Tag Archives: banditisme

Banditisme d’un Etat voyou (Chronique de WATHIE)

Ce n’est pas sous le règne de Macky SALL que le scandale Petro Tim sera tiré au clair. Face aux retentissantes complaintes des Sénégalais, abasourdis par la gourmandise et l’égoïsme qui sont à la base de la traitrise des frères SALL, le régime a décidé d’opposer mensonge et répression, la diversion n’ayant pas réussi. Et, comme tout voyou chercherait instinctivement à faire, après avoir accompli son forfait, les tenants du pouvoir s’acharnent à effacer les traces compromettantes (rapport IGE) et à brouiller les nombreuses pistes menant au principal responsable de ce crime économique qui n’est autre que Macky SALL.

«C’est une affaire pendante devant la justice, je n’en parle pas ». C’est l’échappatoire que le président SALL s’était trouvé pour ne pas se prononcer sur l’affaire Khalifa Ababacar SALL qui venait tout juste d’être déclenchée. C’est cette échappatoire que le procureur de la République a offerte aux tenants du pouvoir qui ne peuvent aborder le scandale Petro Tim sans sourciller. «J’espère qu’ils viendront. Je me demande comment peut-on entretenir le Sénégal pendant des mois voire des années sur un sujet, aujourd’hui, on vous donne l’occasion de vous exprimer de façon officielle, d’aider une enquête à établir la vérité, qu’on ne le fasse pas ? Je ne peux pas envisager que quelqu’un ne puisse se déplacer à la DIC». Avec cette déclaration, invitant les « grands connaisseurs des affaires du pétrole et du gaz» à aller partager leurs informations avec les enquêteurs de la Division des investigations criminelles (DIC), le procureur Serigne Bassirou GUEYE ne donne pas uniquement le premier coup de pelle devant mener à l’ensevelissement total du scandale Petro Tim. Il a fait le travail à moitié. Non seulement Aliou SALL n’entre pas dans la camisole d’inculpé, mais, la DIC, chargée de l’enquête, qui devrait entendre Aly Ngouille NDIAYE, également incriminé, peut, durant le reste du mandat de Macky SALL, s’atteler à une « collecte » infinie d’informations. Pendant ce temps, face aux accablantes accusations, les SALL et leurs partisans se refugieront derrière : « je ne parle pas d’une affaire pendante devant la justice… Laissons la justice faire son travail ».

C’est cette suite que la jUSTICE entend réserver à l’affaire Petro Tim qui ne sera éclairée par aucun tribunal tant que Macky SALL est à la tête de l’Etat. Le dernier espoir s’est étouffé avec la volte-face d’Aliou SALL qui a contaminé les journalistes qui ont parlé plainte qu’il aurait déposée contre la British Broadcasting Corporation (BBC). SALL-junior est, pour reprendre Moustapha DIAKHATE, un fieffé menteur qui annonce des plaintes qui ne sont jamais déposées et dont les démissions ne sont jamais matérialisées. Dans l’affaire Petro Tim, tout ce qui lui est imputable comme responsabilité c’est le mensonge dans lequel il se morfond et son nom qu’il a prêté pour couvrir cette maffia.

Le principal responsable dans cette affaire c’est celui qui a posé sa signature sur le décret qui a permis à Frank Timis de mettre la main sur les ressources du Sénégal. Et si tout un cinéma est fait autour du rapport de l’IGE qui aurait fuité, c’est pour occulter la responsabilité de Macky SALL. Au lieu de tenter d’intimider les Sénégalais qu’il n’estime pas assez courageux pour se rendre à la DIC, Serigne Bassirou GUEYE ferait mieux de convoquer Madiambal DIAGNE, qui revendique l’amitié de Macky SALL. Son journal a été le premier à publier certaines des conclusions dudit rapport.

