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Pour cacher ses magouilles Bohn offre plus de 187 millions de frs offerts à la presse nationale et internationale.

Alors qu’Air Sénégal Sa dispose d’une cellule de communication, Philippe Bohn, dès sa prise de fonction en octobre 2017, confie toute la communication de la compagnie au cabinet ALBG dirigé par une certaine Bineta Erika Guèye sortie de nulle part. Cette dernière est la sœur de Eric Iba Guèye directeur Réseau et Expérience client de Sénégal Sa. Entre Philippe Bohn et Erika, un contrat aux allures d’une véritable arnaque est signé. ALBG, certainement pour cacher son forfait, signe d’intéressants contrats à plusieurs organes de la place dont le plus petit montant tourne autour de 8 millions de frs, mais aussi à des organes à l’étranger comme Jeune Afrique, le Figaro. Rien que pour la presse nationale, Ndeye Bineta Erika Guèye et Philippe Bohn ont offert plus de 187 millions de frs. Dans la liste des organes bénéficiaires et des montants qui leur sont octroyés — que le personnel a réussi à se procurer et dont nous détenons une copie — on ne trouvera évidemment pas « le Témoin » encore moins le site dakarmatin qui dans sa chronique du 27 juin 2018 avait tiré la sonnette d’alarme.

La première tranche d’un versement étalé sur 3 paiements sur le montant de plus de 187 millions de francs (40 % à la réception de la facture, 40 % le 1er septembre 2018, et 20 % le 1er décembre 2018) cette première tranche a été décaissée le 18 juillet 2018 pour certaines entreprises de presse. Il s’agissait d’un montant de près de 76 millions de frs sur un chèque de la BNDE. Jeune Afrique obtiendra un ordre de publicité en date du 31 janvier 2019 de 5100 Euros, puis le Figaro une pub de 10.000 Euros. Jusqu’ici rien de grave. Comment une entreprise ALBG Communication Afrique créée le 07 février 2017 à Dakar a-t-elle pu gagner aussi rapidement un tel marché de communication ? Mais à la lumière du contrat nébuleux signé entre Philippe Bohn et Ndèye

Bineta Guèye, l’on comprend que c’est une association de malfaiteurs qui s’était organisée pour pomper l’argent du contribuable sénégalais. Le contrat entré en vigueur le 02 novembre 2017 stipulait que ALBG devait gérer la communication, le marketing et la publicité d’Air Séné- gal Sa. Le cabinet devait obtenir des honoraires variables (commissions de 7 % sur la production HT et de 9% de commission pour le développement de la stratégie et les achats médias HT). Mais en outre, il est stipulé que les honoraires du Prestataire sont composés d’une partie forfaitaire mensuelle dénommée « retainer » de 6 millions de frs. C’est au niveau du système de paiement des honoraires que se situe l’arnaque. « Albg touche des paiements mensuels sur des conseils. Par exemple, elle dit à Air Sénégal de faire des sacs publicitaires, elle passe commande des sacs publicitaires pour Air Sénégal, Air Sénégal fait le paiement des 50 % d’avance et Albg gagne 9 % de commission du montant de la commande en plus de la marge sur la facture que lui verse le fournisseur » explique notre source. Cette dernière ajoute « une autre bizarrerie à l’heure de la création d’emplois, ALBG facture à Air Sénégal un community manager et un responsable relations publiques. Ce qui fait que le Sénégal se prive de ces emplois que pouvaient occuper de jeunes sénégalais. Et le plus cocasse c’est que ALBG non seulement fait travailler son agence au Canada en confiant le travail de community manager à un Canadien mais elle fait facturer des prestations à ALBG Sénégal par ALBG Canada. Ce qui fait que l’argent est rapatrié au Canada et, du coup, le Sénégal perd doublement ». La plainte annoncée par la compagnie sur de supposés sabotages sur son module de réservation de billetterie fait rire notre source. A l’en croire, si le système est perturbé, c’est parce qu’il n’est pas sécurisé. La faute, ce fut d’avoir confié un tel dispositif à ALBG qui n’a aucune qualification pour développer un tel système.

Corruption : le Sénégal dans la zone rouge

Le Forum civil a publié, ce mardi, le rapport annuel de Transparency International sur l’Indice de perception de la corruption (Ipc). Comme en 2016, le Sénégal est toujours sur la ligne rouge, avec 45 points sur 100. « Le Sénégal a cessé de progresser.

Il conserve son score de 45 sur 100, mais il reste dans la zone rouge, c’est-à-dire en dessous de la moyenne mondiale qui est de 50/100 », a révélé le coordonnateur du Forum civil, Birahim Seck.

Corruption : le Sénégal dans la zone rouge
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« Dans l’Ipc, l’élément substantiel qu’il faut considérer c’est plus le score que le classement. Ce dernier varie en fonction du nombre de pays concernés. C’est pourquoi le Sénégal doit encore faire beaucoup d’efforts pour sortir de la zone rouge, c’est-à-dire dépasser le score de 50/100″, explique-t-il. Pourquoi le Sénégal stagne

D’après lui, la stagnation du Sénégal dans la zone rouge, après une période de progression, est due à un affaiblissement de la volonté politique de lutter contre la corruption qui se manifeste par ‘’la non-transmission de dossiers des organes de contrôle que le président dit mettre sous le coude ;

les réformes juridiques opérées qui ne vont pas dans le sens du renforcement de l’indépendance des juges ; les prolongations injustifiées de mandats ou d’activités au niveau des instances de régulation ;

l’arrêt inexplicable et inexpliqué de la politique de traque des biens mal acquis, forte demande sociale de redevabilité », liste le forum civil. Le coordonnateur du Forum civil ajoute : « Elle s’explique aussi par le refus incompréhensible de l’Inspection générale d’Etat (Ige) et de la Cour des comptes de publier des rapports d’audits et de redditions des comptes ;

la tiédeur de l’intervention de l’Ofnac et de l’Armp dans l’amélioration de la gouvernance ; la quasi absence du ministère en charge de la bonne gouvernance du champ de la lutte contre la corruption ; l’inexistence de commissions d’enquête parlementaire ou de traitement judiciaire de nombreux cas de mal gouvernance soulevés au Sénégal : affaires Bictogo, Petrotim ltd, Prodac, la gestion du Fonds de promotion féminine.’’

Toutefois, le Forum civil précise que le Sénégal occupe la 8e place au niveau africain, avec 45 points, loin derrière les Seychelles qui a arraché la première place avec 66 points.

Au plan africain (en dehors des pays maghrébins), le rapport a également renseigné que tous les pays de l’Uemoa sont dans la zone rouge. Aucun pays membre n’a obtenu la moyenne de 50/100. Et le Sénégal vient en tête

Une nouvelle affaire de corruption pour Lamine Diack

Lamine Diack a été placé sous le statut de témoin assisté pour l’affaire des soupçons de corruption autour de l’attribution des Jeux olympiques de 2020 à Tokyo. Libération, qui donne l’information, précise que l’ancien président de l’Iaaf, et son fils Massata Diack sont accusés par la justice française d’avoir touché des fonds pour influencer le vote en faveur de la capitale japonaise.

Le journal souligne que c’est la quatrième affaire suspendue au-dessus de la tête de Lamine Diack. Depuis trois ans, il est mis en examen pour corruption présumée et interdit de sortie du territoire français. Récemment, en France, il a été inculpé pour abus de confiance sur des droits de sponsoring perçus par l’Iaaf. Et au Brésil, il est poursuivi, en même temps que Massata Diack, dans l’affaire de corruption concernant l’attribution des Jo de 2016 à Rio.

Gouvernance de Macky Sall: De la corruption à ciel ouvert au népotisme exacerbé (Par Seybani SOUGOU )

« La loi est la loi. Et nul n’est au-dessus des lois. Pas même le président » Barack OBAMA
Dans un discours historique au peuple africain, tenu le 28 juillet 2015 à Addis ABEBA, Barack Obama fustigeait le cancer de la corruption qui ponctionne des milliards de dollars à des pays dont les économies sont structurellement faibles. Surtout, l’ex Président américain pointait les déviances de certains dirigeants africains qui changent les règles du jeu pour rester au pouvoir, au risque d’engendrer instabilité et conflits.

Une vidéo récente, largement relayée par les médias et les réseaux sociaux, illustre parfaitement, l’un des traits de la gouvernance de Macky SALL : la corruption à ciel ouvert. En plein jour, un élu local (Maire de Touba) corrompt publiquement des chefs de quartier à qui il promet 50 000 F CFA pour chaque fiche de parrainage recueillie. Nous sommes au Sénégal, l’un des pays les plus pauvres de la planète. Les partenaires économiques du Sénégal apprécieront ces images d’un Maire pris en flagrant délit de corruption active, et qui, à ce jour, vaque tranquillement à ses occupations. Le coup d’envoi de telles pratiques nauséabondes a été donné par le Président de la République himself, qui, depuis sa tour de contrôle, a transformé le palais présidentiel en un supermarché de la corruption.

350 millions de Fcfa demandés à Macky : Révélations sur un responsable Pds ! (vidéo)Sélectionné pour vous :
« 350 millions de Fcfa demandés à Macky » : Révélations sur un responsable Pds ! (vidéo)

A l’approche de l’échéance présidentielle, des dizaines de mouvements de soutien, et des de partisans de l’APR affluent au palais, comme dans une foire au bétail où « chacun affiche son prix », ressortent avec des millions de F CFA et inondent le pays avec de l’argent SALE. Pendant ce temps, le Procureur de la République fait le mort. Celui qui a diligenté une enquête ayant conduit à l’arrestation de Bamba Fall et de plusieurs militants socialistes sur la base d’images (vidéo) suite au saccage du siège du parti socialiste est invisible.

Alors que la famine guette dans plusieurs localités (750 000 sénégalais risquent de mourir de famille selon une alerte du Programme alimentaire mondial), que des dizaines de milliers de sénégalais sont tenaillés par la soif, que de simples ruissellements de pluies transforment la ville de Dakar en une mare, que des milliers de jeunes désespérés prennent le chemin de l’exil au péril de leur vie, que le système éducatif est au bord de l’implosion ; Macky SALL verse dans le laxisme, l’insouciance, la gabegie, et la prévarication. Sans coup férir.

Avec la nomination de son frère, Aliou SALL comme Directeur Général de la Caisse des dépôts et Consignations, il parachève son magistère par un népotisme abject. Une lecture attentive de la Loi n° 2017-32 du 15 juillet 2017 fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de la « Caisse des Dépôts et Consignations » permet de savoir qu’il s’agit d’une loi taillée sur mesure pour le frère du Président de la République.

L’introduction de l’immunité d’exécution (cf article 17), au simple motif de l’exercice d’une mission d’intérêt général, relève d’un détournement du principe d’intérêt général qui en l’espèce, est applicable à de nombreuses entités publiques qui ne bénéficient pas d’une telle immunité (agences ou organismes personnes morales de droit public dont l’activité est financée majoritairement par l’État ou une collectivité locale dans le cadre d’activités d’intérêt général). Par ailleurs, l’article 25, constitue une entorse majeure au principe de transparence et de bonne gouvernance car il dispose que « Les membres de la Commission de Surveillance sont, astreints à l’obligation de discrétion pour les informations, faits et actes dont ils ont connaissance dans l’exercice de leurs fonctions ».

En cas de manquements graves ou de malversations financières dans le fonctionnement de la CDC, les membres de ladite Commission de surveillance ne pourraient porter ces informations à la connaissance du public. Pour comprendre la dangerosité du libellé de l’article 25, il faut se référer à l’article 40 qui précise que « Les conditions dans lesquelles le contrôle de la Cour des comptes s’exerce sur les opérations de la Caisse des Dépôts et Consignations sont fixées par décret ». Autrement dit, c’est Macky SALL qui détermine les conditions dans lesquelles son frère Aliou SALL doit être contrôlé. Un mélange des genres. Du jamais vu dans une République !

Résumons les articles 25 et 40 de la Loi n° 2017-32 du 15 juillet 2017 (double verrouillage) :
1. Les membres de la Commission de surveillance sont astreints à l’obligation de discrétion,
2. C’est Macky Sall qui précise les conditions dans lesquelles son frère Aliou Sall est contrôlé.
Mais le mieux est à venir avec l’article 34 de la CDC qui soustrait frauduleusement Aliou Sall des dispositions du code des marchés publics (Décret 2014-1212 du 22 septembre 2014 portant code des marchés publics). En effet, l’article 34 de la CDC dispose que « Les règles de passation des marchés de la Caisse des Dépôts et Consignations sont fixées dans un manuel de procédures qui détermine les règles applicables aux marchés conclus. Le manuel de procédures et tout amendement y afférent ne sont applicables qu’après approbation de la Commission de surveillance ».

Les dispositions contenues dans l’article 34 relèvent d’un scandale absolu et suscitent l’effroi : c’est la Caisse des dépôts et Consignations qui détermine elle-même les règles de passation de ses marchés, via un manuel de procédure qu’elle valide. Or l’article 2 du Décret 2014-1212 du 22 septembre 2014 portant code des marchés publics ne laisse place à aucune forme d’ambigüité :
Article 2 : Les dispositions du présent décret s’appliquent aux marchés conclus par les Autorités contractantes suivantes :

a) L’État, y compris ses services déconcentrés et les organismes non dotés de la personnalité morale placés sous son autorité
b) Les collectivités locales, y compris leurs services déconcentrés et les organismes non dotés de la personnalité morale, placés sous leur autorité ainsi que les groupements mixtes et les établissements publics locaux,
c) Les établissements publics,
d) Les agences ou organismes personnes morales de droit public ou privé autres que les établissements publics sociétés nationales ou sociétés anonymes à participation publique majoritaire dont l’activité est financée majoritairement par l’État ou une collectivité locale et le cadre d’activités d’intérêt général…

Il est donc clairement établi que la CDC est soumise au Décret 2014-1212 du 22 septembre 2014 portant code des marchés publics, et n’entre pas dans le champ des dérogations prévues à l’article 3 dudit code. En réalité, l’article 34 de la CDC constitue une véritable prime à l’impunité pour le frère du Président qui draine des milliards de F CFA, qu’il peut utiliser comme bon lui semble, dans le cadre de marchés qui n’obéissent à aucune règle (sauf celles fixées par la CDC dont il est le Directeur), et sans aucune possibilité de rendre compte (ni à la Direction Centrale des Marchés Publics, ni à L’Autorité de Régulation des Marchés Publics).

Au Sénégal, il y a le code des marchés publics qui est la règle de droit commun et le Manuel des procédures pour Aliou SALL (le frère du Président). Il convient de signaler que le Manuel des procédures n’est rien d’autre qu’un document intitulé « Guide des procédures », comme il en existe dans la quasi-totalité des entreprises ou des entités publiques. Un tel document n’a aucune valeur juridique, car il se borne à faire des recommandations pour la bonne marche de la structure (sous forme d’instructions).

Alors qu’il passe le plus clair de son temps à emprisonner des opposants sénégalais dont le seul tort est de s’opposer à sa politique et d’afficher une ambition légitime de briguer le suffrage des citoyens sénégalais, Macky SALL modifie la loi fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de la « Caisse des Dépôts » et Consignations dans l’unique but de protéger son frère Aliou SALL des foudres de la Justice. En lui conférant une immunité totale (d’une part, Macky Sall détermine les modalités de contrôle de son frère via un décret (non publié), et d’autre part, il est destinataire de tout rapport concernant la gestion de ce dernier).

