’on ne nous parle pas de grandes industries car ça ce sont des arnaques. C’est facile de transformer les produits que nous avons, puis on labélise et c’est terminé», renchérit-il.

Ses collaborateurs et lui ont fait des propositions sur l’école. «On ne verra plus un enfant, son cycle jusqu’à l’université et qui ne peut rien faire. A partir du secondaire, tous les métiers que l’on voit dans la rue seront enseignés dans les écoles; mécanique, soudure, etc. Et au lycée c’est-à-dire de la 6ème à la 3ème l’apprenant aura un certificat d’aptitude professionnel dans le domaine de son choix. «Tous les métiers ; que ce soit la banque, l’informatique, la maçonnerie», atteste-t-il. Dans leur programme il y a la ‘’nouvelle mairie’’…

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