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Risque de chaos au Sénégal : D’anciens Chefs d’Etat africains alertent

Un Rapport estampillé « West Africa Election » qui porte l’empreinte de John Dramani Mahama du Ghana, Ernest Baï Koroma de la Sierra Leone et Saulos Chilima Abeokuta, actuel vice-président du Malawi soulève de réelles craintes quant au scrutin du 24 février prochain au Sénégal et celui de 2020 prévu en Côte d’Ivoire, rapporte Source A.

Avec à leur tête Olusegun Obasanjo, ces personnalités tirent la sonnette d’alarme. Ils évoquent aussi, dans leur document, des risques liés à la coupure ou à la rationalisation de l’Internet le jour de l’élection présidentielle. Et d’alerter : « Si le Sénégal sombre dans le chaos, c’est toute la région qui bascule ».

Greenpeace révèle de nouveaux cas de mauvaises pratiques de pêche en Afrique de l’Ouest

Greenpeace a présenté, lundi à Nouakchott, les résultats de dix jours de recherche le long des côtes ouest africaines, aux Ministres mauritaniens de la Pêche et de l’Économie Maritime; de l’Environnement et du Développement Durable et de l’Equipement et des Transports. Selon un communiqué parvenu à Dakarflash.com, ayant été témoin de nombreuses irrégularités impliquant des navires locaux et étrangers, Greenpeace recommande la mise en place d’un organisme de gestion régional des pêches qui soit fort et efficace.


Comme le souligne Pavel Klinckhamers, Responsable de projet à bord de l’Esperanza : «La situation hors de contrôle dans les eaux ouest africaines est alarmante et confirme encore le besoin urgent de prise décisions. D’après nos observations, la surcapacité de pêche demeure un des principaux problèmes, et il y a un manque important d’information sur les stocks de poissons disponibles. La seule voie pour arrêter cette exploitation effrénée est d’amener les gouvernements à prendre leur responsabilité et à coopérer autour d’une gestion durable de leurs ressources. »

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, la FAO, a signalé, il y a six ans déjà, que les eaux ouest africaines avaient le taux de surpêche le plus élevé au monde, avec plus de la moitié des stocks surexploités.[1] Si cela continue à ce rythme, la sécurité alimentaire de millions d’Africains sera en jeu.

Le navire de Greenpeace Esperanza documente actuellement la frénésie des flottes de pêche dans les eaux ouest africaines, qui sont parmi les plus poissonneuses au monde. L’expédition « Espoir en Afrique de l’Ouest » a débuté au Cap Vert le 23 février et va se poursuivre dans les mois à venir en Guinée Bissau, Guinée, Sierra Leone avant de prendre fin au Sénégal. En moins de deux semaines en mer, les équipes à bord de l’Esperanza ont déjà été témoins de nombreux exemples de pratiques non durables, non réglementées et potentiellement illégales de la part de navires de pêche.

En tant que l’un des instigateurs de l’Initiative pour la Transparence des Pêches, la Mauritanie conforte sa position d’acteur majeur en Afrique de l’Ouest [2]. Selon les accords de pêche signés avec l’Union Européenne, les autorités mauritaniennes sont également soumises à l’obligation de fournir des informations sur les flottes de pêche étrangères présentes dans ses eaux territoriales [3]. Cependant, le long des côtes mauritaniennes, Greenpeace a constaté que de nombreux bateaux de pêche ne rapportaient pas leur position satellite (AIS) [4].

De plus, des navires de pêche industrielle opèrent dans la zone nautique des 12 milles. Ces zones de pêche sont essentielles pour les petits pêcheurs et les communautés locales dépendant de la pêche. Un des événements les plus dérangeants dont ont été témoins les équipes de Greenpeace à bord de l’Esperanza, a été la découverte de centaines de courbines de plus d’un mètre flottant morts à la surface, jetés à la mer par des navires de pêche industrielle.

Bolei Liu, chargé de campagne océan à Greenpeace Asie de l’est, a déclaré : « Ce sont des poissons de valeur qui peuvent générer de bons revenus, et un seul de ces poissons peut nourrir une famille nombreuse pendant plusieurs jours. C’est inacceptable que ces poissons soient attrapés et ensuite simplement rejetés à la mer. Cela me faisait mal au cœur de voir les pêcheurs locaux sauter de leurs petits bateaux pour attraper ces poissons et ainsi empêcher que cette ressource de valeur soit gaspillée. »

Le gaspillage ou les pratiques illégales ne sont hélas pas rares dans les eaux ouest africaines, où les deux tiers des stocks de poissons sont partagés entre deux ou plusieurs pays [5]. Afin de s’attaquer au problème commun et croissant qu’est la surpêche, les états côtiers doivent agir conjointement et de manière urgente pour la mise en place d’un organisme régional des pêches, doté d’un mandat de gestion clair allant au-delà d’un simple rôle de conseil.

Macky : Le Ter est la plus plus grande révolution technologique que va connaître l’Afrique de l’Ouest


 

Le Train Express Régional est la plus plus grande révolution technologique que va connaître l’Afrique de l’Ouest pour ne pas dire l’Afrique subsaharienne. C’est du moins l’avis du chef de l’Etat Macky Sall qui presidait la cérémonie de lancement des travaux de ce bijou ferroviaire qui coûtera 568 milliards de F CFA au Sénégal.

