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Envoûtement des Sénégalais : Serigne Moustapha déballe et menace

Si les Sénégalais ne disent rien face aux agissements du régime du Président Macky Sall, c’est parce qu’il y a une raison. C’est ce qu’a révélé Serigne Moustapha Sy du mouvement Al Moustarchidine wal Mouvarchidati. Il informe cependant que la situation va bientôt changer. Serigne Moustapha Sy qui présidait la Ziarra annuelle de son mouvement à Yoff, vendredi dernier, a profité de l’événement pour se prononcer sur la situation politique au Sénégal. Et ce mutisme est à chercher, selon lui, du côté de ce qui a été mis dans la principale source d’alimentation en eau potable de Dakar et ses environs.

«Ce n’est pas normal. Tout ce qui se passe au Sénégal et personne ne bouge. Mais avec ce qu’on a fait dans le Lac de Guiers, personne ne va bouger», a-t-il martelé.

Cependant, informe-t-il, cette situation ne va pas durer éternellement puisqu’il a le remède à cette situation : «nous, nous avons ce qui peut les secouer (…). Attendons le moment venu. C’est pourquoi, à chaque que fois que vous demandez qu’on agisse. Je dis niet, attendons le moment venu. Nous avons beaucoup de relations, et de partout on nous demande de parler, mais parler dans quel sens ? ».

Le marabout dans des propos repris par «Les Echos» prévient que le moment venu, il allait agir car le moment de parler est dépassé.

Encore des balivernes de la Sde : 12 millions de litres d’eau mobilisés


La Société nationale des eaux du Sénégal (SONES) et la Sénégalaise des eaux (SDE) annoncent avoir mobilisé un « volume d’eau complémentaire de 12 millions de litres » d’un nouveau réseau de forages construits à « Beer Thialane » et spécialement dédiés aux maraîchers, a appris l’APS.

« Ces maraîchers étaient alimentés par le système du Lac de Guiers qui couvre près de 40% des besoins de Dakar », indiquent les deux structures dans un communiqué conjoint.

Elles signalent que le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement a réalisé des forages dédiés aux activités agricoles à Beer Thialane.

‘’Ce projet, expliquent-elles, est une première étape du Plan d’actions devant donner une production complémentaire globale de 94.000 m 3/jour pour couvrir le déficit actuel suivant un planning à dérouler d’ici à la fin de cette année 2018″.

Le communiqué annonce l’arrivée, « dans le courant du mois d’août 2018’’, de ‘’25.000 m3/jour qui impacteront Dakar à partir de Tassette dont 15.000 m 3 /jour à partir de la batterie de 5 forages de Bayakh et 10.000 m3/jour à partir de la déconnexion de certains maraîchers du système du Lac de Guiers ».

Pour le mois de novembre 2018, les sociétés évoquent une production supplémentaire de ‘’19.140 m3/jour grâce à d’autres forages à Pout et Thiès’’.

A partir de fin décembre 2018, 15.000 m3/jour sont attendus à partir de Thieudème, et à partir du 1er trimestre de 2019, ce seront ‘’2500 m3/jour grâce au traitement des eaux ferrigineuses du forage du Lycée Moderne de Dakar (LYMODAK) pour renforcer les Parcelles Assainies ».

En plus de ces travaux, « 3 nouveaux forages sont en train d’être réalisés à Dieuppeul, Yoff-Cité Tobago et Nord-Foire pour améliorer l’accès à l’eau potable dans ces localités, travaux entrant dans le cadre du Programme spécial de renforcement de l’alimentation en eau potable de Dakar (PSDAK), initié par le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement ».

Mansour Faye : Il faut nécessairement que l’eau soit payée à Touba

Rebelote pour le ministre de l’hydraulique et de l’assainissement ! Mansour Faye est toujours d’avis que la gratuité de l’eau à Touba devra connaître un jour son terme. Invité du Grand Jury de ce dimanche, le ministre qui reconnaît que  » Touba est un cas particulier  », rappelle toutefois que c’est une métropole très importante avec pas moins d’un million d’habitants.  »

il faut nécessairement que l’eau soit payée, si on veut aller dans le sens de proposer aux consommateurs une eau de bonne qualité. Jusqu’à maintenant, l’eau est gratuite. Mais on ne peut pas boire l’eau de Touba. Les banques ne paient pas, les boulangeries ne paient pas. Personne ne paie. Pourtant, les populations consomment l’eau minérale qui coûte beaucoup plus cher.  »

Toujours pas d’eau aux Parcelles Assainies et à la cité Soprim

 

robinet d’eau

Les femmes des PA et de la cité Soprim ont manifesté leur colère ce mercredi matin en brandissant des brassards rouges.Ces femmes qui sont confrontées à  des difficultés d’approvisionnement en eau potable depuis bientôt 6 mois n’en peuvent plus. Elles invitent le Ministre de l’Hydraulique  à trouver une solution à ce problème qui n’a que trop duré selon Binta Diagana une habitante de l’unité 12.

Méme tempo à la cité Soprim où Madame Fall ,au nom des habitantes de la cité invite l’État à faire revenir l’eau dans les plus brefs  délais.Elles n’arrivent plus à gérer correctement les familles et s’acquitter de leurs activités ménagères.

senelux.com

 

Mansour Faye – «Le prix de l’eau devrait baisser»

Mansour Faye – «Le prix de l’eau devrait baisser»

Monsieur le Ministre, Dakar et les localités desservies par le système du Lac de Guiers sont en proie à une pénurie d’eau depuis ce week-end. Quels en sont les tenants et les aboutissants ? 

Nous sommes en présence d’une perte de production consécutive à l’arrêt de l’usine de Keur Momar Sarr pour des travaux de renouvellement de son dispositif de protection. Il n’existe pas une pénurie totale d’eau potable à Dakar et dans les localités desservies par les conduites du Lac de Guiers. Il y a simplement une perte de la capacité de production de l’usine de Keur Momar Sarr.

Ce volume représente près de 40% du volume quotidien produit par l’ensemble du système d’alimentation en eau potable de Dakar. Outre les usines de Keur Momar Sarr et Ngnith, installées sur le Lac de Guiers, ce système est composé des forages du Littoral Nord, de Pout Sud, de Pout Kirène, de Kelle-Kébémer et de Dakar.

