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Le Conseil constitutionnel valide les dossiers de parrainage de Sonko et Idy

Les candidats déclarés à la présidentielle sénégalaise du 24 février, Ousmane Sonko et Idrissa Seck ont franchi l’une des étapes les plus difficiles. Ils ont validé ce vendredi leur parrainage à l’issue de la vérification au conseil constitutionnel.

Le parrainage, c’est okay pour Ousmane Sonko et Idrissa Seck. Les deux opposants de Macky Sall qui également validé le parrainage, ont respectivement obtenu 61.791 signatures et 58.000 signatures, à l’issue du décompte au conseil constitutionnel ce vendredi.

« A l’issue de la vérification, on m’a dit que la candidature de Ousmane Sonko est validée avec 61.791 signatures contre 3 à 4 mille rejets. On nous a dit que nous pouvons régulariser les signatures rejetées, mais nous n’allons pas le faire, car le nombre de signatures a été atteint », a déclaré face à la presse, Me Amadou Sow, avocat du Pastef.

Même si cette validation n’est pas synonyme d’une élection à la tête du pays, Me Sow, reconnaît que c’est « une étape très importante qui vient d’être franchie », à moins de trois mois du scrutin qui fait déjà un grand bruit entre le pouvoir et l’opposition, notamment sur la question du fichier électoral.

Le Conseil constitutionnel a commencé ce vendredi la vérification des signatures du parrainage. Les 7 sages sont assistés par 7 autres membres de la société civile deux (2) experts indépendants en informatique.

Après le passage des représentants de Macky Sall, Idrissa Seck et Ousmane Sonko, celui de Malick Gackou est attendu avant la fin de la journée.

Idy cherche 2 milliards pour financer sa campagne 2019

Idrissa Seck charge ses militants de collecter le financement de sa campagne pour la Présidentielle 2019. Le lancement a été fait samedi par Déthié Fall qui a qualifié d’« inédite » cette initiative dans le landerneau politique sénégalais .

« Lorsqu’il s’agit de campagne présidentielle, c’est souvent le candidat lui-même qui s’occupe des finances de sa campagne. Mais pour cette fois, au niveau du parti Rewmi, les militants et sympathisants ont préféré s’occuper de cette question », s’est félicité le député devant des dizaines de responsables du parti.

Mise en place en juillet dernier, la commission de collecte de fonds pour le candidat Idrissa Seck a fixé ses ambitions. « On tourne entre 2 et 5 milliards. Au regard de l’engouement et l’interpellation de ces personnes qui sont venues vers nous depuis pratiquement 2 ans, ce serait raisonnable qu’on puisse engranger au minimum 2 milliards de francs Cfa », a prévu Aly Salé Diop, coprésident de ladite commission qu’il partage avec Abdourahmane Diouf.

En outre, Rewmi a fait le point sur la collecte de parrainages. Selon son vice-président, le parti a déjà réuni le nombre de parrains requis. « Nous avons bouclé le nombre qui nous a été demandé en 20 jours seulement. Rewmi est un très grand parti. Il suffit juste de voir nos résultats électoraux pour comprendre que nous n’avons aucune difficulté à réunir 66 mille signatures. Les Sénégalais continuent de parrainer le candidat Idrissa Seck et la collecte des signatures se poursuit », a dit Déthié Fall.

Toutefois, le député rewmiste a réfuté toute absence de son mentor de la vie politique. « Idrissa Seck n’est pas absent. Au contraire, il est très présent. Ne liez pas silence et absence ! Il suffit de faire un tour au Point E pour s’apercevoir du nombre de personnes qui lui rendent visite », a-t-il souligné.

Le Quotidien

En visite à Touba : Idy reçu par le Khalife Général

 

Idrissa Seck a finalement décroché selon une source concordante le pardon du khalife général. Dans son entretien à huis clos avec le guide suprême de la communauté mouride, Idy serait revenu longuement sur l’affaire qui l’oppose à certains religieux du Sénégal sans entrer dans les détails de la polémique nous rapporte la même source. Après avoir reprécisé sa pensée, il a renouvelé son allégeance à Serigne Mountakha avant de lui présenter ses excuses. Le saint homme aurait aussitôt accepté les excuses de son talibe conformément à l’islam avant de lui prodiguer des conseils et formuler des prières. Après une heure de discussion, le président du parti Rewmi prend congé du khalife et se rend chez son marabout et ami Serigne Moussa Nawel à Darou Minam avec qui il  a une bonne partie de la journée. Sa visite sera bouclée par une participation à la séance de lecture de Khassaide à la résidence Khadimou Rassoul en compagnie de Serigne Mountakha Bassirou qui a formulé ensuite des prières pour lui. L’ancien premier ministre a quitté Touba vers 19 heures.

senelux.com source senactu

Implication de la 1ère dame dans la crise scolaire : Idy brûle le Macky

L’implication de la première dame dans la levée du mot d’ordre des syndicats d’enseignants, continue de susciter moult polémique. A cet effet, le président du parti Rewmi n’a pas manqué à l’appel, pour dénoncer ce laxisme.
« Le président de la république n’a ni ascendance, ni descendance. C’est une créature constitutionnelle à incarnation humaine variable. On ne joue pas avec les outils du Président de la république », a laissé entendre Idrissa Seck.

Selon l’ancien premier ministre, quand un ministre de la culture déclare ouvertement à la télévision que c’est Mme Marième Faye Sall qui nomme aux emplois civils et militaires dans notre pays, c’est une honte, on devrait le démissionner dans l’heure qui suit. « Même si Macky Sall a peur de sa femme, il devrait lui dire : choisis moi un ministre en secret, mais celui-là je le vire. Nous n’avons pas élu Marième Faye. Quand je parlais de la dynastie Faye-sall, c’est ces genres de situations que l’on voulait éviter », dénonce Idy, dans les colonnes du journal les Echos.

Mame Mbaye Niang annonce une plainte contre Idy

 

 

Mame Mbaye Niang n’a pas souhaité répondre aux accusations de Idrissa Seck. Sur Rfm, le ministre du Tourisme, a simplement informé, qu’il compte déposer  plainte contre l’ancien Premier ministre pour diffamation.

L’hôtel Palm Beach à Saly a refusé d’abriter à 48 heures de la rencontre, le séminaire des 200 cadres de Rewmi. Selon Idrissa Seck, « c’est  le ministre du Tourisme qui a appelé le directeur de l’hôtel pour lui dire que s’il reçoit le séminaire de Rewmi, il recevra le fisc ».

Saint Louis : Idy dans la Langue de Barbarie et à Guet Ndar

Le président du parti Rewmi, l’ancien Premier ministre Idrissa Seck a rendu visite ce week-end aux populations de la Langue de Barbarie, Guet-Ndar et d’autres quartiers de Saint-Louis touchées par l’érosion côtière, pour leur faire part de sa « solidarité ».

Dans la capitale nord du Sénégal, M. Seck a visité samedi Goxou MBathie, Santhiaba, des quartiers où l’érosion côtière et l’avancée de la mer ont détruit plusieurs maisons.
Il s’est également rendu dans la commune de Gandiol, accompagné du numéro deux de son parti, le député Dethié Fall, et de plusieurs autres responsables et membres de Rewmi.
« Je suis venu à Saint-Louis, pour constater l’état d’avancement des travaux de la digue de protection au niveau de la Langue de Barbarie », que l’Etat sénégalais et la France se sont engagés à reconstruire pour arrêter l’érosion côtière, a expliqué le chef du parti Rewmi.
Idrissa Seck dit aussi être venu soutenir les pêcheurs de Saint-Louis, confrontés à des difficultés liées à la fin des accords de pêche entre le Sénégal et la Mauritanie.
M. Seck s’est dit en désaccord avec l’accord soumis aux pêcheurs par les autorités mauritaniennes, leur imposant de débarquer leurs produits en terre mauritanienne, ce qui « n’est pas conforme » aux intérêts des pécheurs, encore moins aux intérêts de l’économie sénégalaise, selon lui.
Selon lui, l’Etat sénégalais, dans cette situation, « a le devoir de protéger et défendre les intérêts de ses citoyens, pour que les pêcheurs vivent et travaillent tranquillement, débarquent librement leurs prises au niveau des quais de pêche de Saint-Louis et non en Mauritanie ».

Palais à Diamniadio : Idy brûle le projet de Macky

Idrissa Seck, le patron de Rewmi n’approuve pas l’idée du Président de la République de construire un Palais à Diamniadio et souligne que Macky n’a pas le sens des priorités.

“Je pense que cela traduit le fait que le président de la République n’a pas conscience des priorités que nous lui demandons de gérer. Car il a des chantiers beaucoup plus importants que de se construite un nouveau Palais. La première demande de la population est les problèmes de sécurité. Nous avons l’immense chantier de la justice, une justice pour tous que l’exécutif manipule pour garantir l’impunité à ses amis, partisans et alliés, et agresser ses adversaires politiques », s’est offusqué Idy dans les colonnes de l’Observateur parcouru par Senelux.

