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Offense au peuple, article 6000 milliards.

« UNE ANTILOPE COURAIT COMME UNE FOLLE. UN ÉLÉPHANT LUI DEMANDA:  » ANTILOPE POURQUOI COURS- TU COMME ÇA ?  » ELLE LUI RÉPONDIT:  » ON ARRÊTE TOUTES LES CHÈVRES DU VILLAGE! » L’ÉLÉPHANT RÉTORQUA :  » MAIS TU N’ES PAS UNE CHÈVRE ! » L’ANTILOPE RÉPLIQUA :  » AVEC NOS TRIBUNAUX, ÇA ME PRENDRA 20 ANS POUR LE PROUVER. » ET L’ÉLÉPHANT SE MIT AUSSI À COURIR ».

Malick SALL, qui se distingue de plus en plus par la bouffonnerie, a confirmé ce que beaucoup de Sénégalais pensaient déjà de l’institution judicaire, inféodée au pouvoir exécutif qui lui dicte la conduite à tenir. Une justice, aux ordres, réduite à la plus risible expression. Pour avoir faussement alerté, Guy SAGNA a perturbé le sommeil du « lion dormeur » qu’Adama GAYE a offensé en évoquant ses escapades dans la jungle. Une fable, certes en mesure de ravir la vedette à la célèbre histoire du « Loup et de l’agneau » contée par La Fontaine, mais, de laquelle se sert le régime de Macky SALL pour divertir les Sénégalais que la Coupe d’Afrique et les combats de lutte ne peuvent continuellement tenir en haleine. Plus que narquoise, cette diversion qui décline la  Justice et incline le Peuple, est une offense aux Sénégalais dont les priorités sont occultées du débat public.

Après avoir longtemps vanté les mérites du Plan Sénégal émergent (PSE) et fait tournoyer les Sénégalais dans les rues de Paris pour un Groupe consultatif qui a arrosé le pays de milliards fictifs, le régime de Macky est, de nouveau, rattrapé par la patrouille. La bamboula d’avant la présidentielle est en train d’être payée cash. L’Etat s’est troué les poches après avoir culbuté ses caisses.

«Quels que soient les efforts consentis par le gouvernement, nous estimons que la question de la dette dans le secteur du BTP devrait trouver une solution. Parce que, les travailleurs sont fatigués. La CNTS sera aux côtés des travailleurs du bâtiment et partagera avec eux tous les plans d’actions. Nous serons devant avec vous. Nous pensons que les autorités vont nous entendre et particulièrement le président de la République, Macky SALL et le ministre de l’Economie, Amadou HOTT».

C’est Mody GUIRO qui monte ainsi au créneau comme il ne le fait plus que les 1er mai. Tiré de sa léthargie que son poste au CESE semble avoir prolongée, le patron de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS) bande les muscles et  menace de descendre dans la rue, en soutien au Syndicat national des travailleurs de la construction du Sénégal.

Entre 2016 et 2019, l’Etat a cumulé des dettes  estimées, aujourd’hui, à plus  de 250 milliards de francs CFA  qu’il doit aux travailleurs du secteur du Bâtiment et des travaux publics (BTP). Ces derniers sont loin d’être les seuls que l’Etat du Sénégal doit de l’argent qu’il peine à rembourser.

«On va vers des délestages. On a commencé déjà à délester légèrement. Mais si l’Etat ne fait rien, dès la semaine prochaine, on va procéder à des délestages. L’Etat doit une dette d’environ 247 milliards FCFA à la SENELEC … La SAR ne peut plus continuer à fournir du fuel aux producteurs indépendants sans le paiement de la dette».

 C’est Habib AÏDARA, secrétaire général du Syndicat Unique des travailleurs de l’électricité (SUTELEC), qui explique ainsi aux Sénégalais que les dernières coupures d’électricité ne sont pas dues à des problèmes techniques. Mais, que c’est la SENELEC qui cherche ainsi à se faire rembourser par l’Etat. Même son de cloche pour l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Sénégal (APBEFS) qui estime à 250 milliards la dette que l’Etat doit aux banques.

Après avoir très clairement indiqué qu’il n’accueillera aucun nouveau bachelier en 2019, le Cadre unitaire des organisations des établissements privés d’enseignement supérieur du Sénégal (CUDOPES) a aussi décidé de procéder à la rétention de tous les documents administratifs, notamment les relevés de notes, certificats de scolaire, diplômes et attestations etc. des étudiants que l’Etat a fait orienter dans le privé.

La raison : non-paiement de la dette de l’Etat. Et c’est ce même Etat, incapable d’honorer ses engagements, qui a brutalement suspendu le programme national des  bourses de sécurité familiale. « Certains doivent quitter le programme et laisser la place à d’autres ».

C’est ainsi qu’expliquait Mansour FAYE cet arrêt. Et, malgré les assurances du ministre du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale, les bénéficiaires qui sont sevrés ne sont pas remplacés. Pendant ce temps, le Train express régional (TER) dont les premiers sifflements étaient annoncés pour janvier 2019 est en chantier abandonné. Pour une ardoise de près de 60 milliardsEiffage-Sénégal qui pilote les travaux du TER, a fini par baisser les bras.

De 5 848,5 milliards en 2017, la dette est passée à 6 467,7 milliards en 2018, réduisant sensiblement les marges de manœuvre de l’Etat du Sénégal en totale faillite. Les Sénégalais peuvent accepter les délestages intempestifs, pendant que les nouveaux bacheliers sont orientés dans la rue où retrouvent d’autres millions de jeunes désemparés par le chômage. Mais, accepteraient-ils cette misère en sachant qu’Aliou SALL et Frank Timis ont mis la main sur quelques 6 000 milliards, l’équivalant presque de cette dette qui maintient davantage le pays dans le marasme ?

Pour éviter les deux sujets et leur éventuelle corrélation, le régime de Macky SALL n’hésite pas à fracasser la démocratie sénégalaise, en lançant le musèlement national.  Que faut-il sanctionner ?  L’offense au Peuple dont on a gloutonnement bu le pétrole et laissé dans la misère ou l’offense au chef de l’APR qui refuse d’être le Président de tous ?

Mame Birame WATHIE

L’Etat des grognes ! (Demba Ndiaye)


Que ce pays est…merveilleusement paradoxal, et ses citoyens maladivement caractériels. Ils ont, y a un mois, élu un président au premier tour avec la bagatelle de 58% et des poussières, par un mystérieux « coup ko » et, chloroformés par une victoire à laquelle tout compte fait ils ne croyaient pas, ils ont eu la décence de ne pas fêter.

A la joie des vainqueurs, s’est substituée une hypnose collective, une anesthésie générale inoculée aux vaincus comme aux vainqueurs.

C’est cette victoire des mystères qui donne cette ambiance d’un collapsus collectif au pays depuis le 24 février dernier.

Brumeux comme le temps envahi du sable venu du désert, apparu lui aussi après cette victoire mystérieuse, et qui inonde de ses particules mortelles nos bronches et autres paupières gonflées de détritus charriés par des vents venus de nos contrées désertiques.

Il ne s’agira pas de l’état de grâce que le peuple généreux et magnanime accorde généralement aux nouveaux élus, il s’agit de bien moins glorieux que ça : un apnée, non, un coma collectif et profond consécutif à une violente attaque contre nos cellules grises. La raison a peur de ce qu’elle ne comprend pas, ce qu’elle ne peut pas expliquer.

Alors, ce peuple merveilleusement paradoxal a fermé la parenthèse présidentielle pour revenir à son ADN fondateur : la grogne ! Les grognes plus précisément.

C’est d’abord les responsables du parti présidentiel, par militants interposés, qui réclament le « retour de l’ascenseur » ( si si, c’est ainsi qu’ils parlent), pour avoir pulvérisé les records dans leurs bleds ; des compagnons de route qui estiment devoir avoir plus de postes ministériels et autres que la mandature passée ; des très intéressés alliés de la dernière heure qui nous tympanisent avec des histoires de législatives anticipées, de couplage et découplage des élections, d’un rajout de deux ans supplémentaires aux députés pour qu’ils « épaulent mieux » le président…

Ces grognards, on les connaît bien : ce sont les parasites qui grenouillent autour de tous les régimes. Ils réclament leurs pitances, les restes des festins.

Il y a ceux qui pendant trois semaines, avaient mis sous le boisseau leur difficile quotidien : manque d’eau, manque de routes, voire de pistes, manque d’électricité… Bref, retour à leur cauchemar quotidien qui fait leur vie : un état de manque permanent.

Alors que leur champion fait durer le calvaire de tous ceux qui se pensent nécessairement ministrables, les autres qui ont des rêves très terre à terre (manger plus qu’une fois par jour, retrouver le luxe de douches quotidiennes, un éclairage autre que les lumières vacillantes des lampes à pétrole,…), tous ces gens là se remettent à entonner leurs mélodies de rage : ils veulent vivre mieux bordel !

Est-ce trop demander à ses gouvernants qui nous chantent tous les jours les refrains de l’émergence ? D’accord, ils disent en 2035, pas maintenant.

Aujourd’hui, c’est villes nouvelles et TER, une arène flambant neuve, où il n’y a ni lutte, ni lutteurs et autres « bakks » !

Et puis, il y a bien sûr nos grognons rogneurs traditionnels : syndicalistes, étudiants entassés comme des sardines…Leur dilemme à tous ces râleurs devant l’Eternel : la fermer et attendre le traditionnel 1er Mai, après la traditionnelle fête du 4 Avril, ou dire à l’Elu, que ce quinquennat sera social, ou anti-socialement « a-social ».

Parce que voyez-vous, pas besoin d’être un grand économiste pour savoir que tous les prix gelés pour cause électorale vont être très bientôt libres parce que libérés. Il faudra bien remplir les caisses de l’Etat vidées pour les besoins du « coup ko au premier tour ».

Même les surveillants bienveillants que sont les institutions financières qui avaient fermé les yeux, grognent et piaffent d’inquiétude.

Oui, on vous l’annonce, ce quinquennat sera très peu social mais remplis des grognements de tous les éclopés de la vie.

Un ami notoirement sceptique et qui a très peu d’estime pour nos gouvernants, m’a dit ce dimanche avec une conviction qui m’a fait froid dans le dos : « ce régime sera le premier à partir non pas par les élections, mais par la rue, tant ils vont décevoir et le peuple n’attendra pas cinq ans pour les virer avec leurs cartes d’électeurs ».

Trop pessimiste, et l’histoire même du pays ne va pas dans ce sens. Parce que, depuis Mai 68, il n’y a pas eu un autre Mai 68. Et même en Mai 68, le mouvement social n’a pas viré Senghor par la rue, juste secoué ses fondations.

C’est même lui qui a eu le dernier mot : emprisonné des dizaines d’étudiants, enrôlés de force les autres et tué au moins un, dans sa prison à Gorée.

Post-scriptum : À propos de mort. Un ami vient de partir sans dire adieu. Un grand, très grand saxophoniste. Il a juste posé son saxophone et s’est endormi. Du sommeil dont on ne se réveille pas.

Adieu Issa Cissokho. Adieu mon ami. Que la terre te soit légère. La symphonie de ton saxe nous tiendra compagnie. Comme si tu étais avec nous. Repose en paix ! Amen !

Echec des négociations entre l’Etat et les travailleurs de la justice


Les travailleurs de la justice poursuivent la lutte. Aucun accord n’a été trouvé entre le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) et le Garde des Sceaux. Après plusieurs heures de négociations hier, le Sytjust a maintenu son mot d’ordre de grève.

La raison ? D’après le secrétaire général du Sytjust, dans des propos rapportés par Enquête, « le ministre de la justice ne leur a proposé rien de concret ».

« Il (Ismaila Madior Fall) a juste exprimé son désir de voir les choses avancer et arriver à une solution pacifique à la crise qui se profile », a déclaré Me Aya Boun Malick Diop.

Mais il y a une lueur d’espoir, car les syndicalistes ont sollicité une seconde rencontre au cours de laquelle ils exigent la présence des ministres des Finances et du Budget.

Affaire Karim Wade : La Cedeao donne un mois à l’Etat

Le 28 Octobre dernier, le Comité des droits de l’homme de l’Onu a rendu une décision suite à la plainte de Karim Meissa Wade pour violation de l’article 14.5 du Pacte International relatif aux droits civils et politiques.

Dans sa décision, le comité onusien demande à l’Etat du Sénégal d’annuler la condamnation de la Crei relative à la peine, à la contrainte par corps, aux mesures de confiscation des biens et aux dommages et intérêts prononcée contre Karim Wade.

Et surtout de réexaminer au fond les faits reprochés à Karim Wade et de prendre en compte les preuves fournies par lui. Forts de cette décision du Comité des droits de l’homme de l’Onu, les avocats de Karim Wade sont allés la déposer auprès de la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

Une décision onusienne doublée d’une autre plainte aux fins de pousser l’Etat du Sénégal à se plier à la volonté de la communauté internationale.

Justement, «Le Témoin» quotidien vient d’apprendre que la Cedeao a notifié à l’Etat du Sénégal cette demande de réexaminassions de la condamnation de Karim Wade. En effet, la Cedeao a donné un ultimatum d’un (01) mois à l’Etat du Sénégal pour répondre à cette nouvelle donne.

Seulement, « Le Témoin » ignore, jusque là, la date de réception de cette requête communautaire par l’Etat du Sénégal nous permettant de déclencher le compte à rebours!

État délinquant, régime en déliquescence ( Par Mame Birame Wathie)


Kou wakh fégn » (qui parle se découvre) dit un adage wolof. En trois sorties, à Touba et face aux journalistes de Deutsche Welle et de France24, le président Macky SALL s’est totalement dévoilé.

Plus besoin de revenir son déplacement chaotique à Touba ou l’inaptitude qu’il a collée à ses concitoyens, son intention exprimée d’amnistier Khalifa SALL et Karim WADE, qu’il écarte de la course à la prochaine présidentielle, confère au Sénégal un statut tout à fait nouveau.

