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Souleymane Téliko : «La justice doit se construire dans le dialogue et la concertation»

 A l’instar du président Macky Sall, les magistrats sont prêts à discuter sur la présence du chef de l’Etat et du ministre de la Justice au sein du Conseil supérieur de la magistrature.
«Je suis ouvert à toutes les propositions sur la modernisation de la justice et sur l’indépendance de la magistrature y compris sur la question du conseil supérieur de la magistrature. Il n’y a pas de tabou pourvu que la réflexion soit inclusive et qu’elle profite à la justice. Je suis prêt à aller le plus loin possible pour la modernisation de notre justice ».
Ainsi réagissait le président de la République Macky Sall lors de l’audience solennelle de rentrée des cours et tribunaux 2017-2018. Une réaction qui semblait être destinée à l’union des magistrats du Sénégal (UMS) qui, lors de son colloque organisé sur l’indépendance de la Justice, avait formulé le départ du président de de la République et du ministre de la Justice.
Le président de l’Ums est encore monté au créneau pour apporter une réponse à la réaction du chef de l’Etat. « La balle est dans le camp des autorités. Nous sommes prêts. Notre crédo c’est le dialogue. La justice doit se construire dans le dialogue et la concertation », a déclaré le juge Souleymane Téliko en marge d’une visite effectuée, hier, à la Maison d’arrêt de Rebeuss pour distribuer des matelas et des ventilos aux détenus.
A l’en croire, les propositions issues du colloque ont été faites par l’UMS avant d’être validées par d’autres acteurs de la justice notamment les professeurs d’université, les avocats entre autres.
« Notre devoir, c’était de faire des propositions sur cette question. nous avons tenu notre colloque, nous avons identifié nos difficultés. Nous avons fait des propositions concrètes qui, de notre point de vue, sont de nature à renforcer l’indépendance de la justice. Nous avons déposé les actes de colloque sur la table du ministre. Maintenant nous attendons », a-t-il indiqué.

Aliou Cissé: « Seul un fils du pays peut construire son pays »

Cissé 28-05 A

Le Sénégal a enfin réussi à atteindre les quarts après plusieurs échecs consécutifs, êtes-vous soulagés d’y être parvenu ?

« Oui c’est un soulagement car cela fait quand même un bon bout de temps que le Sénégal n’avait pas atteint ce cap-là. La dernière fois c’était en 2006. Les générations se sont suivies mais cela a été compliqué effectivement. Notre objectif N.1, c’était de sortir de ce poule. Les garçons l’ont fait ».

Première équipe qualifiée au second tour, meilleure nation africaine au classement Fifa: vous êtes considérés maintenant comme le grand favori. Comment vivez-vous cela ?

« C’est un statut qu’on nous a donné déjà avant la compétition. Le Sénégal vient de sortir de pratiquement 10 ans sans qualifications au 2ème tour. Comment peut-on être favori d’une compétition où il y a la Côte d’Ivoire, tenant du titre, le Ghana, dernier finaliste, le Maroc, qui a une très belle équipe, sans compter la RD Congo qui a le potentiel pour faire de très belles choses ? Maintenant, nous allons aborder ce troisième match contre l’Algérie (lundi, 20h00). Et après, aborder sereinement ces quarts de finale. Mais il y a seize équipes dans cette compétition et je pense que ces seize équipes sont favorites ».

Quels sont les ingrédients de la réussite actuelle ? Qu’est-ce qu’a changé la méthode Aliou Cissé ?

« Un journaliste m’a dit récemment que les joueurs disaient que ‘l’état d’esprit avait changé, c’est pour cela que les choses marchent’. Je me suis empressé de lui répondre que donc nos joueurs avouent que l’état d’esprit n’était pas bon au début.

C’est vrai qu’il y a une façon de travailler, un comportement que j’exige et aussi la connaissance que nous avons du football africain qui nous aide. De savoir tout simplement qu’être un bon joueur ne suffira pas à un moment donné pour exister en Afrique.

