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Des Podorois traitent Aïssata Tall Sall de « traîtresse »


Le ralliement de la présidente du Mouvement “Osez l’Avenir”, Aïssata Tall Sall à la coalition “Benno Bokk Yakaar (Bby)” du président Macky Sall soulève des vagues de protestation jusque dans son Podor natal.

Ce samedi, on a constaté sur place, au cours de la marche du candidat de la coalition Idy2019, que des populations de Podor, “ville des gens dignes et fiers, villes des hommes et femmes fidèles et sincères”, que les populations de cette localité, du moins celles qui gardent jalousement ces valeurs ancestrales, n’adhèrent pas au choix de leur maire, Aïssata Tall Sall.

Elles ont traité de « traîtresse » leur maire. « Workat la, workat la » (c’est une traitresse) a scandé la foule quand Idy a dit que celle qui s’appropriait Podor quand elle a décidé d’aller de l’autre côté, a reçu un message très clair.

La caravane Orange a fait le tour de la ville et partout les populations sont sorties spontanément l’acclamer et l’accompagner jusqu’à la la sortie de la ville.

Igfm

Aissata: La faute fatale ! (Adama Gaye)

Plus dure est donc la chute, la bronca de désapprobation quasi universelle ne cessant de monter.

Quand je t’ai aperçue à l’écran, en mode faire-valoir, le visage gêné, tête presque basse, j’ai eu à la fois pitié et honte pour toi.

Je me suis aussitôt demandé: que diable est-elle allée faire dans cette galère? En avait-elle besoin? Comment peut-elle justifier sur le tard un compagnonnage longtemps récusé et considéré comme immoral avec les pilleurs de la nation.

Dire, comme certains, que la famille Omarienne a pesé dans un tel choix est risible. Qui n’a pas de liens avec des familles religieuses? Trop facile de céder à leurs injonctions intéressées.

Non Aissata, c’est une bourde quelle que soit la présentation qui en est faite: tu l’a regrettera et elle scelle la fin de ta romance avec le peuple sénégalais qui, pourtant, t’aimait toutes ethnies et obédiences politiques confondues.
J’ai mal pour toi. Je te considère comme une amie. De longue date. Depuis les années 1990.

Au décès de ta maman, il y a deux ans, je suis venu jusque chez toi présenter mes condoléances. J’y ai retrouvé tes sœurs, dont Rama Tall. J’ai revu ton père, ancien petit mais digne fonctionnaire, respecte de tous, du Ministere de la Communication.

Sur place, j’étais fier de sentir que les conditions décentes dans lesquelles ils vivaient avaient à voir avec ta propre réussite, toi la fille partie de rien et devenue, à force de talent et travail, ind figure connue et reconnue de tous dans ce pays.

Puis, un an après parlant au nom de ta nièce dont le mari, le doué guitariste Habib Faye, faisait l’objet d’une cérémonie funebre, quelle ne fut ma joie de t’entendre décliner des formules rassembleuses, témoignages de la densité des relations inter-ethniques dans le Sénégal.

Tu n’étais certes pas encore en passe d’être une Angela Merkel ou Teresa May du pays, les bons sentiments du peuple ne faisant pas forcément une arithmétique électorale gagnante.

Cela tu le savais. Mais ce que tu devais surtout savoir, c’est que malgré tes défauts -qui n’en na pas?-, tu étais une icône à qui aucune erreur n’est permise.
Les yeux fermés, hélas, dans un moment d’abandon, tu as ratée le coche.
Je ne te dénies pas le choix libre en démocratie de porter ton soutien sur un candidat.

Mais le faire pour celui qui incarne le neddokobanditisme, qui a pillé nos ressources en hydrocarbures avec son frère, qui a bradé notre souveraineté, qui a mis en taule ton…ami, Khalifa, qui a réuni autour de lui les pires espèces, brigands et nuls types (hommes et femmes), truands et transhumants, qui est le symbole du Mackyavelisme en morale et politique, il fallait vraiment le faire.

Alors désormais Aissata tu pourras dire, à la question: foo todj?, tu répondras: Yakaar, l’espoir.

Les gamines sénégalaises, les femmes du pays, parmi les plus brillantes au sein de la population, tenaient en toi un exemple à suivre.

Par ton choix aussi tortueux qu’un serpent, la plupart d’entre elles ne vont, ne peuvent plus te suivre dans cette course sur la voie de ta perte.
Je suis triste.

Parce que je pense que tu mérites mieux dans notre pays. Imagine comment tu vas regarder les Sénégalais si, comme ce n’est pas impossible, ce régime est défait dans quelques semaines. Et même à supposer qu’il gagne, quelque promotion qui te serait offerte n’en vaudrait pas la peine: ce serait d’ailleurs celle de la compromission.

Aissata Tall Sall, je te prends comme une amie et sœur, et pour cela, en tenant compte, pour ma part, des leçons politiques de la vie, je devine combien ton malheur est grand.

Tu le sais plus que quiconque: tu es passée à côté de l’histoire, qui sera impitoyable à ton égard. Car en faisant ce pas dans le vide, sans parachute, tu te retrouves avec une bande de losers honnis du pays entier.
Quel gâchis. J’ai pitié. Je prie pour toi…

Aïssata Tall Sall : « Je reçois une pression de marabouts pour rejoindre Macky »

La maire de Podor, Aïssata Tall Sall, a révélé sur le plateau de Jury du dimanche d’iRadio, ce matin, qu’elle reçoit « tous les jours une forte pression venant de personnalités maraboutiques qui lui demandent de rejoindre) le camp présidentiel ». Mais c’est peine perdue. « Cela ne m’a pas empêché de tracer mon chemin », a-t-elle jubilé.

« Je suis sûr qu’un homme, à ma place, subissant cette pression, aurait cédé, a-t-elle pronostiqué. Mais, je ne cède pas à la pression aujourd’hui que ma candidature est invalidée beaucoup plus qu’auparavant, a martelé le leader d’Osez l’avenir. Je ne fais pas de la politique une affaire familiale, d’ethnie encore moins une affaire de religion. (…) Ce débat-là, on doit le tuer. »

Aujourd’hui que sa candidature est rejetée, Aïssata Tall Sall va apporter son soutien à quel candidat ? « Nous n’excluons aucune hypothèse, mais comme je l’ai dit, ce n’est pas moi qui choisis, dégage-t-elle en touche.

C’est plutôt ma base, ces gens avec qui je travaille dans mon parti, qui choisit quel candidat soutenir. »

Aïssata Tall Sall débute sa campagne parrainage

Aïssata Tall Sall lance ce jeudi sa campagne pour les parrainages pour la prochaine présidentielle.

Selon Les Échos, qui donne l’information, le leader de « Osez l’avenir », candidate à candidature pour le scrutin du 24 février 2019, anime une séance de discussion avec l’ensemble des délégués de son mouvement.

Ce, pronostique le journal,  « pour une séance de discussions et de mise à niveau ».

Auteur: Seneweb news – Seneweb.com

Aissata Tall Sall : Abdou Diouf m’a beaucoup déçue


L’ancienne ministre de la Communication sous le régime socialiste a surtout mal de voir l’ancien président Abdou Diouf qui s’était retiré des affaires du Sénégal, revenir pour porter Macky Sall en bandoulière comme son bébé et le présenter aux chefs religieux, alors que son parti traverse une crise sans précédent sans qu’il ne tente la plus petite médiation. Invitée de la rédaction de Walf Quotidien, Aïssata Tall Sall qui dit avoir tourné la page du Ps, affirme que son avenir est devant elle.

