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Les grandes-gueules refusent à Adama Gaye ce qu’elles accordent à Jules Diop

Depuis son incarnation, le journaliste Adama Gaye fait l’objet d’attaques et de débats. Les uns plus sournois que les autres. Et tout dernièrement, c’est un débat auquel la corporation ne s’attendait pas qui a pris le dessus.

>En effet, certains journalistes qui n’arrivent même pas Adama Gaye aux orteilles, prennent le malin plaisir, pour plaire au prince, de remettre en cause son appartenance à la corporation. Ce débat en dit long sur la capacité de nuisance du régime Sall.Il apparait clairement que le Gouvernement ne veut pas que la presse apporte son soutien à cette patate chaude qu’il tient entre les mains.

C’est pourquoi il faut, à défaut de le discréditer, semer le doute dans l’esprit des confrères, dont certains, par naïveté, tombent dans le piège.Madiambal, un homme au passé sombreCar c’est l’une des grandes-gueules du clan de la famille présidentielle, en l’occurrence, Madiambal Diagne, qui est monté au créneau pour remettre en cause la profession d’Adama Gaye.

Porte-parole officieux du Palais, M. Diagne a la mémoire très courte. Il oublie que lui-même est entré dans la profession par infraction. Ancien greffier, il a été viré de la fonction publique comme un mal propre pour s’être adonné à des pratiques illicites.N’ayant plus quoi faire, et par crainte de se retrouver dans la rue comme un vulgaire « oisif-errant », il a jeté son dévolu dans le journalisme pour s’en sortir et se faire un nom.

Et rien de mieux pour un intrus qui veut se faire un nom, d’attaquer de façon frontale les tenants du pouvoir, sans se soucier de l’éthique et de la déontologie.Un parcours académique prestigieuxS’attirer des ennuis, faire le buzz et se faire un nom. Tel a été la stratégie de Madiambal pour se faire accepter dans le milieu. Et il l’a réussi. Chapeau l’artiste ! Aujourd’hui, il fait partie du gratin de la presse sénégalaise, africaine et peut-être mondiale, puisqu’il est président de l’Union de la presse francophone (UFP).Adama Gaye lui, n’a pas eu besoin de tout ça.

Passé par le prestigieux Centre d’études des sciences techniques de l’information (CESTI), l’école de journalisme de l’Université de Dakar, la plus prestigieuses de l’Afrique francophone, selon l’Unesco, M. Gaye n’est plus à présenter dans le milieu.Homme de réseaux, il est aussi un écrivain, auteur des livres, Chine-Afrique: Le dragon et l’Autriche, et de Demain, la nouvelle Afrique.

Titulaire d’un Master en Gestion internationale de pétrole et gaz de l’Institut des hautes études internationales de Genève, il est l’une des voix les plus autorisé dans ce milieu.Et Souleymane Jules Diop dans tout ça…Membre de l’association internationale des négociateurs de pétrole et gaz, il a aussi à son arc, un certificat en pétrole, gaz et énergies renouvelables de l’institut international de droit de Washington.

C’est cet homme au cursus académique prestigieux, que les plumitifs du régime  dénient son appartenance à la famille des journalistes.Pourtant, il y a quelques semaines, le Communiqué du Conseil des Ministres affabulait Souleymane Jules Diop de « Journaliste, Auteur », pour justifier sa nomination en tant qu’ambassadeur du Sénégal auprès de l’UNESCO.

Mais ces grandes-gueules n’avaient trouvé rien-à-dire.Et c’est eux aujourd’hui, qui, au prétexte qu’Adama Gaye n’émarge dans une rédaction, lui hôte sa « journalisté ». Qu’ils nous disent alors dans quelle rédaction travaille Souleymane Jules Diop, au point que le Conseil des Ministres lui accorde le titre de journaliste ?

Leçons d’une frauduleuse élection…( Par Adama Gaye )

Maintenant qu’à la face du monde, après une non-election, final assaut sur une démocratie trahie, le Sénégal se retrouve avec un illégitime individu, à la mine patibulaire, à l’embonpoint criminel, rempli de ses crimes financiers, fiscaux et fonciers, il est temps d’avoir une conversation candide autour de ce moment à oublier au plus vite.

Quelles leçons retenir des actes menés par ce mec qu’il faut refuser de nommer ?

Un escroc méprisable à traiter avec dédain. comme le terroriste que la remarquable Première Ministre Neo-Zélandaise, Jacinda Ahern, a snobé, pour ne pas lui donner un piédestal immérité !

1- Les Senegalais sont compatibles avec les voleurs, tolérants avec les larbins, les fauteurs sexuels, les brigands de tous poils:
Mickey, Karim, Khalifa, Kebe (? selon une certaine presse). Meme un Idy ayant eu maille à partir avec la justice trouve grâce à leurs yeux, dans ce pays où faire acte de contrition, admettre ses propres lacunes ou errements relève de la quadrature du cercle…

Comme ce n’est pas demain la veille de cette remise en ordre des valeurs, la sagesse commande aux individus tentés par la politique d’être d’abord des voleurs s’ils veulent être écoutés par un peuple d’une légèreté sans limites.

2- Ils manquent de rigueur.

3- Ils sont peureux au point de permettre à une tapette-voleur, bradeur de leurs hydrocarbures et autres ressources, comme Macky Sall, de jouer aux matamores devant eux.

4- Ils sont des receleurs dans l’âme: volez mais filez m’en un peu et je ferme les yeux.

5- Ils sont corruptibles: juges, chefs religieux, journalistes et patrons de presse, syndicalistes, politiciens et militants-taupes, profitards dits patrons-prostitues, syndicalistes et électeurs moyennant leurs votes sont à vendre aux enchères.

6- Ils sont folkloriques: le todj-radiakhe de Madicke NIANG les allume plus que quelque discours profond sur la définition du cours du pays.

7- Le processus démocratique est de bout en bout vicié par des complices alignés tout au long de ce qu’on peut appeler une chaîne de contre-valeurs.

8- Sénégal, Rdc, Congo, Gabon, Côte d’Ivoire, Zimbabwe etc sont les nouveaux symboles d’une démocratisation de façade, par le bas. validée par les institutions et observateurs africains.

9- La communauté internationale a choisi de ne plus croire en une Afrique démocratique et vertueuse dans la gestion de ses affaires: de l’ONU aux partenaires bilatéraux, c’est le début d’une nouvelle ruée vers un continent auto-colonisateur de ses ressources à la condition que ses dictateurs locaux aient leur maigre part du gâteau. Que la plèbe meurt…

10- Le rêve d’une rising Africa est une illusion: sauf si un sursaut miraculeux porte par Dieu et ses peuples refusaient son inéluctabilité.

Ps: En juin 2019, à l’occasion du cinquantenaire du Foreign Service Program de l’université d’Oxford, réunissant la crème de la diplomatie, j’en ferai l’argumentaire devant mes condisciples et autres de cette vénérable institution.

Adama Gaye

Plus fort que jamais… ( Par Adama Gaye )

Dans le climat de capitulation générale, sur fond de désespérance, et, pour certains, de ruée vers la transhumance ou la compromission, qui pollue l’atmosphère au Sénégal, on a le choix de tout laisser tomber pour se consacrer à autre chose.

Au loin. Définitivement. En se disant: “on ne peut être plus royaliste que le roi ni définir le bonheur pour un peuple”. Ou encore, empruntant à un sage proverbe peul, que vouloir être un sage dans une foule de fous relève d’une aberration.

La tentation du repli est d’autant plus légitime que face à l’illégitime déroulement de la dernière non-élection présidentielle on voit maintenant surgir du bois les planqués qui n’osaient plus montrer leurs tronches.
Leurs arguments d’une légèreté déroutante ajoute l’insulte à la blessure électorale.

L’un d’eux me dit: tu ne mets pas à exécution tes menaces ni ne vas pas au bout de ton engagement présidentiel.
Si la gravité de l’heure n’était pas si profonde, je me serai contente d’un no-comment.

Mais outre que la bataille conceptuelle a été largement remportée face à un Macky retranché dans un abri nucléaire et réduit à un silence qui a fini de le culpabiliser, chacun ici sait que mon projet de candidature n’a pas été acte parce qu’il n’était pas question que je valide la discrimination faite aux sénégalais, comme moi, porteurs d’une autre nationalité, mais en plus il était inacceptable de céder à la politique de la corruption avec des deniers volés.

Ces brèves précisions faites, le sens de ce post est d’inviter les Sénégalais qui refusent l’inadmissible fait accompli, le vol en plein jour de notre rêve démocratique, à retrouver leurs esprits pour combattre le crime électoral contre notre pays, notre peuple et notre histoire.

Beaucoup, je le sais, commencent à en avoir marre de la politique, des débats sans fin qui l’enrobent, s’ils ne sont guettés par l’envie de l’abandon du combat collectif pour quelque cause.

Je les comprends. Trop d’égoïsme et d’égocentrisme. Chacun s’imaginant apte à diriger. Tous rusent dans l’espoir de rouler l’autre. La fausseté dans les rapports humains.

La vénalité à perte de vue. La démission des élites désormais piégées par une mortelle course vers le bas. La saleté de la politique. Le discrédit de ceux qui devaient montrer la voie, en commençant par les chefs religieux devenus des gadgets face aux tintements des pièces de monnaies.

La raison la plus décourageante pour combattre le mal mortel qui s’abat sur notre société est ce sentiment que ça ne sert à rien, la cause étant perdue d’avance. La nôtre ne serait alors que la dernière des sociétés à avoir baissé pavillon face à l’irruption d’un défi majeur.

Comme naguère l’Allemande, restée prostrée face au nazisme, la Rwandaise, traversée par des courants ethniques, jusqu’à l’irréparable il y a 25 ans, ou la Yougoslave, retombée dans les ruptures ethno-religieux longtemps contenues d’une main de fer par Joseph Broz Tito. On pourrait multiplier les exemples d’abdication de sociétés devant des situations pourtant surmontables.

Ces moments difficiles, cette médiocre dictature, ces criminels au pouvoir, ces voleurs, mais surtout cette lassitude, cette passivité de notre peuple, cette démission, bref ces tares qui nous hypnotisent n’ont pas vocation à être notre définissable horizon.

C’est plus que jamais l’heure de sonner la mobilisation générale. Les Algériens, pour ne citer que ce cas, nous en montrent la voie.

Face à l’illégitimité émergente, se dressant devant nous, ce n’est pas être aérien que de rêver à lui opposer notre commune volonté de vie commune.

La nation doit être plus forte que jamais face à ses ennemis qui ne sont somme toute qu’une infime minorité de brigands compradores soutenus par des forces externes louches non-representatives.

Je nous souhaite une semaine de réveil courageux ! Il ne faut pas abandonner un combat que nous avons gagné et dont il ne reste qu’à préserver les acquis pour en ramasser les fruits, déjà mûr: l’impasse dans ce pays est le livret du décès d’un régime démocraticide…

Ps: même ceux qui ont vendu leurs votes souffrent maintenant et le voleur en chef se sait cerné !
La Diaspora qui lui a tourné le dos doit le combattre sans relâche par tous les moyens sous tous les cieux ! Adama Gaye

Aissata: La faute fatale ! (Adama Gaye)

Plus dure est donc la chute, la bronca de désapprobation quasi universelle ne cessant de monter.

Quand je t’ai aperçue à l’écran, en mode faire-valoir, le visage gêné, tête presque basse, j’ai eu à la fois pitié et honte pour toi.

Je me suis aussitôt demandé: que diable est-elle allée faire dans cette galère? En avait-elle besoin? Comment peut-elle justifier sur le tard un compagnonnage longtemps récusé et considéré comme immoral avec les pilleurs de la nation.

Dire, comme certains, que la famille Omarienne a pesé dans un tel choix est risible. Qui n’a pas de liens avec des familles religieuses? Trop facile de céder à leurs injonctions intéressées.

Non Aissata, c’est une bourde quelle que soit la présentation qui en est faite: tu l’a regrettera et elle scelle la fin de ta romance avec le peuple sénégalais qui, pourtant, t’aimait toutes ethnies et obédiences politiques confondues.
J’ai mal pour toi. Je te considère comme une amie. De longue date. Depuis les années 1990.