Idy 5th President ? (Par Mamadou Oumar Ndiaye)

Espiègle Idrissa Seck ! Il sait que dès qu’il décoche une flèche ou tire une salve en direction du président de la République, le camp d’en face s’affole, tire dans tous les sens, le menace de ses foudres et lui promet la géhenne. Imperturbable, il attend que les gesticulations retombent pour encore viser sa cible favorite du moment, le président Macky Sall. Lequel montre lui-même des signes de nervosité, ne sachant quelle stratégie opposer à ce provocateur né qu’est le président de Rewmi. A un an de la présidentielle de 2019, ce dernier s’est installé dans la posture de principal challenger du président Macky Sall. Il joue à fond la carte de la bipolarisation, la voie lui ayant été grandement balisée, il est vrai, par l’homme avec qui il rêve d’en découdre après le 24 février 2019 pour un second tour historique. On en est loin !

Pour l’heure, Idrissa Seck tente de forcer les choses, de pousser le président sortant à la faute. Ce dernier sait que le moindre faux pas lui sera fatal. Le troisième Premier ministre du président Abdoulaye Wade est un animal politique. D’une éloquence rare, ce maître de la parole a l’art des formules qui font mouche et tuent. Ayant mémorisé le Coran qu’il maîtrise sur le bout des doigts, il en fait une utilisation déstabilisatrice pour ses adversaires.

Doté d’une culture encyclopédique, cynique, formé à l’école du machiavélisme par un certain… Abdoulaye Wade, ayant constitué, à partir de son ancienne « station » stratégique de tout-puissant ministre d’Etat, directeur de cabinet du même Wade des dossiers sur tous ceux qui pourraient le gêner, ayant aussi noyauté à l’époque tous les rouages essentiels de l’Etat, s’étant donné depuis longtemps les moyens financiers de ses ambitions — il aime renvoyer ses interlocuteurs à une interview qu’il m’avait accordée en 1988 où il confiait sa volonté de chercher et le Savoir et les Moyens pour conquérir le pouvoir —, disposant d’un appareil politique certes laminé par le pouvoir mais pouvant se reconstituer à mesure qu’une perspective de victoire se dessinera surtout si ses anciens « frères du Pds », parti dont il dit être l’actionnaire majoritaire sont privés d’une candidature de Karim Wade — , Idrissa Seck donc a tout ce qu’il faut pour, à défaut d’avoir pu devenir « Idy4President » (jeu de mots pour Idy four Président) ainsi qu’il l’ambitionnait en 2012, devenir « Idy 5th Président » ou 5ème président de la République.

Une chose est sûre, Idrissa Seck, c’est un homme d’Etat, un vrai, qui a du caractère et sait se faire respecter ! Ce n’est pas lui qui se serait laissé déborder par les lobbies qui ont fini de prendre le pays en otage ! Pas lui non plus qui laisserait son épouse devenir vice-présidente de la République. Lui, quand il tape sur la table, tout le monde se tait. Et quand il siffle la fin de la récréation, on n’entend plus une mouche voler dans la cour…

Cela dit, il devra compter avec des adversaires puissants, prêts à tout pour se maintenir au pouvoir — surtout dans la perspective d’une très proche exploitation du gaz découvert dans notre pays — et possédant des moyens financiers inouïs. Un trésor de guerre redoutable dont le Fonds pour l’entreprenariat rapide (Fer) doté d’un budget de 30 milliards de francs et logé à la présidence de la République, ne sera qu’une infime partie. Un fonds dont les modalités de décaissement seront singulièrement allégées, le président de la République ayant demandé publiquement à ceux qui l’administrent de réduire le maximum possible les formalités d’octroi de prêts. Il s’agira en réalité d’une sorte de caisse… d’avance, comme celle qui vaut au maire de Dakar d’être jeté en prison ! C’est pourquoi, pour une plus grande efficience de ce fonds et une célérité de ses décaissements, nous nous permettons de donner quelques conseils au président de la République. Des conseils gratuits, bien sûr !

Il devra nommer le percepteur Mamadou Oumar Bocoum à la tête de ce Fonds. C’est un spécialiste des décaissements rapides ! Puisqu’il faudra simplifier les procédures, nous suggérons de n’exiger des demandeurs de prêts auprès du Fonds de ne présenter en tout et pour tout en guise de dossier que des factures de riz et de mil! Le « Gie Tabara ou Tabbar », ayant fait ses preuves à la mairie de Dakar, faire des factures à en tête de « Gie Sabar… bou tass » et le tour sera joué !

Ainsi, le président pourra financer à tour de bras les associations ou groupements de jeunes qui sont la cible de son fonds pour l’entreprenariat rapide. De jeunes et des femmes entrepreneurs dont les entités pourront avoir un seul objet social : la réélection du président Macky Sall !

Rien ne sert de courir !

Cette parenthèse fermée, il convient de se demander si le président de Rewmi ne s’est pas lancé trop tôt dans la course au risque de s’essouffler face à un adversaire qui n’a pas choisi pour rien le cheval pour en faire l’emblème de son parti ! Car l’enseignement majeur des derniers scrutins présidentiels dans quelque pays démocratiques, c’est que les vainqueurs étaient des candidats que personne ne voyait venir voire qui n’y croyaient pas eux- mêmes. Qu’il suffise de citer les exemples du président américain Donald Trump, du chef d’Etat français Emmanuel Macron ou même, plus près de nous, du Gambien Adama Barrow. Aucun d’entre eux ne s’était positionné ouvertement un an plus tôt.

La meilleure stratégie, ce devrait être plutôt celle du coureur qui se détache du peloton à quelques mètres de la ligne d’arrivée pour s’imposer, les échappées solitaires étant rapidement neutralisées. Et puis, en concentrant trop ses attaques sur le président sortant qui, lui, pour le moment, essaie de se montrer dans le temps de l’action, M. Idrissa Seck ne court-il pas le risque de lasser l’électorat ? Mais bon, son équipe de campagne saura sans doute trouver le bon tempo ainsi que la stratégie gagnante pour lui permettre de réaliser ses ambitions.

Pour l’heure, ce qu’il convient de dire — et c’était avant tout le but de ce papier — c’est que la prétention de M. Idrissa Seck à imposer un débat avec le président Macky Sall n’est pas justifiée et ne saurait prospérer. En effet, même si on ne sait pas trop quand est-ce qu’il porte la casquette de chef de l’Etat ou quand il met le bonnet du chef de l’APR, Macky Sall est quand même le président de la République. Il est le seul à avoir été élu — et bien élu —au suffrage universel avec près de 65 % des votes exprimés en 2012.

Or, il n’est pas d’usage qu’un président de la République débatte avec qui que ce soit dans un pays. Avec qui le ferait-il du reste ? Il a donc une longueur d’avance pour ne pas dire qu’il ne boxe pas dans la même catégorie que M. Idrissa Seck. Pour re- prendre l’expression de l’ancien Premier ministre — comme lui ! —, Mme Aminata Touré, il joue dans une division inférieure et pour qu’il puisse prétendre affronter le président de la République, encore faudrait-il qu’il se qualifie auparavant. En plus, quand bien même le président Macky Sall serait disposé à débattre avec quelqu’un, pour quelle raison le ferait-il avec le patron de Rewmi ?

A la limite si ce dernier était le patron de l’opposition ou s’il disposait du plus grand groupe à l’Assemblée nationale après celui de Benno Bokk Yaakar (BBY), voire s’il s’était classé troisième à la dernière présidentielle et vu l’âge de celui arrivé deuxième… Il se trouve qu’il n’est dans aucun de ces cas ! Certes, il a été, comme il s’en est vanté, le « patron » au gouvernement de l’actuel président de la République mais ce dernier, en plus de lui avoir succédé à la Primature, a accédé à la magistrature suprême et l’a contraint à faire son deuil de son rêve d’ « Idy4President ».

Il reste donc au président de Rewmi à labourer son champ, à investir le Sénégal des profondeurs, à aller inlassablement à l’as- saut des électeurs pour chercher à les convaincre, à tirer profit du grand mécontentement des Sénégalais. Au premier rang desquels les frustrés de l’APR face à la déferlante des transhumants qui ont envahi leur parti et accaparé postes et sinécures. Si Dieu et les Sénégalais font qu’il se qualifie pour le second tour, à ce moment- là, et à ce moment-là seulement, c’est-à-dire au lendemain du 24 février 2019, M. Idrissa Seck pourrait, et en parfaite légitimité, réclamer un débat télévisé avec le président Macky Sall. Un débat que ce dernier sera libre d’accepter ou de refuser mais auquel il serait moralement tenu.

Mais, encore une fois, on en est loin et d’ici là, eh bien un troisième larron pourra toujours faire son apparition si l’on n’y prend garde !

Mamadou Oumar NDIAYE

Ismaila Madior Fall dans la polémique Idy/Macky

Dialogue de sourds entre Idy et Macky : Ismaila Madior Fall fait le "choix de Madior"
Ismaila Madior Fall, expert en droit constitutionnel et aussi ministre de la Justice de son Etat est monté au créneau pour répondre à Idrissa Seck suite aux interpellations de l’ancien Premier ministre sur la publication exigée de l’accord signé par le Sénégal avec la Mauritanie sur le gaz naturel à Nouachott ces derniers jours.

« Ce qu’il (Ndlr : Idrissa Seck) dit sur les traités de commerce n’est pas applicable aux accords portant sur les hydrocarbures comme cet accord « d’utilisation ». Les signatures en catimini impossibles pour les traités importants soumis à ratification comme celui-là. On peut comprendre qu’Idrissa Seck interprète mal la Constitution », a déclaré le ministre de la Justice Ismaila Madior Fall au quotidien le Soleil dans sa livraison du jour.

