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Attaques de Dioufy : Aliou Cissé n’a pas rendu le coup de pied de l’âne

“On ne répond pas au coup de patte de l’âne par un coup de patte”. Aliou Cissé a fait sienne cette maxime en ignorant les attaques de Dioufy qui n’a pas été tendre avec son ancien capitaine devenu sélectionneur du Sénégal.

« Avec Aliou Cissé comme coach, le Sénégal n’ira nulle part », avait alors déclaré le double ballon d’or africain. Dans un entretien avec Dakaractu, Cissé répond avec beaucoup de fair-play et tend la main à Diouf.

« Je fais mon travail et je le fais correctement. Tous mes anciens coéquipiers, mes amis de 2002 resteront toujours mes amis. J’ouvre la porte de la tanière à tous. Y compris El Hadji Diouf », lance Aliou Cissé.
Toujours sur sa lancée, Aliou ouvre grand la porte de la tanière à El Hadji Diouf et lui demande de venir quand il le souhaite.

« Il est venu plusieurs fois avec nous, ainsi que Khalidou Fadiga. Ils sont tous la bienvenue dans l’équipe », dit-il, très fair-play.
Avec dakarflash

Aliou Cissé : « On a trois numéro 1 »

Le sélectionneur national du Sénégal Aliou Cissé n’est pas encore prêt à dévoiler son gardien n°1. Ce lundi lors du 1er galop d’entraînement au stade Léopold Sédar Senghor, le coach rassure et soutient : « Nous avons 3 bons gardiens.
Que ce soit Alfred Gomis, Edouard Mendy ou Abdoulaye Diallo qui est en train de reprendre de l’air et du temps de jeu, ils sont tous compétitifs », a-t-il dit. Pour lui, ce cas de figure est « bénéfique pour notre équipe nationale ». Pour rester dans sa logique, le coach des lions ajoute : « j’ai envie de dire qu’on a trois numéro 1 ».

Le Sénégal se prépare à affronter le Soudan le 13 octobre 2018 à Dakar, un match comptant pour les éliminatoires de la Can Cameroun 2019. Avant d’aller 3 jours plus tard à Khartoum pour faire face encore à l’équipe soudanaise.

Omar Daf assistant d’Aliou Cissé

Omar Daf reprend service, la fédé a tranché

Laissé en quai lors du match Sénégal vs Madagascar, Omar Daf reprend service avec un statut d’assistant d’Aliou Cissé pour seulement, la double confrontation des lions contre le Soudan (13 et 16 octobre prochain), comptant pour la troisième et quatrième journée des éliminatoires CAN 2019), informe le quotidien Record.

Le sélectionneur des Lions, Aliou Cissé a toujours, montré son envie de récupérer l’actuel coach de l’équipe réserve de Sochaux.

Le président de la Fédération sénégalaise de football (Fsf), Me Augustin Senghor, a donné son accord de principe (mais pour seulement la double confrontation avec le Soudan), et compte saisir les autorités étatiques pour qu’un statut clair et définitif soit attribué à Omar Daf et à chaque personne autour de l’équipe nationale, précise le journal.

Je ne suis pas obnubilé par la possession de balle »

Le coach des Lions du Sénégal Aliou Cissé n’est pas obnubilé par la possession de balle. Il l’a fait savoir dans un entretien accordé au quotidien Record.
« La France vient d’être sacrée championne du monde sans jamais dominer dans la possession. Oui, la possession est bonne, mais personnellement, je ne suis pas obnubilé par cette possession-là. Dans mon entendement, le football se fait en deux phases. Quand on a le ballon et quand on ne l’a plus. Quand on a le ballon, on doit mettre en place la stratégie qui nous permettra de la conserver au maximum dans la zone adverse et surtout de déstabiliser l’équipe d’en face.

A partir de ce moment, on pourra savoir s’il faut aller vite sur le terrain ou pas. Si on ne l’a pas, il faudra essayer de revoir les transitions, resserrer les lignes pour faire un bon pressing. C’est aussi simple que ça. Je l’ai dit et je le répète, c’est bon d’avoir la possession, mais je ne suis pas obnubilé par ça », a-t-il dit.

Liste des lions convoqués pour les matches contre le Soudan

Aliou Cissé a publié, ce vendredi, la liste des 23 Lions retenus pour la double confrontation du Sénégal contre le Soudan, comptant pour les qualifications de la Can-2019. Le sélectionneur national a reconduit la même liste de 23 Lions que contre Madagascar (2-2).

Petit changement : le technicien a retenu sept réservistes.

Les Lions accueillent les Crocodiles du Nil le 13 octobre à Dakar avant de se déplacer à Khartoum, capitale soudanaise, trois jours plus tard, le 16 octobre.

Le Sénégal est leader du groupe A avec 4 pts. Il devance au classement Madagascar (2e), qui compte le même nombre de points à la faveur d’une différence de buts favorable (+3 contre + 2). La Guinée équatoriale est troisième tandis que le Soudan ferme la marche.

LA LISTE DES LIONS
Abdoulaye Diallo, Alfred Gomis, Édouard Mendy, Ibrahima Mbaye, Lamine Gassama, Salif Sané, Kalidou Koulibaly, Youssouf Sabaly, Adama Mbengue, Cheikhou Kouyaté, Alfred Ndiaye, Cheikh Ndoye, Gana Guèye, Sidy Sarr, Amath Ndiaye Diédhiou, Ismaïla Sarr, Sadio Mané, Mbaye Niang, Keïta Baldé, Mbaye Diagne, OPA Nguette, Pape Abdou Cissé, Moussa Konaté.

LES RÉSERVISTES
Assane Dioussé, Pape Djibril Diaw, Moussa Wagué, Abib Diallo, Ibrahima Niane, Krépin Diatta et Moussa Koné.

‘’On a l’impression qu’Aliou Cissé est en train de se chercher’’

Quelle impression vous avez eue du nul (2-2) du Sénégal à Madagascar ?

C’est un match qu’on avait pensé difficile. Il est vrai que nous rencontrions une équipe qui n’est pas une foudre de guerre, une équipe mal classée au ranking Fifa (107e). Donc, il n’y avait pas photo contre une équipe mondialiste (le Sénégal). Je crois qu’il y a eu beaucoup de failles, il faut le dire.

C’est vrai qu’on ne va pas cracher sur le point qui est bon. Mais, il y a eu beaucoup de lacunes sur le plan individuel et collectif. Dans l’ensemble, c’est un mauvais match de la part des Sénégalais. Simplement, les faiblesses sont nombreuses, même sur les balles arrêtées.
Quand vous voyez les difficultés qu’il y a eues entre le milieu et l’attaque, et entre le milieu et la défense, les fautes individuelles très nombreuses, le jeu d’attaque qui n’est pas celui que l’on attend, plus le fait qu’on a des problèmes à gérer les dernières minutes… Et pour une grande équipe, ce n’est pas normal qu’on se fasse rattraper à deux reprises par une équipe qui n’est pas dans la catégorie des grands.

La prestation médiocre du Sénégal remet au goût du jour le débat sur l’identité de jeu. N’est-ce pas légitime ?

Tout à fait ! Depuis qu’Aliou Cissé est là, on a l’impression que, c’est un entraîneur qui est en train de se chercher par rapport à une bonne identité de jeu. Mais, il y a aussi le fait qu’il y a, chaque fois, des changements qui ne militent pas à favoriser un beau jeu. C’est un peu de la cafouille, il faut le dire. C’est la raison pour laquelle, jusqu’à aujourd’hui où nous parlons, il y a des difficultés.

Parce que pour déterminer la valeur d’une grande équipe, c’est dans un mouvement collectif, à travers trois ou quatre actions. Mais, cela n’existe pas. Il y a aussi le manque de volonté offensive, plus les fautes défensives, cela montre qu’il y a réellement des problèmes pour une identité de jeu.

Est-ce qu’à moins de 10 mois de la Can, cela n’est pas inquiétant ?

Il y a un peu de temps, c’est vrai que, c’est très juste. Mais, il y a des possibilités d’ajuster. Le temps est là, et c’est facile de le confirmer. Et quand on le confirme, on a la possibilité de mettre en place quelque chose qui peut amener une belle identité. Je pense que s’il corrige ces impairs, s’il essaie de trouver chaque fois la possibilité d’avoir la même formule, il aura la meilleure définition tactique.

Je pense que sur ce plan-là, il a également des problèmes : est-ce qu’il faut jouer avec un 4-4-2, un 4-3-3 ou un 4-2-3-1 ? C’est des problèmes par rapport à l’utilisation individuelle des joueurs. C’est vrai que le temps est très court, mais s’il se raisonne par rapport à toutes ces difficultés, il peut arriver, à travers cette compétition (éliminatoires de la Coupe d’Afrique) – le Sénégal est presque certain de se qualifier à la Can Il faut juste se corriger.
Ça peut l’aider à avoir une belle équipe du Sénégal par rapport à son objectif de gagner cette Can, comme le lui a assigné la Fédération sénégalaise de football (FSF). Mais dans ce contexte précis, aujourd’hui, on n’a pas les moyens de gagner la Can.

Certains observateurs pointent également les changements…

Ça fait partie des grandes faiblesses de l’équipe parce qu’on a constaté, sur le plan du coaching, qu’il y a du tâtonnement. On a l’impression qu’il y a toujours des changements prédestinés : c’est-à-dire, il y a des matches, il faut que celui-là rentre sans tenir compte des difficultés individuelles et collectives de l’équipe.

Cela explique nettement qu’il y a des difficultés sur les changements. Là où il faut faire des changements offensifs, il fait des changements défensifs ; et quand il faut opérer des changements défensifs, il fait le contraire. C’est un constat qui est réel.

Enquête Plus

Madagascar-Sénégal (2-2) : Aliou Cissé accuse l’arbitre

Le coach des Lions, Aliou Cissé, a mis sur le dos de l’arbitrage le nul (2-2) du Sénégal contre Madagascar, ce dimanche, pour le compte de la deuxième journée des qualifications de la Can-2019.

« Je n’aime pas parler de l’arbitrage, mais c’était compliqué, souffle-t-il. Cela fait deux ans qu’il nous siffle. Contre le Burkina Faso (2-2 à Ouaga), c’était pareil. Cet après-midi (hier) il a encore fait quelques erreurs. Ce serait quand même mieux qu’il revoie certaines choses quand il arbitre les Sénégalais. »

Aliou Cissé signale ne pas vouloir passer pour mauvais joueur, mais il soupçonne un hors-jeu sur la première égalisation des Baréas et une sortie de la balle sur la deuxième.

Madagascar-Sénégal : Aliou Cissé publie sa liste, ce vendredi

Le sélectionneur de l’équipe nationale A du Sénégal, Aliou Cissé, fera face à la presse ce vendredi. Une occasion pour rendre public sa liste contre les Barea (Zébus de Madagascar).

Le match Madagascar-Sénégal prévu le 9 septembre prochain compte pour la deuxième journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (Can) Cameroun 2019. Ce sera la première sortie des Lions après le Mondial 2018.

Après sa victoire 3-0 devant la Guinée Equatoriale lors de la première journée, le Sénégal (3 points, +3) est leader de la poule A. Les Lions sont talonnés par les Barea qui suivent avec 3 points, +2. Madagascar avait battu le Soudan sur la marque de 3 buts à 1.

Auteur: Seneweb news – Seneweb.com

Aliou Cissé ne lâche pas Ferland Mendy

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En tournée européenne, le coach des Lions a relancé la piste Ferland Mendy. Selon Record, Aliou Cissé aurait inscrit le nom du latéral gauche de l’Olympique Lyonnais dans son agenda.

Né en France, d’origine sénégalaise, Ferland Mendy (22 ans), ne ferme pas la porte aux Lions de la Teranga. Mais l’ancien Havrais hésite toujours entre le Sénégal et la France.

Aliou Cissé s’est également renseigné sur le binational Pape Cheikh Diop qui évolue à Lyon. Record, qui donne l’information, précise que le sélectionneur national a pris langue avec la famille du joueur de 21 ans pour sonder sa motivation.

Auteur: Seneweb

Aliou Cissé maintenu au poste de sélectionneur pour remporter la CAN 2019


Le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Augustin Senghor, a annoncé mercredi le maintien à son poste du sélectionneur national, Aliou Cissé, avec l’objectif d’atteindre la finale de la CAN 2019.

‘’Tant que nous n’aurons pas atteint cet objectif, il sera demandé à tous les entraîneurs et à tous les responsables qui auront la charge de diriger la fédération de s’y atteler’’, a dit M. Senghor.

Il faisait à la presse sénégalaise le compte rendu d’une réunion du comité exécutif de la FSF sur la participation du Sénégal à la Coupe du monde 2018.

Augustin Senghor a tenu à féliciter Cissé, qui a atteint deux ‘’objectifs intermédiaires’’, les quarts de finale de la CAN 2017 et la qualification en phase finale de la Coupe du monde.

‘’Nous savons que le Sénégal sera attendu par ses supporters et ses adversaires. Nous devons penser à gagner la CAN 2019’’, a ajouté M. Senghor.

‘’C’est un coach en devenir. Cela veut dire qu’il y a des choses à améliorer autour du staff et dans ses relations avec les médias et l’opinion’’, a-t-il ajouté, parlant du sélectionneur national.

Les Lions du Sénégal ont été éliminés dès le premier tour de la Coupe du monde, après une victoire sur la Pologne (2-1), un nul contre le Japon (2-2) et une défaite avec la Colombie (0-1).

