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Les maux congénitaux de Macky II”, par Amadou Tidiane Wone

La première mesure phare du régime Macky 2 est étrange, surprenante, déconcertante et enfin décevante : alors que le premier message lancé par le Président élu Macky Sall, après la proclamation officielle des résultats, tendait à apaiser et à rassembler autour de l’essentiel par un « dialogue inclusif », l’annonce de sa décision unilatérale de supprimer le poste de Premier Ministre aura causé l’équivalent d’un séisme de magnitude 5 sur l’échelle de Richter, dans la conscience républicaine et les bonnes mœurs politiques de notre pays.

Une secousse telle que, les cinq années de son dernier mandat ne suffiront pas pour en amortir les ondes de choc. Entre temps, une nouvelle campagne électorale aura déjà démarré avec son lot de promesses oubliées…

Alors, la question qui se pose est la suivante : est-il raisonnable, alors qu’il ne lui reste que cinq années de mandat, d’engager le pays tout entier dans une remise en cause aussi profonde des Institutions sans un consensus fort avec les différents segments de la Nation?

Alors même que des urgences d’une acuité indescriptible tenaillent notre peuple ? Un peuple dont la résilience défie toutes les lois de la logique. Certes. Mais il ne faut pas tenter le diable non plus !

Qui prend la mesure des bouleversements et tiraillements qui vont intervenir pendant et après la prise des décrets de répartition des services de l’Etat ? Querelles de préséance et d’appétits grandissant à la vue du gâteau ?

Qui appréhende le temps qu’il faut pour mettre en place et huiler les automatismes entre les différentes structures en charge de tel ou tel projet?

Pendant ce temps-là, la mise en œuvre de programmes importants pourrait-être ralentie, sinon arrêtée, en raison d’un leadership flou, mal défini ou… indéfini.

Sans compter qu’à la faveur du désordre, les pêcheurs en eaux troubles pourraient s’en donner à cœur joie pour détourner, planquer et distraire des ressources de leur destination normale. Il faudra deux ans pour y voir clair si tant est que la volonté y soit…

En cas d’embrouilles, il faudra envoyer les inspections qui vont rédiger des rapports longs comme un jour sans pain, ensuite interpeller les coupables à la carte, et les attraire devant les Cours et Tribunaux si les
dossiers ne finissent pas sous le coude…

Pour dire que le « fast track » qui ne signifie, au fond, « qu’accélérer la cadence » et dont les droits d’auteurs appartiennent à Aminata Touré, Ancien Premier Ministre, risque de sombrer dans un grand fracas d’incompétences et de susceptibilités sur fond de guerres de positionnement pour l’après Macky.

Ce pays unique, où la réalité dépasse souvent la fiction, c’est le Sénégal, défiguré par des années de médiocratie et d’impunité …

Puisque le tableau à venir est si sombre, il y a lieu de se demander quel est l’objectif poursuivi par le Président Macky Sall à travers cette annonce et la mise en scène de la gestation douloureuse du gouvernement.

Deux remarques dans la forme : jusqu’ici personne n’a entendu sortir de la bouche du Président de la République, la décision de supprimer le poste de Premier Ministre.

Décision qui aurait dû, pour le moins, être annoncée dans le message a la Nation du 03 avril 2019. C’est à l’élu de s’adresser au pays dans les moments graves ou à l’occasion de prise de décisions aux conséquences lourdes.

Deuxième remarque dans la communication supposée devenir directe, le Premier Ministre, Secrétaire Général de la Présidence de la République et le Secrétaire Général du Gouvernement sont les porte-voix de Macky 2… la distance se creuse.

Dans ces conditions, il va falloir nous exercer à échafauder des hypothèses. Quelques invraisemblables qu’elles puissent paraître, il faut réfléchir et surtout agir vite !

Hypothèse une : faire oublier le dialogue promis, créer des conditions suffisamment traumatiques pour annihiler les effets du livre blanc promis par l’opposition qui tarde à reconnaître la légitimité du Président élu.

Bref détourner les attentions… « Faire naître une affaire dans l’affaire et au besoin une autre dans l’affaire et ainsi de suite pour faire oublier la vraie affaire » est une méthode usitée en politique. Plus c’est gros, et plus ça passe généralement.

Hypothèse deux : le Président Sall n’est pas satisfait de son Premier Ministre M. Dionne. Il pousse la torture au point de l’envoyer à l’échafaud se passer la corde au cou, lui-même et avec le sourire. Car, expliquer la suppression de son poste par la nécessité de rapprocher le Président de ses ministres pour une meilleure productivité et l’accélération de la mise en œuvre des programmes.

Cela veut dire que le Premier Ministre Dionne constitue un goulot d’étranglement, depuis des années. Il fallait juste le changer, pourtant ! Pour aller vite…fast tracking.

Hypothèse trois : le Président Sall veut tester, à l’entame de son dernier mandat, jusqu’où il peut pousser le bouchon, le plus loin possible… Dans l’hypothèse où sa réforme passe toutes les étapes sans aucune résistance et comme lettre à la poste, l’éventualité d’un troisième mandat commence à devenir envisageable, puis plausible. Puis possible. Puis faisable. Et puis…

Hypothèse quatre : le Président prend ses distances avec ses alliés et sa coalition du premier mandat. Il va les laisser aller aux locales et aux législatives sans son implication personnelle, la nouvelle nature du régime va lui faciliter la tâche.

Il aura le loisir de se reconstruire une nouvelle majorité de souteneurs présidentiels à la lecture des résultats qui sortiront des urnes.

Il anticipe donc sur une défaite possible de son camp comme le laisse prévoir la dynamique baissière des scrutins équivalents passés.

Ce qui se joue dans tous les cas de figure, c’est l’avenir de nos enfants. Le Sénégal n’est pas une principauté.

Depuis 59 ans, des générations d’hommes et de femmes ont posé, avec plus ou moins de bonheur, une brique après l’autre, pour mettre en place un système de conquête et de transmission du pouvoir respectueux des normes généralement admises comme étant démocratiques.

Allons-nous assister sans réagir à une remise en cause de l’esprit et de la lettre de nos institutions ? Juste pour les intérêts d’un homme ou de ceux de son clan ?

Nous sommes tous interpellés !

Enfin, avez-vous remarqué que le TER inauguré en grandes pompes durant la campagne électorale est au parking depuis ? Je suis presque en voie de gagner le pari qu’il ne sera pas ouvert au public avant 2020 et des poussières ! Je ne parle pas des dégâts collatéraux sur le cadre de vie des quartiers impactés. Au moins maintenant on saura que c’est le Président, et lui seul, qui en sera responsable ! De toutes les façons, si sept ans sont passés si vite, que reste t-il déjà de cinq ans ?

#Allonsrekk

Recyclage d’ordures… Par Le Témoin


C’est reparti pour un tour… d’embonpoint ! Le Premier ministre avait promis un gouvernement resserré ? La bonne blague !

Tout d’abord, comme nous l’écrivions dans ces mêmes colonnes lundi, la cure d’amaigrissement est ratée puisque, de 39 ministres et ministres délégués, le gouvernement était passé à 35 membres dont trois secrétaires d’Etat.

Avouez qu’on peut trouver mieux comme amincissement ! Vous avez dit un gouvernement resserré ? Et puis, sitôt le grand ménage fait, chassés par la porte, ils reviennent par la fenêtre.

Un par un d’abord, avant la grande ruée. Car, tous les ministres chassés par Macky à travers la porte, finiront par revenir sur la pointe des pieds en empruntant les fenêtres du Palais !

Chiche que, dans les prochaines semaines, on frôlera la centaine de ministres ! On vous l’a déjà dit, il n’y a que des nigauds qui pourront croire à la profession de foi du Chef. Et croyez-nous, ils reviendront tous aux affaires.

Ministres recalés, transhumants oubliés, les copains et les coquins comme l’ami à qui était dévolu le portefeuille des Affaires étrangères. Tous reviendront pour encore peupler les murs de la Présidence.

Malheur aux oubliés qui ne pourront pas dire adieu à une vie peinarde pour cinq ans. C’est une des incongruités du fonctionnement de la politique dans ce charmant pays où personne ne veut mourir idiot.

Ils tiennent tous à un certain standing et feront tout pour se refaire une santé financière.

Les miséreux pourront toujours attendre le temps que ces messieurs et dames rehaussent leur rang en vue de bien toiser la plèbe.

Sitôt nommé, le tailleur constitutionnel s’est fendu d’un message pour remercier son « sauveur ».

Ministre d’Etat sans portefeuille mais pas sans porte-monnaie ou patrimoine ! ça vous permet de vivre sans les misères de la vie d’un enseignant.

Celui qui confond pomme de terre et Angleterre a été également recyclé. Il devient le chef de cabinet… politique de son seigneur.

On va bien rigoler ! La méthode « Fast-Track » pour reconstituer un gouvernement pléthorique est à l’œuvre !

Le Témoin

Le Forum civil rue dans les brancards après le refus du gouvernement de publier le Code pétrolier


Le forum civil sorti un communiqué, suite au refus du Gouvernement de transmettre le projet de Code pétrolier à la société civile.
Dans la déclaration rendue publique, on peut lire : « Lors de la journée de concertations du 12 Juin 2018 sur la répartition des revenus issus du pétrole et du Gaz, le Président de la République avait, clairement pris, entre autres engagements, celui d’impliquer la société civile dans les processus en cours de révision du Code pétrolier dont notamment la rédaction des projets de lois relatifs au nouveau code pétrolier, à la répartition des revenus et sur le contenu local du pétrole et du gaz.

Le 31 juillet 2018, le Forum Civil avait adressé au Président de la République une lettre pour lui rappeler les engagements qu’il avait pris lors de cette journée de concertation, devant la nation, et en présence des partenaires techniques et financiers de notre pays.

Le mercredi 31 octobre 2018 à l’occasion de l’ouverture de la Conférence Afrique de l’ITIE (Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives) sur la divulgation des propriétaires effectifs, le Président de la République, qui a présidé l’ouverture des travaux, a, en présence des partenaires financiers (Banque Mondiale et Banque Africaine de Développement notamment), rendu publique la décision de soumettre lesdits projets de loi à l’Assemblée nationale au mois de décembre avant la fin de la présente session parlementaire.

Le 8 novembre 2018, le Forum Civil a encore adressé une autre lettre au Président de la République pour lui demander d’intervenir auprès de ses services concernés afin de nous faire transmettre les projets de textes cités plus haut. Ces deux lettres sont restées sans réponse.

Dans le cadre d’une réunion en date du 16 novembre 2018, tenue au COS Petrogaz, un des représentants du Forum Civil dans la coalition Publiez Ce Que Vous Payez (PCQVP) a réitéré la demande, au nom des organisations de la société civile, à disposer les projets de textes relatifs au Code pétrolier, à la répartition des revenus et au Local Content. Cette demande n’est toujours pas suivie d’effet.

Tout semble indiquer que le Gouvernement a choisi, de ne pas respecter les engagements pris par Monsieur le Président de le République et, de présenter à l’assemblée nationale le projet de code pétrolier après un simulacre d’atelier de validation où la société civile servirait de faire valoir.

Le Forum Civil tient à rappeler que les ressources naturelles appartenant au Peuple Conformément à l’article 25 de la constitution, la société civile a le droit légitime de disposer de ces projets de textes pour formuler des propositions concrètes.

Le Forum Civil interpelle le Président de la République et les Partenaires Techniques et Financiers sur cette volonté du Gouvernement de vouloir aménager un nouveau cadre de gouvernance des ressources pétrolières et gazières sans l’inclusion d’acteurs essentiels que sont les organisations de la société civile.

L’implication effective de la société civile dans tout le processus de gouvernance des ressources pétrolières, gazière et minières, est une exigence du dispositif ITIE Le Forum civil considère que toutes les questions essentielles concernant le pétrole et le gaz devraient faire l’objet d’un débat sérieux entre les différents acteurs à défaut de faire l’objet de consultations citoyennes.

Le Forum civil lance un appel aux citoyens et aux organisations de la société civile, pour faire des ressources pétrolières et gazières, la pierre angulaire du débat public sur les offres de gouvernance des affaires publiques qui vont entrer en compétition lors des consultations électorales qui s’annoncent.
Les textes de lois qui vont être votés sous peu par le parlement, engageant plusieurs générations de compatriotes, il est indispensable que les organisations de la société civile soient directement associées à leur élaboration, comme c’est d’ailleurs la pratique dans tous les pays membres de l’ITIE ».

Inhumation à Leona : Le gouvernement boycotte Sidy Lamine

Le défunt Président Directeur Général du groupe Wal fadjri est inhumé, ce vendredi, vers les coups de 16h 30 mn à Léona Niassène. Mais, sans la présence d’aucun membre du gouvernement, même pas ceux qui habitent le Saloum.

A noter également que les ministres et autres responsables politiques de la majorité ont brillé par leur absence à la levée du corps, en dehors de Moustapha Niasse qui est un parent.

Le gouverneur de Kaolack, Al Hassan Sall, a été la seule autorité administrative présente aux obsèques de Sidy Lamine Niass.

Avec Exclusif.

Comment le gouvernement a-t-il dépensé les 1200 milliards d’eurobonds empruntés en 2018 ?

Le Trésor n’a plus d’argent, façon de parler. En vérité, le gouvernement ne peut plus faire face aux dépenses engagées et ordonnancées, il accumule des arriérés intérieurs, le cancer de l’économie dans notre pays. La plupart de nos entreprises sénégalaises ont des affaires avec l’Etat.

Ce sont elles qui subissent de plein fouet la crise financière du Trésor. Beaucoup vont fermer ou licencier des travailleurs. C’est la faute à Macky Sall qui ignore tout de la gestion macroéconomique d’un pays qui n’a pas d’influence sur les prix mondiaux (price taker).
On a observé que cette année 2018, le gouvernement n’est pas allé sur le marché régional de l’UEMOA pour des bons du trésor ou des obligations. Il a préféré les eurobonds. Qu’a-t-il fait de l’argent des eurobonds en ce moment précis où le ministre des finances acculé passe aux aveux sur la crise financière de l’Etat. J’enverrai une question écrite au gouvernement.

Abdoul Mbaye : Tout ce que Macky et son gouvernement avancent comme statistique n’est que mensonge

Hier à Rufisque dans le cadre de sa tourné nationale,l’ancien Premier Ministre,Abdoul Mbaye,a dressé un tableau sombre de la situation économique du Sénégal.

Le président de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (ACT) indexe les grands projets de l’Etat,qu’il juge budgétivores et sans impact positif sur l’économie nationale.

»Lors d’une conférence que j’animais récemment à Paris, j’ai attiré l’attention sur les mensonges statistiques et de présentation du Sénégal comme un pays économiquement viable et en progrès rapide.

Tout cela n’est que mensonge, parce que les populations souffrent.La vérité finira par éclater »

Retour de vacance du gouvernement : Le Conseil des ministres reprend demain

C’est fini, les vacances gouvernementales! Les ministres qui étaient en villégiature vont reprendre le chemin des bureaux et du Palais de la République pour les réunions hebdomadaire du conseil des ministres.
D’ailleurs, la première réunion du gouvernement se tiendra mercredi prochain sous la présidence du chef de l’État, Macky Sall. Par ailleurs, le chef de l’État, lui, était à ses bureaux où il a reçu l’ancien président nigérian, le général O. Obansanjo.

