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Ironie céleste à Ndoumbelane. (Par Alassane k. Kitane).

« Dans un monde de supercherie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire » a dit G. Orwell : j’ajouterai pour ma part, que c’est aussi un acte périlleux, comme le montre le cas Guy Marius Sagna.

Sur les cendres de leurs « ancêtres », le Ciel leur a laissé un héritage immensément riche. Mais Timis le crépuscule arriva et mit ses ténèbres dans les esprits des gouvernants de Ndoumbélane. Crépuscule leur vendit du vent contre de l’or noir. Affidé d’un « W-aliou » faux, il réussit à passer entre les mailles du filet des décrets présidentiels pour s’enrichir aux dépens des habitants de ce pays où la pauvreté est reine. « Le crépuscule excite les fous » dit Charles Baudelaire ! Chez nous, Crépuscule est désormais un nom : celui d’une minorité arrogante qui écrase, exploite et ment une majorité docile, indolente et peu soucieuse du destin de ses enfants. On ameute la république, les foyers religieux et la presse quand un lanceur d’alerte est insolent, mais on courbe l’échine et sème la zizanie quand le pays est insolemment pillé.

Et comme la nuit met « ses ténèbres dans leur esprit » (Baudelaire), les gens de Ndoumbélane, comme à leur habitude, se mirent à proférer des absurdités du gens « ce pétrole est une grâce que Dieu nous a faite en exauçant les prières de nos saints » ! Ah les fous, ils ne savent même pas que la formation du pétrole requiert 20 à 350 millions d’années. Il faut sûrement avoir une prière embarquée dans une machine à remonter le temps pour comprendre cette énigme intempestive !

L’obscurantisme est allié des pratiques des gens comme Crépuscule : pour tromper un peuple, il faut le nourrir de fanatisme et de folles espérances. Au lieu de combattre la forfaiture et l’injustice, chacun se mit alors à ratiociner sur les profits narcissiques qu’il pourrait tirer du pétrole. Ah Ndoumbélane ! La patrie peut donc être escroquée sans frais, pourvu que chacun estime que son pauvre sort pourrait s’améliorer lorsque le pétrole sera exploité. Oh quel manque d’ambition et de rigueur citoyenne !

Mais le ciel est plein d’humour. Constatant que les habitants de Ndoumbélane manquent cruellement d’ambition et de détermination, et qu’il ne savaient que faire de cette richesse, il retint ses pluies et assécha cette contrée. Les bêtes et les hommes sont désormais dans la même situation : amaigris, affamés, déboussolés, apeurés, tristes, avilis. Ces visages affligés, ces regards hagards et absents, ces mines défaites, sont la preuve que les gens de Ndoumbélane végètent au lieu de vivre. A Ndoumbélane tout le monde est en colère, mais on est gêné de l’exprimer : c’est ce qui arrive quand on vit dans un univers de supercherie universelle.

Les bêtes meurent de faim, mais aucun pouvoir politique n’en est conscient ; aucune mesure politique n’est prise, aucune information n’en fait état. Bientôt ce sera le tour des hommes de mourir de faim, et le sous-sol de Ndoumbélane sera excavé de fond en comble pour trouver d’autres puits de pétrole, histoire de renflouer les caisses de l’État dangereusement éprouvées par une gabegie devenue structurelle. Le ciel a vraiment de l’humour.

Le prétexte fallacieux des aigrefins du Sénégal (par Pathé Gueye)

Le prétexte fallacieux des aigrefins du Sénégal (par Pathé Gueye)

Ça sent le gaz à plein nez partout! Ainsi, en volant au secours du petit politicien Macky Sall dans la mouscaille jusqu’au cou, le club d’affairiste dénommé « La conférence des leaders de Benno Bokk Yaakaar» et composé de politiciens professionnels, de délinquants politiques, de croulants-vautours de la politique sénégalaise a encore brandi, entre autres, la fameuse Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE)en guise d’argument. Il est donc urgent de rappeler par la répétition pédagogique pour mieux éveiller et soutenir notre désir de comprendre. À cet effet, relisons et distinguons bien:

L’ITIE, une obscure organisation très méconnue

L’ITIE a été lancée en 2002 au Sommet de la terre, à Johannesburg, par l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, après avoir constaté les écarts importants entre les revenus des industries minières et pétrolières encaissés par les États et le niveau de pauvreté de leurs populations. Plus précisément, il s’agit d’une norme internationale qui fait la promotion de la transparence et la redevabilité dans la gestion des revenus issus de l’exploitation des ressources minières, pétrolières et gazières. Ainsi, en répondant à l’une des correspondance d’Abdoul Mbaye de l’ACT, l’ancien Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne y précisait que l’initiative ITIE « vise à renforcer la bonne gouvernance dans les pays dotés d’importantes ressources naturelles, en mettant à la disposition du public toutes informations relatives à l’attribution des titres, aux versements effectués par les sociétés minières, pétrolières et gazières et à l’utilisation des revenus ».

Pour son organisation, l’initiative consacre trois sortes de statuts. Le premier dit Pays engagé est un pays qui a décidé de mettre en œuvre l’initiative. Le deuxième dit  Pays Candidat ou candidate country est un pays qui a franchi, à la satisfaction du Conseil d’administration de l’ITIE, les quatre « étapes » vers l’adhésion, conformément à la Norme ITIE. Le troisième dit Pays Conforme ou compliant country est un pays que le Conseil d’administration de l’ITIE considère qu’il a satisfait à toutes les Exigences de l’ITIE. Elle ne comptait que 7 pays à son lancement en 2004. Mais avec la manne financière constituée avec les contributions volontaires des États initiateurs- pilleurs, la Banque mondiale et d’autres institutions financières choisies fournissent une aide précieuse aux pays qui décideraient d’adopter les principes de transparence et de responsabilité accrues promus par cette initiative. Cet incitatif financier, faut-il le souligner, a rendu facile l’élargissement de l’organisation composée depuis octobre 2014 de 46 pays dont 21 États africains incluse la République Centrafricaine qui fait désormais de la petite liste des Pays suspendus. Au moment où  les États africains se bousculent depuis le début à la porte de l’ITIE, les Occidentaux ont eu une attitude particulièrement hyper frileuse envers l’organisation. Le cas de la Grande Bretagne de Tony Blair est le plus inénarrable! Car, il a fallu, 10 ans après soit le 9 juillet 2013, pour que le gouvernement britannique, initiateur de l’ITIE, ait décidé de lancer son processus ITIE. Et c’est le successeur de Blair, l’ex Premier ministre David Cameron lui-même qui, jugeant la nécessité d’examiner la honteuse  position du Royaume-Uni, avait adressé une lettre ouverte aux dirigeants récalcitrants à l’ITIE du G8 en leur disant : « Nous ne pouvons pas appeler d’autres pays à se soumettre à ces normes si nous ne sommes pas prêts à faire de même. ».

 Là, il est pertinent qu’on se demande : à quoi bon d’être utile en brandissant à tout bout de champ cette ITIE en lieu et place de répondre clairement aux légitimes interpellations des citoyens? Ou bien faut-il surtout par les temps qui courent être plus royalistes que le roi lui-même? 

L’ITIE, un instrument pour le pillage honteux des ressources naturelles

Évidemment, nous ne pouvons pas être à priori contre la vertu de ces belles déclarations porteuses de nobles ambitions! Or, ce bref aperçu exposé en guise de présentation de l’ITIE nous replace de facto dans l’éternel débat des rapports Nord-Sud, plus précisément des possibilités et des contraintes en matière de développement. Autrement dit, l’ITIE, à l’instar des autres « machins » (organisations internationales, conventions, traités, chartes, etc.) bâtis ou conclus souvent sur la base d’une logique européocentriste parée d’hypocrisie, ne semble pas être l’exception à la règle. Certains États qui ont décidé de l’insérer dans leur dispositif réglementaire, voient en elle une solution pour une gestion saine et partagée des ressources naturelles alors qu’elle vise en silence à avilir la volonté d’autodétermination des Peuples.

Le contexte de la création de l’ITIE était particulier. Des États du Nord, des pilleurs professionnels de ressources naturelles disponibles dans les pays du Sud, avaient pris la décision de s’accorder un moment de répit pouvant calmer les ardeurs des résistants et des dénonciateurs de leurs actes infâmes, à l’époque très au cœur des actualités nationales. Le pillage, la corruption, les guerres, la misère, la famine, la pauvreté, ont trop duré dans les pays « riches en ressources » pour amener plusieurs observateurs à parler de « la malédiction du pétrole » ou à qualifier l’or noir de « caca du diable ». Donc, la réaction des États qui abritent les sièges sociaux de la plupart des compagnies privées d’exploitations sur le terrain, était attendue.

En effet, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, à qui on attribue la paternité de l’ITIE n’avait pas de toute manière d’autre choix que de la proposer à ses pairs. Car c’était sur le sol britannique que l’ONG Global Witness avait commencé à mener de vastes campagnes publiques imposant la transparence relative à l’exploitation des ressources naturelles et la gestion des revenus y afférents. Dans l’un de ses rapports,  l’ONG britannique mettait à nu la complicité du secteur pétrolier et financier dans le système de captation de la rente encaissée par les gouvernants des pays exploités au détriment de la population. Ainsi, avec d’autres organisations non gouvernementales (CAFOD, Oxfam UK, SCF UK, Transparency International UK, CRS, Human Rights Watch, Pax Christi NL, Caritas France, etc.), Global Witness lançait en juin 2002 une vaste campagne dénommée: « Publiez ce que vous payez » (PCQVP).  À travers cette campagne, les ONG exigeaient à ce que « toutes les compagnies multinationales et les entreprises d’État publient à titre individuel les chiffres annuels nets des paiements qu’elles versent aux gouvernements. Ces revenus incluent notamment les redevances perçues sur la valeur de la production, les bonus versés à la signature des contrats d’exploitation, l’impôt sur les bénéfices des sociétés après déduction des coûts et amortissements liés aux investissements nécessaires à l’exploration et l’exploitation, l’impôt à la source sur les paiements de dividendes, les droits de douane, la taxe sur la valeur ajoutée, etc. ». De plus, elles demandaient que « ces informations soient mises à la disposition de la société civile, en langues et monnaie locales. La coalition exige que les chiffres soient vérifiés par des organismes indépendants multi-parties prenantes (multi-stakeholders) ou par le FMI. ». Dans ce sens,  le professeur Gilles CARBONIER précise que la campagne PCQVP « ne vise pas directement les gouvernements des pays producteurs. Elle exerce plutôt une pression sur des acteurs influents capables d’inciter ces gouvernements à introduire plus de transparence dans ce domaine sensible. La campagne vise en particulier la Banque mondiale, le FMI, les autorités boursières et les banques commerciales afin qu’ils fassent pression tant sur l’industrie extractive que sur les pays producteurs pour que l’obligation de transparence des revenus prime sur les clauses de confidentialité ».

On peut tout fuir, sauf sa conscience, soutenait l’écrivain autrichien Stefan Zweig! Par conséquent, il apparait logique, parce qu’elle peut être moyen civilisé de légitimation de leurs différentes activités de spoliation, de voir les États occidentaux ériger en norme incontournable la TRANSPARENCE.

L’ITIE, le support d’une transparence imaginaire et tyrannique

Les Gouvernements qui se sont succédé à la tête de l’État sénégalais, à l’instar de plusieurs pays en Afrique qui se réclament démocratiques, ont tous développé la même manie consistant à projeter sur la scène internationale l’image d’un ardent défenseur de la protection des droits de la personne et de l’avancement des valeurs démocratiques. Ils le font en montrant du doigt par exemple des instruments juridiques internationaux négociés et ratifiés par le pays. Le Sénégal de Macky Sall n’échappe malheureusement pas à cette pratique. Dans un des rapports de l’ITIE, le grand-frère de Aliou l’homme de BBC babillait ainsi: « Mes prédécesseurs, depuis le Président Senghor, ont tour à tour contribué à bâtir la nation sénégalaise ou à asseoir les bases de la démocratie politique et sociale. Pour ma part, je fonde ma vision sur un crédo, qui est de créer les bases d’une véritable démocratie économique, qui reste un des piliers incontournables de l’émergence souhaitée pour le Sénégal. Cette vision, la Norme ITIE y contribue amplement et fort opportunément». La clarté orne les pensées profondes!

C’est sous le prisme de la réalpolitik qu’il faut comprendre et situer l’adhésion caractérisée de volontaire du Sénégal aux principes de l’ITIE. Devenir un « Pays conforme », par là y trouver ce beau prétexte que peut procurer le sceau ITIE pour esquiver les demandes, les interrogations, les inquiétudes portant sur la gestion de nos ressources naturelles, reste pour les malfaiteurs de la République un souhait démesuré. Ainsi, en 2013 le Sénégal avait soumis une demande pour le statut de « Pays Candidat ». Ce statut une fois obtenu, a engagé notre Sénégal à publier régulièrement toutes les recettes tirées de l’exploitation des industries extractives et les paiements versés à l’État par les compagnies opérant sur le territoire sénégalais. Il fallait agir vite car le Sénégal avait jusqu’en Octobre 2016 comme délai pour démarrer le processus de validation en vue de l’obtention du statut de « Pays Conforme » à l’ITIE. La séduction, des membres du Conseil d’administration de l’ITIE devra se faire par tous les moyens! Tour à tour, il est mis en place un Comité nationale ITIE. Ce dernier produit son 1er rapport dit de conciliation en octobre 2015 pour l’exercice de 2013. Ensuite, il décide de simplifier ce document très compliqué par un autre intitulé : Comprendre pour Agir. Le président de la République profite de son Référendum du 20 mars 2016, pour introduire dans la Constitution sénégalaise la reconnaissance de nouveaux droits aux citoyens : droits à un environnement sain, sur leurs ressources naturelles et leur patrimoine foncier. Le premier  alinéa de l’article 25 stipule : « Les ressources naturelles appartiennent au peuple. Elles sont utilisées pour l’amélioration de ses conditions de vie. L’exploitation et la gestion des ressources naturelles doivent se faire dans la transparence et de façon à générer une croissance économique, à promouvoir le bien-être de la population en général et à être écologiquement durables ». Et enfin il ya ce deuxième très populaire rapport du 16 octobre 2016 couvrant l’année fiscale 2014 et qui a eu, contrairement au précédent, la touche inédite d’être béni par l’ancien président Macky Sall qui a fait la préface.