En conséquence, pour la gestion de cet arrêt, le Gouvernement a instruit les sociétés d’eau à mettre en œuvre une campagne de communication. L’opinion a ainsi pu se comprendre qu’il n’y a aucune panne. La gestion de ces travaux comporte également des mesures d’atténuation. En relation avec la Sones, qui réalise ces travaux pour l’Etat du Sénégal, la Sde a mobilisé une centaine de camions citernes pour les quartiers les plus touchés par cette perte de production. Nous sommes à l’écoute des consommateurs.

Il est difficile de parler de Keur Momar Sarr sans penser à cette conduite cassée, en 2013. Sommes-nous à l’abri d’une crise de cette ampleur ? 

Le dispositif de protection de l’usine de Keur Momar Sarr était fortement exposé à des dysfonctionnements, dont le plus retentissant a été la cassure de la conduite en «Y» en 2013. Il y a aussi les fuites à circonscrire et qui peuvent dégénérer. Nous ne pouvions plus continuer à faire tourner cette usine hautement stratégique, tout en sachant que nous risquions l’irréparable. Nous avons choisi l’intervention préventive.

Cette volonté politique a-t-elle été effectivement traduite en actions et de manière efficace ? 

Le Gouvernement a décidé de renouveler entièrement le système de protection. Les points sur lesquels nous devions intervenir ont été retenus à partir d’un diagnostic minutieux, notamment l’inexistence de ressources de substitution suffisantes pour alimenter les populations en cas d’arrêt des usines ; l’absence de pièces de secours pour des équipements dont l’avarie peut provoquer l’arrêt d’un ouvrage stratégique, avec comme conséquence, un manque à produire important dans le système ; l’absence d’un transformateur de secours à la station de Mékhé (16MVA) ; l’absence de débimètres (appareils de mesure du débit de secours) au niveau de la station de Mékhé; fragilité de la pièce de raccordement du dispositif anti-bélier de KMS en acier (partie «Y» et partie «W») ; l’arrêt partiel ou total de l’usine de Ngnith suite à la vétusté des groupes motopompes et électrogènes ; des arrêts brusques de l’usine de Keur Momar Sarr suite à l’instabilité de son alimentation électrique.

Ainsi est né le Programme de sécurisation des ouvrages névralgiques, sur un financement de 6,5 milliards Cfa de l’Agence Française de Développement (Afd). Nous avons procédé aux interventions suivantes : le renforcement du système de protection de Keur Momar Sarr ; la fourniture de deux groupes motopompes à l’usine de Ngnith ; la fourniture d’un groupe électrogène à l’usine de Ngnith; le renforcement de la protection cathodique de la première conduite du Lac de Guiers (ALG1); la fourniture et la pose d’un deuxième transformateur au surpresseur de Mékhé; la fourniture de 2 débitmètres de secours au surpresseur de Mékhé ; le renouvellement de la conduite de refoulement vers le réservoir des Madeleines (Dakar) sur 1 kilomètre.

A cette étape-ci, la Sones procède au raccordement d’un nouveau dispositif de protection à l’usine de Keur Momar Sarr. La capacité est doublée : six ballons (300.000 litres de capacité) contre trois ballons dans l’ancien dispositif (150.000 litres). Nous interviendrons encore sur d’autres points pour parachever cette remise à neuf des points stratégiques de nos ouvrages de production.

Ces interventions sont vitales pour le système d’alimentation en eau potable de Dakar. Le Gouvernement attache un intérêt particulier à la continuité du service public de l’eau potable. Mais il n’y a pas que Dakar ! Le Programme Eau potable et Assainissement du Millénaire (PEPAM), avec une production supplémentaire cumulée de 56,5 millions de litres par jour, a nettement amélioré l’accès à l’eau potable à Thiès, Louga, Saint-Louis, Kaolack, Tambacounda, Bakel, Ziguinchor, Fatick, Mbour, Diourbel et Kolda. Des villes comme Ndioum, Foundiougne, Linguère, Khombole, Gossas, Kaffrine et Oussouye, ont bénéficié d’un forage de secours. Depuis les indépendances, elles n’en comptaient qu’un seul. Nous sommes en train de réparer cette injustice et de parer aux risques hydriques élevés dans ces localités. Voilà notre projet d’accès équitable à l’eau potable.

Vous évoquez le cas de Foundiougne. Parlons aussi de Kédougou. Qu’en est-il de la solution au goût salé de l’eau à Foundiougne et de la faiblesse de la production pour Kédougou ? 

J’ai déjà dit que nous avons réalisé un deuxième forage très productif à Foundiougne. Malheureusement, cet ouvrage produit une eau au goût salé à cause d’un phénomène naturel compréhensible. La procédure d’acquisition d’une station de désalinisation mobile est en cours. Pour Kédougou, la situation de la nappe est fortement dépendante du niveau du fleuve. Le niveau baisse de manière drastique. Nous avons fait des forages. Malheureusement, à cause du très fort rabattement de la nappe, nous n’avons pas toujours eu la production escomptée. C’est une contrainte naturelle, objective. Nous ne baissons pas les bras pour autant. Nous venons de confier l’équipement d’un forage à la SDE. Cependant, le Gouvernement milite pour une solution durable. Faute de barrage sur le fleuve Gambie, nous sommes contraints de prendre l’eau à une dizaine de kilomètres, précisément dans la localité d’Itato. Une canalisation transportera l’eau brute à Kédougou pour son traitement et son injection dans le réseau pour la consommation.

Au-delà de cette pénurie programmée, beaucoup de zones, notamment à Dakar, sont tous les jours confrontées à un problème d’approvisionnement correct en eau. Ces réparations règleront-elles ces difficultés ? 