Si le leader de l’APR ne veut pas entendre du rapport de l’IGE, dont l’existence est même niée par certains de ses collaborateurs, c’est que celui-ci illumine sa forfaiture. Missionnée au mois de mai 2012, par le président SALL qui venait de prêter serment, l’Inspection générale d’Etat produit le rapport d’enquête 94/2012, et indique explicitement que : «la demande de permis présentée par Petro Tim n’était pas conforme aux exigences de l’article 8 du décret n°98-810. A cet égard, elle devait être déclarée irrecevable, en application de l’alinéa 2 de l’article 14 dudit décret». Macky SALL n’attend pas le rapport de l’IGE et signe, le 19 juin 2012, les décrets 2012-596 et 2012-597 qui donnent les blocs de Cayar Offshore profond et Saint-Louis Offshore Profond à Petro -Tim Limited. Plus grave encore, le chef de l’Etat va signer un autre décret bien après le rapport de l’IGE. Avec le décret n° 2013-1154 du 23 août 2013, Macky SALL accorde une nouvelle faveur à Frank Timis. En effet, un peu plus d’un an après avoir mis la main sur les blocs Cayar Offshore profond et Saint-Louis Offshore Profond, Petro Tim a sollicité et obtenu de l’Etat du Sénégal une extension d’une année supplémentaire de la période initiale de recherche du Contrat de Recherche et de partage de Production d’hydrocarbures relatif au bloc de Saint-Louis Offshore Profond. Voir le décret ci-dessous.

Macky SALL n’a pas tenu compte des recommandations de l’IGE parce qu’il n’avait pas  besoin d’un rapport pour comprendre que Petro -Tim est une arnaque. Chef de la division Banque de données, pendant plusieurs années, il est promu, en décembre 2000, directeur général de la société des pétroles du Sénégal (PETROSEN). Six mois plus tard, il est nommé ministre d’Etat, ministre de l’Energie, des Mines et de l’Hydraulique.Macky SALL connait les ressources minières du Sénégal Mieux que n’importe quel autre Sénégalais. C’est donc en toute connaissance de cause qu’il a accordé toutes ces faveurs à Frank Timis. A quel prix ? Aliou SALL qui focalise les attentions et suscite les indignations n’est qu’un homme de paille qui ne connait rien aux blocs de pétrole. Celui qui pourrait occulter la responsabilité  de Macky SALL dans ce grand banditisme d’un Etat voyou accorde une prééminence du décret d’un préfet sur la Constitution

Mame Birame WATHIE

Rapport Armp : Banditisme à l’inspection d’académie de Dakar

RAPPORT ARMP : Banditisme à l’inspection d’académie de Dakar

 Des fournisseurs sont au cœur d’une mafia qui régnait sur les Demandes de renseignement et de prix (DRP) de l’Inspection d’académie de Dakar. L’audit 2016 de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) a révélé des faits de délinquance notoire.
Des faits graves ont été révélés par les audits de l’ARMP dans la passation des marchés 2016 de l’Inspection d’académie (IA) de Dakar. Pour ne pas dire du banditisme pur et simple dont les acteurs sont des fournisseurs qui semblent avoir des liens très étroits avec l’IA.
A preuve, l’examen de la procédure de DRP portant sélection d’un prestataire pour l’acquisition de fournitures de bureau attribuée à Press High Tech pour un montant de
4 099 084 FCFA, a permis de noter que le même dateur a été utilisé pour toutes les factures pro-forma qui ont été présentées par les cinq soumissionnaires ; les dates du bordereau de livraison et de la facture définitive du titulaire du marché ont été altérées en violation de l’intégrité des documents comptables.
L’examen des factures pro-forma des ETS Keur Khadim et Press High Tech, a permis d’identifier des indices montrant que ces deux fournisseurs ont parties liées ; il s’y ajoute qu’une même anomalie a été relevée sur les cinq factures pro-forma, laissant entrevoir qu’il s’agit du même fournisseur.
Pour la procédure de DRP portant sélection d’un prestataire pour la fourniture de matériels pédagogiques et didactiques attribuée à Khadim Diakhaté pour un montant de 5 809 730 FCFA, le dossier de marché mis à la disposition des auditeurs comprend deux (02) procès-verbaux d’attribution et deux lettres de marché pour le même marché avec des montants différents, un de 5 894 100 FCFA TTC et un autre de 5 809 730 FCFA TTC.
A la lecture du bon d’engagement, il apparaît que c’est pour demeurer dans les limites du budget disponible que le procès-verbal d’attribution a été modifié avec à l’appui une autre facture proforma de l’attributaire en violation du principe d’intangibilité des offres. Plusieurs des candidats de la liste restreinte sont liés (Borom Madina Service, ETS Elimane Fall).
Pour la procédure de DRP portant sélection d’un prestataire pour la fourniture de consommables informatiques attribuée à Serigne Thiane pour un montant de 3 691 040 FCFA, trois candidats ont été consultés pour un marché attribué pour un montant supérieur au seuil des DRP Simples, ce qui requiert la consultation d’au moins cinq prestataires conformément aux dispositions de l’article 3 de l’arrêté N°107 du MEF en date du 7 janvier 2015 pris en application de l’article 78 du CMP.
Ce montant est curieusement identique, au franc près, au reliquat sur la ligne budgétaire laissant entrevoir la communication d’une information privilégiée en violation des principes de transparence et d’égalité de traitement des candidats. La procédure est par ailleurs, entachée de signes de collusion entre les ETS Diagne et Frères et El Hadj Abdou Khadre Thiane, leurs factures pro-forma ayant été manifestement préparées par la même personne au vu de l’examen graphologique.

