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Le monstre est toujours là (Bayaliou)

Dénonçons, au moins indignons-nous, si nous ne pouvons pas faire autre chose. Ne vendons pas notre âme au Diable comme ceux qui vociféraient hier contre Wade et qui aujourd’hui sont devenus muettes comme des carpes…Abdoulatif Coulibaly, Abdoul Aziz Diop, Penda Mbow, Alioune Tine, Amath Dansokho, Moustapha Niasse, Momar Samb, la liste dont fait partie un grand nombre de patrons de presse n’est pas exhaustive…

Le monstre est là, plus laid, plus méchant, plus dangereux. Il nous terrorise et hypothèque l’avenir des générations futures en bradant nos ressources à travers une gestion opaque, scandaleuse et mafieuse. Kou wakh mou warakh ! Les institutions sont fragilisées, justice et police à genoux, les consciences vendues, les mœurs perverties.

Offense au peuple, article 6000 milliards.

« UNE ANTILOPE COURAIT COMME UNE FOLLE. UN ÉLÉPHANT LUI DEMANDA:  » ANTILOPE POURQUOI COURS- TU COMME ÇA ?  » ELLE LUI RÉPONDIT:  » ON ARRÊTE TOUTES LES CHÈVRES DU VILLAGE! » L’ÉLÉPHANT RÉTORQUA :  » MAIS TU N’ES PAS UNE CHÈVRE ! » L’ANTILOPE RÉPLIQUA :  » AVEC NOS TRIBUNAUX, ÇA ME PRENDRA 20 ANS POUR LE PROUVER. » ET L’ÉLÉPHANT SE MIT AUSSI À COURIR ».

Malick SALL, qui se distingue de plus en plus par la bouffonnerie, a confirmé ce que beaucoup de Sénégalais pensaient déjà de l’institution judicaire, inféodée au pouvoir exécutif qui lui dicte la conduite à tenir. Une justice, aux ordres, réduite à la plus risible expression. Pour avoir faussement alerté, Guy SAGNA a perturbé le sommeil du « lion dormeur » qu’Adama GAYE a offensé en évoquant ses escapades dans la jungle. Une fable, certes en mesure de ravir la vedette à la célèbre histoire du « Loup et de l’agneau » contée par La Fontaine, mais, de laquelle se sert le régime de Macky SALL pour divertir les Sénégalais que la Coupe d’Afrique et les combats de lutte ne peuvent continuellement tenir en haleine. Plus que narquoise, cette diversion qui décline la  Justice et incline le Peuple, est une offense aux Sénégalais dont les priorités sont occultées du débat public.

Après avoir longtemps vanté les mérites du Plan Sénégal émergent (PSE) et fait tournoyer les Sénégalais dans les rues de Paris pour un Groupe consultatif qui a arrosé le pays de milliards fictifs, le régime de Macky est, de nouveau, rattrapé par la patrouille. La bamboula d’avant la présidentielle est en train d’être payée cash. L’Etat s’est troué les poches après avoir culbuté ses caisses.

«Quels que soient les efforts consentis par le gouvernement, nous estimons que la question de la dette dans le secteur du BTP devrait trouver une solution. Parce que, les travailleurs sont fatigués. La CNTS sera aux côtés des travailleurs du bâtiment et partagera avec eux tous les plans d’actions. Nous serons devant avec vous. Nous pensons que les autorités vont nous entendre et particulièrement le président de la République, Macky SALL et le ministre de l’Economie, Amadou HOTT».

C’est Mody GUIRO qui monte ainsi au créneau comme il ne le fait plus que les 1er mai. Tiré de sa léthargie que son poste au CESE semble avoir prolongée, le patron de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS) bande les muscles et  menace de descendre dans la rue, en soutien au Syndicat national des travailleurs de la construction du Sénégal.

Entre 2016 et 2019, l’Etat a cumulé des dettes  estimées, aujourd’hui, à plus  de 250 milliards de francs CFA  qu’il doit aux travailleurs du secteur du Bâtiment et des travaux publics (BTP). Ces derniers sont loin d’être les seuls que l’Etat du Sénégal doit de l’argent qu’il peine à rembourser.

«On va vers des délestages. On a commencé déjà à délester légèrement. Mais si l’Etat ne fait rien, dès la semaine prochaine, on va procéder à des délestages. L’Etat doit une dette d’environ 247 milliards FCFA à la SENELEC … La SAR ne peut plus continuer à fournir du fuel aux producteurs indépendants sans le paiement de la dette».

 C’est Habib AÏDARA, secrétaire général du Syndicat Unique des travailleurs de l’électricité (SUTELEC), qui explique ainsi aux Sénégalais que les dernières coupures d’électricité ne sont pas dues à des problèmes techniques. Mais, que c’est la SENELEC qui cherche ainsi à se faire rembourser par l’Etat. Même son de cloche pour l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Sénégal (APBEFS) qui estime à 250 milliards la dette que l’Etat doit aux banques.

Après avoir très clairement indiqué qu’il n’accueillera aucun nouveau bachelier en 2019, le Cadre unitaire des organisations des établissements privés d’enseignement supérieur du Sénégal (CUDOPES) a aussi décidé de procéder à la rétention de tous les documents administratifs, notamment les relevés de notes, certificats de scolaire, diplômes et attestations etc. des étudiants que l’Etat a fait orienter dans le privé.

La raison : non-paiement de la dette de l’Etat. Et c’est ce même Etat, incapable d’honorer ses engagements, qui a brutalement suspendu le programme national des  bourses de sécurité familiale. « Certains doivent quitter le programme et laisser la place à d’autres ».

C’est ainsi qu’expliquait Mansour FAYE cet arrêt. Et, malgré les assurances du ministre du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale, les bénéficiaires qui sont sevrés ne sont pas remplacés. Pendant ce temps, le Train express régional (TER) dont les premiers sifflements étaient annoncés pour janvier 2019 est en chantier abandonné. Pour une ardoise de près de 60 milliardsEiffage-Sénégal qui pilote les travaux du TER, a fini par baisser les bras.

De 5 848,5 milliards en 2017, la dette est passée à 6 467,7 milliards en 2018, réduisant sensiblement les marges de manœuvre de l’Etat du Sénégal en totale faillite. Les Sénégalais peuvent accepter les délestages intempestifs, pendant que les nouveaux bacheliers sont orientés dans la rue où retrouvent d’autres millions de jeunes désemparés par le chômage. Mais, accepteraient-ils cette misère en sachant qu’Aliou SALL et Frank Timis ont mis la main sur quelques 6 000 milliards, l’équivalant presque de cette dette qui maintient davantage le pays dans le marasme ?

Pour éviter les deux sujets et leur éventuelle corrélation, le régime de Macky SALL n’hésite pas à fracasser la démocratie sénégalaise, en lançant le musèlement national.  Que faut-il sanctionner ?  L’offense au Peuple dont on a gloutonnement bu le pétrole et laissé dans la misère ou l’offense au chef de l’APR qui refuse d’être le Président de tous ?

Mame Birame WATHIE

Le régime de Macky Sall et sa posture ambiguë face à l’homosexualité. (Par Alassane K. KITANE).

En s’abstenant de voter contre la résolution des Nations unies en faveur des LGBTI, le Sénégal sous Macky Sall s’achemine inexorablement vers la banalisation et la légitimation des actes contre-nature.

Le concept de violence est tellement élastique qu’on peut lui faire signifier la punition des actes contre-nature, la discrimination des LGBTI, le refus de mariage homosexuel, etc. C’est toujours par les mots que les pensée les plus problématiques se faufilent pour non seulement s’exprimer, mais aussi se légitimer.

C’est toujours de cette façon que les Occidentaux ont agi dans les pays du Sud : par un vocabulaire ambigu, on commence par instiller des pensées et des actes dans les consciences jusqu’à les banaliser et les faire accepter.

Comment un monde vraiment humain peut-il rester insensible au sort épouvantable de ces milliers de jeunes dont les cadavres échouent sur les côtes méditerranéennes et s’apitoyer sur le sort des LGBTI ? Comment une humanité normale peut-elle courber l’échine devant l’horreur arrogante d’une culture de l’esclavage en Mauritanie et se révolter contre les violences faites aux LGBTI ?

Du « on n’est pas encore prêt » à cette abstention-consentement, le doute sur la bonne foi du pouvoir en place se dissipe : ils ne feront rien pour combattre les pratiques homosexuelles alors que les Sénégalais, dans leur écrasante majorité, bannissent cette pratiques. Les mots sont des fenêtres ou des murs disait Marshall Rosenberg dans le contexte d’une communication non violente.

Mais dans ce cas d’espèce, les mots sont certes des fenêtres, mais des fenêtres qui ouvrent vers la confusion, l’amalgame et la fourberie morale. L’abstention du Sénégal sur cette résolution est une preuve de lâcheté qui ne fait que révéler encore la nature charlatane, mensongère et prévaricatrice du régime de Macky Sall.

Si jamais l’intention de Waly Seck était de banaliser le pari dévergondé des LGBTI, il trouve dans ce gouvernement un allié de taille. La leçon de morale qu’il faut en tirer est toute simple : la racine du mal est qu’on a un gouvernement qui sacrifie la volonté du peuple sur l’autel des intérêts des puissances et lobbys étrangers.

C’est un signal fort envoyé au peuple et aux étrangers : les LGBTI ne seront pas inquiétés au Sénégal. Pour un régime qui trompe, pille et vole son peuple, ça n’a rien de surprenant que d’adopter une imposture morale comme ligne de conduite dans les relations internationales. Car ce qui les motive par-dessus tout, c’est la préservation et la perpétuation du régime et des prébendes qu’il procure. Un régime qui n’a pas le courage de traduire la volonté de son peuple en lois n’a aucune légitimité ni devant Dieu ni devant les citoyens.

Que personne ne nous détourne donc de notre combat pour mettre fin à ce mal absolu qu’est le régime de Macky Sall. Waly Seck est peut-être avide d’argent et de succès ou même un gamin irresponsable. Mais comparé à la politique officielle de l’Etat du Sénégal dans cette affaire, il n’est qu’épiphénomène. S’acharner sur Waly Seck et adopter la politique d’omerta face à cette incurie du gouvernement me semble relever de la mauvaise foi !

L’abstention du Sénégal face à cette résolution est une énième trahison. Il urge par conséquent de lutter certes contre l’homosexualité, mais surtout de se concentrer davantage sur le combat citoyen contre la gouvernance ignoblement non vertueuse de Macky Sall. Car, faut-il le rappeler, il ne saurait y avoir d’ambiguïté dans le domaine axiologique sans donner libre cours au libertinage universel.

Alassane K. KITANE

Banditisme d’un Etat voyou (Chronique de WATHIE)

Ce n’est pas sous le règne de Macky SALL que le scandale Petro Tim sera tiré au clair. Face aux retentissantes complaintes des Sénégalais, abasourdis par la gourmandise et l’égoïsme qui sont à la base de la traitrise des frères SALL, le régime a décidé d’opposer mensonge et répression, la diversion n’ayant pas réussi. Et, comme tout voyou chercherait instinctivement à faire, après avoir accompli son forfait, les tenants du pouvoir s’acharnent à effacer les traces compromettantes (rapport IGE) et à brouiller les nombreuses pistes menant au principal responsable de ce crime économique qui n’est autre que Macky SALL.

«C’est une affaire pendante devant la justice, je n’en parle pas ». C’est l’échappatoire que le président SALL s’était trouvé pour ne pas se prononcer sur l’affaire Khalifa Ababacar SALL qui venait tout juste d’être déclenchée. C’est cette échappatoire que le procureur de la République a offerte aux tenants du pouvoir qui ne peuvent aborder le scandale Petro Tim sans sourciller. «J’espère qu’ils viendront. Je me demande comment peut-on entretenir le Sénégal pendant des mois voire des années sur un sujet, aujourd’hui, on vous donne l’occasion de vous exprimer de façon officielle, d’aider une enquête à établir la vérité, qu’on ne le fasse pas ? Je ne peux pas envisager que quelqu’un ne puisse se déplacer à la DIC». Avec cette déclaration, invitant les « grands connaisseurs des affaires du pétrole et du gaz» à aller partager leurs informations avec les enquêteurs de la Division des investigations criminelles (DIC), le procureur Serigne Bassirou GUEYE ne donne pas uniquement le premier coup de pelle devant mener à l’ensevelissement total du scandale Petro Tim. Il a fait le travail à moitié. Non seulement Aliou SALL n’entre pas dans la camisole d’inculpé, mais, la DIC, chargée de l’enquête, qui devrait entendre Aly Ngouille NDIAYE, également incriminé, peut, durant le reste du mandat de Macky SALL, s’atteler à une « collecte » infinie d’informations. Pendant ce temps, face aux accablantes accusations, les SALL et leurs partisans se refugieront derrière : « je ne parle pas d’une affaire pendante devant la justice… Laissons la justice faire son travail ».

C’est cette suite que la jUSTICE entend réserver à l’affaire Petro Tim qui ne sera éclairée par aucun tribunal tant que Macky SALL est à la tête de l’Etat. Le dernier espoir s’est étouffé avec la volte-face d’Aliou SALL qui a contaminé les journalistes qui ont parlé plainte qu’il aurait déposée contre la British Broadcasting Corporation (BBC). SALL-junior est, pour reprendre Moustapha DIAKHATE, un fieffé menteur qui annonce des plaintes qui ne sont jamais déposées et dont les démissions ne sont jamais matérialisées. Dans l’affaire Petro Tim, tout ce qui lui est imputable comme responsabilité c’est le mensonge dans lequel il se morfond et son nom qu’il a prêté pour couvrir cette maffia.

Le principal responsable dans cette affaire c’est celui qui a posé sa signature sur le décret qui a permis à Frank Timis de mettre la main sur les ressources du Sénégal. Et si tout un cinéma est fait autour du rapport de l’IGE qui aurait fuité, c’est pour occulter la responsabilité de Macky SALL. Au lieu de tenter d’intimider les Sénégalais qu’il n’estime pas assez courageux pour se rendre à la DIC, Serigne Bassirou GUEYE ferait mieux de convoquer Madiambal DIAGNE, qui revendique l’amitié de Macky SALL. Son journal a été le premier à publier certaines des conclusions dudit rapport.

Si le leader de l’APR ne veut pas entendre du rapport de l’IGE, dont l’existence est même niée par certains de ses collaborateurs, c’est que celui-ci illumine sa forfaiture. Missionnée au mois de mai 2012, par le président SALL qui venait de prêter serment, l’Inspection générale d’Etat produit le rapport d’enquête 94/2012, et indique explicitement que : «la demande de permis présentée par Petro Tim n’était pas conforme aux exigences de l’article 8 du décret n°98-810. A cet égard, elle devait être déclarée irrecevable, en application de l’alinéa 2 de l’article 14 dudit décret». Macky SALL n’attend pas le rapport de l’IGE et signe, le 19 juin 2012, les décrets 2012-596 et 2012-597 qui donnent les blocs de Cayar Offshore profond et Saint-Louis Offshore Profond à Petro -Tim Limited. Plus grave encore, le chef de l’Etat va signer un autre décret bien après le rapport de l’IGE. Avec le décret n° 2013-1154 du 23 août 2013, Macky SALL accorde une nouvelle faveur à Frank Timis. En effet, un peu plus d’un an après avoir mis la main sur les blocs Cayar Offshore profond et Saint-Louis Offshore Profond, Petro Tim a sollicité et obtenu de l’Etat du Sénégal une extension d’une année supplémentaire de la période initiale de recherche du Contrat de Recherche et de partage de Production d’hydrocarbures relatif au bloc de Saint-Louis Offshore Profond. Voir le décret ci-dessous.

Macky SALL n’a pas tenu compte des recommandations de l’IGE parce qu’il n’avait pas  besoin d’un rapport pour comprendre que Petro -Tim est une arnaque. Chef de la division Banque de données, pendant plusieurs années, il est promu, en décembre 2000, directeur général de la société des pétroles du Sénégal (PETROSEN). Six mois plus tard, il est nommé ministre d’Etat, ministre de l’Energie, des Mines et de l’Hydraulique.Macky SALL connait les ressources minières du Sénégal Mieux que n’importe quel autre Sénégalais. C’est donc en toute connaissance de cause qu’il a accordé toutes ces faveurs à Frank Timis. A quel prix ? Aliou SALL qui focalise les attentions et suscite les indignations n’est qu’un homme de paille qui ne connait rien aux blocs de pétrole. Celui qui pourrait occulter la responsabilité  de Macky SALL dans ce grand banditisme d’un Etat voyou accorde une prééminence du décret d’un préfet sur la Constitution

Mame Birame WATHIE

Le prétexte fallacieux des aigrefins du Sénégal (par Pathé Gueye)

Le prétexte fallacieux des aigrefins du Sénégal (par Pathé Gueye)

Ça sent le gaz à plein nez partout! Ainsi, en volant au secours du petit politicien Macky Sall dans la mouscaille jusqu’au cou, le club d’affairiste dénommé « La conférence des leaders de Benno Bokk Yaakaar» et composé de politiciens professionnels, de délinquants politiques, de croulants-vautours de la politique sénégalaise a encore brandi, entre autres, la fameuse Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE)en guise d’argument. Il est donc urgent de rappeler par la répétition pédagogique pour mieux éveiller et soutenir notre désir de comprendre. À cet effet, relisons et distinguons bien:

L’ITIE, une obscure organisation très méconnue

L’ITIE a été lancée en 2002 au Sommet de la terre, à Johannesburg, par l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, après avoir constaté les écarts importants entre les revenus des industries minières et pétrolières encaissés par les États et le niveau de pauvreté de leurs populations. Plus précisément, il s’agit d’une norme internationale qui fait la promotion de la transparence et la redevabilité dans la gestion des revenus issus de l’exploitation des ressources minières, pétrolières et gazières. Ainsi, en répondant à l’une des correspondance d’Abdoul Mbaye de l’ACT, l’ancien Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne y précisait que l’initiative ITIE « vise à renforcer la bonne gouvernance dans les pays dotés d’importantes ressources naturelles, en mettant à la disposition du public toutes informations relatives à l’attribution des titres, aux versements effectués par les sociétés minières, pétrolières et gazières et à l’utilisation des revenus ».

Pour son organisation, l’initiative consacre trois sortes de statuts. Le premier dit Pays engagé est un pays qui a décidé de mettre en œuvre l’initiative. Le deuxième dit  Pays Candidat ou candidate country est un pays qui a franchi, à la satisfaction du Conseil d’administration de l’ITIE, les quatre « étapes » vers l’adhésion, conformément à la Norme ITIE. Le troisième dit Pays Conforme ou compliant country est un pays que le Conseil d’administration de l’ITIE considère qu’il a satisfait à toutes les Exigences de l’ITIE. Elle ne comptait que 7 pays à son lancement en 2004. Mais avec la manne financière constituée avec les contributions volontaires des États initiateurs- pilleurs, la Banque mondiale et d’autres institutions financières choisies fournissent une aide précieuse aux pays qui décideraient d’adopter les principes de transparence et de responsabilité accrues promus par cette initiative. Cet incitatif financier, faut-il le souligner, a rendu facile l’élargissement de l’organisation composée depuis octobre 2014 de 46 pays dont 21 États africains incluse la République Centrafricaine qui fait désormais de la petite liste des Pays suspendus. Au moment où  les États africains se bousculent depuis le début à la porte de l’ITIE, les Occidentaux ont eu une attitude particulièrement hyper frileuse envers l’organisation. Le cas de la Grande Bretagne de Tony Blair est le plus inénarrable! Car, il a fallu, 10 ans après soit le 9 juillet 2013, pour que le gouvernement britannique, initiateur de l’ITIE, ait décidé de lancer son processus ITIE. Et c’est le successeur de Blair, l’ex Premier ministre David Cameron lui-même qui, jugeant la nécessité d’examiner la honteuse  position du Royaume-Uni, avait adressé une lettre ouverte aux dirigeants récalcitrants à l’ITIE du G8 en leur disant : « Nous ne pouvons pas appeler d’autres pays à se soumettre à ces normes si nous ne sommes pas prêts à faire de même. ».

 Là, il est pertinent qu’on se demande : à quoi bon d’être utile en brandissant à tout bout de champ cette ITIE en lieu et place de répondre clairement aux légitimes interpellations des citoyens? Ou bien faut-il surtout par les temps qui courent être plus royalistes que le roi lui-même? 

L’ITIE, un instrument pour le pillage honteux des ressources naturelles

Évidemment, nous ne pouvons pas être à priori contre la vertu de ces belles déclarations porteuses de nobles ambitions! Or, ce bref aperçu exposé en guise de présentation de l’ITIE nous replace de facto dans l’éternel débat des rapports Nord-Sud, plus précisément des possibilités et des contraintes en matière de développement. Autrement dit, l’ITIE, à l’instar des autres « machins » (organisations internationales, conventions, traités, chartes, etc.) bâtis ou conclus souvent sur la base d’une logique européocentriste parée d’hypocrisie, ne semble pas être l’exception à la règle. Certains États qui ont décidé de l’insérer dans leur dispositif réglementaire, voient en elle une solution pour une gestion saine et partagée des ressources naturelles alors qu’elle vise en silence à avilir la volonté d’autodétermination des Peuples.

Le contexte de la création de l’ITIE était particulier. Des États du Nord, des pilleurs professionnels de ressources naturelles disponibles dans les pays du Sud, avaient pris la décision de s’accorder un moment de répit pouvant calmer les ardeurs des résistants et des dénonciateurs de leurs actes infâmes, à l’époque très au cœur des actualités nationales. Le pillage, la corruption, les guerres, la misère, la famine, la pauvreté, ont trop duré dans les pays « riches en ressources » pour amener plusieurs observateurs à parler de « la malédiction du pétrole » ou à qualifier l’or noir de « caca du diable ». Donc, la réaction des États qui abritent les sièges sociaux de la plupart des compagnies privées d’exploitations sur le terrain, était attendue.