Aliou Cissé veut rester avec les Lions

 

Aliou Cissé a zappé 2018, il est déjà en 2019. Il a effacé la Russie de son disque, maintenant il pense Cameroun. Le Mondial est derrière lui, il fait cap vers la Can.

Dans un entretien avec le quotidien sportif français L’Équipe, le sélectionneur national « revient sur cette élimination (des Lions, du premier tour du Mondial) et pense à la suite : il veut rester à son poste pour tenter de remporter la Can-2019 », qui aura lieu au pays des Lions indomptables.

Le coach des Lions de la Téranga a confié au journal français que, après le ratage de la qualification pour les huitièmes de finale de Russie-2018, le retour au Sénégal a été difficile : « Il y a surtout un sentiment d’amertume. On aurait évidemment aimé continuer l’aventure le plus longtemps possible. C’était à notre portée. »

Aliou Cissé : Nous ne méritons pas de nous qualifier pour les huitièmes

L’équipe nationale de football du Sénégal ne « mérite pas’’ de se qualifier pour les huitièmes de finale du Mondial 2018, a tranché le sélectionneur des Lions Aliou Cissé, se disant malgré tout fier de ses joueurs.

« Le Sénégal ne se qualifie pas parce qu’il ne le mérite pas. Ainsi va la vie », a déclaré le technicien sénégalais au cours d’une conférence de presse, jeudi à Samara, peu après la défaite de ses poulains face aux Cafeteros de la Colombie.

Cette victoire permet à la Colombie de terminer en tête du groupe H et de se qualifier pour les huitièmes de finale, en compagnie du Japon, qui a fini 2e à égalité avec le Sénégal mais avec un nombre moins important de cartons jaunes (4 contre 6), suivant la règle du fair-play.
Malgré l’élimination des Lions, Aliou Cissé, capitaine de l’équipe du Sénégal quart de finaliste du Mondial 2002, se dit malgré tout « fier de ses joueurs ».
« C’est la loi du football. On ne se qualifie pas parce qu’on a plus de cartons que le Japon’’, a-t-il dit, avant d’ajouter « Je suis fier de mes garçons », malgré tout.
Il faut juste accepter ce règlement, selon lui. « C’est la règle du jeu. C’était établi par la Fifa donc il faut s’y plier », a indiqué le sélectionneur du Sénégal, qui aurait « aimé être éliminé d’une autre façon, mais c’est comme ça ».
Avec l’élimination du Sénégal, le continent africain ne compte plus de représentant en Coupe du Monde à l’issue du premier tour de cette compétition.
Les Lions, avec quatre points obtenus en trois matchs, terminent à la troisième place de la poule H, qui logeait également la Pologne, outre la Colombie et le Japon.

Réaction d’Aliou Cissé après le nul : C’est malheureux…

La qualification va se jouer face à la Colombie. C’est malheureux que tu mènes au score dans un match comme ça… En première période tu mènes 1-0, en deuxième période tu reviens encore et que tu as du mal à maintenir le résultat. Maintenant, on va continuer à travailler. Nous savons que le résultat sera contre la Colombie. Donc, il va falloir se préparer pour ce match. »?

Conférence de presse d’après match : Aliou Cissé satisfait

Aliou Cissé, le sélectionneur du Sénégal, a déclaré que «c’est une fierté de représenter l’Afrique» après la victoire de son équipe contre la Pologne mardi (2-1), la première d’une équipe du continent lors de ce Mondial.

«Peut-on comparer cette victoire (2-1 face à la Pologne) avec celle face à la France en 2002, à laquelle vous avez participé en tant que joueur ?

Ce n’est pas la même saveur. Il y a une histoire commune avec la France, c’est le pays qui a colonisé le Sénégal. Nous les joueurs étions des fils d’immigrés partis en France, un pays qui nous a beaucoup donné, qui nous avait formés. En plus c’était l’ouverture du Mondial, c’était exceptionnel. Là, ce n’est pas la même chose mais c’est aussi important.

Vous êtes la première équipe africaine à gagner dans ce Mondial. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Le Sénégal représente tout le continent africain. Tout le continent est derrière nous, je reçois des coups de fil de partout, les gens croient en nous, c’est une fierté de représenter l’Afrique. Gagner le premier match, ça vous met dans le bon tempo. Le deuxième match est important, le troisième aussi. J’espère que l’Egypte, le Maroc, la Tunisie et le Nigéria se relèveront.

Quelles ont été les clefs de la victoire ?

Le Sénégal a gagné grâce à sa discipline, on a été compacts, agressifs. On a été très bons dans les transitions offensives et défensives en première période. Ils ont eu plus de possession mais dès qu’ils se trompaient, on leur a mis les coups qu’il fallait et on les a fait reculer. On savait que c’est une équipe très bonne techniquement, il fallait être près d’eux pour ne pas les laisser prendre confiance, c’est ce qu’on a fait.»

Aliou Cissé : Kara Mbodj est sur la bonne voie pour la Coupe du monde

Le défenseur sénégalais Kara Mbodj, revenu en compétition début mai après une double opération du genou en janvier, ‘’est sur la bonne voie’’, a assuré le sélectionneur national, Aliou Cissé, lors d’une conférence de presse, mercredi.

‘’Il est heureux d’être avec nous. Il vient de loin et a besoin d’être aidé. Il sera fin prêt’’ pour la Coupe du monde 2018 prévue du 14 juin au 15 juillet, a répondu Cissé à une question relative au retour en compétition du vice-capitaine des Lions du Sénégal.

Le sélectionneur national a été critiqué par de nombreux observateurs pour la sélection du défenseur d’Anderlecht (Belgique), qui n’a joué qu’un seul match depuis janvier dernier.

Beaucoup doutent de la possibilité de Kara Mbodj de pouvoir jouer la Coupe du monde à cause de sa double opération du genou. Aliou Cissé dit être ‘’optimiste’’ de la participation de Mbodj, mais aussi de Keita Baldé (AS Monaco, France) et de Diafra Sakho (Rennes, France) à la Coupe du monde.

‘’Ils ont de bonnes sensations’’, a-t-il dit à la veille du match amical à jouer par les Lions contre le Luxembourg. Cissé rappelle qu’il a encore la possibilité de revoir son effectif, puisque les listes définitives des équipes seront remises à la Fifa le 3 juin.

En plus des 23 joueurs sélectionnés, il avait publié une liste de quatre réservistes, Fallou Diagne (Metz, France), Adama Mbengue (SM Caen, France), Henri Saivet (Sivasspor, Turquie) et Famara Diédhiou (Bristol City, Angleterre).

Aliou Cissé : Lions vont jouer le Luxembourg pour gagner

L’équipe du Sénégal va aborder le match l’opposant jeudi au Luxembourg avec l’ambition de le remporter pour engranger de la confiance en perspective du Mondial, qui débute le 14 juin prochain, a indiqué mercredi le sélectionneur national Aliou Cissé, au cours d’une conférence de presse.

« C’est bien de débuter par une victoire pour entrer dans la compétition », a indiqué le sélectionneur national, ajoutant : « Quand on parle de match international, on l’aborde pour la victoire ».

Selon lui, « ce serait un bon clin d’œil du destin », en référence à la première victoire sénégalaise en phase finale de Coupe du monde en 2002.

Le Sénégal avait battu (1-0) la France à Séoul en ouverture du Mondial de cette année-là, pour ce qui était la première participation sénégalaise en phase finale de la Coupe du monde.

Le sélectionneur national, évoquant le Luxembourg, assure que le Sénégal n’a pas à nourrir un quelconque complexe de supériorité.

« Cela va se passer sur le terrain et sur ce match, je veux voir un contenu intéressant », a souligné Aliou Cissé, insistant sur le contenu et la finition.

« Nous devons être capables d’agressivité », être capables « d’empêcher l’adversaire de jouer », a poursuivi le sélectionneur des Lions.

Après cette rencontre, le Sénégal va entrer dans le vif du sujet de sa préparation avec deux séances quotidiennes, a annoncé le technicien sénégalais, arrivé samedi dernier à Vittel (France) avec son groupe, pour la suite du stage de préparation de l’équipe nationale.

Amdy Faye : « Le défaut d’Aliou Cissé… »

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L’ancien international Amdy Faye n’est pas satisfait de la liste des 23 Lions retenus pour le Mondial-2018. S’il salue le retour de Kara Mbodji, il n’a pas manqué d’afficher ses réserves.

« Je n’arrive pas à comprendre pour Krépin Diatta. Je suis déçu de sa non-convocation, déclare Amdy Faye dans les colonnes de Les Échos. Nous allons à la Coupe du monde certes pour ne pas faire faire de la figuration, mais il faut savoir que nous sommes plus proches de gagner une Can qu’une Coupe du monde. Donc, il fallait penser à inclure des jeunes pour bien préparer la prochaine Can (2019). »

La liste des 23 Lions pour le Mondial, trahit une tare du sélectionneur national, selon son ancien coéquipier dans la Tanière : « Le défaut de Cissé est qu’il ne mise pas sur le long terme. Il y aura des joueurs qui vont prendre leur retraite après cette Coupe du monde, mais pourquoi donc s’entêter à vouloir miser à tout prix sur eux. »

L’ancien Lion soupçonne le patron de la Tanière d’être « superstitieux » en faisant confiance aux mêmes joueurs, comme Bruno Metsu, le coach qui a conduit le Sénégal à sa première Coupe du monde (2002).

L’ancien Auxerrois conjecture : « Il se dit : ‘Je garde la même liste, les mêmes joueurs pour espérer faire mieux que (l’équipe) de 2002′. On souhaite tous qu’ils fassent mieux que la Génération de 2002. Il faut obliger les joueurs à faire un résultat en Russie. Ils sont capables d’élever leur niveau de jeu pour aller loin. »

Jugeant la poule des Lions (Pologne, Japon et Colombie) jouable, Amdy Faye croit savoir que le Sénégal « peut battre la Pologne et négocier les deux derniers matches pour sortir au premier tour ».

Aliou Cissé : Nous n’allons pas en Russie pour faire du tourisme

Aliou Cissé a publié la liste des 23 joueurs qui vont défendre le Sénégal au mondial russe et est largement revenu sur les objectifs de son équipe.

« Nous avons comme objectifs de faire plaisir à notre peuple. Nous voulons faire un meilleur tournoi et nous allons nous battre et défendre dignement les couleurs de notre peuple. Nous voulons aller le plus loin possible. Je sais qu’il y beaucoup de comparaison entre la génération 2002 et nous, mais nous avons envie de faire mieux ou plus que ça. Maintenant, le football reste le football et personne ne peut savoir la nation qui va gagner la coupe du monde. Je rêve de gagner la coupe et de l’amener au Sénégal même si je sais que ça ne sera pas facile. Nous n’allons pas là-bas en touristes, nous serons déterminés et solidaires pour réaliser un grand exploit ».

Amara est d’accord avec Aliou Cissé, mais…

 

 

L’ancien sélectionneur du Sénégal Amara Traoré n’a pas été choqué de voir Les Lions jouer en 3-5-2 lors de leurs deux premiers matches de préparation de la Coupe du monde. Au contraire.

«Si Aliou Cissé avait fait autrement, cela m’aurait inquiété, confie le technicien dans un entretien avec Stades. Le Sénégal a calé cinq matches amicaux, note Amara Traoré dans Stades. Les deux premiers matchs ont servi de test pour Aliou Cissé. Une façon de voir s’il y a des problèmes, comment ils vont réagir. Parce que le Sénégal joue en 4-4-2 et en 4-3-3 sous le magistère d’Aliou Cissé. C’est la première fois qu’il joue en 3-5-2. S’il ne le fait pas durant ces matchs amicaux, il ne le fera jamais.»

Cependant, Amara Traoré demande au sélectionneur national de se montrer plus clair. «Dans ce système, à un certain moment, on ne sait pas si c’est en 5-3-2 ou 3-5-2 parce que les deux animations sont différentes. Contre l’Ouzbékistan, l’équipe était plus en 5-3-2. Contre la Bosnie, on était en 3-5-2 en première période et on est revenu à 5-3-2 en seconde période. Dans cette animation, il faut que cela soit très clair dans la tête des joueurs. Il faut parfaire l’expression collective. »

Ceci étant dit, «le plus grand vœu» d’Amara Traoré est «de voir Kara Mbodj se rétablir pour venir donner un coup de main à la défense». «Avec Kara, l’équipe se bonifie», tranche-t-il.

Auteur: Seneweb

Taniére : Aliou Cissé a un problème et il le reconnaît

Le sélectionneur de l’équipe nationale de football, Aliou Cissé, a un problème. Dans un entretien avec la télévision nationale, ce mardi, il a soutenu que son problème fondamental, c’est le flanc gauche. “Notre problème majeur est le flanc gauche. C’est surtout ça que nous sommes en train de regarder”, dit-il.
C’est pourquoi, dit-il, il met la pression à l’arrière latéral gauche de l’Olympique Lyonnais, Ferland Mendy. Mais ce dernier tarde à se décider à rejoindre la Tanière. Il hésite entre la France et le Sénégal.

« L’équipe nationale, c’est important. Aussi, il faut que ce soit un choix du cœur. Il faut avoir envie de venir. Mais s’il (Ferland Mendy) ne se sent pas prêt, il me le dira et on passera à autre chose. Je ne veux pas lui courir éternellement derrière pour venir honorer le maillot de la sélection nationale. Pas plus tard que la semaine dernière, nous sommes entrés en contact et cela fait un bout de temps que je suis sur lui, mais je ne vais pas lui courir après tout le temps non plus », fait-il remarquer.

