Macky Sall : Dans la logique d’un choix politique


Il vient d’être réélu pour un second mandat, devant s’expirer en 2024. Après une analyse de contenu sur notre Premier Magistrat, force est de reconnaître que l’homme est resté toujours le même.

Refusant et réfutant, dès les premières heures de son accession au pouvoir en 2012, le Président de tous les sénégalais qu’il est, semble allergique aux contradictions et autres visions qui caractérisent l’essence même de la démocratie.

Et en pleine fougue de son style, bousculant tout sur son passage, dans des procédés antinomiques et antipodes aux valeurs démocratiques, le  » Roi  » de la Cour de la Coalition Ben Bokk Yaakar; a conduit son navire à << bon port >>.

Du référendum aux urnes du 24 Février 2019, jusqu’à la proclamation des résultats par un Conseil Constitutionnel pas du tout exempt de couacs et déconvenues, sans oublier ce fameux parrainage de l’illégalité… tout un processus taillé sur mesure, au bénéfice de l’ex-candidat de La Majorité.

OPPOSANTS ET TRANSHUMANTS

Les hirondelles du landernau politique de notre opposition, en perpétuelle quête printanière que sont le pouvoir et ses avantages sociaux,, et leurs transhumants ont facilité la tâche aux gouvernants, afin que ces derniers puissent accomplir leurs forfaits.

Rien n’est plus lugubre que d’accepter un système de parrainage, sans détenir, par devers-soi-même le fichier électoral officiel.

Aller à l’aveuglette vers des soi-disant parrains, ignorant totalement s’ils figurent ou non dans ce fichier, ne peut dépasser l’aventure d’un aveugle, de surcroît sourd et muet. Evidemment, ce culte d’ego eut pris le dessus sur une réal-politique bien patente.

Quant aux transhumants, en fin homme politique, sachant, comme disait un ancien Chef d’Etat sénégalais :  » ….ce que vaut chaque citoyen de ce pays …! « , le Président Sall s’est bien joué d’eux.

Il lui a tout simplement suffi d’attirer vers son camp des ténors comme Abdoulaye Baldé du Sud, Aïssata tall Sall du Fouta, Fada de Darou Mousty et Souleymane Ndéné Ancien Premier Ministre, — pour ne citer que ceux-ci— , les presser comme du citron, avant de les laisser en rade, concernant ce premier gouvernement de son second mandat.

Mais, comme il a l’habitude d’agir en de telles circonstances, bientôt bonjour à des postes de << sèche-larmes>> ( Conseillers, DG, PCA, Chargés de Mission et autres ) viendront en consolation.

SEUL AUX COMMANDES

Aujourd’hui, le Président Macky Sall peut dormir tranquillement, après avoir réussi son coup historique.

A lui seul, il a su manœuvrer à sa guise.,qu’importent les réactions futures et les éclaircissements d’analystes ou observateurs avertis,et obtenir ce qu’il voulait.

Un second mandat. Présentement, les coudées franches, il va très prochainement vers la suppression de la Primature. Ce qui affaiblira de facto, ou même anéantir,le pouvoir législatif.

Donc, il est désormais tout seul devant son tableau de bord, sous la complicité d’une certaine magistrature refusant son indépendance, et, de certaines forces coutumières et religieuses dont on ne sait, quel qualificatif, en bien ou en mal, les affliger.

Quant à notre argentivore presse, dans sa grande majorité, elle a tristement joué sa partition, jetant aux orties éthique et déontologie. Bref ! Où va le Sénégal ?

Ce faisant, Cinq (05) ans encore d’interrogations, et l’avenir nous dira. Car, présentement, nous faisons partie de ceux qui croient mordicus, que le libellé de la Constitution sur les durées du mandat présidentiel, souffrent d’une certaine ambiguïté. Et les membres de notre Conseil Constitutionnel sont des adeptes de la subtilité.

Elhadj Yvon Mbaye
Journaliste-formateur
Tel : 77 179 19 38

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