Espérons que cette réponse du Constitutionnaliste Ismaila Madior Fall contentera « Idy » qui avait encore avoué une deuxième fois à Macky Sall être resté sur sa faim en ce qui concerne ses interpellations sur l’exigence de la publication de l’accord signé par le Sénégal avec la Mauritanie sur le gaz.

« On s’enferme dans son bureau, on signe en catimini des contrats pétroliers à son frère, contre tout bon sens et contre le respect de la Constitution et de la loi sénégalaise, on lui permet de céder ses droits et titres à des milliards de F Cfa qui échappent au peuple sénégalais et on se met devant la télévision pour dire à quelqu’un qui a été son patron dans l’Etat et dans la politique, qu’il ne comprend pas comment ça marche, ce n’est pas sérieux », avait dernièrement déclaré Idrissa Seck, faisant allusion à l’affaire Pétro-Tim et la réponse de Macky Sall lors de sa conférence de presse conjointe avec le président Libérien Georges Weah.

A propos des accords sur le gaz signé avec la Mauritanie, rapportait le journal « Les Echos », le leader du parti Rewmi invitait ainsi le Président Sall à lire la Constitution. «Dans la constitution, la question des traités internationaux est réglée de façon extrêmement claire et précise. L’article 95 dit que le président de la République négocie les engagements internationaux, il les signe, il ratifie, il les approuve et éventuellement sa ratification et son approbation peuvent être soumises à l’Assemblée nationale.

Donc, sa faculté en tant que Président de négocier, de signer, d’approuver, de ratifier est totale », a expliqué M. Seck et d’ajouter que c’est l’article 96 qui énumère un certain nombre de domaines dans lesquels la ratification ne peut intervenir qu’au moyen de la loi.
Face à ce dialogue de sourds, Ismaila Madior Fall est alors venu au secours de « Wathiathia » en portant les habitants de Constitutionnaliste.

La réponse de Macky Sall à l’interpellation d’Idrissa Seck

L’Accord de coopération intergouvernemental (ACI) portant sur l’exploitation du champ gazier Grand Tortue Ahmeyin (GTA) va suivre toute la chaîne avant sa promulgation, a déclaré jeudi à Dakar, le président Macky Sall, qui refuse de débattre sur des ‘’non-sujets’’.

L’ancien Premier ministre et leader du parti ‘’ Rewmi’’ Idrissa Seck a demandé, dans une lettre, au président Sall de publier l’accord bilatéral que le Sénégal a récemment signé avec la Mauritanie.
Les deux pays ont signé vendredi à Nouackchott un Accord de coopération intergouvernemental (ACI) portant sur l’exploitation du champ gazier Grand Tortue Ahmeyin (GTA) se trouvant aux frontières maritimes entre les deux pays.
Interpellé sur la demande d’Idrissa, ce jeudi, en marge de sa conférence de presse commune avec le président George Weah, Macky Sall a déclaré : ’’Cet accord va suivre toute la chaîne, ce n’est pas fini. Il faut que ça vienne en Conseil des ministres dans chacun de nos deux pays et nos parlements vont le ratifier. A la suite de quoi les présidents le promulguent. On ne peut pas avoir des débats sur des non-sujets’’.

’’Les Etats sont organisés, c’est ne rien comprendre des relations internationales pour croire qu’un Etat va signer un accord international et que cet accord soit secret. C’est méconnaître le mécanisme de l’Etat. L’accord doit être ratifié et promulgué en dernière instance par le président de la République’’, a expliqué Macky Sall.

Selon lui, ’’quand on parle de ratification, on retourne l’accord aux représentants du peuple (que sont) les députés’’.
’’Cet accord va être présenté très prochainement au Conseil des ministres qui va l’adopter, et le président de la République va l’envoyer au parlement qui va en discuter en public. Le gouvernement (représenté par) le ministre des Affaires étrangères sera là-bas pour répondre au Parlement pour expliquer les tenants et aboutissants de cette affaire’’, a ajouté le chef de l’Etat.
’’Je ne comprends pas pourquoi on pose des questions sur des choses qui ont été faites publiquement. Depuis des mois, les experts, les ministres ont travaillé et les arbitrages ont été faits par les chefs d’Etat’’, a relevé Macky Sall.

Tournée de proximité à Kolda : Idy accable Macky

Il est devenu l’un des plus farouches opposants du régime du Président Sall. Après sa sortie retentissante contre la visite d’Etat du Président Macron, soutenant que la coopération entre l’Occident et l’Afrique repose sur des «rapports de domination et de pillage auxquels il faut mettre un terme», le patron du Rewmi a encore attaqué le…Macky.
Plus la Présidentielle approche, plus Idrissa Seck est déterminé. En tournée de proximité Orange dans le Sénégal des profondeurs, le patron du Rewmi n’en finit plus de regrouper les masses et de discuter de l’avenir du pays. Face à ces populations de tous âges et de toutes obédiences, qu’il rencontre dans les quatre coins du pays, l’ancien Pm ne déroge pas à la règle.
Sa règle. Sa méthode : démontrer aux populations la possibilité d’un avenir meilleur, en leur prouvant la «grande incompétence» du régime en place. Qui s’en f… pas mal de leur situation. A Kolda où il était hier, Idrissa Seck a, entre deux audiences, fait craqueler l’image du régime Sall. Dont la vision du chef, répète-t-il, ne dépasse pas Diamniadio.
Campagne agricole : «Des problèmes à tous les niveaux»

C’est à la question agricole que l’ancien chef du Gouvernement s’attaque en premier. Selon le patron du Rewmi, la première complainte des paysans, c’est le problème des semences. «Même si le Gouvernement fait dans la mascarade, en parlant de millions de tonnes, tout le monde sait que ce n’est pas vrai», a d’emblée fait savoir le patron du Rewmi. Parce que selon Idrissa Seck, ces chiffres annoncés ne reflètent pas la situation sur le terrain.

«Partout où je suis passé, c’est la même complainte. Les paysans sont fatigués. Ils n’ont pas accès à des semences de qualité, une situation due à la faible production des semences de base et pré-base par l’Isra. Cela, tout le monde le sait. Ensuite, il y a l’histoire des faux semenciers à qui le Gouvernement fait commande pour distribuer des semences qui n’existent pas», explique le patron du Rewmi.
Pis, selon Idrissa Seck, malgré les faibles rendements, les paysans ont aujourd’hui toutes les peines du monde pour écouler leurs récoltes. «Faites l’expérience. Allez constater la situation dans les points de vente. Il n’y a pas d’argent. Les gens sont obligés de bazarder leurs récoltes au marché noir à 190 FCfa ou moins.
Malheureusement, quand ils le font, ils sont parfois inquiétés par les forces de l’ordre. Mais, s’ils ne trouvent pas d’acheteur officiel, ils y sont obligés. Donc, vous conviendriez avec moi qu’il y a problème. A tous les niveaux de la campagne agricole, il y a des difficultés.»

Couverture maladie universelle :   «Un simple slogan»

Après l’agriculture, le patron du Rewmi est revenu sur les problèmes de santé en milieu rural, surtout avec l’histoire de la Couverture maladie universelle. Un projet du Gouvernement dont l’objectif est d’offrir aux personnes les plus démunies (monde rural et secteur informel) la possibilité d’une couverture du risque maladie.

Le but étant de permettre aux personnes cibles de s’affilier à un régime d’assurance maladie et de bénéficier des mêmes soins que les personnes affiliées aux autres régimes de sécurité sociale que sont les imputations budgétaires et les Instituts de prévoyance maladie (Ipm). Mais selon le patron du Rewmi, qui parcourt le pays, ce projet est resté à l’état de simple slogan, parce que non opérationnel.
«Ce que les populations disent, c’est que la Cmu est un simple vœu pieu du gouvernement. Parce que quand elles vont dans les structures de santé, elles font beaucoup d’efforts, la case ou le poste de santé le plus proche se trouvant souvent à des dizaines de kilomètres de là où elles habitent.
Et après tous ces efforts faits à bord de charrettes, mobylettes ou même parfois à dos d’âne, on leur refuse les prestations, l’Etat n’ayant pas payé sa dette aux structures de santé. La preuve : les mutuelles tombent en faillite, en cascade. C’est ça la vérité.»

Croissance : «Des chiffres qui ne profitent pas aux Sénégalais»

Très à l’aise dans ses explications qui contredisent les chiffres du Gouvernement, Idrissa Seck a également évoqué, face aux populations, les 6,7% de croissance qu’il ne rejette pas, mais qu’il remet dans son contexte. «Je ne dis pas que c’est mauvais. Malgré ce niveau de croissance, si les populations continuent à souffrir, c’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas.

Il y a une explication», soutient le patron du Rewmi. Et Idrissa Seck de se lancer dans une démonstration simple et fort instructive : «C’est très compréhensible. En termes simples, basiques,  si vous prenez la structure de l’Economie. Les Sénégalais sont majoritairement dans un secteur qui ne concerne que les 15% du Pib.
Ils sont pour la plupart, absents des secteurs dominés par d’autres, comme par exemple la téléphonie, les banques, les assurances qui pèsent 61 ou 63% du Pib. Donc c’est très logique. Et même s’il y a 10 FCfa de retombées, la majorité des Sénégalais ne bénéficierait pour l’essentiel, que de 1,5%. Malheureusement, ce régime se glorifie de chiffres que les Sénégalais ne peuvent pas percevoir. Et là où les Sénégalais sont en grande majorité, on ne s’en occupe pas.»
Source: L’Observateur

Idy : « Un procès politique destiné à éliminer un adversaire politique »

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Présent au tribunal dans le cadre du procès du maire de Dakar, Khalifa Sall, et ses 5 autres coaccusés, Idrissa Seck a soutenu que le président de la République, Macky Sall, est « dans une logique d’éliminer ses potentiels adversaires à la prochaine présidentielle ». Il est en train, dit-il, « d’organiser la pénurie de candidats sérieux à la prochaine élection présidentielle face à lui-même.

