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Le débat sur la suppression du poste de Pm anime les quotidiens du week-end

Les quotidiens parvenus samedi à l’APS traitent l’actualité politique en priorité en mettant notamment en exergue le débat sur la suppression annoncée du poste de Premier ministre et les interrogations sur l’avenir du Parti socialiste.

Alors que l’Assemblée nationale doit se réunir en session plénière samedi prochain (4 mai) pour débattre du projet de révision constitutionnelle devant déboucher, entre autres, sur la suppression de la Primature, l’heure semble aux préparatifs dans les différents bords politiques.

‘’La majorité en ordre de bataille’’, affiche ainsi Le Soleil à sa Une. Le journal a notamment pris l’option de rendre compte des préparatifs dans le camp des députés acquis au pouvoir à travers leur convocation dès lundi afin de mieux articuler leurs positions.

‘’Le président du groupe parlementaire de la Coalition Benno Bokk Yakaar (BBY) a convoqué ses collègues membres de la majorité pour une consultation. Cette réunion sera une occasion pour les parlementaires d’harmoniser leurs positions avant la séance plénière du 4 mai sur le projet de loi portant suppression du poste de Premier ministre’’, précise le quotidien national dans ses colonnes.

Ce projet de révision constitutionnelle annoncé au moment de la formation du nouveau gouvernement a le mérite de ‘’réveiller l’esprit de révolte de l’opposition et de la société civile’’, croit savoir Vox Populi, lequel souligne qu’opposants et membres de la société civile ‘’brûlent le projet Macky Sall et appellent à la résistance’’.

Dans ses colonnes, la publication étale particulièrement les réactions engendrées par ce projet de loi dans certains cercles de la société civile sénégalaise.

Une posture des opposants assimilable à un baroud d’honneur par Sud Quotidien à la lumière de son analyse de la situation politique consécutive à la réélection de président Macky pour un second mandat à la tête du pays.

‘’L’opposition en mal de +fast track+ ! (termes anglais signifiant littéralement marche rapide) s’exclame le journal du groupe Sud Communication au sujet de l’attitude des opposants.

‘’Makcy Sall déroule, l’opposition cherche ses marques. Le jeu post-investiture du président de la République et chef de file du parti au pouvoir semble assez caricatural. Le chef de l’Etat pose sans discontinuer ses premiers actes de gouvernance alors que le camp d’en face semble en mal de repères’’, analyse le journal.

‘’Même pour la réforme constitutionnelle partie pour émietter la nature du régime politique, déplore Sud Quotidien, l’opposition est restée longtemps amorphe, ne réagissant qu’à quelques encablures de la validation dudit projet de loi et, paradoxalement pour appeler à un référendum et à une gestion concertée de cette affaire de suppression du poste de Premier ministre’’.

La situation prévalant au sein du Parti Socialiste (PS), une des formations politiques membres de la coalition au pouvoir (BBY) n’a pas non plus laissé insensibles les quotidiens.

Kritik fait état d’un malaise profond dans ce parti historique en usant à sa Une de la formule : ‘’Le ver (t) est dans Benno’’ pour évoquer la situation au PS.

‘’Après la séparation avec l’ancien maire de Dakar, Khalifa Sall et avec tous ceux qui lui étaient proches, le PS va droit ver une nouvelle crise née de l’absence de rotation sur le profil des membres désignés pour siéger au gouvernement et de l’opportunité objective de continuer à jouer un rôle de second couteau dans la mouvance présidentielle. A cela s’ajoutent d’autres faits menaçant la survie du parti’’, fait observer le journal.

‘’Le PS choisit le pire’’, renchérit Walf Quotidien en évoquant l’alliance de ce parti avec l’Alliance pour la République (APR, au pouvoir). Pour le quotidien du Groupe Walfadri, la formation politique des ‘’Verts’’ de Colobane a perdu sur toute la ligne dans son union contre-nature avec l’APR. ‘’Elle a perdu son âme, ses ambitions de reconquête du pouvoir et continue à se disloquer’’.

En échos à ce présage, L’AS quotidien annonce à sa Une le ralliement à l’APR de Moussa Bocar Thiam jusque-là membre du PS.

‘’Le PS est en zone de turbulence depuis la mise en place du nouveau gouvernement. Même si les secousses ne sont pas perceptibles, la formation politique fondée par Léopold Sedar Senghor est en train de vivre un épisode sombre’’, commente le journal.

Pour sa part, Le Quotidien se projette déjà sur les prochaines élections locales prévues en décembre 2019 en mettant en relief l’ambition de la communauté Léboue de reconquérir la mairie de la capitale. ‘’Si nous nous battons, Dakar nous reviendra’’, déclare le député et Grand Serigne de Dakar (leader de ladite communauté) dans des propos rapportés par le journal.

Sonko depuis Diourbel : le jour où Macky acceptera de débattre avec moi…

Le leader de Pastef les patriotes Ousmane Sonko continue de défier Macky Sall. A Diourbel dans le cadre de sa tournée nationale,il a encore demandé à Macky Sall de prendre son courage à 2 mains et de l’affronter dans une joute oratoire.

“ il peut fuir le débat en arguant qu’il est président mais quand la campagne électorale sera ouverte je le mets au défi d’accepter un face à face ne serait-ce que pour 1 heure”, a lancé Ousmane Sonko entouré d’une foule monstre venue l’acclamer à Diourbel

Me Bamba Cissé : ‘’Il n’y a pas débat pour tout juriste sérieux’’

Affaire Khalifa - Me Bamba Cissé : ‘’Il n’y a pas débat pour tout juriste sérieux’’

Jeune par rapport à son âge, mais reconnu parmi les avocats les plus pertinents et les plus percutants du barreau, Me Bamba Cissé s’est démarqué de certains de ses confrères juristes qui soutiennent le président Macky Sall dans sa décision.

Sur sa page Facebook, il a indique que, concernant ‘’le décret de révocation du Maire khalifa Sall, il n’y a pas débat pour tout juriste sérieux. L’acte qui figure au visa (Arrêt de la Cour d’appel) est suspendu dans ses effets puisqu’en matière pénale les délais du pourvoi (6 jours) et le pourvoi sont suspensifs de la condamnation pénale (art 36 de la loi organique sur la cour suprême).

Sur l’affaire Khalifa Sall, poursuit-il, il foule aux pieds, les propos de Mody Gadiaga, un professeur de droit.  ‘’Je viens d’entendre dans le journal de la Rfm le professeur de droit Mody Gadiaga soutenir ce qui suit: « l’annulation d’un procès-verbal en matière pénale n’a jamais entraîné l’annulation de toute la procédure»! Ineptie ! J

e conseille aux étudiants de droit de ne pas avaliser cela! Le procès verbal d’enquête, base des poursuites, une fois annulé doit entraîner l’annulation de toute la procédure subséquente s’il en constitue le support nécessaire.

On ne peut annuler un procès-verbal d’enquête, le retirer du dossier sans annuler l’ordonnance qui saisit le juge et qui reprend des éléments de ce même procès-verbal retiré. J’aurai pu ne pas répondre si la remarque n’avait pas été aussi grossière émanant d’un universitaire pour qui j’ai du respect’’.

Seneweb

Cm 2018 : Le Ramadan fait débat chez les lions et les bleus

La pratique du jeûne est l’objet d’un vif débat dans les équipes nationales seniors de la France et du Sénégal qui comptent dans leurs rangs des joueurs de confession musulmane pour la Coupe du monde de football prévue du 14 juin au 15 juillet prochains en Russie.

« C’est un sauce interne », a répondu aux journalistes le sélectionneur national du Sénégal, Aliou Cissé, jeudi dernier, tout en tenant à faire remarquer que jeûner « n’est pas compatible avec le sport de haut niveau ».

Cissé, capitaine des Lions lors de la Coupe du monde 2002, affirme qu’il va discuter du jeûne avec ses joueurs concernés par le ramadan. Entamé la semaine dernière, le jeûne musulman coïncide cette année avec la période des stages de préparation du Mondial.

Le chef religieux Ahmed Khalifa Niasse, dans un entretien avec la radio privée RFM, partage l’avis du sélectionneur national sur l’incompatibilité de la pratique du sport de haut de niveau avec l’abstinence et les privations imposées par le jeûne.

« Les personnes dont le sport est le métier, l’emploi avec lequel elles gagnent leur vie peuvent ne pas jeûner pendant le ramadan », a-t-il précisé en vertu du Coran. Lors de l’Euro 2016, qui a coïncidé avec le ramadan, aucun des footballeurs de confession musulmane chez les Bleus n’avait jeûné, rappelle le quotidien sportif français L’Equipe, dans son édition de ce mercredi.

Selon ce journal, Paul Pogba, Ngolo Kanté, Benjamin Mendy, Djibril Sidibé et Nabil Fekir, tous des musulmans sélectionnés par la France à la Coupe du monde 2018, ont « disposé d’une liberté en la matière », en cette période de préparation du Mondial, qui coïncide avec le ramadan.

« Didier Deschamps et le staff, quelle que soit la confession du joueur, souhaitent les placer dans les meilleures conditions », écrit L’Equipe. Aliou Cissé et son staff se trouvent presque dans la même posture.