Igfm

Aliou Cissé, sélectionneur des Lions : « Il reste 4 à 5 places à prendre »

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Le sélectionneur des Lions a une idée plus précise de sa liste pour le Mondial 2018. Après le deuxième match contre la Bosnie (0-0), Aliou Cissé a confié en conférence de presse, qu’il ne restait plus beaucoup de places à prendre dans sa liste pour la Russie.

« Depuis trois ans, le noyau a toujours été là. Il y a 18 ou 19 joueurs qui ont toujours été là avec moi. Il y a 4 ou 5 places à prendre. Mais l’ossature du groupe a toujours été là. Ces deux matches devaient nous permettre de voir quelques garçons pour voir leur état de forme. C’est réglé maintenant. On connaît leur niveau.

On va faire les choix qu’il faudra. C’est possible d’avoir une surprise. Une liste tant que ce n’est pas définie, on ne peut pas dire que d’autres garçons ne pourront pas intégrer l’équipe nationale. Il reste deux mois décisifs pour les joueurs, mais pour moi aussi. Peut être, il y aura d’autres garçons qui vont se révéler sur ces deux mois-là. L’équipe nationale n’est pas fermée. »

Auteur: Seneweb

L’Ouzbékistan sera le baptême du feu de Aliou Cissé

Aliou Cissé, sélectionneur de l’équipe nationale du Sénégal, n’a jamais affronté sur le banc des Lions une équipe non-africaine.

Au total, le coach a dirigé la Tanière à 29 reprises pour quatre compétitions officielles : qualifications de la CAN 2017, CAN 2017, qualifications Mondial 2018, un match de qualification à la CAN 2019. S’y ajoutent des matches amicaux avec des sélections africaines.

L’Ouzbékistan, l’adversaire du Sénégal en amical le 23, sera donc le baptême du feu de Aliou Cissé, qui vient de boucler ce mois de mars trois ans à la tête des Lions.

Il a conduit le Sénégal en quarts de finale de la CAN 2017 et décroché, la même année, la qualification pour la Coupe du monde 2018.

Le sélectionneur national a enregistré 19 victoires, 8 nuls et 2 défaites. Son équipe a marqué 49 buts et en a pris 16.

CM 2018 : Aliou Cissé fait une large revue d’effectifs

Aliou Cissé, le sélectionneur national a décidé de faire une large revue d’effectifs pour les deux prochains matchs amicaux en appelant un nouveau Santy Ngom et en faisant revenir plusieurs autres dans sa liste de 30 joueurs publiée ce mercredi, a constaté à l’APS.
Evoluant au FC Nantes, l’attaquant Santy Ngom est la nouveauté de cette sélection qui va jouer le 23 mars contre l’Ouzbékistan et le 27 mars contre la Bosnie.
« C’est un joueur qui fait des choses intéressantes et surtout il a une belle capacité technique », a dit le sélectionneur national au sujet du Nantais qui va découvrir pour la première fois les Lions.
Pour le reste du groupe, Aliou Cissé a décidé de revoir certains de ses joueurs qui pour certains comme Papy Djilobodji, n’ont pas joué en équipe nationale depuis plus de deux ans.
En plus du défenseur de Dijon, le sélectionneur a rappelé Henri Saivet qui a quitté Newcastle pour rejoindre Sivasspor (Turquie), Armand Traoré (Cardiff City, Angleterre), Mame Birame Diouf (Stoke City, Angleterre), Baye Oumar Niasse (Everton, Angleterre), Pape Ndiaye Souaré (Crystal Palace, Angleterre), Ismaïla Sarr et Abdoulaye Diallo(Rennes, France), et Pape Seydou Ndiaye (Jaraaf).
Voici la liste des joueurs sélectionnés : Gardiens : Abdoulaye Diallo (Rennes, France), Khadim Ndiaye (Horoya AC, Guinée), Alfred Gomis (Spal, Italie), Pape Seydou Ndiaye (Jaraaf).
Défenseurs : Kalidou Koulibaly (Naples, Italie), Lamine Gassama (Alanyaspor, Turquie), Moussa Wagué (KAS Eupen, Belgique) Fallou Diagne (Metz, France), Papy Djilobodji (Dijon, France), Armand Traoré (Cardiff, Angleterre), Youssouf Sabaly (Bordeaux, France), Pape Ndiaye Souaré (Crystal Palace, Angleterre).
Milieux : Pape Alioune Ndiaye (Stoke, Angleterre), Cheikh Ndoye (Birmingham, Angleterre), Idrissa Gana Gueye (Everton, Angleterre), Cheikh Kouyaté (West Ham, Angleterre), Salif Sané (Hanovre, Allemagne), Alfred Ndiaye (Wolverhampton, Angleterre), Assane Dioussé (Saint-Etienne, France), Henri Saivet (Sivasspor, Turquie).
Attaquants ; Keita Baldé (Monaco, France) Ismaïla Sarr (Rennes, France), Moussa Sow (Buraspor, Turquie), Moussa Konaté (Amiens, France), Santy Ngom (Nantes, France), Sadio Mané (Liverpool, Angleterre), Diafra Sakho (Rennes, France), Mbaye Niang (Torino, Italie), Mame Biram Diouf (Stoke, Angleterre), Baye Oumar Niasse (Everton, Angleterre).

Faut-il revaloriser le salaire du Coach Aliou Cissé ?

A un an de la fin de son contrat en mars 2019, le sélectionneur Aliou Cissé attend toujours une proposition de renouvellement de contrat assorti d’une revalorisation salariale. Mieux que ses 9 millions de F Cfa actuels. Face au peu d’entrain de la fédération sénégalaise de football (FSF,) la question à se poser est de savoir si l’expertise nationale est suffisamment valorisée, comparativement aux autres sélectionneurs des équipes africaines.

Le sélectionneur des lions avait signé son contrat depuis le 14 mars 2015 pour une durée de 4 ans. Mais ledit contrat comportait une clause de revoyure qui induit un examen au bout de 2 ans avant toute prolongation. Chose faite en Janvier 2017, car Cissé avait atteint les objectifs qui lui avaient été assignés : à savoir une qualification en ¼ de final de la CAN et une qualification au mondial 2018.

Comparé aux autres sélectionneurs africains, Cissé touche des miettes. Le belge Paul Putt sélectionneur de la Guinée touche environ 16 millions par mois,   Hervé Renard du Maroc passe de 36 millions de F Cfa à 48 millions de F Cfa, Hector Cuper de l’Égypte touche un salaire de 19.65 millions entre autres… des salaires bien en deca de ce que gagne le sélectionneur sénégalais Aliou Cissé. Aujourd’hui si le Sénégal devait chercher un sélectionneur étranger quelle serait la rémunération qui lui serait proposée ?

Stade

« Record » fait le bilan d’Aliou Cissé à la tête des Lions

Aliou Cissé a bouclé ce mois de mars trois ans à la tête des Lions. Il a conduit le Sénégal en quarts de finale de la Can-2017 et décroché, la même année, la qualification pour la Coupe du monde 2018.

Au total, Cissé a dirigé la Tanière à 29 reprises pour quatre compétitions officielles (qualifications de la Can-2017, Can-2017, qualifications Mondial-2018 et qualifications Can-2019) et dix matches amicaux.

Le sélectionneur national a enregistré 19 victoires, 8 nuls et 2 défaites. Son équipe a marqué 49 buts et en a pris 16.

Aliou Cissé n’a jamais affronté sur le banc des Lions une équipe non-africaine. L’Ouzbékistan, l’adversaire du Sénégal en amical le 23 mars, sera son baptême du feu.

Mondial 2018 : Les chantiers de Cissé à 4 mois de la Russie

Comme prévu, Aliou Cissé a qualifié le Sénégal pour le prochain Mondial. Mais un chantier immense l’attend pour que son équipe soit compétitive en Russie, dans quatre mois.

S’il faut évidemment se réjouir de voir l’équipe nationale de football du Sénégal décrocher son billet pour la Russie, il est tout aussi légitime de s’interroger sur son niveau et sur celui de son sélectionneur, dont les résultats plaident toutefois en sa faveur. Après avoir conduit le groupe en quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2017, Aliou Cissé a une nouvelle fois rempli sa mission en guidant ses hommes jusqu’à la prochaine Coupe du monde. Le tout en terminant en tête d’un groupe même s’il était moins relevé (Burkina Faso, l’Afrique du Sud et le Cap-Vert) où il a fallu batailler jusqu’au bout avec les Bafana Bafana.

Le collectif

La qualification est en poche et c’est l’essentiel, c’est d’ailleurs ce que souhaite toute sélection nationale. Mais c’est à peu près tout. Hormis face au Cap-Vert à Praia (0-2), les Lions n’ont jamais donné l’impression d’avoir progressé lors des éliminatoires et le sélectionneur continue toujours de tâtonner. «Je suis d’accord que l’équipe peut mieux faire. Mais, je préfère jouer comme l’Atlético Madrid et gagner, plutôt que de perdre en jouant comme le Fc Barcelone », avait-t-il déclaré lors des éliminatoires de la CAN 2017.

Pourtant, dans le groupe, il ne manque pas de talents. Cissé peut pourtant compter sur un outil impressionnant, notamment en attaque où Mame Biram Diouf, Diao Baldé, Mbaye Niang, Sadio Mané, Ismaïla Sarr, Moussa Sow ou encore Baye Oumar Niasse feraient le bonheur de n’importe quelle sélection. Mieux, au milieu, Gana Guèye, Salif Sané, Assane Dioussé…sont également de grands talents. Malgré tous ces outils à sa disposition, Cissé a parfois du mal à trouver la bonne formule.

Source : Metrodakar

Aliou Cissé : Homme de l’année pour Seneweb

 

Le coach des Lions, 41 ans, est le premier technicien sénégalais à avoir décroché une qualification en Coupe du monde comme joueur puis comme sélectionneur. Une performance qu’il doit à son ardeur au travail, ses qualités de meneur d’hommes, mais aussi à une pointe de chance.

Une image, une scène, un geste explique, peut-être, tout. Accueillis par une foule en délire, ivre de joie après la fabuleuse épopée du Mondial-2002, les Lions qui se sont inclinés en quart de finale, les armes à la main, paradent dans les rues de Dakar. Meilleur récupérateur du monde, le Président Abdoulaye Wade s’exhibe aux côtés des héros du moment et profite à fond de chaque seconde du bain de foule.

Près de lui, le capitaine de l’équipe. Digne et stoïque. Tout en retenue et crinière au vent. Ce garçon flegmatique, c’est Aliou Cissé. Malgré le parcours hors normes, qui a stupéfié la planète foot, le teigneux milieu de terrain n’a pas l’air satisfait. Tout est là : le caractère bien trempé et l’esprit de gagneur, digne de celui qui ne se contente pas de peu.

Aujourd’hui entraineur des Lions, Cissé a fait une petite entorse à son flegme de lord britannique lorsque ses joueurs l’ont porté en triomphe après leur époustouflante qualification pour le Mondial prévu l’été prochain en Russie. Pour cette fois, on le verra sourire. Et même se déhancher sur du mbalax. Parenthèse vite fermée.

Gagneur né… sous la bonne étoile

Visage verrouillé à double tour, le regard vif et inquiet, le sélectionneur national se laisse rarement aller. Même la clémence du tirage de la Coupe du monde, qui loge le Sénégal dans le groupe H avec la Pologne, le Japon et la Colombie, ne lui fera pas sortir une once d’émotion. Il est apparu à la télé très zen, serein parmi ses collègues présents à Moscou où se tenait la cérémonie. Obnubilé par ses objectifs : aujourd’hui, conduire les Lions le plus loin possible au Mondial et gagner la Can prévue en 2019.

Seize ans après Corée-Japon, l’histoire va continuer en Russie. Aliou Cissé, 41 ans, joueur puis sélectionneur, meneur d’hommes à tous les coups, est le seul Sénégalais à avoir décroché deux qualifications au Mondial de football. L’une en short-dossard-crampons, l’autre en costard. Mais, cette culture de la gagne n’explique pas tout. Des joueurs d’exception, hier El Hadji Diouf et Cie aujourd’hui Sadio Mané et ses amis, non plus. Il a aussi ce truc en plus, cette bonne étoile qui éclaire son chemin.

Comme joueur, en sélection, Cissé aura réussi une grosse prouesse : briller au milieu des étoiles. Il n’a ni l’aisance de Diouf ni la finesse et la précision de Fadiga, mais réussit à s’imposer comme titulaire et à prendre le brassard de capitaine à Pape Malick Diop. La suite est connue.

Ces premiers grands succès, Aliou Cissé les a obtenus comme joueur. Sous les couleurs du Paris Saint-Germain, il décroche le titre de vice-champion de France en 2000 avant de signer la saison suivante à Montpellier. En 2002, au terme d’une Coupe du monde de feu, cap vers l’Angleterre. Birmingham City et Portsmouth (2002-2006) l’accueillent tour à tour. Après quatre ans outre-Manche, retour en Ligue 1. Il renoue avec l’équipe de ses débuts, Sedan. Deux ans plus tard, il décide de rejoindre Nîmes (Ligue 2) pour une saison. Il n’est pas reconduit à la fin du championnat. Clap de fin.

