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Second mandat du président Sall : vers un debt overhang inévitable (Par Mohamed Dia)

Dans la loi des Finances 2019, nous voyons clairement que le gouvernement de Macky Sall espère financer les projets de prestige durant les cinq prochaines années par le biais de l’endettement massif.

L’endettement de manière générale n’est pas mauvais, mais l’endettement du Sénégal est très mauvais vu la manière dont les ressources mobilisées sont allouées. Quand un gouvernement s’endette massivement pour des projets improductifs, ce gouvernement est en train de trahir son peuple et les générations futures.

Le septennat du président Sall peut être résumé en cinq mots : corruption, laxisme, amateurisme, impunité et irresponsabilité. Pensons-nous que le quinquennat sera différent ?

Historique

Les dettes se sont caractérisées dans les années 60 par des prêts concessionnels ou des dons. Les deux chocs pétroliers des années 70 ont aussi affecté la dette des pays pauvres.

Dans le début des années 80, le dollar américain a grimpé et cela a affecté la dette des pays pauvres qui étaient majoritairement endettés en dollar tout en aidant les pays qui exportent vers les Etats Unis d’Amérique. Les importations devenaient aussi très chères pour les pays pauvres et augmentaient leur dette.

Il faut comprendre que la dette du Sénégal a une forte composante étrangère, en devises et des taux d’intérêt souvent exorbitants. L’Etat nous dit que « tous les pays du monde ont recours à l’emprunt et que les pays les plus riches sont les plus endettés ».

Rappelons juste que nous faisons partie des pays les plus pauvres du monde. Vers la fin des années 90, il y avait une campagne pour l’annulation de la dette pour l’an 2000.

C’est ainsi que 24 millions de signatures ont été obtenues pour l’allègement de la dette. Par conséquent le FMI, la BM, et les créditeurs bilatéraux ont accepté d’alléger la dette, et même de la supprimer dans certains cas.

Tous les pays qui avaient bénéficié de cet allégement de la dette se sont encore massivement endettés en si peu de temps. La dette est nécessaire, car elle permet de financer des investissements dont le pays a besoin et aussi pour substituer le manque à gagner pour enfin atteindre le développement.

La manière dont le Sénégal s’endette est très dangereuse et nous mènera directement vers le surendettement qui ralentira la croissance et créera le doute dans la tête des investisseurs étrangers. Cela les poussera à investir dans les projets qui offrent un retour sur investissement rapide. C’est ainsi que nous verrons des investissements sans impact sur l’emploi ou la pauvreté.

Pour éviter cela, le gouvernement risque de ne pas procéder à des réformes fiscales comme indiquées dans la loi des Finances de 2019. Chaque année, le Sénégal alloue une importante part de son budget au remboursement des intérêts de la dette, hors principal.

Les dirigeants nous disent souvent que cet endettement est justifié pour le financement des infrastructures. Or, ces infrastructures ne sont pas productives et cela crée une tension de trésorerie due à des décisions financièrement inopportunes.

La politique de la dette

Depuis 2014, le Sénégal s’est lancé dans un plan économique dit Plan Sénégal Emergent en vue de faire décoller son économie. La croissance du Sénégal était toujours à moins de 5 % jusqu’à la mise en place du PSE. La dévaluation du F CFA ne doit pas être négligée, car elle a permis à notre croissance d’accroître à 5 % pour la première fois et à l’inflation de décroître jusqu’à 0,8 %.

Ce PSE a permis à notre croissance d’accroître cependant cette croissance est une croissance extravertie et exclusive. Ce que le PSE a oublié de faire, c’est de développer d’une manière sérieuse le secteur agricole, qui emploie la majeure partie de la population pour combattre le chômage et la pauvreté.

Le développement du secteur agricole aurait été une marche vers l’industrialisation du Sénégal. Il y a un déficit dans la santé, l’éducation, les infrastructures pour le développement du Sénégal.

Cependant, l’Etat a insisté sur le fait de vouloir combler le déficit en infrastructures avant de commencer la marche vers l’industrialisation. Or, le gouvernement nous dit qu’il faut sortir de la dette pour comprendre la dette, nous analyserons dans ce cas les paramètres extrinsèques à la dette.

Le système fiscal au Sénégal est un autre grand problème. Les exonérations fiscales dotées aux entreprises étrangères ont coûté au Sénégal des centaines de milliards sans créer assez d’emplois pour une population très jeune.

Nous ne disons pas d’arrêter les exonérations fiscales d’une manière brusque, mais plutôt d’une manière progressive en mettant en place des programmes pour la création d’emplois au Sénégal.

Une réforme fiscale dans le moyen terme s’avère très importante pour élargir l’assiette fiscale en essayant de formaliser le secteur informel pour recouvrer des centaines de milliards de F CFA par an.

Dans le cadre sociopolitique, il faut noter avec les élections de 2019, un problème majeur de consensus social avec les opposants décriant la victoire du président Sall.

Cette attitude peut être mal vue par les investisseurs ; cependant, il faut juger l’aspect général allant de l’emprisonnement et l’exil de potentiels adversaires politiques, du parrainage pour enfin mener vers la victoire du président Sall.

Comment sera-t-il possible de gouverner durant le quinquennat sans dialogue avec l’opposition ni une reconnaissance réelle d’une victoire du président Sall ?

Les mesures sociales du gouvernement qui ont été mises en place durant le septennat du président Sall ont été pour la plupart électoralistes. Des mesures ont été prises pour alléger la pauvreté dans le milieu rural, mais ces mesures sont pour la plupart des mesures d’urgence.

Sans vrai plan en place, nous verrons ainsi un phénomène de mort-né dans la mise en place de la CMU et des bourses sociales. Aucun plan dans le long terme n’a été mis en place pour que l’Etat dépense de manière efficiente de l’argent dont il dispose.

Avec la reconstitution du PIB, certains pays comme le nôtre ont vu leur taux d’endettement baisser pour ne pas dépasser le seuil traditionnel fixé dans la région. Certes, tout pays a besoin de s’endetter pour assurer son développement, mais tout pays a aussi besoin de financer avec cet argent emprunté, des projets productifs. Ces investissements productifs nous permettront de nous auto-financer dans le futur pour sortir du cercle vicieux de l’endettement.

Le debt overhang, aussi appelé surendettement, est un fardeau de dette si important qu’une entité ne peut pas s’endetter davantage pour financer des projets futurs. Les mauvais choix du septennat se feront davantage sentir durant le quinquennat du président Sall.

Mohamed Dia, Consultant bancaire

Dernier mandat de Macky Sall : un quinquennat inédit de trois ans

Monsieur le Président de la République, dans sa majorité, le peuple sénégalais vous a réélu pour un second et dernier mandat de cinq ans.

In concreto, vous effectuerez un quinquennat de… trois ans. Indubitablement, à mi-mandat entre 2022 et 2023, dans votre camp, tout comme dans celui de l’opposition, la lutte pour votre succession sera à la fois débridée, prématurée et vive.

Amis, alliés, obligés, affidés et adversaires seront-ils dans le présent que vous vivrez déjà au passé ? Prépareront-ils le futur proche que où vous n’aurez plus d’avenir ? Échafauderont-ils des schémas tels que vous sortirez de leur plan ?

Naguère maître du jeu politique, vous n’en serez plus qu’un arbitre électoral
En résumé, votre apogée électorale pourra également s’avérer votre déclin politique.

Ce sera alors le début de la fin et la fin du début. En vérité, vous aurez l’illusion du pouvoir, la réalité du pouvoir leur reviendra.

Au demeurant, vous serez le premier chef d’État à organiser une présidentielle sans y être candidat, électeur vous ne serez plus éligible.

Naguère maître du jeu politique, vous n’en serez plus qu’un arbitre électoral.

De la posture enviée d’acteur de premier plan, vous passerez simple spectateur. Premier président dont la fin d’exercice sera officiellement connue de tous, théoriquement le 1er avril 2024, vous serez, en outre, le premier homme politique à quitter le pouvoir sans défaite électorale.

Léopold Sédar Senghor a transmis le pouvoir à Abdou Diouf par une fine broderie constitutionnelle. Abdou Diouf et Abdoulaye Wade ont été défaits par la voie des urnes.

Enfin, premier à organiser des élections législatives à quelques mois de la fin de votre dernier mandat ; paradoxalement, c’est à ce moment que commencera votre déclin progressif.

Seul en plein marché électoral

Monsieur le Président de la République, le schéma institutionnel et politique qui se présente au lendemain de votre réélection est inédit à tout point de vue.

Reconduit pour un second et dernier mandat de cinq ans, vous vivrez immanquablement ce qu’on appelle en droit constitutionnel et en science politique, le « syndrome du canard boiteux ». The lame duck period.

Les ambitions y seront fortes, tenaces et légitimes. Dans votre camp, il y aura forcément plusieurs camps

Cette expression anglo-saxonne signifie qu’avant le terme définitif de ce dernier mandat, vous serez un président désincarné et affaibli. Par la force des choses démocratiques, vous serez dramatiquement seul en plein marché électoral.

Dès potron-minet, c’est votre coalition qui préfacera votre départ avant l’heure. Les ambitions y seront fortes, tenaces et légitimes. Dans votre camp, il y aura forcément plusieurs camps. L’opposition actera le crépuscule de ce magistère en ne faisant plus de vous son centre d’intérêt. Plutôt que de chercher à vous abattre, elle convoitera votre place.

Les parlementaires quitteront la Chambre d’applaudissements pour entrer dans celle des positionnements. Les maires ne vous seront plus affidés, ils iront plutôt s’affilier aux candidats à la présidentielle.

Les médias d’ici et d’ailleurs ne s’intéresseront à vous que pour connaître votre choix intime sur les probables présidentiables. Parce que d’abord, une élection présidentielle se prépare deux ou trois ans à l’avance, les logiques politiques et médiatiques hâteront votre fin de règne.

Parce qu’ensuite n’ayant plus d’avenir, vous serez un homme du passé. Parce qu’enfin, l’ouverture de la pré-campagne présidentielle coïncide avec le temps des législatives prévues pour 2022, un choix cornélien se présentera à vous.

Tremblement de terre institutionnel

Sous ce rapport, il y aura deux cas : soit le peuple vous accorde une majorité parlementaire alors que vous êtes presqu’au bout de votre mandat, – une manière de vous rendre hommage – soit il donne sa confiance à l’opposition pour préparer l’avenir et, dans ce cas, nous serons en présence d’une cohabitation politique.

L’arrivée d’une nouvelle majorité parlementaire hostile à votre politique entraînera un désaccord inédit au sein de l’exécutif.

Il y aura une crise de légitimité : une coexistence de deux légitimités concurrentes

Alors que toutes les forces devront se rassembler pour relever les grands défis du Plan Sénégal Emergent 2, elles se défieront et se neutraliseront comme en toute période de cohabitation.

Dans ce cas de figure, l’harmonie entre les majorités ne sera plus la norme. Il y aura une crise de légitimité : un conflit entre le législatif et l’exécutif, une coexistence de deux légitimités concurrentes.

C’est à ce niveau que s’ouvrira l’outre aux vents : allez donc demander à un Premier ministre issu d’une liste opposée à la politique du chef de l’État de conduire une politique qu’il dénonce !

Résultat : il y aurait un désaccord inédit entre les deux têtes de l’État. L’exemple le plus achevé de la dyarchie et de l’anarchie au sommet de l’État. Fatalement, ce sera un tremblement de terre institutionnel. Une crise sans précédent au Sénégal ?

À Dieu ne plaise !

Monsieur le Président de la République, à mi-mandat, à l’image de Yayi Boni, Elen Johnson Sirleaf, ou encore François Hollande, Georges Bush et Barack Obama, vous assisterez à la diminution graduelle de votre influence politique et institutionnelle.

Toute l’attention des observateurs et commentateurs de la vie politique sera rivée sur une pré-campagne sans précédent, pleine de rebondissements et de reniements.

Palais déserté

Vos Premiers ministres, vos grands ministres à fort potentiel électoral, vos ambitieux directeurs généraux, les commandants en chef et lieutenants de la coalition présidentielle voudront, à juste raison, s’émanciper. C’est ainsi qu’à mi-mandat,

les intentions présidentielles naîtront au grand jour. Les alliances et les mésalliances domineront l’actualité. La plupart des alliés et obligés partiront avant terme. Les petits meurtres entre amis et les grandes trahisons entre copains feront les choux gras de la presse.

Votre palais sera déserté. La fin de votre magistère se limitera à une sorte de figuration.
Ainsi donc vous fermerez la page la plus héroïque, la plus palpitante et la plus noble de votre vie publique. Vous confesserez quelques regrets et pleurerez en secret le mépris d’un bilan par endroits élogieux et controversé ailleurs. Le déclin sera pour vous une épreuve de vérité.

À votre couchant, vous n’aurez plus grand monde autour de vous. Jeune retraité de la vie politique, à 62 berges, sans avenir, l’histoire retiendra que n’étant pas fait pour des défaites électorales, le temps politique vous a défait. Une seule interrogation kantienne : resterez-vous indifférent à qui vous succédera ?

Justice manipulée, mal gouvernance : Le journal Le Monde brocarde Macky Sall

Une visite au Sénégal en mars 2018, le président turc Recep Erdogan n’a pu cacher sa surprise en serrant les mains des ministres sénégalais, tous venus l’accueillir à l’aéroport. « Vous avez beaucoup d’enfants ! », lance-t-il au président Macky Sall, qui vient de lui avouer, non sans-gêne, le nombre de membres du gouvernement.

Trente-neuf au total ! Et c’est sans compter le ministre du suivi du Plan Sénégal Emergent (PSE), les trois ministres sans portefeuille et… les trente-neuf ministres conseillers. En refaisant donc les calculs, pas moins de quatre-vingt-deux ministres pour une population d’un peu plus de quinze millions d’habitants !

Pourtant, le mandat du chef de l’Etat avait débuté plus modestement en 2012. Vingt-cinq ministres. Comme promis dans son programme électoral. Mais la bonne gouvernance n’aura duré que six mois.

Parce qu’à gouvernement conséquent, budget conséquent.

Plus de 1 400 milliards de francs CFA (plus de 2 milliards d’euros) ont été votés en décembre 2018 pour la loi des finances 2019. Et ce, rien que pour la présidence, la primature et les trente-cinq ministères – les quatre autres étant des ministres délégués. Ce budget a triplé en sept ans, preuve de l’oubli de la promesse électorale.

« Abdoulaye Wade avait multiplié les agences de développement budgétivores. Macky Sall, lui, le nombre de ministres et de fonds secrets, qu’on appelle communément caisse noire », regrette Jacques Habib Sy, président de l’ONG Aid Transparency.

Des magistrats sous pression

Dans son programme Yoonu Yokkute (« la voix du progrès » en wolof) que Macky Sall présentait aux Sénégalais en 2011, celui qui n’était alors que candidat accordait aussi une place de choix à l’indépendance de la justice.

« Mis sous tutelle du pouvoir exécutif, instrumentalisé par ce dernier et insuffisamment doté en ressources humaines et matérielles, le pouvoir judiciaire n’est pas toujours en mesure d’assurer pleinement ses missions avec impartialité et indépendance », pouvait-on lire dans le document de campagne de 2012 où le chef de l’Etat s’engageait à « renforcer l’indépendance du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) par sa composition, son organisation et par son fonctionnement ».

Sept ans plus tard, le ministre de la justice, Ismaïla Madior, a signé ce 19 février, en émettant des réserves, le mémorandum pour l’indépendance de la justice présenté par la Plateforme de la société civile pour l’indépendance de la justice (Pacij).

Tous les autres candidats à la présidentielle, eux, avaient sans réserve signé ce texte proposant de supprimer la présence de l’exécutif et du ministre de la justice au sein du CSM. Le garde des sceaux a, lui, suggéré un recul mesuré du président, mais pas un retrait.

Cette réorganisation du Conseil supérieur de la magistrature n’est pas le seul dossier en attente. Les réformes judiciaires, proposées par l’Union des magistrats du Sénégal (UMS) en 2017, tardent aussi à être effectives.

« Les magistrats, quand ils jugent, même s’ils sont indépendants, subissent une pression telle que certains peuvent prendre des décisions qui plairaient à l’exécutif. Pour mettre fin à tout cela, il faut une réforme de la justice », expliquait le président de l’UMS, dans les colonnes de Sud Quotidien, le 7 janvier.

Accusé d’avoir créé une justice sélective

Selon le journaliste judiciaire Pape Ndiaye, c’est la justice sénégalaise dans son ensemble qui a connu un recul sous le premier mandat de Macky Sall. « La Constitution a été tripatouillée plus de dix fois, une tradition qui date de Senghor et dont Abdoulaye Wade a aussi largement usé, avec quinze révisions au total.

Côté loi électorale, on ne compte pas moins de dix-huit modifications. Et enfin, il y a eu vingt-cinq plaintes contre le Sénégal devant les juridictions internationales », précise-t-il. La majorité d’entre elles concernent l’affaire Karim Wade, le fils de l’ancien chef de l’Etat.

Macky Sall est d’abord accusé d’avoir créé une justice sélective, qui écarterait ses adversaires politiques. Les cas de Karim Wade et de l’ancien maire de Dakar, Khalifa Sall, condamnés pour détournement de deniers publics, sont emblématiques de cette critique.

Lors de son arrestation en mars 2017, Moustapha Diakhaté, alors président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar, la coalition au pouvoir, déclarait dans un entretien au média en ligne Seneplus que « toute gestion épinglée par l’IGE [Inspection générale de L’Etat] sera traitée par les canaux prévus par la République (…).

Même pour les rapports de l’Ofnac [Office national de lutte contre la fraude et la corruption]. Toutes les personnes qui ont été incriminées seront entendues et s’il doit y avoir des sanctions, elles seront sanctionnées ».

L’opposition réclame l’application de cette mesure, notamment pour l’affaire du directeur du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD).

En effet, dans le rapport de l’Ofnac de 2014-2015, le responsable du COUD et responsable APR (Alliance pour la République) à Ndioum, Cheikh Oumar Hanne, est accusé de « détournement de deniers publics » et exerce toujours ses fonctions. Le groupe La Poste est aussi cité dans ce même « rapport d’enquête qui a été transmis à l’autorité judiciaire pour que les poursuites soient engagées ».

La création de l’Ofnac, en 2012, à l’initiative du président Macky Sall, pour répondre à la forte demande de transparence, avait pourtant été saluée comme une belle avancée.

Pour une refonte des institutions

Reste que ce tableau du monde judiciaire cache des progrès notoires, comme la révolution de plusieurs codes de droit.

Ainsi, le chroniqueur judiciaire constate que 97 lois ont été votées entre 2012 et 2019 pour réformer les codes pénal, forestier, minier et celui de la justice militaire. S’y ajoutent la réforme de la magistrature et l’installation du tribunal de commerce en 2018 pour un règlement des conflits par la médiation.

D’autre part, l’avènement des tribunaux d’instance et de grande instance, mais également l’institution des chambres criminelles en lieu et place des cours d’assises, a redessiné le paysage, comme la réforme sur le code de procédure pénale qui répond désormais à la vieille revendication des avocats d’assister leur client dès interpellation.

Une justice aux ordres pour certains, un législatif docile pour d’autres. « Sous Wade, il y avait des débats houleux à l’Assemblée, sous Macky, elle exécute », déplore Mame Less Camara, journaliste, pour qui « sous ce régime, il y a eu un recul systématique de chacun des trois corps de la démocratie, à savoir l’exécutif, le législatif et le judiciaire ».

Souvent donnée en exemple en Afrique, la démocratie sénégalaise serait-elle en danger ? « Ce pays n’a rien d’une exception démocratique.

C’est une fausse impression des gens de passage », estime Jacques Habib Sy, d’Aid Transparency. Pour autant, le régime de Macky Sall ne serait pas une exception et les problèmes seraient plus structurels, liés aux institutions, qui ressemblent à celles qu’avait la France sous la IVe République.

Des assises ont d’ailleurs été organisées pour une refonte des institutions, sans avoir donné pour l’heure de résultat.

Par Salma Niasse Ba, Le Monde

Le mouvement Nittu Deug appelle à sanctionner Macky Sall le 24 février


Le mouvement NITTU DEUG à travers ce communiqué de presse voudrait donner des arguments expliquant les raisons d’une sanction sévère allant à l’encontre du président sortant…

En effet le mouvement NITTU DEUG créé depuis 2013 a pour but de combattre l injustice, la restauration des valeurs religieuses et culturelles au Sénégal pour rappel.

Sa création a été déclenchée pour demande la libération sans condition des jeunes de colabanes injustement embastillés par la mort d’un policier nommé fodè ndiaye lors des manifestations prés électorale de 2012.