Au-delà de cette priorité, le Gouvernement a remis à neuf deux groupes motopompes de l’usine de Ngnith, réalisée en 1971. Du coup, la capacité de production de cette usine est passée de 40 millions de litres à 47 millions de litres d’eau potable par jour. Convenez avec moi que des ressources additionnelles ont pu ainsi être mobilisées, de l’ordre de 7 millions de litres par jour. Le Gouvernement s’attèle à l’augmentation de la production. Bayakh, par exemple, aura un impact positif sur Rufisque et ses environs, qui font face à une demande décuplée par la poussée immobilière de ces dernières années. Les forages produiront, dès cette année 2018, 20 millions de litres par jour. La production pourra être doublée, avec la finalisation du programme, qui comportera globalement 16 forages et une station sur l’axe Bayakh-Diender-Thieudème. Au total, depuis 2014, la Sones a réalisé 60 forages pour Dakar et en a réhabilité 7.

Des forages sont régulièrement annoncés, mais la question de la demande persiste. L’impact social de vos travaux est-il réel ? 

Depuis 2014, pas moins de 100 millions de litres d’eau par jour ont été mobilisés dans les différentes phases d’urgence. Toutes ces réalisations ont permis d’améliorer la disponibilité de l’eau dans plusieurs quartiers de Dakar : Nord Foire, Ouest Foire, CPI, Cité Alternance, Scat Urbam, Grand Yoff, Liberté 6 extension, Mixta, Keur Damel, Socabeg, Cité Léopold Sédar Senghor, Hlm Grand Yoff, une partie de l’Unité 26 des Parcelles Assainies et Toubab Dialaw. Le coût global de ces investissements s’élève à près de 13 milliards FCfa sur la période 2013 à 2017. Nous faisons toujours des efforts pour que les Parcelles Assainies aient une production suffisante. L’année dernière, nous y avons réalisé deux forages, dont l’eau de l’un a une forte teneur en fer. Nous déployons les mêmes efforts pour Toubab Dialao, situé en hauteur, Yenne, Diamniadio, Sébikotane, Bargny, etc.

Quelles assurances pouvez-vous donner aux Sénégalais pour dépasser cette situation ? 

Keur Momar Sarr touche particulièrement la capitale. Dakar représente plus de 70% des besoins en eau potable du périmètre de l’hydraulique urbain, soit une production située entre 350 millions de litres et 375 millions de litres par jour, selon la période. De ce fait, nous avons opté pour la planification, à l’horizon 2035, voire 2050. Un schéma directeur de mobilisation des ressources a été élaboré. Dans le cadre de cette vision, nous avons deux projets phares que la Sones est en train de réaliser : la troisième usine de traitement de Keur Momar Sarr et la première usine de dessalement d’eau de mer des Mamelles. La première a une capacité quotidienne de 100 millions de litres et la deuxième, une capacité de 50 millions de litres, extensible à 100 millions de litres. Il est intéressant de rappeler que le Sénégal a réalisé près de 300.000 branchements sociaux, soit la moitié des abonnements.

Quel est le volume des fonds que l’Etat du Sénégal a injectés dans le secteur depuis lors ? 

Depuis 2012, le Sénégal a rompu avec quinze années de retards d’investissements. Cette rupture fondamentale a engendré des investissements cumulés de plus de 500 milliards FCfa. A eux seuls, les projets KMS3 et Dessalement, coûteront 411 milliards FCFA. Retenez que depuis la première réforme de l’hydraulique urbaine, de 1996 à 2013, les investissements cumulés ont été de l’ordre de 266 milliards FCfa.

Vous êtes également en charge de la distribution. Qu’en est-il de la privatisation annoncée du secteur, avec les contrats d’affermage ? 

Le secteur ne fait pas l’objet d’une privatisation actuellement. L’option de privatiser la distribution est mise en œuvre depuis 1996, avec la première réforme. Le patrimoine reste dans le giron public. C’est une constante. Ce patrimoine est confié à la Sones. L’exploitation revient à la Sde. Vingt-deux ans après la première, nous assistons simplement à la mise en œuvre de la deuxième réforme, avec la fin du contrat d’affermage. La validité de ce contrat est définie dans le temps. Cette année, il a été remis en jeu dans une procédure de sélection par appel d’offres international. Cette procédure est en cours. Un comité a été mis sur pied pour piloter cette réforme. Le Gouvernement a des attentes sur l’amélioration des conditions d’accès des populations à l’eau potable et à la qualité du service. Au final, le prix de l’eau devrait baisser. Nous avons le devoir de renforcer la fonction sociale du secteur. Le Sénégal a réalisé les Objectifs du Millénaire pour le Développement. Nous devons faire plus et mieux.

Des remous, allant de la marche à la grève de zèle, ont été notés chez les travailleurs de la Sde. Le dialogue a-t-il été noué ? 

Le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement est toujours ouvert au dialogue, conformément à la ligne directrice du Gouvernement. Nous sommes ouverts à la négociation avec toutes les composantes du secteur sur ce qui peut faire l’objet de négociations. Je le précise bien ! Il y a des questions comme la revalorisation salariale, qui relèvent de la compétence de la future société d’exploitation, qui sera une institution privée. Le Gouvernement n’est pas l’employeur des travailleurs de la SDE ou de quelque autre société d’exploitation que ce soit. Toutefois, les pouvoirs publics veillent à la préservation des intérêts des travailleurs. Dans ce cadre, nous avons trouvé un accord sur la représentation du personnel au Conseil d’Administration de la société d’exploitation.

L’accélération du rythme d’implantation de forages en milieu rural est une option claire du Gouvernement. Comment sont-ils gérés, d’autant que dans bien des localités, les populations sont à couteaux tirés avec l’Ofor ? 

Après près d’une trentaine d’années de mise en œuvre de la politique d’hydraulique rurale, les dysfonctionnements restent très importants : dégradation prématurée des ouvrages, niveaux de prix pratiqués souvent au-dessus des capacités financières des populations, qualité de l’eau et absence de transparence dans la gestion des ressources financières générées par la vente de l’eau. Ces dysfonctionnements sont essentiellement liés à la gestion communautaire, assurée par les Associations d’Usagers de Forages (Asufor). Ce mode de gestion ne garantit pas la durabilité des ouvrages.

L’Etat est fermement déterminé à assainir la gestion des ouvrages en milieu rural. C’est le passage obligé vers une meilleure qualité de service pour les populations situées dans les zones d’influence de ces infrastructures.

Quel est le niveau d’exécution de cette réforme et quel en est l’impact sur le service de l’eau potable en milieu rural ? 