Un coach précoce

Au terme d’une carrière professionnelle de 15 ans, Cissé embrasse très tôt la carrière d’entraineur. À 36 ans. Mais là où les grands commençants usent souvent leurs pantalons sur les bancs des clubs, au mieux derrière un titulaire inamovible, au pire dans les catégories de jeunes, Cissé choisit une sélection. Au bercail.

D’abord, il prend la direction de l’équipe du Sénégal des moins de 20 ans (Jeux de la Francophonie de 2013), puis monte comme adjoint de Karim Séga Diouf chez les Olympiques (Jo de Londres-2012) avant d’être bombardé au poste de sélectionneur de l’équipe A le 4 mars 2015 succédant ainsi à Alain Giresse.

Entraineur charismatique, Aliou Cissé a fini par faire de la Tanière son affaire. Pour atteindre ses objectifs, il s’est entouré d’hommes de confiance, Regis Bogaert, son ancien coach à Lille, et ses anciens coéquipiers, des figures de la Génération 2002 : Omar Daf, Tony Sylva et Lamine Diatta.

Aliou Cissé, c’est aussi une affaire de pénalty avec le Cameroun. D’abord, en tant que joueur, en finale de la Can-2002. Il manque son tir, comme El Hadji Diouf et Amdy Faye. Les Lions s’inclinent. Ensuite, en tant que coach, en quart de finale de la Can-2016. Son équipe est éliminée. C’est la cavalcade, la meute se rue sur Cissé, qui en prend plein la figure. Ses détracteurs se comptent parmi ses anciens coéquipiers.

« La faute revient à l’entraîneur, assène El Hadji Diouf. Avec de bons choix, jamais le Sénégal n’allait perdre face au Cameroun. Aliou Cissé croit qu’il a toujours raison. »

Khalilou Fadiga acquiesce : « Aliou Cissé a toujours été comme ça. Il est toujours certain de ses choix. Ce serait bien qu’il échange avec certaines personnes pour pouvoir enlever cette carapace. »

« Yaya Jammeh »

Le coach est borduré. Son départ est réclamé. En coulisses, on murmure que les méthodes d’Aliou Cissé seraient celles d’un dictateur. Un obsédé du travail, soucieux du moindre détail, un zélé. Dans la Tanière, les joueurs l’auraient affabulé du sobriquet de « Yaya Jammeh », ancien Président gambien, en bonne place au rayon des dictateurs sanguinaires. Diao Baldé en sait quelque chose.

Mais rien ne semble l’atteindre réellement. « Les critiques sont là, on ne peut pas les empêcher, minimise-t-il. Toute ma vie, j’ai été dans le milieu. J’ai été critiqué en tant que joueur, maintenant c’est en tant que sélectionneur. Ce n’est pas quelque chose qui m’empêche de vivre. Je ne donne pas de l’importance à ces choses-là. »

Pour comprendre Aliou Cissé, il faut visiter son royaume d’enfance à Ziguinchor où il né le 24 mars 1976.  Ses proches retiennent de lui, un homme au tempérament de feu, un « indomptable », précise son oncle maternel Mamadou Dème. « Il n’a peur de rien, dit ce dernier dans Wiwsport. C’est ce qui justifie qu’il ne rentrait jamais sans s’être bagarré avec quelqu’un. Il était très turbulent. Il ne pouvait se retenir devant une injustice. Il agit parfois sans même comprendre ce qui se passe en vérité. »

Mamadou Dème se souvient d’un garçon pétri de courage. Qu’il n’a jamais vu courber l’échine devant un adversaire. Qui jouait aux justiciers. « Quand deux de ses amis se bagarraient il n’hésitait pas à prendre parti pour le plus faible. Il avait tellement confiance en sa force qu’il jouait le rôle de justicier avec tout le monde. Il était d’un courage extraordinaire. »

Mais en dépit de son caractère bien trempé, Cissé est un « homme au grand cœur », se souvient Chérif Boubacar Massaly, son ami d’enfance. Son père, Mamadou Cissé, loue surtout son « franc-parler » : « Tel père tel fils », glisse un proche.

À l’école, Aliou Cissé était réputé moyen. Rien de plus. Dans un entretien avec Sport221, il avoue : « Je me contentais juste de passer en classe supérieur. » Devenir footballeur, était son unique but : « Je n’ai jamais pensé à faire autre chose que le football. Pour moi, c’était clair dans ma tête, football ou rien. Mes parents étaient en France et je suis parti très tôt les rejoindre (à 9 ans, nous dit-on). Des recruteurs sont venus dans le quartier où je jouais en 1994. Ils m’ont engagé chez les pupilles après chez les minimes et ensuite ils m’ont amené à Lille où j’étais dans un centre de formation. »

Londres, Paris, Dakar

Aliou Cissé est très peu disert sur sa vie privée. Marié à une Burundaise et père de 3 filles, il concède juste quelques bribes. « J’ai une famille dispersée, confie-t-il. Ma femme est en Angleterre, ma maman est en France, mon père est basé à Dakar. Et j’ai une fille qui vit aux Etats-Unis. »

Lui, que les devoirs d’époux, de fils, de père et professionnels baladent entre l’Europe, l’Amérique et l’Afrique, vit donc entre deux avions. Décrit comme un mari attentionné, un papa affectueux, un ami fidèle, il ne rate jamais une occasion de retrouver les siens pour des vacances ou les fêtes de fin d’année.

Aujourd’hui, le Sénégal n’a d’yeux que pour lui. Seneweb l’a choisi comme Homme de l’année 2017. En 2014, en plein débat pour la succession d’Alain Giresse, nous l’avions désigné comme le meilleur choix pour diriger les Lions. Nous n’avions pas tort.

Aliou Cissé prolongé jusqu’en 2021

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Le sélectionneur national, Aliou Cissé, devrait être à la tête des Lions pour quatre années supplémentaires. D’après le quotidien sportif Record, la Fédération sénégalaise de football est près de lui proposer une prolongation de contrat jusqu’en 2021 assortie d’une revalorisation salariale.

Le journal informe que les deux parties devraient se rencontrer au détour de la réunion du Comité exécutif de la Fédé, ce jeudi.

Aliou Cissé a atteint ses objectifs. Il a conduit les Lions en quarts de finale de la Can avant d’obtenir la qualification pour le Mondial-2018. Il dirige la sélection du Sénégal depuis 2015 et l’éviction d’Alain GIresse.

Clash avec le staff et la Fsf : Keita Baldé défie Me Senghor et Aliou Cissé

Clash avec le staff et la FSF : Keita Baldé défie Me Senghor et Aliou Cissé

Ça sent le roussi entre Aliou Cissé et Keita Baldé. Le joueur commence à défier les autorités du football, ainsi que le sélectionneur national.
Et l’histoire, qui s’est passée à Polokwane relève d’un fait grave qui pourrait hypothéquer la présence du joueur au sein de la Tanière et sa participation au Mondial 2018.
« Keita Baldé, on the bench? (Keita Baldé, sur le banc ?) », s’étonnait un journaliste sud-africain lors du match entre Bafana Bafana et Lions le 10 novembre dernier à Polokwane (victoire par 2-0). Interrogation légitime de notre confrère si on sait qu’avant cette rencontre, Keita Diao Baldé était sur un nuage avec Monaco inscrivant 3 buts en autant de titularisations en ligue française.
Mais si le sélectionneur national Aliou Cissé s’est passé du Monégasque contre l’Afrique du Sud, c’est parce que la Tanière s’était embrasée lors du regroupement précédant le match de Polokwane. En effet, Keita Baldé qui était convoqué par les responsables du football pour lui faire comprendre la valeur du maillot national après son comportement suite à son remplacement lors du match contre le Cap-Vert le 7 Octobre dernier (victoire par 2-0) n’a pas apprécié les remarques de ces derniers.
« Il président Augustin Senghor et ses collaborateurs ainsi que le sélectionneur national Aliou Cissé avaient convoqué le joueur (Keita Baldé) pour une séance d’explications à Polokwane. L’objectif de cette rencontre était de lui faire comprendre la valeur du maillot national ainsi que certains comportements qu’il ne fallait pas avoir, surtout sa bouderie lors du match contre le Cap-Vert (le 7 octobre dernier).
Mais le joueur l’a mal pris et a défié Augustin et Cissé », souffle une source proche de l’équipe nationale, qui ajoute. « Vu son comportement devant les autorités, Aliou Cissé ne l’a pas fait jouer contre l’Afrique du Sud ». Et c’est parti pour le bras de fer entre le joueur et le staff technique. « A partir de là, Keita Baldé a dit à Cissé qu’il est blessé et qu’il veut rentrer dans son club comme on a fait avec Sadio Mané.
Mais Augustin Senghor a dit niet et fait savoir au joueur qu’il va rester jusqu’à la fin du regroupement », poursuit notre interlocuteur, bien au fait de ce qui se passe dans la Tanière. « Keita Baldé a donc refusé de s’entrainer prétextant une blessure. Raison pour laquelle il est resté sur la touche durant tout le stage à Dakar pour la préparation du match retour », déroule notre source qui souligne que « le joueur ne salue personne quand il arrive autour de la table à l’heure des repas.
Et son comportement commence vraiment à indisposer les autres joueurs. Keita Baldé s’est mis à dos le vestiaire ». Le comble pour notre interlocuteur : « Il a dit qu’il s’est blessé et, juste après, il a joué 90 minutes avec Monaco en championnat (contre Amiens, 13ème journée) ». Comme quoi, le torchon brûle vraiment entre Keita Diao Baldé et le sélectionneur national Aliou Cissé voire avec les Fédéraux.
Cette situation tendue ne serait pas sans conséquence sur l’atmosphère au sein de la Tanière. Si le sélectionneur a déjà pris la décision de se séparer d’un atout aussi important pour la confrontation contre l’Afrique du Sud, il faut craindre l’avenir du joueur au sein de la Tanière. Le président de la Fédération, Me Augustin Senghor, le sélectionneur Aliou Cissé ne prendraient pas le risque de faire exploser les vestiaires une fois en Russie.

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Mondial-2018 : Aliou Cissé convoque Sadio Mané malgré sa blessure

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Aliou Cissé a dévoilé, ce mercredi, la liste de joueurs pour la double confrontation face à l’Afrique du Sud, comptant pour les qualifications du Mondial-2018.

Le sélectionneur national a décidé de faire confiance aux mêmes que face au Cap-Vert. A noter la présence de Sadio Mané (blessé) dans la liste et le retour de Kalidou Koulibaly qui était suspendu lors de la dernière sortie des Lions.

Liste des Lions

Gardiens : Khadim Ndiaye, Clément Ndiaye, Alfred Gomis

Défenseurs : Kalidou Koulibaly, Kara Mbodji, Lamine Gassama, Adama Mbengue, Moussa Wagué, Saliou Ciss, Youssouf Sabaly, Fallou Diagne

Milieux : Cheikhou Kouyaté, Gana Guèye, Pape Alioune Ndiaye, Cheikh Ndoye,  Alfred Ndiaye, Assane Dioussé, Salif Sané

Attaquants : Diao Baldé Keïta, Moussa Sow, Moussa Konaté, Sadio Mané, Diafra Sakho, Opa Nguette, Mbaye Niang

Auteur: Louis Henry – Seneweb.com

Afrique du Sud-Sénégal : Aliou Cissé dévoile sa liste ce mercredi

 

Aliou Cissé va dévoiler, ce mercredi, la liste des joueurs convoqués pour la double confrontation face à l’Afrique du Sud, dans le cadre des éliminatoires du Mondial Russie 2018.

C’est presque devenu une habitude. Le sélectionneur national du Sénégal est le premier à publier sa liste depuis quelques mois. Pour la dernière ligne droite des éliminatoires menant vers la Russie, il n’a pas dérogé à la règle.

À travers un communiqué, l’instance dirigeante du football sénégalais a porté à la connaissance des médias la tenue d’une conférence de presse animée par le patron de la Tanière ce mercredi et ayant pour but la divulgation de la liste des joueurs qui auront pour mission d’offrir au Sénégal une deuxième qualification à une phase finale de coupe du monde.

« La fédération sénégalaise de football informe que le sélectionneur national, M. Aliou Cissé, rencontrera la presse le mercredi 18 octobre 2017 à partir de 10 heures à la salle de conférence du siège de la Fédération sénégalaise de football pour la publication de la liste des joueurs retenus en perspective de la double confrontation Afrique du Sud/Sénégal du 10 novembre 2017 à Polokwane et Sénégal/Afrique du Sud du 14 novembre 2017 à Dakar », informe le communiqué.

Auteur: Louis Henry – Seneweb.com

« Le problème du Sénégal, c’est Aliou Cissé », selon El Hadj Diouf, ex-joueur de l’équipe nationale

Le problème du Sénégal c’est Aliou Cissé (coach), selon El Hadj Diouf

L’ancien capitaine des « Lions » du Sénégal, El Hadj Diouf a donné ses indications sur le match de samedi entre le Cap-Vert et le Sénégal.
Selon lui, le problème du Sénégal ne vient pas des joueurs, qui sont pétris de talents, mais du sélectionneur qui n’en fait qu’à sa tête.
L’homme qui a étrillé l’équipe de France en 2002, semble vraiment dire que le problème du Sénégal, ce n’est pas les joueurs mais le problème fondamental, c’est son coach, Aliou Cissé.
Le double ballon d’or Africain invite son capitaine de 2002, Aliou Cissé à s’ouvrir aux observateurs et autres connaisseurs qui interviennent dans le domaine du football sénégalais, pour améliorer sa gestion de l’équipe nationale.