Au total, il était clair aujourd’hui qu’avec l’initiative ITIE nous avons toujours assisté à une mesquine commande inscrite sans vergogne dans un agenda gouvernemental caché et porté par des adeptes de la supercherie et de la farce politique. Par conséquent, ce cul-de-sac ITIE  encore arpenté par les ménestrels de la République restera pour nous autres un chemin sans issue et sans lumière apparente. D’ailleurs, Jonas Moberg, un chef du Secrétariat international de l’Organisation ITIE avait lancé cet avertissement: « Tout d’abord, je souhaite clarifier que l’ITIE ne prétend pas être la solution de ce qu’on nomme désormais la malédiction des ressources. La transparence des revenus à elle seule ne suffit pas à assurer que la richesse en ressources naturelles produise des bienfaits et permettent le développement des citoyens d’un pays. La transparence des revenus, probablement à travers l’ITIE, est nécessaire mais insuffisante. Nous sommes les premiers à reconnaître que l’ITIE ne peut pas à elle seule aborder les plus importants défis de développement de notre époque. Il serait naïf de croire que l’ITIE pourrait être la solution aux problèmes complexes du Delta du Niger, par exemple ».

Pathé Gueye- Montréal

Contrats pétroliers et gaziers : va-t-on, enfin, entendre la justice ?

Rappeler les valeurs de l’Etat de droit et de la démocratie est une ardente obligation. La République apparaît souvent comme un ensemble de valeurs qui s’imposent à l’Etat, aux communautés, acteurs économiques, politiques, et aux citoyens, etc. C’est effectivement plus que ça, mais elle est avant tout une République qui repose sur la démocratie et l’État de droit.Ce bref rappel permet de préciser que la manifestation de la vérité dans l’affaire relative aux contrats pétroliers et gaziers peut contribuer, dans le contexte actuel, à la clarté des choses et à l’apaisement.

Il vrai qu’Aliou SALL ne pouvait raisonnablement prétendre à ses différentes responsabilités d’aujourd’hui si son frère n’était pas le Président de la République. Les fonctions tant publiques que privées dont il a déjà la responsabilité, même à la faveur d’un décret de son frère Président, l’empêchent, pourtant, juridiquement de pouvoir assurer la direction de la Caisse des dépôts et consignations (voir article 100 Code général des Collectivités territoriales du Sénégal).

Au-delà de cette illégalité manifeste (à la faveur d’un décret présidentiel), pour la manifestation de la vérité, il est temps que la justice ouvre une information judiciaire et que monsieur SALL (toujours présumé innocent) et toutes les personnes concernées soient convoqués et entendus par la justice pour tirer au clair cette affaire qui continue de secouer l’Etat. 

Monsieur SALL est un justiciable ordinaire qui ne jouit d’aucune immunité. De quel droit Aliou SALL peut-il prétendre à cette mobilisation générale de l’Etat ? Qu’est-ce que l’Etat du Sénégal chercherait à couvrir ? Contrairement à ce qui est dit, le Procureur n’a pas à s’autosaisir, il doit se saisir de cette affaire. Se saisir de l’affaire pourrait permettre la manifestation de la vérité au nom de l’Etat de droit (I) et de la démocratie (II)                                        

  I-La justice au nom de l’Etat de droit 

Poser l’Etat de droit est une idée aussi belle que difficile à réaliser. L’État de droit, c’est précisément le contraire de la position du Gouvernement dans l’affaire Aliou SALL. C’est un Gouvernement partisan qui a pris position et qui a prématurément jugé pour absoudre un citoyen, simple justiciable, avant l’intervention de la justice.

En effet, nos dirigeants ont la fâcheuse habitude de considérer leurs citoyens alertes comme des suspects en puissance dès lors qu’ils participent à la transparence de la vie publique et leurs opposants comme des éléments subversifs, alors qu’ils font preuve de cécité vis à- vis des scandales financiers qui les éclaboussent et des non moins scandaleuses pratiques de leurs collaborateurs, entourage ou famille.

Pourtant, l’État de droit ignore cette tension en affirmant la primauté du «gouvernement du droit» sur le «gouvernement des hommes» en tant que principe de légitimité. Le gouvernement des hommes renvoie aux titulaires du pouvoir investis de la capacité de vouloir et d’agir au nom de la collectivité, tandis que le gouvernement du droit renvoie à l’égalité devant la loi et devant la justice.

Au nom de l’Etat de droit, la légalité de contrats ainsi toutes les transactions y afférentes doivent s’examiner à un double point de vue, c’est-à-dire au regard du droit interne et du droit international. Aliou SALL est maire de Guédiawaye, certes, présumé innocent, qui ne bénéficie d’aucune immunité. Au-delà de sa responsabilité politique vis-à-vis des électeurs de cette Commune, il peut voir sa responsabilité civile et pénale engagée dans les conditions définies par la loi.

Sa responsabilité civile ne peut en principe être engagée que dans l’hypothèse particulière de la commission d’une faute personnelle. Sa responsabilité pénale pourrait être engagée à l’occasion de la commission d’une quelconque infraction réprimée par la loi. Suite à cette affaire, il conviendrait enfin de s’assurer, en vertu du préambule de la Constitution, de «la transparence dans la gestion des affaires publiques »

Pour faire bref, l’Etat de droit est un rempart contre d’éventuelles dérives contraires à la loi, une valeur que la République porte parce que nous l’avons construit ainsi, par ce que l’Etat de droit est devenu un titre de respectabilité, il a aussi permis d’innover vers le progrès en matière de droits et construit les conditions d’un droit de regard sur la manière de gouverner et de décider au nom de la démocratie.                                                                       

 II-La justice au nom de la démocratieCe n’est pas la démocratie qui contrôle l’Etat de droit, mais l’inverse. 

Aujourd’hui, dans bien des cas, en raison de la solidarité politique unissant Président, Gouvernement et Parlement, l’aspect démocratique d’un régime tient donc à autre chose qu’à la prétendue séparation «Pouvoir Législatif – Pouvoir Exécutif », c’est-à-dire à l’indépendance du système judiciaire et des Juges.Aussi, la démocratie ne se définit plus seulement par ses origines, mais aussi par sa finalité. En vérité, l’élection n’est plus le seul ressort de la légitimité démocratique.

Dès lors, deux institutions sont également légitimes : celle qui trouve son fondement dans l’élection (légitimité « élective ») et celle qui le trouve dans la défense des droits fondamentaux (légitimité «fonctionnelle »… du pouvoir judiciaire et des juges).Si le concept de démocratie doit avoir une valeur autre que purement mythologique, s’il doit avoir une valeur historique réelle sous nos cieux, il faut accepter d’en substantialiser le contenu. « Substance » comme synonyme de « matérielle » s’oppose ici à procédure (électorale).

En effet, avec l’éclosion de la figure du juge au cœur de tous les régimes, nous assistons à un contenu dualiste de la démocratie. Aujourd’hui, l’exigence d’élections démocratiques, aussi nécessaire soit-elle, n’épuise pas les voies de la démocratie. 

Le contrôle du pouvoir s’impose aussi comme une poutre maîtresse des régimes modernes. Dès lors, jusqu’où peut aller le pouvoir de la justice sénégalaise dans cette affaire relative aux contrats pétroliers et gaziers? Gardienne des droits et libertés, la justice sénégalaise, face à la position déjà affichée par le Gouvernement, en arrivera-t-elle à présenter au Peuple les éléments nécessaires à la manifestation de la vérité ? Vaste question !

Il est certain que lorsqu’il s’agit des intérêts du Peuple, il est particulièrement important de satisfaire aux principes de transparence, de justice et d’égalité. Par conséquent, il est essentiel que les conditions d’une manifestation de la vérité au nom de la démocratie soient clairement observées et que le Gouvernement lui-même soit respectueux dans son application, de façon à remplir le critère de « Gouvernement modéré ».                                                      

 Mouhamadou Ngouda MBOUP

Enseignant-chercheur de droit public

FSJP/UCAD 

Accords sur le pétrole et le gaz : Macky en Mauritanie aujourd’hui


Le Sénégal et la Mauritanie ratifient aujourd’hui à Nouakchott les accords nécessaires qui «marquent le début de la phase d’exploitation» du pétrole et du gaz. Le Président Macky Sall quitte d’ailleurs Dakar aujourd’hui pour un voyage en Mauritanie.

En février déjà, la Mauritanie et le Sénégal ont signé, vendredi 9 février à Nouakchott, un accord de coopération pour l’exploitation du champ gazier offshore de « Grand Tortue-Ahmeyim » (GTA) à cheval sur leur frontière commune.

Cet accord, dont le contenu (taxes et partage des revenus entre les deux États et les compagnies pétrolières), demeure inconnu, permettra au découvreur américain Kosmos Energy et à la major britannique BP de décider, au cours de cette année, le lancement de l’exploitation d’un gisement estimé à 450 milliards de mètres cubes, soit l’équivalent de 14% des réserves de gaz nigérianes.

Thierno Bocoum répond à Macky : On parle parce que rien n’est transparent…

Après Ousmane Sonko, un autre leader politique a répondu à la déclaration du chef de l’Etat demandant à ses adversaires d’arrêter de tenir de « faux débats » sur la question liée à l’exploitation du pétrole et du gaz. Il s’agit de Thierno Bocoum qui parle d’une obligation pour les Sénégalais d’en parler à cause de « la nébuleuse dans ces dossiers ».

Le Président du mouvement Alliance générationnelle pour les intérêts de la République (Agir) relève un manque de
transparence dans ces dossiers qu’il faut bien dénoncer.

« Effectivement, nous aurions pu nous taire si toutes les informations avaient été fournies au peuple sénégalais concernant leurs propres ressources. Nous aurions pu nous taire si le Chef de l’Etat avait pris toutes les dispositions pour une transparence totale dans les signatures liées aux ressources naturelles, », a t-il répondu au président Macky Sall

« C’est parce qu’il y a une nébuleuse totale dans la gestion de ces ressources que l’opposition est obligée d’en parler », conclut-il.

Mamadou Lamine Diallo : les revenus du gaz doivent être tirés au clair


Macky Sall a informé le peuple que l’Etat recevra 550 milliards de FCFA de l’exploitation des hydrocarbures par an et pendant 30 ans, soit près de la moitié du service de la dette annuelle de l’Etat à partir de 2021- 2022. Dans le fond, c’est très peu, à peine un sac de riz par habitant pour la future génération.

En attendant de revenir sur les bases et les contours de cette estimation, objet d’une question écrite de ma part, je ferai observer ceci.

Si Franck Timis et Aliou Sall n’étaient pas dans le dossier, le Sénégal aurait gagné 30% de plus dans le projet. L’Opposition l’a suffisamment souligné. Mais en plus, le Sénégal aurait mieux négocié avec la Mauritanie, au lieu d’un 50-50, un 80-20. Certains experts évaluent le manque à gagner à des centaines de milliards par an pour le Sénégal.

La géostratégie des hydrocarbures est impitoyable sur fond de rivalité des grandes puissances. Les erreurs se paient cash.
En tout cas, nous nous réjouissons de la sortie d’affaire de Gadio aux Etats-Unis, j’ai toujours soutenu qu’il s’est trouvé pris dans la rivalité Chine-Etats-Unis.

Dossier nouveau : Pourquoi Macky Sall refuse de clarifier le dossier en justice de Feu Moussa Ndiaye, premier Coordonnateur National de Tekki ?

Décédé de manière suspecte selon les mots du Procureur de la République qui a ouvert une enquête le 2 septembre 2008, l’affaire Moussa Ndiaye est restée en l’état jusqu’à présent.

Pourtant, l’autopsie réalisée le jeudi 4 septembre 2008 par le Professeur Mendes avait conduit à des prélèvements de liquide à faire analyser. Depuis lors, rien n’a bougé malgré mes huit heures d’interrogation à la DIC le 8 septembre 2008.
J’ai saisi le gouvernement de Macky Sall, y compris par une question écrite à l’Assemblée nationale ; aucune réponse sérieuse, une volonté de classer l’affaire. A tel point que cette affaire de meurtre politique, une grande injustice contre Tekki, a échappé à la sagacité du « greffier de la deuxième alternance » Mody Niang.

Il est vrai que dès le 10 septembre 2008, Macky Sall alors président de l’Assemblée Nationale avait été reçu en grande pompe au Sénat français. Il avait invité alors Maître Ndèye Fatou Touré Député de Tekki à l’Assemblée nationale.
Le mois de septembre pour Tekki, dont une base affective se trouve en Casamance, rappelle le souvenir du bateau le Joola en 2002. J’y ai perdu 25 membres de ma famille.

C’est pourquoi ce mois nous impose depuis lors une vigilance absolue contre les provocations et autres infiltrations visant à déstabiliser Tekki. Du paradis ICA, Moussa Ndiaye sait que Tekki vit plus que jamais. Son sacrifice ne sera pas vain. Nous réussirons à mettre en place dans ce pays une gouvernance démocratique sur la base du responsabilisme, un Sénégal des patriotes justes, des hommes utiles !