Au décès de ta maman, il y a deux ans, je suis venu jusque chez toi présenter mes condoléances. J’y ai retrouvé tes sœurs, dont Rama Tall. J’ai revu ton père, ancien petit mais digne fonctionnaire, respecte de tous, du Ministere de la Communication.

Sur place, j’étais fier de sentir que les conditions décentes dans lesquelles ils vivaient avaient à voir avec ta propre réussite, toi la fille partie de rien et devenue, à force de talent et travail, ind figure connue et reconnue de tous dans ce pays.

Puis, un an après parlant au nom de ta nièce dont le mari, le doué guitariste Habib Faye, faisait l’objet d’une cérémonie funebre, quelle ne fut ma joie de t’entendre décliner des formules rassembleuses, témoignages de la densité des relations inter-ethniques dans le Sénégal.

Tu n’étais certes pas encore en passe d’être une Angela Merkel ou Teresa May du pays, les bons sentiments du peuple ne faisant pas forcément une arithmétique électorale gagnante.

Cela tu le savais. Mais ce que tu devais surtout savoir, c’est que malgré tes défauts -qui n’en na pas?-, tu étais une icône à qui aucune erreur n’est permise.
Les yeux fermés, hélas, dans un moment d’abandon, tu as ratée le coche.
Je ne te dénies pas le choix libre en démocratie de porter ton soutien sur un candidat.

Mais le faire pour celui qui incarne le neddokobanditisme, qui a pillé nos ressources en hydrocarbures avec son frère, qui a bradé notre souveraineté, qui a mis en taule ton…ami, Khalifa, qui a réuni autour de lui les pires espèces, brigands et nuls types (hommes et femmes), truands et transhumants, qui est le symbole du Mackyavelisme en morale et politique, il fallait vraiment le faire.

Alors désormais Aissata tu pourras dire, à la question: foo todj?, tu répondras: Yakaar, l’espoir.

Les gamines sénégalaises, les femmes du pays, parmi les plus brillantes au sein de la population, tenaient en toi un exemple à suivre.

Par ton choix aussi tortueux qu’un serpent, la plupart d’entre elles ne vont, ne peuvent plus te suivre dans cette course sur la voie de ta perte.
Je suis triste.

Parce que je pense que tu mérites mieux dans notre pays. Imagine comment tu vas regarder les Sénégalais si, comme ce n’est pas impossible, ce régime est défait dans quelques semaines. Et même à supposer qu’il gagne, quelque promotion qui te serait offerte n’en vaudrait pas la peine: ce serait d’ailleurs celle de la compromission.

Aissata Tall Sall, je te prends comme une amie et sœur, et pour cela, en tenant compte, pour ma part, des leçons politiques de la vie, je devine combien ton malheur est grand.

Tu le sais plus que quiconque: tu es passée à côté de l’histoire, qui sera impitoyable à ton égard. Car en faisant ce pas dans le vide, sans parachute, tu te retrouves avec une bande de losers honnis du pays entier.
Quel gâchis. J’ai pitié. Je prie pour toi…

La parole au peuple (Par Adama Gaye)

C’est, in fine, au peuple sénégalais, en révolte, digne, dans la rue, par la violence, qu’il revient de dire s’il accepte ou non le tripatouillage de notre processus démocratique par Macky Sall et ses bandits dans les instances juridiques et électorales.

Ça ne sert à rien de bavarder. Il faut les affronter. Peuple du Sénégal, je vous adjure que ce trouillard et son gang de truands ont déjà leurs culottes mouillées par la peur qui les prends au bas ventre.

J’espère que les leaders de l’opposition sauront enfin faire montre de générosité et d’espace pour laisser le leadership à celles et ceux capables d’en découdre avec ce moins que rien de voleur indigne de porter les couleurs de notre nation.

Samory Toure l’avait deja dit: “si tu ne peux pas te battre, laisse la place aux femmes, elles te montreront la voie de l’honneur”.
Cette oppposition pusillanime, infiltrée par les taupes, et ces acteurs sans vision ni charisme sont aussi le mal de ce pays.

Macky est un zéro qui tremble de tout son corps, ses voleurs associés ne dormant plus. Si le peuple s’y met, leur sort sera réglé en un tournemain: par leur incinération. Live.

Hydrocarbures, les germes de la malédiction. Par Adama Gaye

Alors qu’il ne reste que trois ans pour les premières récoltes pétrogazières, il y a fort à parier que le Sénégal risque de n’avoir plus que ses yeux pour pleurer

C’est le penalty qualificatif pour l’accession du Sénégal en première ligue des nations mais, mobilisés autour du ballon, des tireurs de tous poils ont réuni les conditions pour rater l’occasion en or.

La parabole sportive s’applique, au vrai, à ce qui risque d’advenir à notre pays dans le traitement de la plus grande opportunité dans l’histoire de son développement.

Malheureusement, au lieu de réussir sa percée dans la féroce course inter-États, c’est plutôt l’ombre d’une fatale malédiction qui plane sur sa tête. Triste perspective l’éloignant, contre toute logique, de la possibilité de se dépêtrer, en élargissant ses possibilités, de ce qui, à ce jour, le caractérise.

En un mot, de cesser de n’être encore que ce pays connu pour son soleil, sa démocratie, quoique déclinante, ses phosphates, son arachide ou la faconde de son peuple, théoricien en tout, praticien reconnu de peu de choses…

Son malheur pourrait venir du plus grand don qu’une nature, soudain prodigue, lui a fourni à travers le surgissement, du fond de ses entrailles terrestres et maritimes, de ressources inespérées en hydrocarbures en quantités commerciales appréciables.

Paradoxe de la prospérité

Alors qu’il pouvait dès à présent s’envisager en nouvel émirat noir, où le niveau de vie des populations serait fortement relevé, c’est l’inverse qui risque de se produire…

Sommes-nous en train de revivre ici la vieille tragédie de la malédiction des ressources, le paradoxe de la prospérité, qui a affligé tant de nations depuis la nuit des temps ? Les risques qui guettent le Sénégal sont nombreux.

On peut, sans être exclusif, en citer les plus imminents : ruée vers l’industrie pétrogazière ; appréciation de sa devise, source de ce que l’on a identifié comme le mal Hollandais de sinistre mémoire ; économie mono-industrialisée ; abandon de secteurs riches en emplois, comme l’agriculture ; tensions politiques, communautaires ou ethniques internes autour de la nouvelle rente ; pillage connexe des ressources par des élites politiques, socio-religieuses et professionnelles corrompues ; mainmise des multinationales sur les leviers de commande de l’économie par le bais d’une asymétrie d’information, de savoir et de moyens technico-financiers; extraversion d’une économie plus assujétie que jamais aux chocs exogènes de ressources cycliques ; sans compter les errements déjà posés au détriment de l’intérêt national pour capturer, privatiser, les ressources dès leurs premières senteurs.

Dans la formidable saga des hydrocarbures ayant transformé la vie de nations et peuples à travers le monde depuis qu’en particulier leur utilisation est devenue fondamentale pour lubrifier les économies planétaires dépendantes de leur apport énergétique, le Sénégal, n’était jusqu’ici qu’au bout de la chaîne -passivement tributaire de leurs yoyos.

Il avait donc la latitude de voir les maux qu’ils ont générés à côté d’incontestables bienfaits sous d’autres cieux. Quand, par un coup de chance, ledit colonel Drake parvient à forer fructueusement le premier puits pétrolier aux USA, en août 1859, seule la perspicacité des Congressistes américains, via le Sherman Act de 1911, put brider le capitalisme monopolisateur de l’ancêtre Rockefeller.

Ce fut le coup d’envoi du siècle américain sur l’économie mondiale. Mais que de larmes ailleurs, sur des terres aussi, sinon plus, dotées de ces ressources magiques, qu’on n’hésitera pas à appeler, surtout le pétrole, or noir.

Des sables gorgés de pétrole à Bakou, en Azerbaïdjan, des terres lourdes de l’Orinoco, au Venezuela, à celles bitumineuses de l’Alberta, au Canada, mais aussi au golfe du Mexique, des sols arides en apparence mais mirifique de la péninsule arabo-persique, jusqu’en Afrique, du début du siècle dernier à nos jours, le miracle des hydrocarbures continue une tradition, jamais démentie, portant sur leurs traces les miracles modernes.

C’est depuis la Mésopotamie, là où l’on croyait avoir affaire à des feux sacrés, que, cuisinés dans les écorces de la terre ou dans les profondeurs maritimes, pétrole et gaz sont devenus les moteurs de la modernisation de notre planète. Si bien que tout pays qui en abrite est considéré comme faisant partie de ceux bénis du ciel.

Sans eux, sans leur capacité à produire une richesse fulgurante, qui se serait intéressé à une Arabie Saoudite que l’Ambassadeur Britannique d’alors considérait vers la fin des années 1930 comme une terre infertile.

Avant que le miracle ne se produisit pour en faire la banque centrale des hydrocarbures, The Swing State, régulateur de leurs flux et prix au niveau mondial ; entraînant dans son sillage d’autres nations qui, au début du siècle dernier, comme l’Iran, n’avaient d’autre choix que de confier leur destin à des…aventuriers. Tel William Knox D’Arcy, attributaire en 1901 d’une concession couvrant le territoire iranien moyennant 500 000 livres sterlings.

Arme géopolitique

Pendant longtemps, dominés par les majors, ces grands groupes, essentiellement Européens et Américains qui avaient flairé le pactole, les pays producteurs se résignèrent à signer des contrats léonins de concessions où ils subissaient les prix postés par leurs maîtres sans avoir voix au chapitre.

Qu’en 1938, le Mexicain Perforio Diaz, provoque une brèche dans l’armature en nationalisant le pétrole de son pays, ou qu’en 1951, les Iraniens tentent d’en faire de même en renversant le régime de Mossadegh, rien ne semblait vraiment remettre en question la relation déséquilibrée dans l’industrie pétrogazière.

Puis, consécutivement au Cartel des Majors, réunis à Achnacarry, en Écosse, en 1928, pour s’entendre sur le dos des pays producteurs, intervint le grand mouvement de balancier qui change la face de l’industrie des hydrocarbures.

La création de l’organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), en septembre 1960, le boycott par les États arabes des pays occidentaux en 1973, pour les punir de leur impie alliance avec Israël, ou encore l’instauration au début des années 1980 d’un prix spot, dans une industrie, réduite à chercher des expédients après l’instauration d’un régime théocratique en Iran, ne sont pas les seules raisons des mouvements difficiles qui la déterminent.

Plus significativement, l’industrie pétrogazière est désormais une arme géopolitique dont la plus marquante utilisation a été celle qu’en a faite Ronald Reagan au milieu des années 1980 pour priver l’ex-Union soviétique de ses moyens -et donc gagner la guerre froide par le pétrole et le gaz plus que les armes.

C’est dire qu’en devenant un pays pétrogazier, escomptant au moins 150 milliards de dollars de retombées de ses réserves prouvées, sur une trentaine d’années, en attendant que la manne révèle ses autres facettes, le Sénégal est en droit de projeter un regard optimiste sur son avenir.

Surtout dans un contexte où, perçue comme la dernière frontière du développement, l’Afrique, son continent-siège, lui donne un bonus additionnel. Investisseurs bilatéraux et multilatéraux s’y bousculent. Et non des moindres les multinationales pétrogazières.

Puisque la doctrine d’une gestion vertueuse est maintenant connue, c’est à ses dirigeants et à son peuple d’être vigilants pour ne pas rater ce rendez-vous monumental. Il n’est plus besoin d’être sorcier pour savoir ce qu’il faut surveiller, avec les différents types de contrats, allant de la concession, en déshérence, au partage de production, au contrat de service ou de participation.

Sans oublier les bonus de signatures, les fonds pour la restauration environnementale ou encore la prise en charge du contenu local et la surveillance des transferts de prix, le gold-plating et le ring-fencing, mesures destinées à assurer que la rente bénéficie à des pays producteurs, comme le nôtre, mais pas à de cupides, immorales, multinationales, championnes dans les tricheries.

