Tag Archives: Macky

L’énorme trou que creuse Macky SALL

L’enchantement quasi mystique, qui a suivi la proclamation des résultats du scrutin présidentiel du 24 février dernier, a très vite cédé la place à un grand désenchantement.

Ceux qui étaient persuadés que le président SALL ne peut changer de fusil d’épaule sont aujourd’hui confortés.

La ruse et la tromperie en bandoulière, le leader de l’APR manœuvre au rythme endiablé de son tout nouveau slogan (Fast-Track) qui, plus tard, lui permettra d’ensevelir l’énorme trou qu’il s’emploie à creuser.

L’élection présidentielle du 24 février 2019 passée, comme prévue par l’essentielle de la classe politique sénégalaise, il ne faut guère attendre de Macky SALL une rédemption encore moins un changement de cap.

Dès la première prise de parole qui a suivi sa réélection, il a voulu montrer qu’il ne devait celle-ci à personne et que par conséquent, il peut mener la barque selon uniquement sa volonté.

Ainsi, s’arroge-t-il le droit de débuter le quinquennat par une révision constitutionnelle dont il n’a jamais parlée au cours de la campagne présidentielle.

Une dynamique qui l’incite à renforcer son pouvoir et ceux de ses proches, particulièrement de sa famille.

Son beau-frère, Mansour FAYE, contrôle le PUDC, le PUMA, PROMOVILLES, la Délégation générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale (DGPSSN), le Commissariat à la Sécurité alimentaire, la Direction de l’Administration générale et de l’Equipement etc.

Pendant ce temps, en super ministre, Aliou SALL lance les travaux d’une seule et unique tour à 38 milliards de nos francs à travers la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), cette véritable pompe à fric.

Seulement, le leader de l’APR ne veut pas rayer le poste de Premier ministre de l’architecture étatique par hasard. Tout comme, il ne concentre pas l’essentiel des pouvoirs entre les mains d’un groupuscule (les Faye-Sall) par la seule volonté annoncée de réduire le « train de vie de l’Etat ».

Si c’était le cas, c’est par le Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) ou encore le Conseil économique social et environnemental (CESE), des institutions inutiles qui comptent, à elles deux, plus des trois cent membres grassement entretenus, qu’il commencerait à décider de la suppression.

Comme à l’accoutumée, Macky SALL est dans le saupoudrage, son « Fast-Track », c’est de l’enfumage. Sa véritable trajectoire, il ne l’a pas encore indiquée ou alors les analystes sont loin d’en être réellement imprégnés.

Beaucoup se sont suffis aux nouveaux engagements de Macky SALL qui, selon l’essentielle de la presse, a «totalement et définitivement écarté un troisième mandat». Ainsi, les directeurs sont promus ministres à la place de responsables qui s’en sont allés gérer des directions.

Aucune personnalité n’émerge, même Boun DIONNE dont la fidélité est domestique. Ce dernier ne gêne guère l’action de Macky SALL. C’est plutôt la Primature, l’antichambre des candidats à la présidentielle, que le leader de l’APR cherche à fermer.

La coordination du gouvernement, Marème FAYE SALL qui compte plusieurs « boys » dans l’équipe, pourrait bien s’en charger.

Car, en définitive, en cette période d’exacerbation des ambitions, Macky SALL qui a fait sien le slogan « émergent » n’entend laisser aucune tête émerger. Avec détermination, il s’emploie à ériger un gouffre à même de contenir toutes les ambitions.

Les opposants en avaient vu la couleur à son premier mandat, pour celui-ci, ses partisans vont le découvrir sous une autre facette.

Entre « accélérer la cadence » et « Fast-Track », il n’y a que la langue qui change. Ce qu’il n’a pas réussi depuis que Mimi TOURE a été Premier ministre, ce n’est pas maintenant que Macky SALL va l’accomplir. A n’en pas douter, son « Fast-Track » va finir par un « Fass bou Tag » (cheval embourbé). Et, solennellement, Macky SALL va annoncer son revirement…

Mame Birame WATHIE

PS : Un vieux bouc menace de « casser » ma plume. Que son abondante sève mortifère se limite à entacher les esprits aliénés pour ne pas avoir à susciter la foudroyante vérité qui va, à n’en pas douter, emporter le grain de crédibilité qui lui reste.

Dr Babacar Diop : « Macky Sall doit être jugé pour haute trahison »

Le geste du président de la République, Macky Sall, qui a offert 1 million de Fcfa et des billets pour la Mecque aux députés de la majorité, a littéralement sorti de ses gonds le Dr Babacar Diop, leader des Forces démocratiques sénégalais (Fds).

Dans une note intitulé « Haute trahison », ledit parti politique considère que le chef de l’Etat a corrompu les députés pour s’assurer de leur vote lors du projet de loi portant sur la suppression du poste de Premier ministre.

« En vérité, Macky Sall ne peut plus diriger ce pays. Il a été surpris en flagrant délit de corruption. La presse a annoncé que les députésde la majorité ont reçu chacun un million de Fcfa et des billets pour le pèlerinage à la Mecque afin de soutenir la cynique réforme constitutionnelle engagée en procédure d’urgence. C’est une violation gravissime du principe de la séparation des pouvoirs. Macky Sall doit être traduit devant la Haute Cour de Justice et jugé pour haute trahison », lance Babacar Diop.
« Les faits sont inédits : un président de la République qui corrompt une Assemblée nationale pour lui demander de voter une loi. Ce président et ces députés n’ont plus aucune crédibilité devant le peuple La procédure de destitution doit être engagée sans attendre. Tous ceux qui sont impliqués dans ce scandale de pot-de-vin au Palais doivent être démis de leur fonction.L’Algérie et le Soudan viennent de nous montrer que les peuples gagnent, à la fin, devant les dictateurs et les oppresseurs », termine le leader des forces démocratiques sénégalais.

Les maux congénitaux de Macky II”, par Amadou Tidiane Wone

La première mesure phare du régime Macky 2 est étrange, surprenante, déconcertante et enfin décevante : alors que le premier message lancé par le Président élu Macky Sall, après la proclamation officielle des résultats, tendait à apaiser et à rassembler autour de l’essentiel par un « dialogue inclusif », l’annonce de sa décision unilatérale de supprimer le poste de Premier Ministre aura causé l’équivalent d’un séisme de magnitude 5 sur l’échelle de Richter, dans la conscience républicaine et les bonnes mœurs politiques de notre pays.