Mame Mbaye Niang « vibré » par Macky : Le gouvernement dément

Le porte-parole du gouvernement Seydou Gueye s’est exprimé sur l’affaire Mame Mbaye Niang qui défraie la chronique. En fait, il a apporté un démenti (ci-dessous) sur l’information selon laquelle ce dernier a été soumis à « interrogatoire » à propos du Rapport de l’Igf sur la gestion du PRODAC.

Il a été rapporté, dans certains sites d’information, que le Président de la République aurait, à l’occasion d’un Conseil des ministres, soumis le Ministre Mame Mbaye Niang, à un « interrogatoire » à propos du Rapport de l’Igf sur la gestion du PRODAC.

Il n’a jamais été question, à un quelconque Conseil des ministres, d’un tel type d’échange entre le Chef de l’Etat et le Ministre Mame Mbaye Niang.

Une telle information est totalement fausse.

Fait à Dakar, le 13 juin 2018

Le Secrétaire général du Gouvernement, Porte-parole

Le Pit appelle le gouvernement à éviter le recours disproportionné à la violence

Le gouvernement est appelé à ‘’se prémunir de tous les instruments permettant d’éviter de tomber dans le recours disproportionné à la violence’’, estime le Parti de l’indépendance et du travail (PIT), évoquant les incidents ayant entraîné mardi la mort de l’étudiant Fallou Sène dans des affrontements entre gendarmes et pensionnaires de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis.

‘’L’université doit demeurer un lieu de vie, un espace de culture exempté de ce vandalisme ravageur ayant de plus en plus tendance à s’imposer dans ces lieux où c’est l’esprit qui devrait plutôt briller de mille feux’’, réagit le PIT dans un communiqué signé du secrétariat de son comité central.

‘’Pour qu’il en soit ainsi, il ne suffira pas seulement que le gouvernement s’attelle à payer les bourses à bonne date. Le gouvernement devra aussi se prémunir de tous les instruments permettant d’éviter de tomber dans le recours disproportionné à la violence’’, lequel recours ‘’pouvant éventuellement conduire à faire usage de moyens extrêmes contre des étudiants eux-mêmes transformés en forces destructrices’’, souligne le PIT.

Mouhamadou Fallou Sène, 26 ans, marié et père d’un enfant, a trouvé la mort mardi dans des échauffourées entre forces de l’ordre et pensionnaires de l’UGB qui manifestaient pour le versement de leurs bourses et de meilleures conditions d’études. Il a été inhumé jeudi à Touba.

Dans son communiqué, le Secrétariat du PIT a fait part de sa ‘’consternation’’, relativement au ‘’déferlement de violence qui s’est abattu sur l’université Gaston Berger avec comme pic la mort de l’étudiant Mouhamadou Fallou SENE’’.

Le PIT a ainsi présenté ‘’ses condoléances attristées à la famille du disparu, à ses camarades de St- Louis, à la communauté universitaire, bref à tout le peuple sénégalais’’.

‘’Aux nombreux gendarmes et étudiants blessés, le PIT souhaite un prompt rétablissement’’, avant d’ajouter que ‘’la saisine du procureur devrait apporter toute la lumière sur les tenants et aboutissants de cette effroyable tragédie pour que toutes les mesures idoines soient prises afin que plus jamais de tels événements ne puissent avoir lieu au sein de nos universités’’.

Mort de l’étudiant Fallou Séne : La réaction du gouvernement

Aujourd’hui, l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis a été le théâtre d’incidents ayant opposé les étudiants aux forces de sécurité. Ces incidents ont pour cause la mise en place de nouvelles procédures de gestion électronique, sur l’étendue du territoire national, des bourses d’études allouées aux étudiants sénégalais.

En effet, dans un souci de modernisation de son système de paiement, la banque partenaire de l’Etat a mis en place depuis le début de l’année 2018, une nouvelle plateforme numérique. A ce jour, plusieurs centaines d’étudiants n’ont pu disposer des cartes bancaires requises pour percevoir  leurs bourses, sur une population totale de près de quatorze mille inscrits à l’UGB.

Pour rappel, le Gouverneur de la Région de Saint-Louis a déjà rencontré la Coordination des Étudiants  de l’UGB, le vendredi 27 avril 2018, en présence du Directeur du CROUS, notamment sur la question de l’indisponibilité desdites cartes, en vue de trouver les solutions idoines, en relation avec la banque partenaire.

Les incidents du jour ont malheureusement occasionné le décès d’un manifestant, Monsieur Mohamed Fallou Sène, étudiant en 2ème année de Lettres modernes. En outre, une vingtaine de blessés a été dénombrée dont dix-huit du côté des forces de sécurité, tous évacués à l’hôpital régional de Saint-Louis pour leur prise en charge médicale.

En cette douloureuse circonstance, le Chef de l’Etat et le gouvernement présentent leurs condoléances émues à la famille du défunt et souhaitent un prompt rétablissement aux blessés.

Le Chef de l’Etat a déjà instruit le Gouvernement de faire toute la lumière et de situer les responsabilités. Immédiatement, le Procureur de la République a diligenté l’ouverture d’une information judiciaire à cette fin. Une autopsie est actuellement en cours.

Le Gouvernement réaffirme son souci quotidien d’apporter les solutions les meilleures aux attentes des citoyens, celles des étudiants en particulier, et appelle l’ensemble des acteurs à privilégier les voies pacifiques dans leurs relations avec l’administration publique.

Fait à Dakar, le 15 mai 2018
Le Secrétaire général du Gouvernement, Porte-parole

Grève des enseignants : Le gouvernement hausse le ton

« Le gouvernement voudrait lancer un ultime appel aux enseignants pour une reprise immédiate des cours car le mouvement social risque de mettre en péril, non pas seulement l’année scolaire, mais aussi l’avenir des élèves et du système éducatif de notre pays, nonobstant les immenses efforts déjà réalisés par l’Etat », déclare le Secrétaire général et porte-parole, Seydou Guèye, qui rappelle, dans une longue énumération, « différentes actions », ainsi que « différentes rencontres » avec le ministre sectoriel, le chef du gouvernement, et le chef de l’Etat, déjà entreprises pour répondre aux revendications des syndicats.

Pour Seydou Guèye, « les 43 milliards investis de 2015 à 2017 pour le reclassement et la mise en solde des enseignements contractuels, l’institutionnalisation de la journée mondiale de l’Enseignement, l’augmentation de l’indemnité de logement pour la porter de 60.000 F CFA à 85.000 F CFA par mois et par enseignant fonctionnaire, entre autres mesures, sont autant de signes de bonne volonté du gouvernement. La situation ne s’en est pas portée mieux pour autant, puisque le G6 persiste dans ses revendications et des manifestations d’élèves ont éclaté un peu partout dans les capitales régionales.

D’ailleurs, c’est sur ce point que le porte-parole s’est appesanti pour inviter les enseignants à mettre fin à leur mouvement d’humeur qui en est à son 7e plan d’action en deux semaines. Les autorités signifient aux « grévistes » qu’elles vont prendre leurs responsabilités. Le gouvernement voudrait aussi rappeler à l’opinion et aux enseignants, sa responsabilité d’assurer le droit à l’éducation à tous les enfants de notre pays.

Aussi, prendra-t-il toutes mesures de sauvegarde nécessaires à la continuité du service public de l’Education. Le gouvernement a déjà pris toutes les dispositions utiles pour un réaménagement du calendrier scolaire et en appelle au sursaut de tous, pour une reprise effective des enseignements dans tous les établissements publics», conclut le communiqué.

Enquête 

Crash d’un hélico de l’Armée : La réaction du gouvernement

Un hélicoptère de transport de l’Armée de type Mi-17, immatriculé 6WHTA, ralliant Ziguinchor -Dakar, s’est écrasé près de Missirah (dans la zone des Mangroves), région de Fatick, lors d’une mission de service social.

Dès réception du message de détresse lancé par un aéronef, toutes les équipes techniques des services aéronautiques sénégalais se sont rendues au Centre régional de navigation aérienne de l’ASECNA, pour suivre la situation en relation avec l’État-major de l’Armée de l’Air, tout en rendant compte en continu au Chef de l’État, Chef suprême des Armées.

Le Chef de l’État a aussitôt instruit le Gouvernement et le Chef d’État-major Général des Armées, de mettre en place une commission d’enquête afin de déterminer les circonstances de l’accident.

Selon les dernières informations fournies par les secours dépêchés immédiatement sur place, six (6) personnes ont perdu la vie lors de l’accident. Les autres passagers qui ont été blessés sont au nombre de 14 dont trois (3) grièvement. Les personnes blessées sont actuellement prises en charge par le Groupement national des Sapeurs Pompiers et sont en cours de transfert vers l’Hôpital régional de Kaolack.

Le Chef de l’État, Chef suprême des Armées présente ses condoléances ainsi que celles de la Nation aux familles des victimes, en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés.

 

Fait à Dakar, le 14 mars  2018

 Le Secrétaire général du Gouvernement,

Porte-parole,

Seydou GUEYE

Le gouvernement scolaire:un important intrant pédagogique dans l’IEF de Guediawaye

 

 

A travers une simulation  respectant toutes les étapes d’un processus de vote,les autorité académiques de l’Ief de Guediawaye veulent initier les  enfants sur la notion de démocratie et de bonne gouvernance.Ce matin, l’inspecteur départemental de l’éducation et de la formation de Guediawaye Yaya Coly a organisé l’élection présidentielle du gouvernement scolaire dans plusieurs collèges d’enseignement moyen de sa circonscription.Accompagné  du préfet départemental,des partenaires,des collectivités et d’autres,l’Ief Coly a fait le tour de Guediawaye pour  avoir le cœur net sur ce qui se passe sur le terrain.Du collège Joseph Corréa A au CEM SCAM e passant par Darou Salam et Ndiarème , partout le scrutin s’est très bien passé.A terme, le Préfet NDIAYE a salué cette belle initiative non sans féliciter l’inspecteur Coly qui a pris cette belle initiative.Une initiative qui englobe plusieurs vertus pédagogique si l’on en croit Monsieur Coly qui a démontré l’impact de la gestion des affaires scolaires par les enfants eux mème sur les résultats scolaires.Yaya Coly de révéler que sur les 121  délégués candidats au BFEM de l’année dernière ,les 104 ont été admis en classe de 2nde.

Au collège Darou Salam,c’est la candidate Momy Fall qui a remporté l’élection présidentielle et au collège SCAM ex Canada,c’est l’élève Alphonse qui l’a remporté devant son opposant Cheikh Tidiane Diop.Les deux nouveaux présidents ont pris des engagements fermes à contribuer à l’amélioration des performances scolaires.

senelux.com/Saliou Ndiaye

Economie et inepties gouvernementales : à quand la délivrance ? ( Elhadji Mounirou NDIAYE)

Cette semaine écoulée, il n’y a finalement pas eu de cours à l’université de Thiès : les étudiants ont décrété le lundi 5 mars 72 heures renouvelables, puis ils ont encore décrété 72 heures renouvelables jeudi 8 mars. J’étais en train de planifier pour inciter mes étudiants à la défaillance afin de faire cours lundi 12 mars, mais le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (SAES) a annoncé jeudi 8 mars, un mot d’ordre de 48 heures renouvelables, lundi 12 et mardi 13 mars. Il importe de signaler au passage, que malgré le fait de m’associer à toutes les nobles revendications des divers syndicats d’enseignants, mon désir de faire cours relève d’un cas de conscience après tout ce temps resté sans faire cours.

Toutefois, mes collègues et moi, sommes des enseignant-chercheurs, qui avons la manie de se rattraper à chaque fois, mais aussi nous consacrons beaucoup de temps à nos prochaines publications pour ceux qui font réellement de la recherche. La principale revendication des étudiants est d’ordre social, puisque le centre de santé de l’université de Thiès n’est effectivement pas équipé et la restauration est défaillante parce que l’Etat ne paie pas correctement les repreneurs et leur doit beaucoup d’argent, à rajouter aux 500 milliards de FCFA de dette intérieure qu’il doit au secteur privé national. Les enseignants du supérieur ont acquis depuis 2016 des accords sur la retraite que l’Etat tarde vraiment à mettre en œuvre. Les autres enseignants de l’éducation de base, davantage utiles à la nation, réclament près de 85 milliards de FCFA de rappels en plus d’autres obligations étatiques d’amélioration de leur situation.

Au même moment :

I. L’Etat va distribuer 40 milliards FCFA de bourses sociales en 2018 à des familles, et on peut affirmer sans se trompées que les retombées socioéconomiques de ces bourses sont moins certaines que celles escomptées du capital humain que constitue étudiants. Et 300 autres milliards de FCFA ont été annoncés par le gouvernement en 2018 en faveur d’un certain « front social ».

II. L’opérateur Eiffage, les chinois, les marocains ou les Turcs, ayant raflé la quasi-totalité des marchés d’infrastructures dans ce pays, ne se sont jamais plaints de défauts de paiements de la part de l’Etat. Alors que nos entrepreneurs locaux croupissent sous le joug des arriérés compromettants dus par un gouvernement qui ne s’est pas gêné d’aller sauver, pour 57 milliards de FCFA de lampadaires, une PME française de 40 salariés. Pourtant, une kyrielle d’innovations photovoltaïques alternatives sont occultées dans les laboratoires de l’ESP de Dakar.

III. Ce gouvernement annonce chaque année des recettes dépassant largement les 3000 milliards de FCFA. Il paie environ 70 milliards FCFA mensuels de salaires et d’indemnités, et s’acquitte d’un service de la dette de 72 milliards F CFA mensuels, soit en tout 1700 milliards de FCFA par an. Donc, si le budget est de vérité, il reste une marge dépassant largement 1300 milliards de FCFA annuels, pour payer les autres charges courantes et d’investissements. Dès lors, le manque récurrent de liquidités publiques, de même que le niveau atteint par la dette intérieure ne peuvent s’expliquer.

Ce laconique tableau des tensions socio-financières qui caractérisent notre pays montre qu’il y’a anguille sous roche et que le gouvernement dissimule des pratiques budgétaires douteuses. On peut entrevoir d’ailleurs les raisons pour lesquelles le gouvernement soutient mordicus que l’endettement du Sénégal est soutenable. Ce même gouvernement s’est encore donné la latitude de lever 1200 milliards de FCFA en devises (dollars et euros) en Europe, en arguant que c’est par ce que la signature du Sénégal est bonne.

Mais qui veut-on tromper sur ce coup de pub ? Il n’est point besoin d’être économiste pour comprendre que les bruits persistants sur la dette intérieure, le creusement des inégalités, la politisation à outrance de la pratique gouvernementale, le caractère embryonnaire d’un secteur privé local de plus en plus fragilisé et l’exacerbation du front social sont autant d’arguments ostensibles qui ternissent davantage la signature du Sénégal, en le rétrogradant en même temps sur les indices du développement humain, de la corruption et du Doing Business.

Cette manne de nouveaux emprunts potentiels répond à un questionnement lié au contexte :

1°) Un Etat insoucieux des générations futures, empêtrés dans une dynamique implacable d’endettement chronique, ne peut-il pas être tenté par la chaine de Ponzi (Soul bouki soulli bouki) ?

2°) Comment un pays qui attend, dès l’année 2020, plus de 1000 milliards F CFA annuels de recettes gazières et pétrolières peut manquer de bonne signature dans les marchés financiers ?
Il faut que chaque sénégalais le sache : ce gouvernement est en train de nous embringuer dans une campagne de pré-consommation stérile de l’essentiel de nos recettes pétrolières et gazières futures. Cette dynamique va nous priver des réelles possibilités de constituer des réserves anticipatoires, d’autofinancer notre développement suivant une meilleure prise en compte des générations futures.