Ainsi constatant la promotion des valeurs anti religieuses se faites couramment par le candidat sortant comme: le wax waxett .. ( 5ans ..fais 7ans.. nomination de alioune sall . L’acception de la transhumance… ).. sa participation à la marche de charlie hebdos suite à la caricature de notre chère prophète… la promotion de l’homosexualité( cas kaolack) … la mise en place des marabouts au rang du citoyen ordinaire… la priorisation de certains familles religieuse au détriment des autres … sans oublier les défaillances économiques et démocratiques…

Au regard de tous ces considérations forces est de constater qu’on ne saurait voter en faveur de MACKY SALL.

Pour conclure le mouvement NITTU DEUG demande à tous ces partisans et sympathisants de voter contre la coalition BENNO BOCK YAKAR le 24 février 2019 …
Le coordonnateur: Omar sarr 77 802 59 56

Le candidat Macky Sall est moralement disqualifié pour diriger le pays

« Le Prophète Mahomet(PSL) faisait toujours montre d’un égard scrupuleux envers ses engagements. » (George Bernard SHAW) »

A l’issue d’un processus entaché d’irrégularités, d’injustices, d’illégalités et de pratiques dolosives de toutes sortes, sous la supervision, le contrôle et les directives fermes du candidat sortant, notre fameux Conseil constitutionnel atteint gravement et durablement d’incompétence congénitale, a fini de désigner les cinq candidats retenus pour briguer les suffrages des Sénégalais.

C’est ainsi que depuis le 03 Février a démarré la campagne électorale sur l’ensemble du territoire national et dans la diaspora. De l’avis de plusieurs observateurs la présente campagne parait morne, terne et sans un engouement particulier contrairement à ce qu’elle aurait dû être par rapport aux enjeux charriés par les nouvelles perspectives et opportunités qui se présentent favorablement pour notre pays.

En effet, la découverte et l’exploitation prochaine du pétrole et du gaz, ainsi que les autres ressources existantes détermineront une nouvelle trajectoire et des conditions de développement plus amènes pour notre pays.

Il y a lieu de constater objectivement, pour s’en désoler un peu, de la part des quatre candidats de l’opposition, une certaine réserve, une retenue et une pudeur qui frisent l’autocensure et ce, par rapport aux critiques acerbes et attaques en règle que devrait subir le candidat sortant.

Il ne s’agit pas seulement de soumettre à l’appréciation des Sénégalais et à leur sanction des projets de société et de décliner des programmes de réalisations mais aussi de convaincre et d’expliquer que l’actuel régime est incapable de répondre aux préoccupations et de satisfaire les besoins existentiels des populations.

Et pour ce faire, il faut forcément, obligatoirement et nécessairement, en se débarrassant de tout scrupule injustifié, dénoncer et mettre à nue les insuffisances, les tares, les incapacités et les dysfonctionnements du régime ; de même que la gestion calamiteuse de nos ressources et la mal gouvernance.

Une omerta, un silence gênant sont observés de la part de certains candidats de l’opposition qui donnent l’impression d’éviter de parler des déviances comportementales de Macky Sall.

Les méfaits et les forfaitures du candidat sortant qui sont très souvent d’une gravité extrême doivent être dénoncés publiquement et de la manière la plus vigoureuse ; et il n’y a pas meilleure opportunité ni tribune plus et mieux indiquée que la campagne électorale.

Il est bien vrai, et c’est le vœu de tous nos compatriotes, que nous voulons tous d’une campagne paisible et sans violence ; il n’en demeure pas moins qu’en pareille période, il soit concevable d’avoir des discours un tantinet percutants et mordants avec une petite dose de virulence propres aux joutes électorales.

Nous ne sommes pas dans le cadre d’une simple et banale compétition sportive ou ne compte que la participation, il s’agit de solliciter les suffrages des Sénégalais pour présider à leur destinée.

Le souci de vouloir rester dans le politiquement correct et le socialement acceptable ne doit pas constituer un facteur dirimant, un élément inhibiteur qui rendrait les uns et les autres amorphes ou timorés. Les candidats de l’opposition doivent s’inscrire résolument dans le registre de l’attaque à outrance pour contraindre Macky à la défensive ; s’il se permet de verser dans la raillerie et le persiflage, c’est tout simplement parce qu’il réalise qu’on le ménage sans raison.

Les discours de campagne ne doivent pas se réduire à des lieux communs, à des poncifs dont certains sont éculés, repris en chœur par les foules.

On ne saurait exclure cette forme de communication qui est source de communion et relations fusionnelles entre le candidat et les potentiels électeurs ; mais elle ne doit pas dissiper la nécessité d’un discours solennel, sérieux, véridique et dense.

Les candidats de l’opposition semblent suivre le sillage du Président sortant qui, dans le cadre d’une stratégie bien pensée, développe une rhétorique sur ses réalisations. Et à chacun de faire des promesses sur la réalisation d’infrastructures au profit des zones visitées. Ce n’est pas une mauvaise chose.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que, contrairement aux autres candidats, le Président sortant est tenu de faire un bilan ; et ce bilan ne saurait porter sur les infrastructures. Un bilan se fait à partir d’un objectif initialement fixé, d’un cahier de charge.

Il faut rappeler que le Président Macky s’est imposé lui-même son cahier de charge en déclarant officiellement et publiquement qu’il a été élu, non pas pour construire des routes et des ponts mais pour restaurer l’état de droit. N’avait-il pas dit « la gouvernance ne se réduit pas à construire des infrastructures ; une gouvernance, c’est aussi des valeurs morales, des principes et de l’éthique. L’établissement de l’état de droit sera ma priorité dans la conduite des affaires du pays. »

Comme il est aisé de le constater, les exemples étant légion, les propos antérieurement tenus par le Président Macky Sall, nouvellement élu, sont en totale et pleine contradiction avec la triste et dure réalité vécue par les Sénégalais.

Il a lamentablement échoué sur les objectifs et priorités majeurs qu’il s’était fixé ; et conscient de cela, il développe une rhétorique sur ses réalisations dont la plupart ne sont que des éléphants blancs, c’est à dire des infrastructures grandioses et couteuses mais d’une faible utilité. De nombreux spécialistes ont démonté à suffisance l’absence totale de rationalité tant au niveau des couts, de la pertinence que de l’opportunité.

On pourrait en autres citer l’autoroute électoraliste « Ila Touba », nom qui n’apparait dans aucun document et le fameux TER, fermé aussitôt après avoir été inauguré ; un TER qui, en plus d’être futile, crée d’énormes désagréments aux populations dont les quartiers sont des ghettos urbains.

Des opérations d’arnaque puériles, naïves et démagogiques. Ces réalisations sont, pour la plupart faites, à partir de dons, de prêts concessionnels ou d’alliances, vraiment pas de quoi pavoiser.

Les candidats de l’opposition devraient dans une première phase procéder à la déconstruction de la rhétorique présidentielle sur les réalisations et dans une seconde phase opposer à ce bilan infrastructurel son désastreux bilan axiologique. Un bilan axiologique qui fait apparaitre la moralité apocryphe de Macky Sall dans toute sa laideur.

Le candidat sortant a, pendant sept ans, exercé un magistère caractérisé par beaucoup de reniements, moult abjurations, de multiples trahisons et plusieurs mensonges, faisant étalage de son énorme talent de bonimenteur.

Ce serait fastidieux de les énumérer tous ; toujours est-il que le bilan axiologique du Président sortant Macky SALL, le disqualifie pour solliciter à nouveau les suffrages des Sénégalais pour un deuxième (je dis bien un deuxième) mandat qui sera plus catastrophique et davantage calamiteux pour notre pays aujourd’hui dépossédé de sa souveraineté dans tous les domaines d’activités stratégiques. Et quand on est moralement disqualifié toutes les autres légitimités s’effondrent.

Chez nous Africains, l’imaginaire populaire considère que le pouvoir d’un Président est d’essence divine, c’est pourquoi son titulaire apparait comme un être exceptionnel représentant de Dieu sur terre, par conséquent, paré de toutes les vertus, et qu’à ce titre sa parole ne peut qu’être est sacrée. Un chef ne doit et ne peut mentir. Malheureusement il a été constaté à suffisance que la parole de Macky SALL est instable, légère, dangereusement spécieuse et qu’elle ne mérite guère qu’on lui accorde un quelconque crédit.

Le Président sortant a publiquement menti devant son peuple et la communauté internationale en niant des propos qu’il avait tenus ; une contre vérité démentie aussitôt et publiquement. Tout récemment l’ancien Président de la république Maitre Abdoulaye WADE l’ a publiquement accusé devant le khalife général des Mourides d’ avoir menti en déclarant avoir reçu de ses mains la somme faramineuse de sept milliards de nos francs. Jusqu’au moment où ces lignes sont écrites aucun démenti, aucune réaction. Il ne faudrait surtout pas, ce serait trop commode, se réfugier derrière l’âge avancé de Maitre WADE pour ne pas répondre. On ne doit pas accepter que son honneur soit bafoué par qui que ce soit, fut-il un saint. C’est un impératif pour le Président Sall de laver son honneur et publiquement, sinon il ne fera que confirmer sa réputation d’être porté sur le mensonge. C’est une image désastreuse qui le suivra tout le reste de sa vie. J’ai de la peine à parler de mensonge concernant une autorité et je m’excuse de la crudité du vocable, malheureusement je n’arrive pas à trouver une équivalence lexicale.

Ce qui est présentement déplorable dans notre cher pays, c’est le silence complice voire coupable de nos élites intellectuelles, universitaires et religieuses qui semblent avoir perdu leur capacité d’indignation, de contestation, de revendication et leur rôle social de vigie et leurs fonctions reconnues de conscientisation pour que les équilibres sociaux soient maintenus. Accepter l’autorité d’une personne dont les comportements et attitudes sont des antivaleurs et des contrevaleurs, c’est nier sa citoyenneté et brader sa dignité. Que voulez-vous ? Le Dieu argent a réussi à imposer sa religion corruptrice à la société ou ceux qui sont censés éclairer les esprits, éveiller les consciences pour les extirper de l’obscurantisme, sont les premiers et les plus prompts à pactiser avec le diable par cupidité.

A tout prendre, concernant la présente campagne électorale, les candidats de l’opposition doivent réajuster leurs discours en insistant sur des propositions concrètes de dimension nationale et en dénonçant sans état d’âme le bilan axiologique du Président sortant qui doit être considéré par les Sénégalais comme disqualifié pour diriger le pays. Nous voulons un Président vertueux, juste, sincère et honnête à même de gérer nos richesses avec équité, égalité dans la transparence la plus totale sans favoritisme clanique ni ethnique et sans népotisme fraternel.

« L’âme, l’esprit et le sens de l’Etat reposent dans le droit, la justice et l’éthique » (Marcus CICERON)

VOTER EN FAVEUR DE MACKY, C’EST VOTER POUR L’HOMME QUI S’EST RENDU A PARIS POUR APPORTER SON SOUTIEN A « CHARLIE » QUI A OSE INSULTER NOTRE BIEN AIME ET ADORE PROPHETE(PSL)

Dakar le 18 Février 2019 Boubacar SADIO
Commissaire divisionnaire de police
De classe exceptionnelle à la retraite.

100 Macky SALL ne peuvent m’emprisonner…

Le candidat de « Sonko2019″ est catégorique : personne ne pourra le mettre en prison, même après la campagne.

«Cent Macky Sall ne pourront pas me mettre en prison. Car je n’ai rien fait que de dire la vérité. Je suis blanc comme neige», lance Sonko à Rufisque, quelques heures après sa rencontre avec Wade. Pour Sonko, il n’y a aucun doute, la tentative est claire, mais ne prospérera pas.

Il faut en finir avec Macky dès le 1er tour


La capitale orientale a reçu en grandes pompes le candidat de la coalition Idy2019. Occasion pour Idrissa Seck de se désoler de la situation dans laquelle se trouve Tambacounda. Idrissa Seck d’inviter les populations à en finir avec Macky Sall dès le 1er tour

Devant une foule immense, Idrissa Seck se désole du chômage des jeunes de la capitale oriente. «Le régime de Macky Sall vous a complètement oublié pendant 7 ans dans la conception de son programme de développement. Tambacounda a été oublié par Macky Sall dans le programme de développement», ajoute-t-il. «Et vous avez raison de lui tourner le dos», lance-t-il à la foule en liesse.

«Les jours de Macky Sall à la tête de ce pays sont comptés du bout des doigts. Il faut qu’on en finisse avec ce régime d’incompétents et d’amateurs dès le premier tour pour mettre en place un programme de développement qui donnera du travail à cette jeunesse de Tambacounda», soutient Idrissa Seck

Ousmane Sonko : « Macky Sall est un homme lâche et sournois »


De passage à Louga, Ousmane Sonko n’a pas raté Macky Sall et son régime.

Ainsi, dans une montée d’adrénaline du candidat de la coalition « Sonko Président », qui fait suite aux jets de pierres survenus alors que les Patriotes de la localité tenaient un meeting aux environs d’1 heure du matin au quartier montagne, Ousmane Sonko lance : « Macky Sall est un homme lâche et sournois. Cet incident caractérise l’attitude de leur leader. Il a l’art de poignarder ses adversaires dans le dos », a pointé du doigt Ousmane Sonko.

Conseiller de Macky Sall, Tounkara envoie ses hommes chez Ousmane Sonko (vidéo)Sélectionné pour vous :
Conseiller de Macky Sall, Tounkara « envoie » ses hommes chez Ousmane Sonko (vidéo)

De suite, Ousmane Sonko s’est indigné de la tentative de perturbation de son meeting pour ainsi dire que « la violence verbale et physique ne saurait marcher avec la détermination des Patriotes », déclare-t-il.

Ousmane Sonko poursuit : « Pendant que le pays maigrit, lui il grossit. S’il avait une lecture lucide de la situation depuis ces derniers années, il saurait que nous autres du Pastef, nous ne sommes pas de ceux qui vont reculer face à cette campagne d’intimidation », lance-t-il dans un discours ponctué par les ovations du public, rapporte Vox Pop.

Macky sera le 1er président de l’histoire à être battu dès le 1er tour

C’est en toute logique que j’ai choisi Thiès, ma ville pour venir démarrer ma campagne ici. Avec cette forte mobilisation, j’en déduis que le président de l’APR, est le premier président de la République du Sénégal à ne faire qu’un seul mandat…

Il sera aussi, le premier président sortant de l’histoire politique du Sénégal à être battu dès le premier tour.

En attaquant aussi sauvagement le président Abdoulaye Wade qui lui a tout donné, je comprends que le peuple sénégalais ne tolère pas qu’on touche à ses symboles.

En agressant judiciairement ses adversaires, il ne comprend pas que le peuple sénégalais ne tolère pas l’injustice. ». Idrissa Seck de poursuivre : « Il n’a pas compris, il n’a pas eu la culture et la sagesse de comprendre qu’être président de la république du Sénégal exige de la hauteur, de la sagesse de la bonté… envers les populations. On ne dirige pas un peuple par la force et le «Niangal » ; on dirige un peuple comme le Sénégal par la culture, par la miséricorde, par la générosité et par la capacité de pardonner ». A l’en croire, Macky Sall ne s’est pas seulement contenté de vendre le pays aux étrangers mais de s’accaparer de nos richesse avec sa famille.

Je vous avais dit que sa vision s’arrête à Diamniadio, mais moi, je veux amener cette vision partout au Sénégal. Comme ici c’est la capitale du Rail, je vous promets que le premier gros chantier sera naturellement, la reconstruction de la ligne du chemin de fer Dakar-Bamako ». Après

Abdourahmane Diouf : « mathématiquement et statiquement Macky ne peut pas passer au 1er tour

La tendance à un second tour lors des trois dernières élections présidentielles, exception faite de 2007 et les résultats des dernières élections législatives du 30 juillet 2017, font que « Macky Sall ne peut pas passer au 1er tour » au soir du 24 février 2019.

Telle est la conviction du porte-parole de Rewmi d’Idrissa Seck, Abdourahmane Diouf. « C’est mathématiquement, statistiquement totalement impossible », tranche l’opposant. Ce, compte tenu, en plus, du jeu des alliances en perspective du scrutin présidentiel.

Invité du Jury du dimanche, émission présentée par Mamoudou Ibra Kane sur iRadio, de ce 3 février 2019, Abdourahmane Diouf persiste et signe : « Sur les trois dernières élections, c’est une tendance à un deuxième tour. »

Toutefois, indique-t-il, « 2007, du point de vue des statistiques électorales, doit être considéré comme une exception. L’exception que le président sortant, Me Wade en l’occurrence ait obtenu 55%. Ce qui n’est pas un raz de marée.

Il y a eu juste 5% au dessus de la moyenne pour passer au 1er tour. Encore une fois, c’était une exception.

Et, le président Wade avait bâti cette victoire exceptionnelle sur des résultats exceptionnels dans les grandes agglomérations urbaines où il y avait une forte présence démographique, à Dakar et Touba.

Pour pouvoir faire 55%, il a fallu que le président Wade fasse à Mbacké 82% des suffrages, et à Dakar, département très controversé, 52%. Ce sont ces chiffres exceptionnels à Dakar et à Mbacké qui lui ont permis de franchir la barre des 50%.

Si vous regardez la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY) dont le bloc est en train d’être reconduit pour l’élection présidentielle, toute proportion gardée, là où Wade avait fait 52% à Dakar, lors des dernières législatives il y a juste un an et demi, BBY a fait 33% ; un déficit de 19 points en terme de pourcentage, qu’il ne peut pas rattraper. Là où Wade avait fait 82% à Mbacké, ils ont fait à BBY, 35% ; un déficit de 47%. Vous ne pouvez pas faire 35% à Mbacké, faire 33% à Dakar et dépasser la barre des 40%. »

Poursuivant, l’opposant ajoute : « Si aujourd’hui, vous ajoutez à tout cela le jeu des alliances, regardez la coalition que nous (Idy2019) sommes en train de mettre en place, c’est pratiquement la coalition de l’opposition toute réunie. »D,6
Gggf

Président, nous ne sommes pas amnésiques!(par Bosse Ndoye)

Dans cet extrait de son discours – aux allures de gaaruwaale, à la teneur d’autoglorification et aux odeurs de compagne électorale -, tenu lors de l’inauguration folklorique et non moins politique de la mosquée Souleymane Baal à Guédiawaye ce 18 janvier, le président Macky Sall semble vouloir se démarquer de ses camarades politiciens et surtout de ses prédécesseurs – accusés implicitement d’incompétents et de beaux parleurs – par la « véracité de son langage » et le soi-disant respect de la parole donnée : «

Lii ñuy wax du ay géente, du ay digle. Man du ma digle. Lépp lu ma léen wax rekk, fekk na ñu étudier ko, xool ko, xayma ko. Ba am alal ji koy liggéey. Koon day wuute ak façon yi nga xamne moom lañu ñu tàmmaloon fii si Senegaal. Di wax rekk, di léeb rekk, di léeb rekk. Man du ma politike noonu. Lu ñu fi wax rekk, fekk na ñu étudier ko, gëstu ko, wuut alal ji siy dem… »

Le mot qui nous intéresse dans ce discours est Léeb. Polysémique, dans son sens premier il signifie raconter une ou des histoires. C’est ce qu’a très bien fait Birago Diop dans ses fameux contes d’Amadou Koumba.

Il peut aussi dire raconter des histoires, mais cette fois-ci pour étaler des contre-vérités et/ou des affabulations. C’est cette seconde signification qui nous importe dans ce texte.

Passons dès lors au peigne fin quelques-uns des événements ayant eu lieu sous la présidence de Macky Sall pour jauger ses propos à l’aune de la réalité des faits.

Ayant promis urbi et orbi de réduire la durée de son mandat de 7 à 5 ans, notre président a fait montre d’un wax-waxeet légendaire, qui à coup sûr, marquera à jamais l’histoire politique de notre pays.

N’avait-il pas aussi promis une gouvernance sobre et vertueuse?
Les multiples scandales survenus lors de son mandat le contredisent.

La justice a été souvent aux ordres de l’exécutif. Son application a été fréquemment partiale, partielle et parcellaire – pour utiliser les mots d’Aimé Césaire – dans bien des dossiers.

Par conséquent elle a été à maintes reprises plus clémente envers certains de nos concitoyens riches et connus qu’à l’égard des « petites gens » anonymes. La présence complaisante de l’ancien colonisateur n’a jamais été aussi grande et visible dans le pays.

Les affaires Bictogo, Pétrotim, et plus récemment, Prodac et Mamour Diallo, pour ne citer que celles-là, ont fait très mal à nos maigres deniers publics.

Le président n’avait-il pas affirmé dans le journal Jeune Afrique les propos suivants : « Je ne mêle jamais ma famille à la gestion du pays.