En effet, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, à qui on attribue la paternité de l’ITIE n’avait pas de toute manière d’autre choix que de la proposer à ses pairs. Car c’était sur le sol britannique que l’ONG Global Witness avait commencé à mener de vastes campagnes publiques imposant la transparence relative à l’exploitation des ressources naturelles et la gestion des revenus y afférents. Dans l’un de ses rapports,  l’ONG britannique mettait à nu la complicité du secteur pétrolier et financier dans le système de captation de la rente encaissée par les gouvernants des pays exploités au détriment de la population. Ainsi, avec d’autres organisations non gouvernementales (CAFOD, Oxfam UK, SCF UK, Transparency International UK, CRS, Human Rights Watch, Pax Christi NL, Caritas France, etc.), Global Witness lançait en juin 2002 une vaste campagne dénommée: « Publiez ce que vous payez » (PCQVP).  À travers cette campagne, les ONG exigeaient à ce que « toutes les compagnies multinationales et les entreprises d’État publient à titre individuel les chiffres annuels nets des paiements qu’elles versent aux gouvernements. Ces revenus incluent notamment les redevances perçues sur la valeur de la production, les bonus versés à la signature des contrats d’exploitation, l’impôt sur les bénéfices des sociétés après déduction des coûts et amortissements liés aux investissements nécessaires à l’exploration et l’exploitation, l’impôt à la source sur les paiements de dividendes, les droits de douane, la taxe sur la valeur ajoutée, etc. ». De plus, elles demandaient que « ces informations soient mises à la disposition de la société civile, en langues et monnaie locales. La coalition exige que les chiffres soient vérifiés par des organismes indépendants multi-parties prenantes (multi-stakeholders) ou par le FMI. ». Dans ce sens,  le professeur Gilles CARBONIER précise que la campagne PCQVP « ne vise pas directement les gouvernements des pays producteurs. Elle exerce plutôt une pression sur des acteurs influents capables d’inciter ces gouvernements à introduire plus de transparence dans ce domaine sensible. La campagne vise en particulier la Banque mondiale, le FMI, les autorités boursières et les banques commerciales afin qu’ils fassent pression tant sur l’industrie extractive que sur les pays producteurs pour que l’obligation de transparence des revenus prime sur les clauses de confidentialité ».

On peut tout fuir, sauf sa conscience, soutenait l’écrivain autrichien Stefan Zweig! Par conséquent, il apparait logique, parce qu’elle peut être moyen civilisé de légitimation de leurs différentes activités de spoliation, de voir les États occidentaux ériger en norme incontournable la TRANSPARENCE.

L’ITIE, le support d’une transparence imaginaire et tyrannique

Les Gouvernements qui se sont succédé à la tête de l’État sénégalais, à l’instar de plusieurs pays en Afrique qui se réclament démocratiques, ont tous développé la même manie consistant à projeter sur la scène internationale l’image d’un ardent défenseur de la protection des droits de la personne et de l’avancement des valeurs démocratiques. Ils le font en montrant du doigt par exemple des instruments juridiques internationaux négociés et ratifiés par le pays. Le Sénégal de Macky Sall n’échappe malheureusement pas à cette pratique. Dans un des rapports de l’ITIE, le grand-frère de Aliou l’homme de BBC babillait ainsi: « Mes prédécesseurs, depuis le Président Senghor, ont tour à tour contribué à bâtir la nation sénégalaise ou à asseoir les bases de la démocratie politique et sociale. Pour ma part, je fonde ma vision sur un crédo, qui est de créer les bases d’une véritable démocratie économique, qui reste un des piliers incontournables de l’émergence souhaitée pour le Sénégal. Cette vision, la Norme ITIE y contribue amplement et fort opportunément». La clarté orne les pensées profondes!

C’est sous le prisme de la réalpolitik qu’il faut comprendre et situer l’adhésion caractérisée de volontaire du Sénégal aux principes de l’ITIE. Devenir un « Pays conforme », par là y trouver ce beau prétexte que peut procurer le sceau ITIE pour esquiver les demandes, les interrogations, les inquiétudes portant sur la gestion de nos ressources naturelles, reste pour les malfaiteurs de la République un souhait démesuré. Ainsi, en 2013 le Sénégal avait soumis une demande pour le statut de « Pays Candidat ». Ce statut une fois obtenu, a engagé notre Sénégal à publier régulièrement toutes les recettes tirées de l’exploitation des industries extractives et les paiements versés à l’État par les compagnies opérant sur le territoire sénégalais. Il fallait agir vite car le Sénégal avait jusqu’en Octobre 2016 comme délai pour démarrer le processus de validation en vue de l’obtention du statut de « Pays Conforme » à l’ITIE. La séduction, des membres du Conseil d’administration de l’ITIE devra se faire par tous les moyens! Tour à tour, il est mis en place un Comité nationale ITIE. Ce dernier produit son 1er rapport dit de conciliation en octobre 2015 pour l’exercice de 2013. Ensuite, il décide de simplifier ce document très compliqué par un autre intitulé : Comprendre pour Agir. Le président de la République profite de son Référendum du 20 mars 2016, pour introduire dans la Constitution sénégalaise la reconnaissance de nouveaux droits aux citoyens : droits à un environnement sain, sur leurs ressources naturelles et leur patrimoine foncier. Le premier  alinéa de l’article 25 stipule : « Les ressources naturelles appartiennent au peuple. Elles sont utilisées pour l’amélioration de ses conditions de vie. L’exploitation et la gestion des ressources naturelles doivent se faire dans la transparence et de façon à générer une croissance économique, à promouvoir le bien-être de la population en général et à être écologiquement durables ». Et enfin il ya ce deuxième très populaire rapport du 16 octobre 2016 couvrant l’année fiscale 2014 et qui a eu, contrairement au précédent, la touche inédite d’être béni par l’ancien président Macky Sall qui a fait la préface.

Au total, il était clair aujourd’hui qu’avec l’initiative ITIE nous avons toujours assisté à une mesquine commande inscrite sans vergogne dans un agenda gouvernemental caché et porté par des adeptes de la supercherie et de la farce politique. Par conséquent, ce cul-de-sac ITIE  encore arpenté par les ménestrels de la République restera pour nous autres un chemin sans issue et sans lumière apparente. D’ailleurs, Jonas Moberg, un chef du Secrétariat international de l’Organisation ITIE avait lancé cet avertissement: « Tout d’abord, je souhaite clarifier que l’ITIE ne prétend pas être la solution de ce qu’on nomme désormais la malédiction des ressources. La transparence des revenus à elle seule ne suffit pas à assurer que la richesse en ressources naturelles produise des bienfaits et permettent le développement des citoyens d’un pays. La transparence des revenus, probablement à travers l’ITIE, est nécessaire mais insuffisante. Nous sommes les premiers à reconnaître que l’ITIE ne peut pas à elle seule aborder les plus importants défis de développement de notre époque. Il serait naïf de croire que l’ITIE pourrait être la solution aux problèmes complexes du Delta du Niger, par exemple ».

Pathé Gueye- Montréal

Les frères dalton buveurs de pétrole

La cacophonie érigée en mode de réfutation est loin de disculper les frères Sall. Face aux émoussements non convaincants d’Aliou qui a plutôt mouillé la fratrie, Macky a rompu la tradition en s’en prenant aux nafeeqh;(hypocrites) et aux rambaaj(fumistes), à la mosquée, le jour de l’Eid-el-Fitr. De réels signes de nervosité qui dénotent la panique qui s’est emparée des Sall qui peinent à justifier l’insoutenable. Le scandale Petro Tim a suscité des tonnes d’articles, des dizaines d’interviewes, des Sénégalais ont même manifesté sans que le régime de Macky Sall ne daigne formuler la moindre explication logique sur le comment Aliou Sall a réussi son joli plongeon à milliards dans le pétrole sénégalais. Maintenant, avec des chiffres, BBC a rendu plus inflammable le pétrole qui semble n’attendre qu’une petite étincelle pour embraser tout le pays. Il est devenu difficile voire impossible de noyer ce si gros requin. Frank Timis, qui n’est pas plus pétrolier qu’Aliou SALL, a réussi à décrocher, sur les ressources découvertes au Sénégal, un juteux contrat qu’il revend quelques mois plus tard pour empocher des milliards de dollars. Quel que soit l’angle d’analyse, cette implacable vérité s’impose et saute aux yeux. Elle est d’autant plus criminelle qu’en dépit de tout bon sens et contre l’avis de l’inspection générale d’Etat (IGE), le Sénégal a permis à Frank Timis de mettre la main sur des milliards parce que tout simplement Aliou Sall y gagne des millions. C’est ce que BBC confirme, preuves à l’appui.Ce scandale Petrotim révèle deux profonds cas de malaise. Celui qui s’est emparé des tenants du pouvoir est à distinguer de celui qu’éprouvent de nombreux Sénégalais.Au paroxysme du sadismeLe 10 mai 2012, Macky Sall signe le décret n° 2012-502  et lance la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) contre Karim WADE. Le 19 juin 2012, il signe les décrets 2012-596 et 2012-597 qui donnent les blocs de Cayar Offshore profond et Saint-Louis Offshore Profond à Petro -Tim Limited dont son propre frère est actionnaire. La première fois que l’affaire Petro Tim a été agitée, Aliou SALL s’est dépêché de convoquer la presse pour une périlleuse opération de dénégations. «Je n’ai aucun franc dans un compte bancaire à l’étranger, en dehors de celui que j’avais en France à la BNP, alors que j’étudiais là-bas, où il n’y a, je crois bien, pas plus que 14 euros ou celui que j’avais ouverte dans la Bank of China où, selon mes souvenirs, il n’y a que 500 euros soit environs 350 000 F CFA. Voilà les seuls comptes bancaires que j’ai à l’étranger. Je n’ai ni argent, ni appartement, ni maison à l’étranger», avait-il déclaré, laissant son frère aîné envoyer les forces de l’ordre mater ceux qui en doutent. L’affaire était presque étouffée. lundi 3 juin, face à la presse, en réaction aux révélations de BBC, Aliou Sall reconnait avoir perçu 25 000 dollars par mois (plus de 14 millions de F CFA) en tant que salarié de Timis Corporation Ltd. « Ce sont des salaires normaux dans ce milieu. J’ai des collègues qui percevaient plus et d’autres moins », justifie-t-il. Pendant que Macky Sall faisait fouiller la terre entière l’argent qu’aurait détourné Karim Wade, son frère Aliou nageait dans les millions de dollars.Au sommet du cynismeL’IGE déclare, dans un rapport détaillé, que : «la demande de permis présentée par Petro Tim n’était pas conforme aux exigences de l’article 8 du décret n°98-810. A cet égard, elle devait être déclarée irrecevable, en application de l’alinéa 2 de l’article 14 dudit décret». En dépit de cette mise en garde, le président SALL signe les décrets et file le marché à Frank Timis et à son employé Aliou SALL qui le mettent à profit, loin des yeux des Sénégalais. Et quand Khalifa Ababacar Sall se retrouve dans le pétrin, pour, dit-on,  1,8 milliard de FCFA, c’est parce que l’IGE l’aurait recommandé, explique Macky Sall qui choisit ceux qui doivent être poursuivis.Pour Macky Sall, ce que les Sénégalais pensent de ce scandale qui est loin d’être le premier, importe peu.   «Il faut qu’on soit constant. La défaite d’Abdoulaye Wade, les gens disent qu’elle est due, en grande partie, au fait qu’il voulait mettre son fils. Mais aujourd’hui, si Macky Sall nomme son frère de même père et de même mère au niveau d’une société aussi importante que la CDC, ça va conforter les Sénégalais qui estiment qu’il veut nous imposer sa famille à tous les niveaux. Et cela peut lui être fatal », réagissait Oumar FAYE de Leral askan wi après la nomination d’Aliou Sall à la tête de la Caisse des Dépôts et Consignation (CDC).  Le leader de l’APR n’en avait rien à faire des critiques et autres mises en garde de ses compatriotes. Son frère cadet à peine tiré de la cacophonie du pétrole, il le nomme directeur général de la CDC. A la formation du dernier gouvernement, son beau-frère, Mansour Faye, a pris le contrôle du PUDC, du PUMA, des PROMOVILLES, de la Délégation générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale (DGPSSN), du Commissariat à la Sécurité alimentaire, de la Direction de l’Administration générale et de l’Equipement etc.Macky Sall l’a démontré, le jour de la Korité, le documentaire de la chaîne anglaise dérange le pouvoir car il s’adresse non pas uniquement aux Sénégalais mais au monde entier fourvoyé par le leader de l’APR qui se montre sous les habits d’un démocrate attaché à la transparence. Ledit documentaire aurait été fait en wolof, le Palais ne serait pas autant périclité.  «Nous sommes au Sénégal, situé sur la côte ouest-africaine. Ici, des millions de personnes vivent dans la pauvreté. Pourtant, le niveau de vie pourrait être beaucoup plus élevé. C’est un pays riche en ressources naturelles. D’importantes réserves de pétrole et de gaz y ont été découvertes. Mais une partie de cette richesse s’est envolée à cause de la corruption». Cette froide et nouvelle description du pays de la « terranga », qui ouvre le documentaire de la BBC, est reçue par le régime comme une gifle. Macky Sall le chantre de la « gouvernance sobre et vertueuse » est démasqué et jeté en pâture à l’opinion internationale. Et les informations  explosives suffisent à établir sa très haute trahison envers le peuple sénégalais.La malédiction du pétrole, ce n’est pas uniquement la mésentente voire le conflit pouvant naitre entre des populations. C’est aussi et surtout quand un groupuscule met la main sur les ressources de tout un peuple laissé dans la misère.
Mame Biram Wathie

Scandale BBC-Petrotim-Aliou Sall : Sonko indexe Macky

Ousmane Sonko lors de la presentation de son livre Solutions Place de l’Obelisque Dakar

Je suis sidéré par la déclaration faite ce jour par Macky Sall à l’issue de la prière de l’Eid-el-fitr sur l’affaire BBC – Pétrole et gaz du Sénégal.

Cet homme ne respecte pas son peuple et est arrivé à un niveau de mépris et de dédain inimaginable. 
Voilà un homme qui, après avoir sacrifié Khalifa Sall pour des accusations mille fois moins graves, vient nous jeter à la figure que lui et sa famille passent avant les 15 millions de Sénégalais. 
Depuis le début de cette polémique, ses différentes sorties ainsi que celles de membres de son gouvernement sont truffées de contre-vérités dans le but d’embrouiller l’opinion.

A chaque fois, la stratégie a consisté à tenter d’allumer un contre-feu en se cachant lâchement derrière l’argument d’une prétendue « manipulation d’opposants » ou d’une « tentative de déstabilisation de notre pays par des forces obscures ».

Même pas le courage, devant des faits irréfutables, de faire profil bas à défaut d’un simple mea culpa.
Moi, Ousmane SONKO, je l’accuse d’être le seul responsable de cette corruption qui en cache des dizaines d’autres.

Il est le responsable de faits caractéristiques de haute trahison comme je l’avais déjà développé dans mon ouvrage « Pétrole et gaz du Sénégal : chronique d’une spoliation ».

Cet homme a perdu toute crédibilité à diriger le Sénégal et les Sénégalais.

J’appelle les Sénégalaises et les Sénégalais, particulièrement cette jeunesse sacrifiée et oubliée, à se mobiliser massivement et constamment les jours à venir pour protester contre tous les scandales qui jalonnent sa gouvernance jusqu’à ce que les mesures idoines soient prises.

Ce n’est le combat ni d’un homme, ni d’un groupe. Le peuple Sénégalais doit pour une fois s’assumer et s’exprimer face à un tel niveau de trahison de sa souveraineté par une bande d’aventuriers étatiques.

Président Ousmane SONKO
Fait à Dakar, le 20 Mai 2019

« Ils se tapent des milliards sur le dos du peuple sénégalais »

Ils se tapent des « milliards sur le dos du peuple sénégalais », dénonce Ousmane Sonko

Le leader de Pastef/Les Patriotes réagit suite à l’enquête publiée par BBC sur la corruption dans l’affaire du contrat pétrolier sénégalais octroyé à Franc Timis et dont le nom du frère du Président Sall, Aliou Sall a été cité.

Selon Ousmane Sonko, «il n’y a rien de nouveau dans ces révélations tout a été dit dans mon ouvrage sorti en 2016 ».

Cette affaire, nous en avons suffisamment parlé au point que les gens disaient qu’on ne parle que de pétrole.

Mais nous connaissons les enjeux et nous savons ce qui a été fait et mal fait dans ce dossier de pétrole. Il suffit à ce reporter à mon ouvrage sorti en 2016 : pétrole et gaz du Sénégal où sur 277 pages j’étais largement revenu sur ces questions ».

Il poursuit : « Je crois que fondamentalement, y a rien de nouveaux si ce n’est que quelques précisions parce que dans mon ouvrage, j’avais beaucoup développé sur les notions voisines au délit de corruption notamment le trafic d’influence, le délit d’initier , conflit d’intérêt ».

Et, explique-t-il, « par rapport à ces notions, j’avais pas pris de gong, j’avais clairement établi la responsabilité, de Macky Sall lui-même en tant que président de la République, de son frère, Aliou Sall et également de Aly Ngouille Ndiaye, qui se trouvait être le ministre chargé de l’énergie à l’époque. J’avais tout dit de manière détaillé avec preuve à l’appui », souligne-t-il.

« C’est pourquoi », avance Sonko, « il n’y a jamais eu réaction de l’autre côté, jamais de démenti encore moins un début de plainte. Et, cette fois-ci, ils s’empressent de parler de plainte.

J’avais détaillé le mécanisme qui avait été utilisé pour polluer le pétrole et le gaz sénégalais, le mettre entre les mains d’un aventurier tel que Franc Timis en complicité avec le frère du Président et avec l’onction du Président qui a signé indûment des décret pour leur donner ces blocs pétroliers en sachant pertinemment qu’ il ne remplissait ni les critères techniques, ni les critères financiers ».

Et, peste-t-il, « ils sont empressés de remettre tout cela sur le marché international pour se taper des milliards sur le dos du peuple sénégalais »

Le Pds maintient sa décision de boycotter le dialogue de Macky

Abdoulaye Wade, secrétaire général du Parti démocratique Sénégalais(PDS) vient de donner dans un communiqué, les raisons de la non participation de son parti au dialogue national convoqué ce mardi par le Président Macky Sall.

« Le PDS bien qu’invité n’a pas encore reçu aucun écho de ses exigences, ce qui conforte notre sentiment que Macky Sall persiste dans sa volonté de gestion solitaire du processus politique et des affaires électorales.

C’est pourquoi le PDS maintient sa décision de ne pas participer au dialogue dans les conditions actuelles », dénonce l’ancien président de la république du Sénégal

Pour rappel le 09 mai dernier le PDS avait réaffirmé son attachement à « un dialogue constructif dans l’interets de la démocratie manifestait son exigence forte de gages de sincérité du pouvoir notamment dans le choix d’une personnes neutre , crédible et consensuelle pour diriger les travaux ainsi que le respect des libertés démocratiques individuelles et collectives des leaders politiques. »

Le front syndical sur le pied de guerre

Les Syndicats préparent la riposte à la suite de la déclaration du Président Macky Sall du 1er mai. Les organisations syndicales affiliées à la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal/ Forces du changement (Cnts-FC) étaient en concertation hier à la bourse du travail.

Cette rencontre d’évaluation s’inscrit dans le cadre de la recherche d’une unité d’action pour une meilleure prise en charge des préoccupations des travailleurs, suite notamment «à la malencontreuse sortie du chef de l’Etat qui sonne comme une tentative de négation des acquis et des engagements souscrits par l’Etat du Sénégal».

Ces organisations ont décidé de poursuivre ensemble la dynamique enclenchée en direction des autres centrales et organisations non affiliées en vue d’apporter la riposte syndicale qui sied. Ont pris part à la rencontre, le Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire du Sénégal (Saemss), le Syndicat des Inspectrices et Inspecteurs de l’Education Nationale du Sénégal (Siems), le Syndicat autonome pour le développement de l’éducation et de la formation (Sadef), le Syndicat des enseignants en langue arabe du Sénégal (Snelas Fc), le Syndicat des professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal(Synpics).

Appel à un sursaut national pour lutter contre la dictature de Macky Sall

Les organisations politiques, l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT), La Ligue Démocratique DeboutDebout), la République des Valeurs (RV), Taxaw Temm et le Mouvement Tekki se sont rencontrées au siège de Tekki pour échanger sur la situation politique nationale et ont décidé de publier le communiqué ci-après.

Appel à un sursaut national pour lutter contre la dictature de Macky Sall (Déclaration conjointe
1. Après toutes les dérives monumentales et les manquements graves décriés sur le processus électoral, et à peine sorti d’un coup de force électoral, le Président Macky Sall, s’engage dans ce qu’il sait faire : la politique politicienne.

Aveuglé par un désir excessif de pouvoir sans limites, il vient d’engager, à la surprise générale, et à titre personnel, pour tout un peuple, une révision constitutionnelle, sans avoir une seule fois évoqué la question pendant la campagne électorale, sans débat, ni concertations à aucun niveau, pour, à sa seule guise, modifier unilatéralement le régime politique en vigueur et ainsi imposer une nouvelle gouvernance solitaire et personnelle.

Après avoir cherché à casser et neutraliser toutes les forces progressistes, démocratiques et citoyennes du pays avec les moyens de l’Etat, il veut avec cette dernière initiative disposer désormais de tous les leviers du pouvoir de l’Etat. La réforme ainsi engagée viendra consolider et parachever l’installation d’une dictature au Sénégal.
2. Dans le projet soumis à son Assemblée nationale, il affirme sans ambages qu’il instaure un régime présidentiel caractérisé par un pouvoir exécutif rationalisé. En vérité, l’Assemblée nationale est démise de ses prérogatives les plus importantes, à savoir le contrôle de l’exécutif.

Le Président de la République renforce considérablement ses prérogatives. Il fait mine d’abandonner son pouvoir de dissolution de l’Assemblée Nationale, mais conserve cette possibilité par le biais de l’article 52 qui lui donne des pouvoirs exceptionnels.

Les Ministres peuvent être traduits pénalement devant la Haute Cour de Justice, alors que devenus responsables devant le Président de la République, en fait de simples collaborateurs, ils devraient l’être en toute logique devant les Tribunaux ordinaires

Enfin, le Président de la République devrait dans la construction d’un régime à ce point présidentiel renoncer à toutes ses prérogatives ayant un caractère législatif. Ce qu’il refuse de faire dans ce projet de loi.
3. Sous ce rapport, son appel au dialogue, ressassé depuis un certain temps à l’occasion de chaque sortie publique, n’est ni plus, ni moins qu’une duperie. D’ailleurs, tous les observateurs avertis et sérieux peuvent le constater : lorsqu’il s’agit de questions essentielles telles que la modification de la constitution, le gaz et le pétrole ou l’implication outrancière de sa famille dans la gestion de l’Etat, soit il décide en solitaire, soit il occulte le débat.