Afin d’assurer une bonne desserte, nous avons posé 1150 kilomètres de conduite dans les régions de Thiès, Fatick et Saint-Louis. En termes de résultats obtenus, nous pouvons noter que la qualité de l’eau s’est nettement améliorée. Les problèmes de continuité du service ont pour l’essentiel été résolus. Le Gouvernement a également décidé de favoriser une meilleure accessibilité financière de l’eau. C’est un aspect important. De ce fait, les tarifs fixés par arrêtés interministériels sont situés entre 250 et 275 FCfa le mètre cube. Ces tarifs sont pour la plupart en deçà des tarifs moyens appliqués par les Asufor, particulièrement pour les abonnés domestiques, qui représentent 80% du volume total des consommations d’eau. Mieux, la volonté des pouvoirs publics est de conforter cette tendance. Donc, les prix pourraient encore être revus à la baisse. En ce qui concerne les relations entre l’Ofor et les populations, une stratégie de communication a été déroulée dans le cadre d’un dialogue constructif. En dépit de cet esprit d’ouverture et des avancées dans la gouvernance de l’hydraulique rurale, quelques réticences sont notées de la part de quelques Asufor.

Combien de forages avez-vous construits et dans quelles zones ? Où en est le programme que vous avez initié ? 

Environ 600 forages et des centaines d’ouvrages en «marteaux fond de trou» ont été réalisés depuis 2012 dans les zones rurales, notamment dans les régions du Centre et du Sud-Est. Ces ouvrages nous ont permis d’atteindre, dès 2013, les Objectifs du Millénaire pour le Développement. Aujourd’hui, grâce au Pudc 1, 2 et 3 et au Pepam-Ue, le taux global d’accès à l’eau en milieu rural a atteint 91,3% et le taux d’accès par adduction, 79,1%. La phase 3 du Pudc, financé à hauteur de 60 milliards par Exim Bank Chine, est en cours de mise en œuvre. Dans les 251 systèmes d’adduction d’eau prévus, plus d’une centaine est déjà réalisée.

L’eau ne coule plus à Tendouck, l’entreprise Aquarem fait de la surfacturation

 

Les populations du village de Tendouck dans le département de Bignona  ont marché pour dire non à la manière dont est géré le forage du village.Selon Lansana Diemé porte parole du jour:<< l’entreprise Aquarem qui assure la gestion du forage fait de la surfacturation.Les factures ont doublé voir triplé ces derniers mois et sont présentées mensuellement.A la place de 2000 ou 3000fr,certaines familles paient jusqu’à 15000fr/mois.Ce qui est inacceptable.Et le porte parole du jour d’ajouter :<<  nous n’allons plus payer ces genres de factures et nous interpellons l’Ofor qui a accrédité cette entreprise pour assurer l’exploitation de ce forage.Nous réclamons le départ de Aquarem sans conditions et sans quoi n’allons plus nous acquitter de nos devoirs de paiement de facture d’eau.

Nous y reviendrons avec d’autres informations.

Senelux.com/Saliou Ndiaye

Utilisation des cours d’eau : Un atelier de partage de la convention à Dakar

 

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L’atelier d’information et de partage sur la convention sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontalières et des lacs internationaux constitue une sorte de plaidoyer pour sensibiliser davantage les autorités à la ratification de la convention sur l’eau.

Une rencontre dont l’objectif principal est l’informer les acteurs sur la convention sur l’eau,de partager sur les processus entamés par l’État du Sénégal à devenir partie à la convention d’Helsinki sur l’eau.

A terme, l’atelier va permettre d‘informer les acteurs sur la convention sur l’eau, d’identifier les bénéfices, de discuter de la mise en œuvre pratique de la  convention sur l’eau, de présenter les initiatives entamées par le ministère de l’hydraulique et de l’assainissement.

Nous y reviendrons

Médina et Gueule Tapée : Une eau nauséabonde coule du robinet

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Une préoccupation pour les autorités sanitaires, un problème de santé publique dans certains quartiers de Dakar où trouver une eau potable relève de l’impossible.

Dans une partie du populeux quartier de la Médina et de Gueule Tapée, les populations crient leur désarroi du fait d’une eau impropre et nauséabonde coule du robinet, depuis mercredi. Conséquences, les populations ont du mal à cuisiner, à boire, se laver ou même faire des ablutions.

« Depuis hier, en début de soirée, nous avons constaté qu’une eau impropre et nauséabonde coulait des robinets… L’odeur infeste même nos chambres. Nous souffrons de maux de ventre.

Certains sont pris de vomissements. Nous avons avisé les responsables de l’Onas qui sont venus et ont constaté que nos rues sont également inondées de cette eau nauséabonde qui pollue le quartier depuis mercredi dernier.

Aucune solution n’est apportée », déplore un riverain, dans le quotidien L’Observateur de ce lundi. « Nous demandons de l’aide. Nous n’en pouvons plus de cette situation », implore-t-il.

 

Eau potable au Sénégal : pourquoi les ruraux ont soif

 

L’eau potable est inégalement répartie au Sénégal. A elle seule, la capitale Dakar consomme 70% de la production d’eau sur l’ensemble du périmètre affermé de la Sénégalaise des eaux (SDE). Malgré la part belle faite à la capitale, elle n’est pas épargnée par les coupures d’eau.
La population rurale reste le parent pauvre de la politique hydraulique. Au sein de cette frange qui représente 67% de la population, seuls 4% (soit quelques 400 villages) ont accès au réseau de la SDE.
Selon l’ancien chargé de communication de la Société nationale d’exploitation des eaux du Sénégal (Sonees), Momar Seyni Ndiaye, ce déséquilibre qui caractérise l’approvisionnement en eau obéit à des «raisons». Et celles-ci guident le déséquilibre qui prive une bonne partie de la population de cette eau dont la disponibilité en quantité fait partie des droits humains.