Camarilla autour des richesses

Les raisons d’être pessimistes s’étalent hélas à perte de vue depuis que le Sénégal est entré dans le cercle restreint des pays nantis de ces ressources tant recherchées par tous…

La première est qu’à la différence des pays ayant réussi leur gestion des hydrocarbures, aucune discussion sérieuse n’a été engagée avant que des décisions paralysantes et destructives de valeurs ne soient prises. Les hydrocarbures ont été bradés avant la lettre. Au mépris des dispositions du droit international, notamment de l’Organisation des nations unies (Onu) qui garantissent la souveraineté des peuples sur leurs ressources naturelles.

Non content d’avoir mis la charrue avant les bœufs, le leadership politique au pouvoir ces dernières années a fait pire, dès l’entame du match, que presque tous les pays riches en ressources naturelles.

Ou, ailleurs qu’ici, a-t-on vu, ou pis, a-t-on pu jusqu’ici fermer les yeux sur l’attribution du premier grand contrat, sur des réserves potentielles, prouvées depuis, rien moins qu’a Aliou Sall, frère du nouveau président de la République, Macky Sall, de mèche avec Frank Timis, celui qui détient le record de la plus lourde peine pour fraude sur la bourse de Londres. Pire, en s’excusant à partir d’un Code pétrolier trop généreux adopté en 1998, le régime a ramassé des bonus de signatures, par milliards, aussitôt empochés par la camarilla née autour des nouvelles richesses.

Encore plus grave, il a ouvert les portes d’un secteur pétrogazier…émergent, par le biais du farm-out, un affermage fleurant bon le blanchiment à des firmes, comme Kosmos ou British Petroleum, ce dernier étant condamnée à 63 milliards de dollars pour sa pollution dans le Golfe du Mexique après l’explosion de la plate-forme de Macondo, il y a dix ans. Sentant que le Sénégal était mûr pour se laisser gruger de ses ressources naturelles, la française Total, puis la malaisienne Petronas, sont venus se servir. Le tout se faisant sans débat, ni vraie implication de la société nationale, Petrosen.

Dès les départ les germes de la malédiction ont donc été plantées, et alors qu’il ne reste que trois ans pour les premières récoltes pétrogazières, il y a fort à parier que le Sénégal risque de n’avoir plus que ses yeux pour pleurer. Ses ressources ont déjà été bradées.

Qu’on ne s’y trompe pas : pour paraphraser l’agronome Rene Dumont, le Sénégal est mal parti. Ce qui le confirme ce sont les propos qu’un spécialiste, rencontré lors de la plus grande conférence annuelle de Londres sur le pétrole et le gaz mondial. “A moins de quelques semaines de la décision finale d’investissements, British Petroleum”, qui vient se refaire une santé sur la côte ouest-africaine, “n’a toujours pas dit aux Sénégalais et Mauritaniens son prix pour le gaz qu’elle traite à leur compte sur le lucratif champs gazier dit Tortue, qu’ils veulent exploiter ensemble”.

Floué, le Sénégal l’est davantage qui a du déboursé 400 millions de dollars pour l’exploration et le développement de ce champs, par avance, alors que la pratique universelle veut que ce soient les sociétés multinationales de pétrole (IOC) qui prennent ce risque, par la technique du portage du pays-hôte.

De graves questions se posent : au-delà des blablas, des micmacs du machin CosPetroGaz, et surtout des errements corruptogènes, justiciables de punitions pénales et pécuniaires en maints juridictions, le Sénégal s’est-il volontairement mis en auto-recolonisation, par l’entremise de ses décideurs qui l’ont bradé alors que ses chances de monter en gammes n’avaient jamais été aussi fortes ? En plus, en gageant des ressources non-encore exploitées pour s’endetter à tour de bras, ils ont fini par le placer en…banqueroute.

Profiterons-nous de nos richesses en hydrocarbures pour voir le niveau de vie dans notre pays s’élever ? Sommes-nous voués à n’entendre, pour ne jamais en recevoir, les tintements des devises qu’elles généreront ? Verrons-nous notre pays être doté des infrastructures idoines pour la génération d’électricité à partir de notre gaz ? Serons-nous un pays à l’avant-garde de la pétrochimie, transformant partiellement nos hydrocarbures en engrais et phosphates ? Quels seront les Sénégalais qui seront employés dans la haute partie de la chaîne de valeur d’une industrie éminemment technique ? Bref, sommes-nous ou non partis pour être parmi les gagnants…certains se frottant déjà les mains, comme pour signifier que les jeux sont déjà faits.

Triste. Ailleurs, de la Norvège à la Grande Bretagne, au Canada, à l’Arabie Saoudite, aux Émirats arabes unies, aux Usa, au Qatar, et, jusqu’à récemment, en Irak, en Iran, au Venezuela, les exemples foisonnent qui montrent que la malédiction n’est pas l’horizon des pays riches d’hydrocarbures. D’autres, restes pauvres, corrompus, travaillés par l’instabilité et la violence, prouvent le contraire.

Le Sénégal s’est inscrit à l’école de la malédiction. L’en sortir relève d’un casse-tête chinois plus complexe que celui qu’il a fallu résoudre pour mettre à jour ces ressources : l’espoir est en passe de se transformer en grave déroute.

SOS, danger !

Journaliste-écrivain, Adama Gaye est un consultant spécialisé, entre autres, dans les hydrocarbures

Dialogue Petrogaz: Le Bal des cocus, criminels et clowns…(Par Adama Gaye)

Jamais deux sans trois. Apres donc deux dialogues inaboutis sur l’Administration publique et la politique, voici celui sur les ressources en hydrocarbures du Sénégal.

En un jour où le monde n‘a pas fini d’être ébloui par l’historique rencontre entre le Président américain et celui de Corée du Nord, le rendez-vous de Diamniadio apparaît brutalement comme un Dialogue pour..nuls.

Jai deja pourquoi je refuse de m’associer à une telle farce, à cette pantalonnade, à cet evenement qui ne doit tromper personne: ni le peuple Senegalais, ni les partenaires extérieurs de notre pays, ni les sociétés privées soucieuses d’y entreprendre.

Ce n’est pas un dialogue. Plutôt un bal masqué. Celui qui l’observe les yeux grands ouverts pourra aisément identifier les personnages qu’il reunit.

Il y a d’abord un Président delegtimé de la Republique qui a perdu toute crédibilité et que l’on retrouve en maître de cérémonies. Depuis des années, sa seule expertise qu’il a appliquée au secteur des hydrocarbures est le vol des deniers publics.

Qui doit l’écouter, lui qui a fait les pires transactions petrogazieres à son profit, via son frère, aussi voleur que lui, au point d’avoir aliéné nos ressources pour au moins une génération.

La place de Macky Sall n’est donc pas de diriger un débat sur les hydrocarbures mais le plus vite possible d’être derrière les barreaux d’une haute sécurité pour rendre compte et gorge.

Le monde entier doit donc le savoir: ce n’est pas en mon nom que ce dialogue se fait. Vous sentez-vous concernés, chers compatriotes?

Le COS Petrogaz, qui l’organise, sous l’autorité de son patron, Ousmane Ndiaye, ex-boy de Elisabeth Diouf, puis de Wade, et désormais soutier de Macky traine des casseroles capables de réveiller les morts.

Une bande de criminels est donc réuni dans ce temple de la surfacturation qu’est le Centre de conférences internationales Abdou Diouf.

Je leur dis haut et clair: les plaintes que j’ai introduites dans le monde restent valables.

Ce ne sont pas les cocus consentants, the usual culprits, toujours disponibles pour montrer leurs tronches lors de ce type d’événements destines à couvrir des actes criminels qui donneront à celui de ce jour quelque once de crédibilité.

Ils sont des vuvuzelateurs juste bons pour amuser la galerie. Le drame avec eux, c’est que rien que pour voir leurs gueules à la tele, ils sont prêts à accorder leur imprimatur à n’importe quelle magouille. Ce sont des collabos.

Tel, vanité en bandoulière, se flatte déjà de modérer les travaux d’une manifestation pire qu’une prise en otage d’une nation. Tel autre, en mode danse du ventre, sévira sur la Rts. Tant d’autres, bouteilles habillées, feront, comme d’habitude, le décorum.

Cocus volontaires, ils s’offrent gratis si besoin pour bokk, faire partie. Que le peuple meurt de faim, souffre de pénuries en tous genres, voit son avenir hypothèque, son présent bloqué, leur importe peu. La fatuité les étouffent.

Il y aura enfin tous les clowns. Ces troubadours, griots, larbins, egayeurs de tous poils. Dans la Republique de Ndoubelane, la comédie, le clown et le con sont toujours au centre pour combler le chef en quête de compagnons.

Ils parleront donc à satiete d’une volonté républicaine d’instiller une dose de transparence et d’inclusion du peuole. Vaste arnaque. En ces lieux où la captation et a cooptation, des individus n’y comprenant rien, aveugles volontaires sur les crimes contre la nation, auront fait converger toutes sortes d’etres sulfureux, le spectacle qui sera donné pourrait, au final, s’intituler: Viol et vol contre le Sénégal.

Que les parrains de la Camorra le sachent! À Macky, Baba Diao, Ousmane Ndiaye, Oumar Diop, Serigne Mboup, BP, Total, Timis, EwingSall, Kosmos et j‘en passe: nous documentons vos crimes. Vous répondrez non seulement au peuple mais à une justice féroce.

Amusezvous en attendant car le peu d’intérêt que votre cirque a est d’être un lever de rideau, sans saveur, à une coupe du monde qui démarre après demain.

Nos esprits, lucides, sont en place.

Senegalaises, Senegalais, foi d’un des votres qui s’y connait: la seule obligation qui s’impose à nous est de nous préparer à flinguer ces escrocs.

Adama Gaye
Ps: pourquoi Macky a t’il engueu récemment le Ministre du pétrole, Mansour Kane, au point de l’envoyer, après évanouissement, aux urgences hospitalières?
quel est le rôle de Macky dans l’escroquerie des 400 milliards avec Addax et Omar Diop? locafrique? Sahara?

Dansez escrocs….notre dass fananal est de première classe, tabaski viendra !

Il faut en finir avec Abdou Diouf ( Par Adama Gaye)

Reparlons de Abdou Diouf. C’est le pire des individus. Il est à dénoncer. En finir est une mission nationale. Surtout que, sous l’angélisme qu’il affiche, nous connaissons même ses frasques privées ! Voilà donc un type qui est opportuniste et cynique en diable. Dès l’arrivée de Macky Sall au pouvoir en 2012 il se précipite sur ce faiblard limité et le couve pour le mettre à mal avec les gens. Je vois son rire caverneux, comme celui de son fils, rire qu’ils déclenchent l’un et l’autre dès qu’ils veulent démolir un individu qui leur fait de l’ombre. Leur parle-t-on par exemple de Abdoulaye Wade ou de Adama Gaye, entre autres, que, têtes inclinées, ils partent d’un fou rire. Comme si ils en savent des vertes et des pas mûres sur la personne évoquée. Aussitôt après, ils versent dans les louanges à leur nouvelle cible, ici, depuis 2012,Macky.

Diouf a ainsi réussi à détruire les liens entre Wade et Macky alors que ce dernier doit tout à celui qu’il a trahi. Diouf est une calamité, un pauvre type, incapable de tenter un rapprochement entre Wade et Macky. Meme de dire un petit Conseil en ce sens ne serait-ce que pour rapprocher l’un et l’autre. Or qui n’a pas oublié combien Diouf après avoir malmené Wade pendant des années, l’avoir mis en prison moult fois, trahi Senghor, s’était empressé en 2000, à la victoire de Wade sur lui de se reconnaître des liens de cousinage avec lui pour lui soutirer toutes sortes d’avantages avant de le lâcher dès sa défaite électorale de 2012 pour faire d’un Macky complexé sa nouvelle vache laitière.

Tout ceci pour bénéficier des largesses tirées des contribuables. Au point qu’on a aperçu la tronche de ses enfants se rendant au palais de la république pour “remercier Macky”. Contrats à milliards dont celui sur le pesage donne à Pedro diouf n’est qu’une illustration, contrats ramassés pour leur compte tout en se faisant passer pour des enfants loin des biens de la République.