Par ailleurs, le fait que le montant de la caution aux présidentielles de 2019 soit versé au frère du Président de la République démontre que le Sénégal est une vraie République bananière (les SALL sont juges et partie) !
Entre la corruption à ciel ouvert (le Maire de Touba), le pillage des deniers publics (affaire PRODAC), et le népotisme (nomination de son frère à la tête de la CDC), Macky SALL a étalé toute une gamme de pratiques aux antipodes d’une gouvernance sobre et vertueuse. Il ne fait aucun doute que pour le clan « SALL », l’univers des malversations est quasi « infini ».

Seybani SOUGOU – E-mail : sougouparis@yahoo.fr

Corruption : La confrontation Lamine Diack/Sebastian Coe reportée

CORRUPTION : La confrontation Lamine Diack/Sebastian Coe reportée
La rencontre était prévue vendredi 25 mai. Elle a été reportée. Lamine Diack, l’ancien président de l’IAAF, accusé de corruption et de blanchiment par la justice française dans le cadre du scandale de dopage dans l’athlétisme russe, devait être confronté à son successeur, Sebastian Coe, dans le bureau du juge Renaud Van Ruymbeke au palais de justice de Paris.
Une rencontre organisée à la demande du Sénégalais. Mais elle a été annulée, officiellement à la demande de ce dernier pour «raisons médicales». Aucune nouvelle date n’a été précisée.

Me Adama Guèye : Le pays a connu une mal gouvernance et une corruption jamais atteintes

En tournée politique dans le sud du pays, Mame Adama Guèye veut convaincre les populations de la pertinence de sa candidature à la présidentielle de 2019. Pour construire un Sénégal nouveau comme l’ambitionne le nom de son mouvement «Sénégal bou bess», il mise sur la lutte contre la corruption et met en cause le pouvoir qu’il accuse de surfacturation.

«Le pays a connu une mal gouvernance et une corruption jamais atteintes auparavant», indique-t-il dans le quotidien Lobservateur. «Le président Sall, ajoute-t-il, ne croit pas à la lutte contre la corruption. Depuis qu’il est à la tête de ce pays, la lutte contre la corruption n’a pas évolué d’un iota. Macky Sall n’est pas un adepte de la bonne gouvernance. La preuve, on nous a dit qu’on a commandé 1000 tracteurs à 32 milliards de francs Cfa.

Les recherches ont permis de constater que chaque tracteur ne coûte que cinq millions six cent mille francs. Le prix a été multiplié par six, voire sept. Voilà des actes de mal gouvernance caractérisée», dénonce Mame Adama Guèye dans Lobservateur. «Nous étions mobilisés contre la mal gouvernance sous Abdoulaye Wade, mais aujourd’hui, on se rend compte que cette mal gouvernance est restée chronique dans notre pays», déplore -t-il encore.

Soupçons de corruption en Afrique : La garde à vue de Vincent Bolloré prolongée

L’homme d’affaires Vincent Bolloré a été placé en garde à vue mardi 24 avril pour des soupçons de corruption autour de l’attribution de concessions portuaires en Afrique de l’Ouest, a révélé Le Monde hier.

Toutefois, selon une source judiciaire, la garde à vue du milliardaire breton, également premier actionnaire de Vivendi, est prolongée.

Il est entendu dans les locaux de la police judiciaire à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, « dans le cadre d’une information judiciaire ouverte notamment pour ‘corruption d’agents publics étrangers’ et portant sur les conditions d’obtention en 2010 de deux des 16 terminaux à conteneurs opérés par le groupe Bolloré sur le continent africain, l’un à Lomé, au Togo, l’autre à Conakry, en Guinée ».

Nouvelle affaire de corruption pour Papa Massata Diack

Revoilà Papa Massata Diack. Déjà mis en examen – notamment – pour corruption liée à l’attribution des Jeux olympiques d’été 2016 à Rio de Janeiro, le fils de l’ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) est accusé d’avoir promis d’obtenir des voix des membres du Comité international olympique (CIO) en faveur de la candidature coréenne de Pyeongchang aux JO d’hiver 2018, au détriment de Munich et d’Annecy.

La chaîne de télévision sud-coréenne SBS (Seoul Broadcasting System) affirme, mardi 10 avril, avoir obtenu copie de 137 courriels, certains entre des responsables de Samsung et le sulfureux « PMD », ancien consultant marketing de l’IAAF, également visé par un mandat d’arrêt international dans le dossier de corruption autour de l’IAAF.

Déjà mis en cause pour des achats de voix, afin de garantir à Rio l’attribution des JO d’été 2016, et soupçonné d’avoir agi de même lors de l’attribution des JO d’été 2020 à Tokyo – comme le révélait Le Monde à l’automne –, Papa Massata Diack liste 27 membres du CIO susceptibles de voter pour la candidature coréenne en échange d’argent et de contrats de parrainage avec le géant électronique Samsung, affirme SBS, qui cite l’enquête de la justice sud-coréenne.

Dans l’un de ces courriels « strictement confidentiel » et daté de 2010, le fils de Lamine Diack réclame 12 millions de dollars (9,7 millions d’euros), notamment sous la forme d’un contrat de sponsoring pour la Ligue de diamant, organisée par l’IAAF. Il réclclamegalement 1,5 million de dollars pour contribuer à la campagne politique de son père et la même somme afin de mener des opérations de lobbying en faveur de Pyeongchang, six mois avant le vote.

Ecartée à deux reprises pour l’organisation des JO 2010 et 2014, Pyeongchang avait obtenu, le 6 juillet 2011, l’organisation des JO 2018 ; s’imposant dès le premier tour du scrutin devant Munich – dont la candidature était menée par Thomas Bach, élu à la tête du CIO en 2013 – et Annecy. « Samsung n’a jamais mené aucune activité illégale de lobbying afin d’obtenir la victoire de Pyeongchang », a réagi Samsung, mardi, dans un communiqué. Faisant partie des principaux sponsors du CIO, la marque coréenne est obligée, selon les règles olympiques, de rester neutre, même en cas de candidature sud-coréenne.

La justice du pays du Matin calme a obtenu ces courriels dans le cadre de son enquête sur l’ancienne présidente conservatrice du pays, Park Geun-hye, destituée en décembre 2016 et récemment condamnée à vingt-quatre ans de prison pour corruption, abus de pouvoir et fuite de documents officiels, dans l’affaire dite « Choi-gate ». Membre du CIO jusqu’à l’an passé, l’ancien patron de Samsung, Lee Kunhee a, lui, été condamné en 2008 pour évasion fiscale, avant de retrouver son poste et de participer à la candidature de Pyoengchang. Le CIO a annoncé que les informations concernant Lamine Diack « seront ajoutées à son dossier ouvert par la commission d’éthique », rappelant être « partie civile » dans l’enquête ouverte par la justice française à l’encontre du Sénégalais « qui a perdu son statut de membre honoraire en 2015 ».

Indice de perception de la corruption (Ipc) : Le Sénégal toujours « corrompu »

L’Ong Transparency international a publié hier, son rapport 2017 sur l’Indice de perception de la corruption (Ipc). L’étude attribue au Sénégal le même score qu’en 2016 : 45 sur 100.

Le pays reste donc dans la zone rouge qui concentre les pays n’atteignant pas 50 points. Au classement, le Sénégal est 66e au niveau mondial et 8e au plan africain.

L’enquête de la section sénégalaise de Transparency international concerne 180 pays, selon le journal « Les Echos ». Elle fixe la moyenne mondiale à 43,07 points et celle africaine à 32,02 points.
Le classement est dominé par la Nouvelle Zélande (89 points/100). En Afrique, le pays le moins corrompu, selon l’étude, est le Botswana (61/100).

Le Président de la Fifa Gianni Infantino en croisade contre la corruption

Tolérance zéro pour la corruption

Le président de la Fifa, Gianni Infantino, a réitéré dimanche, à la fin du Sommet extraordinaire de l’instance dirigeante du football mondial à Nouakchott (Mauritanie) sa volonté de lutter sans concession contre la corruption.
« Nous ne voulons aucunement ce qui s’est passé à la Fifa ces dernières années, c’est tolérance zéro pour la corruption, les matchs arrangés, la violence et le racisme dans la violence dans le football mondial », a déclaré le patron du football mondial en conférence de presse.

Aucun dirigeant ne peut plus s’enrichir en toute impunité avec l’argent du football, avait-il laissé entendre samedi lors d’une émission « Gianni Infantino parle à l’Afrique ».

« Nous n’allons plus jamais accepter que des gens s’enrichissent illicitement. Il faut que la Fifa soit honnête », a-t-il insisté, rappelant que l’argent n’est pas « un problème » mais doit servir au football.

« L’argent n’est pas un problème mais il servira à développer le football », a-t-il assuré, rappelant que depuis sa prise de fonction, les fonds alloués au programme Forward (les programmes de développement) ont été multipliés par quatre.

Beaucoup de dirigeants de la Fifa ont été éclaboussés par un scandale de corruption et certains d’entre eux ont toujours maille avec la justice internationale.

Dans cette opération de lutte contre la corruption, Sepp Blatter, ancien patron du football mondial et Michel Platini, ancien président de l’UEFA ont écopé d’une suspension de huit ans de toute activité liée au ballon rond par la commission d’éthique de la Fifa.

Cette peine a été ramenée à six ans par la commission des recours de la Fifa.

Corruption présumée : Le nom de Gadio retiré du dossier d’accusation

Corruption présumée : Le nom de Gadio retiré du dossier d’accusation

 Assigné à résidence aux Etats-Unis, Cheikh Tidiane Gadio semble rouler tout droit vers la liberté. À preuve, son nom a été retiré du dossier d’accusation alors que son co accusé Patrick Ho repasse devant le Tribunal ce 5 février 2018, selon plusieurs actes obtenus par Libération.
Libération s’est procuré le dossier 1:17-cr-00779-Kbf qui relate la procédure opposant les Etats-Unis à Patrick Ho et Cheikh Tidiane Gadio, poursuivis pour corruption présumée. La première surprise est que le nom de l’ancien ministre des Affaires étrangères a sauté du nouveau dossier d’accusation versé devant la Cour par le ministère public.
Est-ce le fruit de l’arrangement évoqué par le parquet le 8 janvier dernier lors de la première comparution de Patrick Ho devant le tribunal ? En effet, le Procureur avait admis avoir engagé des discussions avec Cheikh Tidiane Gadio pour trouver une solution, sans plus de détails. Et justement, l’ancien chef de la diplomatie sénégalaise avait déposé il y a de cela quelques jours une requête pour demander l’extinction des poursuites qui le visent. Le tribunal devait d’ailleurs donner sa réponse avant-hier.
Dans tous les cas, le retrait du nom de Cheikh Tidiane Gadio n’est pas une surprise puisque le ministère public a posé plusieurs actes tendant à faire croire que c’est Patrick Ho qu’il « veut ». À preuve, Gadio et Ho étaient visés dans la même plainte en date du 16 novembre 2017 déposée par l’agent du FBI, Thomas P. Mcnulty, et approuvée par le juge Kevin Fox. tous les deux ont été placés en détention sauf que le leader du MPCL/luy Jot Jotna a obtenu une libération sous caution le 28 novembre 2017.
Mieux, alors que l’ancien chef de la diplomatie sénégalaise a vu ses conditions d’assignation à résidence allégée, en plus de bénéficier d’au moins quatre autorisations de déplacements, les choses se compliquent pour M. Ho. La présumée machine en corruption de CEFC (China Energy Company,) a été formellement mise en examen et son procès a débuté le 8 janvier dernier.
Bien que plaidant non coupable, Patrick Ho a proposé de cautionner 10 millions de dollars – dix fois plus que Gadio – pour obtenir le même statut d’assigné à résidence mais la juge Katherine B. Forrest s’y est opposée en évoquant des risques de fuite. Le procès de Ho reprend ce 5 février alors que celui qui était présenté comme son co accusé n’a même pas été formellement inculpé. C’est dire…

■ 2018, l’Année africaine de la lutte contre la corruption

 

La corruption est un fléau qui coûte aux économies africaines, selon certaines études, 50 milliards de dollars par an. Il y a la « petite corruption » et surtout la « grande corruption » qui sévit au sein des élites dirigeantes africaines et dont l’ampleur a « des effets dévastateurs pour le développement économique, corrosifs pour la cohésion sociale et déstabilisateurs pour l’ordre politique », a déclaré le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat. C’est cette prise de conscience qui a conduit ce dernier à proposer dans son message du Nouvel An de faire de 2018 Année africaine de la lutte contre la corruption, avec pour mot d’ordre « gagner la lutte contre la corruption, un chemin durable vers la transformation de l’Afrique ».
Cette thématique sera formellement lancée pendant le sommet par les chefs d’Etat, qui souhaitent que l’UA fasse le point sur les progrès réalisés en matière de corruption depuis l’adoption en 2003, il y a quinze ans, de la Convention sur la prévention et la lutte contre la corruption (AUCPCC). Elle réfléchira aussi aux nouveaux outils qu’il conviendra de développer pour relever les défis de la corruption contemporaine.

Corruption : De gros scandales planent sur la tête de Adama Barrow

GAMBIE / CORRUPTION : De gros scandales planent sur la tête de Adama Barrow 

Quelqu’un qui risque de se brûler les doigts, c’est bien Adama Barrow. De fortes rumeurs de corruption planent sur son gouvernement et deux affaires risquent de lui tomber dessus dans les prochains jours. En effet, la Gambie a filé le marché de l’extension du Port à CRBC. Or, cette entreprise a été bannie des marchés de la Banque mondiale – qui aide la Gambie à se redresser – pour fraude.

La deuxième affaire est sûrement plus grave. le marché pour la production des passeports et cartes d’identité gambiens a été confiée de gré à gré à l’entreprise belge Semlex. Et voilà, le parquet Belge a ordonné des perquisitions qui visent le groupe suspecté d’avoir corrompu plusieurs dirigeants africains en échange de… marchés.
Dans les détails, le parquet fédéral belge a fait exécuter mercredi dernier des perquisitions au siège de la société Uccloise Semlex et au domicile de son Ceo, Albert Karaziwan. La société Semlex est mise en cause depuis avril 2017 pour la manière dont elle obtient des contrats de fourniture de systèmes d’identification et de documents d’identité biométriques en Afrique – et plus particulièrement en République Démocratique du Congo (RDC).
Le prix d’un passeport congolais s’élève à 185 dollars (175 euros), contre 65 euros pour un passeport biométrique en Belgique. Sur cette somme, 60 dollars sont reversés à une société détenue par une proche du président Joseph Kabila, Makie Makolo Wangoi, selon Reuters. L’entreprise Semlex elle-même garderait 60 dollars par passeport, seuls 65 dollars revenant aux autorités congolaises.

Soupàons de corruption à L’Aibd : Ce que la Justice allemande a découvert

La Justice allemande détient des éléments attestant que trois mois après la sélection du consortium Fraport AG / Contrac Flughafen Konzessions GmbH pour gérer et exploiter l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD), un jeu d’actionnariat à Luxembourg a permis de nouer un lien affairiste secret entre les adjudicataires du marché et… Bibo Bourgi, ami et prête-nom présumé de Karim Wade selon l’arrêt de la CREI – à travers sa société écran Afriport.
A la suite de la perquisition effectuée au siège du groupe Fraport, le parquet de Frankfort s’apprête à lancer une vaste offensive contre les personnes mises en cause, en Allemagne et au Sénégal, dans l’affaire de corruption présumée qui entoure l’Aéroport international Blaise Diagne.
Selon les informations de Libération, si la Justice allemande a ouvert une enquête depuis 2013, c’est parce qu’elle a été intriguée de constater que Fraport avait ouvert des filiales dans des paradis fiscaux comme Malte ou le Luxembourg. Al’époque, le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung révélait, sur la base des ‘’Panama Papers’’, que l’exploitant de l’aéroport de Francfort, dont l’actionnariat est majoritairement public, se servirait curieusement de sociétés écrans au Luxembourg.