Je pense que la chose sur laquelle nous devons tous nous arrêter, c’est de nous mobiliser pour que notre justice ne soit pas transformée en un instrument politique au service du Président de la République, qui choisit à la place du peuple sénégalais les candidats de l’opposition auxquels il aura à faire face à l’échéance 2019 », a confié le leader du parti politique Rewmi à la Rfm.

Selon l’ancien Premier ministre toujours, « toute son action est orientée vers ce but unique et toute notre mobilisation doit être orientée à faire échec à son projet. Donc, le procès auquel nous assistons est un procès politique destiné à éliminer un adversaire politique. Tout le reste n’a aucune espèce d’importance ». Les magistrats, invite-t-il, doivent prouver leur indépendance.

« Je pense que c’est une occasion exceptionnelle pour les magistrats en charge du dossier et en charge du procès d’envoyer à l’opinion nationale et internationale un signal extrêmement fort sur la volonté des acteurs de la justice de recouvrer leur indépendance et leur dignité », a conclu Idrissa Seck. Il faut rappeler que le procès de Khalifa Sall et Cie a repris ce mardi 23 janvier 2018, après avoir été renvoyé à deux reprises.

Manoeuvres en direction de 2019 : Quand Macky remet Idy en selle*

Le paysage politique sénégalais en pleine reconfiguration à la veille de la présidentielle de 2019 avec un chef d’Etat, en l’occurrence Macky Sall, qui balise tranquillement le boulevard vers sa réélection à un second mandat, semble avoir ceci de paradoxal que le maître du jeu est en train de remettre en selle un de ses plus farouches adversaires et candidat affirmé à sa succession à la magistrature suprême. Idrissa Seck, le leader de Rewmi, en perte de vitesse depuis la présidentielle de 2007, apparait de plus en plus dans le champ politique comme le principal challenger de Macky Sall en 2019, avec la mise à l’écart ou «exil» du candidat du Pds Karim Wade et la probable condamnation du maire de Dakar Khalifa Sall.

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Une présidentielle 2019 sans Khalifa Sall et Karim Wade ne serait-elle pas tout bénéf pour le leader de Rewmi et présidentiel du Conseil départemental de Thiès ? La question ne cesse de turlupiner au fur et à mesure que se profile l’échéance de la course à la magistrature suprême et l’éventualité de plus en plus affirmée d’une mise à l’écart du maire de Dakar par dame justice, à la suite de celle du candidat déclaré du Pds (premier parti de l’opposition). Après que Karim Wade a été en effet rendu presque inéligible, si l’on se réfère à la loi électorale (article L 31 du Code), le régime de Macky Sall a réussi la prouesse de museler le maître incontesté de la capitale sénégalaise depuis 2009.

Khalifa Sall qui a empêché tous les pouvoirs en place (Pds comme Apr) de faire tomber dans leur escarcelle Dakar (Locales de 2009 et de 2014, Législatives de 2012, élections du Haut Conseil pour les collectivités territoriales en 2016) a été «happé» par la justice dans le cadre de l’affaire dite de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. Ses partisans n’ont pas manqué d’y déceler une démarche méthodique de liquidation d’un adversaire politique par le pouvoir de Macky Sall, soucieux de rempiler coûte que coûte à la tête de l’Etat du Sénégal.

Seulement, en écartant Karim Wade et Khalifa Sall, avec sa stratégie mitigée de bonne gouvernance des deniers publics qui poursuit en justice les membres de l’opposition mais biffe les auteurs de mauvaise gestion épinglés par les organes de contrôle de l’Etat, le régime de Macky Sall ne cesse de conforter le leadership d’Idrissa Seck dans l’opposition.

Ce n’est pas un hasard que Bamba Fall, le maire de la Medina, fidèle parmi les fidèles de Khalifa Sall et conscient que celui-ci sera écarté de la présidentielle de 2019, l’ait intronisé à la tête de Mankoo Taxawu Senegaal pour les prochaines échéances électorales. De sorte que le leader de Rewmi et ancien Premier ministre du Sénégal sous Abdoulaye Wade se retrouve ragaillardi, en toute vraisemblance, par la politique calfeutrée de confinement menée par le régime en place contre ses principaux adversaires politiques, par dame justice interposée.

Et pour cause, Idrissa Seck arrivé en seconde position à la présidentielle de 2007 avec 14,86 % des voix derrière Abdoulaye Wade (55,90 %) élu au premier tour, était en perte de vitesse dans l’échiquier électoral depuis lors (seulement 7,86 % des voix lors du premier tour de la présidentielle de 2012 et une cinquième place peu honorifique pour un candidat qui se déclarait déjà quatrième président du Sénégal).

AUBAINE…POLITIQUE

L’ancien maire de Thiès et ex-Premier ministre du 4 novembre 2002 au 21 avril 2004, semble aujourd’hui se retrouver, par la grâce de Macky Sall et de son pouvoir, en face d’une donne qui pourrait se transmuer en aubaine politique pour lui. Engagé dans une quête forcenée du fauteuil présidentiel depuis plus d’une décennie, le patron de Rewmi apparait de plus en plus dans l’opinion, par la force des choses, comme une alternative à Macky Sall.

A charge pour lui de capter toute la dynamique de Mankoo Taxawu Senegaal, malgré Malick Gakou du Grand Parti (Gp) qui ne semble nullement prêt à lui faire la part belle au sein de cette coalition de l’opposition capable de tenir la dragée haute à Macky Sall, lors de la présidentielle de 2019. Aliou Sow, l’ancien ministre de la décentralisation sous Wade et leader du Mouvement des patriotes pour le développement (Mpd/Ligguey), ne s’y est pas trompé.

Se prononçant sur la question de la candidature unique, il a affirmé avant-hier seulement : « Si cela devait avoir lieu, ce qui n’est pas réalisable du tout, objectivement, je parle très honnêtement, celui qui sort du lot pour pouvoir être un candidat fédérateur de l’opposition, crédible, sérieusement préparé pour ébranler le régime, c’est Idrissa Seck. De tous les autres grands frères, toutes les autres personnes de ma génération, il sort largement du lot si on devrait arriver à cette situation».

Idrissa Seck saura-t-il capitaliser cette nouvelle donne au sein de Mankoo Taxawu Senegaal, surtout avec la mise à l’écart programmée de Khalifa Sall pour la présidentielle de 2019 ? Saura-t-il par ailleurs redorer son blason auprès d’une opinion publique qui n’a pas de grands trous de mémoire sur ses actes politiques, toute en «tortuosité» ? Le moins que l’on puisse est que le leader de Rewmi semble avoir appris de ses échecs.

Le pigeon voyageur a posé désormais son nid au «pays de la Teranga», porté le combat pour la libération de Khalifa Sall, en sachant bien qu’il était presque perdu d’avance mais en s’attirant la sympathie des « Khalifistes», confirmé sa…«mouridité» entre autres, tout en jouant à la proximité avec les populations à la base. Dans le sillage de Macky Sall qui avait capté l’électorat, à la présidentielle de 2012, par une politique hardie d’enfant du terroir !

Sud Quotidien

* Le titre est de la rédaction

Présidentielle de 2019 : Idy candidat de Khalifa si…

S’il est condamné et mis out de la course pour la Présidentielle de 2019, Khalifa Sall pourrait soutenir une candidature d’Idrissa Seck. «C’est dans l’ordre du possible, il ne faut jamais dire ‘jamais’. Et je ne veux pas insulter l’histoire», a déclaré le maire de la Médina, Bamba Fall, dans un entretien avec L’Observateur.

Se voulant plus prudent, et sans doute pour éviter de froisser les autres soutiens du maire de Dakar qui visent la prochaine présidentielle, Bamba Fall s’est empressé de mettre la pédale douce : «Nous appartenons à une coalition où on peut avoir plusieurs candidats venant du Parti socialiste ou des autres formations politiques. Le moment venu, on décidera ».

Mais le maire de la Médina croit aux chances du maire de Dakar de s’en sortir. Il dit : « Je ne veux pas parler de plan B, parce que je suis persuadé que Khalifa Sall sera bientôt libre, parce qu’il est innocent. Nous n’avons pas de plan B ».

Le procès du maire de Dakar, reporté le 14 décembre dernier à hier, mercredi 3 janvier, a été une nouvelle fois renvoyé. La prochaine audience est prévue le 23 janvier.

Seneweb

Qu’ils s’appellent Khalifa, Karim, Idy ou Macky…

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«Kou sa woudj di selem, doo sét» (proverbe wolof)

Lorsque Macky dit que Khalifa est «Sall», il est difficile de le croire, lui qui dispose d’un «patri-manne» qu’aucun travail régulier ne justifie. Ni les fonctions nominatives qu’il a occupées tour à tour au sein de l’appareil d’Etat sous Wade. Encore moins ses biens personnels pour une personne aux origines modestes et dont les revenus, très modestes, étaient connus et reconnus de tous.