« Cela ne pose pas problème. Sur la durée, c’est plus problématique, car c’est générateur de blessures », a expliqué un préparateur physique interrogé par L’Equipe, ajoutant qu’un joueur qui observe le jeûne « a simplement moins d’énergie » que les autres. « Le corps est desséché et le risque de blessure musculaire est notamment important.

Je me suis rendu compte, en travaillant avec des joueurs de confession musulmane durant ces dernières années, où le ramadan correspondait avec les périodes de forte chaleur, que ce risque-là était connu de ces athlètes de haut niveau », ajoute le spécialiste cité par le même journal. SD/ESF/BK

Auteur: APS

Franc-maçonnerie: le débat est ouvert! (Par Amadou Tidiane Wone)

Que cent fleurs s’épanouissent et que mille écoles rivalisent » Mao Tse Toung


Franc-maçonnerie: le débat est ouvert! (Par Amadou Tidiane Wone)
Interpeler sert donc à quelque chose: le débat sur la franc-maçonnerie est ouvert! Je viens juste en effet de prendre connaissance sur Dakaractu d’une participation au débat d’un franc-maçon qui se défend pourtant de vouloir le poursuivre. Ce serait dommage!

Je ne vais vraiment pas bouder mon plaisir d’avoir un interlocuteur  pour répondre aux questions que je me pose. Sans aucune malice soit dit-en passant… Quoique l’auteur me prête des intentions malveillantes qui sont bien éloignées de mes préoccupations. Même si le ton reste courtois. Et c’est heureux!
Le débat est ouvert et c’était le but de mon interpellation et non «convocation. » 
J’ai relu mon texte intitulé : « y’aurait-il des francs-maçons sénégalais? » je n’y vois pas la trace, même allusive, de ce qui pourrait justifier votre sous-titre en gras « les francs-maçons du Sénégal n’ont rien à cacher ». 
En sous-titrant ainsi, et en répondant à la question tel qu’elle n’est pas posée,  vous trouvez habilement la pirouette pour me faire passer pour un inquisiteur qui, sous le couvert d’insinuations et de perfides allusions, serait un adepte d’une théorie du complot qui prêterait à la franc-maçonnerie des intentions malveillantes. Quant au vitriol… Trop commode cher Monsieur!
Pour illustrer le procédé, vous mettez entre guillemets un bout de phrase: « Ils se disputeraient le jour et fraterniseraient la nuit » pour verser dans des qualifications qui nous éloignent du sujet. La phrase remise en contexte est la suivante: «  Imaginons un seul instant que, bien que militants dans des Partis politiques adverses plusieurs « frères » appartiennent à la même loge. Ils se disputeraient le jour et fraterniseraient la nuit? C’est une question de fond! » 
Je m’interrogeais ici sur l’équité et la transparence dans l’espace public. Répondez à la question de fond, mais n’esquivez pas le débat!
Pour le reste, votre texte et l’additif de l’un de vos collègues, m’ont beaucoup appris sur les contraintes, et le débat intérieur qui agite chaque franc-maçon quant au fait de s’assumer comme tel jusque entre des conjoints. Les réponses à ces questionnements varieraient selon les personnes, les tempéraments et selon les obédiences, si j’ai bien compris. Mes questions ne sont donc pas dénuées de fondement!
Cela me permet de préciser que je n’ai écrit, nulle part, qu’il fallait publier des listes avec des noms et prénoms. J’ai même gardé le secret sur l’identité des deux seules personnes qui m’ont fait confiance pour me révéler leur appartenance! J’ai animé, à ce sujet, des débats passionnés sur les réseaux sociaux et j’ai catégoriquement refusé de céder à la tentation de la délation. 
Allende et Pinochet frères? Il y aurait donc de la place pour de la haine en loge? C’est la seule question qui me vient à l’esprit. Vous m’en prêtez tant d’autres!
J’ai le sentiment que vous ne m’avez pas lu. Ou alors que vous aviez des réponses préparées pour un autre interlocuteur. À moins que ce ne soit le réflexe d’autodéfense qui aie pris le pas sur la réflexion discursive.
Je vous apprends, au demeurant, que j’ai eu beaucoup de réponses directes de francs-maçons sur mon mail. Et mes discussions se poursuivent avec des personnes fort intéressantes, sans passion ni animosité. Comme il se doit. Sans complotite. Ni paranoïa. 
Par contre, le débat public a ses exigences. Mettre un visage sur les propos me paraît juste et nécessaire. L’anonymat est la voie ouverte à toutes les outrances. Regardez les dégâts que cela cause sur internet. Par contre, les choix individuels sont sacrés. Je les respecte pour autant qu’ils sont assumés.
Pour ma part, je n’ai pas pour habitude de cacher mes opinions. Je les expose. En sachant pertinemment que des avis contraires peuvent fuser et démonter totalement mes arguments. C’est un exercice qui me convient, car il m’enrichit. Je refuse la sournoiserie qui consiste à moduler ses opinions selon des intérêts à court terme. Tellement d’amis ont levé leurs bras au ciel après m’avoir lu sous le prétexte qu’il y’aurait des zones intouchables! Je ne le crois pas. Bien loin de la « complotitite » non?
Merci d’avoir pris le temps de me lire et de réagir. J’espère que nos échanges se poursuivront pour le plaisir et l’enrichissement de nos lecteurs.

Amadou Tidiane WONE

Aliou Cissé « étonné » du débat sur la sélection de Mbaye Niang

Aliou Cissé "étonné" du débat sur la sélection de Mbaye Niang
Le sélectionneur de l’équipe nationale du Sénégal, Aliou Cissé, s’est dit « étonné » du débat qui tourne autour de la sélection du jeune attaquant, Mbaye Niang.

« Mbaye Niang est sénégalais et nous allons l’accueillir dans les meilleures conditions. Je suis étonné de tout ce débat qui tourne autour de lui. Il n’y a pas débat pour nous, il vient pour jouer au football et non pas pour se battre. Je suis sûr et certain qu’il sera bien accueilli », a assuré le technicien sénégalais.

Il faisait face à la presse, lundi, au terme de la première séance d’entraînement des Lions, dans les installations de l’institut Diambars à Saly-Portudal (Mbour, ouest). Seuls 14 joueurs étaient présents, les 12 autres sont attendus dans la soirée de lundi, selon Cissé.

« C’aurait était mieux pour nous d’avoir l’ensemble des 26 joueurs convoqués à quai. Ce n’est pas le cas, certains sont blessés comme Youssouf Sabaly, qui […] aurait pu honorer sa première sélection en équipe nationale. Mais, c’est dommage pour lui », a regretté le sélectionneur national.

Pour le cas du jeune attaquant Ismaïla Sarr, Aliou Cissé a relevé que le pensionnaire de Rennes (élite française) commençait déjà à bien s’installer, à monter en puissance et à se sentir bien avec l’équipe nationale. ’’Ce qu’il fait en club est très intéressant. Il est capable de jouer devant comme sur les côtés. Ne pas l’avoir avec nous, c’est une perte », a encore regretté le coach des Lions.

« On a eu à gagner des matches sans lui (Ismaïla Sarr. On a assez de potentiel, assez de joueurs capables de pallier n’importe quelle absence. Il faut prier pour que ces deux joueurs-là (Youssouf Sabaly et Ismaïla Sarr) aient une bonne santé et nous reviennent le plus rapidement possible », a-t-il souhaité.

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Président Macky Sall: «Le retour du Maroc à l’UA ne doit pas faire l’objet de débats»

Le président Macky Sall : «Le retour du Maroc à l'UA ne doit pas faire l’objet de débat»

Le président Macky Sall, a réitéré le soutien de son pays au retour du Maroc au sein de l’Union africaine (UA), une mesure qui, a-t-il estimé, « ne devrait pas faire l’objet de débats ».

«Le Maroc devrait être le cinquante cinquième pays membre de l’union africaine », a ajouté le président Macky Sall, en référence au 28e sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UA qui s’ouvre ce lundi 30 janvier à Addis Abeba (Ethiopie) avec comme principal ordre du jour, le retour du royaume chérifien au sein de l’organisation continentale.

Soulignant l’évidence d’une telle probabilité, le président Macky Sall qui accordait une interview à la presse, a rappelé que l’acte fondateur de l’UA dit ceci : « Tout pays africain qui s’engage à respecter la charte reconnue par la majorité des pays est admis dans le concert de l’union africaine ».

Le Maroc avait quitté l’Organisation de l’Unité africaine (OUA, devenue UA) le 12 novembre 1984, lors du 20e sommet tenu à Addis-Abeba pour protester contre l’admission de la République arabe sahraouie démocratique, proclamée par le Polisario et soutenu par l’Algérie. Rabat avait annoncé en juillet dernier à Kigali sa volonté de réintégrer l’UA.

A dix jours du sommet bi-annuel de l’organisation panafricaine à Addis-Abeba, le Maroc avait ratifié, le 20 janvier dernier, l’acte constitutif de l’Union africaine.

Ce projet de loi avait été ensuite adopté à l’unanimité par la Chambre des représentants puis par la Chambre des conseillers, la seconde chambre du Parlement.