L’alliance contre-nature qui intrigue le parquet de Frankfort

C’est justement au Luxembourg que les autorités allemandes ont déniché le lien secret établi par Bibo Bourgi, ami et prête nom présumé de Karim, et le consortium qui avait gagné sous Wade le contrat pour AIBD. Une alliance contre-nature qui a intrigué le parquet allemand. Trois mois après la signature de contrat, Afriport, société écran contrôlée par Bibo Bourgi a bénéficié d’un jeu d’actionnariat dans lequel les Allemands ont été formellement ferrés.

En effet, l’Etat du Sénégal avait conclu le 8 juin 2006 avec le consortium Fraport AG / Contrac Flughafen Konzessions GmbH une convention cadre relative à la conception,
la réalisation, l’entretien, la maintenance, l’exploitation et de développement de l’Aéroport International Blaise Diagne.
Il a par ailleurs été arrêté au titre de ladite Convention Cadre qu’au plus tard au jour de la mise en service de l’Aéroport, le consortium sous traitera la totalité de l’exploitation de l’Aéroport à une société gestionnaire de premier rang et de réputation internationale. Cette société, comme on le sait, sera Daport, émanation hybride de l’alliance entre Afriport de Bibo Bourgi et les Allemands.

Le premier jalon du deal posé trois mois après la convention

Le premier jalon de ce deal est posé trois mois après la signature de cette monstrueuse convention. Ce jour-là, le 22 octobre 2006, par-devant Maître Jean Seckler, notaire de résidence à Junglinster (Grand-Duché de Luxembourg), comparait Alnair Finance SA – contrôlée par Bibo Bourgi – ayant son siège social à L- 2730 Luxembourg, 67, rue Michel Welter pour constituer Afriport SA.

Puis le 7 mars de la même année et devant le même notaire, se réunit « l’Assemblée générale » de Afriport. Lors de cette « rencontre », l’Assemblée décide d’attribuer les mille (1.000) actions de Classe A à la société Fraport AG Frankfurt Airport Services World wide, une société constituée et existant sous le droit allemand, établie et ayant son siège social à Frankfurt Airport Services Worlwide et les neuf mille (9.000) actions de Classe B à la société Contrac Flughafen Konzessions GmbH. En clair, les allemands venaient ainsi de nouer un lien secret avec Bibo Bourgi.
Qui plus, le même jour, l’Assemblée a décidé de créer et d’insérer dans les statuts de la Société un capital autorisé d’un montant d’un million d’euros (1.000.000,- EUR) qui sera représenté par cent mille (100.000) actions, divisées en dix mille (10.000) actions de Classe A et quatre-vingt-dix mille (90.000) actions de Classe B, toute d’une valeur nominale de dix euros (10,- EUR) chacune, et décide d’autoriser le Conseil d’administration de la Société d’augmenter le capital social souscrit en tout ou en partie, dans le cadre de ce capital autorisé pour une période de cinq ans (5) à dater du 1er mars 2007, en réservant expressément aux actionnaires existants de la Société un droit préférentiel de souscription lors de chaque émission d’actions nouvelles dans chaque classe.
Dans la foulée, Florian Mahler, project manager, né à Mühlacker (Allemagne), le 23 juillet 1973, demeurant Laubestr. 4, D-60594 Francfort-sur-Main et Wolfgang Plutniok, administrateur de société, né à Bischfeim (Allemagne), le 28 avril 1952, demeurant Liebfrauenstrasse 51, D- 65479 Raunheim – deux cadres de Fraport – sont nommés administrateurs.

Un jeu complexe de statuts pour brouiller les pistes

Pour verrouiller le deal, un autre acte est posé le 17 avril 2008 tou- jours chez le même notaire au Luxembourg. Le Conseil d’Administration de Afriport accepte la souscription de la totalité des mille (1’000) nouvelles actions de Classe A et neuf mille (9’000) nouvelles actions de Classe B toutes d’une valeur nominale de dix Euros (10.- EUR) chacune, par les actionnaires existants, comme suit:

les mille (1’000) actions nouvelles de Classe A par ‘’Fraport AG Frankfurt Airport Services Worlwide’’, une société constituée et existant sous les lois de l’Allemagne, avec siège social à Fra- port AG. Building 664c, D-60647 Frankfurt et les neuf mille (9’000) actions nouvelles de Classe B par Contract Flughafen Konzessions GmbH’’, une société constituée et existant sous les lois de l’Allemagne, avec siège social à Dürener Strasse 350, D-50935 Köln.
Bibo et ses « amis » venaient de réaliser le deal du siècle. Il fallait maintenant mettre tout cet ensemble dans Daport, société de droit sénégalais qui sera présentée comme une filiale de Fraport. Ce qui n’est pas le cas. Pour brouiller encore les pistes, un autre prête-nom allait faire son entrée en scène en ignorant les vraies motivations de ceux qui l’avaient engagé et qui avaient juste besoin de sa carte d’identité devant le notaire… (à suivre).

Seynabou Ndiaye Diakhaté veut un travail « conçu et coordonné » pour combattre la corruption

Seynabou Ndiaye Diakhaté veut un travail "conçu et coordonné" pour combattre la corruption
La lutte contre la corruption exige un travail en synergie, « conçu et coordonné » dans une « collaboration franche, volontariste et féconde », a indiqué, vendredi à Dakar, la présidente de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), Seynabou Ndiaye Diakhaté.

« Vous avez bien compris que la lutte contre la corruption exige un travail en synergie, conçu et coordonné dans une collaboration franche, volontariste et féconde », a-t-elle dit aux acteurs présents à la cérémonie d’installation du Comité de pilotage de la stratégie nationale de lutte contre la corruption.

Elle a salué leur « engagement résolu à participer à cette œuvre de construction nationale pour relever le défi de la bonne gouvernance et de la transparence ».

« Votre expertise et votre détermination dans la lutte contre la corruption font de vous des partenaires incontournables dans le combat pour des changements de comportements et la moralisation de la vie publique », a indiqué Mme Diakhaté à l’endroit des membres du comité.

Le Comité de pilotage, qui a été mis en place, est « la plateforme de réflexion et de conception de la stratégie que nous voulons pour notre pays, c’est-à-dire un document cadre qui fixe les plans de coordination et les axes stratégiques en matière de lutte contre la corruption », a soutenu la présidente de l’OFNAC.

Seynabou Ndiaye Diakhaté ajoute qu’ »il s’agit d’une exigence majeure car constituant une pièce maîtresse, un outil d’encadrement au cœur du Plan Sénégal émergent ».

« La mission et les objectifs sont clairement compris par les différents acteurs déterminés à opposer, par une approche inclusive, participative, pluridisciplinaire et multisectorielle, une riposte énergique à la corruption », a-t-elle dit. Mme Diakhaté a invité les acteurs à « maintenir le dynamisme engagé et à respecter scrupuleusement le plan de travail arrêté » pour atteindre les objectifs fixés.

Corruption en Arabie Saoudite : Les princes qui paient sont libérés

Arabie saoudite : leurs ardoises payées, les princes quittent peu à peu le Carlton de Riyad

En les accusant de corruption, le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed Ben Salman, a fait arrêter des princes milliardaires et plus d’une trentaine de hautes personnalités. Retenus au Ritz Carlton à Riyad, ils sont peu à peu remis en liberté.

La vue sur l’intérieur du Ritz Carlton à Riyad reste obstruée par de larges tentures grises plaquées sur son portail d’entrée, mais les princes commencent à en sortir. Après trois semaines de détention dans ce palace cinq étoiles de six cents suites, Mitaeb Ben Abdallah, fils de l’ancien roi Abdallah, vient de recouvrer la liberté, après avoir versé plus d’un milliard de dollars aux autorités saoudiennes. Selon un officiel, «un arrangement acceptable» a été trouvé, qui impliquerait «une reconnaissance de l’accusation de corruption» par Mitaeb.

Avec le Figaro

Liberté provisoire pour Gadio : Qu’en est-il vraiment?

Des informations circulant depuis hier soir font état d’une libération sous caution de Cheikh Tidiane Gadio, ancien ministre des affaires étrangères du Sénégal alpagué à New York la semaine dernière pour une affaire de corruption et de blanchiment d’argent.

Mais qu’en est-il exactement? Les informations distillées ça et là proviennent de sources peu fiables et le principal intéressé ne s’est pas encore prononcé. Son parti politique qui avait sorti un communiqué pour lui témoigner son soutien, ne s’est pas non plus prononcé sur une éventuelle libération sous caution.

 

Arrêté à New York, Gadio embrouillé dans une affaire de corruption et de pots de vin

 

 Le responsable d’une ONG basée à Hong-Kong et en Virginie, dans l’Est des Etats-Unis, ainsi qu’un ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères ont été inculpés par la justice américaine dans une affaire de corruption de hauts responsables au Tchad et en Ouganda.

Chi Ping Patrick Ho, 68 ans, et Cheikh Gadio, 61 ans, sont accusés d’avoir corrompu pendant plusieurs années des hauts responsables de ces pays afin d’obtenir des avantages pour une entreprise pétrolière chinoise. Les pots-de-vin représentent plusieurs millions de dollars, selon un communiqué du ministère américain de la Justice publié lundi.

“Des responsables au plus haut niveau des gouvernements des deux pays sont soupçonnés d’avoir reçu des pots-de-vin”, a indiqué le ministre adjoint de la Justice Kenneth Blanco, citant le président du Tchad et le ministre
ougandais des Affaires étrangères sans communiquer leur nom.

Le ministère n’a pas non plus dévoilé le nom de l’entreprise chinoise pétrolière.

L’ancien ministre sénégalais a été arrêté vendredi à New York et présenté devant un juge le lendemain, tandis que M. Ho a été arrêté samedi et présenté à un juge lundi.

M. Blanco a ajouté que la justice américaine était déterminée à poursuivre ceux qui compromettent la compétitivité des entreprises.

“Leurs pots-de-vin et leurs actes de corruption portent tort à notre économie et minent la confiance dans un marché libre”, a-t-il également commenté.

Les personnes inculpées sont soupçonnées d’avoir, entre autres, fait transiter près d’un million de dollars par l’intermédiaire du système bancaire new-yorkais.

En échange d’un pot-de-vin de deux millions de dollars, le président du Tchad aurait offert à l’entreprise pétrolière chinoise des droits pétroliers dans le pays sans passer par un appel d’offres international. L’ancien ministre sénégalais aurait joué un rôle central dans cette affaire.

M. Ho aurait également distribué des cadeaux tout en promettant d’autres avantages, dont le partage des profits d’une société commune ainsi que l’acquisition potentielle d’une banque en Ouganda, en vue d’obtenir des avantages pour l’entreprise de l’énergie pour laquelle il jouait le rôle d’intermédiaire.

Fin août, la justice américaine avait condamné l’ancien ministre guinéen Mamhmoud Thiam à sept ans de prison pour avoir blanchi de l’argent de pots-de-vin reçus d’entreprises chinoises.

M. Thiam, ex-ministre des Mines en Guinée, avait été reconnu coupable en mai. Il avait notamment utilisé les 8,5 millions de dollars reçus pour payer l’école de ses enfants et acheter une maison de 3,75 millions près de New York.

AFP

Jo-2016: Lamine Diack et son fils Papa Massata formellement accusés de corruption au Brésil

JO-2016:  Lamine Diack et son fils Papa Massata formellement accusés de corruption au Brésil
Lamine Diack, ancien patron de l’athlétisme mondial, son fils Papa Massata Diack et Carlos Artur Nuzman, ex-président du Comité olympique brésilien, ont été formellement accusés mercredi par le parquet de Rio de Janeiro, d’avoir participé à un réseau international d’achats de voix ayant permis à la ville de décrocher les JO-2016.

D’après l’acte d’accusation, Nuzman et l’ancien gouverneur de Rio Sergio Cabral ont « directement sollicité » auprès d’un homme d’affaires « le versement de 2 millions de dollars » à Papa Massata Diack, fils de l’ancien dirigeant sénégalais « pour s’assurer des voix pour l’élection de Rio« .

Papa Massata Diack, Sergio Cabral — en prison pour 15 ans — et l’homme d’affaires en question, Arthur Soares — en fuite — surnommé le « Roi Arthur », ont aussi été mis en accusation, ainsi que Leonardo Gryner, ex-bras droit de Nuzman qui était jusque là, en détention provisoire.

Selon le parquet, Nuzman, Gryner et Cabral ont rencontré Lamine Diack en août 2009, à Berlin lors des Mondiaux d’athlétisme, et le Sénégalais leur aurait suggéré de traiter avec son fils pour le versement des pots-de-vin.

En France, une enquête similaire a été ouverte par le parquet national financier (PNF), qui travaille sur des soupçons de corruption autour de l’attribution des JO à Rio, décidée par un vote des membres du CIO, le 2 octobre 2009 à Copenhague, au détriment de Chicago, Madrid et Tokyo.

Papa Massata Diack a été placé par Interpol sur sa liste des personnes les plus recherchées après un mandat d’arrêt émis par la France. Il est recherché notamment pour fraude, blanchiment d’argent et corruption.

Son père, Lamine Diack, ex-président de la Fédération Internationale d’Athlétisme (IAAF) et membre du Comité International Olympique (CIO), a été mis en examen par la justice française, dans le cadre d’une enquête sur le scandale de dopage et de corruption qui ébranle l’athlétisme.

En décembre 2015, la justice française avait étendu ses investigations le concernant à l’attribution des JO-2016 à Rio et 2020 à Tokyo.

Carlos Arthur Nuzman, « Monsieur JO » du Brésil, a été arrêté à son domicile le 5 octobre et dort depuis, en prison. Salués par le CIO comme un succès à la fois sur le plan sportif et en termes d’organisation, les JO-2016 sont désormais ternis par un énième scandale de corruption entachant l’image du Brésil.

Source: L’Express

Enquête pour corruption ouverte contre Nasser Al-Khelaïfi

Enquête pour corruption ouverte contre Nasser Al-Khelaïfi

Nasser al-Khelaïfi, président du PSG et PDG de beIN Media Groupe, est visé par une enquête pour corruption, dans le cadre de l’attribution des droits de diffusion de la Coupe du monde.
La justice suisse a ouvert une procédure pénale contre Jérôme Valcke, ancien secrétaire général de la Fifa, et Nasser Al-Khelaïfi, directeur de la société beIN Media et président du Paris SG, en lien « avec l’octroi de droits média pour les Coupes du monde de football », a annoncé jeudi le ministère public de la Confédération (MPC).
Une enquête a été ouverte le 20 mars dernier pour « soupçon de corruption privée, d’escroquerie, de gestion déloyale et de faux dans les titres« , a indiqué le MPC, précisant qu’une opération « coordonnée » a été « menée dans plusieurs pays » dans le cadre de cette procédure.
Jérôme Valcke auditionné « Jérôme Valcke est soupçonné d’avoir accepté des avantages indus en lien avec l’octroi de droits média dans certains pays de la part d’un homme d’affaires, dans le domaine des droits sportifs en ce qui concerne les Coupes du monde de football de la FIFA de 2018, 2022, 2026 et 2030 et de la part de Nasser Al-Khelaïfi en ce qui concerne les Coupes du monde de la FIFA de 2026 et 2030« ,a expliqué dans un communiqué le ministère public de la Confédération.

Jérôme Valcke fait également l’objet d’une autre procédure pénale menée par le MPC, en particulier « pour soupçon de différents actes de gestion déloyale« . Dans le cadre de la procédure pénale ouverte en mars 2017, Jérôme Valcke a été auditionné jeudi en Suisse, en qualité de prévenu, par des représentants du MPC, mais il n’a pas été placé en détention préventive, précise encore le MPC. Le MPC indique avoir collaboré avec les autorités compétentes de France, de Grèce, d’Italie et d’Espagne.