« Nous avons mobilisé notre intelligence et nos moyens avec ceux de nos partenaires au service de nos ambitions. C’est ce qui sous-tend le projet du train express régional. Il s’agit de la réalisation d’un chemin de fer à traction électrique, moderne, rapide et à écartement standard. Le premier en Afrique de l’Ouest, j’allais dire Afrique subsaharienne » a déclaré le chef de l’État.

Pour Macky Sall, plus qu’une évolution, c’est assurément une révolution technologique que nous entamons à partir d’aujourd’hui. « Nous constatons que l’Afrique subsaharienne est en train de sauter une génération et le Sénégal est fier d’être dans le peloton de tête de ce mouvement » dit le président.

Blanchiment d’argent : plus de 3000 déclarations de soupçons enregistrées en Afrique de l’Ouest en 2015 (officiel UE)

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Les Cellules de renseignement financiers (CRF) de l’Afrique de l’Ouest ont enregistré « plus de 3000 déclarations » de soupçons de blanchiment de capitaux en 2015, a révélé, vendredi, à Dakar, le chef de la coopération de l’Union européenne (UE) au Sénégal, Marc Boucey.
M. Boucey en a fait la révélation à l’ouverture de l’atelier régional de lancement du Projet SAMWA, portant sur le renforcement des capacités de lutte contre le blanchiment de capitaux en Afrique de l’Ouest.
Dans le même temps, « seules six condamnations pour blanchiment d’argent ont été prononcées en Afrique de l’Ouest, note le chef de la coopération de l’UE au Sénégal.
« Ce ration est encore trop faible par rapport à l’importance du phénomène dans la région et à ses enjeux qui dépassent de loin l’évidente dimension éthique du problème », a-t-il commenté.
Le blanchiment des capitaux demeure « un problème majeur » en Afrique de l’Ouest où « tous les pays sont vulnérables » relativement à ce phénomène, a soutenu Marc Boucey.
Selon lui, la vulnérabilité des pays concernés s’explique par « l’importance de la corruption, de la place du secteur informel et de la prévalance des transactions en espèces dans l’économie ».
« Les montants en jeu sont extrêmement importants et pourraient représenter plusieurs milliards d’euros », a fait remarquer le chef de la coopération de l’Union européenne.
Il souligne que de ce point de vue en particulier, la lutte contre le blanchiment des capitaux est « un enjeu d’importance stratégique pour la politique de coopération de l’UE, en raison notamment de ses liens avec le financement du terrorisme ».
L’UE, pour contribuer à la lutte contre ce fléau, a consenti un financement d’environ 1 milliard 967 millions de francs CFA, soit 3 millions d’euros, en faveur du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) pour la mise en place du projet SAMWA.
Le GIABA a contribué à ce financement à hauteur de 393 millions de francs CFA.
« C’est un projet ambitieux financé par l’UE à hauteur de 3 millions d’euros, pour une durée de 3 ans. Son objectif principal est d’appuyer les efforts de lutte contre le blanchiment d’argent mise en œuvre au plan régional », a expliqué Marc Boucey.
Le projet « SAMWA » vient contribuer à la lutte contre le blanchiment de capitaux et à la mise en place, par le GIABA et ses Etats membres, des systèmes de lutte contre le blanchiment des capitaux qui soient conformes aux normes internationales à travers notamment l’appui aux Cellules de renseignement financiers dans le processus d’adhésion au Groupe Egmont, peut-on lire dans un communiqué remis à des journalistes.
Le Groupe Egmont est un forum international créé en 1995 à l’initiative de la CTIF (Belgique) et de FinCEN (Etats-Unis). Il réunit, au niveau mondial, les services chargés de recevoir et de traiter les déclarations de soupçon de blanchiment et de financement du terrorisme.
Le projet ’’SAMWA’’, précise-t-on, permettra de renforcer l’efficacité des Cellules de renseignement financiers et des assujettis en matière d’analyse des informations financières, d’améliorer la qualité des dossiers et d’accroître la sensibilisation des assujettis à leurs obligations de conformité.
Il vise en outre au renforcement de la capacité des instances répressives et judiciaires à enquêter sur les affaires de blanchiment de capitaux et à recouvrer les avoirs illicites.
Les bénéficiaires de ce projet sont les 15 pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), en particulier les acteurs du secteur financier.
Des institutions non-financières, des entreprises et professions financières non-désignées, des cellules de renseignement financiers, du secteur judiciaire, des organes de répression et de la société civile figurent également dans le lot des bénéficiaires.

La chanteuse Gui Gui remporte le Prix de la «Révélation de l’année de l’Afrique de l’Ouest»

Selon le site Gfm, la jeune chanteuse, Gui Gui a remporté le prix de la «Révélation de l’année d’Afrique de l’ouest» grâce à sa chanson «Cancer du sein». Le prix sera remis à l’artiste le 22 Avril prochain en Norvège. Réagissant sur sa page facebook, Gui Gui dit remercier tous les gens qui ont voté et prié pour elle. Et de poursuivre que c’est un honneur pour elle de représenter le Sénégal le 22 avril en Norvège.