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Un Anniversaire pour dialoguer. Par Maître Alioune Badara CISSE

Former Senegalese President Abdoulaye Wade gives his first press conference since he lost Senegal’s Presidential election, in Dakar, on May 25, 2012. AFP PHOTO / SEYLLOU (Photo credit should read SEYLLOU/AFP/GettyImages)

Je te reviens si cher Papa
Perturbant ton léger sommeil
Et de tes rêves vermeilles
Pour te revoir guider nos pas .

Ton silence est presque lourd
Même que sans nul autre pareil
Il rassure et nous émerveille ,
Riche de tant de calembours .

Ta voix rauque et douce à la fois
Est celle d’un soufi si affectif
Qui reconnaît bien son effectif
Perdu sous un temps si froid .

Et le peuple qui te célèbre
En ce jour de ta naissance
Souffre de te voir en errance
Pour nous sortir des ténèbres.

O Maître libère ton peuple enfin
Car tu n’as plus rien à prouver
Et mène ta troupe s’abreuver
Et paître aux prairies sans fin .

Continue de montrer le chemin
Nous le suivrons allègrement
Et tout aussi bien fièrement
Au milieu des parchemins
Qui mènent aux mines d’or
Et demain à tous les ports .

Réunis autour de toi tous tes fils
Entoure toi de toutes tes filles
Et que sortent des entrailles
De nos terroirs et des banlieues
Des Sénégalais Debout !

Que ne paierions nous pas
Pour vous voir tous trois
Prédécesseurs et Successeurs
D’un Sénégal sexagénaire
En haut du Baobab séculaire
Respirer le même bol d’air
Que les générations à naître !

Vos antécédents y appellent
Vos legs aussi vous interpellent .
Le Ramadan est un prétexte
En un tout aussi beau contexte .

Parle Maître , le Peuple t’entend
Dis Maître , le Peuple t’attend
Le long des routes que t’as construites
Afin que jamais elles ne soient déconstruites .

Joyeux Anniversaire Maître !

Et que les fils du dialogue se renouent ,
hic et nunc ,
sans délai et sans nouveau référé !
Time is of the essence , Mister President .

Processus électoral : les mises en garde d’Alioune Badara Cissé


Le médiateur de la République, Alioune Badara Cissé, s’est dit «préoccupé» par la série de manifestations notées ces derniers jours à Dakar, après la disqualification provisoire des candidats Karim Wade et Khalifa Sall de la course pour la présidentielle. Appelant au calme et à la sérénité, il rappelle à la classe politique qu’il y a une vie après le 24 février 2019.

«Je ne peux que lancer un appel au calme et à la sérénité, de dire aux acteurs politiques et à ceux qui les soutiennent de comprendre que l’élection présidentielle n’est qu’un moment de l’histoire. Si les leaders politiques ne parlent pas à leurs militants, la situation risque de s’empirer et, dans ce cas, il serait très difficile de retourner en arrière. L’histoire du Sénégal ne s’arrêtera pas au soir du 24 février. Il faut donc que nous gérions tout cela», alerte-t-il.

Alioune Badara Cissé s’exprimait, ce mercredi matin, en marge du Forum citoyen organisé par la fondation Africajom Center dirigée par Alioune Tine.

Pour lui, les manifestations politiques sont une forme d’expression populaire reconnue dans toute démocratie, mais pourvu qu’elles soient autorisées. «Les deux candidats recalés (Karim Wade et Khalifa Sall, Ndlr) ont le droit de manifester, à condition que ces manifestations soient autorisées. Il faut comprendre qu’une décision de justice ne peut pas se commenter sur la place publique pour faire l’objet de manifestation violente de cette nature», a fait savoir le médiateur de la République invitant les autorités religieuses, coutumières et les membres de la société civile à s’adresser aux Sénégalais parce que, rappelle-t-il, en définitive, le Sénégal est indivisible.

«Un service d’ordre qui ne sait pas faire la part des choses»

«Aucune instabilité ne devrait être acceptée. Je souffre de voir de vieilles personnes humer de gaz lacrymogènes, des jeunes ensanglantés. Je souffre de voir un service d’ordre qui ne sait pas faire la part des choses. Quelle que soit l’issue de ces élections, il ne devrait y avoir qu’un seul vainqueur : le Sénégal», ajoute l’avocat et homme politique.

S’agissant, par ailleurs, du système de parrainage, Me Alioune Badara Cissé dit qu’il ne peut pas l’apprécier en l’état. Il pense toutefois qu’il était important de revoir à la baisse les candidatures à la présidence de la République. «Cela aurait paru impraticable d’avoir une centaine de candidats. Il est évident que la pléthore de candidats pose problème, comme la pléthore de partis politiques aussi», souligne-t-il. Et d’ajouter : «Ce qui a fait défaut, c’est la concertation, le combat politique au niveau de l’Assemblée nationale où cette disposition était soumise à la sanction des parlementaires. Malheureusement, en ayant raison ou tort pour certains, ce débat a été relativement faussé par des députés qui ont quitté la salle ou par la proposition acceptée par la majorité d’un vote sans débat.»