Autre argument que Momar Seyni Ndiaye jette dans la bassine : les industries qui payent l’eau à 1200 francs le m3, permettant aux petits ménages de l’acheter à moins de 200 francs, sont en majorité à Dakar.
A cela s’ajoute le fait que la SDE, liée à l’Etat par un contrat d’affermage (relatif à l’exploitation commerciale) est soumise à un certain nombre d’obligations relatives à des investissements. Elle est obligée de privilégier la recherche de rentabilité, selon une source proche de la société qui requiert l’anonymat.
Ce contrat, qui devait prendre fin en 2006, a été renouvelé six fois. A chaque fois qu’il a été prolongé, les obligations d’investissements de la société d’exploitation ont été revues à la hausse.
Dernier argument et non des moindres, selon M. Ndiaye, c’est que «la Sones a aussi l’obligation de contrôler l’exploitation par la SDE. Elle lui exige de vendre 85 % de l’eau produite et établit ses factures sur la base de ce pourcentage de production».
Des clauses balayées d’un revers de la main par l’Institut de recherche, de formation  et d’action pour la citoyenneté, la consommation et le développement en Afrique (Cicodev), à travers une étude sur l’impact de la concession de l’eau sur les consommateurs défavorisés.
Pour l’Association internationale de droit sénégalais, dans un contrat de concession, le secteur privé s’engage à prendre en charge les opérations de gestion et de conduite des installations. Y compris leur extension pour répondre à l’évolution de la demande. L’Etat peut apporter son concours financier soit pour subventionner le service vendu, soit pour prendre en charge une partie des investissements.
La rentabilité à tout prix

 

Touba:le problème d’eau imputé au réseau et à la forte pression

Le sous-préfet de Ndame, Mamadou Mbacké Fall, a expliqué mardi le déficit d’approvisionnement en eau de Touba par un problème de réseau, l’absence de la Sénégalaise des eaux (SDE) et la forte pression exercée par les populations, lors des périodes de grande affluence, comme le magal.
‘’A Touba, la SDE n’est pas présente et nous avons 26 forages qui tournent (presque 60% de cette production d’eau retournent à la terre) avec l’hydraulique régulièrement. Mais, nous avons un problème de réseau, parce que ce n’est pas géré comme dans les autres grandes villes’’, a-t-il déclaré.
Il s’entretenait avec des journalistes au sujet de la question de l’approvisionnement de Touba en liquide précieux, suite à l’interpellation de plusieurs personnes venues à la sous-préfecture pour se plaindre du problème d’eau à la veille du grand magal, qui commémore le départ en exil du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba.
Mamadou Mbacké Fall a évoqué ‘’des tuyaux […] qui ne sont pas prédéfinis au départ et des plombiers qui ne sont pas très bien formés’’, jugeant que cette situation ‘’pose vraiment un problème’’. Il a ajouté qu’’’il n’y a même pas de bande d’intersection valable pour mieux segmenter le réseau’’.

Keur Mbaye Fall : Des quartiers confrontés à des problèmes d’eau depuis 4 jours

 

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Plusieurs quartiers de Keur Mbaye Fall, dont Médina Gare Mbao, dans la grande banlieue dakaroise, font face une pénurie d’eau qui dure depuis quatre jours, a indiqué à l’APS un résident qui estime que la gravité de la situation nécessite que des « mesures » concrètes soient prises par les autorités compétentes pour mettre fin au « calvaire » des populations concernées.
« Les gens vivent le calvaire » et se rabattent sur certains de leurs parents habitant d’autres d’autres quartiers et communes de Dakar pour s’approvisionner en eau potable, témoigne Alpha Sylla, un entraîneur et inspecteur principal de la Jeunesse et des Sports résidant dans la zone.

Depuis, la plupart des résidents de ces quartiers sont confrontées à « un calvaire » et se rabattent ’’sur des sources d’eau traditionnelles dont la salubrité douteuse n’est pas sans conséquence sur la santé’’, a indiqué M. Sylla.
« C’est une situation grave », qui désoriente les populations et les plonge dans l’embarras, témoigne ce résident de Keur Mbaye Fall, selon lequel plusieurs écoliers, par exemple, n’ont pu aller en cours ce mardi en raison de cette pénurie d’eau.
’’Dans d’autres contextes, pour peu, on déclencherait un plan ORSEC pour venir en aide aux populations’’, estime Alpha Sylla, qui réclame, au nom des populations concernées, que des citernes soient mises à la dispositions des quartiers touchés, au moins dans des lieux comme les mosquées.

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Contrat d’affermage pour la distribution de l’eau au Sénégal : Guerre de trois !

Initialement conclu pour une durée de 10 ans, le contrat d’affermage liant la SDE à l’Etat du Sénégal est arrivé à terme en 2006. Il a fait l’objet de multiples avenants. Mais aujourd’hui, l’État a décidé de jouer la carte de la transparence, en lançant un nouvel appel d’offres. Du coup selon « enquête », la SDE doit batailler ferme face à ses sœurs françaises « Veolia et Suez, pour garder son bien ».

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Alimentation en eau potable de Dakar, Thiès, Petite Côte : Les besoins estimés à 963 000m3/ jour à l’horizon 2035

Le gouvernement du Sénégal a reçu, ce jeudi 19 octobre 2017, les résultats de l’étude portant sur le nouveau schéma directeur d’approvisionnement en eau de Dakar, Thiès et la Petite Côte. L’étude montre que les besoins en eau dans cet axe seront estimés à 963 000m3/jour à l’horizon 2035.
La demande d’eau potable dans le triangle Dakar, Thiès et Petite Côte  représente 80% des besoins en eau de l’ensemble du périmètre affermé par la Société nationale des eaux du Sénégal. D’après une étude portant sur le nouveau schéma directeur d’alimentation en eau de Dakar, Thiès et Petite Côte, d’ici 2035, les besoins en eaux dans ces localités sont estimés à 963 000m3 par jour, soit plus de la capacité actuelle. Cette forte augmentation de la demande, d’après l’étude s’explique par la croissance démographique dans ces zones et le développement de nouveaux pôles urbains à Diamniadio, Lac Rose et la construction de la zone aéroportuaire à Diass.
En outre, pour satisfaire les besoins en eau dans l’axe Thiès, Dakar et Petite Côte, le gouvernement du Sénégal est en train de développer un plan prioritaire d’investissement à l’horizon 2021 qui comprend le projet d’usine de traitement de Keur Momar Sarr (Kms3), dans la région de Louga et de l’usine de dessalement de l’eau de mer aux Mamelles (Dakar). Il y a aussi les projets de construction de mini-forages à Bayakh et Tassette qui vont permettre d’assurer un bon approvisionnement en eau des zones de Dakar, Thiès et la Petite Côte  d’ici 2019. Au-delà de 2025, il est prévu la construction d’une quatrième usine de traitement à Keur Momar Sarr et d’une usine de dessalement d’eau d’une capacité de 100 000m3/jour sur la Petite Côte.
senelux.com/Saliou Ndiaye

Eau potable : La Sones renforce la capacité de pproduction sur la petite-cote.