Voilà un appel au dialogue suivi d’un changement de la nature du régime politique pour pouvoir gouverner tout seul ; comme pour dire : « je change le régime et après, venez, on va dialoguer » ! Mais dialoguer sur quoi ? Du report déjà programmé des élections locales ? De l’indépendance de la justice ? De l’équilibre des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire qu’il vient de chambouler ?
4. Pire, dans la plupart du temps, lorsqu’il s’engage, c’est pour se dédire, dès que possible ou alors dès que ses intérêts sont en jeu ; au point qu’il est devenu légitime de douter de la valeur morale de ses engagements pris et de sa parole donnée.
Il en est de même de l’appel tonitruant à la responsabilité, au civisme et à la citoyenneté, à la salubrité publique et au désencombrement de la voie publique, adressé aux Sénégalais et plus particulièrement aux jeunes, que personne ne peut rejeter.

Toutefois, il convient de rappeler qu’à ce jour, Macky Sall est le seul tristement célèbre responsable politique à avoir obligé les membres d’un bureau de vote à accepter son vote par la force des muscles de ses gardes – corps alors qu’il n’avait pas les documents requis pour accomplir cet acte !

Voilà une forfaiture qui montre et démontre, avec force et éloquence, qu’en matière de bonne conduite conforme à la responsabilité du citoyen vertueux, aucun Sénégalais n’est jamais descendu aussi bas! Trop bas !!!
A cet égard, et en considération de tout ce qui précède, les organisations signataires appellent à la mobilisation des députés de l’Opposition pour s’opposer à ce projet de loi et à un sursaut national des progressistes et des patriotes de tout bord, pour construire un bloc politique fort et capable de porter, dans l’unité d’action, le combat pour faire face à une dictature qui ne se fixe plus aucune limite légale, morale, ou éthique.
Dakar le 26 avril 2019
ACT
République des Valeurs
LD Debout
Taxaw Temm
Tekki

L’annexe du Palais, l’Assemblée Nationale en branle pour renforcer la gouvernance prédatrice de Macky

L’Assemblée nationale de Macky Sall va entrer en action les prochains mois pour affaiblir le gouvernement comme institution dans la constitution et soi disant enquêter sur l’affaire des 94 milliards, une affaire de ressource naturelle foncière. Comme je l’ai toujours écrit, l’enjeu de la gouvernance prédatrice est l’accaparement des ressources naturelles dans les mains de la famille FayeSall à elle de distribuer selon les « wersek » de chacun. Les théoriciens de BYY expliquent que dans la vie chacun reçoit au final son du et Macky Sall a été choisi par Dieu pour faire ce travail de distribution.

L’annexe du Palais, l’Assemblée Nationale se met en branle pour renforcer la gouvernance prédatrice
Ceux qui contestent ce type de gouvernance doivent être condamnés par la justice avec l’aide de l’Assemblée nationale s’il s’agit des députés. Tous ceux qui dénoncent la gestion du gaz et du foncier dans ce pays sont dans le viseur du trio infernal Macky Niasse Tanor.

Pour l’affaire des 94 milliards, le sabre sera dans les mains du PS.
Dossier nouveau : La fin de la Primature annonce le renforcement de la gouvernance prédatrice
Le travail de coordination de l’activité gouvernementale doit se faire quelque soit Alpha pour parler comme mes compatriotes. Tous ceux qui ont une idée du fonctionnement de l’exécutif savent que la coordination est une nécessité surtout en face de ministres peu expérimentés.

Il y aura un Premier Ministre de fait.
De deux choses l’une ou Boun Dionne sera un petit premier ministre logé à la présidence ou ce sera Macky Sall le Premier Ministre. Alors qui est le Président de la République, qui définit la politique globale et prend les décisions in fine ? Les parrains européens ?

La fin de la Primature annonce le renforcement de la gouvernance prédatrice
J’avais tiré la sonnette d’alarme sur les choix opérés par le gouvernement de Macky, gré à gré pour l’étude Seaburry puis enterrement de première classe de cette étude, arrivée de Bohn à la tête, achats d’avions, etc.. J’avais dit que Bohn était là pour acheter les avions avec l’accord du gouvernement. Chose faite, il s’en va. D’une certaine façon, il fait penser à Franck Timis.

Le patriotisme nous impose de soutenir le nouvel arrivant Ibrahima Kane. Bon Vent Cher compatriote !

Mesures annoncées par le Président Sall face à l’anarchie générale, à tous les niveaux…Oui, mais ?

Monsieur le Président de la République, est-ce que vous aurez tout le courage nécessaire d’appliquer, dans la lettre et dans l’esprit, toutes ces mesures, sans faiblesse coupable ni cruauté inutile, pour mettre un terme à cette anarchie globale? En tout cas, votre prédécesseur avait tenté de supprimer l’occupation anarchique de la voie publique, mais il avait abdiqué en moins de 72 heures et n’en avait plus fait cas.

Osons espérer que l’élève que vous êtes ne suivra pas les traces du maître, comme il l’a fait dans les autres domaines. Mais, étant donné que ce mandat et votre dernier, vous avez là, une bonne opportunité d’appliquer des mesures fortes et salutaires que vos prédécesseurs craignaient, parce qu’ils pensaient à une réélection.

En vérité, pour combattre objectivement, les inégalités dans le domaine social, l’injustice sous toutes ses formes et la violation des droits des citoyens, notre pays doit avoir des dirigeants intègres compétents et capitaines d’équipe, des meneurs d’hommes, imprégnés de droiture, d’humilité et d’équité qui épousent les qualités humaines intrinsèques.

Oui, l’homme ou l’être humain en général, plus exactement, un dirigeant doit être juste, courageux et foncièrement opposé à toutes formes d’inégalités sociales. Ce sont de tels dirigeants que le Sénégal doit, réellement avoir, à l’heure actuelle pour bien conduire son destin et pour mieux gérer le pays. Il faut donc, à notre pays, de véritables dirigeants courageux et équitables qui n’ont pas peur de dire la vérité à tous quand il faut.Oui, des dirigeants qui veillent scrupuleusement à l’application stricte et juste de la Constitution, mettent au même pied tous les citoyens et exigent de tous également, son respect absolu sur l’ensemble du pays.

Donc, au Sénégal, le peuple ne devrait plus accepter l’existence de chefs d’écurie, de clans ou de partis autocrates à la tête du pays, c’est-à-dire ceux qui ne pensent qu’à eux-mêmes et aux siens, en ignorant l’écrasante majorité du peuple et l’intérêt général. Les dirigeants du pays doivent dorénavant, être des citoyens sobres, rationnels dans l’utilisation des ressources du pays qui leur sont confiées par la nation. Ils doivent être donc, des citoyens exemplaires et surtout désintéressés de la richesse personnelle.

Il doivent se départir totalement des fastes de la mondanité et s’interdire la moindre folie des grandeurs pour leur prestige personnel comme pour celui de l’État. Ils doivent être,surtout et principalement, des patriotes incontestables et préoccupés, au plus haut point, par les problèmes essentiels du peuple sénégalais ainsi que par la recherche de leurs solutions justes. Ces derniers devraient donc, à l’arrivée au pouvoir s’atteler effectivement et de toutes leurs forces à la réduction des inégalités et de la pauvreté accrue et persistante de la grande majorité des Sénégalais.

De tels dirigeants doivent être humbles et dévoués, comme le fut Nelson Mande, au service de leur pays pour la satisfaction des besoins vitaux de leur peuple. Ils doivent aussi avoir le courage et d’oser rompre, sans équivoque, avec toutes les pratiques corruptives et discriminatoires que les citoyens ont décriées dans le passé. Il faut au Sénégal, des dirigeants très courageux et républicains qui oseront mettre fin à tous les privilèges exorbitants et injustifiables en cours dans la République. Et, bien entendu, ils auront l’honnêteté de commencer par eux-mêmes pour donner l’exemple aux autres concitoyens, donc, par la réduction de leurs nombreux privilèges et avantages personnels excessifs.

Enfin, si le président de la République commençait par réduire lui-même ses privilèges actuels faramineux en raison du faible niveau de richesse de son pays, il donnerait là, un exemple de portée patriotique, sans précédent. Et, c’est sûr que si telles mesures étaient prises et appliquées effectivement par le Président, en commençant d’abord par lui-même, sans nul doute, tous les citoyens, pour ne pas dire tous les Sénégalais, applaudiraient et n’hésiteraient pas aussi, à suivre son exemple.

Ce serait, dans ce cas-là, une preuve matérielle qu’il tenait bien compte, du fait, que son pays est membre du club des P.P.T.E. Cela étant, il ne devrait pas, décemment, avoir une conduite d’opulence ou de pacha, totalement en porte-à-faux avec le niveau de développement et le statut réel, d’un pays pauvre. Il n’y a point de doute, que son geste, dans ce cas-là, serait qualifié de grandeur et d’humilité et même celui-ci pourrait être suivi par beaucoup d’autres citoyens sans hésitation.

Oui, si le président agissait de la sorte, il serait, logiquement, dans de très bonnes dispositions et voire dans son droit d’obliger alors, les membres de son gouvernement, les députés, les conseillers économiques et sociaux et tous les hauts fonctionnaires de l’État, à observer la même attitude que lui ou à être démis. Une telle initiative patriotique de solidarité nationale, serait un acte significatif de haute portée aux fins de corriger enfin les nombreuses injustices sociales ancrées, depuis fort longtemps dans le pays, à savoir les pratiques cupides et indécentes de nos gouvernants.

Il est indéniable que les retombées et les produits sécrétés par une telle opération de grande envergure, consistant à redresser voire à sanctionner les abus de pouvoir comme de biens sociaux, permettraient assurément à notre pays, de faire des économies substantielles considérables et non négligeables. Et, c’est, d’autant plus significatif encore, en raison de son caractère spécifique et patriotique, sans précédent. Et, en outre, par le fait de l’originalité de l’idée qui a émergé spontanément à partir de nos propres réflexions et initiatives personnelles, sans intervention ou injonction extérieure.

Et, la matérialisation d’une telle initiative serait, aussi et encore, pour notre pays, une opportunité et une manière singulière d’être, à nouveau, à travers cet exemple-là, une exception qui divorce bien avec ce qui se fait jusque-là en Afrique.
Un tel exemple de portée patriotique sous forme de solidarité avec son peuple, s’il était initié par le premier d’entre les Sénégalais, serait une première dans les annales et dans une large mesure un impact positif qui pourrait faire naître l’espoir sur d’autres Sénégalais.

Et, ces derniers pourraient même, sur la base d’un tel exemple concrétisé, devenir plus sensibles et plus motivés demain, en acceptant de faire plus d’efforts et de sacrifices en guise de solidarité nationale pour résoudre les épineux problèmes auxquels notre pays est, actuellement, confronté, après les gestions calamiteuses et de pillage des ressources de notre pays par les régimes précédents. Précisément, à partir de l’avènement de l’alternance 2000 sous la férule de Me Wade avec sa méthode de gestion informelle intégrale, au cours de laquelle,ce dernier a mis notre pays à l’envers, avant de partir.

Et, si cet état d’esprit, un signe évident de patriotisme et de solidarité, est concrétisé, il contribuerait, dans une large mesure à résoudre le dysfonctionnement actuel dans le système de rémunérations de la fonction publique, par son retour aux fondamentaux. En effet, dans système hétérogène actuel, l’on note de grandes disparités inacceptables et injustifiables au niveau des salaires.

Des disparités qui sont dues essentiellement, au non-respect des textes réglementaires du statut général de la fonction publique. Pour dire vrai, il faut souligner que l’apparition de ces anomalies que l’on note dans ce domaine, c’est-à-dire le ratio entre les salaires du personnel au sommet de l’État et celui de la base est un scandale sciemment créé par Me Wade. Et, il a été malheureusement maintenu injustement jusque-là, par le président Macky Sall. Cette situation injuste, socialement et professionnellement, doit être absolument réparée, car elle a pénalisé déjà beaucoup de travailleurs.

Le président Sall doit reconnaitre que cet état de fait injuste n’est plus simplement une question d’inégalité sociale, mais, c’est véritablement, de l’indécence et de la discrimination caractérisée. Car, elle a été voulue et fomentée par le pouvoir libéral qui a tout chamboulé lors de son passage, dans la fonction publique, sans pouvoir le remettre en place.
Donc, pendant que l’on y est, Monsieur le président, l’anarchie dans le pays est une situation générale donc, il faut aller en guerre sans réserve contre toutes les distorsions et tous les dysfonctionnements, notamment dans l’Administration générale et partout dans le Sénégal. Tout cela est de votre responsabilité.
Dakar, le 24/04/2019.
Mandiaye Gaye.
Mandiaye15@gmail.com

Un corrupteur au cœur de la République


Un président de la République qui corrompt les députés, promeut un militant incapable d’aligner deux mots en français en ministre de la République, alors qu’il est épinglé par les Corps de contrôle de l’Etat pour surfacturation. Voilà le président de la République qu’a le Sénégal.

En recevant les députés de la majorité présidentielle pour les entretenir entre autre des tenants et aboutissants de la réforme constitutionnelle qu’il compte introduire au parlement, le président de la République a conclu la rencontre en remettant à chaque député une enveloppe financière d’un million de francs CFA.

Si cela fait rire certains, c’est qu’ils n’ont pas compris les dangers qui nous guettent avec cet acte inqualifiable que le président Sall vient de poser. Cela n’est ni plus, ni moins que de la corruption. Il faut oser employer les mots justes pour qualifier les faits.

Au nom de quoi le président de la République se permet-il de donner gracieusement cette somme d’argent aux députés ? Et surtout, qu’aux seuls députés de la majorité présidentielle ? Que cherche-t-il en les soudoyant ? Les députés sont-ils affamés au point qu’ils aient besoin de la générosité présidentielle ? D’où provient cet argent ?

Corrompus et corrupteur doivent rendre des comptes

Cet argent, il ne fait aucun doute. C’est l’argent du contribuable que le peuple a mis à la disposition de celui qu’il a élu pour en assurer une gestion saine, et non le dilapider.

Les députés sénégalais n’ont pas à se plaindre de leur traitement salarial. Ils sont très bien payés. Peut-être trop bien payé, eu égard de leur médiocre prestation.

Le président de la République, en faisant le choix de corrompre les députés en plein jour, avait un objectif. C’est réduire à néant le peu de crédibilité qui leur restait. C’est aussi un moyen pour lui d’accentuer son emprise sur les parlementaires qui ont tendu la main pour prendre l’enveloppe.

Les corrompus et le corrupteur doivent nous rendre des comptes. Le président de la République ne peut pas se transformer en corrupteur. Le peuple ne doit pas le laisser faire.

Il y va de l’avenir de notre système démocratique. Parce qu’à force de corruption, celui-ci perdra toute sa crédibilité et engendrera son rejet par le peuple. Et bonjour les dégâts !

Macky Sall s’est empiré

Comment le président de la République peut-il mener une lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance et se transformer en corrupteur ? Quel exemple va-t-il donner aux administrateurs de deniers publics ?

Avec cet épisode, on comprend mieux maintenant pourquoi Cheikh Oumar Hann a été promu ministre de l’Enseignement supérieur, alors qu’il a été épinglé pour surfacturation par l’Office National de lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC) quand il dirigeait le Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD).

Ce rapport incestueux que les politiques ont avec l’argent du contribuable doit cesser. Beaucoup croyait qu’avec son second mandat, le président allait changer positivement.

Mais apparemment, Macky Sall s’est empiré. C’est pourquoi il ne faut rien attendre de lui pour une meilleure gestion de nos maigres ressources.

Mais après tout, le peuple le mérite. Puisque la majorité d’entre nous l’ont choisi.

ReseauNews

«L’échec d’une démocratie… », la pique de Alioune Tine à Macky Sall


Les acteurs de la société civile se sont penchés sur l’état de la démocratie sénégalaise et ce, aux lendemains de la Présidentielle du 24 février 2019. Le constat fait après ce diagnostic est que la démocratie sénégalaise est sur une mauvaise pente.

Macky Sall nous a zappés, les complaintes de Alioune Tine !Sélectionné pour vous :
Macky Sall nous a zappés, les complaintes de Alioune Tine !

« Le premier échec d’une démocratie, c’est quand vous avez gagné les élections et que les autres ne reconnaissent pas votre victoire », constate Alioune Tine, fondateur d’Africa Jom Center.

Ainsi, pour dynamiser la démocratie, des réformes institutionnelles fortes doivent être faites. C’est pourquoi, « on va travailler pour la mise en place d’un mécanisme de suivi, d’évaluation et de propositions pour des réformes institutionnelles au Sénégal », affirme Alioune Tine.

Celui-ci poursuit :« Le consensus sur les institutions est extrêmement important pour la stabilité institutionnelle, la paix civile et une démocratie apaisée », rapporte leral.

Recyclage d’ordures… Par Le Témoin


C’est reparti pour un tour… d’embonpoint ! Le Premier ministre avait promis un gouvernement resserré ? La bonne blague !

Tout d’abord, comme nous l’écrivions dans ces mêmes colonnes lundi, la cure d’amaigrissement est ratée puisque, de 39 ministres et ministres délégués, le gouvernement était passé à 35 membres dont trois secrétaires d’Etat.

Avouez qu’on peut trouver mieux comme amincissement ! Vous avez dit un gouvernement resserré ? Et puis, sitôt le grand ménage fait, chassés par la porte, ils reviennent par la fenêtre.

Un par un d’abord, avant la grande ruée. Car, tous les ministres chassés par Macky à travers la porte, finiront par revenir sur la pointe des pieds en empruntant les fenêtres du Palais !

Chiche que, dans les prochaines semaines, on frôlera la centaine de ministres ! On vous l’a déjà dit, il n’y a que des nigauds qui pourront croire à la profession de foi du Chef. Et croyez-nous, ils reviendront tous aux affaires.

Ministres recalés, transhumants oubliés, les copains et les coquins comme l’ami à qui était dévolu le portefeuille des Affaires étrangères. Tous reviendront pour encore peupler les murs de la Présidence.

Malheur aux oubliés qui ne pourront pas dire adieu à une vie peinarde pour cinq ans. C’est une des incongruités du fonctionnement de la politique dans ce charmant pays où personne ne veut mourir idiot.

Ils tiennent tous à un certain standing et feront tout pour se refaire une santé financière.

Les miséreux pourront toujours attendre le temps que ces messieurs et dames rehaussent leur rang en vue de bien toiser la plèbe.

Sitôt nommé, le tailleur constitutionnel s’est fendu d’un message pour remercier son « sauveur ».

Ministre d’Etat sans portefeuille mais pas sans porte-monnaie ou patrimoine ! ça vous permet de vivre sans les misères de la vie d’un enseignant.

Celui qui confond pomme de terre et Angleterre a été également recyclé. Il devient le chef de cabinet… politique de son seigneur.

On va bien rigoler ! La méthode « Fast-Track » pour reconstituer un gouvernement pléthorique est à l’œuvre !

Le Témoin

Le Président Macky Sall est mal (re)parti. (Par Cheikh Tidiane Dieye)


Je ne m’attendais pas à un miracle en ce qui concerne le premier mandat du Président Macky Sall. Il l’a démarré avec un projet politique peu ambitieux et des hypothèses approximatives sur les véritables urgences du Sénégal en matière de transformation.

Il a tout misé sur l’infrastructure matérielle pour réaliser son projet d’émergence, en recourant à un emprunt massif et en pensant que le développement se réduit à un squelette d’indicateurs macroéconomiques.

C’est pourquoi de Yoonu Yokkuté, il est passé au PSE sans parvenir à desserrer les contraintes structurelles qui plombent son action dans l’économie nationale.

Il a négligé l’infrastructure immatérielle, par choix raisonné ou par ignorance, et a, finalement, échoué à construire un citoyen responsable, imbu des valeurs de la République et conscient de son rôle en tant qu’acteur à la base de tout développement.

Il a fermé les yeux, pendant sept ans, sur toutes les entreprises de prédation économique, les actes de corruption, la forte politisation de l’administration et l’affaissement de l’autorité de l’Etat.

Il a promu la transhumance, toléré les contrevaleurs et garanti l’impunité à ses partisans cités dans les rapports des organes de contrôle tout en humiliant ses adversaires politiques.

Comme si le Sénégal n’avait ni Etat ni autorité capable de faire respecter les lois et les règlements, Il a laissé le désordre et l’indiscipline s’installer dans tous les segments de la société. La corruption a gangréné les structures administratives jusque dans les interstices, au point de devenir systémique et banalisée.

Mais autres temps, autres mœurs. Lors de sa prestation de serment et à l’occasion de son message à la Nation du 3 avril 2019, il a annoncé, en filigrane, vouloir tourner la page de son propre passé et ouvrir un nouveau chantier placé sous le signe de la restauration des valeurs civiques, du vivre-ensemble, de l’éthique, de l’ordre et de la discipline.

Il semble avoir découvert, après sa réélection, que ce pays avait fini de toucher le fond au plan de sa morale sociale et politique.

Il donne l’impression de découvrir qu’aucun développement n’est possible dans l’incivisme et le désordre.

Il ouvre les yeux, en fin, sur une vérité impossible à ignorer: en matière de gouvernance, aucune action n’est durable si son substrat n’est pas l’éthique.

Certains ont applaudi en l’entendant énoncer ses nouvelles résolutions. Je ne me suis pas forcément réjouis en ce qui me concerne.

Car, même si je nourris toujours le vœu de le voir devenir le Président que j’attends de lui, j’ai passé l’âge où je pouvais me laisser prendre, par naïveté, à des intentions sans épaisseur. Je ne prends plus personne au mot. Je ne juge plus que par les actes.

Or les actes qu’il vient de poser révèlent deux vérités. D’une part, que son appel au dialogue manque de sincérité, et d’autre part que sa volonté déclarée de promouvoir l’éthique dans la conduite des affaires publiques ne va pas au delà du discours qu’il a prononcé le 3 avril.

Ces actes suffisent à démontrer que le Macky Sall d’hier est encore celui d’aujourd’hui. Il sera probablement celui de demain s’il ne change pas de cap.

