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Processus électoral : les mises en garde d’Alioune Badara Cissé


Le médiateur de la République, Alioune Badara Cissé, s’est dit «préoccupé» par la série de manifestations notées ces derniers jours à Dakar, après la disqualification provisoire des candidats Karim Wade et Khalifa Sall de la course pour la présidentielle. Appelant au calme et à la sérénité, il rappelle à la classe politique qu’il y a une vie après le 24 février 2019.

«Je ne peux que lancer un appel au calme et à la sérénité, de dire aux acteurs politiques et à ceux qui les soutiennent de comprendre que l’élection présidentielle n’est qu’un moment de l’histoire. Si les leaders politiques ne parlent pas à leurs militants, la situation risque de s’empirer et, dans ce cas, il serait très difficile de retourner en arrière. L’histoire du Sénégal ne s’arrêtera pas au soir du 24 février. Il faut donc que nous gérions tout cela», alerte-t-il.

Alioune Badara Cissé s’exprimait, ce mercredi matin, en marge du Forum citoyen organisé par la fondation Africajom Center dirigée par Alioune Tine.

Pour lui, les manifestations politiques sont une forme d’expression populaire reconnue dans toute démocratie, mais pourvu qu’elles soient autorisées. «Les deux candidats recalés (Karim Wade et Khalifa Sall, Ndlr) ont le droit de manifester, à condition que ces manifestations soient autorisées. Il faut comprendre qu’une décision de justice ne peut pas se commenter sur la place publique pour faire l’objet de manifestation violente de cette nature», a fait savoir le médiateur de la République invitant les autorités religieuses, coutumières et les membres de la société civile à s’adresser aux Sénégalais parce que, rappelle-t-il, en définitive, le Sénégal est indivisible.

«Un service d’ordre qui ne sait pas faire la part des choses»

«Aucune instabilité ne devrait être acceptée. Je souffre de voir de vieilles personnes humer de gaz lacrymogènes, des jeunes ensanglantés. Je souffre de voir un service d’ordre qui ne sait pas faire la part des choses. Quelle que soit l’issue de ces élections, il ne devrait y avoir qu’un seul vainqueur : le Sénégal», ajoute l’avocat et homme politique.

S’agissant, par ailleurs, du système de parrainage, Me Alioune Badara Cissé dit qu’il ne peut pas l’apprécier en l’état. Il pense toutefois qu’il était important de revoir à la baisse les candidatures à la présidence de la République. «Cela aurait paru impraticable d’avoir une centaine de candidats. Il est évident que la pléthore de candidats pose problème, comme la pléthore de partis politiques aussi», souligne-t-il. Et d’ajouter : «Ce qui a fait défaut, c’est la concertation, le combat politique au niveau de l’Assemblée nationale où cette disposition était soumise à la sanction des parlementaires. Malheureusement, en ayant raison ou tort pour certains, ce débat a été relativement faussé par des députés qui ont quitté la salle ou par la proposition acceptée par la majorité d’un vote sans débat.»

Aube nouvelle ( Par Almamy Abdoul Demba Tall)


8 fois, ce légendaire sénégalais alla à la conquête du Pouvoir.
Il ne le décrocha qu’à la 9é tentative.

Un cas unique de ténacité politique et militaire en Afrique et peut-être dans le monde.

Pourquoi donc, ne devrait t-il pas figurer comme le parfait modèle de persévérance et de patriotisme, pour chacun des candidats de cette Présidentielle?

La raison d’un tel sacrifice; par une si dévorante passion du pouvoir suprême?

Pour cette inoubliable figure en effet; l’énorme injustice sur son peuple, qu’il voulait réparer, en valait juste largement la peine.

Plus remarquable dans sa finale victoire; un succès diplomatique unique en son genre également; puisque toutes les ethnies du Sénégal, sans une seule exception, participèrent activement à sa si longue marche vers le Pouvoir, sur plus de 1.000 kilomètres.

C’est ainsi, qu’à la tête de cette armée à l’unique disparité dans l’histoire africaine; de Mandingues, Diolas, Wolofs, Peuls, Bassaris, Coniagis etc..même de Bagas de Guinée; il arriva enfin devant les contreforts du Fouta-Toro.

Un Fouta alors aux immenses sols fertiles, gibiers en abondance et infinies pâturages, mais sous le joug d’un Farba du Djolof.

Et l’affrontement fut épique.
Après 8 infructueux laborieux assauts sur plusieurs années donc; Koli-Tenguella-BA put accéder enfin au pouvoir suprême du Fouta, et installa sa propre dynastie, en 1459.

Mais pourquoi donc, si loin de sa demeure paternelle des hauteurs du Fouta-Djalon, et avec un si suicidaire acharnement?

Il répondit juste qu’il voulait ainsi satisfaire sa promesse à son père, roi du Fouta-Djalon mort des mains du frère de l’Askia Songhaï.

Par cette conquête du Fouta, se faisait surtout la juste réparation des brimades, graves injustices et humiliantes supertitions, que le peuple Peulh, sans royaume ni État propre, sans Chef ni organisation réelle alors, endura pendant des siècles.

Ces Peulhs, alors sans aucune organisation pour se défendre et se faire respecter; cause de leur chronique errance.

Avec ce seul Koli Tenguella; ne rétablirent-ils pas alors leur honneur; pour fonder enfin leur propre nation ailleurs? Celle des Déniyankés; si forte; qu’elle perdura 317 ans exactement.

Toujours, l’intransigeante détermination d’un seul homme, ne suffit t-il pas pour reconquérir tout ce qu’un peuple, lésé ou trahi, pensait avoir perdu à jamais?
Cet homme; pour le mener vers sa Terre promise, comme Moïse le fit par d’autres moyens?

Et si aujourd’hui, l’inutile gargantuesque endettement, les ruineuses infrastructures, la gabegie étatique, le démantèlement du système démocratique, les surpriorités négligées et la corruption généralisée de la famille régnante, constituaient l’ensemble monstreux, duquel il faut sauver ce Sénégal?

Ce peuple, n’aurait t-il pas besoin, plus que jamais de la même féroce détermination d’un Koli Tenguella, et ses 9 tentatives de conquête du pouvoir pour l’indépendance de son peuple, s’il le faut?

Ce peuple, comme les Peulhs de Koli, n’est pas lui aussi dans une quête d’une nouvelle citoyenneté en vérité?
Ne doit t-il reconquérir cette Terre Promise, qu’il occupe pourtant depuis des siècles déjà, mais presque totalement bradée à d »autres en moins de 7 ans?

Le coup de Jarnac d’une organisation électorale, qui fait déjà pouffer de rire tous les puristes en démocratie de la communauté internationale, découragera t-il ces descendants de guerriers avec ou sans armes, qu’ils sont tous sans exception aucune?

Cette vaste arnaque de ce président, sans Honneur ni Courage dans l’absolu, ne pourra t-elle pas, au contraire; déclencher l’impensable et l’inédit au Sénégal: d’un président qu’on chassa, comme un malpropre, pour la première fois dans l’Histoire?

L’esprit d’une telle prouesse populaire de reconquête de sa Terre Promise perdue; jamais ne se fit aussi palpable dans l’âme des millions de patriotes sénégalais.

Jamais, ils ne s’affichèrent plus déterminés; pour enfanter une Troisième Alternance.
Cet indispensable power-shift; afin que cette année nouvelle soit aussi une aube nouvelle, avant l’apocalypse?

« Le combat contre la tyrannie est toujours victorieux. Tôt ou tard. »: Steve BIKO-Résistant Apartheid.(1947-1977: mort à 30 ans).

« It is so easy and lazy to lead by fear. »: Michelle OBAMA.

Aly Ngouille Ndiaye : C’est le Min Int qui a toujours organisé les élections


Le ministre de l’Intérieur ne peut être zappé de l’organisation des élections au Sénégal. C’est la conviction d’Aly Ngouille Ndiaye. Ce dernier qui participait vendredi à l’émission «Face aux citoyens» à la Rts se prononçait notamment sur la manifestation de l’opposition pour le récuser justement en tant qu’organisateur de la prochaine présidentielle.

A en croire M. Ndiaye par ailleurs maire de Linguère, l’opposition ne peut se cantonner sur cette position qui n’est rien d’autre qu’un faux débat. Car, martèle-t-il, les élections au Sénégal ont toujours été organisées par l’administration territoriale.

Selon lui, ce sont les préfets et les sous-préfets qui sont chargés de nommer ceux qui siègent au sein des bureaux de vote. Etant sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, ce dernier ne peut donc pas s’en laver les mains.

Concernant le redéploiement de bureaux de vote à Touba, le ministre se veut clair. «C’est pour des soucis d’efficacité car, pour permettre aux électeurs de voter facilement, il est normal qu’on rapproche les bureaux se trouvant des fois à une quinzaine de kilomètres.

L’opposition va encore marcher pour une élection transparente


L’opposition sénégalaise va descendre encore une fois dans la rue, le vendredi 28 décembre.

A partir de 15 heures, les militants de l’opposition radicale vont marcher de la place de l’Obélisque au rond point de la Rts pour exiger une fois de plus l’organisation d’une élection présidentielle «libre, transparente, juste et démocratique».

L’opposition accuse le pouvoir de préparer un hold-up électoral. Elle accuse également Macky Sall de faire une «gestion solitaire et opaque» du fichier électoral et de «confiscation» des cartes d’électeur.

Enfin, elle exige la nomination d’une personnalité neutre et consensuelle pour l’organisation de la présidentielle à la place du ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye.

Cette manifestation ne sera pas une première, loin de là. En effet, les opposants au régime du président Macky Sall ne cessent de descendre dans la rue pour exiger une présidentielle sincère et transparente.

C’est ainsi que le jeudi 29 novembre dernier, ils étaient des milliers à descendre dans la rue, une véritable marrée humaine. Issus de tous les partis de l’opposition, ils avaient répondu massivement à l’appel du Front national de résistance (Fnr).

Les manifestants avaient marché de la place de l’Obélisque au rond-point de la Rts, scandant des slogans hostiles au président Macky Sall.

Le 13 juillet passé, la manifestation de l’opposition radicale avait été également un véritable succès. Des milliers et des milliers de personnes avaient également répondu à l’appel du Fnr pour dire non «à la dictature et à l’accaparement» des ressources du pays par le clan présidentiel.

“Rassembler des irresponsables et des « cadavres» politiques qui transhument n’a jamais permis de gagner une élection.“

Le président SALL pense que son bouquin a suffisamment égayé les Sénégalais par ses histoires d’amour qu’il lui resterait juste à mobiliser partisans et militants de circonstance, pour s’ériger en vainqueur de la prochaine présidentielle.

Son optimisme béant ne trompe que ces députés à la cervelle de moineau qui après castagne ont déshonoré le Peuple en désertant l’Hémicycle pour « Dakar Arena ».

Rassembler des irresponsables et des « cadavres» politiques qui transhument n’a jamais permis de gagner une élection. Macky SALL le sait si bien qu’il n’agit pas comme un politique comptant sur son bilan pour rempiler.

Les tensions de trésorerie que vit le Sénégal, Macky SALL et ses partisans ne le ressentent pas. Dans ce contexte de tension sociale exacerbée par des engagements non respectés du gouvernement, ils ne se gênent guère pour étaler leur insolence, narguant leurs nombreux autres compatriotes.

Tout ce qu’il y avait de plus détestable et vigoureusement reproché à Me Abdoulaye WADE et son régime, les « apéristes » l’ont accentué, conforté, banalisé et tentent de l’ancrer.

Que les travailleurs de la Santé en soient à leur 16ème plan d’action, que les étudiants du privé passent plus d’un mois dans la rue, que certains de leurs camarades du public en viennent à mendier pour ne plus risquer les balles, que l’appareil de radiothérapie, le seul dont dispose le Sénégal, multiplie les pannes, qu’un citoyen s’immole par le feu devant la présidence de la République, que la houle engloutisse des dizaines de maisons et en menace des centaines d’autres à Saint-Louis, Bargny et ailleurs, rien de tout cela n’ébranle les tenants du pouvoir qui n’ont d’yeux et d’oreilles que pour la réélection de Macky SALL, synonyme de leur maintien au perchoir duquel, de très haut, ils regardent les Sénégalais.

Une véritable irresponsabilité doublée d’une pernicieuse absence du sens des priorités, inspirée de haut en bas. Ne dit-on pas que le poisson pourrit toujours par la tête ?

«L’élection est déjà gagnée parce que toutes les forces vives sont avec nous ». Cette confiance, que Macky SALL cherche à renvoyer, est feinte. L’assurance, il est loin de la dégager.

Ceux-ci qui s’attendaient à sursaut d’orgueil de sa part en cette veille de présidentielle, ont compris, en lisant son livre, que si le bonhomme est un admirable exécutant mais un piètre leader, qui voit à peine pour décliner une vision.

Puisqu’il y a « L’Amérique au cœur », « L’Espagne au cœur », « L’Algérie au cœur », « La France au cœur », c’était facile de remplacer un de ces noms de pays par le Sénégal.

Et, à travers son bouquin, Macky SALL voudrait faire croire aux Sénégalais qu’il n’est pas celui qui, depuis qu’il est élu à la tête de l’Etat, s’attèle plus à réduire « l’opposition à sa plus simple expression » qu’à autre chose.

Entre Sandrine et Marème, il tente de mettre en exergue un sentimentalisme aux antipodes de la rigidité qu’il reflète. S’il est vrai que c’est lui-même qui a écrit son livre, c’est tant mieux. Au moins, il ne dort pas.

Mais les histoires de cœur de Maky SALL n’intéressent que moyennement les Sénégalais qui lui ont confié leurs destinées et espérant un meilleur devenir.