La Sénégambie nouvel enjeu gazier (Par Mamadou Lamine Diallo)

La Chine est bien venue demander sa part du gâteau gazier, connaissant les difficultés de trésorerie de l’Etat APR qui résultent du financement anarchique des projets présidentiels de Macky Sall.

Demain, ce sera l’Allemagne, pays consommateur de gaz naturel. Le bloc en jeu est celui de Casamance sud Profond. La Russie s’y intéresse aussi. La société Total de la France a hérité du bloc de Franck Timis de Rufisque Offshore Profond au sud du bloc de Kayar dans lequel Kosmos a découvert du gaz naturel.

Ainsi, c’est désormais la façade atlantique du Sénégal et de la Gambie qui est l’objet de convoitise par les pays de la frontière technologique. Le pétrole sera au centre de la présidentielle de 2019. Or sans institutions solides, la malédiction du pétrole est inévitable. C’est la raison pour laquelle les conclusions des Assises Nationales sont plus que jamais pertinentes malgré la trahison des dirigeants de l’APR, du PS, de l’AFP, etc.

Pétrole et gaz : Macky Sall réaffirme sa disponibilité pour le dialogue

Le président de la République Macky Sall a assuré vendredi de sa disponibilité à poursuivre le dialogue sur la gestion des ressources pétrolières et gazières, estimant que certaines questions doivent faire l’unanimité.

« Aujourd’hui, j’ai lancé une concertation nationale sur la gestion des ressources pétrolières et gazières. Il n’est jamais trop tard pour (venir) apporter sa pierre à l’édifice, sa contribution. Le dialogue autour des questions d’intérêt national doit faire l’unanimité’’’’, a dit le chef de l’Etat qui s’exprimait à la Grande mosquée de Dakar, après avoir accompli la prière de l’Aïd fitr.

Plusieurs membres du gouvernement, le Grand Serigne de Dakar Abdoulaye Makhtar Diop, le maire de Dakar-Plateau Alioune Ndoye, entre autres, étaient présents.

’’Mon rôle en tant que président de la République, c’est de conduire aux destinées de notre pays dans la voie de la concorde nationale, de la recherche de l’unité nationale consolidée. C’est pour cela que j’ai fait du dialogue une méthode de gouvernance’’, a expliqué Macky Sall.

Le président Sall a remercié les forces vives de la Nation pour leur participation mardi aux concertations sur les ressources pétroles et gazières, indiquant que toutes les préoccupations seront prises en compte dans la formulation de la nouvelle loi d’orientation relative à la gestion des ces ressources naturelles.

Les concertations qui se sont tenues mardi, au Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio (CICAD) visent à contribuer à « instaurer une gouvernance inclusive et transparente’’ des ressources naturelles.

Les travaux présidés par le chef de l’Etat Macky Sall se sont déroulés avec la participation des membres du gouvernement, d’élus, de partis politiques (pouvoir et opposition), des chefs religieux et coutumiers, du patronat, de la société civile, etc.

Une frange de l’opposition a choisi de ne pas répondre à l’appel au dialogue du président Macky Sall.

’’Il n’est jamais trop tard pour apporter sa contribution dès lors que c’est une question d’unité nationale. Le dialogue autour des questions d’intérêt national doit faire l’objet d’unanimité’’, a souhaité Macky Sall.
Le chef de l’Etat a salué les autorités religieuses du pays qui jouent un ‘’rôle capital’’ dans ‘’ l’unité et la cohésion’’ nationale. ‘’Le Sénégal a la chance d’avoir connu un islam modéré, de paix , de tolérance et de concorde. Cela nous le devons en partie à nos confréries(…)’’, a-t-il salué.

Macky Sall a prié pour un bon hivernage et des meilleurs rendements pour les agriculteurs.

La Korité, fête marquant la fin du jeûne musulman, est célébrée par la majorité des musulmans ce vendredi au Sénégal, le croissant lunaire ayant été aperçu dans plusieurs localités du pays jeudi.

La communauté musulmane sénégalaise peinait à célébrer en même temps la Korité depuis quelques années, les différentes obédiences ne parvenant pas s’accorder sur l’apparition ou non du croissant lunaire.

Macky Sall veut garantir « une gestion inclusive, sereine et durable » des hydrocarbures

Le président de la République, Macky Sall, a exprimé mardi son ambition de garantir « une gestion inclusive, sereine et durable » des ressources pétrolières et gazières par la maîtrise des enjeux sécuritaires, géostratégiques et économiques.

« Nous connaissons les risques auxquels font face les pays soudainement promus de richesses naturelles. Il est donc impératif de prendre des mesures conservatoires visant à préserver la nation de toutes les externalités négatives liées au développement de l’industrie pétrolière », a expliqué M. Sall.

Le président Sall intervenait lors de l’ouverture des travaux du dialogue national sur l’exploitation des ressources pétrolières et gazières, au Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio (CICAD).

« C’est pourquoi, j’ai souhaité engager avec les forces vives de la nation, une réflexion prospective sur l’utilisation future des revenus du pétrole et du gaz même si les premiers barils ne seront produits que vers 2021-2022 », a indiqué Macky Sall.

Le chef de l’Etat qui s’est félicité de la présence massive de toutes ces forces vives de la nation, a rappelé l’esprit républicain de cette concertation.

Plusieurs présentations sont prévues pour marquer ce dialogue national sur l’exploitation des ressources pétrolières et gazières dont la clôture des travaux est prévue en fin de journée.

Près de 84 mille milliards de francs CFA attendus du gaz et du pétrole


L’exploitation des deux gisements SNE et Grand tortue va apporter des revenus totaux de plus de 150 milliards de dollar US (84.000 milliards de Francs CFA), a révélé, mardi, Mamadou Faye,le Directeur général de PETROSEN.

Cette exploitation va générer également des dépenses de près de 60 milliards de dollar US (33000 milliards de Francs CFA). Faisant une présentation lors de la concertation nationale sur la gestion des recettes issues de l’exploitation du pétrole et du gaz, M.Faye a indiqué que la part de l’Etat du Sénégal représente 52 à 66% des profits.

Selon le DG de PETROSEN, les revenus de l’Etat se chiffrent à plus de 30 milliards de dollar US (soit 16.000 milliards de francs CFA) pendant une trentaine d’années.

Depuis 2014, des découvertes de gaz de classe mondiale ont été faites dans les profondeurs offshore, au nord de la péninsule de Dakar. Il s’agit de Grand tortue, 20 Tcf (560 milliards de mètres cubes),Teranga 5Tcf (140 milliards de mètres cubes) et Yakaar 15 Tcf (420 milliards mètres cubes).

Le développement et l’exploitation de ces découvertes vont commencer avec le champ Grand tortue. Le gisement de Grand tortue est à cheval sur la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie. Les deux pays ont signé en février un Accord de coopération internationale. Les deux sociétés nationales du Sénégal et de la Mauritanie et BP et Kosmos ont commencé les études pour le développement du champ.

Le développement de Grand tortue nécessite un investissement total de 16, 289 milliards de dollars US, dont 10% pour la participation de PETROSEN soit 1,629 milliards dollar US. Pour le pétrole , depuis 2014 quatre découvertes ont été faites dans le bloc Sangomar profond. La découverte SNE-1 a été entièrement évaluée avec des réserves entre 346 et 998 millions de barils pétrole.

Le développement du champ SNE nécessite un investissement global de 5,83 milliards de dollar US, pour la mise en œuvre des trois phases. La participation de PETROSEN est de 18%, soit un montant de 1,05 milliard de dollar US

Lancement le 12 juin du Dialogue national sur l’exploitation du pétrole et du gaz

Les travaux du Dialogue national sur l’exploitation des ressources pétrolières et gazières seront lancés le 12 juin 2018, a annoncé mercredi en Conseil des ministres le chef de l’Etat.

Ces concertations visent à ’’instaurer une Gouvernance inclusive et transparente de nos ressources naturelles et […] asseoir un consensus national durable sur les orientations stratégiques qui encadrent le développement, au service exclusif de la Nation, de l’industrie pétrolière et gazière’’, a expliqué Macky Sall dans des propos rapportés par le communiqué du Conseil des ministres.

Gouvernance pétrogazière : Amsterdam propose son aide à Dakar

Les Pays-Bas sont prêts à appuyer le Sénégal dans sa politique de gouvernance de ses ressources pétrogazières, a fait savoir mardi leur ambassadeur Théo Peters.

« Nous sommes disposés à appuyer le Sénégal dans la gestion économique, environnementale et sociale de ses activités pétrogazières, afin qu’il ne commet pas les mêmes erreurs que nous », a déclaré le diplomate.

Il intervenait, mardi à Diamniadio, lors de l’ouverture du segment des experts marquant la cérémonie d’ouverture de la 3ème édition de la conférence nationale sur le développement durable, dont son pays est le parrain.

« La conclusion la plus importante de nos expériences du passé au Pays-Bas, consiste à dire que pour un développement durable du secteur, il est primordial de créer un cadre régulateur et de formuler des politiques qui permettent au secteur privé d’investir sereinement, tout en protégeant les autres intérêts », a analysé le diplomate néerlandais.

Pour ce faire, « il est nécessaire de dialoguer avec toutes les parties prenantes, quand bien même ce processus de consultations n’est pas toujours facile », a-t-il dit.

« Il faut du temps et de la patience. Il faut être transparent et communiquer ouvertement. C’est de cette façon que nous avons réussi à réaliser les fameux polders néerlandais », a indiqué Théo Peters.

Selon lui, entamer des processus de consultations, donne un signal que l’exploitation de ces ressources « précieuses sera inclusive, transparente et mesurable et que la population entière et les générations à venir peuvent bénéficier de l’exploitation du pétrole et du gaz sénégalais ».

« Les découvertes des ressources naturelles, a-t-il expliqué, présentent des opportunités énormes pour la population. Mais, elles représentent aussi des défis formidables en matière de gouvernance, d’impacts environnementaux et sociaux ».

De cette manière, « assurer une croissance inclusive en réduisant la pauvreté au Sénégal, sera une opportunité et en même temps un défi », a-t-il fait remarquer.

Toutefois, « les impacts environnementaux pourraient être énormes si l’exploitation n’inclut pas le respect de l’environnement », a prévenu le diplomate, à l’ouverture de cette rencontre qui doit prendre fin jeudi à Diamniadio.

Concertations nationales sur le pétrole et le gaz

Concertations nationales sur le pétrole et le gaz : l’avis d’un pétropessimiste.
L’agitation créée par la découverte de pétrole au Sénégal ne laisse personne indifférente. Jamais dans l’histoire de notre pays, la découverte d’une ressource naturelle n’a suscité autant de passions, de polémiques et d’idées reçues. Mais surtout d’inquiétudes et de peurs.
Comme beaucoup de mes concitoyens, le débat suscité par le pétrole m’inquiète et me chagrine beaucoup. A mon avis, la question des contrats et des parts qui occupe tout le débat est certes importante, mais ne doit pas nous dévier de certaines autres préoccupations essentielles.
A propos de ces contrats justement, le devoir de transparence de l’Etat en vers les populations est certes indiscutable, mais les dérives possessives entretenues par une certaine partie de l’opinion nationale ne sont pas de nature à favoriser un dialogue constructif et risquent de perturber outre mesure les prochaines concertations.

Pourtant d’autres ressources naturelles aussi précieuses que le pétrole, le zircon par exemple, sont, depuis bientôt une dizaine d’années, en train de charrier des sommes d’argent absolument faramineuses sans pour autant que personne ne s’en soucie. Alors, pourquoi et subitement le pétrole ? Mystère !

Pensez-vous, si rien ne change, que les revenus du pétrole régleront quelque chose que l’argent du zircon et d’autres ressources précieuses n’a pas permis de régler ?
Pour moi, c’est moins la ressource que la façon de la gérer qui détermine tout le reste. Tant que nous ne savons pas ce que nous avons et voulons, nos ressources continueront d’être dilapidées et exportées sans pour autant que nous puissions en tirer un réel profit.

Pire, j’ai de plus en plus l’impression que l’avenir de notre pays doit désormais être pensé et réfléchi sous l’angle de la seule ressource pétrolière. Or, les incertitudes et contradictions liées à la nouvelle économie pétrolière clairement démontrées par de sérieuses études d’intelligence économique devraient nous pousser à plus de prudence et à entrevoir le modèle économique futur de notre pays sous un angle plus holistique.

La récente décision des pays de l’OPEP de réduire leur production de pétrole et l’option de certains groupes pétroliers de réduire leurs investissements, la multinationale française TOTAL par exemple, traduisent la grande frilosité qui caractérise le marché pétrolier mondial.
Alors que d’un côté la production de pétrole coûte de plus en plus cher (celui de schiste surtout) – au pont d’obliger d’anciens pays producteurs à revoir à la baisse leurs objectifs de production -, de l’autre, le retour soudain des Etats-Unis dans le groupe des grands pays producteurs perturbe les prévisions de production et de rentes et rend la concurrence de plus en plus rude.
L’option du Président Trump de relancer la production pétrolière américaine devrait, dans les prochaines décennies, se traduire par des situations temporaires de surproduction et de chute Inévitable des prix du baril de pétrole. Ce retour des Etats-Unis dans le marché pétrolier mondial pourrait incontestablement précipiter le monde vers le fameux pic pétrolier (peak oil) qui devrait inéluctablement être suivi par une longue période de baisse continue des productions et de la rente financière liée au pétrole.
On connait maintenant bien la forte capacité du géant américain à provoquer des crises d’envergure planétaire et à les exploiter à son profit. L’embrasement provoqué en 2008 par la crise de son marché hypothécaire et dont les conséquences affectent jusqu’à présent nos économies en est une parfaite illustration.