Alioune Badara Cissé très remonté contre le régime de Macky

En tournée dans le Ferlo, le médiateur de la République, Alioune Badara Cissé, ne cache pas sa colère. Il reproche aux autorités d’avoir laissé les populations de la zone dans un « état de dénuement total ».

« Comment des citoyens et compatriotes à part entière sont maintenus dans un état de dénuement total, s’indigne-t-il, sur la Tfm. Aucun centre sanitaire, aucune voie d’accès, aucune route. Dans la plupart des villages, aucune école. Dans ceux-là où il y a des écoles, deux salles de classe, aucun sanitaire, aucun mur de clôture. »

ABC poursuit : « Des hordes énormes d’enfants, garçons et filles, entre six et dix ans, non scolarisés, qui seront demain laissés pour compte et totalement laissés en rade par rapport au Sénégal de demain. Cela fait quatre jours que je suis énervé. Dès mon retour, j’informerai immédiatement de chef de l’État de mes observations après l’en avoir informé le jour du dépôt de mon rapport. »

Médiature: Alioune Badara Cissé, l’impossible limogeage

Médiature: Alioune Badara Cissé, l’impossible limogeage
Apres ses sorties récentes jugées « impertinentes » par ses camarades de parti, c’est derniers ont réclamé la tête de Me Alioune Badara Cissé, médiateur de la République. D’après le journal Le Quotidien qui a fouillé les textes, le médiateur de la République est nommé pour une période de 6 ans non renouvelable et irrévocable.

« Si Monsieur Cissé veut retrouver le terrain politique de la contestation, il devrait se décharger de ses fonctions de médiateur de la République. A défaut, le Secrétaire exécutif nationale de l’Alliance pour la République demande au Président de la République d’en tirer toutes les conséquences et de mettre un terme à cette confusion de rôles », lit-on dans un communiqué signé par Seydou Guèye.

Sauf qu’ABC, nommé par le décret n° 2015-1150 le 5 août 2015, est « blindé »  par la loi n°99-04 du 29 janvier 1999 abrogeant et remplaçant la loi 91-14 du 11 février 1992 instituant un médiateur de la République. Son article 5 dispose : « le médiateur de la République est nommé par décret pour une période de six ans non renouvelable.

Il ne peut être mis fin à ses fonction avant l’expiration de ce délai qu’en cas d’empêchement constaté par un collègue présidé par le président du conseil constitutionnel et comprenant en outre le président de la Cour de cassation, saisi à cet effet par le président de la République ». A moins de créer un « empêchement », rein ne l’empêcherait de poursuivre son mandat.

En revanche, l’Apr ne peut sanctionner son ancien son ancien numéro 2 qu’à l’interne. Encore que le statut de Médiateur avait déjà mis veilleuse son militantisme politique. Donc, seul ABC peut mettre à l’aise le chef de l’Etat en démissionnant. Et un tel scénario semble illusoire pour un homme qui ne veut pas mourir politiquement. Et qui d’ailleurs, prendrait son irrévocabilité pour une occasion de se venger de cet « isolement ».

l’Apr réclame la tête de Alioune Badara Cissé

L’Alliance pour la République (Apr) s’agace des « sorties récurrentes » du médiateur de la République, Alioune Badara Cissé contre les institutions du pays et demande au Président de la République, Macky Sall, de le démettre de ses fonctions.

Connu pour son franc-parler, le médiateur Alioune Badara Cissé avait déploré au cours d’une conférence publique au mois de mars dernier, le déroulement des dernières législatives et l’interdiction des manifestations de l’opposition. Une contribution publiée dans la presse, lui est également attribuée et dans laquelle, l’auteur s’en prend au gouvernement.

« Ces sorties récurrentes relèvent d’un positionnement politique militant incompatible avec son statut, constituant en même temps une atteinte grave au devoir de réserve que lui impose ses hautes fonctions« , s’agace le porte-parole de l’Apr dans un communiqué.

Rappelant que « Monsieur Cissé occupe cette position institutionnelle importante du Sénégal, sur décision et décret du Chef de l’Etat », Seydou Guèye ajoute que de « tels dérapages sont inacceptables, de sa part ».

« Jamais dans l’histoire de notre pays, de Monsieur Ousmane Camara au Professeur Serigne Diop, en passant par le Professeur Seydou Madani Sy et Monsieur Doudou Ndir, le devoir de réserve du Médiateur de la République n’a été autant altéré », déplore-t-il. Avant de poursuivre : « le SEN-APR condamne vigoureusement cette posture de Monsieur Cissé, qui s’inscrit dans une logique de désacralisation des institutions ».

«Si Monsieur Cissé veut retrouver le terrain politique de la contestation, il devrait se décharger de ses fonctions de Médiateur de la République. A défaut, le Secrétariat Exécutif National de l’Alliance pour la République (SEN-APR) demande au Président de la République, d’en tirer toutes les conséquences et de mettre un terme à cette confusion de rôles », menace Seydou Guèye.

Leral.net