« On doit mériter la chance que l’on nous a donnée (match contre Afrique du Sud à rejouer le 10 novembre). Les individualités sont là. On ne peut pas avoir les meilleurs joueurs qui portent leurs clubs, prétendent même gagner le Ballon d’Or (africain) et qui deviennent méconnaissables une fois en équipe nationale du Sénégal.

Donc, c’est l’entraîneur qui doit se remettre en question et faire tout pour ouvrir les portes de l’équipe nationale pour le bien de tous les Sénégalais. Il y a des personnes qui n’exercent pas le métier d’entraîneur, mais qui peuvent lui prodiguer de bons conseils en vue d’améliorer le jeu de son équipe », tonne l’ancien joueur de Liverpool, en marge d’une cérémonie qui se déroulait à la Place du Souvenir, informe pressafrik.

Mondial 2018 : Matar Bâ réaffirme le soutien de l’Etat envers Aliou Cissé et l’équipe nationale

Mondial 2018 : Matar Bâ réaffirme le soutien de l’Etat envers Aliou Cissé et l’équipe nationale
Le ministre des Sports, Matar Bâ, a réaffirmé mardi le soutien de l’Etat, de l’ensemble du gouvernement et du peuple sénégalais au sélectionneur Aliou Cissé et à l’équipe nationale du Sénégal en perspective du match de samedi contre le Cap-Vert, pour le compte des éliminatoires du Mondial 2018 en Russie.

M. Ba était à Saly-Portudal en compagnie du président de la Fédération sénégalaise de football (FSS), Me Augustin Senghor, pour soutenir et encourager les joueurs en regroupement en vue de la confrontation contre les Requins Bleus à Praia samedi prochain.

‘’J’étais venu livrer le message du chef de l’Etat à ces jeunes, consistant à leur dire d’aller jusqu’au bout de cette compétition et de se battre farouchement pour arracher la victoire et gagner les deux matches contre l’Afrique du Sud. Ce qui va nous assurer une qualification à la prochaine Coupe de monde’’, a soutenu Matar Bâ.

‘’J’ai trouvé un groupe soudé, un encadrement technique qui est en train de faire son travail. La fédération, sur le plan administration, a déjà fini ; il ne reste qu’à aller se battre pour gagner ce match’’, s’est-il félicité.

Il a rappelé que dans tout match, la victoire s’obtient au bout de l’effort. « Les matches en Afrique et ailleurs, il faut aller jusqu’au bout, il faut puiser très profond pour pouvoir arriver à gagner. Il faut un mental de fer, et pour ça, au niveau technique et individuel, on n’a pas de problème’’, a rassuré Matar Bâ.

‘’L’équipe du Cap-Vert ne laissera pas aussi cette chance passer, puisqu’elle va se battre jusqu’au bout. Mais, nous croyons à nos chances, parce que nous avons une situation favorable qui nous pousse à penser que nous devons arriver à une qualification’’, a expliqué le ministre des Sports.

D’après lui, le Sénégal a la chance de rejouer un match qu’il avait perdu il y a un an, car la FIFA a « fait des investigations et s’est rendu compte qu’il y a eu quelque chose qui n’était pas normal dans le déroulement’’ de la rencontre contre l’Afrique du sud.

Interpellé sur les attaques et autres critiques vis-à-vis du sélectionneur national, Aliou Cissé, et de son équipe, le ministre des Sports estime que ‘’la réponse, c’est de faire mieux, de gagner et d’atteindre les objectifs du peuple sénégalais’’.

« Aliou Cissé est assez solide pour faire face à cette pression qui n’est pas négative. Quand on te dit que ce n’est pas comme ça que tu dois faire, c’est pour te donner un signal. Même si tu crois que ce que tu fais est la bonne option, il ne fait pas faire la sourde oreille. Il faut plutôt essayer de faire le tri, prendre ce qui t’arrange et essayer d’aller de l’avant’’, a conseillé le ministre.

Aliou Cissé « étonné » du débat sur la sélection de Mbaye Niang

Aliou Cissé "étonné" du débat sur la sélection de Mbaye Niang
Le sélectionneur de l’équipe nationale du Sénégal, Aliou Cissé, s’est dit « étonné » du débat qui tourne autour de la sélection du jeune attaquant, Mbaye Niang.

« Mbaye Niang est sénégalais et nous allons l’accueillir dans les meilleures conditions. Je suis étonné de tout ce débat qui tourne autour de lui. Il n’y a pas débat pour nous, il vient pour jouer au football et non pas pour se battre. Je suis sûr et certain qu’il sera bien accueilli », a assuré le technicien sénégalais.

Il faisait face à la presse, lundi, au terme de la première séance d’entraînement des Lions, dans les installations de l’institut Diambars à Saly-Portudal (Mbour, ouest). Seuls 14 joueurs étaient présents, les 12 autres sont attendus dans la soirée de lundi, selon Cissé.

« C’aurait était mieux pour nous d’avoir l’ensemble des 26 joueurs convoqués à quai. Ce n’est pas le cas, certains sont blessés comme Youssouf Sabaly, qui […] aurait pu honorer sa première sélection en équipe nationale. Mais, c’est dommage pour lui », a regretté le sélectionneur national.

Pour le cas du jeune attaquant Ismaïla Sarr, Aliou Cissé a relevé que le pensionnaire de Rennes (élite française) commençait déjà à bien s’installer, à monter en puissance et à se sentir bien avec l’équipe nationale. ’’Ce qu’il fait en club est très intéressant. Il est capable de jouer devant comme sur les côtés. Ne pas l’avoir avec nous, c’est une perte », a encore regretté le coach des Lions.

« On a eu à gagner des matches sans lui (Ismaïla Sarr. On a assez de potentiel, assez de joueurs capables de pallier n’importe quelle absence. Il faut prier pour que ces deux joueurs-là (Youssouf Sabaly et Ismaïla Sarr) aient une bonne santé et nous reviennent le plus rapidement possible », a-t-il souhaité.

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Aliou Cissé publie la liste des Lions contre le Cap-Vert mercredi

L’entraîneur de l’équipe nationale de football du Sénégal, Aliou Cissé, va publier mercredi la liste des joueurs retenus pour la rencontre contre le Cap-Vert, prévu le 7 octobre à Praia, dans le cadre des éliminatoires du Mondial 2018, annonce la Fédération sénégalaise de football.

Cette rencontre, dans le groupe D des éliminatoires de la zone Afrique, compte pour la 5ème journée du dernier tour qualificatif à la prochaine Coupe du monde, prévue en Russie.

Le Sénégal est 3-ème du groupe D avec 5 points (+2), derrière le Cap-Vert, prochain adversaire du Sénégal, 2-ème avec 6 points (-2), le Burkina Faso occupant la tête de ce groupe avec 6 points (+2).

Le Sénégal, doit disputer trois matchs, avec la décision de la FIFA de faire rejouer Afrique du Sud-Sénégal du 12 novembre dernier, l’arbitre ghanéen de cette rencontre ayant été reconnu coupable par l’instance internationale d’en avoir manipulé le résultat.

L’Afrique du Sud, qui avait remporté (2-1) ce match, ne compte plus qu’un point dans ce groupe avec l’annulation du résultat de cette rencontre.

Aliou Cissé : « Le Burkina est notre adversaire direct »

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Le Sénégal joue contre le Burkina le 2 septembre prochain. Pour Aliou Cissé, coach des lions, il est impératif de gagner ce match pour décrocher une place au mondial 2018.

« Je connais mon équipe, je connais mes joueurs et je suis optimiste. Le Burkina est notre adversaire direct et nous devons gagner ce match et espérer continuer le chemin pour pouvoir aller à la Coupe du monde en 2018 », dit-il.

Cissé qui rappelle que le Sénégal n’a participé qu’à une seule phase finale de la Coupe du monde, soutient que pour faire partie des heureux élus de l’été prochain, une victoire contre le Burkina est capitale.

Pour sa première séance d’entrainement, hier, Aliou Cissé n’a travaillé qu’avec 14 joueurs. Le reste de la tanière est attendu aujourd’hui. Selon le coach, les joueurs sont dans un bon état d’esprit pour le match de ce samedi comptant pour la 3e journée des qualifications du mondial 2018.

L’As

Aliou Cissé : Les Lions ne craignent aucune équipe africaine

Les Lions ne craignent aucune des sélections nationales africaines même s’ils s’interdisent de les mésestimer, a souligné le sélectionneur national, Aliou Cissé.

« Aujourd’hui, je suis conscient du travail fait avec ce groupe qui a beaucoup progressé et j’ai confiance à ce que nous avons fait et à la qualité de l’équipe », a dit à l’APS le sélectionneur national qui prépare les deux prochains matchs des Lions.

Il a assuré avoir « une grande confiance » en ses « joueurs, en leurs qualités et en leur implication ».

« Nous savons ce que nous valons mais nous savons aussi que le football est un sport où ce ne sont pas toujours les meilleurs qui gagnent », a-t-il explicité.

Revenant sur la progression de son groupe de performance, il a affirmé qu’il a fallu lui redonner de la confiance après les deux CAN (2012 et 2015) ratées mais aussi montrer tout le caractère sacré du maillot national.

« Nous n’avons pas fini de progresser, notamment sur le plan collectif et quand nous arriverons à jouer ensemble, à attaquer un match pour le gagner collectivement, ça deviendra une véritable machine de guerre », a indiqué le sélectionneur national.

Si le groupe est composé de joueurs susceptibles de progresser individuellement encore, le jeune technicien n’en reste pas moins persuadé que c’est sur le plan collectif que les progrès sont attendus.

« Mais à ce niveau, on peut dire qu’on ne craint personne, aucune équipe », a-t-il assuré, soulignant qu’il ne fait pas dans la prétention.

« Tout le monde sait que je suis très humble mais je sais les progrès accomplis par ce groupe qui a encore envie de progresser pour écrire sa propre histoire », a-t-il dit. Il a rappelé que l’objectif est de débuter les compétitions avec comme maître mot : arriver au bout.

Aliou Cissé : « C’est sûr et certains que la situation de nos gardiens de but est préoccupante »

Aliou Cissé : « C’est sûr et certains que la situation de nos gardiens de but est préoccupante »
 L’entraîneur de l’équipe nationale, Aliou Cissé considère qu’il ne faut pas s‘inquiéter pour les gardiens Abdoulaye Diallo, Khadim Ndiaye et Pape Seydou Ndiaye, même si leur situation en club est préoccupante.
Face à la presse, ce vendredi, des journalistes ont soulevé quelques interrogations en lien avec l’état de forme des portiers de l’équipe nationale du Sénégal. Leur non-titularisation en club n’a fait que multiplier les inquiétudes du côté des observateurs.
Le coach des Lions s’en explique : « C’est sûr et certains que la situation de nos gardiens de but est préoccupante. Tout entraîneur aimerait voir, je ne dirais pas seulement les gardiens de but, mais tous ses joueurs compétitifs.
Aujourd’hui, Khadim Ndiaye a quelques problèmes avec son club. Abdoulaye Diallo a été prêté pour qu’il puisse avoir du temps de jeu. Mais, ils s’entraînent normalement avec leur club et jouent avec les équipes réserves. Il n’y a pas de gros problèmes ».

El Hadj Diouf descend le Coach des Lions: « Aliou croit qu’il a toujours raison, il est têtu »

L’ancien numéro 11 des Lions, El Hadj Diouf, qui a récemment lancé son journal-papier s’y est appesanti pour étaler sa vision du management d’Aliou Cissé, à la tête de l’équipe nationale de football.

El Hadj Ousseynou Diouf a jugé que coach Cissé était du genre « têtu » et qu’on ne « peut pas discuter avec lui ». Fustigeant le coaching de Cissé, il dira que « la faute revient à l’entraîneur, avec de bons choix jamais le Sénégal n’allait perdre face au Cameroun ».

El Hadj Ousseynou Diouf pense ainsi que si son ex-coéquipier en sélection avait écouté les critiques venant de personnes comme lui peut-être que ce serait différent et que le Sénégal pourrait franchir ce cap.

Mais, dit-il, « Aliou croit qu’il a toujours raison, il faut le laisser ». Encore une fois, Dioufy donne son point de vue sur l’équipe nationale sénégalais, une posture qui va faire jaser plus d’un dans le monde du foot.

Entretien avec « Le Soleil » : Aliou Cissé analyse sa « CAN » au Gabon

C’est sur un air de « Non, je ne regrette rien » qu’Aliou Cissé, le sélectionneur national des « Lions » du football, est revenu, dans une interview exclusive avec « Le Soleil », sur la Can « Gabon 2017 » où son équipe s’était arrêtée en quart de finale face au Cameroun (nul vierge et 4 – 5 aux tirs au but). Il a estimé avoir fait tout ce qu’il fallait et s’est surtout félicité du nouvel état d’esprit qui règne dans la Tanière. Si, pour lui, certains entraîneurs viennent pour durer, lui est là pour « faire un job ». Désormais, il a dans sa ligne de mire le Mondial 2018 en Russie et la Can 2019 au Cameroun où il faudra aller chercher le trophée. Entretien.

« Trois semaines après l’élimination du Sénégal en quart de finale de la Can 2017, quelle analyse en faites-vous avec le recul ?