Si son ouvrage était consistant et sérieux, il ferait de sa sortie et de son investiture à la présidentielle d’une pierre deux coups. La démarche, elle-même, renseigne que Macky SALL est assuré qu’il ne continuera que contre la volonté de la majorité de ses concitoyens.

Au-delà de la machine judicaire qui s’emballe, décidée à retirer à Khalifa SALL sa toute dernière chance de participer à la prochaine présidentielle, le leader de l’APR, qui a dernièrement multiplié les sorties les unes plus calamiteuses que les autres, n’agit pas comme un politique comptant sur son bilan pour rempiler.

Dans un total déni de réalité, les tenants du pouvoir trouvent qu’en engageant des militants de circonstance, qui n’ont même pas tous attendu la fin de la manifestation, pour occuper les 15 000 places de «Dakar Arena », ils ont réussi à effacer la mobilisation de tous ces Sénégalais lambda qui n’ont pas eu besoin de sandwichs ou de per diem pour aller le 29 novembre dernier étaler leur mécontentement à la place de l’Obélisque.

Un déni qui a conduit leurs députés à déserter l’Hémicycle où ils étaient attendus pour examiner le budget du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural.

Pape Abdoulaye SECK, accusé par l’ONG Transparency International de verser dans «la désinformation et la diffusion de fausses nouvelles», a eu l’occasion de ne pas s’expliquer sur les 380 milliards de francs CFA qu’il dit avoir injecté dans le monde rural. Les députés qui ont montré qu’ils pouvaient aussi rivaliser avec Balla GAYE 2 et Eumeu SENE ont préféré aller se trémousser à «Dakar Aréna».

Mame Birame Wathie

Présidentielle 2019 : un rendez vous électoral pas comme les autres

Le 24 février 2019, les Sénégalais seront invités à faire un choix décisif, celui de confier leur destin à un homme. Cet exercice démocratique majeur dans la vie de la nation, au-delà d’être une rencontre entre un homme et son peuple, constitue un marqueur très fort dans la relation contractuelle encadrée par un mandat limité dans le temps. L’élection du président de la République prévue en février 2019, se présente comme un examen de passage aux enjeux extrêmement importants.

Dans un contexte géostratégique marqué par la hantise sécuritaire avec des incertitudes de toute sorte qui fragilisent la cohésion de notre tissu social (actes terroristes, crimes crapuleux, rapts d’enfants, tueries en série, etc.), vu la grande porosité de nos frontières, et surtout l’attribution de nos ressources naturelles sur fond de contrats objet d’une grande polémique nationale, il demeure alors vital de bien mesurer les risques afin de faire un choix très éclairé le
le 24 février prochain

Cette angoisse quasi-existentielle est d’autant plus glaçante que le Sénégal s’est découvert une vocation de pays pétrolier et gazier avec des volumes très importants annoncés sur la base des premières estimations.

La convoitise mondiale autour de ces ressources stratégiques fait que notre pays risque – si on n’y prend garde – d’être exposé à ce qu’on a appelé ailleurs la malédiction du pétrole.

Le seul rempart à même de nous en sauver est assurément la qualité du leadership. Un leadership transformationnel capable de s’élever au-dessus des contingences et autres clivages partisans et qui ne se mettrait qu’au service exclusif des intérêts supérieurs de la communauté nationale.

A travers une gestion judicieuse et parcimonieuse de ces ressources naturelles qui constituent en soi une manne pour notre pays, mais qui appartiennent souverainement au peuple sénégalais tel que disposé dans le dernier aménagement du texte constitutionnel à travers le référendum de 2016, chaque Sénégalais devrait, légitimement, pouvoir s’attendre à bénéficier des retombées du pétrole et du gaz par une amélioration substantielle de ses conditions d’existence.

Sous ce rapport, cette élection ne saurait être un banal acte de vote d’un citoyen le temps d’un dimanche de scrutin présidentiel, mais plutôt l’occasion pour tout citoyen lucide de faire le choix le plus utile possible.

Ce devoir civique assumé en toute responsabilité et avec une claire conscience des enjeux démocratiques et stratégiques, va engager résolument notre pays dans une nouvelle aventure de gouvernance différente qui devra définitivement faire émerger notre pays et le positionner dans le cercle des économies transitionnelles.

Avec les parts importantes induites et générées par l’exploitation de ces ressources naturelles, notre pays devra donc s’affranchir de la dépendance internationale pour avoir les moyens d’autofinancer son développement car comme théorisé par le sage penseur africain Joseph Ki-Zerbo, «on ne développe pas, on se développe».

Nous invitons alors les acteurs politiques de tous bords, mais également toutes les parties prenantes à ces importantes joutes électorales à jouer la carte de la sérénité afin que les tensions pré électorales déjà perceptibles dans le discours des uns et des autres, soient apaisées et que les démons de la violence soient exorcisés.

Ce pays est bien le nôtre et il ne sera que ce que nous voudrions qu’il soit. De grâce, ne le brûlons pas. Notre commun vouloir de vie commune ne doit souffrir aucunement de nos ego surdimensionnés et nos petites querelles de chapelle ou de préséance.

«Prier pour que la pirogue arrive à bon port, vaut mieux que de souhaiter voir son baluchon épargné», disait feu Mame Abdoul Aziz Sy Dabakh (Rta) qui a toujours prôné la paix et appelé à l’union des cœurs, surtout en pareille circonstance.

Au sortir du Grand Magal de Touba, il y a juste quelques jours et à quelques encablures de la célébration de la sainte nuit du Prophète (Psl), nous devons tous, dans l’unité, la concorde et la paix des cœurs, travailler à nous conformer aux sublimes enseignements de nos saints hommes de Dieu.

Ce pays regorge de ressources immenses (humaines, spirituelles, symboliques, culturelles et maintenant naturelles) par la grâce de Dieu. Nos expertises s’exportent partout dans le monde et sont appréciées aux quatre coins de la planète pour leur grande capacité à challenger et à performer, mais aussi à générer de la valeur ajoutée.

Ce qui manque à ce pays c’est justement le capital éthique, le don de soi pour la patrie, le sens patriotique, le référentiel moral et le devoir d’exemplarité de certains de nos dirigeants, toutes choses qui, effectivement réalisées, changeraient fondamentalement et à coup sûr, le paradigme de la gouvernance démocratique et citoyenne de notre pays.

Le pouvoir et la souveraineté appartiennent au peuple qui l’exerce à travers ses représentants. Arrêtons donc de jouer à nous faire peur. Ne vendangeons pas cette chance extraordinaire d’entrer dans la grande histoire des nations libérées de la mendicité internationale et du diktat des organismes internationaux.

En février 2019, nous devons réussir le pari du choix juste, réfléchi et surtout éviter à notre pays d’être gagné par le syndrome des transitions ratées. Nous devons cette posture à nos enfants et petits-enfants.

Par ailleurs, en dépit de cette perte tendancielle de nos valeurs, nous demeurons convaincus que ce pays peut être refondé à partir du puissant legs spirituel et symbolique que nos érudits et autres hommes de culture et de science nous ont pourvus si abondamment. Comment peut-on continuer à singer l’Occident alors que les autres ont tout à prendre et à apprendre de nous ?

Thierno Souleymane Baal, figure emblématique de la révolution torodo de 1776, ne nous a-t-il pas décomplexé en nous proposant un modèle de gouvernance démocratique propre centré sur l’éthique, la vertu, l’obligation de rendre compte, l’intégrité, la probité, le tout adossé à notre propre identité socio-anthropologique ? «Détrônez tout imam (par extrapolation tout chef) dont vous voyez la fortune s’accroître et confisquez l’ensemble de ses biens. Combattez-le et expulsez le s’il s’entête».

Pourquoi diantre, nos élites politiques et même intellectuels, 242 ans après cette glorieuse révolution et presque un demi-siècle après l’accession de notre pays à la souveraineté internationale, ne travaillent-elles toujours pas à valoriser les enseignements de nos grandes figures emblématiques religieuses et culturelles dans nos écoles et universités ? Quel est ce complexe du colonisé qui les cheville toujours aux modèles que nous impose l’Occident ?

Ne sommes-nous pas capable de construire notre vivre ensemble inspiré par notre propre histoire, irrigué par nos propres référentiels culturels anthropologiques et sociologiques ? Il n’y a pas un modèle unique, mais plutôt plusieurs modèles concurrents qui se valent, lesquels modèles sont sécrétés par la marche et la trajectoire de chaque société.

Nous disons donc non au fétichisme des concepts et à l’impérialisme du modèle dominant ! Non à la standardisation des référentiels ! Oui à un effort de synthèse de toutes les valeurs fécondantes de l’humanité tel que suggéré par le président poète lorsqu’il parle du rendez-vous du donner et du recevoir.

Oui à l’émergence d’une république refondée à partir de notre Adn social, culturel et symbolique, en un mot, tout notre système de représentations. Assurément, il est possible d’y arriver à la condition que nous osions y croire, et à cesser d’être moins frileux.

Le Sénégal et au-delà, l’Afrique toute entière, doit se réveiller et bien identifier ses intérêts, traduire sous forme d’agenda ses priorités, compter sur sa jeunesse debout et vaillante. Et cela passera par un leadership charismatique et stratège capable par son altitude, son attitude et surtout son aptitude de porter une vision progressiste qui sache mettre en mouvement toutes les forces vives de ce continent si riche de ses ressources humaines symboliques et naturelles.

Soyons donc prêts pour ce rendez-vous électoral capital de 2019 pas comme les autres, restons droits dans nos bottes et osons l’avenir. Le Sénégal est à la croisée des chemins et l’histoire se racontera un jour.

Amadou Moustapha DIOP

Observateur politique

Militant de la société civile

Lanceur d’alerte

L’Ums organise un atelier sur le rôle et la responsabilité des magistrats dans le processus électoral

L’Union des magistrats sénégalais (UMS) va organiser, mardi et mecredi, à Dakar, un atelier de lancement du projet « Sunu election », sur le thème : « Rôle et responsabilité des magistrats dans le processus électoral ».

La rencontre aura lieu au King Fahd Palace, selon un communiqué de l’UMS. « Plusieurs communications sont prévues lors des travaux dont l’ouverture officielle sera présidée par le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Ismaël Madior Fall ou son représentant », affirme l’UMS.

La première communication va porter sur « la candidature à l’élection présidentielle : processus et défis ». Une autre sera présentée par un représentant de la Direction générale des élections, sur « les nouveautés intervenues dans la législation [relative au] processus électoral ».

Le professeur Ngouda Mboup, de l’Université Cheikh-Anta-Diop (UCAD), va introduire une discussion sur « le parrainage : enjeux et défis ». Le professeur Yaya Bodian, de l’UCAD également, et le magistrat Pape Ousmane Diallo, président de chambre à la cour d’appel de Dakar, vont intervenir à l’atelier, sur « les infractions pénales commises en période électorale ».

Les échanges vont également porter sur « le contrôle des opérations de vote et l’observation électorale ». « Le rôle des magistrats dans le contrôle des opérations de vote » et « la pratique de l’observation électorale » sont l’objet des communications qui seront présentées par Babacar Guèye, professeur de droit public à l’UCAD.

Il sera également question du « recensement des votes à la proclamation des résultats : rôle et responsabilités des magistrats », un thème dont l’ancien magistrat Ndongo Fall, auteur du livre « Le droit électoral au Sénégal », entretiendra le public

Malick Gakou : Macky prépare un hold-up électoral, mais…

En tournée nationale de campagne pour le parrainage, le leader du Grand Parti était l’hôte de ses militants et sympathisants du Fouladou. Malick Gakou qui se décrit comme le candidat aux mains propres, a la certitude d’être au second tour de la Présidentielle 2019.Mais, il soupçonne le président Macky Sall et son gouvernement de préparer un holdup électoral.
« Le président Macky Sall veut faire un forcing pour passer au premier tour de la présidentielle de 2019. J’en appelle à l’intelligence, à la sagesse du président Macky Sall pour qu’il revienne à la raison, parce que demain, il sera trop tard et on ne peut pas bâillonner un pays qui aspire à la liberté et à la démocratie »fait-t-il remarquer. Avant d’ajouter : « Rien ne peut arrêter la volonté d’un peuple qui veut aspirer au changement » renchérit le chef de file du Grand Parti dans les colonnes de l’Obs.

Déthié Fall à Aly Ngouille : Dites au président que nous ne voulons pas de vous…

Sans détours, le député Déthié Fall a clairement dit au ministre de l’Intérieur de rapporter au président de la République la préoccupation de l’opposition. Laquelle préoccupation consiste à le récuser comme organisateur des élections à venir. “Dites au président que nous ne voulons pas de vous comme organisateur du scrutin présidentiel. Nous réclamons une personnalité neutre, vous êtes un militant de l’Apr”, demande Dethié Fall qui ajoute que “l’opposition n’a pas de temps à perdre avec un homme qui n’est pas digne de confiance”. “Il n’a respecté aucun des engagements pris vis à vis de l’opposition”, s’est insurgé le député non-inscrit.

Se prononçant sur le projet de loi portant révision du code électoral, Déthié Fall dénonce une loi anti-constitutionnelle et inexplicable.

Le député rewmiste a aussi formulé des inquiétudes quant à la collecte de signatures et la mainmise que la majorité pourrait avoir sur les “parrains” des candidats de l’opposition.

Aly Ngouille Ndiaye : C’est moi qui vais organiser les élections…


A l’occasion de l’examen du projet de modification du Code électoral, le ministre de l’Intérieur s’est voulu clair et net à propos de la prochaine présidentielle: « Jusqu’à date, c’est moi qui vais organiser les élections. Ainsi en a décidé l’autorité suprême. Ceux qui n’ont pas répondu à l’appel au dialogue du président Macky Sall sont mal placés pour donner des leçons.

