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‘’On a l’impression qu’Aliou Cissé est en train de se chercher’’

Quelle impression vous avez eue du nul (2-2) du Sénégal à Madagascar ?

C’est un match qu’on avait pensé difficile. Il est vrai que nous rencontrions une équipe qui n’est pas une foudre de guerre, une équipe mal classée au ranking Fifa (107e). Donc, il n’y avait pas photo contre une équipe mondialiste (le Sénégal). Je crois qu’il y a eu beaucoup de failles, il faut le dire.

C’est vrai qu’on ne va pas cracher sur le point qui est bon. Mais, il y a eu beaucoup de lacunes sur le plan individuel et collectif. Dans l’ensemble, c’est un mauvais match de la part des Sénégalais. Simplement, les faiblesses sont nombreuses, même sur les balles arrêtées.
Quand vous voyez les difficultés qu’il y a eues entre le milieu et l’attaque, et entre le milieu et la défense, les fautes individuelles très nombreuses, le jeu d’attaque qui n’est pas celui que l’on attend, plus le fait qu’on a des problèmes à gérer les dernières minutes… Et pour une grande équipe, ce n’est pas normal qu’on se fasse rattraper à deux reprises par une équipe qui n’est pas dans la catégorie des grands.

La prestation médiocre du Sénégal remet au goût du jour le débat sur l’identité de jeu. N’est-ce pas légitime ?

Tout à fait ! Depuis qu’Aliou Cissé est là, on a l’impression que, c’est un entraîneur qui est en train de se chercher par rapport à une bonne identité de jeu. Mais, il y a aussi le fait qu’il y a, chaque fois, des changements qui ne militent pas à favoriser un beau jeu. C’est un peu de la cafouille, il faut le dire. C’est la raison pour laquelle, jusqu’à aujourd’hui où nous parlons, il y a des difficultés.

Parce que pour déterminer la valeur d’une grande équipe, c’est dans un mouvement collectif, à travers trois ou quatre actions. Mais, cela n’existe pas. Il y a aussi le manque de volonté offensive, plus les fautes défensives, cela montre qu’il y a réellement des problèmes pour une identité de jeu.

Est-ce qu’à moins de 10 mois de la Can, cela n’est pas inquiétant ?

Il y a un peu de temps, c’est vrai que, c’est très juste. Mais, il y a des possibilités d’ajuster. Le temps est là, et c’est facile de le confirmer. Et quand on le confirme, on a la possibilité de mettre en place quelque chose qui peut amener une belle identité. Je pense que s’il corrige ces impairs, s’il essaie de trouver chaque fois la possibilité d’avoir la même formule, il aura la meilleure définition tactique.

Je pense que sur ce plan-là, il a également des problèmes : est-ce qu’il faut jouer avec un 4-4-2, un 4-3-3 ou un 4-2-3-1 ? C’est des problèmes par rapport à l’utilisation individuelle des joueurs. C’est vrai que le temps est très court, mais s’il se raisonne par rapport à toutes ces difficultés, il peut arriver, à travers cette compétition (éliminatoires de la Coupe d’Afrique) – le Sénégal est presque certain de se qualifier à la Can Il faut juste se corriger.
Ça peut l’aider à avoir une belle équipe du Sénégal par rapport à son objectif de gagner cette Can, comme le lui a assigné la Fédération sénégalaise de football (FSF). Mais dans ce contexte précis, aujourd’hui, on n’a pas les moyens de gagner la Can.

Certains observateurs pointent également les changements…

Ça fait partie des grandes faiblesses de l’équipe parce qu’on a constaté, sur le plan du coaching, qu’il y a du tâtonnement. On a l’impression qu’il y a toujours des changements prédestinés : c’est-à-dire, il y a des matches, il faut que celui-là rentre sans tenir compte des difficultés individuelles et collectives de l’équipe.

Cela explique nettement qu’il y a des difficultés sur les changements. Là où il faut faire des changements offensifs, il fait des changements défensifs ; et quand il faut opérer des changements défensifs, il fait le contraire. C’est un constat qui est réel.