Certains grands penseurs comme l’américain James Howard Kunstler auteur d’un livre au titre glaçant intitulé « La fin du pétrole : le vrai défi du XXIème siècle », ont beaucoup théorisé sur le Peak oil dont les premiers signaux auraient commencé à se manifester depuis une dizaine d’années.

Sur un autre registre, la promotion de l’efficacité énergétique devrait se traduire par une dépendance de moins en moins importante au pétrole. Du côté de l’industrie automobile et des transports par exemple, le développement du véhicule électrique pourrait avoir comme principale conséquence le remplacement progressif du moteur thermique, c’est-à-dire à allumage par compression, par le moteur électrique ; ce qui incontestablement, entrainera une diminution substantielle de l’utilisation des produits pétroliers dans ces secteurs économiques.

C’est ce qu’on appelle la transition énergétique, entérinée en novembre 2016 par l’accord de Paris. Les pays développés surtout auront de moins en moins besoin de pétrole pour faire fonctionner leurs économies ou approvisionner en énergie leurs populations.

Mais attention ! Je ne suis pas en train de dire que le Sénégal n’a pas grand-chose à attendre de son pétrole. Non ! Mais les constats qui précèdent me confortent de jour en jour dans l’idée que nous devons être très vigilants et particulièrement créatifs pour profiter pleinement du peu de pétrole dont nous disposons.

Autant le pétrole peut constituer une opportunité pour une économie jeune comme la nôtre, autant il peut être un piège tout aussi redoutable que celui de l’arachide. Annoncé au début du siècle dernier comme le futur moteur de l’économie nationale, l’arachide a fini par trahir tous les espoirs porté sur elle à cause d’une part, d’un marché mondial déréglé et farouchement concurrentiel, et d’autre part, du fait de choix politiques internes boiteux et sans réels intérêts pour les petits exploitants qui assurent l’essentiel de la production.

Le comble vient de la Chine qui, après avoir suscité tous les espoirs, nous a soudainement tourné le dos. Ce qui, aujourd’hui, plonge la filière arachidière dans une agonie mortelle. Il semble que l’empire du milieu s’est lancé depuis quelques années dans une vaste opération de collecte de graines semencières pour doper sa production intérieure et aller à l’assaut du marché mondial de l’arachide et produits dérivés, avec probablement ses sinistres méthodes de dumping. Il n’est donc improbable qu’elle nous revienne plus tard pour nous vendre de l’arachide à des prix défiant toute concurrence. Prudence, donc !

Pour ces quelques raisons que je viens d’évoquer  – et qui détermineront certainement nos chance de succès dans le pétrole et le gaz -, je souhaiterais que le débat puisse être un peu plus attentif sur d’autres questions essentielles, mais surtout réaliste. Mon plus grand souhait est que trois au moins des questions qui me paraissent importantes puissent être inscrites à l’ordre du jour du débat national sur le pétrole et le gaz souhaité par le Président la République son  Excellence Macky Sall.

Même s’il arrive que certains débatteurs pensent que ce n’est pas le lieu ou le moment pour en discuter, qu’elles puissent au moins être posées afin de préparer l’opinion publique à la recherche de réponses adéquates et constructives. Les deux premières concernent la destination envisagée de la production et l’utilisation prévue des revenus générés.

La destination questionne aussi bien les formes de valorisation prévues que le type de marché visé en priorité (national, sous-régional, régional, ou mondial) et l’utilisation des revenus les stratégies de réinvestissement et les formes de partages envisagées. Par rapport à cette seconde question, l’expérience de certains états arabes – où les revenus du pétrole ont servi à financer les secteurs sociaux et à appuyer la petite économie par le biais de subventions et d’aides diverses – peut nous être particulièrement précieuse. Dans tous les pays où le pétrole  est devenu une source de malédictions (rebellions, guerres civiles, grand banditisme),  cette question a rarement fait l’objet d’une préoccupation sérieuse, si elle n’a pas été tout simplement ignorée.

La troisième question concerne les mécanismes prévus pour atténuer les impacts de la production pétrolière sur l’environnement, et les écosystèmes et communautés littoraux en particuliers (offshore). Pour moi, les études d’impacts sont utiles, mais ne suffisent pas et doivent être complétées par des clauses contractuelle claires et précises.

Pour prendre en charge ces questions essentielles, une commission nationale chargée de l’organisation des concertations et du suivi des recommandations qui en seront issues ne serait pas, à mon avis, de trop. Composées de l’ensemble des sensibilités socio-économiques et politiques du pays, elle permettrait non seulement d’instaurer une relation de confiance entre l’état et les représentants des populations, mais surtout d’avoir un cadre de réflexion unifié sur le pétrole et le gaz. Les initiatives existantes (Cos-petrogaz par exemple) sont très pertinentes, mais semblent très cloisonnées et peu accessibles à l’opinion publique.

Je crois également qu’il temps que notre pays se dote d’une forte cellule d’intelligence stratégique chargée de réfléchir sur ces questions d’avenir qui nous interpelleront forcément.

En fin, j’invite tous les acteurs à faire preuve de discernement et à ne pas se laisser influencer par certains discours de cette subite pensée unique pétrolière et autres « pétrophéties ».
Bonnes concertations !

Dr Ousmane THIAM
Géographe-aménagiste
Spécialiste d’économie du développement

Les vérités du président Aziz sur les accords du gaz avec le Sénégal

C’est dans les colonnes de Jeune Afrique que le Président Aziz a dit ses vérités à propos de l’accord gazier signé avec le Sénégal : « On peut pas se ré- veiller un beau jour, prendre une feuille de papier et signer un accord.
C’est un processus qui prend du temps avant d’aboutir. Entre deux États voisins, nous partageons beaucoup de choses, que ce soit le fleuve ou nos ressortissants. Macky Sall et moi avions la responsabilité de faire le bon choix pour rapprocher nos pays. Les infrastructures d’exploitation seront d’ailleurs installées à nos frontières.
Nous n’avons pas cherché à satisfaire les intérêts de nos États, mais ceux de nos deux peuples car, en exploitant rapidement ce gisement, nous améliorerons leurs conditions de vie. Ce ne sera certainement pas le seul que nous aurons à partager, c’est pourquoi il était de notre devoir d’y arriver, et rapidement. D’après les études de BP et Kosmos, l’exploitation commencera d’ici à l’horizon 2021. »

Le Sénégal et La Mauritanie signent un accord pour l’exploitation du gaz


Le Sénégal et la Mauritanie auraient signé un accord portant sur l’exploitation du gaz se trouvant au large des côtes sénégalaises, à cheval sur la frontière entre les deux pays, informe le Témoin dans sa livraison du jour.

Le problème qui était de savoir qui du Sénégal ou de la Mauritanie allait abriter les installations d’exploitation semble avoir été réglé.
En effet, un officiel sénégalais, repris par le journal, a déclaré mercredi dernier devant la commission du Pétrole et du gaz du Conseil économique, social et environnemental: « ça y est, nous avons signé un accord il y a deux jours un accord sur l’exploitation avec la Mauritanie ».
Plus de détails seront très certainement livrés sur cet accord dans les jours à venir.

L’Institut national du pétrole et du gaz ouvre ses portes en octobre (officiel)

L’Institut national du pétrole et du gaz va accueillir sa première promotion d’étudiants en octobre prochain, a annoncé, mercredi à Dakar, le porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye.
‘’ Le démarrage de la première cohorte de l’Institut national du pétrole et du gaz est prévu en octobre 2017’’, a-t-il déclaré à presse, au sortir d’une réunion sur le Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (COS-PETROGAZ), présidé par le chef de l’Etat, Macky Sall.
Seydou Guèye a indiqué que les travaux pour construire l’institut sur un site à Diamnadio sont en cours et devront durer 14 mois.
Le coût de l’Institut du pétrole et du gaz est estimé à 20 milliards de francs CFA, dont 10 milliards déjà disponibles.
‘’Les ressources seront mobilisées dans une perspective de livrer le plus rapidement possible l’institut’’, a fait savoir le porte-parole du gouvernement.
Il a soutenu que le président de la République s’est félicité du suivi fait par la Société des pétroles du Sénégal (PETROSEN), notamment sur les actions fortes telles que la promotion du bassin sédimentaire, le travail sur les réserves et les perspectives de production.
Macky Sall a recommandé à la Société des pétroles du Sénégal de poursuivre le suivi rapproché de l’évaluation des puits de développement et des plateformes d’évaluation et aussi de renforcer sa présence pour informer l’Etat sur les choix avant toute décision.
 Le chef de l’Etat a en outre rappelé l’impératif de renforcer les capacités des acteurs dans les métiers du pétrole et du gaz pour améliorer la gestion de ces ressources.
Le deuxième point examiné au cours de la réunion a porté sur l’accord inter-Etat qui lie la Mauritanie et le Sénégal qui partagent un gisement de gaz à cheval sur les deux pays, au large de Saint-Louis.
Dans ce cadre, le président de la République a invité les acteurs ‘’ à poursuivre cet accord en s’entourant de toutes les compétences pour que les décisions soient profitables au Sénégal.’’
‘’ L’ambition du président de la République est d’arriver à ce que les Sénégalais soient les principaux acteurs dans l’exploitation du secteur’’, a dit Seydou Guèye.
Le président de la République, Macky Sall, a pris le décret portant création et fixant les règles de fonctionnement du Comité d’orientation stratégique du pétrole et du Gaz (COS-PETROGAZ), dans la dynamique d’une gestion saine et durable des ressources naturelles.
 Le COS-PETROGAZ est chargé d’assister le président de la République et le gouvernement dans « la définition, la supervision, l’évaluation et le contrôle de la mise en œuvre de la politique de l’Etat en matière de développement de projets pétroliers et gaziers ».
Présidé par le chef de l’Etat, le COS-PETROGAZ est composé du Premier ministre, du ministre en charge de l’Energie, du ministre de l’Industrie et des Mines, de représentants d’institutions de la République ainsi que d’autres structures intervenant dans le secteur de l’énergie.

L’or et le Pétrole au Sénégal : se réjouir ou s’inquiéter des découvertes ?

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Le Sénégal aurait découvert son premier site de gisement de gaz naturel en 1996. Vingt ans après, la question de la production, du développement et de l’exploitation des gisements se pose avec acquittée dans les médias, dans les débats politiques et autres publications scientifiques interposées.

À côté de l’exploitation et de la production de l’or et du zircon dans la partie Est du pays, l’annonce de découvertes importantes de gisements de pétrole et de gaz alimente les débats et contribue à grisailler davantage la lanterne des sénégalais sur ce dossier.

Dans ce flot d’informations où l’Etat est pointé du doigt sur un dossier plus aussi important que sensible, le citoyen s’installe dans un flou total et n’arrive presque plus à se situer. Doit-il se contenter des affirmations et déclarations des spécialistes de la société civile et experts sur la question ?

Doit-il se fier à une gouvernance “transparente, sobre et vertueuse” qui ne veut pas se prononcer sur un dossier qu’il juge “technique” ? Quand les citoyens critiquent les dispositions contractuelles dans ce secteur sur la base de ce qui a été publié par des lanceurs d’alertes, que devient le jeu de transparence qu’exige une démocratie?

Autant de questions qui méritent d’être posées. Qu’est ce qui a été fait par l’Etat du Sénégal et qui ne respecterait pas la Loi N° 98-05 du 08 janvier 1998 portant code pétrolier au Sénégal.

Un travail rigoureux d’information et de veille citoyenne s’impose sur ce sujet. Dès lors, que l’exploitation de l’or de Sabadola a fait couler beaucoup d’encre, faire que le Sénégal sort bénéficiaire des différents contrats seraient la première mesure pour apaiser toutes le climat.

Où trouve t-on du pétrole et du gaz au Sénégal ? Quelle est la cartographie des gisements ?  Quelle politique d’accompagnement pour les populations des sites riverains ?

Phase d’exploitation, l’intérêt du Sénégal ? Quel a été le mécanisme d’exploitation, quel modèle économique ? Pourquoi autant de bruits autour du dossier sur le Pétrole ?

Déjà un sondage exige du Président Macky Sall et du Gouvernement du Sénégal la prise en compte de 7 points clés  :

1) Le recouvrement des parts du pétrole et du gaz sénégalais illégalement et frauduleusement octroyés à Petro-Tim Ltd, Frank Timis, Timis Corporation et al, dans les blocs de Kayar Offhsore Profond et Saint Louis Offshore Profond.

2) Le recouvrement des parts du pétrole et du gaz sénégalais, illégalement et frauduleusement octroyées à Ovidiu Tender, Tender Oil and Gaz, et DAT Consultancy FZE.

3) L’annulation de l’octroi illégal et litigieux, le 3 Mai 2017 dernier, des blocs de Rufisque Offshore Profond à la multinationale TOTAL.

4) La résiliation effective et immédiate des contrats de partage de production (CPP) conclus avec African Petroleum de Frank Timis pour les blocs de Rufisque Offshore Profond et Sénégal Offshore Sud Profond, pour défaut de respect de l’engagement contractuel.

5) La publication effective et immédiate de tous les contrats et avenants pétroliers et miniers signés, paraphés, et avalisés par le Président Macky Sall et son Gouvernement, depuis 2012 jusqu’à présent.

6) La publication effective et immédiate de tous les rapports d’enquêtes de l’Inspection General d’Etat (IGE), et de l’Office Nationale Contre la Fraude et la Corruption (OFNAC) relatifs au pétrole et aux mines.