Fraudes tous azimuts

L’examen de la procédure de DRP portant sélection d’un prestataire pour la fourniture de matériels pédagogiques et didactiques attribuée à Serigne Thiane révèle qu’elle est fortement marquée par des signes de collusion entre les quatre soumissionnaires dont les offres ont été classées dans le dossier de marché.

L’offre de Ndary Loum a été reprise sur le papier à entête de Abdou Khadre Thiane dont l’offre a été préparée par la personne qui a rempli la facture pro-forma des Etablissements Serigne Mbacké Fall ; le même fichier a été utilisé pour préparer l’offre de Serigne Thiane et celle de Ndary Loum. La DRP portant sélection d’un prestataire pour l’acquisition de fournitures de bureau et de consommables informatiques, attribuée à Staburo pour un montant de 1 418 832 FCFA, n’est pas en reste.
L’examen des factures pro-forma présentées par Staburo, Buro Plus et Générale Services, a permis d’identifier les mêmes anomalies laissant entrevoir qu’elles proviennent de la même source ou de sources liées en violation du principe de transparence. La date du 9 avril 2016 a été apposée sur l’offre de l’attributaire Staburo (les deux autres offres n’ont pas de date), soit une date postérieure à celle du bordereau de notification de la lettre de marché (8 avril 2016) qui indique le délai d’exécution.
Le tableau de comparaison des offres et le bon de commande sont datés du 8 avril 2016 alors que la date limite de dépôt des offres est fixée au 9 avril 2016. Cette série d’incohérences dans les dates d’établissement des différents documents est une illustration des erreurs commises dans le processus de régularisation d’un marché qui a déjà commencé à être exécuté bien avant le lancement de la procédure comme l’attestent les bordereaux de livraison en date du 7 janvier 2016

Abdoulaye Sow vice-président FSF sur la sanction

Interrogé depuis le Gabon par la Rfm, le premier vice-président de la Fédération sénégalaise de football chargée des affaires juridiques de la Fédération sénégalaise de football  n’en éprouve «aucun regret» et se dit «prêt à refaire les mêmes déclarations et à être sanctionné à vie  si l’intérêt du Sénégal y était».

«L’arbitre ghanéen Lamptey est un voleur et un corrompu», a-t-il soutenu en réaction à la décision rendue publique par la Commission de discipline de la Fifa lui sanctionnant ainsi que le manager de l’équipe, Lamine Diatta, d’une interdiction d’accès au vestiaire et du banc de touche pendant un match, en plus du paiement d’une amende de 5000 francs suisses.Cette sanction est aussi assortie d’un avertissement et d’une réprimande pour «comportement agressif et un manque de fair-play».

L’équipe sénégalaise, accusée de «mauvais comportement» des membres de sa délégation, avait également écopé d’un «avertissement et d’une réprimande» de la part de la Fifa.

«Ce qui est  cocasse dans cette affaire est que  Lamine Diatta qui n’est pas descendu ne ce serait qu’une fois dans la main courante, qui n’a pas bougé et n’a rien dit, a écopé la même sanction que moi. On m’interdit le banc mais je n’ai jamais été sur le banc. Ma présence dans les vestiaires dépend de ma propre volonté», explique Abdoulaye Sow.

«Donc m’interdire  les bancs et les vestiaires ne me font ni froid, ni chaud.  Je continuerai à défendre les intérêts de mon pays. Je ne suis pas dans les instances pour des positions individuelles. Lorsque les arbitres répéteront les mêmes erreurs, les mêmes fautes et le même vol que Lamptey nous a faits à Polokwane, nous nous battrons pour que cela ne se reproduise plus. C’est cela l’important », martèle-t-il.

Le dirigeant fédéral estime que l’instance mondiale devrait  plutôt se pencher sur d’autres questions. «Je crois que la Fifa doit prendre d’autres positions. C’est la corruption et le banditisme dans le football qu’il faut combattre. Je continuerai à défendre le Sénégal comme je l’ai toujours défendu »,  indique t-il.

Source : SudOnline