Pauvre type, Abdou Diouf, car non content de diviser Macky et celui qui l’a fait, son architecte Wade, pour encore mieux bouffer, vivre aux frais de la République qu’il aura sucée depuis plus de 60 ans, le voici encore dans ses manœuvres de divisions. C’est le sens de son voyage récent a tivaouane sous un faux prétexte de présentation de condoléances (ce qu’il n’avait pas fait quand deux autres khalifes étaient décédés). Son déplacement, la aussi, était pour jouer au nafekh, au faux jeton. Clairement il y était moins pour des condoléances que pour charger Khalifa Sall, un homme par terre, un membre du Parti socialiste qui lui a tout donné de militantisme jusqu’à sa chute en 2000 du pouvoir. Casser Khalifa Sall en soutenant sans l’air d’y toucher Macky.

Tchimmm! Tous les sénégalais doivent dénoncer les pratiques de ce type. Aucune dignité. Sagarou nitt, pauvre type, si ce n’est que lui qui reste comme parrain ou coursier à Macky, c’est qu’il a choisi d’avoir un rapport entre corde et pendu. Je ne parle pas des griots multitranshumants, genre “gardien de la Constitution”, avec qui Diouf rivalise désormais de servilité et reptilisme!

Juste qu’au moment où nous nous battons pour sauver notre pays savoir qu’un type pareil est dans notre société ne peut que susciter dépit et mépris à son égard.

Dégages, Abdou Diouf !

Macky cesses d’insulter la mémoire de nos combats intellectuels, politiques et démocratiques en faisant d’un moins que rien une figure imposée à nos regards qui ne le supportent plus.

Il faut que les sénégalais retiennent la main de ce badolo et lui disent de concert: ça suffit !

Son attitude, lâche, relève de l’indécence doublée de fatuité: pas un mot sur les tueries en Casamance, rien sur les grèves scolaires, silence sur les dérives de Mickey, bref ce qui l’intéresse c’est que la République continue de le servir, de servir ses enfants. Et que, pauvres escrocs, ils puissent continuer de poignarder les dignes fils de ce pays. Il faut retenir leurs mains et les chasser du bol national. Celui qui ne comprend pas ce que signifie le roi n’est plus, on vous dit le roi est mort. Disons les choses crûment à Diouf et à ses semblables !

Adama Gaye

Ps: A—-Il n’est pas question ici en montrant le sale en Diouf ni de féliciter Wade ni d’exonérer Khalifa Sall de ses crimes encore moins de trouver quelque circonstance atténuante pour la faillite criminelle de Macky.

1- je le réitère: nous ferons face à toutes les menées de ce régime. Macky tes averti!

2- concernant les tueries en Casamance, oui à l’union sacrée pour la préservation de la nation mais pas question d’une exploitation politicienne d’un malheur national..

3- Ces journées de deuil en série ça commence à traduire, confirmer, l’incompétence du régime. On ne gouverne pas par les larmoiements mais par la rigueur et la vision pour arrêter cette hémorragie dans tous les secteurs.

Adama Gaye sur la caisse d’avance de Khalifa : Tout doit être publié !

 

Assez des menaces, chantages sur celles et ceux qui ont reçu de l’argent des caisses d’avance. Tout doit être publié. La salubrité du débat au Sénégal en dépend: les sénégalais doivent savoir pour décider en âme et conscience mais ne plus être laisses dans le noir par des politiciens et autres acteurs privés ou non qui se sucrent sur leur dos. En cela, le procès de Khalifa Sall doit être le premier pas vers la…vérité!
Il faut que les stratagèmes bâtis autour de petits chantages, par la corruption,
le sexe ou l’espionnage en tous genres cessent d’être des armes non conventionnelles au service de méprisables politiciens.
Vive la lumière, la vérité !
Je suis pour que TOUT soit publié: à commencer par ce qui me concerne mais ce qui concerne toutes celles et tous ceux, à quelque niveau, qui s’agitent dans le landerneau socio-politique.
Trêve des je te tiens par la barbe, tu me tiens par la barbichette.

Africain de l’année 2017: Akufu-Addo haut la main (par Adama Gaye)

En ces temps de récompenses des personnes ayant marqué l’année qui se ferme, 2017, et de manière positive, c’est donc un Prince, puisque son nom Nana, en langue Ashanti, désigne ses racines princières, qui rafle la mise en tenant devant un jeune et arrogant mini-Macron, Président de France, le discours que toute l’Afrique digne attendait d’entendre.

Oui l’Afrique est un continent riche et elle ne doit pas compter sur les surplus budgétaires d‘autres régions du monde, comme l’Europe, pour résoudre ses défis dans divers domaines, notamment ceux de la santé ou de l’éducation.Et il est inacceptable qu’elle continue de faire moins bien que l’Asie ou des pays qui rivalisent avec les meilleurs au monde étaient moins bien lotis que ceux d’Afrique, il y a 60 ans, à l’aube des indépendances africaines.

Je ne suis pas surpris mais ébloui par la puissance, la pertinence et la portée du discours tenu par Akudu-Addo devant un Macron passablement écrasé, remis à sa place. Quiconque a visité la capitale Ghanéenne, Accra, n’a pu manquer de voir cette statue géante projetant cinq figures, dont celle, bien sûr, de Nkwameh Nkrumah, mais aussi celle du père de l’actuel Président Ghanéen. La statue domine l’une des plus fréquentées artères de la ville.

C’est dire que nul ne doit être étonné du culot, du courage et de la clarté du propos de cet avocat capable de s’exprimer dans un français aussi châtié qu’il maîtrise le Queen’s English, et dont les plaidoiries de Paris à Londres, Accra et ailleurs ont fait tonner sa voix de baryton, voix de stentor captivante et convaincante.

Quand je l’ai vu s’exprimer avec détermination le jour de sa prise de fonctions il y a à peine quelques-mois, je savais qu’une étoile était née. Articulant sa vision progressiste et développante, il ne craignit pas d’être proche de la suffocation au point qu’on dut lui amener un verre d’eau qu’il ingurgita pour aussitôt continuer malgré ses toussotements.
Il avait, il est vrai, longtemps attendu avant d’être la à ce podium, à 72ans, à un âge où la retraite a longtemps frappe à la porte.

Taille courte, les yeux cerclés d’éternelles lunettes, fines, visage carre, comme ses épaules, sur un corps noirâtre comme celui de ses parents du même groupe ethnique, les Akan, qui se retrouvent de Kumasi, au Ghana, jusqu‘a Yamoussoukro, en Cote d’Ivoire, il a le même titre princier Nana que celui qu’on affublait naguère au défunt Houphouet-Boigny, légendaire Président de la Cote d’Ivoire.

Avant qu’il ne finisse par accéder à la magistrature suprême, en battant en décembre dernier, sous la bannière du parti patriotique national (npp), le président sortant, John Dramani Mahama du congrès national démocratique (ndc), peu étaient ceux qui pensaient qu’il deviendrait un jour ce lointain successeur de son père qu’il est maintenant.
C’est la le signe que nous avons affaire à un homme déterminé, sachant ce qu’il veut.

L’Afrique, orpheline de leadership qualitatif, vient, elle , de trouver l’avocat crédible, compétent, conscient et courageux qu’elle cherchait en vain. Il ne reste qu’à partager les termes de références et à aligner les énergies jusqu’ici laissées en somnolence sinon jetées dans les routes de l’aventure: Le temps de l’Afrique est venu. Le moment pour les vrais leaders, qui ne sont pas des vendus, rapaces financiers, acolytes des impérialistes, de se faire voir. Car à l’ère de la tectonique des plaques, nul ne peut plus éteindre les valeurs sûres. Macron en était réduit à soupirer, un tantinet dépassé: voilà je vous l’avais dit les nouveaux leaders arrivent en Afrique.

Il n’a encore rien vu: c’est sur tous les fronts que la vraie Afrique va surprendre le monde. Quand elle s’éveille, le monde a intérêt à prendre note. Medawassi, merci en langue ghanéenne, Président Akufu-Addo, celui que, pour ma part, je désigne personnalité africaine de l’année 2017 !

Au moins parce qu’il fait renaître l’espoir perdu d’un leadership qualitatif, charismatique, transactionnel et transformationnel sur un continent, le notre, qui en a si besoin au moment où les cieux lui offrent tous les clignotants positifs pour son affirmation sur la scène mondiale. Nous veillerons à ce qu’en vos paroles soient en concordance avec vos actions : pour qu’un leadership éclate, projetant des talents provenant de tous les secteurs, fassent aussi leur apparition pour tenir haut le drapeau du renouveau africain.

Ps: J’ai fait la connaissance de Akufu-Addo lors d’une conférence à Chatham-House à Londres, il y a plus de dix ans. Posant une question au président d’alors du Ghana, John Kufuor, qui m’interpella par un bruyant “mi pachoo”, mon ami, je fus surpris de voir cet homme en costume 3 pièces à l’ancienne, présent dans la salle, me souffler a l’oreille: c’est vous Adama.

C’était Akufu-Addo. Son surgissement au firmament de l’Afrique me fait d’autant plus plaisir que je sais qu’il y a la du gravitas, de la substance. La preuve, vous avez été si nombreux à saluer son discours quand je l’ai posté hier. Même de grands patrons de l’Union européenne, des diplomates africains de haut vol, des universitaires, des amis de toutes classes n’ayant jamais réagi à un post ont tenu à le faire cette fois-ci. Un tsunami.

Adama Gaye recadre le Procureur : « Khamal Sa Bopp, Khamal Sa Palaaaace »

Votre récente philippique, menace, contre celles et ceux qui disent du mal des magistrats est très mal venue, sachez-le.

Quand nous nous battions pour imposer et obtenir l’élargissement des libertés publiques, démocratiques, y compris d’expression, nul ne sait où vous étiez ni celui qui préside le Conseil Supérieur de la Magistrature.

Ces libertés sont incompressibles, indivisibles, irréductibles, définitives. Nous y tenons comme à la prunelle de nos yeux.

Si les magistrats, et de manière générale, la justice, ne veulent pas qu’on parle d’eux en mal, ils savent ce qu’il leur reste à faire: servir une justice au-dessus de tout soupçon, s’écarter des privilèges souvent matériels et indus dans un pays où la pauvreté est le plus grand dénominateur commun, et, surtout, éviter de donner l’impression de faire partie d’une justice qui, à tort ou à raison, n’inspire pas confiance.

Pour commencer, en tant que procureur de la République, on vous attend vainement sur ce qu’il y a lieu d’être fait pour sanctionner SallCapone et ses acolytes, tous les brigands.

Tant que nous, Sénégalais, ne seront pas satisfaits et rassurés concernant notre justice, nous userons, jusqu’à en abuser, des droits fondamentaux que la Constitution nous donne.

Le monde entier est averti.
Nous paierons le prix qu’il faut pour la préservation de nos libertés.
N’est pas encore né celui qui va les brider ou les supprimer par la menace.

Epargnez-vous les propos comminatoires, coups d’épée dans l’eau, et allez à l’assaut des brigands qui vous entourent dans cette République vampirisée, où vous ont nommé là où vous êtes.
Si vous faites votre travail, vous gagnerez notre respect. Mais la confiance ne se décrète pas, elle se MÉRITE. Pas par des coups de menton ou de gueule.

 

No Passaran, Proc !
Comme dirait Socrate, connais-toi, toi-même, et les wolofs,
qui disent : Khamal Sa Bopp, Khamal Sa Palaaaace.
Nous ferons face…que ce soit clair, Wassalam.

Adama Gaye analyse les Législatives : Le pays est fracturé, fauché, fâché, fou de rage…

Il lui a fallu ruser de tous les stratagèmes possibles mais il n’empêche que le pouvoir sénégalais continue de trembler en réalisant combien son rejet est massif, la voix du refus a été forte, sa voie ayant été montrée à Touba par des électeurs qui ont dit NON à toute idée, fut-elle subliminale, de Ndigueul, enjoignant de voter pour le régime.