Tout d’abord, je me sens plutôt bien et d’attaque. Après cette élimination donc, il fallait se projeter rapidement parce qu’il y a des échéances importantes qui nous attendent. Bien sûr qu’on est frustrés après cette élimination contre le Cameroun parce qu’on a beaucoup travaillé durant deux ans à mettre en place un groupe compétitif et une équipe compétitive en direction de cette Can. Si l’on avait plus de réussite, on aurait pu passer le cap des quarts de finale. Après ça a été la série des tirs au but qui, comme on le sait, est aléatoire. C’est de la loterie, on a manqué de chance à ce jeu et ce sont souvent les grands joueurs qui ratent les balles et ça a été le cas de Sadio Mané.

Donc vous mettez cela sur le compte du manque de chance ?

Non pas du tout. Ça ne peut pas être que le manque de chance. Je pense que sur ce match contre le Cameroun, on a eu plusieurs situations, plusieurs opportunités de marquer des buts. Je pense que si les joueurs étaient un peu plus adroits, s’ils avaient fait le bon choix, à mon avis, on aurait pu marquer au moins un but. Parce que le contenu n’a pas été mal, on est tombé face à une équipe du Cameroun qui n’a pas voulu du ballon, qui n’a pas voulu jouer et qui nous a laissé le ballon. Mais je pense que dans l’ensemble du match, on a quand même su bien utiliser ce ballon. On a pu les contourner plus de quinze fois sur le côté droit et plus de dix-sept fois sur le côté gauche et entrer pratiquement dix-neuf fois dans leur bloc. Cela veut dire que même si le bloc était très compact, on a su y entrer. On a manqué un peu plus de clairvoyance dans le jeu collectif et c’est ce qui a fait que le match est allé jusqu’aux prolongations. Puisque les Camerounais ne voulaient qu’une chose : c’est de nous amener dans la série des tirs au but. Et je les félicite car ils ont réussi à le faire.

Mais estimez-vous avoir utilisé toutes les armes pour ne pas aller à cette série de tirs au but ?

Tout à fait. Si je voulais vraiment jouer le nul pour aller aux tirs au but, quand Cheikhou Kouyaté est sorti, j’aurais pu mettre Cheikh Ndoye pour l’impact et garder un peu plus ce match nul-là. Mais j’ai fait entrer un joueur offensif, Pape Alioune Ndiaye. Cela veut dire qu’effectivement, on voulait vraiment gagner ce match-là et ne pas aller aux tirs au but. En réalité, je n’ai pas de regret sur la façon dont on a pu jouer ce match-là. Et je vous garantis que si c’était à refaire, je referai la même chose. Parce que c’est un match qu’on a joué comme on devait le jouer et la seule chose qui nous a manqué dans ce match-là, c’est ce but qui aurait pu, peut-être, décanter les choses et ouvrir un peu plus d’espaces qui allaient nous servir. L’entraîneur Hugo Broos l’a bien expliqué.

Il sait que sur ce match-là, on était meilleur qu’eux. Et si vous voyez la manière avec laquelle ils ont joué, ça veut dire que c’est une équipe qui avait amené la seule stratégie qui consistait à rester derrière et d’essayer de nous contrer.

Est-ce qu’à la place de Pape Alioune Ndiaye il n’aurait pas fallu mettre un attaquant de métier, comme Ismaïla Sarr, pour davantage peser sur la défense du Cameroun ?

Le jeune Ismaïla Sarr ou bien un autre, je crois que ce n’est pas le nombre d’attaquants ou de joueurs offensifs qu’on met qui vous donnera le résultat escompté dans un match. Les gens se trompent souvent sur le nombre d’attaquants. Ce n’est pas parce que vous avez mis cinq ou six attaquants que forcément vous allez gagner un match.

Un match de football, c’est un ensemble et surtout fait d’équilibre et de stabilité dans une équipe. Et si vous regardez bien ce match contre le Cameroun, on a quand même eu beaucoup joueurs à vocation offensive comme Mame Biram Diouf, Sadio Mané, Henri Saivet, Diao Keita Baldé. Vous voyez qu’il y avait trois ou quatre joueurs capables de régler le problème.

Je pense que dans un match de football, c’est quand même assez suffisant. Tant que des garçons comme Sadio Mané, Diao Baldé Keïta, faisaient leur travail, pour moi il n’y avait pas de péril en la demeure. Il fallait justement les laisser continuer leur match. Quand j’ai compris qu’il fallait changer Mame Biram, je l’ai fait en amenant Moussa Sow qui s’est, à son tour, créé des occasions. Comme je l’ai dit, sur certains coups, on aurait pu jouer un peu plus collectivement.

A propos du jeu, pendant toute la Can, on vous a entendu dire qu’il y avait des joueurs qui jouaient individuellement. En avez-vous parlé avec les joueurs en question ? Car c’est à vous de régler ce problème, non ?

Oui, ça a été fait. Vous savez, j’ai été dans l’anticipation. Pratiquement dans cette Can-là, tous les secteurs ont bien fonctionné. Les statistiques parlent d’elles-mêmes. Maintenant, il y a des garçons qui, à un moment donné, doivent comprendre qu’au-delà de leurs qualités intrinsèques, il leur faut être capables de jouer en équipe. Tous les jours, je m’attelle à le leur expliquer. C’est un travail à faire inlassablement, car c’est un secteur dans lequel nous devons progresser. Vous savez, depuis deux ans que j’ai pris cette équipe nationale, on a eu, à un moment donné, à mettre en place un groupe de joueurs capables de vivre ensemble ; des joueurs capables d’adhérer au discours que je leur tiens, d’accepter mes choix. On a mis pratiquement un an pour mettre en place ce groupe. Parce que j’estime que pour aller à une Can, il faut un groupe capable de vivre ensemble. C’est ce qu’on a essayé de faire. Maintenant, il y a, effectivement, cet aspect que vous avez soulevé et qui consiste à jouer ensemble, à comprendre que la seule chose qui doit compter c’est le collectif, l’équipe. La preuve, quand vous prenez les quatre demi-finalistes de cette Can, il n’y a dans aucune des équipes autant d’individualités que le Sénégal. Et pourtant, elles étaient en demi-finales. C’est donc collectivement que le Sénégal arrivera à faire quelque chose. Les qualités individuelles doivent être mises au service du collectif. Mais, comme je vous dis, c’est un processus et cela fait partie de mes chantiers. Mais je pense que ce ne sera pas le chantier le plus difficile d’Aliou Cissé. Je crois que ce sont des frustrations comme ça qui peuvent permettre à l’équipe de progresser.

Le discours ne peine-t-il pas à passer ?

Il va bien sûr falloir passer du discours à l’acte. Car pour constituer un groupe, il faut un état d’esprit et je l’ai mis en place pendant un an. Maintenant, nous allons nous pencher sur le secteur du jeu. Faire comprendre aux garçons que ce que nous voulons dans le jeu c’est ça : peu importe les qualités que vous avez si vous n’arrivez pas à jouer pour le collectif.

Durant cette Can, n’avez-vous pas été un peu trop prévisible ? C’est-à-dire on savait que le Sénégal allait jouer d’une certaine manière et il a toujours joué de cette manière-là. Est-ce que vous n’avez pas joué avec le même système quel que soit l’adversaire ?

Non, non l’équipe n’a pas toujours joué avec le même système. Contre la Tunisie on a joué en 4-3-3, contre le Zimbabwe on est passé à deux devant la défense centrale car l’adversaire jouait beaucoup dans la profondeur ; contre l’Algérie on est revenu encore au 4-3-3. Contre le Cameroun on est passé au 4-2-3-1. Donc ce sont ces deux systèmes-là qu’on a essayé d’utiliser. Aujourd’hui, on essaie de travailler sur une identité de jeu ; on ne peut pas se permettre de s’adapter toujours à ce que l’adversaire est en train de faire.

Ne fallait-il pas, à la sortie de Cheikh Mbengue, mettre une défense à trois et renforcer le milieu de terrain ou l’attaque ?

Si, ça aussi, ce sont des suppositions. Je suis en train de vous dire que tant que mon système marche, je ne change pas. Je ne vois pas l’intérêt de le changer. On a gagné des matches lors de cette Can, notamment contre la Tunisie et le Zimbabwe avec ce système.

Mais face au Cameroun, il y avait un bloc bas qui vous posait problème. Pourquoi n’avoir pas effectué des changements offensifs pour mettre plus de pression sur la défense adverse ?

Si vous regardez encore le match, vous verrez que la pression était bien là.

On a bien pressé l’équipe camerounaise. Durant toute la Can, on a joué un football dominant, un football de pression, un football de harcèlement, un football de possession pour aller de l’avant. Je pense que tout le monde l’a vu. Bien sûr que je peux changer un système, mais je n’y suis pas obligé. Je veux rester dans ce que je suis en train de faire. Ce n’est pas parce que Cheikh Mbengue s’est blessé que, forcément, je dois changer mon système. J’ai voulu faire du poste pour poste et j’ai mis tout simplement un arrière de métier pour continuer à rester sur ce qu’on était en train de faire. Bien sûr qu’un autre entraîneur aurait fait autre chose. Moi, le feeling que j’avais par rapport au match, c’est que nous tenions le bon bout. On a eu des opportunités, la seule chose qui nous a manqué, c’est le but. Si on avait ce but, les Camerounais allaient forcément sortir pour faire le jeu. Tant qu’on n’avait pas réussi à marquer ce but, ça devenait effectivement un peu plus compliqué. Ce n’est pas un problème de système. Je pense qu’on a un très bon système qui a fonctionné jusqu’ici, avec beaucoup de buts marqués et peu de buts encaissés. Les statistiques sont là, les résultats parlent d’eux-mêmes.
On a beaucoup épilogué sur l’absence d’Ismaïla Sarr qui aurait pu apporter plus de percussion sur le front de l’attaque lors de ce quart de finale…

Moi, j’entends beaucoup de débats sur Ismaïla Sarr. Je pense qu’il faut qu’on arrête un peu. C’est un jeune joueur qui va arriver, il n’y a pas de souci à ce niveau-là. Au moment où Cheikh Mbengue se blesse, il y a beaucoup de choses qui changent forcément. S’il n’était pas blessé, la solution était de sortir un milieu de terrain pour faire entrer Ismaïla Sarr. Mais c’est la blessure de Cheikh Mbengue qui a tout faussé. Cela fait partie du jeu. Il n’est pas dit que si Ismaïla Sarr était entré, on aurait gagné le match.

On a eu à gagner des matches compliqués sans lui, donc le débat ne doit pas être axé simplement sur un seul joueur. Je l’ai toujours dit et je le répète, je ne suis pas là pour gérer des individualités. Je suis là pour gérer un collectif et c’est ce qui m’intéresse. Et je reste persuadé que pour que le Sénégal progresse, il faut qu’à un moment donné, on arrive à jouer plus collectivement. J’ai constitué un groupe où il y a beaucoup de possibilités. Donc on ne gère pas des cas personnels.

A propos de collectif, on vous sent attaché à certains joueurs, simplement peut-être que vous avez été avec eux aux JO de Londres 2012 et qu’ils ont brillé avec vous et que vous avez tenu à mettre dans le groupe. Est-ce qu’à l’avenir il y aura plus de mouvements dans le groupe de base ?

Ça aussi, je pense que c’est un débat qui revient un peu plus et que j’entends à gauche et à droite. Mais la seule chose que je veux vous dire, c’est que je suis droit dans mes choix. Aujourd’hui, effectivement, il y a eu un groupe qui a eu un passé avec moi depuis les JO de Londres. Vous savez, dans une équipe de football, c’est comme dans une famille. Parfois, vous pouvez mettre au monde des enfants, mais il y a toujours un d’entre eux pour lequel vous avez plus d’affinité, beaucoup plus d’affection. Quand je constitue un groupe, je sélectionne les 23 meilleurs Sénégalais du moment. C’est vrai que parmi ces 23 joueurs il y a des garçons avec qui j’aurais été dans la même chambre si j’étais footballeur.

Comme qui par exemple ?

Un garçon comme Koulibaly ou Kara, on a presque les mêmes similitudes. Mais au moment de mes choix, toutes ces considérations ne sont plus là. Mon rôle, c’est de convoquer 23 joueurs, les entraîner, les mettre dans de bonnes conditions pour qu’ils soient prêts. La seule chose qui va m’intéresser, c’est de mettre les meilleurs joueurs sur le terrain pour gagner un match. Et jusqu’à présent, j’estime que j’ai eu à mettre les meilleurs joueurs pour gagner nos matches. Maintenant, une équipe c’est un processus ; on a pu jouer pendant deux ans avec le même groupe. Bien sûr qu’à l’avenir, il y aura une évolution dans le groupe et dans l’équipe. Parce que l’équipe est en train de progresser de sortie en sortie. Et la concurrence va continuer avec. Mais je ne fais pas du tout de favoritisme. Les garçons le savent très bien.

Si c’était à refaire, vous referiez donc la même chose ?

Effectivement. Je ne changerais rien du tout dans ma façon de faire. J’emmènerais la même sélection, je mettrais la même composition d’équipe. Parce que quoique l’on puisse dire, le groupe, je le connais mieux que quiconque. Ce que je peux dire de ce groupe-là, c’est que j’en suis fier. Je suis fier de leur implication, de leur engagement, du travail qu’ils ont eu à faire pendant pratiquement un mois au Gabon. Et je peux même dire que je suis fier de ce qu’ils ont fait depuis deux ans.