Présidence de la commission de l’UA : Les 5 candidats s’affrontent dans un débat

Présidence de la commission de l'Union africaine : Les cinq candidats s'affrontent dans un débat cet après-midi

Les candidats à la présidence de la commission de l’union africaine vont s’affronter dans un débat public cet après-midi à 16h30 à Addis-Abeba en Éthiopie.
Le candidat du Sénégal et de la CEDEAO le professeur Abdoulaye Bathily fera face à ses concurrents qui sont Moussa Faki Mahamat (Tchad), Pelonomi Venson Moitoi (Botswana), Agapito Mba Mokuy (Guinée Equatoriale) et Amina C. Mohammed (Kenya). Ils exposeront leurs visions et programmes « pour la réalisation d’une Afrique intégrée, prospère et pacifique.»

Energie et Emergence : L’Asena invite le Dg de la Senelec au débat

Energie et Emergence : L'ASENA invite le DG de la Senelec au débat
 L’Association sénégalaise des Anciens Elèves de l’ENA de France (ASENA) poursuit la réflexion sur les grandes problématiques qui interpellent le Sénégal en ouvrant un cycle de diner-débats sur le management public.
Et cette dois c’est Mouhamadou Makhtar Cissé, DG de Senelec qui va inaugurer ce cycle avec le Thème « Energie, clé de l’Emergence » ce vendredi.
 La rencontre verra aussi la participation  d’experts, décideurs, élus locaux, autorités administratives et acteurs de la société civile autour de la problématique de l’Energie.
Aprés le DG de Senelec, le DG des Impôts et domaines, le DG de la Douane, et le DG des pôles urbains…. seront les prochains invités de l’ASENA dans le cadre du cycle de conférences sur le Management public.

Cheikh Modou Kara se prononce sur le débat à propos de la peine de mort


Cheikh Modou Kara, « Le coran ne dit pas que la peine de mort doit être… »
L’initiateur du mouvement « Bamba Fepp » n’est pas allé  par le dos de la cuillère sur la question de la recrudescence des meurtres au Sénégal. Cheikh Modou Kara Mbacké, dans un entretien qu’il accordait au quotidien l’Observateur, pense que « certains meurtriers sont juste des malades mentaux. D’autres sont naturellement des malfrats, de véritables bandits. D’autres encore n’ont recours qu’à la violence pour vivre ».

Pour éradiquer ce phénomène qui gangrène la société sénégalaise le guide religieux a invité ces pairs à participer à la sensibilisation en soutenant que « c’est Dieu qui peut guider l’homme à faire le bien, tout ne peut pas être en ordre, il y a toujours les deux faces de la vie : le bien et le mal ».

Concernant la question du retour de la peine de mort que d’ailleurs beaucoup de chefs religieux ont prôné après ces séries de meurtres, le secrétaire national du Parti pour la Vérité et le Développement (PVD) pense que le fait de tuer les meurtriers ne règle pas le problème. De son avis, « Serigne Touba n’a jamais recommandé qu’on tue quelqu’un parce qu’il a tué ou qu’on coupe la main parce qu’il a volé. Quand l’islam prônait la peine de mort du temps du prophète, c’était pour que cela serve d’avertissement. Le coran ne dit pas que la peine de mort doit être instituée dans tout type de meurtre ».

Débat sur la peine de mort : Cheikh Diallo écrit aux députés


Monsieur le Président de l’Assemblée nationale, Honorables Députés, Mesdames et Messieurs,
Avant tout, qu’il nous soit permis comme tant d’autres, d’alimenter auprès de vous, illustres représentants du peuple, la conversation nationale autour d’une question cruciale : la peine de mort. D’entrée de jeu, nous sommes opposés au rétablissement intégral et à l’application implacable de la peine capitale.

Nous sommes tout aussi opposés au crime-sous-couvert-de-l’abolition-de-la-peine-de-mort transmué, truqué et travesti, aujourd’hui, en permis de tuer assorti d’un simple retrait de la licence de circulation. Cependant, notre position se situe à l’intersection de ces deux extrêmes. Une position intermédiaire qui consiste à introduire un principe d’exceptionnalité à cette abolition, ce qui entraînera une peine de mort automatique dans des cas bien précis.

C’est ce que nous appellerons ici « le crime capital parfait » qui n’est rien d’autre qu’un meurtre sauvage et barbare commis en direct, soit à bout touchant, soit à bout portant devant témoin(s) – comme c’est de plus en plus le cas au Sénégal – et donc, qui ne nécessite ni enquête, ni une instruction, ni risque d’erreur judiciaire.

Mais avant de tenter d’apporter une dignité conceptuelle à ce principe d’exceptionnalité, permettez-nous, Monsieur le Président, Honorables députés, de replacer sereinement les choses dans leur contexte.

Pour rappel, le 10 décembre 2004, douze ans déjà, sous la houlette du Président Pape Diop, vos prédécesseurs avaient eu le redoutable privilège d’examiner un projet de loi voulu par le Président Abdoulaye Wade et défendu par son Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, le Pr Serigne Diop. Ce projet de loi était relatif à l’abolition de la peine de mort au Sénégal. Au moment où les députés de la dixième législature prenaient cette initiative, attendaient dans le couloir, quatre condamnés à mort.

Après une demande de grâce présidentielle, leur condamnation avait été commuée en une peine de prison à vie. Parce que forts d’une majorité écrasante, les élus libéraux avaient adopté cette loi « historique » aux yeux des médias et des organisations des droits de l’homme d’extraction européo-centristes, en même temps qu’elle laissait le peuple perplexe et incrédule.

Seule une bonne frange de l’opposition dirigée par l’Alliance des Forces de Progrès (AFP) de Moustapha Niasse avait manifesté sa totale désapprobation. Aujourd’hui les faits semblent lui donner raison. Il faut rappeler que depuis 1967 – cinquante ans déjà – la peine de mort n’a été appliquée que deux fois au Sénégal : le premier accusé, Moustapha Lô, avait tenté d’assassiner le Président Léopold Sédar Senghor ; tandis que le second, Abdou Faye, avait froidement abattu l’honorable parlementaire Demba Diop.

Un demi-siècle plus tard, l’histoire se répète. Ce 19 novembre 2016, jour de grand Magal, dès potron-jaquet, une autre déléguée du peuple, la Conseillère économique et sociale Fatoumata Makhtar Ndiaye a été sauvagement égorgée. Au-delà de ce crime odieux, ajouté à celui du taximan Ibrahima Samb, pas une semaine au Sénégal sans homicide spectaculaire, sans assassinat public, sans meurtre en live. Une petite comptabilité macabre permet d’enregistrer des centaines de crimes crapuleux au cours de la décennie.

Alors un constat s’impose : Douze ans après l’abolition de la peine de mort, le bilan est reluisant pour les criminels, satisfaisant pour les organisations des droits de l’homme, stupéfiant et terrifiant pour les populations. Il y a donc lieu de revoir « notre » copie. Parce que d’abord, il n’y a pas de consensus international sur la question ; parce qu’ensuite face au terrorisme, plusieurs Etats viennent de réintroduire la peine capitale ; parce qu’enfin, nos sociétés en panne sont devenues violentes et criminogènes.

De là, nous entendons les cris d’indignation des abolitionnistes. Nous percevons leurs éléments de langage préfabriqués. Ils s’en vont répétant que « la peine de mort est un meurtre commis par un Etat avec préméditation et sang-froid, un châtiment cruel, inhumain et dégradant, infligé au nom d’une justice d’un autre âge ».

Ils aiment à réciter également l’article 7 de la Constitution du 22 janvier 2001 : « la personne humaine est sacrée […] Tout individu a droit à la vie ». Soit. Mais allez donc dire aux familles éplorées dont les parents sont six pieds sous terre que « la vie des criminels est sacrée ».

Nullement désemparés, ces abolitionnistes vous expliquent avec un aplomb considérable que la tendance mondiale est à la disparition de la peine capitale. Dans la foulée, ils vous calculent environ 140 Etats abolitionnistes sur 198. Mais comme dit Platon, « il n’est pas permis de s’emporter contre la vérité ». Ils oublient d’une part de préciser que plus de 65 % de la population mondiale n’a pas aboli la peine de mort.

Pour s’en convaincre, il suffit de citer les Etats les plus peuplés que sont la Chine, l’Indonésie, le Bangladesh, le Nigeria, le Pakistan, les Etats-Unis et le Japon, en autres. En y ajoutant l’Egypte, la Tunisie, le Tchad, le Cameroun et le Soudan qui viennent de rétablir la peine de mort à l’effet de détruire les auteurs d’actes terroristes. Ils oublient d’autre part de rappeler que le Droit international prévoit la peine de mort pour les crimes les plus graves. Ils oublient d’autre part encore de souligner que l’ONU par la voix de Ban Ki-Moon estime que « la question est du ressort de chacun des Etats membres ».

Au demeurant, ils n’oublient jamais leur principal argument qui est le risque d’erreur judiciaire. Ils ont raison ! Et c’est bien là qu’il faut également les rassurer. Oui « la peine irréparable suppose un juge infaillible ». Or nul ne peut être atteint du « syndrome d’infaillibilité ». C’est pourquoi notre théorie du « crime capital parfait » est construite autour de la flagrance.