7) L’imposition immédiate d’un moratoire de deux ans sur l’octroi ou la signature de tout nouveau contrat, avenant, ou extension visant tout contrat pétrolier et minier, jusqu’à l’élection présidentielle prochaine de 2019.

Il ne faudrait pas que cette découverte renforce les inégalités sociales au point de susciter le syndrome de la malédiction des ressources minières. Plusieurs fois, des ONG et des médias ont démontrés que l’exploitation de l’or ne bénéficiait pas au Sénégal sans compter les dégâts et autres écologiques.

La gestion de plus 450 milliards de mètre cube pour un seul gisement, la plus grande ressource pétrolière en Afrique de l’ouest mérite une politique saine et assainie pour propulser une nouvelle dynamique de développement. Cette politique passe d’abord par la transparence, la circulation de l’information mais aussi une réelle politique de gestion optimale des ressources. Un important travail en partenariat avec les médias locaux sera publié sur ce sujet dans les jours à venir.

La Mauritanie revendique les gisements de pétrole et de gaz découverts à Saint-Louis

Va-t-on vers un conflit entre le Sénégal et la Mauritanie à cause des gisements de pétrole et de gaz découverts aux larges des côtes de Saint-Louis ? Tout porte à le croire. En effet, selon nos informations, le Président mauritanien Abdel Aziz croit dure comme fer que cet or noir, découvert aux confins entre les deux pays, se situe dans son territoire. Une revendication dont il a fait part aux autorités sénégalaises qui font tout pour ne pas ébruiter l’affaire.

D’après des médias mauritaniens, le président Macky SALL qui a été saisi par son homologue fait la sourde oreille, se disant plus préoccupé par la crise en Gambie. Le site Cridem, note à ce propos : «Une prétention qui irrite et préoccupe le chef de l’Etat sénégalais Macky Sall, qui cherche à savoir comment il pourra convaincre son homologue et voisin du nord, que Saint-Louis, ancienne capitale de l’ex Afrique occidentale française, relève bien du territoire de son pays».
D’ailleurs, certains ont vu un lien entre cette revendication mauritanienne et l’émissaire envoyé en Gambie par le président Abdel Aziz.
Le différend qui n’est pas pour le moment rendu public risque pourtant d’atterrir sur la table de Dame Justice. D’ailleurs, du côté mauritanien, on annonce qu’une plainte a été déjà déposée.

James P. Zumwalt, ambassadeur des Usa au Sénégal : « Il faut que la gestion du pétrole et du gaz soit transparente »


James P. Zumwalt, ambassadeur des Usa au Sénégal : "Il faut que la gestion du pétrole et du gaz soit transparente"
Enfin, serait on tenté de dire! La réaction tant attendue de l’ambassadeur des Etats-Unis à Dakar sur le dossier du pétrole et du gaz découverts au Sénégal a eu finalement lieu.
Au micro de Mamadou Ibra Kane, James Zumwalt,  dont la mission est terminée, s’est exprimé pour la première fois sur l’affaire des contrats pétroliers qui défraient la chronique depuis plusieurs semaines.
Le silence des autorités américaines et britanniques présentes au Sénégal avait fini par susciter beaucoup de questions. Pour moins que ça, les diplomates américains, français et anglais brocardaient Wade et son régime, alors qu’avec Macky Sall, c’est l’omerta sur toute la ligne. Contrairement à Wade, Macky Sall semble être ménagé par les représentations diplomatiques des grandes puissances présentes à Dakar.
Beaucoup d’observateurs se sont étonnés du silence assourdissant de ces diplomates depuis 2012. Sur l’affaire du pétrole et du gaz, l’ambassadeur sortant James Zumwalt a mis en garde le pouvoir sur le risque d’opacité si la société civile est écartée de la gouvernance de ces ressources.
A en croire le diplomate américain, Macky Sall a eu l’excellente idée de créer un conseil de gestion des ressources du pétrole et du gaz. Mais, la gestion doit être transparente, et pour ce faire, l’implication de la société civile devient impérative.

Bane en tournée à Kaolack : La ville de Mbossé est riche en pétrole et en gaz

Jubanti Sénégal est en tournée de massification à l’intérieur du pays et c’est Kaolack qui a été à l’honneur pour le lancement de cette tournée de Mamadou Mouth Bane et de ses amis. senelux livre in extenso le communiqué de Jubanti Sénégal relatif à la tourné de Kaolack

Kaolack une ville riche en pétrole et gaz

Les blocks « Saloum Onshore » et « Sénégal Onshore Sud » ont été cédés à l’homme d’affaire roumain Ovidu TENDER par décret (Décret n° 2014-976). Le bassin sédimentaire s’étend de Médina BAYE à Ziguinchor en traversant la Gambie. Ovidu Tender dit avoir versé 20 milliards de FCFA pour soutenir des programmes sociaux afin de contribuer à la prospérité de la région de Kaolack. Nous interpelons Moustapha Niass et le Ministre des Finances Amadou BA pour savoir si une loi des finances rectificatives a été votée à l’Assemblée concernant ces 20 milliards.

Université Sine Saloum, un projet qui sent la corruption

Un autre scandale. Confié au départ à l’entreprise AWAI/ERCG pour un montant de 40 milliards, ce marché a été détourné par le Ministre des Finances Amadou BA. AWAI/ERCD a été spoliée aux profits de deux entreprises chinoises dont l’une propose 52 milliards FCFA, l’autre 71 milliards FCFA pour le même marché. La surestimation du coût initial est flagrante.

Ainsi, l’Armp et la Dcmp ont été saisies pour arbitrage. Quelle que part, nous soupçonnons des versements de pots de vin. En plus, suite à un accord transactionnel qui lie l’Etat et la société Mittal, 10 milliards ont été dégagés pour l’Université Sine Saloum. Où sont passés ces milliards ? Enfin, ce que les Kaolackois doivent retenir, c’est que le retard de ce projet est de la responsabilité entière du Gouvernement.

Le port sec de Kaolack ?


Le port sec de Kaolack est un projet destiné à relancer les activités économiques et à promouvoir l’agriculture dans le Saloum. Ce port devrait contribuer au désengorgement de celui de Dakar, au développement du secteur ferroviaire ainsi qu’à la création d’une nouvelle zone économique dans le centre du pays. Essentiellement dédié au transport par conteneur de produits céréaliers, il devrait favoriser la création d’emplois et réduire l’exode rural. Alors, c’est une évidence de dire que les jeunes de Saloum ont besoin d’emplois.

Cette ville située au cœur du bassin arachidier patauge dans l’extrême pauvreté du fait de l’absence d’une véritable politique de développement durable bâtie sur les potentialités économiques propres à la région. Avec ce projet, la détérioration des routes sera éradiquée par le lancement du transport ferroviaire. Ce port permettrait de gagner du temps sur la livraison des conteneurs dans les autres régions et dans la sous-région.

Mieux encore, la construction d’entrepôts à Kaolack permettrait aux populations locales d’acheter sur place des marchandises sous douane, et de ravitailler le marché local. En outre, le Port rationnalise le temps dans l’accomplissement des procédures douanières et d’autres formalités. Il devrait créer des centaines d’emplois permanents directs et indirects. Son coût initial était estimé à 30 milliards de FCFA.

Pour financer le Port, le Gouvernement pouvait appliquer une surtaxe sur les appels téléphoniques (comme en 2011) qui rapportait 60 milliards/an à l’Etat. Il pouvait aussi prélever la TVA indirecte sur les transferts d’argent nationaux et les cartes de recharges téléphoniques. Ces prélèvements représenteraient plus de 100 milliards de recette fiscales par an non perçues. Malheureusement, nous sommes victimes de l’incompétence d’un Président qui se comporte comme un éternel Premier Ministre.

Déthié Fall: « Ils n’ont qu’à se réapprovisionner en gaz lacrymogènes parce que nous allons revenir’’


Le Président Macky Sall est averti. Les membres de l’opposition, réunis autour du Front pour la défense du Sénégal/Mankoo Wattu Senegaal ne veulent pas baisser les armes. La répression de la marche du vendredi 14 octobre dernier n’a fait que renforcer la détermination de Malick Gackou et Cie.
Ils comptent remettre ça en suivant le même itinéraire. C’est à dire, de la Place Doudou Ndiaye Rose (rond-point Rts), en passant par Poste Médine, l’avenue Blaise Diagne, Jean Jaurès et Place Washington (ministère de l’Intérieur).
« Ils n’ont qu’à se réapprovisionner en gaz lacrymogène, parce que nous allons revenir le même jour (vendredi) avec le même itinéraire », a averti Déthié Fall, vice-président du parti Rewmi, l’un des partis de la coalition de l’opposition. Selon le lieutenant d’Idrissa Seck, le président de la République, Macky Sall, alors opposant, avait lui-même refusé les restrictions de manifester imposées par l’ancien régime d’Abdoulaye Wade.
« Il y a une vidéo qui circule sur le net dans laquelle on le voit dire qu’on ne peut pas empêcher les Sénégalais de descendre dans la rue, parce que le droit de manifester est consacré par la Constitution et que c’est non négociable. Ce droit est, pour nous aussi, non négociable », a-t-il rappelé face aux journalistes, ce jeudi, en marge d’une rencontre avec le ministère de l’Intérieur sur la refonte partielle du fichier électoral.

Pétrole, gaz, répression des opposants : Le Sénégal s’explique devant l’Ue

Dans le cadre du dialogue avec l’Union européenne, le gouvernement a rencontré hier sa délégation accréditée à Dakar. Le pétrole, le fichier électoral et la situation des prisons étaient au cœur des débats, qui passionnent le monde politique et la société civile.


PETROLE, GAZ, REPRESSION DES OPPOSANTS… : Le Sénégal s'explique devant l'UE
Le gouvernement sénégalais a réuni hier, lors d’un déjeuner de travail, les diplomates de l’Union européenne afin de les rassurer sur les dossiers qui agitent le landerneau politico-médiatique : il s’agit de la polémique sur le pétrole, le gaz, le fichier électoral dont la fiabilité est contestée par l’opposition, les mauvaises con­ditions carcérales…
Bien évi­dem­­ment, le climat politico-social est délétère,  comme l’atteste la dernière marche de l’opposition, qui promet de sillonner les ambassades occidentales pour dénoncer les «dérives» du régime en place. Ainsi, les ministres Mankeur Ndiaye (Affaires étrangères), Me Sidiki Kaba (Justice), Abdoulaye Daouda Diallo (Intérieur), Thierno Alas­sane Sall (Énergie) et Birima Mangara (Budget) ont dressé aux diplomates de l’Ue la situation socio-économique du pays.
Sur la situation énergétique, le ministre Thierno Alassane Sall a livré toutes les informations aux diplomates sur les contrats pétroliers. Cette démarche rencontre l’adhésion de l’Ue. «C’est un débat social important que les autorités mènent déjà. Le pétrole et le gaz sont des ressources importantes qui nécessitent la mobilisation de tous les Sénégalais dans l’intérêt de tous», déclare Joaquim Gonzalez Ducay, chef de la délégation de l’Ue au Sénégal, qui salue la démocratie sénégalaise. «L’U­nion européenne est en phase avec le gouvernement sur cette question», se félicite Mankeur Ndiaye.
À son tour, Abdoulaye Daouda Diallo a exposé la situation du fichier électoral avec la confection des cartes d’identité. Le ministre de l’Intérieur a également juré la main sur le cœur que le calendrier républicain sera respecté avec la tenue des élections législatives en 2017 tandis que, assure-il, les Locales et la Présidentielle sont calées en 2019. Pour sa part, Me Sidiki Kaba a sollicité l’aide de l’Ue à l’endroit du Sénégal pour la fin des longues détentions préventives en milieu carcéral.
Reconnaissant devant la Délégation européenne que les prisons sénégalaises souffrent de surpeuplement, le Garde des Seaux a indiqué que le gouvernement entend construire d’autres maisons de détention. Initiateur de la rencontre, Mankeur Ndiaye s’est réjoui des succès de la diplomatie sénégalaise matérialisée, selon lui, par la présidence du Conseil de sécurité de l’Onu que doit occuper le Sénégal au mois de novembre. Pour rappel, le Sénégal siège dans cette prestigieuse instance de l’Onu en qualité de membre non-permanent pour la période 2016-2017.

Le Quotidien

Moustapha Niasse : Le pétrole et le gaz ne peuvent pas perturber le Sénégal

 

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«Le pétrole et le gaz ne peuvent pas perturber le Sénégal», a déclaré Moustapha Niasse, président de l’Assemblée nationale. Devant les députés pour tenir le discours de clôture de la session ordinaire parlementaire 2016-2017 pour le renouvellement du bureau de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse s’est prononcé sur la découverte de nouvelles ressources naturelles au Sénégal, mettant fin à son mutisme sur ce débat qui fait rage au Sénégal.
«Disposer des gisements et redoubler d’ardeur dans le travail, c’est mieux. Travailler et gérer le pétrole c’est encore mieux. Des pays ont ces richesses, et, certains d’entre eux n’ont pas vu leurs problèmes se résorber», dit-il.
Il a invité les forces vives de la nation à «s’entendre, se tenir la main, avancer avec lucidité et bien comprendre les bases et les mécanismes de l’économie pétrolière et gazière qui sont les impératifs auxquels chaque Sénégalais doit porter une attention particulière. Nous pouvons, nous devons réussir dans cette expérience», lance le président de l’Assemblée nationale.

Le président Macky Sall crée le Comité d’Orientation Stratégique du Pétrole et du Gaz .

Le président Macky Sall crée le Comité d'Orientation Stratégique du Pétrole et du Gaz (COS-PETROGAZ).
Dans la dynamique de gestion saine et durable des ressources naturelles, le Président de la République a pris le Décret n°2016-1542 du 03 Août 2016 portant création et fixant les règles de fonctionnement du Comité d’Orientation Stratégique du Pétrole et du Gaz (COS-PETROGAZ).

