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Dirty Diesel : Selon Assane Dioma Ndiaye, le ministre de l’énergie fait dans le dilatoire

 

assane dioma

Le ministre de l’énergie Thierno Alassane Sall a annoncé ce mercredi qu’il a reçu le rapport rédigé par la Société africaine de raffinage (SAR) sur le scandale du carburant toxique révélé par l’Ong Suisse Public Eye et relayé par Dakaractu en exclusivité au Sénégal.

A en croire le ministre de l’énergie, le rapport de la SAR n’a trouvé rien d’alarmant sur le carburant distribué au Sénégal.
Cette sortie du ministre Sall a tout de même fait réagir Assane Dioma Ndiaye, le président de la Ligue sénégalaise des droits humains qui avait déposé une plainte contre les sociétés qui distribuent ce carburant toxique. Selon le droit de l’hommiste, le ministre de l’énergie fait dans le déni et le dilatoire.
« Pourquoi les sénégalais n’ont ils pas le droit de réclamer les mêmes normes que dans les pays développés?  Le carburant vendu au Sénégal est 300 fois plus toxique que celui vendu en Europe, le ministre n’a pas le droit de confiner les sénégalais aux normes qui rendent malades », a lâché sévèrement l’avocat.

Ça bouge avec la plainte dans l’affaire du dirty diesel…

 

Le Doyen des juges a saisi Maitre Assane Dioma Ndiaye, Président de la Ligue sénégalaise des droits humains (LSDH) pour disposer de l’original du rapport de l’Ong Suisse Public Eye qui a été à l’origine du scandale révélé au Sénégal par Dakaractu.
Selon le président de la LSDH, le doyen des juges a ouvert une enquête et pour l’orthodoxie, il a demandé à disposer de l’original du rapport. Le droit de l’hommiste a saisi l’Ong Suisse à cet effet.
Si l’on se fie aux dires de l’avocat, tous les sénégalais épinglés dans le rapport devront répondre au juge pour que la lumière soit faite sur les responsabilités des uns et des autres dans ce scandale du carburant toxique qui a rendu malade des milliers de citoyens, selon les écrits de Public Eye..

Dirty diesel : La Lsdh porte plainte avec constitution de partie civile


La Ligue sénégalaise des droits de l’homme  (LSDH), organisation de défense des droits de humains (récépissé N° 17251 MINTSP/DGAT/DLA-PA, agissant par le biais de son Président Assane Dioma Ndiaye, demeurant au 10, Rue Saba Immeuble Sam Seck à Fann Hock Dakar), a déposé au niveau du Doyen des juges, une plainte avec constitution de partie civile.

C’est là une levée de boucliers de la part de la LSDH à propos du rapport de l’ONG Suisse Public EYE qui a défrayé la chronique au niveau mondial ces derniers jours..

Cette enquête avait révélé que «des négociants Suisses en l’occurrence VITOL, ADDAX et ORYX ou encore TRAFIGURA ont mis en œuvre toute une industrie de carburant Toxique en direction de l’Afrique multipliant les profits sans égard pour les risques encourus par les populations concernées».

C’est pourquoi la LSDH a demandé au Doyen des juges, au-delà de la fixation du montant de la consignation; «d’Inculper toutes personnes que l’information pourra révéler par rapport aux faits incriminés des chefs de: Trafic de produits pétroliers, nocifs et toxiques de nature à mettre en danger le droit à la vie, à intégrité physique et morale des populations».

Sans oublier les autres chefs d’accusations comme l’«exportation ou Importation de produits industriels présentant un degré de toxicité et de dangerosité pour la Santé des populations» et la «complicité par négligence ou par abstention contre toute personne qui aurait pu de par sa position où ses prérogatives officielles prévenir de tels faits ou en alerter».

Selon un rapport de l’ONG Suisse Public EYE, «les négociants Suisses ne se contentent et pas de vendre du Diesel et l’Essence Toxique, ils les fabriquent à dessein, en mélangeant divers produits pétroliers Semi-finis à d’autres substances petro-chiques afin de créer ce que l’industrie appelle la «qualité Africaine».

Une qualité qui contiendrait «jusqu’à 378 fois plus de soufre que la tenue autorisée sur le plan International et contiennent d’autres substances très nocives comme du Benzène et des aromatiques polycycliques à des niveaux également interdits par les normes Internationales».

Ainsi des millions de vie sont quotidiennement exposées au Sénégal (un des Pays cible) à dessein à des substances cancérigènes. En effet, les gaz d’échappement du Diesel sont classes cancérigènes par l’OMS.

Le prétexte d’une conformité aux standards en vigueur dans notre Pays ne saurait prospérer ni être exonératoire dès lors que le coût de ce trafic c’est la santé de millions d’individus.