Une secousse telle que, les cinq années de son dernier mandat ne suffiront pas pour en amortir les ondes de choc. Entre temps, une nouvelle campagne électorale aura déjà démarré avec son lot de promesses oubliées…

Alors, la question qui se pose est la suivante : est-il raisonnable, alors qu’il ne lui reste que cinq années de mandat, d’engager le pays tout entier dans une remise en cause aussi profonde des Institutions sans un consensus fort avec les différents segments de la Nation?

Alors même que des urgences d’une acuité indescriptible tenaillent notre peuple ? Un peuple dont la résilience défie toutes les lois de la logique. Certes. Mais il ne faut pas tenter le diable non plus !

Qui prend la mesure des bouleversements et tiraillements qui vont intervenir pendant et après la prise des décrets de répartition des services de l’Etat ? Querelles de préséance et d’appétits grandissant à la vue du gâteau ?

Qui appréhende le temps qu’il faut pour mettre en place et huiler les automatismes entre les différentes structures en charge de tel ou tel projet?

Pendant ce temps-là, la mise en œuvre de programmes importants pourrait-être ralentie, sinon arrêtée, en raison d’un leadership flou, mal défini ou… indéfini.

Sans compter qu’à la faveur du désordre, les pêcheurs en eaux troubles pourraient s’en donner à cœur joie pour détourner, planquer et distraire des ressources de leur destination normale. Il faudra deux ans pour y voir clair si tant est que la volonté y soit…

En cas d’embrouilles, il faudra envoyer les inspections qui vont rédiger des rapports longs comme un jour sans pain, ensuite interpeller les coupables à la carte, et les attraire devant les Cours et Tribunaux si les
dossiers ne finissent pas sous le coude…

Pour dire que le « fast track » qui ne signifie, au fond, « qu’accélérer la cadence » et dont les droits d’auteurs appartiennent à Aminata Touré, Ancien Premier Ministre, risque de sombrer dans un grand fracas d’incompétences et de susceptibilités sur fond de guerres de positionnement pour l’après Macky.

Ce pays unique, où la réalité dépasse souvent la fiction, c’est le Sénégal, défiguré par des années de médiocratie et d’impunité …

Puisque le tableau à venir est si sombre, il y a lieu de se demander quel est l’objectif poursuivi par le Président Macky Sall à travers cette annonce et la mise en scène de la gestation douloureuse du gouvernement.

Deux remarques dans la forme : jusqu’ici personne n’a entendu sortir de la bouche du Président de la République, la décision de supprimer le poste de Premier Ministre.

Décision qui aurait dû, pour le moins, être annoncée dans le message a la Nation du 03 avril 2019. C’est à l’élu de s’adresser au pays dans les moments graves ou à l’occasion de prise de décisions aux conséquences lourdes.

Deuxième remarque dans la communication supposée devenir directe, le Premier Ministre, Secrétaire Général de la Présidence de la République et le Secrétaire Général du Gouvernement sont les porte-voix de Macky 2… la distance se creuse.

Dans ces conditions, il va falloir nous exercer à échafauder des hypothèses. Quelques invraisemblables qu’elles puissent paraître, il faut réfléchir et surtout agir vite !

Hypothèse une : faire oublier le dialogue promis, créer des conditions suffisamment traumatiques pour annihiler les effets du livre blanc promis par l’opposition qui tarde à reconnaître la légitimité du Président élu.

Bref détourner les attentions… « Faire naître une affaire dans l’affaire et au besoin une autre dans l’affaire et ainsi de suite pour faire oublier la vraie affaire » est une méthode usitée en politique. Plus c’est gros, et plus ça passe généralement.

Hypothèse deux : le Président Sall n’est pas satisfait de son Premier Ministre M. Dionne. Il pousse la torture au point de l’envoyer à l’échafaud se passer la corde au cou, lui-même et avec le sourire. Car, expliquer la suppression de son poste par la nécessité de rapprocher le Président de ses ministres pour une meilleure productivité et l’accélération de la mise en œuvre des programmes.

Cela veut dire que le Premier Ministre Dionne constitue un goulot d’étranglement, depuis des années. Il fallait juste le changer, pourtant ! Pour aller vite…fast tracking.

Hypothèse trois : le Président Sall veut tester, à l’entame de son dernier mandat, jusqu’où il peut pousser le bouchon, le plus loin possible… Dans l’hypothèse où sa réforme passe toutes les étapes sans aucune résistance et comme lettre à la poste, l’éventualité d’un troisième mandat commence à devenir envisageable, puis plausible. Puis possible. Puis faisable. Et puis…

Hypothèse quatre : le Président prend ses distances avec ses alliés et sa coalition du premier mandat. Il va les laisser aller aux locales et aux législatives sans son implication personnelle, la nouvelle nature du régime va lui faciliter la tâche.

Il aura le loisir de se reconstruire une nouvelle majorité de souteneurs présidentiels à la lecture des résultats qui sortiront des urnes.

Il anticipe donc sur une défaite possible de son camp comme le laisse prévoir la dynamique baissière des scrutins équivalents passés.

Ce qui se joue dans tous les cas de figure, c’est l’avenir de nos enfants. Le Sénégal n’est pas une principauté.

Depuis 59 ans, des générations d’hommes et de femmes ont posé, avec plus ou moins de bonheur, une brique après l’autre, pour mettre en place un système de conquête et de transmission du pouvoir respectueux des normes généralement admises comme étant démocratiques.

Allons-nous assister sans réagir à une remise en cause de l’esprit et de la lettre de nos institutions ? Juste pour les intérêts d’un homme ou de ceux de son clan ?

Nous sommes tous interpellés !

Enfin, avez-vous remarqué que le TER inauguré en grandes pompes durant la campagne électorale est au parking depuis ? Je suis presque en voie de gagner le pari qu’il ne sera pas ouvert au public avant 2020 et des poussières ! Je ne parle pas des dégâts collatéraux sur le cadre de vie des quartiers impactés. Au moins maintenant on saura que c’est le Président, et lui seul, qui en sera responsable ! De toutes les façons, si sept ans sont passés si vite, que reste t-il déjà de cinq ans ?

#Allonsrekk

Macky incapable du meilleur (Par Mody Niang).


De cet homme, ce politicien pur et dur, je n’ai jamais rien attendu,… de meilleur. Il en est incapable. Nous ne devons quand même pas oublier qu’il a été allaité par le vieux président-politicien pendant huit ans avant d’être sevré !

Il en a hérité les pires défauts, et pas une seule qualité. Il est vrai qu’on en trouve difficilement une seule chez son ex-mentor.