« Je vais vous faire un aveu. Je suis très déçue par la position du président Abdou Diouf. Je ne l’avais jamais exprimé depuis, maintenant je le dis. Parce que lui, il nous a toujours fait comprendre qu’il était éloigné de la chose politique. A l’époque, il nous avait donné une réponse valable. Il nous disait : «Ecoutez, c’est la première fois qu’on voit une alternance dans notre pays. Si je me mets à commenter les choses politiques au Sénégal, mon successeur va dire que je suis en train de lui mettre les bâtons dans les roues».

C’était une position magistrale que tout le monde avait respectée. Mais une fois qu’il a pris sa retraite au niveau de la Francophonie et qu’il est rentré au Sénégal, il est en train de porter Macky Sall en bandoulière comme son bébé et de le présenter dans les familles religieuses et de le défendre. Mais bon sang, on ne lui demande pas de faire autant pour le Parti socialiste. Mais qu’il essaie au moins, ne serait-ce que par une mission indirecte, de dire : «Attendez, ce qui se passe, ne peut pas être le parti que j’avais laissé; Rassemblez-vous, discutez !». Il aurait pu le tenter, parce que le parti lui a tout donné pendant quarante ans, mais il ne l’a pas fait. Il a peut-être ses raisons, mais j’ai le droit de dire que je suis déçue par son attitude ».

Walf Quotidien

Aïssata Tall Sall juge son exclusion nulle et déclare la guerre à Tanor Dieng

Après avoir observé le silence pour dit-elle ne pas perturber les Sénégalais qui fêtaient la fin d’année, Aïssata Tall Sall s’est enfin prononcée sur son exclusion du Parti socialiste (Ps). 

Et selon elle, cette « décision est inique, nulle et non avenue ». «Elle est inique dans la mesure où cette direction du Parti socialiste dans une fuite en avant, a organisé et orchestré une décision que rien ne justifie. Je ne sais de quoi elle a peur venant de nous. Elle n’a jamais voulu nous convoquer.

Et de façon inique et unilatérale, elle a pris cette décision. Cette décision est non avenue et unilatérale, parce que jamais nous n’avons été entendus. Les textes du parti organisent la prise de sanctions quelle que puisse être cette sanction (…) », déclare la députée-maire de Podor, interrogée par la Rfm.
Déterminée à en découdre avec Ousmane Tanor Dieng et Cie, la présidente du mouvement « Oser l’avenir », dit attendre d’être notifiée, pour annoncer la conduite à tenir. « Jusqu’au moment où je parle, personne ne m’a notifié que je suis exclue du Parti socialiste.
Pour l’instant, je n’accorde aucun crédit à ce qu’ils ont annoncé au bureau politique. Quand la décision d’exclusion me sera notifiée, en ce moment la direction du Parti socialiste en sera pour ses frais », a-t-elle averti.

Leral.net

Le Ps exclut 65 responsables dont Khalifa Sall, Aïssata Tall Sall, Bamba Fall et Barthelémy Diaz

Le Bureau politique du Parti socialiste, qui s’est réuni ce samedi, vient de prendre la décision d’exclure plusieurs membres du parti qui, selon eux, se sont « auto-exclus ».

Ainsi, Khalifa Sall, Aïssata Tall Sall, Idrissa Diallo, Bamba Fall et Cie, sont exclus du Parti socialiste. Le Bureau politique, se basant sur les articles 17 et 30 de ses statuts, a exclu 65 membres du Parti socialiste. Ils seront remplacés à leur poste par d’autres camarades.

Tanor Dieng exclut Khalifa Sall, Barthélémy Dias, Aissata Tall Sall du PS

C’est le quotidien Walf qui file l’info! Khalifa Sall, Barthélémy Dias, Aissata Tall Sall et tous les autres frondeurs socialistes ne sont plus, de manière officielle, considérés comme des militants du Parti socialiste.

Une nouvelle qui peut surprendre, surtout lorsqu’on s’aperçoit que la décision a été visiblement prise bien avant que leur cas soit soumis par le Secrétariat exécutif au Bureau politique du parti.

La direction du Ps, par l’intermédiaire de Ousmane Tanor Dieng, secrétaire général dudit parti, a bel et bien envoyé une lettre au ministère de l’Intérieur le 7 août dernier pour l’informer que ces responsables ont été tout bonnement exclus du Ps et que, par conséquent, ils ne sont plus habilités à parler et à agir au nom du parti.

Le journal fait savoir que le motif invoqué par Ousmane Tanor Dieng est que les Socialistes en question ne suivaient plus la ligne du parti.

Me Aissata Tall Sall : Khalifa Sall est le miroir même des dakarois et des sénégalais

Me Aissata Tall Sall était du côté de la prison centrale de Rebeuss, ce lundi matin. La Responsable socialiste a rendu visite à son camarade de parti détenu depuis presque une semaine pour de détournement de deniers publics.

«C’est un homme courageux que j’ai trouvé à Rebeuss, un digne croyant. Khalifa Sall est le miroir même des dakarois et des sénégalais », dira-t-elle.

Sur certains proches du président Sall accusés d’avoir bénéficié de cette caisse d’avance, elle révèle que Khalifa Sall sait de façon exhaustive les personnes qui en ont bénéficié. « Aujourd’hui par dignité et par respect à ces personnes, il ne veut pas dévoiler leurs noms. Je pense que cette personne est digne de confiance, le régime s’acharne sur lui ».

Khalifa Sall peut donc compter sur le soutien de Me Aissata Tall Sall qui, au sortir de cette visite, promet de se battre pour la libération de ce dernier.

Abdoulaye Wilane : le départ d’Aïssata Tall Sall du PS serait un bon débarras


Comme annoncé hier dans nos articles, Me Aïssata Tall Sall est dans une logique de quitter pour de bon le Parti socialiste (PS). Des rumeurs jaillissent de partout sur la mise sur pied d’une organisation politique par la dame de Podor.

Ousmane Tanor Dieng le leader du Ps avait, la semaine passée, affirmé que son parti n’avait aucun problème actuellement. Une chose qui vient d’être démentie par cet acte longtemps concocté d’après nos sources.

Le parte-parole du parti socialiste, Abdoulaye Wilane en beau parleur dit ne pas être gêné par une sortie de l’ancienne chef de la communication de Diouf. Le maire de Kaffrine ne cache pas son exaspération. «Je n’ai pas de commentaire sur ça. Et puis, si c’est ça, bon débarras ! », lance le camarade de Tanor.

 

Abdoulaye Wilane, sur un éventuel départ d’Aissata tall Sall du P.S : « Si c’est ça, bon débarras ! »

Abdoulaye Wilane, sur un éventuel départ d’Aissata tall Sall du P.S : « Si c’est ça, bon débarras ! »
 Le divorce semble être consommé entre Aïssata Tall Sall et le Parti socialiste.  Suite à la livraison du journal « l’As » d’hier parlant d’un possible départ du député maire de Podor des rangs du Ps, la réaction de certains responsables socialistes ne s’est pas fait attendre.
Hier en marge de la cérémonie commémorant le quinzième anniversaire de la disparition de Léopold Sédar Senghor, Abdoulaye Wilane porte-parole du parti n’y est pas allé par quatre chemins pour donner son opinion sur un possible départ d’Aïssata Tall Sall.
Visiblement irrité par les récentes  prises de positions de l’avocate,  le maire de Kaffrine n’a pas mis les gants pour donner son sentiment sur un éventuel départ de Aïssata Tall Sall. «Je n’ai pas de commentaire sur ça.
Et puis, si c’est ça, bon débarras !» a-t-il lancé d’un ton sec. Un sentiment que partage une bonne partie de l’establishment socialiste irritée par les prises de position de la robe noire.