Les articles 337 et 346 du Code pénal sénégalais avaient été modifiés. Il s’agira de prévoir encore de nouvelles dispositions pour infliger un châtiment juste et approprié aux auteurs de crimes les plus horribles.

Expressis verbis, l’on disposera par exemple que lorsqu’on tue devant témoin(s) une ou plusieurs personnes ; lorsque manifestement l’on est en présence d’un crime flagrant ou d’un acte terroriste, la peine de mort doit être automatique et la piqure létale immédiate. Sauf pour les cas suivants : i) si le criminel a moins de 18 ans au moment des faits, ii) si la personne est en état de grossesse, iii) si elle allaite un enfant et iii) si le meurtrier est âgé de 80 ans révolus.

Notre principe d’exceptionnalité pénale vient tempérer le caractère faussement « irrévisable » de l’abolition de la peine de mort au Sénégal. Sous le bénéfice de cette affirmation, il faut rappeler Monsieur le Président de l’AFP, que le 10 décembre 2004, entouré par les députés de votre parti, vous refusiez de façon héroïque de voter l’abolition de loi sur la peine capitale.

Malheureusement en ces temps-là, vous étiez minoritaires. Ironie du sort, aujourd’hui, vous êtes heureusement majoritaires. C’est pourquoi, nous en appelons à votre esprit de cohérence, à votre conscience politique, à votre éthique de responsabilité et même à vos saines colères qui manquent furieusement à cette douzième législature.
Honorables députés, vous êtes globalement favorables au rétablissement de la peine de mort, sous certaines conditions.

Parce que, tout, à commencer par votre for intérieur, votre déontologie intime, votre intime conviction et vos croyances religieuses, vous conduit irrémédiablement vers une proposition de loi allant dans ce sens. C’est alors que vous tiendriez l’occasion ultime de refléter parfaitement la volonté populaire.

En Droit l’on nous enseigne que « ce que la loi a fait, seule la loi peut le défaire ». Mieux, l’initiative des lois appartient concurremment au gouvernement et au parlement. Le Ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, champion des droits de l’homme, dans une autorité verticale, a professé sa religion : « il n’est pas question de revenir sur la peine de mort ».

Mais les élus du peuple, avec à leur tête, l’honorable député Seydina Fall ont également la leur. Alors question d’une simplicité bouleversante : à la fin qui donc représente le peuple souverain ? Ou bien doit-on encore tenir un autre référendum ? En tous les cas, le peuple est toujours maître de changer ses lois, même les meilleures (Jean-Jacques Rousseau). Et puis, vox populi dei est. La voix du peuple est la voix de Dieu. Une simple proposition de loi, expression de la volonté générale, suffit.

Dr. Cheikh Omar Diallo
Docteur en Science politique
Consultant en communication
Journaliste-auteur

Etats-Unis : Trump dans la tourmente avant un débat crucial contre Clinton

Ce dimanche soir a lieu le deuxième débat de l’élection présidentielle. Donald Trump et Hillary Clinton vont s’affronter dans un format différent de leur dernière prestation. Ce ne sera pas un face à face, mais une émission publique dans un amphithéâtre de l’Université de Missouri-St. Louis, au cours de laquelle un public d’électeurs indécis va participer en posant des questions. Donald Trump a plusieurs handicaps à surmonter après sa mauvaise performance lors du premier débat, et ses déclarations sexistes exhumées par la presse.


C’était avant que la presse exhume une vidéo où le milliardaire s’exprime avec une vulgarité confondante à leur égard.

Ce fut une semaine noire pour le candidat juste avant le second débat qui va l’opposer à Hillary Clinton ce soir, rapporte notre correspondant à Washington, Anne-Marie Capomaccio. Donald Trump n’avait pas besoin de ça. Il nie avoir réalisé une contre-performance lors du face à face de fin septembre, mais la réalité est là : les sondages ne sont pas bons.

L’avance de septembre a fondu. La mauvaise passe d’Hillary Clinton semble terminée, la candidate a su exploiter sa bonne prestation lors du premier débat, capitalisant sur sa préparation des dossiers, sur la nervosité et le sexisme de son adversaire.

Ce qui affole la campagne Trump, n’est pas tant son manque de répondant pendant le débat, que l’automutilation à laquelle il s’est livré ensuite : insultant une ancienne Miss Univers et pire encore dans la fameuse vidéo de 2005.

Enfin, la bonne performance du colistier républicain Mike Pence lors de l’unique débat contre le démocrate Kaine n’est pas interprétée comme un avantage. Beaucoup estiment au contraire que cela met en évidence à quel point Donald Trump n’est pas au niveau.

Des élus républicains, plus nombreux d’heure en heure, retirent leur soutien

L’incendie a éclaté vendredi avec la publication par le Washington Post d’une vidéo datant de 2005 et dans laquelle Donald Trump, alors homme d’affaires et vedette de télévision de 59 ans, est enregistré à son insu en train de parler en termes très crus et dégradants de sa façon d’aborder les femmes qu’il convoite.

Les responsables républicains ne sont décidément pas au bout de leur peine. A un mois de l’élection présidentielle, alors que leur candidat perd du terrain dans les sondages, les voilà obligés de prendre de la distance avec Donald Trump.

Le sénateur John McCain, figure influente du parti républicain, dont il a été le candidat malheureux à la présidentielle de 2008, a formellement retiré samedi son soutien à Donald Trump. « Le comportement de Donald Trump cette semaine qui s’est conclue avec la révélation de ses propos avilissants concernant les femmes et ses vantardises d’agressions sexuelles, rend impossible de continuer à soutenir, même de façon conditionnelle, sa candidature. »

« En tant qu’époux et père, j’ai été outré par les propos et les actions décrites par Donald Trump dans cette vidéo datant de 11 ans », a indiqué ce samedi Mike Pence, candidat à la vice-présidence. « Je ne cautionne pas ses déclarations et je ne peux pas les défendre », a-t-il ajouté, en saluant le fait que Donald Trump ait présenté des excuses.

« Je suis écœuré », a également déclaré le président de la Chambre des représentants, Paul Ryan. Jason Chaffetz, représentant conservateur de l’Utah, a annoncé pour sa part qu’il ne votera pas pour le milliardaire : « Je me retire ! Je ne peux plus en toute conscience soutenir cette personne pour la présidence. Ce sont les propos les plus effrayants, et les plus agressifs qu’on peut imaginer. Je ne peux pas soutenir cette personne ! »

Un sénateur républicain appelle carrément le candidat populiste à jeter l’éponge. Ce que Donald Trump refuse catégoriquement. Mais devant ce tollé, il a été obligé de faire quelque chose qu’il déteste, à savoir présenter des excuses. Mais il a profité de son mea culpa un peu forcé pour attaquer l’ancien président Bill Clinton qui aurait, selon lui, « vraiment » maltraité les femmes.

Melania Trump salue les excuses de son mari après ses propos vulgaires « inacceptables ».

Depuis cette prise de position, des élus du New Hampshire, de Virginie ou de l’Illinois ont suivi. Mais ils prennent un risque politique, c’est sans doute ce qui fait hésiter nombre d’entre eux. Il est déjà arrivé que le parti républicain cesse de soutenir un candidat, Barry Goldwater en 1964, ou Bob Dole en 1996, mais le contexte était différent, les électeurs ont suivi la consigne du parti.

Cette année, les supporters de Donald Trump se méfient des élus républicains autant que d’Hillary Clinton. Ne pas soutenir le milliardaire signifie pour certains candidats risquer leur réélection au Congrès. Tous les sièges de représentants sont en jeu, ainsi que le tiers des sénateurs. Les démocrates s’emploient à reprendre le contrôle de la Chambre basse. Il leur manque 4 sièges.

Certains commentateurs estiment que ces propos laissent déjà présager la stratégie de Donald Trump lors du débat de ce dimanche : attaquer le couple Clinton sur les scandales sexuels. Mais il y a peu de chance que ces coups en dessous de la ceinture changent quoi que ce soit : la majorité des électeurs a déjà fait son choix, seulement 4% hésitent encore entre les candidats.

Source: Rfi.fr

Victoire aux points pour Hillary Clinton, Donald Trump sur la défensive

Attendu par des millions d’Américains, le premier des trois débats opposant Hillary Clinton et Donald Trump avant l’élection présidentielle du 8 novembre aura été le théâtre d’un échange nerveux et souvent décousu. L’ancienne secrétaire d’Etat, demeurée sereine et choisissant souvent ses mots avec précaution, a contraint le fantasque milliardaire new-yorkais, qui semblait vouloir travailler sa stature d’homme d’Etat, à alterner entre les saillies verbales et les replis défensifs.


Victoire aux points pour Hillary Clinton, Donald Trump sur la défensive

Le débat de nonante minutes s’est ouvert sur la politique économique que compte mener le prochain locataire de la Maison-Blanche.

Accusations de Trump
Très à l’aise pour dénoncer les traités de libre-échange qui favorisent « les pays qui volent nos entreprises et nos emplois », Donald Trump a réitéré ses accusations envers Mme Clinton, coupable selon lui d’avoir permis le démantèlement de l’industrie américaine via son action en tant que chef de la diplomatie américaine entre 2008 et 2012, mais aussi pendant ses « trente années » de vie politique active au niveau national.