 

– La Société nationale des eaux du Sénégal (SONES) est en train de renforcer la capacité de production en eau potable de la Petite-Côte (ouest), de manière à faire face à la « forte évolution de la demande », a indiqué son directeur général, Charles Fall.
Pour y arriver, la SONES a mis en place le programme de renforcement du système d’alimentation en eau potable de la Petite-Côte et l’incorporation de Nguékokh, sur la période 2015-2020.
Ce programme couvre Dakar, Thiès et la Petite-Côte, un triangle qui consomme 80% de l’ensemble de la production du périmètre affermé de la SONES, explique M. Fall qui s’exprimait vendredi au cours d’une visite dans le département de Mbour.
Il était venu pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de réalisation d’ouvrages hydrauliques sur l’axe Nguékokh Mbour-Pointe-Sarène-Mbodiène-Joal-Fadiouth, dans le cadre du programme « eau, assainissement en milieu urbain (PEAMU) ».
Le coût total du PEAMU est estimé à 28,3 milliards de francs CFA, avec trois composantes principales, dont la première est un programme d’urgence complémentaire pour le renforcement de l’approvisionnement en eau de Dakar à partir de Tassette pour un coût de 11,5 milliards de francs CFA, pour pouvoir mobiliser environ 20 à 30 000 m3 par jour en 2018, a souligné son coordonnateur, Malick Sow.

 

senelux.com/Saliou Ndiaye

Me Massokhna Kane : Il faut mettre un terme aux pénuries d’eau !!!


Depuis plusieurs semaines, certains quartiers de la capitale Dakaroise ainsi que plusieurs localités des autres régions sont sevrés du liquide précieux par la Sénégalaise des Eaux (SDE). Aucune solution ne pointe à l’horizon puisque les explications fournies par la SDE constituent un aveu d’impuissance. Une situation à la fois dramatique et inacceptable quand on sait que les tarifs avaient été illégalement augmentés au mois de mai 2015, malgré nos vives protestations.

Cela devient un véritable casse-tête pour les populations dans certains quartiers de la capitale, Parcelles assainies, Ouakam, HLM Patte d’oie et de la banlieue au quartier Comico de Yeumbeul.

Malgré les plaintes et autres récriminations des populations, la SDE semble incapable de fournir un service de qualité aux usagers, privés de cette denrée précieuse qui est source de vie. C’est encore une épreuve et des désagréments de toutes natures qu’elle inflige aux populations.

C’est une faute inexcusable qui doit entrainer une remise en cause du contrat d’affermage liant le Sénégal à la SDE qui devrait bénéficier de l’expertise et des capacités techniques du Groupe Bouygues dont elle est une filiale. L’Etat doit s’assurer du respect des obligations contractuelles en matière d’investissements pour un secteur aussi stratégique que l’alimentation des populations en eau potable.

Le Sénégal ne peut pas avoir investi plus de mille (1000) milliards de francs CFA depuis 1995 dans le Projet Sectoriel Eau (PSE), le Projet Eau à Long Terme (PELT), le Programme d’Eau Potable et d’assainissement du Millénaire (PEPAM) et qu’il y ait des pénuries d’eau récurrentes et chroniques. Où sont passées les milliards investis et provenant des impôts des populations, victimes de ces privations ?

SOS Consommateurs demande à l’État du Sénégal, d’effectuer un audit et une revue du contrat d’affermage signé avec la SDE et de prendre toutes les dispositions nécessaires pour un approvisionnement correct en eau dans les plus brefs délais, face à la recrudescence des pénuries récurrentes.

Maître Massokhna KANE

“L’eau ne suffit plus pour alimenter Dakar et Thiès” : L’ aveu inquiétant du ministre de l’hydraulique

“L’eau ne suffit plus pour alimenter Dakar et Thiès” : L’ aveu inquiétant du ministre de l’hydraulique

“L’eau ne suffit plus pour alimenter Dakar et Thiès”, c’est ce qu’à fait savoir le ministre de l’hydraulique, Mansour Faye au micro d’un de nos confrères de la RFM. Selon lui, le délestage est en cours pour le rationnement des différents quartiers de Dakar et cela jusqu’en 2018.
À noter que depuis plusieurs jours, Dakar enregistre plusieurs pénuries d’eau, dans différents quartiers qui connaissent de longues heures en manque du liquide précieux.