Mais lorsque l’inspection générale d’Etat (Ige) fouille la gestion de la Ville de Dakar et décèle des manquements notoires qui frisent le détournement de deniers publics, on s’empresse de crier au loup, de jeter le bébé avec l’eau du bain froid pris par un «Khalife» et ses «talibés» dans un océan des milliards du contribuable gérés dans la nébuleuse.

Sans nul doute. Le système tel qu’il est conçu, permet aux plus hautes autorités de ce pays de s’enrichir sans le moindre soupçon, parfois au vu et au su de tout le monde. L’admettre pour les uns et le refuser aux autres, relève d’un non-sens. Faudrait-il reconnaître qu’il y a, dans cette affaire, un acharnement politique qui ne dit pas son nom, et une tentative de chantage comme relayé dans une certaine presse, ce qui n’enlève en rien la solidité des faits imputés à Khalifa Sall et Cie.

Et c’est de bonne guerre lorsque les tenants du pouvoir, des maladresses de leurs adversaires, profitent, pour les mettre au carreau. Faudrait-il toutefois regretter le caractère répréhensible du traitement de cette affaire conduite de manière cavalière, conjuguée aux aveux d’un chef de l’Etat de mettre le coude sous certains dossiers émanant des organes de contrôle de l’Etat, dont le travail remarquable et crédible, est ici instrumentalisé, détourné à des fins de règlement de comptes politiques.

Savoir raison garder. Et éviter de sombrer dans un simplisme qui fausse les termes du débat politique et pose en victimes les responsables épinglés, qui, en tout état de cause devront répondre de leurs actes.

Qu’ils s’appellent Khalifa, Wade, Karim, Idy ou Macky, pèsent sur chacun d’eux, malgré les dénégations répétées, des soupçons d’abus, d’enrichissement illicite qui persisteront aussi longtemps que le système restera en l’état. Car n’importe quel Sénégalais, à leur place, agirait de la même manière quelles que soient sa foi et ses convictions.

En décidant de réactiver la Cour de répression de l’enrichissement illicite en 2012, on avait la conviction que le président Macky Sall souhaitait en finir avec un système dont lui-même aura profité. Qu’il avait sans doute conscience des impacts négatifs d’un tel système sur les efforts consentis par le contribuable.

Mais la politisation des différents dossiers, qui n’impliquent que des opposants, donne l’impression que tout est fait à dessein pour que le système de prédation des deniers publics actuel, serve et continue de servir les proches du pouvoir, alors que dans le même temps, l’exigence de transparence est rayée de leur vocabulaire.

Khalifa est moins à blâmer dans une certaine mesure, mais plus le système nébuleux en place, qui lui permet de piocher dans une caisse que ni la loi ni la morale n’autorisent. Quid des justifications avancées? L’absence ou le peu de transparence dans la gestion des milliards du contribuable, a le mérite d’encourager, si l’on ose le terme, l’enrichissement à des fins personnelles.

Enrichissement illicite ! Karim Wade, en son temps, avait défié l’opinion de prouver la moindre preuve des accusations portées contre lui. Ici, les preuves foisonnent. L’usage de faux pour décaisser autant de fonds, à lui seul, est répréhensible. Réprouvé par la morale, banni par la religion et passible de plusieurs années d’emprisonnement, à défaut d’un remboursement exigé.

Si le placement sous mandat de dépôt du maire de Dakar a tout l’air d’une détention arbitraire, il cache mal la forêt sinueuse de prédation des deniers publics orchestrée, depuis des décennies, par nos gouvernants, dont certains disposent d’un quitus à piller, et d’autres, non.

Ici, il ne pourrait s’agir, d’un point de vue simpliste, d’invalider la «caisse noire» de Khalifa Sall et de reconnaître la «légalité» des «caisses blanchies» des autres, comprenez, ces dizaines de milliards de fonds politiques dont disposent à la fois le président de l’Assemblée nationale, le président du Haut conseil des collectivités territoriales, ou encore le président de la République, Macky Sall.

Légaliser les fonds précités est une manière de légaliser le vol, de délivrer un quitus pour la prédation des deniers publics et de cautionner, enfin, une pratique qui fait le lit de la corruption des élites avec la complicité d’un système mafieux qu’aucun de nos gouvernants, d’hier à aujourd’hui ne s’aventurerait remettre en question.

Au-delà de l’affaire Khalifa Sall, c’est tout le système qui il faut remettre à plat. Le même système qui permet au président de la République de disposer d’une caisse noire légale que lui autorise donc la loi, lui et les personnes de son choix à savoir le président de l’Assemblée nationale et le président du Hcct.

Mais se limiter à cet aspect sur la légalité ou non de la caisse noire des uns et des autres, c’est faire fausse route, c’est admettre et valider une pratique qui a la dent dure, une nébuleuse admise de tous et légalisée avec le temps.

Dans un souci d’équité et de justice sociale, il eût été judicieux d’exiger d’abord le remboursement de ces fonds, avant d’envisager l’emprisonnement d’un adversaire politique qui adopte ici une posture victimaire, profitant d’une maladresse de l’Etat pour crier à la cabale. Le faux dont la mairie de Dakar a usé pour faire sortir près de deux milliards de FCfa, disqualifie d’office un responsable politique de la trempe de Khalifa Sall de tout exercice de responsabilité actuel et futur, à quelque niveau  que ce soit.

Enfin, reconnaître le détournement de deniers publics, un délit, si établi devant un tribunal dans ce cas précis, revient à poser la question de l’enrichissement personnel, de l’enrichissement illicite. Et dans le contexte actuel, demander la libération de Khalifa Sall relèverait de l’impunité et de la validation de pratiques délictuelles. Ce qu’il faut plutôt exiger, c’est la traduction devant la justice de toutes les personnes qui sont épinglées par les rapports de l’Ige . Les Sénégalais n’en attendent pas moins d’un chef de l’Etat qui avait promis de ne protéger personne. Pas même les siens.

Momar Mbaye

Karim-Idy : les coups de fil réguliers…

 

Mais là où il faut faire attention avec les infos livrées, c’est quand Lc indique qu’outre les responsables du Pds, Karim Wade s’entretient, régulièrement au téléphone, avec les plus farouches adversaires du Président Macky Sall, tels Idrissa Seck, Decroix, Gackou, Pape Diop, Khalifa Sall.

Avec Mamadou Diop Decroix et Pape Diop, peut-être, mais des entretiens téléphoniques réguliers avec Idrissa Seck et Khalifa Sall, «Les Echos» en doute fort. Lc rappelle que Karim Wade a eu avec le maire de Dakar un entretien téléphonique le 25 février dernier, porté opportunément sur l’instrumentalisation de la justice par le pouvoir sénégalais.

les echos

Tabaski : Les vœux de Sonko, Idy, Gackou et Abdoul Mbaye


Tabaski : Les vœux de Sonko, Idy, Gackou et Abdoul Mbaye

Ils ont troqué leurs piques contre des vœux, le temps d’une journée. Tabaski oblige. Plusieurs hommes politiques ont utilisé leurs comptes Facebook pour communier avec les Sénégalais. « En mon nom et en celui de Pastef-les Patriotes, en ce jour béni d’Arafat, je souhaite une excellente fête de Tabaski à tout le peuple sénégalais. Puisse cette fête, célébrée à l’unisson cette année, être le symbole du nouveau Sénégal que nous voulons, fondé sur l’unité, la solidarité, le sens de l’intérêt général, la transparence et le don de soi pour la patrie », a posté Ousmane Sonko.

Abdoul Mbaye, le président de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (Act), très présent sur les réseaux sociaux, y est allé, lui aussi, de son message à l’occasion de la Fête d’Aïd El-Kebir. Il dit : « La Tabaski qui marque la fin du pèlerinage à La Mecque et commémore le sacrifice du prophète Ibrahima est un grand moment de fête, de dévotion et de partage. A tous mes compatriotes, j’exprime mon pardon et sollicite le leur. Que la paix, le succès et la prospérité soient vos plus fidèles compagnons. Qu’Allah veille sur notre cher Sénégal. »

Pour sa part, Idrissa Seck souhaite que Dieu « nous accorde une excellente fête et continue de guider nos pas sur le chemin de la droiture, celui d’Abraham dont nous célébrons la foi ». Malick Gackou, le leader du Grand Parti, n’a pas été en reste. Il a souhaité une bonne fête et formulé des prières pour les Sénégalais.

Seneweb

Idy égratigne Macky : « Ma femme s’occupe bien de moi mais elle ne choisit pas mes collaborateurs »

 


Idy est revenu au bercail et il ne lâche rien. Il est sur tous les fronts et il riposte à chaque attaque.  A l’occasion du lancement officiel de la plateforme dénommée Concertation alternative 2017 (Ca 2017),  Idrissa seck a glissé encore une petite épine sur le chemin de Macky et de Marième : « Je ne suis pas hésitant, ma femme ne choisit pas mes ministres. Je ne fais pas ça. Elle s’occupe bien de moi, mais elle ne choisit pas mes collaborateurs », dixit Idy.