Un Etat voyou où le chef reconnait avoir ligoté certains de ses adversaires, le ministre des Finances s’illustre dans le mensonge pendant que celui de l’Agriculture met la vérité en jachère.

Ceux croyaient le dossier Karim WADE totalement clos, en plus de déchanter, montrent qu’ils sont bien loin de connaitre tous les artifices de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI).

Dans l’ouvrage : Affaire Karim WADE/Macky SALL : la double victimisation gagnante de Me Wade/ LA GRANDE ENTENTE, nous donnons les raisons qui font de cette juridiction un véritable instrument de victimisation. Avec la CREI, le b.a.-ba de la procédure pénale est relégué au second plan.

Si les lamentations des libéraux ont trouvé écho favorable chez de nombreuses organisations des droits de l’Homme, c’est que cette juridiction souffre d’un mal congénital.

Elle a, en effet, été instituée en juillet 1981 par l’ancien président Abdou DIOUF qui venait d’accéder à la magistrature suprême. Celle-ci a, depuis, polarisé les plus folles critiques quant à son impartialité. Pour ses plus farouches détracteurs, le successeur de Senghor avait mis en place une telle cour pour dissuader et tenir en laisse les barons socialistes qui voyaient d’un mauvais œil son parachutage au Palais présidentiel.

Venu de nulle part, Abdou DIOUF par la bénédiction de son mentor, avait doublé tous ses camarades de parti en s’installant sur le fauteuil présidentiel. La CREI sous son oreiller, Abdou DIOUF tint les caciques du PS, qui rouspétaient, à distance. De 1981 à 2012, la Cour n’aura été mise en service qu’à deux reprises.

Abdoulaye WADE, nouvellement élu, développa également une stratégie visant à ligoter certains de ses adversaires. Mais, contrairement à son prédécesseur, il s’appuya sur les tribunaux ordinaires pour mettre au gnouf de nombreux hommes politiques dont les anciens directeurs généraux Mbaye DIOUF et Abdoul Aziz TALL.

Quand il s’est agi d’écarter Idrissa Seck, un ancien Premier ministre, la Haute cour de justice fut installée. Mais, Idy s’était déjà rendu à la DIC et s’était vu notifier sa garde à vue. Macky SALL, lui-même, partit répondre à une convocation au Commissariat central de Dakar.

Durant tous les mandats de Me WADE, jamais il n’a été question de la CREI qui somnolait depuis plus de 30 ans. En prenant la décision de la réveiller, par le décret n° 2012-502, Macky SALL en toute connaissance de cause déclenchait une longue procédure mettant l’essentiel des arguments valables du côté des mis en cause.

Sur le plateau d’i-Télé, le 25 octobre 2015, il reconnaissait, lui-même, «qu’elle a un fonctionnement assez particulier». Et le comble de l’injustice, quand la CREI vous condamne, vous n’avez aucune possibilité de recours.

Et, c’est justement dans cette grande porte que s’est engouffré le fils d’Abdoulaye WADE en saisissant le comité des droits de l’homme des Nations-Unies qui a, assez facilement, épinglé le Sénégal, comme l’avait déjà fait le groupe de travail sur les droits de l’Homme de l’ONU.

Un camouflet qui vient s’ajouter à celui infligé par la Cour de justice de la CEDEAO à l’Etat du Sénégal que, pour des raisons politiques, Macky SALL isole de plus en plus sur la scène internationale. Le Sénégal qui a signé toutes sortes de conventions et chartes, les plus farfelues notamment, se met en marge de celles-ci en s’en prenant à ses propres fils.

«Durant ces six dernières années, le président de la République a prouvé qu’il n’est pas rassembleur, il n’a pas su consolider la nation. Il est partisan, chef de parti, donc chef de clan. Il n’incarne pas l’unité nationale». Il n’y a pas plus pertinente description de Macky SALL que celle-ci faite par le Professeur Amsatou SOW SIDIBE.

En confirmant tous ceux qui disaient que les procès de Karim WADE et de Khalifa SALL sont foncièrement politiques, le leader de l’APR n’a pas uniquement pilonné la Justice. Il a aussi inspiré son ministre des Finances, Amadou BA. Celui qui se bornait à présenter le Sénégal comme un pays très « liquide », a fini par suivre les pas de son mentor, en avouant.

Seulement, Amadou BA se dépêche de se décharger sur les milliards que le leader de l’APR utilise pour faire sa politique si couteuse. «C’est un choix voulu par le gouvernement du fait de la politique sociale menée par le Président de la République», s’est-t-il dédouané après avoir longtemps nié l’évidence.

Vingt-quatre heures avant la fameuse interview-confession de Macky SALL, c’est le ministre de l’Agriculture qui se faisait épingler par Transparency International. Pour avoir déclaré que le gouvernement a injecté 380 milliards de francs CFA dans le monde rural, Pape Abdoulaye SECK est accusé par l’ONG de verser dans «la désinformation et la diffusion de fausses nouvelles».

« Un homme qui se noie s’agrippe à l’eau », dit un adage africain. La déliquescence d’un régime a ceci de particulier : son leader parle à tort et à travers, dans une sorte de réminiscence extériorisée qu’au Sénégal nous appelons « diefour ». Comme quand Abdou DIOUF, sentant sa défaite, affirmait n’avoir jamais eu connaissance que ses compatriotes achetaient du lait en poudre en sachet de 25 francs CFA.

Mame Birame WATHIE

Emigration : l’Etat annonce leur rapatriement immédiat

Avis sans frais pour les émigrés sénégalais en situation irrégulière à l’étranger, particulièrement en Europe. Le gouvernement du Sénégal a décidé de concert avec leur d’accueil de les rapatrier, selon Sory Kaba directeur des sénégalais de l’Extérieur. 

«L’Etat du Sénégal compte organiser des missions humanitaires dans ces pays où l’immigration prend de plus en plus d’ampleur, pour identifier les sénégalais en situation irrégulière, les ramener au pays afin de leur offrir des opportunités », a-t-il déclaré mardi, rapportent les journaux « Les Echos » et « Vox Populi » .

« Il y a aujourd’hui près de trois millions de Sénégalais hors du pays. Parmi eux, il y a ceux qui sont dans une situation régulière et ceux qui le sont pas. Parmi ces derniers, il y a 250 000 qui ont passé par la mer pour joindre l’Italie, la France ou encore l’Allemagne (…) L’Etat va les identifier et les rapatrier. C’est un choix à faire et nous sommes dans cette résolution », a ajouté Sory Kaba.

Il précise cependant que «ceux qui ont duré et intégré dans ces pays d’accueil, qu’ils soient en situation régulière ou pas, ils ne sont pas concernés et l’Etat du Sénégal s’engage à renforcer leur existence. Par contre ceux qui viennent d’être arrêtés, seront rapatriés ».

«Le Sénégal n’est pas un pays qui traverse la guerre, encore moins un Etat non démocratique pour que ces ressortissants puisse faire une demande de réfugié dans les pays comme l’Allemagne. C’est ce qu’ils avaient commis comme erreur.

Après les recherches menées et les résultats qui montrent qu’ils viennent du Sénégal, le rapatriement est très facile. Le problème qui se posera, c’est celui du passeport ou du laisser passer qui assurera le voyage jusqu’au Sénégal. C’est là que l’Ambassade va intervenir pour distribuer les permis de voyage », a-t-il dit.

L’Etat invité à soutenir les commerçants pour redynamiser le secteur

Le président de l’Association sénégalaise des sciences de gestion (ASSG), Birahim Guèye, appelle l’Etat à davantage soutenir les commerçants sénégalais pour qu’ils puissent mieux porter l’économie nationale.
« L’enjeu aujourd’hui est d’avoir des acteurs importants qui soient capables de faire en sorte que l’économie sénégalaise soit portée par nos acteurs sénégalais et non étrangers », a dit Birahim Guèye, par ailleurs professeur à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis.

Dans cette perspective, il s’agit de « faire en sorte que notre distribution soit mieux organisée à travers des coopératives », a indiqué M. Guèye, qui s’exprimait lors de la troisième édition du « carrefour du management ».
Cette manifestation, organisée récemment en partenariat avec le groupe Supdeco Dakar, portait sur le thème : « La distribution au Sénégal : quel équilibre entre le moderne et le traditionnel ? ».

L’arrivée de plusieurs grands distributeurs étrangers au Sénégal « inquiète les commerçants qui pensent que leur commerce appelé distribution traditionnelle va disparaitre », a-t-il souligné.

« C’est pourquoi, ajoute-t-il, il est donc important de réfléchir sur comment assurer un équilibre entre la distribution moderne et celle traditionnelle, et c’est en ce sens que l’Etat est interpellé pour mieux organiser nos commerçants », a fait valoir le professeur Birahim Gueye
Selon le président directeur général du groupe Supdeco, Ababacar Sadikh Sy, « la problématique aujourd’hui dans le secteur du commerce est de travailler sur un mécanisme qui pourra aider la distribution moderne et traditionnelle à cohabiter ».
Devant la « richesse » des débats entre commerçants, experts et représentants de distributeurs, M. Sy a dit son souhait d’organiser un grand colloque pour poursuivre la réflexion sur le thème.

Malick Gakou : Si l’Etat a de l’argent, il n’a qu’à payer ses dettes

En tournée à Fatick, ce samedi 9 juin, dans le cadre de sa Caravane de l’espoir, Malick Gakou signe et persiste que les caisses de l’Etat du Sénégal sont vides. «Tout le monde sait que les caisses de l’Etat sont vides.

Si l’Etat a de l’argent, il n’a qu’à payer ses dettes. Si l’Etat a de l’argent mais pourquoi cet argent est gardé quelque part ? Non, l’Etat n’a pas d’agent. Non, l’Etat est en faillite. Ça, tout le monde le sait. Et ceux-là qui dirigent le pays le savent bien», martèle le leader du Grand parti.

Et d’ajouter : « Monsieur, le ministre de l’Economie et des Finances dit que les caisses de l’Etat sont remplies. Mais alors, l’Etat n’a qu’à payer ses dettes. L’Etat n’a qu’à payer la bourse des étudiants».

A en croire Malick Gakou, à nos jours, l’Etat doit 16 milliards de francs CFA aux producteurs et cultivateurs. A cela, il ajoute qu’il doit aussi une dette à la Sonacos, dont il n’a pas précisé le montant.

Amadou Mokhtar Mbow appelle l’Etat à privilégier l’intérêt général

Syndicalistes, universitaires, partis politiques entre autres se sont retrouvés ce samedi autour du Professeur Amadou Mokhtar Mbow pour évaluer les 10 ans des Assises nationales. Occasion saisie par les participants pour dénoncer vivement la non application par l’Etat, des conclusions qui en sont issues et ce, malgré les promesses du chef de l’Etat entre les deux tours de la Présidentielle de 2012.

Amadou Mokhtar Mbow et Cie ont fait le bilan des 10 ans des Assises nationales. Cette cérémonie organisée à l’Université du Sahel a permis au différents participants de se pencher sur la problématique de l’application de ses conclusions, parmi lesquelles l’abandon, par le chef de l’Etat, de la présidence de son parti.

Car, affirment-ils, le président de la République doit être au-dessus de la mêlée. Et donc, démissionner de la tête de son parti est la meilleure des garanties d’une transparence dans la gestion de la Cité. Très virulents à l’endroit du régime en place, des membres de la société civile ont dénoncé la posture du pouvoir en place qui n’aurait répondu à aucune de leurs attentes par rapport à l’application des Assises nationales.

Le Professeur Amadou Mokhtar Mbow qui a ouvert les débats a exhorté l’Etat à respecter ses engagements en appliquant les conclusions de ces rencontres qui se sont déroulées entre 2008 et 2009. Et, ajoute-t-il, les gouvernants doivent faire passer l’intérêt supérieur du pays en lieu et place des intérêts personnels.

Les Assises nationales avaient été lancées par l’opposition sénégalaise réunie au sein du Front Siggil Sénégal qui deviendra plus tard Benno Siggil Sénégall. Elles se sont déroulés entre le 1er juin 2008 et le 24 mai 2009.

Thierno Madany sur la mort de Fallou Sène : L’État doit respecter le droit des citoyens



Suite à la mort de Fallou Sène, le Khalife général de Oumar Foutiyouh Tall, Thierno Madany Tall s’est prononcé ce vendredi 18 mai 2018 sur le problème des étudiants. Selon lui, la revendication des étudiants est basique parce qu’ils demandent à manger et à boire.

« L’État doit prendre ses responsabilités pour satisfaire ses besoins primaires. Il faut qu’on veille à ce que cela ne se reproduise plus. Sinon, cela risque de créer des tensions inutiles. De toutes les façons, les étudiants ne vont pas se laisser faire si l’État ne fait rien. Manifester c’est bien, mais il faut le faire de manière pacifique. Toute personne doit faire attention à la violence. La violence sous toutes ses formes doit être prohibée. On ne doit en recourir qu’en dernier ressort. Elle vient de partout du côté des gouvernants, des gouvernés, des commerçants, des marabouts alors que la paix doit venir de ces gens-là. Le monde ne sera pas détruit par les hommes violents mais par ceux qui se laissent faire. Donc, la paix doit être préservée pour avoir une société civilisée », conseille le Khalife de la famille omarienne.

L’État offre un gré à gré de 135 milliards à Summa

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Seneweb a appris de bonnes sources que l’État du Sénégal, par le biais de la Société de gestion des infrastructures publiques dans le pôle urbain de Diamniadio et du Lac rose (Sogip), a octroyé un marché de 135 milliards de francs Cfa à l’entreprise turque Summa Turizm Yatirimciligi A.S.

Selon nos informations, le marché, immatriculé T0159/18-Dk, a été scellé par entente directe sur la base d’une offre spontanée. Il porte sur la conception, la construction et l’équipement d’un hôtel d’affaires, l’érection d’un Centre d’exposition et d’un Complexe sportif multi-fonctionnel à Diamniadio.