Il faut d’autres valeurs, que cela soient le courage, l’abnégation, l’humilité, la générosité, la combativité, la solidarité. Et ce sont tous ces ingrédients là qu’on essaye de réunir pour que l’équipe puisse aller de l’avant».

En quoi est-ce important qu’un ancien international et capitaine comme vous reprenne le flambeau en tant que sélectionneur?

« Pour les anciens internationaux, il y a deux choix: il y a le choix de mourir avec sa connaissance ou le choix de venir transmettre à ses petits frères ce que nous nous avons vécu.

J’ai choisi ça. Le Sénégal m’en a donné l’opportunité. Je suis heureux de le faire. Un proverbe dit chez nous que ‘Seul un fils du pays peut construire son propre pays’. Et ça je le crois. Je crois qu’un fils d’un autre pays ne viendra jamais construire le pays d’un autre. Nous faisons parti des fils de ce pays.

Nous aimons notre pays et si nous voulons à un moment donné, contribuer à aider ce pays à se développer, je ne peux pas le faire dans d’autres secteurs, je ne peux le faire que dans ce domaine que je connais: le football. Et je n’ai pas hésité une seule fois pour ça. »

Quel est le souvenir qu’il vous reste de la finale perdue lors de la CAN-2002 ?

« Un gout inachevé. Une impression de travail pas fini, pas accompli. C’est vrai que chaque jour, on s’adresse aux joueurs pour leur dire: « Ne faites pas l’erreur que nous nous avons faite.

Quand vous avez la possibilité d’écrire l’histoire, c’est maintenant, ce n’est pas demain ». En 2002, on avait tous 25, 26 ans et on se disait: « il n’y a pas de problèmes, en 2004 on va la gagner. A l’arrivée, on ne l’a toujours pas gagnée. C’est un regret. »

Que pensez-vous de Sadio Mané, auteur déjà de deux buts ? Jusqu’où peut-il aller ?

« Ce n’est pas un produit fini. J’aime bien ce mot. C’est un garçon brut. Il ne faut pas oublier qu’il est encore jeune (24 ans). Je vois que d’année en année, il progresse. Le fait d’être à Liverpool va (faire) encore augmenter marge de progression.

Je pense que tout cela peut être bénéfique pour nous pour notre sélection. Mais aujourd’hui, je pense qu’il est encore un peu fragile, un peu tendre pour porter l’équipe nationale comme tout le monde le dit».

Pour Mark Zukerberg, c’est l’Afrique qui construira le monde de demain


Pour Mark Zukerberg, c’est l’Afrique qui construira le monde de demain
 A l’occasion de sa visite au Nigéria puis au Kenya, le fondateur du réseau social américain Facebook Mark Zukerberg a une fois de plus exprimé sa conviction que l’avenir du monde en général et du monde des Technologies de l’information et de la communication se trouve en Afrique. Sur son compte Facebook, Mark Zukerburg s’est dit surpris par la percée du mobile money sur le continent et particulièrement au Kenya qu’il a visité et qui domine le marché africain du paiement mobile. Il s’est également dit impressionné par les travaux des développeurs locaux pour transformer leur environnement.
« L’avenir se construira en Afrique. C’est inspirant de voir comment les ingénieurs s’activent ici pour bâtir des entreprises à l’aide de l’argent mobile et aider leurs communautés. Ce qui est frappant c’est l’énergie entrepreneuriale. Je pense que lorsque vous essayez de construire quelque chose, ce qui importe le plus c’est votre détermination à réussir. C’est en Afrique que l’avenir va être construit », a déclaré Mark Zukerberg, au sortir de sa visite de l’iHub de Naïrobi, le plus célèbre des Centres d’innovation de l’Afrique.
Notons que Mark Zukerberg a depuis quelques années misées sur le développement de son entreprise sur le continent. Tout récemment, il a lancé Facebook en langue Haoussa, avec pour objectif de cibler particulièrement cette communauté africaine.
Dans la même veine, avec son projet baptisé « Internet.org », il entend vulgariser l’accès à Internet sur le continent, en rendant gratuitement accessible une version basique d’Internet.