Aïssata Tall Sall lance son mouvement politique

(L’AS)

Hcct, Podor, Parti socialiste, Macky : Aïssata Tall Sall dit tout

Aïssata Tall Sall descend des Marches du Quotidien. La suite avec le Hcct, une «sauterelle» pour Tanor, la «prouesse» de Macky Sall qui a «réussi à réunifier une certaine famille socialiste autour de lui», la polémique sur le pétrole dont le chef de l’Etat est «le seul responsable» et non son frère, Aliou. Fin de plaidoiries.

Par rapport à ce congrès de 2014, il s’est dit que vous auriez eu le soutien de Kha­lifa Sall pour battre Ous­mane Tanor Dieng, est-ce vrai ?
Non, je peux vous dire, je m’excuse de ce terme-là, mais ce sont des balivernes. Pourquoi Khalifa Sall m’aurait-il soutenue ? Ces gens lui demandaient d’être candidat non ? Quand j’ai décidé d’être candidate, les seuls avec qui je me suis concertée et qui m’ont donné leur onction, c’étaient les membres de ma coordination à Podor.

Vous avez été remplacée au poste de chargée de communication du parti par Abdoulaye Wilane. Mais Tanor avait dit qu’il vous avait proposé d’autres postes…
Il m’a proposé un poste, j’ai refusé.

Quel poste ?
Je ne me rappelle plus. C’est un truc tellement vague. Il y avait droit de l’Homme, il y avait juriste, il y avait tout dedans. En réalité, il me proposait de continuer à être l’avocate du parti. J’ai dit : «Je le suis naturellement. Je n’ai pas besoin de secrétariat national pour les droits de l’Homme et pour je ne sais quoi.» Et s’il m’avait proposé porte-parole, j’aurais refusé. Attendez, on ne peut pas passer sa vie à être porte-parole ! Ou bien je suis née, estampillée porte-parole sur mon front ? (Rires)

Et comment appréciez-vous aujourd’hui la nomination de Tanor à la tête du Haut conseil des collectivités territoriales ?
(Long silence, puis elle s’éclate). Ecoutez, si sur la forme on doit le féliciter, bon qu’il l’entende ainsi ! Mais honnêtement, je crois que pour l’homme que je connais, il mérite mieux que ça. (Elle insiste).

Il méritait la présidence de la République ?
Ah ! C’est ce qu’on lui a toujours souhaité. Mieux que de le lui souhaiter, on s’est sacrifié pour cela. Bon, le pouvoir c’est de la magie. Il arrive cet instant magique où vous y êtes. Il n’a pas pu l’avoir. Mais pour autant, comme disent les arabes : «Est-ce qu’on peut accepter de jeûner un an pour se contenter d’une sauterelle ?» Non.

Ah oui, c’est une sauterelle ?
Attendez ! C’est quoi ce Haut conseil des collectivités territoriales ? Une sorte de salmigondis. Vous connaissez le salmigondis ?

Expliquez-nous…
C’est un terme italien qui veut dire des restes de tout. Un peu de salade, un peu d’oignon, un peu de choux, un peu de carotte. C’est cela le salmigondis. Personnellement, j’ai rêvé d’autres choses pour lui (Tanor). Même si, peut-être, les circonstances l’amènent à se contenter de cela. Quand on a voulu pour lui président de la République que ce n’était pas possible, on a pensé Premier ministre que ce n’était pas possible, on a pensé président de l’Assemblée nationale que ce n’était pas possible, je disais : «Il n’a qu’à rester le conseiller officieux de Macky et qu’il soit entouré de ce halo de mystère et de pouvoir.» Aujourd’hui, c’est tout cela qui est percé. Alors, c’est quoi ce Haut conseil des… Comment ça s’appelle d’ailleurs ? Je vous assure, je ne blague pas, je ne connais pas la suite…

Haut conseil des collectivités territoriales…
Dans quel cadre institutionnel ça rentre ? Ce n’est pas une chambre.

C’est quand même une chambre consultative, dit-on…
Un instrument consultatif pour le président de la République. C’est quoi ses limites de compétence avec l’autre machin de dialogue des territoires.

Vous parlez de la Commission nationale du dialogue des territoires dirigée par Djibo Kâ…
Il faut un tribunal de conflits parce que va arriver un moment où il va y avoir immanquablement des conflits de compétence. Ensuite, c’est quoi cette façon de prendre 80 qui sont élus, 70 qui sont nommés ? On avait pensé que tout cela était oublié. C’est une institution avec des gens élus, mais qui ne votent pas, qui ne délibèrent pas avec un président lui-même élu à la base, mais nommé par décret et révocable ad nutum. Alors, ce Haut conseil me fait penser à l’histoire institutionnelle de la France dans les années 1800, avec la Chambre introuvable. Tous les juristes l’ont appris. La Chambre introuvable, c’est quand Louis XVIII, rappelé au pouvoir, a eu des gens élus qui lui sont tellement fidèles qu’il les a appelés : «vous êtes plus royalistes que le roi». Tellement qu’ils étaient pressés de satisfaire tous les desiderata de Louis XVIII.

Sur la parité, la loi a été une nouvelle fois piétinée avec le Hcct…
Oui ! J’allais dire comme ça, sur un coup de tête, que ce n’est pas la première fois. Même sur le bureau de l’Assemblée nationale, non seulement la parité a été violée, mais quand la Cour suprême a corrigé, l’Assemblée ne l’a pas suivie. Aujourd’hui, il y a des collectivités territoriales qui sont gérées sans la parité.
Le Président avait les moyens de compenser par les nominations…
Oui, vous vous souvenez que c’est le Président qui avait fait des remontrances à la Cour suprême en demandant au ministre de l’Education nationale de ne pas se soumettre à la décision de justice non.

Comment interprétez-vous que l’Exécutif se passe des décisions du Judiciaire et que rien n’arrive ?
Mais on est au Sénégal. Peut-être que le jour où, dans vos rédactions, vous écrirez beaucoup plus sur ça, sur nos déboires internes dans nos partis, vous attirerez l’attention de plus de Sénégalais sur ce phénomène-là. Parce que c’est vrai qu’on a besoin de plus de justice.

Quelle appréciation faites-vous justement du projet de prolongation de la retraite du premier président et du Pro­cureur général de la Cour suprême ?
Ah, ça c’est une catastrophe ! Si les magistrats pensent que c’est bon, il n’y a pas de problème. Mais le Président Macky Sall a le devoir d’ouvrir des concertations avec eux. Vous savez, la Grande muette, c’est l’Armée ; l’autre muette ce sont les magistrats. C’est vrai, ils ont l’Ums dans laquelle ils s’expriment, mais ils n’ont pas les moyens que nous autres avons de pouvoir parfois taper sur la table. Le ministre de la Justice ne suffit plus à cela ; il faut que lui prenne le taureau par les cornes et qu’il parle à la justice qui a avalé suffisamment de couleuvres pour aujourd’hui en arriver à la situation délétère dans laquelle elle est.