Le premier acte concerne sa décision de supprimer le poste de Premier Ministre. Il s’est donné le droit de décider tout seul d’une réforme constitutionnelle aussi importante que la suppression du poste du Premier Ministre, avec toutes les conséquences d’une telle décision sur l’ordonnancement institutionnel et la cohérence constitutionnelle qui doivent fonder la République.

Il n’a nullement senti le besoin ni n’a eu la sérénité d’attendre le dialogue auquel il a appelé pour mettre cette question en débat et donner aux acteurs politiques et aux forces vives la possibilité de donner leur avis.

Que Senghor ait fait la même chose il y a 50 ans ou Abdou Diouf il y a 30 ans ne justifie nullement un tel passage en force. Le monde de Senghor ne doit pas être celui de Macky Sall.

N’en faire qu’à sa tête; ne prendre en compte que ses propres intérêts politiques et ne compter que sur sa majorité parlementaire mécanique pour tripatouiller la Constitution à sa guise est contraire à tous les principes d’une gouvernance démocratique et vertueuse.

L’unilatéralité de cette décision et sa rapidité cachent forcément des desseins inavoués, peut-être inavouables.

Rajouter les pouvoirs du Premier Ministre à ceux déjà exorbitants du Président de la République conduit inéluctablement à un mastodonte présidentiel.

Or la « surprésidence » ou la « superprésidence » conduisent toujours à la « malprésidence ». C’est ce que nous vivons depuis l’indépendance du Sénégal, avec le résultat que l’on sait.

Peut-être a t-il besoin de régler des problèmes politiques internes à son parti en évitant de nommer à cette fonction un cadre qui pourrait se sentir pousser des ailes et déclencher prématurément la guerre de la succession en se positionner comme dauphin. Oublie t-il qu’un bon leader ne devrait pas avoir peur de préparer sa succession en laissant éclore, sous son ombre, les hommes et femmes qui possèdent l’éthique et la compétence nécessaires pour devenir les dirigeants du futur?

Il y a plus grave encore dans sa décision. Si dans quelques semaines, voire quelques mois, sa volonté devait s’exercer, débouchant sur la démission du Premier Ministre, c’est tout le Gouvernement qu’il vient d’installer qui démissionnerait également, car aux termes de la Constitution, la démission ou la cessation des fonctions du Premier Ministre entraine la démission de l’ensemble des membres du Gouvernement, eu égard à la nature collégiale et solidaire du Gouvernement.

La mise en œuvre de sa décision ôterait au peuple sénégalais un attribut constitutionnel important.

La suppression du Premier Ministre change la nature du régime et enlève au peuple la prérogative d’engager la responsabilité du gouvernement par un vote de confiance ou une motion censure contre le Gouvernement, prérogative qu’il exerce à travers ses représentants.

Même si le Premier Ministre est nommé par le Président de la République, et qu’il peut être révoqué par lui à tout moment, il n’en demeure pas moins qu’il dispose de nombreux pouvoirs que lui confère directement la Constitution.

S’il n’y a plus de Premier Ministre, le Président de la République accepterait-il de se mettre directement devant l’Assemblée nationale et engager sa responsabilité et celle de son Gouvernement?

Sera t-il responsable devant l’Assemblée nationale dans les mêmes termes que ceux prévus dans les Articles 85 et 86 de la Constitution?

Fera t-il lui-même la Déclaration de politique générale avant de se soumettre au vote de confiance des Députés? Dans quel scénario serait le Sénégal si la majorité parlementaire devait sortir de l’opposition en 2022?

Tant que le Président Sall n’aura pas donné de réponses claires à ces questionnements et les mettre en débat de manière ouverte et inclusive, toute action de sa part dans le sens qu’il indique relèverait d’un autoritarisme d’une autre époque et révèlerait, s’il en était encore besoin, son visage de bourreau constitutionnel et fossoyeur de la démocratie.

Le second acte déroutant qu’il a posé, en contradiction avec la parole énoncée, concerne la nomination du nouveau Ministre de l’enseignement supérieur. Ce dernier a été épinglé par l’OFNAC qui l’a nommément cité dans son Rapport 2016.

L’institution anti-corruption a recommandé, après des enquêtes, que l’ancien DG du COUD soit relevé de ses fonctions et que la gestion d’aucune entreprise publique ne lui soit plus jamais confiée. Cela, sans préjudice d’éventuelles poursuites judiciaires à son encontre.

C’est cet homme qui vient d’être porté à la tête du Ministère de l’enseignement supérieur dont le budget est de 195 287 174 705 FCFA.

Pour quelqu’un qui veut convaincre que l’exemplarité des dirigeants sera désormais le seul leitmotiv et que l’éthique et la gestion vertueuse seront les seules balises de l’action gouvernementale, c’est plutôt mal parti.

Que dis-je? Mal reparti.

Cheikh Tidiane Dieye

Macky Sall : Dans la logique d’un choix politique


Il vient d’être réélu pour un second mandat, devant s’expirer en 2024. Après une analyse de contenu sur notre Premier Magistrat, force est de reconnaître que l’homme est resté toujours le même.

Refusant et réfutant, dès les premières heures de son accession au pouvoir en 2012, le Président de tous les sénégalais qu’il est, semble allergique aux contradictions et autres visions qui caractérisent l’essence même de la démocratie.

Et en pleine fougue de son style, bousculant tout sur son passage, dans des procédés antinomiques et antipodes aux valeurs démocratiques, le  » Roi  » de la Cour de la Coalition Ben Bokk Yaakar; a conduit son navire à << bon port >>.

Du référendum aux urnes du 24 Février 2019, jusqu’à la proclamation des résultats par un Conseil Constitutionnel pas du tout exempt de couacs et déconvenues, sans oublier ce fameux parrainage de l’illégalité… tout un processus taillé sur mesure, au bénéfice de l’ex-candidat de La Majorité.

OPPOSANTS ET TRANSHUMANTS

Les hirondelles du landernau politique de notre opposition, en perpétuelle quête printanière que sont le pouvoir et ses avantages sociaux,, et leurs transhumants ont facilité la tâche aux gouvernants, afin que ces derniers puissent accomplir leurs forfaits.

Rien n’est plus lugubre que d’accepter un système de parrainage, sans détenir, par devers-soi-même le fichier électoral officiel.

Aller à l’aveuglette vers des soi-disant parrains, ignorant totalement s’ils figurent ou non dans ce fichier, ne peut dépasser l’aventure d’un aveugle, de surcroît sourd et muet. Evidemment, ce culte d’ego eut pris le dessus sur une réal-politique bien patente.

Quant aux transhumants, en fin homme politique, sachant, comme disait un ancien Chef d’Etat sénégalais :  » ….ce que vaut chaque citoyen de ce pays …! « , le Président Sall s’est bien joué d’eux.

Il lui a tout simplement suffi d’attirer vers son camp des ténors comme Abdoulaye Baldé du Sud, Aïssata tall Sall du Fouta, Fada de Darou Mousty et Souleymane Ndéné Ancien Premier Ministre, — pour ne citer que ceux-ci— , les presser comme du citron, avant de les laisser en rade, concernant ce premier gouvernement de son second mandat.

Mais, comme il a l’habitude d’agir en de telles circonstances, bientôt bonjour à des postes de << sèche-larmes>> ( Conseillers, DG, PCA, Chargés de Mission et autres ) viendront en consolation.

SEUL AUX COMMANDES

Aujourd’hui, le Président Macky Sall peut dormir tranquillement, après avoir réussi son coup historique.

A lui seul, il a su manœuvrer à sa guise.,qu’importent les réactions futures et les éclaircissements d’analystes ou observateurs avertis,et obtenir ce qu’il voulait.

Un second mandat. Présentement, les coudées franches, il va très prochainement vers la suppression de la Primature. Ce qui affaiblira de facto, ou même anéantir,le pouvoir législatif.

Donc, il est désormais tout seul devant son tableau de bord, sous la complicité d’une certaine magistrature refusant son indépendance, et, de certaines forces coutumières et religieuses dont on ne sait, quel qualificatif, en bien ou en mal, les affliger.

Quant à notre argentivore presse, dans sa grande majorité, elle a tristement joué sa partition, jetant aux orties éthique et déontologie. Bref ! Où va le Sénégal ?

Ce faisant, Cinq (05) ans encore d’interrogations, et l’avenir nous dira. Car, présentement, nous faisons partie de ceux qui croient mordicus, que le libellé de la Constitution sur les durées du mandat présidentiel, souffrent d’une certaine ambiguïté. Et les membres de notre Conseil Constitutionnel sont des adeptes de la subtilité.

Elhadj Yvon Mbaye
Journaliste-formateur
Tel : 77 179 19 38

Ousmane Sonko : « Macky Sall ne mérite pas d’être reconnu vainqueur ».

Le leader de Pastef, arrivé 3ème à la présidentielle de février dernier a accordé une interview à Jeune Afrique. Ousmane Sonko y a abordé plusieurs sujets notamment la réélection de Macky Sall.

Une victoire qu’il dit ne pas reconnaître. « Je considère en effet que Macky Sall ne mérite pas d’être reconnu vainqueur.

Car, il a fait cavalier seul, définissant les règles du jeu sans aucune concertation avec l’opposition, en violation du consensus qui prévalait au Sénégal depuis 1998. Cela concerne l’élaboration du fichier électoral, la distribution des cartes d’électeur, l’absence de neutralité du ministre de l’Intérieur…

La position commune que nous avons adoptée tous les quatre est donc de ne pas reconnaître la légitimité du président Macky Sall, dont la victoire est purement technique… », a dit Ousmane Sonko.

Second mandat du président Sall : vers un debt overhang inévitable (Par Mohamed Dia)

Dans la loi des Finances 2019, nous voyons clairement que le gouvernement de Macky Sall espère financer les projets de prestige durant les cinq prochaines années par le biais de l’endettement massif.

L’endettement de manière générale n’est pas mauvais, mais l’endettement du Sénégal est très mauvais vu la manière dont les ressources mobilisées sont allouées. Quand un gouvernement s’endette massivement pour des projets improductifs, ce gouvernement est en train de trahir son peuple et les générations futures.

Le septennat du président Sall peut être résumé en cinq mots : corruption, laxisme, amateurisme, impunité et irresponsabilité. Pensons-nous que le quinquennat sera différent ?

Historique

Les dettes se sont caractérisées dans les années 60 par des prêts concessionnels ou des dons. Les deux chocs pétroliers des années 70 ont aussi affecté la dette des pays pauvres.

Dans le début des années 80, le dollar américain a grimpé et cela a affecté la dette des pays pauvres qui étaient majoritairement endettés en dollar tout en aidant les pays qui exportent vers les Etats Unis d’Amérique. Les importations devenaient aussi très chères pour les pays pauvres et augmentaient leur dette.

Il faut comprendre que la dette du Sénégal a une forte composante étrangère, en devises et des taux d’intérêt souvent exorbitants. L’Etat nous dit que « tous les pays du monde ont recours à l’emprunt et que les pays les plus riches sont les plus endettés ».

Rappelons juste que nous faisons partie des pays les plus pauvres du monde. Vers la fin des années 90, il y avait une campagne pour l’annulation de la dette pour l’an 2000.

C’est ainsi que 24 millions de signatures ont été obtenues pour l’allègement de la dette. Par conséquent le FMI, la BM, et les créditeurs bilatéraux ont accepté d’alléger la dette, et même de la supprimer dans certains cas.

Tous les pays qui avaient bénéficié de cet allégement de la dette se sont encore massivement endettés en si peu de temps. La dette est nécessaire, car elle permet de financer des investissements dont le pays a besoin et aussi pour substituer le manque à gagner pour enfin atteindre le développement.

La manière dont le Sénégal s’endette est très dangereuse et nous mènera directement vers le surendettement qui ralentira la croissance et créera le doute dans la tête des investisseurs étrangers. Cela les poussera à investir dans les projets qui offrent un retour sur investissement rapide. C’est ainsi que nous verrons des investissements sans impact sur l’emploi ou la pauvreté.

Pour éviter cela, le gouvernement risque de ne pas procéder à des réformes fiscales comme indiquées dans la loi des Finances de 2019. Chaque année, le Sénégal alloue une importante part de son budget au remboursement des intérêts de la dette, hors principal.

Les dirigeants nous disent souvent que cet endettement est justifié pour le financement des infrastructures. Or, ces infrastructures ne sont pas productives et cela crée une tension de trésorerie due à des décisions financièrement inopportunes.

La politique de la dette

Depuis 2014, le Sénégal s’est lancé dans un plan économique dit Plan Sénégal Emergent en vue de faire décoller son économie. La croissance du Sénégal était toujours à moins de 5 % jusqu’à la mise en place du PSE. La dévaluation du F CFA ne doit pas être négligée, car elle a permis à notre croissance d’accroître à 5 % pour la première fois et à l’inflation de décroître jusqu’à 0,8 %.

Ce PSE a permis à notre croissance d’accroître cependant cette croissance est une croissance extravertie et exclusive. Ce que le PSE a oublié de faire, c’est de développer d’une manière sérieuse le secteur agricole, qui emploie la majeure partie de la population pour combattre le chômage et la pauvreté.

Le développement du secteur agricole aurait été une marche vers l’industrialisation du Sénégal. Il y a un déficit dans la santé, l’éducation, les infrastructures pour le développement du Sénégal.

Cependant, l’Etat a insisté sur le fait de vouloir combler le déficit en infrastructures avant de commencer la marche vers l’industrialisation. Or, le gouvernement nous dit qu’il faut sortir de la dette pour comprendre la dette, nous analyserons dans ce cas les paramètres extrinsèques à la dette.

Le système fiscal au Sénégal est un autre grand problème. Les exonérations fiscales dotées aux entreprises étrangères ont coûté au Sénégal des centaines de milliards sans créer assez d’emplois pour une population très jeune.

Nous ne disons pas d’arrêter les exonérations fiscales d’une manière brusque, mais plutôt d’une manière progressive en mettant en place des programmes pour la création d’emplois au Sénégal.

Une réforme fiscale dans le moyen terme s’avère très importante pour élargir l’assiette fiscale en essayant de formaliser le secteur informel pour recouvrer des centaines de milliards de F CFA par an.

Dans le cadre sociopolitique, il faut noter avec les élections de 2019, un problème majeur de consensus social avec les opposants décriant la victoire du président Sall.

Cette attitude peut être mal vue par les investisseurs ; cependant, il faut juger l’aspect général allant de l’emprisonnement et l’exil de potentiels adversaires politiques, du parrainage pour enfin mener vers la victoire du président Sall.

Comment sera-t-il possible de gouverner durant le quinquennat sans dialogue avec l’opposition ni une reconnaissance réelle d’une victoire du président Sall ?

Les mesures sociales du gouvernement qui ont été mises en place durant le septennat du président Sall ont été pour la plupart électoralistes. Des mesures ont été prises pour alléger la pauvreté dans le milieu rural, mais ces mesures sont pour la plupart des mesures d’urgence.

Sans vrai plan en place, nous verrons ainsi un phénomène de mort-né dans la mise en place de la CMU et des bourses sociales. Aucun plan dans le long terme n’a été mis en place pour que l’Etat dépense de manière efficiente de l’argent dont il dispose.

Avec la reconstitution du PIB, certains pays comme le nôtre ont vu leur taux d’endettement baisser pour ne pas dépasser le seuil traditionnel fixé dans la région. Certes, tout pays a besoin de s’endetter pour assurer son développement, mais tout pays a aussi besoin de financer avec cet argent emprunté, des projets productifs. Ces investissements productifs nous permettront de nous auto-financer dans le futur pour sortir du cercle vicieux de l’endettement.

Le debt overhang, aussi appelé surendettement, est un fardeau de dette si important qu’une entité ne peut pas s’endetter davantage pour financer des projets futurs. Les mauvais choix du septennat se feront davantage sentir durant le quinquennat du président Sall.

Mohamed Dia, Consultant bancaire

Dernier mandat de Macky Sall : un quinquennat inédit de trois ans

Monsieur le Président de la République, dans sa majorité, le peuple sénégalais vous a réélu pour un second et dernier mandat de cinq ans.

In concreto, vous effectuerez un quinquennat de… trois ans. Indubitablement, à mi-mandat entre 2022 et 2023, dans votre camp, tout comme dans celui de l’opposition, la lutte pour votre succession sera à la fois débridée, prématurée et vive.

Amis, alliés, obligés, affidés et adversaires seront-ils dans le présent que vous vivrez déjà au passé ? Prépareront-ils le futur proche que où vous n’aurez plus d’avenir ? Échafauderont-ils des schémas tels que vous sortirez de leur plan ?

Naguère maître du jeu politique, vous n’en serez plus qu’un arbitre électoral
En résumé, votre apogée électorale pourra également s’avérer votre déclin politique.

Ce sera alors le début de la fin et la fin du début. En vérité, vous aurez l’illusion du pouvoir, la réalité du pouvoir leur reviendra.

Au demeurant, vous serez le premier chef d’État à organiser une présidentielle sans y être candidat, électeur vous ne serez plus éligible.

Naguère maître du jeu politique, vous n’en serez plus qu’un arbitre électoral.

De la posture enviée d’acteur de premier plan, vous passerez simple spectateur. Premier président dont la fin d’exercice sera officiellement connue de tous, théoriquement le 1er avril 2024, vous serez, en outre, le premier homme politique à quitter le pouvoir sans défaite électorale.

Léopold Sédar Senghor a transmis le pouvoir à Abdou Diouf par une fine broderie constitutionnelle. Abdou Diouf et Abdoulaye Wade ont été défaits par la voie des urnes.

Enfin, premier à organiser des élections législatives à quelques mois de la fin de votre dernier mandat ; paradoxalement, c’est à ce moment que commencera votre déclin progressif.

Seul en plein marché électoral

Monsieur le Président de la République, le schéma institutionnel et politique qui se présente au lendemain de votre réélection est inédit à tout point de vue.

Reconduit pour un second et dernier mandat de cinq ans, vous vivrez immanquablement ce qu’on appelle en droit constitutionnel et en science politique, le « syndrome du canard boiteux ». The lame duck period.

Les ambitions y seront fortes, tenaces et légitimes. Dans votre camp, il y aura forcément plusieurs camps

Cette expression anglo-saxonne signifie qu’avant le terme définitif de ce dernier mandat, vous serez un président désincarné et affaibli. Par la force des choses démocratiques, vous serez dramatiquement seul en plein marché électoral.

Dès potron-minet, c’est votre coalition qui préfacera votre départ avant l’heure. Les ambitions y seront fortes, tenaces et légitimes. Dans votre camp, il y aura forcément plusieurs camps. L’opposition actera le crépuscule de ce magistère en ne faisant plus de vous son centre d’intérêt. Plutôt que de chercher à vous abattre, elle convoitera votre place.

Les parlementaires quitteront la Chambre d’applaudissements pour entrer dans celle des positionnements. Les maires ne vous seront plus affidés, ils iront plutôt s’affilier aux candidats à la présidentielle.

Les médias d’ici et d’ailleurs ne s’intéresseront à vous que pour connaître votre choix intime sur les probables présidentiables. Parce que d’abord, une élection présidentielle se prépare deux ou trois ans à l’avance, les logiques politiques et médiatiques hâteront votre fin de règne.

Parce qu’ensuite n’ayant plus d’avenir, vous serez un homme du passé. Parce qu’enfin, l’ouverture de la pré-campagne présidentielle coïncide avec le temps des législatives prévues pour 2022, un choix cornélien se présentera à vous.

Tremblement de terre institutionnel

Sous ce rapport, il y aura deux cas : soit le peuple vous accorde une majorité parlementaire alors que vous êtes presqu’au bout de votre mandat, – une manière de vous rendre hommage – soit il donne sa confiance à l’opposition pour préparer l’avenir et, dans ce cas, nous serons en présence d’une cohabitation politique.

L’arrivée d’une nouvelle majorité parlementaire hostile à votre politique entraînera un désaccord inédit au sein de l’exécutif.

Il y aura une crise de légitimité : une coexistence de deux légitimités concurrentes

Alors que toutes les forces devront se rassembler pour relever les grands défis du Plan Sénégal Emergent 2, elles se défieront et se neutraliseront comme en toute période de cohabitation.

Dans ce cas de figure, l’harmonie entre les majorités ne sera plus la norme. Il y aura une crise de légitimité : un conflit entre le législatif et l’exécutif, une coexistence de deux légitimités concurrentes.

C’est à ce niveau que s’ouvrira l’outre aux vents : allez donc demander à un Premier ministre issu d’une liste opposée à la politique du chef de l’État de conduire une politique qu’il dénonce !

Résultat : il y aurait un désaccord inédit entre les deux têtes de l’État. L’exemple le plus achevé de la dyarchie et de l’anarchie au sommet de l’État. Fatalement, ce sera un tremblement de terre institutionnel. Une crise sans précédent au Sénégal ?

À Dieu ne plaise !

Monsieur le Président de la République, à mi-mandat, à l’image de Yayi Boni, Elen Johnson Sirleaf, ou encore François Hollande, Georges Bush et Barack Obama, vous assisterez à la diminution graduelle de votre influence politique et institutionnelle.

Toute l’attention des observateurs et commentateurs de la vie politique sera rivée sur une pré-campagne sans précédent, pleine de rebondissements et de reniements.

Palais déserté

Vos Premiers ministres, vos grands ministres à fort potentiel électoral, vos ambitieux directeurs généraux, les commandants en chef et lieutenants de la coalition présidentielle voudront, à juste raison, s’émanciper. C’est ainsi qu’à mi-mandat,

les intentions présidentielles naîtront au grand jour. Les alliances et les mésalliances domineront l’actualité. La plupart des alliés et obligés partiront avant terme. Les petits meurtres entre amis et les grandes trahisons entre copains feront les choux gras de la presse.

Votre palais sera déserté. La fin de votre magistère se limitera à une sorte de figuration.
Ainsi donc vous fermerez la page la plus héroïque, la plus palpitante et la plus noble de votre vie publique. Vous confesserez quelques regrets et pleurerez en secret le mépris d’un bilan par endroits élogieux et controversé ailleurs. Le déclin sera pour vous une épreuve de vérité.

À votre couchant, vous n’aurez plus grand monde autour de vous. Jeune retraité de la vie politique, à 62 berges, sans avenir, l’histoire retiendra que n’étant pas fait pour des défaites électorales, le temps politique vous a défait. Une seule interrogation kantienne : resterez-vous indifférent à qui vous succédera ?