Mansour Sy Djamil prédit la chute de Macky Sall

Le leader de Bës du niak estime que Macky Sall va perdre la Présidentielle de 2019. Ainsi invite-t-il le chef de l’État à renoncer à se présenter. «Macky Sall doit avoir la dignité de l’ex-président français François Hollande et démissionner», lâche-t-il lors d’une rencontre avec la presse, ce dimanche. «Sachant qu’il est minoritaire, il ne doit pas prendre le risque d’aller vers une humiliation car il va perdre l’élection», ressasse-t-il.

Le parrainage pour truquer la présidentielle (Doudou Aidara)

L’idée machiavélique de Macky Sall pour truquer les élections présidentielles de 2019 en utilisant le parrainage comme cheval de Troie. Il peut ne pas y avoir de candidature invalidée, mais cela permettra au camp de la coalition au pouvoir de voler les élections.

Une fois les listes déposées, Macky Sall aura une base de données des électeurs qui lui sont défavorables. A supposer que 15 candidats déposent chacun 100 000 signatures, Macky Sall disposera de la liste de 1 500 000 électeurs qui ne voteront pas pour lui. Il aura leurs données personnelles, à savoir leur adresse, leurs coordonnées, leurs lieux de vote, leurs numéros de contacts, leur position dans le fichier électoral.

Grosso modo, il aura la carte des votes de l’opposition. Empêcher au moins la moitié de ces électeurs de voter sera un jeu d’enfant pour lui. Il peut aussi, à partir de l’exploitation de ces données, faire dans l’achat de conscience des électeurs vulnérables. Vu qu’il détient le nerf de la guerre.

C’est d’une importance capitale que l’opposition, la société civile et tous ceux qui sont épris de démocratie, doivent se donner corps et âme afin d’empêcher ce projet de loi.

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Responsable cellule communication Rewmi Tivaouane

La sortie d’Aly Ngouille Ndiaye est la preuve d’une entreprise manifeste de fraude

Idrissa Seck et ses camarades qui disent dans l’Obs de ce 1er mars avoir « écouté avec indignation » la sortie d’Aly Ngouille Ndiaye, estiment que ces propos sont la preuve supplémentaire de la basse et manifeste entreprise de fraude concoctée par le régime Apr avec la complicité de la Direction de l’automatisation des fichiers du ministère de l’Intérieur.

« Cette atteinte grave à la transparence de notre processus électoral est une menace directe sur la paix sociale et la stabilité de notre pays »,  alerte Rewmi. Qui exige du chef de l’Etat la nomination immédiate et sans délai d’une personnalité neutre et consensuelle chargée d’organiser les élections

Législatives 2017 : les élections de la honte (Par Awa Niang)

Il a été suffisamment dit et répété. L’organisation d’une élection ne suffit pas à faire d’un Etat une démocratie.  Sinon, le Congo en ferait partie.

Le pays a dernièrement tenu des élections législatives après une présidentielle. Mais avec Denis Sassou Nguesso, à la tête du pays depuis plusieurs décennies, le Congo  ne saurait s’attribuer le statut de démocratie. La même chose pourrait être dit du Cameroun, avec le président Paul BIYA.

C’est seulement parce que le Sénégal n’a jamais été dirigé par un homme en treillis et que ses citoyens, qui votent bien avant 1960, ont consacré deux (2) alternances, qu’il a été logé dans le cercle restreint des démocraties confirmées. Un long et périlleux processus que Macky SALL dont on dit qu’il est né après les indépendances, est en train d’enrayer.  Dans son costume ou son kaftan et « copati », il a agi, avec cette élection du 30 juillet 2017, comme ne le ferait pas, le plus vieux général bardé de fausses médailles.

Des bureaux de vote saccagés sous le regard impuissant des forces de l’ordre qui n’ont pourtant pas hésité à mobiliser tout un escadron pour attendre Barthélémy DIAS à son lieu de vote. Des bulletins qui volent comme des oiseaux à Touba où incompréhensiblement des milliers d’électeurs ont été regroupés dans un seul et unique endroit avec comme lieux de vote des tentes. Des candidats arrêtés en pleine élection et conduit pour le reste de la soirée dans un commissariat.

Des personnes qui votent à la place d’autres comme cela s’est passé notamment à Tambacounda. Des électeurs dont les noms ne figurent pas sur aucune liste  électorale. D’autres qui n’ont eu aucune trace de leur lieu de vote. Des présidents de bureaux de vote qui s’absentent, comme à Matam. Des bureaux de vote qui ouvrent à 14 heures, comme dans le département de Mbour où le vote a commencé dans certains endroits après 15 heures.

La liste des manquements qui ont réellement entaché la régularité du scrutin est loin d’être exhaustive.

Pourtant les mises en garde n’ont pas manqué ; tout comme les complaintes ont alimenté et accompagné le processus avec l’institution de la carte d’identité biométrique dite CEDEAO, à quelques mois des élections législatives. Le minimum de compromis attendu entre les acteurs politiques n’a jamais existé.

Toutes les réunions qui ont regroupé Pouvoir et Opposition se sont terminées en queue de poisson. Le pouvoir en place a fait les pieds et les mains pour empêcher les militants identifiés des autres autres ne pas accéder a leurs cartes d’électeurs par des subterfuge politiciennes.

Les nouveaux inscrits qui sont majoritairement la jeunesse éveillée non plus droit à leur carte d’électeur, en décidant, à deux (2) reprises, de changer le code électoral, en pleine campagne, le président SALL a troqué le costume de démocrate que le peuple sénégalais souverain lui avait enfilé.
Awa Niang Kva. Karim vision avenir

Les élections les plus nulles de l’histoire politique du Sénégal

Echec sur toute la ligne…
Plus de 50 milliards dans le vent…
Le ministre de l’Intérieur et le Daf doivent être sanctionnés
De mémoire d’homme, jamais un processus électoral n’aura été aussi laborieuse, cahoteuse et riche d’incertitudes. L’organisation des élections législatives de ce dimanche 30 juillet a montré des failles énormes dans le processus en amont comme en aval. Car les manquements énormes ont impacté négativement aussi bien le déroulement du scrutin que les résultats sortis des urnes. En effet, depuis les inscriptions sur les listes électorales et la refonte du fichier en passant par la masse financière colossale débloquée pour la confection des nouvelles cartes d’identification biométriques jusqu’à la phase de distribution, tout le processus est émaillé d’erreurs et de balbutiements indignes d’un pays qui organise des élections depuis la nuit des temps.
Le Ministre de l’intérieur Abdoulaye Daouda Diallo et son Directeur de l’automatisation du fichier (Daf) doivent sans plus tarder être démis de leurs fonctions eu égard de l’ampleur du désastre électoral dans lequel ils ont plongé la Nation. La cacophonie et le chaos généralisé qui ont marqué ces consultations électorales sont exclusivement de leur fait.

Cet échec patent est dans une certaine mesure assimilable à une atteinte à la sûreté nationale dans la mesure où les populations réclamant leur droit de vote, ont initié des actions d’envergure pour exiger leurs leurs cartes d’électeurs. C’est ainsi qu’on a vu naître des initiatives comme « Opération fokhati sa carte » qui consistent à prendre d’assaut les commissions de distribution et les consulats du Sénégal à l’étranger.
Une situation riche d’incertitudes qui a mis le pays dans une tension électorale à l’issue incertaine car certains leaders politiques à l’image de l’ancien Président de la République Abdoulaye Wade ont tiré sur la ficelle et incité les jeunes militants à réclamer voire exiger leurs cartes d’électeurs. C’est d’ailleurs dans ce registre qu’il faut mettre la marche avortée du 25 juillet qui pouvait déboucher sur des scénarios catastrophiques insoupçonnés obligeant ainsi l’autorité policière à bunkériser le centre ville et à bloquer les artères principales y menant durant toute la journée du mardi.

Par ailleurs, un audit de la Direction de l’automatisation du fichier s’impose réellement. Car des questions légitimes se posent sur l’utilisation des 57 milliards destinés à la confection des cartes biométriques. Et au delà, sur tout le processus déroulé jusque là concernant les Législatives. Les commissions d’inscription, la confection des cartes, les commissions de distribution avec la polémique des jeunes garçons pris en possession de cartes ( environ un millier) et finalement décrits comme travaillant pour la commission. Comble de l’ironie, l’un des deux jeunes appréhendés par les Maires Bamba Fall et Barthelémy Dias est, selon l’autorité préfectorale, un Président de commission.
En aval, il y a aussi le marché de confection des bulletins de vote qui mériterait d’être fouillé. Des lobbies libano-syriens auraient gagné des parts de marchés très consistantes dans des procédures plus que nébuleuses, d’après des sources qui se sont ouvert à senelux.com .
En résumé, le processus électoral doit être audité dans toutes ses dimensions et les acteurs ayant participé à cet énorme échec sanctionnés. Du plus petit fonctionnaire au ministre de l’Intérieur. De la base donc, au sommet.

Au Sénégal, les élections législatives se sont déroulées dans une relative confusion (Le Monde)

Bureaux ouverts tardivement, bulletins manquants, impossibilité de trouver son nom sur les listes, documents nécessaires au vote non distribués… dimanche, l’organisation du scrutin a laissé à désirer.

 

Les Sénégalais étaient appelés à élire, dimanche 30 juillet, leurs 165 députés.

Près de 6,22 millions de Sénégalais étaient appelés aux urnes, dimanche 30 juillet, à l’occasion d’un scrutin législatif placé sous haute surveillance et à l’issue d’une campagne électorale particulièrement violente. Elle a aussi été marquée par l’« affaire » des cartes d’identité biométriques que certains électeurs ont dû aller chercher jusque tard dans la soirée de samedi.

Dimanche, l’organisation électorale a encore laissé à désirer. A 11 heures, le vote n’avait pas démarré dans plusieurs villes du pays, notamment dans des centres à Dakar et dans la ville religieuse de Touba, deux localités qui constituent, avec la région de Thiès, le trio démographique et électoral le plus important du pays.

Ce retard était lié à des difficultés dans l’acheminement du matériel électoral sur presque l’ensemble du territoire. Pour ne rien arranger, la forte pluie qui s’est abattue, samedi en début de soirée, sur presque l’ensemble du territoire, a dévasté plusieurs abris provisoires qui devaient servir de bureau de vote.

Un récépissé pour voter, mais pas de nom sur les listes

Très tôt les Sénégalais, sortis massivement, ont pris d’assaut les bureaux de vote, qui ouvraient à 8 heures (heure locale). Au centre de vote de l’école primaire Souleymane Wade Liberté 5, à Dakar, le vote a démarré vers 9 heures. Si certains ont réussi à glisser leur bulletin dans l’urne sans difficulté, ce n’est pas le cas pour d’autres.

Demba Bâ, la soixantaine, n’a pas pu voter parce que son nom ne figurait pas sur la liste. « Je suis là depuis 7 heures, j’ai fait la queue jusqu’à 10 heures et une fois dans la salle on m’a notifié que je ne peux pas voter parce que mon nom n’est pas sur les listes, alors que j’ai toujours voté ici. Ce n’est pas sérieux car j’ai présenté mon récépissé et ma carte d’identité numérisée », lance-t-il furieux.

Comme lui, certains électeurs n’ont pu retrouver leurs noms sur les listes parce que, sur les récépissés qu’ils détenaient, il n’était pas fait mention du lieu exact du bureau où ils devaient voter. Le vote avec les récépissés avait été rendu possible, jeudi 27 juillet, par un avis du Conseil constitutionnel saisi dans l’urgence, deux jours auparavant, par le président Macky Sall, après s’être rendu compte que le pouvoir n’était pas en mesure de produire toutes les cartes d’identité biométriques nécessaires pour le vote.

Samedi, le spécialiste des élections Ndiaga Sylla, contacté par Le Monde Afrique, avait prévenu : « Les électeurs, qui n’ont pas reçu leur carte d’identité Cedeao et qui n’ont pas accès au portail Internet, risquent de ne pas pouvoir localiser leur lieu de vote. »

Les primo-inscrits, qui devaient présenter un « document d’immatriculation » pour voter ont, quant à eux, eu bien du mal à accéder au « certificat d’immatriculation » qui devait leur être fourni par les autorités, en l’absence de cartes biométriques. « Le préfet nous a dit qu’il a arrêté de délivrer les certificats, donc nous n’allons pas voter », regrettait ainsi Abdoulaye, 18 ans, rencontré à Pikine au milieu de camarades primo-inscrits comme lui, tous excédés.

L’opposition crie au sabotage

Tour à tour, les leaders de l’opposition ont accusé le pouvoir d’avoir entretenu cette confusion pour truquer les élections en privant une importante partie des Sénégalais de leur droit de vote. Bamba Fall, de la Coalition Manko Taxawu Senegaal, proche du maire de Dakar en prison, Khalifa Sall, a déclaré après avoir voté que l’organisation de cette élection était la plus « cahoteuse », la plus « douteuse » depuis 1960 et l’indépendance du pays.

Très attendu, l’ex-président Abdoulaye Wade, arrivé à son bureau de vote à 14 h 30, a déclaré à sa sortie : « Macky Sall a donné des instructions pour que, dans tous les endroits où il pense que l’opposition pourra gagner, les gens ne votent pas (…). C’est le cas à Touba où j’ai toujours gagné mais aujourd’hui, jusqu’à 14 heures, le vote n’avait pas encore démarré. »

M. Wade a également relevé que « tous les bulletins de tous les candidats ne sont pas présents dans les bureaux de vote ». « Macky Sall c’est comme quelqu’un qui essaie de bloquer la fermeture d’une marmite bouillante et qui fait tout exploser, mais on saura que c’est de sa faute. Il faut que Macky Sall s’en aille car il a prouvé son incapacité », a-t-il ajouté.

A la suite des lenteurs notées à propos du démarrage du vote à Touba et au saccage de certains bureaux de votes dans la ville religieuse par des électeurs mécontents de ne pouvoir voter, le gouverneur de la région de Diourbel a décidé de proroger le vote de la ville jusqu’à minuit.