Votre excellent chroniqueur a insisté à juste titre sur le plus vilain de ses défauts : le mensonge. Il ment, il ment sans état d’âme, sans gêne.

Toute sa longue gouvernance de sept ans est jalonnée de « wax waxeet », au point que sa parole ne vaut plus un kopeck.

Une expression wolof consacre le manque total de confiance dans sa parole par les populations. C’est celle-ci : « waxi Maki, du ma ci dóor sama doom ».

Comment peut-on croire un seul instant que cet individu puisse changer, en bien naturellement puisqu’il est déjà le mal ?

Ces derniers jours, j’ai échangé avec des amis qui voulaient me convaincre que l’individu pouvait mettre à profit son second mandat pour rectifier ses erreurs du premier mandat. D’abord, de mon point de vue en tout cas, on ne peut pas parler d’erreurs le concernant.

Toutes ses initiatives considérées comme des erreurs procèdent de choix délibérés qu’il a toujours revendiqués. Et puis, des erreurs, on les regrette. Or lui, persiste dans ses choix.

Pendant que certains de nos compatriotes vraiment optimistes s’attendaient à un « gouvernement resserré », à un « gouvernement de mission », il a formé un gouvernement de 32 membres et trois secrétaires d’Etat.

Un gouvernement avec des ministères-bidons, parfois des coquilles carrément vides. Et ce ne sera sûrement pas tout : le pire est devant nous.

Il lui faudra recaser les ministres remerciés et de nombreux autres membres de la coalition gagnante, qui réclament haut et fort leurs parts du gâteau, ayant contribué à la victoire acquise dans leurs localités respectives.

Personne ne peut le leur reprocher car ils savent que le critère privilégié par le président-politicien n’est point la compétence ou autres qualités, mais la victoire dans sa localité.

Les nouveaux ministres et autres promus – et DIEU sait qu’il y en aura – travailleront davantage pour gagner demain dans leurs localités, que pour faire avancer le secteur qui leur a été confié.

Comment peut-on donc faire confiance à un tel homme et attendre de lui quelque rupture que ce soit ? Il est ce qu’il est et le restera.

La preuve la plus palpable, c’est la nomination de ce Cheikh Oumar Hanne en qualité de ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’innovation.

Oser bombarder cet individu à un tel niveau de responsabilité ou à quelque autre que ce soit, c’est manquer manifestement de respect au peuple sénégalais.

La presse fait état de casseroles qu’il traîne, casseroles qui sont quantité négligeable si on les compare aux nombreuses autres forfaitures révélées par l’OFNAC dans son dossier entre les mains du Procureur de la République.

Je suis bien placé pour être aussi affirmatif, car je n’avais pas encore démissionné de l’Office quand ses graves indélicatesses étaient en cours de traitement.

Il faut vraiment être un Macky Sall pour oser faire de ce Cheikh Oumar un ministre de la République. Il faut aussi être un Cheikh Oumar Hanne pour oser accepter ce poste, rencontrer ses compatriotes et les regarder les yeux dans les yeux. Sa place est à Reubeuss, et non dans un gouvernement.

Un jour ou l’autre, le président-politicien devra répondre, devant l’histoire, de nombreuses forfaitures dont, en particulier, cette nomination insoutenable

Le président illégitime entame son dernier mandat ( Front national de résistance)

Malgré la démonstration du peuple sénégalais de sa maturité et le bon déroulement global du cérémonial électoral le 24 février 2014 dans le calme, le caractère frauduleux du processus électoral n’échappe à personne.

Avant le jour du scrutin, tout a été fait par le régime pour démanteler le dispositif électoral trouvé sur place et ayant permis deux alternances politiques sans contestation en 2000 et 2012.

Rien n’a été laissé au hasard : fusion des cartes d’identité et d’électeur, transferts d’électeurs, création planifiée de bureaux de vote, retour d’un ministre de l’intérieur partisan avec sous ses ordres la Direction de l’Automatisation du Fichier (DAF) et la Direction générale des Élections (DGE), manipulation et rétention du fichier électoral, instauration d’un système de parrainage inique pour l’élimination de candidats.

Le jour du scrutin, plusieurs bureaux de vote ont été créés en violation des dispositions du Code électoral. Le lendemain du vote, le pouvoir n’a lésiné sur aucun moyen pour préparer l’opinion à se résigner devant l’incroyable « victoire » au premier tour avec un score de 58,26 % : accaparement des média publics, menaces contre la presse indépendante, répression contre les militants de l’opposition, campagne internationale, etc.

Les quatre candidats de l’opposition ont constaté les résultats, refusé de féliciter le vainqueur sans gloire qui, à cause de l’ensemble de son œuvre marquée par une ingénierie de la fraude électorale sans précédent, ne mérite pas l’onction de l’opposition.

Les candidats face à cette forfaiture, n’ont même pas jugé utile d’introduire un recours devant le Conseil constitutionnel.

L’opposition a observé une réserve républicaine qui a permis de préserver la paix sociale, aspiration légitime du peuple sénégalais.

Cette attitude de l’opposition sénégalaise, doublée d’un silence pesant, a installé un malaise que Macky Sall tente de désamorcer en appelant au « dialogue politique » dès la publication des résultats définitifs par le Conseil constitutionnel, cherchant ainsi à se donner bonne conscience après la forfaiture du 24 février 2019.

Dans le contexte actuel marqué par un Président illégitime qui entame son dernier mandat, le FRN qui s’est renforcé avec l’adhésion de REWMI et Madiké Niang réaffirme sa pleine conscience de son devoir de mener sans faille sa mission de se mobiliser pour la prise en charge des revendications politiques, sociales et économiques du peuple sénégalais frustré par des conditions de vie difficiles, dans l’insécurité et sans défense.

L’opposition politique est particulièrement attachée au retour à un dispositif électoral consensuel, stable et transparent en vigueur en 2012 et reste ouverte à des améliorations consensuelles après un audit complet.

L’opposition politique est très préoccupée par les violations des droits et libertés des citoyens.

L’opposition politique est très engagée pour des mesures urgentes pour améliorer le pouvoir d’achat des sénégalais et pour le renforcement du sort des entreprises nationales, des femmes et des jeunes.

L’opposition politique est soucieuse de la prise en charge de la santé et de l’éducation du peuple sénégalais. L’opposition politique est particulièrement attentive à la gouvernance économique et des conditions de gestion et d’aliénation des ressources naturelles.

L’opposition politique considère comme des exigences vitales l’indépendance de la justice et la neutralité de l’administration publique.