Justice manipulée, mal gouvernance : Le journal Le Monde brocarde Macky Sall

Une visite au Sénégal en mars 2018, le président turc Recep Erdogan n’a pu cacher sa surprise en serrant les mains des ministres sénégalais, tous venus l’accueillir à l’aéroport. « Vous avez beaucoup d’enfants ! », lance-t-il au président Macky Sall, qui vient de lui avouer, non sans-gêne, le nombre de membres du gouvernement.

Trente-neuf au total ! Et c’est sans compter le ministre du suivi du Plan Sénégal Emergent (PSE), les trois ministres sans portefeuille et… les trente-neuf ministres conseillers. En refaisant donc les calculs, pas moins de quatre-vingt-deux ministres pour une population d’un peu plus de quinze millions d’habitants !

Pourtant, le mandat du chef de l’Etat avait débuté plus modestement en 2012. Vingt-cinq ministres. Comme promis dans son programme électoral. Mais la bonne gouvernance n’aura duré que six mois.

Parce qu’à gouvernement conséquent, budget conséquent.

Plus de 1 400 milliards de francs CFA (plus de 2 milliards d’euros) ont été votés en décembre 2018 pour la loi des finances 2019. Et ce, rien que pour la présidence, la primature et les trente-cinq ministères – les quatre autres étant des ministres délégués. Ce budget a triplé en sept ans, preuve de l’oubli de la promesse électorale.

« Abdoulaye Wade avait multiplié les agences de développement budgétivores. Macky Sall, lui, le nombre de ministres et de fonds secrets, qu’on appelle communément caisse noire », regrette Jacques Habib Sy, président de l’ONG Aid Transparency.

Des magistrats sous pression

Dans son programme Yoonu Yokkute (« la voix du progrès » en wolof) que Macky Sall présentait aux Sénégalais en 2011, celui qui n’était alors que candidat accordait aussi une place de choix à l’indépendance de la justice.

« Mis sous tutelle du pouvoir exécutif, instrumentalisé par ce dernier et insuffisamment doté en ressources humaines et matérielles, le pouvoir judiciaire n’est pas toujours en mesure d’assurer pleinement ses missions avec impartialité et indépendance », pouvait-on lire dans le document de campagne de 2012 où le chef de l’Etat s’engageait à « renforcer l’indépendance du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) par sa composition, son organisation et par son fonctionnement ».

Sept ans plus tard, le ministre de la justice, Ismaïla Madior, a signé ce 19 février, en émettant des réserves, le mémorandum pour l’indépendance de la justice présenté par la Plateforme de la société civile pour l’indépendance de la justice (Pacij).

Tous les autres candidats à la présidentielle, eux, avaient sans réserve signé ce texte proposant de supprimer la présence de l’exécutif et du ministre de la justice au sein du CSM. Le garde des sceaux a, lui, suggéré un recul mesuré du président, mais pas un retrait.

Cette réorganisation du Conseil supérieur de la magistrature n’est pas le seul dossier en attente. Les réformes judiciaires, proposées par l’Union des magistrats du Sénégal (UMS) en 2017, tardent aussi à être effectives.

« Les magistrats, quand ils jugent, même s’ils sont indépendants, subissent une pression telle que certains peuvent prendre des décisions qui plairaient à l’exécutif. Pour mettre fin à tout cela, il faut une réforme de la justice », expliquait le président de l’UMS, dans les colonnes de Sud Quotidien, le 7 janvier.

Accusé d’avoir créé une justice sélective

Selon le journaliste judiciaire Pape Ndiaye, c’est la justice sénégalaise dans son ensemble qui a connu un recul sous le premier mandat de Macky Sall. « La Constitution a été tripatouillée plus de dix fois, une tradition qui date de Senghor et dont Abdoulaye Wade a aussi largement usé, avec quinze révisions au total.

Côté loi électorale, on ne compte pas moins de dix-huit modifications. Et enfin, il y a eu vingt-cinq plaintes contre le Sénégal devant les juridictions internationales », précise-t-il. La majorité d’entre elles concernent l’affaire Karim Wade, le fils de l’ancien chef de l’Etat.

Macky Sall est d’abord accusé d’avoir créé une justice sélective, qui écarterait ses adversaires politiques. Les cas de Karim Wade et de l’ancien maire de Dakar, Khalifa Sall, condamnés pour détournement de deniers publics, sont emblématiques de cette critique.

Lors de son arrestation en mars 2017, Moustapha Diakhaté, alors président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar, la coalition au pouvoir, déclarait dans un entretien au média en ligne Seneplus que « toute gestion épinglée par l’IGE [Inspection générale de L’Etat] sera traitée par les canaux prévus par la République (…).

Même pour les rapports de l’Ofnac [Office national de lutte contre la fraude et la corruption]. Toutes les personnes qui ont été incriminées seront entendues et s’il doit y avoir des sanctions, elles seront sanctionnées ».

L’opposition réclame l’application de cette mesure, notamment pour l’affaire du directeur du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD).

En effet, dans le rapport de l’Ofnac de 2014-2015, le responsable du COUD et responsable APR (Alliance pour la République) à Ndioum, Cheikh Oumar Hanne, est accusé de « détournement de deniers publics » et exerce toujours ses fonctions. Le groupe La Poste est aussi cité dans ce même « rapport d’enquête qui a été transmis à l’autorité judiciaire pour que les poursuites soient engagées ».

La création de l’Ofnac, en 2012, à l’initiative du président Macky Sall, pour répondre à la forte demande de transparence, avait pourtant été saluée comme une belle avancée.

Pour une refonte des institutions

Reste que ce tableau du monde judiciaire cache des progrès notoires, comme la révolution de plusieurs codes de droit.

Ainsi, le chroniqueur judiciaire constate que 97 lois ont été votées entre 2012 et 2019 pour réformer les codes pénal, forestier, minier et celui de la justice militaire. S’y ajoutent la réforme de la magistrature et l’installation du tribunal de commerce en 2018 pour un règlement des conflits par la médiation.

D’autre part, l’avènement des tribunaux d’instance et de grande instance, mais également l’institution des chambres criminelles en lieu et place des cours d’assises, a redessiné le paysage, comme la réforme sur le code de procédure pénale qui répond désormais à la vieille revendication des avocats d’assister leur client dès interpellation.

Une justice aux ordres pour certains, un législatif docile pour d’autres. « Sous Wade, il y avait des débats houleux à l’Assemblée, sous Macky, elle exécute », déplore Mame Less Camara, journaliste, pour qui « sous ce régime, il y a eu un recul systématique de chacun des trois corps de la démocratie, à savoir l’exécutif, le législatif et le judiciaire ».

Souvent donnée en exemple en Afrique, la démocratie sénégalaise serait-elle en danger ? « Ce pays n’a rien d’une exception démocratique.

C’est une fausse impression des gens de passage », estime Jacques Habib Sy, d’Aid Transparency. Pour autant, le régime de Macky Sall ne serait pas une exception et les problèmes seraient plus structurels, liés aux institutions, qui ressemblent à celles qu’avait la France sous la IVe République.

Des assises ont d’ailleurs été organisées pour une refonte des institutions, sans avoir donné pour l’heure de résultat.

Par Salma Niasse Ba, Le Monde

Le mouvement Nittu Deug appelle à sanctionner Macky Sall le 24 février


Le mouvement NITTU DEUG à travers ce communiqué de presse voudrait donner des arguments expliquant les raisons d’une sanction sévère allant à l’encontre du président sortant…

En effet le mouvement NITTU DEUG créé depuis 2013 a pour but de combattre l injustice, la restauration des valeurs religieuses et culturelles au Sénégal pour rappel.

Sa création a été déclenchée pour demande la libération sans condition des jeunes de colabanes injustement embastillés par la mort d’un policier nommé fodè ndiaye lors des manifestations prés électorale de 2012.

Ainsi constatant la promotion des valeurs anti religieuses se faites couramment par le candidat sortant comme: le wax waxett .. ( 5ans ..fais 7ans.. nomination de alioune sall . L’acception de la transhumance… ).. sa participation à la marche de charlie hebdos suite à la caricature de notre chère prophète… la promotion de l’homosexualité( cas kaolack) … la mise en place des marabouts au rang du citoyen ordinaire… la priorisation de certains familles religieuse au détriment des autres … sans oublier les défaillances économiques et démocratiques…

Au regard de tous ces considérations forces est de constater qu’on ne saurait voter en faveur de MACKY SALL.

Pour conclure le mouvement NITTU DEUG demande à tous ces partisans et sympathisants de voter contre la coalition BENNO BOCK YAKAR le 24 février 2019 …
Le coordonnateur: Omar sarr 77 802 59 56

Le candidat Macky Sall est moralement disqualifié pour diriger le pays

« Le Prophète Mahomet(PSL) faisait toujours montre d’un égard scrupuleux envers ses engagements. » (George Bernard SHAW) »

A l’issue d’un processus entaché d’irrégularités, d’injustices, d’illégalités et de pratiques dolosives de toutes sortes, sous la supervision, le contrôle et les directives fermes du candidat sortant, notre fameux Conseil constitutionnel atteint gravement et durablement d’incompétence congénitale, a fini de désigner les cinq candidats retenus pour briguer les suffrages des Sénégalais.

C’est ainsi que depuis le 03 Février a démarré la campagne électorale sur l’ensemble du territoire national et dans la diaspora. De l’avis de plusieurs observateurs la présente campagne parait morne, terne et sans un engouement particulier contrairement à ce qu’elle aurait dû être par rapport aux enjeux charriés par les nouvelles perspectives et opportunités qui se présentent favorablement pour notre pays.

En effet, la découverte et l’exploitation prochaine du pétrole et du gaz, ainsi que les autres ressources existantes détermineront une nouvelle trajectoire et des conditions de développement plus amènes pour notre pays.

Il y a lieu de constater objectivement, pour s’en désoler un peu, de la part des quatre candidats de l’opposition, une certaine réserve, une retenue et une pudeur qui frisent l’autocensure et ce, par rapport aux critiques acerbes et attaques en règle que devrait subir le candidat sortant.

Il ne s’agit pas seulement de soumettre à l’appréciation des Sénégalais et à leur sanction des projets de société et de décliner des programmes de réalisations mais aussi de convaincre et d’expliquer que l’actuel régime est incapable de répondre aux préoccupations et de satisfaire les besoins existentiels des populations.

Et pour ce faire, il faut forcément, obligatoirement et nécessairement, en se débarrassant de tout scrupule injustifié, dénoncer et mettre à nue les insuffisances, les tares, les incapacités et les dysfonctionnements du régime ; de même que la gestion calamiteuse de nos ressources et la mal gouvernance.

Une omerta, un silence gênant sont observés de la part de certains candidats de l’opposition qui donnent l’impression d’éviter de parler des déviances comportementales de Macky Sall.

Les méfaits et les forfaitures du candidat sortant qui sont très souvent d’une gravité extrême doivent être dénoncés publiquement et de la manière la plus vigoureuse ; et il n’y a pas meilleure opportunité ni tribune plus et mieux indiquée que la campagne électorale.

Il est bien vrai, et c’est le vœu de tous nos compatriotes, que nous voulons tous d’une campagne paisible et sans violence ; il n’en demeure pas moins qu’en pareille période, il soit concevable d’avoir des discours un tantinet percutants et mordants avec une petite dose de virulence propres aux joutes électorales.

Nous ne sommes pas dans le cadre d’une simple et banale compétition sportive ou ne compte que la participation, il s’agit de solliciter les suffrages des Sénégalais pour présider à leur destinée.

Le souci de vouloir rester dans le politiquement correct et le socialement acceptable ne doit pas constituer un facteur dirimant, un élément inhibiteur qui rendrait les uns et les autres amorphes ou timorés. Les candidats de l’opposition doivent s’inscrire résolument dans le registre de l’attaque à outrance pour contraindre Macky à la défensive ; s’il se permet de verser dans la raillerie et le persiflage, c’est tout simplement parce qu’il réalise qu’on le ménage sans raison.

Les discours de campagne ne doivent pas se réduire à des lieux communs, à des poncifs dont certains sont éculés, repris en chœur par les foules.

On ne saurait exclure cette forme de communication qui est source de communion et relations fusionnelles entre le candidat et les potentiels électeurs ; mais elle ne doit pas dissiper la nécessité d’un discours solennel, sérieux, véridique et dense.

Les candidats de l’opposition semblent suivre le sillage du Président sortant qui, dans le cadre d’une stratégie bien pensée, développe une rhétorique sur ses réalisations. Et à chacun de faire des promesses sur la réalisation d’infrastructures au profit des zones visitées. Ce n’est pas une mauvaise chose.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que, contrairement aux autres candidats, le Président sortant est tenu de faire un bilan ; et ce bilan ne saurait porter sur les infrastructures. Un bilan se fait à partir d’un objectif initialement fixé, d’un cahier de charge.

Il faut rappeler que le Président Macky s’est imposé lui-même son cahier de charge en déclarant officiellement et publiquement qu’il a été élu, non pas pour construire des routes et des ponts mais pour restaurer l’état de droit. N’avait-il pas dit « la gouvernance ne se réduit pas à construire des infrastructures ; une gouvernance, c’est aussi des valeurs morales, des principes et de l’éthique. L’établissement de l’état de droit sera ma priorité dans la conduite des affaires du pays. »

Comme il est aisé de le constater, les exemples étant légion, les propos antérieurement tenus par le Président Macky Sall, nouvellement élu, sont en totale et pleine contradiction avec la triste et dure réalité vécue par les Sénégalais.

Il a lamentablement échoué sur les objectifs et priorités majeurs qu’il s’était fixé ; et conscient de cela, il développe une rhétorique sur ses réalisations dont la plupart ne sont que des éléphants blancs, c’est à dire des infrastructures grandioses et couteuses mais d’une faible utilité. De nombreux spécialistes ont démonté à suffisance l’absence totale de rationalité tant au niveau des couts, de la pertinence que de l’opportunité.

On pourrait en autres citer l’autoroute électoraliste « Ila Touba », nom qui n’apparait dans aucun document et le fameux TER, fermé aussitôt après avoir été inauguré ; un TER qui, en plus d’être futile, crée d’énormes désagréments aux populations dont les quartiers sont des ghettos urbains.

Des opérations d’arnaque puériles, naïves et démagogiques. Ces réalisations sont, pour la plupart faites, à partir de dons, de prêts concessionnels ou d’alliances, vraiment pas de quoi pavoiser.

Les candidats de l’opposition devraient dans une première phase procéder à la déconstruction de la rhétorique présidentielle sur les réalisations et dans une seconde phase opposer à ce bilan infrastructurel son désastreux bilan axiologique. Un bilan axiologique qui fait apparaitre la moralité apocryphe de Macky Sall dans toute sa laideur.

Le candidat sortant a, pendant sept ans, exercé un magistère caractérisé par beaucoup de reniements, moult abjurations, de multiples trahisons et plusieurs mensonges, faisant étalage de son énorme talent de bonimenteur.

Ce serait fastidieux de les énumérer tous ; toujours est-il que le bilan axiologique du Président sortant Macky SALL, le disqualifie pour solliciter à nouveau les suffrages des Sénégalais pour un deuxième (je dis bien un deuxième) mandat qui sera plus catastrophique et davantage calamiteux pour notre pays aujourd’hui dépossédé de sa souveraineté dans tous les domaines d’activités stratégiques. Et quand on est moralement disqualifié toutes les autres légitimités s’effondrent.

Chez nous Africains, l’imaginaire populaire considère que le pouvoir d’un Président est d’essence divine, c’est pourquoi son titulaire apparait comme un être exceptionnel représentant de Dieu sur terre, par conséquent, paré de toutes les vertus, et qu’à ce titre sa parole ne peut qu’être est sacrée. Un chef ne doit et ne peut mentir. Malheureusement il a été constaté à suffisance que la parole de Macky SALL est instable, légère, dangereusement spécieuse et qu’elle ne mérite guère qu’on lui accorde un quelconque crédit.

Le Président sortant a publiquement menti devant son peuple et la communauté internationale en niant des propos qu’il avait tenus ; une contre vérité démentie aussitôt et publiquement. Tout récemment l’ancien Président de la république Maitre Abdoulaye WADE l’ a publiquement accusé devant le khalife général des Mourides d’ avoir menti en déclarant avoir reçu de ses mains la somme faramineuse de sept milliards de nos francs. Jusqu’au moment où ces lignes sont écrites aucun démenti, aucune réaction. Il ne faudrait surtout pas, ce serait trop commode, se réfugier derrière l’âge avancé de Maitre WADE pour ne pas répondre. On ne doit pas accepter que son honneur soit bafoué par qui que ce soit, fut-il un saint. C’est un impératif pour le Président Sall de laver son honneur et publiquement, sinon il ne fera que confirmer sa réputation d’être porté sur le mensonge. C’est une image désastreuse qui le suivra tout le reste de sa vie. J’ai de la peine à parler de mensonge concernant une autorité et je m’excuse de la crudité du vocable, malheureusement je n’arrive pas à trouver une équivalence lexicale.

Ce qui est présentement déplorable dans notre cher pays, c’est le silence complice voire coupable de nos élites intellectuelles, universitaires et religieuses qui semblent avoir perdu leur capacité d’indignation, de contestation, de revendication et leur rôle social de vigie et leurs fonctions reconnues de conscientisation pour que les équilibres sociaux soient maintenus. Accepter l’autorité d’une personne dont les comportements et attitudes sont des antivaleurs et des contrevaleurs, c’est nier sa citoyenneté et brader sa dignité. Que voulez-vous ? Le Dieu argent a réussi à imposer sa religion corruptrice à la société ou ceux qui sont censés éclairer les esprits, éveiller les consciences pour les extirper de l’obscurantisme, sont les premiers et les plus prompts à pactiser avec le diable par cupidité.

A tout prendre, concernant la présente campagne électorale, les candidats de l’opposition doivent réajuster leurs discours en insistant sur des propositions concrètes de dimension nationale et en dénonçant sans état d’âme le bilan axiologique du Président sortant qui doit être considéré par les Sénégalais comme disqualifié pour diriger le pays. Nous voulons un Président vertueux, juste, sincère et honnête à même de gérer nos richesses avec équité, égalité dans la transparence la plus totale sans favoritisme clanique ni ethnique et sans népotisme fraternel.

« L’âme, l’esprit et le sens de l’Etat reposent dans le droit, la justice et l’éthique » (Marcus CICERON)

VOTER EN FAVEUR DE MACKY, C’EST VOTER POUR L’HOMME QUI S’EST RENDU A PARIS POUR APPORTER SON SOUTIEN A « CHARLIE » QUI A OSE INSULTER NOTRE BIEN AIME ET ADORE PROPHETE(PSL)

Dakar le 18 Février 2019 Boubacar SADIO
Commissaire divisionnaire de police
De classe exceptionnelle à la retraite.

100 Macky SALL ne peuvent m’emprisonner…

Le candidat de « Sonko2019″ est catégorique : personne ne pourra le mettre en prison, même après la campagne.

«Cent Macky Sall ne pourront pas me mettre en prison. Car je n’ai rien fait que de dire la vérité. Je suis blanc comme neige», lance Sonko à Rufisque, quelques heures après sa rencontre avec Wade. Pour Sonko, il n’y a aucun doute, la tentative est claire, mais ne prospérera pas.

Il faut en finir avec Macky dès le 1er tour


La capitale orientale a reçu en grandes pompes le candidat de la coalition Idy2019. Occasion pour Idrissa Seck de se désoler de la situation dans laquelle se trouve Tambacounda. Idrissa Seck d’inviter les populations à en finir avec Macky Sall dès le 1er tour

Devant une foule immense, Idrissa Seck se désole du chômage des jeunes de la capitale oriente. «Le régime de Macky Sall vous a complètement oublié pendant 7 ans dans la conception de son programme de développement. Tambacounda a été oublié par Macky Sall dans le programme de développement», ajoute-t-il. «Et vous avez raison de lui tourner le dos», lance-t-il à la foule en liesse.

«Les jours de Macky Sall à la tête de ce pays sont comptés du bout des doigts. Il faut qu’on en finisse avec ce régime d’incompétents et d’amateurs dès le premier tour pour mettre en place un programme de développement qui donnera du travail à cette jeunesse de Tambacounda», soutient Idrissa Seck

Ousmane Sonko : « Macky Sall est un homme lâche et sournois »


De passage à Louga, Ousmane Sonko n’a pas raté Macky Sall et son régime.

Ainsi, dans une montée d’adrénaline du candidat de la coalition « Sonko Président », qui fait suite aux jets de pierres survenus alors que les Patriotes de la localité tenaient un meeting aux environs d’1 heure du matin au quartier montagne, Ousmane Sonko lance : « Macky Sall est un homme lâche et sournois. Cet incident caractérise l’attitude de leur leader. Il a l’art de poignarder ses adversaires dans le dos », a pointé du doigt Ousmane Sonko.

Conseiller de Macky Sall, Tounkara envoie ses hommes chez Ousmane Sonko (vidéo)Sélectionné pour vous :
Conseiller de Macky Sall, Tounkara « envoie » ses hommes chez Ousmane Sonko (vidéo)

De suite, Ousmane Sonko s’est indigné de la tentative de perturbation de son meeting pour ainsi dire que « la violence verbale et physique ne saurait marcher avec la détermination des Patriotes », déclare-t-il.

Ousmane Sonko poursuit : « Pendant que le pays maigrit, lui il grossit. S’il avait une lecture lucide de la situation depuis ces derniers années, il saurait que nous autres du Pastef, nous ne sommes pas de ceux qui vont reculer face à cette campagne d’intimidation », lance-t-il dans un discours ponctué par les ovations du public, rapporte Vox Pop.

Macky sera le 1er président de l’histoire à être battu dès le 1er tour

C’est en toute logique que j’ai choisi Thiès, ma ville pour venir démarrer ma campagne ici. Avec cette forte mobilisation, j’en déduis que le président de l’APR, est le premier président de la République du Sénégal à ne faire qu’un seul mandat…

Il sera aussi, le premier président sortant de l’histoire politique du Sénégal à être battu dès le premier tour.

En attaquant aussi sauvagement le président Abdoulaye Wade qui lui a tout donné, je comprends que le peuple sénégalais ne tolère pas qu’on touche à ses symboles.