Pénurie d’eau : Les raisons techniques de la crise qui a assoiffé les Dakarois

Pénurie d’eau : Les raisons techniques de la crise qui a assoiffé les Dakarois

D’après « l’as », le week-end dernier, l’arrêt de la ligne électrique Manantali- Matam-Dakar qui alimente Keur Momar Sarr (Kms) a causé les problèmes de l’usine qui a arrêté de fonctionner. Dakar et ses environs se ruent sur leurs réserves.
La Sde est avertie. Cette société annonce la remise en service pour le dimanche au soir. Cependant le dimanche, vers 23 heures, la mauvaise nouvelle selon laquelle Kms est à l’arrêt survient. Le black-out est passé par là. Le secteur de l’hydraulique urbaine est sur le qui vive.
D’après le journal, Kms est raccordée à la moyenne tension, soumise aux délestages et autres dysfonctionnements dans la fourniture en électricité. Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, débarque en catastrophe, tard dans la nuit, à la Sde.
Le directeur général de la Sones, Charles Fall, en mission à Paris, rapplique dare-dare. Arrivé à Dakar, il est allé directement à Keur Momar Sarr pour s’enquérir des nouvelles et superviser le redémarrage des pompes de l’usine.
Crise de l’eau
A la différence de la crise de 2013, celle de 2016 est véritablement partie du black-out. Selon l’interlocuteur du journal, cette fois, la Sde et la Sones ont parlé d’une seule voix pour gérer la crise. Les réparations ont été prises en charge très rapidement.
D’après les spécialistes, il faut tout faire pour diminuer cette dépendance de Keur Momar Sarr qui peut être dangereuse même pour la capitale sénégalaise, parce que près de 50% de la consommation d’eau de Dakar sont assurés par les usines de Ngnith et Keur Momar Sarr sur le Lac de Guiers.
C’est pourquoi, à chaque fois qu’il y a une opération de maintenance du réseau électrique, Dakar se retrouve sans eau. Pour y mettre fin, Kms sera raccordée à la ligne haute tension Sakal-Keur Momar Sarr.
Elle sera construite dans le cadre du projet de construction de la troisième usine de traitement d’eau de Keur Momar Sarr (KMS3). Le coût est estimé à 8 milliards Fcfa. Plusieurs forages sont également dotés de groupes électrogènes.
Le programme de sécurisation des ouvrages stratégiques, d’un montant de 6,5 milliards FCFA, avait prévu des actions à déclencher dans les meilleurs délais pour mettre les usagers à l’abri des incidents. Ce qui permettra le changement radical de la partie concernée.

Pénurie d’eau dans plusieurs quartiers de Dakar

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Trouver de l’eau dans certaines localités de la capitale relève d’un calvaire. Parcelles assainies, Patte d’oie, Grand-Médine ou encore Cité Soprim, toutes ces localités ont été sevrées du liquide précieux depuis plus de 24 heures. La situation qui perdure depuis mercredi à 5 h 30  du matin, met dans l’embarras les populations.

Une coupure d’eau occasionnée par une conduite endommagée dans le cadre de l’échangeur de l’Emergence, juste derrière la Senelec de la Patte d’oie, rapporte le quotidien Le PoPulaire.

Seneweb

Problème d’eau à l’hôpital Fann : Un scandale qui fait des victimes

Problème d'eau à l’hôpital Fann : Un scandale qui fait des victimes
  Il se passe des choses incroyables dans ce pays. Comment comprendre qu’une structure hospitalière du niveau de Fann connaisse une pénurie d’eau depuis des mois, jusqu’à causer des victimes collatérales?
Dakaractu avait effectué un reportage « undercover » sur les lieux pour constater de visu le problème d’eau évoqué par plusieurs malades et leurs familles. Aujourd’hui, même s’il y a quelques bâtiments alimentés, une bonne partie de l’hôpital n’a toujours pas d’eau, comme la cardiologie où des patients qui doivent être opérés sont victimes de cette pénurie.
D’après nos informations, le problème est plus sérieux qu’il ne parait. Tenez-vous bien, l’hôpital Fann ne peut pas avoir de l’eau à cause …du ministère de la santé! Selon nos sources, le réseau qui alimente l’hôpital est bouché par l’immeuble du ministère construit sur le bassin d’eau.
On se demande comment les techniciens, les responsables de la Sones et les dirigeants de l’hôpital ont ils pu fermer les yeux sur cette situation pleine de risques pour non seulement les usagers de Fann, mais aussi les agents du ministère dont l’immeuble est construit sur un bassin d’eau?
Au Sénégal, finalement, à chaque jour suffit sa peine…

Près de 66 milliards de la BEI pour l’approvisionnement en eau de Dakar

http://www.sendeveloppementlocal.com/photo/art/grande/6672985-10199297.jpg?v=1401205007
Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ a procédé ce vendredi à Washington (Etats-Unis) avec le vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI), Ambroise Fayolle à la signature d’un accord de prêt de 100 millions d’Euro, soit 65.595.700.000 de francs CFA pour l’approvisionnement en eau de la ville de Dakar, a appris l’APS.
’’L’accord de financement et la convention de projets relatifs au prêt pour l’approvisionnement en eau ont été signés par Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI, Amadou Ba, ministre sénégalais de l’économie, des finances et de la planification, et Charles Fall, directeur général de la compagnie nationale des eaux (SONES)’’, précise le communiqué de l’institution bancaire européenne.
Selon la même source, la cérémonie de signature s’est déroulée en marge des assemblées annuelles de la Banque mondiale à Washington, auxquelles il prend part.
Le communiqué note que l’’intervention de la BEI servira à financer la construction d’une station d’épuration d’une capacité de 100 000 m³ d’eau potable par jour (capacité maximale de 200 000 m³ par jour si nécessaire) et d’une conduite d’environ 210 km.
Le projet desservira une population de 3,9 millions de Sénégalais (28 % de la population nationale), dont 3 millions situés dans la région de Dakar, ainsi que celle située dans les villes traversées par la nouvelle conduite (Thiès, Tivaouane, Louga, etc.), mentionne le texte.
Le document indique qu’il contribuera à combler le déficit en eau que connaît actuellement la capitale du pays, singulièrement les banlieues, pour assurer la viabilité de l’approvisionnement en eau. La Société nationale des eaux du Sénégal (SONES) sera chargée de la mise en œuvre du projet.
Il s’agit du quatrième projet que la BEI mène avec le secteur sénégalais de l’approvisionnement en eau et de la troisième opération réalisée avec cette entreprise publique depuis sa fondation en 1996, lit-on dans le communiqué.
‘’La Banque est fière de ce partenariat avec les autorités sénégalaises qui s’avère déterminant pour renforcer l’approvisionnement en eau dans le pays’’, a commenté Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI, dans des propos repris par le communiqué.