Dotée d’une riche expérience et d’une crédibilité jamais démentie, l’opposition saura prendre ses responsabilités pour l’avenir. »

Politique du « watiatia » : Quand Macky terrasse la démocratie sénégalaise

La démocratie sénégalaise, « ou plutôt ce qu’il en reste », a été passée au crible, selon le quotidien Les Échos, par un groupe d’intellectuels africains. Contestations et soubresauts ayant jalonné l’élection présidentielle obligent, leur verdict est sans appel : il y a recul.

L’ancien Directeur exécutif d’Amnesty international en Afrique de l’ouest et du centre, notre compatriote Alioune Tine, parle de « la politique du Wathiathia » pour décrire l’absence notoire de dialogue et le manque de confiance entre les différents acteurs.

Dans un tribune publiée dans le journal français Le Point sous le titre « Sénégal : le syndrome Sonko », l’écrivain franco-guinéen Tierno Monénembo s’interroge en ces termes : « Mais où est donc passée cette société fluide et raffinée que nous a léguée le lettré Senghor ? ».

Une situation « loin d’être une surprise » pour l’Ong américaine Freedom House. Dans son dernier rapport 2019, intitulé « La démocratie en retraite » qui compile des données de 195 pays, elle se désole de « la dégringolade de la démocratie sénégalaise ».

Idem pour le journal spécialisé espagnol, « El Orden Mundial », dont un auteur, Dr Pablo Moral, reste persuadé que « le président sénégalais nouvellement réélu doit concilier deux réalités : une économie émergente prometteuse et de pressants défis sociaux ».

Invité à s’exprimer sur la dernière présidentielle, par France 24, le journaliste Louis-Magloire Keumayo, par ailleurs président du Club de l’information africaine, a déploré, pour sa part, « la régression de la démocratie sénégalaise qui était une vitrine en Afrique

Macky Sall gagnant, le Sénégal perdant ( Par Fary Ndao )

La messe est dite. La Commission nationale de recensement des votes (CNRV) s’est prononcée et le président sortant, Macky Sall, a gagné l’élection présidentielle du 24 février dernier 2019, avec 58 % des votes.

Idrissa Seck, dans un dernier baroud d’honneur marqué par un programme de qualité et son talentueux lieutenant, le Dr Abdourahmane Diouf, arrive deuxième avec 20 % des suffrages exprimés.

Ousmane Sonko, véritable révélation de cette élection, porté par un vote jeune, obtient un score de 15 % qui le positionne désormais comme une figure incontournable de la scène politique sénégalaise. Issa Sall et Madické Niang terminent respectivement avec 4 % et 2 %.

Macky Sall a donc gagné mais j’estime que le Sénégal a perdu car jamais ses élites, politiques, médiatiques et intellectuelles, n’ont été aussi peu à la hauteur de l’enjeu.

Des élites toxiques et arrogantes

J’avertissais, il y a de cela quelques semaines sur la mauvaise foi des intellectuels et activistes sénégalais. Avalant tout ce qui est dit par leurs leaders ou alliés du moment, applaudissant ici la réception d’ouvrages inachevés, gobant là bas tout ce qui est raconté sur le pétrole et le gaz, ces intellectuels et activistes, d’un camp ou de l’autre, sont dangereux. Ils sont dangereux car ils ont les moyens sémantiques et dialectiques de justifier leur mauvaise foi face aux faits implacables.

Ils sont dangereux car dans un espace virtuel où des adultes de 50 ans côtoient des adolescents de 14 ans, ils radicalisent indirectement d’autres personnes, souvent plus jeunes et influençables, qui leur donnent du crédit, eux qui ont une dimension, surfaite ou réelle, de personnages publics.

Nous avons à nouveau observé, et avec effroi pour ma part, l’hystérie qui s’est emparée de ces hommes et de ces femmes qui se croient, qui se décrètent, qui se labellisent plus patriotes et plus sénégalais que les autres.

Sans jamais apporter la moindre preuve d’une fraude électorale de masse, relevant à juste titre des dysfonctionnements tout à fait inacceptables dans une Démocratie mais n’ayant aucune influence statistique décisive sur l’expression globale du vote, ces « réclameurs » de second tour ont insulté et dénigré toutes les personnes qui faisaient un travail de compilation objective ou demandaient tout simplement que le décompte se poursuive dans la sérénité.

Apparemment, dans notre pays où l’inversion de la charge de la preuve est devenue la norme, appeler à la retenue ou faire de simples opérations de compilation mathématique sur la base de documents officiels serait un acte de trahison à la nation dans l’esprit de ces individus.

Mais pourquoi faire des élections si on crie à la fraude dès que le résultat ne va pas dans le sens que l’on aurait souhaité ?

Soulignons également l’attitude de certains journalistes et représentants de la Société civile qui ne laisse désormais plus de doute sur leurs positions politiques.

Il vaut mieux pour tous qu’ils se délestent de leurs manteaux professionnels qui requièrent d’eux une neutralité théorique et qu’ils s’engagent ouvertement dans l’arène politique partisane. Espérons qu’ils s’efforceront, une fois qu’ils y seront, de développer un esprit rationnel qui respecte au moins les faits.

Les raisons d’une réélection programmée

Macky Sall a été réélu démocratiquement, avec une participation massive des Sénégalais (66% de participation) dans un scrutin dont l’expression globale a été respectée grâce à un système rodé de décompte de votes où tous les candidats sont représentés à tous les niveaux.

Que celui qui n’en est pas convaincu compile les procès verbaux des 15000 bureaux de vote du pays et qu’il vienne ensuite nous dire s’il trouve des résultats sensiblement différents de ceux la Commission nationale de recensement des votes (CNRV) et de ses démembrements départementaux qui ont déjà fait ce travail et qui nous ont permis, par le passé, de faire partir Abdou Diouf et Abdoulaye Wade.

Macky Sall a été réélu mais ma conviction, et je m’en étais ouvert à des amis il y a plusieurs semaines déjà, c’est que ce scrutin était joué d’avance. Macky Sall et son camp ont créé les conditions d’une réélection au premier tour grâce à cinq éléments :

Le premier est son bilan dans le monde rural porté par la construction/réfection de routes nationales et départementales qui améliorent sensiblement la mobilité de nos compatriotes de l’interland longtemps isolés du reste du pays, mais aussi par des programmes à réel impact socio-économique comme le PUDC, l’accès à l’eau potable et la modernisation du matériel agricole.

D’autres mesures plus clientélistes comme les bourses familiales, l’achat de voitures aux chefs de villages ou les projets de modernisation des villes religieuses ont également pesé dans la balance. Nos compatriotes du monde rural l’ont plébiscité pour cela aussi.