Autre hypothèse plausible : un coût salé à payer pour le second mandat de notre Président. On sait déjà que dès 2014, il a mis ses sujets sur le terrain pour des objectifs électoralistes. Il a fait la place à 84 ministres au lieu de 25 et à d’autres politiciens, casés par ailleurs, pour mieux investir le terrain à l’orée de 2019. Ce n’est pas que ça : le Président veut aussi des résultats d’émergence forcée. Il a déjà inauguré le pont de l’émergence, il érige sa cité de l’émergence, il est en phase avancée dans son pôle de Diamniadio dont les conditions d’exploitation ne sont pas éclaircies. On a aussi en tête les 50 milliards de FCFA consacrés aux projets improductifs que sont Dakar Aréna et l’arène nationale, ainsi que les 417 milliards de FCFA pour la très inopportune autoroute Thiès/Touba.

Il faut le répéter encore : les pays émergents comme Singapour, Malaisie, Taiwan et autres, ont érigé leurs grandes infrastructures et leurs cités à la suite d’une croissance à deux chiffres sur 15 à 20 ans. Le Plan Sénégal Endettement n’a finalement recours qu’à des emprunts inféconds ne servant qu’à une précipitation infrastructurelle piétinant toute norme de qualité, de même qu’à entretenir des slogans creux tels que PSE, PUDC, PUMA, CMU, Bourses familiales, …
Il est temps de procéder résolument à des réajustements en s’inspirant des deux citations suivantes :

ARISTOTE : « Quand l’intérêt particulier prend le pas sur l’intérêt général, chacun d’eux se mue en son correspondant inacceptable, respectivement la tyrannie, l’oligarchie, la démocratie ».

THOMAS HOBES : « Si l’Etat cesse de protéger la population, l’homme retournera alors à l’état de nature, jusqu’à ce qu’un nouveau contrat lui soit proposé ».

Vivement, un nouveau contrat, un véritable modèle de société qui aura vocation à éviter des lendemains socio-politico-économiques sombres à notre cher Sénégal.

Paix et Salut sur le Mouhammad.

Elhadji Mounirou NDIAYE, économiste

Mamadou Lamine Diallo : Le gouvernement le cache, … le Sénégal est en faillite !

La situation économique du Sénégal est carabinée. Selon le député et économiste, Mamadou Lamine Diallo, « les failles de la gestion du président de la République et de son gouvernement» ont plongé notre économie dans un désordre total.  Il l’a fait savoir dans un entretien avec la radio Zik Fm.

Morceaux choisis.

Pourquoi dites-vous que le Sénégal est en faillite? 

Ils ont accumulé beaucoup d’arriérés. Le ministre de l’Economie et des Finances le cache. Il avait dit, il y a deux semaines, qu’il y avait au moins 200 milliards d’arriérés intérieurs. C’est quelque chose qui est due par l’Etat à des entreprises. 200 milliards,  au moins, en fin d’année, cela augmente. C’est cela la réalité sénégalaise. C’est pourquoi tout le monde se plaint. C’est ce que le Président cache ainsi que son Premier ministre et son ministre de l’Economie.

Savez- vous où est passé cet argent ?

Quel argent ? Ce sont eux qui prétendent qu’ils ont de l’argent. Ils gonflent leur chiffre de croissance, les recettes en prévision et finalement ils ne les ont pas. Les dépenses ont été engagées. Il y a une partie dans des grands projets dont l’impact sera dans le futur: le Ter, l’Aibd, etc. Maintenant, il y a des dépenses très discutables, ces fameuses bourses familiales, il faut d’abord vérifier est-ce que l’argent arrive aux destinataires. Voilà, aujourd’hui la situation de trésorerie. Elle est tendue et ils sont obligés d’emprunter sur les marchés internationaux. Cela est dû à la gouvernance familiale de Macky Sall ainsi qu’à sa façon désordonnée de gérer l’économie dans tous les sens.

Pour éviter la faillite, vous prétendez que Macky va emprunter 1000 milliards?    

C’est ce qu’il va chercher à faire. C’est pourquoi à mon avis, il s’est empressé d’aller s’agenouiller devant Aziz (ndlr : Mouhamed Ould Abdel Aziz, président de la Mauritanie) pour les accords gaziers.

Parce que, les investisseurs qui aujourd’hui font leur plan en se disant que le Sénégal va devenir un pays pétrolier et gazier, vont s’assurer que tout ceci est en place avant de prêter de l’argent. Ils vont prêter au Sénégal sachant que demain ils vont mettre la main sur le pétrole et le gaz. C’est pourquoi, il est extrêmement dangereux la façon dont le président gère l’économie du Sénégal.

Donc, vous confirmez l’argument selon lequel la situation du pays est carabinée?

Bien sûr ! Partout où vous allez les entreprises se plaignent, la dette aux entreprises c’est plus de 650 milliards FCFA, le secteur pétrolier, les entreprises du Btp. Vous avez vu les retards de salaires, c’est quand même extraordinaire. C’est significatif. Ceux qui ont vécu la période 1992-1993 au Sénégal, le savent. C’est comme cela que cela a commencé et finalement nous avons été obligés de faire un «plan Sakho-Loum ».

C’est gens-là ne sont pas des économistes. Je l’ai toujours dit. Ils passent leur temps à confondre l’économie et la coopération internationale. Ils prennent de mauvaises décisions d’investissements et de mauvaises décisions de consommation publique.

 

« La constitution oblige le gouvernement à publier le contrat de partage de production »

La constitution et le code de transparence des finances publiques obligent le Gouvernement à publier le contrat de partage de production du gaz de St-Louis et Kayar. Les propos sont du député Mamadou Lamine Diallo, le leader de Tekki qui saisit la balle au rebond suite aux interpellations d’Idrissa Seck à l’endroit du président Macky Sall, sur l’obligation de rendre public le contrat signé avec la Mauritanie en vue de l’exploitation du gaz découvert entre les deux pays.

Le député à l’Assemblée nationale estime que le chef de l’Etat sénégalais, invité récemment à Nouakchott par son homologue Aziz, a signé en position de faiblesse.

« Avec l’implication de sa famille dans ce dossier,  le Président de l’APR/BBY est allé négocier en position de faiblesse en Mauritanie. Il faut être naïf pour penser que le Président Aziz ne dispose pas du dossier de Petro-tim et Timis Corporation. Ce n’est pas par hasard que le Président Aziz ait accueilli le Président Macky Sall dans une tenue bien  touareg », écrit Lamine Diallo dans ses questions économiques dont copie est parvenue à Seneweb.

« L’on a tous appris qu’on ne signe pas un contrat bilatéral engageant le Sénégal et son avenir à l’étranger. Macky Sall, le féru de diplomatie économique ne doit pas l’ignorer. S’il est parti à Nouakchott, c’est qu’il était en position de faiblesse, renchérit-il. Dans ce dossier, même si les recherches ont débuté en Mauritanie, le réservoir de gaz se trouverait en territoire sénégalais. C’est pourquoi Kosmos est venue au Sénégal. Qu’est-ce que le Sénégal a signé ?, un partage 50-50 avec la Mauritanie ? En tous cas, Il semble bien que ce n’est pas à l’avantage du Sénégal, vu la nervosité du régime, suspecte le parlementaire ».

« La transparence dans la gestion des ressources naturelles qui figure dans la constitution ne signifie pas un compte rendu lapidaire devant des ministres apeurés en Conseil des Ministres d’un  voyage en Mauritanie », critique le leader de Tekki.

Kaolack : des enseignants marchent pour l’application des accords signés avec le gouvernement

Des dizaines d’enseignants affiliés à la Fédération des syndicats d’enseignants (FEDER) ont marché mercredi dans les rues de Kaolack (centre), pour exiger du gouvernement le respect des accords signés avec les syndicats du secteur éducatif, a constaté l’APS.
Les marcheurs, partis du quartier de Léona, ont sillonné les rues en agitant des foulards rouges et en brandissant des pancartes appelant au respect des accords signés avec le gouvernement du Sénégal.
Ils ont ensuite arpenté l’avenue Vandholeven et se sont rendus à la préfecture où ils ont remis un mémorandum au préfet de Kaolack, Amadou Moctar Watt. Celui-ci s’est ainsi engagé à transmettre les doléances des manifestants aux autorités compétentes.
« Nous étions venus à Kaolack pour mobiliser les militantes et les militants de l’élémentaire et du moyens secondaire et manifester notre manque de satisfaction par rapport à ce qui se passe dans le secteur de l’éducation et exiger du gouvernement le respect des accords déjà signés », ainsi déclaré à des journalistes, Dame Mbodj, coordonnateur national de la FEDER.
Intervenant à l’issue de la manifestation, le syndicaliste a notamment appelé à « une remise à plat » du régime indemnitaire des fonctionnaires dans un souci de mettre en avant l’équité dans l’attribution des indemnités et autres émoluments.
« Nous estimons que les enseignants sont lésés. Nous avons une indemnité de logement de 60 000 francs au moment où d’autres agents de l’Etat moins gradés que les enseignants en ont trois fois plus », a déploré M. Mbodj.
« Nous ne réclamons pas l’aumôné, mais nos droits. Nous voulons que les accords signés relatifs aux actes administratifs, aux lenteurs administratives, aux dossiers sur les crédits et au droit aux négociations collectives soient respectés », a-t-il indiqué.
Fin janvier dernier, au sortir d’une rencontre entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants, le Premier ministre annonçait 6 points autour desquels vont tourner les mesures prises pour la résolution des revendications des enseignants.
Il a notamment fait état de 12 milliards CFA pour la revalorisation de l’indemnité de logement des enseignants, 32 milliards pour l’apurement des sommes dues au titre de la validation des années de vacatariat, 3,5 milliards pour l’aménagement des zones d’habitation des enseignants.
Le coordonnateur national de la FEDER a également contesté les montants avancés par le gouvernement, au titre des rappels dus aux enseignants.
« Le gouvernement du Sénégal nous doit 85 milliards de francs en terme de rappels, alors que son porte-parole évoque le chiffre de 32 milliards de francs », selon lui.

Le gouvernement décidé à faire de Kaolack un hub économique sous-régional

Le Premier ministre Mohammad Boun Abdallah Dionne a réaffirmé l’engagement du gouvernement sénégalais à faire de Kaolack « un hub économique sous-régional » par le biais de la valorisation de la position géographique et des « immenses ressources » dont dispose cette région du centre du Sénégal, frontalière de la Gambie notamment.
« Le gouvernement prendra des dispositions idoines pour accompagner le secteur privé sénégalais à mettre à profit la position géographique de Kaolack, voie incontournable pour rallier les régions sud et sud-ouest et les pays limitrophes, et les immenses ressources dont dispose la région », a-t-il notamment déclaré lors de l’ouverture officielle de la troisième Foire internationale de Kaolack (FIKA), samedi.
« Aujourd’hui, grâce à l’engagement du secteur privé et à l’ingéniosité des chambres consulaires régionales, Kaolack demeure une plaque tournante de l’économie sur laquelle il faut compter pour réussir le Plan Sénégal émergent (PSE) », a dit M. Dionne.
Selon le PM, parmi les actions mise en œuvre par l’Etat du Sénégal pour faire de cette région un important pôle économique, figurent un projet d’autoroute de 120 kilomètres devant relier Mbour (région de Thiès) à Kaolack, la réhabilitation du port fluvial et l’érection d’un terminal d’hydrocarbures ainsi que diverses autres infrastructures, a détaillé le chef du gouvernement sénégalais.
« Toutes ces infrastructures devront permettre de mieux exploiter la position géographique de Kaolack et faire de cette région un hub commercial et de service pour toute la sous-région ouest africaine », a-t-il notamment indiqué.

Le PUR dépose une motion de censure pour destituer le Gouvernement

Le combat vient d’être engagé par le Bureau politique du PUR, qui ne veut plus de Macky Sall et de son régime. Il a pris la décision de rompre définitivement sa participation aux « concertations sur le processus électoral » et pire, de déposer une motion de censure à l’Assemblée nationale dans le but de destituer le Gouvernement.

Selon El Haj Issa Sall et ses camarades, le forcing du président Macky SALL pour instaurer le parrainage de tous les candidats, traduit sa volonté manifeste à vouloir éliminer tous ses adversaires politiques à la prochaine élection présidentielle de 2019.

Convaincu que Macky SALL n’est pas un homme de parole, le Bureau politique du PUR appelle les Sénégalais à constater l’incapacité du régime en place à dire la vérité sur une question aussi sérieuse que le droit des Sénégalais à disposer de leur carte d’électeur.

Au regard de ce constat, le PUR promet de révéler aux Sénégalais toute la vérité sur la situation des cartes d’électeurs.
Le PUR appelle tous les Sénégalais à soutenir la motion de censure qui sera bientôt déposée sur le Bureau du Président de l’Assemblée nationale pour la destitution du Gouvernement.

Réaction du Gouvernement suite à l’attaque barbare de Borofaye

Aujourd’hui, 6 janvier 2018, vers 16h30, de paisibles populations de l’Arrondissement de Niaguis, Département de Ziguinchor, parties dans la forêt de Borofaye, ont fait l’objet d’une attaque armée d’une rare barbarie. Cette attaque a malheureusement occasionné la mort de treize (13) jeunes hommes dont dix par balles, deux par armes blanches et un brûlé. L’attaque a également eu pour conséquence sept (7) blessés par balles, dont un blessé grave.


Ce acte délibéré contre des civils sans défense, intervenant une semaine à peine après l’appel solennel du Président de la République pour une paix définitive en Casamance, sans vainqueur ni vaincu, ne saurait être interprété autrement qu’un acte désespéré de forces sans ambition autre que la violence gratuite, au moment où la paix se consolide chaque jour davantage dans la partie sud du pays.


Informé, le Chef de l’Etat, Chef suprême des armées, a immédiatement convoqué le Conseil national de sécurité qui se réunit en ce moment-même au Palais de la République. Le Chef de l’Etat a déjà instruit les forces de défense et de sécurité, activement engagées dans cette partie de la Basse Casamance, pour que force reste à la Loi. Il a également ordonné que les auteurs de cet acte criminel soient recherchés et traduits en justice.


Le Président de la République a par ailleurs dépêché une délégation ministérielle qui se rendra sur place dès demain, Dimanche 7 janvier 2018, pour évaluer la situation sécuritaire et présenter en même temps les condoléances de la Nation aux familles éprouvées.
Le Gouvernement demande aux populations de la Région de ne point céder à la peur et réitère son engagement à faire régner l’ordre et la sécurité sur l’ensemble du territoire national.

Birahim Seck dément : « Ces milliards annoncés ne proviennent nullement de la traque »

Birahim Seck dément le communiqué de l’État du Sénégal sur les milliards collectés dans le cadre de la traque des biens mal acquis.

« Ces 152 milliards ne proviennent nullement de la traque des biens mal acquis. Ils n’ont absolument rien à voir. Autrement dit, le communiqué du gouvernement est pire que les déclarations faites par Madame Aminata Touré.