De l’avis unanime, ce groupe aurait pu aller plus loin que les quarts de finale. N’y a-t-il, objectivement, pas un sentiment d’échec quelque part ?

Il y a de la frustration. Je l’ai dit et je le répète. Notre objectif, au-delà des quarts de finale, c’était de gagner la coupe. Qui veut gagner la coupe plus que nous, entraîneurs et joueurs ? Nous avons travaillé pendant deux ans pour justement aller là-bas et gagner le trophée. C’était ça notre objectif ! Mais aujourd’hui, il ne faut pas mettre tout de côté et dire que c’est un échec. Je ne crois pas que c’est un échec. Quand on partait à cette Can qui aurait misé sur nous ? Personne ! Beaucoup de gens pensaient qu’on y allait pour perdre et revenir rapidement. On est sorti quand même de notre poule avec sept points, on n’a pas perdu un seul match lors de cette Can.

Donc ça veut dire qu’un travail a été fait ; mais comme je l’ai dit, une équipe de football, c’est un processus. Il y a des joueurs, à un moment donné et pour qu’ils soient grands, ils doivent passer par des étapes. Gagner ne se décrète pas.

On veut gagner, nous voulons tous gagner. Mais ce sera avec le temps. Depuis deux ans, j’ai des garçons qui me suivent partout ; ils sacrifient leurs vacances, ils sont là. Quand je prenais cette équipe du Sénégal en mars 2015, il y a beaucoup de choses que les gens ne savent pas ou ne disent pas. A la fin de notre regroupement au Havre en mars 2015, je suis entré dans ma chambre avec mes collaborateurs. Je leur ai dit « comment on va faire pour y arriver » ? Parce que, aujourd’hui, je peux vous le dire, en fait, rien ne se passait. A partir de là, on s’est dit qu’il va falloir mettre en place un autre état d’esprit. C’est ce qui a changé fondamentalement dans cette équipe. La dernière fois, quand j’ai quitté le match contre le Zimbabwe, des journalistes sénégalais m’ont annoncé que des joueurs leur ont dit que ce qui a changé dans l’équipe, c’est l’état d’esprit. C’est ma plus grande réussite. Donc pendant un an, nous nous sommes battus pour mettre en place cet état d’esprit, un groupe façonné à notre méthode et dans notre façon d’entraîner. C’était cela le premier acte. Au-delà du jeu, il fallait mettre en place une équipe consciente, avec des joueurs qui avaient envie de suivre mon discours. Donc on a réussi cette étape. Quand on est arrivé à la Can, tout le monde était prêt et j’avais 23 joueurs potentiellement aptes à jouer. Et le 3e match contre l’Algérie, tout le monde l’a vu. Tous les 23 joueurs étaient prêts à jouer. Donc c’est cela le plus important. Maintenant, depuis la Can, nous sommes en train de nous atteler au jeu. On ne parle plus aujourd’hui d’état d’esprit. Maintenant, on parle football. C’est cela qui est intéressant car on a les joueurs qu’il faut pour cela.

Le président de la fédération a parlé d’ « ajustements nécessaires ». Dans l’encadrement technique, vous sentez-vous concernés ?

Réajuster, ça veut dire quoi ? Moi je suis désolé quand on me dit qu’Aliou Cissé se sent seul. Mais non ! Je ne me sens pas seul. Je suis entouré par des professionnels ; c’est l’occasion de rendre hommage à mon adjoint qui fait un travail exceptionnel, formidable. De même que tout le staff. Ce travail formidable, c’est tout un ensemble, staff technique, fédération, ministère. Il faut rendre hommage à Augustin Senghor de m’avoir faut confiance parce que, quand même, il fallait oser le faire et il l’a fait. Je pense qu’aujourd’hui, c’est tout un ensemble qui est en place pour réussir. Donc je ne me sens pas du tout seul dans ma mission. Aujourd’hui, je peux même dire qu’il n’y a pas en Afrique un staff technique meilleur que le nôtre au niveau du vécu et de l’expérience. Même sur le plan national, il y a des entraîneurs avec lesquels nous sommes toujours en discussions pour leurs conseils avisés.

Justement, avez-vous tenu compte des suggestions des superviseurs qui étaient à la Can pour superviser nos adversaires ?

Mais bien sûr, s’ils sont là-bas et que ce sont des superviseurs, c’est important donc de les écouter. Leurs conseils avisés nous ont permis de faire des montages. Mais aujourd’hui, il n’y a rien qui se cache. Mais ils sont là avec un autre œil, un recul et une fraîcheur ; donc c’est important de les écouter. Ils nous ont aidés à préparer nos matches. Je le dis et je le répète, sur les 16 équipes présentes à la Can, il n’y a pas un seul staff mieux outillé que le nôtre. Donc que les gens ne s’inquiètent pas, il y a un projet qui est en train de se mettre en place. Que les gens arrêtent de penser que je prends seul les décisions ; on est en concertation avec la fédération, avec nos adjoints et avec aussi certains entraîneurs sur le plan local afin de continuer à faire progresser cette équipe.

La prochaine étape ce sont les deux matches amicaux à venir contre le Nigeria et la Côte d’Ivoire. Quelle importance accordez-vous à ces matches-là ?

Pour moi, ce sont des matches qui doivent nous permettre d’évoluer. Nous sommes dans l’évolution pas dans la révolution ! Et ces deux matches-là nous permettront de revoir notre équipe, d’ouvrir le groupe et même peut-être de faire quelques changements. Donc ce sont des matches importants. Contre le Nigeria, ce sera un bon match, idem contre la Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, le Sénégal n’est plus une petite équipe. Nous avons assez de qualités aux plans individuel et collectif. Moi je pense qu’aujourd’hui, le Sénégal ne doit avoir peur de personne. Nous sommes le Sénégal. Personne ne me fera croire que le Nigeria ou la Côte d’Ivoire nous sont actuellement supérieurs. Nous devons être capables de jouer tous les matches et partout en Afrique. Ce sont ces genres de matches-là qui nous feront progresser.

A propos de futur, on va parler de la prochaine Can. Le Sénégal est dans un groupe plus ou moins abordable. L’objectif, c’est forcément de se qualifier à « Cameroun 2019 » et d’y aller prendre le trophée que les Camerounais nous ont volé…

Nous espérons bien sûr aller au Cameroun et remporter le trophée. Mais avant de penser à 2019, je pense qu’il y a l’échéance importante de la coupe du monde. Ce qu’on a toujours fait, c’est attaquer les matches un à un. Et nous sommes prêts à continuer dans cette philosophie car tous les matches sont importants pour nous. Le Sénégal, aujourd’hui, ne doit plus rater de Can, et il doit être prêt à aller à la coupe du monde. Donc moi j’ai confiance en mes joueurs, en leurs qualités, au travail qu’on est en train d’abattre. Vous savez, sans les joueurs, rien ne peut se faire. Aujourd’hui, nous avons des joueurs qui adhèrent, qui ont envie d’aller de l’avant, qui pensent collectif et qui veulent travailler ensemble. J’ai espoir que l’avenir sera encore meilleur. Maintenant, comme vous dites, en 2019, nous devrons y aller et nous irons avec une grande motivation pour nous qualifier et pour briller au Cameroun. Pour la coupe du monde, le Sénégal est 3e après deux matches.

Deux matches importants se profilent à l’horizon contre le Burkina. Comment les appréhendez-vous ?

Il n’y a plus de match facile. Quand on est entraîneur de l’équipe nationale, on te demande de gagner. C’est tout. Gagner contre le Burkina, c’est primordial pour espérer aller à la coupe du monde. Les joueurs ont envie de disputer une coupe du monde comme leurs aînés l’avaient fait. Et pour cela, il faut gagner chez nous.

Et chez l’adversaire aussi ?

Oui, bien sûr. »

Ferdinand Coly loue les qualités du coach Aliou Cissé

L’ancien défenseur international sénégalais de la génération 2002, Ferdinand Coly est revenu sur le parcours du Sénégal à la Can 2017. Dans un entretien accordé à la chaîne Youtube DevolProd, il met en relief les qualités de l’entraîneur Aliou Cissé.
Ferdinand Coly salue la méthode de Aliou Cissé, il estime que ce dernier a opéré des ruptures ce qui n’est pas évident puisque chaque rupture est difficile. Pour lui , sa démarche a porté ses fruits, car lors des qualifications il a brillé et a réussi à se qualifier au 2e tour, les quarts de finales et ce qu’on attendait de lui.
« Aliou Cissé a aussi une bonne étoile, il a su provoquer sa chance et sa réussite » déclare t-il. »C’est un mauvais perdant comme tout le monde« .Les aboyeurs on les connait. c’est une force de caractère qu’il a. C’est l’envie de tirer son équipe vers le haut et une exigence qu’il a envers lui et le groupe, parce qu’il sait ce qu’il peut tirer de ses joueurs » ajoute t-il dans le journal L’Obs.
Par contre, l’ancien international pense que le Sénégal a besoin d’un coup de pieds aux fesses pour tirer le meilleur de l’équipe. Car toujours caresser du poil ce n’est pas forcément bon.

Aliou Cissé- Alioum Boukar, les retrouvailles

Aliou Cissé- Alioum Boukar, les retrouvailles 

En plus de retrouver le Cameroun en quart de finale, ce soir, Aliou Cissé croisera aussi une vielle connaissance. Capitaine du Sénégal en 2002, le sélectionneur des  » Lions » retrouvera Alioum Boukar, l’ancien portier camerounais lors de la Can 2002, devenu sélectionneur adjoint en charge des gardiens de but des « Lions Indomptables ».

Les deux hommes ont respectivement changé de statut. Aujourdhui, le Sénégalais est sélectionneur des Lions de la Téranga. Il y a quinze ans, le Camerounais avait été décisif dans la nuit de Bamako, en arrêtant le dernier tir sénégalais lors de la séance des tirs aux buts (3-2), face à un certain …Aliou Cissé.

Can 2017: ALiou Cissé demande plus d’efficacité offensive

Le sélectionneur national, Aliou Cissé, a appelé ses joueurs à être plus réalistes lors du match de quart de finale, prévu ce samedi contre le Cameroun, déplorant les nombreuses occasions ratées par son équipe lors du premier tour.
« Je suis resté sur ma faim notamment contre la Tunisie et le Zimbabwe où nous nous sommes procurés beaucoup d’occasions », a déclaré en conférence de presse le sélectionneur national, ce vendredi.
Aliou Cissé qui pointe « un manque de concentration ou de justesse technique », espère voir un esprit plus collectif dans la finition lors du quart de finale contre le Cameroun.
« C’est en équipe qu’on doit gagner cette rencontre et j’ai l’impression que sur ces deux matchs au moins, il y a eu une volonté de privilégier des solutions individuelles », a analysé le technicien sénégalais.
Le sélectionneur national a indiqué avoir senti son équipe en confiance avant d’ajouter qu’elle prend très au sérieux son adversaire de demain (samedi).
« Ce sera un match difficile entre deux grandes équipes », a-t-il relevé, soulignant que tout footballeur s’attend à jouer ce genre de rencontres.
Refusant toujours de porter le costume de favori, il a présenté son groupe comme une équipe qui a accumulé de la confiance.
« Nous ne sommes pas arrogants mais nous avons confiance en nos moyens de passer ce cap », a-t-il dit avant de lancer un appel à l’ensemble du peuple sénégalais.
« Cette équipe a besoin du soutien et des prières de l’ensemble du peuple sénégalais parce qu’elle ne joue pas seulement pour elle, mais pour le football national et le pays en entier qui court toujours derrière un premier sacre continental », a-t-il insisté.
Le Sénégal jouera ce samedi contre le Cameroun à partir de 19h GMT son quart de finale de la CAN 2017 (14 janvier au 5 février) au stade de Franceville.

[Video] Aliou Cissé « je ne suis pas dans un esprit de revanche ni de guerre, mais un quart de finale »

Conférence de presse de veille de match : « Au plan tactique, les choses peuvent évoluer (…) au niveau du réalisme, je reste encore sur ma faim » (Aliou Cissé)
Le sélectionneur national Aliou Cissé a fait face à la presse à la veille du match de l’équipe nationale en quart de finale de coupe d’Afrique, en compagnie de Kara Mbodj afin d’évoquer le match contre le Cameroun. Sur la manière d’aborder le match Aliou Cissé a fait savoir que le Sénégal n’avait pas un système figé et sur le plan tactique, a-t-il assuré, les choses peuvent évoluer.

Etat de forme
« La semaine a été meilleure, on a fait tourner l’équipe, il n’y pas eu de blessés. Tout le monde est prêt pour demain, les entraînements se sont bien passés. 9 jours sans jouer, on avait prévu de faire tourner l’effectif, c’est des professionnels et 9 jours ne peuvent pas les empêcher d’avoir la forme. Nous sommes heureux de les avoir fait récupérer, avec le préparateur physique nous avons travaillé pour qu’ils soient tous fin prêts. (…) Ce match contre le Cameroun, je ne vais pas dire que ça arrive au bon moment, mais les progrès c’est au fur et à mesure des sorties que nous sommes en train de les constater. Ce groupe progresse sur beaucoup de points. Le groupe avance une mentalité CAN, au fur et mesure on se penche sur l’identité du jeu, c’est un match qui peut nous faire passer de l’autre côté, et les garçons le comprennent. Ils jouent au foot pour ces matchs là».