Il faut respecter cette amélioration de leur quotidien, même s’ils vivent encore dans un dénuement immense, ou le fait que leur « ville sainte » soit plus jolie ou mieux aménagée à leurs yeux. Tous les Sénégalais n’ont pas les mêmes problèmes ni les mêmes référentiels de valeurs. Il faut aussi respecter cela.

Le second élément est le parrainage populaire, modification unilatérale du processus électoral, voté sans débat à l’Assemblée nationale, mis en œuvre de manière chaotique et enfantine (« premier arrivé, premier servi »).

Ce parrainage a écarté des candidats qui, cumulés, auraient pu grignoter au Président sortant quelques centaines de milliers de voix. Je pense notamment à Malick Gackou, Hadjibou Soumaré, Abdoul Mbaye, Aida Mbodji, Pape Diop.

Le troisième élément est l’emprisonnement d’opposants politiques comme Khalifa Sall et Karim Meïssa Wade sur la base de faits certes implacables mais surtout d’une justice sélective qui ferme les yeux sur les rapports accablants épinglant la gestion sulfureuse de nos deniers publics par les partisans du parti au pouvoir.

En écartant ces deux candidats du Mankkoo Taxawu Sénégal et du Parti Démocratique Sénégalais, presque un million d’électeurs lors des législatives de 2017 sont devenus orphelins.

Sans ses chefs, cet électorat groggy et déboussolé s’est dispersé et une partie, celle « détenue » par des gens comme Moussa Sy (Dakar), Ahmed Fall Braya (Saint-Louis), a rejoint Macky Sall.

A cela, il faut rajouter les députés transfuges comme Modou Diagne Fada, Aissata Tall Sall, Abdoulaye Baldé et la dispersion/abstention des électeurs du PDS suite à l’appel au boycott de Me Wade.

Le quatrième élément est la distribution massive d’argent public dans les zones urbaines (Dakar, Guédiawaye, Pikine, Rufisque).

Captée sur des vidéos durant cette campagne, vécue au quotidien par ceux qui vivent ou se rendent dans ces quartiers populaires, la distribution d’argent est une technique récurrente du parti au pouvoir dans des zones urbaines où la vie chère et les besoins de représentation sociale connaissent une inflation sans cesse grandissante.

Appelés « financements » dans le jargon politique, ils servent à faire bouillir la marmite à la maison, à soigner les malades, à assurer les « ndawtal » et autres « teranga ».

Quand un jeune couple de trentenaires, parents d’une petite fille paie 20 000 FCFA de location mensuelle pour son petit studio à Thiaroye Gare et qu’un baron politique local bénéficiant de fonds politiques lui verse régulièrement 40 000 ou 50 000 FCFA, comment s’étonner qu’il vote pour son bienfaiteur ?

Ce sont des choses réelles, dures à accepter mais qui sont là et qui expliquent les scores solides de Macky Sall dans des zones urbaines insalubres et pauvres. Comment le combattre ? Je ne sais pas. Je suis impuissant devant cela.

Le cinquième et dernier élément est l’histoire individuelle de Macky Sall. Hal pulaar né et élevé chez les sereer, Macky Sall dispose d’un atout quasi unique sur la scène politique nationale : il est vu comme un membre à part entière des deuxième et troisième groupes démographiques les plus importants du pays.

Si à cet atout naturel, il ajoute 7 ans de ralliements sincères ou opportunistes de leaders politiques autochtones de ces zones, comment s’étonner qu’il fasse des scores de 75, 80 ou 90 % en pays sereer et en pays pulaar.

Quand on voit que le « nouveau venu » Ousmane Sonko fait 53 % dans le département Ziguinchor et bénéficie lui aussi d’un vote régionaliste qui a également sanctionné des propos stigmatisants envers les habitants de la région naturelle de Casamance, les scores de Macky Sall dans ses fiefs sont logiques.

Notre pays n’a pas encore achevé son processus de « sécularisation sociale » et reste largement traversé par des logiques claniques et régionalistes.

Avec son bilan rural, son parrainage sur mesure, ses prisonniers triés sur le volet, la distribution d’argent en zone urbaine pauvre et sa double culture qui fait de lui l’enfant de deux bassins électoraux, Macky Sall devait juste faire une campagne solide pour remporter démocratiquement une victoire qu’il avait bâtie de manière froide, brutale et méthodique, aidé par le capharnaüm autour des cartes d’électeurs qui a empêché des dizaines de milliers de personnes de voter (mauvaise saisie des données, changement de bureau de vote etc.).

Accepter d’aller à ces élections, c’était accepter de faire face à un mastodonte qui allait valider démocratiquement et au 1er tour un processus électoral géré de manière inélégante, cavalière et, j’insiste, brutale. « Nous avons joué, nous avons perdu » m’a dit une amie sonnée par la défaite. Je le pense aussi.

Nous avons des élites toxiques et intolérantes, j’en suis désormais convaincu. Des élites symbolisées par les intellectuels, activistes et hommes de médias que je citais plus haut. Des élites qui préfèrent l’invective à l’analyse. L’injonction à la compréhension.

La colère à l’empathie. L’arrogance au respect de l’autre. Des élites toxiques qui ont aidé le Président réélu à vicier le processus électoral en amont du vote. Des élites toxiques qui réclamaient urbi et orbi un second tour sans jamais nous dire pourquoi de manière rationnelle.

Des élites qui, lors de ce scrutin qui était parti pour être calme, ont trouvé du grain à moudre avec les sorties hasardeuses et prématurées d’Idrissa Seck, d’Ousmane Sonko et de Mahammed Boun Abdallah Dionne, avec pour ce dernier, la complicité de la télévision publique.

Ces acteurs de premier plan, alors que le dépouillement était en cours, devaient tous prendre de la hauteur en tant que parties prenantes à ce scrutin et en tant qu’hommes d’Etat.

Enfin, tous les militants et électeurs rationnels, républicains, sachant concéder une part de vérité aux autres et surtout respectant le choix de leurs compatriotes Sénégalais, quels qu’ils soient, devront tirer des leçons de ce qui s’est passé dans notre pays depuis 7 ans et à l’occasion de ce scrutin.

Ils devront bâtir une offre politique sérieuse, de fond, lucide, riches en propositions concrètes et respectant toutes les sensibilités du pays. Sinon dans 5 ans, nous n’aurons encore que nos yeux pour pleurer.

Fary Ndao

Lundi de tous les dangers à Ziguinchor

La tension est vive ce lundi matin à Ziguinchor entre partisans du président sortant Macky Sall et ceux candidat la coalition Sonko Ousmane Sonko.