La totalité des sommes annoncées dans le communiqué du 28 décembre 2017 ne sont pas issues de la traque des biens mal acquis. Les 2,498 milliards dont ils font allusion, c’est la quote-part de l’État sur la plus value de cession d’actifs et d’occupation d’un immeuble par la Sonacos. Puis, les 24,6 milliards de francs Cfa avancés par l’État du Sénégal, proviennent de la redevance des sommes versées par Dp World. C’est l’œuvre d’une enquête effectuée par l’Ige et c’et vérifiable dans son rapport de juillet 2013 à sa page 92,

Les 11 milliards 365 millions dont ils parlent proviennent du complément versé au cours de l’année 2013 au titre de la redevance de Millicom bénéficiaire de la 2ème licence de téléphonie. Ces 11,365 milliards complètent les 39 millions que Millicom avait déjà versés au titre de la redevance. Le gouvernement, dans son communiqué, ne les a pas retracés dans une loi de finances rectificative ou dans une loi de finance initiale, mais ils l’ont retracé dans une loi de règlement ».

Birahim Seck parlait ainsi au micro de la Rfm.

Le Pds monte au front : Macky Sall et son gouvernement mentent aux Sénégalais…

Macky Sall et son gouvernement mentent aux Sénégalais en affectant au montant prétendument récupéré les 26 milliards de F.CFA payés par DP World à l’Etat du Sénégal suite à la vente de la participation de 10% accordée à la société Port Autonome de Dakar (PAD) lors de la concession du terminal à conteneurs remportée par DP WORLD.
Il s’agit de ressources financières provenant d’une vente d’actions du PAD (société nationale) versés illégalement au budget de l’Etat en 2013 pour mettre fin à la procédure d’arbitrage engagée par DP WORLD. Le PDS dénonce vigoureusement le bradage du patrimoine national car Macky Sall a vendu frauduleusement en 2013 pour 26 milliards de FCFA des actions qui appartiennent au Port et non à l’Etat et qui valent aujourd’hui au moins 100 milliards de F.CFA

Toujours, pour gonfler artificiellement les résultats de sa prétendue « traque des biens mal acquis », Macky Sall intègre frauduleusement les 75 milliards de F.CFA du scandaleux compromis de janvier 2014 par lequel il a mis fin au litige opposant l’Etat du Sénégal au groupe ARCELOR-MITTAL alors que l’Etat du Sénégal, dans la procédure engagée par le Président Abdoulaye WADE, réclamait 5 milliards de dollars US (soit 2.500 milliards de F.CFA) et qu’ ARCELOR-MITTAL avait été déclaré par la première sentence du tribunal arbitral entièrement responsable du préjudice subi par l’Etat du Sénégal et tenu de le réparer intégralement, étant rappelé enfin qu’un rapport du cabinet d’expertise GUSTAVSON DU COLORADO avait estimé ce préjudice à 4,6 milliards de dollars US (soit 2.300 milliards de F.CFA)

Macky Sall ayant hérité d’un dossier en délibéré sur le montant à payer à l’Etat du Sénégal n’a donc rien trouvé de mieux à faire que de signer avec notre adversaire un compris empêchant au Tribunal arbitral de fixer le montant des dommages et intérêts qui, selon toutes les estimations des spécialistes de l’environnement du Tribunal arbitral devait être très important, de l’ordre de 2.000 milliards de F.CFA, au vu des attendus de la première sentence faisant état du préjudice particulièrement élevé subi par l’Etat du Sénégal ».

Au total, les Sénégalais peuvent ainsi constater que le montant imaginé et avancé par Macky Sall et son gouvernement fait état de transactions douteuses qui n’ont rien à voir avec la prétendue « traque des biens mal acquis » et qui ont fait perdre plus de 2.000 milliards de F.CFA aux Sénégalais. Ces ressources perdues auraient permis de réduire le montant de la dette de l’Etat qui a augmenté de manière colossale depuis 5 ans, de payer les bourses de nos étudiants, d’acheter l’arachide à un très bon prix à nos paysans à qui l’Etat a remis des bons restés impayés, de payer les arriérés de primes liées aux salaires, d’heures supplémentaires de nos fonctionnaires et de régler la dette de l’Etat à l’égard du secteur privé.

En définitive, l’Etat du Sénégal n’a jamais récupéré 150 milliards de F.CFA, encore moins 200 milliards de F.CFA au titre de la prétendue « traque des biens mal acquis », et encore moins après la parodie de procès politique conduit par les magistrats corrompus de la CREI, instrumentalisée par Macky Sall pour éliminer le candidat du PDS Karim Wade lors de la prochaine élection présidentielle de février 2019 .

Aucun bien appartenant à Karim Wade n’a été confisqué (à l’exception de 3 montres et 5 véhicules dont une épave). La demande de confiscation d’un appartement de deux pièces à Paris a été rejetée par la justice Française. En ce qui concerne Bibo Bourgi, il est innocent et victime d’une machination politique montée par Macky Sall : ses biens ont été arbitrairement imputés à Karim Wade. Chacun sait que Bibo Bourgi est un riche entrepreneur, membre d’une famille fortunée, qui a réussi dans les affaires bien avant que le Président Abdoulaye Wade n’arrive au pouvoir. Nous exigeons enfin la publication immédiate de l’ensemble des documents originaux mettant fin aux deux procédures d’arbitrage DP WORLD et ARCELOR-MITTAL ».

Communiqué du conseil des Ministres du 22 Novembre 2017

Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres mercredi 22 novembre 2017 à 10 heures au Palais de la République.
Entamant sa communication autour des informations faisant état de la vente sur le territoire libyen de migrants originaires d’Afrique subsaharienne, le Chef de l’Etat exprime solennellement son indignation et condamne avec la plus grande fermeté cette pratique abjecte, inhumaine et dégradante qui constitue un grave affront à la conscience universelle et relève des pires formes de racisme et d’esclavage. En conséquence, le Sénégal reste mobilisé dans toutes les instances internationales, y compris au prochain Sommet Union Africaine-Union Européenne, pour que toute la lumière soit faite sur ces actes ignobles.
Par ailleurs, évoquant l’incendie d’une rare violence qui a ravagé le « parc Lambaye » de Pikine, le Président de la République exprime toute sa compassion aux commerçants et acteurs économiques exerçant sur le site et demande au Gouvernement de lui présenter, dans les meilleurs délais, un rapport exhaustif sur les causes du sinistre, l’état réel des occupations antérieures du site, le recensement des personnes concernées, et l’évaluation intégrale des dommages constatés.
En outre, le Chef de l’Etat rappelle au Gouvernement l’urgence d’effectuer, à l’échelle nationale, l’audit général de tous les marchés et centres commerciaux, et d’engager la mise en œuvre d’un programme de modernisation et de mise aux normes d’urbanisme, de construction, des plans officiels d’occupation du sol, de sécurité civile des marchés et espaces commerciaux, en veillant aux contraintes liées à l’installation des différents réseaux.
Poursuivant sa communication autour de la célébration, dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre 2017, du Maouloud commémorant la naissance du Prophète Mohamet (PSL), le Président de la République demande au Gouvernement de prendre toutes les dispositions logistiques et sécuritaires nécessaires au déroulement, dans les meilleures conditions, des manifestations prévues sur l’ensemble des sites et foyers religieux concernés.
Dans ce cadre, le Président de la République informe le Conseil de sa visite de courtoisie de 48 h, au Khalife général des Tidianes, Serigne Ababacar SY Mansour, et à l’ensemble de la famille de Seydi El Hadji Malick SY.
Appréciant l’action efficace des forces de défense et de sécurité dans la lutte contre la vente illicite de médicaments et de produits pharmaceutiques, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de déployer, sans délai, un plan spécial de lutte contre les faux médicaments, d’amplifier le contrôle et la régulation de la profession pharmaceutique, et de veiller à la promotion de l’industrie pharmaceutique, ainsi qu’à l’implantation optimale des officines et dépôts-ventes de médicaments.
Revenant sur la brillante qualification de l’équipe nationale de football à la coupe du monde en Russie, le Chef de l’Etat invite le Premier Ministre à mettre en place et à présider un comité national de coordination de la participation du Sénégal, en prenant en compte toutes les dimensions de cette campagne et en impliquant toutes les structures, tous les acteurs sportifs, économiques et sociaux concernés.
Ainsi, le Président de la République demande au Gouvernement de faire de notre participation au prochain mondial de football, une opportunité majeure, pour consolider le rayonnement culturel, sportif, économique et touristique du pays, en développant une stratégie de valorisation de la destination Sénégal.                      
Le Chef de l’Etat a terminé sa communication sur son agenda diplomatique, le suivi de la coopération et des partenariats, en informant le Conseil de sa participation, au segment de haut niveau de la 23e Conférence des Etats Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques (COP23), à Bonn, en Allemagne, et comme invité d’honneur à la 2e session ordinaire de l’année 2017 du Parlement de la CEDEAO, à Abuja.
Le Premier ministre a axé sa communication sur sa participation au forum mondial de la jeunesse à Sharm El Scheik en Egypte, avant de rendre compte du suivi et de la coordination de l’activité gouvernementale.
Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait le point de la situation africaine et internationale.
Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte du déroulement de la campagne agricole et de la campagne de commercialisation de l’arachide 2017-2018.
Le Ministre des Transports aériens et du Développement des Infrastructures aéroportuaires a rendu compte des dispositions prises en vue de l’ouverture, le 7 décembre 2017, de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD).

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a adopté :

le projet de loi modifiant certaines dispositions du Code général des Impôts ;
le projet de décret relatif à la procédure devant le Conseil national de l’Ordre des Médecins siégeant en qualité de juridiction spéciale ;
le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de l’Institut national du Pétrole et du Gaz (INPG) ;
Le projet de décret portant admission de la Zone industrielle de Sandiara au régime de Zone économique spéciale (ZES).

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Madame Viviane Laure Elisabeth BAMPASSY, Administrateur civil principal, est nommée, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence la très honorable Julie PAYETTE, Gouverneure et Commandante en Chef du Canada ;
Madame Safiatou NDIAYE, Ambassadeur du Sénégal en Afrique du Sud, est nommée cumulativement avec ses fonctions, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Filipe NYUSI, Président de la République du Mozambique, avec résidence à Pretoria ;
Monsieur Momar DIOP, Docteur en Science Politique, Ambassadeur du Sénégal aux Pays-Bas, est nommé, cumulativement avec ses fonctions, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Madame Dalia GRYBAUSKAITE, Présidente de la République de Lituanie, avec résidence à la Haye ;
Madame Aminata Fall CISSE, Magistrat, Directeur de Cabinet du Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, est élevée au rang d’Ambassadeur ;Pour compter du 1er novembre 2017, le Général de Brigade aérienne (2/s) Alain Jérôme Charlemagne PEREIRA, est nommé Représentant permanent du Sénégal auprès de l’Organisation de l’Aviation civile internationale (OACI) à Montréal, avec rang d’Ambassadeur, en remplacement du Général de division (2/s) Alioune DIEYE ;
Le Colonel Nguirane NDIAYE, est nommé Attaché militaire, naval et de l’Air près l’Ambassade du Sénégal en République fédérale du Nigéria, en remplacement du Colonel Moustapha SARR, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
Madame Aissé GASSAMA, Magistrat, est nommée Secrétaire général du ministère de la Justice, en remplacement de Monsieur Alioune NDIAYE, appelé à d’autres fonctions ;
Monsieur Amadou Lamine GUISSE, Administrateur civil, est nommé Secrétaire général du ministère de l’Environnement et du Développement durable, en remplacement de Madame Ramatoulaye DIENG, appelée à d’autres fonctions ;
Monsieur Aguibou BA, Ingénieur polytechnicien, est nommé Directeur général de l’Institut national du Pétrole et du Gaz (INPG) ;
Monsieur Alassane DIALLO, Conseiller en Planification, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement (DAGE) du ministère des Mines et de la Géologie ;
Monsieur Cheikh Ahmadou Bamba SARR, titulaire d’un Master 2 en gestion et finances publiques, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement du ministère de l’Economie Solidaire et de la Microfinance ;
Monsieur Youssoufa BA, Professeur de l’Enseignement secondaire et technique, précédemment Coordonnateur de l’Inspection interne des services du ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, est nommé Secrétaire général de l’Agence pour la Promotion et le Développement de l’Artisanat (APDA), poste vacant.Le Secrétaire général du Gouvernement, Porte-parole

Esclavage en Libye: Le Gouvernement prendra toutes les dispositions pour le rapatriement des Sénégalais en Libye

Esclavage en Libye: Le Gouvernement prendra toutes les dispositions nécessaires pour le rapatriement des Sénégalais se trouvant en Libye
Le Ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a convoqué le Chargé d’Affaires de l’Ambassade de Libye au Sénégal, pour lui signifier la profonde indignation de son Excellence Monsieur le Président de la République Macky SALL, de la vente de migrants originaires d’Afrique subsaharienne sur le territoire libyen.

Il a été remis au Chargé d’Affaires, le communiqué du 17 novembre 2017, par lequel le Gouvernement du Sénégal condamnait vigoureusement le trafic abject de migrants, tout en demandant au Gouvernement libyen d’ouvrir dans les meilleurs délais une enquête.

Le Sénégal n’a pas de représentation diplomatique en Libye.
Le Gouvernement a pris toutes les dispositions nécessaires pour le rapatriement des Sénégalais se trouvant en Libye.

Leral.net

Gouvernement: Macky « impose » aux ministres de s’habiller en costume sombre ou en grand boubou

Gouvernement: Macky "impose" aux ministres de s'habiller en costume sombre ou en grand boubou

A l’exception des femmes, les membres du gouvernement ont désormais l’obligation de porter un costume sombre ou un grand boubou blanc lors des rencontres officielles aussi bien à l’Assemblée qu’en conseil des ministres.
La décision a été prise par le Président Macky Sall, qui revient ainsi à l’orthodoxie républicaine héritée du premier président de la République du Sénégal, Léopold Sédar Senghor.
Le Président Macky Sall veut un gouvernement républicain, selon le journal l’As. Le chef de l’Etat a décidé de revenir à l’orthodoxie pour ce qui est du port vestimentaire des membres du gouvernement pendant les rencontres officielles. Il bannit ainsi de la garde-robe des ministres, toutes les tenues aux couleurs qui peuvent prêter à interprétation aux yeux des populations.
En effet, le président de la République interdit désormais aux ministres de porter des habits aux couleurs autres que le sombre et le blanc. Désormais, ils devront tous se présenter en réunion de Conseil des ministres soit en costume ou en grand boubou sombre ou blanc, qui sont les seules tenues autorisées.
Cela est valable aussi pour les autres rencontres solennelles, notamment les réunions des commissions parlementaires. Le ministre qui ne se conformerait pas à cette décision, coure le risque d’être interdit d’accès à la rencontre si celle-ci est présidée par le chef de l’Etat.

Toutefois, en prenant cette décision, le président de la République a épargné les femmes ministres. Contrairement aux hommes, elles bénéficient d’une discrimination. Les ministres dames sont autorisées à porter des habits de leur préférence, avec n’importe quelle couleur.

A travers cette mesure, Macky Sall veut éviter que les ministres portent des habits aux couleurs de leurs partis politiques respectifs. En tout cas, sous le magistère du premier président de la République du Sénégal, Léopold Sédar Senghor, les ministres portaient obligatoirement des tenues sombres lors des rencontres officielles.

Nourri à la tradition de la République française, le président Senghor n’acceptait pas que les membres du gouvernement portent des grands boubous en réunion de conseil des ministres. Obligation leur était faite d’être en costumes sombres. Mais au fil du temps, le Président Léopold Sédar Senghor, dit-on, avait fini par accepter la tenue traditionnelle en réunion de Conseil des ministres.