Colonel Malick Cissé fait de grosses révélations sur l’arrangement financier entre Wade-Idy

Durant plusieurs années, le Colonel Malick Cissé a « géré » des missions de l’ombre pour Me Abdoulaye Wade. On se souvient encore de son rôle dans le rapprochement entre l’ancien président de la République et Idrissa Seck à la suite de leurs bisbilles. Aujourd’hui, il brise le silence après Mes Ousmane Sèye et Nafissatou Diop Cissé. Le Colonel Cissé revient, dans Libération, sur les coulisses du protocole de Rebeuss dont il dit détenir une copie et fait des révélations explosives.

 


« Je ne sais pas si c’est un protocole, un engagement, un traité ou un deal. Appelez-le comme vous voulez, mais ce document financier existe bel et bien. Je suis témoin et acteur et c’était dans la soirée du 22 décembre 2005 à 22 heures que tout a été déroulé. Dans les moments de doute, d’interrogation et de débats, le devoir me donne le droit à la parole pour éclairer l’opinion nationale et internationale sous le contrôle de Me Abdoulaye Wade, ancien président de la République au moment des faits et maître de la Real politik. Je voulais d’abord préciser que je ne suis ni un mercenaire comme m’a qualifié Yankhoba Diatta ni l’homme des sales besognes de Wade.

Pour revenir à cette fameuse nuit du compromis, je rappelle d’abord que Me Wade était tout malheureux de voir Monsieur Idrissa Seck en prison. Et il ne cessait de nous répéter, à chaque fois qu’il parlait de lui : « Je ne comprends pas ce qui lui arrive, mais l’argent et le pouvoir rendent fou ». Allons à l’essentiel. Après cette fameuse soirée du 22 décembre durant laquelle il y a eu beaucoup de tractations de part et d’autres – j’y reviendrai peut-être un jour – des instructions ont été données le 29 décembre 2005, pour que le problème financier entre Wade et Idrissa Seck soit réglé d’une autre façon que la prison. Il a été décidé, sur nos conseils, d’utiliser d’autres stratégies.

Je me souviens que, lorsque les deux parties sont tombées d’accord sur les modalités de remboursement, Me Ousmane Sèye et Me Nafissatou Diop sont arrivés dans les appartements du Président Wade, plus précisément dans l’anti chambre où il aimait travailler. Ils lui ont présenté deux documents avec des propositions financières. A un moment, le téléphone a sonné et c’était le Président malgache qui était au bout du fil. Wade leur a demandé de sortir de la pièce en attendant qu’il discute avec son homologue. Il en a profité pour faire des copies des documents avant de remettre les originaux à leur place.

Je me souviens,Wade m’a dit textuellement : « A malin, malin et demi ». C’est d’ailleurs un de ces documents qu’il avait brandi lors de sa conférence de presse. Dans un des documents, Idrissa Seck s’est effectivement engagé à rembourser des montants. Me Ousmane Sèye a raison puisqu’il s’est engagé à rembourser, dans un premier temps, 21 milliards de FCfa, payables en trois tranches de 7 milliards de FCfa. Cet argent était principalement destiné à financer la campagne électorale. Me Wade m’a remis copie de ce document. C’est pour vous dire que Idrissa Seck a bel et bien pris des engagements
financiers et j’y reviendrai en détails », a dit le colonel à nos confrères du journal.

La tentative de décrédibilisation de Idrissa Seck (Par Haby Sirah Dia)


Lorsqu’on veut noyer une information, il faut créer un contre feu pour distraire l’opinion. C’est une technique de communication connue.
L’actualité met au devant de la scène le régime actuel avec des scandales à répétition. D’abord, le scandale de la libération de Karim Wade qui montre à suffisance que le Président non seulement ne tient pas ses engagements à l’égard du peuple, mais décide sous le diktat de pays étranger. Ensuite, l’affaire à rebondissement sur L’IAAF avec Lamine Diack sur laquelle le journal Le Monde revient avec une fracassante révélation sur le financement de la campagne du candidat Macky Sall. 1,5 Millions d’euros soit 700 millions de FCFA ont été injectés par Monsieur Lamine Diack dans la campagne de Monsieur Macky Sall. Cette révélation ressort de l’audition de Monsieur Diack face aux autorités judiciaires françaises.

Ce sont ces scandales politico-judiciaires que tentent de noyer une certaine presse à la solde du pouvoir.

Peu importe cette tentative maladroite. La vérité est à dire au peuple. Les deals doivent être  révélés et les magouilles dénoncées.  Et pour cela même s’il faille se mettre face à tout le monde, les hommes épris de justices et dont leurs engagements ne souffrent d’aucunes ambiguïtés, doivent avoir le courage de le dénoncer avec vigueur.

C’est l’option prise par Monsieur Idrissa Seck qui des lors qu’il a pris l’engagement d’être à côté du peuple senegalais ne peut plus se soustraire de ce combat de principe.
Voilà que l’on souhaite, pour ainsi créer un contre feu, revenir sur le prétendu protocole de reubeuss. Qui plus est une fable!

Me Seye, un des acteurs de cet ignoble mise en scène,  se fourvoie malheureusement dans ses déclarations.
Dans une émission du Grand Jury du 07 Mars 2013 soit plus de trois ans, l’avocat déclarait que le « protocole de reubeuss était une invention de la presse ». Me Nafissatou Diop Cisse allait le confirmer dans une émission face2face en revenant sur limitation de la signature de Idrissa qui lui avait d’ailleurs valu sa radiation.
Aujourd’hui, Me Seye qui soutient une fois de plus que le protocole de reubeuss n’existe pas, nous parle d’un document authentique qu’aurait signé Idrissa. Mais à la question de savoir la nature de ce document, il sort un prétendu réserve et parle d’un engagement.  Un protocole n’est pas bien évidemment un engagement. C’est une offre et une acception d’une proposition. Si lui même déclare qu’il n’y a pas de protocole, qu’il nous dise sur quoi Idrissa s’est engagé? Il ne vous sortira jamais un document qui en atteste.

L’objectif est simplement de discréditer un homme qui a choisi, seul contre tous, de se battre pour l’étique et la morale. Et comme ils n’ont rien de tangible à lui opposer, ils sortent des scénarii hollywoodiens. De pures manipulations.

Encore que les vraies questions qui méritent justifications sont énoncées plus haut.
Que l’on nous dise si oui ou non les déclarations de Me Diack sur le financement de la campagne de Monsieur Macky Sall sont vraies ?  Que l’on nous dise, avec des preuves à l’appui,  le rôle joué par le Qatar dans la libération  de Monsieur Karim Wade?

Ces questions sont beaucoup plus importantes que l’imagination fertile d’un homme roublard et de surcroit pas toujours assez lucide.

Haby Sirah Dia
habysirahdia@yahoo.fr

Serigne Basse Abdoul Khadre à Idy : Touba n’est pas dans des deals

Serigne Bass Abdoul Khadre répond à Idy
 
À l’endroit d’Idrissa Seck, qui affirme que la libération de Karim Wade est le résultat d’un « deal international », le porte-parole du khalife des mourides, Serigne Basse Abdoul Khadre, précise:
« Touba n’est pas dans des deals. Touba a joué un rôle officiel dans la libération de Karim. Tout ce qui a été dit l’a été de manière officielle », a-t-il déclaré dans les colonnes de L’Observateur de ce samedi.

« 1-2-5-5 », la nouvelle arme d’Idrissa Seck pour conquérir et gérer le pouvoir

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Idrissa Seck dit n’être nullement ébranlé par les attaques de ces derniers jours à son encontre. Pour lui, l’essentiel c’est de rester concentré sur son objectif : conquérir le pouvoir

J’ai annoncé que nous avons entamé l’an zéro de ma vraie vie politique. J’ai devant moi un message qui est clair : 1-2-5-5. Un (1) an nous sépare des Législatives de 2017. Après cette échéance, deux ans (2) de la présidentielle de 2019 suivie de deux mandats de cinq ans (5-5). Et tous les matins, chaque instant, chaque seconde, c’est à cela que nous travaillons. Cela ne nous laisse pas le temps à la petite querelle.

Idrissa Seck accuse : « Le Pds est maintenant dans le camp du pouvoir »

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Idrissa Seck conteste désormais le statut de «principal parti de l’opposition» du Pds que le Président Sall a rappelé sur Rfi. Dans un extrait des éditions «Afrique Matin» de vendredi, le leader de Rewmi  estime que le parti de Wade a rejoint le pouvoir pour avoir répondu à l’invitation au dialogue national.

C’est un marquage à la culotte. Parallélisme des formes, comme disent les juristes, action et réaction dans une même radio. Idrissa Seck a réagi à la sortie de Macky Sall. Invité de Rfi Matin jeudi, le chef de l’Etat avait déclaré que «le Pds est la principale force de l’opposition» sénégalaise. Le Parti démocratique sénégalais est pourtant ainsi considéré pour avoir être le seul à avoir obtenu un groupe parlementaire aux Législatives de 2012, mais aussi parce qu’à l’issue de la dernière Présidentielle, son candidat était deuxième. Mais l’ancien Premier ministre conteste désormais ce superlatif. «Je ne crois pas que le Pds soit la principale figure de l’opposition puisqu’il a rejoint le camp du pouvoir.