Si mon frère a été amené à être cité dans des affaires de sociétés privées, c’est parce je lui avais justement indiqué très clairement, dès ma prise de fonctions, qu’il ne bénéficierait jamais de ma part d’un décret de nomination, notamment en raison de l’histoire récente du Sénégal [Wade père et fils] et parce que je ne voulais pas être accusé de népotisme. »

Pourtant il a nommé son frère, Aliou Sall, directeur général de la Caisse des Dépôts et de Consignations.

Quid des promesses d’un gouvernement de 25 ministres, de la création de 500 000 emplois et de la primauté de la patrie sur le parti? La liste des promesses non tenues est loin d’être exhaustive.
Donc, ne serait-ce que par respect au peuple, le président doit cesser de nous gaver de Léeb.

La pratique de la politique chez nous devrait être plus que « le moyen par lequel des hommes sans principes dirigent des hommes sans mémoire, » pour paraphraser Voltaire.

Surtout à l’approche des élections présidentielles où la prudence doit être de mise. La balle se trouve désormais dans le camp du peuple, qui, espérons-le, sera très réaliste et vigilant dans le choix de son prochain président.

Bosse Ndoye
Montréal
momarboss@gmail.com

Le Ter de Macky Sall, l’escroquerie du siècle (Rémy Ngono)

Cinq ans de prison pour Khalifa Sall, le maire de Dakar, pour escroquerie sur les deniers public, et cinq millions de francs CFA d’amende. Mis aux arrêts pour le motif de détournement de deniers publics, Khalifa Sall a finalement été relaxé sur cette accusation où on voulait faire croire qu’il avait pillé des montagnes de millions.

À l’énoncé du verdict, on découvre que c’est plutôt un cirque politique d’une justice qui broie ses proies telle une pieuvre qui resserre une à une ses tentacules, pour étouffer les potentiels candidats à l’élection présidentielle contre Macky Sall. La justice sénégalaise a jeté Karim Wade en prison en l’accusant d’avoir détourné plus d’un milliard.

Mais il a été relaxé respectivement par la Cour de justice de la CEDEAO, le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, le pôle financier, le Tribunal de Grande Instance et la Cour d’ Appel de Paris, sur la base de plus de 3000 documents fournis contre l’État sénégalais.

Comme Paul Biya, Macky Sall a fait main basse sur la justice de son pays pour se donner une bonne image à travers le cirque de la lutte contre la corruption, guettant l’instant propice pour emprisonner ses éventuels rivaux.

Cependant, Macky Sall est le chef d’État africain qui passe les marchés les plus scandaleux pilotés par des réseaux d’escrocs et de mafieux.

Le palais présidentiel que Macky Sall prévoit de construire à Diamniadio va coûter 100 milliards de francs Cfa. Le projet a été confié à l’architecte libano-ivoirien Pierre Fakhoury.

Ce dernier réclamerait du pétrole en contrepartie du financement de l’édifice. Pierre Fakhoury serait un habitué à ce type de règlement en nature comme les gangsters de l’ancien Texas, à travers sa société YAM’S.

La star internationale Akon , de son vrai nom Alioune Badara Thiam, concepteur du projet ” Akon lighting Africa”, prévoyant fournir l’électricité dans 40 pays africains pour un coût total d’un milliard de dollars, est déjà opérationnel dans 16 pays du continent africain et non chez lui-même au Sénégal où Macky Sall a bloqué le dossier, préférant aller acheter un lampadaire en France pour 1 million 142 mille francs par pièce , pour un coût total de 57 milliards 69 millions de francs CFA.

Le marché du TER de Macky Sall est la plus grosse escroquerie du siècle. Non seulement il n’est pas un train à grande vitesse, mais il coûte 568 milliards pour 57 kilomètres, soit 10 milliards par kilomètre. Pendant ce temps, au Nigeria, le TGV (train à grande vitesse) a coûté 532 milliards pour 187 kilomètres, soit 2,8 milliard par kilomètre.

Malgré la création du ministère de la Bonne gouvernance et l’Office National de Lutte contre la corruption, le Sénégal est toujours dans la zone rouge des pays corrompus du monde dans le classement de Transparency International.

Macky Sall qui a les mains les plus sales du Sénégal, a rendu la justice du Sénégal aussi très sale. Comme le disait F. Dostoïevski : «Si le juge était juste, peut-être le dirigeant du pays serait le premier coupable».

Rémy NGONO
Journaliste camerounais

J’accuse Macky sall de parjure sur la licéité de son patrimoine (Alioune Badara Mboup)

Le serment présidentiel ne saurait être confondu à un énoncé linguistique. La sanction du parjure doit être retenue pour fonder l’utilité du serment de la plus haute autorité de l’Etat.

Pour la clarté du propos, il paraît opportun de rappeler les dispositions de l’article 37 de la Constitution sénégalaise du 22 janvier 2001 qui précise que « Le Président de la République nouvellement élu fait une déclaration écrite de patrimoine déposée au Conseil constitutionnel qui la rend publique.»

La question essentielle devient alors de déterminer le degré de précision avec lequel ces obligations doivent apparaître dans la déclaration de patrimoine du Président.

En l’espèce, l’absence de comptes et de numéros de comptes bancaires, dans la déclaration publiée dans le journal officiel n°6660 du mardi 12 avril 2012 et dans la presse, interpellent sur la situation financière de Macky SALL.

On doit s’offusquer qu’il passe sous silence sa situation financière : de quoi a-t-il peur pour refuser de rendre publique sa situation financière, conformément aux dispositions de l’article 37 ? Que cache-t-il ?
Il doit nous édifier sur l’évolution son patrimoine avant de briguer à nouveau les suffrages des sénégalais.

Les candidats et les citoyens épris de justice doivent être décidés à saisir les juridictions du pays et internationales et à s’opposer, légalement, de façon démocratique et républicaine, à sa candidature à la prochaine élection présidentielle prévue le 24 février 2019.

La mention par l’article 101 de la Constitution de la justiciabilité pénale du Président devant la Haute Cour de Justice, en cas de « haute trahison », ne préjudicie en rien sa convocation devant la CREI pour enrichissement illicite et à la contestation de la validité de sa candidature, devant le Conseil constitutionnel, pour situation fiscale douteuse.

En tout état de cause, le texte du serment de l’article 31 de la Constitution ne semble pas nécessairement devoir se limiter à un simple énoncé linguistique. Celui-ci ne peut, en effet, être assimilé à un banal serment professionnel.

Nous voulons juste rappeler les propos de Macky SALL dans le cadre du serment qu’il a formulé, sur la base de l’article 37, dans sa déclaration de patrimoine :

« Je jure sur l’honneur que cette déclaration de patrimoine est sincère et véritable et que les fonds ayant servi à l’acquisition desdits biens proviennent pour partie de mes gains et salaires, de prêts contractés auprès d’organismes financiers et de dons d’amis, de militants et de sympathisants sénégalais».

Sur cette base nous accusons Macky sall de parjure sur la licéité de son patrimoine.
Vive le Sénégal ! Vive la République !

Alioune Badara Mboup
Secrétaire Général du Mouvement Dafa-Jott

Macky Sall à Tanor et Niasse : « Si je tombe, vous tombez avec moi »

Macky Sall veut gagner 2019 à tout prix. Selon le journal l’As, le Secrétaire général de l’Apr a réuni samedi dernier les responsables de l’Apr et ses alliés de Benno Bokk Yaakaar pour les inviter à davantage investir le terrain.

A Ousmane Tanor Dieng et Moustapha Niasse, respectivement président du Haut Conseil des collectivités territoriales et président de l’Assemblée nationale, et tous deux élus pour 5 ans, il a tenu un langage clair.

« Si vous pensez, vous députés, que si je perds le pouvoir en 2019 qu’il n’y aura pas de conséquences, détrompez-vous. Car, si je tombe, vous tombez avec moi », leur aurait servi Macky Sall. Qui les met en garde : « Mon successeur va dissoudre l’Assemblée et supprimer le Hcct ».

C’est pourquoi, leur suggère-t-il, « vous devez parler aux populations de nos réalisations. Dieu sait qu’on en a beaucoup fait. On a fait ce que personne n’a fait en si peu de temps. Vous devez parler aux Sénégalais dans leurs langues».

Avec Ndar info

Khalifa Sall et Karim Wade écartés de la Présidentielle

Le conseil constitutionnel vient de publier la liste des candidats retenus pour la présidentielle de février.

Les candidats du Pds et de Taxawu Sénégal Larim Wade et Khalifa Sall ont vu leurs dossiers rejetés par les membres du conseil constitutionnel qui ont passé toute la journée et la nuit du dimanche à délibérer.

Méthodes abjectes de Macky Sall: Les armes d’une élite corrompue (Ibrahima Sadikh Ndour)

L’actualité de ces derniers jours s’est beaucoup cristallisée sur les méthodes non conventionnelles que Macky Sall et ses sbires sont en train de recourir pour détruire un adversaire politique (Ousmane Sonko), qui a fini d’asseoir sa crédibilité d’homme politique.

Avant lui, d’autres hommes politiques ont goûté aux mêmes remèdes : Karim Meïssa Wade, Idrissa Seck, Abdoul Mbaye et Thierno Alassane Sall, etc. Jamais dans l’histoire politique du Sénégal on est arrivé à l’utilisation de méthodes aussi mackyavéliques, infamantes et immorales que celles empruntées par Macky Sall pour s’assurer un second mandat.

Avant de revenir sur ces méthodes, il me paraît important d’apporter un éclairage sur le mode de pensée dominant (je dis bien dominant, mais non le seul) au sein de notre élite politique, administrative et judiciaire pour éclairer la lanterne de nos compatriotes. Cet éclairage, je le fais à la lumière de ma connaissance pratique (de l’intérieur) des institutions et des hommes et femmes chargés de les animer en ma qualité Haut fonctionnaire de l’Administration sénégalaise.

Une caste de corrompus …

Parmi les principales règles tacites (non écrites) qui gouvernent les rapports au sein de notre élite figurent, en bonne place, celle qui veut qu’on se serve des fonctions dont on est dépositaire pour s’enrichir personnellement et non servir le pays. Ceci en violation des serments et en contradiction des discours lénifiants et de bon aloi tenus en public.

Cette règle découle d’un postulat (infondé) que tout membre de l’élite politique, administrative et judiciaire a déjà entendu : le Sénégal ne pourra jamais se développer, mais il existe des possibilités de développement individuel.

C’est cela qui explique tous les choix de politiques, de programmes ou d’activités faits selon un seul critère (réel, mais soigneusement caché) : l’existence de possibilités d’enrichissement personnel que ces politiques, programmes ou activités peuvent offrir. Les critères officiels, soi-disant objectifs, sont uniquement destinés à la consommation de l’opinion publique et des bailleurs de fonds : efficacité technique, pertinence par rapport aux problèmes qu’on veut résoudre, compétitivité des prix, etc.

Dans une telle situation, on essaie de faire croire à tout nouveau membre de l’élite politique, administrative et judiciaire que s’il n’acceptait pas de jouer à ce jeu (c-à-d d’être trempé dans les combines), il l’apprendrait à ses dépens (difficulté de joindre les 2 bouts, impossibilité d’accéder à la propriété foncière et immobilière, impossibilité de scolariser ses enfants dans des établissements dignes de son statut social, incertitudes après la retraite, etc.). Plus grave, on rassure tout nouveau membre de l’élite politique, administrative et judiciaire en lui faisant croire que tout le monde fait pareil en dépit des apparences d’intégrité et de désintéressement.

Seules les apparences comptent ! Le milieu ambiant accrédite l’idée qu’il est tout à fait acceptable de saisir les opportunités d’enrichissement qu’offrent les positions, les stations et les responsabilités administratives, politiques ou judiciaires occupées. Cette idée générale que l’on essaie de faire passer comme une pensée unique, qui s’impose à tous les membres de l’élite politique administrative et judiciaire, n’est, heureusement, qu’une tendance dominante.

En effet, il existe au sein de nos élites des femmes et des hommes qui rejettent cette pseudo pensée unique, voire ce fatalisme, et essaient, quotidiennement et avec beaucoup de difficultés et d’abnégation, de conformer leurs pratiques professionnelles à leur serment.

Cette minorité, qui considère l’exercice de ses responsabilités comme un sacerdoce, subit la loi, l’ostracisme, les foudres, voire les quolibets de la majorité prédatrice. Dans de telles conditions, la compétence devient un délit et la probité suspecte.

Pour toute sorte de raisons, les personnes appartenant à cette minorité se verront empêcher d’accéder à des postes de responsabilités aux motifs inavoués et fallacieux « qu’elles ne sont pas sûres » (comprenez par là qu’elles ne sont pas manipulables), « qu’elles ne sont pas généreuses » (c’est-à-dire qu’elles ne se servent pas et empêcherez toute personne de détourner les deniers publics), « quelles sont méchantes » (c’est-à-dire qu’elles sont rigoureuses et justes dans le travail), « qu’elles sont folles ou manquent d’ambitions » (c’est-à-dire qu’elles indépendantes d’esprit et s’en tiennent strictement au respect des lois et principes d’ordre éthique), etc. Pour se donner bonne conscience, les tenants de la pensée unique utilisent tous les moyens pour accréditer la thèse « tous pareils, tous pourris ».

… qui veut que le monde soit à son image Dans un tel contexte, toutes les têtes qui dépassent, c’est-à-dire toutes les personnes qui se distinguent par leur probité, donc qui ne rassurent pas en versant dans des magouilles de toute sorte, doivent être coupées. D’une manière ou d’une autre.

Cela peut passer par le renvoi pur et simple, la mise au frigo, l’éloignement (affectation dans des services loin du centre qu’est Dakar), l’affaiblissement psychologique (donner l’impression que vous êtes un paria et, subséquemment parvenir à atteindre votre estime de soi), etc.

Lorsque toutes ces méthodes ne réussissent pas, alors cette caste de prébendiers et de prédateurs passe à la vitesse supérieure en fabriquant et en colportant des ragots de « corruption », « d’enrichissement illicite », « de mœurs légères », etc.

Ces ragots sont propagés avec force conviction et d’une sournoiserie inouïe qui peuvent laisser croire que ce sont des vérités absolues. Cela peut aller jusqu’à alimenter les pages « Off » des tabloïds quotidiens et populaires.

C’est cela qui a contribué, entre autres, à la corruption de certains journalistes, car les rédactions savent que l’opinion sénégalaise raffole de ces rumeurs qui finissent par être crues comme étant des vérités intangibles.

Plus grave, certains membres de l’élite politique, administrative et judiciaire ont leurs bras armés nichés dans les salles de rédaction, lesquels effectuent les sales besognes de salissage contre espèces sonnantes et trébuchantes, l’affectation d’un terrain au titre de bail emphytéotique, l’attribution d’un quota, le bénéfice de quelques menus passe-droits (voyages à bord du commandement présidentiel, exonérations fiscales et douanières, prise en charge de soins médicaux …), etc.

D’autres journalistes chargés de ces basses besognes sont tout simplement tenus par des dossiers de mœurs et/ou de détournements de biens sociaux qui sont pendants devant la justice.

Le but de cette entreprise : faire croire que tout le monde est pareil ! C’est-à-dire chacun prend soin de ses intérêts personnels et s’enrichit, par tous les moyens, dans l’exercice de ses fonctions à chaque qu’il en a l’opportunité en dépit de ses apparences d’intégrité et de désintéressement.

Ce qui est évidement faux, car beaucoup de femmes et d’hommes ont exercé des responsabilités publiques dans ce pays sans en profiter pour s’enrichir ni pour enrichir leur famille. Inutile de citer des noms, car tout le monde se connaît dans ce petit pays.

Des méthodes abjectes de Macky Sall que Wade a refusées d’utiliser

Le cas récent d’Ousmane Sonko, qui est une cible à détruire, est édifiant. Les raisons sont simples. La plus immédiate est qu’il chauffe sérieusement le maquis et risque de compromettre les chances d’un second mandat. Cette raison est la résultante de plusieurs autres, lesquelles lui ont permis de se construire l’image d’un Haut fonctionnaire compétent, intègre et courageux.

La lecture et l’analyse de la déclaration de patrimoine de Macky Sall montre qu’il s’est essentiellement enrichi (un patrimoine colossal que d’aucuns évaluent à 8 milliards de FCFA compte non tenu des 2 comptes bancaires dont il a refusé de divulguer les positions) entre 2001 et 2007.

Cette période d’enrichissement correspond exclusivement à celle où il avait exercé des fonctions publiques : DG Petrosen, Ministre, Premier ministre et Président de l’Assemblée nationale. Son nom a été directement cité dans plusieurs scandales à milliards durant cette période notamment celui des 7 milliards de Ta

II avait valu la défenestration à son bras droit Mamadou Samb Delco alors DG de la SONES. Par conséquent, tout laisse croire que Abdoulaye Wade disposait beaucoup d’informations sur l’enrichiss ement subite et extravagant de son ancien collaborateur venu le défier. « béton » aux effets destructeurs imparables.

Des informations Pourtant, il s’est interdit de les utiliser pour le détruire. Sans être Wadiste, c’est ce qu’on appelle avoir de la grand eur d’âme et être un gentleman ! Lui, Macky Sall, inaugure la politique des caniveaux et des fake news en se montrant peu soucieux des règles d’éthique et morales qui doivent entourer une compétition.

Pour lui, la fin justifie les moyens est possible pour obtenir un second mandat : tout est permis et tout : exiler un adversaire politique, emprisonner un challenger, instrumentaliser l a justice pour faire barrage à des candidats aux élections présidentielles, utiliser des moyens de chantage pour faire rallier des opposants . Last but not least.

Cette déliquescence morale au sommet de l’État conduit à un niveau de corruption que notre pays n’a jamais connu où aucun secteur ni profession n’est épargné. Elle a fait le lit de l’effondrement des valeurs que n ous vivons actuellement notamment en faisant croire à notre jeunesse que les études ne mènent à rien et que seule la politique (comprenez le mensonge, la tartufferie, le voyeurisme, la cupidité, la roublardise) mène à la réussite. Quelle déchéance et manqu e de perspectives !

Aspirer à nous diriger, c’est avoir un minimum d’éthique et de morale, qui doit être le socle de la compétence, du dévouement et de l’engagement.

De jour en jour en jour, Macky Sall nous prouve sa petitesse d’esprit et comportemen tale (toujours dans l’absence de morale dans les actes qu’il pose . Donc, c’est un devoir civique, de le débarrasser à la tête de notre pays.

Tous les compatriotes épris de justice, soucieux de l’avenir du Sénégal et voulant que les choses changent dans le bon sens devraient se mobiliser pour voter contre cet homme et ses candidats alibi comme Madické Niang.

Ibrahima Sadikh NDour ibasadikh@gmail.com

Si on ne fait rien personne ne pourra plus arrêter Macky Sall

Serigne Mansour Sy Jamil n’est pas prêt à digérer sa mise à l’écart de l’élection présidentielle. Pour lui, il faut faire face à Macky Sall qui est en train de dérouler un plan de haut vol afin de gagner les élections

“L’action qui vaut aujourd’hui d’être menée contre le régime actuel, c’est le rapport de force. Si on laisse les choses passer, rien ne pourra plus arrêter Macky Sall. Les organisations régionales telle que la Cedeao doivent intervenir avant qu’il ne soit trop tard”.

Bougane lance Faxass pour dégager Macky Sall


Le patron du groupe D-média n’est pas content de l’organisation de la prochaine présidentielle et a tenu à le dire.

Ce mercredi, Bougane GUEYE Dany et ses partisans, habillés en gilets rouges, se sont mobilisés à la place de la Nation (ex place de la Nattion).

Le président du mouvement « Guem sa bop » et les gilets rouges lancent l’opération « faxass » (nettoyer). Une façon pour eux de pousser le régime de Macky SALL à la porte.

Où sont donc passés les comptes bancaires du Président Macky Sall ? ( Abdoul Mbaye)

M. Pape Oumar Sakho, Président du Conseil constitutionnel du Sénégal, nie à des électeurs sénégalais dûment identifiés par leurs cartes d’identités leur qualité d’électeurs suite à une erreur d’orthographe sur leur nom ou prénom.

Par voie de conséquence, il s’apprête à décider de l’élimination de candidats à l’élection présidentielle pour les mêmes raisons dès lors qu’il refuse à ces électeurs leur droit de pouvoir parrainer une candidature.

Puisque M. Sakho sanctionne avec empressement et extrême sévérité de simples erreurs matérielles, de surcroît en violation de la loi, il convient de lui rappeler que le Président Macky Sall a déposé au Conseil constitutionnel une déclaration de patrimoine inexacte dans laquelle n’apparaît aucun compte bancaire, publiée par le Conseil constitutionnel dans le Journal officiel n° 6660 du mardi 12 avril 2012, et plusieurs fois reprises par la presse locale et internationale.