Vous aviez dit lors d’un débat organisé par l’Asso­ciation des étudiants en sciences politiques de l’U­cad : «Le pouvoir législatif n’est qu’un solde résiduel du pouvoir exécutif.» Di­riez-vous la même chose du pouvoir judiciaire ?
Je vais vous dire la vérité. Je ne suis pas de ceux qui pensent qu’on doit couper le cordon ombilical entre le Parquet et le ministère. Je considère que dans cette mission de service public que rend la justice, l’Etat doit être présent tout en garantissant l’indépendance des magistrats. Pour autant, quand on voit les moyens dérisoires qui sont ceux de la justice, on a l’impression aujourd’hui que les magistrats sont mieux traités. Mais je pense qu’il y a encore beaucoup de choses à faire pour rendre à la justice toute son indépendance, toute sa dignité. Et croyez-moi, il y a une génération de magistrats qui prend son rôle comme un véritable sacerdoce, qui le fait avec courage dans l’anonymat le plus absolu et qui s’efforce de combattre la corruption, d’être simplement les juges de leur temps. Et ces magistrats-la méritent d’être accompagnés. Donc, de ce point de vue, il y a encore beaucoup d’efforts à faire de la part de l’Etat.

Pour revenir au Parti so­cialiste, qu’allez-vous faire aux prochaines échéances ? continuer à vous battre à l’intérieur ou à l’exté­rieur du parti ?
On va faire les deux, et à l’intérieur du Parti socialiste et en dehors.  Parce que finalement, de quoi est-ce qu’il est question ? Il est question de collecter les suffrages des Sénégalais, puisque vous parlez d’élection, qui ne sont pas seulement à l’intérieur du Parti socialiste. En tout cas aujourd’hui, nous sommes engagés totalement dans ce combat-là, nous avons la claire conscience que ce n’est pas un combat facile, mais croyez-moi, nous sommes déterminés non seulement à l’engager, mais à aller jusqu’au bout, aussi bien à l’intérieur du Parti socialiste qu’auprès de l’opinion des Sénégalais.

Depuis quelque temps, la question de la transparence dans la gestion du pétrole et du gaz fait débat au Sénégal. Quel est votre point de vue sur le sujet ?
Le pétrole vient avec un petit démon, un petit diable dans les barils du pétrole qui fait que chaque fois qu’on en parle, ça explose dans tous les sens. Les gens commencent à en parler, on n’a pas encore vu de pétrole, on n’a  même pas senti son odeur, on ne sait pas quand est-ce que cela va être exploité. On est d’accord sur l’Itie (Ndlr : Initiative pour la transparence des industries extractives), mais cela ne suffit pas. Il faudrait que les Sénégalais soient informés au plus près de comment les choses vont se passer, que ces contrats-là soient non seulement publiés, mais compris par le maximum des Sénégalais. C’est en cela que l’exercice auquel le Premier ministre doit se soumettre- mais en vrai de vrai devant l’As­semblée nationale- est un exercice majeur. Si aujourd’hui on dit que l’investisseur, parce qu’il a mis son argent, parce qu’il a pris un risque énorme de venir prospecter avant même l’exploitation, doit avoir tant de pourcentage, c’est normal. C’est la règle du jeu dans tous les pays au monde où on a prospecté et trouvé du pétrole.
Que l’Etat ait tant de pour cent, qu’est-ce que nous réservons aux générations à venir ? Est-ce qu’on permettra que le régime en place exploite nos ressources ad vitam aeternam, ne rien réserver à nos enfants et à nos petits enfants ? J’ai lu l’autre jour que le Tchad était en train de poursuivre un investisseur, c’est Exxon, en lui réclamant plus de 80 milliards de francs Cfa parce qu’à l’époque de la découverte du pétrole, le Tchad n’avait pas bien négocié pour Exxon. Ce n’est pas parce qu’on a trouvé du pétrole que c’est l’Eldorado. Donc, le gouvernement est interpellé sur tout cela. Alors, transparence oui. Vous vous souvenez de ce que le Président Macky Sall avait dit à l’époque : «La Crei, c’est pour ceux qui partent ; l’Ofnac, c’est pour nous.» Alors, où est l’Ofnac ? On a vu le premier rapport de l’Ofnac, et je voudrais au passage saluer le courage de Mme Nafi Ngom Keïta. Que sont devenus ces rapports-là ? Et je crois que le gouvernement doit rassurer que sur cette question de pétrole, on sera absolument au fait de ce qui se négocie. Parce que si vous voulez parler de Franck Timis, la question fondamentale, ce n’est pas que c’est Wade qui a introduit Timis dans la bergerie, mais qui a fait que Franck Timis reste et passe la nuit dans la bergerie. Mais tout le monde dit : «Non, c’est Wade qui l’a amené.» Oui, Wade l’a amené, il est rentré. Maintenant, pourquoi il reste et qui le fait rester ? Ce n’est pas Wade.

C’est Aliou Sall ? C’est Macky Sall ?
Dans ce que vous dites, ce n’est pas le frère du Président qui me dérange, c’est le Président. S’il n’appose pas sa signature, rien ne se passe et rien ne se fait. En tout cas, quand je parle de l’Etat, je parle de celui qui l’engage en premier et c’est le président de la République et personne d’autre.
Pour en revenir sur votre engagement au Ps…

Encore ! Finalement, le Ps me colle à la peau grave. (Rires)
Khalifa Sall a réussi son coup avec Taxawu Dakar à Dakar pour gagner la mairie contre son parti et contre les alliés. Est-ce que vous voyez une certaine alliance du genre Taxawu Sénégal pour aller aux Législatives à la marge du Ps ?
Je ne sais pas. Je ne peux pas répondre à la place de Khalifa Sall.

Et vous ?
Voilà, si c’est moi, je réponds volontiers. Je peux dire sans forfanterie que je ne suis pas née de la dernière pluie et qu’on sera présent et bien présent à l’occasion de ces rendez-vous électoraux majeurs. Avec qui et comment ? C’est l’alpha et l’oméga de la question. Vous imaginez bien que pour une question de stratégie- j’ai beaucoup de sympathie pour la rédaction du Quotidien-   ce n’est pas ici que je vais le dire.

Votre parti a déjà décidé d’aller avec Benno bokk yaakaar aux Législatives…
Ah, on verra ce qu’il adviendra de cette décision parce que c’est cette décision qui est contestée et attaquée en justice. Qu’est-ce qu’elle deviendra d’ici les Législatives ?

Quelle est votre opinion sur la refonte du fichier électoral et les inscriptions pour l’obtention de la carte biométrique de la Cedeao ?
J’avais dit au ministre de l’Intérieur à l’occasion de son passage devant l’Assemblée nationale que cette question me troublait un peu. D’abord, parce que je ne vois pas la pertinence de refaire le fichier partiellement. On aurait peut-être pu le faire avant. Et si vous lisez l’exposé des motifs de cette loi, vous allez tomber à la renverse. Le ministre de l’Intérieur dit : «On va faire une refonte partielle du fichier pour combattre l’abstention.» C’est ce qui est marqué. C’est hallucinant ! Est-ce qu’on combat l’abstention en faisant une refonte du fichier ? Le vote n’est pas un devoir au Sénégal, mais un droit. Mais je pense que le référendum a tellement traumatisé le pouvoir qu’il a les yeux rivés sur ce fort taux d’abstention. Et d’ailleurs, si les gens vont s’inscrire et qu’ils confirment qu’ils sont électeurs et que, pour autant, le jour-j ils refusent d’aller voter, qui va les obliger à le faire ? Personne. D’où l’inopportunité et la non pertinence de faire cette refonte. Et c’est pour cela qu’une partie de l’opposition pense qu’il y a un jeu caché dans cette refonte.