Le pouvoir relativise et appelle au calme

Du côté du pouvoir on s’est félicité du déroulement du scrutin même si les autorités reconnaissent des couacs dans l’organisation du scrutin. « J’ai entendu çà et là des retards, j’espère qu’ils seront vite compensés afin que le bon déroulement du scrutin puisse être opéré sur l’ensemble du territoire national et partout à l’étranger où les Sénégalais sont appelés à se prononcer », a déclaré le président Macky Sall après avoir voté dans sa ville natale de Fatick (centre du pays).

Il en a profité pour lancer un appel à la classe politique :

« Je voudrais rappeler que notre pays est une démocratie que rien ne peut faire revenir en arrière. Cette démocratie est ancrée. Rien ne doit l’entacher. C’est la raison pour laquelle je lance un ultime appel à tous les acteurs de faire confiance au peuple qui a le dernier mot (…). Ce soir nous saurons ce que le peuple dira. »

Le Monde

Organisation des Législatives : l’empereur Bokassa n’aurait pas fait pire

Il a été suffisamment dit et répété. L’organisation d’une élection ne suffit pas à faire d’un Etat une démocratie.  Sinon, le Congo en ferait partie.

Le pays a dernièrement tenu des élections législatives après une présidentielle. Mais avec Denis Sassou Nguesso, à la tête du pays depuis plusieurs décennies, le Congo  ne saurait s’attribuer le statut de démocratie. La même chose pourrait être dit du Cameroun, avec le président Paul BIYA.

C’est seulement parce que le Sénégal n’a jamais été dirigé par un homme en treillis et que ses citoyens, qui votent bien avant 1960, ont consacré deux alternances, qu’il a été logé dans le cercle restreint des démocraties confirmées. Un long et périlleux processus que Macky SALL dont on dit qu’il est né après les indépendances, est en train d’enrayer.  Dans son costume ou son kaftan et copati, il a agi, avec cette élection du 30 juillet 2017, comme ne le ferait pas le plus vieux général bardé de fausses médailles.

Des bureaux de vote saccagés sous le regard impuissant des forces de l’ordre qui n’ont pourtant pas hésité à mobiliser tout un escadron pour attendre Barthélémy DIAS à son lieu de vote. Des bulletins qui volent comme des oiseaux à Touba où incompréhensiblement des milliers d’électeurs ont été regroupés dans un seul et unique endroit avec comme lieux de vote des tentes. Des candidats arrêtés en pleine élection et conduit pour le reste de la soirée dans un commissariat.

Des personnes qui votent à la place d’autres comme cela s’est passé notamment à Tambacounda. Des électeurs dont les noms ne figurent pas sur aucune liste  électorale. D’autres qui n’ont eu aucune trace de leur lieu de vote. Des présidents de bureaux de vote qui s’absentent, comme à Matam. Des bureaux de vote qui ouvrent à 14 heures, comme dans le département de Mbour où le vote a commencé dans certains endroits après 15 heures. La liste des manquements qui ont réellement entaché la régularité du scrutin est loin d’être exhaustive.

Pourtant les mises en garde n’ont pas manqué ; tout comme les complaintes ont alimenté et accompagné le processus avec l’institution de la carte d’identité biométrique dite CEDEAO, à quelques mois des élections législatives. Le minimum de compromis attendu entre les acteurs politiques n’a jamais existé. Toutes les réunions qui ont regroupé Pouvoir et Opposition se sont terminées en queue de poisson. Et, en décidant, à deux reprises, de changer le code électoral, en pleine campagne électorale, le président SALL a troqué le costume de démocrate que le peuple sénégalais souverain lui avait enfilé.

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Législatives aux Usa : Wade écrase Macky à New York

Les résultats des Législatives aux Etats unis n’ont pas connu une certaine uniformité à l’instar de ce qui s’est passé au Sénégal et dans les grandes villes du pays. Si Bby a réussi à s’imposer dans certains Etats de l’Amérique, la coalition présidentielle a été écrasée par la Coalition gagnante Manko drivée par Wade. Avec des scores records et parfois même doublant le nombre de voix de Bby dans les 7 bureaux de Manhattan à New York.

Jou de vote : Les Sénégalais élisent ce dimanche leurs représentants au Parlement

Les Sénégalais sont appelés ce dimanche 30 juillet à élire les députés qui siègeront à l’Assemblée nationale. Des élections législatives qui s’ouvrent dans un contexte de flou total marqué par des errements sur tout le processus depuis les inscriptions sur les listes jusqu’à la distribution des cartes d’électeur.

Plus de 6 millions d’inscrits et près 3 millions d’électeurs choisiront entre 47 listes de partis et coalitions.

Organisation dans la confusion ou report dans le doute ? (Par Karim Diakhaté)

LÉGISLATIVES 2017 : Organisation dans la confusion ou report dans le doute ?  (Par Karim DIAKHATÉ)

Avec toute la cacophonie notée dans la délivrance des pièces d’identité biométriques et les cafouillages auxquels on assiste ces derniers temps, on peut dire, sans conteste, qu’on risque d’aller vers le scrutin électoral le plus mal organisé que notre pays ait connu depuis l’indépendance.

Il s’y ajoute la saisine, par le président de la République, du Conseil constitutionnel, pour permettre aux électeurs de voter avec « une carte d’identité nationale numérisée, une carte d’électeur numérisée, un passeport, un permis de conduire et… un récépissé » !

Le recours à l’éventualité du vote sur présentation du récépissé ne va pas, à mon avis, lever toutes les suspicions qui planent autour de la transparence et de la régularité des opérations électorales. Au contraire, ce serait la porte ouverte à toutes les spéculations, à toutes sortes de manipulations.

On se rappelle encore l’épisode des fameux « certificats de conformité » lors des élections de 1993, à Dakar surtout. A l’époque, le parti au pouvoir, le PS pour ne pas le nommer, avait préconisé cette trouvaille pour permettre à certains électeurs ne figurant pas sur le fichier électoral de voter. Sans compter les « ordonnances judiciaires » qui pouvaient, jusqu’au jour du scrutin, permettre à des électeurs de s’acquitter de leur droit de vote, « en cas de radiation indue ou d’omission ».

Ces possibilités offertes à des citoyens de participer au vote avaient entrainé une utilisation abusive de ces cas exceptionnels. Redoutant une volonté de fraude par le pouvoir d’alors, l’opposition conduite par le Pds et son leader Me Abdoulaye Wade – on dirait que l’Histoire bégaie ! – aurait parfaitement paré le coup en se faisant délivrer, comme cela se faisait de l’autre côté, une quantité énorme de ces ordonnances et certificats dits de conformité… Et à l’arrivée, on a vu que les résultats au niveau de la région de Dakar étaient défavorables au pouvoir.

Il ne faudrait pas qu’on assiste au remake de cette situation préjudiciable à la démocratie et à la paix sociale.

Quant à la possibilité ou non de voir une fraude s’opérer, tout en respectant l’engagement et le sens des responsabilités de tous les acteurs politiques, je ne partage pas le sentiment de ceux qui disent qu’il n’est plus possible, en l’état actuel de notre système démocratique, de pratiquer des fraudes.

Tant que le fichier électoral n’est pas clairement délimité, passé au crible et largement diffusé, tant que la carte électorale n’est pas suffisamment identifiée et présentée au grand jour avec le nombre exact de commissions, de centres et bureaux de votes (autres éventuels lieux de vote de remplacement ou abris provisoires), et surtout le nombre exact d’électeurs recensés et inscrits, il faut s’attendre toujours à des tentatives de fraude ou, dans tous les cas, à des détournements de suffrages pour des raisons diverses. Soit par la rétention de cartes, soit par les achats de conscience, soit par le bourrage des urnes dans les lieux où toutes les parties prenantes au processus ne sont pas dignement représentées.

Seuls l’esprit de dépassement et la retenue peuvent nous garantir des échéances électorales sincères et apaisées. Pour un pays dont on se vante qu’il est un pionnier en matière de vote démocratique et de liberté tout court, ce serait un grave recul que d’assister, après le scrutin du 30 juillet prochain – si la date est maintenue – à des prolongations inutiles et une tension politique permanente qui risque, si l’on y prend garde, d’installer le Sénégal dans un contentieux électoral insoluble jusqu’en 2019. Mieux, la représentation parlementaire qui sortira de ces élections connaitra un mal « prénatal » : celui de la légitimité au regard des considérations émises plus haut. Que Dieu nous en garde !

Le capharnaüm électoral de 2017 ne revigore pas la démocratie (Par Babacar Justin Ndiaye)

Il n’est point nécessaire d’être un Roi mage en Galilée ou au Guidimakha, pour entrevoir une victoire à la Pyrrhus qui sanctionnera, le 30 juillet prochain, – dans une atmosphère électrique – la victoire d’un des deux camps, à travers une des quarante-sept listes en compétition.

Ce sera le type de victoire qui esquinte aussi bien le vainqueur que le vaincu. Par conséquent, le Sénégal et sa démocratie seront les vrais perdants d’un scrutin qui, déjà, frôle le degré zéro de l’organisation, plante le décor d’un capharnaüm électoral et, in fine, agrège progressivement les éléments constitutifs d’un ouragan politique, évidemment incompatible avec l’émergence économique si fébrilement recherchée.

Comment une démocratie jugée assez avancée et un Etat crédité d’un réel rodage dans l’accomplissement de ses missions permanentes, ont si incroyablement installé le processus électoral dans la vase et l’argile ? La réponse n’est pas l’ébauche d’un procès en sorcellerie contre tel ou tel acteur.

Toutefois, les responsabilités sont, de façon  inégale, partagées entre tous ceux qui jouent leurs partitions (animateurs de l’opposition comme tenants du pouvoir) dans ces législatives  cruciales de 2017. D’un côté, la cassure du bloc originel de l’opposition (divergences entre le PDS et les amis de Khalifa Sall autour de la tête de liste) a ouvert les vannes des fissures.
De l’autre, le très efficace noyautage de l’opposition par  le Pouvoir, a favorisé la folle floraison des listes (47) dont la plupart sont fantoches voire fantômes. Et last but no least, la coalition Benno Bokk Yakaar est une armée dans laquelle des officiers emblématiques (tel Cheikh Kanté) prennent le contre-pied des ordres  lancés par le chef Macky Sall. Bref, la classe politique a hâté le printemps de la pagaille électorale.

Cependant, le point d’orgue de la chienlit est localisé au ministère de l’Intérieur, la cheville ouvrière  de tous les scrutins. Dommage ! Car les lenteurs, les loupés et les ratés dans l’organisation des législatives, de dimanche prochain, apportent de l’eau au moulin de ceux qui exigent – à tort – que le ministre de l’Intérieur du Sénégal provienne d’un curieux no man’s land ou d’une drôle zone-tampon qui sépare les chapelles politiques.

Séduisante erreur  qui fossiliserait la démocratie. En république non bananière et non totalitaire, ceux qui sont bardés de légitimité octroyée par le suffrage universel (Macky Sall a été élu par 65% des votants, en 2012) gouvernent. En Israël, en France et en Espagne, les ministres de l’Intérieur sont issus des Partis vainqueurs. Le Sénégal ne mérite pas une sous- démocratie ou une démocratie au rabais.
C’est le personnel politique qui doit se hisser à la hauteur des exigences d’une démocratie réellement adulte, c’est-à-dire au-dessus de tout soupçon. La leçon du candidat gagnant, Emmanuel Macron, est encore fraiche dans les mémoires : « Lorsque le Président de la république nomme un ministre, il le fait parce  qu’il pense que c’est bon pour son pays, pas pour en faire son obligé ». Moralité : c’est au ministre de choisir d’être bon pour son pays ou d’être bon pour son Président.

Pour l’instant, les faits têtus accablent Abdoulaye Daouda Diallo qui est à la tête d’un ministère fort bien structuré, nanti d’un budget conséquent et truffé de cadres valeureux. Il s’y ajoute que le calendrier électoral  (sauf tremblement de terre ou déclaration de guerre) reste intangible dans les délais.

Donc, des échéances prévisibles et des capacités avérées qui excluent, normalement, la refonte trop trainante du fichier, la modification crépusculaire du Code électoral que le Président Abdou Diouf qualifia, dans le passé, de « meilleur Code de la planète », les décisions réajustées, les contre-décisions revues et corrigées, les initiatives ultimes, forcément génératrices de failles, comme la tardive migration des cartes d’identité et d’électeurs – des sièges de commissions vers les préfectures puis en direction des centres de vote – et enfin, le phénomène des déperditions : un euphémisme nommant innocemment la coupable évaporation de ces précieuses  cartes qui atterrissent sur des tas d’ordures ou dans la sacoche d’un Président de commission, en flânerie, loin…de sa commission.
Autant de défaillances troublantes (je ne parle nullement de fraudes électorales) coûteuses pour  le contribuable (50 milliards), révoltantes pour le citoyen et, surtout, susceptibles de faire le lit de frustrations, elles-mêmes, grosses de violences.

Fort heureusement, la bombe des frustrations civiques est en voie de désamorçage. Le gouvernement a fait bouger les lignes de la périlleuse rétention des cartes. En dehors des symptômes visibles d’une grosse colère citoyenne (l’acquisition de la carte d’identité doublée d’une carte d’électeur est un droit), le reportage de TV5 Monde sur le calvaire des Sénégalais, en quête de la pièce d’identité en pleine campagne électorale, a sûrement couvert de gêne, le gouvernement soucieux de l’image internationale du Sénégal.