Comment appelez-vous autrement leur présence au dialogue de Macky Sall sur les conclusions du référendum qu’ils ont rejetées à nos côtés pendant toute la campagne référendaire», a-t-il répondu. Il pense que Macky Sall «a besoin des suffrages du Pds parce qu’il sait que dans la perspective des élections législatives, il est mal parti puisqu’il a déjà perdu plus de 600 mille suffrages en seulement quatre ans d’exercice du pouvoir». Pour le président du Conseil départemental de Thiès, le Président Sall qui envisage la libération de Karim «certainement d’ici la fin de l’année» est dans un «calcul politicien» qui, promet-il, est «absolument sans effet».
Comme dans ses différentes interventions, M. Seck dénonce «l’utilisation du prétexte du dialogue national comme couverture d’un deal souterrain conclu à l’insu du Peuple sénégalais», mais aussi la «décrédibilisation» de la justice. «Il (Macky Sall) nous a parlé pendant quatre ans de traque des biens mal acquis pour aboutir à ce qu’il est en train de nous offrir comme spectacle. Tout ça pour ça !», conclut-il. Ce n’est sans doute que le début des hostilités.
Le Quotidien

Internationale libérale à Tbilisi : Idy séduit son monde

Ce que Idrissa Seck a dit aux libéraux du monde à l’occasion de la 196 ème édition du comité exécutif de l’International Libéral

Tbilisi, Georgia, 21 Mai 2016


Lutte contre le terrorisme : Prévenir maintenant en éduquant ou intervenir militairement, indéfiniment et inefficacement...

1. Assalamou alaykoum wa Rahmatou Lahi wa Barakatouhou

2. Bismillahi Rahmani Rahim

3. Allahouma salli wa sallim hala Sayyidina wa Nabiyyina Mouhammad

  Mes Chers frères et sœurs libéraux, Chers amis

 Excusez ces quelques mots introductifs en arabe. Leur sens est le suivant:

1. Prescription est faite à tout musulman lorsqu’il s’adresse à une audience de faire précéder son message de la salutation suivante: « Paix, Miséricorde et Succès agréé sur vous, en vous et autour de vous ».

2.   Prescription nous est faite aussi d’entreprendre nos actions dans la pleine conscience que nous ne sommes ni l’Origine, ni l’Assignateur de place dans l’Ordre de l’Univers. Nous n’en sommes que le délégataire.

3.    Il nous est enfin prescrit d’exprimer notre reconnaissance à l’endroit de tous ceux qui ont été pour nous des  » Porteurs de nouvelles » utiles à notre guidance dans le voyage de la Vie. Et en particulier au plus Brillant d’entre eux, Mouhammad (PSL) dont la Lumière, qui pré-existe à la création, A côtoyé celle de l’Existenciateur bien avant le Big Bang. « Nouroun hala Nour ». Lumière sur Lumière. Période pendant laquelle le Coran lui a été enseigné, bien avant que l’homme ne fut créé comme le suggère la sourate Rahmane. Versets 1 à 4: « L’Origine ». « Il a enseigné le Coran ». « Il a créé l’homme ». « Il lui a enseigné la claire expression ».

Au cours de cette période l’éclat de la Lumière n’autorisait pas que puisse être distinguée quelque signe que ce soit. Et Sa Puissance Cérébrale le dispensait d’avoir besoin de dessins pour comprendre. D’où son « illettrisme ». Science pure faite seulement de Lumière. Contrairement à ce qu’on croit, l’ordre de puissance des outils de transmission de la Science est le suivant: lumière (inspiration, intuition, révélation,flash), puis parole, puis écriture. Mépriser les peuples sans histoire parce que sans écriture, c’est ignorer l’avertissement de la Bible: « au début était le Verbe ». L’Existenciateur dit « Sois » la Création répond « je suis ». Mais avant le verbe était La Lumière Mouhammedienne bien sûr. C’est ce Noble Messager que Daesh offense en premier en dénaturant Sa Mission :  » Nous ne T’envoyons que comme Miséricorde pour…l’Univers. »

Pas seulement pour les musulmans. Pas seulement pour les humains. Pas seulement pour le Vivant. Pour l’Univers. Lui qui a le souci de la plus fine particule que la Science physique n’a pas encore définie. Lui qui a le souci des relations qu’entretiennent ces particules pour devenir des atomes puis des familles de molécules  dont la chimie tente de cerner les mécanismes.

Lui qui valorise la Vie depuis sa première forme bactérienne jusqu’à la complexe machine humaine dont la Biologie cherche à déchiffrer l’alphabet. Lui qui invite à aller chercher la Science jusqu’en Chine pour pister les invariants dans nos diversités culturelles afin de ne jamais perdre de vue notre unité fondamentale comme tente de le mettre en évidence l’Histoire et la Géographie. Lui qui donne plus de valeur à l’encre du Savant qu’au sang du Martyre. CELUI LA, comment pourrait il aimer ce que font Daesh et Boko Haram?

Nous pouvons tous convenir que le mal terroriste est fait. Il me semble donc impertinent de revenir sur la liste macabre des morts, des scènes de désolation créées par l’action de la nébuleuse ISIS.

 I.  Définitions

 1.1  ISIS, Daesh en arabe (Dawla Islamiyya fil Iraq wa Shâm),Etat islamique en Irak et au Levant. Reference claire au Califat islamique de la période d’avant l’accord secret Sykes-Picot par lequel Britanniques et Francais se sont partagés les dépouilles de l’empire Ottoman avec l’aval de l’Empire russe et du royaume d’Italie. Accord secret qui ne fut révélé que le 23 novembre 1917 dans la Pravda et le 26 novembre 1917 dans le Manchester Guardian

1.2. Boko Haram. La face Sud de Daesh, Boko Haram signifie en langue haussa  » Boko », « Book », « Livre », « Haram », « Péché« . Invitation très claire à un schisme entre Islam et Occident. Quelle hideuse balafre sur le Sublime Visage de l’Islam de Mouhammad (PSL) dont témoigne la complicité spirituelle des deux Géants juif et musulman Maimonide et Averroes qui n’ont pas encore trouvé remplaçants. Peut être un jour le français Jacques Attali et le sénégalais Souleymane Bachir Diagne.

  II. Bref Rappel historique

  ISIS dit vouloir restaurer le Califat islamique. L’Islam n’est pas à blâmer pour cela.

Avec le rappel à Lui de Sa Lumière Dérivée en 632, la politique s’est emparée de l’Islam et l’a dépouillée de son lustre. Ce sont des musulmans qui ont assassiné les deux petits fils adorés de Mouhammad et le mari de Sa Fille Ali, en 661. Suivirent Omeyyades, Abassides, Almoravides jusqu’à  la défaite de la première guerre mondiale que L’empire Ottoman partage avec l’Allemagne. Mouhammad n’a rien à voir avec cela.

 III. Réponse à la question du panel: le monde peut-il s’unir contre Daesh?

 Deux réponses possibles. « Oui »et « Non ». J’opterais pour une troisième. « Oui Si »

 3.1. Oui s’il devient clair dans la tête de tous, que nous humains, partageons un même destin. Que l’on soit à Bruxelles, à Paris, à Homs, à Alep ou à Gao et Maïduguri ; nous partageons la même responsabilité devant l’émergence d’un monstre. S’y ajoute  la menace sur le climat. Nos deux yeux vont peut être enfin s’ouvrir. La solution n’est pas dans la formule stupide et égoïste  « good fences make good neighbours » qui encourage l’érection partout de murs après la destruction pourtant récente du mur de Berlin. Nous devons la remplacer par « good neighbours do not need fences at all ». De bons voisins ouvrent leurs bras les uns aux autres. Ils n’ont pas des »cœurs cadenassés ». Ils luttent ensemble contre  l’obscurantisme dont se nourrissent tous les extrêmes, y compris ceux d’occident qui réhabilitent Hitler. Ils partagent bonheur et joie, peines et souffrances. Ensemble.Partage. Le maître mot. En éduquant son fils, Aurelia Cotta, la mère de Jules César, lui répétait souvent ceci:  » mon fils, c’est Sagesse que de Partager »

 3.2. Oui Si pour une fois, nous  saisissons l’opportunité de sortir des clichés et des préjugés qui empêchaient la rencontre autour de principes et de priorités mondialement partagés. L’écrasante majorité des musulmans rejette cette violence commise injustement au nom de leur religion. D’ailleurs le terme « guerre sainte » fut inventée, en 1091, par le Pape Urbain II lorsqu’il envoyait les chevaliers à la conquête de l’Orient. Le terme Jihâd, il est vrai d’origine coranique, est vidé de son sens premier de « légitime défense face  à un Oppresseur, un Agresseur.

Il n’ y a pas en Islam de « preventive action ». N’est combattu que celui qui vous combat. La réponse apportée à l’Agresseur ne doit pas excèder le préjudice subi. Et cette Réaction doit cesser dès que s’arrête l’Oppression et l’injustice. Puis Pardon et Réconciliation sincères. Djihad signifie aussi effort constructif et positif sur soi, pour une transformation de soi au service de la communauté. Les  partisans d’Aboubakr Al-Baghdâdi l’ont détourné  et décliné en une doctrine de mort, mort insensée. Tueries barbares d’innocentes victimes dont la diversité dans l’appartenance religieuse ou territoriale appelle de façon urgente la nécessaire unité du monde face à Daesh … Égyptiens, Français, Irakiens, Canadien, Belge, Portugais, Algérien, Soudanais, Britannique, Saoudien, Tchadien, Koweitien, etc tous victimes d’un terrorisme aveugle.

 3.3. Oui Si toutes les Sagesses du monde sont prises en compte dans notre réflexion stratégique. Si l’Afrique en particulier est mieux connue et écoutée. Mieux respectée.