Avec cette histoire de fichier, est-ce que vous ne craignez pas un croc-en-jambe du pouvoir de façon qu’on se retrouve à reporter les élections ?
Non ! On a reporté la Présidentielle, on va encore reporter les Législatives ? Ce serait d’un ridicule à mettre le Sénégal au pilori. Non, le pouvoir ne peut s’amuser avec ça et je ne veux pas le croire un seul instant.

Lors du meeting du Ps, Bamba Fall a dit qu’il souhaite que Khalifa Sall soit le président de la République et vous, présidente de l’Assemblée nationale…
Un ticket non ? Que voulez-vous ? Ce n’est pas moi qui l’ai dit. Ce n’est pas non plus Khalifa Sall qui l’a dit. Mais parce que ces gens de Dakar étaient en train de l’interpeller. Moi si Podor m’interpelle, je réponds à Podor. Donc, ce sont des propos d’un militant au cours d’un meeting. Pourquoi moi, responsable de Saint-Louis et de Podor, je viens tomber dans un meeting de Dakar ? Vous savez, Bamba Fall est un garçon intelligent. Depuis 2007, il avait décidé que je serai la marraine de sa coordination. La marraine, ça n’existe nulle part dans une instance du parti. Et je suis partie à ce meeting de 2007, mais comme à l’époque on filait le parfait amour partout, personne ne s’en était rendu compte. Il a voulu refaire un autre meeting de sa coordination en 2016, il est venu m’inviter et je lui ai dit, comme vous me posez la question : «A quel titre ?» Il m’a dit : «Rappelez-vous, maître, vous êtes la marraine de ma coordination.» Et il voulait vraiment que je vienne à ce meeting ès qualités. J’ai accepté parce que c’est de la courtoisie entre camarades. Quand même, vous ne pensez pas que dans le Parti socialiste, il a 10 000 femmes qui auraient pu servir de marraine ! Voilà qui explique ma présence. Maintenant, dans ses volées, il a dit ce qu’il pensait d’un schéma idéal, mais ça n’engage que lui.

Serez-vous candidate à la Présidentielle ?
(Long silence) Vous reposerez la question vers 2019. (Elle s’éclate)

Un temps, on vous a surnommée Ségolène Royal. Aujourd’hui, c’est Hillary Clinton qui est candidate. Allez-vous faire comme elle ?
(Rires) Je voudrais avant tout saluer le courage historique de Hillary Clinton. Pour ma part, je suis Aïssata Tall Sall, femme politique et Sénégalaise qui porte une ambition, la plus grande et la plus honorable pour son pays. 2019 est encore loin, mais tout est ouvert et tout est possible. J’ai toujours laissé mon destin à Allah.

Le Secrétariat exécutif national, créé après le congrès, prend des décisions du parti. Cette instance est-elle en conformité avec les textes ?
Je vois que vous connaissez bien les textes du parti parce que pour poser cette question-là, il faut avoir lu les statuts et le règlement intérieur du parti. Quand on veut changer le profil de compétence de l’instance, seul le congrès doit en décider. Donc, si le Secrétariat exécutif national prend des décisions qui ne sont pas de sa compétence, ce sont des décisions annulables en justice. C’est dommage d’en arriver là, mais le parti n’est la propriété de personne.

Que pensez-vous des 10 000 francs requis pour obtenir la carte de la Cedeao après le délai de gratuité ?
C’est une décision très bizarre. Parce que si la carte est payante et doit supporter une partie des frais, elle devrait l’être tout le temps. Est-ce pour sanctionner les retardataires ? Mais il y en aura toujours. C’est une mesure qui n’est même pas rationnelle.

Votre adversaire Racine Sy souhaite que Podor soit érigé en région. Est-ce votre avis ?
Ecoutez, c’est une vieille doléance des Podorois et je l’admets. Du temps du Président Wade, la question était même très avancée. Mais aujourd’hui, nous sommes dans la départementalisation. Le Conseil départemental, c’est pour justement avoir plus de proximité élective et de gestion par les intéressés eux-mêmes. Alors, la région ne correspondra qu’à une circonscription administrative avec un gouverneur et sa casquette. Encore que dans cet Acte 3, j’attendais le Président Macky Sall sur les Pôles territoires qui constituent la deuxième phase de la réforme. Je ne dis pas que je suis contre la région.
A Podor, vous commencez à perdre votre suprématie électorale…

(Elle coupe) Qu’est-ce qui vous fait dire cela ?
Vous avez perdu le référendum…

Mais qui n’a pas perdu le référendum ? Même Macky Sall l’a perdu. Avec son implication personnelle dans la campagne électorale, la mobilisation de tous ses moyens et la cohorte de Benno bokk yaakaar, Macky Sall s’est retrouvé avec ce taux d’abstention et ce petit «oui». Lui sait qu’il n’a pas gagné parce que c’est à la suite du référendum que ce projet de loi est venu pour soi-disant lutter contre l’abstention et refondre le fichier électoral. Maintenant, c’est vrai, à Podor c’est le «oui» qui a gagné parce que nous sommes restés dans une logique de référendum et non d’une compétition électorale.

Racine Sy n’est-il pas une menace pour vous ?
J’ai quand même gagné les Locales à Podor en 2014.

De 6 voix seulement…
Ah, c’est important ! Même aux Etats-Unis, on gagne d’une voix et ce sont les victoires les plus dures. Pourquoi l’autre n’a pas eu les 6 voix ?

Il les avait pourtant à un moment donné…
Il ne les a jamais eues. (Rires)

Racine Sy et ses amis ont vivement exprimé leur opposition à la délocalisation de l’aérodrome de Podor vers Tarédji. Quelle est votre position en tant que maire ?
J’ai entendu cela, mais je suis un élu, un officiel investi de pouvoir. Par conséquent, je ne parle que sur des sujets que je maîtrise et non sur la base de rumeurs. Des gens sont même venus me voir et je leur ai dit que je vais voir si cela est avéré. Le cas échéant, on m’entendra et on me verra agir.

Etes-vous maire résident ?
(Rires) Je suis plus que maire résident ; je suis maire permanent. Résider, c’est l’acte physique d’habiter là où il y a la mairie. Permanent, c’est être tous les jours aux côtés des populations. Dieu merci, les nouvelles technologies de l’information et de la communication n’ont été créées que pour ça.

Racine Sy est une menace pour vous. Peut-on s’attendre à un troisième mandat de Aïssata Tall Sall à la mairie de Podor ?
Alors, la menace elle est pour vous ou pour moi ?

Pour vous ?
Non. Je ne subis aucune menace à Podor de qui que ce soit. La menace, c’est quand on a peur de quelque chose ou de quelqu’un. A Podor, je n’ai peur de rien ; je n’ai peur de personne. Je n’ai peur que des Podorois et du Bon Dieu. Et Dieu merci, jusqu’à présent, les Podorois sont avec moi. Maintenant, le troisième mandat… (Rires)

C’est important puisque c’est la limitation des mandats…
Disons, nous sommes en discussion.