Dès lors, la marche programmée par la tête de liste Abdoulaye Wade, garde-t-elle ou perd-t-elle son sens et son objet ? En tout cas, son opportunité n’est plus évidente. Déjà, la campagne électorale a légalement et largement offert la possibilité de marcher et de discourir, de l’Atlantique à la Falémé. Cette pression sous forme de  déferlement sur la Place de l’Indépendance est d’autant moins nécessaire que les cartes ne sont plus au ministère de l’Intérieur. Pas de tempête inutile !

Je veux croire que l’animal politique, Abdoulaye Wade, livre une guerre psychologique, synonyme d’une guerre des nerfs contre le régime. Ce n’est pas nouveau. Au paroxysme de son combat contre le duo Abdou Diouf-Jean Collin, le leader du PDS avait, jadis, annoncé la création d’un Front de Libération du Sénégal.

Une blague…un peu sinistre. Sans suite. Hier, il avait, en face de lui, de  vieux briscards aux nerfs d’acier. Imperturbables. Aujourd’hui, Maitre Wade teste de jeunes gens au mental de moineau. Cependant, il faut faire la différence entre le joueur de poker, Abdoulaye Wade, et le peuple sérieux qui attendra de pied ferme, ses cartes jusqu’à la veille du scrutin.
Sa déception pourrait déclencher un ouragan fort, puissant et capable de balayer les centres et autres bureaux de vote. Il urge donc d’arrêter les communiqués du ministère  de l’Intérieur et ceux des préfectures qui indiquent et expliquent sans fin, où trouver les cartes. « Les bonnes ordonnances de médecins ne font pas vingt lignes » dit l’adage.

En arrière-plan des dysfonctionnements techniques globalement imputables au ministère de l’Intérieur, se trouvent les facteurs politiques qui donnent un relief particulier aux présentes législatives, pratiquement perçues voire vécues comme un tournant décisif pour le futur immédiat du pays ; notamment sur le plan institutionnel.

D’où la soif hystérique de victoire qui habite les deux camps de la majorité et de l’opposition. En effet, aucune théorie juridique ni aucune interprétation serrée de la Constitution ne conjurent valablement la survenue d’une cohabitation qui, dans le contexte de 2017, est exclusivement une affaire des urnes.
Donc tributaire du vote populaire. Dans le meilleur cas, le génie (deux fois salvateurs, lors de l’éclatement de la Fédération du Mali et au cours de l’épreuve de force Dia-Senghor) sauvera les meubles. Dans le pire des scénarii,   d’irresponsables orfèvres du Droit feront ou verseront dans une casuistique digne des Jésuites, et précipiteront la démocratie sénégalaise dans sa tombe.

C’est le lieu de rappeler que si le Président Macky Sall n’avait pas fait demi-tour sur la réduction de son septennat, le mandat présidentiel et celui des députés auraient coïncidé puis entrainé des élections générales fusionnant, en un seul, les deux scrutins présidentiel et législatif. Et le spectre d’une cohabitation tropicale et dangereuse n’aurait pas vu le jour.

Tout comme une victoire aux forceps à Dakar, n’aurait pas paru aussi impérieuse. Avec l’appareil judiciaire qui a déblayé le terrain (l’invincible maire Khalifa Sall est en prison), la défaite d’Amadou Ba n’est pas à l’ordre du jour, dans le camp présidentiel. Le vin est tiré, autrement dit, le lait est dans la gourde. Il faut le boire jusqu’à la lie. Dans une semaine, le Sénégal sera debout à la croisée des chemins : l’âge d’or de la démocratie ou le saut dans l’inconnu.
Les observateurs, à la fois, avisés et inquiets, pressentent une  inévitable victoire à la Pyrrhus ou aux forceps. Si la coalition Benno Bokk Yakaar gagne, elle sera numériquement majoritaire mais socialement isolée avec et dans sa victoire. Si les deux têtes de listes de l’opposition gagnent, elles trouveront très, très difficilement les moyens de transformer leur victoire électorale, en gouvernance effective. Le capharnaüm législatif préfigure une dévitalisation démocratique.

PS : L’orgie de couleurs ne sera pas le moindre casse-tête matériel de ce scrutin aux facettes inédites et cocasses. Comment réaliser distinctement 47 couleurs ? Les imprimeurs vont mélanger, mixer, métisser et croiser moult couleurs, pour y arriver laborieusement. Et la grand’mère électrice s’y perdra toujours, y compris dans les cinq couleurs des cinq bulletins. Distinguer le bulletin rouge betterave du bulletin rouge sang près du bulletin rouge clair, ne sera pas un exercice aisé. Le 30 juillet, l’isoloir rimera avec le foutoir.

Législatives 2017 : Ça passe ou ça casse ! (Oumou Wane)


Législatives 2017 : Ca passe ou ça casse !  (Oumou Wane)
A chaque jour suffit sa peine dirait-on ! Notre pays est en deuil perpétuel, tant le flot de catastrophes s’y succède sans répit ! Accidents de la route, incendies, assassinats, flots de sang et d’horreurs en veux-tu en voilà ! Je vous épargne les affaires coutumières, le manque d’eau, les maisons démolies, les scandales quotidiens, les fuites au Bac, tout ce qui partout ailleurs constituerait un choc national et ferait tomber des têtes en cascade et qui, ici, glisse sur nos consciences et passe comme une lettre à la poste.

Clou du spectacle pathétique de nos traumatismes nationaux, voici le cirque des élections législatives du 30 juillet ! A 7 jours de se rendre aux urnes, notre jeune démocratie, souvent citée en exemple, se retrouve, avec pas loin de la moitié de ses concitoyens qui n’ont pas encore leurs cartes d’électeurs en main ! Autant de compatriotes à part entière qui sont en quelque sorte et de manière subliminale, invités à faire valoir leurs droits dans la rue à défaut d’exercer leur citoyenneté dans les urnes comme tout un chacun !

Bizarre, vous avez dit bizarre ? Pourquoi bidouiller des solutions dignes des pays les plus glaçants d’Afrique, au risque d’enflammer une jeunesse qui pourtant se rêve citoyenne, alors que la solution existe et que toutes les cartes sont là pour distribuer un jeu équitable et inclusif qui donne les mêmes chances à tous.

Comment sortir de cette crise ?

La solution à la crise c’est la représentativité ! Chaque courant, chaque tendance, chaque personnalité marquante doit jouer son rôle, y-compris, n’en déplaise à quelques nihilistes phobiques de la vérité, celui qui est redevenu le maitre du jeu national, comme le père, le patriarche, le diable pour certains mais le messie pour d’autres. Celui-là même qui enflamme toutes les rues du pays. Il est le seul capable de négocier avec le régime pour éviter le forceps regrettable ! A l’évidence, le « vieux » Wade doit être associé à la solution, à condition toutefois, qu’il ne se pose plus en adversaire automatique du système ! Le temps est court désormais et Macky doit s’assoir avec le chef de l’opposition de fait, son père, qu’il l’admette ou non !

Pourquoi cette crise ? 

Souvenons-nous, notre jeunesse, qui court aujourd’hui le marathon derrière Wade, c’est la même qui était mobilisée avec Y-en-marre en 2012 pour porter Macky au pinacle ! Elle est impulsive, dynamique, solaire et toujours aussi cohérente avec elle-même dans ses requêtes de rupture ! Ses aspirations restent intactes dirons-nous !

Bien sûr la grande majorité de la société civile qui avait participé aux assises nationales a combattu le « Pape du Sopi » pour le faire battre en 2012 et rechigne aujourd’hui, après cinq ans d‘exercice du pouvoir à remonter au créneau pour parler à cette jeunesse qu’elle avait su galvaniser ! Mais où êtes-vous Messieurs ? Latif Coulibaly, jules Diop, Aziz Diop, Penda Mbow et tant d’autres… Y-en-avait-Marre, mais maintenant ? Que dites-vous à cette jeunesse ? Elle ne vous entend plus ! Seriez-vous déçus aussi ? Non ? Alors, allez défendre le bilan de Macky Sall ! Et lorsque je dis défendre son bilan, ce n’est pas le faire à demi-mot, à moitié mort, ni à petits coups d’éclat, comme celui-là,  castagné à Grand Yoff le temps d’un crépuscule !

Oui, je le dis ici, par crainte d’investir sa jeunesse, Macky Sall s’est retrouvé cerné de vieux arbres secs à la sève aride. Mais pourquoi donc Macky n’écoute t’il pas et pourquoi fait-il sciemment les mauvais choix ?  Ce n’est pas faute de l’avoir alerté depuis deux ans mais lorsqu’on lui dit ce qu’il ne veut pas entendre il ferme sa porte et écoute ses intimes fossoyeurs ! Pour parler franchement, qu’a t’il à faire avec des Niasse et Tanor à la place des Khalifa et Malick Gackou ?

Que met-il nos palais à la disposition de Abdou Diouf ? Sauf le respect qu’on lui doit, la majorité des contribuables sénégalais est-elle d’accord pour payer les frais d’Abdou Diouf dans nos palais, alors que Wade en est réduit à occuper la villa d’un de ses anciens ministres ? La République n’a-t-elle pas l’obligation d’un traitement égal pour ses anciens présidents !

Mais revenons à Macky ! Il a écarté de son environnement tous ceux qui ont sué sang et eau  pour qu’il s’installe au palais ! Où sont ils aujourd’hui ? Où êtes-vous Messieurs-Dames ? Avez vous laissé place libre à sa nouvelle génération du concret, incapable et inaudible et annonciatrice de sa déchéance ? Macky hélas aujourd’hui n’a plus aucun stratège autour de lui ! Sa bunkerisation a été savamment organisée par de vrais analphabètes et par ses nouveaux amis que j’appelle sa génération du concret ! Oui, ses nouveaux faux amis qui l’ont coupé des liens du peuple qui l’a élu, en balayant toutes les têtes pensantes qui ont contribué à sa victoire en 2012 !

Le voilà seul devant l’histoire comme César pour se sortir de ce labyrinthe des législatives de ce 30 juillet 2017 ! Deux choses l’une ! Ou bien ces élections législatives du 30 juillet ne seront matériellement pas possibles car pour qu’une élection soit valide, il faut que tous les citoyens inscrits s’expriment dans les urnes ! Ou bien alors, les inscrits, qui sont plus de 6 millions, devront récupérer pour la plupart leur carte dans les bureaux de vote. Or, si cette idée est belle sur le papier, elle est porteuse de dangers !

Vu la piètre qualité de notre logistique, que se passera t’il si les citoyens se présentent, le sang brulant et leurs cartes d’identité absentes du centre de vote ? L’un dans l’autre, la sécurité devra être au rendez-vous pour éviter des mouvements regrettables car si les sénégalais se plaignent peu, nous savons que lorsqu’ils se rebellent ils deviennent jusqu’aux boutistes !

Heureusement pour éviter les troubles à l’ordre public et autres états d’urgence, Macky peut compter sur son PM, Abdallah Dionne qui lui est bien à la hauteur des espoirs de nos concitoyens, grâce à sa foi, sa crédibilité et son entrain ! Excellent directeur de campagne, la surprise du chef pour le moins !

Alors Wade, Khalifa, Macky… Pour calmer les esprits et apaiser tout ce beau monde, projetons-nous au-delà des législatives, jusqu’aux futures élections présidentielles. Avec la montée des réseaux sociaux et notre démographie galopante, il y a fort à parier que le prochain président ou la prochaine présidente du Sénégal, n’a pas encore 50 ans à ce jour ! Donc vraiment il n’y a pas de quoi se déchirer ni vendanger notre pays pour ne récolter une fois de plus que pouvoir absolu et promesses déçues.

 Oumou Wane
Présidente africa 7

Elections législatives : Moustapha Diakhaté préconise le report

Invité ce dimanche matin de l’émission « Objection » de Sud FM, le président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar, Moustapha Diakhaté, a préconisé le report de « quelques jours des élections législatives du 30 juillet afin de permettre aux électeurs de disposer de leurs cartes et d’accomplir, dans les meilleures conditions de sérénité leur, devoir civique ». Le député de la majorité présidentielle estime en effet, que dans les conditions actuelles, il est totalement irréaliste d’organiser des élections.


Législatives 2017 – Moustapha Diakhaté : « Il faut reporter les élections… »

« Le processus de fabrication des cartes et des bulletins est toujours en cours, et le dispositif de distribution ne permet pas jusqu’à présent de délivrer les sésames à tous les ayants-droits, avant dimanche », a-t-il souligné. Invitant la société civile à intensifier ses démarches auprès des acteurs politiques de la majorité comme de l’opposition, pour arriver à un véritable consensus, de nature à sauver la situation, politiquement trop tendue, du fait des dysfonctionnements dans le processus.
L’obstacle Wade
Il a lancé un appel aux responsables de Wattù Senegaal et du PDS, comme Oumar Sarr et Madické Niang, d’user de leur influence auprès de Wade, tête de liste de la coalition et secrétaire général du PDS, afin qu’il accepte un compromis allant dans le sens d’un décalage de la date des élections. Au cours de cette émission, il a réitéré plusieurs fois cette adresse, comme si le leader libéral constituait un obstacle à la réalisation d’un accord politique pour désamorcer la tension politique actuelle.
Accord de principe de Macky
Joint au téléphone par Seneweb, Moustapha Diakhaté a confirmé que la société civile sous la houlette du Président Mazib Ndiaye a obtenu du président de la République, une acceptation de principe pour un report, mais ne souhaiterait pas que sa bonne disposition d’esprit ne fût considérée comme une reculade ou un aveu de faiblesse.
Deux ténors du PDS, Oumar Sarr et Madické Niang, auraient été très sensibles à la thèse du report, mais se seraient heurtés au refus catégorique de Me Wade, décidé à en découdre jusqu’au bout avec le Président Sall. L’initiative de la marche du mardi devant les préfectures pour exiger la distribution équitable et rapide des cartes d’électeurs dans la zone allant de la RTS à la Place de l’Indépendance pourtant sécurisée par arrêté, irait dans le sens de cette radicalisation de Me Wade.
Blocages objectifs
Il reste cependant que si le report se heurte à des obstacles politiques (refus de Me Wade, et timide accord des autres principales coalitions), sa mise en œuvre soulève aussi des problèmes objectifs. Quel délai pour le report ? Qui associer à l’administration des élections pour faciliter la distribution des cartes ?
L’accord devrait être soumis au vote des parlementaires, dans un délai court, après la formation du consensus dont les contours seront difficiles à dessiner compte tenu du climat de conflictualité ambiante. Qui plus est, comment traiter la cruciale question des dépenses engagées par les coalitions depuis quinze jours ? Faudrait-il prévoir un dédommagement ou un remboursement ? À Quelle hauteur ?
Autant de questions lancinantes qui, pour l’heure, ne trouvent pas de réponses.