Scandale de corruption à L’Iaaf : Des mails explosifs contre les Diack corsent le scandale

SCANDALE DE CORRUPTION À L’IAAF - PREMIÈRES ARRESTATIONS À RIO : Des mails explosifs contre les Diack corsent le scandale

Le scandale présumé de corruption qui éclabousse le clan Diack (Lamine et Massata) s’est intensifié hier. Alors que les enquêteurs révélaient un autre virement accablant Massata Diack, une première arrestation a eu lieu au Brésil.
L’homme suspecté d’avoir fait remettre 2 millions de dollars à Lamine Diack via Massata a été arrêté en même temps que son principal collaborateur.
Des mails versés dans le dossier d’accusation et consultés par Libération at- testent des versements financiers vers les comptes de Massata Diack à Dakar et Moscou.
Le scandale de corruption qui éclabousse l’instance mondiale d’athlétisme (IAAF) vient de connaître un trois rebondissements majeurs avec l’entrée en scène d’un nouveau personnage désormais visé par une enquête interne : Serguei Bubka, membre du comité exécutif du CIO et vice-président de la Fédération internationale d’athlétisme.
Selon les informations des juges français, le 18 juin 2009, Bubka a effectué un virement de 45.000 dollars à la société New Mills Investment. Cette société offshore appartient à Valentin Balakhnichev, ancien trésorier de l’IAAF, et ex président de la Fédération russe d’athlétisme suspendu à vie par l’IAAF en plus d’être visé par un mandat d’arrêt international.
Vingt quatre heures après, le même montant a été viré par New Mills vers un compte ouvert au nom de Pamodzi Sport, la société de Papa Massata Diack.
Ces mouvements financiers intriguent les enquêteurs car ils ont eu lieu au moment où les délégations passaient devant le CIO pour l’organisation des Jeux olympiques de 2016 qui seraient entachés de corruption.
En effet, la Justice française a réuni des indices graves tendant à faire croire que Rio, qui avait été désigné pour organiser ces jeux, a payé des commissions à plu- sieurs dirigeants dont Lamine Diack qui aurait reçu 2 millions de dollars via son fils, Massata.

Arrestations au Brésil, hier

À ce propos d’ailleurs, Carlos Nuzman, président du Comité olympique brésilien et du comité d’organisation des Jeux de Rio, soupçonné d’avoir acheté des voix pour obtenir les JO-2016, a été arrêté hier au Brésil. Mis en examen pour « corruption, blanchiment d’argent et participation à une organisation criminelle », il a été mis sous les verrous.

Le 5 septembre, Nuzman avait été interrogé durant plusieurs heures par la police fédérale qui le soupçonne d’avoir été « l’élément central » d’un réseau présumé de corruption ayant permis à la ville d’obtenir les JO. La résidence de Nuzman, située dans le très chic quartier de Leblon, avait été perquisitionnée, de même que le siège du Comité olympique brésilien et de nombreuses entreprises cariocas. Son passeport lui avait été confisqué.
A cette opération participaient des représentants français de la police et de la justice, dont le célèbre juge anti-corruption Renaud Van Ruymbeke. Simultanément, les autorités françaises avaient passé au crible le domicile d’un intermédiaire brésilien installé en France, dans le cadre d’une enquête ouverte en 2015 en France sur les soupçons de corruption dans les élections de Rio-2016 et de Tokyo-2020.
La justice brésilienne soupçonne l’ex-gouverneur de Rio, Sergio Cabral d’avoir été le cerveau de cette opération qui aurait eu pour objet le versement de pots de vin pour un montant de deux millions de dollars à Papa Massata Diack.
Selon les informations de Libération, les enquêteurs français ont mis la main sur des mails qui attestent que Papa Massata Diack mettait la pression sur les Brésilien afin qu’ils passent à la caisse.
« Nous sommes le vendredi 11 décembre 2009 et ma banque, la Société générale du Sénégal n’a pas encore reçu de transfert de SWIFT. J’ai essayé de parler à Leonardo Gryner à plusieurs reprises, mais il n’y a pas eu de réponse. ] s’il peut confirmer 100% que les transferts ont été effectués dans mes adresses à Dakar ou à Mos- cou (BSGV) [Banque Societé General Vostok] », écrit ainsi Massata dans un mail. Leonardo Greyner qui est le bras droit de Nuzman a été aussi arrêté.

Des mails explosifs

Le message transmis par Massata Diack à Nuzman le 21/12/2009 est plus révélateur, selon les enquêtes. En tant que consultant en marketing de l’IAAF et PDG de Pa- modzi Sports Marketing, il exhorte à nouveau Nuzman à « résoudre le problème pour la satisfaction de toutes les parties » car « il a rencontré toutes sortes de problèmes avec mise en œuvre / mise en œuvre du problème attaché.

[…] Je me réfère à vous pour résoudre ce problème. Nous avons rencontré de notre côté toutes sortes d’embarras pour ceux qui ont fait confiance à notre engagement à Copenhague. Donnez-moi une position officielle et définitive quant à la manière dont nous pouvons résoudre ce problème avec satisfaction de toutes les parties. Veuillez accepter les excuses et le message d’amitié de mon père [Lamine Diack] ».
Ces courriers ont été versés par le juge fédéral brésilien dans son ordonnance réclamant le mandat de dépôt contre Nuzman mais aussi contre son bras droit, Leonardo Greyner. Les mails prouvent que ce dernier a pris une part active dans le scandale.
Le 2 octobre 2009, deux mois après le choix porté sur Rio pour organiser les Jeux, Greyner a envoyé un mail à Massata pour s’excuser du retard dans « la réalisation de la dernière partie de notre accord ».
Il ajoute que le « parrain » pour « cette dernière partie » de l’accord « a des problèmes avec son transfert et nous essayons de l’aider ». « Carlos Nuzman et Leonardo Gryner ont eu des conversations directes avec Pape Diack, des conversation très franches, où étaient précisés des montants qui devaient être versés sur des comptes », a expliqué hier le procureur de Rio, Rodrigo Timoteo en conférence de presse.
Dans la foulée, la marathonienne française Christelle Daunay, qui s’estime victime du système de corruption mis en place en 2011 au sein de la Fédération internationale d’athlétisme pour permettre à des athlètes russes de courir dopés, a obtenu le statut de partie civile selon une ordonnance des juges français.

L’héritier de l’empire Samsung arrêté pour corruption

Lobbying ou corruption ? Le tribunal de Séoul ayant considéré que la balance penchait plus pour la corruption, il a décidé aux petites heures du vendredi 17 février l’arrestation de Lee Jae-yong, le vice-président et dirigeant de fait du chaebol (conglomérat sud-coréen) Samsung connu sous le diminutif de « JY ». Les enquêteurs peuvent le maintenir en détention pendant vingt et un jours avant une éventuelle inculpation.


​L’héritier de l’empire Samsung arrêté pour corruption
La justice coréenne accuse Lee Jae-yong, le vice-président du conglomérat, de parjure et de détournement de fonds dans le scandale « Choigate ».

C’est la première fois qu’un dirigeant de ce groupe se retrouve derrière les barreaux. Lee Kun-hee, le père de Jae-yong, a été condamné en 2008, mais n’a jamais dormi en prison.

L’affaire en cours est liée au « Choigate », le scandale de corruption et d’abus de pouvoir qui a provoqué la destitution le 9 décembre 2016 de la présidente Park Geun-hye. Selon l’accusation, Lee Jae-yong aurait promis ou versé 43 milliards de wons (35,2 millions d’euros) à deux fondations dirigées par Choi Soon-sil, la confidente de Mme Park à l’origine du scandale. En échange de cet argent, le gouvernement avait appuyé la fusion en 2015 de Samsung C&T et Cheil Industries, une opération controversée qui avait donné lieu à un conflit ouvert avec les petits actionnaires et le fonds américain Elliott Management.

Une défense fragile

Lee Jae-yong est également accusé de parjure, détournement de fonds et d’avoir autorisé Samsung à offrir deux chevaux à Chung Yoo-ra – la fille de Choi Soon-sil –, par ailleurs ancienne membre de l’équipe sud-coréenne de dressage.

C’était la deuxième fois qu’un tribunal devait se prononcer sur l’arrestation de « JY ». Le 19 janvier, il l’avait rejetée, faute de preuves suffisantes.

Une perquisition, le 3 février, aux sièges de la commission de régulation financière et de la commission de la concurrence aurait permis aux enquêteurs de collecter de nouveaux éléments prouvant que la présidente Park était intervenue auprès du service national des retraites, actionnaire de Cheil Industries et de Samsung C&T, pour faciliter la fusion.

L’opération était vitale pour faciliter le processus de succession à la tête de Samsung. Lee Kun-hee, toujours président du groupe, est dans le coma depuis un accident cardiaque en mai 2014. Depuis, tout est fait pour conforter la prise de pouvoir de « JY » et pour alléger le règlement des frais d’un héritage estimé à 15 000 milliards de wons (12,4 milliards d’euros), qui pourraient atteindre la moitié de cette somme.

Samsung rejette les accusations, préférant parler d’une action de lobbying. Mais la défense paraît fragile. Compte tenu des enjeux et même si d’autres chaebols comme Lotte ou SK pourraient être inquiétés, estime Kang Won-taek, de l’université de Séoul, « Samsung était plus vulnérable aux exigences de Choi Soon-sil et de Park Geun-hye ».

Chantage et corruption à l’Iaaf : Papa Massata Diack se confie à Jeune Afrique

Accusé d’être au cœur d’un vaste système de chantage et de corruption au sein de la Fédération internationale d’athlétisme lorsqu’elle était dirigée par son père, le fils de Lamine Diack continue à nier en bloc tout ce dont il est accusé. Interview.


Papa Massata Diack parle : « Avec Lamine Diack, nous n’avons fait aucune erreur » (Jeune Afrique)
Il est bavard, limite intarissable, dès qu’il s’agit de se défendre. Dans le salon de sa vaste villa dakaroise, Papa Massata Diack est offensif, percutant, et crie au complot contre lui et surtout son père, Lamine Diack, , 83 ans, l’ex-président de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF). Accusé d’avoir couvert des cas de dopage, en particulier chez des athlètes russes, en échange de pots-de-vin, ce dernier a été mis en examen pour « corruption » et « blanchiment aggravé » par la justice française, qui s’est saisie du dossier fin 2015. Il est depuis interdit de quitter la France.

Son fils, businessman florissant qui a fait carrière dans le marketing sportif, est lui accusé d’avoir été l’acteur principal de ce vaste système de corruption présumée au sein de l’IAAF. Recherché par Interpol, il a été entendu par la justice sénégalaise fin août dernier à Dakar. Se disant serein malgré la procédure en cours, qui l’empêche notamment de voyager, « PMD » assure aujourd’hui être prêt à témoigner devant les magistrats français, à condition qu’ils effectuent le déplacement au Sénégal. Assumant tout ce qu’il a fait, il affirme avoir tous les moyens de prouver son innocence et continue de dénoncer une cabale montée par les adversaires de son père.

Jeune Afrique : Où en la procédure judiciaire ouverte à votre encontre au Sénégal ?

Papa Massata Diack : J’ai été entendu par la police et par le juge d’instruction à Dakar. Nous attendons toujours les juges français pour voir où en est leur enquête, car depuis quinze mois, ils tardent à venir m’interroger officiellement. Tout ce que je vois, ce sont des fuites dans la presse.

Vous êtes donc prêt à vous expliquer devant les juges français ?

Oui, s’ils viennent au Sénégal dans le cadre de l’entraide judiciaire entre les deux pays. C’est ce qu’il devraient faire s’ils veulent que l’enquête aboutisse.

Vous faites l’objet d’un avis de recherche international émis par Interpol. Quelles en sont les conséquences sur vos activités ?

L’instruction judiciaire au Sénégal m’impose un contrôle judiciaire. Mon passeport est actuellement détenu par le juge d’instruction. Je suis donc bloqué au Sénégal. Dès le début, l’objectif était de nuire à Lamine Diack

Continuez-vous à nier tous les faits qui vous sont reprochés dans le rapport de l’Agence mondiale antidopage (AMA) ?

Ce rapport est tout à fait mensonger. Il a été fait à charge. Il est motivé par une vendetta personnelle de Richard William Pound (le président de la commission d’enquête de l’AMA, NDLR) et de Craig Reedie (le président de l’AMA, NDLR) vis-à-vis de Lamine Diack. J’en conteste les conclusions avec la plus forte énergie.

Vous évoquez une sorte de complot britannique contre votre père. Qu’entendez-vous par là ?

Richard William Pound a sollicité le soutien de Lamine Diack à plusieurs reprises pour la présidence du CIO ou son entrée à la commission exécutive mais mon père a refusé de le soutenir. Il ne lui a jamais pardonné ça. Quant à Craig Reedie, il voulait assurer la succession de Lamine Diack par Sebastian Coe. Il était en campagne ouverte pour Coe. Je l’ai vu personnellement. Dès le début, l’objectif était de nuire à Lamine Diack.

Comment réagissez-vous aux propos tenus par votre père devant les juges français, rapportés par le journal français Le Monde, vous mettant en cause dans le versement de pots-de-vin russes à l’opposition sénégalaise lors de la dernière présidentielle ?

Je les ai niés et je continue à les nier. J’ai dit que je les mettais sur le compte de l’âge. Ce qu’il a déclaré – s’il l’a déclaré, parce que moi je n’ai jamais vu de procès verbal -, ce sont juste des interprétations d’un article du Monde. À aucun moment nous n’avons participé au financement de la campagne présidentielle sénégalaise par le versement d’un virement d’1,5 million d’euros.
Cela n’existe que dans l’imagination des gens qui ont écrit cet article.

Quid des deux versements effectués par le fonds d’investissement qatari QSI sur le compte de votre société Pamodzi, en octobre et novembre 2011, quelques semaines après l’annonce de la candidature de Doha à l’organisation des Mondiaux d’athlétisme de 2017 ?

En dehors de mes activités avec l’IAAF, j’ai ma société de consultance. Je travaille pour d’autres clients, qui n’ont rien à voir avec l’IAAF. En l’occurrence, concernant QSI, je suis en relation d’affaires avec le Qatar depuis 1995. J’y ai négocié des contrats de sponsoring pour le tennis, j’y ai organisé des événements pour la Fifa, j’ai aussi beaucoup travaillé avec la société Bein Sports, que je connais bien depuis plus de sept ans.

Alors à quoi correspondent ces deux virements ?

Je peux les justifier sans problème, mais ils n’ont rien à voir avec l’IAAF.

Avec votre père, vous avez toujours été proches des milieux politiques et sportifs russes. Rétrospectivement, était-ce une erreur ?

Nous n’avons fait aucune erreur. Nous assumons entièrement notre amitié avec la Russie. Lamine Diack a été décoré de la Droujba russe, qui est l’ordre d’amitié de la Russie. Mais ce jour-là, il n’était pas seul, il y avait par exemple Jacques Rogge (l’ex-président du Comité international olympique, NDLR) et d’autres responsables du sport international. Lamine Diack a rendu des services à l’athlétisme russe, notamment en organisant des compétitions en Russie ou en favorisant son développement avec le fond mis en place par l’IAAF pour les pays d’Europe de l’Est. La Russie n’a fait que remercier Lamine Diack pour sa contribution au développement du sport russe.
J’ai assez pour vivre sans avoir besoin de me retrouver dans une situation compromettante vis-à-vis d’un athlète

Et d’un point de vue plus personnel ?