Avec qui ?
Avec les Podorois.

Maître, qu’est-ce qui vous pousse à continuer à faire la politique ?
Pour répondre à cette question, il faut d’abord demander ce qui m’a amenée en politique.

C’est Tanor.
(Silence, puis rires) Non. Même s’il m’a amenée, il n’a pas pu faire que je reste. Si je reste, c’est de mon fait personnel. Encore que j’ai choisi de faire la politique parce que j’ai une idée claire. Mais j’ai considéré que dans la vie, il y a deux options : la première, c’est de se lever le matin et de se dire qu’on peut être utile à quelqu’un ou à quelque chose. Que dans la vie, il ne suffit pas de manger, de boire, de s’amuser et de pleurer. L’animal mange, boit, s’amuse et pleure. Il faut savoir distinguer les choses et c’est ce qu’on appelle le libre arbitre. Et quand on l’a, on doit avoir la volonté et la générosité de vouloir transformer le monde. Vous voyez que c’est un gros mot, mais le monde s’est toujours transformé parce que quelque part, un jour, il y a eu un seul homme qui s’est levé et qui a aperçu une petite lumière au fond et qui s’est dit : «Ça, c’est peut-être la direction du monde et cela a changé le monde.» Mao Tse Toung l’a fait, d’autres l’ont fait. Pourquoi les Sénégalais ne le feront pas ? Voilà pourquoi je fais la politique.

Tanor, Niasse, Djibo aux côtés de Macky Sall. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
Super ! Félicitation à Macky Sall qui a réussi la prouesse de réunifier la famille socialiste autour de lui. Mais c’est une certaine famille socialiste. (Rires)

Fin

Interview réalisée par Le Quotidien

Affaire Barthélémy Dias : Aïssata Tall Sall persiste et signe…

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Aïssata Tall Sall ne laisse transparaître aucun doute. L’avocate, député et maire de Podor, persiste et signe : la relance de l’affaire Ndiaga Diouf est politique.

« Ces faits ont eu lieu quelques mois après le 23-Juin, qui avait ébranlé le régime de l’époque, rappelle l’édile socialiste. Personne n’a oublié le rôle fondamental que Barthélémy, à la tête des Jeunesses politique de l’époque, a joué le 23 juin 2011. »

Mis en prison en décembre 2009, Dias sera libéré à l’accession de Macky Sall au pouvoir en 2012. Il sera investi et élu député sous la bannière de Benno bokk yakaar. Il ne sera plus inquiété pour cette affaire.

Deux ans plus tard, la donne change. Aïssata Tall Sall rappelle : « C’est seulement en 2014, juste à la veille des élections locales, que le tribunal l’envoie devant la juridiction de jugement. J’ai vu la justice un peu plus diligente que cela. Après 2014, nous avons encore attendu deux ans au moment où lui (Barth) affiche sa volonté, avec d’autres camarades socialistes, de faire porter à notre parti la responsabilité de reconquérir le pouvoir par lui-même, (pour lui envoyer une citation) à comparaître devant le tribunal correctionnel. »

L’avocate, qui a assisté le maire de Mermoz-Sacré Cœur lors de son audition devant la commission ad hoc de l’Assemblée nationale chargée de se pencher sur la demande de levée de son immunité parlementaire, s’interroge : « S’il n’y a pas des actes politiques derrière cela, qu’est-ce qu’il peut y avoir ? »

(Source : Le Quotidien)

Aïssata Tall Sall « prouvera l’innocence de Barth »

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Me Aïssata Tall Sall est confiante. Pour lui, il n’y a aucun doute que Barthémély Dias n’est coupable de rien du tout dans l’affaire du meurtre de Ndiaga Diouf, ce lutteur tué par balle lors de l’attaque de la mairie de Mermoz-Sacré Cœur, en décembre 2011.

« On n’est pas devant des juges, mais on prouvera l’innocence de Barth devant les tribunaux », a déclaré l’avocate, député et maire socialiste de Podor, qui assistait son collègue lors de son audition par la commission ad hoc de l’Assemblée nationale, chargée de lever son immunité parlementaire.

Mais le combat ne se limite pas à prouver que Dias est innocent. Il s’agira également, selon Me Sall, de mettre hors d’état de nuire ceux qui sont derrière ce meurtre. Elle dit : « Nous allons faire le nécessaire pour que les commanditaires et les témoins passent devant la barre. On peut retenir que l’Assemblée nationale est dans son rôle d’écouter un de ses collègues contre qui une demande de levée d’immunité parlementaire est (formulée). »

 

(Source : Wal fadjri)

Faux et usage de Faux : Me Aïssata Tall Sall mandatée pour attaquer Tanor et Cie

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Barthélémy Dias avait annoncé une plainte pour “faux et usage de faux” contre les responsables du Parti socialiste (Ps), après la publication des résultats issus de la consultation des coordinations, rendus publics par Serigne Mbaye Thiam.
Lesquels résultats donnent mandat à la Direction du Ps de participer aux prochaines législatives sous la bannière de la coalition “Benno Bokk Yaakaar”.

L’on apprend que Me Aïssata Tall Sall, avocate à la Cour, a été mandatée par ses camarades contestataires pour déposer la plainte. “Le Ps n’ira pas aux élections législatives sous la bannière de Bennoo Bokk Yaakaar qui est une escroquerie politique.

Ce n’est pas le Comité central qui a validé les résultats des consultations mais plutôt le Bureau politique qui n’est pas habilité à le faire”, avait pesté, hier, aux Parcelles Assainies, Barthélémy Dias, annonçant le dépôt d’une plainte, ce mardi.

Seneweb

Assemblée nationale : Aissata Tall Sall boude

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La maire socialiste de Podor, Aïssata Tall Sall, n’a pas assisté jusque-là fin à l’examen et l’adoption des 9 projets de loi soumis à l’Assemblée nationale, hier, vendredi 24 juin. Elle a boudé la séance avant son terme, selon L’AS de ce samedi.

Et pour cause. Le journal rapporte que sa proposition de soumettre à débat le texte relatif au commerce illicite des produits du tabac a été rejeté par ses collègues députés. Lesquels ont proposé que les 9 projets, à l’exception de celui relatif aux accords de défense entre le Sénégal et les États-Unis, soient adoptés sans discussion. Ce qui fut fait. Sans Aïssata Tall Sall.

Tournée du Ps en France : Tanor sur les pas de Aissata Tall Sall

 

Tanor

Ousmane Tanor Dieng fera une tournée en France avec  Vision Socialiste France pour rencontrer les sénégalais de la diaspora. Cette tournée, selon certains experts en politique, serait un moyen d’effacer les pas de Aissata Tall Sall dans l’Hexagone.

La première étape de cette tournée se déroule dans le Grand Sud et sous la présidence effective du Secrétaire général du Parti Socialiste Sénégalais, monsieur Ousmane Tanor DIENG. Il sera accompagné d’une délégation composée notamment du porte-parole adjoint du Parti Socialiste Sénégalais, Me Moussa Bocar THIAM.
La tournée débutera le Samedi 21 Mai sous la responsabilité de Mody Gaye BA, coordinateur VSF de la cellule régionale Sud-est.