Son successeur, le Président Abdou Diouf a perpétué cette tradition républicaine héritée du Président Léopold Sédar Senghor. C’est le troisième Président du Sénégal, en l’occurrence Me Abdoulaye Wade, qui a « démocratisé »le port vestimentaire des ministres. Macky Sall a laissé prévaloir cette situation jusqu’à sa décision récente de revenir à l’orthodoxie républicaine.

 

Gouvernement : Mahammed Dionne de retour

Gouvernement : Mahammed Dionne de retour
Le chef du Gouvernement Mahammed Dionne est de retour au Sénégal après un séjour européen suite à un congé de dix jours qu’il avait pris. A Dakar ce week-end,  et visiblement bien requinqué, Dionne a reçu son homologue Bissau Guinéen qui a fait un crochet dans notre pays. Le premier ministre selon « l’As », reprend les dossiers pour se préparer au marathon budgétaire qui démarre la semaine prochaine.

Affaire Yavuz Selim: La reculade du Gouvernement

La détermination des parents d’élèves et l’administration de Yavuz Sélim a été payante. Le ministre de l’Education nationale Serigne Mbaye Thiam a indiqué hier, que le gouvernement est dans les dispositions de trouver une solution à cet imbroglio, qui risque d’être fort préjudiciable aux nombreux enfants inscrits dans les établissements.

«Nous avons décidé d’écarter l’association Baskent Egitim de la gestion des directions des établissements, mais en même temps, d’écarter la fondation Maarif aussi de la reprises des établissements. Dans ce contexte, une solution serait que le ministre de l’Education nationale assure la reprise de l’administration provisoire, qui doit conduire vers une solution définitive qui assure le modèle pédagogique et la qualité de l’enseignement. Dans cette solution provisoire, toutes les parties prenantes seraient associées, y compris les parents d’élèves… », a exposé Serigne Mbaye Thiam.

Le ministre de l’Education qui a rencontré hier, les parents d’élèves, va recevoir ce mardi le corps professoral sénégalais des établissements, pour prendre leur avis sur la décision de l’Etat et voir comment matérialiser cette décision, tout en maintenant l’esprit d’excellence qui a toujours cours au sein des établissements. Par ailleurs, il assure que les cours peuvent reprendre dès la semaine prochaine.

Source : Xalima

Rentrée scolaire 2017 : Le SUDES dénonce les « ruses » du Gouvernement sur les engagements souscrits à Saly

Rentrée scolaire 2017 : Le SUDES dénonce les « ruses » du Gouvernement sur les engagements souscrits à Saly
 La présente conférence de presse a été convoquée pour d’évidentes raisons liées à la rentrée scolaire et universitaire 2017/2018, qui est imminente. En conséquence, il s’agit pour le SUDES de présenter à l’opinion nationale, ses analyses et positions sur la préparation de la rentrée et sur les perspectives d’évolution de la nouvelle année scolaire.

En effet, depuis de nombreuses années, c’est à juste raison que les élèves, les étudiants et leurs parents attendent avec appréhension et interrogation la rentrée et le déroulement de l’année scolaire et universitaire.

C’est pourquoi, nous tenons à réaffirmer avec force que, conformément à sa vision et à sa conscience aiguë des enjeux de l’éducation et de la formation à notre époque, le SUDES a été et demeure attaché au déroulement normal des années scolaires dans la paix et la sérénité pour la qualité des enseignements-apprentissages au bénéfice des apprenants.

Faut-il le rappeler, ce qui fait la fierté de tout enseignant, c’est la réussite massive des élèves dont il a la charge, à l’issue de longs mois et de longues années de labeur.

Cependant, le SUDES demeure tout aussi attaché voire intransigeant quant à la création de conditions favorables pour cela. A cet égard, les responsabilités du Gouvernement et de l’Etat en général, sont immenses. C’est pourquoi, tout en saluant les efforts déployés par les uns et les autres pour le bon déroulement de la prochaine année scolaire, le SUDES demeure perplexe et franchement dubitatif pour deux principales raisons.

  • La première est qu’il nous paraît bien paradoxal de vouloir construire la paix, de prévenir les crises en vue d’une année scolaire apaisée, en s’inscrivant résolument dans une démarche d’exclusion d’une frange importante des acteurs de premier plan.
  • La deuxième est que pour le SUDES comme pour d’autres syndicats d’enseignants les concertations partenariales pour l’apaisement de l’année scolaire 2017 ont répondu aux attentes parce que pour l’essentiel, les syndicats d’enseignants ont fait preuve d’un sens élevé des responsabilités devant les ruses du Gouvernement qui n’a pas respecté une bonne partie des engagements souscrits à Saly. Il s’agissait notamment de la matérialisation de ce qui restait des accords de Février 2014. Aujourd’hui encore, beaucoup reste à faire, dont entre autres :
  1. La persistance des lenteurs administratives qui continuent de pénaliser injustement des milliers d’enseignants dans leur reclassement, intégration, validation, mise en solde etc. alors que le dispositif de gestion dématérialisée de la carrière des agents de la Fonction publique devrait être fonctionnel depuis quatre mois.
  2. La non viabilisation des parcelles ZAC de l’intérieur en dépit des engagements rassurants du Ministère du Renouveau urbain en janvier 2017.
  3. Le blocage des prêts DMC : plus de 3000 titulaires de convention de prêt en 2016, attendent toujours la mise à disposition de fonds hypothéquant du coup les projets des coopératives agréées par la DMC.
  4. Les louvoiements quant à la révision d’un décret pour le reversement des MEPS dans le corps des professeurs de collège. Ce retard bloque le recrutement de professeurs d’EPS qualifiés et en lieu et place, l’Etat a recours à des sans qualification.
  5. Le statu quo depuis deux ans quant à l’ouverture de négociations sur les corrections voire la refonte du système indemnitaire et de rémunération des agents de la Fonction publique etc.
  6. Au niveau de l’enseignement supérieur public, la question cruciale de la retraite décente pour les enseignants du supérieur demeure sans réponse acceptable du Gouvernement. Il en est de même du recrutement d’enseignants pour tendre vers les normes standards dans l’enseignement supérieur.

On le constate, il y a peu d’efforts du Gouvernement pour restaurer la confiance.
Il s’y ajoute que pour le SUDES, il faut sortir du carcan du protocole d’accord de Février 2014, en mettant en avant des nouvelles revendications tout aussi essentielles pour la profession et pour l’Ecole. Dans ce cadre, il y a entre autres, le statut des 9 800 maîtres sortis des CRFPE depuis 2014, pour rompre définitivement avec la politique des VE et vacataires qui a dévalorisé la profession enseignante, le recrutement d’enseignants qualifiés et d’inspecteurs de l’éducation en nombre suffisant, les conditions de travail dans nos établissements, les retraites etc.

Par ailleurs, il nous paraît importun de rappeler l’impératif de tirer au clair et de sanctionner de façon exemplaire, tous les auteurs de la fraude massive organisée à la session 2017 du BAC.

C’est au regard de toutes ces considérations, que le Secrétariat Exécutif national du syndicat a décidé de soumettre au Conseil syndical national unitaire du 14 Octobre, la proposition de lui donner mandat pour le dépôt d’un préavis de grèveseul ou en relation avec d’autres syndicats.

Enfin, relativement à la célébration de la Journée Mondiale de l’Enseignant prévue le 05 Octobre, le SUDES, considérant la mise à l’écart injustifié de tous les organes dont les syndicats se sont démocratiquement dotés pour préparer et célébrer la JME près de 20 ans durant, condamne énergiquement l’immixtion dans les questions syndicales et l’ostracisme du Ministre de l’Education nationale à l’égard des syndicats dits non représentatifs, en violation flagrante de l’esprit qui a présidé à l’institutionnalisation de cette journée par la communauté internationale.

Dakar le 03/10/2017           
Le Secrétariat Exécutif National Unitaire

Abdoul Aziz Tall : « C’est choquant quand un responsable exprime sa frustration après son éviction du gouvernement »

Abdoul Aziz Tall : "C’est choquant quand un responsable exprime sa frustration après son éviction du gouvernement"
Le dernier remaniement ministériel a causé beaucoup de frustrations chez certains responsables politiques, qui ont montré leur colère publiquement et sans retenue, tandis que d’autres faisaient des manifestations de réjouissance.
Abdoul Aziz Tall, ancien ministre chargé du suivi du Pse, dans une interview avec le quotidien « Le Quotidien », est revenu sur son passation de service avec son remplaçant Cheikh Kanté, qui s’est fait remarquer par une sobriété inattendue et aussi sur ses rapports avec le président de la République. 

Selon l’ex-ministre, le fait de quitter un gouvernement ne doit pas être une raison pour qu’on vous entende. Et surtout de manière qui laisse apparaitre des regrets et des ressentiments. Il estime qu’il est du ressort du pouvoir discrétionnaire du président de la République, de désigner les membres de l’équipe avec lesquels, il compte accomplir sa mission.

Et donc, «si chaque acteur le voit ainsi, il n’y aurait pas lieu de manifester des états d’âme lorsque l’on est plus membre d’un gouvernement ». Selon toujours lui, «ils doivent fondamentalement trois obligations à l’autorité. Qui sont: la loyauté, la transparence dans la gestion des affaires de l’Etat et la compétence par rapport à l’exécution des missions qui vous sont fiées, c’est l’obligation de résultats ».

Pour ce qui est de sa passation de service qui n’a pas été médiatisée, le ministre de dire : « La passation de service au sein de l’administration publique, est un acte qui s’inscrit dans la pure tradition républicaine. En principe, elle ne concerne que trois acteurs.

L’Inspecteur général d’Etat qui supervise l’opération, l’autorité entrante et celle sortante. Le caractère solennel de cette instance est symbolisé par la présence de l’Ige. Dès lors, il ne saurait y avoir de place à des manifestations de réjouissance aux allures de meeting politicien », a-t-il expliqué.

En ajoutant que « c’est à la limite choquant pour tous ceux qui se soucient tant soit peu de l’orthodoxie républicaine ».

Concernant ses divergences supposées avec Macky Sall, Abdou Aziz explique que « le fait de sortir d’une équipe gouvernementale, ne veut pas dire qu’on a des divergences avec le président. C’est les exigences du moment qui justifient le maintien ou non d’un acteur dans le gouvernement ».

leral.net

Un remaniement fortement politicien, un gouvernement partisan, unijambiste et incohérent.

Encore de l’incohérence dans ce remaniement du nouveau gouvernement sans fin ! Comment peut-on nommer un ministre de la santé, quelqu’un qui y est étranger, en remplacement de surcroît, de celle pour qui, la santé est son domaine professionnellement, et qui plus est professeur en la matière. Mais, ce qui est davantage bizarre, c’est lorsqu’on la ramène dans le gouvernement, comme ministre d’Etat, donc sans portefeuille. Un ministère, considéré comme celui de récompense, de voie de garage pour les fins de carrière ou les préretraités, parce que ceux qui les occupent sont payés à ne rien faire. Mais, dans le cas d’espèce, il y a un véritable problème de bon sens !

Certes, en Afrique, l’incohérence est la chose la plus partagée par nos gouvernants, mais tout de même, lorsqu’on remercie ou renvoie un ministre du gouvernement, c’est parce que, logiquement, il a dû commettre une faute, soit a dû mal travailler ou, en tout cas, n’a pu donner satisfaction à son poste donc, au président de la République. Dès lors, son retour, immédiatement dans le gouvernement, ne peut s’expliquer de façon rationnelle. Ou alors, quelqu’un a dû commettre une erreur sur la personne et que l’on tente, maladroitement, de réparer.

Le second cas, également d’incohérence, est celui du ministère du renouveau et du service public, qui habituellement, s’intitulait, la Fonction publique. Un tel département, qui est un grand ministère très important, parce que renfermant la fonction publique et devant opérer une modernisation dans les plus brefs délais afin de résorber le retard important que notre pays accuse dans le domaine du numérique.

Un tel ministère, à n’en pas douter, exige forcément, quelqu’un d’une solide expérience avérée, indiscutablement, et il doit aussi , connaitre parfaitement l’Administration générale et être doté de solides connaissances en NTIC et du numérique spécifiquement, donc à l’air du temps. En tout cas, jusqu’à plus amplement informé, nous n’avons pas la preuve formelle que, tel est le cas du récipiendaire du poste. Mais, pourquoi un tel choix aussi hasardeux, si réellement, le pari, c’est bien la performance ? Sans aucun, là aussi, c’est le sentiment politicien aveugle et, bien sûr, le vent partisan qui ont, malheureusement, pris encore le dessus sur les critères fondamentaux de compétences, d’expertise et d’intégrité, qui priment en de pareilles situations.

Pourtant, le président Macky Sall, ne devait pas quand même pouvoir déjà oublier, l’important travail d’audit de contrôle du personnel de la Fonction publique, qui a été effectué à l’entame de son magistère et, au terme duquel, des fraudes et magouilles inimaginables, dans l’Administration générale précédente, y ont été décelées, à la satisfaction des Sénégalais intègres. Ce résultat avait été rendu possible, en grande partie, grâce à un syndicaliste ferré, qui était placé à la tête de ce ministère. Ce dernier, connaissait bien les rouages de l’Administration, les lois du travail et, était rompu aux négociations avec les organisations syndicales. Assurément, ces facteurs décisifs ont beaucoup contribué à la réussi te de l’audit de contrôle du personnel de la Fonction publique, qui a été mené avec un succès sans précédent.

Surtout, nous savons tous, que notre Administration générale est au bas de l’échelle et, est complètement décriée par les citoyens, à cause de la profondeur de la corruption, devenue même une gangrène, des fraudes, des faux et usages de faux, etc., en son sein.
Comme le montrent éloquemment, les éléments qui précédent, l’expertise et la compétence, dans le domaine en charge d’un ministère, sont capitales, pour avoir plus de chances de succès, dans la bonne gestion d’un département donné. L’exemple des ministères tels que, Economie, Finances et plan, avec Amadou Ba ; l’Agriculture, avec Papa Abdoulaye Seck ; l’Enseignement Supérieur, avec Mary Teuw Niane ; la Justice, avec Ismaila Madior Fall, etc. en sont, au moins, quelques exemples de cohérence.

Mais pourquoi, l’on n’a pas procédé ainsi, partout où cela est possible ? Mystère !
Par voie de conséquence, et en toute logique, un département comme celui du Renouveau et du service public qui exige effectivement et appelle à une modernisation et rationalisation, tout azimut, tant au plan de la gestion intrinsèque du personnel que celui technique et numérique, afin de débusquer les rescapés tapis encore dans les rouages de l’Administration, doit être sous la direction d’une personne ou équipe, qui en a le profil indiscutable, comme les exemples cités plus haut.

Assurément, la politique obnubile et rend amnésiques certains politiciens, dès qu’ils accèdent au pouvoir. Ainsi, une fois au trône, ils mettent une croix sur toutes leurs promesses qui étaient en faveur des populations et, ne pensent plus, qu’à obtenir un prochain mandat. Le président Macky Sall est bien pris dans ce piège au point d’oublier que, c’est le peuple souverain, seul, qui donne le pouvoir, à qui il veut. A cet effet, nous lui rappelons ce passage fort intéressant, qui figure sur son programme de yoonu yookute à propos de son engagement : « Mettre fin aux injustices sociales »

« Les injustices sociales sont la principale menace sur la cohésion sociale de notre pays. Les émeutes de la faim, la crise énergétique, montrent qu’à tout moment le pays peut s’embraser. Depuis trop longtemps les réponses ont été laissées à la seule charge des familles et des communautés. L’Etat et ses partenaires ont trop souvent considéré qu’il s’agissait là d’un coût ou d’une dépense inutile alors qu’il s’agit de l’essence même de tout développement : la protection de ses concitoyens. » Alors, c’est sans commentaire.