En agressant judiciairement ses adversaires, il ne comprend pas que le peuple sénégalais ne tolère pas l’injustice. ». Idrissa Seck de poursuivre : « Il n’a pas compris, il n’a pas eu la culture et la sagesse de comprendre qu’être président de la république du Sénégal exige de la hauteur, de la sagesse de la bonté… envers les populations. On ne dirige pas un peuple par la force et le «Niangal » ; on dirige un peuple comme le Sénégal par la culture, par la miséricorde, par la générosité et par la capacité de pardonner ». A l’en croire, Macky Sall ne s’est pas seulement contenté de vendre le pays aux étrangers mais de s’accaparer de nos richesse avec sa famille.

Je vous avais dit que sa vision s’arrête à Diamniadio, mais moi, je veux amener cette vision partout au Sénégal. Comme ici c’est la capitale du Rail, je vous promets que le premier gros chantier sera naturellement, la reconstruction de la ligne du chemin de fer Dakar-Bamako ». Après

Abdourahmane Diouf : « mathématiquement et statiquement Macky ne peut pas passer au 1er tour

La tendance à un second tour lors des trois dernières élections présidentielles, exception faite de 2007 et les résultats des dernières élections législatives du 30 juillet 2017, font que « Macky Sall ne peut pas passer au 1er tour » au soir du 24 février 2019.

Telle est la conviction du porte-parole de Rewmi d’Idrissa Seck, Abdourahmane Diouf. « C’est mathématiquement, statistiquement totalement impossible », tranche l’opposant. Ce, compte tenu, en plus, du jeu des alliances en perspective du scrutin présidentiel.

Invité du Jury du dimanche, émission présentée par Mamoudou Ibra Kane sur iRadio, de ce 3 février 2019, Abdourahmane Diouf persiste et signe : « Sur les trois dernières élections, c’est une tendance à un deuxième tour. »

Toutefois, indique-t-il, « 2007, du point de vue des statistiques électorales, doit être considéré comme une exception. L’exception que le président sortant, Me Wade en l’occurrence ait obtenu 55%. Ce qui n’est pas un raz de marée.

Il y a eu juste 5% au dessus de la moyenne pour passer au 1er tour. Encore une fois, c’était une exception.

Et, le président Wade avait bâti cette victoire exceptionnelle sur des résultats exceptionnels dans les grandes agglomérations urbaines où il y avait une forte présence démographique, à Dakar et Touba.

Pour pouvoir faire 55%, il a fallu que le président Wade fasse à Mbacké 82% des suffrages, et à Dakar, département très controversé, 52%. Ce sont ces chiffres exceptionnels à Dakar et à Mbacké qui lui ont permis de franchir la barre des 50%.

Si vous regardez la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY) dont le bloc est en train d’être reconduit pour l’élection présidentielle, toute proportion gardée, là où Wade avait fait 52% à Dakar, lors des dernières législatives il y a juste un an et demi, BBY a fait 33% ; un déficit de 19 points en terme de pourcentage, qu’il ne peut pas rattraper. Là où Wade avait fait 82% à Mbacké, ils ont fait à BBY, 35% ; un déficit de 47%. Vous ne pouvez pas faire 35% à Mbacké, faire 33% à Dakar et dépasser la barre des 40%. »

Poursuivant, l’opposant ajoute : « Si aujourd’hui, vous ajoutez à tout cela le jeu des alliances, regardez la coalition que nous (Idy2019) sommes en train de mettre en place, c’est pratiquement la coalition de l’opposition toute réunie. »D,6
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Président, nous ne sommes pas amnésiques!(par Bosse Ndoye)

Dans cet extrait de son discours – aux allures de gaaruwaale, à la teneur d’autoglorification et aux odeurs de compagne électorale -, tenu lors de l’inauguration folklorique et non moins politique de la mosquée Souleymane Baal à Guédiawaye ce 18 janvier, le président Macky Sall semble vouloir se démarquer de ses camarades politiciens et surtout de ses prédécesseurs – accusés implicitement d’incompétents et de beaux parleurs – par la « véracité de son langage » et le soi-disant respect de la parole donnée : «

Lii ñuy wax du ay géente, du ay digle. Man du ma digle. Lépp lu ma léen wax rekk, fekk na ñu étudier ko, xool ko, xayma ko. Ba am alal ji koy liggéey. Koon day wuute ak façon yi nga xamne moom lañu ñu tàmmaloon fii si Senegaal. Di wax rekk, di léeb rekk, di léeb rekk. Man du ma politike noonu. Lu ñu fi wax rekk, fekk na ñu étudier ko, gëstu ko, wuut alal ji siy dem… »

Le mot qui nous intéresse dans ce discours est Léeb. Polysémique, dans son sens premier il signifie raconter une ou des histoires. C’est ce qu’a très bien fait Birago Diop dans ses fameux contes d’Amadou Koumba.

Il peut aussi dire raconter des histoires, mais cette fois-ci pour étaler des contre-vérités et/ou des affabulations. C’est cette seconde signification qui nous importe dans ce texte.

Passons dès lors au peigne fin quelques-uns des événements ayant eu lieu sous la présidence de Macky Sall pour jauger ses propos à l’aune de la réalité des faits.

Ayant promis urbi et orbi de réduire la durée de son mandat de 7 à 5 ans, notre président a fait montre d’un wax-waxeet légendaire, qui à coup sûr, marquera à jamais l’histoire politique de notre pays.

N’avait-il pas aussi promis une gouvernance sobre et vertueuse?
Les multiples scandales survenus lors de son mandat le contredisent.

La justice a été souvent aux ordres de l’exécutif. Son application a été fréquemment partiale, partielle et parcellaire – pour utiliser les mots d’Aimé Césaire – dans bien des dossiers.

Par conséquent elle a été à maintes reprises plus clémente envers certains de nos concitoyens riches et connus qu’à l’égard des « petites gens » anonymes. La présence complaisante de l’ancien colonisateur n’a jamais été aussi grande et visible dans le pays.

Les affaires Bictogo, Pétrotim, et plus récemment, Prodac et Mamour Diallo, pour ne citer que celles-là, ont fait très mal à nos maigres deniers publics.

Le président n’avait-il pas affirmé dans le journal Jeune Afrique les propos suivants : « Je ne mêle jamais ma famille à la gestion du pays.

Si mon frère a été amené à être cité dans des affaires de sociétés privées, c’est parce je lui avais justement indiqué très clairement, dès ma prise de fonctions, qu’il ne bénéficierait jamais de ma part d’un décret de nomination, notamment en raison de l’histoire récente du Sénégal [Wade père et fils] et parce que je ne voulais pas être accusé de népotisme. »

Pourtant il a nommé son frère, Aliou Sall, directeur général de la Caisse des Dépôts et de Consignations.

Quid des promesses d’un gouvernement de 25 ministres, de la création de 500 000 emplois et de la primauté de la patrie sur le parti? La liste des promesses non tenues est loin d’être exhaustive.
Donc, ne serait-ce que par respect au peuple, le président doit cesser de nous gaver de Léeb.

La pratique de la politique chez nous devrait être plus que « le moyen par lequel des hommes sans principes dirigent des hommes sans mémoire, » pour paraphraser Voltaire.

Surtout à l’approche des élections présidentielles où la prudence doit être de mise. La balle se trouve désormais dans le camp du peuple, qui, espérons-le, sera très réaliste et vigilant dans le choix de son prochain président.

Bosse Ndoye
Montréal
momarboss@gmail.com

Le Ter de Macky Sall, l’escroquerie du siècle (Rémy Ngono)

Cinq ans de prison pour Khalifa Sall, le maire de Dakar, pour escroquerie sur les deniers public, et cinq millions de francs CFA d’amende. Mis aux arrêts pour le motif de détournement de deniers publics, Khalifa Sall a finalement été relaxé sur cette accusation où on voulait faire croire qu’il avait pillé des montagnes de millions.

À l’énoncé du verdict, on découvre que c’est plutôt un cirque politique d’une justice qui broie ses proies telle une pieuvre qui resserre une à une ses tentacules, pour étouffer les potentiels candidats à l’élection présidentielle contre Macky Sall. La justice sénégalaise a jeté Karim Wade en prison en l’accusant d’avoir détourné plus d’un milliard.

Mais il a été relaxé respectivement par la Cour de justice de la CEDEAO, le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, le pôle financier, le Tribunal de Grande Instance et la Cour d’ Appel de Paris, sur la base de plus de 3000 documents fournis contre l’État sénégalais.

Comme Paul Biya, Macky Sall a fait main basse sur la justice de son pays pour se donner une bonne image à travers le cirque de la lutte contre la corruption, guettant l’instant propice pour emprisonner ses éventuels rivaux.

Cependant, Macky Sall est le chef d’État africain qui passe les marchés les plus scandaleux pilotés par des réseaux d’escrocs et de mafieux.

Le palais présidentiel que Macky Sall prévoit de construire à Diamniadio va coûter 100 milliards de francs Cfa. Le projet a été confié à l’architecte libano-ivoirien Pierre Fakhoury.

Ce dernier réclamerait du pétrole en contrepartie du financement de l’édifice. Pierre Fakhoury serait un habitué à ce type de règlement en nature comme les gangsters de l’ancien Texas, à travers sa société YAM’S.

La star internationale Akon , de son vrai nom Alioune Badara Thiam, concepteur du projet ” Akon lighting Africa”, prévoyant fournir l’électricité dans 40 pays africains pour un coût total d’un milliard de dollars, est déjà opérationnel dans 16 pays du continent africain et non chez lui-même au Sénégal où Macky Sall a bloqué le dossier, préférant aller acheter un lampadaire en France pour 1 million 142 mille francs par pièce , pour un coût total de 57 milliards 69 millions de francs CFA.

Le marché du TER de Macky Sall est la plus grosse escroquerie du siècle. Non seulement il n’est pas un train à grande vitesse, mais il coûte 568 milliards pour 57 kilomètres, soit 10 milliards par kilomètre. Pendant ce temps, au Nigeria, le TGV (train à grande vitesse) a coûté 532 milliards pour 187 kilomètres, soit 2,8 milliard par kilomètre.

Malgré la création du ministère de la Bonne gouvernance et l’Office National de Lutte contre la corruption, le Sénégal est toujours dans la zone rouge des pays corrompus du monde dans le classement de Transparency International.

Macky Sall qui a les mains les plus sales du Sénégal, a rendu la justice du Sénégal aussi très sale. Comme le disait F. Dostoïevski : «Si le juge était juste, peut-être le dirigeant du pays serait le premier coupable».

Rémy NGONO
Journaliste camerounais

J’accuse Macky sall de parjure sur la licéité de son patrimoine (Alioune Badara Mboup)

Le serment présidentiel ne saurait être confondu à un énoncé linguistique. La sanction du parjure doit être retenue pour fonder l’utilité du serment de la plus haute autorité de l’Etat.

Pour la clarté du propos, il paraît opportun de rappeler les dispositions de l’article 37 de la Constitution sénégalaise du 22 janvier 2001 qui précise que « Le Président de la République nouvellement élu fait une déclaration écrite de patrimoine déposée au Conseil constitutionnel qui la rend publique.»

La question essentielle devient alors de déterminer le degré de précision avec lequel ces obligations doivent apparaître dans la déclaration de patrimoine du Président.

En l’espèce, l’absence de comptes et de numéros de comptes bancaires, dans la déclaration publiée dans le journal officiel n°6660 du mardi 12 avril 2012 et dans la presse, interpellent sur la situation financière de Macky SALL.

On doit s’offusquer qu’il passe sous silence sa situation financière : de quoi a-t-il peur pour refuser de rendre publique sa situation financière, conformément aux dispositions de l’article 37 ? Que cache-t-il ?
Il doit nous édifier sur l’évolution son patrimoine avant de briguer à nouveau les suffrages des sénégalais.

Les candidats et les citoyens épris de justice doivent être décidés à saisir les juridictions du pays et internationales et à s’opposer, légalement, de façon démocratique et républicaine, à sa candidature à la prochaine élection présidentielle prévue le 24 février 2019.

La mention par l’article 101 de la Constitution de la justiciabilité pénale du Président devant la Haute Cour de Justice, en cas de « haute trahison », ne préjudicie en rien sa convocation devant la CREI pour enrichissement illicite et à la contestation de la validité de sa candidature, devant le Conseil constitutionnel, pour situation fiscale douteuse.

En tout état de cause, le texte du serment de l’article 31 de la Constitution ne semble pas nécessairement devoir se limiter à un simple énoncé linguistique. Celui-ci ne peut, en effet, être assimilé à un banal serment professionnel.

Nous voulons juste rappeler les propos de Macky SALL dans le cadre du serment qu’il a formulé, sur la base de l’article 37, dans sa déclaration de patrimoine :

« Je jure sur l’honneur que cette déclaration de patrimoine est sincère et véritable et que les fonds ayant servi à l’acquisition desdits biens proviennent pour partie de mes gains et salaires, de prêts contractés auprès d’organismes financiers et de dons d’amis, de militants et de sympathisants sénégalais».

Sur cette base nous accusons Macky sall de parjure sur la licéité de son patrimoine.
Vive le Sénégal ! Vive la République !

Alioune Badara Mboup
Secrétaire Général du Mouvement Dafa-Jott

Macky Sall à Tanor et Niasse : « Si je tombe, vous tombez avec moi »

Macky Sall veut gagner 2019 à tout prix. Selon le journal l’As, le Secrétaire général de l’Apr a réuni samedi dernier les responsables de l’Apr et ses alliés de Benno Bokk Yaakaar pour les inviter à davantage investir le terrain.

A Ousmane Tanor Dieng et Moustapha Niasse, respectivement président du Haut Conseil des collectivités territoriales et président de l’Assemblée nationale, et tous deux élus pour 5 ans, il a tenu un langage clair.

« Si vous pensez, vous députés, que si je perds le pouvoir en 2019 qu’il n’y aura pas de conséquences, détrompez-vous. Car, si je tombe, vous tombez avec moi », leur aurait servi Macky Sall. Qui les met en garde : « Mon successeur va dissoudre l’Assemblée et supprimer le Hcct ».

C’est pourquoi, leur suggère-t-il, « vous devez parler aux populations de nos réalisations. Dieu sait qu’on en a beaucoup fait. On a fait ce que personne n’a fait en si peu de temps. Vous devez parler aux Sénégalais dans leurs langues».

Avec Ndar info

Khalifa Sall et Karim Wade écartés de la Présidentielle

Le conseil constitutionnel vient de publier la liste des candidats retenus pour la présidentielle de février.

Les candidats du Pds et de Taxawu Sénégal Larim Wade et Khalifa Sall ont vu leurs dossiers rejetés par les membres du conseil constitutionnel qui ont passé toute la journée et la nuit du dimanche à délibérer.

Méthodes abjectes de Macky Sall: Les armes d’une élite corrompue (Ibrahima Sadikh Ndour)

L’actualité de ces derniers jours s’est beaucoup cristallisée sur les méthodes non conventionnelles que Macky Sall et ses sbires sont en train de recourir pour détruire un adversaire politique (Ousmane Sonko), qui a fini d’asseoir sa crédibilité d’homme politique.

Avant lui, d’autres hommes politiques ont goûté aux mêmes remèdes : Karim Meïssa Wade, Idrissa Seck, Abdoul Mbaye et Thierno Alassane Sall, etc. Jamais dans l’histoire politique du Sénégal on est arrivé à l’utilisation de méthodes aussi mackyavéliques, infamantes et immorales que celles empruntées par Macky Sall pour s’assurer un second mandat.

Avant de revenir sur ces méthodes, il me paraît important d’apporter un éclairage sur le mode de pensée dominant (je dis bien dominant, mais non le seul) au sein de notre élite politique, administrative et judiciaire pour éclairer la lanterne de nos compatriotes. Cet éclairage, je le fais à la lumière de ma connaissance pratique (de l’intérieur) des institutions et des hommes et femmes chargés de les animer en ma qualité Haut fonctionnaire de l’Administration sénégalaise.

Une caste de corrompus …

Parmi les principales règles tacites (non écrites) qui gouvernent les rapports au sein de notre élite figurent, en bonne place, celle qui veut qu’on se serve des fonctions dont on est dépositaire pour s’enrichir personnellement et non servir le pays. Ceci en violation des serments et en contradiction des discours lénifiants et de bon aloi tenus en public.

Cette règle découle d’un postulat (infondé) que tout membre de l’élite politique, administrative et judiciaire a déjà entendu : le Sénégal ne pourra jamais se développer, mais il existe des possibilités de développement individuel.

C’est cela qui explique tous les choix de politiques, de programmes ou d’activités faits selon un seul critère (réel, mais soigneusement caché) : l’existence de possibilités d’enrichissement personnel que ces politiques, programmes ou activités peuvent offrir. Les critères officiels, soi-disant objectifs, sont uniquement destinés à la consommation de l’opinion publique et des bailleurs de fonds : efficacité technique, pertinence par rapport aux problèmes qu’on veut résoudre, compétitivité des prix, etc.

Dans une telle situation, on essaie de faire croire à tout nouveau membre de l’élite politique, administrative et judiciaire que s’il n’acceptait pas de jouer à ce jeu (c-à-d d’être trempé dans les combines), il l’apprendrait à ses dépens (difficulté de joindre les 2 bouts, impossibilité d’accéder à la propriété foncière et immobilière, impossibilité de scolariser ses enfants dans des établissements dignes de son statut social, incertitudes après la retraite, etc.). Plus grave, on rassure tout nouveau membre de l’élite politique, administrative et judiciaire en lui faisant croire que tout le monde fait pareil en dépit des apparences d’intégrité et de désintéressement.

Seules les apparences comptent ! Le milieu ambiant accrédite l’idée qu’il est tout à fait acceptable de saisir les opportunités d’enrichissement qu’offrent les positions, les stations et les responsabilités administratives, politiques ou judiciaires occupées. Cette idée générale que l’on essaie de faire passer comme une pensée unique, qui s’impose à tous les membres de l’élite politique administrative et judiciaire, n’est, heureusement, qu’une tendance dominante.

En effet, il existe au sein de nos élites des femmes et des hommes qui rejettent cette pseudo pensée unique, voire ce fatalisme, et essaient, quotidiennement et avec beaucoup de difficultés et d’abnégation, de conformer leurs pratiques professionnelles à leur serment.

Cette minorité, qui considère l’exercice de ses responsabilités comme un sacerdoce, subit la loi, l’ostracisme, les foudres, voire les quolibets de la majorité prédatrice. Dans de telles conditions, la compétence devient un délit et la probité suspecte.

Pour toute sorte de raisons, les personnes appartenant à cette minorité se verront empêcher d’accéder à des postes de responsabilités aux motifs inavoués et fallacieux « qu’elles ne sont pas sûres » (comprenez par là qu’elles ne sont pas manipulables), « qu’elles ne sont pas généreuses » (c’est-à-dire qu’elles ne se servent pas et empêcherez toute personne de détourner les deniers publics), « quelles sont méchantes » (c’est-à-dire qu’elles sont rigoureuses et justes dans le travail), « qu’elles sont folles ou manquent d’ambitions » (c’est-à-dire qu’elles indépendantes d’esprit et s’en tiennent strictement au respect des lois et principes d’ordre éthique), etc. Pour se donner bonne conscience, les tenants de la pensée unique utilisent tous les moyens pour accréditer la thèse « tous pareils, tous pourris ».

… qui veut que le monde soit à son image Dans un tel contexte, toutes les têtes qui dépassent, c’est-à-dire toutes les personnes qui se distinguent par leur probité, donc qui ne rassurent pas en versant dans des magouilles de toute sorte, doivent être coupées. D’une manière ou d’une autre.

Cela peut passer par le renvoi pur et simple, la mise au frigo, l’éloignement (affectation dans des services loin du centre qu’est Dakar), l’affaiblissement psychologique (donner l’impression que vous êtes un paria et, subséquemment parvenir à atteindre votre estime de soi), etc.

Lorsque toutes ces méthodes ne réussissent pas, alors cette caste de prébendiers et de prédateurs passe à la vitesse supérieure en fabriquant et en colportant des ragots de « corruption », « d’enrichissement illicite », « de mœurs légères », etc.

Ces ragots sont propagés avec force conviction et d’une sournoiserie inouïe qui peuvent laisser croire que ce sont des vérités absolues. Cela peut aller jusqu’à alimenter les pages « Off » des tabloïds quotidiens et populaires.

C’est cela qui a contribué, entre autres, à la corruption de certains journalistes, car les rédactions savent que l’opinion sénégalaise raffole de ces rumeurs qui finissent par être crues comme étant des vérités intangibles.

Plus grave, certains membres de l’élite politique, administrative et judiciaire ont leurs bras armés nichés dans les salles de rédaction, lesquels effectuent les sales besognes de salissage contre espèces sonnantes et trébuchantes, l’affectation d’un terrain au titre de bail emphytéotique, l’attribution d’un quota, le bénéfice de quelques menus passe-droits (voyages à bord du commandement présidentiel, exonérations fiscales et douanières, prise en charge de soins médicaux …), etc.

D’autres journalistes chargés de ces basses besognes sont tout simplement tenus par des dossiers de mœurs et/ou de détournements de biens sociaux qui sont pendants devant la justice.

Le but de cette entreprise : faire croire que tout le monde est pareil ! C’est-à-dire chacun prend soin de ses intérêts personnels et s’enrichit, par tous les moyens, dans l’exercice de ses fonctions à chaque qu’il en a l’opportunité en dépit de ses apparences d’intégrité et de désintéressement.

Ce qui est évidement faux, car beaucoup de femmes et d’hommes ont exercé des responsabilités publiques dans ce pays sans en profiter pour s’enrichir ni pour enrichir leur famille. Inutile de citer des noms, car tout le monde se connaît dans ce petit pays.

Des méthodes abjectes de Macky Sall que Wade a refusées d’utiliser

Le cas récent d’Ousmane Sonko, qui est une cible à détruire, est édifiant. Les raisons sont simples. La plus immédiate est qu’il chauffe sérieusement le maquis et risque de compromettre les chances d’un second mandat. Cette raison est la résultante de plusieurs autres, lesquelles lui ont permis de se construire l’image d’un Haut fonctionnaire compétent, intègre et courageux.

La lecture et l’analyse de la déclaration de patrimoine de Macky Sall montre qu’il s’est essentiellement enrichi (un patrimoine colossal que d’aucuns évaluent à 8 milliards de FCFA compte non tenu des 2 comptes bancaires dont il a refusé de divulguer les positions) entre 2001 et 2007.