Les Russes ont soutenu le développement de l’athlétisme avec le sponsoring de la banque VTB, qui a été un des plus gros sponsors de l’IAAF, au même titre que Toyota, Canon, ou Samsung… La Russie a contribué, sous la présidence de Lamine Diack, à développer l’athlétisme. Donc nous ne pouvons que lui témoigner notre amitié.

Même si ce pays est aujourd’hui accusé d’avoir mis en place un vaste système de dopage institutionnalisé ?

Ceci reste à prouver. Au vu des mensonges que j’ai lu dans le premier rapport de l’AMA, rédigé par la commission Pound, je ne crois pas un mot du rapport MacLaren (publié en décembre 2016, celui-ci dénonce un système de dopage d’État en Russie). Il est biaisé. Les fédérations internationales vont toutes analyser ses conclusions et donner leur version des faits. Le CIO a créé deux commissions pour analyser ce rapport. À ce moment-là, je ferai une déclaration. Pour le moment, ce rapport à charge n’engage que l’AMA. Ses auteurs ont intérêt à faire très attention aux répercussions légales que les personnes accusées vont se faire un plaisir de déclencher. Personnellement, je me réserve le droit de poursuivre les responsables de l’AMA en justice, parce qu’ils n’ont fait que mentir.

Vous niez donc avoir couvert des cas de dopage en échange de pots-de-vin ?

Je n’en avais ni le pouvoir, ni les prérogatives. Je n’en avais surtout pas besoin, je gagne assez bien ma vie grâce au marketing. Je pourrais le prouver aux juges s’ils viennent, en leur montrant tous les contrats que j’ai négocié. Sur la période en cause, de 2011 à 2015, qui fait l’objet de l’enquête de l’AMA, j’ai fait rentrer dans les caisses de l’IAAF près de 216 millions de dollars. Depuis 2007, ce chiffre s’élève même à plus de 600 millions de dollars. J’ai donc assez pour vivre sans avoir besoin de me retrouver dans une situation compromettante vis-à-vis d’un athlète. Je pense surtout que l’AMA et Pound avaient besoin de donner une nature criminelle à leur enquête.

Qu’entendez-vous faire pour la suite ?

Continuer mon travail dans le marketing sportif. Je vais me focaliser sur mon marché naturel, le continent africain, sur lequel j’ai une expertise avérée. Il y a beaucoup de chose à y faire et des chantiers très excitants à mener.

Parvenez-vous à continuer vos activités en restant bloqué au Sénégal ?

Je continue à travailler calmement avec mon équipe depuis Dakar. Je suis en contact avec mes clients habituels. Mais il est aussi vrai que cette affaire me pose un problème de crédibilité. Les gens qui m’ont connu depuis vingt-cinq ans dans le marketing sportif ne m’ont jamais vu tremper dans des histoires aussi louches. Je vais tout faire pour me laver de ces accusations et prouver que les gens qui sont à la base de toute cette cabale l’ont fait pour des raisons bien précises.

Allez-vous engager des actions sur le plan judiciaire ?

Je me réserve tous les droits. Pour le moment, le plus important est que Lamine Diack soit libéré de toutes ses contraintes judiciaires et qu’il rentre au Sénégal. C’est notre priorité. Le reste viendra après.

Quelles nouvelles avez-vous de lui ?

Il m’est interdit d’être en contact direct avec lui. Mais les gens qui rentrent de France me disent qu’il se porte très bien.

Êtes-vous inquiet pour lui ?

Oui, je suis inquiet et préoccupé. Tous les jours, nous prions pour qu’il sorte de tout ceci. Nous avons une croyance : nul n’échappe à son destin, mais la vérité finira un jour par éclater.

Corruption à l’IAAF : Massata Diack enfoncé par une lettre-aveux de Nick Davies


Le Parquet financier de Paris a mis la main sur une lettre aux allures d’aveux de Nick Davies, actuellement suspendu de l’Iaaf pour son implication dans l’affaire de corruption qui enfonce Massata Diack.

En effet, dans la lettre selon Libération, Nick Davies déclare avoir reçu, en 2013, la somme de 30 000 euros de Massata Diack.

Même s’il dit que cette somme encaissée «n’a jamais eu une influence sur son comportement professionnel qui était de protéger les championnats du monde à Moscou et l’image de marque de l’Iaaf», cette lettre pourrait compromettre les chances de Massata Diack de sortir du guêpier de la justice pour des faits de corruption.

Attendons de voir !

 

Corruption: les 10 pays les moins touchés d’Afrique

 Transparency International a rendu public sont rapport annuel sur la perception de la corruption dans le monde. Comme à chaque publication depuis la création de cette ONG basée à Berlin, l’Afrique y est mal représentée. Pourtant les efforts ne manquent pas pour enrayer le phénomène. Voici la liste des 10 pays les moins corrompus d’Afrique pour ce nouveau ranking.

La Banque africaine de développement avait déjà tiré la sonnette d’alarme. L’institution panafricaine chiffrait à 148 milliards de dollars par an, les pertes pour l’Afrique liées à la corruption. Un constat confirmé par le rapport 2016 de l’ONG Transparency international qui brosse un sombre portrait du fardeau de la corruption en Afrique. L’indice annuel de Transparency International passe au crible la perception de la corruption dans le secteur public dans 176 pays à travers le monde à travers une moyenne comprise entre 0 (pays les plus corrompus) à 100 (pays les plus vertueux).

Selon l’ONG, la corruption aurait globalement régressé dans le monde. Même si elle n’échappe pas à cette tendance à la faveur des efforts gouvernementaux sur les instruments juridiques, l’Afrique reste le contient le plus gangrené par la corruption. Preuve en est que la plupart des pays africains n’ont pas réussi à dépasser ou stagnent à une moyenne inférieure à 50/100.

Botswana, pays le moins corrompu d’Afrique

Pourtant, certains pays d’Afrique subsaharienne se hissent en haut du classement continental. Le Botswana confirme sa réputation de pays le moins corrompu d’Afrique. La République d’Afrique australe applique une tolérance zéro pour les actes de corruption dans ses administrations publiques. Des mesures fortes qui la hissent à la 35e place du classement mondial avec un score certes en baisse (60/100 en 2016 contre 63 une année auparavant) mais qui lui permet aussi d’occuper la première marche du podium.

Le Cap-Vert vient derrière avec un score amélioré (59/100 en 2016 contre 55/100 en 2015) pour occuper la deuxième place sur la liste des pays les plus vertueux en Afrique. L’archipel souvent cité en exemple démocratique, fait de la guerre contre la corruption, un des leviers de réduction des inégalités dans le pays. Résultat : avec son 38e rang, le pays occupe la première place en Afrique de l’Ouest.

En troisième position sur le podium continental, le Rwanda et l’Ile-Maurice se partagent en ex-aequo la 50e place mondiale, avec des scores de 54/100. Si le Rwanda stagne avec le même score pour les deux derniers classements de Transparency, l’île-Maurice a amélioré son score (54/100 en 2016 contre 53/100 en 2015).

De sa 53e place mondiale, la Namibie est le cinquième pays africain le moins corrompu avec un score (52/100) en baisse d’un point. La République diamantifère d’Afrique centrale subit les soubresauts de ses richesses qui attirent des entreprises occidentales et chinoises qui se mènent une lutte souvent constituée de coups bas et de corruption de hauts responsables. La réputation du pays en pâtit au point de dégringoler.

Les pays qui complètent le top 10 africain sont en dessous de la moyenne. Sao-Tomé-Et-Principe (avec un score 46/100 en 2016 contre 42/100 en 2015) occupe la 6e place sur le continent. La 7e place revient au Sénégal (45/100 en 2016 contre 44 en 2015) tandis que l’Afrique du Sud avec sa 64e place mondiale se retrouve au 8e rang africain. Le Ghana (70e mondial avec un score de 43/100 en baisse de 4 points) et le Burkina (72e avec 42/100 avec un bond de 4 points) ferment la marche du top10.

L’espoir d’une lutte plus efficace contre la corruption

Fait notable relevé par ce ranking, les deux premières économies du continent, le Nigéria et l’Afrique du Sud, n’ont pas réussi à améliorer leur score anti-corruption, creusant ainsi les inégalités dans des domaines prioritaires pour les populations vulnérables. Le Nigéria est secoué ces dernières années par des scandales de corruption liés à la manne pétrolière et dans lesquels sont impliqués plusieurs hauts responsables. Pour contrer le phénomène, la première économie africaine a lancé une prime pour les lanceurs d’alerte sur les actes anti-corruption.

L’Afrique du Sud n’est pas mieux loti. Le président Jacob Zuma, épinglé par le rapport de la Médiatrice de la République pour des connivences avec la richissime famille Gupta au point d’alimenter des soupçons de corruption de son administration, avait reconnu lors du congrès anniversaire de l’ANC, qu’il fallait lutter plus efficacement contre la corruption dans son pays. Le pays de Nelson Mandela devrait sans doute se référer au guide édité par la Banque africaine de développement pour lutter contre la corruption.

Ces deux cas illustratifs semblent confirmer l’idée d’un continent où la corruption a durablement pris pied. Mais l’espoir renaît avec les mesures prises ces dernières années par les pays africains. Au Togo, les autorités ont décidé de réactiver la Haute autorité de lutte contre la corruption. Au même moment, le Tchad annonçait la création d’une Cour spéciale chargée de réprimer les actes de corruption dans le pays. Il faudrait désormais prendre en plus de ces mesures, d’autres stratégies pour réprimer les corrupteurs, pays ou multinationales. Pour cela, il faudrait peut-être un autre rapport pour saisir l’ampleur.

La corruption en Afrique, un recul au Sénégal, Burkina et en Côte d’Ivoire

La corruption en Afrique, un recul au Sénégal, Burkina et en Côte d’Ivoire

La corruption en Afrique serait en régression. Dans la zone Afrique de l’Ouest, le Sénégal, le Ghana, le Burkina Faso ou encore la Côte d’Ivoire figurent parmi les meilleurs élèves, selon Transparency International, relayé par l’Agence Ecofin.

Pour l’année 2016, c’est 176 pays dans le monde qui figurent dans le rapport de l’agence sur la corruption. L’Afrique est bien représentée dans le classement de ces pays qui refuse de s’acheter de façon résolue une bonne conduite. Le Botswana se démarque cependant avec la palme du bon élève chez les moins corrompus du continent africain.

Il est 1er classement continental avec rang de 35e mondial. Le Cap Vert arrive sur la deuxième marche de ce podium et il est suivi de l’Île Maurice (3e Afrique – 38e Monde) et le Rwanda (3e et 50e ex aequo au Monde).

Il faut aller à la 7e place pour découvrir un pays d’Afrique de l’Ouest, le Sénégal (64e mondial). Le Ghana et le Burkina Faso arrivent respectivement à la 9e et 10e place de ce top 10 africain (70e et 72e mondial) des meilleurs élèves. Avec sa 95e place dans le monde, le Benin est 15e de ce classement africain de Transparency International. Le Niger 17e et la Côte d’Ivoire 19eme. À l’échelle mondiale, ils sont 101e et 108e.

Il y a une mauvaise conscience au Mali (23eA – 1116eM), Togo (23eA – 116eM). Les efforts du président Muhammadu Buhari paient au Nigéria (28eA – 136eM), mais lentement. La Guinée (29eA – 142eM) et la Mauritanie (29eA – 142eM) sont gangrenées par la corruption.

Selon José Ugaz, président de Transparency International : «Dans beaucoup de pays, les populations ne parviennent pas à satisfaire leurs besoins les plus élémentaires et vont se coucher affamées chaque nuit à cause de la corruption, pendant que les puissants et les corrompus mènent un train de vie somptueux.»

Malgré un classement qui ne manquera pas de créer de l’optimisme dans l’esprit de certains, le recul de la corruption en Afrique est parfois moins réel que ce que croient les agences de notation. Cette pratique est monnaie courante dans toutes les couches de la société, ce rend difficile l’exécution de programmes parfois très ambitieux pour lutter contre cette pratique. Classement 2015 : 2015_CPI_data

source:cridem

Le classement 2016 des pays africains les plus corrompus :

Classement Africain Pays Classement mondial

1er Botswana 35ème

2ème Cap Vert 38ème

3ème Maurice 50ème

3ème Rwanda 50ème

5ème Namibie 53ème

6ème Sao Tomé & Principe 62ème

7ème Senégal 64ème

7ème Afrique du Sud 64ème

9ème Ghana 70ème

10ème Burkina Faso 72ème

11ème Tunisie 75ème

12ème Lesotho 83ème

13ème Zambie 87ème

14ème Libéria 90ème

14ème Maroc 90ème

16ème Bénin 95ème

17ème Gabon 101ème

17ème Niger 101ème

19ème Côte d’Ivoire 108ème

19ème Ethiopie 108ème

19ème Algérie 108ème

19ème Egypte 108ème

23ème Mali 116ème

23ème Tanzanie 116ème

23ème Togo 116ème

26ème Malawi 120ème

27ème Djibouti 123ème

27ème Sierra Leone 123ème

28ème Nigeria 136ème

29ème Guinée 142ème

29ème Mauritanie 142ème

29ème Mozambique 142ème

32ème Cameroun 145ème

32ème Gambie 145ème

32ème Kenya 145ème

32ème Madagascar 145ème

36ème Ouganda 151ème

37ème Comores 153ème

38ème Zimbabwe 154ème

39ème RD Congo 156ème

40ème Burundi 159ème

40ème Republique centrafricaine 159ème

40ème Tchad 159ème

40ème Congo 159ème

44ème Angola 164ème

44ème Erythrée 164ème

46ème Guinée Bissau 168ème

47ème Libye 170ème

47ème Soudan 170ème

49ème Soudan du Sud 175ème

50ème Somalie 176ème

Perception de la corruption : le nouveau classement 2016 des pays africains selon Transparency international

Perception de la corruption : le nouveau classement 2016 des pays africains selon Transparency international

(Agence Ecofin) – Transparency International vient de publier l’édition 2016 de son célèbre rapport sur la corruption dans le monde. Le document qui a établi le classement de 176 pays met en exergue cette année la relation entre la corruption et les inégalités qui se nourrissent mutuellement pour créer un cercle vicieux entre la corruption, l’inégale répartition du pouvoir dans la société, et la répartition inégale de la richesse. « Dans beaucoup de pays, les populations ne parviennent pas à satisfaire leurs besoins les plus élémentaires et vont se coucher affamées chaque nuit à cause de la corruption, pendant que les puissants et les corrompus mènent un train de vie somptueux », constate José Ugaz, président de Transparency International.

(Voir le classement des pays africains ci-dessous)

 

L’organisation indique également que la corruption et les inégalités alimentent le populisme. L’échec de la classe politique traditionnelle à lutter contre la corruption fait grandir le cynisme au sein des populations qui se tournent vers les leaders populistes qui ont beau jeu de promettre la fin de la corruption et l’abolition des privilèges. Un discours très actuel au vu des grandes tendances de l’année 2016 dans le monde politique.

En ce qui concerne le classement, le Danemark et la Nouvelle-Zelande se partagent la première place mondiale suivis de la Finlande, la Suède et la Suisse.

En Afrique subsaharienne, le Botswana se classe premier pays le moins corrompu, suivi du Cap vert (38ème), de Maurice (50ème) qui est à égalité avec le Rwanda tandis que la Namibie (53ème) ferme la marche du Top 5.

A l’autre extrémité du classement on retrouve le Soudan (170è), le Soudan du Sud (175è) et la Somalie (176è), également bon dernier mondial.

Sur une échelle de 1 à 100, la moyenne globale est de 43, signe que la plupart des pays a encore des efforts à faire pour endiguer le phénomène.