L’entreprise adjudicataire est la même qui, avec Limak, une autre société turque, a finalisé la construction de l’Aéroport international Blaise Diagne  (Aibd) et va exploiter pour 25 ans l’infrastructure aéroportuaire.

Summa a aussi construit le Centre international de conférence Abdou Diouf (Cicad) et le Palais omnisport de Diamniadio. L’entreprise turque, toujours avec Limak (33% aussi), détient une participation de 33% dans le capital de 2AS, la société qui assure la gestion du fret à l’import depuis début mars.

 

L’État coupe les salaires des enseignants grévistes

 

«En tout cas, les enseignants sont avertis. En guise de cadeau de fête du travail du 1 mai, l’Etat du Sénégal a ponctionné nos salaires à hauteur du tiers, de 95 mille à 150 mille francs Cfa. Il faut que nous sachions que le gouvernement ne nous prend pas au sérieux», peste Papa Mbadou Sow, enseignant au lycée Samba Dione, dans les colonnes du journal Les Echos.

Dione réagissait peu après l’annonce par le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan du paiement «anticipé» des salaires du mois d’avril en perspective de la fête du 1 mai.

Un responsable de la Direction de la solde, contacté par Les Échos, confirme les ponctions mais précise qu’elles sont faites par le ministère de l’Éducation nationale.

«Tant que les enseignants seront en grève, il y aura des ponctions», avertit la source du journal.

Cmu : les structures sanitaires asphyxiées par la dette de l’Etat

A cause de la CMU, l’Etat du Sénégal doit une lourde ardoise aux structures sanitaires qui croulent sous le poids de cette dette. C’est le cas du poste de Pout Diack, dans la commune Notto Diobas qui, selon le président du comité de santé, Lamine Sène, était au bord de la fermeture.

Depuis plus de 15 mois, renseigne M. Sène, le poste de santé n’a reçu aucun remboursement de l’Etat. Ce qui se répercute négativement dans la prise en charge des populations surtout celles déshéritées.

Si la structure parvient à sortir la tête de l’eau, c’est principalement grâce au soutien de Pape Mamour Thiaw dit Papis (candidat à la mairie pour les prochaines locales), qui a décaissé la somme d’un million de FCFA, pour acheter des médicaments et soulager les populations, signale Lamine Sène.

Raison pour laquelle, Lamine Sène a demandé à tous les fils du Diobas, à tous les leaders politiques de s’inspirer de l’exemple de M. Thiaw et de se mettre davantage au service des populations.
Il est a noté aussi que les locaux de ce poste de santé datant de 1947, sont dans un état de délabrement très avancé.

L’As

La Cedeao va délibérer le 29 juin sur l’affaire Khalifa Sall vs Etat du Sénégal

La Cour de justice de la Cedeao a jugé, ce mardi, à Bamako, l’affaire l’opposant à l’État du Sénégal. À l’issue de l’audience, la juridiction communautaire a mis l’affaire en délibéré au 29 Juin 2018.

Les avocats du maire de Dakar avaient saisi, en procédure d’urgence, la Cour d’Abuja, dénonçant une violation des droits de leur client dans le cadre de l’affaire de la caisse d’avance de la Ville de Dakar. En mars dernier, la Cedeao avait dit « qu’elle a été saisi très tard pour prendre des mesures d’urgence pour le respect des droits du maire de Dakar pour un procès équitable », vu que le tribunal avait déjà entamé le procès.

Ziguinchor : Le G6 annonce une plainte contre l’Etat du Sénégal

Les enseignants du G6 ne comptent pas passer sous silence la sanglante répression de leur marche à Ziguinchor. Le secrétaire général du Sels a affirmé, qu’ils comptaient porter plainte contre les autorités locales et policières de Ziguinchor. Le motif évoqué est l’ « abus de pouvoir et coups et blessures sur des personnes sans arme », selon le quotidien « Vox Pop ».

En effet, les enseignants regroupés autour du G6 avancent comme motif de leur plainte, la répression de leur marche du jeudi 12 avril dernier. Volant au secours de ses camarades blessés, le secrétaire général du Sels menace de porter plainte pour « abus de pouvoir, coups et blessures sur des personnes sans arme ». Mieux encore, Abdou Faty informe sur la mise en place d’un conseil juridique pour rassembler toutes les preuves de la répression policière.

Toujours pas d’accord entre les enseignants et le Gouvernement

Le gouvernement a tenu une réunion avec l’intersyndical du G6 dans le cadre de trouver un accord pour vider les instances à travers un suivi rapproché des décisions assortis d’un échéancier. La question de l’indemnité de logement qui constitue le nerf du différend n’a pas été évoquée par le porte-parole du gouvernement Seydou Gueye, au sortir de la rencontre.

C’est le statut quo. La rencontre entre le chef du gouvernement et les syndicats d’enseignants n’a toujours pas débouché sur un accord concret à même de mettre fin à la grève qui paralyse le système éducatif sénégalais.
Après des heures de négociations, les enseignants sont sortis sans s’adresser à la presse qui attendait devant la salle de conférence de la Primature. C’est le porte-parole du gouvernement Seydou Gueye qui s’est chargé de faire un compte rendu de la rencontre, en prenant bien soin d’indiquer, de manière tacite, que l’objectif de la réunion n’était pas de vider la question des indemnités de logement

En effet, lors de leur dernière rencontre, le Premier ministre Mouhamed Boun Abdallah Dionne avait pris la décision de mettre en place un dispositif de monitoring stratégique pour la période du 16 mars au 15 avril. Selon le porte-parole du gouvernement Seydou Gueye ce point d’accord se traduit en avancé pour les syndicats. Ainsi il souligne que l’objectif de la réunion est de trouver un accord pour vider les instances à travers un suivi rapproché des décisions assortis d’un échéancier.

« Une première décision a été prise concernant les lourdeurs administratives dans la délivrance des actes avec un point d’accord précis de la simplification des procédures qui se déclinent de la façon suivante. Par la mise en place d’une task-force pilotée par le ministère de la Fonction publique. Un autre point d’accord pour tout ce qui concerne les questions de validation », a déclaré Seydou Gueye.

M. Gueye d’ajouter : « nous maintenons le système de la voix hiérarchique pour tous les autres actes d’intervention à travers un guichet unique, et la possibilité pour les syndicats de déposer les actes a été consignée comme étant une décision issue de la réunion ».

Le porte-parole du gouvernement a par ailleurs relevé qu’il a été demandé au ministère de la Fonction publique, dans le cadre de l’efficacité de ces dispositions à faire pour vendredi une expression des besoins en termes de support et de logistique pour pouvoir vider tous les dossiers en instance.

« Nous avons aussi retenu la programmation des mis en solde pour que tout ce qui est dans le pay-plan soit vidé », a-t-il fait savoir.

A l’en croire, une décision a été arrêtée relative à la présentation demain (mercredi 28 mars) en Conseil des ministres du projet de décret portant création du certificat d’aptitude aux fonctions de professeur de Sport et d’éducation physique d’enseignement moyen.

« Il est relatif à la formation diplômante des instituteurs adjoints. Depuis la signature des accords 14 000 mille (instituteurs) étaient dans le processus de la formation. Et il reste 7000. Pour le tiers restant, la décision a été prise de faire l’extinction du corps à travers deux cohortes de formation. Il a été retenu d’organiser au courant de mois d’avril un séminaire d’évaluation de cette formation », a-t-il souligné.

Karim Wade : L’Etat perd définitivement la bataille de Paris

Karim Wade peut jouir de ses biens en France. L’Etat du Sénégal qui a intenté une procédure pour les confisquer, a définitivement perdu la bataille. 

Après le verdict de la Cour d’appel, un délai de six jours a été imparti à l’Etat du Sénégal, lequel devait passer par le parquet général de Paris pour se pourvoir en Cassation. L’avocat général n’a pas fait de recours. Conséquence : la procédure a été jugée forclose, indique « Walf Quotidien ».

Pour rappel, en 2015, l’Etat du Sénégal avait formulé une demande d’entraide pénale internationale au parquet national financier de Paris, sollicitant de lui la saisie et la confiscation de plusieurs biens dont des appartements, appartenant à Karim Wade et Bibo Bourgi.

Mais, le Tribunal de Grande de la même juridiction avait considéré que l’enrichissement illicite reproché à Karim Wade et Bibo Bourgi, pour lequel ils avaient été définitivement condamnés au Sénégal, n’avait pas d’équivalent dans le droit français. Une décision qui sera confirmée en appel le mercredi 14 mars 2018.

Ainsi, l’Etat perd définitivement la bataille de Paris

Macky Sall : Mamadou Diop était un grand serviteur de l’Etat

L’ancien maire de Dakar, membre du Conseil économique social et environnemental, décédé lundi, était un « grand serviteur de l’Etat » et un exemple à suivre pour la jeunesse, a déclaré le président de la République.

Mamadou Diop qui fut ancien ministre de la Santé publique sous le régime socialiste, est décédé lundi à l’âge de 81 ans.

« Ce grand serviteur de l’Etat qui vient de nous quitter doit être cité en exemple pour la jeunesse », a dit Macky Sall à l’occasion de la cérémonie de remise du rapport annuel du Conseil économique social et environnemental (CESE).

La disparition de Mamadou Diop « est une grande perte pour toute la nation sénégalaise », selon le chef de l’Etat, ajoutant : « Partout où il a eu à servir, à la gendarmerie à la magistrature en passant par les collectivités locales et le CESE, il a servi avec dévouement et patriotisme ».

Macky Sall a présenté ses condoléances à la famille éplorée et à l’ensemble des Sénégalais.
Pour sa part, la présidente du CESE, Aminata Tall a rappelé que Mamadou Diop était le président de la commission de synthèse des rapports du CESE.

En cette qualité, il a participé « avec passion » à la validation de ce rapport présentant le bilan quinquennal des activités du CESE (2013-2018), remis au chef de l’Etat.

Le monstre, c’est l’État incapable ! (Par Aldiouma Sow)

Les objectifs fondamentaux de tout pouvoir politique c’est d’assurer la paix et la stabilité sociales, ainsi que la prospérité des gouvernés. L’objectif de poursuivre la paix sociale sans laquelle aucun progrès économique n’est possible est un principe sacro-saint pour tout régime politique qui prétend fonder son action sur les principes politiques et économiques du libéralisme ; ce qui est le cas en ce moment pour le régime qui prétend gouverner aux destinées de notre pays. Les rapts suivis de viol et d’assassinats d’enfants est une preuve que l’autorité politique a échoué dans son obligation de garantir la paix sociale.

En échouant dans cette entreprise , elle perd en même temps, un pilier qui lui sert de légitimité et du coup nous fonde à rompre le pacte initial qui nous lie avec cette dernière. Devant sa mollesse et sa faiblesse à garantir la sécurité à nos frontières, à fournir à nos hommes en tenues la logistique idoine pour effectuer correctement leur mission, le régime actuel nous expose aux criminels , aux sans lois, à ceux là qui profitent de notre hospitalité qu’ils assimilent par moment à une naïveté , une passivité de notre peuple et croient que celui-ci est incapable de garantir en dehors de l’autorité politique sa propre sécurité. En sommes , il veulent nous conduire vers l’anarchie avec une élite incapable et insoucieuse aidant. A ceux là, nous leurs rétorquons que ce qui nous manque ce n’est pas le courage ni l’intelligence pour assurer notre propre sécurité en dehors de l’existence d’une autorité politique centrale.

Ce qui nous manque c’est plutôt un gouvernement capable et qui mesure l’enjeu que constitue la sûreté nationale et la sécurité publique dans l’atteinte des objectifs de développement économique et de surcroît décide d’affecter plus de ressources aux moyens du renseignement en lieu et place des recrutements massifs dans les forces de répression de l’exercice des libertés publiques , qui investisse plus de moyens dans la logistique au lieu de créer des institutions dans la seule volonté de caser une clientèle politique dont on aurait peur de l’influence que leur fine bouche pourrait avoir sur les masses laborieuses.

En outre, il faut voir dans le temps mis pour traquer, capturer et emprisonner les auteurs de ces crimes odieux , une preuve que la sécurité et l’ordre public ne sont pas une priorité pour ce gouvernement. Cela ne nous surprend guère parce que nous savons que ce n’est pas la première préoccupation dans un régime politique où la culture prédatrice est érigée en règle de gouvernance publique. La référence au lion(qui dort) qui est le parfait exemple de l’animal prédateur est révélatrice de la permanence de cette culture prédatrice, chez nos gouvernants et la poursuite d’un “état d’esprit colonial” en dépit de tous les faux discours souverainistes et pseudo nationalistes qu’une élite anti-nationale et renégat nous a servi à ce jour.

Il faut rappelait que dans un régime politique aux mains d’hommes politiques prédateurs, on ne pense à la sécurité que lorsque la sécurité de leurs propres enfants est menacée. Cela est valable pour l’éducation et la santé publique. Comme la sécurité et la santé des autres animaux n’intéressent pas le lion, dans l’Etat prédateur, celle-ci ne peut être la priorité du leader prédateur dirigé par un lion dormeur qui ne se réveille par moment que pour poursuivre, capturer et dévorer les plus sérieux prétendants à sa tanière.

L’instauration du système de parrainage sous le prétexte fallacieux de rationalisation des candidatures à l’élection présidentielle à la suite de la déportation de Karim Wade et l’emprisonnement en violation flagrante des règles constitutionnelles qui gouvernent la procédure pénale contre un élu national sont des preuves palpables que nous sommes dirigés par un groupe d’hommes qui ont une phobie de la démocratie et de l’état de droit.
Que faire ?