Voilà, nous pensons que le moment est venu à présent, 57 ans d’indépendance suffisent largement, pour une maturité. Il faut donc arrêter les colmatages et bricolages enfantins qui se font à chaque remaniement du gouvernement. Car, notre pays dispose suffisamment d’hommes et de femmes capables, et répondant aux critères que nous venons de souligner plus haut, pour diriger convenablement notre pays. Par conséquent, il est temps maintenant, d’arrêter et de mettre fin, à cette manière archaïque et infondée de former le gouvernement de la République, sur la base de régions, de religions, d’ethnies, de confréries, de familles, de genres et que sais-je encore, et non, sur celle de compétences et d’intégrité avérées, que les Sénégalais confirmeraient eux-mêmes.

Nous pensons qu’il est bon et encore utile de rappeler à nos concitoyens leur souveraineté, et si besoin en est, de préciser que le président de la République, comme les ministres, les députés et les fonctionnaires, etc., sont tous des serviteurs la République et à ce titre, ils doivent être à son service exclusif et, par delà, à celui du peuple sénégalais tout entier, sans exclusive aucune.

A cet effet, notre pays doit, réellement, tendre vers l’objectif si louable et noble, à savoir disposer d’un gouvernement dans lequel la compétence, l’éthique et l’intégrité y seront les maîtres mots et les seuls critères objectifs de choix des membres du gouvernement. A cette fin et pour cette raison majeure, Il nous revient de militer effectivement, à l’envoi des meilleurs d’entre les Sénégalais, dans ce gouvernement, dont la mission sera de conduire à bien notre pays, vers un développement harmonieux, rationnel et équilibré dans la paix, la démocratie, le respect et l’égalité de tous les citoyens au même pied, la concorde, le partage équitable des richesses nationales, etc., pour le mieux vivre ensemble, sans exclusion, de tous les Sénégalais.

Par ailleurs, à l’attention de ceux qui nous gouvernent. Qu’ils sachent, une bonne fois pour toutes, que la politique politicienne partisane et insensée a atteint maintenant ses limites objectives, dans notre pays. Et que dorénavant, le fait de fermer les yeux et de refuser d’admettre cette réalité crue et incontestable, à savoir qu’un seul parti politique, à lui tout seul, ne pourra plus diriger le Sénégal. Et tout parti politique ou toute coalition qui penserait le contraire et voudrait passer outre, risquera de fait, de conduire notre pays vers des lendemains sombres et lugubres, autrement dit, d’aller droit dans le mur.

Surtout, si toutefois, le président de la République prêtait, en plus, une oreille attentive aux sirènes de ses flagorneurs, aux transhumants de la dernière heure et, à ceux-là qui veulent aussi, à tout prix, participer aux festins du dernier instant. Comme, également, le fulminent et souhaitent ces vermines et opportunistes de tout bord, partisans des thèses de l’enrichissement illicite à tout vent. En somme, de tous ceux, pour qui, la Patrie, le patriotisme et le patrimoine sacré de la nation sont de vains mots, qui ne signifient rien à leurs yeux.

Voilà, pour toutes ces raisons et pour d’autres d’ailleurs, les forces vives et patriotiques doivent se mobiliser et cesser d’être à l’avenir, d’éternels indifférents à tout et simples spectateurs, sans voix au chapitre, particulièrement, lorsqu’il s’agit de tout ce qui touche ou a trait à la gouvernance de notre pays. Soyons vigilants envers nos gouvernants, c’est un devoir impérieux pour tout citoyen digne de ce nom, nombreux et en masse à militer contre cette tendance de mange-mille, qui prend de l’ampleur, dilapide nos richesses et le patrimoine de notre pays, par l’intermédiaire de nos institutions, qu’ils envahissent, accaparent et prennent en otage, par le biais de la politique politicienne et partisane, au détriment du reste de la nation.

Par conséquent, Les forces vives et patriotiques de notre pays ont l’obligation de s’unir et d’être solidaires dans les actions et objectifs entrepris pour l’intérêt général. Cela dit, il faut que nous disions aussi, halte, à cette forme de « kedkedoo » (partage entre politiciens au pouvoir et leurs suppôts) dans la formation du gouvernement de la République, comme du reste, dans le fonctionnement de l’Assemblée nationale et de toutes les institutions de la République. Une telle hypothèse, signifierait ou voudrait dire concrètement de mettre : « l’homme, en général, qu’il faut à la place qu’il faut. » Ainsi, « chacun son métier et les vaches seront bien gardées. »

Mandiaye Gaye
Mandiaye15@gmail.com
Dakar le 12/09/2017

Dimension du Gouvernement : entre fétichismes et réalités !

Dimension du Gouvernement : entre fétichismes et réalités !
Le dernier remaniement ministériel continue de soulever un déferlement de passions contradictoires. On reproche au Président Macky SALL et à son Premier Ministre Boune Abdallah DIONE d’avoir nommé une pléthore de ministres inutiles et budgétivores. Ceux qui avancent cette thèse ne donnent, malheureusement, aucun argument plausible pour étayer leurs allégations.

Les pourfendeurs de l’option présidentielle se fondent généralement sur le fétichisme du chiffre 25 que rien ne semble justifier. On demande au Président Macky SALL de tordre le coup à la réalité pour la conformer à une équipe de 25 à 30 ministres. Ainsi donc ; la solution nous est imposée avant même que le problème ne soit posé !

Une anecdote.

Sous François Hollande, une rencontre franco-allemande avait été envisagée. Tous les ministres des deux pays y étaient conviés. Selon le format de la rencontre, chaque ministre devait être en face de son vis-à-vis. Hélas, la moitié des ministres français n’ont pu prendre part à ladite rencontre car, à cette époque,  la France avait 38 ministres au moment où l’Allemagne n’en comptait que 19.

Peut-on en conclure, sur cette seule base, que l’Allemagne était, à cette époque, en 2013, mieux gérée que la France, surtout si l’on sait que la même année, elle perdait son triple A auprès des agences de notation du fait de la morosité de son commerce extérieur et de son industrie ?

Avons-nous le droit, à contrario, de conclure que la France était mieux gouvernée que l’Allemagne, tout simplement parce qu’elle avait le double de ministres de l’autre ?

A l’évidence, le nombre de ministres, loin d’être un critère de performance ou un frein au développement d’une nation, relève plutôt de choix politiques que surdétermine la recherche d’un équilibre fondé sur un ensemble complexe de  facteurs politiques, sociétaux, économiques, géographiques, culturels, cultuels,  etc.

Prenons le cas du Ministère des Mines, de l’Industrie,  et des PME, créé en 2012, dans le cadre d’un gouvernement restreint, en réponse au fétichisme du nombre de 25 ministres préconisés par les Assises nationales.

La question de la baisse des denrées de première nécessité était si préoccupante que le ministère avait fait focus sur cette question au détriment des autres aspects.
Toutes les autres Directions en avaient ressenti le contrecoup.

Le Ministère de l’Education nationale, sous WADE, a eu à gérer à la fois, l’enseignement général, l’enseignement technique, la formation professionnelle, l’alphabétisation et les langues nationales.

Mais, des Ministères délégués avaient été créés pour segmenter et différencier les problèmes. Sous l’emprise du fétichisme du nombre 25, le Président Macky SALL prend le Pouvoir en 2012 et va, dans un premier temps, dans le sens  de la thèse de la concentration.

Au début de son mandat en 2012, le premier Gouvernement formé obéissait à cette norme de 25 ministres, issue des recommandations des Assises. Mais, l’Administration, telle un pachyderme à la locomotion disgracieuse, peinait à trouver ses marques.

A deux ans des prochaines présidentielles, si Macky SALL veut parachever ses chantiers, il n’avait pas d’autres choix que de segmenter au maximum la matière pour mieux en contrôler le traitement.

Chaque ministre se voit ainsi confier une portion raisonnable du problème à résoudre, avec des objectifs précis, dans les délais impartis, avec des moyens proportionnels à la masse budgétaire redistribuée. C’est le prix à payer pour présenter le meilleur bilan possible aux sénégalais.

Le ministre n’est rien d’autres qu’une Personnalité publique qui a bénéficié de la confiance du Chef de l’Etat pour superviser, (ré)orienter, coordonner et diriger un ensemble d’institutions et/ou de services étatiques placés sous sa responsabilité. Ces services, au-delà de leur cohérence ou de leur  complémentarité, constituent les différentes articulations d’un même questionnement : santé, éducation économie, etc.

Or, à ces questionnements, il faut trouver des réponses à la fois  ponctuelles et structurelles, pour améliorer  le vécu des populations.  Quand on a un grand problème à résoudre, il est d’usage de le segmenter en de menus petits problèmes.

Dans un pays comme le nôtre, où tout est prioritaire, on peut valablement opter, non pas pour une concentration congrue, mais,  pour une segmentation affinée, afin de donner la chance, à chacun de ces problèmes à résoudre, avoir l’attention requise pour une solution approfondie et durable.

Pourtant on aurait pu  rétorquer aux  « Wadistes » invétérés que leur mentor n’a jamais pu contenir le nombre de ministres dans les proportions recommandées, quand il était au Pouvoir.

Avec lui, il fallait segmenter en profondeur la matière de façon que chaque ministre puisse atteindre des objectifs précis dans des délais assez courts. Et, chaque fois qu’il sentait des lourdeurs, il n’hésitait pas à changer les hommes ou à reconfigurer le dispositif.

Dans les pays du Nord, où les traditions administratives sont éprouvées depuis le 19ème siècle, où les automatismes administratifs et les dispositifs de contrôle sont incrustés à jamais dans les pratiques, on n’a pas besoin de beaucoup de ministères pour faire tourner la machine étatique. A la limite, même sans ministre, la mécanique se déroulerait toute seule.

Examinons maintenant la question sous l’angle budgétaire puisque le nombre restreint de ministres est souvent présenté, par les tenants de la théorie de la concentration, comme un critère de Bonne gouvernance ou de sobriété dans la gestion des affaires publiques.

Ce qu’il faut savoir, c’est que quel que soit le nombre de ministres, 15, 25, 35, 45, etc., ce sont exactement les mêmes services de l’Etat et les mêmes Personnels de l’Administration et la même masse budgétaire qui sont répartis entre les différents ministères, sauf si il y a de nouvelles créations que justifient l’évolution ou la prise en compte de nouveaux paradigmes (cas du pétrole).

Il faut également retenir que le ministre ne nomme directement, par arrêté, que les membres de son Cabinet politique avec lesquels il prend et perd fonction (Directeur de cabinet, Chef de Cabinet, Attaché de Cabinet, Conseiller Technique n°1, n°2, rarement 3 et parfois 4, selon la taille des ministères).

Les autres conseillers techniques, qui ne bénéficient pas de l’indemnité de cabinet, sont généralement des fonctionnaires ou des contractuels maintenus en raison de leurs spécialisations techniques, même si ils peuvent être changés par le Ministre, mais ils restent et demeurent des membres du Personnel du ministère.

Les membres du cabinet ministériel ont une indemnité de cabinet, s’ils sont fonctionnaires, et un contrat modulé en fonction de leurs diplômes, s’ils sont des contractuels. Les indemnités attachées aux fonctions de cabinet sont si symboliques (en dehors de celle du Directeur de cabinet qui est acceptable) que la pudeur ne me permet pas de les évoquer ici.

Même si chaque ministre prenait fonction avec une dizaine de collaborateurs,  parfois déjà fonctionnaires, que représente alors le nombre de ministres dans un budget qui se chiffre à plus de 3 000 milliards.

Arrêtons !

Si j’étais un opposant, je n’userais jamais d’un argument aussi ténu pour jeter l’opprobre chez l’adversaire. Plus le nombre de ministres est élevé,  plus grande est la spécialisation, plus rapides sont les mécanismes de prise de décision ; plus grande sera donc l’efficacité et l’efficience de la politique du gouvernement.

Quant à la quarantaine de Ministres d’Etat et Ministres Conseillers, Conseillers Spéciaux rattachés au Président de la République, ils font le même travail que les Conseillers Techniques. En dehors de la préséance protocolaire attachée à leur fonction,  ils sont juste un peu mieux rémunérés en raison de leur expertise particulière ou des positions antérieures qu’ils ont quittées pour venir servir auprès du Chef de l’Etat.

A l’image des pays du Nord qui comptent, en général, un nombre de ministres variant entre 12 et 30, il arrivera un moment où, les automatismes de l’Administration, les habitudes et les bonnes pratiques seront si bien maîtrisés que l’Administration aura tendance à se diriger elle-même, sans trop de Ministres. Les structures intermédiaires comme les Directions auront une plus grande autonomie de décisions et certains actes n’auront même pas à attendre la signature du Ministre pour être validés car des dispositifs de contrôle en amont et en aval auront été mis en place pour parer à toute dérive ou excès.

C’est un processus qui est l’aboutissement de près de trois siècles de gouvernance pour les pays du Nord et qui en cours dans les pays du Sud qui n’ont accédé à l’Indépendance que dans les années 60.

Telle est ma modeste conviction.

Gouvernement Dionne 2 : 41 ministres déjà !

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La taille du gouvernement Dionne 2, fort déjà de 39 départements ministériels, ne cesse de prendre du poids depuis le remaniement intervenu le 7 septembre dernier. En 96 heures, l’équipe est passée de 39 à 41 ministres.

En effet, devant les frustrations nées des nominations-débarquements, des membres et proches de l’ancienne équipe étalent leur colère dans la presse, qui pour dénoncer l’éviction de leur leader, qui pour réclamer un poste ministériel qu’ils n’avaient pas.

Ces sorties souvent notées au lendemain des remaniements, ne devraient pas occasionner une retouche du gouvernement habituellement sous pression, si ce ne sont des manquements notoires à corriger d’urgence. Et en attendant que ces récriminations soient prises en compte ou non par le pouvoir, les nominations tombent.

La dernière en date, celle de Cheikh Kanté, le directeur du Port nommé ministre chargé du suivi du Plan Sénégal émergent (Pse), en remplacement de Abdou Aziz Tall. Pas plus tard que ce lundi matin, Awa Marie Coll Seck qui occupait le poste de ministre de la Santé dans l’équipe sortante, a été rappelée au gouvernement pour être promue ministre d’Etat.

Ce qui fait déjà 41 ministres, en lieu et place des 25 promis par le candidat Mack Sall en 2012. Au rythme où évoluent les retouches de l’équipe gouvernementale, il est à se demander si la nouvelle équipe pilotée par Mahammed Dionne, à la lumière de la vague de frustrations et de colères qui traverse l’Apr, ne risque pas d’approcher la cinquantaine de ministres.