Ceux qui ont fait courir le bruit que le Khalife (ce dernier est entouré de gens qui sont au service non pas du mouridisme mais des pouvoirs d’argent et de la politique) avait donné son aval à la liste du pouvoir l’ont indirectement mouillé. C’est le cas de son fils, Abdou Samath, et du politicien-massacré par les électeurs, Abdou Lahad Gaindé Fatma.

Il faut en tirer les leçons, froidement. Les dignitaires du mouridisme sont avertis : changez votre complicité avec le pouvoir politique ou vous bradez, perdez le reste du capital social que le fondateur de cette importante confrérie vous a laissés, les gens ne vous suivront pas aveuglément.

Il faut maintenant se mobiliser. Créer la vraie force de l’alternance. Du sauvetage. D’un nouveau Sénégal.

Je vous propose de la mettre en place avec vous. 2019, c’est aujourd’hui ! Nous sommes nombreux à penser que le devoir nous appelle au chevet de notre Etat pris en otage, de notre société, criminalisée, de nos valeurs, détruites, de notre démocratie, réduite à sa pire expression possible…

Je serai dans l’arène.

C’est un devoir rendu impératif par ce qui s’est passé ce dimanche: un déshonneur à notre pays, sa démocratie écrabouillée, pendant que le pillage de ses deniers et ressources naturelles, son sur-endettement abyssal le placent sur une rampe sûre d’une malédiction à la Grecque !
Oui, Abdoulaye Wade a fini sa partition en secouant le cocotier mais pour ne finir qu’en Zoss, showman promis au KO permanent. Maintenant, il dégage. Son fils sait que les dés sont pipés.

Les messies indépendants ont reçu la raclée qu’ils méritaient. Seront-ils lucides désormais ? Pas sûr. Mais un peu plus humbles, obligatoirement…
Khalifa reste dans les rets de la Justice. Idy a fini de manger son pain blanc depuis ses histoires de Protocole de Reubeuss…

La montée du PUR, sur fond d’islamisme, exprime l’angoisse des gens, leur défiance face aux politiciens du pouvoir, et de leurs prédécesseurs, leur espérance…métaphysique surtout.
Ne nous y trompons pas: ce pouvoir est sonné. S’il a été obligé de casser la tire-lire, d’inonder le pays de publicités, de faire des ruses de sioux pour empêcher l’expression de la démocratie par les urnes, c’est qu’il se sait honni, et bref, malgré tout, il est par terre…
Le pays est fracturé, fauché, fâché, fou de rage. Il veut du sang neuf, des fondamentaux et se sortir de cette impasse.

Macky Sall est dans la mélasse de ses magouilles qui le hantent. Même les observateurs de l’Union africaine ont refusé de lui donner quitus. Tandis que Ibrahima Diallo, frère du ministre de l’intérieur, est pris la main dans le sac à Kuala Lumpur, que les institutions de la République sont par terre, réduites à valider les crimes et vols, sans courage, que les escroqueries ne sont pas oubliées, que le peuple souffre au point de devenir le matelas de ses tortionnaires, se sentant presque contraint de voter pour un pouvoir criminel qui le tient par un billet de Banque à chaque moment électoral…

Macky Sall a prouvé qu’il ne mérite pas la confiance des Sénégalais. Son incompétence est incommensurable. En somme, le vase a débordé !
C’est maintenant ou jamais que l’audace, la vérité, le courage, l’expertise et la décence doivent monter au créneau pour remettre ce pays sur les rails. Ce combat-là est plus que jamais le mien…Il est le nôtre !

PS: Je clarifie ma position. Sur un point. Quand on a un guide, religieux de surcroît, on se doit de le protéger des malfaiteurs. Des taupes du pouvoir sont plantées chez le Khalife tout le monde le sait. Notre devoir c’est d’extirper la mauvaise graine au nom de notre…mouridité !

Adama Gaye envoie Vincent Bolloré se balader …


 Adama Gaye demande à Vincent Bolloré de se préparer à un combat épique au lieu de chercher à se débiner. Le journaliste s’est exprimé sur sa page facebook.
Par son avocat, Me Olivier Baratelli, le magnat ou je-ne-sais quoi, Vincent Bolloré demande, via mon avocat, Me Cheikh Koureysi Ba, dans une correspondance qu’il vient de recevoir, que je présente des excuses pour faire arrêter la procédure judiciaire qu’il promet de mettre en œuvre à mon encontre.

J’en ris aux larmes. Refus de toute excuse. Mon tam-tam est prêt pour le combat de lutte dans la grande arène du tribunal parisien ou le choc tant attendu aura lieu. Vincent Bolloré devra se résoudre à s’acheter un «nguimb», ce tissu que les lutteurs mettent autour de leurs reins dans la perspective du duel. Il est mal tombé: un lutteur teigneux qui va le traquer jusque dans ses derniers retranchements. Ça va lui apprendre, à la dure, la leçon de sa vie!

J’espère que la presse française, du Canard enchaîné à mes amis qui me lisent ici, prend note: les portes d’une fuite sont fermées pour celui qui s’imagine pouvoir faire peur à ses interlocuteurs africains. Je l’affronterai, de gré ou de force.
Son avocat, impliqué dans un autre litige m’opposant à la plus grande banque d’affaires françaises, doit aussi se le tenir pour dit.

Battez les tam-tams, frappez les balafons! Pas de drapeau blanc, Vincent, lutte rek. Mes poings me démangent. Ils rêvent de faire la fête à un nez aquilin, en plus de te faire bouffer du sable. Chute!

Adama Gaye fait de graves révélations sur le maire de Dakar!

Adama Gaye, le journaliste devenu consultant n’a pas été tendre avec le maire de Dakar. Lisez ci-dessous ce qu’il a écrit!

 


Adama Gaye fait de graves révélations sur le maire de Dakar! "Ce qui arrive à Khalifa Sall est triste mais prévisible (...)Même dans son proche entourage, y compris familial et politique, c'était du n'importe quoi, notamment dans la gestion (...)"
Ce qui arrive à Khalifa Sall est triste mais prévisible. Quand je voyais les gardiens et gueux qui étaient nos voisins à Dakar s’enthousiasmer de l’argent qu’il leur remettait à la veille de l’Aid, je leur disais qu’il n’en avait pas le droit.
Au Sénégal, celui qui gère des fonds publics fait l’objet d’éloges pour qu’il soit au service d’intérêts privés. Savoir refuser est la voie à suivre pour ne pas se retrouver seul à répondre de fautes de gestion. Khalifa a été piégé comme un gamin à qui on a confié un pot de confiture publique. Même dans son proche entourage, y compris familial et politique, c’était du n’importe quoi, notamment dans la gestion des cadeaux de fins d’année, du Ribidion -lol-, des éditions, des calendriers, des feux d’artifices et décoration etc…Le budget Culture, important, était géré par une proche, son chauffeur sortait de ses propres flancs…
Son Directeur administratif et financier (Daf) était devenu un Dieu, qui avait ses propres rabatteurs, soudain gagné par l’envie de se lancer dans la politique pour accéder aux plus hautes sphères. Tout Dakar le savait. En un mot, sous Khalifa Sall, la mairie de Dakar était en état de lévitation permanente: dans le toc. Ses programmes municipaux se résumaient en des querelles de quartier, en dehors de son pavage des routes inabouti du reste et de la chasse aux vendeurs ambulants.
Ce qui devait arriver est donc arrivé. Il est rattrapé par ses faux pas, ses fautes.
Acharnement sur sa personne? Que nenni.
Moralite de l’affaire : Soyons en tous lieux et circonstances rigoureux.
Désormais, plus que par le passe, moi, je refuse toute prétention à la générosité fondée sur les biens publics. J’accentue mon refus de toujours, de toucher à la confiture -pour les autres.
Quand on est surveillé, quand on a des ennemis, même quand on n’en a pas (Merci Khadim Ndiaye), il faut éviter de prêter le flanc.
Or, Khalifa semblait agir comme une star sans conseils ni caution. Il était dans les cieux, il partait plus qu’il ne restait gérer sa mairie. Il était partout, pour se faire voir aux côtés des maires de Rio, Paris et tutti quanti sans recul sur la nécessaire redevabilité, c’était trop. Comme si ses fonctions lui tournaient la tête. Papillonnant, ayant perdu le sens de la gravité, il tutoyait les cimes. Comme Icare….ses ailes ont touché le soleil. Ses arguments sur sa victimisation sont plus que légers, irrecevables. Il s’est grillé.
En invoquant l’immunité de ses prédécesseurs dans la gestion louche et gabegique des fonds d’avance, il s’est en plus trompé d’époque. 30 millions de nos francs par mois !!!, nos millions à nous les contribuables, pour en faire ce qu’on veut. C’est oublier que ce Monde, sous la surveillance du numérique et de l’éthique, ne tolère plus ces méthodes cavalières d’utilisation des deniers publics. Les peuples, partout, sont vent debout. Ils exigent que les comptes soient faits sur le champ et pas question pour eux, ici ou ailleurs, de donner un blanc-seing à quelque élu. Khalifa Sall s’est fourvoyé, rien moins que ça!

« Lettre de fin d’année: Aux guides religieux et…diplomates ! » (par Adama Gaye)

Par où commencer en cette fin d’année 2016 début 2017 ? Quel évènement ou homme retenir, en dehors du démon de l’année, en la personne crépusculaire de celui qui a fait main-basse sur notre gaz avec l’aide de ses acolytes au pouvoir? Comment dire au-revoir à l’année qui se clôt en sélectionnant un thème, un sujet, des acteurs, ou encore des priorités dignes de figurer au premier plan dans l’agenda de celle qui s’annonce ?

Tout le monde l’admet. L’année 2016 a été celle de tous les chambardements politiques et géopolitiques, de toutes les surprises, du Brexit à Trump et….Jammeh, de toutes les violences, d’Alep à Mossoul, de toutes les angoisses pour les migrants et les chômeurs, de toutes les remises en question annonciatrices d’un ordre nouveau, interne et international, dont les paramètres sont encore loin d’être clairs.

Dans ce fatras d’incertitudes qui n’en finit pas de dérouler son long manteau sombre, le meilleur réflexe est d’opérer un retour à la case départ. Aux fondamentaux originels. A ce socle qui porte, ici comme ailleurs, les valeurs les plus importantes pour toutes les sociétés humaines à l’heure où elles n’ont d’autre option que de se mettre à jour sous peine d’être larguées par un train de l’histoire soudain porté par des forces inattendues, insaisissables.

Pour ce qui est du Sénégal, le bon sens commande de se tourner vers ce capital social, héritage éternel, que les chefs traditionnels et, surtout, les chefs religieux, musulmans ou chrétiens, ont la charge de préserver au nom de la pérennité de notre nation. Mais parce que nul pays ne peut vivre en vase clos à l’ère d’une mondialisation, tout malmenée qu’elle puisse être par la montée en puissance des discours populistes, de repli, il est aussi impératif de prendre à témoins les diplomates étrangers qui sont avec nous. Ce sont nos relais officiels avec le reste du monde.

Même s’il leur faut tenir compte désormais de ces liens diffus, virtuels, que les réseaux sociaux imposent au monde entier, y compris en déployant des tentacules obscures au profit de ceux qui veulent faire mal, dans une dynamique de l’asymétrie des rapports au sein des sociétés contemporaines où l’individu se tient debout face aux Etats de plus en plus incapacités par les ruptures déstructurantes.

Parce que les politiques, égoïstes et cupides, vivant en vase clos dans des loges et cercles de plus en plus éloignés de la sphère démocratique, publique, sont en perte de popularité, il ne reste plus qu’à interroger et actionner les leviers sociaux pour engager les changements idoines. Afin que nos pays, en particulier le nôtre, ne soient pas emportés par les éléments qui se déchainent avec l’aide de prédateurs internes.

Les chefs religieux ont un rôle à jouer. En commençant par retrouver ce qui est l’unique raison pour les Sénégalais de les suivre. En redevenant plus proches de la spiritualité, c’est-à-dire en dire en prenant leurs distances avec le pouvoir temporel. Qu’ils aient le courage de dénoncer cet embellissement politicien, corrupteur, de leurs cites –religieuses- alors qu’ailleurs, leurs ouailles, ceux qui justifient leur importance, continuent de vivre dans la pauvreté crasse, à l’abandon. A trop vouloir s’identifier au pouvoir temporel, quitte à devenir ses complices dans le pillage des ressources financières et sociales du Sénégal, ils s’écartent de leur vocation.