Dans ce contexte, le départ de l’actuel gouvernement doit être un priorité au soir du 24 Février 2019. Et pour devenir une réalité, il faudra que la jeunesse de notre pays fasse de celle-ci un impératif historique et générationnel ; qu’elle l’érige en une priorité quotidienne, en une passion et en une obsession qui irriguent ses débats autour des parties de Thé, l’objet de ses discussion dans les halls de facultés et dans les sièges des bus de transports publics etc…..

La première étape consistera à motiver et à accompagner les primo votants ; ces jeunes là; ceux là qui essaiment présentement nos rues pour demander à l’Etat de respecter les accords signés avec les enseignants en vue de leurs permettant d’étudier dans un cadre apaisé. Inciter et organiser ces 2 millions de jeunes inscrits à exiger la production de leur cartes et à réclamer leur délivrance par l’autorité en charge de le faire.

Après, il faudra s’organiser encore au besoin en Bandes pour la Défense de la République ( BADR) pour exiger un processus électoral transparent, libre et équitable comme gage de la transition historique du pouvoir politique des mains de ceux là qui depuis plus de 60 années nous servent que d’illusions, compromettent par la dette publique et par le biais d’accords( de défense et de commerce) l’avenir des plusieurs générations de sénégalais vers les mains de dirigeants imbus de Patriotisme et qui feront de la reconquête de notre souveraineté nationale le préalable à la restauration de notre fierté nationale. Celle là d’être les dignes héritiers de Lat Dior Diop, de Aline Sitoe et de El Hadj Omar Tall etc…….

La reconquête de cette fierté passe d’abord par l’édification d’une Ecole Nationale qui permettra de mettre fin au règne de l’obscurantisme qui est le principal véhicule des atrocités notées ces derniers jours ci dans notre société. Cette Ecole devra réconcilier le sénégalais avec les valeurs du mérite , du travail , de la discipline et de l’amour de la Patrie.

Pour cela, aussi bien ses pratiques pédagogiques que son enseignements doivent faire l’objet d’une décolonisation suivie de sa nationalisation : c’est à dire son adaptation aux traits culturels qui fondent notre identité nationale basée sur notre trajectoire, sur nos échecs collectifs et nos prouesses passés et présents. Elle passe ensuite par la construction d’un appareil répressif qui permet de dissuader le crime organisé , le recours au gain facile comme moyen d’ascenseur social et contre la haute trahison des autorités politiques.

Pour ce faire, les propositions du frère président de Notre Parti Pastef les Patriotes, le député Ousmane Sonko dans lesquelles, il demande la restauration sectorielle de la peine de mort, nous semblent être une bonne réponse au contexte actuel. Tout en protégeant la société, elle permet de rétablir cette autre fonction de la sanction pénale à savoir son rôle de dissuasif à l’encontre de ceux qui seront tentés d’attenter à la paix sociale et au progrès économique .

Le don de soi pour La Patrie, Pour le Triomphe du Peuple !
Aldiouma Sow

Me Diop, Sg du Sytjust : Le gouvernement nous snobe

Le Syndicat des travailleurs de la Justice (SYTJUST) est en grève depuis mardi dernier. Un mouvement largement suivi et qui n’est pas sans conséquence. Interpelé par WalfQuotidien, le SG dudit Syndicat déclare que le régime de Macky SALL n’a rien fait pour empêcher leur mouvement. «La grève décrétée par le Syndicat des travailleurs de la justice est largement suivie par nos camarades. Jusqu’à présent, nous n’avons pas eu la réaction du gouvernement.

Le ministre de la Justice ou celui de la Fonction publique ne nous ont pas encore appelés. Ils sont en train de nous snober. Si rien n’est fait jusqu’à demain, nous allons continuer le mot d’ordre de grève. On est décidé à mener le combat. Depuis 4 ans, nous n’avons fait que 18 jours de grève. Le gouvernement n’a pas profité de cette occasion, mais il en a abusée », explique Me El Hadji Aye Boun Malick DIOP.

Et le patron du Syndicat des travailleurs de la Justice de prendre à témoin les Sénégalais. «Nous attirons l’attention de l’opinion publique sur le fait que les juridictions ont fait recours à des greffiers ad-hoc, c’est-à-dire des policiers et des gendarmes qu’on prenne pour se substituer aux greffiers. Cela a des conséquences désastreuses.

Parce qu’il y a des personnes qui souffrent de longues détentions, c’est à cause des audiences pareilles dans lesquelles il y avait eu des greffiers ad-hoc. Leurs dossiers sont perdus. Du coup, ils ne seront pas traités. Parce qu’on ne sait plus l’acte qui doit les sortir de prison. Ce sont des choses qui sont très graves. Ce sont également des stratégies dont l’Etat fait recours pour trouver une mascarade à notre grève. Les instances dans lesquelles il y a des dossiers sérieux pour eux, on ne prend jamais de greffiers ad-hoc», indique Me DIOP.

S’agissant des conséquences économiques de leur mouvement, le SG du SYTJUST renseigne qu’ils n’ont pas fait d’estimation sur la perte. Toutefois, observe-t-il, « ce sont des milliards qui vont être perdus. Ce sont des transactions bancaires et commerciales qui sont bloquées».

Magued Diouf, frère du président Diouf, refuse de quitter une villa de l’État

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L’ancien ministre Magued Diouf, frère de l’ancien président Abdou Diouf, fait parler de lui. D’une discrétion légendaire, surtout après la perte du pouvoir par son frère, il avait disparu des radars. Son nom est revenu au-devant de la scène avec l’affaire de la villa qu’il occupe à Fann résidence.

D’après L’Observateur, Magued Diouf tarde à quitter ce qui était son logement de fonction dans les années 2000. Le journal indique que malgré les correspondances de Maxime Simon Ndiaye, le secrétaire général de la présidence, il occupe toujours la maison.

Une situation qui, selon L’Obs, «met mal à l’aise le chef de l’État, qui ne peut rien faire en raison de ses excellentes relations avec le Président Abdou Diouf».

Désaccord entre L’État et les Syndicats d’enseignants G6

 

Après une longue journée de négociation, l’État et les syndicats d’enseignants ne sont pas tombés d’accord sur l’augmentation relative à l’indemnité de logement.Pendant que L’État accorde une augmentation de 15000 fr sur les 60000 fr ,les enseignants eux réclament  20000fr d’augmentation.C’est là le point de discorde. Les deux partis se sont quittés en espérant se retrouver très bientôt pour harmoniser les positions.

Nous y reviendrons.

senelux.com

Syndicats d’enseignants et Etat du Sénégal : A la guerre comme à la guerre !

Entre le gouvernement et les syndicats de l’enseignement, qui se regardent en chiens de faïence depuis un bon bout de temps maintenant, c’est à la guerre comme à la guerre. Et le plus grave, c’est que le gouvernement, qui avait à travers les élections de représentativité syndicale pu trouver un groupe d’interlocuteurs, pour ne pas dire diviser les enseignants, est en train de perdre de son avantage , car les syndicalistes des « deux bords » sont en train de faire bloc sur lui.

Dans une note exploitée par le journal, le G6 et l’inter-cadre ont décidé de faire cause commune ; ce, à partir de ce matin. Dans le cadre de la stratégie qui a été mis en place aux fins de paralyser le système éducatif dans la zone nord du pays, lesdits syndicats organiseront deux marches dans la semaine.
La première, aujourd’hui même jeudi à Saint-Louis. Et aussi le Samedi, 17mars, une autre marche à Louga sur initiative de l’inter-cadre. A toutes ces manifestations, il est demandé aux enseignants d’y prendre part, histoire d’exercer une forte pression et faire comprendre à l’Etat que les enseignants sont décidés.

Ainsi ils expliquent, les raisons de ces retrouvailles subites de tous contre le gouvernement du Sénégal, une personnalité influente du Mouvement syndical enseignant avec qui nous avons échangé au téléphone (qui confirme les informations données plus haut), dit que c’est parce que « la grève est en train de tirer en longueur et les enseignants ont qu’en même une responsabilité morale, par rapport à la stabilité de l’année scolaire ».

Aussi, les élèves sont en train d’entrer dans la danse et peu partout, avec des réactions assez musclées des forces de défense de sécurité. « La responsabilité de l’Etat, c’est de s’asseoir avec les enseignants et de faire des offres aux enseignants. Les enseignants ne demanderont pas à l’Etat du Sénégal de faire ce qu’il ne peut pas. Mais les enseignants n’accepteront pas non plus qu’on leur refuse le possible. L’inter-cadre a demandé donc à tous ses militants de se mobiliser et de participer à la marche de Saint-Louis, initié par le G6. De la même façon aussi, nous lançons un appel à tous les enseignants, de tous les cadres confondus aussi, à se mobiliser pour la marche de Louga », souligne le journal les Echos

Rapport Armp : Ces structures de l’Etat qui ont assuré…

RAPPORT ARMP : Ces structures de l'Etat qui ont assuré...
Quels sont les points communs entre Ageroute, le CETUD, le ministre de l’Economie et des Finances, ANACIM, l’OFOR, la PNA, l’ANER, l’ASER, la Délégation générale à la solidarité nationale, l’ONAS, l’ANIDA, l’ARM, la mairie de Rufisque, Senelec, la Sones…? Les audits de l’ARMP assurent que, globalement, les marchés ont été exécutés dans les règles de l’art au sein de ces structures.

Karim Wade porte plainte contre l’État du Sénégal


Le célèbre exilé continue de tenir tête à Doha et l’État du Sénégal. Il faut dire que le fils de l’ancien président de la République Me Abdoulaye Wade, multiplie les actions. Ce, depuis que le gouvernement qatari, suite à une plainte de Dakar, l’a appelé à plus de retenue.

Karim va plus loin après avoir dépêché Mayoro Faye au chevet des sinistrés de la Langue de Barbarie. Il a décidé de traîner l’État du Sénégal devant le Tribunal de grande instance de Paris. Bachir Diawara qui a parlé sur la Rfm, annonce une plainte pour détention arbitraire dans l’affaire de la traque des biens mal acquis.

« Tous les gens épris de justice considèrent qu’il (Karim) été détenu de façon arbitraire. Voilà pourquoi il porte plainte pour détention arbitraire. Et avant que Karim Wade ne porte plainte contre l’État du Sénégal, l’Onu, à travers l’une de ses structures d’élite, à savoir le groupe de travail des Nations Unies, avait bien dit que Karim Wade était arbitrairement détenu. »

Kaffrine : L’Etat et les syndicats d’enseignants invités à privilégier l’intérêt des éléves

Le coordonnateur régional de la Coalisation des organisations en Synergie pour la défense de l’’éducation publique (COSYDEP) de Kaffrine, Eladji Abdou Aziz Seck a invité, samedi, les enseignants et à l’Etat du Sénégal à ouvrir des négociations objectives pour l’intérêt des élèves.

« Nous demandons aux enseignants et à l’Etat du Sénégal de convoquer une rencontre pour des négociations objectives qui permettront l’arrêt définitif des grèves. Ils doivent voir l’intérêt des élèves », a appelé M. Seck.

Il s’exprimait au terme d’une audience publique axée sur « La gouvernance et le monitoring des performances du service de l’éducation », initiée par la COSYDEP, à Kaffrine. La rencontre a regroupé des acteurs de l’éducation de la région de Kaffrine et des élus locaux.

« Les grèves des enseignants risquent de porter un grand coup à la qualité des enseignement-apprentissages ainsi qu’aux résultats des différents examens de fin d’année notamment le CFEE, le BFEM et le Baccalauréat », a déploré M. Seck.

« Les accords doivent être respectés. Les enseignants devaient aller en mouvement pour autre motif », a-t-il estimé, appelant les enseignants et le gouvernement à privilégier l’intérêt des élèves.

« Le chef de l’Etat doit prendre les choses en main pour sauver l’école. Les enseignants doivent aussi voir l’intérêt des élèves pour leur permettre d’acquérir des connaissances nécessaires », a insisté Eladji Abdou Aziz Seck.

L’objectif de la rencontre, a-t-il expliqué, consiste à voir l’état de mise en œuvre de l’éducation et de la formation. « Ce nouveau projet de la COSYDEP appelé +Gouvernance et monitoring des performances du service de l’éducation+ veut que la communauté éducative puisse savoir l’état de mise en œuvre des assises de l’éducation et de la formation », a rappelé M. Seck.

Selon lui, l’Etat a investi beaucoup de millions dans le cadre des assises nationales de l’éducation mais il y a toujours des problèmes dans ce secteur.

Ce programme de la COSYDEP veut accompagner la communauté éducative dans la gouvernance, le pilotage et le monitoring pour qu’elle puisse s’impliquer davantage au niveau de ce secteur.

L’Etat du Sénégal a opté pour la promotion et la protection des droits de l’enfant

L’Etat du Sénégal a opté pour la promotion et la protection des droits de l’enfant, notamment face à des cas de maltraitance de cette couche très vulnérable de la société, a affirmé, mardi, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall.

« Les textes sont là, très répressifs face à ces phénomènes de kidnapping, de viol et autres maltraitances faites aux enfants. Et la justice est très ferme là-dessus« , a signalé le ministre de la Justice lors de l’ouverture d’un atelier portant sur l’évaluation de l’activité professionnelle des magistrats.

Selon lui, à chaque fois qu’on est confronté à des rapts d’enfants et à des cas de maltraitance d’enfants, « la justice, après constat des infractions, a été sévère et ferme« . « Sur cette question, il n’y a pas d’ambigüité« , a insisté le ministre de la Justice.

Depuis quelques semaines, la presse fait état des cas de tentatives ou d’enlèvements d’enfants à Dakar et dans les localités de l’intérieur. Le week-end dernier, une fillette a été bâillonnée, violée puis tuée à Mbao et un garçon égorgé à Touba.

Fika : L’État veut donner un nouveau souffle à l’usine textile du Saloum

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La 3ème édition de la Foire internationale de Kaolack (Fika) a célébré, vendredi, la journée de l’industrie. Et pour la marquer, le comité d’organisation de la foire a prévu un ensemble de programmes, notamment une visite au niveau de l’usine du Domaine industriel textile de Kaolack (Domitexka), ex-Sotexka.