Le COS-PETROGAZ est chargé d’assister le Président de la République et le Gouvernement dans la définition, la supervision, l’évaluation et le contrôle de la mise en œuvre de la politique de l’Etat en matière de développement de projets pétroliers et gaziers.

Présidé par le Président de la République, le COS-PETROGAZ est composé du Premier ministre, du ministre en charge de l’Energie, du ministre de l’Industrie et des Mines, entre autres, des représentants d’institutions de la République ainsi que d’autres structures intervenant dans le secteur de l’énergie. En dehors de ces acteurs, le Président de la République peut inviter aux travaux du COS-PETROGAZ toute personne ou compétence utile à la réalisation de ses missions.

La création de cette structure auprès du Président de la République intervient dans le contexte de découverte d’importantes réserves gazières et pétrolières sur notre territoire maritime.

Le COS-PETROGAZ vient renforcer le dispositif global de transparence dans la gestion des ressources naturelles après l’adhésion de notre pays à l’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives (ITIE) et la constitutionnalisation du droit des populations sur les ressources naturelles.

Léral

Les réserves de gaz du Sénégal le placeraient au 7e rang mondial

Le gisement de gaz découvert au lrage du Sénégal serait le deuxième de la côte ouest-africaine.

Le Sénégal possède un trésor : son gaz. Selon les informations de RFI, les dernières analyses des gisements découverts placeraient le pays au septième rang mondial. Il faudra entre cinq et sept ans pour exploiter ces richesses qui provoquent depuis une semaine des remous dans la sphère politique, avec notamment de vives critiques de l’opposition. Mais pour les autorités, les priorités sont désormais de trouver un acteur capable d’exploiter ce gaz.

Pour le Sénégal, c’est un véritable jackpot. Il y a six mois, les entreprises qui explorent les champs gaziers faisaient état de découvertes de niveau mondial. C’est désormais confirmé : selon différents spécialistes du secteur, les « réserves prouvées de gaz » placeraient le Sénégal au septième rang mondial. Un classement qui pourrait d’ailleurs s’améliorer car l’exploration – 500 millions de dollars ont été injectés – n’est pas terminée.

Et dans le même temps, la seconde phase est lancée. Actuellement, les négociations sont en cours avec les multinationales du secteur. Et celles capables de lancer l’exploitation et la production du gaz se comptent sur les doigts d’une main. A en croire les estimations des spécialistes, il faudra mettre sur la table près de dix milliards de dollars. Les querelles politiques actuelles, les accusations de l’opposition, pourraient d’ailleurs refroidir certains investisseurs.

Au sommet de l’Etat, ces négociations sont bien évidemment suivies de près par le président Macky Sall. Les autorités viennent de créer le Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz.

Cinq à sept ans seront nécessaires pour que l’exploitation du gaz soit effective, pour que l’argent rentre dans les caisses de l’Etat. Avec ces découvertes exceptionnelles de gaz, la volonté de Macky Sall d’inscrire dans la Constitution – l’article 25 -, « le droit imprescriptible des populations sur les ressources naturelles » prend désormais tout son sens.

Rfi

Pétrole / Gaz : Le ping-pong royal, (El Hadj Yvon Mbaye)

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De scandales en scandales, bien sûr financiers, notre Cour Royale semble ne plus pouvoir se rectifier. La liste serait exhaustive, si nous nous amusions à emprunter à notre mémoire la sienne.
Des visas biométriques – l’affaire Bictogo – chiffrés à 13 Milliards de nos francs, au gigantesque fric-frac économique de Pétrotim ( plus de 500 Milliards ) qui fait l’actualité, en passant par les 50 Milliards du Numérique Malaisien,  nous nous permettrons de demander : – Où pourrait-on aujourd’hui loger  » La gestion sobre et vertueuse  » tant claironnée ?
Une Grave Affaire Frangine 
 
Sans nous embourber dans des considérations technico-financières, il y’a lieu de souligner, ne serait-ce pour un côté moral, d’éthique, de vertu et de grandeur humaine, que celui qui est le plus impliqué, le plus concerné et dont le nom figure dans tous les documents publiés depuis lors, s’adresse à la population sénégalaise. Afin d’édifier et d’éclaircir la lanterne du citoyen dans cette nébuleuse et ténébreuse affaire « Pétrotim ». Il s’agit du frère du  » Roi « .
Car, ni les embarrassantes et longues explications de ces politiciens du même camp, ni la main honteusement prêtée par une presse partisane et muselée monétairement et matériellement par le pouvoir en place, ne peuvent être plus crédibles que son propre vocable. A cet embrouillamini, sont venues s’ajouter les informations saugrenues d’un certain Frank Timis aussi bavard que ridicule. Dont le nom est désormais gravé dans les archives « GUINESS » des Mensonges. Le plus grand bluffeur que la terre ait crée en cette première décennie du siècle.
Le Bouclier Fraternel 
 
Au premier de parmi nous, d’exiger auprès  de ce lien épidermique, au bénéfice du peuple, des éclaircissements sur un problème économique d’une importance si grande. Surtout quand les services nationaux compétents du fisc en réclament quelques 90 Milliards du contribuable. mais, un tel silence assourdissant de sa part, ne fait qu’envenimer cette méprisante idée se répandant partout :  » Il protège son frère ». Bien qu’agissant en baffle humain, Mame Mbaye Niang, Ministre de la Jeunesse, aiguillonné à partir de hauts lieux, s »érige en acteur face à Aliou Sall. Hélas! Qui n’a pas compris la combine ?
S’il plait au bon dieu, créateur du trône sublime, nous prions, afin que cette dynastie libère ces quelques 14 Millions d »âmes. Dont la seule malchance, aujourd’hui, est d’appartenir à la terre de Ndiadiane Ndiaye et autre Aline Sitoë Diatta.
Elhadj Yvon mbaye
Journaliste-formateur
Tel : 77 179 19 38

« C’est assez gênant de voir le frère du président Aliou Sall à tout ce qui touche les mines ou le pétrole »


L’ancien dernier premier ministre de Me Wade, Souleymane Ndéné Ndiaye s’invite dans la polémique du pétrole qui défraie la chronique au Sénégal.
A en croire Souleymane Ndéné Ndiaye « C’est assez gênant que le frère du président soit associé à  tout ce qui touche les mines ou le pétrole. Selon lui, il y a-il un conflit d’intérêt apparent dans cette affaire car on ne peut pas être agent de l’Etat et exercer à côté une activité privée, c’est formellement interdit par la loi ».

Et, pour tirer cela au clair, l’ancien premier ministre réclame l’installation d’une commission nationale indépendante et non parlementaire « je préfère une commission indépendante en dehors de l’Assemblée nationale, car je ne fais pas du tout confiance à notre Assemblée nationale, qui est une assemblée unicolore. Ajoutant que pour la manifestation de la vérité toutes les personnes citées dans cette affaire doivent être entendues pour l’éclatement non sans inviter  Macky Sall à s’expliquer devant le peuple.

Invité de l’émission hebdomadaire « Grand Jury’ sur la Rfm, l’ancien premier ministre de ME Wade, a dit ne pas être au courant des contrats de pétrole qui ont été signés du temps du pouvoir de Me Wade.
Autre point sur lequel il a répondu, c’est la marche de Manko Wattu Sénégal de vendredi prochain, 14 octobre, Souleymane Ndéné Ndiaye dit ne prendre part à cette marche « Je ne prendrai pas part à cette manifestation car je ne suis pas signataire de leur manifeste et je ne fais pas partie de cette coalition non plus », souligne-t-il.

Gadio : “Ça sent l’odeur du gaz et du pétrole et c’est dangereux”

 

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Cheikh Tidiane Gadio

Parmi les récipiendaires des compagnons des porteurs de pancartes, l’ancien ministre des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, attire l’attention des autorités sur la nécessité de gérer à bon escient les découvertes des gisements de gaz et de pétrole. “Ça sent le gaz et le pétrole et l’odeur du gaz et du pétrole est dangereuse. C’est très bon quand on parle de gaz et de pétrole. Ça enrichit un pays, mais jusque-là, on a vécu dans la paix, dans la concorde, dans l’unité, sans que la malédiction du pétrole et du gaz ne nous ait rattrapé. Faisons très attention. Que tout soit conduit dans la transparence la plus absolue. Que les Sénégalais sachent que, comme ils le disent, c’est leur gaz et leur pétrole et ils ont raison. Ça n’appartient à personne. Ça appartient à tout le monde”, déclare Cheikh Tidiane Gadio.

Il recommande de gérer le débat sur ces questions avec “beaucoup de tacts, beaucoup d’intelligence et beaucoup de sérénité parce que ça peut mener loin, et ça a mené certains pays loin”. “Si le peuple se soulève, le peuple fera ce qu’il a à faire”, fait-il savoir.

Source Seneweb

Andrew Inglis, PDG Kosmos : “Le Sénégal sera exportateur de gaz dans 4 ans”

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Reçu en audience au palais présidentiel, hier, le Président Directeur général de Kosmos Energy, Andrew Inglis, a annoncé au Président de la République, Macky Sall, la découverte d’un puits de pétrole à Saint-Louis à la frontière mauritanienne.
Et que ce gisement est le plus important en Afrique de l’Ouest, informe « Le Soleil ». Kosmos, ajoute-t-il, a fait une autre découverte, cette fois-ci, de gaz naturel d’un volume évalué à 140 milliards de m3. Il rassure le chef de l’État que notre pays sera exportateur de gaz dans 4 ans. Le PDG de Kosmos Energy, Andrew Inglis, a également expliqué qu’avec ces découvertes, le marché local sera correctement approvisionné avec une production optimale de gaz, mais aussi cela créera plusieurs emplois et augmentera la croissance économique.
La nouvelle situation devrait se traduire par la hausse de la croissance économique, dit-il.

Seneweb

Pétrole et Gaz du Sénégal : la réponse de l’Act au PM Boun Abdallah Dione

abdoul mbaye

Dakar le 22 Aout 2016

Mr Mohamed Boun Abdallah DIONNE
Premier Ministre de la République du Sénégal

Objet : Pétrole et Gaz du Sénégal
Réf : N/L du A5 août 2016
V/L n° 02857 du 19 août 2016

Monsieur le Premier Ministre,

Nous avons l’avantage d’accuser réception de votre réponse au courrier que Monsieur Abdoul MBAYE, Président de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT) a adressé à Monsieur le Président de la République en date du 15 août 2016.

Nous vous savons gré d’avoir tenu à rappeler le rôle joué par Monsieur Abdoul MBAYE, alors Premier ministre, dans l’adhésion du Sénégal à l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE). C’est au nom de ce même souci de transparence dans l’activité minière du Sénégal, que notre parti, dont il est le Président, pose les questions objet de notre courrier du 15 courant et réclame des réponses. Et c’est face au silence observé par votre Gouvernement suite aux nombreuses interrogations soulevées par notre parti depuis son entrée en activité, que Monsieur Abdoul MBAYE s’est résolu à écrire directement à Monsieur le Président de la République.

Il est donc heureux de constater que vous ayez enfin jugé nécessaire de donner suite à notre souci de recevoir des Autorités concernées de l’information destinée au peuple sénégalais.
Malheureusement, en lieu et place de réponses claires et précises portant sur des informations connues de vos services et non encore des citoyens, vous nous renvoyez au futur rapport du CN ITIE dont le Président est le Pr Ismaïla Madior FALL, à paraître le 16 octobre 2016.
Bien que nous n’ayons pas la même compréhension des normes et obligations auxquelles les pays ayant adhéré à l’ITIE doivent se soumettre, nous vous croyons sur « écrit ». Le 16 octobre prochain n’étant plus éloigné, les citoyens se montreront patients et attendront donc, comme vous le leur avez promis,de recevoir de ce rapport toutes les réponses aux questions figurant dans le courrier du Président de l’ACT, et portant notamment sur :
• la connaissance ou non par Monsieur le Président de la République de la relation particulière existant entre son frère Aliou SALL et la société Petro-Tim avant la signature des décrets 2012-596 et 2012- 597 du 19 juin 2012. Ces décrets portent approbation du Contrat de Recherche et de Partage de Production d’hydrocarbures conclu entre l’Etat du Sénégal, la société des Pétroles du Sénégal (PETROSEN) et la société PETRO-TIM Limited pour les blocs de Saint Louis offshore profond et Cayar Offshore Profond ;
• les raisons du choix de sociétés offshore et/ou au capital insignifiant comme bénéficiaires de blocs de prospection qu’elles rétrocèdent ensuite dans de très courts délais à de vrais opérateurs réalisant ainsi des marges colossales ne profitant pas au Sénégal ;
• les négociations et l’entrée en relation avec des sociétés dirigées par des personnes condamnées pour blanchiment d’argent, fraude fiscale et violation de normes éthiques, etc.

Par ailleurs, nos compatriotes auront pris bonne note de votre souci de conserver le secret de clauses contractuelles liant l’Etat du Sénégal et les sociétés de prospection pétrolière au nom de dispositions légales que vous n’avez malheureusement pas citées dans votre courrier. S’il se confirme qu’elles existent (ce que vos services ne manqueront certainement pas de préciser), elles entreraient en contradiction avec le souci de transparence sur lequel vous avez pourtant insisté, et l’esprit de la constitution que vous avez rappelé.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma considération respectueuse.

source Leral

Pétrole et gaz de la République : Abdoul Mbaye interpelle Macky

Objet : pétrole et gaz de la République du Sénégal

Ref : N/L n°10/SPPdt

Monsieur le Président de la République,

L’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail a, à maintes reprises, conformément à sa vocation et en vertu des dispositions constitutionnelles, interpelé les autorités du pays et les sociétés partenaires du Sénégal, sur des questions essentielles touchant la gestion des ressources nationales, notamment le pétrole et le gaz. Malheureusement, aucune voix autorisée, aucune structure compétente n’ont à ce jour apporté la moindre réponse à nos interrogations de simples citoyens et d’hommes et de femmes politiques. Nous le regrettons.

