La “mackyavélique” supplique…

Le président de la république, Macky Sall vient de boucler une visite de 48 heures dans la capitale du mouridisme. En prélude au grand Magal de Touba édition 2018.

Le Khalife général des mourides Serigne Mountakha Mbacké, dans la pure tradition mouride et dans la continuation de l’œuvre de ses frères et pères qui l’ont précédé au khalifat, a réservé au président un accueil chaleureux et prodigué d’ardentes prières à son encontre.

Le chef de l’Etat, de manière crue et directe, en toute ignorance des règles de préséance de la Mouridiyah, a demandé à Serigne Mountakha Bassirou de prier pour lui pour l’obtention d’un second mandat. Une façon assez subtile voire machiavélique de mettre l’autorité suprême des mourides de son côté. Histoire de bénéficier du vote mouride. Un exercice hautement risqué qu’il a tenté vaille que vaille après ses défaites récurrentes à Touba la sainte rebelle.

Mais, la sagesse du grand maître de Touba aura déjoué ce plan inique même si certains esprits partisans et tordus tentent d’interpréter le “ bayinala ak Serigne Touba” comme un adoubement de la candidature de Macky Sall.

Loin s’en faut ! Serigne Mountakha Mbacké est loin, bien loin des clivages politiques et l’a fait savoir très clairement. “Je ne me préoccupe que de la perpétuation de l’œuvre de Cheikhou Khadim, rien d’autre ne m’intéresse”, à l’habitude de dire le Khalife.

Ainsi donc, essayer de pousser le guide religieux à se prononcer sur l’issue du scrutin du 24 février prochain par la prédiction d’une hypothétique victoire relève de l’indécence et du manque de considération.

Mais quand on ignore tout des fondements de la Mouridyah, quand on est obsédé par un second mandat qui semble compromis par un très mauvais bilan, quand on est acculé par des challengers qui montent en flèche dans les sondages d’opinions, on ne se retient plus…

Quelque chose à dire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *