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Le front syndical sur le pied de guerre

Les Syndicats préparent la riposte à la suite de la déclaration du Président Macky Sall du 1er mai. Les organisations syndicales affiliées à la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal/ Forces du changement (Cnts-FC) étaient en concertation hier à la bourse du travail.

Cette rencontre d’évaluation s’inscrit dans le cadre de la recherche d’une unité d’action pour une meilleure prise en charge des préoccupations des travailleurs, suite notamment «à la malencontreuse sortie du chef de l’Etat qui sonne comme une tentative de négation des acquis et des engagements souscrits par l’Etat du Sénégal».

Ces organisations ont décidé de poursuivre ensemble la dynamique enclenchée en direction des autres centrales et organisations non affiliées en vue d’apporter la riposte syndicale qui sied. Ont pris part à la rencontre, le Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire du Sénégal (Saemss), le Syndicat des Inspectrices et Inspecteurs de l’Education Nationale du Sénégal (Siems), le Syndicat autonome pour le développement de l’éducation et de la formation (Sadef), le Syndicat des enseignants en langue arabe du Sénégal (Snelas Fc), le Syndicat des professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal(Synpics).

Tous debout pour faire face au coup d’état électoral de Macky !

Trop c’est trop !

Une énième étape vient d’être franchie par le régime du Président Macky Sall dans sa stratégie de confiscation de la volonté populaire à l’occasion du scrutin législatif du 30 juillet prochain. Voici qu’à l’occasion d’une prétendue concertation en présence de dizaines de représentants de listes clairement sponsorisées par lui, le pouvoir s’apprête à violer le protocole de la CEDEAO qui interdit toute modification non consensuelle des règles du jeu électoral dans les six (6) mois qui précèdent les élections.

Devant la confusion ainsi créée de toutes pièces par cette pléthore de listes, le Président Sall envisage de faire adopter par sa majorité aux ordres, des modifications clairement destinées à lever toutes les barrières érigées dans la loi électorale pour garantir aux citoyens sénégalais des élections libres, honnêtes et transparentes.

Déjà les mesures annoncées par la télévision d’Etat qui, depuis 5 ans a ouvertement exclu de ses programmes tout discours en altérité avec celui du pouvoir, montrent qu’à la place d’une véritable campagne électorale de confrontation des projets et des programmes, on aura droit à un simulacre de campagne avec des temps d’antenne de 2mn et l’obligation faite aux listes de passer la moitié de leur temps de parole dans des studios et non de se faire couvrir au sein des populations.

Ces mesures de sabotage font suite à
• l’exclusion de fait de l’Opposition du comité de veille ce qui est une première depuis 1992
• le refus de l’audit du fichier électoral
• le sabotage organisé de la distribution des cartes d’électeurs
• la violation des dispositions de la loi électorale concernant la publication des listes provisoires d‘électeurs

Tout cela, nous l’avions clairement annoncé en mettant en garde le pouvoir. Mais ce dernier a toujours fait montre d’arrogance en restant sourd à nos récriminations notamment concernant l’autorité en charge de l’organisation des élections. Contrairement à ses prédécesseurs, le Président Sall a affirmé de façon récurrente qu’il entendait laisser à son ministre de l’intérieur dont le manque de liberté et de neutralité est avéré, le soin d’organiser le scrutin. Et depuis, les entorses à la loi se suivent et se ressemblent, expression d’une volonté délibérée de passer en force le 30 juillet prochain.

Mais le forcing ne passera pas le 30 juillet prochain. De même que nous nous étions opposés, dans la rue, le 14 octobre 2016, à la tentative de supprimer du fichier tous les électeurs susceptibles de voter pour l’opposition par la fameuse loi sur la refonte du fichier électoral, nous nous opposerons encore plus farouchement et plus fermement au coup d’état électoral en cours de préparation.

Nous appelons toutes les composantes du peuple Sénégalais, notamment les partis et coalitions de partis politiques, mais aussi toutes les organisations et mouvements citoyens à se mobiliser pour barrer la route à la confiscation en cours de la volonté populaire.
Nous appelons toutes les Sénégalaises et tous les Sénégalais à l’occupation de la place Sowéto devant l’Assemblée nationale, le moment venu, pour empêcher toute forfaiture qu’ils voudront faire avaliser par le parlement.

Nous prévenons les amis extérieurs de notre pays, en particulier ceux qui mettent leurs ressources publiques dans les élections chez nous afin qu’ils prennent toutes leurs responsabilités avant que l’irréparable ne se produise car nous ferons face à la forfaiture et le Président Sall sera le seul et unique responsable de tout ce qui se sera produit.
Nous engageons la CEDEAO à prévenir le danger qui pèse sur la démocratie Sénégalaise par la violation prochaine de son protocole pertinent.

Nous prévenons également l’Union Africaine et le Nations Unies dans le même ordre d’idées. Des correspondances leur seront envoyées sans tarder afin que nul n’en ignore mais nous sommes convaincus que c’est au peuple sénégalais, en premier et dernier ressort de prendre ses responsabilités. Nous n’avons aucun doute qu’il les prendra afin que le système démocratique dont l’enracinement a coûté tant de sacrifices aux générations passées soit sans cesse sauvegardé et approfondi.

Vive le Sénégal démocratique
Vive l’Afrique
Dakar le 30 juin 2017
La Coalition gagnante/wàttu Senegaal

Aissata Tall Sall, avocate de Barthélémy Dias : Demain, nous ferons face à l’accusateur, c’est-à-dire le Procureur


Aïssata Tall Sall défendra Barthélémy Dias lors de ce procès tant par le Sénégal.
Le procès du maire de Mermoz/Sacré-Cœur, Barthélemy Dias, qui s’ouvre demain, risque de ne pas se tenir. Du moins, le juge risque de ne pas aborder le fond du dossier, si on en croit, Me Aissata Tall, l’avocate du prévenu.

«Demain, nous ferons face à nos juges. Nous ferons face à l’accusateur, c’est-à-dire le procureur de la République. Mais, demain, ce sera une audience de mise en état. Le tribunal va constater que les parties sont là. Que les témoins sont là. Et, si nous entendons citer des témoins, nous le dirons au tribunal. Ce dernier accédera à notre demande ou n’acceptera pas. Il est souverain», a soutenu l’avocate de Barthélemy Dias sur les ondes de la Rfm.

«Ce n’est peut-être pas un dossier comme les autres, mais, ce n’est qu’un dossier aux yeux des professionnels de la justice. Barthélemy n’est pas seul, il est assisté par des avocats», assure-t-elle, appelant les uns et les autres au calme.

Comment faire face aux pratiques rentières du Groupe SENAC sur l’autoroute à Péage?

ct dieye

Non content de pratiquer les tarifs de péage autoroutier les plus chers au monde, pratique que lui facilite la nature de son contrat de concession accordé par des gouvernements qui manquent singulièrement de courage et de vision, voilà que le Groupe SENAC remet ça en exigeant du gouvernement un dédommagement de 8 Milliards parce qu’il aurait perdu de l’argent du fait du report de l’ouverture de l’aéroport Blaise Diagne.

Si ce groupe traite le Peuple sénégalais avec autant de méprise, c’est bien parce qu’il ne voue aucun respect à notre gouvernement, y compris le Président de la République lui-même. Il se croit en terrain conquis car il n’a en face de lui que des gens qui se contentent de quémander la baisse du prix de l’autoroute lorsqu’ils doivent exiger d’en fixer les règles.

J’ai été étranglé par la honte lorsque j’ai appris que le Président Macky Sall aurait décidé de boycotter la cérémonie d’ouverture du tronçon Diamniadio-Mbour comme réponse à la décision du Groupe SENAC de fixer unilatéralement le prix de ce second tronçon, prix qui serait hors de portée.

Lorsqu’un Président en arrive à ça, dans son propre pays, face à une modeste entreprise qui ne doit sa force qu’à la protection de l’État français et de ses réseaux de clients, courtisans et d’affairistes qui peuplent l’espace présidentiel, régime après régime, on peut bien se demander à quelle sauce nous serons manger par les grandes multinationales.

Il est temps d’arrêter le groupe SENAC. Nul ne peut justifier que les marocains payent 23 Dirhams, soit 1300 FCFA sur les 87 km qui séparent Casablanca et Rabat et que les Sénégalais soient obligés de payer 1400 FCFA entre Dakar et Diamniandio, sur une vingtaine de kilomètres. SI nous poursuivons cette logique, cela voudrait dire que nous paierons environ 5000 FCFA pour aller à Mbour. Aucune logique économique ne peut expliquer une telle pratique, si ce n’est la pure prédation.

Nous devons gérer nous-mêmes nos autoroutes. Je propose au Gouvernement de mettre sur pied, sans délai, la Société des Autoroutes du Sénégal (SAS), en mettant en avant nos trois majors des BTP, à savoir la CSE comme majoritaire avec 40% des parts, la CDE, second avec au moins 25%, Jean Lefevre Sénégal troisième avec 20% en fin l’État quatrième avec 15%. L’État laisserait totalement la gestion aux privés et se contenterait d’orienter la distribution des infrastructures dans l’espace et le temps à travers le pays, hors de toutes considérations politiciennes.

Comme notre gouvernement, pour des raisons évidentes, ne remettra pas en cause le contrat de concession et les avantages acquis par EIFFAGE et SENAC, il pourrait au moins s’assurer au toute nouvelle autoroute soit gérée par la Société Sénégalaise. A travers les prix que cette dernière appliquerait sur les tronçons qu’elle gère, elle prouverait facilement que les prix pratiqués par SENAC ne reposent sur rien et donnerait à l’État le courage de les ajuster vers le bas, au grand bénéfice des Sénégalais.

Qui plus est, en gérant ainsi nos autoroutes pendant des années, nous apprendrions à en faire de même dans d’autres pays. Plus tard, nous pourrons alors profiter du développement des infrastructures dans les pays de la CEDEAO et exporter nos services dans la région.

Cheikh Tidiane Dièye