Mes avis sur le cirque gouvernemental… (Par Ousmane Sonko)

La formation d’un gouvernement est une prérogative constitutionnelle du Président de la République qu’il “exerce” avec la collaboration de son premier ministre (article 43).
Mais en écoutant “l’exposé préliminaire” de Boune DIONNE, je n’ai pu m’empêcher de relever la mauvaise fois manifeste du régime, résumée en quelques points ci-après:

1- Boune Dionne déclame, péremptoire, que les secteurs du pétrole et des mines sont si importants qu’il faille les ériger en ministères. Mais Boune Dionne sais pertinemment que ces ministères existaient déjà et que ce n’est pas une nouveauté. En 2012 à l’arrivée du Président Sall, ils étaient tous deux réunis au sein du ministère de l’Energie et des Mines, confié à Ali Ngouye Ndiaye, qui y a perpétré d’innombrables actes de mal gouvernance, notamment sur le pétrole. Ils ont ensuite été scindés en deux ministères: des Mines, dirigé par le même Ali Ngouye Ndiaye, et de l’Energie (englobant le pétrole) dirigé par le rigoureux Thierno Alassane Sall, justement limogé parce qu’il refusait de cautionner les forfaitures du régime dont le dernier, l’affaire TOTAL, lui a valu l’ire de Macky “sobre et vertueux”.

2- Boune Dionne, subitement, semble comprendre l’importance de l’industrialisation dans le développement économique d’un pays et, nous annonce un ministère dédié. cependant, dans tout le PSE, il n y a de programme industriel en dehors du parc de Diamniadio devant abrité principalement des délocalisations occidentales. 64% des financements du PSE sont destinés au secteur tertiaire, aggravant du coup le paradoxe de notre structure économique semblable à celle des sociétés post-industrielles et notre sous développement chronique.

3- Boune Dionne annonce un ministère des infrastructures, qui n’est pas une nouveauté au Sénégal. Cependant, nous savons tous que les programmes infrastructurels de ce pays, en plus de l’inopportunité pour certains, servent de couverture pour les détournements et l’enrichissement illicite à travers les surfacturations et les dessous de table. J’ai dit récemment que le TER va couter plus de 1000 milliards au Sénégal (contrats) alors que le Président Macky Sall a annoncé au peuple, sans sourciller, un coût d’à peine plus de 500 millions.

4- Boune Dionne annonce un ministère pour l’emploi. Sérieusement, comment peut on échapper au ridicule en pensant pouvoir créer des emplois lorsque plus de 80% de votre économie est entre des mains étrangères, que votre monnaie vous tue, que tous les marchés publiques sont attribués aux intérêts étrangers à des conditions préférentielles, des exonérations fiscales et la possibilité offerte d’importer leur main d’oeuvre… lorsque vos ressources naturelles sont vendangées avec votre complicité et que votre Président vente les mérites du CFA et des APE pour plaire à la France?

– Enfin sur la question de l’organisation des élections, Macky Sall joue encore à se fourvoyer en pensant tromper son opposition. Ce n’est pas la personne de Ablaye Daouda Diallo qui est contesté mais son profil. il est membre et cadre de l’APR, donc partisan. sous ce rapport, il n y a au aucune différence entre lui et Ali Ngouille. Pire, ce dernier est plus à récuser, vus ses faits d’arme dans les secteurs des mines, du pétrole et du gaz.

En conclusion, ces remaniements présentés comme des moments importants de la Nation sont des non évènements, des cirques gouvernementaux. Macky Sall a mis un gouvernement politicien, non pas pour travailler et soulager les populations, mais pour décrocher ce deuxième mandat qui le hante tant.

Le peuple sénégalais (les jeunes en premiers) doit comprendre une chose: ce n’est pas ce régime incompétent, inféodé et sans vision qui le fera émerger, encore moins développer, et ce ne sont pas ces jeux absurdes de distributions de postes ministériels qui y changeront.

Ousmane Sonko

La composition du nouveau Gouvernement


OFFICIEL : La composition du nouveau Gouvernement du Sénégal (DOCUMENTS)
Décret 2017 1533: Article 1 : La Composition du gouvernement est fixée ainsi:

Me Augustin Tine : Ministre des Forces Armées

Me Sidiki Kaba : Ministre des affaires étrangères et des sénégalais de l’Extérieur

Aly Ngouille Ndiaye : Ministre de l’intérieur

Ismaila Madjor Fall : Garde des sceaux, ministre de la justice

Adoulaye Daouda Diallo : Ministre des infrastructures; transport terrestres

Amadou Ba : Ministre de l’économie, des Finances et du Plan.

Mansour Faye : Ministre hydraulique

Diene Farba Sarr : Ministre du renouveau urbain, de l’habitat

Mariama Sarr : Ministre du renouveau et du service public

Papa Abdoulaye Seck : Ministre de l’agriculture

Mansour Elimane Kane : Ministre pétrole

Abdoulaye Diouf Sarr : Ministre de la santé et de l’action sociale

Ndeye Saly Diop : Ministre de la femme, de la famille et du genre

Serigne Mbaye Thiam : ministre de l’éducation

Mary Teuw Niane : Ministre de l’enseignement sup, de la recherche et de l’innovation

Alioune Sarr : ministre du commerce, de la consommation et du secteur informel

Aminata Mbengue Ndiaye : ministre de l’élevage

Mamadou Tala : Ministre de la formation professionnelle

Oumar Gueye : Ministre de la pêche et de l’économie maritime

Yahya Abdoul Kane : Ministre de la gouvernance territoriale

Moustapha Diop : Ministre de l’industrie et de la petite et moyenne industrie

Mbagnick Ndiaye : Ministre de l’intégration africaine, du Nepad et de la Francophonie

Matar Ba : Ministre des sports

Samba Sy : Ministre du travail

Abdou Latif Coulibaly : Ministre de la culture

Khoudia Mbaye : Ministre de la promotion de l’investissement, du partenariat et du télé-service étatique

Abdoulaye Bibi Baldé : Ministre de la communication, des télécommunications, des postes

Maimouna Ndoye Seck : Ministre des transports aériens

Mame Mbaye Niang : ministre du Tourisme

Aissatou Sophie : Ministre des mines et de la géologie

Mame Thierno Dieng : Ministre de l’environnement

Pape G. Ndong : Ministre de la jeunesse

Aminata A. Manga : Ministre de l’économie, de la micro finance

Abdoulaye Diop : Ministre de l’emploi et de l’insertion sociale

Ndeye Rama Gueye Diop : Ministre de la bonne gouvernance et de la protection de l’enfance

Souleymane Jules Diop : Ministre délégué auprès du Premier Ministre, chargé du PUDC

Birima Mangara : Ministre délégué auprès du ministère des finances

Abdou Ndéné Sall : Ministre délégué auprès du ministère des infrastructures

Moustapha Lo Diatta : Ministre délégué auprès du ministère de l’agriculture


OFFICIEL : La composition du nouveau Gouvernement du Sénégal (DOCUMENTS)


OFFICIEL : La composition du nouveau Gouvernement du Sénégal (DOCUMENTS)

Remaniement gouvernemental : Ce qui va changer

Ils quittent le gouvernement :
– Mankeur Ndiaye
– Eva Marie Coll Seck
– Khadim Diop
– Viviane Laure Bampassy
– Yakham Mbaye
– Youssou Touré
– Mansour Sy

Ils restent mais changent de poste :
– Abdoulaye Daouda Diallo
– Sidiki Kaba
– Aly Ngouille Ndiaye
– Mariama sarr
– Mbagnick Ndiaye
– Moustapha Diop
– Abdoulaye Bibi Baldé
– Abdoulaye Diouf Sarr
– Mansour Elimane Kane
– Abdoul Yaya Kane
– Mbagnick Ndiaye
– Mame Mbaye Niang
– Pape Gorgui Ndong

 

Ils restent et conservent leur poste :
– Amadou Bâ
– Matar Bâ
– Birima Mangara
– Augustin Tine
– Khoudia Mbaye
– Alioune Sarr
– Omar Guèye
– Souleymane Jules Diop
– Moustapha Lô Diatta
– Abdou Ndéné Sall
– Mansour Faye
– Diène Farba Sarr
– Serigne Mbaye Thiam
– Mary Teuw Niane
– Mamadou Talla
– Aminata Mbengue Ndiaye
– Pape Abdoulaye Seck
– Maimouna Ndoye Seck

Les entrants :
– Samba Sy
– Ndèye Sali Diop Dieng
– Aissatou Sophie Gladima Siby
– Mame Thierno Dieng
– Aminata Angélique Manga
– Abdoulaye Diop
– Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop
– Ismaela Madior Fall

– Les Secrétaires d’Etat ont été supprimés

– Le Gouvernement compte 35 ministres dont 08 femmes et 4 ministres délégués soit 39 membres au total

Encore le suspens;le nom du premier Ministre toujours pas connu

 

La République du Sénégal est sans premier depuis hier mardi  à treize heures.Le premier Ministre sortant Mouhamed Abdellah Dione pourrait être reconduit selon nos sources.Les mèmes sources révèlent que le  nom du premier Ministre sera dévoilé ce mercredi dans l’après midi.Ce dernier va constituer le gouvernement qui sera au complet et connu ce jeudi.

Nous y reviendrons.

Senelux.com

Remaniement du Gouvernement: Macky Sall a confirmé Dionne

Remaniement du Gouvernement: Macky Sall a confirmé Dionne lors d'une audience qui a tiré en longueur, hier

Le Premier ministre va rendre sa démission aujourd’hui. Il sera reconduit dans ses fonctions par le président de la République avec qui il était en audience toute la matinée d’hier.
Lors de cette rencontre, Macky Sall a confirmé Dionne dans ses fonctions en plus de lui communiquer les noms des personnes qui seront consultées en vue de la formation du nouveau gouvernement prévu ce jour.
Selon les informations de Libération, le Premier ministre a passé toute la journée d’hier au palais de la République où il était en audience-séance de travail avec Macky Sall.
Lors de cette rencontre, le Président a informé le chef du Gouvernement de son intention de procéder à un remaniement qui devrait consacrer de profonds chamboulements dans l’attelage mais encore, Macky Sall a renouvelé sa confiance à Dionne qui va rempiler à la Primature comme l’annonçait Libération, en révélant que lui et Moustapha Niasse vont rester en poste.

Le PM redra symboliquement publique sa démission ce jour avant que le Président ne le reconduise dans ses fonctions pour qu’il forme un nouveau gouvernement.

Libération a appris que ce nouveau gouvernement qui verra le jour aujourd’hui, sera marqué par au moins trois départs. Par contre Abdoulaye Diallo, qui est visé par l’opposition, sera maintenu dans ses fonctions de ministre de l’Intérieur.

C remaniement devrait aussi consacrer le renforcement du minisitre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Ba en plus de sonner la propulsion en avant de plusieurs « soldats » du Président, qui devra aussi, dans les prochains jours, procéder à d’importantes restructurations dans des entreprises comme le Port ou la Senelec qui, elle, sera transformée en holding, après la naissance d’un ministère de l’Energie-l’appellation va changer- qui régnera sur le domaine pétrolier.

Le gouvernement de Boun Dione présente sa démission ce mardi matin au Président Macky Sall

Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne devra présenter demain  matin sa démission et celle du Gouvernement au Président de la République Macky Sall.
Le Gouvernement démissionnerait pour permettre au Président de la République Macky Sall de faire un remaniement et de former une nouvelle équipe qui va l’accompagner.
Nous y reviendrons

Vacances gouvernementales : comment les ministres de Macky se la coulent…douce

  1.  

 

«Les ministres paient leurs quartiers d’été», titre L’Observateur. C’est ainsi que le quotidien de la Médina définit le temps de vacances du Gouvernement sénégalais.

Après presqu’une année au service de la Nation, les «Commandos» de Macky Sall se paient un petit temps de repos. Un moment pour certains de profiter de ce qui leur manquait. En tout cas, les sensations sont diverses. Ce, pour 10 jours ou une semaine.

Pour madame la Ministre de la Promotion des Investissements, des Partenariats et du Développement des Téléservices de l’Etat, Khoudia Mbaye, c’est un temps de «rattrapage des retards de sommeil et de lecture».

D’autres, par contre, profitent de la saison hivernale pour aller cultiver la terre. C’est le cas de Mbagnick Ndiaye, Ministre de la Culture et de la Communication. A l’en croire, ce moment est une occasion pour «labourer son champ et bouffer du «thiéré».

Aussi, constate L’Observateur, le Ministre des Postes et Télécommunications, Abdoul Yaya Kane, semble, également, être un adepte de la terre et de la culture. Si bien qu’il effectue, à son tour, «un retour à la terre» pendant ce temps de latence du Gouvernement.

En effet, L’Observateur, qui a consacré un dossier aux vacances des hommes et femmes du Gouvernement de Macky Sall, constate, par ailleurs, que la Ministre de la Fonction publique Viviane Bampassy, en profite pour «devenir maman à temps plein, lire et faire du sport».

Le Ministre a posté quelques en début de semaine en annonçant des matchs de footballauxquels il devait prendre à Linguère dans le Djilof.

 

Le Président de la République, Macky Sall, quant à lui, est à la Mecque. Une occasion pour lui de sacrifier au rituel du pèlerinage de la Oumra.

Senelux.com

Matar Dabo sur le drame de Demba Diop : Le ministre savait tout…!

La responsabilité du Gouvernement serait totalement engagée dans le drame survenu au stade Demba Diop et qui a occasionné 8 morts et une centaine de blessés. En effet, selon le syndicaliste Matar Dabo qui intervenait sur la Rfm hier soir, le ministre des Sports Matar Bâ a reçu des rapports édifiants sur la vétusté du stade et sur les risques encourus par les utilisateurs.

 » Nous avons rédigé des rapports qui ont été envoyés au ministre . Il a reçu des documents qui montrent le degré de vétusté du stade, Demba Diop », a-t-il martelé sur la  Rfm pour démentir le ministre qui a dit n’avoir pas reçu de rapport.

 

Macky Sall rappelle l’urgence d’intensifier le désenclavement du pays

Macky Sall rappelle l’urgence d’intensifier le désenclavement du pays
Le chef de l’Etat a rappelé, mercredi, au gouvernement l’urgence d’intensifier le désenclavement du pays et de corriger les disparités entre les localités, à travers une politique d’aménagement du territoire équilibrée, indique le communiqué du Conseil des ministres.
‘’Appréciant les efforts importants consentis par l’Etat en matière d’aménagement du territoire et de maîtrise stratégique du développement urbain, le président de la République rappelle au Gouvernement l’urgence d’intensifier le désenclavement du pays et de corriger les disparités entre les localités, à travers une politique d’aménagement du territoire équilibrée’’, indique le texte.
Dès lors, ajoute le communiqué, ‘’le chef de l’Etat demande au gouvernement d’engager, dans les meilleurs délais, la réactualisation du Plan national d’aménagement du territoire, en prenant en compte les risques liés à l’urbanisation accélérée, aux catastrophes naturelles et les impératifs de résilience de chaque localité du pays’’.
Il demande également d’engager ‘’le déploiement d’un Plan national de modernisation de l’habitat rural, en mettant à contribution les architectes, artisans et acteurs du secteur du bâtiment et des travaux publics’’.
Le président Macky Sall a entamé sa communication autour du développement des infrastructures, du désenclavement intérieur et de la valorisation des potentialités économiques des territoires, renseigne le communiqué du Conseil des ministres.
A cette occasion, souligne-t-il, le Chef de l’Etat a félicité ‘’le ministre chargé des Infrastructures, l’AGEROUTE, les partenaires techniques et financiers, et l’ensemble des entreprises et personnels qui ont réalisé les nouvelles routes de qualité, notamment celles de Fatick-Kaolack, Dinguiraye-Nioro-Keur Ayip, et Keur Waly Ndiaye- Passy- Sokone’’.
‘’Le président de la République demande ainsi au gouvernement de veiller davantage à la densification et à l’entretien de la voirie urbaine des communes traversées par les routes nationales et départementales, à l’actualisation du dispositif national de classement des routes, et à la consolidation des activités du Fonds d’entretien routier autonome (FERA)’’, poursuit le communiqué.
En outre, conclut le texte, ‘’le Chef de l’Etat invite le gouvernement à prendre toutes les dispositions requises en vue du respect scrupuleux des délais d’exécution contractuels de tous les projets routiers et autoroutiers programmés sur la période 2017- 2019’’.