Ou M. Macky Sall avait un ou des comptes bancaires et a donc déposé une fausse déclaration de patrimoine ; il appartient alors à M. Pape Oumar Sakho de mettre en branle le processus prévu par la loi pour des faits d’une telle gravité.

Où M. Macky Sall a dit vrai, ne possède pas de compte bancaire, et n’a donc pu payer ses impôts dans les formes prévues par la loi et la réglementation.

A ce titre M. Macky Sall n’est pas en règle avec la législation fiscale de notre pays et il ne pourra figurer sur la liste définitive des candidats que le Conseil constitutionnel publiera le 20 janvier 2019.

Et surtout que l’on ne nous serve pas un prétexte dans le genre : il a déposé une déclaration de biens et non de patrimoine. Les définitions juridiques ne souffrent à ce sujet d’aucune ambiguïté !

Citoyens, exigeons le respect de notre Constitution, et d’abord par ceux auxquels la garde en a été confiée.

Abdoul Mbaye
Ancien Premier ministre
Président de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (l’ACT).

Même avec un bilan d’or en bandoulière, cet homme ne devrait pas être réélu. ( Mody Niang)

Ce 31 décembre 2018, nous avons eu le courage – car il en fallait – de l’écouter dérouler son long et parfois lassant message à la Nation, un message à forte allure de discours-bilan, agrémenté de promesses alléchantes et mirobolantes, faites à deux mois de l’élection présidentielle.

De bout en bout, il a insisté sur le niveau de ses réalisations, réalisations sans commune mesure, de son point de vue, avec celles qu’il a trouvées sur place au moment où il accédait à la magistrature suprême.

Quoi de plus normal, serait-on tenté de lui rétorquer ? De Léopold Sédar Senghor au président-politicien, la population a augmenté, passant de trois millions environ à plus de quatorze millions aujourd’hui.

Naturellement, les activités économiques qui alimentent les budgets ont, elles aussi augmenté. Pour ne pas allonger mon texte, je renvoie le lecteur au budget global du Sénégal respectivement des années 1960, 1980, 2000 et 2012.

Il trouvera alors normal, très normal, que le président-politicien qui disposait pour l’année 2018 d’un budget de 3774,8 milliards de francs CFA, construise plus d’infrastructures que ses trois prédécesseurs.

S’il était battu au soir du 24 février 2019 ou après un second tour en mars, son successeur ferait infiniment et rapidement mieux que lui, sans tambour ni trompette.

Naturellement, s’il s’agit d’un ou d’une compatriote digne, à bien des égards, de la fonction présidentielle. Peut-être, en donnerai-je l’illustration dans une prochaine contribution.

Ce bilan que le président-politicien et son camp nous présentent donc avec autant de tintamarre, n’a rien d’exceptionnel. Il est même bien en-deçà des milliards mis à sa disposition depuis le 2 avril 2012. Il doit être notablement relativisé et je m’y suis essayé dans ma contribution du 26 décembre 2018().

SI ce tonitruant bilan faisait l’objet d’un audit sans complaisance qui mette l’accent sur la pertinence, le coût et la qualité des infrastructures, et que les résultats soient rendus publics dans toutes les langues nationales, il serait largement minoré et ferait réfléchir nombre d’électeurs et d’électrices une fois seul(e)s avec DIEU dans l’urne, le 24 février 2019.

Sans doute, hésiteraient-ils alors longuement avant de prendre la lourde responsabilité de voter pour ce grand manipulateur qui, sans état d’âme, nous roule dans la farine depuis bientôt sept ans.

Ils ne feraient surtout pas ce choix périlleux pour notre pays si, en plus, ils considéraient le côté moral de ce bilan. De ce point de vue, l’homme est carrément repoussant, ayant pratiquement renié sans état d’âme tous ses engagement pris avant et après le 25 mars 2012.

Pour permettre au lecteur objectif d’en avoir le cœur net, je vais m’attarder sur quelques-unes de ses réponses lors de la conférence de presse à laquelle il avait convié certains journalistes après son adresse à la Nation, le 31 décembre 2018.

« Je n’ai peur de personne », avait-il notamment déclaré, en réponse à une question.

Naturellement, il ne convainc personne. S’il n’avait vraiment pas peur de Khalifa Ababacar Sall, il n’aurait pas choisi, très tôt, de l’éliminer de la course à l’élection présidentielle du 24 février prochain, après avoir échoué, semble-t-il, de le dissuader de se présenter à cette élection-là.

On n’a vraiment pas besoin d’être juriste pour savoir, qu’avec l’aide de la justice, il cherche manifestement à l’éliminer.

Sinon, qu’est-ce qui justifie la diligence inhabituelle avec laquelle le dossier mettant en cause l’ancien Maire de Dakar a été traité, tant à son niveau qu’à ceux du Procureur de la République, du juge de première instance, de la Cour d’Appel et de la Cour suprême ?

Pendant ce temps, nombre d’autres dossiers, bien plus lourds, dormaient et continuent leur profond sommeil sous son coude comme sur le bureau des magistrats chargés d’expédier cette affaire avant l’élection présidentielle.

S’il n’a peur de personne, pourquoi a-t-il imposé ce parrainage objet, aujourd’hui comme hier, de toutes les suspicions ? La loi qui l’impose est manifestement partisane puisqu’elle privilégie le premier mandataire qui dépose sa liste au Conseil constitutionnel.

Ce n’était un secret pour personne que la mandataire du candidat sortant serait la première. Elle n’est pas plus ponctuelle que les autres, ni plus forte quand il s’agit de se bousculer dans les rangs.

Sa liste a été déposée la première, parce que telle était la volonté du Conseil constitutionnel. C’est, du moins, la forte conviction de tous les autres mandataires. En tout cas, lu xel nangu la, par ces temps de gouvernance du président-politicien.

S’il n’a peur de personne, pourquoi a-t-il catégoriquement rejeté le bulletin unique qui a pourtant pour avantages de faciliter le vote et de le rendre, partant, plus rapide. Il est surtout beaucoup moins cher que le bulletin individuel.

Mais il a pour inconvénient majeur d’être trop large pour les tricheurs qui, le jour J, remettent à leurs militants et sympathisants des enveloppes contenant le bulletin de leur candidat, qu’ils glissent discrètement dans leurs poches. On devine aisément le reste du manège.

Enfin, s’il n’avait réellement peur de personne, il ne ferait pas moins que ses deux prédécesseurs pour l’organisation d’une élection transparente et paisible, sur la base d’un code électoral et d’un fichier consensuels. Faute d’évincer son ministre de l’Intérieur qui a affiché publiquement sa volonté sans équivoque de le faire réélire, il devrait tout au moins l’obliger, avec ses services, de distribuer les cartes électorales à leurs ayant droits.

A propos de la demande unanime de l’opposition de nommer un ministre de l’Intérieur moins partisan que l’actuel, il répondit sans fard : « Je ne vais pas le faire et je ne vois pas pourquoi je devrais confier les élections à un autre. Je ne suis pas là pour satisfaire des désirs d’une tierce personne. »

Et notre président-politicien apparemment sans mémoire, de clore ce débat en ces termes sans équivoque : « Que cela soit clair ! Tant que ce que l’on fait est clair, je ne vois pas pourquoi je changerai de chemin. (…) Le Ministre de l’Intérieur ne peut rien apporter à son président, si le peuple ne vote pas pour ce dernier. C’est un faux débat. »

A un journaliste qui lui rappelait qu’en tant que candidat pour l’élection présidentielle de 2012, il avait formellement récusé le Ministre PDS Ousmane Ngom, il répondit, à la stupeur générale : « Je n’ai jamais récusé Ousmane Ngom. »

Arrêtons-nous quand même sur ces réponses sans équivoque du président-politicien ! D’abord, il prend l’opposition pour moins que rien et la réduit à ‘’une tierce personne’’. Il croit sûrement avoir atteint son objectif de départ publiquement déclaré, et qui était de « réduire l’opposition à sa plus simple expression ».

Ensuite, il trouve que tant que ce qu’ils (lui et les siens) font est clair, il ne voit pas pourquoi il changera de chemin. Nous sommes donc avertis : s’il est réélu, il continuera de mettre en œuvre la même gouvernance. A bon entendeur !

Il nous prend surtout pour des demeurés puisqu’il veut nous faire croire que le Ministre de l’Intérieur ne peut rien lui apporter.

Avec toute l’influence, tout le pouvoir qu’il a sur ses directions comme sur l’administration territoriale, ce Ministre de l’Intérieur ne peut donc rien pour lui !

Ce Ministre-là qui risque d’avoir de gros déboires avec la justice si son candidat est battu ! Même s’il ne pouvait rien lui apporter, il remuerait ciel et terre pour lui être utile.

Notre président-politicien a le courage de regarder ses compatriotes les yeux dans les yeux et d’affirmer qu’il n’a jamais récusé Ousmane Ngom comme membre du PDS en même temps Ministre de l’Intérieur.

Ne lit-il pas la presse ? N’écoute-t-il pas les chroniques hebdomadaires de Papa Alé Niang ? Ne jette-t-il pas de temps en temps un rapide coup d’œil sur WhatsApp ? Reconnaissons-lui que son agenda ne lui laisse guère de temps.

Cependant, avant même la fin de la conférence de presse, des Sénégalais ont tenu à lui rafraîchir la mémoire en faisant circuler une vidéo à travers laquelle le candidat Macky Sall d’alors protestait vivement contre le maintien d’ Ousmane Ngom, à la tête du Ministère de l’Intérieur.

Ce texte étant déjà long, je renvoie le lecteur à la vidéo qui circule à WhatsApp ou à la chronique du 26 décembre 2018 de Papa Alé Niang. Les commentaires auxquelles sa piteuse volte-face a donnés lieu ne l’honorent guère. Des compatriotes se sont permis de le traiter de tous les noms d’oiseaux et personne ne devrait le leur reprocher.

Le Président-politicien est coutumier de tels reniements, comme d’ailleurs nombre de ses opposants qui l’ont rejoint aujourd’hui. J’en donnerai un seul exemple, celui de Me Ousmane Ngom.

On se rappelle que, Ministre de l’Intérieur, il en avait fait voir de toutes les couleurs à Macky Sall pendant sa traversée du désert. Ce dernier, élu Président de la République le 25 mars 2012, n’a pas tardé à lui rendre la monnaie de sa pièce. Me Ngom était en effet suspecté d’enrichissement illicite. Convoqué dans ce cadre par le Procureur de la République de Dakar, il tarda à répondre à la convocation.

Pendant qu’il battait campagne à Kolda en vue des élections législatives du 1er juillet 2012, il est ‘’cueilli manu militari’’ par des éléments de la Brigade d’Intervention polyvalente de la Police (BIP) et conduit à Dakar par hélicoptère. Cette humiliation, qui eut lieu le 20 juin 2012, le renforça dans une opposition farouche au président-politicien, en apparence tout au moins.

Voici d’ailleurs comment, profitant d’un meeting de son camp, il s’adressa en des termes peu amènes à son adversaire d’alors : « (…) Aujourd’hui, d’enrichissement illicite ou de blanchiment d’argent, Macky Sall et son Gouvernement sont au premier rang.

Ce n’est même pas de la délinquance financière, c’est du grand banditisme financier, parce que son Premier Ministre a dépassé toutes les limites. Il a avoué devant tout le Sénégal d’avoir blanchi de l’argent mais au moment où il le faisait, la loi sur l’enrichissement illicite n’existait pas encore. »

Me Ngom poursuivit son réquisitoire sévère en ces termes : « Mais la loi sur le vol existait déjà, la loi sur le recel et la complicité de vol existait déjà. » Et il en tire cette conclusion : « Kon nak,moom (Macky) ndeyi sacc la.

Avant de parler de qui que ce soit, il faut d’abord s’adresser à Macky Sall et à son Premier Ministre qui sont les plus grands blanchisseurs que le Sénégal n’ait jamais connus. »

En mars 2016, Me Ngom perd son grand frère. Le président-politicien va lui présenter ses condoléances et profite de l’opportunité pour l’appeler à venir travailler à ses côtés.

L’appel n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd : l’accusé d’enrichissement illicite rejoint son ‘’ancien adversaire à mort’’, le blanchisseur d’argent sale, le ‘’ndeyi sacc’’. Tout cela relève désormais du passé, et il appelle à le faire réélire dès le premier tour. Voilà le Sénégal !

Je terminerai par deux questions, l’une concernant la nomination de son frère Aliou Sall à la tête de la Caisse de Dépôt et de Consignation (CDC) et l’autre, l’éventualité d’un troisième mandat.

A la première question, il répond : « Je l’ai à l’œil, s’il commet une faute, il sera sanctionné comme les autres. » Mon œil ! A-t-il à l’œil sur les autres directeurs généraux qui sont des bourreaux connus de deniers publics ?

« S’il commet une faute, il sera sanctionné comme les autres ! » Nous prend-il pour des demeurés, ce président-politicien ? Qui a jamais été sanctionné dans son camp ? A la seconde question, il répond ‘’fermement’’ : « Si je suis réélu, je fais mon second mandat de 5 ans et je pars. » Qui va vraiment le croire, devant le fossé abyssal qui sépare nettement ses engagements d’hier et ses actes d’aujourd’hui ?

Cet homme n’a aucun respect pour la parole donnée et a entraîné dans son sillage de nombreux compatriotes. Heureusement que tous, l’un comme les autres, sont mis à nu par d’authentiques vidéos qui circulent dans les réseaux sociaux.

Nous ne devrions donc pas nous laisser abuser par son tonitruant bilan matériel. Il nous a fait mal, très mal, en souillant les valeurs cardinales qui étaient le fondement de notre société, valeurs que nous avons héritées de références comme Thierno Souleymane Baal, El Hadj Malick Sy, Cheikh Ahmadou Bamba, Monseigneur Hyacinthe Thiandoum et bien d’autres encore.

Il nous appartient de travailler dur à la restauration et à la purification de ces valeurs, pour redonner à notre société sa belle image d’antan. Ce noble objectif ne sera jamais atteint, tant que nous ne nous débarrasserons pas du président-politicien et du vieux système qu’il perpétue.

Dakar, le 6 janvier 2019

Mody Niang

Un juge soutient Macky en violation du statut des magistrats

L’affiche “montrant un magistrat (Boune Khatab Kane) aux côtés de Monsieur Macky Sall, candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2019, annonçant le lancement prochain d’un mouvement et faisant ouvertement la promotion de sa réélection », n’est pas du goût de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums).

Dans un communiqué, l’Ums rappelle qu’aux termes de l’article 14 du statut des magistrats, « les magistrats, même en position de détachement, n’ont pas le droit d’adhérer à un parti politique et toute manifestation politique leur est interdite ».

Les collègues de Souleymane Téliko condamnent fermement ces agissements qui, “en plus de constituer une violation des valeurs et principes qui fondent notre Justice, portent gravement atteinte à l’image de notre corps ».

L’Ums “invite le magistrat concerné, tant qu’il est en exercice, à mettre fin à de telles activités et à se conformer en toutes circonstances à l’obligation de neutralité, gage de l’autorité et de la légitimité du magistrat ».

Aïssata Tall Sall : « Je reçois une pression de marabouts pour rejoindre Macky »

La maire de Podor, Aïssata Tall Sall, a révélé sur le plateau de Jury du dimanche d’iRadio, ce matin, qu’elle reçoit « tous les jours une forte pression venant de personnalités maraboutiques qui lui demandent de rejoindre) le camp présidentiel ». Mais c’est peine perdue. « Cela ne m’a pas empêché de tracer mon chemin », a-t-elle jubilé.

« Je suis sûr qu’un homme, à ma place, subissant cette pression, aurait cédé, a-t-elle pronostiqué. Mais, je ne cède pas à la pression aujourd’hui que ma candidature est invalidée beaucoup plus qu’auparavant, a martelé le leader d’Osez l’avenir. Je ne fais pas de la politique une affaire familiale, d’ethnie encore moins une affaire de religion. (…) Ce débat-là, on doit le tuer. »

Aujourd’hui que sa candidature est rejetée, Aïssata Tall Sall va apporter son soutien à quel candidat ? « Nous n’excluons aucune hypothèse, mais comme je l’ai dit, ce n’est pas moi qui choisis, dégage-t-elle en touche.

C’est plutôt ma base, ces gens avec qui je travaille dans mon parti, qui choisit quel candidat soutenir. »

Transhumance: Sheikh Alassane Sène discrètement reçu par Macky

Sheikh Alassane Sène a été reçu en audience par le président Macky Sall il y a trois jours. C’est la grosse révélation faite par Malal Talla dans l’émission Jakaarlo. Mieux, il va même concevoir une chanson pour Macky Sall en direction de la présidentielle.

Ce qui est étonnant, c’est que Sheikh Alassane Sène a été reçu dans la plus grande discrétion, alors qu’il disait etre en pourparlers avec des leaders de l’opposition.

Mieux, il affirmait il y a une semaine dans l’émission Jakaarlo, qu’il travaillait pour le départ du président Macky Sall. Quelque jours plus tard, il est reçu en audience et va probablement soutenir le président sortant.

Pour rappel, Sheikh Alassane Sène était candidat à la candidature pour la prochaine présidentielle. Il disait avoir reçu le nombre nécessaire de parrains, mais ne se présenta pas finalement au Conseil constitutionnel pour déposer ses signatures. Pourquoi? Allez savoir..

Avec luxew infos

Président, un peu de hauteur ne vous ferait pas de mal ! Par Momar Diongue

Dans la communication présidentielle, nouvel an rime avec nouvelle anomalie. Et le scénario de ce 31 décembre est pour le moins inédit. Après avoir sacrifié au traditionnel discours du Nouvel An, le Président Macky Sall a donc jugé bon de tenir dans la foulée une conférence de presse.

Qu’il ait décidé de s’exprimer à travers la presse de son pays, est en soi une bonne chose. C’est sans doute une manière de corriger sa propension à recourir très souvent à la presse étrangère sur tous les sujets d’importance, comme récemment sur France 24. Il n’en reste pas moins que sa rencontre de ce 31 décembre avec la presse, aussitôt après son message de Nouvel An, est une maladresse, à tout le moins une anomalie dans sa communication.

Pourquoi a-t-il décidé de rompre brusquement avec un moment aussi solennel que l’adresse du chef de l’Etat à la Nation ? Pourquoi passer, en deux temps trois mouvements, de la sacralité des vœux du Nouvel An au très classique jeu de questions/réponses avec les journalistes ? Pourquoi ne pas avoir laissé aux Sénégalais le temps d’apprécier et de digérer le contenu pourtant très intéressant de son discours de fin d’année, plutôt que d’embrayer sur des sujets à polémique ?

La réponse à toutes ces questions coule de source. C’est parce qu’il vit tellement sous la hantise de la prochaine présidentielle et qu’il est tellement obsédé par l’obtention d’un second mandat qu’il communique à tout-va.

Seulement, mal lui en a pris ce 31 décembre. Car, autant il a pris de la hauteur dans son discours du Nouvel An en dressant de manière détaillée et presque exhaustive le bilan de son action en sept ans de magistère et en se projetant même sur l’après-2019 avec l’esquisse de ces « cinq initiatives majeures », autant il est descendu de son piédestal en évoquant des sujets à controverse lors de sa rencontre avec les journalistes.

Autant il s’est montré proactif dans son rituel de fin d’année, autant il a été réduit à la défensive lors de sa conférence de presse.

Dire que son exercice était plutôt réussi et qu’il en avait suffisamment dit sur son action et ses intentions qu’il n’avait aucunement besoin d’en rajouter dans un face-à-face avec la presse.

Aucun de ses prédécesseurs n’a eu à le faire. Lui-même ne l’avait jamais fait en sept ans de présidence.

Pourquoi diantre cet exercice où il a été par moments dans une posture peu avantageuse alors que, juste une heure avant, il venait de délivrer une brillante adresse à la Nation ?

On l’a d’abord senti passablement énervé sur une question à propos du non-respect de sa promesse de ne jamais prendre un décret nommant son frère Aliou Sall à une fonction.

Il a dû ensuite se défendre, sans être vraiment à l’aise, sur le choix du responsable « apériste » Aly Ngouille Ndiaye au ministère de l’Intérieur. De même qu’il a dû couper court, sur un ton ferme, à l’éventualité de son départ de ce ministère, s’exposant ainsi aux attaques de l’opposition qui le réclame depuis belle lurette.

Enfin, il a surtout eu la maladresse de nier avoir exigé en 2012 le départ du ministère de l’Intérieur d’Ousmane Ngom, alors responsable politique au Pds.

Pitié ! Quel désastre sur son image que cette vidéo du Président qui affole depuis lors la toile et dans laquelle, il réclamait avec véhémence à son prédécesseur le départ d’Ousmane Ngom du ministère de l’Intérieur !