Ils tournent encore plus le dos à Dieu quand, de surcroit, au lieu de dire le vrai, le juste, l’équitable, ils donnent l’impression de jouer la carte du favoritisme au profit des dirigeants temporels. Qui n’a pas été choqué des propos tenus par certains d’entre eux, et non des moindres, accusant les combattants de la démocratie d’être jaloux, aigris, en quête d’avantages, s’ils ne les ont tout simplement pas sommés de se taire, voire de laisser le pouvoir politique travailler. On les croirait sur des tréteaux électoraux ! Tous les chefs religieux qui tiennent ce discours ont perdu mon estime.

Ne l’oublions jamais : si les Sénégalais s’identifient à la religion, c’est parce qu’en ces heures d’incertitudes et de souffrances, ils gardent en souvenir le capital social créé du fait de l’action de certains dirigeants religieux. Cheikh Ahmadou Bamba, par son asservissement à Dieu et à son Prophète, Baye Niasse ou le cardinal Thiandoum par leur œcuménisme, Abdou Aziz Sy, par ses prêches sensibles aux moments déterminants de la marche du pays, en sont les incarnations accomplies. Or, ces temps-ci, la religion se noie dans ses compromissions. Qu’elle se ressaisisse vite pour éviter de dilapider l’héritage sans lequel elle n’est plus rien aux yeux d’une population plus regardante qu’il n’y parait de prime abord.

En plus d’orienter le peuple sur le chemin divin, la religion ne doit descendre dans l’agora publique que pour contribuer au renforcement des bonnes normes. En 2016, elle s’est hélas largement fourvoyée –son diagnostic vital risque d’être engagé si elle ne change de braquet !
Les diplomates étrangers qui sont en notre sein sont pareillement sommés de se montrer plus exigeants, vigilants, dans le respect du jeu démocratique. Faute de quoi, des migrations au terrorisme, des pandémies transfrontalières à la dissémination de la conflictualité, ils se retrouveront du côté négatif de l’histoire, surtout que ce qui se passe ici impacte ailleurs –dans le village planétaire !
Bonne année 2017 !
Adama Gaye
Journaliste & consultant

Diffamation : Vincent Bolloré porte plainte contre Adama Gaye

DIFFAMATiON : Vincent Bolloré porte plainte contre Adama Gaye

Vincent Bolloré porte plainte contre le journaliste Adama Gaye…


Vincent Bolloré porte plainte contre le journaliste Adama Gaye…
« Ce matin, j’ai reçu, par la poste, un courrier envoyé par l’avocat parisien de Vincent Bollore qui indique qu’il intente un procès contre ma personne parce que, dit-il, j’ai attente à son honneur dans un texte que j’ai publié sur Facebook, le 16 octobre dernier. Bizarre. Bizarre. Tardif procès… », peut-on lire dans ledit poste.

Et le journaliste de s`interroger « y a-t-il des hommes politiques, publics derrière ? Ni la date, ni le lieu du procès ne sont indiqués. Ce procès, s’il a lieu, concerne tous les Africains qui refusent de baisser la tête, de laisser les acteurs étrangers faire main-basse sur l’Afrique et ses ressources. Je ferai face… »

Adama Gaye : La démission d’Aliou Sall est tardive et insuffisante pour clore le débat sur le pétrole. Qu’il nous dise combien il a reçu


Adama Gaye: « La démission d’Aliou Sall est tardive et insuffisante pour clore le débat sur le pétrole. Il faut qu’il dit au Sénégalais combien il a reçu »
“La démission-cinéma de Aliou Sall. Trop peu, trop tard. Il se moque du monde. Nous exigeons une reddition complète des comptes, le remboursement des sommes perçues, pas seulement celles dues au fisc, et l’annulation des contrats odieux accordant nos ressources à des escrocs et à leurs acolytes”, a publié le journaliste sur sa page facebook.

Interrogé ce matin sur la Rfm, Adama Gaye nous fait savoir qu’en matière de gaz, “les intervenants qui viennent chercher des blocs de pétrole payent une prime de signature. Qu’on ne me dise pas que cette prime à multi-milliards de Francs CFA n’ait pas été payée. C’est aller dans quelles que poches”, poursuit-il.

Toujours selon lui, Aliou Sall, le frère du Président, s’enfonce de plus en plus dans ses sorties notamment celle annonçant son retrait d’activités relatives aux hydrocarbures au Sénégal. “Arrête tes bourdes: en nous disant que tu ne t’occupes plus des hydrocarbures au Sénégal, tu t’es davantage enfoncé”, a-t-il écrit.

Leçons d’une manifestation républicaine réprimée par Adama Gaye

Adama Gaye

La première leçon de la marche m’a été donnée par une vieille dame avec qui je me suis retrouvé alors que les forces de l’ordre tiraient sur la foule. « Nous n’avons plus de démocratie, dit-elle, mais une démocachot », car, précise-t-elle, le Sénégal est devenu une prison à ciel ouvert.
Ils étaient des centaines, voire des milliers, à avoir pris d’assaut le lieu de la manifestation. Mais les forces de l’ordre et de la sécurité ont préféré semer désordre et insécurité sur des citoyens qui exerçaient leur droit républicain.
J’étais parmi les leaders qui conduisaient le mouvement. Autant j’ai observé avec fierté la résilience de ceux d’entre-eux restés stoïques face aux cerbères, autant je n’ai pu m’empêcher de constater la douce fuite d’une des grandes gueules du PDS qui a préféré s’éclipser alors que le mouvement s’approchait des forces du désordre.
J’ai alors vu les tirs de grenades, apparemment des tirs à balles réelles aussi. Un homme, la gorge coupée courait dans tous les sens. Du sang en sortait abondamment. Survivra-t-il? Pas sûr.
En tous les cas, ce jour fut un jour sombre pour la démocratie Sénégalaise prise en otage alors que les forces de l’opposition, un peu désorganisées, se prêtant au rêve des forces de sécurité leur ont servi de chair à canon.Toutes les leçons sur la manière de combattre un pouvoir décidé à tuer, terroriser doivent être tirées par celles et ceux qui comptent redonner à la démocratie sénégalaise ses lettres de noblesse.
Ce soir sur les Télés et les Sites, on verra les images violentes et aussi la mobilisation brouillonne mais massive de massive du peuple. Elles montreront que le pays est entré dans une nouvelle étape dans son bouillonnement. Ce chaudron n’augure rien de bon pour un régime aux abois. La fin est toujours délicate pour une autocratie.

Nous y sommes! La lutte continue.Je suis définitivement entré dans ce combat, pour ma part ! Et je suis content d’avoir été aux premières places quitte à inhaler les gaz aveuglantes et étourdissantes des lacrymogènes dont l’objectif était clairement de tuer! Les démocrates doivent plus que jamais renforcer leur unité pour mener et conclure avec succès ce combat vital !

Adama Gaye

Adama Gaye rejoint Wattu Senegaal

Protection ou radicalisation : Adama Gaye rejoint Wattu Senegaal
Un acte de radicalisation ou de protection ? Le journaliste Adama Gaye, qui menace depuis quelques temps de faire des révélations fracassantes sur l’affaire Petrotim, parce que détenant des preuves, a rejoint le front Mankoo Wattu Senegaal.
D’après les sources de L’As, Adama Gaye a pris part à la réunion de la conférence des leaders auprès des Abdoul Mbaye, Déthie Fall, Lamine Diallo Malick Gackou, etc. Le journaliste semble se radicaliser dans son combat pour le jaillissement de la vérité dans l’affaire Petrotim impliquant le frère du président de la République, Aliou Sall, ajoute le journal.
D’aucuns pensent, toutefois, que le journaliste est allé chercher la protection de l’opposition parce qu’il craint d’être arrêté par le pouvoir.

Adama Gaye : Le combat commence. Il sera rude!

Adama Gaye

Adama Gaye qui a averti et menacé le Président Macky Sall de déballage sur le pétrole, fait depuis hier, l’objet de toutes les critiques envisageables. Certains vont même jusqu’à le menacer, d’après le journaliste qui s’est exprimé sur sa page facebook pour dire à ses pourfendeurs qu’il va faire face
Des ami (e) s, bien intentionné (e) s, m’ont suggéré de clarifier mon propos sur le pétrole au Sénégal car certains, peut être de bonne foi, ont pu y voir un chantage sur le mode:  »Retenez-moi ou je fais un malheur ». Certains m’ont même demande de m’excuser. Ce a quoi j’ai répondu: excusez de quoi? De dire la vérité? Certainement pas. Peut-être de l’avoir dit crument OUI; là je peux m’excuser sur la forme mais non sur le fond.
La question est de savoir ou non si le Sénégal doit devenir un cimetière des idées critiques, des vérités qui font mal mais font avancer…
Je rassure tout le monde. Jamais, d’abord, une quelconque idée de chantage ne m’a effleuré l’esprit au moment où je faisais mon post qui fait tant de bruits au point de me valoir toutes les insultes et calomnies en tous genres, souvent injustifiées autrement que par l’envie de leurs auteurs de plaire au Prince du moment, comme ils l’auraient fait pour tout autre prince. Hier avec Wade, auparavant avec Diouf et Senghor.Désormais, il faut plaire à Macky. Alors on se bouscule pour rabattre le caquet au ‘prétentieux’ qu’il faut faire taire par tous les moyens.
Or, tous, même les plus tonitruants parmi eux, savent pertinemment que ce que j’ai dit relève de la pure vérité. Aucun chantage n’y suinte. Depuis des années que je fréquente le monde, les plus importants décideurs, j’ai appris a la boucler pour éviter de causer des dégâts.

Depuis des années, sur Macky Sall, j’ai observé un silence tout en me demandant si j’avais le droit de me taire. A chaque fois que j’ai tenté d’en sortir, les réactions de mes compatriotes, certains d’entre eux, m’ont surpris: beaucoup veulent y voir autre chose que la vérité. Sommes nous devenus un peuple complice de ses tortionnaires?
Seulement, n’a-t-il pas, lui-même, franchi le Rubicon en donnant son imprimatur, dès son arrivée au pouvoir, a l’un des actes les plus ignobles en termes de delit d’inities, qui a permis à son frère d’entrer en partenariat avec une figure sulfureuse, Franck Timis, un vrai crépuscule ambulant, dont l’ombre menace de malédiction notre nouvelle richesse nationale. Dans n’importe quel autre pays au monde, ce President aurait ete dechu sans tarder. Au Senegal, on prefere regarder ailleurs: sous le nazisme, les complices d’Hitler refusaient aussi de voir ce qui se passait sous leurs yeux.
Pourtant, des 2011, avant personne d’autre, sur la Tfm, répondant aux questions d’Alassane Samba Diop, j’avais été le premier à alerter en citant nommément Franck Timis pour dire que le régime de Wade lui donnait une partie de nos hydrocarbures.
Je ne suis pas un devin mais plusieurs années de fréquentations du milieu des hydrocarbures, au plus haut niveau, de l’Opep a l’Agence internationale de l’Energie (etant l’un des deux sénégalais cooptes par elle pour la rédaction de son premier Rapport sur les hydrocarbures africaines, en 2014) et forme en pétrole et gaz a Genève (Master en International Oil and Gas a l’Ecole des Hautes Etudes Internationales de Geneve) et donc ayant effectivement aide Macky Sall, via mon ami Rilwanu Lukman, ancien Président et Secrétaire General de l’Opep, à obtenir un contrat de pétrole pour le Sénégal (Abdoulaye Wade et Karim Wade –qui doutait de la possibilité que cela se fasse- peuvent témoigner), je ne comprends pas pourquoi on pense que je ne fais autre chose que mettre en garde les Sénégalais contre les excès de Macky Sall qui ne datent pas d’aujourd’hui.