Face à la presse, le porte-parole de la coalition Sonko Président, Cheikh Tidiane Diéye a lancé un appel au calme et à l’apaisement aux jeunes et aux militants de Pastef/Les Patriotes de Ziguinchor.

«Nous invitons les jeunes de la coalition de garder leur calme. Cet après-midi, notre leader Ousmane Sonko va organiser un grand meeting à Ziguinchor.

Face à lui, un autre candidat, dont nous ne voulons pas prononcer le nom, organisera en même temps un meeting aussi dans la capitale. Nous sommes convaincus qu’il y a de l’électricité mais je peux vous assurer qu’il ne se passera rien. Car, nous avons avec nous des jeunes, des militants, des hommes et des femmes épris de paix.

Nous comptons accueillir notre leader dans la paix et tenir aussi notre paix dans la paix », a dit Cheikh Tidiane Diéye. A l’en croire toujours, «c’est ce même appel que nous lançons aussi à l’endroit des responsables et militants du camp présidentiel », a ajouté M. Diéye

Macky SALL doit partir ( Par Ameth Diallo)

Le président Wade mérite notre écoute.

Abdoulaye Wade on peut beaucoup lui reprocher ! Énormément même. Lui-même le sait pertinemment. Nombres de choses qu’on reproche à Macky Sall, peut aussi lui être reproché.

A-t-il commis des fautes durant son magistère ? Oui.

A-t-il commis des injustices quand il avait le pouvoir ? Oui.

A-t-il pris du retard, même beaucoup de retard avant de se lancer dans ce combat qui peut paraître inopportun à un tel moment car ayant déjà accepté de jouer le jeu en déposant la candidature du PDS ? Oui.

Fait-il tout cela pour son fils ? Peut-être que Oui.

Mais. En toute honnêteté, il a raison.

Il a raison de dire que les règles du jeu sont faussées depuis le début.

Il a raison de dire que les validations du parrainage ont été d’une opacité troublante. Personne ne sait avec quelles instructions, le logiciel du conseil constitutionnel a été programmé. Gravissime.

Il a raison de dire que la démocratie ; ce que nous avons de plus cher est torpillée impunément sans aucune réaction sérieuse. Gravissime.

Pouvons accepter de risquer l’usurpation du pouvoir par une personne qui ne le mérite pas parce que simplement nous commençons à avoir espoir de gagner ? Non.

Vouloir aller aux élections dans ces conditions repose simplement sur de l’espérance ou un désir incontrôlé d’arriver rapidement au pouvoir par la force du hasard et des circonstances. Ce qui est possible.

Mais une vérité que personne ne peut nier est qu’aucun des participants ne maîtrise ni le fichier électoral, ni l’emplacement des nouveaux bureaux de vote, ni la distribution des cartes, des duplicatas qui visent clairement à bourrer les urnes des bureaux de votes fictifs.

Devons-nous accepter que le sort de millions de nos compatriotes sénégalais soit confisqué par des voleurs qui devront tout décider pendant 5 ans sans légitimité aune ni base légale ? Non.

Avons-nous le droit de laisser passer cet affront en se contentant de simplement participer à des élections et ensuite venir pleurnicher devant les plateaux de télévision comme on le fait depuis que Macky à commencer à prendre goût à fouler toutes les règles au pied ?

Mes cher.e.s ami.e.s encore une fois, on peut tout reprocher à maitre Wade mais, le combat qu’il mène est un combat de principes et chaque patriote qui met le respect des lois au-dessus de tout, doit le soutenir avec la dernière des énergies.

Laisser passer le projet de Macky Sall, c’est accepter que dans notre République, qu’un groupe de personnes parce que bien placé manipule nos lois, usurpe le pouvoir, gouverne sans y avoir le droit, prive de liberté d’honnête citoyens arbitrairement.

Accepter tout cela et faire campagne tranquillement sans mettre ce sujet au cœur du débat, c’est de faire croire au monde entier qu’au Sénégal la volonté du peuple n’a pas de valeur, qu’on peut y voler le pouvoir et l’exercer sans aucune conséquence.

Maintenant comment faire ? Ne pas aller à des élections ? Non. Utiliser la violence et installer le chaos ? Non. Le président Wade a bien pris la précaution de préciser « « Notre action sera pacifique, respectueuse de la loi et des règlements ». Il faut aller voter pacifiquement le jour du vote. Car il reste une infime probabilité que les plans de Macky ne marchent pas comme prévu.

Nous savons que lui non plus est incapable de maîtriser tous les paramètres qui font élire car cela est impossible mais il maîtrise les paramètres maîtrisables alors que les autres n’en maîtrisent rien. Ils n’ont même pas l’assurance que tous leurs partisans pourront voter.

Donc voter dans la paix oui pour ceux qui le veulent mais il faut ouvrir le contentieux électoral dès maintenant. C’est est une obligation républicaine.

Tous les candidats doivent dire avec force que les résultats des élections ne sauront pas accepter quels qu’ils soient.

Si par une chance improbable, une personne de l’opposition venait à gagner les élections, par principe et par respect pour les sénégalais il doit réorganiser les élections dans la même année en s’assurant d’abord de briser ce système de confiscation du pouvoir qui a été mis en place afin que chaque sénégalais puisse exercer son droit le plus important dans la république sans aucune entrave ni manipulation.

Voilà un principe que tout patriote doit défendre. Celui qui doit diriger le Sénégal doit être choisi par les sénégalais dans la transparence la plus totale.

La voix du peuple doit être représentative, respecter et sacraliser.

Celui qui ne comprend cela ou le traite avec légèreté, soit il manque de compréhension de ce qu’est la fondation d’une république, soit il veut juste être élu même par le hasard, même avec des dés pipés…

Tous les candidats doivent mener ce combat de principe et s’engager fermement pour cela. On ne dit pas de mener ce combat qu’au niveau de la capitale sénégalaise comme l’erreur commise en 2012.

Il faudra le mener partout et l’expliquer clairement à nos compatriotes. Macky Sall doit partir. Voilà le seul message de campagne qu’il faut avoir. Jouer le jeu de Macky c’est faire autrement.

Partout dans le monde, pour pervertir une démocratie, on utilise les élections en s’assurant de les truquer dès le départ en décidant du choix du candidat. Le peuple croyant au tout puissant pouvoir de son vote se croit en démocratie alors que cela n’est plus le cas depuis longtemps.