À cet effet, le Secrétaire général du ministère de l’Industrie et de la Petite et Moyenne industrie, Adama Baye Racine Ndiaye, venu représenter le ministre Moustapha Diop, s’est rendu sur place.

Sur les 7 départements industriels, un seul fonctionne
Accompagné du Directeur général de l’usine, Babacar Mbaye, Adama Baye Racine Ndiaye a visité tous les 7 départements industriels qui composent l’usine. Et à l’issu de la visite, il a livré son constat. « Nous avons pu constater qu’il y a effectivement un seul département qui fonctionne, qui a un marché potentiel et qui l’exploite pleinement », a noté l’envoyé du ministre, à la tête d’une délégation composée d’italiens.

Adama Baye Racine Ndiaye a aussi constaté que les travailleurs ont un projet de relance. Lequel, selon lui, est à saluer.

Perspective de relance 
Face à cette situation, le Secrétaire général du ministère de l’Industrie a fait savoir que l’État est dans une perspective de relance des activités de l’usine. Mieux, il ajoute que le gouvernement a décidé de redonner un nouveau souffle à cette unité industrielle, avec l’appui d’un compatriote sénégalais établit en Italie, d’où leur présence.

Les difficultés remontent depuis l’an 2000  
Selon le responsable de l’approvisionnement et logistique du Domitexka, c’est depuis l’an 2000, avec la fusion Sotexka et Sotiba pour avoir une grande unité industrielle de textile au Sénégal que l’usine a commencé à avoir des difficultés. Car, elle n’avait pas « les moyens qu’il faut pour booster ses activités ». Et après quelques temps, l’usine ne pouvant plus tenir, a décidé d’arrêter.

C’est ainsi que Serigne Mboup a pris l’entreprise, en signant une convention de location gérance avec l’État du Sénégal. Et a fait des investissements pour relancer les activités. Malgré ces investissements, l’usine peine à décoller. Une situation qui, pour le responsable, s’explique peut-être par des « problèmes techniques ».

Ne pouvant plus, il a voulu fermer et se retirer. Mais, les travailleurs n’ont pas accepté. Ils ont décidé de gérer la situation en exploitant le seul département qui fonctionne. Une chose que Serigne Mboup a acceptée.

Depuis lors, précise le responsable d’approvisionnement et logistique, les travailleurs arrivent à s’en sortir. Car, ils produisent chaque mois plus de 130 000 mètres de tissus textiles. Une production destinée uniquement à l’exportation. Car, le prix proposé sur le marché sénégalais ne peut résorber les charges de l’usine.

Les travailleurs sollicitent l’accompagnement de l’État
Cependant, les travailleurs veulent que l’État les accompagne afin de mieux booster la productivité. Parce que, selon toujours le responsable de l’approvisionnement et logistique, avec la relance des 7 départements industriels qui composent le domaine, l’usine peut employer 1000 à 2000 jeunes.

«Coalition non à la Franc-Maçonnerie» demande à l’Etat du Sénégal d’ordonner l’interdiction formelle de cette manifestation

REHFRAM : la «Coalition non à la Franc-Maçonnerie» demande à l'Etat du Sénégal d’ordonner l'interdiction formelle de cette manifestation (DECLARATION)
Au moment où le Sénégal vient de perdre sept éminents Khalifes généraux, en moins d’un an. Au moment où notre pays cherche à consolider son rôle de leader dans le monde musulman, eu égard à notre coexistence pacifique inter-confessionnelle citée en exemple à travers le monde.
Au moment où pointe à l’horizon une année électorale, au lendemain incertain, les populations sénégalaises sont surprises de voir une déclaration venant des Rencontres Humanistes et Fraternelles Africaines et Malgaches (Rehfram), d’obédience maçonnique, faire de Dakar la capitale de la Franc-Maçonnerie mondiale, dans la période du 02 au 03 Février 2018.
Ce projet n’en est pas à sa première tentative.
Déjà, en 2001, le même projet avait été agité. L’indignation populaire qu’il avait déclenchée dans l’opinion avait suscité l’intervention du Khalife Général de la Famille Omarienne, Thierno Mountaga Tall qui, au nom de l’ensemble des Khalifes généraux du Sénégal, a demandé son annulation. Ce qui fut fait, sur instruction officielle du Ministre de l’Intérieur de l’époque.
Dans la continuité de leur mission de veille et de sauvegarde des nobles valeurs que nous ont léguées nos défunts grands guides religieux, les confréries du Sénégal et toutes les associations islamiques, regroupés dans la «Coalition non à la Franc-Maçonnerie», manifestent leur ferme désapprobation quant à la tenue de cette obscure rencontre.
Ils interpellent l’Etat du Sénégal, dans sa mission régalienne de maintien de la stabilité sociale, d’ordonner l’interdiction formelle de cette manifestation, sciemment programmée dans un pays majoritairement croyant, et pouvant conduire à de graves confusions sociétales, voire de troubles à l’ordre public.
Le Sénégal, pays de Cheikh Oumar Foutiyyou Tall, de Serigne Touba Khadim Rassoul, de Seydil Hadj Malick Sy, de Cheikh Boucounta de Ndiassane, de Seydina Limalouaye, de Cheikhal Khalifa Hadj Ibrahima Niasse et de tous ces valeureux imams, Oulémas, hommes de sciences et de foi qu’il compte, n’acceptera jamais que des congrégations occultes faisant insidieusement, sous prétexte de «protection des libertés», la promotion de cette nouvelle forme d’infanticide qu’est l’avortement, et l’apologie des unions contre-nature, comme les mariages homosexuels, fassent de notre pays leur capitale.
La responsabilité de l’Etat du Sénégal est engagée et les organisations signataires de la présente déclaration, en dépit du repli stratégique annoncé de ces obédiences maçonniques, ne modifieront pour autant en rien leur programme initial.
Consistant à alerter les populations sur les mobiles ténébreux de ces loges qui, depuis le mois de décembre dernier, avaient déjà anticipé leurs œuvres d’agression de la société sénégalaise, par une entreprise maléfique de «débauchage» de jeunes gens, via les réseaux sociaux, en leur faisant miroiter monts et merveilles.
Après avoir eu vent de l’intention, inavouée, des organisateurs, après la fin de non-recevoir que le King Fahd Palace leur a opposée, de se redéployer dans d’autres réceptifs hôteliers, notamment à Saly, la «Coalition non à la Franc-Maçonnerie» entament, dès aujourd’hui, sa tournée d’information et de sensibilisation auprès des Khalifes généraux des Cités Religieuse du pays, tout en invitant l’ensemble des responsables de lieux de culte, Imams, Oulémas et Prédicateurs du Sénégal, de relayer ce message d’alerte à travers leurs sermons des vendredis 19, 26 janvier et 02 février prochains.
Pour que ces congrégations maçonniques comprennent définitivement que nous ne nous satisferons pas d’un désistement de façade, qui ne serait qu’une forme de saupoudrage pour endormir l’opinion – une manière de reculer pour mieux sauter ! Le vœu de l’écrasante majorité des croyants de ce pays, épris de justice et de paix, est de voir ces obédiences maçonniques, en mal de notoriété, aller tenir leurs ténébreuses Assises hors du territoire du national. Et laisser tranquille notre pays, fière d’avoir toujours su sauvegarder sa quiétude et son hospitalité légendaire.
Tout en étant fermement attaché à la défense des nobles valeurs que nous ont léguées les grandes figures religieuses qui reposent en terre sénégalaise.

Ont signé (par ordre alphabétique) :
Abnâ’ou Hadhrati Tijânyati
Association des Jeunes Solidaires
Association Islam Wahayaat
ANCA
ASDREM de Serigne Bassirou Mbacké
Collectif National des Daaras modernes Sérigne Omar Tandian
Collectif des Associations Islamiques du Sénégal
Collectif « Non à l’Homosexualité »
Comité de Suivi du Forum sur le Non-Respect des Valeurs religieuses
Dioundiyoul khourane
Diamaatou Ansarou Dine
Forum Islamique pour l’Education et le Développement
Fédération des Ecoles Coraniques du Sénégal
Ligue des Imams et Prédicateurs du Sénégal
Mouride Action
Mouvement Pour une Afrique Debout (MPAD)
Mouvement des Femmes Diaratoullah
Nittu Deuggue
Organisation pour l’Action Islamique (OAI)
Organisation pour la Défense des Valeurs Morales
Organisation Islamique JAMRA
Observatoire de Veille et de Défense des Valeurs Culturelles et Religieuses, MBAÑ GACCE
Safinatoul Amane
SOS Consommateurs
Union Sans Frontières
Yewwu Yeete

L’Etat va accompagner les Lions pour une « préparation optimale » du Mondial

L’Etat du Sénégal va accompagner l’équipe nationale de football « pour une préparation optimale », en perspective de la prochaine Coupe du monde, prévue en juin prochain en Russie, a assuré le président de la République Macky Sall, dans son discours radiotélévisé, à l’occasion du nouvel an.
« L’Etat restera aux côtés de nos braves Lions pour une préparation optimale sur le chemin de la Coupe du monde de football », a-t-il dit dans son message.
A cette occasion, le président Sall a renouvelé ses « chaleureuses félicitations » et son « soutien » à l’équipe nationale de football.
Les Lions du Sénégal, quarts de finalistes de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2017 sont qualifiés pour la prochaine coupe du monde.
Ils partagent la même poule que la Pologne, le Japon et la Colombie.
Le Sénégal avait réussi une participation remarquée au Mondial 2002, en atteignant les quarts de finale, pour une première participation à cette compétition.
Aps

L’Etat accompagnera la candidature d’Augustin Diouf au Comité exécutif de la CAF

L’Etat sénégalais, à travers le ministère des Sports, jouera sa participation pour aider à l’élection du président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Augustin Senghor, au Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF), a annoncé ce mardi Matar Ba.

« Le Sénégal doit être bon sur les terrains, mais il est important que nos cadres puissent être promus dans les instances de décision », a expliqué lors d’une conférence de presse le ministre des Sports, en évoquant la candidature de Me Senghor.

La CAF a décidé, le 16 novembre dernier, de tenir une assemblée générale ordinaire, le 2 février prochain, au Maroc, afin d’élire « quatre membres supplémentaire » de son comité exécutif. Cette mesure permettra à l’organe chargé de la gestion du football en Afrique de « mettre un terme au cumul des mandats » au sein de ses instances et en même temps, d’élire les membres de ses « organes juridictionnels ».

Ce sera une grande fierté de voir le président de la FSF accéder à cette instance, d’autant plus que depuis Mawade Wade, aucun responsable sénégalais n’a siégé au Comité exécutif, a insisté M. Ba.

« En plus de Me Augustin Senghor, le ministère des Sports jouera sa partition quand il s’agit d’accompagner les dirigeants de notre pays », a-t-il dit, se félicitant de la présence d’une Sénégalaise, Fatma Samoura, au Secrétariat général de la FIFA.

« Nous ne cesserons jamais de dire toute notre fierté de voir notre compatriote à ce niveau de responsabilité et nous profitons d’ailleurs de cette occasion pour présenter les condoléances du mouvement sportif national à la suite du décès de sa mère », a-t-il dit.

« Et en cette douloureuse occasion, nous avons perçu toute l’importance de ce poste avec le défilé des responsables du football africain et mondial dans notre pays », a rappelé Matar Ba.

L’État a dépensé 130 milliards de francs CFA pour déployer des soldats à l’étranger (Macky Sall)

L’État a dépensé 130 milliards de francs CFA pour déployer des soldats à l’étranger (Macky Sall)
L’Etat du Sénégal a dépensé 130 milliards de francs CFA pour faire participer ses soldats à huit opérations militaires à l’étranger, a déclaré vendredi le président Macky Sall.

« Le déploiement des contingents a nécessité un effort financier de l’Etat de 130 milliards de francs CFA », a-t-il dit lors de la célébration de la 14ème édition de la Journée des Forces armées, au camp Dial-Diop, à Dakar.

Selon le chef de l’Etat, qui n’a pas donné de précision sur la période concernant ces dépenses, les Forces armées sénégalaises sont présentes sur huit « théâtres d’opérations extérieures ».

Il ajoute que 1.988 militaires, 924 gendarmes, 303 policiers, 23 gardes pénitentiaires et un magistrat, soit un effectif total de 3.241 personnels sénégalais prennent part actuellement à ces opérations.

« Pour soutenir ces forces, d’importants moyens sont déployés : cinq hélicoptères de combat, une centaine de véhicules blindés, 224 véhicules de transport de troupes », a précisé Macky Sall.

La contribution du Sénégal à « l’effort de stabilité de notre voisinage immédiat » permet d’instaurer « de façon durable la paix et la prospérité dans la sous-région », a-t-il dit, faisant allusion à la participation de soldats sénégalais à des opérations militaires dans des pays d’Afrique de l’Ouest, dont le Mali.

« Les multiples sollicitations que nous continuons d’enregistrer témoignent (…) de la qualité de vos prestations sur ces théâtres d’opérations extérieures et constituent une marque de confiance de la communauté internationale à l’endroit de notre pays », a poursuivi M. Sall en présence des membres des Forces armées sénégalaises.

Il a exhorté les troupes du Sénégal à « perpétuer ce culte, cette foi et cet engagement », et à « se maintenir sur les chemins de l’honneur, pour toujours contribuer de façon éclatante au rayonnement du Sénégal ».

Le président de la République a réitéré son engagement à poursuivre « inlassablement les efforts d’amélioration de la condition militaire ».

La Journée des Forces armées est célébrée dans toutes les régions du pays. Cette année, les célébrations portent sur le thème : « La contribution des Forces armées sénégalaises à la paix et à la stabilité internationale ».

Ordures ménagères : L’État verse 1,8 milliard Fcfa aux concessionnaires qui suspendent leur mot d’ordre

Ordures ménagères : L’État verse 1,8 milliard Fcfa aux concessionnaires qui suspendent leur mot d’ordre
Les concessionnaires du nettoiement ont suspendu leur mouvement d’humeur entamé il y a deux jours. Pour cause, le gouvernement a décidé de virer à partir d’aujourd’hui dans les comptes de l’Unité de collecte et de gestion des déchets solides (UCG) un  montant de 1,8 milliard Fcfa pour éponger une partie de la dette qu’il doit aux concessionnaires. Seulement, les concessionnaires du nettoiement ne recevront qu’un milliard, parce que l’UCG envisage de prendre les 500 millions Fcfa pour payer ses salaires.
En dehors de cette somme, le ministre des Finances, Amadou Ba, a promis également aux concessionnaires du nettoiement que 3 milliards Fcfa seront virés dans leurs comptes à partir de  vendredi. Et les concessionnaires qui ne sont pas nés de la dernière pluie veulent prendre au mot le ministre Amadou Ba.
Si les trois milliards ne sont pas virés vendredi, les concessionnaires promettent de remettre cela. Leur coordinateur Bara Sall et ses camarades promettent de se réunir s’ils reçoivent les trois milliards, afin d’évaluer ce qui reste de la dette. Dakar est envahie par les ordures depuis l’arrêt de travail des concessionnaires.
Plusieurs rues de la capitale sont jonchées d’ordures qui dégagent une odeur nauséabonde. Un tour dans les quartiers de Sacré Coeur, Khar Yalla et Grand Yoff permet de mesurer les dégâts du mouvement d’humeur. Partout dans les artères, les tas d’ordures constituent le décor.
C’est le Pont de l’Emergence qui a battu le record de saleté. Les populations de Grand Yoff s’y sont débarrassées de leurs ordures transformant du coup le Pont de l’Emergence en un dépotoir sauvage. Heureusement la collecte a repris dans l’après-midi.
L’As

Gestion des ordures : Les concessionnaires réclament 6 milliards F Cfa à l’Etat

GESTION DES ORDURES : Les concessionnaires réclament 6 milliards F Cfa à l’Etat

Coordinateur des concessionnaires du Sénégal, Ndongo Fall révèle que ses collègues ont travaillé pendant plus de six mois sans être payés. Et en tant que Sénégalais, ils ont pris leur mal en patience. Le hic, c’est qu’ils n’ont pas obtenu gain de cause après une rencontre avec le coordinateur de l’Ucg ainsi que le ministre en charge de la question.
Pis, ceux qui leur livrent du carburant pour les camions attendent à leur tour d’être payés. Pareil pour les banques vu qu’ils ont dépassé le plafond. Ce qui fait qu’ils n’arrivent même plus à assurer les dépenses pour le personnel. Ainsi, M. Fall demande à l’État de leur payer la dette de 6 milliards F Cfa.
Issa Seck, responsable d’une entreprise dans le secteur du nettoiement, pleure une situation qui pèse lourdement sur leur trésorerie depuis un mois. Non sans regretter l’absence de réaction de l’Unité de coordination de la gestion des déchets solides (UCG), signe d’une maladresse dans la programmation du budget.
« La gestion des ordures est une affaire dynamique en termes de coût. Le coût du nettoiement est fonction de deux aspects. Premièrement, de l’inflation parce qu’on doit en tenir compte. Chaque année aussi, le tonnage à collecter augmente du fait de la croissance démographique. Le budget actuel est fixé depuis 2010 et il y’a eu un déficit en 2012.
Aujourd’hui, nous sommes en 2017, ce qui fait six déficits cumulés », explique Issa.
Concernant les assurances de leur président Diop Sy qui avait déclaré que d’ici au mardi, tous les salaires allaient être payés, Issa Seck trouve que ce dernier devrait leur parler directement au lieu de le faire via la presse.
Sont concernés en effet 20 concessionnaires, plus de 2000 emplois directs, sans compter ceux indirects. Sur ce, ils interpellent le président Macky Sall ou le Premier ministre Mahammed Dionne pour que leur problème soit réglé.

Affaire Yawuz Selim: L’Etat se dédouane de toute responsabilité sur la situation des enseignants…

Affaire Yawuz Selim: L’Etat se dédouane de toute responsabilité sur la situation des enseignants...
La cérémonie de lancement de l’Edition 2017 de remise de kits scolaires de la fondation Kéba Mbaye à l’école publique Iba Katy Bâ de Thiès qu’il présidait hier, a été l’occasion pour Serigne Mbaye Thiam d’évoquer l’affaire Yawuz Selim, notamment la situation que vivent les enseignements de cet établissement. 

Pour lui, ces derniers étaient dans le cadre d’un contrat privé, avec une organisation privée. Donc, dit-il l’Etat du Sénégal n’est responsable de rien et invite ces enseignants à s’adresser tout simplement à leur employeur.

«Si les enseignants de Yawuz Selim traversent tous ses difficultés c’est à cause de la direction de ladite école. Lorsque nous avons rencontré l’association des parents d’élèves et les représentants du corps professoral, nous leur avons indiqué que cette solution d’administration provisoire permettrait d’assurer la continuité des enseignements-apprentissages et de conserver en même temps les emplois, mais l’administration de Yawuz Selim n’en a pas voulu », a expliqué Serigne Mbaye Thiam.

Pour le cas des 225 parents d’élèves de Thiès qui attendent toujours le remboursement de leurs frais d’inscription, le ministre de l’Education leur demande également de s’adresser à l’administration de Yavuz Selim. « C’est dans le cadre d’une relation privée. Ils doivent s’adresser à l’administration Yawuz Selim. L’Etat n’est pas responsable parce qu’il avait indiqué que l’association Baskent Egitim ne pouvait plus continuer à exercer au Sénégal. »

Le collectif des enseignants de Yawuz Selim/Printemps Thiès a profité de la visite du ministre de l’éducation Nationale à l’école Iba Katy Ba pour exprimer leur ras-le-bol. Mamadou Niang leur porte-parole se dit surpris de la nouvelle déclaration du ministre. « Je suis très étonné de la réaction ministre. Il n’y a pas longtemps, il nous a reçus en audience dans son bureau, et devant son staff. Le ministre a pris un engagement pour procéder à l’installation de l’administration provisoire. Il nous avait promis de nous soutenir », se souvient-il. M. Niang.

« Nous accepterons pas d’être l’agneau du sacrifice et le combat pour la préservation de leurs emplois ne fait que commencer », avertit le porte-parole du collectif des parents d’élèves.

EnQuête avec Cheikh T. Sy (stagiaire)

Massata Diack sauvé de la prison par l’État du Sénégal / Chronique d’un marathon judiciaire entre Paris et Dakar

 

C’est désigner un lieu commun que de dire que le dossier relatif à des soupçons de corruption à la Fédération internationale d’athlétisme (Iaaf) dans le cadre de l’attri­bution des Jeux olympiques 2016 et 2020 respectivement à Rio et Tokyo a des relents politiques ; puisqu’il a une corrélation évidente avec la question du financement des activités de l’opposition à Abdoulaye Wade, eu égard aux révélations de Lamine Diack qui, en garde à vue en novembre 2015, avait, dans un entretien accordé au Monde, allégué que des « opposants sénégalais » (avant 2012) avaient bénéficié de l’argent de la Russie.

C’est ainsi que selon de nouvelles révélations de ce journal français, le juge ­Renaud Van Ruymbeke, désigné par le Parquet national financier, en France, pour conduire les investigations, a du faire montre de réels talents de diplomate pour essayer, en vain, de convaincre l’Etat du Sénégal de la nécessité de « livrer » Massata Diack, visé par un mandat d’arrêt international depuis le 16 décembre 2015.
Notre confrère du Monde est revenu sur l’engagement ferme du Premier ministre Boune Abdallah Dionne selon qui le Sénégal n’extrade pas ses enfants.

En mai 2016, les juges en charge de l’enquête ont, pour saisies ultérieures, adressé au ministère français de la justice une demande d’entraide judiciaire internationale, aux fins de réquisitions bancaires et à l’effet de procéder à l’inventaire des biens mobiliers et immobiliers de Papa
Massata Diack.

Niet catégorique du ministre sénégalais de la Justice, à l’époque Sidiki Kaba. Celui-ci, dans sa lettre du 25 juillet 2016, argue que le Sénégal compte bien exercer sa compétence dans le traitement de cette
affaire.
Six mois plus tard, le juge Renaud Van Ruymbeke revient à la charge et concède au Sénégal de traiter la partie relative aux financements électoraux mentionnés plus haut. Toutefois, tranche-t-il : « Il nous est impossible de nous dessaisir des faits imputés à ce dernier (Pape Massata Diack), même s’il bénéficie de la nationalité sénégalaise ».

Comme pour mettre Massata Diack à l’abri du danger, le Sénégal, six mois plus tard, excipera de l’ouverture d’une information à Dakar et Diack-fils sera placé sous contrôle judiciaire le 5 août 2016. Dès lors, les tribunaux sénégalais, en faisant prévaloir une compétence concurrente des juridictions nationales, poursuivent Pape Massata pour association de malfaiteurs, corruption active et de blanchiment
de ca­pitaux ».
En clair, le mis en cause pourrait bénéficier des retombées de cette information ouverte par les juridictions nationales pour gagner du temps et espérer échapper à la justice française.

Yavuz Selim ouvre une procédure en responsabilité et en paiement contre l’Etat

Yavuz Selim ouvre une procédure en responsabilité et en paiement contre l'Etat

L’Etat du Sénégal ne va pas sortir indemne de son long bras de fer avec la société Yavuz Selim SA, qui a abouti à un blocage des établissements scolaires.
Pour les responsables de Yavuz Selim SA, l’Etat doit mettre la main à la poche et les rembourser. Du coup, ils vont initier une procédure en responsabilité et paiement.
Les poursuites judiciaires vont démarrer contre l’Etat du Sénégal, à l’initiative de la société Yavuz Selim SA. Comme ils l’ont annoncé, les responsables de Yavuz Selim SA ne comptent pas croiser les bras, après le fermeture des établissements par l’Etat du Sénégal.
« Si jamais l’Etat du Sénégal s’entête à placer les établissements sous administration provisoire, nous le traduisons en justice« , avait laissé entendre Me Moussa Sarr, le conseil de cette société. Il a joint l’acte à la parole, en saisissant le juge du Tribunal régional hors classe de Dakar.
En effet, selon nos informations, Yavuz Selim SA va poursuivre l’Etat en justice, en introduisant devant le juge une procédure en responsabilité et en paiement pour préjudice subi à la suite du blocus des écoles Yavuz Selim. Le montant du préjudice n’est pas pour le moment quantifié, mais Yavuz Selim SA compte bien se faire payer rubis sur ongle par l’Etat du Sénégal, surtout que le blocage a duré sur une longue période, occasionnant des pertes énormes.

La requête sera déposée très probablement la semaine prochaine. C’est dire qu’un autre feuilleton est en train de s’ouvrir dans cette affaire, qui a pris ses origines en Turquie avant de connaitre une longue péripétie au Sénégal, pour aboutir à la fermeture des établissement. Dans ce bras de fer, l’Etat du Sénégal a toujours affiché sa volonté de placer sous administration provisoire les écoles Yavuz Selim.

Les Echos

Fonction publique:Les salaires bouffent le budget

 

Sur les 3770 milliards F Cfa de budget pour 2018, les 960,4 milliards serviront à payer les salaires des fonctionnaires et agents de l’Etat et à entretenir des institutions de la République.
Cette année, les salaires dans la Fonction publique ont connu une hausse. Ils ont connu une rallonge de 47 milliards de francs Cfa, par rapport à leur niveau de l’année dernière, passant à 633 milliards de francs Cfa.
Selon Les Echos, le gouvernement justifie cette hausse par «des mesures sécuritaires et sociales», le recrutement prochain de 3990 agents des forces de sécurité et de pas moins de 10 mille professeurs et maîtres contractuels.

senelux.com

Traque des biens mal acquis : De nouvelles révélations dans l’affaire des honoraires réclamés par les avocats de l’Etat

TRAQUE DES BIENS MAL ACQUIS : De nouvelles révélations dans l’affaire des honoraires réclamés par les avocats de l’Etat