Et pour ne rien arranger, la presse de ce mercredi 2 janvier, plutôt que de mettre l’accent sur son discours réussi, a fait ses choux gras sur ses saillies belliqueuses.

« Je n’ai peur de personne », a ainsi titré un journal à gros tirage. « Macky dit ses vérités et tacle ses adversaires », a renchéri un autre journal de la place.

Quel gâchis donc que ce premier exercice de com’ de l’année 2019 qui était parti pour être une vraie réussite ! La faute peut-être à son entourage qui n’aura pas anticipé les effets pervers de ce qui était présentée comme « une grande innovation ».

La faute aussi à Macky Sall lui-même pour avoir vite remisé son costume de Président pour enfiler son manteau de politicien. Résultat : le candidat Macky Sall a vite vendangé les bons points que le président de la République avait engrangés un peu plus tôt.

Mais c’est à croire qu’il a agi de la sorte par simple superstition. Car, il y a sept ans, exactement le 31 décembre 2011, il s’était livré avec bonheur au même exercice.

Le hasard a fait que j’en étais moi-même partie prenante. Ce fut sur le plateau de la 2STV où Pape Alé Niang m’avait invité à interroger en sa compagnie le candidat Macky Sall, alors porte-étendard de la coalition « Macky 2012 ». Ce jour-là, le message à la Nation du Président Wade connut un gros retard et fut un véritable flop.

Et le candidat Macky Sall s’en était alors donné à cœur joie. Arguant que cet énorme raté du Président Wade était symptomatique de la faillite de son régime, non sans décliner avec force détails le programme alternatif qu’il proposait aux Sénégalais.

Son opération-séduction, reconnaissons-le, avait été à l’époque une grande réussite. Elle était même pour beaucoup dans son élection trois mois plus tard.

Hélas, Macky Sall n’a pas compris que le contexte et sa posture ne sont plus les mêmes. A l’époque opposant, il avait le beau rôle. Alors qu’aujourd’hui, sa position est moins aisée, en tout cas plus délicate.

Il y a sept ans, le moment de la séduction était pour lui après le message raté de Wade à la Nation. Alors que ce 31 décembre 2018, la séduction ne pouvait opérer qu’à l’instant de son message du Nouvel An et pas après.

Pour ne l’avoir pas compris, Macky Sall a d’abord commencé par survoler les débats, écoeurant sans doute ses adversaires qui ne pouvaient que le regarder, impuissants, lister ses réalisations depuis qu’il est à la tête. Hélas, il est vite retombé de son piédestal, dès qu’il a repris sa casquette de politicien.

Or, le constat est patent : les sorties du président-politicien, comme aime à le qualifier Mody Niang, manquent très souvent de hauteur. Y penser de temps à autre lui ferait le plus grand bien.

Par Momar DIONGUE

Thierno Alassane Sall dément Macky Sall

Réponse du berger à la bergère. Thierno Alassane Sall (TAS) a apporté une réplique au chef de l’État Macky Sall qui, au cours d’un face-à-face avec la presse, ce 31 décembre, avait précisé avoir limogé l’ancien ministre de l’Energie.

« J’ai ressenti de la tristesse, quand j’ai entendu le président dire qu’il m’a limogé. Mais, en regardant son langage gestuel et corporel, et la Rts qui a coupé le signal, j’ai finalement ressenti de la fierté d’avoir fait ce que j’ai fait.

Si c’était à refaire, je l’aurais fait », déclare d’emblée Thierno Alassane Sall, interpellé par la presse devant le siège du Conseil constitutionnel.

Pour lui, sur la question précise de la démission, c’est la parole du président contre la sienne. « Je soutiens et je maintiens que j’ai démissionné.

Ecrire un acte de papier et dire que j’ai démissionné est plus simple, mais dire au président de la République, les yeux dans les yeux, ainsi qu’à son Premier ministre, que je refuse de signer le contrat parce que ce n’est pas dans l’intérêt du pays, je pense que c’est plus fort. Celui qui peut le plus peut le moins », ajoute le leader de la République des valeurs.

« Total était en 5e position »

« Le plus grave, ajoute l’ancien ministre, c’est que le président de la République a révélé les raisons pour lesquelles il a une préférence pour Total.

Il a bien dit que c’est parce que la France nous donne de temps en temps des sucettes de 65 milliards pour payer les salaires, de 100 milliards pour ceci ou pour cela ».

Pourtant, informe Thierno Alassane Sall, « la compagnie française, qui était 5e, a fait des offres les plus mauvaises qu’on n’ait jamais enregistrées depuis 1985 ».

Se réclamant, en outre, de la génération qui lutte pour l’émancipation et l’indépendance économique, sociale et politique du pays, il se veut clair : « Je ne suis pas de ceux qui pensent que la France nous donne des sucettes qu’on doit leur donner notre pétrole en échange, sans exiger le juste prix », révélant que le bonus dont parle le chef de l’État « est très minime

Macky et le péché d’orgueil ( Par Yoro Dia)

Tellement confiant, il veut convaincre l’opinion et les électeurs que la présidentielle de 2019 n’est qu’une simple formalité – Un bon bilan, c’est très important, mais jamais suffisant pour une réélection où Idy joue son va-tout et Sonko, son atout

Dans son traditionnelle adresse de fin d’année, le président de la République n’a consacré que quelques minutes à la prochaine présidentielle qu’il a reléguée volontairement à la fin du discours. Il est tellement confiant et veut convaincre l’opinion et les électeurs que la présidentielle de 2019 n’est qu’une simple formalité. Cette stratégie est un couteau à double tranchant.

Elle est efficace si la volonté de Macky Sall est d’enfermer les Sénégalais dans ce que Elisabeth Neumann appelle «la spirale du silence», c’est-à-dire convaincre que c’est gagné d’avance et faire rallier à sa cause les sceptiques, car l’individu veut toujours être du côté de la majorité.

Si cette confiance que Macky Sall veut contagieuse relève du péché d’orgueil, le premier tour risque de révéler des surprises. Les électeurs ne veulent jamais qu’on leur présente une élection comme gagnée d’avance.

L’électorat se comporte toujours comme une belle dame : elle veut être courtisée. Le péché d’orgueil est le cimetière de beaucoup de grands hommes politiques.

En 1992, aux Etats-Unis, Georges Bush père, vainqueur de la guerre d’Irak avec la plus grande coalition depuis la guerre froide, réussite qui a aussi entraîné la prouesse de générer la chute du mur de Berlin, la dislocation de l’Union soviétique et du bloc de l’Est, va perdre la présidentielle face à un inconnu du nom de Clinton, obscur gouverneur de l’Arkansas.

En France en 2002, Lionel Jospin, avec un excellent bilan et sans casserole, mordra la poussière face à un Chirac sans bilan et avec beaucoup de casseroles.

Jospin, par péché d’orgueil, avait pris le premier tour pour une simple formalité. Un bon bilan, c’est toujours très important, mais jamais suffisant pour une réélection où Idrissa Seck joue son va-tout et Sonko son atout.

Le parrainage et les candidatures publicitaires

Le seul problème du parrainage est le défaut de consensus politique, mais c’est une excellente idée. Le parrainage est un filtre démocratique entre les candidatures sérieuses et celles publicitaires qui créent un brouillage politico-médiatique dans l’espace public. Nous sommes partis de plus de cent candidats, qui ont retiré des dossiers, à vingt-sept dépôts au Conseil constitutionnel.

Et après le filtre du Conseil constitutionnel, on va probablement se retrouver avec une dizaine de candidats. Le parrainage est un filtre démocratique et il est politiquement et moralement plus acceptable que le filtre financier.

Un filtre financier, par exemple, demander une caution de 200 millions ou 500 millions, va créer un «sens caché» comme dit Daniel Gaxie, c’est un régime censitaire fondé sur l’argent et non pas sur la popularité et les idées.

Il faut que l’Etat aille plus loin pour limiter à l’avenir les candidatures publicitaires, en faisant précéder le dépôt de la caution au retrait du dossier et en retenant 50% de la caution pour ceux qui n’auront pas réussi à passer le filtre du parrainage.

Ainsi, dès le début du processus, nous n’aurons que les candidatures sérieuses et le débat ne serait pas pollué par les candidats publicitaires qui savent qu’ils n’iront pas jusqu’au bout, mais profitent de l’occasion pour avoir leur heure de gloire ou se positionner et marchander leur ralliement.

France : La castration de Jupiter

Pour son discours de fin d’année, le président français s’est voulu «offensif» pour reprendre l’initiative qu’il avait perdue face aux gilets jaunes, mais il n’a pas réussi et ne réussira probablement pas. Un ressort s’est brisé.

Le peuple français, ce peuple rebelle, adepte plutôt des révolutions que des réformes, a réussi la prouesse de castrer Jupiter. La révolte des gilets jaunes va être le tournant du quinquennat. «Le vrai caractère perce toujours dans les grandes circonstances», disait Napoléon Bonaparte.

La révolte des gilets jaunes a créé des circonstances exceptionnelles qui ont montré le vrai caractère de Macron, c’est-à-dire un manque de caractère, contrairement au Général de Gaulle face à la furie de Mai 68. Macron a trop tôt capitulé face aux gilets jaunes et s’en rend compte aujourd’hui.

Avec la castration de Jupiter, la France rate encore une belle occasion de se réformer. Le mythe Macron s’est effondré. Il n’aura plus suffisamment de légitimité pour entreprendre les grandes réformes qu’il avait promises aux Français.

Il va ainsi passer de l’omnipotent Jupiter à simple «résident» du palais de l’Elysée. Le reste du quinquennat risque d’être aussi long que celui d’un président en cohabitation.

Macky ça passe ou ça remplace Khalifa (Mame Birame Wathie)

L’année 2018 tire à sa fin et, pratiquement, aucun Sénégalais ne se fait d’illusion quant aux lugubres perspectives qu’annonce 2019.

Par la faute du président SALL, qui a décidé de torpiller les règles qui lui avaient jadis permis d’être magnifiquement élu, le Sénégal caresse la crise et flirte avec le péril.

Pourtant, ce n’est pas qu’à la démocratie que Macky SALL a infligé de méchants coups. Karim WADE, Khalifa SALL, Ousmane SONKO, Barthélémy DIAS, Aida NDIONGUE, Imam NDAO…, la liste des victimes de sa justice peut remplir cette page. Et avec tous ces opposants qu’il a malmenés durant ces sept dernières années, ple leader de l’APR est à quitte ou double.

Réélu, Macky SALL pourrait lorgner un troisième mandat comme le subodorent certains. Mais, battu à la prochaine présidentielle, le leader de l’APR remplirait toutes les conditions pour prendre la place de Khalifa SALL à Rebeuss.

« Macky SALL fait appel à 15 avocats ». Cette phrase a fait, cette semaine, la Une de deux quotidiens et a été utilisée comme titre par de nombreux sites internet. L’organisateur de l’élection présidentielle du 24 février prochain s’est donc hasardé à recruter un pool d’avocats pour la prise en « charge de tout contentieux électoral, de requêtes et d’éventuels recours ».

Certaines diraient « khalass » ! D’autres demanderont « ki koumou yab » ! On te donne les moyens d’organiser un scrutin transparent, tu vas enrôler des avocats.

Si ce n’est pas un aveu, la maladresse n’a pas encore quitté Macky SALL et ses partisans. C’est comme quand Aly NDIAYE alias « magouille » affirmait qu’il ferait tout son possible pour que son patron rempile à la tête de l’Etat.

Mais, 15 avocats ne suffiront pas à défendre Macky SALL. Ce n’est pas par hasard si ceux-ci ferment la marche de son dispositif déjà bien huilé avec des commandes de véhicules blindés et d’engins anti-émeutes aussi secrètes que multiples.

Les manifestants, qui ont déjà gouté au gaz lacrymogène des forces de l’ordre, ont senti que beaucoup d’argent a été investi par le régime pour le rendre encore plus piquant.

Et si les populations, qui ne peuvent même pas compter sur les fameux ASP, sont dans l’insécurité au quotidien, le régime s’est doté de moyens à même de rendre leurs complaintes inaudibles.

Au mois de février dernier, le président de la République a remis les clefs de nombreux véhicules de patrouille et de transport de troupes et une dizaine d’ambulances médicalisées à la Police et à la Brigade nationale des sapeurs-pompiers.

Au mois de septembre passé, c’est 65 engins blindés anti-émeutes venant du pays d’Erdogan qui ont été réceptionnés au Port autonome de Dakar.

Et il ne s’agit là que des dernières acquisitions dévoilées de Macky SALL. La lutte contre le terrorisme en bandoulière, le fallacieux prétexte qui justifie toutes les forfaitures, il a caporalisé le régime.

Le conflit électoral n’attendra pas la proclamation des résultats du scrutin. Macky SALL le sait mieux que quiconque et se prépare à toute macabre éventualité.

La liste définitive des candidats retenus pour briguer le suffrage des Sénégalais n’est même pas encore arrêtée que les voix s’élèvent pour davantage faire dans la dénonciation.

Invitée ce dimanche de l’émission Remue-Ménage de la RFM, Amsatou SOW SIDIBE a tiré la sonnette d’alarme. «Il se trouve que le fichier électoral, nous ne l’avons pas eu à temps. Donc nous n’avons pas pu nous fonder sur le bon fichier électoral pour faire le parrainage,

là où Benno Bokk Yakaar a eu le bon fichier. Et voilà pourquoi dans cette dictée préparée, on nous fait savoir que Benno Bokk Yakaar et son candidat ont zéro faute. Tout est bon avec eux, et pour les autres, tout est presque mauvais. Donc cela pose problème.

Voilà pourquoi nous demandons qu’on s’arrête, qu’on s’asseye autour d’une table avec tous les acteurs pour réorganiser ces élections, qui ne peuvent pas avoir lieu concrètement le 24 février 2019. La date doit être reportée si on veut que le Sénégal reste un havre de paix et demeure dans la stabilité », a-t-elle déclaré.

Une méfiance totale des opposants vis-à-vis du Conseil constitutionnel qui a le dernier mot en amont et en aval. Pourtant, les sept « sages » qui se sont jusqu’à présent montrés très reconnaissants n’ont pas fini d’étaler toutes leurs grâces. C’est l’étincelle qu’ils agitent qui risque de mettre le feu aux poudres.

La baguette magique qui leur a permis de trier les bonnes signatures des mauvaises en si peu de temps, n’éblouit pas Pape DIOP encore moins Abdoul MBAYE. Et si Khalifa SALL et Karim WADE ont pu passer entre les mailles du filet, c’est que la grande nasse n’est pas encore déployée.

Pour Macky SALL, la donne parait claire. Plus que la hantise de la perte du pouvoir, il n’est pas question qu’un des responsables qu’il a martyrisés lui succède en avril prochain.

Les chefs d’accusation qui ont conduit Karim WADE, Khalifa SALL, Aida NDIONGUE et bien d’autres en prison pourraient bien être brandis contre lui. Ce ne serait que, dans le cadre de la traque aux biens mal acquis, la continuité de l’Etat.

Mame Birame WATHIE

Cheikh Yérim Seck ne cache plus son soutien à Macky Sall

Cheikh Yerim Seck a les mains trempées dans le « Macky » jusqu’au coudes, pour emprunter l’expression de Sartre avec « le garçon de café ».

Alors que le journaliste est accusé depuis quelque temps de faire le tour des plateaux pour défendre le bilan de l’actuel chef de l’Etat, il a été pris ce samedi en flagrant délit.

En effet, il a activement participé à la rencontre organisée par Thierno LO de la « coalition Aldiana » pour réfléchir sur la promotion des réalisations de Macky SALL.

À la différence de la présentation du livre de Ousmane Sonko « Solutions » où il était venu pour une séance publique de confrontation, l’adiministrateur de Yerim Post, était chez Thierno Lo pour discuter d’affaires stratégiques internes.

L’ancien de Jeune Afrique ôte un doute aux Sénégalais en cherchant à les convaincre que Macky Sall a bien travaillé lors de son septennat.

Pressafrik.com

Le poids réel de Macky Sall sur l’échiquier électoral

Je m’appelle Mamadou Yauck, doctorant finissant en Statistique à l’Université Lavalau Canada, où je travaille comme personne-ressource au Département de Mathématiques et de Statistique. Je suis diplômé de l’Ecole Nationale de la Statistique et de l’Analyse Economique et major de ma promotion. Je suis lauréat du Concours Général et meilleur élève du Sénégal en 2010 après avoir obtenu deux distinctions (Philosophie et Histoire). J’ai été champion du Sénégal et vice-champion du monde de scrabble cadet et junior en 2006, 2007, 2008 et 2009.

En tant que statisticien, quelle analyse faites-vous de la performances de MackySall et de sa coalition aux élections législatives de 2017 ?

Je travaille actuellement sur les données des joutes électorales de 2012 (présidentielle et législatives) et de 2017 (législatives) avec mon ami Mamadou YamarThioub (Doctorant en Data Science à Montréal). Le constat est clair : sur l’axe Dakar-Thies-Diourbel, qui concentre près de 50% de l’électorat national, MackySall (BBY) est passé d’un score de 69.97% à la présidentielle de 2012 à un score de 40.88% aux législatives de 2017, soit une baisse de 29% sur 5 ans. Rien qu’à Dakar, son score a baissé de moitié, passant de 74% à la présidentielle de 2012 à 36% aux législatives de 2017 (voir Figures 1, 2 et 3).

 

Figure 1: Évolution du score de MackySall (BBY) dans la région de Dakar

Figure 2: Évolution du score de MackySall dans la région de Diourbel

Figure 3: Évolution du score de MackySall dans la région de Thiès

Vous voulez dire que MackySall perd beaucoup de soutien électoral ?

Absolument ! Voyez-vous, sa coalition a perdu du terrain dans 10 des 14 régions du Sénégal ; elle n’a fait des progrès que dans les régions de Matam, Kaffrine, Sédhiou et Kolda, qui ne représentent que 13% de l’électorat national (voir Figure 4).

 

Figure 4: Variation relative du score de MackySall entre les législatives de 2012 et de 2017

Je peux vous dire que sur une carte (voir Figure 5), cette nouvelle réalité n’est pas du tout belle à voir !

Figure 5: Sens (positif ou négatif) de l’évolution du score de MackySall entre 2012 et 2017

Ce score aurait pu s’aggraver : le taux de participation dans les régions perdues par MackySall (BBY) tourne autour de 50%, tandis que dans les régions que sa coalition a gagnées, 3 électeurssur 5 ont voté (voir Figure 6).

Figure 6: Résultat de MackySall aux législatives de 2017 en fonction du taux de participation

D’aucuns disent que Macky SALL a de très grandes chances de remporter l’élection présidentielle de 2019 dès le premier tour. Que vous dit votre œil de statisticien ?

Il faut passer la barre des 50% pour gagner dès le premier tour, n’est-ce-pas ? Je trouve ce scénario improbable, et je vais vous dire pourquoi. La réalité des législatives de 2017 est froide :MackySall (BBY) a eu un score de 48.7% au niveau national. Pire, entre 2012 et 2017, son support électoral s’est déplacé de l’Ouest et du Sud du pays, qui concentre près de 60% de l’électorat national, au Centre et au Nord du pays. Si cette tendance, qui me semble malheureusement irréversible à tout point de vue, se maintient, MackySall va devoir faire face à la réalité d’un second tour. Dans cette éventualité, il est clair que la faveur des chiffres au Sénégal n’a jamais été du côté du Président sortant.

xalima

Barthélemy Dias traite Macky Sall de voleur

Le maire de Mermoz/ Sacré-Cœur semble de plus en plus vouloir en découdre avec le régime de Macky SALL. Barthélémy DIAS qui soutient mordicus que son mentor Khalifa SALL sera de la course à la prochaine présidentielle défie le Conseil constitutionnel de rejeter la candidature de l’ancien maire de Dakar.

« Nous avons assez discuté, nous n’attendons plus que le 19 janvier prochain (date de publication de la liste définitive des candidats retenus pour la présidentielle du 24 février 2019)… », a martelé Barthélémy DIAS sur les ondes de Sud FM.

Selon lui, il est impossible, à l’état actuel des choses, de parvenir à une conciliation avec Macky SALL. Car, indique-t-il, ce dernier n’a aucun égard pour les marabouts encore moins pour les opposants.

« Feu Serigne Sidy Makhtar MBACKE lui a demandé d’accorder ne serait-ce que la liberté provisoire à Khalifa SALL. Il ne l’a pas écouté.

Même chose avec Karim WADE. Mais quand le Qatar a demandé la libération de Karim, il a obéi en le graciant puis en le faisant sortir du pays dans des conditions nébuleuses », a expliqué l’ancien député.

Ne lâchant pas le leader de l’APR, Barth de poursuivre : « pourtant quand Me Abdoulaye WADE a voulu l’emprisonner, il a couru auprès de Serigne Bara qui était à l’époque khalife général des Mourides. Nous l’avions soutenu mais nous ne savions pas qu’il avait huit milliards de F CFA.