Si Macky gagne comme prévu par l’usurpation, il ne doit pas être reconnu comme tel même si le conseil des « sages » va sûrement valider sa victoire. Il faudra donc lancer une procédure de destitution pour haute trahison, faux et usage de faux, usurpation du pouvoir, offense sur ce que nous avons de plus sacré. Nos lois. Notre démocratie.

Toutes les décisions et actions qu’il prendra par la suite seront inégale et se retourneront contre lui. Il ne faudra jamais utiliser la force pour le faire partir mais le temps de la république n’est pas le temps des hommes. Qu’importe le temps que cela prendra, nous devons rétablir la vérité pour la République. Il sera noté dans les annales de la république et en bonne place toutes les agressions que Macky Sall a faites contre la république alors même qu’il doit en être le garant. Sa personne ne nous intéresse pas mais sa présidence sera jugée sans état d’âme pour la postérité. La république aura son procès. Nous la lui devons.

Pour rappel au Brésil un petit groupe de députés à initier la procédure de destitution de la présidente Dilma Rousseff mais l’écrasante majorité des parlementaires disaient à ce petit groupe que vous êtes fou, que cela ne va jamais passer même si cela prévu théoriquement dans la constitution, que c’est impossible… mais avec la détermination de ce groupe, le combat est devenu un sujet national, la corruption et les fautes de la présidente sont finalement apparues comme une évidence pour le peuple qui a son tour à exiger aux parlementaires d’initier la procédure de destitution, ce qu’ils ont fait car leur mandat local dépendant du peuple. Ainsi elle a été destituée pour maquillage des comptes publics.

Les fautes de Macky, les violations des lois de son régime et les vols et malversations de ses amis doivent être les seuls combats qu’on doit mettre au-devant du peuple. Et ce combat ne mène pas en voulant se faire élire. Ce combat se mène par principe, pour la république, pour les générations futures.

Nous avons une chance historique de montrer à tout le monde que dans une république normale, on ne viole pas impunément même la plus petite des lois.

Nous avons une chance historique de montrer à tout le monde qu’on ne peut pas usurper le pouvoir du peuple et ne pas avoir peur des conséquences.

Macky Sall sait tout ce qu’il a fait, il doit avoir peur au plus profond de lui car il a joué dangereusement avec quelque chose qui est beaucoup plus grande que sa petite personne. Nous avons une chance historique de montrer à tout le monde que pour que notre pays en soit à ce niveau de liberté et de démocratie, il fallut énormément de sacrifices en tout genre. Le sang de notre vaillant peuple a coulé pour qu’on vive aujourd’hui sous un Etat de droit.

Personne ne doit oser mettre en jeu l’Etat de droit impunément. L’impunité surtout celle des grands est l’arme la puissante pour détruire un peuple.

Macky doit partir qu’il gagne ou qu’il perde. Il doit partir. Disons le haut et fort. Disons-le partout. Expliquons pourquoi au sénégalais.

Ce combat n’est pas un combat du président Abdoulaye Wade, c’est un combat pour la République, c’est un combat pour l’Etat de droit, c’est un combat pour les futures générations. Le candidat qui veut diriger le Sénégal en espérant gagner dans le non-respect des lois aura déjà commencé à trahir.

Quel que soit l’issue de cette élection qui doit être pacifique, il faudra tout donner de nous-même pour le rétablissement de la vérité et de la sacralité de nos lois.

Africain engagé !

Alioune Tine sur la milice de Macky : C’est très dangereux …


L’ancien Directeur d’Amnesty international/Afrique a également réagi à la vidéo qui affole les réseaux sociaux.

Mais les « Marrons du feu » sont loin de faire rigoler Alioune TINE. Selon lui, c’est inadmissible de faire recours à des nervis pour gérer des différends politiques. Et c’est, ajoute-t-il, c’est plus lamentable quand c’est un ministre qui est derrière.

«Très dangereux pour un État de droit où les Forces de défense et de sécurité sont les seules habilitées à veiller sur l’ordre. Scandaleux venant d’un ministre de la République qui viole délibérément la loi. Où va le pays de Senghor et d’Abdou Diouf ?», a-t-il réagi Alioune TINE.

«Moi, personnellement, j’ai fini de recruter des éléments qui n’attaqueront personne en premier, mais qui sont enclins à appliquer la loi du Talion à tous les esprits bornés qui songeront à vouloir empêcher notre candidat Macky Sall de tourner en rond», avait déclaré Mame Mbaye NIANG.

Walf net

Le C25 sur le pied de guerre: Macky n’aura plus la paix

Le C25 qui regroupe les 25 candidats qui avaient déposé leur dossier de parrainage au Conseil constitutionnel, est décidé à en découdre avec le régime.

Réunis aujourd’hui lundi au Siège du parti Bokk Guis-Guis, les opposants ont déclaré la guerre au leader de l’APR. Se relayant le micro, Malick GAKOU, coordonnateur du C25, l’ancien Premier ministre Haguibou SOUMARE, Boubacar CAMARA et Mamadou DIOP Decroix ont récusé les membres du Conseil constitutionnel, invalidé la candidature de Macky SALL et se disent prêts à la confrontation.

« Macky SALL ne nous laisse pas le choix. Il nous oblige à nous battre, donc il ne reste plus que la confrontation », déclare le leader du Grand Parti qui informe qu’une journée d’action sera incessamment organisée pour faire face au régime de SALL.

Lui emboitant le pas, Haguibou SOUMARE annonce que le C25 a décidé d’invalider la candidature de Macky SALL. Selon lui, le leader de l’APR ne participera pas à la prochaine présidentielle et ses campagnes seront systématiquement sabotées.
Wal fajri

Même son de cloche Boubacar CAMARA qui informe qu’une délégation sera envoyée dans les différentes régions pour sensibiliser les Sénégalais.

Macky va instaurer un couvre-feu pour parfaire son hold-up électoral

Le régime de Macky SALL a pris des mesures pour contenir d’éventuels débordements avant, pendant et après la présidentielle. Et a aussi mis en place un dispositif pour, dit-on, protéger les candidats.

« Le niveau de risques sera évalué par l’Unité de coordination de la lutte anti-terroriste qui déterminera, le moment venu, le nombre d’agents du Gign ou de la Bip qu’elle accorde à chaque candidat.

Les manifestations au-delà de 21 heures pourraient être purement et simplement interdites. Sans parler de probables fouilles dans les Qg de campagne des candidats ».

Selon Source A qui donne l’information, il est question d’instaurer des « périmètres de sécurité, la fermeture de certains lieux et axes routiers, la permission donnée à l’Autorité administrative d’opérer des contrôles et d’arrêter certaines manifestations et l’autorisation accordée aux préfets, sous-préfets et officiers de police judiciaire de visiter tous les lieux pouvant être dangereux ».