C’est pourquoi, nous nous adressons à votre haute Autorité, en votre qualité de chef de l’Etat, de garant de l’intérêt national, mais aussi d’ultime comptable devant la Nation, pour que vous ameniez les voix les plus hautes et les plus autorisées de l’Etat à répondre à nos interrogations de citoyens Sénégalais préoccupés par l’opacité de la gestion des richesses nationales. Les interrogations et préoccupations sont les suivantes :

La publication de toutes les clauses, sans exception, des MOU, décrets et contrats d’exploration et de production de pétrole et de gaz déjà signés ou en voie de l’être, afin de respecter les règles de transparence dans la gouvernance des ressources naturelles. (Communiqué du BP de l’ACT n° 4 du 02 juillet 2015) ;
Pour ces contrats, indiquer s’il existe une prime à la signature des contrats d’exploration et de production et, le cas échéant, en préciser le montant et le récipiendaire;
A chaque fois que des cessions de parts ou d’actions ont concerné les structures avec lesquelles les contrats initiaux ont été signés, préciser les conditions financières de ces transactions et les contreparties dont l’Etat du Sénégal a pu bénéficier au titre du renoncement à ses droits de préemption ;
Amener le Groupe Tender, présent au Sénégal dans l’exploration pétrolière (attributaire de 2 blocs : Saloum et Sénégal Onshore Sud), à éclairer les Sénégalais sur la condamnation de son patron, Monsieur Ovidiu Tender, en juin 2015 par le Tribunal de Bucarest à une peine définitive d’emprisonnement de 12 ans et 7 mois pour fraude et blanchiment d’argent, (communiqué du BP de l’ACT n° 6 du 30 juillet 2015).
Par ailleurs, sur rapport du Ministre chargé des Mines, le Conseil des Ministres a examiné et adopté deux projets de décret (2012-596 et 2012- 597 du 19 juin 2012) portant approbation du Contrat de Recherche et de Partage de Production d’hydrocarbures conclu entre l’Etat du Sénégal, la société des Pétroles du Sénégal (PETROSEN) et la société PETRO-TIM Limited pour les blocs de Saint Louis offshore profond et Cayar Offshore Profond. Ce faisant, le processus démarré par votre prédécesseur a été poursuivi. Il n’a cependant pas été fait état avant adoption de ces deux décrets d’un élément nouveau et majeur, à savoir la relation particulière existant entre PETRO-TIM Ltd et votre frère Mr Aliou SALL. Ce dernier avait en effet déjà reçu mandat certifié le 23 mai 2012 pour créer au Sénégal la filiale PETRO-TIM Sénégal SAU. Il en est immédiatement devenu l’Administrateur Général.

Il convient donc de faire savoir aux Sénégalais si vous étiez ou non informé de cette relation particulièrement gênante comme élément nouveau intervenu dans le processus alors en cours, et qui aurait dû sérieusement poser la question de son arrêt. L’ACT estime essentiel que les membres des familles des principaux dirigeants du pays n’aient aucun intérêt direct ou indirect dans la gestion des ressources naturelles du pays.

Nous sommes également particulièrement dubitatifs et perplexes face à ces sociétés, souvent à faible capital social, créées qui comme pour la circonstance, dans des paradis fiscaux et ensuite rétrocédées totalement ou partiellement à de vrais opérateurs : c’est le cas de Petro-Tim Limited, société offshore créée le 19/01/2012 aux Iles Cayman avec un capital de 50 000 USD (25 000 000 fcfa !!!) et dont les 2 permis de recherche ont ensuite été acquis à concurrence de 60% par Kosmos Energy en août 2014 . C’est aussi le cas de Tender Oil and Gas Casamance sarl, créée le 5/08/2013 sous forme de société à responsabilité limitée avec un capital dérisoire de 10 000 000 fcfa (20 000 USD !!!). Tous ces choix incompréhensibles par leur manque apparent de sérieux méritent d’être expliqués et justifiés aux citoyens sénégalais.

En outre et de façon générale, il est de la plus haute importance que les citoyens Sénégalais soient convaincus que les différents projets survenant fort opportunément et concomitamment dans les secteurs pétrolier et bancaire, au moment où le potentiel en hydrocarbures du Sénégal est confirmé, ne sont pas parties d’un dispositif visant le contrôle par des intérêts privés de la cession future des parts de production revenant à l’Etat du Sénégal. A ce titre, suscitent des interrogations deux projets relativement récents initiés par une seule et même personne, un de vos conseillers personnels : la création en Suisse en mars 2015 de la Société International Trading Oil and Commodities (Suisse) SA, société de négoce des hydrocarbures, et la recherche en 2016 d’un agrément bancaire au Sénégal au profit d’une société créée la même année.

Nous vous savons par avance gré des dispositions que vous prendrez pour que notre droit élémentaire de citoyens, celui à l’information, soit pleinement satisfait.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’assurance de notre haute considération républicaine.

Le Président

Abdoul MBAYE

La classe religieuse pour faire taire Nafi Ngom : La dame en sait un peu trop… (sur le gaz et pétrole?)

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Le Macky est secoué par la détermination de Nafi Ngom à croiser le fer avec lui. Cette dame qui était au coeur des scandales de la République car étant aux trousses des ripoux et autres voleurs de deniers publics, en sait un bout et serait dans une logique de déballage, si l’on s’en fie aux derniers développements de l’histoire de son limogeage.

Attaquée de toutes part par des politiciens rageusement dangereux qui sont prêts à tout pour stopper net ceux qui mettent le nez dans leurs sales affaires( de pétrole et de gaz?), Nafi Ngom s’est rebiffée et, droite dans ses bottes, s’est résolue à faire face.

Mais le régime a freiné des quatre fers et demandé à son armée d’insulteurs de laisser tranquille la dame avant d’activer la classe religieuse pour contraindre Madame Nafi au silence…

Touba et Tivaouane seraient en effet dans une logique de pacifier cette tension aux effluves de pétrole et de gaz que le régime n’aimerait point qu’elle dégénère… Mais y parviendront-ils ? S’il le réussissent avec Nafi, le réussiront-ils avec ces millions de Sénégalais qui demandent à être gérés en toute transparence? Qui vivra verra !

Découverte de gaz entre la Mauritanie et le Sénégal : Aziz se prononce


Le président mauritanien s'exprime sur la découverte du gaz entre la Mauritanie et le Sénégal
Dans une interview accordée au journal français «L’Opinion», le Président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, est revenu sur la découverte, par la société américaine Kosmos Energy, de plusieurs gisements de gaz à cheval sur la Mauritanie et le Sénégal.
A la question des journalistes à savoir si le «partage» de ces découvertes ne risque pas de poser des problèmes entre nos deux pays, Aziz se veut conciliant : « Entre nos deux pays (ndlr, le Sénégal et la Mauritanie), les relations sont ancestrales. Nous avons la responsabilité de continuer à améliorer cette relation. C’est notre devoir avec le président sénégalais, Macky Sall, pour les générations futures. Nous allons devoir partager ce grand champ gazier qui est vital pour le développement de nos populations. Nous n’avons aucun intérêt à retarder son exploitation par de vaines querelles. Il s’agit aussi de rassurer les investisseurs qui vont engager 10 milliards de dollars. Nos deux sociétés nationales travaillent déjà ensemble et échangent leurs informations. »

Hydrocarbures – Sénégal, Mauritanie : des lendemains qui chantent ?

Avec leurs gisements sous-marins et la poursuite de leurs projets d’hydrocarbures, le Sénégal et la Mauritanie pourraient devenir exportateurs en 2020.
C’est un paradoxe par rapport à la situation qui prévaut pour les hydrocarbures, mais aussi quelques jours après la signature des accords de la COP21 conclus à Paris en décembre dernier. Chute des cours du pétrole, appréhension face à la perspective d’augmentation des exportations américaines de gaz, mesures d’accompagnement pour une énergie de plus en plus verte, rien ne décourage le Sénégal et la Mauritanie de poursuivre leurs importants projets autour des hydrocarbures. Et pour cause. Selon des spécialistes de l’énergie, leurs gisements sous-marins devraient leur permettre de devenir exportateurs à l’horizon 2020. L’explication : la demande devrait se renforcer sur long terme, le marché devrait se redresser et, surtout, l’Europe, continent gros consommateur d’énergie, se trouve à une petite distance.

Les compagnies de pétrole et de gaz y croient

« La demande de pétrole et de gaz continuera à augmenter, à mesure que de plus en plus de gens dans le monde quitteront les zones rurales pour les villes et voudront les commodités de la vie moderne », affirme à l’AFP Thomas Golembeski, porte-parole de la compagnie américaine Kosmos Energy. Kosmos Energy, basée à Dallas (Texas, sud des États-Unis), estime à quelque 560 milliards de mètres cubes les réserves de gaz d’un gisement à cheval sur la Mauritanie et le Sénégal, après avoir foré seulement quatre puits, un signe encourageant dans cette activité, souligne M. Golembeski, ajoutant que la prospection de pétrole suivra.

La société britannique Cairn Energy, qui mène des explorations pétrolières aux « résultats positifs » au large du sud-ouest du Sénégal, a récemment annoncé de son côté le prochain démarrage d’un quatrième puits. Beaucoup reste encore à faire pour commercialiser ces ressources : Cairn et Kosmos sont en négociation avec des entreprises de production pour les extraire et les distribuer. Or, attirer des investissements pour ces projets se chiffrant en milliards de dollars « est la partie la plus difficile », prévient David Thomson, analyste au cabinet Wood Mackenzie. « Ce sont des projets massifs, à haute intensité en capital », explique-t-il. Selon lui, il faudra du temps aux sociétés impliquées pour obtenir les fonds nécessaires dans la conjoncture économique, mais elles devraient y parvenir. À l’autre bout du continent, le Kenya et la Tanzanie attendent une période plus favorable pour exploiter des ressources similaires, souligne Nadine Koné, coordinatrice régionale pour les industries extractives de l’ONG Oxfam, qui invite le Sénégal et la Mauritanie à les imiter. « Je ne discerne pas de vision claire pour l’utilisation de ces ressources », a-t-elle dit à l’AFP.

Le défi : lutter contre la corruption, assurer une meilleure transparence

En outre, le rendement s’avère parfois décevant, comme le montre l’exemple du champ pétrolier mauritanien de Chinguetti, au large de Nouakchott, dont la production depuis sa mise en service en 2006 ne représente qu’une fraction des prévisions. Pour les États concernés, détenteurs de 10 % des parts dans chacun des projets, les recettes espérées seraient plus que bienvenues pour sortir de la pauvreté et du sous-développement chroniques. « L’État a pris toutes les dispositions pour que ces ressources soient exploitées dans la plus grande transparence et dans l’intérêt bien compris des générations actuelles et futures », a ainsi assuré le président sénégalais Macky Sall lors de la fête de l’Indépendance le 4 avril, saluant « de nouvelles et heureuses perspectives » grâce aux découvertes récentes.

Plus avancée dans la production de ce type de ressources, la Mauritanie paraît mieux armée : elle a créé en 2006 un Fonds national des revenus des hydrocarbures (FNRH), après avoir adhéré en 2005 à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), rappelle l’économiste mauritanien Isselmou Ould Mohamed. « Cela réduit considérablement les possibilités de corruption à grande échelle », a déclaré M. Ould Mohamed à l’AFP à Nouakchott. La Mauritanie « est obligée de rendre publics tous les paiements reçus de ces entreprises », elles-mêmes « tenues de déclarer tous les versements effectués au profit de l’État », et les comptes font l’objet d’audits publics par des cabinets internationaux.

Mais le risque de mauvaise gestion est important, compte tenu du délai de cinq à dix ans seulement entre la prospection et la commercialisation, au Sénégal faute de cadre légal adéquat, et en Mauritanie par manque d’influence de la société civile face à l’État, selon Nadine Koné. La responsable d’Oxfam leur conseille de s’inspirer du Ghana, qui s’est doté d’un fonds pour les hydrocarbures dont les recettes sont affectées prioritairement à des domaines comme l’agriculture et l’éducation. Selon elle, « le cas du Ghana est instructif, parce qu’ils ont appris de plusieurs années d’extraction de l’or et des exemples négatifs du Nigeria et d’autres pays producteurs de pétrole ».

Gaz: dissonance entre la Mauritanie et le Sénégal

 

Ça sent la dissonance entre le Sénégal et la Mauritanie. Les deux nations n’arrivent pas  pour le moment à s’entendre sur  le pays qui devrait abriter les infrastructures de liquéfaction concernant la découverte du gisement de gaz à leur frontière commune.

Selon Kosmos Energy, qui supervise le dossier d’exploitation du gisement, un seul pays doit abriter les infrastructures de liquéfaction pour éviter de doubler les coûts.

Cependant, le Pétro-gazier reste prudent face à cette situation et verrouille, du coup, toute communication sur le sujet.

Des sources révèlent que, dans le but de renforcer le consensus, le Sénégal avait convoqué une réunion, les 9 et 13 mai à Dakar, qui a regroupé beaucoup de cadres du milieu gazier Mauritanien et Sénégalais.