Comment il les a eus ? On ne peut s’enrichir que de trois manières : en travaillant, en héritant ou en volant.

Comment Macky SALL qui n’était même pas dans le premier gouvernement de Me Abdoulaye WADE a pu rassembler autant d’argent qu’il n’a pas hérité » ? Et Barthélémy DIAS de répondre à sa propre question : « Il l’a volé ».

WALFNet

Oumar Sarr : Macky Sall fait dans le népotisme et le ndédokobandouisme

Oumar Sarr s’est défoulé ce dimanche sur Macky Sall indiquant que le président fait preuve d’un clanisme ethnique.

“Son frère et son beau-frère sont dans et autour du gouvernement. Son frère est le Dg de la caisse de dépôts et de consignation, maire de Guédiawaye… On attaquait Karim en disant qu’il est le ministre du ciel et de la terre, et là nous sommes dans un gouvernement où Macky Sall n’oublie pas sa famille et ses amis », a dit Oumar Sarr qui déplore le fait que la plupart des personnes nommées soient de la même ethnie que le chef de l’Etat.

Abdoulaye Bathily : C’est la 1ère fois au Sénégal qu’un Président instrumentalise la Justice pour…

Le Professeur Abdoulaye Bathily enfonce le clou dans le « Macky ». Après avoir défendu Khalifa Sall et dénoncer un « instrumentalisation de la justice pour le liquider » dans un entretien avec nos confrères de la Rfm, il y a quelques mois, l’ancien allié de l’actuel chef de l’Etat est revenu à la charge ce dimanche dans une interview accordée au magazine Jeune Afrique.

Selon Bathily, c’est la première fois au Sénégal qu’un Président se sert de l’appareil judiciaire pour disqualifier des candidats à l’élection.

« Voilà cinquante ans que je participe au combat politique au Sénégal, et c’est la première fois que l’on fait écarter par la justice des candidats à la présidentielle », a-t-il déclaré.

Pour rappel, Khalifa Sall et Karim Wade sont toujours sous la menace de poursuites ou condamnations qui pourraient compromettre leur candidature à la prochaine élection du 24 février 2019.

Karim vilipende Macky auprès des institutions internationales

Objet : Demande d’un audit de la gestion des finances publiques du Sénégal sous la présidence du Chef de l’Etat sortant, M. Macky SALL et demande de réalisation d’un état des lieux par les bailleurs de fonds

À quelques semaines de l’élection présidentielle du 24 février 2019 et à la veille de la réunion du groupe consultatif organisée par le chef de l’Etat sortant, M. Macky SALL, pour tenter de dissimuler l’ampleur de la crise et la situation de quasi faillite dans laquelle il a plongé le Sénégal, j’ai le devoir d’attirer votre attention sur la réalité de la situation économique et financière du pays.

Je vous écris en tant que candidat du premier parti d’opposition, le Parti Démocratique Sénégalais, et de la coalition Karim Président 2019 pour demander la réalisation immédiate d’un audit des finances publiques et d’un état des lieux de la situation économique et financière.

Il est impératif que le Président de la République, qui sera très probablement issu de l’opposition, puisse connaître l’étendue des dégâts causés par son prédécesseur.

La plupart de nos indicateurs économiques et financiers sont dans le rouge, la situation est alarmante et les Sénégalais le ressentent fortement dans leur vie quotidienne.

Nos finances publiques accusent une tension de trésorerie extrême, les arriérés de dette intérieure et extérieure atteignent un niveau record, la situation monétaire est caractérisée par une grave crise de liquidité bancaire qui affecte surtout les banques les plus engagées dans le financement de l’économie et menace l’existence des PME/PMI.

Il convient également de relever la chute du volume des exportations, le ralentissement de l’activité industrielle ainsi que le quasi-arrêt des projets de l’Etat qui n’arrive plus à payer ses prestataires et ses fournisseurs.

M. Macky SALL a commis de très graves erreurs, notamment dans la gestion du secteur de l’énergie, qui menace à très court terme l’approvisionnement du pays en hydrocarbures et, par conséquent, la fourniture de la population en électricité.

Des créances importantes des acteurs du secteur privé national sont aujourd’hui impayées, ce qui ralentit fortement l’activité économique et engendre un chômage devenu endémique.

Il a également fortement endetté notre pays depuis son arrivée au pouvoir en 2012, hypothéquant l’avenir des générations futures et de notre vaillante jeunesse. Dès 2014, il a accéléré cet endettement en mettant le Sénégal en danger d’insolvabilité et de défaillance vis-à-vis de ses créanciers.

Il a également créé de la dette en toute illégalité sans autorisation de l’Assemblée nationale en contournant le code des marchés publics afin de donner des marchés surfacturés à son clan en émettant pour des centaines de milliards de F. FCFA de lettres de confort.

Le plus grave est que notre pays ne retrouve aucune contrepartie de cette accélération de l’augmentation du stock de la dette, en termes d’amélioration du bien-être de la population, d’augmentation du pouvoir d’achat, de satisfaction de la demande sociale et de construction de nouvelles infrastructures publiques dans les secteurs prioritaires. Sous

la gestion de Macky SALL, notre pays a aussi modifié dangereusement la structure de son endettement en termes d’échéance, de taux d’intérêt, de type de bailleurs et de devises.
Cette crise n’est pas sans danger pour l’ensemble du système économique et social avec notamment :

les deux dernières campagnes de commercialisation des produits agricoles qui n’ont pas été financées, plongeant ainsi le monde rural dans le désarroi ;
son incapacité à créer des emplois, en particulier pour les jeunes qu’ils soient ou non diplômés ;
son incapacité à respecter les accords que le Gouvernement a signé suite aux demandes récurrentes des enseignants et des personnels de santé ;
son incapacité à régler les dettes dues aux hôpitaux et aux centres de santé, qui manquent de médicaments et d’équipements ;
son incapacité à régler les arriérés de 16 milliards de F.CFA dues à des écoles professionnelles et supérieures privées qui sont obligées de renvoyer 40.000 étudiants ;
son incapacité à augmenter le pouvoir d’achat des ménages.

En 7 ans, il n’a pas revalorisé une seule fois les salaires réels des travailleurs alors que le train de vie de l’Etat s’est accru de manière vertigineuse et qu’il nous fait croire que l’Etat du Sénégal disposerait de prétendues liquidités au niveau de la banque centrale, alors que ces ressources n’existent pas ;
son incapacité à réduire les prix de l’’électricité, de l’eau et des denrées de première nécessité ;
les nombreux scandales économiques et financiers impliquant la famille et le clan du Chef de l’Etat avec notamment la Caisse des Dépôts et Consignation à la tête de laquelle il a nommé son frère et qui prête à ses affidés et militants, si bien que cette caisse connaît aujourd’hui des difficultés financières alors qu’en 2012, elle disposait d’une situation de trésorerie largement positive ;

la perte de plusieurs milliers de milliards de F.CFA pour l’économie nationale suite à la mal gouvernance et la corruption dans le secteur des ressources naturelles.

Concernant le pétrole et le gaz, le Chef de l’Etat, Macky SALL a octroyé à la société unipersonnelle de son frère des permis qu’il contrôle par un jeu de poupées russes de sociétés écrans logées dans les paradis fiscaux et par l’utilisation de prête-noms.

Ces permis pétroliers et gaziers ont été immédiatement revendus à travers des opérations d’affermage ;
l’insécurité et l’insalubrité devenues des questions préoccupantes pour nos populations.

Compte tenu des liens étroits que le Sénégal a entretenus depuis des décennies avec les pays membres du FMI et les institutions financières internationales appuyant le développement économique et social de notre pays, je sollicite l’implication des partenaires privilégiés pour réaliser, avant la prochaine élection présidentielle, un état des lieux sans complaisance et en toute transparence des finances publiques, un audit de la dette publique sénégalaise et un recensement des nombreux arriérés publics, dont personne ne connaît aujourd’hui le montant réel.

Ce travail impératif sera salutaire, pour éviter une dégradation de l’image du Sénégal déjà fortement écornée sur le plan international.

Sa réalisation sera d’autant plus nécessaire que M. Macky SALL aurait donné son accord pour que l’Etat, après l’élection présidentielle, applique un programme sévère d’austérité comportant notamment l’augmentation du prix des carburants, du prix de l’électricité et des prix de certaines denrées de première nécessité, ainsi que l’augmentation des prélèvements sociaux pour financer les dérives de ses graves erreurs de gestion.

Je ne demande pas l’arrêt de votre aide financière au Sénégal, mais que les Sénégalais puissent disposer d’un état des lieux contradictoire, fidèle et réel de leurs finances publiques, que les responsabilités soient situées et que le Chef de l’Etat, Macky SALL cesse de mentir aux sénégalais et de manipuler l’opinion internationale.

Je vous remercie de l’attention que vous voudrez bien réserver à ma demande, que j’ai cru devoir vous adresser à ce moment décisif de l’histoire de notre pays.

Karim Meïssa WADE
Candidat de la Coalition Karim Président 2019

Sonko depuis Diourbel : le jour où Macky acceptera de débattre avec moi…

Le leader de Pastef les patriotes Ousmane Sonko continue de défier Macky Sall. A Diourbel dans le cadre de sa tournée nationale,il a encore demandé à Macky Sall de prendre son courage à 2 mains et de l’affronter dans une joute oratoire.

“ il peut fuir le débat en arguant qu’il est président mais quand la campagne électorale sera ouverte je le mets au défi d’accepter un face à face ne serait-ce que pour 1 heure”, a lancé Ousmane Sonko entouré d’une foule monstre venue l’acclamer à Diourbel

Le président Sall donne en exemple les Lions de beach soccer à la jeunesse


Le président de la République, Macky Sall, a souhaité vendredi, dans une lettre de félicitations et d’encouragements à l’équipe nationale de beach soccer, sacrée vendredi championne d’Afrique, que les valeurs dont ses joueurs ont fait montre servent de « viatique » aux Sénégalais et à la jeunesse en particulier.

Les Lions du beach soccer ont dominé (6-1) les Nigérians en finale de la Coupe d’Afrique des nations de football à Sharm El Sheikh (Egypte).

Le Sénégal, « par ma voix, encore une fois, vous exprime ses encouragements et ses chaleureuses félicitations en souhaitant que l’exemple d’abnégation, de culte de l’effort, de persévérance et de respect des règles du jeu qui a été votre crédo tout au long des compétitions puisse servir de viatique à tous vos compatriotes, en particulier la jeunesse sénégalaise qui est notre horizon et notre avenir », a réagi le président de la République.

Dans sa lettre, le chef de l’Etat insiste particulièrement sur la prestation parfaite des Lions, qui ont aussi selon lui brillé par leur sérieux et leur détermination.

« Vous avez fait un parcours sans faute en gagnant tous vos matchs sans jamais vous départir de votre sérénité, de votre esprit fair-play et de votre détermination à aller jusqu’au bout de vous-mêmes pour obtenir le résultat attendu. Vous avez honoré et élevé votre nation au rang de première équipe africaine de beach soccer pour la quatrième fois de votre histoire en 2011, 2013, 2016 et 2018 », s’est felicité Macky Sall .

Le Sénégal et Nigeria représenteront le continent lors de la Coupe du monde 2019 de beach soccer, qui sera organisée du 21 novembre au 1er décembre, au Paraguay.

Tenante du titre, la sélection sénégalaise a surclassé tous ses adversaires durant ce tournoi joué à Charm el-Cheikh, en Egypte.

Il s’agit du cinquième sacre en huit éditions pour les Lions du beach soccer qui seront, avec le Nigeria, les représentants du continent africain à la prochaine Coupe du monde de la discipline.

“Macky prépare un hold-up électoral mais le peuple fera face”

A l’occasion du lancement de la Plateforme Opérationnelle de Sécurisation des Élections (POSE), le président du parti rewmi s’est ouvert au micro des nos confrères de la Rfm qui ont pris part à cette rencontre.

A cet effet, le président parti Rewmi a dénoncé une certaine magouille orchestrée minutieusement par le président Macky Sall. «

Depuis le départ nous avons vu une succession d’actes posés par le candidat sortant pour éliminer des candidats du système pour manipuler la justice, pour empêcher une distribution convenable des cartes aux citoyens. En voilà des actes inquiétants », a déploré Idrissa Seck.

Mais le candidat rewmiste à la présidentielle de 2019, pense que même si le candidat sortant de Benno Book Yaakaar prépare un Hold-up électoral, le peuple sénégalais ne le laissera pas faire».

En outre, l’ancien premier ministre salut l’initiative de Me Mame Adama Guèye qui a réuni toute l’opposition sénégalaise autour de cette rencontre qui se prépare activement pour le départ de Macky Sall en 2019.

Nombril, nombrilisme, ego … Par Demba Ndiaye

Une autre facette qu’on ignorait du président Sall : la modestie ne l’étouffe pas ! – Oui, il est bien ce qu’on fait de mieux en matière de mensonges électoraux et de mauvais choix en tant que président élu

Une autre facette qu’on ignorait du président Sall et qu’il vient de nous dévoiler : la modestie ne l’étouffe pas ! « Je suis sûr d’être le meilleur parmi les candidats à la présidentielle ». Et vous croyez qu’il a souri pour nous signifier qu’il s’agit juste d’un propos de pré-campagne, ou pour atténuer le caractère fanfaron d’une telle auto…sanctification ? Même pas ! Parce que voyez-vous, Sa Majesté y croit.

Car à force d’entendre ses obligés et presqu’esclaves lui murmurer à l’oreille des louanges à la gloire de Sa grandeur ; à la luminosité de sa vision, à sa « constance » sanctifiée, voire déifiée, face aux insignifiants « variables » que sont les autres, tous les autres, monsieur « candidat-deuxième mandat-élu au premier tour » se prend pour l’« élu » des électeurs et de DIEU lui-même !

Quand on a un gros nombril, qui abrite un nombrilisme hors normes, cela donne un ego « trop centré », qui permet des affirmations pathologiques du genre : « Je suis le meilleur parmi les candidats à la présidentielle ». Pince sans rire. De quels candidats parle-t-il ? Que nous sachions, pour l’heure, il n’y a que des candidats à la candidature ! Peut-être que contrairement à nous autres simples mortels, qui ne sommes ni dans le secret divin, ni dans celui du Conseil Constitutionnel (quasi divin aussi), il sait déjà qui seront les candidats en face de lui et qui ne lui arriveraient pas à la cheville. Nous savions qu’il en avait déjà éliminé deux : l’un en exil, l’autre en villégiature dans « l’hôtel-Pénitencier » de Rebeuss. Peut-être parce que ces deux-là étaient meilleurs que lui qu’il les a déclarés non partants. Oui, dans le domaine de l’embastillement des adversaires « meilleurs » que lui, il excelle assurément.

Oui, il est bien le meilleur candidat face à des candidats virtuels, à des « pas encore candidats » ! Fastoche non ? D’être meilleur que rien ! Mais qui donc lui met des conneries pareilles dans la tête et dans la bouche à débiter devant des citoyens qu’il considère comme de parfaits idiots incapables de discernement et de choix.

Mais nak, faut quand même reconnaître qu’il y a quelques vérités dans ce délire égocentrique : parmi les « pas encore » candidats, il est le seul ancien candidat à être meilleur dans quelques domaines majeurs :

Il est le meilleur en matière de reniements (« wakh wakhet ») qu’il a même contaminé son. Premier ministre qui en fait une chanson paillarde qu’il entonne avec une délectation jubilatoire.

Oui, il est le « meilleur » en matière de respect de la parole donnée : la Patrie avant le Parti ; la reddition des comptes et la taule pour les fautifs avérés ; la haine viscérale contre la maladie infantile et contagieuse qu’est la transhumance ; pour laquelle il trouve désormais des vertus, cette prostitution de la politique, sans carnets sanitaires ; il laisse le choix à des frelons et autres voleurs de choisir entre une Cour scélérate (Crei) et le refuge de ses lourds coudes…

Il est le « meilleur » candidat quand il s’agit de jeter dans la rue 40 milles jeunes sénégalais (étudiants) parce que son ministre-comptable, Amadou Ba, n’aime pas son homologue mathématicien, Mary Tew Niane, dont il doute des capacités à compter juste le nombre d’étudiants déversés dans le privé.

C’est vrai qu’il est le meilleur pour se faire construire des Ter de moins de 50 km à 1500 milliards là ou d’autres construisent des autoroutes de plus de 300 km à dix fois moins que ça !

Oui, il est le meilleur quand il s’agit de choisir où dépenser l’argent public : des stades omnisports pour les lutteurs, des Centres de conférences à la place de nouvelles universités pour empêcher nos jeunes d’être des victimes du non-respect des engagements vis-à-vis des Écoles supérieures d’enseignement, ou encore, nos bras valides de préférer le suicide par la mer ou le désert la vie d’enfer au pays…

Oui, il est bien ce qu’on fait de mieux en matière de mensonges électoraux et de mauvais choix en tant que président élu. Vous aurez noté qu’il ne dit rien de lui, président, et de ses trahisons électorales.

Mais parce qu’il est convaincu que nous sommes de parfaits idiots à la mémoire courte, il nous lustre sa candidature, et lui, se peint en un père de la vertu. Je parle bien sûr de vertus politiques. Parce que j’ignore tout du reste, et ne m’y intéresse absolument pas….

Juste quelques mots sur la décision souveraine (un mot que nous adorons chez nous quand il s’agit de respecter les instances internationales) de la France d’augmenter le prix des inscriptions des étudiants étrangers dans ses universités.

J’ai entendu çà et là, au Sénégal et en Afrique, des jeunes, universitaires, ruer dans les brancards et demander à leurs gouvernements de rappeler à l’ordre le président Macron ! Bigre ! La France ne peut plus décider de sa politique universitaire maintenant, « souverainement » sans qu’on crie au scandale ! La jeunesse africaine et sénégalaise en particulier, se trompent de cible et d’objectifs.

La cible devrait être leurs gouvernements pour qu’ils construisent plus d’universités, qui prodiguent des enseignements de qualité ; que sa jeunesse ne soit pas obligée, par ignorance ou par manque de confiance en leur système éducatif, de ne voir leur avenir et salut qu’en la France et ses universités. Non de Dieu, battez pour votre droit à vivre et à étudier dans vos pays. Pour des systèmes éducatifs de qualité et en quantité.

Exigez de vos gouvernants qu’ils fassent des choix d’investissement plus judicieux. Qu’ils dépensent moins dans les armes en engraissant les fabricants ; qu’ils bannissent les dépenses et autres investissements de prestige.

Le « meilleur candidat » et qui fera le « meilleur président », c’est celui qui prendra ces engagements-là et, les respectera surtout. Parce qu’il aura en face des citoyens vigiles-vigilants, qui surveilleront leurs faits et gestes. Et non leur signer un chèque en blanc pour un bail de cinq ou sept ans. Pour une fois, la France ne vous a rien fait.

Les comptes, vous devez les demander à vos dirigeants, seuls comptables de votre avenir. « Parel » (len »), comme vous l’y invitent ces jeunes empêcheurs de vivre idiots et de mourir pour rien : Y en a marre ! Et y en a marre aussi de ceux qui veulent leur fermer la bouche pour pouvoir tripatouiller les élections en paix.

Atepa : Macky Sall n’a pas de vision

Dans un entretien avec le journal walfquotidien, l’Architecte Pierre Goudiaby Atepa, candidat à l’élection présidentielle s’en est vivement pris à Macky Sall et à son régime

Quand on voit là où on nous amène, on se rend effectivement compte qu’il y a problème. On ne peut pas continuer à gérer ce pays sans vision. Il n’y a aucune vision. Je suis désolé, mais ce n’est pas ce que nous attendions de nos dirigeants. Ce pays, on peut le développer. Il fait partie des très rares Etats africains qui peuvent être développés en un rien de temps. Je pèse mes mots (…). D’abord, il faudra remarquer que le pouvoir a mis en place ce qu’ils ont appelé le Plan Sénégal Emergent (Pse), mais la plupart des projets phares qu’ils font actuellement ne font pas partie du Pse. Il y a une autoroute qui n’en fait pas partie. Le fameux TER non plus, etc. Cela veut dire qu’il n’y a pas la vision qu’il faut pour nous sortir de là où nous sommes. Nous devons pouvoir faire mieux.

Si Karim Wade fait l’objet d’un bannissement, qu’on nous le dise ! Par Mamadou Oumar Ndiaye

L’homme de la gouvernance sobre et vertueuse vient d’avouer ce que les Sénégalais avaient toujours soupçonné et même pour certains d’entre eux clamé : La neutralisation de Karim Meïssa Wade (KMW) et Khalifa Ababacar Sall n’obéit qu’à l’impératif de lui permettre d’avoir un second mandat les doigts dans le nez.