Usa : Les connexions russes du fils aîné de Donald Trump

 

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Le fils aîné du président américain Donald Trump a admis mardi avoir volontairement rencontré une avocate présentée comme émissaire du gouvernement russe, apparemment désireuse de fournir au candidat républicain des informations compromettantes sur sa rivale présidentielle, Hillary Clinton.

Dans un extraordinaire rebondissement de l’affaire qui empoisonne le mandat du 45e président des États-Unis, son fils Donald Jr., 39 ans, a publié de lui-même sur Twitter quatre pages de messages échangés en juin 2016 avec un intermédiaire britannique, après avoir été informé par le New York Times de leur divulgation imminente par le quotidien.

Donald Trump Jr. a été contacté le 3 juin 2016 par cette connaissance, Rob Goldstone, un agent représentant le chanteur russe Emin Agalarov, dont la famille est proche de celle de Donald Trump.

Rob Goldstone informe le fils Trump que le procureur général de Russie (qu’il appelle, selon une formulation britannique, « procureur de la Couronne ») a proposé au père d’Emin Agalarov, Aras, de « donner à la campagne Trump des informations et documents officiels qui incrimineraient Hillary et ses transactions avec la Russie et qui seraient très utiles à votre père ».

« Ce sont évidemment des informations de très haut niveau et sensibles, mais qui font partie du soutien de la Russie et de son gouvernement pour M. Trump », écrit Rob Goldstone, qui demande la marche à suivre et si le fils Trump serait prêt à parler à Emin Agalarov à ce propos.

« Si c’est ce que vous dites, j’adore (l’idée), surtout plus tard cet été », a répondu Donald Jr. 17 minutes plus tard.

S’ensuit un échange de messages pour tenter de caler d’abord une conversation téléphonique entre Emin Agalarov et Donald Jr., puis un rendez-vous, le 9 juin 2016 à la Trump Tower, avec une avocate russe venue de Moscou et présentée comme « avocate du gouvernement russe », Natalia Veselnitskaya. La rencontre a bien lieu à Manhattan, au 25e étage de l’immeuble, en compagnie du gendre du milliardaire, Jared Kushner, et de son directeur de campagne, Paul Manafort.

Le New York Times révélait depuis samedi l’existence et les circonstances de cette rencontre avec Mme Veselnitskaya. Pris de court, Don Jr. a publié de lui-même la chaîne de courriels « afin d’être totalement transparent ».

« La femme, comme elle l’a dit publiquement, n’était pas une responsable gouvernementale », a déclaré Donald Jr. dans un communiqué, ajoutant pour sa défense qu’elle n’avait finalement « pas d’information à donner » et voulait en réalité parler de la loi américaine Magnitski sanctionnant des Russes pour des violations de droits de l’homme.

« Inacceptable »

Mais les messages ont immédiatement enflammé la capitale américaine. Au Capitole, le mot de trahison n’était plus tabou pour certains démocrates.

« Nous sommes au-delà de l’entrave à la justice. Nous entrons dans le parjure, les fausses déclarations et peut-être même la trahison », a déclaré le sénateur démocrate Tim Kaine, ancien colistier d’Hillary Clinton, sur CNN.

Les parlementaires républicains ne pouvaient s’esquiver face à ces révélations, les premières qui établissent aussi clairement des contacts de nature politique entre la garde rapprochée de Donald Trump et des proches du pouvoir russe en pleine campagne présidentielle.

« C’est très problématique », a réagi le sénateur républicain Lindsey Graham. « Nous ne pouvons tolérer qu’un gouvernement étranger contacte une équipe de campagne et dise, +on veut vous aider+. C’est inacceptable ».

Le fils Trump, qui codirige avec son frère le groupe familial et fut un conseiller omniprésent de son père lors de la campagne, devrait être appelé rapidement à s’expliquer sous serment devant le Congrès.

La rencontre a eu lieu le 9 juin 2016, à une époque où le grand public ignorait encore que le parti démocrate avait été piraté; les messages internes dérobés ne seront diffusés que quelques semaines plus tard par un hacker ensuite associé au renseignement russe. Le gouvernement américain attendra octobre avant de publiquement accuser la Russie de piratages.

Donald Trump a toujours nié une quelconque collusion entre sa campagne et le pouvoir de Vladimir Poutine. L’existence d’une éventuelle connivence fait pourtant l’objet d’une enquête du procureur spécial Robert Mueller, ainsi que de plusieurs commissions du Congrès.

Pour le dirigeant républicain, l’affaire russe est une cabale des démocrates pour justifier leur défaite dans les urnes.

Mais la multiplication des contacts entre ses proches et des intermédiaires russes sape sa défense.

L’avocate Natalia Veselnitskaya a elle-même dit, dans une interview à MSNBC, que le trio qu’elle a rencontré « voulait probablement de telles informations. Ils les voulaient vraiment ».

L’ancien directeur de campagne d’Hillary Clinton, Robby Mook, a quant à lui posé la question qui devrait désormais concentrer les débats: « Que savait le président, et quand l’a-t-il appris? ». Une question célèbre, passée à la postérité après avoir été posée par un sénateur en 1973 lors de l’enquête sur le scandale du Watergate, qui fit tomber le président Richard Nixon.

Elections en eaux troubles… (Par Amadou Tidiane Wone)


Petit à petit, les conditions d’un contentieux post-électoral inextricable semblent se mettre en place. Sous nos yeux. En fait, il y’a bien longtemps que, par lassitude ou par calculs de courte vue, les acteurs politiques sénégalais ont laissé le multipartisme débridé les enserrer dans des mécanismes de gestion et de transmission du pouvoir qui a fini par vider l’action Politique de son âme… Il est même devenu incongru de penser que la Politique puisse avoir une âme ! Seuls les naïfs et idéalistes, parmi lesquels je me compte, pensent encore que la Politique doit servir à réaliser le bonheur des gens. Tout simplement.

Les élections législatives prochaines vont mettre en compétition 47 listes! Quarante et sept listes qui vont briguer les suffrages des Sénégalais en quête de mandats parlementaires. Soulignons, au passage, que les discussions sur les difficultés d’une organisation matérielle satisfaisante de ce scrutin auront occulté le débat sur le bilan de la douzième législature. Après un mandat de cinq ans, on aura pas eu l’occasion d’évaluer le travail des députés qui n’auront soumis, à ma connaissance, aucune proposition de loi. Se contentant de voter tous les projets de lois soumis par l’exécutif. Mais c’est là un autre débat.

Rappelons aussi que, malgré la complexité prévisible de l’organisation des élections législatives prochaines, il a fallu que le Président de la République lui-même,au sortir de la prière de l’Eid, instruise publiquement le Ministre de l’Intérieur afin qu’il trouve une solution à la difficulté manifeste de collationner 47 listes avant de se rendre dans l’isoloir pour en choisir UNE(!) 

Il a fallu cette apostrophe pour qu’une réunion soit convoquée à ce sujet. On se demande à quoi servent les capacités d’anticipation de notre administration! Parce que, outre le nombre de listes il va se poser, si ce ne l’est déjà, le choix et la répartition des couleurs pour chaque liste. La palette de couleurs disponibles n’est pas extensible à l’infini. Il y aura fort à faire, d’ici moins de trente jours, pour mettre en œuvre, à la satisfaction générale, la confection des bulletins de vote. Une niche à contentieux s’en vient diraient les québécois! Cela dit, le contentieux à 47 est, sous nos tropiques, une multiplication à l’infini des possibilités de trahison et de duplicité dont les acteurs politiques sénégalais, à de rares exceptions près sont coutumiers.

Il se susurre déjà que, plusieurs listes conduites par d’illustres inconnus seraient sponsorisées par le pouvoir. Vrai ou faux, on peut légitimement se demander d’où sortent les moyens que nécessite une campagne électorale pour certaines coalitions de Partis qui peineraient à remplir le Théâtre Daniel Sorano! Une obligation de justifier les sources de financement des partis et/ou coalitions de partis devrait faire partie des éléments du dossier de candidature à des élections. Pour mettre fin à l’escroquerie!

Plus préoccupant, il y’a même des listes dont personne ne saurait reconnaître le leader à l’œil nu. Et ils n’auront que 2 minutes de temps d’antenne, lors de la campagne électorale officielle, pour nous convaincre… on attend de voir comment les médias publics vont s’y prendre pour préserver l’impératif du traitement médiatique équitable des candidats.

Outre les couleurs des bulletins( souvenons-nous du rose délavé du NON lors du référendum face au noir sans équivoque du OUI) il va se poser le problème de leur disposition dans le bureau de vote. Il est évident que les premiers bulletins devant lesquels passe l’électeur auront beaucoup plus de chance de faire partie des cinq à prendre, au minimum, avant de passer à l’isoloir. Pour une population d’électeurs à majorité analphabète en français, le temps de se pencher sur les piles pour reconnaître les signes distinctifs d’une liste serait plutôt dissuasif. Alors on se sert dans les premières piles et basta!

Certains logos surexposés depuis quelques années auront un avantage comparatif évident. C’est de bonne guerre me direz-vous! Imaginons également que, pour une raison ou une autre, des électeurs décident de prendre plus de cinq bulletins ou même les 47! Le « consensus » des politiciens aura-t-il t-il force de loi? Juste une question en passant…

Au demeurant, le « consensus » annoncé sur la faculté de ne prendre que cinq bulletins sur les 47 semble tiré au forceps! Les coalitions les plus représentatives, au regard du parcours de leurs animateurs, ont exprimé leurs réserves voire leur opposition…au « consensus ». À ce sujet,  un communicant de la majorité a cru intelligent de dire » toutes les listes ont la même dignité »… répondant à un journaliste qui lui faisait la remarque.

Certes. Mais elles n’ont pas le même poids électoral ni la même histoire. Ni la même légitimité. Présenter comme un consensus un contentieux validé par des alliés est  périlleux pour le futur! En effet si, comme on commence à l’entrevoir , les 47 listes sont composées en majorité de satellites( ou de lièvres) de la coalition présidentielle, notre système démocratique est piégé! Et les lendemains électoraux sont lourds de dangers. Le dire n’est pas le souhaiter. Mais il est généralement admis que « mieux vaut prévenir que guérir! » 

En tout état de cause, notre « démocratie » nage en eaux troubles… et l’hivernage ne va pas simplifier les choses! Il va falloir, au sortir des élections législatives se pencher très sérieusement sur sa substance, son idéal, son projet. La démocratie ne se réduit pas à l’organisation d’élections à terme échu. Ni à la capacité de se rouler dans la farine les uns, les autres! C’est un état d’esprit, une manière d’être acquise qui rend chaque citoyen confiant en la fiabilité des institutions de son pays. Cette confiance est la sécurité première qui doit être ressentie dans une saine démocratie. Il revient aux acteurs politiques de créer les conditions d’éclosion d’un tel environnement. Mais est-ce leur préoccupation?

Amadou Tidiane WONE

woneamadoutidiane@gmail.com

Des experts en système électoral se prononcent sur la faisabilité des Législatives

Il est de la responsabilité l’Etat de garantir aux citoyens l’exercice sans entrave de leur droit
de suffrage. Cette mission traduit un pilier fondamental de la démocratie par le biais de
l’expression de la volonté des peuples. Dès lors, la mise en place de mécanismes devant
permettre la tenue d’élections libres, régulières et inclusives demeure au centre des préoccupations de toute nation démocratique.

Notre pays, résolument orienté vers la satisfaction de ces exigences, ne cesse de réformer son système électoral depuis l’adoption du code électoral consensuel de 1992 dans un contexte marqué par des crises politiques qui accouchèrent de pénibles transitions démocratiques dans nombre d’Etats en Afrique. Il convient de magnifier la maturité démocratique du peuple sénégalais qui a acquis des aptitudes et capacités, confirmées, à réaliser des alternances politiques au sommet de l’Etat.

Sans nul doute, les multiples réformes initiées répondent au besoin constant de modernisation du processus électoral même si, dans leur mise en œuvre, elles peuvent connaître certaines limites ou se heurter à des réticences et suspicions de certains acteurs du jeu politique.

Sous ce rapport, la refonte partielle du fichier électoral conduite dans une période
relativement courte alors qu’elle réclamait la présentation des anciens comme des nouveaux électeurs devant la commission administrative d’enrôlement, n’a pas encore permis la disponibilité de toutes les cartes d’électeur issues de ces opérations.

A ce jour, près de 40% des 4,5 millions de cartes produites sont en souffrance dans les
commissions. Il s’y ajoute le gap de deux (2) millions de cartes à éditer d’ici la date des
élections. Avec la capacité de production actuelle (60.000 à 70.000 cartes par jour), on va
forcément poursuivre la production des cartes jusqu’à la dernière semaine d’avant scrutin sans être assuré que celles-ci seront remises aux électeurs malgré le dispositif déployé par les services centraux (DGE et DAF) et les autorités administratives.