Ambitieux mais peu concret
Le candidat républicain s’est également vanté de proposer le plus important plan de réduction d’impôts depuis la présidence de Ronald Reagan mais a été moins prolixe quant aux contours concrets que prendrait cette réforme titanesque.

Déclaration d’impôt
Interrogé sur son refus persistant de publier sa déclaration d’impôt, Donald Trump a été acculé à la défensive, agitant une nouvelle fois le contrôle fiscal dont il ferait l’objet comme excuse. Il est ensuite passé à l’offensive en tonnant qu’il diffuserait cette déclaration « contre l’avis de (ses) avocats » le jour où Hillary Clinton rendrait publics ses 33.000 courriels ayant fait l’objet d’une enquête du FBI. L’ex-cheffe de la diplomatie américaine a fait l’objet d’une enquête fédérale pour avoir utilisé un serveur privé de messagerie pour des informations sensibles, faisant ainsi preuve d’une « négligence extrême » selon les mots du directeur du FBI James Comey. Le dossier a néanmoins été clos sans condamnation.

Clinton imperturbable
La candidate démocrate ne s’est pas laissée démontée, faisant remarquer que M. Trump est le premier candidat à la Maison Blanche depuis au moins quarante ans à ne pas faire toute la transparence sur son patrimoine et les impôts qu’il a payés. Elle estime ainsi que le septuagénaire « cache quelque chose », ajoutant qu’elle n’a aucune raison de croire qu’il fournira un jour ses déclarations de revenus.

« Mensonge raciste »
Hillary Clinton a par la suite accusé Donald Trump d’avoir bâti sa carrière politique sur un « mensonge raciste », en affirmant pendant huit ans que le président Barack Obama n’était pas né aux Etats-Unis, avant d’opérer un rétropédalage plus tôt ce mois-ci. Interrogé quant à cette palinodie, le représentant du Great Old Party a d’abord affirmé sa fierté d’avoir forcé l’actuel chef d’Etat à diffuser son acte de naissance (ce que M. Obama a fait en 2011, Donald Trump l’accusant cette année encore d’avoir produit un faux), laissant même entendre lui avoir rendu service de la sorte. Il a ensuite proféré, contre toute évidence, que Mme Clinton était à l’origine de cette polémique.

Clinton réplique
La démocrate a semblé encore engranger quelques points lorsque Donald Trump l’a attaquée sur son « endurance », alors que la question du modérateur Lester Holt portait initialement sur des remarques de M. Trump vis-à-vis du physique de Mme Clinton. « Quand il aura voyagé dans 112 pays et négocié un accord de paix, un cessez-le-feu, la libération de dissidents (…) ou même qu’il aura passé 11 heures à témoigner devant une commission au Congrès, il pourra me parler d’endurance », a répondu l’ancienne secrétaire d’Etat, suscitant les acclamations de ses partisans présents dans la salle.

Aisance
Beaucoup plus à l’aise sur les questions de politique étrangère, l’ancienne cheffe de la diplomatie a souligné l’importance pour les Etats-Unis de faire preuve d’une loyauté indéfectible envers leurs alliés. Donald Trump l’a accusée d’être responsable du « chaos » actuel au Moyen-Orient et a estimé que le rôle des Etats-Unis n’est pas de jouer à la « police du monde ».

Clinton aux points
Selon une enquête menée par la chaîne d’information CNN à l’issue du débat, Hillary Clinton est la « gagnante » de cette joute, obtenant 62% d’opinions favorables sur ces 90 minutes, contre seulement 27% pour Donald Trump.

Prochains débats
Deux nouveaux débats télévisés opposeront les deux candidats, les 9 et 19 octobre prochains. Avant cela, les candidats à la vice-présidence, le démocrate Tim Kaine et le républicain Mike Pence, croiseront verbalement le fer le 4 octobre.

Le premier débat entre Donald Trump et Hillary Clinton aura lieu ce lundi

Lundi soir a lieu dans la banlieue de New York le premier débat entre Donald Trump et Hillary Clinton. Ce sera 56 ans jour pour jour après le premier débat télévisé dans l’histoire des Etats-Unis. En 1960, Richard Nixon était opposé à John Kennedy. Ce débat entré dans l’histoire avait attiré 70 millions de téléspectateurs, un record jamais égalé d’après la presse américaine, sauf peut-être lundi. Le face à face Trump-Clinton est considéré comme l’affrontement à ne pas manquer


Que font les candidats à 36 heures du premier débat présidentiel ? Hillary Clinton se prépare, la candidate démocrate travaille, et ne s’en cache pas depuis des semaines. Donald Trump fait au contraire mine d’être désinvolte, et affirme qu’il n’a pas besoin de « réviser ».

Carmie McCook, qui conseille des élus depuis 25 ans, estime que ce n’est pas raisonnable : « J’aimerais lui dire… il faut préparer. Car il est faible sur les dossiers, et c’est à ça que va s’intéresser ce débat. Les questions vont fuser dans tous les sens. Il doit faire des efforts et ajouter de la substance dans ses interventions. Le problème d’Hillary Clinton, en revanche, semble être qu’elle a toujours l’air prête comme une politicienne professionnelle, et les Américains en ont assez de ce langage. Elle doit se concentrer et prendre un ton qui montre beaucoup plus d’empathie. »

Si les débats présidentiels ne peuvent pas faire élire un candidat, ils peuvent avoir un effet négatif dans la campagne. Car ce premier face à face entre Hillary Clinton et Donald Trump intervient à un moment où les sondages donnent les deux candidats au coude à coude dans les Etats indécis. Rien de tout cela ne rassure les états-majors.

Macky Sall : ’’Le débat sur la double nationalité a été tranché par la Constitution depuis 1992’’

Macky-Sall
La Constitution sénégalaise adoptée depuis 1992 dit que « pour être candidat à l’élection Présidentielle il faut être exclusivement de nationalité sénégalaise » a clarifié, dimanche à Nairobi (Kenya), le président de la République, Macky Sall, estimant que le débat sur la double nationalité au Sénégal est un « faux débat ».

« C’est la Constitution de notre pays qui a été adoptée depuis 1992, ce n’est donc pas nouveau, qui dit que pour être candidat à l’élection présidentielle il faut être exclusivement de nationalité sénégalaise, il n’y a donc pas de débat sur la double nationalité ou la trinationalité, c’est un faux débat », a-t-il soutenu.

Macky Sall a tranché ce débat lors de sa rencontre avec la communauté sénégalaise vivant dans la capitale Kenyane.

« Ce débat n’existe pas à mon niveau et n’existe pas au niveau du gouvernement du Sénégal, il n’y a aucun débat sur la double nationalité car nous n’avons rien contre. Que le sénégalais ait dix nationalités ne pose pas de problème, le débat qui est posé ne doit pas être élucidé car il concerne les candidats à l’élection présidentielle », a souligné le chef de l’Etat.

Pour Macky Sall, « la constitution est claire elle a tranché depuis 1992, il s’agit simplement de voir comment faire en sorte que tout le monde respecte les dispositions de la constitution voilà où se trouve le débat ».

Malheureusement, a-t-il soutenu, « il y’a eu tellement de pollution autour que finalement on passe à coté ».

« Nous ne pouvons pas être contre la double nationalité », a estimé Macky Sall, citant pour exemple la possibilité pour les femmes au Sénégal de transmettre leur nationalité sénégalaise à leurs fils ou à leurs conjoints, une décision prise sous son magistère.

Le Chef de l’Etat est arrivé vendredi dernier à Nairobi, au Kenya, pour participer à la 6eme Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD VI), dont les travaux ont pris fin ce dimanche.

Abdoul Mbaye : «Rien ne justifie le débat sur la «sénégalité»

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Abdoul Mbaye

La formation politique d’Abdoul Mbaye prend ACT et se joint aux vives réactions suscitées par le débat entretenu par le pouvoir, autour de la nationalité. Ce qui rappelle la polémique autour de l’ «ivoirité», selon le communiqué de presse signé du Conseil national de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act).
«Au Sénégal, rien ne justifie le débat sur la sénégalité, étant donné que les lois sénégalaises disposent que tout candidat à la présidence de la république doit être exclusivement de nationalité sénégalaise. On note avec tristesse l’action de la majorité et de ses alliés consistant à modifier la loi électorale dans le but de faire renoncer à tout candidat à l’élection présidentielle à sa ou à ses autres nationalités, cinq ans avant le jour du scrutin, alors que nous sommes à trois ans de la présidentielle», dénonce l’Act qui dit regretter que «tous ces facteurs de division» émanent du parti au pouvoir, l’Apr de Macky Sall.

Seneweb

Débat sur la bi-nationalité : Le propos d’Idrissa Seck

Idrissa Seck

Cher compatriote,
Je suis exclusivement de nationalité sénégalaise. Mais je trouve le débat installé, par le régime APR, sur la nationalité malsain et dangereux parce que source de déchirures et de discriminations pour notre jeune nation.

