Présidentielle 2019: un recul démocratique dangereux


Depuis l’an 2000, presque vingt ( 20 ) bonnes années, le peuple sénégalais avait fait table rase sur beaucoup d’imbroglios électoraux.

Cet historique Code Electoral où le Chef d’Etat d’alors, jurait et refusait de ne point y changer une virgule, avait placé le Sénégal à l’avant-poste des pays, vitrines d’une digne démocratie.

Si, après avoir injecté l’agressive somme de Cinquante-deux ( 52 ) Milliards de nos francs, pour la confection de cartes biométriques d’électeurs, nous en sommes encore à des difficultés d’obtention du fameux sésame, c’est parce que notre Administration manque totalement de sérieux. Idem, ceux qui sont chargés de la coacher.

Rien n’est plus navrant , d’avoir rempli son devoir-citoyen avec le même document aux législatives 2017, et, deux ans après ( Présidentielle 2019 ), d’apprendre dans les mêmes centre et bureau de vote << Vous ne figurez pas dans le fichier >>. Dans quel pays sommes-nous ?

Plus inquiètant, c’est dans ces communes où la démographie accuse d’une augmentation de 20 à 30 % en deux années d’intervalle.

Nous avons entregistré aujourd’hui, des villages dans l’intérieur du Sénégal avec plus de Soixante Mille ( 60. 000 ) électeurs. Dépassant le nombre d’habitants de certaines grandes villes du terroir. Par exemple :

Dans cette localité dénommée KANEL, au nord du pays et où l’on compte onze Mille ( 11.000 ) habitants, il a été mentionné dans un Procès-verbal de vote Soixante et Un Mille( 61. 000 ) voix au bénéfice d’un candidat…. Suivez mon regard !

Il faut savoir raison garder, si nous voulons nous enorgueillir de cette fabuleuse réputation républicaine d’un grand pays d’une démocartie enviée. Nous votons depuis le 19ième siècle.

Le virus Machiaveliste s’est introduit dans les glandes de nos hommes politiques de tout bord. Tout est bon pour conserver son pouvoir, mais également, rien ne serait mauvais afin de conquèrir ce gâteau de tous les appétits. Et dans tout cela, remarquons-nous, seuls le peuple et ses citoyens plus qu’ordinaires en sont les victimes et en souffrent de génération en génération.

Vraiment, ce que nous avons vécu depuis le dimanche 24 Février 2019, après avoir jeté nos bulletins de vote dans les urnes, n’augure en rien des lendemains meilleurs.

Cette valse de chiffres et cette guerre de pourcentages que nous affuble la classe politique confondue, n’ont pas leur place chez nous, et ne doivent en aucun cas, épingler au tableau des actes emblèmatiques d’une nation comme la nôtre.

Nos hommes politiques, notre justice et tout autre porteur de voix ( religieux et coutumiers ), à vous de nous libérer, pour que le Sénégal ne bascule pas dans une violence de confiscation du pouvoir ou d’insurrection.

Elhadj Yvon Mbaye
Journaliste-formateur
tel : 77 179 19 38
E-mail : olympress45@yahoo.fr

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