Les activités se poursuivront à Marseille par des rencontres avec les sénégalais et discussions autour de la situation politique et économique du Sénégal et des Sénégalais de la diaspora et des rencontres avec les autorités locales sont prévues.

Compagnonnage BBY-PS : Aissata Tall Sall secoue le cocotier

Le député-maire socialiste de la commune de Podor appelle à l’évaluation du compagnonnage entre le Parti socialiste et l’Alliance pour la République au sein de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar. Invitée du jour de l’émission Objection de la radio Sud Fm hier, dimanche 24 avril, Me Aïssata Tall Sall a indiqué que le Ps n’a pas pour vocation de tenir la sacoche de l’Apr. Mieux, qu’il doit mettre fin audit compagnonnage, s’il le faut, « car cela n’a abouti à rien de concret », et que le parti doit mettre en place un projet politique pour aller à la reconquête de la confiance des Sénégalais.

Me Aïssata Tall Sall persiste et signe : le Parti socialiste (Ps) doit mettre fin à son compagnonnage avec l’Alliance pour la République au sein de la coalition Benno Bokk Yaakaar (Bby). Invitée du jour de l’émission Objection de la radio Sud Fm hier, dimanche 24 avril, le député-maire socialiste de la commune de Podor a regretté que les fruits du compagnonnage entre les deux formations politiques n’aient pas donné la promesse des fleurs. Pour cause, a-t-elle dit, le Ps s’est affaibli à l’intérieur de la coalition Bby. Ainsi, elle en a appelé à l’évaluation tout simplement de ce compagnonnage qui, de son avis, est arrivée à terme en ce sens que le Ps n’a pas joué un rôle dans la conduite des affaires du pays tout au long de ce compagnonnage.

«La vocation du Ps n’est pas de tenir la sacoche de l’Apr mais c’est d’être un parti qui doit aller vers le pouvoir. Nous avons été dans cette coalition jusque-là, nous n’avons pas vu, pendant tout ce compagnonnage, ce que nous, nous avons pu apporter de significatif et de déterminant qui était pris en compte. Pourquoi allons-nous continuer à le faire ? Si pour nous, notre vocation c’est de gérer le Sénégal, il faut arrêter, mettre en place projet politique, notre programme pour le Sénégal et le soumettre au peuple sénégalais», a déclaré l’ancien challenger d’Ousmane Tanor Dieng au dernier congrès de renouvellement des instances du Ps. «Il faut que le parti revienne à lui-même et arrête d’emprunter le chemin qui n’est pas le sien. Le Ps doit reconquérir la confiance du peuple sénégalais. Et s’il le faut, le Ps doit mettre fin à son compagnonnage avec Bennoo Bokk Yaakaar, car cela n’a abouti à rien de concret », insiste encore Me Aïssata Tall Sall, lors de cette émission politique de la radio Sud fm.

ABSENCES LORS DES REUNIONS DE LA DIRECTION DU PS

Interpellée également sur ses nombreuses absences ; lors des rencontres du Parti socialiste, Aïssata Tall Sall a tout d’abord tenu à clarifier les choses concernant ses relations supposées tendues avec l’actuel patron du Ps. «Ousmane Tanor Dieng ne me pose aucun problème, à titre personnel, on ne vient pas dans un parti pour faire copain-copain, même si chez nous, la camaraderie est élevée en rang de dignité politique». Selon elle, le Parti socialiste rencontre des secousses mais, malgré tout, il se porte bien, même si se porter bien ne veut pas qu’il ne rencontre pas de difficultés du fait qu’ils n’ont pas une vraie culture des coalitions.

Evoquant ensuite les raisons qui l’ont conduite à geler ses activités au niveau des instances dirigeantes du Ps, notamment les réunions du secrétariat exécutif à la maison Léopold Sedar Senghor sis à Colobane, Me Aïssata Tall Sall a précisé que contrairement à ce qui se dit dans la presse, son absence est tout simplement liée au problème de renouvellement de l’Union régionale de Saint-Louis. «J’apprends tous les jours que oui, Me Aïssata Tall Sall n’est pas dans les instances du Ps, elle les a désertées, parfois ce sont mes camardes qui font le tour des médias pour le dire.

Franchement, au Ps, j’ai occupé les plus hautes fonctions. Je suis partie de secrétaire général de section à secrétaire général de coordination, à secrétaire général de l’Union départementale des coordinations de Podor à secrétaire général de l’Union régionale de Saint-Louis. Voilà où s’arrêtent les responsabilités les plus éminentes d’un militant socialiste par élection. Ces fonctions-là, je les ai occupées jusqu’au dernier congrès. Ensuite arrivent les renouvellements, j’ai conservé mon poste à Podor sans aucun problème. Arrivée à Saint-Louis, on a connu quelques remous qui ont fait que mon renouvellement n’a pas été fait de façon comme on le pensait. Mais les camarades de Saint-Louis, de façon unanime, m’ont renouvelé leur confiance. Et il reste maintenant à faire le bureau. C’est là aujourd’hui où nous sommes en train d’achopper », informe la mairesse de Podor. Avant d’ajouter dans la foulée : « Tant que cette affaire-là n’est pas réglée, vous me voyez revenir dans les instances du parti ? Tant que je ne termine pas mon renouvellement à Saint-Louis, je ne vois pas comment aller au secrétariat national encore moins prendre un poste de secrétaire national».

Par ailleurs, réagissant au sujet des incidents survenus lors d’une réunion du secrétariat exécutif à la veille du référendum, la mairesse de Podor tout en dénonçant le comportement de quelques-uns de ses camarades de parti qui sont arrivés à user de la violence physique lors de cette rencontre, s’est toutefois démarqué de ceux qui prônent l’exclusion des fautifs. Selon elle, ceux qui parlent d’exclusion le disent par manque d’expérience. « C’est par péché qu’ils le disent car on ne construit pas sa carrière politique sur l’exclusion de certains de ses membres ».

Aïssata Tall Sall candidate à la présidentielle de 2019

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Aïssata Tall Sall, la mairesse de Podor a attendu sa tournée européenne pour annoncer sa candidature à l’élection présidentielle de 2019. Dans une salle des Mureaux (une commune du département des Yvelines en région Île-de-France, en France, située à 18 km à l’est de Mantes-la-Jolie et à 39 km à l’ouest de Paris) acquise à sa cause, la « rebelle » du Parti socialiste a fait part de ses intentions de convoiter le fauteuil de Macky Sall en 2019. Et sous les vivats accompagnés par les affiches de la « Future présidente », c’est une Aïssata déchainée que notre correspondant à Paris a suivie…

Elle est une femme qui fait la fierté de son peuple. Elle est une femme qui suscite l’espoir et fait vibrer des cœurs. Elle est une femme qui a osé dire non par conviction et affirme ses idées avec une constance inébranlable.

Cette femme politique sénégalaise c’est évidemment Me Aissata Tall Sall, avocate internationale et par ailleurs député-maire de Podor.

Elle a entamé une tournée européenne depuis deux mois. Après les démonstrations de force à Lyon et Saint Etienne le mois passé, et ce vendredi à Liège en Belgique c’est au tour des Mureaux (banlieue parisienne) d’accueillir l’édile de Podor pour un meeting qui a tenu toutes ses promesses.