Après, eh bien, après avoir rempilé, ces deux dangereux empêcheurs d’être réélu pourront recouvrer tous leurs droits, être amnistiés et, si tel est leur vœu, se présenter à la présidentielle de 2024.

L’important, c’est qu’ils ne soient pas un obstacle à sa victoire au soir du 24 février prochain. Ils ont refusé de jouer le jeu ? Tant pis pour eux, je vais leur montrer que la « justice », dans ce pays, est à mes ordres !

Ainsi fut fait. Sous la grotesque accusation d’ « enrichissement illicite » à hauteur de plus de 1.000 milliards de nos francs les juges ont finalement ramené le « préjudice » à 138 milliards , Karim Wade a été condamné à l’issue d’un procès loufoque à six ans de prison ferme et à payer la somme prétendument détournée.

Après trois ans de prison, il a bénéficié d’une grâce présidentielle et mis dans un avion le soir même de sa libération pour un exil forcé au Qatar. Apparemment, les termes du « deal », c’était qu’il devait s’y tenir à carreau jusqu’après l’élection présidentielle de l’année prochaine.

Seulement voilà : le candidat du Parti démocratique sénégalais (Pds) n’entend, pour rien au monde, rater cette importante échéance. Il ne fait pas mystère de son intention de revenir par tous les moyens participer au scrutin du 24 février 2019.

Ce que sachant, les responsables du parti au pouvoir multiplient les menaces du genre : « il sait bien que sa grâce n’était que partielle ; par conséquent, s’il s’amuse à revenir au Sénégal, il sait ce qui l’attend puisqu’il devra payer les 138 milliards de dommages et intérêts qu’il doit à l’Etat. Nous n’hésiterons pas à appliquer la contrainte par corps ».

Autrement dit, à jeter Karim Meïssa Wade en prison dès qu’il rentrera dans son propre pays! et nous qui pensions naïvement que le président Macky sall et ses sbires se réjouiraient d’un retour du seul condamné de la CREI à part Tahibou Ndiaye, dont la condamnation à une peine ferme n’a jamais été exécutée, Dieu sait pourquoi!, en se disant qu’il va enfin renflouer le trésor public dont le manque de liquidités est désormais reconnu même par le ministre de Finances!

Logiquement, s’ils ne se souciaient que des seuls intérêts financiers du pays, les gens du pouvoir devraient donc, au contraire, tout faire pour que l’exilé du Qatar décide d’abréger son séjour afin de revenir au Sénégal et payer sa « dette » de 138 milliards au trésor public.

Au lieu de quoi, on le met en garde de revenir en tout cas pas avant février 2019, allant même jusqu’à sous-entendre qu’il ne serait même pas autorisé à débarquer à l’aéroport de Diass.

Autrement dit, qu’on lui ferait subir le sort de l’opposant congolais Moïse Katumbi, lui aussi principal obstacle à une réélection du président Joseph Kabila finalement, après avoir tenté de violer la constitution de la République démocratique du Congo, le président congolais a reculé sous les pressions ou à une élection du dauphin de celui ci, le sieur Emmanuel Ramazani shadary.

Katumbi, donc, après avoir lui aussi été condamné à trois ans de prison pour une fantasque affaire d’«escroquerie immobilière » avait réussi à quitter le pays avant de décider d’y revenir pour présenter sa candidature à la présidentielle de décembre prochain.

Eh bien, son avion avait été interdit d’atterrissage dans tous les aéroports du pays et les compagnies aériennes avaient été sommées de ne pas l’embarquer à bord de leurs vols. Ayant voulu pénétrer malgré tout en territoire congolais, il s‘était rendu en Zambie d’où il avait tenté de pénétrer dans son pays par la voie terrestre.

Eh bien, la frontière avec ce pays avait été fermée et l’armée déployée sur cette frontière ! Bref, c’est le traitement que l’homme à la gouvernance sobre et vertueuse et son régime voudraient réserver au fils du président Abdoulaye Wade.

Or, si l’on a bien compris, même si l’on veut exercer la contrainte par corps, on doit au moins laisser le concerné revenir dans son pays, lui faire une sommation de payer avant, en cas de refus de s’exécuter de sa part, le prendre pour le conduire en prison.

Hélas, nos gens ne veulent même pas voir Karim Wade roder autour du Sénégal à partir des pays voisins, à plus forte raison revenir au bercail. et pourtant, il faut bien qu’il rentre avant la prochaine échéance électorale, le candidat du pds.

Car non seulement les militants de son parti l’attendent, mais aussi d’innombrables sénégalais qui souhaitent qu’il prenne part à la présidentielle du 24 février prochain. Disons-le clairement : nul ne devrait pouvoir empêcher Karim Wade de revenir dans son pays. Macky Sall voudrait le faire retourner en prison ?

Grand bien lui fasse, mais au moins qu’il permette, pou cela, que l’homme présenté comme son plus sérieux rival à la présidentielle puisse rentrer d’abord !

Et puis, encore une fois: il n’est pas admissible que l’actuel président de la République se présente à un scrutin à la participation duquel il aura écarté de la manière que l’on sait c’est-à-dire par le biais de juges aux ordres, ses deux plus redoutables adversaires. A savoir, encore une fois, Karim Meïssa Wade et Khalifa Ababacar Sall. C’est facile de considérer la réélection comme acquise après avoir mis en prison ou exilé ses deux principaux challengers.

Dire qu’après la présidentielle, et donc en cas d’obtention d’un second mandat, tout est envisageable, y compris une amnistie, c’est avouer crument ce que tout le monde savait déjà, à savoir que la justice a été instrumentalisée pour neutraliser deux dangereux rivaux.

Or, encore une fois, Karim Wade et Khalifa Sall doivent absolument participer à la prochaine présidentielle. Le Sénégal ne va pas faire moins que le Mali voisin quand même qui a permis à 24 candidats de briguer la dernière présidentielle.

Tout s‘était bien passé et le président Ibrahima Boubacar Keïta avait été réélu haut la main. Notre justice en prend pour son grade dans toutes les instances régionales (Cedeao pour les affaires Khalifa Sall et Karim Wade) et internationales (groupe de travail des nations unies pour les détentions arbitraires puis, cette semaine même, Comité des droits de l’Homme de l’Onu) où ses décisions sont considérées comme des torchons.

Normal, une juridiction d’exception comme la CREI ne saurait trouver grâce aux yeux d’aucun état de droit, aucun organisme, aucune juridiction régie parle droit et travaillant sur le droit. C’est une juridiction destinée à faire le sale boulot pour le président Macky Sall et elle l’a bien fait.

Quand elle a voulu dépasser la limite et convoquer d’autres personnalités figurant dans la fameuse liste de 25 dirigeants de l’ancien régime soupçonnés de s’être enrichis illégalement, on lui a dit : « stop » et elle a arrêté.

Ce qu’on lui demandait, c’était de coffrer Karim Meïssa Wade guère plus. Après quoi, mission terminée pour elle. Une chose est sûre en tout cas: avec le cinglant désaveu que le Comité des droits de l’Homme de l’Onu vient d’infliger au Sénégal à travers la CREI, on se demande encore qui pourra bien empêcher Karim Meïssa Wade de rentrer et de se présenter à la prochaine présidentielle. Et tant pis si cela fout la frousse à certains!

Mamadou Oumar Ndiaye

Mamadou Lamine Diallo : Macky Sall a asséché le Trésor public

Le député Mamadou Lamine Diallo accuse le président Macky Sall d’avoir asséché le Trésor public et tué à petit feu la bijouterie sénégalaise. En réalité, selon le président du mouvement Tekki, le chef de l’Etat se cache derrière un audit de la dette due aux écoles publiques d’enseignement supérieur pour ne pas payer. Toujours d’après le parlementaire, le Trésor est desséché.

A l’en croire, la conjoncture a été favorable au régime en 2012, notamment le cycle d’endettement était positif après l’annulation du stock de la dette de 2006, le bas prix du pétrole et la bonne pluviométrie. Mais, regrette Mamadou Lamine Diallo, le président Sall a mal géré l’économie en se lançant dans des investissements publics désordonnés et politiciens exécutés par des entreprises étrangères.

Ainsi artificiellement le PIB se gonfle, mais les recettes fiscales ne suivent pas, ainsi que l’emploi. Le résultat est que le Trésor public est asséché, les inégalités ont augmenté avec l’apparition des nouveaux riches qui ont profité de la politique des offres spontanées.

Le secteur informel est étouffé. Le cas le plus triste, selon lui, c’est la bijouterie traditionnelle dont le savoir-faire est reconnu partout en Afrique. Ainsi, sous l’effet des importations, soutient-il, les bijoutiers sénégalais ferment boutique. Pikine en serait un exemple.

Avec dakarmatin

Attaques de Macky contre Amnesty: Le Forum Civil défend Seydi Gassama

Depuis quelques temps, le Forum Civil, section sénégalaise de Transparency International a noté du côté du pouvoir des tentatives de musèlement de la société civile.

Il y a quelques jours, c’était le Ministre des Mine ensuite celui en charge de l’Agriculture et tout récemment, c’était le tour du président de la République contre les leaders de Amnesty International Sénégal, lors d‘une interview à France 24.

Cette attitude frileuse et antidémocratique n’honore guère des dirigeants qui envisagent d’organiser dans notre pays les assises de l’Internationale libérale qui a comme crédo la protection et la défense des libertés.

Le Forum Civil est solidaire de Amnesty International et de toutes les organisations de la société civile victimes d’attaques que rien ne saurait justifier.

Le propre d’une République démocratique est de garantir la liberté d’expression à toutes les composantes de la société.

A cet effet, la section sénégalaise de Transparency International appelle le Gouvernement et les citoyens à s’investir davantage dans la préservation des acquis démocratiques en l’occurrence les droits et libertés.

Dans ce contexte pré-électoral marqué par une absence de dialogue entre le pouvoir et l’opposition, l’Etat doit plutôt travaillée à rassurer les populations, en préservant et en consolidant la paix, la stabilité sociale et l’espace civique.

Attaqué par Macky, Seydi Gassama défendu par Alioune Tine


« Les avis d’Amnesty Sénégal sont politisés. Ils n’ont qu’à rejoindre les rangs de l’opposition et nous sommes à l’aise « .

Ces propos de Macky SALL sur France24 ont fait réagir l’ancien secrétaire général de la RADDHO. Alioune TINE estime que le président a manqué de prendre de la hauteur et tente de mettre à mal Seydi GASSAMA avec Amnesty international.

» À l’extérieur du Sénégal un Président doit toujours protégé son citoyen. Ici-même nous pouvons nous parler », note-t-il. Selon Alioune TINE qui trouve que ce n’est pas la première fois, en accusant Seydi GASSAMA à France 24, Macky s’adresse à Amnesty à Londres et leur dit : « Chassez-le, il n’est pas indépendant ».

Macky Sall le promoteur des vieillards de la république Par Assane B. Niane

«Dites-nous quelle jeunesse vous avez, nous vous dirons quel avenir vous aurez.» Car le développement d’un peuple se perçoit, à priori, à travers les compétences et les facultés novatrices de sa jeunesse.

En réalité, le Président Diouf ne pouvait être pertinent en traitant la jeunesse sénégalaise de «malsaine», parce qu’étant, tout simplement, emporté par un excès de colère. De même, le Président Sall ne peut être objectif en agissant comme si cette jeunesse n’est bonne à rien. N’est-ce pas une attitude politiquement suicidaire de n’élire à la tête des institutions d’un Etat que de vieillards ?

Combien y a-t-il de jeunes à la tête de nos institutions ? A ce que nous sachions, il n’y en a pas un seul. On dirait que notre jeunesse est incompétente. Elle ne serait même pas préparée pour prendre la relève. Par conséquent, le Président Macky Sall ne se fait entourer que par les vétérans de la politique sénégalaise.

C’est pour cette raison que le vieux communiste trouve sa place de Ministre d’Etat auprès du président de la République : Il s’agit d’Amath Dansokho, le premier servi de la deuxième alternance. Il est né le 13 janvier 1937. Le 31 décembre 2018, il aura exactement 81 ans, 11 mois et 18 jours, c’est un vieux du quatrième âge. Il est dans le terrain politique depuis les années 50.

Député depuis 1983, il est nommé ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat entre 1993 et 1995 dans le Gouvernement d’Habib Thiam. Réélu député en 1998, il quitte ce poste en 2000 pour redevenir ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat sous Wade pour une durée de huit mois. Depuis 2012, il est nommé ministre d’Etat auprès du gérontocrate, malgré sa vieillesse et sa maladie.

A la deuxième institution de la République, les délégués du peuple se comportent comme des enfants devant le grand-père Moustapha Niasse. Marqué par le poids de l’âge, il a du mal à imposer sa loi. Né le 4 novembre 1939, le 31 décembre 2018, il aura exactement 79 ans, 01 mois et 27 jours.

C’est aussi un vieux du quatrième âge. Sous Senghor, Il est désigné Directeur de Cabinet pendant presque dix ans avant d’être nommé ministre de l`Urbanisme, le 15 mars 1979 dans le Gouvernement d’Abdou Diouf. Le 19 septembre de la même année, il devient ministre des Affaires étrangères. Le 5 avril 1983, le Président Diouf le nomme Premier ministre, mais il ne demeure là-bas que vingt-quatre jours.

Il démissionne le 29 du même mois. Entre 1993 et 1998, il réoccupe encore le poste de ministre des Affaires étrangères dans le Gouvernement d’Habib Thiam. De 2000 à 2001, le Président Wade le ramène à la primature. Actuellement, il est le président de l’Assemblée nationale, une charge qu’aucun jeune sénégalais n’est capable de supporter aux yeux du Président Macky Sall.

Pour la troisième institution de la République du Sénégal, le gérontocrate a promu cette fois-ci une vieille du troisième âge. Elle est née vers l’an 1949. Vous la connaissez bien, elle s’appelle Aminata Tall. Entre 1991 et 2013, elle a occupé différents postes ministériels.

Le 31 décembre 2018, elle aura à peu près 69 ans. Entre 2003 et 2004, elle est nommée ministre d’Etat auprès du président de la République, entre 2004 et 2006, ministre d’Etat, ministre des Collectivités locales et de la Décentralisation, entre 2006 et 2007, ministre d’Etat auprès du Président Wade et entre 2009 et 2012, Secrétaire générale de la Présidence. Elle garde ce poste après la deuxième alternance.

Le 17 janvier 2013, face à une jeunesse non éligible à la tête des institutions de notre pays, elle est nommée présidente du Conseil économique, social et environnemental.

La création d’une quatrième institution, le Haut conseil des collectivités territoriales pointe le doigt à un autre vieillard : il s’agit de Ousmane Tanor Dieng. Il est né le 2 janvier 1947, le 31 décembre 2018, il aura exactement 71 ans, 11 mois et 29 jours. Il est un vieux du troisième âge.

Entre 1976 et 1978, il est nommé Conseiller chargé des Affaires internationales au ministère des Affaires étrangères. Entre 1978 et 1981, il devient Conseiller diplomatique auprès du Président Léopold Sédar Senghor, puis auprès du Président Abdou Diouf entre 1981 et 1988.

De 1988 à 1993, il est désigné Directeur de cabinet, puis ministre Directeur de cabinet du Président Diouf. En 1993, il est nommé ministre d’État, ministre des Services et des Affaires présidentielles.

De 2012 à 2016, il occupe le poste de ministre d’Etat auprès du Président Macky Sall. Le 20 octobre 2016, il est nommé Président du Haut conseil des collectivités territoriales, une charge qui serait très lourde pour la jeunesse sénégalaise.

Au niveau du troisième pouvoir de la République, le gérontocrate, hanté par les élections de 2019, malmène la loi portant statut des magistrats pour avoir son propre Président de la Cour suprême jusqu’en 2020. Ainsi il réoriente la retraite de quelques magistrats dont celle de Mamadou Badio Camara, né le 9 avril 1952.

Il est admis au troisième âge depuis 01 an, 06 mois et 28 jours. Le 31 décembre 2018, il aura exactement 66 ans, 08 mois et 22 jours. A cette date, il aurait quitté la magistrature depuis 01 an, 08 mois et 22 jours si la loi portant statut des magistrats de l’ordre judiciaire n’avait pas été modifiée. En juin 1975, il obtient sa licence en droit privé.

Admis à l’ex-Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature, il y sort en 1977 avec un brevet qui le fait intégrer le corps des magistrats. Aujourd’hui, il est le Président de la Cour suprême après presque quarante et un ans de service. Peut-être, s’il y avait parmi les autres magistrats de l’ordre judiciaire, un seul, plus jeune et capable de faire le travail de ce vieillard, on n’aurait pas besoin de modifié cette loi et il serait admis à faire valoir ses droits à pension de retraite depuis le 9 avril 2017. Mais la nécessité de service et le fait d’être irremplaçable obligent de le maintenir jusqu’au 9 avril 2020 pour une mission que vous devinez.

En définitive, la jeunesse sénégalaise doit vraiment savoir ce qu’elle a fait pour mériter un tel sort, car on ne gagne que ce qu’on a œuvré. «… et qu’en vérité, l’homme n’obtient que (le fruit) de ses efforts…) (Sourate 53, verset 39) Ainsi le changement est toujours entre les mains d’une jeunesse compétente, ambitieuse et scrupuleuse. Notre Seigneur, exalté soit-Il, ne dit-Il pas : «En vérité, Allah ne modifie point l’état d’un peuple, tant que les (individus qui le composent) ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes.» (Sourate 13, verset 11)

Aujourd’hui nous savons pertinemment que le peuple sénégalais souffre et que son Président n’est préoccupé que par sa réélection en 2019. Alors prions ensemble, chers compatriotes, pour que Dieu le fasse détrôner, cette fois-ci, par un vrai patriote.

Et malheur à quiconque croit que c’est Dieu qui donne la vie et pense qu’il n’est pas à mesure de la lui prendre. Malheur à quiconque admet que c’est Lui qui attribue la royauté, mais ne peut pas la lui arracher. «Dis : «Ô Allah, Maître de l’autorité absolue. Tu donnes l’autorité à qui Tu veux, et Tu arraches l’autorité à qui Tu veux ; et Tu donnes la puissance à qui Tu veux, et Tu humilies qui Tu veux. Le bien est en Ta Main et Tu es Omnipotent. (Sourate 3, verset 26).

Assane Bocar NIANE

Parcelles Assainies, Dakar
assanebocarbaydi@yahoo.fr

Le voleur n’aime pas les bruits de pas et les éclats de voix…


Babacar Gaye Na répondu à Macky Sall qui comparait les ténors de l’opposition à des voleurs qui crient derrière un voleur imaginaire

Quand quelqu’un qui, avant d”occuper une fonction politique, peinait à payer un Loyer de 60 000, comptait sur la mrraine de sa fille pour assurer le lakh et les beignets « Thiopati »
Et squattait les véhicules de ses amis pour aller aux réunions des cadres du Pds, il soit raser les murs apres s’être enrichi à la faveur d’une proximité de 8 ans aux côtés de ceux-là qu’il considère aujourd’hui comme des voleurs.
Mais comme un voleur n’aime pas des bruits de pas ou des éclats de voix, une pollution sonore lui enlève toute chance d’achever son coup tordu.

Ne lui en déplaise, l’opposition criera au voleur, vociférera, tambourinera, claironnera, sifflera pour que le bien de la communauté ne soit pas emporté.

Abdoul Mbaye : Tout ce que Macky et son gouvernement avancent comme statistique n’est que mensonge

Hier à Rufisque dans le cadre de sa tourné nationale,l’ancien Premier Ministre,Abdoul Mbaye,a dressé un tableau sombre de la situation économique du Sénégal.

Le président de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (ACT) indexe les grands projets de l’Etat,qu’il juge budgétivores et sans impact positif sur l’économie nationale.

»Lors d’une conférence que j’animais récemment à Paris, j’ai attiré l’attention sur les mensonges statistiques et de présentation du Sénégal comme un pays économiquement viable et en progrès rapide.

Tout cela n’est que mensonge, parce que les populations souffrent.La vérité finira par éclater »

Sale temps pour le Macky ( Demba Ndiaye)

La potion venimeuse du FMI n’a même pas encore subi les assauts des sucs gastriques qu’une autre déconvenue vient clore la sale semaine présidentielle : le boycott offensant de ses homologues du fameux « G5 »

Il y a des jours comme ça, où les astres refusent de s’aligner, les anges refusent de survoler votre Palais, vos patrons les bailleurs vous rappellent , tirent sur les chaînes qui vous attachent à eux, vos collègues présidents vous snobent en se portant pâles à vos palabres sur la « Paix » et le « développement ».