Comment expliquer à nos compatriotes nés à Mantes-la-Jolie, aux Mureaux ou à Marseille et qui ont la nationalité française qu’ils sont, au Sénégal, des citoyens de second rang ? Comment dire à nos compatriotes nés de parents sénégalais et étranger (français, belge, ou libanais par exemple),  fait  pour lequel ils n’ont au demeurant aucune responsabilité, qu’ils sont quand même des citoyens n’ayant pas les mêmes droits que les autres ?

Comment expliquer au compatriote émigré en Italie, en Espagne ou aux États-Unis que son fils et sa fille nés là-bas sont moins sénégalais que lui?  Ils doivent payer des impôts comme les autres, mourir pour le pays comme soldat, lui apporter la gloire d’une médaille olympique ou l’enrichir par leur génie créateur. En contrepartie, ils ne devraient avoir droit qu’à une citoyenneté partielle.
Je m’élève énergiquement contre cette nouvelle erreur de Macky Sall qui n’obéit qu’à des calculs politiciens et qui est porteuse de dangers pour notre nation. On a vu ce que de tels débats sur la nationalité ont provoqué comme dégâts ailleurs. Évitons les chez nous. Je ne crois pas que le port d’une autre nationalité rende un Sénégalais moins patriote qu’un autre. Je ne crois pas qu’il le rende moins apte à servir son pays.
Le sens de l’histoire promeut la citoyenneté universelle, le bannissement des frontières, l’intégration sous-régionale puis continentale. L’unité africaine dont l’aboutissement serait l’unité de passeport de Casablanca à Johannesburg est inscrite dans notre constitution. Que signifierait-elle si cette réformette politicienne de l’APR était adoptée ?
Ceux qui ont la double nationalité pourront se conformer à la disposition de la constitution sur l’élection présidentielle avant le dépôt de leur candidature. L’essentiel est de respecter la loi et non de créer une injustice.

Le temps est venu de sortir de ces calculs politiciens destinés à éliminer des adversaires gênants pour se concentrer sur l’essentiel: construire ou au moins consolider l’unité nationale en chassant, de notre vocabulaire et de notre droit positif, toute source de discrimination entre nos citoyens. Soyons et restons tous d’égale dignité. Pinçons tous nos koras et frappons ensemble le balafon national. Restons le lion rouge qui rugit. Pas celui qui dort!!!

Idrissa Seck
Ancien Premier Ministre
Président du Conseil départemental de Thiès
Président du Parti Rewmi

Protocole de Rebeuss : Idrissa Seck clôt le débat

Idrissa Seck

Fès, Vendredi 15 Juillet 2016

Cher compatriote,

Je te sais indigné et en colère face aux horreurs que ta presse te rapporte au quotidien sur la conduite de tes hommes politiques et surtout celle de ceux à qui tu as confié la gestion de ton pays.
Je te demande, à travers une pétition, d’interpeller clairement les autorités étatiques présentes et antérieures et leur demander de se servir des outils de la république, dans le respect du droit, pour protéger les biens des Sénégalais plutôt que de faire sur leur dos des « deals » devant leur rapporter à eux mêmes, pour leur fortune et confort personnels, des ressources illicites qui devaient en principe et en droit te revenir.

Prenons l’exemple du « protocole de rebeuss ».

Je réaffirme comme je l’ai toujours fait que je n’ai jamais signé un quelconque protocole. Mais examinons ensemble les différentes hypothèses. Soit le protocole de Rebeuss est vrai soit il est faux.

S’il est faux, fin de l’histoire. Il s’agirait d’un complot qui a échoué. C’est ignoble mais sans grande conséquence financière pour les populations. L’image du Senegal et de sa justice, en revanche auront souffert du tapage médiatique qui l’aura entouré.

Si en revanche le « protocole de Rebeuss » existe, alors ce serait une double abomination politique et morale et aurait des conséquences financières lourdes pour les sénégalais.

Il signifierait ceci:

1. Un President de la République en exercice, gardien par excellence de la Constitution donc de l’état de droit mais aussi gardien des deniers publics accepterait que sur 74 milliards dérobés, on lui en donne pour sa propre campagne électorale, deux ou trois tranches de 7 milliards, pour qu’il ferme les yeux sur « les chantiers de Thies » et l' »atteinte à la sûreté de l’Etat » et ordonne à sa justice de distribuer à tour de bras des « non lieu ». Mais enfin ou serions nous? Même pas dans une république bananière. On inventerait la « République des cacaouettes ». Cela signifierait aussi que des auxiliaires de justice, avocat et notaire, en violation des standards internationalement admis de leur profession, auraient aidé à monter ce deal et en aurait tiré profit. Si c’est le cas, leur destination naturelle doit être la CREI et le redressement fiscal. Car je suis sûr qu’ils n’auraient pas déclaré au fisc ces honoraires là. La radiation serait leur condamnation minimale pour avoir entaché leurs robes et celles de leurs confrères et consœurs des pires souillures de leur commanditaire.
Voilà les vraies questions. Voilà le vrai débat que je souhaite, cher compatriote, que tu exiges.
Mais avec une société civile cannibalisée par des dames de compagnie, les pauvres sénégalais attendront longtemps…Longtemps…d’être sérieusement défendus.

Ce « protocole de Rebeuss », s’il existe, signifierait aussi ceci:

2. Un President de la République, remplaçant son ignoble prédécesseur dont il a été le premier ministre et complice, serait encore plus ignoble. Il serait au courant ou détiendrait un « protocole de Rebeuss » mouillant son plus irréductible adversaire politique et le garderait sous le coude comme il déclare lui même l’avoir fait pour certains dossiers de justice. S’il avait ce « protocole », ce serait quand même pour lui une opportunité inespérée de réduire au silence cet impertinent de Idrissa Seck qui ose le qualifier de « dealer international » dans le cadre du vrai « protocole de Rebeuss/Qatar/Colombie » de l’affaire Karim Wade. Au lieu d’envoyer ses ignobles auxiliaires sur les plateaux de télévision, il devrait instruire sa justice, même bananière, de convoquer l’ancien Président de la République pour le contraindre à expliquer clairement l’origine de l’argent que lui devrait Mr Idrissa Seck et surtout pourquoi il ne le lui réclame pas devant les tribunaux comme il l’a fait récemment avec un certain Mangane à Dubaï. Et si cet argent appartient au Tresor sénégalais, pourquoi s’était-il contenté, alors qu’il était President de la République, de ne réclamer que deux ou trois tranches de 7 milliards sur un pactole de 74 milliards? Et pourquoi les 14 ou 21 milliards iraient-ils dans sa poche et pas dans les caisses de l’Etat s’il s’agit de deniers PUBLICS? Et pourquoi s’est il permis de dicter à des magistrats, en principe indépendants et n’ayant pour patrons que la LOI,  leurs décisions de JUSTICE?

Avec les réponses obtenues, le President en exercice entreprendrait alors de récupérer l’argent objet du deal nauséabond du « protocole de Rebeuss ». Surtout que son ministre de la jeunesse, et avant lui, son journal « il est midi » dont le patron est assis juste à côté de lui, comme PCA DE LA RTS, ont une liste de comptes bancaires avec des numéros et des banques connues qui appartiendraient à Idrissa Seck. Il devrait au moins immédiatement entreprendre de récupérer cet argent. Surtout qu’il en a vraiment besoin. Car il lui faudra bien loger, nourrir, soigner et éduquer les enfants et talibes qu’il a décidé de retirer de la rue. Sinon après son opération de charme en direction de la communauté internationale, on les retrouvera bientôt à nouveau dans les rues et en plus grand nombre. Il a aussi sa Couverture Médicale Universelle et ses bourses familiales à financer.  74 milliards l’aideraient quand même. Surtout que son ministre des finances passe beaucoup de temps à monter des « deals » d’exonération fiscale et d’abandon de créances, à financer sa pénible carrière politique aux parcelles assainies, à recevoir dans son appartement de la corniche des dames de compagnie qui en ressortent comblées…privant l’Etat et ses citoyens de recettes précieuses.

Comme le President de la République et son gouvernement ne s’occupent pas, cher compatriote, de ton argent , je propose, la création d’un jury d’honneur chargé de récupérer les 74 milliards au profit des populations. Cette première mission sera cependant impossible d’ici à l’extinction du Soleil. Pour une raison simple : comme il le soutient depuis maintenant 11 ans sans jamais avoir été démenti par le moindre fait, Idrissa Seck n’a jamais pris ni 74 milliards, ni 74 centimes. Il est juste l’objet d’une cabale machiavéliquement conçue par un Monarque tardif, frappé d’Ubris qui rêvait de nous imposer son fils, « meilleur financier du monde », destinataire de la célèbre phrase: « je dirai à ta mère que tu as bien travaillé ». Comme Allah a beaucoup d’humour, il a transformé le rêve insensé en cauchemar en faisant de son successeur, complice et subordonné d’hier le bourreau de son fils, traqué, condamné et livré aux Qataris sur injonction d’un Donneur d’ordre international. Ce qui le plongera dans une colère noire productrice des paroles ignobles qui raisonnent encore dans nos oreilles, traitant notre President de « Deum » et de « Diam », mesure de  son impuissance face à l’affront.
Ce jury d’honneur que je te propose, cher compatriote, ne chômera pas pour autant. Il pourrait alors  faire taire à jamais « ceux qui ne cessent de jurer, méprisables, diffamateurs infatigables, délateurs, avares de tout bien, violents, pécheurs, insolents, et de surcroît, bâtards », (Coran sourate 68, versets 10-13). Quelles que soient leurs positions institutionnelles ou sociales, President de la République, passé ou présent,  ministre, passé ou présent, auxiliaires de justice, dames de compagnie corrompues.
Il pourrait ensuite s’intéresser aux vrais dealers, présents et passés. A Doha, Nicosie, Jérusalem, Beyrouth, Dubaï , Paris, Monaco, Genève, New York, Montreal, Ouagadougou, Matam, Dakar…
Ce jury d’honneur pourrait être ainsi composé:
Les représentants des autorités religieuses
Le Forum civil
L’UMS (Union des Magistrats du Senegal)
La Radho
Amnesty International
Transparency international
Le Synpics
L’Ordre des Avocats
L’Ordre des notaires
Le Patronat
Les syndicats
Le forum du justiciable
Les bailleurs de fonds du Senegal
Etc.