En outre les principes directeurs des Nations Unies relatifs aux droits humains, adoptes en 2011, stipulent clairement que lorsque le cadre légal dans lequel, une société opère n’est pas suffisant pour protéger la population, notamment sur son droit à la Santé, ladite Société ne peut pas se contenter de respecter ce cadre légal.

Considérant tous ces faits, la LSDH estime que «dans tous les cas ces faits d’une gravité extrême contreviennent aux lois Sénégalaises portant protection de la Santé publique et l’hygiène et aux dispositions pertinentes du code Pénal du Sénégal». Affaire çà suivre…

Momar Ndao sur le dirty diesel

MOMAR NDAO SUR LE DIRTY DIESEL : « Les Européens nous prennent pour des moins que rien… Nous exigeons des prélèvements sur dépôts et stations-services… Ces poulets pourris que les Sénégalais ont consommé... »
Momar Ndao qui s’est confié à Dakaractu, martèle que  « ce  n’est pas la première fois que ce genre de scandale arrivent au Sénégal ». Il donnera l’exemple d’un produit laitier en provenance de la Hollande muni de tous les certificats attestant de sa bonne qualité et qui, en réalité,  ne répondait à aucune spécification.
Il a fallu taper sur l’ambassade et créer une secousse pour qu’une enquête fût ouverte. Il sera découvert  que c’est l’emballeur et non le fabricant qui avait signé les documents dudit produit.

RESPECT DES NORMES ÉTABLIES PAR LE DÉCRET 2014-961
Pour le patron d’Ascosen, il faut nécessairement aller vers le respect strict  des dispositions du décret 2014-961 qui fixe les caractéristiques des hydrocarbures raffinées. Il s’agit désormais de l’observation intégrale des normes pour ne pas dépasser, en l’espèce, les taux des éléments chimiques.

Le soufre, par exemple, est fixé, selon la réglementation de 2014  à 0,1% et à 0,05 pour ce qui concerne celle de 2015 en France. Ceci fait, aucun produit non conforme ne devrait être importé, distribué ou commercialisé. En réaction à ce carburant nocif à la santé publique et introduit au Sénégal, Momar Ndao craint le pire et exige une réaction  énergique de l’Etat.

PRÉLÈVEMENTS IMMÉDIATS SUR DÉPÔTS ET STATIONS 
Pour parer à toute éventualité, Momar Ndao a invité l’Etat du Sénégal à effectuer d’urgence, des prélèvements sur les dépôts et les stations d’essence du pays. « Nous exigeons que l’Etat fasse des prélèvements au niveau des dépôts et de certains stations de manière aléatoire pour voir s’il n’ y a pas de produits sur le marché qui ne répondent aux prescriptions du décret de 2014.

Chaque importation doit être contrôlée. Avant toute décharge, un contrôle de respect des normes est obligatoire. Les gens n’ont pas le droit d’importer un produit non conforme. Pour cela, nous attendons la réaction de la direction du commerce intérieur ou du ministère de l’énergie ».

Momar Ndao de regretter le bateau de déchets toxiques que la Côte d’Ivoire a hérité après la réticence du Sénégal à le laisser accoster et qui aurait fait beaucoup de dégâts chez les Ivoiriens. Il regrettera aussi ces cuisses de poulets que les Sénégalais ont consommées, alors qu’elles étaient destinées à être détruites par un juge Italien…

Dakaractu

Dirty diesel : Le silence préoccupant des autorités sénégalaises


DIRTY DIESEL : Le silence préoccupant du Ministre de l'Energie, des députés et de la société civile
Le Sénégal est un pays de paradoxes. Autant la liberté d’expression est consacrée et vivifiée, autant le mutisme est érigé mode de gouvernance. Des citoyens sont tués lâchement tous les jours sur les routes par des indisciplinés, des centaines de malades sont  quotidiennement éconduits et mal accueillis dans les structures sanitaires, aucun ministre, aucun député ne réagit à  » ces malheurs » vécus par les populations.
Le dernier scandale que Dakaractu a largement relayé, et qui met à nu des tripatouillages du carburant par des traders et des sociétés pétrolières sénégalaises et étrangères, semble aussi laisser de marbre les autorités gouvernementales et parlementaires.
C’est comme si les vrais problèmes qui touchent la vie des sénégalais « n’intéressent » pas nos gouvernants. Sinon comment comprendre le mutisme du ministre de l’énergie et même des députés? Le scandale du « dirty diesel » révélé par Public Eye n’est pas une affaire « banale » avec laquelle le gouvernement devrait jouer à l’autruche.
Il est question de la santé des sénégalais qui les ont mandatés et élus. Monsieur le ministre de l’énergie, honorables députés et membres de la société civile, pensez vous que la santé des populations est moins importante que le HCCT ou vos agendas politiques qui retiennent toute votre attention?
Monsieur le ministre de l’énergie, chers activistes du Forum civil, de la Raddho, d’Amnesty, le Sénégal vous écoute!