 

Classement index Transparency International 2016

 

Classement Africain Pays Classement mondial
1er Botswana  35ème
2ème Cap Vert  38ème
3ème Maurice 50ème
3ème Rwanda 50ème
5ème Namibie 53ème
6ème Sao Tomé & Principe 62ème
7ème Senégal 64ème
7ème Afrique du Sud 64ème
9ème Ghana 70ème
10ème Burkina Faso 72ème
11ème Tunisie 75ème
12ème Lesotho 83ème
13ème Zambie 87ème
14ème Libéria 90ème
14ème Maroc 90ème
16ème Bénin 95ème
17ème Gabon 101ème
17ème Niger 101ème
19ème Côte d’Ivoire 108ème
19ème Ethiopie 108ème
19ème Algérie 108ème
19ème Egypte 108ème
23ème Mali 116ème
23ème Tanzanie 116ème
23ème Togo 116ème
26ème Malawi 120ème
27ème Djibouti 123ème
27ème Sierra Leone 123ème
28ème Nigeria 136ème
29ème Guinée 142ème
29ème Mauritanie 142ème
29ème Mozambique 142ème
32ème Cameroun 145ème
32ème Gambie 145ème
32ème Kenya 145ème
32ème Madagascar 145ème
36ème Ouganda 151ème
37ème Comores 153ème
38ème Zimbabwe 154ème
39ème RD Congo 156ème
40ème Burundi 159ème
40ème Republique centrafricaine 159ème
40ème Tchad 159ème
40ème Congo 159ème
44ème Angola 164ème
44ème Erythrée 164ème
46ème Guinée Bissau 168ème
47ème Libye 170ème
47ème Soudan 170ème
49ème Soudan du Sud 175ème
50ème Somalie 176ème

 

Corruption Iaaf : 2 virements pour l’affaire Diack père et fils

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«Le monde.fr» est encore revenu sur l’épineux dossier de la corruption à l’IAAF. Et c’est pour révéler que deux virements, représentant un montant total de 264.924 dollars (plus de 165 millions de FCFA), ont attiré l’attention des enquêteurs dans l’affaire Diack, rapporte le journal «Les échos».

Selon des documents dont «L’Equipe» dit avoir pris connaissance, il s’agit de deux mouvements de fonds effectués sur un compte personnel de Lamine Diack à la Compagnie monégasque de banque. Le premier, en date du 21 mai 2012, est d’un montant de 134.962 dollars (84 millions de Fcfa), le second, en date du 6 février 2013, porte sur une somme de 129.962 dollars (81 millions de Fcfa).

Ce qui a surtout intrigué les enquêteurs, c’est qu’ils proviendraient de la société Pamodzi Sports Consulting, dont son fils, Papa Massata Diack, est l’un des dirigeants.

Mis en examen pour corruption active et passive, rappelle «Les Echos», Lamine Diack a reconnu avoir reçu de l’argent de son fils, mais devant le juge, il soutient ne pas se souvenir de l’objet de ces versements. «Je n’ai pas d’explications, ce n’était pas pour des conseils en marketing», aurait déclaré Diack père, âgé aujourd’hui de 83 ans.

 

Corée du Sud: Ban Ki-moon accusé de corruption

Corée du Sud: Ban Ki-moon accusé de corruption

Allégations potentiellement explosives

Le porte-parole de Ban Ki-moon a immédiatement qualifié ces accusations de « fausses et infondées », avant d’exiger du journal un retrait de l’article et des excuses. Ces allégations sont potentiellement explosives pour Ban Ki-moon, qui ne fait plus grand mystère de ses ambitions présidentielles.

Il est populaire en Corée du Sud parmi les électeurs les plus âgés. Et le parti conservateur au pouvoir, ravagé par le scandale qui frappe la présidente destituée Park Geun-hye, espère le convaincre d’être son candidat.

Ouverture d’une enquête ?

De son côté, le parti progressiste Minjoo demande l’ouverture d’une enquête. Les candidats du Minjoo sont favoris des sondages et Ban Ki-moon sera leur plus dangereux adversaire. Si la Cour constitutionnelle valide la destitution de Park Geun-hye, des élections anticipées doivent être organisées d’ici soixante jours.

Lire la suite sur RFI

Abdoulaye Sow vice-président FSF sur la sanction

Interrogé depuis le Gabon par la Rfm, le premier vice-président de la Fédération sénégalaise de football chargée des affaires juridiques de la Fédération sénégalaise de football  n’en éprouve «aucun regret» et se dit «prêt à refaire les mêmes déclarations et à être sanctionné à vie  si l’intérêt du Sénégal y était».

«L’arbitre ghanéen Lamptey est un voleur et un corrompu», a-t-il soutenu en réaction à la décision rendue publique par la Commission de discipline de la Fifa lui sanctionnant ainsi que le manager de l’équipe, Lamine Diatta, d’une interdiction d’accès au vestiaire et du banc de touche pendant un match, en plus du paiement d’une amende de 5000 francs suisses.Cette sanction est aussi assortie d’un avertissement et d’une réprimande pour «comportement agressif et un manque de fair-play».

L’équipe sénégalaise, accusée de «mauvais comportement» des membres de sa délégation, avait également écopé d’un «avertissement et d’une réprimande» de la part de la Fifa.

«Ce qui est  cocasse dans cette affaire est que  Lamine Diatta qui n’est pas descendu ne ce serait qu’une fois dans la main courante, qui n’a pas bougé et n’a rien dit, a écopé la même sanction que moi. On m’interdit le banc mais je n’ai jamais été sur le banc. Ma présence dans les vestiaires dépend de ma propre volonté», explique Abdoulaye Sow.

«Donc m’interdire  les bancs et les vestiaires ne me font ni froid, ni chaud.  Je continuerai à défendre les intérêts de mon pays. Je ne suis pas dans les instances pour des positions individuelles. Lorsque les arbitres répéteront les mêmes erreurs, les mêmes fautes et le même vol que Lamptey nous a faits à Polokwane, nous nous battrons pour que cela ne se reproduise plus. C’est cela l’important », martèle-t-il.

Le dirigeant fédéral estime que l’instance mondiale devrait  plutôt se pencher sur d’autres questions. «Je crois que la Fifa doit prendre d’autres positions. C’est la corruption et le banditisme dans le football qu’il faut combattre. Je continuerai à défendre le Sénégal comme je l’ai toujours défendu »,  indique t-il.

Source : SudOnline

 

Corruption et blanchiment d’argent : Mahmoud Thiam, ex-ministre guinéen arrêté aux Usa

Corruption et blanchiment d’argent : Mahmoud Thiam, ex-ministre guinéen arrêté aux USA
Sale temps pour l’ex-ministre guinéen des Mines, Mahmoud Thiam. Rattrapé par son passé, il a été arrêté mardi dernier aux États-Unis, selon l’agence Bloomberg, cité par le site Jeune Afrique.
Selon la même source, il est accusé de corruption et de blanchiment d’argent par la justice américaine et il a été maintenu en détention, sans caution. La justice américaine estime que l’ancien ministre guinéen naturalisé américain présentait un risque de s’enfuir.
La même source renseigne que Mahmoud Thiam est soupçonné d’avoir reçu plusieurs millions de dollars d’une compagnie chinoise qui recherchait un contrat avantageux dans le secteur minier.
Les faits remontent entre 2009 et 2010 lorsque M. Thiam était ministre des Mines de son pays sous les régimes successifs de Dadis Camara et de Sékouba Konaté. Selon l’accusation, il aurait reçu 8,5 millions de dollars (7,9 millions d’euros) d’un ‘’conglomérat chinois’’.
Toujours selon Bloomberg qui cite le rapport des procureurs américains, Mahmoud Thiam aurait menti sur sa profession et sa nationalité pour pouvoir ouvrir un compte bancaire à Hong Kong qu’il a utilisé pour stocker les millions de dollars qu’il avait reçus avant, dans un second temps, de transférer cette manne financière vers un autre compte en banque à New York.
Pis, d’après un rapport du FBI, l’ex-ministre aurait également transféré des fonds depuis Hong Kong vers une société malaisienne qu’il détenait. Cet argent, poursuit la même source, aurait ensuite servi à l’achat d’une propriété d’une valeur de 4 millions de dollars dans le nord de l’État de New York et à payer les frais de scolarité de ses enfants dans une école privée.
Le site de rappeler que dans une interview publiée le 18 novembre, Mahmoud Thiam affirmait que Steven Din, le patron de l’entreprise Rio Tinto pour la Guinée, lui avait offert de l’argent en 2010 pour reprendre le contrôle du projet de gisement de fer du mont Simandou, ce que le principal intéressé a nié.
En attendant que la justice américaine élucide cette affaire, il faut souligner que M. Thiam est lié en affaires avec Habib Diouf, fils de  l’ancien Président sénégalais Abdou Diouf. Ils sont dans le capital de Securiport, qui est un chef de file mondial dans la conception et la mise en œuvre de systèmes de sécurité de l’aviation civile, de contrôle biométrique, de contrôle de l’immigration et d’évaluation des menaces.
Cette société, dont le siège se trouve à Washington DC, aux États-Unis, s’associe à des gouvernements du monde entier dont le Sénégal.
EnQuête

Corruption Iaaf : Un rapport explosif attendu le 9 décembre

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Un rapport explosif sur le système de corruption à l’Iaaf sera rendu public le 9 décembre prochain, par l’enquêteur canadien McLaren dont la première partie de l’enquête avait conduit à la suspension de plusieurs athlètes russes.

Le document attendu le 9 décembre prochain devrait encore mettre à nu les magouilles des autorités russes qui ont protégé durant des années leurs athlètes mis en cause pour corruption, informe “Libération”.

La publication du rapport intervient au moment où les autorités judiciaires françaises ont mis la main sur une lettre dans laquelle Valentin Balakhnichev, ancien trésorier de l’AAF et ex-président de la Fédération russe d’athlétisme, menaçait de déballage les autorités de l’instance mondiale si elles ne «géraient» pas les cas de dopage.

Balakhnichev, note “Libération”, jure, pour sa défense, n’avoir jamais été l’auteur de cette lettre saisie par les enquêteurs français lors d’une perquisition au domicile de Habib Cissé, ancien conseiller juridique de l’IAAF mis en examen pour corruption et brièvement placé en détention

Mafia à l’IAAF: «Il est cuit. Il est vraiment cuit, Papa Masssata Diack »

“Massata est un maître chanteur. Il a empoché des millions d’euros. Les Russes l’auraient liquidité si…”. Ces graves accusations sont de celui qui aura été le bras droit de Lamine Diack jusqu’à la chute : Habib Cissé, avocat et ancien conseiller juridique de l’IAAF.


Mafia à l'IAAF:  «Il est cuit. Il est vraiment cuit, Papa Masssata Diack »

 

Ce dernier s’est confessé au “Monde” qui a eu accès à des mails, virements et lettres mettant formellement en cause Papa Massata Diack.
Il ne s’agit plus de supputations mais de preuves scientifiques qui confirment l’existence d’une vraie mafia. D’autres informations supplémentaires obtenus par Libération confortent l’enquête de nos confrères et révèlent des virements de forte sommes vers une société écran basée à Dakar, plus précisément à la Zone B.

«Il est cuit. Il est vraiment cuit ». Ainsi s’exprimait hier une source judiciaire française interpellée par Libération sur les nouvelles révélations du journal «Le Monde» et de la chaine allemande «Ard» concernant la place et le rôle de Papa Massata Diack dans le système de corruption mis en place au cœur de l’IAAF.

 

Un rôle d’autant plus clair que Habib Cissé, mis en examen en même temps que Lamine Diack, a ouvertement accusé Papa Massata Diack dans les colonnes du «Monde» : «Papa Massata Diack a organisé dans mon dos le chantage auprès des athlètes (russes) dès novembre 2011. Il a reçu plusieurs millions d’euros autour de ces affaires, et il n’a remboursé que la moitié aux Russes. C’est grâce à moi s’il est encore en vie, sinon les Russes l’auraient liquidé depuis longtemps, et on aurait jamais retrouvé son corps».

 

L’accusation publique est claire. Déjà, lors de son dernier interrogatoire devant le juge, Habib Cissé s’était lâché : «Valentin Balakhnichev m’avait dit fin 2012 que Papa Massata Diack avait sollicité de l’argent en échange de la protection de certains athlètes et c’est le non-respect de cet engagement de protection des athlètes qui a provoqué un conflit, des lettres de menaces.»

 

Valentin Balakhnichev à l’IAAF : «Nous avons les preuves de vos agissements criminels. Vous avez intérêt…» 

Libération a pris connaissance de l’intégralité de cette lettre que Valentin Balakhnichev, alors président de la Fédération russe d’athlétisme a adressé à l’IAAF : «Permettez-nous de vous rappeler que dès l’origine, le contexte de ces six cas (ndlr, athlètes russes pris pour dopage) était très éloigné de tout cadre légal et éthique. En 2011, lorsque nous nous sommes retrouvés face à 19 cas de passeports biologiques anormaux, incluant des champions olympiques et du monde, vous nous avez proposé un marché. Qualifier cela de marché est trop diplomatique aujourd’hui. Il s’agissait d’un chantage cynique et cruel. Nous n’allons pas garder le silence car nous avons les preuves des agissements criminels de l’IAAF. Le seul moyen d’éviter un scandale à l’IAAF est de continuer à faire comme vous avez fait ces dernières années c’est-à-dire de gérer ça discrètement.»

 

La justice française a les preuves attestant que Balakhnichev avait versé des commissions de 1,5 million d’euros pour acheter le silence de l’IAAF. Interrogé sous le régime de la garde à vue à Nanterre, dans le local de la Brigade financière, Gabriel Dollé, ancien monsieur antidopage de l’IAAF avait évoqué ce paiement non sans indiquer avoir reçu 104.000 euros de Lamine Diack ainsi que 50.000 euros de Massata Diack. Mais, à ce stade des investigations, les juges ne connaissent pas l’identité de la personne ayant encaissé les 1,5 million d’euros.

 

Lors d’une récente audition devant le juge français, Lamine Diack a démenti être le bénéficiaire de ces fonds après avoir fait des aveux partiels en garde à vue, lorsqu’il avait promis de “prendre ses responsabilités” : «Je n’ai jamais demandé de l’argent à un athlète russe pour le couvrir. Jamais et aucun athlète ne dira le contraire. Si je devais demander de l’argent à un Russe, ce serait à Vladimir Poutine», a t-il affirmé droit dans ses bottes.

 

LamineDiack aux juges: «Si je devais demander de l’argent à un Russe, ce serait à Poutine» 

Les révélations du “Monde” et de l’Ard permettent de saisir le contexte dans lequel cette lettre incendiaire a été écrite. « Au domicile d’Habib Cissé, en région parisienne, où ont été saisis les deux mails de juin et juillet 2014, les enquêteurs ont également trouvé une note de plusieurs pages se terminant par « A. Melnikov », du nom de l’entraîneur de l’athlétisme russe. Elle n’est pas datée, mais selon nos informations, remonte au printemps 2013. Sont mentionnés vingt-trois athlètes russes qui ont des « problèmes avec leurs passeports biologiques » et un certain « H.C. ».

 

“H. C.” s’est engagé à fournir son assistance juridique concernant les affaires citées dans la liste avec un salaire de 600 000 euros ». Ecrite dans un anglais approximatif, cette note mentionne le fait que PMD, courant 2012, a demandé de l’argent pour la « full protection » (protection totale) de plusieurs athlètes, dont les marcheurs Valery Borchin, Olga Kaniskina (600 000 euros), Vladi- mir Kanaykin (300 000 euros) et Sergey Kirdyapkin (700 000 euros, et la spécialiste du 3 000 mètres steeple Ioulia Zaripova (600 000 euros). Cinq noms qui pèsent lourd en termes de médailles.

