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« Prodac, un festin de 36 milliards » : Un brûlot de Birahime Seck

Un livre qui vient à son heure ? Rien que le titre renseigne sur le timing de la parution : « LETTRE AU PEUPLE, Prodac Un festin de 36 milliards ». Nous sommes le samedi 02 février 2019, un jour pile avant le démarrage de la campagne présidentielle.

Comme pour informer les Sénégalais du type de dirigeants auxquels ils ont eu affaire durant le septennat de Macky Sall, le Coordonnateur du Forum Civil, Birahime Seck revient sur l’une des plus grosses affaires qui a éclaboussé le régime sortant.

Le dossier Prodac, qui a provoqué la démission du ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, le temps d’un week-end, pour, disait-il à l’epoque : « permettre à la justice de faire son travail ».

Pour rappel, Mame Mbaye Niang a été épinglé par une enquête diligentée par l’Inspection Générale des Finances, en tant que ministre de la Jeunesse, pilote dudit projet. Il a été accusé d’un détournement de plus de 29 milliards Fcfa.
Dans son livre Birahime Seck évoque un nouveau chiffre, 36 milliards et parle de « festin » sur le titre de l’oeuvre qui vient de paraître. Pas sûr que le camp du pouvoir apprécie…

Abdou Latif Coulibaly et le « Monument de la décadence » (Par Birahime Seck)


Abdou Latif Coulibaly et le « Monument de la décadence » (Par Birahime Seck)
En juillet 2009, le journaliste Abdou Latif Coulibaly, parlant du Monument de la Renaissance africaine qu’il qualifiait de « Monument de la décadence », écrivait : « Comment un chef d’Etat en exercice peut-il, raisonnablement, expliquer à son pays et au monde, une décision aussi surréaliste que grotesque, que celle consistant à immatriculer en son nom personnel une œuvre édifiée avec les moyens de la Nation, avec les fonds publics, qui plus est, sur un terrain appartenant à l’Etat ? Il y a des limites que la décence interdit de franchir dans la conduite des affaires publiques ». Il ajoute au dernier paragraphe de son texte que : « Un débat national doit être instauré pour que chacun de nous exprime son opinion sur cet arbitraire sans nom. Un arbitraire qui vide de son sens et de sa signification profonde cette œuvre qui va coûter 15 millions d’euros aux Sénégalais Soit 9.825. 000.000 de FCFA. On savait que le pays marchait sur la tête. Seulement, à ce point, on pouvait encore douter. Aujourd’hui un tel doute n’est plus même permis même pour qui semble toujours disposé à donner un tant soit peu de crédit à ce régime ».
Aujourd’hui, Monsieur Abdou Latif Coulibaly, Ministre de la Culture hérite de la gestion de ce Monument dans le cadre de la répartition des services (Décret n°2017-1546 du 8 septembre 2017). A cet effet, l’occasion lui est donnée d’éclairer les sénégalais sur les griefs qu’il portait à l’encontre de ce Monument. Pourquoi pas un audit technique et financier ? Et, en ce moment-là, nous pourrons commencer à croire à son engagement à « participer à consolider et à bâtir notre identité nationale ». Tout en  sachant qu’il n’existe pas une seule identité mais des identités.

Birahime SECK,
Membre du Conseil d’Administration du Forum Civil.
Saly, le 06 octobre 2017.

Gestion transparente : Birahime Seck rappelle à Tanor sa déclaration d’août 2013

Nouvellement installé à la tête de la nouvelle institution de la République qu’est le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) avec un budget de 6 milliards FCFA, Ousmane Tanor Dieng est dans le collimateur des lanceurs d’alerte à l’image de Birahime Seck du Forum Civil. Ce dernier, dans une note, a voulu rappeler au patron du parti socialiste, sa déclaration faite il y a 3 ans.

‘’En août 2013, le bureau politique du Parti socialiste avait sorti un communiqué dans lequel nous pouvions lire : « la transparence, érigée en norme d’une gouvernance vertueuse incline à respecter la réglementation sur la commande publique et à ne recourir au marché par entente directe que dans les cas prévus par la réglementation », a M. Seck.

Aujourd’hui, s’interroge-t-il, ‘’en assurant la présidence du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT), monsieur Ousmane Tanor Dieng, va-t-il suivre le mauvais exemple de l’Assemblée nationale et du Conseil Économique Social et Environnemental (CESE) ? Le HCCT refusera-t-il d’appliquer le Code des marchés publics en conformité avec sa déclaration d’Août 2013?’’