Cette période d’enrichissement correspond exclusivement à celle où il avait exercé des fonctions publiques : DG Petrosen, Ministre, Premier ministre et Président de l’Assemblée nationale. Son nom a été directement cité dans plusieurs scandales à milliards durant cette période notamment celui des 7 milliards de Ta

II avait valu la défenestration à son bras droit Mamadou Samb Delco alors DG de la SONES. Par conséquent, tout laisse croire que Abdoulaye Wade disposait beaucoup d’informations sur l’enrichiss ement subite et extravagant de son ancien collaborateur venu le défier. « béton » aux effets destructeurs imparables.

Des informations Pourtant, il s’est interdit de les utiliser pour le détruire. Sans être Wadiste, c’est ce qu’on appelle avoir de la grand eur d’âme et être un gentleman ! Lui, Macky Sall, inaugure la politique des caniveaux et des fake news en se montrant peu soucieux des règles d’éthique et morales qui doivent entourer une compétition.

Pour lui, la fin justifie les moyens est possible pour obtenir un second mandat : tout est permis et tout : exiler un adversaire politique, emprisonner un challenger, instrumentaliser l a justice pour faire barrage à des candidats aux élections présidentielles, utiliser des moyens de chantage pour faire rallier des opposants . Last but not least.

Cette déliquescence morale au sommet de l’État conduit à un niveau de corruption que notre pays n’a jamais connu où aucun secteur ni profession n’est épargné. Elle a fait le lit de l’effondrement des valeurs que n ous vivons actuellement notamment en faisant croire à notre jeunesse que les études ne mènent à rien et que seule la politique (comprenez le mensonge, la tartufferie, le voyeurisme, la cupidité, la roublardise) mène à la réussite. Quelle déchéance et manqu e de perspectives !

Aspirer à nous diriger, c’est avoir un minimum d’éthique et de morale, qui doit être le socle de la compétence, du dévouement et de l’engagement.

De jour en jour en jour, Macky Sall nous prouve sa petitesse d’esprit et comportemen tale (toujours dans l’absence de morale dans les actes qu’il pose . Donc, c’est un devoir civique, de le débarrasser à la tête de notre pays.

Tous les compatriotes épris de justice, soucieux de l’avenir du Sénégal et voulant que les choses changent dans le bon sens devraient se mobiliser pour voter contre cet homme et ses candidats alibi comme Madické Niang.

Ibrahima Sadikh NDour ibasadikh@gmail.com

Si on ne fait rien personne ne pourra plus arrêter Macky Sall

Serigne Mansour Sy Jamil n’est pas prêt à digérer sa mise à l’écart de l’élection présidentielle. Pour lui, il faut faire face à Macky Sall qui est en train de dérouler un plan de haut vol afin de gagner les élections

“L’action qui vaut aujourd’hui d’être menée contre le régime actuel, c’est le rapport de force. Si on laisse les choses passer, rien ne pourra plus arrêter Macky Sall. Les organisations régionales telle que la Cedeao doivent intervenir avant qu’il ne soit trop tard”.

Bougane lance Faxass pour dégager Macky Sall


Le patron du groupe D-média n’est pas content de l’organisation de la prochaine présidentielle et a tenu à le dire.

Ce mercredi, Bougane GUEYE Dany et ses partisans, habillés en gilets rouges, se sont mobilisés à la place de la Nation (ex place de la Nattion).

Le président du mouvement « Guem sa bop » et les gilets rouges lancent l’opération « faxass » (nettoyer). Une façon pour eux de pousser le régime de Macky SALL à la porte.

Où sont donc passés les comptes bancaires du Président Macky Sall ? ( Abdoul Mbaye)

M. Pape Oumar Sakho, Président du Conseil constitutionnel du Sénégal, nie à des électeurs sénégalais dûment identifiés par leurs cartes d’identités leur qualité d’électeurs suite à une erreur d’orthographe sur leur nom ou prénom.

Par voie de conséquence, il s’apprête à décider de l’élimination de candidats à l’élection présidentielle pour les mêmes raisons dès lors qu’il refuse à ces électeurs leur droit de pouvoir parrainer une candidature.

Puisque M. Sakho sanctionne avec empressement et extrême sévérité de simples erreurs matérielles, de surcroît en violation de la loi, il convient de lui rappeler que le Président Macky Sall a déposé au Conseil constitutionnel une déclaration de patrimoine inexacte dans laquelle n’apparaît aucun compte bancaire, publiée par le Conseil constitutionnel dans le Journal officiel n° 6660 du mardi 12 avril 2012, et plusieurs fois reprises par la presse locale et internationale.

Ou M. Macky Sall avait un ou des comptes bancaires et a donc déposé une fausse déclaration de patrimoine ; il appartient alors à M. Pape Oumar Sakho de mettre en branle le processus prévu par la loi pour des faits d’une telle gravité.

Où M. Macky Sall a dit vrai, ne possède pas de compte bancaire, et n’a donc pu payer ses impôts dans les formes prévues par la loi et la réglementation.

A ce titre M. Macky Sall n’est pas en règle avec la législation fiscale de notre pays et il ne pourra figurer sur la liste définitive des candidats que le Conseil constitutionnel publiera le 20 janvier 2019.

Et surtout que l’on ne nous serve pas un prétexte dans le genre : il a déposé une déclaration de biens et non de patrimoine. Les définitions juridiques ne souffrent à ce sujet d’aucune ambiguïté !

Citoyens, exigeons le respect de notre Constitution, et d’abord par ceux auxquels la garde en a été confiée.

Abdoul Mbaye
Ancien Premier ministre
Président de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (l’ACT).

Même avec un bilan d’or en bandoulière, cet homme ne devrait pas être réélu. ( Mody Niang)

Ce 31 décembre 2018, nous avons eu le courage – car il en fallait – de l’écouter dérouler son long et parfois lassant message à la Nation, un message à forte allure de discours-bilan, agrémenté de promesses alléchantes et mirobolantes, faites à deux mois de l’élection présidentielle.

De bout en bout, il a insisté sur le niveau de ses réalisations, réalisations sans commune mesure, de son point de vue, avec celles qu’il a trouvées sur place au moment où il accédait à la magistrature suprême.

Quoi de plus normal, serait-on tenté de lui rétorquer ? De Léopold Sédar Senghor au président-politicien, la population a augmenté, passant de trois millions environ à plus de quatorze millions aujourd’hui.

Naturellement, les activités économiques qui alimentent les budgets ont, elles aussi augmenté. Pour ne pas allonger mon texte, je renvoie le lecteur au budget global du Sénégal respectivement des années 1960, 1980, 2000 et 2012.

Il trouvera alors normal, très normal, que le président-politicien qui disposait pour l’année 2018 d’un budget de 3774,8 milliards de francs CFA, construise plus d’infrastructures que ses trois prédécesseurs.

S’il était battu au soir du 24 février 2019 ou après un second tour en mars, son successeur ferait infiniment et rapidement mieux que lui, sans tambour ni trompette.

Naturellement, s’il s’agit d’un ou d’une compatriote digne, à bien des égards, de la fonction présidentielle. Peut-être, en donnerai-je l’illustration dans une prochaine contribution.

Ce bilan que le président-politicien et son camp nous présentent donc avec autant de tintamarre, n’a rien d’exceptionnel. Il est même bien en-deçà des milliards mis à sa disposition depuis le 2 avril 2012. Il doit être notablement relativisé et je m’y suis essayé dans ma contribution du 26 décembre 2018().

SI ce tonitruant bilan faisait l’objet d’un audit sans complaisance qui mette l’accent sur la pertinence, le coût et la qualité des infrastructures, et que les résultats soient rendus publics dans toutes les langues nationales, il serait largement minoré et ferait réfléchir nombre d’électeurs et d’électrices une fois seul(e)s avec DIEU dans l’urne, le 24 février 2019.

Sans doute, hésiteraient-ils alors longuement avant de prendre la lourde responsabilité de voter pour ce grand manipulateur qui, sans état d’âme, nous roule dans la farine depuis bientôt sept ans.

Ils ne feraient surtout pas ce choix périlleux pour notre pays si, en plus, ils considéraient le côté moral de ce bilan. De ce point de vue, l’homme est carrément repoussant, ayant pratiquement renié sans état d’âme tous ses engagement pris avant et après le 25 mars 2012.

Pour permettre au lecteur objectif d’en avoir le cœur net, je vais m’attarder sur quelques-unes de ses réponses lors de la conférence de presse à laquelle il avait convié certains journalistes après son adresse à la Nation, le 31 décembre 2018.

« Je n’ai peur de personne », avait-il notamment déclaré, en réponse à une question.

Naturellement, il ne convainc personne. S’il n’avait vraiment pas peur de Khalifa Ababacar Sall, il n’aurait pas choisi, très tôt, de l’éliminer de la course à l’élection présidentielle du 24 février prochain, après avoir échoué, semble-t-il, de le dissuader de se présenter à cette élection-là.

On n’a vraiment pas besoin d’être juriste pour savoir, qu’avec l’aide de la justice, il cherche manifestement à l’éliminer.

Sinon, qu’est-ce qui justifie la diligence inhabituelle avec laquelle le dossier mettant en cause l’ancien Maire de Dakar a été traité, tant à son niveau qu’à ceux du Procureur de la République, du juge de première instance, de la Cour d’Appel et de la Cour suprême ?

Pendant ce temps, nombre d’autres dossiers, bien plus lourds, dormaient et continuent leur profond sommeil sous son coude comme sur le bureau des magistrats chargés d’expédier cette affaire avant l’élection présidentielle.

S’il n’a peur de personne, pourquoi a-t-il imposé ce parrainage objet, aujourd’hui comme hier, de toutes les suspicions ? La loi qui l’impose est manifestement partisane puisqu’elle privilégie le premier mandataire qui dépose sa liste au Conseil constitutionnel.

Ce n’était un secret pour personne que la mandataire du candidat sortant serait la première. Elle n’est pas plus ponctuelle que les autres, ni plus forte quand il s’agit de se bousculer dans les rangs.

Sa liste a été déposée la première, parce que telle était la volonté du Conseil constitutionnel. C’est, du moins, la forte conviction de tous les autres mandataires. En tout cas, lu xel nangu la, par ces temps de gouvernance du président-politicien.

S’il n’a peur de personne, pourquoi a-t-il catégoriquement rejeté le bulletin unique qui a pourtant pour avantages de faciliter le vote et de le rendre, partant, plus rapide. Il est surtout beaucoup moins cher que le bulletin individuel.

Mais il a pour inconvénient majeur d’être trop large pour les tricheurs qui, le jour J, remettent à leurs militants et sympathisants des enveloppes contenant le bulletin de leur candidat, qu’ils glissent discrètement dans leurs poches. On devine aisément le reste du manège.

Enfin, s’il n’avait réellement peur de personne, il ne ferait pas moins que ses deux prédécesseurs pour l’organisation d’une élection transparente et paisible, sur la base d’un code électoral et d’un fichier consensuels. Faute d’évincer son ministre de l’Intérieur qui a affiché publiquement sa volonté sans équivoque de le faire réélire, il devrait tout au moins l’obliger, avec ses services, de distribuer les cartes électorales à leurs ayant droits.

A propos de la demande unanime de l’opposition de nommer un ministre de l’Intérieur moins partisan que l’actuel, il répondit sans fard : « Je ne vais pas le faire et je ne vois pas pourquoi je devrais confier les élections à un autre. Je ne suis pas là pour satisfaire des désirs d’une tierce personne. »

Et notre président-politicien apparemment sans mémoire, de clore ce débat en ces termes sans équivoque : « Que cela soit clair ! Tant que ce que l’on fait est clair, je ne vois pas pourquoi je changerai de chemin. (…) Le Ministre de l’Intérieur ne peut rien apporter à son président, si le peuple ne vote pas pour ce dernier. C’est un faux débat. »

A un journaliste qui lui rappelait qu’en tant que candidat pour l’élection présidentielle de 2012, il avait formellement récusé le Ministre PDS Ousmane Ngom, il répondit, à la stupeur générale : « Je n’ai jamais récusé Ousmane Ngom. »

Arrêtons-nous quand même sur ces réponses sans équivoque du président-politicien ! D’abord, il prend l’opposition pour moins que rien et la réduit à ‘’une tierce personne’’. Il croit sûrement avoir atteint son objectif de départ publiquement déclaré, et qui était de « réduire l’opposition à sa plus simple expression ».

Ensuite, il trouve que tant que ce qu’ils (lui et les siens) font est clair, il ne voit pas pourquoi il changera de chemin. Nous sommes donc avertis : s’il est réélu, il continuera de mettre en œuvre la même gouvernance. A bon entendeur !

Il nous prend surtout pour des demeurés puisqu’il veut nous faire croire que le Ministre de l’Intérieur ne peut rien lui apporter.

Avec toute l’influence, tout le pouvoir qu’il a sur ses directions comme sur l’administration territoriale, ce Ministre de l’Intérieur ne peut donc rien pour lui !

Ce Ministre-là qui risque d’avoir de gros déboires avec la justice si son candidat est battu ! Même s’il ne pouvait rien lui apporter, il remuerait ciel et terre pour lui être utile.

Notre président-politicien a le courage de regarder ses compatriotes les yeux dans les yeux et d’affirmer qu’il n’a jamais récusé Ousmane Ngom comme membre du PDS en même temps Ministre de l’Intérieur.

Ne lit-il pas la presse ? N’écoute-t-il pas les chroniques hebdomadaires de Papa Alé Niang ? Ne jette-t-il pas de temps en temps un rapide coup d’œil sur WhatsApp ? Reconnaissons-lui que son agenda ne lui laisse guère de temps.

Cependant, avant même la fin de la conférence de presse, des Sénégalais ont tenu à lui rafraîchir la mémoire en faisant circuler une vidéo à travers laquelle le candidat Macky Sall d’alors protestait vivement contre le maintien d’ Ousmane Ngom, à la tête du Ministère de l’Intérieur.

Ce texte étant déjà long, je renvoie le lecteur à la vidéo qui circule à WhatsApp ou à la chronique du 26 décembre 2018 de Papa Alé Niang. Les commentaires auxquelles sa piteuse volte-face a donnés lieu ne l’honorent guère. Des compatriotes se sont permis de le traiter de tous les noms d’oiseaux et personne ne devrait le leur reprocher.

Le Président-politicien est coutumier de tels reniements, comme d’ailleurs nombre de ses opposants qui l’ont rejoint aujourd’hui. J’en donnerai un seul exemple, celui de Me Ousmane Ngom.

On se rappelle que, Ministre de l’Intérieur, il en avait fait voir de toutes les couleurs à Macky Sall pendant sa traversée du désert. Ce dernier, élu Président de la République le 25 mars 2012, n’a pas tardé à lui rendre la monnaie de sa pièce. Me Ngom était en effet suspecté d’enrichissement illicite. Convoqué dans ce cadre par le Procureur de la République de Dakar, il tarda à répondre à la convocation.

Pendant qu’il battait campagne à Kolda en vue des élections législatives du 1er juillet 2012, il est ‘’cueilli manu militari’’ par des éléments de la Brigade d’Intervention polyvalente de la Police (BIP) et conduit à Dakar par hélicoptère. Cette humiliation, qui eut lieu le 20 juin 2012, le renforça dans une opposition farouche au président-politicien, en apparence tout au moins.

Voici d’ailleurs comment, profitant d’un meeting de son camp, il s’adressa en des termes peu amènes à son adversaire d’alors : « (…) Aujourd’hui, d’enrichissement illicite ou de blanchiment d’argent, Macky Sall et son Gouvernement sont au premier rang.

Ce n’est même pas de la délinquance financière, c’est du grand banditisme financier, parce que son Premier Ministre a dépassé toutes les limites. Il a avoué devant tout le Sénégal d’avoir blanchi de l’argent mais au moment où il le faisait, la loi sur l’enrichissement illicite n’existait pas encore. »

Me Ngom poursuivit son réquisitoire sévère en ces termes : « Mais la loi sur le vol existait déjà, la loi sur le recel et la complicité de vol existait déjà. » Et il en tire cette conclusion : « Kon nak,moom (Macky) ndeyi sacc la.

Avant de parler de qui que ce soit, il faut d’abord s’adresser à Macky Sall et à son Premier Ministre qui sont les plus grands blanchisseurs que le Sénégal n’ait jamais connus. »

En mars 2016, Me Ngom perd son grand frère. Le président-politicien va lui présenter ses condoléances et profite de l’opportunité pour l’appeler à venir travailler à ses côtés.

L’appel n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd : l’accusé d’enrichissement illicite rejoint son ‘’ancien adversaire à mort’’, le blanchisseur d’argent sale, le ‘’ndeyi sacc’’. Tout cela relève désormais du passé, et il appelle à le faire réélire dès le premier tour. Voilà le Sénégal !

Je terminerai par deux questions, l’une concernant la nomination de son frère Aliou Sall à la tête de la Caisse de Dépôt et de Consignation (CDC) et l’autre, l’éventualité d’un troisième mandat.

A la première question, il répond : « Je l’ai à l’œil, s’il commet une faute, il sera sanctionné comme les autres. » Mon œil ! A-t-il à l’œil sur les autres directeurs généraux qui sont des bourreaux connus de deniers publics ?

« S’il commet une faute, il sera sanctionné comme les autres ! » Nous prend-il pour des demeurés, ce président-politicien ? Qui a jamais été sanctionné dans son camp ? A la seconde question, il répond ‘’fermement’’ : « Si je suis réélu, je fais mon second mandat de 5 ans et je pars. » Qui va vraiment le croire, devant le fossé abyssal qui sépare nettement ses engagements d’hier et ses actes d’aujourd’hui ?

Cet homme n’a aucun respect pour la parole donnée et a entraîné dans son sillage de nombreux compatriotes. Heureusement que tous, l’un comme les autres, sont mis à nu par d’authentiques vidéos qui circulent dans les réseaux sociaux.

Nous ne devrions donc pas nous laisser abuser par son tonitruant bilan matériel. Il nous a fait mal, très mal, en souillant les valeurs cardinales qui étaient le fondement de notre société, valeurs que nous avons héritées de références comme Thierno Souleymane Baal, El Hadj Malick Sy, Cheikh Ahmadou Bamba, Monseigneur Hyacinthe Thiandoum et bien d’autres encore.

Il nous appartient de travailler dur à la restauration et à la purification de ces valeurs, pour redonner à notre société sa belle image d’antan. Ce noble objectif ne sera jamais atteint, tant que nous ne nous débarrasserons pas du président-politicien et du vieux système qu’il perpétue.

Dakar, le 6 janvier 2019

Mody Niang

Un juge soutient Macky en violation du statut des magistrats

L’affiche “montrant un magistrat (Boune Khatab Kane) aux côtés de Monsieur Macky Sall, candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2019, annonçant le lancement prochain d’un mouvement et faisant ouvertement la promotion de sa réélection », n’est pas du goût de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums).

Dans un communiqué, l’Ums rappelle qu’aux termes de l’article 14 du statut des magistrats, « les magistrats, même en position de détachement, n’ont pas le droit d’adhérer à un parti politique et toute manifestation politique leur est interdite ».

Les collègues de Souleymane Téliko condamnent fermement ces agissements qui, “en plus de constituer une violation des valeurs et principes qui fondent notre Justice, portent gravement atteinte à l’image de notre corps ».

L’Ums “invite le magistrat concerné, tant qu’il est en exercice, à mettre fin à de telles activités et à se conformer en toutes circonstances à l’obligation de neutralité, gage de l’autorité et de la légitimité du magistrat ».

Aïssata Tall Sall : « Je reçois une pression de marabouts pour rejoindre Macky »

La maire de Podor, Aïssata Tall Sall, a révélé sur le plateau de Jury du dimanche d’iRadio, ce matin, qu’elle reçoit « tous les jours une forte pression venant de personnalités maraboutiques qui lui demandent de rejoindre) le camp présidentiel ». Mais c’est peine perdue. « Cela ne m’a pas empêché de tracer mon chemin », a-t-elle jubilé.

« Je suis sûr qu’un homme, à ma place, subissant cette pression, aurait cédé, a-t-elle pronostiqué. Mais, je ne cède pas à la pression aujourd’hui que ma candidature est invalidée beaucoup plus qu’auparavant, a martelé le leader d’Osez l’avenir. Je ne fais pas de la politique une affaire familiale, d’ethnie encore moins une affaire de religion. (…) Ce débat-là, on doit le tuer. »

Aujourd’hui que sa candidature est rejetée, Aïssata Tall Sall va apporter son soutien à quel candidat ? « Nous n’excluons aucune hypothèse, mais comme je l’ai dit, ce n’est pas moi qui choisis, dégage-t-elle en touche.

C’est plutôt ma base, ces gens avec qui je travaille dans mon parti, qui choisit quel candidat soutenir. »

Transhumance: Sheikh Alassane Sène discrètement reçu par Macky

Sheikh Alassane Sène a été reçu en audience par le président Macky Sall il y a trois jours. C’est la grosse révélation faite par Malal Talla dans l’émission Jakaarlo. Mieux, il va même concevoir une chanson pour Macky Sall en direction de la présidentielle.

Ce qui est étonnant, c’est que Sheikh Alassane Sène a été reçu dans la plus grande discrétion, alors qu’il disait etre en pourparlers avec des leaders de l’opposition.

Mieux, il affirmait il y a une semaine dans l’émission Jakaarlo, qu’il travaillait pour le départ du président Macky Sall. Quelque jours plus tard, il est reçu en audience et va probablement soutenir le président sortant.

Pour rappel, Sheikh Alassane Sène était candidat à la candidature pour la prochaine présidentielle. Il disait avoir reçu le nombre nécessaire de parrains, mais ne se présenta pas finalement au Conseil constitutionnel pour déposer ses signatures. Pourquoi? Allez savoir..

Avec luxew infos

Président, un peu de hauteur ne vous ferait pas de mal ! Par Momar Diongue

Dans la communication présidentielle, nouvel an rime avec nouvelle anomalie. Et le scénario de ce 31 décembre est pour le moins inédit. Après avoir sacrifié au traditionnel discours du Nouvel An, le Président Macky Sall a donc jugé bon de tenir dans la foulée une conférence de presse.