Mauvaise qualité de l’eau à Dakar : Mansour Faye indexe la vétusté de certaines installations

Mauvaise qualité de l'eau à Dakar : Mansour Faye indexe la vétusté de certaines installations
L’accès à une eau potable demeure un casse-tête pour les populations de certains quartiers de Dakar. Si elles n’en manquent pas, le liquide qu’elles reçoivent parfois des robinets est de couleur rougeâtre.
Selon le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, cela est due à la vétusté de certaines installations. « Nous procédons régulièrement à des contrôles de qualité sur la potabilité de l’eau.
Il peut se trouver que l’eau contient du fer, ce qui explique la couleur rouge. A Dakar, il y a des conduites assez anciennes. Nous sommes en train de procéder au renouvellement desdites conduites.
Cela va nous permettre d’améliorer d’avantage la qualité de l’eau », a-t-il expliqué, alors interpellé par les journalistes en marge d’un atelier sur l’assainissement urbain. Et Mansour Faye d’ajouter : « Nous savons qu’il y a des quartiers où les populations sont confrontées une distribution irrégulière de l’eau.
Il y a des programmes que nous sommes en train de mettre en œuvre pour résoudre définitivement le problème. Le programme de Keur Momar Sarr 3, dont le financement a été bouclé, va mettre à disposer à Dakar plus de 200 m3 d’eau par jour.
La même dynamique est enclenchée au niveau des régions pour permettre aux populations de pouvoir disposer de l’eau en quantité et en qualité ».
Leral

 

Macky Sall plaide la mise en place de mécanismes de partage de l’eau

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Le chef de l’Etat, Macky Sall a appelé, mercredi à New York (Etats-Unis), à la mise en place de mécanismes de concertation et de partage des ressources en eau.


Ces instruments sont d’autant utiles que la question de l’eau, en plus d’être sanitaire et économique, est aussi une source de tensions et de conflits dans les régions du monde où elle devient rare, a soutenu le président sénégalais qui intervenait au débat du groupe de haut niveau ONU-Banque mondiale sur l’eau.


Ces échanges se tiennent en marge de la 71-e session annuelle de l’Assemblée générale des Nations unies ouverte, mardi, au siège new-yorkais de l’organisation universelle.


Comprenant cela, le Sénégal et ses pays voisins ont mis en place il y a plusieurs décennies l’Organisation pour la Mise en valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Gambie (OMVG), qui « constituent des modèles de coopération en matière de gestion concertée des ressources en eau », a souligné Macky Sall.


Selon le chef de l’Etat, « c’est dans le même esprit le Sénégal a initié en avril dernier un débat informel du Conseil de sécurité sur le thème Eau paix et sécurité ».


La question de l’eau est d’autant plus vitale qu’ »on estime que plus de 660 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable et que le déficit en assainissement affecte plus de 2,4 milliards de personnes et provoque plus de 670 000 décès par an, en plus des pertes économiques considérables », a relevé le président Sall.


Macky Sall qui s’exprimait en présence du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon et le président Jim Kim du groupe de la Banque mondiale a dit espérer que « ce débat de haut niveau suscitera un nouvel élan pour traduire nos engagements en actes ».


Keur Momar Sarr : 60 milliards Fcfa pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable des populations

Keur Momar Sarr : 60 milliards Fcfa pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable des populations

La cérémonie aura lieu à la Primature, en présence des deux chefs de gouvernement, Manuel Valls et Mahammed Dionne. Ce financement est destiné au Projet de construction d’une troisième station de traitement d’eau à Keur Momar Sarr (KMS3) de la Société nationale des eaux du Sénégal (SONES).
Ce projet entre dans le cadre de la politique nationale d’accès à l’eau potable initiée par le Président Macky Sall et conduite par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, M. Mansour Faye.
D’après le service de communication de la Sones, les travaux de KMS3 démarrent en 2017 et ce projet mobilise 70% de la production d’eau potable du périmètre affermé. Pour préserver l’ouvrage des délestages, la Sones construira une ligne Haute-tension Sakal-Keur Momar Sarr.
KMS3 sera conjointement financé par l’AFD, la BEI, la BID, la Banque Mondiale, la BAD et le Gouvernement du Sénégal à travers la SONES.
Dakaractu

Accusé par le Saes, le Recteur de l’Ucad se lave à grande eau

Accusé par le Saes, le Recteur de l’Ucad se lave à grande eau
 Suite aux graves accusations de coordonnateur du Saes, campus Dakar, portant sur la gestion de l’Université, le recteur de l’Ucad a pris les devants. En conférence de presse, ce 26 août, M. Ibrahima Thioub de dénoncer ces “allégations” rendues publique par la presse. Le Recteur de l’Ucad a tenu a apporter des éclaircissements sur ces accusations portant sur différents points.
Et parmi ces points on peut citer le détournement de deniers publics à l’occasion du déménagement de l’office du baccalauréat et du rectorat. Sur ce point, le Recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de préciser qu’il n’existe aucun marché en rapport avec ledit déménagement de l’Office du baccalauréat et/ou du rectorat. A cet effet, le rectorat précise qu’il ne gère pas les marchés de la réhabilitation des infrastructures de l’université.

Et c’est suite aux propositions de locaux d’accueil dans les quartiers du voisinage de l’université, au Point E et à Keur Gorgui, à des coûts estimés exorbitants qu’ils ont jugé trouver une autre alternative. Et la solution a été de déménager l’Office du Bac dans un bâtiment de la faculté des Lettres en finition, moyennant l’installation de l’électricité, du téléphone et de l’eau. Et cet acte aurait permis à l’université d’économiser plus d’une centaine de millions Fcfa qui aurait servi à payer les loyers des locaux qui étaient proposés au Point E ou Keur Gorgui.

Sur ce, M. Thioub de se demander, quels sont les fondements des accusations de détournement et de surfacturation de marchés?

Et concernant la menace sur les collections du musée Théodore Monod de l’Ifan-Cad: “Ni le rectorat ni l’Ifan n’ont reçu à ce jour de demande de prêt émanant du Musée des civilisations noires. Le cas échéant, les instances de décision de l’université fourniront la réponse appropriée. Le Musée Théodore Monod a ainsi, récemment, prêté une partie de ses collections au Smithsonian Muséum de Washington, sans enregistrer aucune protestation“, précise le rectorat.

La “gestion douteuse” des droits d’inscription des étudiants décriée par le Saes n’est pas passée en reste lors de cette rencontre avec les journalistes. Le rectorat précise: ” La partie administrative est directement réservée dans le budget de l’université et gérée comme les autres ressources, sans aucune spécificité. Quand à la partie pédagogique, régie par un arrêté interministériel, elle est directement versée par l’agent comptable de l’université aux établissements où sont inscrits les étudiants.” A cet effet, le rectorat précise n’être, en aucun cas, concerné par la gestion de ces ressources.
Senego