Cher compatriote, merci de te tenir debout à jamais face à la corruption et à l’injustice de tes élites dont les privilèges au sommet de l’Etat ont une contrepartie obligatoire dont elles ne s’acquittent pas : s’occuper sérieusement de soulager tes souffrances à défaut de te rendre heureux.
Je te reviendrai bientôt avec des propositions et des projets concrets dans ce sens.
Que Dieu te garde.

Idrissa Seck
President de Rewmi
President du Conseil Départemental de Thies
Ancien Premier Ministre du Senegal

Abdoul Mbaye : « Il faut une opposition capable de créer du débat sur des questions essentielles »»

 

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« L’appel au dialogue est toujours une bonne chose parce que c’est par le dialogue qu’on trouve les meilleures solutions aux problèmes de la communauté ». Tel est l’avis de l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye qui s’est exprimé en marge de la visite effectuée auprès de son marabout Serigne Abdou Fatah Mbacké à l’occasion du magal de Kazu rajab.

Le banquier estime que le rôle de l’opposition doit toutefois se faire sentir, dans une démocratie vitale. « Il faut une opposition reconnue comme telle, une opposition capable de créer du débat sur des propositions qui doivent venir du gouvernement, des politiques publiques dans le cadre de l’action gouvernementale », insiste l’ancien chef du gouvernement.  Abdoul Mbaye reste persuadé que « le dialogue, également, doit permettre de trouver des solutions consensuelles ».

Tribune

Pr Serigne Diop : «Je ne souhaite pas un débat sur la légitimité du président après le référendum»

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«Je ne souhaite pas un débat sur la légitimité du président de la République après le référendum», a déclaré le professeur Serigne Diop, professeur agrégé de droit constitutionnel à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.

L’invité du Grand jury de Rfm, ce dimanche, déconseille à ses compatriotes d’entrer dans un «débat de remise en cause de la légitimité du chef de l’Etat», au cas où le Non l’emporterait le soir du référendum du 20 mars. Redoutant que ce référendum risque d’accentuer les tensions politiques, Professeur Serigne Diop de relever «un grand déficit de dialogue entre les acteurs politiques»

Interrogé sur les positions exprimées par le conseiller juridique du président de la république, Ismaila Madior Fall, Professeur Serigne Diop dit être en phase avec les 45 professeurs de droit et de science politique qui ont publié un manifeste.

«Ils ont rappelé dans le manifeste, qu’il appartient à la communauté de universitaire de veiller à l’intégrité scientifique de l’université. C’est un des aspects les plus importants de ce qu’on appelle les franchises universitaires», a-t-il analysé. Avant d’ajouter : «C’est la première fois que 45 enseignants corrigent un de leurs collègues».

seneweb

« La double nationalité : un faux débat pour notre Sénégal », Par Cheikh Sidiya Diop

http://xibaaru.com/wp-content/uploads/2013/08/cheikh-sidiya.jpgCette polémique stérile sur la double nationalité qui ne cesse d’alimenter la vie politique sénégalaise est un faux débat puisque improductive face aux enjeux majeurs et questions essentielles de notre Sénégal.

A mon humble avis, je pense que la « sénégalité » est un concept dangereux, haineux et stigmatisant, et, que surtout, il faudra éloigner le plus loin possible des discours politico-politiciens et des stratégies irréfléchies de reconquête électorale et de maintien illégal du pouvoir.

A titre personnel, je ne pense aucunement que posséder une autre nationalité outre sénégalaise est un facteur bloquant ou un handicap majeur pour la gestion sérieuse de notre Etat, de ses structures et d’un quelconque démembrement de notre république.

Par contre, je suis tout à fait d’accord, et, une fois de plus cela m’engage personnellement, intellectuellement et politiquement, qu’un homme politique sénégalais doit être administrativement entièrement de citoyenneté sénégalaise ne serait-ce que pour le principe et le symbole. C’est l’unique gage crédible qu’il peut garantir aux électeurs. Et d’ailleurs, il est recommandé à tout Homme politique qui aimerait briguer un mandat, de posséder exclusivement une seule nationalité pour plus de crédibilité. Certains pays comme l’Australie, la Bulgarie, la Dominique, la Jamaïque, le Kirghizistan et Taïwan interdisent formellement à leurs mandataires politiques de détenir une autre nationalité. D’autres pays à l’instar du Commonwealth par contre tolèrent à leurs mandants politiques de détenir une autre nationalité si la citoyenneté en cause n’est pas un obstacle ou ne constitue pas un conflit d’intérêt sur l’exercice sérieux d’un mandat politique.

Si des pays ont légiféré sur cette question, le Sénégal est resté flou puisque le sujet est sensible, tabou et privé. Notre pays dans sa large ouverture d’esprit a toujours considéré que la double nationalité pouvait non seulement faciliter le passage de ses citoyens aux frontières mais aussi leur faire obtenir facilement des visas ainsi que les protéger consulairement par un autre pays. Le Sénégal a toujours considéré que la double nationalité était d’une richesse culturelle pour la diversité et d’autre part une opportunité pour les affaires mais aussi une astuce légale pour simplifier voire accélérer les procédures et formalités à travers le monde.

Maintenant, là où les apristes horsujettent en passant à côté de la plaque, c’est lorsqu’ils impliquent tout le monde dans le même lot avec un mélange de genre inexplicable: Hommes politiques, Hommes d’affaires, Immigrés, sénégalais nés de l’extérieur, métis etc… Cet acharnement intempestif, violent n’est rien d’autre que de l’ingratitude, de la méchanceté gratuite… Et, en voulant politiser scandaleusement cette question le camp présidentiel a été ignoble. Notre majorité présidentielle a un intérêt majeur de présenter ses excuses aux sénégalaises et sénégalais binationaux, de varier sa position bancale en retirant ses arguments blasphématoires et xénophobes, de se rectifier et de recadrer les choses.

Une fois de plus, le sujet sur la double nationalité de nos dirigeants est un faux débat alimenté par les énergumènes de l’APR qui ne maitrisent ni le droit privé, ni le code de la nationalité sénégalaise et ni les conventions internationales ratifiées par le Sénégal. Et encore une fois de plus, cette question est improductive et n’apporte rien de significatif au vécu quotidien des populations sénégalaises qui ont d’autres préoccupations telles que les délestages à ne plus en finir en eau et en électricité, le chômage endémique des jeunes, la cherté vertigineuse des denrées alimentaires, les crises chroniques des secteurs clefs comme l’éducation, la santé et l’agriculture sans oublier les menaces terroristes sur notre sécurité intérieure comme extérieure, idem pour l’extinction de notre lustre diplomatique avili par des ivrognes et drogués etc… Cette question de la multinationalité est une diversion qui ne devrait pas être un commerce politique mais devrait plutôt se parer en une des questions d’enjeux majeurs où les hommes politiques de notre pays devraient dégager un consensus fort et large.

Avec plus de recul, il m’est aujourd’hui loisible de déclarer urbi orbi que cette sénégalité telle que posée par le concept de la double nationalité est injuste, opportuniste dangereuse et anticonstitutionnelle.

Elle est injuste puisqu’en naissant l’Homme ne choisit pas sa nationalité. Au contraire, c’est la volonté divine qui lui impose ses parents, son lieu de naissance et sa nationalité. C’est le cas où la nationalité provoque l’homme. Et, il existe deux ca d’origines naturelles de posséder une nationalité : le droit de sang et droit de sol. Par contre il existe aussi des cas ou formes où l’homme provoque sa nationalité : c’est l’acquisition par la naturalisation et la réintégration.

Les exemples à titre illustratifs sont à foison.

Karim Meissa Wade, né en 1968 à Paris (France) de père sénégalais est sénégalais puisque bénéficiant du droit de sang. Il est né sur le territoire français, il est français puisqu’il bénéficie du droit de sol.

Amadou Sall, né en 1996 à Houston (Etats Unis) est sénégalais puisque bénéficiant du droit de sang. Il est aussi Etatsunien puisque né sur le territoire américain et bénéficiant du droit de sol.
Idem, pour mes enfants nés en France ainsi que la plus part des enfants d’immigrés, nés à l’étranger qui bénéficient du droit de sol et ou du droit de sang.