 

Kaniskina a été championne olympique, à Pékin, en 2008 puis médaillée d’argent en 2012. Double champion du monde, Borchin a été également sacré aux Jeux de Pékin. Kirdyapkin a remporté l’or aux Jeux de 2012.Quant à Zaripova, elle a été, elle aussi, sacrée à Londres. En janvier 2015, l’agence antidopage russe a annoncé la suspension des cinq athlètes», selon nos confrères. Qui ajoutent : « face au nom de LiliyaShobukhova figure la mention suivante : « 300 000 (P) + 150 000 (H) ».

 

“Half-Half”, “Full protection” ou les codes de la mafia 

Les enquêteurs soupçonnent que les deux lettres désignent Papa Massata Diack et Habib Cissé. Toujours au domicile de Me Cissé, perquisitionné en novembre 2015– les scellés ont été versés au dossier d’instruction seulement en septembre 2016–, les enquêteurs ont aussi trouvé une lettre d’entente entre Habib Cissé et la Fédération russe d’athlétisme prévoyant le versement à l’avocat de 600000 euros (390.000.000 F Cfa), entre novembre2011etmars 2012, pour du « conseil en affaires juridiques » sur des questions de dopage.

 

Enfin, des SMS entre Cissé et PMD ont également été saisis et conservés. Le 14 mars 2014, PMD envoie un texto à Cissé : « Habib, prévois de retourner les 50 000 euros reçus sur le cas Shobukhova dès lundi. Valentin [Balakhnichev] réclame un remboursement intégral de cette somme afin d’officialiser la sanction et la signature. Merci de me préciser les modalités pratiques. »

 

Le 3 avril, Habib Cissé envoie un message à Papa Massata Diack : « Bonjour, je vais remettre à AB half today. J’ai besoin de 15 jours environ pour l’autre half. J’expliquerai à AB le pourquoi. Merci de ta compréhension. Habib ». « AB » correspond aux initiales d’Assane Ba, collaborateur de PMD et dirigeant de certaines de ses sociétés.

 

Des traces de virements vers une société écran basée à Dakar 

Les enquêteurs savaient déjà, selon nos confrères, que Black Tidings, une société-écran basée à Singapour, avait servi à virer 300 000 euros, le 27 mars 2014, vers le compte d’Igor Shobukhov, lorsque son épouse, Liliya Shobukhova, sachant qu’elle allait être sanctionnée, réclamait le remboursement de son argent. Mais les nouvelles données du fisc américain auxquelles ‘’Le Monde’’ a eu accès montrent aussi que deux jours plus tôt, le 25 mars, Pamodzi Consulting SARL, une société liée à Papa Massata Diack, a effectué un virement de 434950 dollars vers Black Tidings.

 

Le 5 août 2013, cinq jours avant le début des Mondiaux d’athlétisme à Moscou, Black Tidings effectue trois transferts pour un montant total de 750 000 dollars, dont un virement de 100 000 dollars vers un compte de Ian Tan Tong Han, un proche de PMD- il lui a donné le nom de son fils- et un autre de 350000 dollars vers Sporting Age SUARL.

 

Menacé par les Russes, Massata vire 500.000 dollars à une société offshore contrôlée par Balakhnichev 

Pour les seules journées des 6 et 12 novembre 2013, 197000 dollars ont été virés de Black Tidings vers PMD Consulting, et 20000 dollars de la société singapourienne vers un compte personnel de Papa Massata Diack. Les liens financiers entre Black Tidings et PMD apparaissent donc multiples.

 

Papa Massata Diack pourra aussi s’expliquer sur ce virement de 500 000 dollars, le 21février 2013, de Pamodzi Consulting SARL vers New Mills Investment Limited. Cette société offshore, domiciliée à Saint-Christophe-et-Niévès, est une structure créée par la Compagnie monégasque de banque pour le compte de… Valentin Balakhnichev. Ce virement confirme le remboursement évoqué, plus haut, par Habib Cissé qui a été récemment placé en détention provisoire avant d’être libéré par la Chambre d’instruction.

 

La face cachée de Sporting Age, la société fantôme de la Zone B 

Des informations supplémentaires de Libération établissent que 3 millions d’euros ont été saisis dans le compte monégasque de New Mills.

 

Quid de Sporting Age ? Gérée par Assane Ba, un proche de Papa Massata Diack, Sporting Age appartient, sur le papier, à Ian Tan Han, le dirigeant de Black Tidings. Cette entité basée à Dakar a toutes les allures d’une société écran. Mise en orbite le 27 juillet 2010, elle est logée à la Zone B, villa numéro 10.
Libération s’est rendu à cette adresse et aucune société connue n’y est active. Des vérifications auprès du fisc sénégalais renseignent qu’elle n’a jamais communiqué ses résultats.

Les enquêteurs français ont aussi reçu le témoignage officiel de l’athlète turc Altekin. L’athlète accuse, détails à l’appui, Papa Massata Diack d’avoir tenté de lui soutirer 650.000 euros. Le fils de Lamine Diack s’est d’ailleurs rendu à Istanbul le 20 novembre 2012. Lors d’une rencontre à l’hôtel Hyatt Macka Palas, l’athlète informe avoir remis 35.000 euros à Papa MassataDiack.
Libération

IAAF: Pape Massata Diack cité dans une autre affaire de corruption

 


Le petit émirat du golfe Persique refait parler de lui. Car aux parfums de scandale qui auréolaient déjà les conditions d’attribution des Mondiaux de hanbdall 2015 et du Mondial de football 2022… viennent s’ajouter de lourds soupçons sur les Mondiaux d’athlétisme que Doha accueillera en 2019.

Pour attirer la discipline reine des Jeux olympiques sur son sol, le Qatar pourrait bien avoir fait tourner la planche à billet. « Le Monde » révèle en effet ce vendredi d’intrigants virements bancaires décelés par le fisc américain. Opérés quatre jours avant un vote crucial, ces transferts colossaux (près de 3,5 milliards de dollars) émis par un fond d’investissement de l’Etat qatari (Oryx Qatar Sports Investments) ont de quoi surprendre.

Empêtrés dans de colossales affaires

La transaction remonte à 2011. A cette époque, la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) planche sur l’attribution des Mondiaux d’athlétisme 2017. Cette année là, Doha perd face à Londres. Mais la capitale qatarie obtient ceux de 2019.

Le bénéficiaire de ces virements opaques de l’Etat qatari n’est autre que Pamodzi Sports Consulting, une agence de marketing sportif… détenue par le sulfureux Sénégalais Papa Massata Diack… fils de Lamine Diack. Pour rappel, tous deux sont empêtrés dans de colossales affaires de corruption liées au sport. Le père, Lamine, est l’ancien président de l’IAAF. Il est depuis un an mis en examen pour « corruption » et « blanchiment aggravé ». Le fils, lui, est soupçonné d’avoir couvert, monnayant de l’argent, plusieurs cas de dopage dans l’athlétisme russe.

Des soupçons qui se confirment

Les révélations du « Monde » résonnent avec celles du « Guardian » en décembre 2014. Le quotidien britannique affirmait alors être en possession de mails dans lesquels, en 2011, Papa Massata Diack demandait le paiement de 5 millions de dollars. Mais à l’époque, admettait le journal : « Il [était] difficile de déterminer si ce paiement [avait] été effectué ou non ». Les découvertes du fisc américain semblent indiquer que oui.

Ni la famille Diack, ni le fonds d’investissement qatari n’ont souhaité répondre au « Monde ». Mais ces révélations devraient entacher encore davantage une attribution déjà controversée.

En 2014, lorsque le Qatar se voit attribuer l’organisation des Mondiaux d’athlétisme, la nouvelle passe mal : « C’est incompréhensible que, après tous les problèmes autour du Mondial 2022 de football et du Mondial 2015 de handball, le monde de l’athlétisme ait choisi le Qatar », réagit Helmut Digel, membre du conseil de l’IAAF et ancien président de la fédération allemande.

D’autant qu’une lettre, légale, a été distribuée aux membres du jury deux jours avant le vote : la pétromonarchie du Golfe s’y engage à verser à la fédération 32 millions d’euros en sponsoring et en droits télévisuels avec sa chaîne BeIN Sports. Et, « elle a eu un impact énorme, si près du vote », admet Helmut Digel.

Corruption a L’Iaaf : Papa Massata Diack entendu en vidéo conférence

 

CORRUPTION A L'IAAF : Papa Massata Diack entendu en vidéo conférence
 Selon Libération, Papa Massata Diack a été interrogé lundi et jeudi derniers par le Tribunal arbitral des sports (Tas) après son recours déposé devant cette instance à la suite des sanctions prises par le comité éthique de l’Iaaf.
Comme vous le devinez, Papa Massata Diack qui est visé par une notice rouge d’Interpol, la police des polices, n’a pas fait le déplacement à Lausanne. Il s’est invité au «procès» par vidéo conférence tout comme Valentin Balkhnichev et Alexei Melnikov visés par les mêmes sanctions dans le cadre de l’affaire dite de dopage dans l’athlétisme pour laquelle Lamine Diack est doublement mis en examen.
Le Tas devrait donner son verdict dans les prochains jours.

Grands Moulins de Dakar : Le directeur commercial et deux grands commerçants écroués pour corruption

Grands Moulins de Dakar : Le directeur commercial et deux grands commerçants écroués pour corruption
Libération est en mesure de révéler qu’une rocambolesque affaire de corruption présumée secoue les Grands Moulins de Dakar( GMD). Premier à tomber dans le cadre de ce dossier: Habibou Samb, directeur commercial de Gmd, placé sous mandat dépôt vendredi dernier.
Il faut dire qu’en déposant plainte les responsables des GMD n’imaginaient pas en arriver là et pour cause. Tout à commercer lorsqsue les responsables du GMD ont constaté que des prêts à hauteur de 200 millions de FCfa ont octroyés sous forme d’achats à deux grand commerçants dont Mamadane Diop.
Après vérification ils se sont rendu compte que la société de crédits qui avaient garanti ces prêts n’existait pas. Une plainte est déposée mais les deux commerçants assurent que c’est le directeur commercial des GMD qui les a mis en rapport avec la structure mis en cause.
Mieux ils ajoutent qu’ils lui ont plusieurs millions de FCfa pour le « remercier ». Un cadeaux qui, aux yeux du juge est un pot-de-vin qui laisse croire que les trois mis en causes présumé agissaient en connaissance de cause. Ils ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt pour escroquerie association de malfaiteurs et faux et usage de faux. Nous y reviendrons
Libération

Corruption : L’ex-conseiller de Lamine Diack libre et sous contrôle judiciaire

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Il n’aura passé que quelques jours en détention. Habib Cissé, ex-conseiller juridique de Lamine Diack, l’ancien président de l’Iaaf, a été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire.

Il a été placé en détention provisoire mi-octobre pour son implication présumée dans l’affaire de dopage et de corruption qui lui vaut, ainsi qu’à Lamine Diack, une mise en examen au mois de novembre dernier.

«Son placement en détention provisoire était totalement injustifié. Rien dans l’évolution du dossier, ni aucun risque de fuite ne justifiaient cette incarcération», ont réagi ses avocats à l’Afp. Ces derniers avaient fait appel de la décision.

Corruption dans la presse : Et si on en parlait… de ces journalistes en 8×8

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Ce 20 Octobre 2016, le confrère en ligne Leral.net a crevé l’abcès en abordant, dans ce contexte où le Sénégal connait une révolution de l’information, la lancinante question de la corruption dans la presse. Seulement, le confère s’est limité à la presse en ligne. Mais le phénomène est plus large et plus ample.

La presse écrite, la radio et la télévision sont aussi des secteurs où la corruption encagoulée a envahi les rédactions où un confère peut, sous cape, mener des actes secrètement corrompus avec un art ingénieux de maniement qui fait passer son forfait sans aucun soupçon.

Le député Moustapha Cissé Lo a affirmé clairement que certains journalistes n’osent jamais l’attaquer ou écrire quelque chose à sa défaveur. « Je m’en tiens là ! », a-t-il conclu. Et cette mise en garde en dit long.

C’est parce que certains journalistes ont déjà les mains mouillées. D’autres, surtout dans la presse en ligne, sont à l’œuvre corruptrice. Sur la toile, des vies sont détruites, des carrières sont brisées, des ambitions sont annihilées et des élans sont démantelés par le chantage de brebis galeuses jamais inquiétées. Le CNRA et la CORED n’ont aucun pouvoir coercitif pour freiner le vicieux essor des journalistes corrompus.

L’Etat en a une responsabilité. Mais la sienne est minime par rapport à celle des patrons de groupe de presse. Et pour cause !

Des interviews sont vendues particulièrement à des responsables politiques, surtout en période d’enjeux électoraux. Des portraits de personnalités politiques ou de personnalités de l’espace public sont secrètement marchandés. Souvent, devant une divergence opposant des responsables politiques, il arrive qu’un journaliste prenne dans son émission ou dans son article une position partisane en faveur d’un antagoniste avec qui il a des relations personnelles qui, naturellement, influent sur l’orientation de sa plume ou de sa voix.

Et jusque dans les revues de presse, il arrive, de manière flagrante, que le revueur de presse insiste lourdement sur un menu article consacré à une personnalité politique qui, auparavant, l’a même averti la veille de la sortie de l’organe. Et après la propagande calculée, le monsieur passe au bureau du détenteur de billets de banque.

Train de vie dispendieux

Certains journalistes sénégalais ont aujourd’hui un train de vie onéreux qui dépasse largement leurs revenus salariaux. Quand un journaliste qui a un salaire formel variant entre 100.000 à 300.000 Fcfa roule en voiture de luxe dernier cri, parfois en 8×8 majestueux, loge dans un appartement luxurieux dans une zone résidentielle et s’envole en Europe ou aux Etats unis juste pour des vacances, son employé, pour peu qu’il ait le sens de responsabilité, devrait lui-même se rendre compte que c’est son organe qui sert de moyen d’enrichissement illicite.

Et malheureusement, il suffit de « toucher » le journaliste pour que toute la presse se mobilise pour crier à une atteinte à la liberté d’expression. Récemment, Abou Abel Thiam a réussi à faire passer une interview qui semble bien être adroitement rédigée dans plusieurs organes de presse, avec la complicité indubitable de journalistes qui n’ont jusque-là pas clarifié ce forfait qui pue une corruption non dite.

Des organes de presse ont la dignité et le courage d’afficher clairement la tendance partisane de leur ligne éditoriale. Mais d’autres mènent le jeu du pouvoir de façon ostentatoire à la défaveur de l’opposition surtout dans la situation actuelle. Aucun équilibre déontologique n’est respecté !

Il est temps de s’interroger sur la corruption dans la presse. Il est plus que jamais temps que les patrons de presse se posent des questions sur l’immense fortune que possèdent certains de leurs journalistes.

La corruption encagoulée dans la presse a des effets dangereux sur la Nation qui reçoit les informations, surtout que ce phénomène s’accompagne de liens étroits entre journalistes, personnalités politiques et opérateurs économiques !

La Nation manipulée

L’information figure parmi les principaux instruments de participation démocratique. Aucune information n’est crédible et concluant sans la connaissance des problèmes de la communauté politique, des données de faits et des diverses propositions. Mais le pluralisme dans ce secteur délicat de la vie sociale a parfois des effets pervers au Sénégal.

Au nom de la liberté de presse, il arrive qu’un journaliste manipule l’opinion avec des faussetés sur une personnalité politique qui le corrompt pour qu’il œuvre à lui faire bénéficier d’un halo populaire. Souvent, c’est tout un organe de presse qui se penche du coté du pouvoir avec des subtilités vicieuses qui se manifestent soit par une glorification de l’acte gouvernemental, soit par une diabolisation experte d’un opposant.