Et même un ex-détenu handicapé de Rebeus a le mauvais goût de venir s’immoler sous vos fenêtres pour protester contre votre peu d’empathie quand il ne s’agit pas de parrains de votre prochaine réélection. Vous faites quoi alors, sanguin et colérique que vous êtes ? Eh bien, comme tous les monarques touchés dans leur orgueil : contre mauvaise fortune bon cœur vous avalez en silence ces couleuvres pourries.

C’est d’abord, le FMI, ce grand ordonnateur et sentinelle implacable des comptes financiers du monde qui vous douche froidement après votre virée allemande, en dévoilant ce que vous cachiez à vos concitoyens : vos comptes sont plus que tendus, vos prévisions noyées dans des choix plus politiciens et électoralistes qu’économiques, qu’à la fin de l’année vous serez à court de quelques 115 milliards de francs CFA.

Entre des prévisions de recettes perdues en route (probablement dans votre précoce et coûteuse précampagne présidentielle) et, des largesses pour perfuser une société (La Poste) saignée à blanc par un de vos souteneurs-ré-électeurs-, honni de tous, mais adulé par vous… Un sacré prédateur comme beaucoup de ceux qui vous entourent et vous murmurent votre comptine préférée : réélection dès le premier tour.

Pour une fois, vos soldats, répondeurs pas si automatiques que ça, ont fait montre d’un courage …silencieux ! Il ne s’agit pas ici d’ex PM, envieux de mon fauteuil, qui lèvent le voile sur des comptes publics pas si élogieux que ça et que vous vendez comme un bilan à faire pâmer la populace. C’est votre surveillant général qui vous rappelle à l’ordre, à plus de modestie et d’orthodoxie dans vos dépenses.

Les largesses destinées à vous faire réélire (ce qui reste un doux rêve), la « poudre-DER » destinée à acheter des voix improbables, les « week-ends -parrainages-distribution-de billets » de vos soldats de fortune, tout cela, vous rappelle le véritable argentier du pays et non l’autre comptable qui décaisse selon vos urgences.

Aucun des soldats du « Macky » n’a fait acte de bravoure en rappelant à l’ordre le vérificateur du FMI ; tous ceux-là qui ont d’habitude le « patriotisme » et le « souverainisme » baveux à la bouche, n’ont pipé mot. Ils ont mis courageusement le fusil au pied, tourné et craché leur venin vers et contre leur intime ennemi : Sonko ! S’il n’était pas là celui-là, on allait mourir d’ennui.

Mais c’est la divine surprise de cette fin d’année qui ronronnait au rythme des cris angoissés des directeurs des instituts supérieurs d’enseignement privé qui réclament au candidat-président, qu’il ne sera pas réélu sur leurs dettes ; que les 40 milles étudiants qui fréquentent leurs écoles iront voir ailleurs.

Un ailleurs qui s’appelle la rue et le désespoir. Qu’ils partageront désormais avec toutes les autres victimes d’une gouvernance ni vertueuse ni sobre.

Cette couleuvre, potion venimeuse du FMI, n’a même pas encore subi les assauts des sucs gastriques et des bactéries stomacales, qu’une autre déconvenue clore la sale semaine présidentielle : le boycott offensant de ses homologues du fameux « G5 ».

Un forum où on disserte sur « Paix et sécurité » où les pays qui sont en première ligne de la lutte contre le terrorisme se signalent par leurs chaises vides. Comme s’ils disaient au président, nous, nous luttons quotidiennement contre les groupes terroristes, nous n’avons pas le temps et des ressources à perdre pour disserter sur la « Paix et la sécurité ».

Nous en avons payé (et payons tous les jours) le prix. Nous savons bien que la « stabilité et le développement durable » dépendent en grande partie de la paix et de la sécurité. Alors, qu’est-ce que vous avez à nous inviter dans votre CICAD coûteux, et donc incompatible avec le développement, pour nous casser les oreilles avec des évidences.

Évidemment, la France, bailleur du forum joue la vedette avec sa ministre de la Défense qui contient difficilement une sourde colère contre les Russes qui ont l’outrecuidance de venir s’immiscer dans leurs affaires de pré-carré Centrafricaines. Poussée par des « animateurs-journalistes » français de la radio mondiale, embarqués, madame la ministre, a eu du mal à cacher son agacement contre les immixtions intolérables d’un Poutine envahissant.

Je ne sais pas ce qui explique et justifie que ce soit des journalistes « étrangers » qui animent le débat général et soient les seuls à pouvoir poser des questions au président Macky Sall et à ses invités. Une nouvelle dévaluation de la presse locale ? Vous êtes bien bonne pour me lécher les bottes et me promulguer de douces caresses, quand il s’agit de mon machin-truc-PSE-là, mais ici on parle de « paix et sécurité ».

Des choses sérieuses qui sont hors de votre portée. De vos petits cerveaux de sous-développés dociles. Évidemment, comme on n’a pas de « capitalistes nationaux capables » (de gérer nos besoins en eau), nous n’avons pas non plus de presse, de journalistes capables de comprendre les « GRANDES QUESTIONS » de l’Afrique et du monde.

Que les nombrilistes de tous poils continuent de regarder leur ridicule, petit et prétentieux organe de leur bas ventre, et laissent « les grands journalistes, des grands organes, des grands pays » distribuer la parole à nos « grands dirigeants ». Ci-gît la souveraineté et le respect de ses concitoyens. AMEN

“M. le président, demain il fera jour” Par Bougane Guèye Dani

A quelques encablures de l’élection présidentielle de février 2019, on peut affirmer sans risque d’être démenti que la situation nationale du Sénégal est marquée par une crise sans précédent dans tous les domaines plus particulièrement aux plans économique, social et politique.

Au plan économique, cette situation est marquée par une tension de trésorerie permanente depuis avril 2018 et un niveau de surendettement qui a fini d’affoler nos partenaires techniques et financiers, la Banque mondiale et le FMI principalement qui ont tiré sur la sonnette d’alarme. Face à la gravité de la situation les médias occidentaux ont aussi averti.

A travers un large dossier le journal « le Monde » avait titré : les travaux de Macky envoient le Sénégal vers la faillite. Déjà en février dernier des économistes, comme Mamadou Lamine Diallo, même s’il est opposant au régime, avait annoncé un deficit de 200 milliards.

Aujourd’hui le non paiement de la dette intérieure, en est une preuve. Cette situation difficile a fini de mettre à genoux plusieurs dizaines d’entreprises locales, qui pour la plupart perdent les appels d’offres au profit des Turques, Français ou Chinois.

Dites nous alors réellement le niveau de recouvrement par rapport aux prévisions du budget 2018 et les sénégalais verront que les chiffres transmis aux bailleurs sont très loin de la réalité, donc « makyllés ».

A cette situation déjà difficile, il faut aussi ajouter le niveau élevé de corruption et sa généralisation.

Autre goulot d’étranglement de notre pays ; les franchises fiscales et douanières qui font perdre à l’Etat du Sénégal près de 1000 milliards par an. Il est grand temps de penser à une commision mixte (DGID, Douanes, IGE, Société civile, experts, etc.) pour se pencher sur les exonérations à accorder aux entreprises et les conséquences sur notre économie.

A cela on pourrait aussi ajouter l’attribution de plusieurs marchés de gré à gré pour un montant de près 837 milliards que la société civile a eu à dénoncer.

Autre incongruité, le projet d’adduction d’eau Gorom-Lansar dont la gestion est très opacte et jusqu’ici rien n’a filtré de l’utilisation de plusieurs centaines de milliards qui devaient permettre d’avoir de l’eau potable jusque dans les villages les plus reculés du pays.

Quid du projet zéro abris provisoire ? Prés de 400 milliards des bailleurs de fonds y ont été injectés et à ce jour nos enfants apprennent toujours dans des conditions difficiles corroborées par l’existence encore de 6 600 abris provisoires.

Toujours au plan économique, la découverte dans le sous-sol et dans les eaux du Sénégal de pétrole et de gaz a été suivie par un tollé général sur la signature des contrats d’exploitation de ces ressources qui constitue encore une nébuleuse que l’Etat a du mal, ou ne veut simplement pas élucider.

On n’avait pas fini d’épiloguer sur les scandales des contrats du pétrole et du gaz, sur celui d’Arcelor Mittal que l’Etat nous serve une convention de signature avec l’entreprise turque Tosyali pour l’exploitation des mines de fer de la Falémé.

Le manifeste de dix candidats à la candidature de l’élection présidentielle fera reculer le gouvernement pour la signature de cet accord cadre sans appel d’offres.

C’est pratiquement dans les mêmes conditions que l’entreprise Suez s’est vu attribuer le marché pour l’exploitation de l’eau aux dépens de Veolia et de la SDE (avec des actionnaires du secteur privé sénégalais). Même scénario dans le secteur aéroportuaire, quel est le sort de la société SHS qui s’est retrouvée subitement éjectée et remplacée par des Turcs à qui on a servi sur un plateau d’argent la gestion de AIBD contre toute attente avec une clause d’exclusivité.

Des Chinois qui raflent tous les marchés routiers y compris ceux pour la remise en état de nos routes. Conséquence, nos entreprises locales de BTP agonisent.

Malgré tout, la praticabilité reste un casque-tête chinois pour nos populations (je pense aux parcours du combattant des populations de Méouane, de Baba Garage, de Keur Samba Kane, de Dinguiraye, de Toubatoul, de Gawane, de Lambaaye etc.).

Et si le gouvernement publiait le programme routier du Sénégal et les financements y afférents ?

Toutes ces conventions avec des financements non concessionnels et non préférentiels montrent que la corruption a atteint dans notre pays des proportions jamais égalées.
Vous conviendrez avec moi que ça sent quand même un parfum de corruption dans l’air. Puisque rien ne peut justifier la mise à l’écart des entreprises du secteur privé national.

On ne peut pas, non plus, ne pas nous poser la question de savoir ce qui fait courir nos gouvernants vers la signature tous azimuts de contrats de toutes sortes sur nos ressources nationales à moins de quatre mois de la présidentielle. Si ce n’est pas une hypothèque de notre pays, cela lui ressemble fort.

Au plan politique, il convient de noter l’absence de dialogue entre majorité et opposition depuis l’instauration du parrainage citoyen qui a donné le coup de grâce à toute forme de collaboration entre les acteurs politiques.

Ceci est loin d’apaiser le contexte pré-électoral avec les suspicions créées par le parrainage. La restauration du dialogue politique est devenu un impératif pour éviter à notre pays tout problème pré ou post électoral.

Au plan social, la crise alimentaire et la famine sont devenues une épée de Damoclès que l’Etat brandit au-dessus de la tête de nos pauvres concitoyens à qui on fait miroiter soit une bourse familiale de 25 000 F tous les 3 mois (moins de 300 F par jour), soit un hypothétique financement de la DER, appâts utilisés aussi dans le cadre de la recherche de parrains pour Benno Bokk Yaakar.

En tout état de cause, le Sénégal, malgré ses énormes potentialités sur le plan des ressources humaines et naturelles avec un sous-sol riche en fer, zircon, pétrole, gaz, phosphate, or, lithium etc…, demeure encore parmi les pays pauvres, les plus soutenus, les plus endettés, les plus corrompus et ses jeunes sont toujours en train de braver la mort pour regagner un mythique eldorado qu’ils ne verront jamais.

Dakar, le 05 Novembre 2018
Bougane Gueye Dany
Leader du mouvement citoyen Gueum Sa Bopp

De ce que Macky fait de la politique au lieu de gouverner le Sénégal (Par Alassane K. KITANE)

L’historien grec Thucydide a dit que «tout homme tend à aller jusqu’au bout de son pouvoir». Avec Macky Sall, la chose est vraiment bien pire : il va constamment et irrésistiblement au-delà de son pouvoir.

Après avoir vassalisé tous les autres pouvoirs politiques, le voici à la conquête du spirituel : dans les foyers religieux, il ne se contente plus de la posture d’un homme d’État qui doit naturellement collaborer avec le pouvoir spirituel, il veut laisser ses empreintes politiciennes sur le pouvoir spirituel.

De la gouvernance à la politique, de la politique à la communication et de la communication à la comédie : voilà le résumé des sept longues années de Macky Sall au pouvoir. Les innombrables bourdes qui jalonnent le règne de Macky, traduisent une dégénérescence dans la trajectoire d’un homme qui avait tout pour rompre avec une tradition, mais qui s’est plutôt employé à la perpétuer et à la pervertir.

La trame de fond de l’art politique, comme le suggère le mythe de Prométhée chez Platon (1), réside dans la pudeur et la justice. La pudeur est «la discrétion, la retenue qui empêche de dire ou de faire quelque chose qui peut blesser la modestie, la délicatesse» (2). La pudeur, c’est avant tout de la retenue, de la responsabilité, de la dignité ou «Ngor». Il n’y a nulle grandeur là où la pudeur est absente.

Et là où la pudeur fait défaut, il n’y a pas de limite dans l’obscénité et dans la férocité : l’action et la parole triviales deviennent alors les normes (c’est la mort du fameux Jom). Un corps politique pourrait-il survivre en faisant siennes de telles normes ?

Qu’arrive-t-il alors lorsque les dirigeants enlèvent toute forme de noblesse à leur action politique ? Ils deviennent d’habiles, mais de vils politiciens.

Quant à la justice, elle réside dans la vertu consistant à «reconnaître et à respecter les droits d’autrui en se conformant au principe d’équité» (3). Dans l’art politique, la justice est vitale, car c’est le sentiment de justice qui nous interdit de profiter de nos positions contingentes pour régler des problèmes personnels ; c’est également ce sentiment de justice qui nous interdit de refuser aux autres, seraient-ils nos pires adversaires, ce que la loi leur accorde comme droit.

Qu’un homme d’Etat puisse gouverner des hommes sans être nanti de ces deux vertus est la pire malédiction qui puisse arriver à un peuple. Celui qui gouverne devrait chaque fois, devant sa conscience et devant Dieu, prendre l’engagement de faire preuve de pudeur et de justice dans ses actions.

Gouverner des hommes n’est, dès lors, pas une tâche facile, c’est même un sacerdoce : car on ne peut pas les gouverner sans réformes, or pour réformer les cités, on ne peut pas s’accommoder des tares contenues dans leurs mœurs. Macky Sall aurait posé un acte de gouvernance mémorable s’il avait, dès son accession au pouvoir, démissionné de la direction de son parti.

Mais il est incapable de se mouvoir sur un terrain autre que celui de la politique : par la nomination et par sa justice politicienne, il pêche toute sorte de poissons pour garnir son parti devenu un aquarium politique où se bousculent de petits poissons sans saveur. Il avait pris l’engagement de faire cinq ans, non par souci de gouvernance démocratique, mais par pure démagogie : il voulait surfer sur l’élan de sympathie né de la chute de son prédécesseur.

Celui qui veut réellement gouverner un peuple, incarne des idées et de valeurs qu’il cherche à traduire en politique économique et institutionnelle. Celui qui, en revanche, fait de la politique incarne des rôles : il se met dans des habits qui ne sont pas les siens parce qu’il cherche à berner le peuple. Exploiter les tares d’un peuple pour asseoir ou perpétuer son régime, c’est confondre gouvernance et politique. Chercher à plaire au peuple par tous les moyens pour conserver le pouvoir transforme fatalement le dirigeant en démagogue.

Quand un gouvernement investit autant d’argent et de ressources humaines pour faire accepter au peuple une absurdité du genre «Macky Sall a fait mieux que tous les autres présidents», il est dans la communication. Et quand un président prétexte de problèmes techniques du train pour vendre son autoroute «Ila Touba», il sort du domaine de la communication pour entrer sans pudeur dans celui de la comédie politique. Le rapport que Macky tente d’instaurer entre lui et les citoyens sénégalais est du même type que celui que le comédien entretient avec son public : la séduction prend le dessus sur le sérieux, le spectacle sur la réalité.

Le comédien, comme tout artiste, a le don de focaliser l’attention de son public afin d’instiller dans les consciences le monde illusoire qu’il crée. C’est ce type de tartufferie que Thucydide dénonçait chez les politiciens de son époque qui avaient l’habileté de transformer les citoyens en spectateurs de la vie politique. L’illusion démocratique entretenue par les politiciens, sophistes à souhait, fait du citoyen un figurant : «Vous vous faites toujours spectateurs de paroles et auditeurs d’action. […] Bref, des gens dominés par le plaisir d’écouter, semblables à un public installé là pour des sophistes plutôt qu’à des citoyens qui délibèrent de leur cité» (4).

Par son Ter et son Ila–Touba, Macky aspire à faire de nous des auditeurs d’actions : certains voyageurs ont été abusés par la rapidité du voyage permise par l’autoroute, mais ils ignorent le montant de la dette et la durée d’amortissement. On ne discute plus alors de l’impact économique réel d’un tel investissement dans la vie quotidienne des citoyens de la localité et du pays. Avec un tel niveau de perversion démocratique, on gouverne désormais par la parole et on communique par des actes. Ecouter est un acte passif comme l’est du reste l’action de regarder un spectacle, il y a très peu de place ici pour la réflexion, pour la délibération effective qui fait l’essence du citoyen. Auditeur et spectateur : dans les deux postures, le citoyen participe certes, mais il n’est pas le centre de gravité de l’action gouvernementale, il est exactement comme un figurant dans un film.

Macky Sall est en train de faire au Sénégal ce que les successeurs de Périclès firent à Athènes : en cherchant le plaisir du peuple, ils finirent par en faire dépendre la conduite des affaires de la cité. Les citoyens devirent, par leur malice et leur démagogie, les spectateurs d’une comédie à ciel ouvert. Quand, par leur existence de tous les jours, les citoyens sont comme au théâtre, les leaders deviennent des acteurs, des comédiens qui miment le réel pour le cacher. Ils transfigurent l’inessentiel pour déloger l’essentiel des consciences. Ceux qui ont suivi Macky Sall à Touba balbutier et baragouiner les khassayides de Serigne Touba, comprendront aisément qu’il était en pleine scène de comédie, qu’il exécutait laborieusement un rôle dans le tragique et piteux espoir d’émerveiller et de happer son public : un électorat connu de tous.

Gouverner, c’est voir, vouloir et prévoir le meilleur pour son peuple, traduire en actes et en décisions les aspirations profondes de celui-ci. C’est tout le contraire que Macky Sall s’est employé à faire depuis son accession au pouvoir : dresser les Sénégalais les uns contre les autres, mobiliser les passions, théâtraliser et vassaliser (pour son propre prestige) les institutions comme la justice, le gouvernement et l’Assemblée nationale. Quémander un Ndigueul auprès d’un guide religieux relève non seulement d’un manque de grandeur, mais aussi d’une passion morbide pour le pouvoir. Insinuer que l’achèvement des projets de l’Etat à Touba est tributaire de la réélection du président sortant, c’est faire preuve d’une piètrerie sans précédent. L’urbanisation d’une ville, serait-elle la plus sainte au monde, ne saurait obéir à des exigences religieuses : c’est du devoir de l’Etat que de s’efforcer à améliorer la vie de ses citoyens et ce, quelle que soit leur localité. Touba ne saurait réclamer des faveurs en matière d’infrastructures : son statut de grande ville suffit à justifier les investissements que l’Etat a l’obligation d’y consentir.

Les Sénégalais ont passivement suivi Macky Sall dans sa décision de ressusciter ce monstre qu’est la Crei, parce qu’ils avaient besoin d’une reddition des comptes. Lui s’en est servi pour assouvir sa soif de pouvoir et écraser tous les potentiels récalcitrants : la preuve tous ceux qui avaient des dossiers «morts» à la Crei ont fini dans les rangs de l’Apr. Tout cela montre que la politique, telle qu’elle est pratiquée dans nos démocraties, est un ensemble de procédés, de stratagèmes, et parfois d’intrigues destinés à la conquête ou à la conservation du pouvoir sans vision ni noblesse.

La différence entre un président qui gouverne et celui qui fait de la politique est que, pour le premier, le pouvoir est un moyen alors que, pour le second, c’est une fin. Macky Sall ne gouverne pas : il fait de la politique. Son penchant pour l’ostensible et le spectacle montre qu’il aime la mise en scène (au plus fort de la crise de l’eau due à une panne de l’usine de Keur Massar, il ne trouva guère mieux que d’arborer la tenue militaire !). Son armée de journalistes et de communicants montre son penchant immodéré pour la scénarisation de toute l’activité de son gouvernement. Aussi, préfère-t-il les metteurs en scène et les affabulateurs aux véritables commis et serviteurs de l’Etat. Macky Sall n’a jamais gouverné ce pays !

Alassane K. KITANE

Professeur au Lycée Serigne Ahmadou Ndack Seck de Thiès

Président du Mouvement citoyen LABEL-Sénégal

1 – PLATON. Protagoras.320.321c. (Traduction d’Emile Chambry).

2 – Dictionnaire Larousse

3 – Dictionnaire Encarta

4 – Soulignés par nous.