Seuls quatre avocats de l’État du Sénégal étaient aux côtés de l’agence judiciaire après la plainte de Karim Wade devant la CEDEAO qui a été vidée en juin 2013.
Et ce, durant toute la procédure. Une révélation qui, à côté de faits découverts par Libération, soulève des interrogations légitimes.
Libération a pris connaissance de nouvelles informations relatives aux honoraires
exorbitants que certains – la précision est de taille – avocats réclament à l’État, en guise d’honoraires, dans le cadre de la traque des biens mal acquis.
Selon nos informations, c’est par un avenant que ces avocats ont fait la demande après une convention initiale qui n’engageait que dix avocats : Félix Moussa Sow, Khaly Niang, Me El Hadji Diouf, Simon Ndiaye, Samba Bitéye, Moustapha Mbaye, Aly Fall, William Bourdon, Souley Fall et Abdou Kane. Le reste est venu après.
La première bizarrerie est que de tous les avocats, seuls quatre (Félix Moussa Sow, Khaly Niang, El Hadji Diouf et Simon Ndiaye) étaient aux côtés de l’agent judiciaire pour défendre l’État à la suite de plainte de Karim Wade devant la CEDEAO vidée en juillet 2013.
Durant la première audience, ils étaient avec Mafall Fall, adjoint de l’agent judiciaire et la deuxième fois avec Aicha Gassama qui occupait le poste à l’époque. Est-il logique que ces quatre avocats reçoivent le même traitement que les « autres » venus après ? Et pourquoi d’ailleurs Mes Khaly Niang et Simon Ndiaye semblent garder leurs distances alors que les autres avocats s’activent ?
L’avenant qui précise que les fonds doivent être versés au plus tard le 31 décembre 2017 soulève d’autres interrogations. Aussi incroyable que cela puisse paraître, les avocats estiment qu’ils devaient recevoir 15% desmontants recouvrés qui s’élèveraient à 60 milliards de FCfa.
Ce qui fait une enveloppe globale de 9 milliards de FCfa. Mais après avoir noté la modification d’un des articles de la convention, les mêmes conseils précisent avoir accepté de recevoir 2%.
Mais voilà dans les montants « recouvrés », les avocats de l’État ont mis les 23 milliards de FCfa versés par Dubaï Port World. Or, il est constant et connu que ce versement est le fait de l’Inspection générale d’État qui a mis la main sur ce scandale avant que la société ne passe à la caisse.
Mieux, les avocats de l’État citent aussi les biens saisis sur Aida Diongue et qu’ils évaluent à 30 milliards de FCfa. Problème : cette affaire est toujours en cours d’instruction. Et si l’ex sénatrice libérale est relaxée demain ?
Les mêmes conseils pointent les fonds et biens saisis à Paris, Monaco et au Luxembourg. Un « recouvrement » virtuel car jusqu’à hier, le Sénégal n’avait pas rapatrié les fonds en cause. Pour Paris d’ailleurs, le contentieux relatif à deux appartements présumés doit passer en appel. En clair, le dossier est pendant en justice.
Question : même si les avocats doivent être payés, la logique ne voudrait-elle pas qu’ils soient « soignés » après résultats ? Qu’arrivera-t-il si, demain, Aida Diongue est relaxée et que Paris, Monaco et le Luxembourg refusent les demandes sénégalaises alors que les avocats de l’État ont été payés sur la base d’honoraires incluant ces saisies provisoires ? Le débat est ouvert…

Attaque contre les avocats de l’Etat : Manko Wattu Senegaal répond à Me Wade

Attaque contre les avocats de l’Etat : Manko Wattu Senegaal répond à Me Wade
Par une déclaration, «la Coalition Manko Wattu Sénégal s’est dite «choquée » par les propos de Maître Abdoulaye Wade qui, dans une lettre ouverte, a appelé les Sénégalais à s’opposer au paiement des honoraires des avocats, commis par l’Etat pour la traque aux biens mal acquis. 
Selon son coordonnateur Ousmane Faye, l’ancien Président «essaie de manipuler l’opinion nationale et internationale par des déclarations en lesquelles, lui-même ne croit guère ». D’après lui toujours, si Wade s’agite « c’est parce que c’est un dossier qui concerne son fils, qui le pousse se battre nuit et jour malgré son incapacité liée à son âge ».

Le coordonnateur de Manko Wattu Senegal rappelle que Me Wade «a eu à payer plus que ça à des avocats pour des dossiers moins que rien pendant les 12 ans de son magistère.» Sur ce, il souligne que «si les Sénégalais ne se sont pas mobilisés et n’ont pas manifesté contre les 105 milliards qu’il avait confiés à sa fille pour l’organisation d’un FESMAN (…)

ils ne le feraient pas contre des honoraires payer à des avocats qui se sont battus pour faire rentrer des centaines de milliards dans les caisses de l’Etat, amende que son fils doit payer et qu’il payera au peuple avant de conquérir à leurs suffrages ».

M. Faye tient aussi à ce que « l’argent détourné par son fils et sa fille sur le dos du peuple, soit restitué pour construire des hôpitaux et écoles, etc., pour développer le Sénégal »

Rencontre Etat du Sénégal-Yavuz Selim : Les minutes d’un clash

RENCONTRE ÉTAT DU SÉNÉGAL-YAWUZ SELIM : Les minutes d’un clash

Un retournement spectaculaire s’est produit hier lors de la rencontre entre la délégation conduite par le ministère de l’Education et celle de Yawuz Selim dirigé par Madiambal Diagne qui ne s’est pas gêné pour dire ses vérités crues à Serigne Mbaye Thiam avant de quitter la salle.
Dimanche dernier, le ministre de l’Éducation Serigne Mbaye Thiam révélait qu’on allait vers la « sénégalalisation » des capitaux contrôlant Yawuz Selim.
Que s’est-il passé pour que l’État change d’avis ? Hier, Madiambal Diagne, le PCA de Yawuz Selim SA, et sa délégation sont allés rencontrer Serigne Mbaye Thiam qui avait à ses côtés son directeur de cabinet, le patron de la Dagat, représentant le ministre de l’Intérieur, le directeur de l’Enseignement privé, l’adjoint de l’agent judiciaire de l’État, un conseiller du Président de la République et un conseiller du Premier ministre.
Après la présentation des délégations, Serigne Mbaye Thiam a affirmé que l’État avait décidé que la seule solution de sortie de crise était le placement sous administration provisoire des établissements Yawuz Selim. Une déclaration qui a fait sortir Madiambal Diagne de ses gonds.
« Nous sommes surpris et étonnés. Les magistrats qui sont autour de cette table savent que ce vous proposez est illégal. Nos partenaires français avaient accepté malgré tout de céder leurs parts à des Sénégalais connus du milieu, à savoir Moustapha Guirassy de l’IAM et Moustapha Sène qui a un centre de formation.
Le reste du capital devait être cédé au personnel et nous vous avons envoyé le schéma retenu ce week-end. Lorsque nous venions ici, nous croyions que c’était pour acter cette proposition. Mais vous nous montrez que vous agissez avec un pistolet sous la tempe. La vérité est que Erdogan (président de la Turquie) a refusé de valider ce que nous avions retenu. Donc, nous n’avons plus rien à dire. »
Sur ce, Madiambal Diagne qui a dit à l’État qu’il serait responsable du sort des 517 employés du groupe Yawuz, des 3000 boursiers et des 3000 écoliers, a quitté la salle avec sa délégation laissant Serigne Mbaye Thiam et Cie sans voix.

Kilifeu : « La gestion de l’Etat ne doit pas être une affaire de famille»

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Au lendemain de la nomination d’Aliou Sall comme Directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (Cdc) par le Président de la République, Macky Sall, les réactions continuent de pleuvoir.

Une nomination que le rappeur Kilifeu de Keur Gui, par ailleurs, membre du mouvement Y’en a marre, a dénoncée fermement. Il soutient que «la gestion de l’Etat ne doit pas être une affaire de famille».

«C’est toujours les mêmes pratiques. C’est toujours les mêmes faits. C’est toujours les mêmes cas. Quand est-ce qu’on va avoir un Président vraiment qui va respecter les Sénégalais, qui va nommer par ordre de mérite et qui va arrêter les trucs de dynasties et les trucs de cousins, cousines, oncles, petit-frère, grand-frère ? Franchement, y’en a marre !», a-t-il pesté sur les ondes de la Rfm.

Lettre ouverte aux organisations de défense des droits humains et de liberté de presse

L’Association des Editeurs et Professionnels de la Presse en ligne (APPEL) constate, pour dénoncer, vigoureusement, les actes d’intimidation et les menaces proférées, depuis quelques jours, par le Ministère public contre les Administrateurs de Sites, après que certains citoyens, qui n’ont rien à voir avec la presse, ont pris sur eux la liberté permissive de poser des actes lourds dans les réseaux sociaux.

C’est ainsi que le Procureur de la République a publié, le 4 Août 2017, un communiqué pour mettre en demeure les utilisateurs des réseaux sociaux mais aussi les Editeurs et Administrateurs de Sites d’information. Ayant compris, à travers ledit communiqué, que le Maître des poursuites prépare l’opinion à bénir d’éventuelles arrestations d’Administrateurs de Sites, l’APPEL tient à interpeller les Organisations nationale et internationale de défense des droits humains et de la liberté d’expression, ainsi que tous les citoyens épris de liberté sur la tendance très dangereuse en cours au Sénégal.

En effet, en plus de cette volonté du Procureur de la République à «bouffer» des Administrateurs de Sites, l’APPEL informe l’opinion qu’aussi invraisemblable que cela puisse paraître, certains de ses membres sont l’objet de menaces de représailles, à travers des appels téléphoniques. Aussi, l’Association des Professionnels et Editeurs de la Presse en Ligne n’entend-elle pas rester les bras croisés et usera-t-elle de tous les moyens que lui offrent la loi et les technologies pour le respect des libertés et des principes fondamentaux qui sous-tendent l’exercice du journalisme en ligne.

D’autant que l’APPEL, qui se veut une Organisation professionnelle, responsable et arrimée aux valeurs universelles, n’a pas attendu les menaces du Procureur de la République pour poser des actes de nature à réguler et à assainir le milieu de la presse en ligne. Depuis sa mise en place, elle travaille beaucoup sur la formation pour professionnaliser davantage ce sous-secteur des médias. Les acteurs de la presse et tous les observateurs de la scène publique peuvent en témoigner. Mieux, à côté des travaux consolidants qui ont permis de beaucoup améliorer l’environnement juridique, en son sein, l’APPEL a, depuis 2014, pris une batterie de mesures, pour amener ses membres à souscrire au respect scrupuleux de l’éthique et de la déontologie. Lesquelles mesures ont
parfois engendré des secousses préjudiciables à l’unité et à la cohésion de l’Association. N’empêche, consciente de ses responsabilités, l’APPEL n’a jamais faibli dans son engagement inébranlable à ne ménager aucun effort pour «obliger» ses membres au respect des lois et règlements, de la dignité humaine, mais aussi de la cohésion nationale.

Et, contrairement à l’imagerie faussement populaire, selon laquelle les Editeurs et Professionnels de la Presse en Ligne refusent de s’adosser à la nécessaire régulation de la pratique de journalisme sur la toile, l’APPEL a, ces dernières années, multiplié les initiatives pour combattre les actes qui ne vont pas dans le sens de la morale et des lois en vigueur dans notre pays. A cet effet, des pas de géants ont été posés par les Administrateurs de Sites dans l’autorégulation des Forums. Même si beaucoup d’efforts restent à faire, pour parfaire le travail enclenché, depuis des années, par l’Association.

Malheureusement, l’APPEL regrette la tendance dangereuse de l’Etat avec l’élaboration en catimini des lois. Au départ, on a appelé à un consensus, à une large concertation mais après une première rencontre, l’Etat a dissimulé son jeu jusqu’à l’adoption des lois. C’est ainsi que la loi pénale et le Code de la presse sont passés dans des conditions opaques et douteuses. Les acteurs ont, à cet effet, été surpris par les dispositions très liberticides de ces textes qui aujourd’hui ouvrent des boulevards au gouvernement pour des restrictions très inquiétantes des libertés.

D’ailleurs, c’est tout le sens qu’il faille donner aux nombreuses menaces du Procureur de la République à l’endroit des Administrateurs de Sites. Aussi, l’APPEL invite-t-elle tous les citoyens épris de liberté et de justice à se mobiliser à ses côtés pour la sauvegarde des libertés.

Fait à Dakar, le 11 août 2017

Le Président
Ibrahima Lissa FAYE

L’Etat envisage de recruter 13.130 fonctionnaires en 2018

La fonction publique sénégalaise envisage de recruter 13.130 fonctionnaires en 2018, dont 10.000 enseignants, annonce le ministère des Finances dans le Document du programme budgétaire et économique pluriannuel (DPBEP) 2018-2020.
« Pour les recrutements dans la fonction publique, ils se feront désormais en tenant compte des enjeux sécuritaires et de la nouvelle politique de reprofilage des besoins. Les prévisions de recrutement se chiffrent à 13.130, puis 12.203 et enfin 6.500, respectivement en 2018, 2019 et 2020 », indique le DPBEP.
Ces chiffres tiennent compte de la mise en solde de 10.000 professeurs et maîtres contractuels par an et le recrutement de militaires, gendarmes, policiers et sapeurs-pompiers, selon le document émanant du ministère des Finances.
« Globalement, les dépenses de personnel devraient se chiffrer à 2.035 milliards de francs CFA sur la période 2018-2020, avec un ratio masse salariale sur recettes fiscales de 29% en 2018, de 28% en 2019 et 2020 », ajoute la même source.

L’État sonne la fin du trafic des permis de conduire

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Pour apporter une réponse aux défis de l’insécurité routière, l’État du Sénégal a signé, hier, une convention de concession pour la production et la gestion des titres de transports routiers biométriques sécurisés ainsi que la production et la pose de plaques d’immatriculation sécurisées avec le groupement GEMALTO/Face Technologies. C’est au total plus de 3 millions de titres qui vont être produits pour un montant de plus de 9 milliards sur une durée de 6 mois.

À partir de maintenant, il ne sera plus possible de falsifier le permis de quiconque ou changer la plaque d’une voiture. De l’avis du ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, avec la recrudescence des accidents de la route, qui coûte au Sénégal plus de 2% de son PIB par an, la problématique de la sécurité routière est devenue un enjeu national d’une extrême priorité.

« La production des titres de transport, telle qu’elle est prise en charge aujourd’hui, pose d’importants problèmes et ne répond pas à l’enjeu de réduction de l’insécurité routière. Il y a les fraudes liées à la non sécurisation des supports pour la production des titres de transport, entres autres », a noté Mansour Élimane Kane.

Son département a entrepris un ensemble de réformes portant en particulier sur le contrôle technique, l’immatriculation des véhicules, le traitement et la délivrance des titres de transports. Avec des études menées avec les structures publiques concernées d’un projet qui cible la numérisation et la sécurisation des titres de transports routiers ainsi que la sécurisation des plaques d’immatriculation.

Ces deux composantes, a-t-il dit, seront intégrées de façon à couvrir l’ensemble des besoins de l’administration des transports routiers. Cette plateforme de production et de gestion permettra aussi la collecte des données biométriques, la personnalisation et la gestion de tout le cycle de vie des titres et plaques d’immatriculations.

Le projet en tant que tel a été confié au groupement Gemalto/Face Technologies. La signature de convention de concession pour la production et la gestion des titres de transports routiers biométriques sécurisés ainsi que la production et la pose de plaques d’immatriculation sécurisées s’est effectuée.