Dans la Configuration géopolitique actuelle, l’Afrique, le continent dont je suis originaire est concerné au premier chef par cette nébuleuse qui n’épargne aucune région du monde.

Ce à quoi j’invite chez moi c’est d’écouter ce sage chinois : « Si vous voulez détruire un pays, inutile de lui faire une guerre sanglante qui pourrait durer des décennies et coûter cher en vies humaines. Il suffit de détruire son système d’éducation et d’y généraliser la corruption. Ensuite, il faut attendre vingt ans et vous aurez un pays constitué d’ignorants et dirigé par des voleurs. Il vous sera facile de les vaincre ».

Dans la plupart de nos pays lourdement affectés par le phénomène dit djihadiste, l’éducation est le maillon faible des politiques publiques et, au plan interne comme à l’international, il y a une forte demande de justice sociale à laquelle il faudra répondre tôt ou tard. Et comme le dit un spécialiste de ce phénomène, acheter un char d’occasion y coûte plus cher que la construction d’une école…

Nous avons à choisir entre prévenir aujourd’hui, pour de bon, ou intervenir demain sans cesse, de manière inefficace …

  IV. Conclusion

  Une longue citation du « Livre » transmis par Mouhammad y suffira:

  4.1. « Quelque amour que vous ayez de vos biens, écartez vous noblement de l’avarice et soyez solidaires de vos proches, des orphelins, des infortunés, du migrant démuni, de l’ayant besoin de secours, et pour l’affranchissement des hommes des jougs qui les entravent ( esclavage, dette, handicap) »

  4.3 « Prenez soin de votre relation avec votre Environnement. Lequel vous fournit tout ce qui est nécessaire à votre vie ( oxygène, energie, nourriture…). Il vous sert d’Habitat.  Il est enfin le lieu de dépôts de vos déchets, y compris vous mêmes quand vous redeviendrez poussière. Ne le polluez donc pas. Et vivez en harmonie avec ses possibilités. « Ne voyez vous pas que l’Existenciateur a mis à votre disposition tout ce qui est dans les cieux et sur terre, qu’Il vous a comblé de Ses bienfaits manifestes aussi bien que cachés. Mais vous ne possédez rien. Vous n’en avez que l’usufruit et la lieutenance pour un temps: du berceau au tombeau. »

  4.3. « Acquittez vous de vos obligations fiscales ». La zakat n’est pas la charité. C’est un impôt obligatoire car le démuni à un droit sur les biens du Nanti

4.4  « Respectez les engagements pris.Honorez les contrats signés. »

 4.6. « Préservez les dépôts à vous confiés et ne les détournez pas de leur objet défini. » Ne vous dépouillez pas illicitement les uns les autres de vos biens! Ne les donnez pas pour corrompre les juges et autres dépositaires d’autorité pour vous approprier les biens d’autrui, injustement et en toute connaissance de cause. »

 4.7. « Gardez la Maîtrise de vous mêmes , gardez votre sérénité devant les épreuves, le malheur et lorsque les dangers font rage.

 4.8. « Soyez véridiques et sincères »

 4.9. « Ne faites la guerre que pour combattre l’Oppression et l’Injustice. »

 4.10. Dès que l’Agresseur aura reconnu ses torts et déposé les armes, dès que cessent l’oppression et l’injustice soyez à son endroit, pardonneur et accueillant au repentir.

 « Ceux d’entre vous qui auront l’intelligence, l’élégance et la reconnaissance nécessaires pour M’obéir en ces 10 Recommandations mériteront Mon Respect, Ma Considération et Ma Récompense jamais interrompue. « 

 Mes chers frères et sœurs libéraux du monde, le combat contre Daesh n’est pas seulement celui de l’Occident, mais bien celui du monde dans la diversité de croyances et de religions. En particulier celui des musulmans dont la religion de paix et de tolérance est défigurée par les Media manipulés par Daesh. Nous sommes condamnés à chercher ensemble des solutions pertinentes et courageuses dans le respect de la dignité humaine.

Des deux solutions envisagées, la meilleure est hélas négligée .

 La solution privilégiée, la militaire

retient plus l’attention des Media pour son caractère spectaculaire. Elle mobilise des ressources considérables. Elle est pourtant la moins efficace, même si elle peut donner le sentiment à court terme de donner quelques résultats. L’opinion américaine vient à 54% de dire que son gouvernement est inefficace dans la gestion de Daesh…

 La Solution éducative et culturelle. Ma préférée. Celle qui permet de se respecter à défaut de s’aimer malgré nos compétitions normales, comme dans toutes les fratries. Elle coûte moins cher. Encore une fois, une salle de classe coûte moins chère qu’un char d’occasion…Elle est la seule durable.

 Pour la lutte contre le terrorisme, DEBOUT

 Contre toutes les formes d’Oppression et d’Agression, DEBOUT

 Pour une communauté internationale responsable et solidaire, DEBOUT!!!

 Idrissa Seck

President de Reew Mi

Ancien Premier Ministre du Senegal

Musulman et Africain.

Appel au Dialogue, retrouvailles libérales : Idy douche Macky

C’est une véritable douche froide qu’Idrissa Seck de Rewmi a fait subir à l’appel à la concertation lancé par Macky Sall à l’endroit de la classe politique, et particulièrement de l’opposition. Surtout, sous sa modalité actuelle. En marge de sa visite à Touba, dans le cadre de la commémoration du Kazu Rajab, l’ancien Premier ministre a tenu à signifier à Macky Sall que le pays a besoin d’un véritable dialogue et non d’appels sporadiques à un dialogue occasionnel qui, pour l’essentiel, relèvent plus de la « manipulation » et de la « diversion » que d’une volonté réelle de se concerter avec la classe politique et les forces vives de la Nation.

Idrissa Seck jette du sable sur la soupe du dialogue politique esquissé par le Président Macky Sall. Appréciant en effet l’appel à la concertation lancé par le chef de l’Etat à l’endroit de la classe politique, et particulièrement de l’opposition pour des retrouvailles libérales, le patron de Rewmi a tenu à se faire clair. Aussi a-t-il affirmé, en marge de sa visite à Touba, dans le cadre de la commémoration du Kazu Rajab, « Sur le dialogue, je voudrais inviter le président de la République à regarder l’intérêt du Sénégal avant ses intérêts personnels. Je l’invite à ne pas prendre des initiatives pour faire de la manipulation et de la diversion.

Le dialogue est une nécessité absolue, mais il doit être institutionnalisé et organisé. Il ne doit pas être un dialogue de circonstances. (…). Je ne participerai pas à un dialogue où des intérêts personnels sont mis en avant. Si c’est cela, moi je ne suis pas partant », a déclaré l’ancien Premier ministre et adversaire déclaré du chef de l’Etat. Dans la foulée, Idrissa Seck a donné  l’exemple des États-Unis où le dialogue est institutionnalisé. « Tous les intérêts doivent être pris en compte. Aux Etats-Unis, tous les corps de la société sont représentés dans une commission qui prend en compte les intérêts de la Nation en les hiérarchisant en intérêts vitaux, en intérêts très importants, en intérêts importants et en d’autres intérêts ». Idrissa Seck a souligné par suite que l’existence d’une telle commission au Sénégal, aurait permis une concertation nationale sur des questions vitales pour le pays. « Si une telle commission existait, on aurait vu que, parmi les intérêts vitaux du Sénégal, il y a la politique de bon voisinage. Ce qui se passe en Gambie est vital au Sénégal. (…). Les questions de sécurité sont vitales pour le Sénégal. L’éducation est vitale pour le Sénégal… »
« NUL NE PEUT M’ISOLER »
Commentant par ailleurs l’hypothèse attestant que cet appel aux libéraux est une manière de l’isoler, le patron de Rewmi a tenu à faire savoir sur le fait que nul ne peut l’isoler. « Si ce que vous dites est vrai, c’est la meilleure mesure du manque de crédibilité et de sérieux du président de la République. Si son unique objectif est de s’aménager un corps électoral additionnel ou d’isoler un adversaire politique, c’est qu’il n’est pas à la hauteur de sa charge. (…) Nul ne peut m’isoler », a soutenu Idrissa Seck tout en lançant des piques au chef de l’Etat incapable, selon lui, de résoudre le problème avec nos voisins Gambiens.
  « Son souci devrait être d’essayer, en tant que Président en exercice de la Cedeao, de garantir la libre circulation des Gambiens et des Sénégalais. Il ne peut même garantir cela entre les deux Etats voisins. Voilà une question sérieuse qu’il faut traiter sérieusement ».

Quand Idy émerveille le Khalife de Médina Gounass par sa science religieuse

Idrissa Seck de passage à la 75e édition du Daaka de Médina Gounass, a marqué les esprits des uns et des autres et émerveillé le Khalife de la communauté par sa connaissance de l’Islam et son érudition.

Après un échange  de versets coraniques que seuls les initiés ont compris, le Khalife général Ahmed Tidiane Ba, a indiqué à l’endroit de son hôte : «Vous êtes le premier à fouler le sol de la cité religieuse après la cérémonie du 9 avril. Je vous dis, à vous tous et à toute la délégation qui vous accompagne, ma profonde gratitude pour ce geste. Je prie pour vous.  Je ne sais pas si vous êtes wolof ou sérère, mais vous êtes un homme très intelligent»