Enquête Plus

Rama Yade ne cherche pas à se faire sponsoriser par les Palais africains

Rama Yade reçue en audience par Macky Sall ce mardi au Palais de la République

 Le site Confidentiel.com avait écrit dernièrement que « L’ex secrétaire d’état aux Droits de l’Homme sous Nicolas Sarkozy, Rama Yade entame ce jeudi 22 septembre une tournée ouest-africaine qui la mènera respectivement à Dakar et Abidjan.
Derrière cette opération de séduction politique de la présidente du mouvement  » La France qui ose », se cachent des intentions de sponsoring financier pour renflouer la tirelire de campagne présidentielle prochain ». Ce que réfute le cabinet de Rama Yade qui a démenti cette information. Voici  in extenso sa mise au point à Confidentielafrique.
«La lecture de cet article, n’a pas manqué de me surprendre, en effet, de vous informer que les comptes de campagne d’un candidat à l’élection présidentielle française sont contrôlés par la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques (cnccfp).
L’article L. 52-8 du code électoral français, dispose : « les dons consentis par une personne physique dûment identifiée pour le financement de la campagne d’un ou plusieurs candidats lors des mêmes élections ne peuvent excéder 4 600 euros.
Les personnes morales, à l’exception des partis ou groupements politiques, ne peuvent participer au financement de la campagne électorale d’un candidat, ni en lui consentant des dons sous quelque forme que ce soit, ni en lui fournissant des biens, services ou autres avantages directs ou indirects à des prix inférieurs à ceux qui sont habituellement pratiqués. Tout don de plus de 150 euros consenti à un candidat en vue de sa campagne doit être versé par chèque virement, prélèvement automatique, ou carte bancaire.
Le montant global des dons en espèces faits au candidat ne peut excéder 20 p. 100 du montant des dépenses autorisées lorsque ce montant est égal ou supérieur à 15 000 euros en application de l’article L. 52-11.
Aucun candidat ne peut recevoir, directement ou indirectement, pour quelque dépense que ce soit, des contributions ou aides matérielles d’un État étranger ou d’une personne morale de droit étranger. » De fait, Rama YADE ne peut aller à l’étranger ou rencontrer des états pour renflouer ses comptes de campagnes.»
leral

Oumar Sarr : « Sonko n’a eu que ce qu’il a cherché »

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Oumar Sarr de Rewmi

La radiation de l’inspecteur Ousmane Sonko, l’élection du Haut Conseil des collectivités territoriales, le débat sur la nationalité, Oumar Sarr, ex membre de Rewmi, fait le point sur l’actualité. Entretien

« C’est triste mais Sonko l’a cherché »

« J’éprouve beaucoup de peine à constater la radiation d’un fonctionnaire. Peut-être que c’est la fibre de fonctionnaire que j’ai en moi qui fait que je suis peiné, mais j’avoue franchement que j’ai l’impression que l’inspecteur des impôts, Ousmane Sonko, a effectivement atteint ses objectifs, c’est à dire de se faire radier. Parce qu’il n’ignore certainement pas que son statut de fonctionnaire l’astreint à se conformer aux textes qui régissent sa profession.

Ce texte en son article 14 si mes souvenirs sont exacts, lui demande de ne pas divulguer des secrets professionnels. Et puisque Sonko certainement privilégie le terrain politique plus que le terrain professionnel, on peut dire qu’il a effectivement atteint son objectif. Certains critiquent l’État pour avoir pris cette décision, mais un État se doit de faire respecter les textes qui régissent le quotidien des Sénégalais. C’est triste mais la vérité est que Sonko n’a eu que ce qu’il a cherché ».

  « Il faut clore le débat sur la nationalité »

« Je l’ai dit au ministre de l’Intérieur lors de son passage à l’Assemblée nationale de ne pas s’émouvoir de voir ce débat agité par des gens qui sont en manque de sujets. Ce texte qui régit les candidatures à la présidentielle est très clair et ne date pas d’aujourd’hui. Cette question a été tranchée avant nous. On ne peut être candidat si on n’est pas de nationalité sénégalaise de façon exclusive. Ce sont ceux-là qui agitent le débat qui cherchent à faire peur aux sénégalais. Il faut clore le débat. Celui ou celle qui veut être président n’a qu’à se conformer ».

« Pourquoi le Haut conseil est nécessaire »

 » Ceux qui s’interrogent sur la pertinence du Haut Conseil n’ont certainement jamais été au cœur du processeur décentralisation. Moi, qui ai eu la chance, le privilège et l’honneur d’être à la tête de la région de Diourbel, je sais ce que vaut la décentralisation et l’importance que revêt un conseiller pour sa localité. Il m’est arrivé une fois de demander que faisait-on avant le pouvoir décentralisé? C’est comme si on se demandait comment on faisait avant l’arrivée du téléphone portable ? Le Haut Conseil est très utile parce qu’il permet à l’État du Sénégal d’avoir une vision davantage plus claire venant des gens qui vivent les réalités profondes du pays pour en rendre compte, et ainsi donner des conseils et des orientations dans la politique de décentralisation. Nous applaudissons des deux mains et nous tenterons de faire en sorte que tous les conseillers de notre parti aillent aux urnes pour élire nos représentant

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