Une salle comble

Organisé par ses fidèles regroupés au sein du mouvement de soutien à Aïssata Tall Sall dont le coordonnateur est Doro Sy, le meeting de ce Samedi 09 Avril dans les Yvelines qui se tenait devant plus de 500 militants et sympathisants de Aïssata Tall était un vrai show à l’américaine.

De par les affiches clairement visibles dans toute la salle on pouvait y lire, « Aissata Présidente », « Une femme forte pour le Sénégal ».

« Les alpulars courtisés »

Le lieu n’a été choisi au hasard. Mureaux est une ville à très forte concentration de sénégalais et plus particulièrement des Alpulars. D’ailleurs, ATS a ouvert son discours en poular pour charmer ces électeurs qui sont de plus en plus tentés de voter pour Macky Sall.

En tout cas une chose est sure, par ces temps qui courent, c’est une communauté très courtisée par les politiciens de tout bord.

Une candidate de plus

Le suspens a duré trop longtemps avant l’annonce surprise de sa candidature à l’élection présidentielle de 2019. En effet après avoir exposé ses propositions avec notamment une meilleure prise en charge des besoins des immigrés et une banque spéciale qui leur sera dédiée, elle a confirmé qu’elle se présentera aux futures échéances présidentielles.

Et voici une candidate qui risque de faire mal à la classe politique actuelle, le discours de renouveau qu’elle incarne trouvera-t-il un écho auprès de nos compatriotes ?

En tout cas, la conquête est lancée et déjà un autre meeting est prévu à Paris cette fois-ci au mois de Juin.

Jusqu’où ira la caravane de AÏSSATA ? Comme disent les anglais : wait and see.

Xibaaru

Aissata Tall Sall la frondeuse en chef du PS

« Même si mon parti [le PS : NDLR] prône le OUI, je porterai le combat du NON”. Ainsi entra, Aissata Tall Sall,  dans la pré-campagne du référendum du 20 mars. Ce Non est non seulement un acte de défiance à l’encontre de Macky Sall. Mais aussi d’Ousmane Tanor Dieng, le Secrétaire général du Parti socialiste qui soutient sans réserve le président de la République malgré son reniement.

Même si elle refuse d’être comparée à Ségolène Royal, Aissata Tall Sall a quelque chose de commun avec la ministre française : une femme battante qui n’abdique jamais devant les hommes. En affirmant d’une manière solennelle qu’elle allait voter Non, la mairesse de Podor vient de montrer qu’elle a  du cran, de l’audace, du charisme et de l’autorité. Bref  tout ce qu’il faut pour un excellent responsable politique. Elle refuse « la discipline du parti » et les alliances d’appareil. Elle refuse aussi « l’opportunisme » et le « situationnisme ». La députée se veut « sincère » et claire. C’est pourquoi elle appelle à Ousmane Tanor Dieng à un débat de fond et franc sur le compagnonnage du PS avec l’Apr.

Ce débat s’impose pour les socialistes dont leurs maires, surtout ceux de Dakar sont farouchement combattus par le gouvernement de Macky Sall. Aissata Tall Sall a compris que la reconquête du pouvoir a sonné. Et ça se passe par ce referendum. C’est le moment de sonner la rupture d’avec Macky Sall qui n’ pas respecté un de ses engagements les plus forts auprès de ses alliés et des Assises Nationales. C’est ce qui irrite l’ancienne ministre de communication d’Abdou Diouf. Donc sa décision de porter la voix du Non au sein du Ps est un acte de grand courage politique. Là ou Khalifa Sall hésite.

Cette sortie pourrait accélérer les choses dans le PS. Aissata Tall Sall ouvre une brèche à tous les frondeurs silencieux de La Maison du parti à commencer par le maire de Dakar qui, aujourd’hui se trouve dans l’obligation de prendre position au risque d’être accusé de connivence avec l’appareil de Tanor Dieng et de celui de  Macky Sall. Et de voir La Royal du Sénégal lui ravir la vedette.

Xalima

Référendum : Khalifa Sall, Gadio, Djamil, Aïssata Tall Sall : En chœur pour le Non !

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«Dire que je suis déçue par cela (Ndlr : la décision du Président de renoncer à la réduction de son mandat) relève de lapalissade. Bien sûr, tout le monde est déçu même si on n’est pas surpris. On avait quand même vu arriver les choses, parce que quand j’ai vu le conseiller juridique du Président dire que le Conseil constitutionnel sera saisi sur la question de savoir si la réduction sera appliquée au mandat en cours, on avait presque compris que l’intérêt de la consultation auprès du Conseil constitutionnel ne relevait que sur ce point», a dit le maire de Podor qui a qualifié cela d’attristant.

Pour Aïssata Tall Sall, le chef de l’Etat avait pris l’engagement de réduire son mandat et devait le respecter à tout prix. «La parole publique vaut autant que l’écrit et même parfois plus que l’écrit. Juste­ment, parce qu’elle n’est écrite nulle part que sur nos consciences et sur la langue de celui qui l’a prononcée. Cette lettre-là doit être gravée en caractères d’or par celui qui l’a dite et par celui qui l’a entendue, parce qu’il ne l’oubliera pas», a-t-elle martelé.
La responsable socialiste déplore que la question de la durée du mandat soit extirpée de celles qui seront proposées au référendum car, pense-t-elle, pour cette raison le peuple n’aura pas la possibilité de se prononcer sur la question alors que la décision définitive lui appartenait, vidant ainsi de son sens le référendum.

«Je ne partage pas la position de mon parti»

Me Aïssata Tall a dit sans détour qu’elle ne partage nullement la position de son parti sur la question. «Ma position personnelle est que le Président Macky Sall se devait de respecter sa parole. Après la question liée au mandat, il n’y a plus de précipitation à le (le référendum) faire.»
A propos d’un éventuel soutien du Ps à la candidature de Macky Sall, Aïssata Tall Sall s’est voulue très claire : «Il n’est pas question que le Parti socialiste n’ait pas de candidat. C’est un parti historique qui est créé pour cela. Le Parti socialiste n’est pas un comprimé d’aspirine qu’on doit dissoudre dans un verre d’eau qu’on appelle Yoonu yokkuté. Ça n’existe pas chez les Socialistes.»

Et le maire de Podor qui présidait une cérémonie de réception de plusieurs infrastructures au profit de sa commune d’avertir : «Les Socialistes auront leur candidat et, croyez-moi, il sera le candidat légitime de tous les Socialistes. Nous sommes nombreux à le penser, à travailler pour ça et à nous battre pour ça.».

Aissata Tall Sall : « Macky s’est renié, il appartient au peuple de décider et non au Conseil Constitutionnel »

Maintien du Mandat Présidentiel jusqu’en 2019: Aissata Tall Sall « griffe » Tanor et Macky SallAu Parti Socialiste on ne parle pas le même langage à propos de la décision de Macky Sall de maintenir son mandat jusqu’en 2019. Après Barthélémy DIas, c’est autour de Aissata Tall Sall de ramer à contre courant de son secrétaire général Ousmane Tanor Dieng.

A l’opposé de ce dernier la responsable socialiste estime que le Chef de l’Etat s’est renié en renonçant à ses engagements. «Le Chef de l’Etat devait respecter sa parole qui est au dessus de toute institution», dit -elle sur les ondes de la Rfm. Selon l’ex porte parole du Ps dès l’instant que le peuple est souverain il n’y a plus aucune autre décision qui compte. «Il appartient au peuple de décider et non au Conseil Constitutionnel», sert-elle.