Ainsi, le directeur Mauritanien des hydrocarbures, Ahmed Salem Ould Tekrour, et le directeur de la Petrosen, Mamadou Faye, ont été convoqués à cet effet pour trouver un consensus.

Dans cette dynamique, le directeur de Kosmos Energy, Andrew Inglis, a signalé qu’il va tout faire pour favoriser la bonne entente entre les deux pays afin  d’exploiter  d’une manière collégiale et efficiente le gisement estimé à plus de 20 trillions de pieds cubes.

Par ailleurs, Inglis avait dépêché à Dakar son vice-président en charge des relations avec les gouvernements et la sécurité, Mike Anderson,  pour rencontrer  les dirigeants des deux pays.

Avec la découverte du gisement Guembeul -1 au Sénégal et Ahmeyim-2 en Mauritanie, kosmos energy se dit être en position difficile pour convaincre la Mauritanie et le Sénégal d’accepter que l’un des voisins abrite toutes les infrastructures et, ce, même si les négociations se passent pour le moment sans accroc.

Source : Financial Afrik

Macky Sall : Les perspectives du gaz devraient régler les problèmes d’énergie

 

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Les perspectives du gaz devraient régler les problèmes d’énergie au Sénégal, selon le chef de l’Etat, Macky Sall, soulignant que d’ici là, le gouvernement va poursuivre les efforts pour « maintenir le niveau d’investissements dans le secteur de l’énergie ».

« En trois ans le gouvernement a eu 200 nouveaux mégawatts en plus de ce qui existait et de la réhabilitation. Mais il faut poursuivre ces efforts parce que d’ici 2019 il nous faut encore mettre au minimum 200 à 300 mégawatts pour éviter les coupures d’électricité », a-t-il dit jeudi à Kigali (Rwanda) en marge de l’ouverture officielle du Forum économique mondial sur l’Afrique.

‘’Nous avons une économie qui croît vite, une population également qui évolue assez vite, il nous faut non seulement maintenir le standard de l’électricité mais également suivre l’évolution de la demande’’, a assuré Macky Sall après des échanges qui ont porté sur « Les solutions énergétiques en Afrique ».

Les discussions à Kigali font suite à la réunion de janvier du Forum de Davos en Suisse sur le thème : « Maîtriser la 4ème Révolution industrielle ».

A Kigali, les participants vont chercher à identifier les priorités et les actions pour les dirigeants africains dans la perspective de construction d’économies résistantes aux défis d’aujourd’hui et capables de se développer dans les marchés de plus en plus numériques.

Le Forum économique mondial, organisation à but non lucratif créée en 1971 et domiciliée à Genève, a pour principal objectif de mesurer l’impact transformationnel des technologies de l’information et de la communication (TIC) sur l’économie et la société.

Aps

Une découverte « significative » de gaz au large de Cayar

Une découverte significative de gaz a été réalisée au large de Cayar avec le puits dénommé Teranga-1. L’annonce a été faite par les services du ministère de l’énergie et du développement des énergies renouvelables dans un communiqué rendu public hier, lundi 9 mai.

 

Après celle de Guembeul-1, dans le bloc de St. Louis Offshore Profond, qui a confirmé l’existence de ressources communes d’hydrocarbures dans la zone dénommée  «Grand Tortue /Ahmeyim Nn » au niveau de la zone frontalière entre le Sénégal et  la Mauritanie. L’association comprenant les sociétés Kosmos Energy, Timis Corporation et Pétrosen a encore fait une nouvelle découverte de gaz naturel au large de Cayar avec le puits dénommé Téranga-1.
Ce puits d’exploration a atteint une profondeur totale de 4 485 mètres, avec une épaisseur d’eau de 1800 mètres. L’information a été livrée par le ministère de l’énergie et du développement des énergies renouvelables dans un communiqué rendu public hier, lundi 9 mai.
« Le puits est  situé à environ 65 kilomètres au Nord Ouest de Dakar et à près de 100 kilomètres au sud de la précédente découverte de Gueumbeul,  dans les formations du Cénomanien. La zone productrice mesure 31 mètres d’épaisseur nette et est constituée de sable  d’âge cenomanien de très bonne qualité », lit-on dans le document.
Selon la source, les premières estimations sur les réserves de cette découverte sont de l’ordre de 5.0 Tcf de gaz naturel ou 140 milliards de mètre cube.
Il faut rappeler qu’en 2014, deux découvertes de pétrole et de gaz naturel ont été successivement faites en eaux profondes au large de Sangomar, à l’issue du forage de deux (2) puits d’exploration, FAN-1 et Sne-1, par l’Association constituée par les compagnies pétrolières Cairn Energy , Conocophillips , First autralian resources  et Petrosen .
Selon le communiqué, le gouvernement poursuit résolument la mise en place d’un environnement propice pour le développement, à terme, de ces hydrocarbures, de façon à impacter favorablement l’ensemble de  l’économie dans la plus grande transparence. Dans cette perspective, la source renseigne que les prochaines étapes consistent à travailler avec la Mauritanie pour la mise en place d’un cadre pour la délimitation, l’évaluation, le développement et l’exploitation des ressources communes d’hydrocarbures au niveau de la zone frontalière entre les deux pays.
« Pour les découvertes de pétrole au large de Sangomar et de gaz naturel de cayar, les travaux d’évaluation sont en cours et seront poursuivis en étroite collaboration avec  les partenaires », rapporte la source.

 

Gaz : Découverte d’un nouveau gisement à Sangomar


Gaz : Découverte d’un nouveau gisement à Sangomar
Encore une nouvelle découverte de gaz au Sénégal. La bonne nouvelle a été annoncée, hier à Houston aux USA, par le géant pétrolier américain Conoco Phillips.
Selon le spécialiste de l’extraction de gaz et de pétrole, cité par la RFM, un gisement de gaz de bonne qualité a été découvert à Sangomar. D’après toujours la même source, les résultats ont été positifs et la découverte a été faite à travers deux réserves de sable porteur de gaz de bonne qualité avec une épaisseur de 26 pieds…
dakaractu

Ampleur des abus de « Macky et frère » sur le gaz et le pétrole des sénégalais – Par Aboubakrine Ndiaye

La société Kosmos Energy avait annoncé quelques chiffres estimés sur la découverte de gaz naturel faite aux larges de nos côtes. Nous allons vous donner une idée des abus subis par le peuple sénégalais à propos de ces découvertes de gaz naturel et de pétrole avec une analyse simple dont on n’est jamais conscient tant que l’on ne la fera pas. Cette extrait de l’article, publié sur le site de Kosmos Energy (www.kosmosenergy.com) servira de base pour notre questionnement :

« Accordingly, the Pmean gross resource estimate for the Greater Tortue Complex has increased to 17 Tcf from 14 Tcf. » {Traduction : Par conséquent, l’estimation des ressources « Pmean » brute pour le Complexe « Grande Tortue » a augmenté 14 à 17 Tcf de gaz (400 milliards de m3 à 485 milliards de m3).}

Là où le Maroc a réussi à négocier 25% de parts avec ce même KOSMOS ENERGY (55%) et CAIRN (30%), le Sénégal n’a pu bénéficier que de 10% (code minier oblige ou quoi ?). Il faudra expliquer au peuple sénégalais. Grosso modo, en lisant l’annonce de Kosmos Energy, il faut comprendre que les réserves de gaz découvertes aux larges des côtes du Sénégal et de la Mauritanie, seront partagées entre les actionnaires de part et d’autre et ces 2 pays ramasseront chacun les miettes, 5% finalement au lieu de 10%. En effet, avant d’entamer les recherches sur les côtes mauritaniennes, KOSMOS avait négocié 90% des parts avec l’état mauritanien qui s’est contenté du reste (10%). Au Sénégal, KOSMOS avait acheté 60% des parts qui lui ont été vendues par PETROTIM SENEGAL de Timis Corporation. Cette société s’était réservé les 30% des 90% qui lui ont été attribuées par Macky Sall. Pétrotim Sénégal est gérée par le frère du président de la République Alioune Sall, qui s’est dit démissionnaire depuis l’affaire a éclaté en 2015. Ce qui est possible mais on ne peut se retrouver comme ça gérant d’une boite qui vaut 3 fois PETROSEN sans avoir été associé dans la création de la société. Et tout cas cela fait, suite à un contrat bien validé par le président Macky Sall (et non par l’ancien président Abdoulaye Wade dont les accords du contrat signé par Macky avaient rendu caduques tout précédent accord). Ainsi PETROSEN, représentant l’état du Sénégal se retrouve avec des miettes (10% de toute future production en brut). Finalement ce sera 5%, vu que les puits creusés d’une part en Mauritanie et d’autre part au Sénégal communiquent manifestement selon Kosmos Energy par le fait qu’ils ont la même pression statique sans fournir de preuves officielles et certifiées.

Ce qui veut dire que, l’extraction brute qui sera assurée par Kosmos Energy, si tout se passe bien, sera divisée en 200 parts réparties comme suit :

– Kosmos Energy : 150 parts (Ceux qui pensaient libérer notre pays des griffes des multinationales vont déchanter)

– Petrotim : 30 parts dont Alioune Sall, frère du président Macky Sall, maire, maire des maires, propriétaire de Banque de Dakar (se disant démissionnaire de la gérance de Pétrotim avec des partenaires nébuleux). Disons une bande de magouilleurs gourmands et cupides affairistes à poursuivre.

– Sénégal : 10 parts

– Mauritanie : 10 parts

On n’avancera pas dessus sans signaler ici que Kosmos Energy s’en sort de toute façon grassement gagnant, étant donné qu’il mutualiserait ses moyens de production et ses investissements en annonçant que le gisement de gaz naturel découvert est réparti sur les larges contigus des 2 pays. Si jamais des tests supplémentaires ne confirment pas que c’est 2 gisements collés, alors Kosmos pourra de toute façon exploiter le gaz de part et d’autre de la frontière avant de donner à chaque pays et aux actionnaires leur part en donnant d’autres prétextes techniques. Il gagne ainsi une surface d’exploitation qui s’étend sur plusieurs kilomètres des côtes des 2 pays avec comme simple argument non justifié jusqu’à preuve du contraire : « communication entre 2 puits que des kilomètres, cités nulle parts dans leur annonce, séparent pourtant ».

Pour vous donner une idée de grandeur, si jamais les ressources découvertes sont exploitées comme prévu. Le Sénégal comme la Mauritanie en auront chacun 24,25 milliards de m3 de gaz naturel (soit 5% des 485 milliards de m3 maximum à se partager avec l’exploitant et les autres actionnaires). C’est à peine 50% de la production annuelle des Emirats Arabes Unis (qui produisent 56 milliards de m3 par année) où il ne resterait que 10 ans d’exploitation pour Dubaï sur 6100 milliards de m3 de gaz naturel pour tous les Emirats Arabes Unis (voir Economie des EAU sur wikipédia).

Il faudra retirer tout espoir que l’on aurait ce gaz annoncé en grande pompe tant qu’on ne nous explique pas au nom de quoi, notre si pauvre pays n’en aurait que 10 parts sur 200 (c’est à dire 5% des parts sans compter les charges) et ne reprendrait pas les 30 parts de la société dirigée par Alioune Sall (Petrotim Sénégal) dont il est le gérant avec des comptes bancaires qui sont tous hors du pays. Pourquoi l’état sénégalais n’a pas exigé de nouvelles négociations et des justifications de la communication des 2 puits. L’origine des fonds de la banque BDK dont Alioune Sall est cité comme propriétaire se doit aussi d’être située avant qu’il ne nous arrive un CREI-bis sans recouvrement de fonds ni de parts d’actions. Il s’agit juste là de la répartition du gaz naturel dont sa découverte est doublement confirmée par Kosmos Energy.

Les mêmes abus sont évident pour le pétrole annoncé découvert par ce même groupe d’affairistes. S’il y a une partie qui se fait violemment gruger à propos de ces affaires de pétrole et de gaz, ce sont bien les citoyens sénégalais à qui on n’informe de rien sinon leur exposer les faits accomplis tronqués de toute vérité avec des actionnaires masqués par l’anonymat de leur société.

En consultant le site de Cairn Energy, vous découvrirez aussi que cette société a déclaré avoir découvert du pétrole sur 2 puits au Sangomar Offshore avec une capacité de production estimée d’une part à ~8000 baril par jour (de pétrole brut de bonne qualité) et d’autre part de 1000 baril par jour (de qualité moyenne). Si on multiplie cela par 365 jours, on peut facilement imaginer la capacité annuelle en attendant l’estimation totale du gisement. Le Sénégal est par ces découvertes peut s’estimer riche mais les populations risquent de se faire extorquer par ces groupes de mafieux affairistes en complicité avec nos propres dirigeants. Si le président Macky Sall veut continuer à cacher les accords faits avec ces multinationales et refuse de réclamer une renégociation des contrats d’extraction (et non de distribution ou de raffinage), il faut impérativement le descendre de la tête du pays parce qu’un énorme manque à gagner est en jeu pour le peuple sénégalais. Il nous faut un homme courageux et décomplexé de toute domination occidentale. Comme disait un ami à ce propos, « L’or est passé sous le nez des sénégalais qui n’ont pas vu non plus les retombées du phosphate ni l’ombre de celles du contrat annulé avec Arcelor Mittal au sujet du minerai de fer. Cette affaire en plus de celle de Petrotim restent toujours non élucidées, et maintenant c’est autour de notre pétrole et notre gaz d’échapper au contrôle des sénégalais. Où va ce pays ?

On n’aura que nos yeux pour pleurer si l’on ne se lève pas pour demander des explications et de la transparence à propos de toutes affaires de pétrole, de gaz et autres ressources naturelles dont on nous cache toujours leur projet et contrat d’exploitation.

Aboubakrine Ndiaye