Ses milliards Cfa sortis de nulle part autre que dans des conditions douteuses auraient dû amener les sénégalais a devenir plus circonspects à son égard. Or donc, me voilà somme de ne pas parler. Ou du moins de parler selon le tempo de celles et ceux qui, bien souvent, sont les allies, interlopes, du pouvoir.
Il faut savoir que lorsque des affaires aussi graves se passent, l’individu, même le plus courageux, se doit d’y aller avec prudence, patience et perspicacité. La situation peut être rendue encore plus floue quand la même personne est accusée, à tort, de faire, ou de vouloir faire, du business avec l’Etat. On en oublie que citoyen et contributeur fiscal, businessman national, tout milite pour que je travaille à gagner légalement des marches de l’Etat.
Exemple : sur un projet important d’infrastructures pour lequel j’ai des partenaires qui ont amené un financement de près de 2 milliards de dollars –le plus grand projet au Sénégal- si ça se fait, dois-je ne pas le faire, jouer mon rôle ? C’est là ou un Etat libre, détaché des considérations subjectives, devient un Etat developpementiste, centré sur l’essentiel et non sur les considérations crypto-personnelles. Nous avons affaire hélas, je le crains, à un Etat égoïste et étriqué, incapable de dépassement pour l’intérêt national.
D’autres exemples sont dans ma tête : il ne sert à rien de les lister. Le moment est au combat pour le changement afin que notre pays redevienne une nation équitable et efficace au service de tous. Certains plumitifs du pouvoir dont j’ai rejeté la demande d’amitié sur Facebook, parce que les connaissant fourbes et manipulateurs, ont pris sur eux, via leur séides, de s’en prendre à ce que j’ai dit.
Demain, ils seront les premiers à venir me dire : ‘grand, j’ai toujours su que tu disais la vérité’. D’autres, eux aussi tout sourire, ne se privent pas pour vous poignarder en oubliant que leurs actes déteignent sur la personne ou ses proches. Quelle hypocrisie.
Ce qui est plus grave dans tout ceci c’est le fait que le peuple sénégalais, qui se sait malheureux, sans emplois, sans revenus, désaxé, semble être devenu inapte à choisir de s’aligner du cote de la vérité. Seuls les nouveaux riches, ceux qui ont volé ses biens, sont bien vus par lui. C’est grave. C’est un suicide public.
Je veux conclure : je me suis retenu à ce jour à dire beaucoup de choses, à l’intérieur comme hors du Sénégal car on ne doit pas dire tout ce qu’on sait, selon le bon proverbe wolof. Mais les scandales qui rythment la vie de notre pays, de Bictogo à Contan, de l’Artp-Sonatel à Franck Timis, PetroTimSall et tant d’autres, sont tellement graves que ne pas sortir du bois c’est être lâche.
Il arrive un moment ou faire un choix n’est plus une option mais un impératif. J’ai fait le mien. Je suis d’autant plus relax en le disant que désormais, conscience en voie d’être totalement libérée, je n’en ai cure de ce que les malveillants ou ceux qui préfèrent faire des interprétations qu’ils savent loin de la vérité, peuvent avoir sur ce lièvre que j’ai levé.
J’ai dit la vérité. Rien que la vérité. Parce qu’il arrive un moment ou le sacrifice devient un acte de foi, béni des cieux.
Je vous remercie en espérant qu’avec cette note, les clarifications idoines ont été faites. Que Dieu garde le Sénégal !

PS: Sur le contrat pétrolier que j’ai fait obtenir à Macky Sall, tout en maintenant tout ce que j’ai dit, même si j’aurais pu mieux travailler la forme (ce qui est mon habitude), je garde la lettre annotée d’Abdoulaye Wade indiquant clairement mon rôle dans le projet. Il n’y a pas de chantage ici, c’est le souci d’engager le combat pour que notre pays cesse d’être entre des mains qui ont fini de le brader à des intérêts privés –les leurs- et ceux de leurs acolytes. Se taire, c’est accepter l’autophagie, la mort d’un Etat, qui est notre, en cours!
Pour ce qui est de l’affaire PetroTimSall, une pétition sera mise en ligne avec saisine du Congres américain, sous son Foreign Corrupt Practice Act, législation ayant justifié l’arrestation à New YORK dans une autre affaire de corruption du fils de Leon Mebiane, ancien Premier Ministre Gabonais.
Le combat commence. Il sera rude!
Dundee, Ecosse, Vendredi 23 Septembre 2016
Adama GAYE

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Adama Gaye : «Macky dit à ton frère de tout rembourser… Si Je parle, tu tombes… »

Le journaliste Adama Gaye s’est invité au débat sur le pétrole qui ne finit pas de faire jaser dans le pays. Notre confrère consultant y est allé même avec un ton menaçant. « Si Je parle, tu tombes, un point, un trait », a-t-il tonné sur sa page facebook.

« MACKY SALL, dis à ton petit frère de rembourser TOUT. Je vous ai connu TOUS les 2 PAUVRES. Souviens TOI du jour où tu es venu me voir au Novotel Dakar ou du premier Contrat de pétrole que je t’ai fait obtenir (pour le Sénégal) grâce à mon ami, Dr. Rilwanu Lukman, ex. Président-directeur Général de l’Opep. Ou de notre virée à Rotterdam.
J’ai aussi le dossier Frank Timis.
Et le reste.
Les gens qui parlent ne savent pas. Si Je parle, tu tombes, un point, un trait. »

Adama Gaye..

 

« Mémo à Momar* : Le piège démocratique », Par Adama Gaye

 

Ce devait être un bonus ;  ce n’est plus qu’un piège : des usurpateurs ont pris en otage l’espoir démocratique africain…

L’élection présidentielle qui vient de se tenir au Gabon est un bon prétexte pour reparler d’un phénomène dont l’Afrique attendait des miracles mais qui semble ne donner que le tournis aux peuples et pays, ses grands perdants, pendant qu’il se révèle en caverne d’Ali Baba pour les voleurs qui se gavent sans retenue sur ses Etats, vampirisés, avec la bénédiction d’un électoralisme ouvre-tout!

Tout est pourtant rose, au commencement, quand la démocratie s’impose partout comme le paradigme dominant en matière politique. C’est alors le résultat de la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, annonçant la fin de la bipolarisation idéologique du monde entre camp communiste, entrain de couler, et celui du capitalisme, si triomphaliste que l’universitaire américain, Francis Fukuyama, croyait y voir la fin de…l’histoire.

Fukuyama m’a lui-même expliqué ce qu’il entendait par sa formule, à savoir que la démocratie libérale était devenue l’Everest des idéologies politiques. Ce qu’il n’avait pas vu, c’est qu’au lieu d’une finitude de l’histoire, l’ère dans laquelle nous entrions coïncidait avec le basculement du monde vers l’intensification des échanges en termes de mouvements des personnes, biens, services et…crimes.

La mondialisation émergente n’a pas attendu longtemps pour convoyer sur les rives africaines les vents de l’Est Européen. Mais l’Afrique avait déjà pris le train en marche avant même qu’en Juin 1990, l’opportuniste François Mitterrand, alors président de la France ne profite du Sommet Franco-africain de la Baule, pour l’encourager à adopter les principes démocratiques en échange d’une augmentation de l’aide publique au développement. La conférence nationale du Bénin, quelques mois plus tôt, les revendications qui font trembler des régimes assis sur des certitudes monocratiques et l’explosion d’une presse avide de se sortir de l’information univoque, étaient autant d’indicateurs avant la…Baule.

On imaginait l’harmattan démocratique capable de transformer en avantages comparatifs construits les atouts longtemps laissés en jachère sur une terre africaine où le leadership politique n’avait même pas craint de cambrioler la thèse de l’union sacrée des ethnies et des partis au nom de ce qu’il appelait hypocritement intérêt national.

Le renouveau démocratique a semblé entraîner de profonds changements. Ils le furent sur le papier : pluralisme politique ; constitutions révisées pour réduire l’omnipotence du présidentialisme; et élections à tour de bras. A l’épreuve du réel, la démocratisation s’est cependant soldée par un tas de ruines, en commençant par notre pays.

Elle a fait sauter certains fondements essentiels de l’Etat administratif, efficace, et équidistant au service de tous les citoyens. Avez-vous une carte d’identité ou d’électeur à renouveler ? Un investissement utile au pays ? Une ambition de réussir à un concours d’Etat ? Naguère, l’individu, même venu du village le plus démuni, partait à égalité de chances face aux plus privilégiés de la société.

Dans le passé on voulait devenir milliardaire ? C’était possible. A la condition de suer sang et eau. Ndiouga Kébé et Djily Mbaye ont incarné ce capitalisme débrouillard. Désormais, il suffit d’être sous la coupe d’un grand chef religieux, d’être ethniquement marqué, d’être encarté, de suivre la direction des vents politiques, d’être prêt à vendre son âme, pour faire main-basse sur les marchés et biens de l’Etat.

Il n’est pas étonnant dans ces conditions de surprendre les pires opportunistes ayant servi tous les régimes se retrouver dans tel café dakarois pour jouer aux défenseurs du pouvoir de l’heure ou de croiser dans la nature des individus qui se proclamaient militants patriotiques de gauche ayant troqué leurs convictions pour devenir des collabos du viol de l’Etat…Ne parlons pas de la médiocrité des acteurs politiques légitimés par ce qui n’est plus qu’une démocratie piratée.

Bouchons-nous le nez pour ne pas être emportés par le souffre des scandales qu’elle permet : Contan, Bictogo, pétrole ‘familialisé’, institutions parlementaires inutiles, contrats publics donnés aux copains, moyennant commissions, biens publics peints aux couleurs politiques partisanes, élite éthique à l’écart, bavards incapables en avant, recolonisation consentie, incarnent, entre autres, les méfaits du cauchemar qu’elle est devenue.

La médiocrité vénale triomphe. Comment s’étonner alors que la stratégie d’un homme, une voix, «UNE FOIS» soit désormais l’obsession des assassins de la démocratie signataires de la fin de son…histoire après s’en être servis comme d’une rampe!

*Je dédie cette chronique à mon promotionnaire, Momar Kébé Ndiaye, décédé récemment, en souvenir de nos discussions animées sur les questions africaines et nationales.

Le retour colonial de la France (Par Adama Gaye)

Adama Gaye

Evoquer, voire critiquer, ce qui ressemble à une recolonisation du Sénégal par la France, n’est pas être son ennemi mais plutôt identifier un phénomène dont l’ampleur pourrait produire un contre-choc qu’il faut conjurer ici et maintenant.

La néo-colonisation tricolore, en marche, se manifeste de plus en plus. Comme avec ce Gérard Sénac, surgi d’on-ne-sait où, qui nous a entraînés dans le projet le plus onéreux qui soit : cette autoroute à péage que nous payons jusqu’à nous saigner pendant qu’il en bénéficie sans avoir la décence de cesser de toujours demander plus, comme disait François de Closets, à la manière française. Qu’il ait eu l’outrecuidance de réclamer 8 autres milliards, la semaine dernière, pour ajouter du beurre à ses épinards déjà grassement arrosés, est une faute de mauvais goût, une de plus !

Le colon est un fâcheux. Il ne connaît pas de limites, l’indécence est son modus operandi, le profit sa religion, et ses dévotions se ramènent à prendre, encore prendre, toujours prendre, sans se soucier du mal qu’il fait à sa proie. Rien de surprenant : le projet colonial était né ainsi, sous des habits d’impérialistes venus vider le continent pour perpétuer la croissance dans la métropole.

L’autoroute à péage est l’un des exemples de ses méthodes. Pour dire vrai, on ne peut imputer ce scandale au régime en place. Il est un legs du Wadisme. Son infantilisme coûteux qui l’a fait souvent contracter, en notre nom, des dettes exorbitantes, sur le marché financier à des taux hors de portée, y est pour beaucoup. Or un petit effort patriotique aurait pu aider à trouver mieux, y compris via les prêts concessionnels ou la mobilisation des ressources domestiques. Même dans le cas d’un prêt commercial, il était possible d’utiliser la méthode de Toyota, le ‘just-in-time’, pour ne pas avoir à le laisser s’endormir dans les caisses de la Banque centrale, pendant que les plans de l’autoroute n’étaient même pas terminés, et qu’il fallait, sur au moins trois ans, continuer à payer des intérêts sur une dette oisive.