Et malheureusement, c’est l’opinion publique qui est ingénieusement manipulée, une manipulation qui réussit car le Sénégal étant un pays de civilisation orale, la presse y est un mythe.

Le Piroguier

Scandales, recul démocratique : Momar Seyni Ndiaye dénonce le silence des alliés de Macky

Débat sur le pétrole – Momar Seyni Ndiaye: “Pourquoi Moustapha Niass qui est un spécialiste du pétrole ne dit rien?”

Le mutisme des partis alliés du régime, par rapport au débat sur le pétrole, mais aussi sur les interdictions systématiques de manifestation de l’opposition, reste “troublant”, selon Momar Seyni Diagne. En effet, dans un entretien avec Sud Quotidien, le journaliste formateur trouve que Benno Bokk Yayaar, ainsi que les partis de gauche, devraient “réclamer des éclairages” au chef de l’Etat Macky Sall.

Pourquoi la Gauche se tait? Pourquoi, sur le débat sur le pétrole, Moustapha Niass qui est un spécialiste du pétrole ne dit rien? Pourquoi Ousmane Tanor Dieng, Mamadou Ndoye ou encore le Pit ne disent rien?“, s’interroge M. Momar Seyni Ndiaye. Dans un contexte marqué par le débat sur le pétrole au Sénégal, mais aussi, les interdictions systématiques de manifester, vis-à-vis de l’opposition, l’analyste politique est indigné face à ce “silence pesant” de la part des alliés du régime.

Le parti socialiste (Ps), l’Alliance des forces de progrès (Afp), la Ligue démocratique (Ld), sans compter les partis de Gauche, tous membres de Benno Bokk Yakaar, ne sont pas épargnés par le journaliste formateur. Selon ce dernier, il s’agit d’un problème d’éthique et de gouvernance car, leur silence est aujourd’hui un silence extrêmement troublant. “On ne les reconnait plus comme des partis de valeurs. Ce sont des alliés qui ne peuvent même plus dire la vérité au pouvoir. La coalition Bby est malade parce qu’elle ne se dit pas la vérité” dénonce-t-il.

 

Massata Diack inculpé pour corruption par la justice sénégalaise dans l’affaire IAAF

Scandale présumé à l’IAAF: Massata Diack inculpé pour corruption

Papa Massata Diack a été inculpé jeudi dernier par le doyen des juges Samba Sall pour corruption active et passive. 

L’affaire de corruption présumée qui secoue l’IAAF a connu un rebondissement de taille à Dakar. Le journal est en mesure de révéler que Papa Massata Diack a été brièvement interrogé jeudi dernier par le doyen des juges Samba Sall. Le magistrat instructeur lui a ensuite notifié une inculpation pour corruption active et passive.

Le fils de Lamine Diack sera normalement entendu dans le fond prochainement, ce qui lui permettra de se défendre d’autant qu’il a des arguments à faire cette affaire. Visé par un mandat d’arrêt international sollicité par le financier de Paris, Papa Massata n’a cessé de crier son innocence depuis la mise en examen de son père Lamine Diack.

le Procureur de la République du Tribunal hors classe de Dakar s’était auto-saisi de ce dossier en ordonnant une enquête préliminaire confiée à la Sûreté urbaine de Dakar qui avait d’ailleurs interrogé Massata Diack.

Libération

Le triomphe de la corruption, Par Serigne Saliou Guèye

VAINCRE EN FLIPPANT

«Il y a des victoires qui font honte aux vainqueurs. Au nom des valeurs de la République ils auront sabordé la démocratie. Tout aura été fait : calomnie, mensonge, clientélisme, communautarisme», dixit Marion Maréchal, la petite fille du fondateur du Front national, Jean Marie Lepen, battue le 13 décembre 2015 aux élections régionales en PACA en France par la coalition incestueuse spontanée droite-gauche.

Au vu des résultats qui sont sortis des urnes le soir du référendum de ce dimanche, on ne peut s’empêcher d’utiliser la même phrase à l’endroit du courant du «oui», le vainqueur de la consultation avec un score qui avoisinerait les 55% qui a violé ignominieusement les règles de l’équité en matière de compétition démocratique ou de consultation populaire.

Manifestations monstres dans tout le Sénégal, distribution outrancière de riz, de liasses d’argent, promesses de réalisations, inauguration de chrysanthèmes, achat éhontée de consciences, manipulation corruptive de soi-disant imams qui ont abdiqué les prescriptions de l’islam, visites aux khalifes généraux des confréries musulmanes et au chef de l’Eglise sénégalaise pendant la campagne, utilisation de certaines réalisations infrastructurelles dans des foyers religieux à des fins politico-partisanes, agitation de la fibre ethnique, tous les expédients, fussent-ils à l’antipode des valeurs et règles démocratiques, ont été utilisés par le courant du «oui» pour obtenir la victoire.

Des dirigeants profiteurs ont mis à l’encan l’ONCAV, organisation apolitique, pour des raisons que tout le monde connait aisément. Des lutteurs en déclin plus spécialisés dans des palinodies burlesques que dans des victoires glorieuses, des chanteurs en panne d’inspiration, un footballeur reconverti en ambassadeur itinérant qui a entonné le sinistre chant du cygne de sa carrière, un ministre des Finances, prosélyte-politicien, qui a fait étalage de ses libéralités et de sa générosité soudaines, se sont fortement impliqués dans la campagne pour faire triompher le «oui» sans considération aucune de l’éthique république.

À cela s’ajoute la volonté délibérée du ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, organisateur matériel du référendum, de saboter le bon déroulement du scrutin. À quelques encablures de la date du vote, grande fut la surprise de plus de 200 mille électeurs quand le ministre de l’Intérieur leur a notifié qu’ils ne pourraient pas accomplir leur devoir et droit civiques à cause d’une défaillance douteuse de la machine d’impression des cartes d’identité. Et beaucoup de Sénégalais qui se sont déplacés ont été surpris de se faire signifier qu’ils ne sont pas autorisés à voter dans leur centre habituel sans en retour recevoir une once d’information qui leur indiquerait leur lieu de vote. Déboussolés, désemparés, ces citoyens privés d’un droit fondamental, dont l’auteur de ces lignes, sont rentrés déçus et amers.

Les électeurs de plus de 50 bureaux de vote à Touba ont été supprimés sans explications après l’incident causé par Moustapha Cissé Lô. Et plusieurs concernés l’ont dénoncé ostensiblement à travers des médias insoumis qui résistent à l’oppression et à la pression du pouvoir. Le ministre de la Jeunesse, plus spécialisé dans l’arrogance et l’impudence, a, à l’entame de la campagne, organisé publiquement en direct de la TFM dans une ambiance folklorisée une remise dégradante de chèques à des jeunes nécessitants mais avec le label «oui» estampillés sur des chèques géants en carton.

On est en pleine confusion des genres entre le parti et la patrie quand les chantres du «la patrie avant le parti» utilisent des deniers publics dont chaque citoyen a droit sous forme de prêt s’il remplit les critères requis à des fins partisanes.

Les médias d’État surtout la télé nord-coréenne version sénégalaise et d’autres organes de presse du pouvoir proches ont exclu les tenants du «non» des plages d’expression qu’offrent leurs médiums. Dans tous les boulevards et artères de Dakar, les affiches et coquelicots publicitaires sont bariolées par l’image présidentielle avec un rictus stéréotypé. Le ministre de l’Intérieur chargé de l’organisation de la consultation, obligé d’afficher une certaine neutralité même si l’on sait qu’il est responsable apériste, a pris lui aussi sa part dans la campagne.

Rupture d’équilibre

Des plénipotentiaires du courant du «oui» dont la mission ignoble est d’acheter des bulletins «non» ont sillonné tous les centres de Dakar. Le ministre délégué en charge de la Microfinance et de l’Economie solidaire, Moustapha Diop, et le directeur général du port, Cheikh Kanté, ont cassé la tirelire pour acheter des voix électorales. Le député Moustapha Cissé Lô a publiquement avoué qu’il recourrait à des pratiques corruptives pour engranger des voix supplémentaires.

Pourtant l’article L.104 dit clairement que «quiconque, par des dons ou libéralités en espèces ou en nature, par des promesses de libéralité, de faveurs, d’emplois publics ou privés ou d’autres avantages particuliers, faits en vue d’influencer le vote d’un ou de plusieurs électeurs, a obtenu ou tenté d’obtenir leurs suffrages, soit directement, soit par l’entremise d’un tiers, sera puni de trois mois à deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 20.000 à 200.000 francs CFA».

Mais dans un tel contexte de corruption généralisée déguisée ou ouverte dont le chef de file se trouve être le leader du «oui», lequel n’a pas barguigné à faire des promesses mirifiques de soutien financier à des imams, à des délégués de quartier, à des organisations sportives, à s’afficher obséquieusement avec des guides religieux pour parler d’infrastructures, à courtiser des lutteurs en papier, à payer les droits télé pour la diffusion en direct du combat de lutte Boy Niang/Garga Mbossé, il n’est pas étonnant de voir ses troupes panurgistes verser impunément lors de la campagne référendaire dans des dérives corruptogènes.

Avec le déploiement de cet gigantesque arsenal de logistiques, de moyens financiers, avec les irrégularités constatées dans le bon déroulement du référendum, avec une telle rupture d’équilibre dans le traitement des courants, avec un tel parti-pris de l’administration qui a refusé de livrer le fichier électoral version papier aux plénipotentiaires du «non», il ne serait point étonnant que le président du «oui» avait triomphé. Mais que nenni ! Il a gagné mais n’a pas été plébiscité avec le score de 55% et un taux d’abstention jamais égalé dans l’histoire référendaire du Sénégal. De 1958 jusqu’en 2001 en passant par 1963 et 1970, l’abstentionnisme n’a jamais atteint 35%.

Certes l’on pourra me rétorquer que deux de ces époques coïncident avec le parti unique ou se référer aux démocraties occidentales notamment la France pour dire justifier que les référendums ne mobilisent pas les grandes foules. Ce qui est mensonger puisque dans l’histoire de la Ve République française, il n’y a que deux référendums sur les dix organisés où le taux d’abstention a franchi la barre des 50%. Les huit autres n’ont jamais frisé un score abstentionniste de 40%.

Le président Sall, tel un général auréolé par les flonflons d’une victoire à la Pyrrhus, a gagné en flippant c’est-à-dire en étant angoissé par le verdict vespéral des urnes. Contrairement à ses ouailles qui exultent faussement et manifestent des scènes de joie de parade et de façade, il ressentira dans son fond et tréfonds cette victoire comme une gloriole car l’objectif des 80% à minima clamé sur tous les tréteaux est loin d’être atteint avec le nec plus ultra d’une abstention délirante de 60%.

Papa Massata Diack encore cité dans un scandale de corruption impliquant la fédération kényane d’athlétisme

 

Fédération kényane d’athlétisme : Le nom de Papa Massata Diack cité dans un scandale de corruption
Décidément Pape Massata Diack le fils de Lamine Diack est dans tous les mauvais coups. Selon une enquête du quotidien américain The New York Times de nouveaux éléments à charge sont fournis contre plusieurs hauts-dirigeants de la fédération kényane d’athlétisme, soupçonnés de corruption.  L’accusation est grave indique Jeuneafrique.com.
De hauts dirigeants de la Fédération kényane d’athlétisme (AK), selon le témoignage d’un ancien employé cité dans une enquête du New York Times publiée le 5 mars, auraient reçu « un pot-de-vin » de 500 000 dollars de la compagnie américaine Nike.
Au mois de novembre 2015, le journal britannique Sunday Times révélait que le vice-président de l’AK, David Okeyo, faisait partie des trois Kényans accusés d’avoir détourné 700 000 dollars d’un contrat de partenariat entre la Fédération kényane et Nike. Les documents fournis par l’ancien employé de l’AK, que le New York Times s’est procurés – échanges de mails, lettres, relevés bancaires et factures – ,apportent de nouvelles précisions.
Selon le quotidien américain, l’affaire remonte à 2009. Lorsque les dirigeants kényans se plaignent auprès de Nike, l’accusant de traiter le Kenya de « dépotoir », en ne fournissant que des habits de très mauvaise qualité, selon les échanges de mails.
Un membre du bureau exécutif de l’AK, cité par le New York Times sous le couvert de l’anonymat, avance qu’il s’agissait peut-être une « ruse » de la part des dirigeants kényans « pour clore le contrat qui les liait à la compagnie américaine afin de toucher un pot-de-vin de la part d’une autre compagnie ». Car peu après, l’AK concluait un nouveau contrat de sponsoring avec Lin-Ning Company, une compagnie chinoise spécialisée dans les fournitures sportives.
Un agent marketing, servant d’intermédiaire avec Li-Ning Company aurait alors versé quelques 200 000 dollars sur le compte de la fédération kényane, « somme rapidement retirée par l’un de ses hauts dirigeants », rapporte le New York Times.
Selon le quotidien américain, cet intermédiaire ne serait autre que Papa Massata Diack, l’un des fils du Sénégalais Lamine Diack, ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), qui est sous le coup d’une enquête de la justice française pour « corruption », « corruption passive » et « blanchiment aggravé » dans le vaste scandale touchant l’IAAF.

Aliou Sall-découverte de Gaz et Bdk : Birahim Seck soupçonne un parfum de corruption

Alioune Sall-découverte de Gaz et Bdk : Birahim Seck soupçonne un parfum de corruption.

 

Qu’est-ce qui se cache derrière la création de la Banque de Dakar (Bdk) ? Quels sont les liens entre cette banque et Petrotim Limited ? Ce sont des questions que Birahim Seck, membre du Forum civil, s’est posées lors de son déplacement hier à Touba. Selon lui, l’Etat doit faire la lumière sur ces liens car, selon lui, la coïncidence est suspecte entre la création de cette banque et la découverte u gaz. Car, l’institution financière pourrait servir de levier pour blanchir de l’argent.


Alioune Sall-découverte de Gaz et Bdk : Birahim Seck soupçonne un parfum de corruption.
Il faudrait qu’on éclaircisse la question sur le gaz. Parce qu’il y a un lien étroit entre le promoteur du gaz, à savoir Timis Corporation et la mise en place de cette Banque de Dakar (Bdk) dont Mr Alioune Sall est administrateur jusqu’aux dernières nouvelles». Ces propos sont de Birahim Seck, membre du forum civil qui revenait sur la question de la nécessité d’exiger la transparence dans l’établissement des sociétés au Sénégal.


Birahim Seck, qui était à Touba où il animait un débat sur la corruption et la bonne gouvernance, se défend de vouloir polémiquer avec le frère du Président Macky Sall, mais exige néanmoins des réponses aux questions qu’il ne manque pas de se poser : «Je rappelle que Timis Corporation c’est cette entreprise que l’Etat du Sénégal avait donné 90%, par l’entremise de Petrotim Limited. Qu’est-ce qui est derrière la mise en place de cette banque ? Est-ce que c’est pour tenter de blanchir de l’argent à travers des transferts d’argent qui seront, éventuellement, effectués par cette Banque vers d’autres» Je pense qu’il appartient aux promoteurs de répondre à cette question».
Concluant sur ce sujet, Birahim Seck persiste et signe en ce qui concerne l’implication du maire de Guédiawaye dans la gérance de Petrotim Limited : «Nous, nous maintenions notre  déclaration en disant que 90% ont été transféré à Petrotim Limited, et Petrotim Limited est représentée au Sénégal par Petrotim Limited Sénégal et le gérant s’appelle Mr Alioune Sall».
Source : PressAfrik