Mise en place tactique
« Au plan tactique, les choses peuvent évoluer, cette équipe n’est pas figée sur un système, nous avons deux à trois systèmes avec lesquels nous pouvons évoluer. On verra bien demain, mais cela dépendra de ce que j’ai vu à l’entrainement et aussi de l’adversaire qui est en face de nous. (…) J’ai vu en venant ici, mon confrère Hugo Bross, je ne vais pas lui donner les tuyaux pour nous battre, on a des idées mais nous verrons demain. On connait les qualités de cette équipe mais on est le Sénégal, on fait des choses assez intéressantes, nous avons de plus en plus de certitudes, on ne va pas se focaliser sur l’adversaire, même si nous devons prendre en compte leurs qualités, mais ce qui m’intéresse ce sont mes garçons ».

Revanche de 2002
« Je ne suis revanchard en rien du tout, je ne suis pas quelqu’un de rancunier, je prends les choses très à la légère, ça reste un match de football, il n’y a rien de personnel. Je souhaite à ces jeunes de faire un bon match et de passer; je ne suis pas dans un esprit de revanche ni de guerre, mais un quart de finale palpitant, que toute l’Afrique attend et j’espère que le spectacle sera au rendez vous et que le Sénégal passera ».

Manque de réalisme dans le secteur offensif
« On a des garçons qui sont capables de se créer des occasions. Par contre au niveau du réalisme, je reste encore sur ma faim par rapport aux opportunités, et aux situations que l’on se crée. Cette efficacité, c’est un manque de concentration, de justesse technique. Mais aussi un manque de collectif. Je l’ai expliqué à certains garçons, c’est collectivement que l’on réglera certains problèmes. On a laissé durer ce suspense face à certaines équipes, et j’espère que pour ce match contre le Cameroun on fera les bons choix ».

Le Cameroun ?
« On ne se préoccupe pas de ce que fait l’adversaire, j’ai assez de travail pour me concentrer sur ce que l’équipe adverse fait. Le Cameroun, peu importe le dispositif mis en place, ce sont les mêmes éléments qui seront là. On les connaît, le schéma qu’ils peuvent jouer a peu d’importance, nous devons nous concentrer sur ce que nous sommes en train de faire et être meilleur de sortie en sortie. »

Aliou Cissé : Au plan tactique, les choses peuvent évoluer… je reste encore sur ma faim

Conférence de presse de veille de match : « Au plan tactique, les choses peuvent évoluer (…) au niveau du réalisme, je reste encore sur ma faim » (Aliou Cissé)

Le sélectionneur national Aliou Cissé a fait face à la presse à la veille du match de l’équipe nationale en quart de finale de coupe d’Afrique, en compagnie de Kara Mbodj afin d’évoquer le match contre le Cameroun. Sur la manière d’aborder le match Aliou Cissé a fait savoir que le Sénégal n’avait pas un système figé et sur le plan tactique, a-t-il assuré, les choses peuvent évoluer.

Etat de forme

« La semaine a été meilleure, on a fait tourner l’équipe, il n’y pas eu de blessés. Tout le monde est prêt pour demain, les entraînements se sont bien passés. 9 jours sans jouer, on avait prévu de faire tourner l’effectif, c’est des professionnels et 9 jours ne peuvent pas les empêcher d’avoir la forme. Nous sommes heureux de les avoir fait récupérer, avec le préparateur physique nous avons travaillé pour qu’ils soient tous fin prêts. (…)

Ce match contre le Cameroun, je ne vais pas dire que ça arrive au bon moment, mais les progrès c’est au fur et à mesure des sorties que nous sommes en train de les constater. Ce groupe progresse sur beaucoup de points. Le groupe avance une mentalité CAN, au fur et mesure on se penche sur l’identité du jeu, c’est un match qui peut nous faire passer de l’autre côté, et les garçons le comprennent. Ils jouent au foot pour ces matchs là».

Mise en place tactique

« Au plan tactique, les choses peuvent évoluer, cette équipe n’est pas figée sur un système, nous avons deux à trois systèmes avec lesquels nous pouvons évoluer. On verra bien demain, mais cela dépendra de ce que j’ai vu à l’entrainement et aussi de l’adversaire qui est en face de nous. (…) J’ai vu en venant ici, mon confrère Hugo Bross, je ne vais pas lui donner les tuyaux pour nous battre, on a des idées mais nous verrons demain. On connait les qualités de cette équipe mais on est le Sénégal, on fait des choses assez intéressantes, nous avons de plus en plus de certitudes, on ne va pas se focaliser sur l’adversaire, même si nous devons prendre en compte leurs qualités, mais ce qui m’intéresse ce sont mes garçons ».

Revanche de 2002

« Je ne suis revanchard en rien du tout, je ne suis pas quelqu’un de rancunier, je prends les choses très à la légère, ça reste un match de football, il n’y a rien de personnel. Je souhaite à ces jeunes de faire un bon match et de passer; je ne suis pas dans un esprit de revanche ni de guerre, mais un quart de finale palpitant, que toute l’Afrique attend et j’espère que le spectacle sera au rendez vous et que le Sénégal passera ».

Manque de réalisme dans le secteur offensif

« On a des garçons qui sont capables de se créer des occasions. Par contre au niveau du réalisme, je reste encore sur ma faim par rapport aux opportunités, et aux situations que l’on se crée. Cette efficacité, c’est un manque de concentration, de justesse technique. Mais aussi un manque de collectif. Je l’ai expliqué à certains garçons, c’est collectivement que l’on réglera certains problèmes. On a laissé durer ce suspense face à certaines équipes, et j’espère que pour ce match contre le Cameroun on fera les bons choix ».

Le Cameroun ?
« On ne se préoccupe pas de ce que fait l’adversaire, j’ai assez de travail pour me concentrer sur ce que l’équipe adverse fait. Le Cameroun, peu importe le dispositif mis en place, ce sont les mêmes éléments qui seront là. On les connaît, le schéma qu’ils peuvent jouer a peu d’importance, nous devons nous concentrer sur ce que nous sommes en train de faire et être meilleur de sortie en sortie. »

Le contrat du coach Aliou Cissé prolongé jusqu’en 2019

aliou cisse

 

Après avoir qualifié le Sénégal en quarts de finale de la CAN 2017, Aliou Cissé va de facto rempiler jusqu’en 2019 conformément à la clause du contrat qu’il a signé avec la Fédération sénégalaise de football, le mercredi 4 mars 2015.
Dans les négociations, la FSF et l’ancien capitaine de la génération 2002 avaient convenu d’un contrat de deux ans assorti d’une qualification à la CAN-2017, reconductible pendant deux années supplémentaires en cas de bonne prestation aux joutes continentales. Après 22 mois à la tête de l’équipe nationale, Aliou Cissé présente un bilan plus qu’élogieux. Sur dix matchs officiels disputés avant la Coupe d’Afrique des Nations, il n’a perdu qu’une seule fois pour 8 victoires et 1 match nul. En phase finale de ces joutes continentales, sur les trois matchs de poule, Cissé en a remporté deux pour un match nul.
Contrairement à ses deux prédécesseurs, Amara Traoré et Alain Giresse qui ont été remerciés au retour des campagnes de 2012 et 2015 où ils n’ont pu franchir le cap du premier tour, Aliou Cissé lui est sûr de rester sur le banc de l’équipe nationale jusqu’en 2019. Comme le stipulent les termes de son contrat. Non seulement, le jeune technicien est parvenu à qualifier le Sénégal à la CAN-2017 mais il a réussi la prouesse d’atteindre le second tour. Un niveau auquel les Lions n’avaient plus accédé depuis 2006.
Depuis la nomination de l’ancien Parisien à la tête des Lions, l’envie de travailler ensemble entre les deux parties a toujours été réelle. Le technicien et l’instance dirigeante du football sénégalais ont toujours respecté les termes de leur collaboration. Autant dire qu’Aliou Cissé qui est assuré de poursuivre l’aventure à la tête des Lions aura les coudées franches pour affronter les Lions indomptables du Cameroun en quart de finale de cette CAN 2017. Mais également l’occasion d’ajouter une nouvelle ligne que ses hommes et lui sont en train d’écrire sur l’histoire du football sénégalais.

Aliou Cissé: « Seul un fils du pays peut construire son pays »

Cissé 28-05 A

Le Sénégal a enfin réussi à atteindre les quarts après plusieurs échecs consécutifs, êtes-vous soulagés d’y être parvenu ?

« Oui c’est un soulagement car cela fait quand même un bon bout de temps que le Sénégal n’avait pas atteint ce cap-là. La dernière fois c’était en 2006. Les générations se sont suivies mais cela a été compliqué effectivement. Notre objectif N.1, c’était de sortir de ce poule. Les garçons l’ont fait ».

Première équipe qualifiée au second tour, meilleure nation africaine au classement Fifa: vous êtes considérés maintenant comme le grand favori. Comment vivez-vous cela ?

« C’est un statut qu’on nous a donné déjà avant la compétition. Le Sénégal vient de sortir de pratiquement 10 ans sans qualifications au 2ème tour. Comment peut-on être favori d’une compétition où il y a la Côte d’Ivoire, tenant du titre, le Ghana, dernier finaliste, le Maroc, qui a une très belle équipe, sans compter la RD Congo qui a le potentiel pour faire de très belles choses ? Maintenant, nous allons aborder ce troisième match contre l’Algérie (lundi, 20h00). Et après, aborder sereinement ces quarts de finale. Mais il y a seize équipes dans cette compétition et je pense que ces seize équipes sont favorites ».

Quels sont les ingrédients de la réussite actuelle ? Qu’est-ce qu’a changé la méthode Aliou Cissé ?

« Un journaliste m’a dit récemment que les joueurs disaient que ‘l’état d’esprit avait changé, c’est pour cela que les choses marchent’. Je me suis empressé de lui répondre que donc nos joueurs avouent que l’état d’esprit n’était pas bon au début.

C’est vrai qu’il y a une façon de travailler, un comportement que j’exige et aussi la connaissance que nous avons du football africain qui nous aide. De savoir tout simplement qu’être un bon joueur ne suffira pas à un moment donné pour exister en Afrique.

Il faut d’autres valeurs, que cela soient le courage, l’abnégation, l’humilité, la générosité, la combativité, la solidarité. Et ce sont tous ces ingrédients là qu’on essaye de réunir pour que l’équipe puisse aller de l’avant».

En quoi est-ce important qu’un ancien international et capitaine comme vous reprenne le flambeau en tant que sélectionneur?

« Pour les anciens internationaux, il y a deux choix: il y a le choix de mourir avec sa connaissance ou le choix de venir transmettre à ses petits frères ce que nous nous avons vécu.

J’ai choisi ça. Le Sénégal m’en a donné l’opportunité. Je suis heureux de le faire. Un proverbe dit chez nous que ‘Seul un fils du pays peut construire son propre pays’. Et ça je le crois. Je crois qu’un fils d’un autre pays ne viendra jamais construire le pays d’un autre. Nous faisons parti des fils de ce pays.

Nous aimons notre pays et si nous voulons à un moment donné, contribuer à aider ce pays à se développer, je ne peux pas le faire dans d’autres secteurs, je ne peux le faire que dans ce domaine que je connais: le football. Et je n’ai pas hésité une seule fois pour ça. »

Quel est le souvenir qu’il vous reste de la finale perdue lors de la CAN-2002 ?

« Un gout inachevé. Une impression de travail pas fini, pas accompli. C’est vrai que chaque jour, on s’adresse aux joueurs pour leur dire: « Ne faites pas l’erreur que nous nous avons faite.

Quand vous avez la possibilité d’écrire l’histoire, c’est maintenant, ce n’est pas demain ». En 2002, on avait tous 25, 26 ans et on se disait: « il n’y a pas de problèmes, en 2004 on va la gagner. A l’arrivée, on ne l’a toujours pas gagnée. C’est un regret. »

Que pensez-vous de Sadio Mané, auteur déjà de deux buts ? Jusqu’où peut-il aller ?

« Ce n’est pas un produit fini. J’aime bien ce mot. C’est un garçon brut. Il ne faut pas oublier qu’il est encore jeune (24 ans). Je vois que d’année en année, il progresse. Le fait d’être à Liverpool va (faire) encore augmenter marge de progression.

Je pense que tout cela peut être bénéfique pour nous pour notre sélection. Mais aujourd’hui, je pense qu’il est encore un peu fragile, un peu tendre pour porter l’équipe nationale comme tout le monde le dit».

Can17: Conférence de presse Aliou Cissé accompagné de Gana Gueye avant match SEN / ALG

Aliou Cissé accompagné de Gana Gueye avant match SEN / ALG.

Aliou Cissé: « Quoi qu’il en soit, nous allons mettre la meilleure équipe possible »

 

Bien que assuré de terminer à la tête de la poule B, le Sénégal ne va rien lâcher lors de la 3e journée, face à l’Algérie. Le coach des Lions de la Téranga a indiqué que le match face aux Verts est à gagner et qu’il ne compte pas tourner son effectif.

« Quoi qu’il en soit, nous allons mettre la meilleure équipe possible », a indiqué l’ancien star de l’équipe du Sénégal. « Ce sera une rencontre très palpitante et tous les joueurs ont envie de la disputer. C’est une belle affiche attendue par tout le continent. »

Pour rappel, l’Algérie devrait battre le Sénégal et espérer une victoire des Warriors de Zimbabwe contre la Tunisie tout en gardant une meilleure différence de buts qu’eux.