Or la mission de l’Etat s’étend au delà de la facilitation des opérations électorales, elle
concerne principalement la capacité du système à assurer l’enrôlement des électeurs mais aussi la production et la distribution des cartes d’électeur. C’est le lieu de saluer les initiatives des acteurs de la société civile et d’encourager la CENA dans la recherche de solutions consensuelles en vue de faciliter le vote.

Au regard de tout ce qui précède, il nous apparaît indispensable, pour préserver le droit de vote des citoyens sénégalais garanti par la Charte fondamentale, de formuler les propositions suivantes :

1. Engager des concertations avec les acteurs du processus électoral et les représentants
des listes de candidats pour un réaménagement du calendrier électoral ;

2. Décaler la date des élections au dimanche 24 septembre 2017 ;

3. Poursuivre la production des cartes d’électeur jusqu’au 31 août 2017 ;

4. Simplifier la distribution des cartes et démultiplier les commissions itinérantes ;

5. Ouvrir une phase contentieuse de cinq (5) jours (du 16 au 21 août 2017) ;

6. Rééditer les cartes comportant des erreurs matérielles ou des photographies confuses
(du 21 au 31 août 2017) ;

7. Mener un audit du fichier électoral à partir de la mi-août 2017 ;

8. Mettre en place un cadre de concertation permanent sur le processus électoral.

Afin de renouer le fil du dialogue rompu depuis la mise en place du comité de suivi de la
refonte du fichier, de lever les suspicions et de rassurer les acteurs politiques, il serait
judicieux de créer un Ministère chargé des Elections et de la Modernisation du système
partisan. Choisi parmi les personnalités non partisanes ayant des compétences et une
expérience dans le domaine, le chef de ce département ministériel, aura les attributions
suivantes :

i.Organiser les concertations autour de la révision du code électoral et de la loi relative
aux partis politiques.

ii.Préparer et organiser l’ensemble des opérations électorales et référendaires : l’élection présidentielle, les élections législatives, les élections des membres du HCCT, les élections municipales et départementales ainsi que les élections de représentativité des centrales syndicales et des secteurs de branche ;

iii.Contrôler et réguler le financement public des partis politiques ;

iv.Veiller au respect de la réglementation relative aux partis politiques (dépôt et
déclaration obligatoires) ;

v.Conduire les réformes visant la modernisation et la simplification des processus électoraux ;

S’agissant de la rationalisation du système partisan eu égard à la prolifération des partis
politiques, nous détenons la solution de « la Preuve de la Représentativité » dont les
principaux axes avaient été déclinés depuis deux ans.

En définitive, un léger décalage de la date des élections permettrait aux électeurs de disposer de leur carte, nous éloignerait de la saison des pluies et n’empêcherait pas le fonctionnement de l’Assemblée nationale dont leurs pouvoirs, en vertu de l’art. L.151 du code électoral, expirent le jour de l’installation de l’Assemblée nationale nouvellement élue. De plus, cette dernière pourra bel et bien examiner et adopter la loi des finances 2018.

Sénégal, le 29 juin 2017

Ont signé :

Bakar Ndiaye, Expert des systèmes de vote

Ndiaga Sylla, Expert électoral

Si le Président Macky Sall ne savait pas organiser des élections !

Les électeurs sénégalais ne savent pas encore à quel saint se vouer ?  Il y a encore plusieurs millions de Sénégalais qui se demandent encore s’ils auront la chance inespérée de récupérer d’ici le 30 juillet 2017, leurs cartes d’identité biométriques comprenant la carte d’électeur incorporée, ou pas ? Si ce premier parcours du combattant est franchi, comment pourrait-on trier la bonne carte parmi un lot bigarré de 47 listes et la mettre, seule, dans l’enveloppe à introduire dans l’urne avant 18heures ? Autant d’interrogations embarrassantes qui taraudent l’esprit de la plupart de nos concitoyens.  Chacun y va avec des propositions de solution qui vont de la limitation de cartes obligatoires à prendre par l’électeur, à l’établissement de bulletin unique à plusieurs pages…

Les élections législatives du 30 juillet 2017 sont entourées d’incertitudes comme celles qui les ont précédées, sous l’ère Macky Sall. Même le référendum du 20 mars dernier, a été incertain de bout en bout. Finalement, l’on est en droit de  se demander si le Président Sall sait bien organiser des élections, en dépit de son parcours professionnel et militant ?

Il est vrai que le souvenir de « violeur de la loi électorale » que nous gardons de l’ancien ministre des Mines, ancien maire de Fatick, n’est pas du tout rassurant. Il aurait voté le 12 mai 2002 sans sa pièce d’identification, violant ainsi les dispositions du code électoral ! Devenu par la suite, ministre de l’Intérieur, Premier Ministre, Président de l’Assemblée nationale, aujourd’hui, Président de la République, l’on se demande encore si Macky Sall sait vraiment organiser des élections ?

N’est-ce pas lui qui avait soumis à la sanction populaire des réformes constitutionnelles, que le Pr Ismaila Madior Fall avait appelées de « réformes consolidantes » portant notamment sur la rationalisation  et la règlementation des partis politiques. Après la victoire, célébrée avec faste du « Oui » à la suite du référendum du 20 mars 20216, il  appartenait aux Président de la République  de conduire la mise en œuvre des réformes en fonction des priorités de l’heure.

Dès lors, le Président Sall disposait de suffisamment de temps et d’outils juridiques adéquats pour rationaliser l’espace politique, d’autant que les dites réformes introduisaient aussi, pour la première fois,  l’ouverture des législatives aux candidatures indépendantes.

Qu’est-ce qui empêchait le président de la République d’initier un dialogue inclusif avec les acteurs politiques, autour des questions essentielles, relatives à la limitation des listes électorales ? Le chef de l’Etat a plutôt préféré « gagner » du temps, en en perdant, sur des sujets à caractère politicien autrement moins importants que le bon déroulement des élections.

Devant la complexité de la situation actuelle, tout le monde cherche des solutions, sauf le Président de la République, pourtant, seul responsable de ce qui prévaut dans l’arène politique. Il est vrai que tous les régimes qui se sont succédé au pouvoir, n’ont fait que louvoyer pour dribbler leurs adversaires.

C’est ainsi que les « réformes » constitutionnelles sont  souvent initiées par les gouvernants, dans le seul but de conforter leur hégémonie politique voire politicienne. C’est d’ailleurs cette attitude qui serait à l’origine de la multiplication des partis politiques et des syndicats des travailleurs.

Le Président de la République est constitutionnellement,  tenu d’organiser des élections libres, démocratiques et transparentes. Sinon, il serait responsable devant le peuple du Sénégal, de toutes dérives électorales et des conséquences qui pourraient en résulter.

A bon entendeur, salut !

Mamadou Bamba Ndiaye

Ancien Ministre

Militant du Grand Parti

Barthélémy Dias : Il n’y aura pas d’élection tant que Khalifa Sall restera en prison


Barthélémy Dias : «Il n’y aura pas d’élection tant que Khalifa Sall restera en prison»
Soupçonnant le chef de l’Etat Macky Sall d’être le chef d’orchestre de l’arrestation de Khalifa Sall, Barthélémy Dias l’avertit que le résultat ne sera pas celui escompté. Car, menace-t-il, il n’y aura pas d’élection tant que le maire de Dakar séjournera en prison.
«Je pense que le Président Macky Sall doit définitivement comprendre qu’il n’y aura pas d’élection si le président Khalifa Sall est en prison », a martelé le maire de Mermoz/Sacré-Cœur interrogé par nos confrères de Sud fm.

Barthélémy Dais d’expliquer cette radicalisation du camp du maire de Dakar par le fait qu’il y a une volonté manifeste d’orienter le choix des Sénégalais lors des prochaines joutes électorales sur sa personne. Chose qu’il n’entend pas laisser arriver.

«On ne peut pas accepter d’être dans une démocratie dans laquelle on s’amuse à instrumentaliser le peuple sénégalais grâce à une certaines partie de la justice sénégalaise pour créer un environnement dans lequel les Sénégalais n’auront d’autres choix que de miser sur la médiocrité, sur ce qu’il y a ici et qui ne satisfait pas la population sénégalaise», clame-t-il.

Avant de conclure : «Les choses doivent être dites et bien dites, et tout le monde a été sensibilisé. Le Président Macky Sall est aujourd’hui un aveugle qui pilote un avion et cela pose problème».

Code électoral: 16 innovations pour un processus « transparent » et « consensuel »

Le directeur de la formation et de la communication de la Direction générale des élections, Bernard Casimir Demba Cissé, a annoncé mardi l’introduction de 16 innovations dans le nouveau Code électoral pour un processus électoral « plus souple, transparent et consensuel’’.


Code électoral: 16 innovations pour un processus "transparent" et "consensuel"
« Nous avons, au total, un code électoral nouveau. Les innovations sont nombreuses, et il a fallu impacter les mesures prises à l’issue du référendum du 20 mars 2016’’, a-t-il dit lors d’un atelier de partage avec les journalistes sur le processus électoral.

Parmi ces innovations qui sont au nombre de 16, a-t-il souligné, des dispositions relatives à l’élection du Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT) ont été introduites, en raison du caractère nouveau de cette institution.

‘’Un titre nouveau a été introduit dans la partie législative du référendum, pour y mettre les dispositions relatives à son organisation’’, a-t-il dit. Il a expliqué qu’il est maintenant possible d’organiser une révision exceptionnelle des listes électorales, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

Selon M. Cissé, le ministère de l’Intérieur est tenu de se référer au nouveau Code électoral pour fixer les couleurs du bulletin du « oui » et du « non » relativement aux référendums.

Désormais, signale-t-il, militaires et paramilitaires vont voter le même jour que les civils. ‘’ Cela a un impact, car au moment de leur enrôlement, lors des élections locales, leur feuille sera estampillée de la mention militaire pour les enlever du vote’’, a-t-il dit.

Dans le nouveau code figure une disposition concernant les députés de la diaspora, a-t-il révélé, indiquant que 105 députés vont être élus au scrutin majoritaire, dont 90 dans les 45 départements du pays et les 15 autres dans la diaspora.

« Pour cela, il a fallu diviser l’extérieur du pays en huit départements. Une nouveauté existe dans le code électoral, autant pour l’intérieur la répartition des sièges est faite sur la base de l’importance démographique, autant pour l’extérieur l’électorat sera privilégié’’, a-t-il dit.

Selon le directeur de l’information et de la communication, « chaque fois qu’un département à l’intérieur du pays atteindra 170.000 habitants, il faudra lui dédier, au minimum, deux députés. Et à l’extérieur du pays, si on a un département avec un électorat supérieur à 40 000, deux députés lui sera réservé’’, a-t-il expliqué.

Le mode de dépôt des dossiers de candidatures a également changé. Dorénavant, il sera marqué par deux phases. La première est dite phase de dépôt matériel, l’objectif étant d’avoir une base juridique.

‘’Nous allons recevoir toutes les listes et enregistrer leurs heures d’arrivée, pour pouvoir nous fonder sur la loi, pour rejeter une liste qui arriverait au-delà des délais de dépôt’’, a expliqué M. Cissé.

La seconde phase est celle de l’appréciation de la recevabilité juridique. ‘’Lorsque les motifs ne sont pas remplis, tels que le non-respect de la parité, on peut rejeter la liste en nous fondant sur un acte que nous donnerions au parti politique ou au mandataire’’, a-t-il dit.

‘’Les indépendants participent à tous les types d’élections, notamment les élections locales’’, a soutenu Bernard Casimir Demba Cissé, rappelant néanmoins qu’ils doivent recueillir 0, 5% des électeurs inscrits.

Il a précisé qu’il faudra recueillir, au minimum, dans au moins la moitié des régions du pays (7 régions) 7000 signatures en raison de 1000 signatures par région.

Pour le reste des signatures, il est loisible au candidat de les collecter dans la région de son choix.

Les aveux inédits de Guillaume Soro : C’est Gbagbo qui a gagné les élections

Le Président de l’Assemblée Nationale, Guillaume Soro est sur la sellette. Selon une information de première main, le Secrétaire général de l’ex-rébellion des forces nouvelles aurait confié à une haute personnalité de la Commission de l’union africaine, que c’est le président Laurent Gbagbo qui a gagné l’élection présidentielle de novembre 2010.

C’est la semaine dernière, à en croire une source internationale de bonne foi, que l’actuel Président de l’Assemblée Nationale aurait craché le morceau. Sur le champ, cette personnalité se serait précipitée pour en parler à des diplomates africains et occidentaux.

«C’est Gbagbo qui a gagné l’élection présidentielle», aurait avoué Guillaume Soro. Notre source attribue cet aveu fait par Guillaume Soro aux nombreuses pressions actuelles qui s’abattent sur lui. Selon des informations en notre possession, Alassane Dramane Ouattara irrité par cette révélation pour le moins troublante, a entrepris de rappeler à la raison son Président de l’Assemblée Nationale devenu subitement trop bavard. Par le truchement de la France et des institutions de Brettons Wood.

Ceux-ci auraient donc décidé de mettre la tête du Président de l’Assemblée Nationale ivoirien à prix. Ce qui expliquerait la résurgence du dossier de l’arrestation de Guillaume Soro et son transfèrement éventuel à la Cour pénale internationale (Cpi), comme le lui recommande la communauté internationale. Notamment les Etats-Unis d’Amérique qui ont envoyé en mission la Secrétaire d’Etat. En effet, de passage à Abidjan début janvier, Hillary Clinton au cours de son audience avec le chef de l’Etat ivoirien, a exigé la comparution de Guillaume Soro et certains chefs de guerre.

Fraude électorale : Le Pds avertit Macky Sall et e dit prêt à tous les sacrifices

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Le comité directeur du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) s’est réuni le mardi 08 novembre 2016 à la permanence nationale Oumar Lamine BADJI, sous la présidence du frère Oumar SARR, secrétaire général national adjoint et coordonnateur à l’effet d’examiner l’ordre du jour relatif à la situation nationale.