Il nous faut dépasser l’image de Sénac pour saisir, par-delà sa truculence, la face hideuse d’un capitalisme français étatique, plus nocif, que des bourgeois compradore nationaux, ses acolytes de l’intérieur, au sommet du pouvoir d’Etat, confortent, pour lui renvoyer l’ascenseur, en lui permettant, en échange de son parrainage, de s’emparer des leviers de notre économie.

Doit-on être surpris ? Dès l’avènement de cette deuxième alternance, en Mars 2012, le fait que le nouveau président-élu, n’ait eu d’autre réflexe que de se rendre à Paris afin d’y demander une aide budgétaire de quelques dizaines de milliards de francs cfa signifiait sa montée en puissance en tournant aussi le dos à l’effort national, au sens du sacrifice, sans lequel nul développement n’est viable. En lui faisant signer sur place un accord de défense, jusqu’ici secret, ses interlocuteurs français en avaient profité pour le coincer dans un renouvellement du Pacte colonial, jamais rompu, qui insulte tous les combats menés par les patriotes sénégalais depuis la nuit des temps…

L’intensification de la présence coloniale française devient une affaire trop sérieuse pour ne pas être débattue. Car depuis des années, depuis surtout l’arrivée de ce nouveau régime, elle se consolide. C’est dans ce boulevard que la bande des 3 B, incarnation du capitalisme d’État français, s’est incrustée : Bolloré, Breton et Borloo. Le premier a pris le port de Dakar. Le deuxième, ancien patron de FranceTélecoms qu’il a aidé à asseoir sa mainmise sur le fleuron de notre téléphonie portable, a ignoré les règles de transparence, pour, avec l’appui de l’ex-égérie de Wade, Aminata Niane (contre toute décence), plonger la main dans le pot de confiture des services avec Athos. Borloo, lui, au mépris de notre intelligence, a obtenu le parrainage de Macky Sall pour, dit-il, amener l’électricité à 600 millions d’africains qui en manquent !

Soyons-clairs : nous ne sommes pas contre la France et son expertise technologique souvent de haute portée. Mais sa manière d’utiliser même des relais corrompus, traitres à leur patrie, pour nous maintenir dans une nouvelle nuit coloniale ne saurait prospérer.

C’est du reste dans cette logique que s’inscrivent les agissements de spécialistes français du pétrole désireux de contrôler d’un bout à l’autre la chaine de notre nouvelle frontière pétrogazière, de l’enseignement, à l’amont et à l’aval. La preuve en est aussi donnée par le recours de la firme Total à des prête-noms pour acheter les stations d’essence du pays.

L’envoi de diplomates plus espions que serviteurs d’État vient confirmer la tendance lourde d’une France décidée à avoir la main haute sur les secteurs névralgiques de notre pays, comme elle le fait avec son contrôle sur notre indépendance monétaire, en échange d’une parité avec l’Euro, nous empêchant d’utiliser cette carte essentielle en matière de gestion d’une économie. Son projet holistique semble même consister à nous choisir nos leaderships politiques.
Au nom de notre intérêt national bien compris, redéfinir nos relations avec la France, et avec les autres colons, y compris jaunes, pour les rendre adultes, est une ardente obligation. Il est à craindre que la prochaine visite d’Etat de Macky Sall dans l’Hexagone, exercice de vanité protocolaire, ne serve pas à engager ce virage vital: elle risque de ferrer davantage le Sénégal dans une souricière coloniale !

Débandade, Par Adama Gaye

Un régime qui a peur, cela doit faire peur. C’est comme un chirurgien qui a peur devant un patient sur la table d’opération. Comme lui, le régime tremble et multiplie les bourdes. Patient et Etat sont voués à un funeste sort…
Il n’est dès lors pas étonnant que les coups fumants que ce régime, aux abois, couvre, comme dans l’interview scandaleusement ratée du sieur Samuel Sarr dans le « journal » Libération, et les deals qu’il tente, bref toutes ses manoeuvres se retournent co…ntre lui. C’est à cela qu’on reconnaît une fin de règne.
C’est cette tendance que confirme sa reculade dans l’affaire des 74 milliards que le procureur devait élucider sur injonction du pouvoir Exécutif, en clair de Macky Sall. Or, là encore c’est la débandade, le régime, pris de peur, a laissé tomber les poursuites. Ce régime est traqué. Comme une biche harcelée, coincée par une horde de lions affamés, il n’a plus de possibilité de s’en tirer. Son sort est scellé. Il est foutu sachant que les comptes et mécomptes seront faits. Dans son dernier réduit, la dé-ambulance et le verbiage des conseils de Sinistres pour parler et encore parler de ce qui n’est plus qu’un Plan Sénégal Embourbé, sa seule option c’est de poursuivre sa course vers le précipice où des tigres et requins attendent ses membres.
Clap de fin d’un mauvais film en tragédie, c’était prévisible. Macky Sall et co sont en bout de course, la peur les étreints!
Parler pour tenter d’inspirer pitié n’y suffira pas, pour les sauver? Mais n’empêche, demain, pendant 2 heures, Macky fera une conférence de presse qui sera, on peut le prédire, un festival de bourdes pour un homme qui ne sait plus où il va, ni n’a les moyens de faire quoi que ce soit. Victime de son amateurisme total et de son implication dans les deals de Taiwan à Doha, sans compter les deals au PRCPE, avec ses amis placés à la Sones, à la Sde, à l’Onas, et dans tant d’autres niches financières détournées….

Il est aux abois alors que Sénégal et Afrique enregistrent, de l’avis même du Fmi, le plus faible taux de croissance depuis une décennie. Les médiocres gouvernent et volent -et n’osent même pas s’expliquer devant la justice. Ils ont peur de leur ombre. Le jour de la vérité et de la taule arrive pour beaucoup d’usurpateurs de la démocratie…Macky Sall lii lann-la? Les féticheurs doivent être sollicités mais même eux savent que le verdict est inéluctable: la FIN sous les quolibets et devant les tribunaux…
Vivement que ce film d’horreur qui a conduit le Sénégal dans l’impasse se termine pour que nous poussions un ouf de soulagement….Quelle déroute, presque plus personne ne commente leurs actes. Mépris total!

Adama Gaye

UA : La panne du panafricanisme Par Adama Gaye

C’est une Union africaine (UA), frappée par une crise protéiforme, qui organise son Sommet de Chefs d’Etat et de gouvernement du 15 au 17 Juillet dans la capitale du Rwanda

A sa création en l’an 2000, l’Union africaine (UA) était censée servir de rampe de lancement à la renaissance africaine; elle n’est plus que l’expression de sa panne.
C’est dire que son Sommet de Chefs d’Etat et de gouvernement, cette semaine à Kigali, ne peut exciper d’aucun prétexte sérieux pour ne pas être un moment de vérité.
L’Afrique ne peut s’y dérober. Ses Etats membres sont paralysés par une crise suffocante avec des économies en chute libre ou dominées par des acteurs étrangers privant les peuples de revenus. Sa classe moyenne a rejoint les rangs de ces damnés de la terre. Elle est prise entre le marteau de ce lumpenprolétariat et l’enclume d’une classe de leaders-dealers, spoliateurs des biens publics et complices d’une recolonisation consentie. Ses ressources publiques, naturelles en particulier, sont légalement capturées par des forces extérieures avec l’aide d’une néo-bourgeoisie compradore.

Les défis du terrorisme, des trafics de drogue et d’argent s’ajoutent aussi à un tableau qui s’assombrit de jour en jour. S’y ajoutent le fanatisme religieux, les pandémies transfrontalières, les élections volées et les constitutions violées, la démocratie chahutée, l’absence des services de base. Ce cocktail est suffisamment lourd pour donner le coup de grâce au souvenir flamboyant que l’Afrique projetait, il y a à peine dix ans.
Et ce n’est pas tout. Puisque ses dettes reviennent au galop, les investisseurs la fuient, comme les touristes, tandis que de nouvelles menaces sécuritaires détruisent son attractivité. En outre, dépassées par les incidences de l’individualisme induit par l’avènement des technologies modernes de communication, les sociétés locales ne retrouvent plus les équilibres qui faisaient naguère de l’Afrique une terre de relative harmonie, malgré la pauvreté matérielle de ses peuples.
Dans ce climat d’urgences généralisées, les sommets de l’Ua, comme les rencontres des autres institutions africaines, tranchent par leur vacuité. Ce ne sont plus que des coquilles vides, des espaces de blablas quand l’histoire somme le continent de se montrer à la hauteur de ce tournant critique de son évolution.
En ces heures où elle vit ses plus graves contradictions post-indépendance, l’Afrique est entre les mains des dirigeants les plus irresponsables, incompétents, incapables qu’elle ait connus.
On leur doit du reste l’exploit d’avoir transformé en obstacle ce vent qui portait la barque africaine, au début de ce siècle, quand le continent était visité par un super-cycle doré. Ses matières premières étaient achetées à un prix exorbitant. Ses sols, sous-sols, zones maritimes révélaient des richesses insoupçonnées. Les investisseurs affluaient. La dette était largement effacée en même temps qu’une gestion macro-économique plus rigoureuse devenait la norme. Une démocratisation politique semblait être enclenchée.

De nouveaux leaders professant oralement une éthique de gouvernance prenaient les rênes des pays. L’Afrique n’était même plus au menu mais à la table des plus puissants. On l’invitait à prendre part au Sommet des pays les plus industrialisés comme pour lui aménager une place de choix dans une reconfiguration de l’ordre international. Elle produisait même ses plans continentaux de développement -comme le tristement célèbre Nepad !
Dans ces conditions, après la fin de l’apartheid et celle de la colonisation officielle, l’Organisation de l’Unité africaine (Oua) pouvait céder la place à une Union africaine, entrée en vigueur en 2002 pour hâter la mystique communautaire.
Malgré son bon positionnement géographique et géopolitique en plus de ses ressources naturelles et humaines, l’Afrique qui se réunit à Kigali, sur une terre labourée par le pire des génocides, survenu en 1994, ne peut convaincre que les naïfs tant sa rechute fulgurante peut doucher tout sentimentalisme à son égard. Qui ose encore en faire le continent qui monte ?
Tout se déglingue. Et l’Union africaine (l’union affreuse ?) est l’expression la plus achevée de ce retournement de situation. Entre les mains de l’ex-épouse de l’actuel Chef d’Etat d’Afrique du Sud, elle n’est plus qu’un Titanic institutionnel en puissance.
Avançant au milieu de dangereux récifs, face à une puissante houle, son sort ne semble même pas préoccuper les dirigeants du continent : sur le ponton du Titanic, ils sablent le champagne pendant que les africains-américains se font massacrer, que les immigrants africains vivent le calvaire, que les peuples et pays africains retombent sous le joug de puissances interlopes.
Seuls des candidats insignifiants se bousculent pour la succession de la présidente sortante de la Commission de l’UA (avec ses dames de compagnie, son folklore et ses paillettes). Qui veut en vérité diriger une institution sans bilan ? Sa déconfiture s’exprime par ses manques de réalisations en infrastructures physiques, en avancées dans les luttes contre les pandémies et la défense de la souveraineté africaine, encore moins pour contenir les menaces à la paix. Elle est absente sur les grands enjeux: ni diversification des économies; ni monnaie africaine; ni leadership continental. Son budget n’est pas assuré. Son siège est financé par la Chine. Les peuples la méprisent…
Elle n’est plus qu’un instrument de marketing d’autocrates comme l’hôte de son Sommet, Paul Kagamé. Il ne faut dès lors pas être surpris que sous l’oeil d’autres prédateurs-en-chef du panafricanisme, le Titanic UA, soit plus proche de faire le pas vers le naufrage qui l’attend…sauf miracle ! Ceux qui avaient rêvé l’unité africaine, au point de créer des mécanismes institutionnels pour la porter doivent se retourner dans leurs tombes.

Ces pères fondateurs de l’Organisation de l’unité africaine (Oua), l’ancêtre de l’Ua, ne s’imaginaient pas qu’ils allaient avoir de médiocres successeurs. Leur rêve est devenu un insoutenable cauchemar…
*Journaliste, Consultant