« Elle comprend le financement, la conception, la réalisation, l’exploitation, la maintenance, la gestion, la formation et le transfert de compétences aux agents de l’Etat.  L’investissement sera intégralement pris en charge par l’opérateur privé pour plus de 9 milliards de FCFA », a fait savoir M. Kane. Qui, estime en outre que le ministère des Transports a fixé des tarifs plafonds pour chaque catégorie de titres et plaques d’immatriculation.

Le permis à points effectif dans 6 mois

« Ces tarifs, hors droits de timbres, qui permettront la rémunération de la concession seront applicables pour les opérations de nouvellement et les nouvelles demandes. Pour l’essentiel, ils sont équivalents aux tarifs actuels. Par ailleurs, le projet tient compte de l’implication parfaite du secteur privé national évoluant dans le domaine », soutient-il.

La phase opérationnelle de production démarrera six mois après l’approbation du contrat par le ministère des Finances. Cette période sera mise à profit pour dérouler une vaste campagne de production en vue de la sensibilisation de tous les acteurs concernés et du grand public. « C’est un saut qualitatif », s’exclame-il. Avant d’arguer que dans 6 mois, le permis à points pourra être effectif au Sénégal.

Pour sa part, le vice-président Afrique du groupement GEMALTO, Charles Mevaa, rassure qu’ils vont mettre toute leur expérience au service du Sénégal en travaillant en étroite collaboration avec les Sénégalais. Il considère que c’est une véritable révolution technologique, à l’avant-garde dans le monde en matière de qualité, de fiabilité mais également de sécurité des documents de transports.

« En termes de matériels, plus de 2000 équipements vont être remis aux forces de Police et de Gendarmerie. Ce que nous apportons avec ce projet, ce n’est pas simplement des titres sécurisés mais tout un processus de sécurisation de la remise des titres de transports. Ce sont des ressources financières pour l’État qui sont traçables, plus d’une centaine d’emplois qui vont être créés », a-t-il applaudit. En somme, une solution qui va contribuer à lutter contre l’insécurité routière, à améliorer l’efficacité de l’administration et la qualité des services.

Le pouvoir peine à éteindre le feu de l’affaire Petro Tim.

Un rapport de l’Ige publié par nos confrères du Quotidien, censé enterrer le problème, a ravivé les flammes. Il épingle, selon ledit canard, le ministre Aly Ngouille Ndiaye qui botte en touche. En tout cas, ces explications vasouillardes du pouvoir sonnent comme un mensonge d’Etat qui conforte l’urgence de publier les contrats pétroliers afin que l’opinion ne soit plus le grand surmoi du débat.
L’affaire Petro Tim est un véritable feu de broussaille. Elle continue à se propager en mettant l’opposition au régime de Macky Sall dans l’émoi, alors que l’opinion reste le grand surmoi du débat politique. Après Abdoul Mbaye, Ousmane Sonko et le Forum civil pour ne citer que ceux-là, l’avalanche de révélations sur cette affaire où le frère cadet du chef de l’Etat est mis à l’index continue.

Avant-hier, ce sont nos confrères du Quotidien qui ont révélé un rapport de l’Inspection générale d’Etat (Ige) qui épingle le ministre en charge des Mines, Aly Ngouille Ndiaye. Lequel aurait signé dans la précipitation la convention de Petro Tim alors que celle-ci était attaquée auprès de ses services qui menaient déjà une enquête pour y voir plus clair. Mais, l’autorité les a pris de cours pour parapher le contrat. Ce qui apparaît aux yeux des enquêteurs de l’Ige, que citent nos confrères, comme une démarche «précipitée, surprenante, improductive et risquée».
Interpellé, hier, par Walf Quotidien, en marge d’une table ronde de l’Institut africain de développement économique et de planification (Idep) sur l’industrie verte, le ministre dément catégoriquement l’existence d’un tel rapport, sans préciser si oui ou non il a signé cette convention. «C’est hier que j’ai lu l’existence de ce rapport. Je ne l’ai jamais vu. Un rapport de l’inspection générale d’Etat ne peut pas m’incriminer sans pourtant que je le regarde ou que je donne un avis. Je n’ai ni la lettre de mission, ni le rapport provisoire ni le rapport définitif», a soutenu le ministre de l’Energie et des Mines.
En tout état de cause, ces explications vasouillardes, de part et d’autre, au sein du même Etat prouvent le cafouillage qui règne au sommet et met mal à l’aise les tenants actuels du pouvoir sur ce dossier que l’opposition agite comme un épouvantail. Et le rideau de fumée continue d’entourer cette affaire
Le gouvernement a-t-il bidonné le rapport de l’Ige dont parlent nos confrères ? Cherche-t-on par de la pure manipulation à disculper le candidat controversé de Guédiawaye à l’hémicycle impliqué dans cette affaire ? Y a-t-il des rapaces diurnes qui tirent les grosses ficelles du secret de cette gênante affaire pour le pouvoir sur laquelle surfe l’opposition ? Mystère et boule de gomme.

Ou du moins jusqu’à ce que l’Etat accède à la revendication des organisations de la société civile comme le Forum civil qui réclament la publication des contrats pétroliers. Ce, pour que tout le monde soit enfin édifié.

Walf Quotidien

250 000 citoyens exigent de l’Etat un site de recasement

Impactes par le projet Train-Express: Les 250 000 citoyens exigent de l'Etat un site de recasement

Depuis plus d’un an, les familles impactées par le projet du Train express régional sont dans l’expectative. Les 250 000 victimes demandent au Chef de l’Etat de signer un décret qui leur octroie un site de recasement.
Les familles impactées par le Train Express régional (TER) ont décidé de prendre le taureau par les cornes. En effet, les quelque 250 000 personnes concernées et issues de 10 communes des départements de Pikine, Rufisque et Diamniadio, sont dans l’attente d’un recasement. Ainsi, ce weekend, à Pikine, elles ont organisé une grande mobilisation.
Leur objectif est de créer un cadre d’échanges où toutes les personnes affectées se réunissent pour partager leurs maux. Le coordinateur adjoint du Collectif des personnes affectées par le projet, déclare qu’ils n’en peuvent plus de cette incertitude.
« Nous sommes tenus en haleine par le projet qui nous empêche d’évoluer et de faire les projets que nous avons envie de faire. C’est lamentable et c’est un préjudice qu’on nous a causé. On ne sait pas où aller et eux (l’Etat et l’APIX) aussi ne savent pas où nous devons aller« , a tonné Ibrahima Cissé.
Il déplore un manque de vision dans ce projet pour la simple raison qu’un aussi grand projet ne puisse pas avoir un site de recasement pour les impactés, au moment où les commerçants que l’ont été ont trouvé un site de 7 hectares dans le camp militaire.

« C’est inadmissible et c’est du jamais vu. Nous nous organisons, car nous avons nos intérêts à défendre. On nous propose pour le prix d’un terrain de 150 m2 à Thiaroye Gare à 2,8 millions F CFA. C’est inacceptable.

Nous ne le permettrons jamais, puisque le signer, c’est signer notre paupérisation à vie, anéantir, annihiler plusieurs années de travail. Mais aussi jeter le projet familial que nous avons bâti depuis plusieurs années. On ne le fera jamais« , a déclaré M. Cissé, fou de rage.

Ces impactés se tournent donc vers le Chef de l’Etat et lui demandent de décanter la situation. « Nous réclamons, vu que l’APIX ne peut pas le faire, que le président de la République, à travers un décret, nous donne un site de recasement. On ne doit pas privilégier les magasins au détriment des êtres humains. C’est inacceptable« , soutient le porte-parole.

Enquête

L’Etat a commis l’erreur de promouvoir un théâtre d’élite (universitaire)

L’Etat a commis l’erreur de promouvoir un théâtre d’élite (universitaire)

Le professeur de lettres Ousmane Diakhaté, enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a relevé, mercredi à Dakar, l’ »erreur de l’Etat » du Sénégal d’avoir opté depuis les années 60 pour un « théâtre d’élite » quand il s’est agi de faire la promotion du quatrième art.

« L’erreur de l’Etat, dans sa politique de développement culturel, et du théâtre en particulier, depuis les Indépendances (1960), c’est d’avoir opté pour le théâtre d’élite et de ne pas trop se préoccuper des autres formes de théâtre », a analysé M. Diakhaté, spécialiste de la dramaturgie et enseignant au département de lettres modernes de l’UCAD.
Il intervenait au 2e séminaire de recherche de l’Institut fondamental d’Afrique noire, un démembrement de l’Université Cheikh Anta Diop, et de la Direction des arts du ministère de la Culture et de la Communication.
« Politiques culturelles au Sénégal, théâtre et conte : l’Etat et le théâtre, le cas du Sénégal » était le thème de ce séminaire, qui fait partie d’une série de rencontres qui se tiendront les deux premiers mercredis de chaque mois, jusqu’en juillet prochain.
« Les politiques culturelles » menées par les pouvoirs publics au Sénégal doivent être revues, avec un encadrement des acteurs et une « concertation permanente » entre ces derniers et les autorités de l’Etat, selon Ousmane Diakhaté, directeur général du Théâtre national Daniel-Sorano, de 2000 à 2013.
Il estime que l’Etat doit permettre aux acteurs du théâtre d’exercer leur métier dans « de meilleures conditions » de travail.
De son côté, le directeur des arts au ministère de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Coundoul, reconnait que le théâtre sénégalais connaît des difficultés depuis les années 60.
« Concernant les activités théâtrales, il faut dire que le temps est en train de nous rattraper, avec des troupes théâtrales qui naissent et occupent les médias, en faisant plus que ce que font les acteurs du Théâtre national Daniel-Sorano », a signalé M. Coundoul.
Il fait allusion à une forme de théâtre qui fait fureur au Sénégal, aux côtés d’un quatrième art jugé plus conventionnel.
Le directeur général du Théâtre national Daniel-Sorano, Sahite Sarr Samb, a abondé dans le même sens, en faisant état d’une forme de « centralisation » de cet art par l’Etat, qui côtoie « un théâtre populaire » réputé moins conventionnel.
M. Samb a insisté sur la nécessité d’assurer la « réglementation du secteur » par la définition d’un statut des artistes par exemple.
Abdoulaye Coundoul a rappelé que le ministère de tutelle a mis en place un fonds d’aide dédié au théâtre.

Selon lui, l’Etat cherche à bien comprendre les difficultés auxquelles cet art est confronté, afin d’y remédier.

Les séminaires prévus d’ici à juillet permettront d’identifier « les problèmes liés à l’organisation, au financement, à la réglementation, à la formation, à la création d’infrastructures culturelles, etc. » selon un document des organisateurs.

L’opposition boycotte l’invitation du Chef de l’Etat

L'opposition boycotte l'invitation du Chef de l'Etat

Les membres de Manko Wattu Sénégal ont tenu un point de presse hier à l’heure où ils devaient avoir une deuxième rencontre avec le chef de l’Etat. Ils ont exprimé leurs inquiétudes sur le processus électoral.

Le coordonnateur de la coalition de l’opposition, Mamadou Lamine Diallo dénonce les engagements qui ne sont pas respectés. Il s’agit selon lui de l’augmentation du nombre des commissions administratives, la mise à disposition de la carte des commissions administratives, la possibilité d’utiliser l’ancien fichier électoral, le nombre de députés de la diaspora.

Un autre point que peine à digérer l’opposition concerne la création du pôle des Indépendants au niveau du Comité de suivi. Les membres de l’opposition ont donc décidé de ne pas répondre à l’invitation du chef de l’Etat. L’opposition qui a étalé ses exigences, récuse le ministre de l’Intérieur Abdoulaye Daouda Diallo pour l’organisation des élections législatives, rejette toute inscription nocturne dans les commissions administratives et demande de respecter l’engagement de mettre en place les 700 commissions administratives.

L’opposition exige également que les populations soient informées sur les commissions itinérantes et sur l’évolution du nombre d’inscrits, elle dénonce également les pratiques visant à favoriser les militants de Benno Bokk Yaakaar notamment dans la diaspora.

Délivrance d’autorisation de port d’armes, l’Etat durcit la réglementation

 

Délivrance d'autorisation de port d'armes, l'Etat durcit la règlementation

Depuis le meurtre du taximan Ibrahima Mbengue, tué à bout portant par Ousseynou Diop, l’Etat a pris des mesures pour restreindre la délivrance des autorisations de port d’armes au Sénégal. Une restriction qui ne fait pas l’affaire des armuriers qui craignent de fermer boutique avec des ventes en chute libre.

Au bord de la faillite, les armuriers au Sénégal ne vendent désormais plus les armes qu’au compte-gouttes. Aux yeux de la loi qui régit l’autorisation de port ou de détention d’armes, toute personne âgée de 21 ans au moins, souhaitant acheter une arme ou des munitions, peut en faire la demande. Il revient à la Direction de la surveillance du territoire de délivrer l’autorisation ou de la refuser. Les autorisations de port d’armes qui n’étaient pas soumises à des conditions restrictives, le sont depuis le meurtre du taximan , cité en référence, abattu d’une balle à la tête par le commerçant Ousseynou Diop.

Désormais, pour disposer d’une autorisation de porter une arme ou de la détenir, c’est la croix et la bannière. Un tour chez des armuriers pour s’enquérir de la situation des ventes, a permis de constater qu’ils craignent la fermeture. Sur place, des clients de plus en plus nombreux, attendent le précieux sésame (autorisation de port d’armes) avant de pouvoir acheter une arme. Dans le lot des demandeurs, les pharmaciens, les banquiers, les opérateurs économiques et les éleveurs, forment le gros de la troupe. Si en 2016, 1000 permis de port d’armes ont été accordés, selon une source policière, beaucoup d’autres détenteurs qui n’ont pas réussi à obtenir le document, ont tout de même réussi à se procurer une arme en l’achetant au marché noir.