Le Pm Mahammed Boun Abdallah Dionne et son gouvernement à l’Assemblée Nationale ce jeudi

Le Premier Ministre Mahammed Boun Abdallah DIONNE sera la guest star de l’Assemblée nationale du Sénégal jeudi 18 mai 2017 à 16 heures, pour un face à face sur des questions d’actualités.
Le Premier Ministre Mahammed Boun Abdallah DIONNE sera la guest star de l’Assemblée nationale du Sénégal jeudi 18 mai 2017 à 16 heures, pour un face à face sur des questions d’actualités.
Monsieur le Premier Ministre Mahammed Boun Abdallah DIONNE et son gouvernement se rendront à l’Assemblée Nationale, le jeudi 18 mai 2017 à 16 heures, pour répondre aux questions d’actualité des députés.

Le chef du gouvernement devra bien s’échauffer devant le flot de critiques de l’opposition ragaillardie par la mise en place d’une coalition Mako Taxawu Sénégal. Mohamed Dionne sera ce jeudi à l’Assemblée pour répondre des questions d’actualité.

Même si majorité mécanique est là pour faire face, le Pm devra s’attendre à des piques acerbes de Barthélémy Dias, de Hélène Tine, Thierno Bocoum, Aida Mbodj, Mansour Sy Djamil , Lamine Diallo etc. Sans doute la question du pétrole et l’affaire Khalifa Sall seront les sujets dominants.

Rufisque : 10 mois après le Conseil des ministres délocalisé, le canal toujours à ciel ouvert.


RUFISQUE : 10 mois après le Conseil des ministres délocalisé, le canal,  toujours à ciel ouvert.
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Le 14ème Conseil des ministres délocalisé avait eu lieu à Dakar. Le président de la République, Macky Sall, avait validé un programme d’investissement de 1800 milliards de FCfa. Ces fonds devaient être  utilisés entre 2016 et 2018 et les 1674 milliards étaient  déjà mobilisés, du moins si l’on s’en tient au communiqué issu de ce conseil.  Le président de la République Macky Sall avait rappelé que  le Premier ministre avait déjà validé 1225 milliards lors du Conseil interministériel. Selon lui, 565 milliards ont été ajoutés à ce montant. La majeure partie de cette manne financière a été déjà mobilisée, seuls 126 milliards sont à rechercher. Une partie de cet argent était destinée à la ville de Rufisque et devait satisfaire l’une des plus veilles doléances des populations de Rufisque, avaient rêvé certains.
Selon le président de la République lui-même, « Le canal à ciel ouvert qui traverse la vieille ville sera reconstruit par le gouvernement, cette infrastructure d’assainissement sera refaite sous un format approprié. Les études seront engagées sans délais pour que Rufisque puisse vivre dans un environnement beaucoup plus sain pour éviter la prolifération de moustiques et de tout désagrément », avait ainsi promis le chef de l’Etat. Seulement voilà, 10 mois après, le canal attend toujours d’être reconstruit ».
Pour des études qui devaient « être engagées sans délai », il y a lieu de se demander si le conseil délocalisé n’était pas qu’une campagne déguisée. 10 mois, après le canal est toujours à ciel ouvert et la souffrance des populations, surtout riveraines, ne fait qu’empirer. Elles attendent toujours que le chef de l’Etat tienne cette promesse, d’ autant que le président avait apporté des assurances sur la réalisation des projets annoncés. « Je pense que ceux qui disent qu’ils ne voient pas les milliards annoncés ne se déplacent pas dans le pays. Si je prends des engagements, je les respecte. Tout ce que nous avons promis sera réalisé. » Et d’ajouter « Nous ne faisons pas de l’autoglorification, mais nous faisons des efforts qui sont visibles… »

Malheureusement, le canal est toujours à ciel ouvert et il est bien visible.


RUFISQUE : 10 mois après le Conseil des ministres délocalisé, le canal,  toujours à ciel ouvert.


RUFISQUE : 10 mois après le Conseil des ministres délocalisé, le canal,  toujours à ciel ouvert.


RUFISQUE : 10 mois après le Conseil des ministres délocalisé, le canal,  toujours à ciel ouvert.


RUFISQUE : 10 mois après le Conseil des ministres délocalisé, le canal,  toujours à ciel ouvert.


RUFISQUE : 10 mois après le Conseil des ministres délocalisé, le canal,  toujours à ciel ouvert.

Incendie du Daaka : Le communiqué du Gouvernement

Un violent incendie survenu ce jour 12 avril 2017 au DAAKA de Madina Gounass (76ème édition) a occasionné des pertes en vies humaines dont le bilan provisoire fait état d’une vingtaine environ.

Le Chef de l’Etat et l’ensemble du gouvernement s’inclinent devant la mémoire des victimes et présentent leurs condoléances émues au Khalife de Madina Gounass, à leurs familles et au peuple sénégalais.

Afin d’évaluer de façon exhaustive ce sinistre, Monsieur le Président de la République a décidé d’envoyer sur les lieux, dès demain 13 avril 2017, une délégation gouvernementale qui sera conduite par le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique.

Le gouvernement invite les Pèlerins et toutes les populations des localités concernées à la sérénité et s’engage à prendre toutes les dispositions nécessaires face à cette situation.

Dakar, le 12 avril 2017
Le Ministre, Porte-Parole du Gouvernement
Seydou Guèye

L’Affaire Khalifa Sall est forcément politique… L’IGE travaille pour le Président »

 

DAOUDA FAYE PARLE : « Tous les députés ne sont pas élus par le peuple… L'Affaire Khalifa Sall est forcément politique… L’IGE travaille pour le Président »
 Pour Daouda Faye, «  le Macky Sall-Premier ministre » est meilleur que le « Macky Sall- Président de la République ». C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il lui fera la suggestion de « redevenir Macky Sall- Premier ministre pour  trois mois seulement ».
Toutefois, l’ancien ministre de Wade est d’avis que son «  bilan n’est pas aussi mal que ça », avant de préciser que ce commentaire n’est nullement « un clin d’œil » de sa part envers le Chef de l’Etat. L’invité du Grand Jury se réjouira de la décision de Macky de ne pas faire tabla rasa des acquis et de poursuivre les chantiers.
Leader de la structure politique « Agir pour ne pas subir », El Hadj Daouda Faye a aussi donné son point de vue sur la situation politique Sénégalaise avec ce regain de tension à redouter. Pour lui, «  il est plus sage de recommander le calme, la sérénité. Il s’agit d’aller vers une compétition politique et ce n’est pas la guerre.
Il n’ya pas de place pour la bagarre. La contradiction est obligatoire. S’il n’ya pas la contradiction, on ne peut pas avancer. La violence, c’est les arguments des faibles et des incapables. Quand on demande  des suffrages au peuple, il faut lui montrer une bonne image ».
Il invitera les politiques à prendre de la hauteur et à travailler pour un dialogue. Une occasion pour lui de se prononcer sur  ce dialogue instauré récemment par le Président Sall.  « C’est un dialogue de politique politicienne.  Le dialogue doit être axé sur l’essentiel, la réforme des institutions ».
Daouda Faye explique que  le Président savait qu’en confiant ces études portant réforme des institutions  à des personnalités qui avaient travaillé dans  le cadre des assises nationales, il n’aurait obtenu que les mêmes conclusions issues des « Assises Nationales ».
Au plan continental, il se désolera du retard accusé par l’Afrique.
« Le monde est en train de bouger dans tous les continents sauf en Afrique. La mutation est en train de s’opérer partout.  On n’arrive pas à faire de véritables réformes pour les générations futures, c’est désolant ».

ASSEMBLÉE NATIONALE ET PARITÉ

Interpellé sur l’Assemblée Nationale,  l’ancien député s’est voulu clair. « Au Sénégal,  tous les députés ne sont pas élus par le peuple. 90 d’entre eux ne sont élus que par leurs départements. Pour être candidat, le dossier ne comprend que des informations concernant le candidat.
Un député doit être élu par le peuple …et il doit faire son travail sans aucune considération politique ». Il s’offusquera de la loi sur la parité. « Je l’ai combattue. On n’a pas besoin de ça. L’équité ce n’est pas donner la même chose à tout le monde. C’est donner à tout le monde selon le mérite de chacun.

AFFAIRE KHALIFA SALL

« L’IGE travaille pour le Président. C’est tout ! »…Telle une boutade, Daouda Faye fait partie de ceux qui pensent que cette inspection est au service exclusif du Chef de l’Etat.
Pour preuve, dit-il, le rapport est remis au seul Président qui choisit ou non de le remettre à la justice. Raison pour  laquelle, il estime que l’affaire Khalifa est «  forcément politique ». « Elle est forcément politique. Si le Président le voulait, il n’aurait pas transmis au juge ce rapport de l’IGE ».

Pénurie de certaines denrées : Le Gouvernement s’explique

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Interpellé par le député Hélène Tine sur la pénurie de  certaines denrées alimentaires notamment le riz, l’huile et le sucre, entraînant  du coup une hausse des prix, le Ministre du commerce Alioune Sarr explique : « pour le riz et l’huile c’est lié essentiellement à une faiblesse de l’offre.

En résumé, le riz indien qui constitue 80% du riz utilisé au Sénégal  a connu une chute de l’offre puisque  ce riz qui constitue 70% du marché s’est raréfié du fait que l’inde est en période de récolte. Le riz brésilien est naturellement plus cher puisqu’il n’est pas homologué.

Donc le riz homologué n’a pas augmenté, mais il n’est pas disponible sur le marché. Les cours mondiaux de certains produits, notamment de  l’huile ont augmenté. Si vous prenez le cours mondial de l’huile de soja, il a augmenté de 20 à 25%. L’huile de palme que nous consommons essentiellement au Sénégal, a augmenté de 41% ».

Concernant le sucre, il précise que  le l’offre est disponible, mais ce sont les lenteurs dans la livraison qui sont à l’origine de cette pénurie. « La compagnie sucrière est en production et nous avons du sucre au Sénégal  Ce sont des lenteurs dans la livraison qui font que le sucre tarde à  être sur le marché.

La Css produit entre 700 et 800 tonnes de sucre par jour pour des besoins du marché estimés à 600 tonnes de sucre par jour. Les dispositions sont prises pour que le marché soit approvisionné », rassure-t-il.

Sud Quotidien

Wade met en garde ses hommes: « Le pouvoir va utiliser des ennemis tapis en notre sein pour discréditer le parti »

 

Abdoulaye Wade met en garde ses hommes. Dans une lettre adressée au Comité directeur du Pds, et lue à la réunion de cette instance, le Pape du Sopi affirme que le président Macky Sall cherche à s’appuyer sur certains d’entre eux pour mener une campagne de déstabilisation du Parti. « Il vrai que conformément à son habitude, le Gouvernement va utiliser des ennemis du dehors, mais aussi ceux l’intérieur, tapis et camouflés en notre sein, qui vont, sous le prétexte de sauver le parti d’une prétendue phagocytose des fronts et des alliances, entreprendre une campagne de discrédit et d’insinuation sournoise pour saper le moral des militantes et des militants. Mais ceux-ci, formés à l’école d’une opposition qui s’est forgée le temps d’une génération, sauront faire face », a dit Me Wade, dans une longue diatribe qui en dit long sur la forte suspicion collée à Farba Senghor et d’autres responsables libéraux accusés de vouloir discréditer le coordonnateur national, en s’attaquant à son adjoint, Oumar Sarr. Ce dernier, selon les confidences de personnes ayant assisté à cette réunion, a lu des passages d’une sorte de rappel à l’ordre sans destinataire identifié. Mais certains y voit tout de suite un certains Farba Senghor , Babarcar Gaye et Aïda Mbodj dont les tournées n’ont pas plu certaines sphères élevées du parti.

Côte d’Ivoire : retour au calme après l’accord entre le gouvernement et les mutins

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Dimanche 8 janvier, la Côte d’Ivoire semblait se diriger vers une sortie de crise, après l’accord conclu entre le gouvernement et les soldats mutins. Ces derniers réclamaient une amélioration de leurs conditions de travail depuis le 6 janvier, bloquant notamment Bouaké, la deuxième ville du pays. La révolte s’était ensuite étendue à plusieurs villes du pays, dont Abidjan.

Dans une brève allocution télévisée, le président ivoirien Alassane Ouattara a confirmé son « accord pour la prise en compte des revendications relatives aux primes et à l’amélioration des conditions de vie des soldats ». « Ayant marqué mon accord, je demande à tous les soldats de regagner leur caserne pour permettre l’exécution de ces décisions dans le calme ».

Son mot d’ordre semble avoir été globalement suivi même si, dans un premier temps, des mutins en colère ont empêché le ministre de la Défense, Alain Richard Donwahi, et sa délégation, venus négocier à Bouaké, de quitter la résidence du sous-préfet, en tirant des rafales de Kalachnikov et d’armes lourdes. Les officiels auront finalement été retenus deux heures. Selon Reuters, le ministère de la Défense dément de son côté que le ministre ait été pris en otage, préférant parler d’une poursuite des négociations.

Après la libération du ministre, les militaires ont rapidement levé les barrages, qui interdisaient l’entrée à Bouaké. Du côté d’Abidjan, la capitale économique ivoirienne, qui connaissait des troubles depuis samedi, le calme est également revenu.

Une armée « en reconstruction »

La délégation du gouvernement ivoirien conduite par le ministre de la Défense Alain-Richard Donwahi était chargée de conclure l’accord avec les soldats à Bouaké, où les troubles ont éclaté, dans la nuit de jeudi à vendredi, a déclaré le sous-préfet de Bouaké Djandé Lorgn, impliqué dans les discussions.

« Nous allons discuter avec nos hommes, recueillir leurs préoccupations, et trouver des solutions à cette situation qui est compréhensible mais déplorable », avait affirmé vendredi soir Alain-Richard Donwahi à la télévision nationale. « Nous sortons d’une crise et notre armée est en reconstruction ; les choses n’avancent pas aussi vite qu’on pourrait l’espérer mais elles avancent quand même. »

Des soldats en colère de Bouaké à Abidjan

Dans l’après-midi de samedi, avant l’accord, les mutins avaient étendu leur mouvement à Abidjan, pénétrant à l’intérieur du ministère de la Défense situé dans la capitale ivoirienne, et dans le QG de l’armée. Dans cette même ville, un journaliste de Reuters racontait avoir vu des forces loyalistes, notamment des soldats de la Garde présidentielle, prendre position aux abords des trois ponts qui enjambent le lagon séparant le nord et le sud de la ville.

Lancé vendredi matin à Bouaké, déjà au centre d’une rébellion achevée en 2011, le mouvement s’était étendu à Daloa et Daoukro (centre), Korhogo et Odienné (nord) vendredi soir. Des coups de feu nourris avaient été entendus, dans la nuit de vendredi à samedi, à Khorogo dans le nord et des fusillades signalées samedi à Man et à Touleupleu situés dans l’Ouest ( France24 )