Le Comité Directeur félicite vivement les membres du groupe parlementaire des libéraux et démocrates pour le combat qu’ils ont mené à l’assemblée nationale pour la reconnaissance de leur totale souveraineté dans le choix de leurs dirigeants. Ce droit, confisqué par le régime anti-démocratique de Macky Sall dont les dérives autoritaires irritent et agacent les sénégalais, a été arraché de haute lutte.

Le comité directeur tient particulièrement à féliciter la sœur Aïda MBODJ que les membres du groupe parlementaire des libéraux et démocrates ont porté à leur tête, devenant ainsi une des premières femmes à diriger un groupe parlementaire à l’assemblée nationale. Le choix porté sur notre sœur illustre le combat et la volonté de Me Abdoulaye WADE, secrétaire général national de notre parti, d’innover en faisant avancer la parité et en donnant à la femme la juste place qu’elle mérite dans le fonctionnement des institutions démocratiques.

Le comité directeur félicite le frère Mamadou Lamine KEITA pour son installation comme député à l’assemblée nationale en remplacement de Ousmane NGOM.
Le comité directeur, tirant les enseignements de la manifestation organisée par la coalition « Manko Wattu Sénégal », salue la grande mobilisation des dakarois et félicite tous ceux et toutes celles qui y ont participé en subissant une incroyable brutalité des forces de l’ordre contre de paisibles citoyens venus s’exprimer pacifiquement.

La présence du PDS à cette manifestation a été massive et déterminante. Le succès de la mobilisation montre la détermination du peuple à faire face au régime de Macky SALL de plus en plus isolé par des pratiques de mal gouvernance, de corruption et de bradage de nos ressources nationales au profit exclusif d’une famille et d’un clan.

Le Parti Démocratique Sénégalais soutient et demande à la coalition de continuer le combat dans l’unité, la discipline et la détermination comme l’a très justement recommandé le secrétaire général national Me Abdoulaye WADE appelant les sénégalais à la résistance à l’oppression et à ne pas céder un seul pouce dans la lutte contre les dérives autoritaires d’un régime aux abois et à qui ne reste que la violence et la triche pour se maintenir au pouvoir.

Le comité directeur dénonce la rupture du consensus sur le processus électoral qui pourtant a permis deux alternances démocratiques en 2000 et 2012.

Pour s’assurer une improbable réélection et une victoire impossible aux prochaines élections législatives de 2017 Macky SALL et son régime ont décidé, profitant de la mise en place de la carte d’identité CEDEAO, et sans audit préalable, de mettre en place un fichier électoral sur mesure en y retirant la grande partie des électeurs pour n’y inscrire en majorité, ceux qui leur sont favorables.

Etant seuls détenteurs du fichier d’émargement établis lors du référendum ils veulent tricher en excluant des commissions administratives les partis et les coalitions de partis de l’opposition et en manipulant les inscriptions pour se confectionner un fichier électoral sur mesure.

Le parti démocratique sénégalais ne laissera jamais Macky SALL organiser une fraude institutionnelle pour se maintenir au pouvoir. Il le tiendra personnellement responsable du chaos qui en résultera.

D’ores et déjà, il appelle le peuple à se tenir prêt pour défendre la démocratie et la transparence et faire face à tous ceux qui sont tentés de leur voler leurs droits conquis de haute lutte. La résistance à l’autoritarisme illégitime déterminera les sénégalais à en finir avec un régime de corruption qui a trahi les intérêts du peuple.

Le PDS, demande à tous les sénégalais de se mobiliser et de se présenter devant les commissions administratives en exigeant le respect de leur droit d’être inscrits et maintenus sur les listes électorales.

Le comité directeur félicite vivement les militants de la fédération de Paris, salue leur forte mobilisation et l’accueil chaleureux qu’ils ont réservé au secrétaire général national Me Abdoulaye WADE venu leur délivrer un message particulièrement attendu.

Le Parti Démocratique Sénégalais a bien entendu le message de son secrétaire général national appelant à la mobilisation et à la lutte pour défendre la démocratie et les ressources de notre pays et l’assure qu’il est en ordre de bataille et n’attend que le moment qu’il déterminera pour passer aux actes.

Le comité directeur dénonce les contre-vérités du gouvernement qui veut accréditer l’idée selon laquelle notre frère Karim WADE, candidat de notre parti pour la prochaine élection présidentielle, était libre dès sa sortie de prison et avait le droit d’aller librement où il voulait, alors que Macky SALL l’a contraint à un exil forcé auquel nous mettrons un terme. Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux Sidiki Kaba n’a pas dit la vérité aux députés et à la représentation nationale, il doit immédiatement démissionner et être sanctionné pour cette forfaiture.

Le Parti Démocratique sénégalais a toujours été et restera à l’avant garde du combat du peuple pour la transparence dans la gestion des ressources naturelles du pays. La gestion du pétrole, du gaz et du fer (Arcelor- Mittal) est marquée par une inacceptable collusion frauduleuse avec des prête-noms portant les intérêts de la famille présidentielle et du clan au pouvoir, soit disant financiers ou hommes d’affaires, pour brader nos ressources naturelles et priver notre pays de sommes colossales qui devaient profiter aux générations futures en les mettant à l’abri de la pauvreté et de la souffrance.

Le PDS demande aux juridictions chargées de poursuivre les auteurs de corruption ou de concussion pour répondre de leurs actes de haute trahison. Le PDS dénonce le fait que la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite n’a entamé aucun début d’enquête ou encore moins de poursuites contre le frère de Macky Sall qui s’est approprié le pétrole et les ressources naturelles du Senegal. Ce silence et cette inaction de la CREI démontrent une fois de plus qu’une partie de la Justice est à la solde de Macky Sall qui l’instrumentalise pour liquider ses adversaires politiques tout en protégeant sa famille et son clan.

Examinant le projet de loi instituant une récompense pour ceux qui ont décidé d’apporter la caution judiciaire à la lutte contre la démocratie, le comité directeur dénonce la décision du gouvernement de maintenir à son poste le premier président la cour suprême au-delà de l’âge de la retraite.

Notre parti, qui apporte son total soutien aux magistrats et autres acteurs de la justice, considère que le maintien en activité du premier président de la cour suprême au-delà de l’âge de la retraite porte gravement atteinte à l’indépendance de la magistrature et jette le trouble sur le rôle que le premier président en particulier a joué dans le procès injuste et inique qui a abouti à la condamnation sans raison de notre frère Karim Wade, candidat de notre parti à la prochaine élection présidentielle et au dangereux précédent de la condamnation par la cour suprême de notre sœur Aïda NDIONGUE.

Manifestement Macky SALL a pris la décision de faire du premier président de la cour suprême son bras armé dans l’entreprise de liquidation des opposants en se soumettant des pans entiers de la justice. Le premier président Mamadou Badio CAMARA qui refuse obstinément de faire une déclaration de patrimoine en violation de la loi sur la transparence et la concussion est totalement disqualifié pour rester à la tête de la cour suprême au-delà de l’âge limite, dans près de six mois. Au-delà, le PDS est en droit de porter une légitime suspicion dans l’indépendance de la justice qui pourra difficilement projeter l’image d’une institution républicaine.

Le comité directeur apporte tout son soutien à l’Union des Magistrats Sénégalais (UMS) dans sa lutte pour l’indépendance de la justice et la dignité des magistrats menacées par un pouvoir qui ne se soucie que de sa survie politique.

Les hommes de droit, les associations de la société civile et les personnalités éprises de paix et de transparence doivent apporter leur soutien sans faille à la lutte des magistrats pour une justice réellement indépendante, réellement libre au service exclusif du droit, de la justice et des citoyens.

Fait à Dakar, le 08/11/2016
Pour le Comité Directeur
Le SGA Oumar SARR

Mankeur Ndiaye rassure l’Union européenne : Il n’y aura pas de report des élections


Mankeur Ndiaye rassure : «Il n’y aura pas de report des élections »
Le calendrier électoral ne sera pas modifié. C’est du moins ce qu’a soutenu le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, à sa sortie d’une réunion avec une délégation de l’Union européenne.
« Cette réunion est un exercice traditionnel qui entre dans le cadre du dialogue politique prévue dans l’article 8 de l’accord de Cotonou qui lie l’Union européenne et le Sénégal », a déclaré Mankeur Ndiaye, à sa sortie de la réunion avec les émissaires européens.
Poursuivant, le chef de la diplomatie sénégalaise s’est prononcé sur l’un des sujets majeurs qui ont été soulevés lors des discussions, à savoir le calendrier électoral. Mais, M. Ndiaye a tenu à rassurer aussi bien les Sénégalais que les partenaires que le calendrier républicain sera bel et bien respecté au Sénégal.

«Le calendrier électoral sera respecté », a-t-il déclaré. Et ce calendrier concerne l’élection présidentielle. Laquelle élection, à l’en croire, va se tenir en 2019. Mais auparavant, il y aura les Législatives qui elles, se dérouleront en 2017.

Cette réunion a aussi noté la présence des ministres, Birima Mangara, Abdoulaye Daouda Diallo, et Thierno Alassane Sall

Affaire Petrotim, Hcct, élections à venir : Serigne Mbacké Ndiaye se confie

Affaire Petrotim: « le pétrole brule, le gaz explose ,attention! » dixit Serigne Mbacké Ndiaye
C’est en conférence de presse que Serigne Mlbacké Ndiaye s’est prononcé sur le sujet de l’exploitation du pétrole au Sénégal. Un sujet qui continue d’ailleurs de défrayer  la chronique. Selon le secrétaire  général de la Convergence libérale et patriotique l’opposition et le Pouvoir doivent  faire très attention concernant ce point, «le pétrole brule , le gaz explose , faites attention», avertit l’ancien porte parole de la Présidence sous Wade. En effet il constate  «qu’il y a pour le moment une violence verbale et si cela persiste cela peut mener à une violence physique».

Interpelé sur la création de la structure chargé de gérer l’exploitation du pétrole, il félicite Macky Sall » que cela soit une proposition de Idrissa Seck ou quelqu’un d’autre ce n’est pas important l’essentiel est que président a pris une décision que la CLP salue mais nous accepterons que l’opposion prenne ce prétexte pour déstabiliser le pays ou s’acharner sur le président de la république. Dans ce cas la CLP constituera en bouclier pour faire face.

Ce qui s’est passé à Reubeuss est scandaleux

Serigne Mbacké Ndiaye qualifie de «scandale» la mutinerie de Reubeuss et reconnait que «les prisonniers vivent dans des conditions inhumaines dans les prisons et tonne plus jamais ça, un slogan d’ailleurs qui doit revenir au gouvernement de Macky Sall » a t-il regretté.

Elections législatives et présidentielle

Le secrétaire général de la Convergence libérale patriotique a déclaré que leur parti compte aller aux élections législatives sous la bannière personnelle et ce qui est de celle de la présidentielle de 2019, «nous soutenons le candidat Macky Sall» a t-il déclaré.

«HCCT nous en sommes satisfaits»

«Nous sommes pour le HCCT comme nous l’étions avec le SENAT. Nous avions soutenu le fait que les membres de cette chambre n’aient pas de salaire et le Président l’a confirmé. Dans ce cas ils auront des primes. Mais nous demandons aussi au chef de l’Etat de faire pareil avec les députés», a conclu l’ancien ministre de Abdoulaye Wade.

Source : senenews

Election des Hauts conseillers ce dimanche : Dakar, au centre de la bataille


Election des Hauts conseillers ce dimanche : Dakar, au centre de la bataille
Le département de Dakar, qui compte au total 1088 électeurs concernés par l’élection des membres du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) de ce dimanche 4 septembre, retient l’attention de plus d’un. En effet, après l’échec des négociations entre la coalition Benno Bokk Yakaar et celle de And Taxawu Dakar, suivi du dépôt de listes parallèles, ainsi que les accusations mutuelles d’achat de consciences, sans oublier les assurances de chaque camp de capter les 3 postes mis en compétition pour le département, l’on est tenté de dire que Dakar reste l’attraction de cette élection au suffrage indirect. Surtout quand on relève que, lors des élections locales du 29 juin 2014, la coalition du maire de Dakar, Khalifa Sall, avait fait une razzia devant celle du président de la République, Macky Sall, qui n’avait gagné qu’une seule commune à Dakar, notamment celle de Yoff.

La Cena pour « une planification rigoureuse »des élections

La CENA pour
Le dernier rapport de la Commission électorale nationale autonome (CENA), portant sur l’organisation du référendum du 20 mars 2016, préconise une « planification rigoureuse » des scrutins qui permettrait de « mieux réussir les différentes phases du processus électoral ».
« Une planification rigoureuse de chaque scrutin doit être de mise pour mieux réussir les différentes phases du processus électoral », indique la CENA dont le rapport a été préalablement adressé au président de la République, Macky Sall, avant publication, en conformité avec les dispositions de la loi électorale.
Dans ses recommandations, l’organe de supervision du processus électoral plaide pour l’organisation des scrutins « dans des délais suffisants afin de minimiser les contestations et de garantir les droits des électeurs ».
Le document recommande également que soit comblé « le vide juridique concernant le référendum et son organisation par des dispositions textuelles ».
Dans cette perspective, les pouvoirs publics sont invités à veiller « à ce que, dans une année où se tient un référendum, consultation n’ayant pas de périodicité fixe, soit organisée une révision exceptionnelle des listes électorales pour permettre à tout citoyen remplissant les conditions de s’inscrire sans entrave ».
De même, souligne la CENA, « suffisamment de temps » doit être « réservé à la préparation et à la gestion du référendum de manière à permettre aux organes et services exerçant leurs compétences à l’étranger (CENA, ministères des Affaires étrangères et de l’Intérieur) de remplir leurs missions en toute sérénité ».