Jusqu’à l’extinction du soleil, on ne pourra pas les reprocher d’être nés à l’étranger et de père sénégalais.

Cette question de la nationalité est opportuniste puisqu’elle ne se pose pas lorsqu’il s’agit de défendre les couleurs du Sénégal ou de participer à l’émergence économique ou industrielle du pays. Quelles étaient les nationalités de Khalidou Fadiga, Elhadji Diouf, Ferdinand Coly, Habib Béye, Lamine Diatta etc. …au moment où ils défendaient l’équipe nationale du Sénégal ? Idem pour les Sénégalais de l’extérieur lorsqu’ils contribuaient à la hauteur de deux mille(2000) milliards de Francs CFA en participant activement au développement du Sénégal ? Idem lorsque plus de un (1) million de sénégalais de l’extérieur votaient et faisaient voter pour le candidat Macky Sall ? En aucun cas cette question de double nationalité ne s’est posé.

Le concept de la sénégalité soulevée par la classe dirigeante de l’APR est dangereux puisque conflictuel et attribuant régulièrement à X ou Y des nationalités diverses, inventées et mensongères. La sénégalité ne divise plus qu’elle ne rassemble. Elle stigmatise clairement des compatriotes dignes, illustres ayant beaucoup contribué au développement du Sénégal.

Qu’ont fait des Grands Hommes comme Léopold Sédar SENGHOR, Abdou DIOUF, Abdoulaye WADE, Cheikh Anta DIOP, Kéba MBAYE, Amadou Mahtar MBOW, Habib THIAM pour être si invectivés? A ma connaissance, le Président Macky SALL doit mettre recadre ses laudateurs en mettant un terme à cette prolifération dense d’injures que rien ne justifierait surtout qu’il n’appartient pas aux hommes politiques ou à l’APR de distinguer la sénégalité de qui que ce soit ou de spécifier qui était sénégalais ou qui ne l’était pas, au contraire cette prérogative relève exclusivement de la compétence du code de la nationalité sénégalaise qui a déjà tranché.

En sus, cette question de la double nationalité telle que malencontreusement exploitée par les Apéristes, est anticonstitutionnelle puisque tout simplement la double nationalité n’est pas interdite par le code de nationalité sénégalaise. Non seulement tous ces marmots Apéristes qui s’agitent ne comprennent pas le français du droit et véhiculent un argument flou, sectarisme et contradictoire et qui se retourne petit à petit contre eux puisque ramenant sur la table la supposée nationalité du Président Macky Sall et de sa femme.

Et, une fois de plus le code de la nationalité sénégalaise n’interdit pas la double nationalité mais la tolère comme d’autre pays comme la France, les Etats Unis, le Royaume Uni etc… Même l’Allemagne tant décriée contrairement à ce qui se dit sur les places publiques, a une tolérance conditionnelle puisqu’elle a signé des conventions avec des pays européens et américains. Pour en revenir à notre sujet, lorsque l’article 28 de notre constitution dit « exclusivement sénégalais » ce français basique voudrait dire privilégier et avantager le Sénégal par rapport à une autre nationalité. Sinon notre pays serait en contradiction avec son code de la nationalité et de toutes les conventions internationales que nous avons ratifiées telles que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la déclaration Universelle des Droits de l’Homme ainsi que la charte africaine des droits de l’Homme.

En somme, le débat sur la nationalité est malsain, immoral, dangereux, conflictuel et contreproductif. Cette polémique stérile n’apportera que des ennuis à notre stabilité politique et n’offrira rien de significatif aux problèmes auxquels sont confrontés les sénégalaises et les sénégalaises. Et surtout que c’est un débat gênant que les politiciens sénégalais sont mal placés d’animer encore moins d’en faire fonds de commerce.

Enfin, la nationalité d’un individu découle du privé. Et il est clairement immoral de s’immiscer illégalement dans la sphère privée des gens. Seules les administrations ou juridictions peuvent se permettre et d’une façon légale de procéder une quelconque requête.

Par Cheikh Sidiya Diop
Secrétaire général de la Ligue des Masses
dcheikhsidiya@gmail.com

« Bi-nationalité déstabilisatrice », Par El hadj Malick Mbaye Maodo


POINT DE VUE : Bi-nationalité déstabilisatrice (Par El hadj Malick Mbaye Maodo)
Nos compatriotes observent depuis quelques jours un nouveau type de débats entretenu par quelques hommes politiques sur la nationalité des uns et des autres parmi les personnes qui nous ont gouverné dans un passé récent et éloigné. Il faut le dire, à haute et intelligible voix, nous sommes en face d’un débat inutile et dangereux qui, dans un passé récent,  a réveillé ailleurs  des fantasmes et des pulsions dévastateurs.
Partout, dans les pays qui ont sombré dans la violence civile, le procèdé est le même. On commence par des quolibets, des approximations dans les interprétations des textes, des amalgames inconsciemment entretenus et des caricatures pour indexer une catégorie de citoyens et l’opposer à une autre.
Il serait peut-être temps que notre classe politique mesure  tout le danger des termes du débat. En effet, c’est par le biais de l’exacerbation des débats sur la nationalité , l’ethnie , la tribu , la communauté etc..que le Rwanda et la Côté d’Ivoire ont frôlé l’abime . De fil en aiguille, l’instrumentalisation des hommes politiques sur des faits mineurs a fini par dresser  une partie de la population contre d’autres.
En initiant des tels débats, nous réveillons , par nos prises de parole , les démons assoupis  de la discorde nationale.
Pour la majorité présidentielle à laquelle nous appartenons , l’urgence commande de placer le curseur , au plan communicationnelle , sur les réalisations que le Président Macky Sall a multipliées , en un temps record au bénéfice des populations.
Au demeurant la question de la bi-nationalité et   d’autres interrogations annexes trouvent pleinement leurs réponses dans notre charte fondamentale et dans le train de réformes audacieuses que le Chef de l’Etat soumettra incessamment à la nation par voie référendaire Souhaitons donc que la raison puisse prévaloir sur les adversités , au moins sur ce débat en cours  qui pourrait hypothéquer  la paix intérieure et  le commun vouloir  de vivre ensemble sénégalais, mais aussi détruit  nos valeurs exemplaires de tolérance et de respect mutuel .
Fille de l’Afrique et contemporaine du Génocide rwandais, notre génération sait ce que signifie « JOUER AVEC LE FEU ».

Pour nous ce discours enflammé sur la bi-nationalité  meuble notre subconscient et  oriente nos gènes vers  la prudence salutaire .

EL HADJI MALICK MBAYE MAODO
Président Mouvement Conscience Citoyenne
Gêm sa bopp
Coalition Macky 2012

Daouda Faye Vava : « La loi sur la double nationalité doit être révisée »

L’ancien ministre des Sports, El Hadji Daouda Faye dit Vava est foncièrement contre cette loi qui interdit aux binationaux de pouvoir être candidats à la présidentielle. Il faisait face à la presse hier, jeudi 11 février, à Dakar dans le cadre de ses causeries mensuelles. Le président du mouvement «Agir pour ne pas subir», par ailleurs ancien maire de Kaolack, s’inscrit en faux contre le débat sur la double nationalité de Karim Wade qu’il considère comme un faux débat.

«Je suis pour la suppression de l’article qui interdit à un binational d’être candidat à l’élection présidentielle». C’est la réaction faite hier, jeudi 11 février, à Dakar face à la presse par El Hadji Daouda Faye, président du mouvement «Agir pour ne pas subir», par ailleurs, ancien maire de Kaolack. Pour l’ancien ministre des Sports, le débat sur la double nationalité est un faux débat dans la mesure où il y a des binationaux dans toutes les familles sénégalaises. «On en parle beaucoup maintenant. Or, dans toutes les familles, on retrouve des membres de plusieurs nationalités avec des enfants qui sont nés à l’étranger. Ce n’est plus un problème au Sénégal de nos jours. Le monde a évolué», a-t-il laissé entendre.

Pour tout ceci, le président du mouvement «Agir pour ne pas subir» est pour la suppression pure et simple de cet article de la Constitution qui interdit la candidature à la présidence de la République à toute personne ayant la double nationalité. Convaincu que c’est le président de la République qui est visé par cet article et non le candidat lui-même, Vava suggère qu’on le libelle de la manière qui suit : «on doit dire le président élu n’a le droit d’avoir qu’une seule nationalité, et par conséquent le Conseil constitutionnel doit veiller à ce que le candidat élu donne la preuve avant sa prestation de serment d’avoir une seule nationalité».

Selon lui, la double nationalité de Karim Wade ne doit pas surprendre les Sénégalais, car il est né français d’un père sénégalais. «Beaucoup de sénégalais ont plusieurs nationalités. Les gens sont mariés à d’autres nationalités et ont des enfants qui ont d’autres nationalités. C’est l’ouverture au monde. La civilisation de l’universel que prônait le président Senghor», explique-t-il en soutenant que le débat sur la candidature de Karim Wade est un faux débat.

Par ailleurs, le président du mouvement «Agir pour ne pas subir» a aussi signalé que cette loi devra être applicable à tous les postes de responsabilités républicaines comme la présidence de l’Assemblée nationale, entre autres.

Source : Sud Quotidien