Qu’il ait décidé de s’exprimer à travers la presse de son pays, est en soi une bonne chose. C’est sans doute une manière de corriger sa propension à recourir très souvent à la presse étrangère sur tous les sujets d’importance, comme récemment sur France 24. Il n’en reste pas moins que sa rencontre de ce 31 décembre avec la presse, aussitôt après son message de Nouvel An, est une maladresse, à tout le moins une anomalie dans sa communication.

Pourquoi a-t-il décidé de rompre brusquement avec un moment aussi solennel que l’adresse du chef de l’Etat à la Nation ? Pourquoi passer, en deux temps trois mouvements, de la sacralité des vœux du Nouvel An au très classique jeu de questions/réponses avec les journalistes ? Pourquoi ne pas avoir laissé aux Sénégalais le temps d’apprécier et de digérer le contenu pourtant très intéressant de son discours de fin d’année, plutôt que d’embrayer sur des sujets à polémique ?

La réponse à toutes ces questions coule de source. C’est parce qu’il vit tellement sous la hantise de la prochaine présidentielle et qu’il est tellement obsédé par l’obtention d’un second mandat qu’il communique à tout-va.

Seulement, mal lui en a pris ce 31 décembre. Car, autant il a pris de la hauteur dans son discours du Nouvel An en dressant de manière détaillée et presque exhaustive le bilan de son action en sept ans de magistère et en se projetant même sur l’après-2019 avec l’esquisse de ces « cinq initiatives majeures », autant il est descendu de son piédestal en évoquant des sujets à controverse lors de sa rencontre avec les journalistes.

Autant il s’est montré proactif dans son rituel de fin d’année, autant il a été réduit à la défensive lors de sa conférence de presse.

Dire que son exercice était plutôt réussi et qu’il en avait suffisamment dit sur son action et ses intentions qu’il n’avait aucunement besoin d’en rajouter dans un face-à-face avec la presse.

Aucun de ses prédécesseurs n’a eu à le faire. Lui-même ne l’avait jamais fait en sept ans de présidence.

Pourquoi diantre cet exercice où il a été par moments dans une posture peu avantageuse alors que, juste une heure avant, il venait de délivrer une brillante adresse à la Nation ?

On l’a d’abord senti passablement énervé sur une question à propos du non-respect de sa promesse de ne jamais prendre un décret nommant son frère Aliou Sall à une fonction.

Il a dû ensuite se défendre, sans être vraiment à l’aise, sur le choix du responsable « apériste » Aly Ngouille Ndiaye au ministère de l’Intérieur. De même qu’il a dû couper court, sur un ton ferme, à l’éventualité de son départ de ce ministère, s’exposant ainsi aux attaques de l’opposition qui le réclame depuis belle lurette.

Enfin, il a surtout eu la maladresse de nier avoir exigé en 2012 le départ du ministère de l’Intérieur d’Ousmane Ngom, alors responsable politique au Pds.

Pitié ! Quel désastre sur son image que cette vidéo du Président qui affole depuis lors la toile et dans laquelle, il réclamait avec véhémence à son prédécesseur le départ d’Ousmane Ngom du ministère de l’Intérieur !

Et pour ne rien arranger, la presse de ce mercredi 2 janvier, plutôt que de mettre l’accent sur son discours réussi, a fait ses choux gras sur ses saillies belliqueuses.

« Je n’ai peur de personne », a ainsi titré un journal à gros tirage. « Macky dit ses vérités et tacle ses adversaires », a renchéri un autre journal de la place.

Quel gâchis donc que ce premier exercice de com’ de l’année 2019 qui était parti pour être une vraie réussite ! La faute peut-être à son entourage qui n’aura pas anticipé les effets pervers de ce qui était présentée comme « une grande innovation ».

La faute aussi à Macky Sall lui-même pour avoir vite remisé son costume de Président pour enfiler son manteau de politicien. Résultat : le candidat Macky Sall a vite vendangé les bons points que le président de la République avait engrangés un peu plus tôt.

Mais c’est à croire qu’il a agi de la sorte par simple superstition. Car, il y a sept ans, exactement le 31 décembre 2011, il s’était livré avec bonheur au même exercice.

Le hasard a fait que j’en étais moi-même partie prenante. Ce fut sur le plateau de la 2STV où Pape Alé Niang m’avait invité à interroger en sa compagnie le candidat Macky Sall, alors porte-étendard de la coalition « Macky 2012 ». Ce jour-là, le message à la Nation du Président Wade connut un gros retard et fut un véritable flop.

Et le candidat Macky Sall s’en était alors donné à cœur joie. Arguant que cet énorme raté du Président Wade était symptomatique de la faillite de son régime, non sans décliner avec force détails le programme alternatif qu’il proposait aux Sénégalais.

Son opération-séduction, reconnaissons-le, avait été à l’époque une grande réussite. Elle était même pour beaucoup dans son élection trois mois plus tard.

Hélas, Macky Sall n’a pas compris que le contexte et sa posture ne sont plus les mêmes. A l’époque opposant, il avait le beau rôle. Alors qu’aujourd’hui, sa position est moins aisée, en tout cas plus délicate.

Il y a sept ans, le moment de la séduction était pour lui après le message raté de Wade à la Nation. Alors que ce 31 décembre 2018, la séduction ne pouvait opérer qu’à l’instant de son message du Nouvel An et pas après.

Pour ne l’avoir pas compris, Macky Sall a d’abord commencé par survoler les débats, écoeurant sans doute ses adversaires qui ne pouvaient que le regarder, impuissants, lister ses réalisations depuis qu’il est à la tête. Hélas, il est vite retombé de son piédestal, dès qu’il a repris sa casquette de politicien.

Or, le constat est patent : les sorties du président-politicien, comme aime à le qualifier Mody Niang, manquent très souvent de hauteur. Y penser de temps à autre lui ferait le plus grand bien.

Par Momar DIONGUE

Thierno Alassane Sall dément Macky Sall

Réponse du berger à la bergère. Thierno Alassane Sall (TAS) a apporté une réplique au chef de l’État Macky Sall qui, au cours d’un face-à-face avec la presse, ce 31 décembre, avait précisé avoir limogé l’ancien ministre de l’Energie.

« J’ai ressenti de la tristesse, quand j’ai entendu le président dire qu’il m’a limogé. Mais, en regardant son langage gestuel et corporel, et la Rts qui a coupé le signal, j’ai finalement ressenti de la fierté d’avoir fait ce que j’ai fait.

Si c’était à refaire, je l’aurais fait », déclare d’emblée Thierno Alassane Sall, interpellé par la presse devant le siège du Conseil constitutionnel.

Pour lui, sur la question précise de la démission, c’est la parole du président contre la sienne. « Je soutiens et je maintiens que j’ai démissionné.

Ecrire un acte de papier et dire que j’ai démissionné est plus simple, mais dire au président de la République, les yeux dans les yeux, ainsi qu’à son Premier ministre, que je refuse de signer le contrat parce que ce n’est pas dans l’intérêt du pays, je pense que c’est plus fort. Celui qui peut le plus peut le moins », ajoute le leader de la République des valeurs.

« Total était en 5e position »

« Le plus grave, ajoute l’ancien ministre, c’est que le président de la République a révélé les raisons pour lesquelles il a une préférence pour Total.

Il a bien dit que c’est parce que la France nous donne de temps en temps des sucettes de 65 milliards pour payer les salaires, de 100 milliards pour ceci ou pour cela ».

Pourtant, informe Thierno Alassane Sall, « la compagnie française, qui était 5e, a fait des offres les plus mauvaises qu’on n’ait jamais enregistrées depuis 1985 ».

Se réclamant, en outre, de la génération qui lutte pour l’émancipation et l’indépendance économique, sociale et politique du pays, il se veut clair : « Je ne suis pas de ceux qui pensent que la France nous donne des sucettes qu’on doit leur donner notre pétrole en échange, sans exiger le juste prix », révélant que le bonus dont parle le chef de l’État « est très minime

Macky et le péché d’orgueil ( Par Yoro Dia)

Tellement confiant, il veut convaincre l’opinion et les électeurs que la présidentielle de 2019 n’est qu’une simple formalité – Un bon bilan, c’est très important, mais jamais suffisant pour une réélection où Idy joue son va-tout et Sonko, son atout

Dans son traditionnelle adresse de fin d’année, le président de la République n’a consacré que quelques minutes à la prochaine présidentielle qu’il a reléguée volontairement à la fin du discours. Il est tellement confiant et veut convaincre l’opinion et les électeurs que la présidentielle de 2019 n’est qu’une simple formalité. Cette stratégie est un couteau à double tranchant.

Elle est efficace si la volonté de Macky Sall est d’enfermer les Sénégalais dans ce que Elisabeth Neumann appelle «la spirale du silence», c’est-à-dire convaincre que c’est gagné d’avance et faire rallier à sa cause les sceptiques, car l’individu veut toujours être du côté de la majorité.

Si cette confiance que Macky Sall veut contagieuse relève du péché d’orgueil, le premier tour risque de révéler des surprises. Les électeurs ne veulent jamais qu’on leur présente une élection comme gagnée d’avance.

L’électorat se comporte toujours comme une belle dame : elle veut être courtisée. Le péché d’orgueil est le cimetière de beaucoup de grands hommes politiques.

En 1992, aux Etats-Unis, Georges Bush père, vainqueur de la guerre d’Irak avec la plus grande coalition depuis la guerre froide, réussite qui a aussi entraîné la prouesse de générer la chute du mur de Berlin, la dislocation de l’Union soviétique et du bloc de l’Est, va perdre la présidentielle face à un inconnu du nom de Clinton, obscur gouverneur de l’Arkansas.

En France en 2002, Lionel Jospin, avec un excellent bilan et sans casserole, mordra la poussière face à un Chirac sans bilan et avec beaucoup de casseroles.

Jospin, par péché d’orgueil, avait pris le premier tour pour une simple formalité. Un bon bilan, c’est toujours très important, mais jamais suffisant pour une réélection où Idrissa Seck joue son va-tout et Sonko son atout.

Le parrainage et les candidatures publicitaires

Le seul problème du parrainage est le défaut de consensus politique, mais c’est une excellente idée. Le parrainage est un filtre démocratique entre les candidatures sérieuses et celles publicitaires qui créent un brouillage politico-médiatique dans l’espace public. Nous sommes partis de plus de cent candidats, qui ont retiré des dossiers, à vingt-sept dépôts au Conseil constitutionnel.

Et après le filtre du Conseil constitutionnel, on va probablement se retrouver avec une dizaine de candidats. Le parrainage est un filtre démocratique et il est politiquement et moralement plus acceptable que le filtre financier.

Un filtre financier, par exemple, demander une caution de 200 millions ou 500 millions, va créer un «sens caché» comme dit Daniel Gaxie, c’est un régime censitaire fondé sur l’argent et non pas sur la popularité et les idées.

Il faut que l’Etat aille plus loin pour limiter à l’avenir les candidatures publicitaires, en faisant précéder le dépôt de la caution au retrait du dossier et en retenant 50% de la caution pour ceux qui n’auront pas réussi à passer le filtre du parrainage.

Ainsi, dès le début du processus, nous n’aurons que les candidatures sérieuses et le débat ne serait pas pollué par les candidats publicitaires qui savent qu’ils n’iront pas jusqu’au bout, mais profitent de l’occasion pour avoir leur heure de gloire ou se positionner et marchander leur ralliement.

France : La castration de Jupiter

Pour son discours de fin d’année, le président français s’est voulu «offensif» pour reprendre l’initiative qu’il avait perdue face aux gilets jaunes, mais il n’a pas réussi et ne réussira probablement pas. Un ressort s’est brisé.

Le peuple français, ce peuple rebelle, adepte plutôt des révolutions que des réformes, a réussi la prouesse de castrer Jupiter. La révolte des gilets jaunes va être le tournant du quinquennat. «Le vrai caractère perce toujours dans les grandes circonstances», disait Napoléon Bonaparte.

La révolte des gilets jaunes a créé des circonstances exceptionnelles qui ont montré le vrai caractère de Macron, c’est-à-dire un manque de caractère, contrairement au Général de Gaulle face à la furie de Mai 68. Macron a trop tôt capitulé face aux gilets jaunes et s’en rend compte aujourd’hui.

Avec la castration de Jupiter, la France rate encore une belle occasion de se réformer. Le mythe Macron s’est effondré. Il n’aura plus suffisamment de légitimité pour entreprendre les grandes réformes qu’il avait promises aux Français.

Il va ainsi passer de l’omnipotent Jupiter à simple «résident» du palais de l’Elysée. Le reste du quinquennat risque d’être aussi long que celui d’un président en cohabitation.

Macky ça passe ou ça remplace Khalifa (Mame Birame Wathie)

L’année 2018 tire à sa fin et, pratiquement, aucun Sénégalais ne se fait d’illusion quant aux lugubres perspectives qu’annonce 2019.

Par la faute du président SALL, qui a décidé de torpiller les règles qui lui avaient jadis permis d’être magnifiquement élu, le Sénégal caresse la crise et flirte avec le péril.

Pourtant, ce n’est pas qu’à la démocratie que Macky SALL a infligé de méchants coups. Karim WADE, Khalifa SALL, Ousmane SONKO, Barthélémy DIAS, Aida NDIONGUE, Imam NDAO…, la liste des victimes de sa justice peut remplir cette page. Et avec tous ces opposants qu’il a malmenés durant ces sept dernières années, ple leader de l’APR est à quitte ou double.

Réélu, Macky SALL pourrait lorgner un troisième mandat comme le subodorent certains. Mais, battu à la prochaine présidentielle, le leader de l’APR remplirait toutes les conditions pour prendre la place de Khalifa SALL à Rebeuss.

« Macky SALL fait appel à 15 avocats ». Cette phrase a fait, cette semaine, la Une de deux quotidiens et a été utilisée comme titre par de nombreux sites internet. L’organisateur de l’élection présidentielle du 24 février prochain s’est donc hasardé à recruter un pool d’avocats pour la prise en « charge de tout contentieux électoral, de requêtes et d’éventuels recours ».

Certaines diraient « khalass » ! D’autres demanderont « ki koumou yab » ! On te donne les moyens d’organiser un scrutin transparent, tu vas enrôler des avocats.

Si ce n’est pas un aveu, la maladresse n’a pas encore quitté Macky SALL et ses partisans. C’est comme quand Aly NDIAYE alias « magouille » affirmait qu’il ferait tout son possible pour que son patron rempile à la tête de l’Etat.

Mais, 15 avocats ne suffiront pas à défendre Macky SALL. Ce n’est pas par hasard si ceux-ci ferment la marche de son dispositif déjà bien huilé avec des commandes de véhicules blindés et d’engins anti-émeutes aussi secrètes que multiples.

Les manifestants, qui ont déjà gouté au gaz lacrymogène des forces de l’ordre, ont senti que beaucoup d’argent a été investi par le régime pour le rendre encore plus piquant.

Et si les populations, qui ne peuvent même pas compter sur les fameux ASP, sont dans l’insécurité au quotidien, le régime s’est doté de moyens à même de rendre leurs complaintes inaudibles.

Au mois de février dernier, le président de la République a remis les clefs de nombreux véhicules de patrouille et de transport de troupes et une dizaine d’ambulances médicalisées à la Police et à la Brigade nationale des sapeurs-pompiers.

Au mois de septembre passé, c’est 65 engins blindés anti-émeutes venant du pays d’Erdogan qui ont été réceptionnés au Port autonome de Dakar.

Et il ne s’agit là que des dernières acquisitions dévoilées de Macky SALL. La lutte contre le terrorisme en bandoulière, le fallacieux prétexte qui justifie toutes les forfaitures, il a caporalisé le régime.

Le conflit électoral n’attendra pas la proclamation des résultats du scrutin. Macky SALL le sait mieux que quiconque et se prépare à toute macabre éventualité.

La liste définitive des candidats retenus pour briguer le suffrage des Sénégalais n’est même pas encore arrêtée que les voix s’élèvent pour davantage faire dans la dénonciation.

Invitée ce dimanche de l’émission Remue-Ménage de la RFM, Amsatou SOW SIDIBE a tiré la sonnette d’alarme. «Il se trouve que le fichier électoral, nous ne l’avons pas eu à temps. Donc nous n’avons pas pu nous fonder sur le bon fichier électoral pour faire le parrainage,

là où Benno Bokk Yakaar a eu le bon fichier. Et voilà pourquoi dans cette dictée préparée, on nous fait savoir que Benno Bokk Yakaar et son candidat ont zéro faute. Tout est bon avec eux, et pour les autres, tout est presque mauvais. Donc cela pose problème.

Voilà pourquoi nous demandons qu’on s’arrête, qu’on s’asseye autour d’une table avec tous les acteurs pour réorganiser ces élections, qui ne peuvent pas avoir lieu concrètement le 24 février 2019. La date doit être reportée si on veut que le Sénégal reste un havre de paix et demeure dans la stabilité », a-t-elle déclaré.

Une méfiance totale des opposants vis-à-vis du Conseil constitutionnel qui a le dernier mot en amont et en aval. Pourtant, les sept « sages » qui se sont jusqu’à présent montrés très reconnaissants n’ont pas fini d’étaler toutes leurs grâces. C’est l’étincelle qu’ils agitent qui risque de mettre le feu aux poudres.

La baguette magique qui leur a permis de trier les bonnes signatures des mauvaises en si peu de temps, n’éblouit pas Pape DIOP encore moins Abdoul MBAYE. Et si Khalifa SALL et Karim WADE ont pu passer entre les mailles du filet, c’est que la grande nasse n’est pas encore déployée.

Pour Macky SALL, la donne parait claire. Plus que la hantise de la perte du pouvoir, il n’est pas question qu’un des responsables qu’il a martyrisés lui succède en avril prochain.

Les chefs d’accusation qui ont conduit Karim WADE, Khalifa SALL, Aida NDIONGUE et bien d’autres en prison pourraient bien être brandis contre lui. Ce ne serait que, dans le cadre de la traque aux biens mal acquis, la continuité de l’Etat.

Mame Birame WATHIE

Cheikh Yérim Seck ne cache plus son soutien à Macky Sall

Cheikh Yerim Seck a les mains trempées dans le « Macky » jusqu’au coudes, pour emprunter l’expression de Sartre avec « le garçon de café ».

Alors que le journaliste est accusé depuis quelque temps de faire le tour des plateaux pour défendre le bilan de l’actuel chef de l’Etat, il a été pris ce samedi en flagrant délit.

En effet, il a activement participé à la rencontre organisée par Thierno LO de la « coalition Aldiana » pour réfléchir sur la promotion des réalisations de Macky SALL.

À la différence de la présentation du livre de Ousmane Sonko « Solutions » où il était venu pour une séance publique de confrontation, l’adiministrateur de Yerim Post, était chez Thierno Lo pour discuter d’affaires stratégiques internes.

L’ancien de Jeune Afrique ôte un doute aux Sénégalais en cherchant à les convaincre que Macky Sall a bien travaillé lors de son septennat.

Pressafrik.com

Le poids réel de Macky Sall sur l’échiquier électoral

Je m’appelle Mamadou Yauck, doctorant finissant en Statistique à l’Université Lavalau Canada, où je travaille comme personne-ressource au Département de Mathématiques et de Statistique. Je suis diplômé de l’Ecole Nationale de la Statistique et de l’Analyse Economique et major de ma promotion. Je suis lauréat du Concours Général et meilleur élève du Sénégal en 2010 après avoir obtenu deux distinctions (Philosophie et Histoire). J’ai été champion du Sénégal et vice-champion du monde de scrabble cadet et junior en 2006, 2007, 2008 et 2009.

En tant que statisticien, quelle analyse faites-vous de la performances de MackySall et de sa coalition aux élections législatives de 2017 ?

Je travaille actuellement sur les données des joutes électorales de 2012 (présidentielle et législatives) et de 2017 (législatives) avec mon ami Mamadou YamarThioub (Doctorant en Data Science à Montréal). Le constat est clair : sur l’axe Dakar-Thies-Diourbel, qui concentre près de 50% de l’électorat national, MackySall (BBY) est passé d’un score de 69.97% à la présidentielle de 2012 à un score de 40.88% aux législatives de 2017, soit une baisse de 29% sur 5 ans. Rien qu’à Dakar, son score a baissé de moitié, passant de 74% à la présidentielle de 2012 à 36% aux législatives de 2017 (voir Figures 1, 2 et 3).

 

Figure 1: Évolution du score de MackySall (BBY) dans la région de Dakar

Figure 2: Évolution du score de MackySall dans la région de Diourbel

Figure 3: Évolution du score de MackySall dans la région de Thiès

Vous voulez dire que MackySall perd beaucoup de soutien électoral ?

Absolument ! Voyez-vous, sa coalition a perdu du terrain dans 10 des 14 régions du Sénégal ; elle n’a fait des progrès que dans les régions de Matam, Kaffrine, Sédhiou et Kolda, qui ne représentent que 13% de l’électorat national (voir Figure 4).

 

Figure 4: Variation relative du score de MackySall entre les législatives de 2012 et de 2017

Je peux vous dire que sur une carte (voir Figure 5), cette nouvelle réalité n’est pas du tout belle à voir !

Figure 5: Sens (positif ou négatif) de l’évolution du score de MackySall entre 2012 et 2017

Ce score aurait pu s’aggraver : le taux de participation dans les régions perdues par MackySall (BBY) tourne autour de 50%, tandis que dans les régions que sa coalition a gagnées, 3 électeurssur 5 ont voté (voir Figure 6).

Figure 6: Résultat de MackySall aux législatives de 2017 en fonction du taux de participation

D’aucuns disent que Macky SALL a de très grandes chances de remporter l’élection présidentielle de 2019 dès le premier tour. Que vous dit votre œil de statisticien ?

Il faut passer la barre des 50% pour gagner dès le premier tour, n’est-ce-pas ? Je trouve ce scénario improbable, et je vais vous dire pourquoi. La réalité des législatives de 2017 est froide :MackySall (BBY) a eu un score de 48.7% au niveau national. Pire, entre 2012 et 2017, son support électoral s’est déplacé de l’Ouest et du Sud du pays, qui concentre près de 60% de l’électorat national, au Centre et au Nord du pays. Si cette tendance, qui me semble malheureusement irréversible à tout point de vue, se maintient, MackySall va devoir faire face à la réalité d’un second tour. Dans cette éventualité, il est clair que la faveur des chiffres au Sénégal n’a jamais été du côté du Président sortant.

xalima