Et, en ce sens, souligne le canard, ministères de l’Intérieur et des Forces armées sont mobilisés.

Si ce dispositif venait à être mis en exécution, le Sénégal serait alors mis sous couvre-feu.

491000 emplois créés : Les faux chiffres de Macky


La partie du discours qui aura surpris plus d’un reste naturellement celle sur l’emploi des jeunes. Alors que le taux de chômage dans le pays est estimé à plus de 61 %, le chef de l’Etat soutient avoir créer 491 000 emplois, hors secteur agricole et hors secteur informel.

Des emplois créés depuis 2012, selon le chef de l’Exécutif par l’administration publique et le secteur privé.

Cette révélation faite suite à la sortie de son ministre de la Jeunesse, Pape Gorgui Ndong, qui a parlé de 500 mille emplois générés depuis 2012 par le régime.

Pourtant, les vrais chiffres des techniciens viennent démentir ces données aux allures de campagne. Rien que dans une agence en charge de la promotion de l’emploi des jeunes, plus de 40 mille demandeurs sont enregistrés.

En plus, dans sa dernière analyse sur l’emploi, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie a relevé que le taux de chômage des personnes âgées de 15 ans ou plus est à 10,8 %.

Pis, une répartition de la population des chômeurs par tranche d’âge montre qu’il affecte plus les jeunes. Car, les taux les plus élevés étant observés chez les jeunes des tranches d’âges 20-24 ans et 25-29 ans, soit respectivement 19,5 % et 17,5 %.

Une situation que le chef de l’Etat, Macky Sall ne semble pas prendre en compte dans son discours.
«Nous développerons ainsi l’auto-emploi, terreau fertile de l’économie sociale et solidaire, dont les résultats viendront renforcer, pour nos femmes et notre jeunesse, nos importants acquis en matière d’inclusion sociale par l’économique», a-t-il prononcé.

En réalité, en lieu et place d’emplois, cette politique devrait favoriser la création des Petites et moyennes entreprises. Ce qui n’est pas le cas, à cause de l’absence d’une politique de financement de ces entreprises qui constituent 97 % des entreprises du pays.

Mieux, le chômage est légèrement plus noté en milieu urbain où 13,8 % de la population active sont au chômage contre 7,6 % en zone rural.

De même, elle affecte davantage les femmes (16,5 %) que les hommes (5,9 %). Par ailleurs, les analyses montrent qu’à Dakar, le taux d’emplois se situe à près de 31 % et 27 % dans les autres régions.

Et, le niveau d’instruction est relativement important dans les cycles élémentaires soit 29 %, 17 % dans les moyens et 12 % dans les moyens secondaires.

En effet, près de 42 % des jeunes demandeurs d’emplois sont dépourvus de toute qualification professionnelle. Une situation qui s’explique par le fait qu’entre l’école élémentaire et l’université plus de 310 000 jeunes abandonnent leur scolarisation.

Affaire Karim Wade : Macky défie l’Onu

Alors que le Comité des droits de l’homme de l’Onu demande la révision du procès dans un délai de 180 jours, l’Etat du Sénégal se borne à exécuter la contrainte par corps, pour renvoyer Karim Wade à la case prison.

La réquisition d’incarcération est déjà adressée à la Police de l’air et des frontières et le commissaire Abdoul Wahab Sall et ses hommes ont déjà mis en place un comité d’accueil spécial, en vue de capturer l’ancien ministre d’Etat dès qu’il débarque au Sénégal.

L’Etat du Sénégal est résolument décidé à mettre à exécution sa menace d’envoyer à nouveau Karim Wade en prison, dès qu’il mette les pieds au Sénégal. Ce qui n’était jusque-là qu’un simple effet d’annonce semble épouser les contours d’une réalité.

En effet, le procureur spécial de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) a adressé une réquisition d’incarcération n° 00000003/PS/CREI/FG en date du 22 juin 2018 à la Direction de la police de l’air et des frontières (Dpaf) dirigée par le commissaire Abdoul Wahab Sall.

Et dans l’ordre de mise en état d’arrestation adressé à ses services, le commissaire Sall est clair dans ses instructions reçues de la hiérarchie, comme on le voit dans le document dont WalfQuotidien détient copie : «ordre nous est donnés de mettre en état d’arrestation le nommé Karim Meissa Wade, né le 1er septembre 1968 de Abdoulaye Wade et de Viviane Wade de nationalité sénégalaise et de le déposer à la Maison d’arrêt et de correction (sic) de Dakar».

Il ressort d’informations en notre possession qu’un comité d’accueil spécial est déjà mis en place, en vue de mettre aux arrêts Wade-fils et de l’incarcérer à nouveau derrière les barreaux immédiatement dès qu’il débarque à Dakar.

L’Etat du Sénégal, par cette procédure de contrainte par corps, déclare s’appuyer sur l’arrêt de condamnation de la Crei du 23 mars 2015, lequel a été confirmé par la Cour suprême le jeudi 20 août toutes ces décisions de justice condamnent l’ancien ministre d’Etat à payer 138 milliards francs Cfa en guise de dommages et intérêts, pour «enrichissement illicite».

Une tragi-comédie politico-juridico-médiatique

A l’analyse, cette volonté du gouvernement semble faire fi des constatations du Comité des droits de l’homme des Nations-Unies qui a demandé la révision du procès, dans un délai de six mois (180 jours). Dans ses conclusions rendues le 24 octobre dernier, l’instance onusienne a relevé des violations des droits de la défense et a annulé ainsi de facto l’arrêt de condamnation de la Crei.

Un retour à la case prison ne serait-il pas une première dans l’histoire politico-judiciaire ? D’autant que jamais, auparavant, une personne bénéficiaire de grâce présidentielle n’est retournée en détention pour les mêmes faits objet de ladite grâce.

Se pose également la question de savoir dans quelle prison offrant toutes les garanties de sécurité sera-t-il emprisonné ? D’autant que la suite qu’il occupait à Rebeuss abrite le détenu Khalifa Sall.

Et la prison du Cap Manuel qui a une place digne de son rang est déjà occupée par Hissène Habré, l’ex-chef de l’Etat tchadien condamné pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Il ne reste que le spécial aménagé au Camp pénal de Liberté, mais celui-ci est exclusivement réservé aux détenus poursuivis pour terrorisme.

Les autres établissements pénitentiaires du pays, aussi bien ceux de Dakar et ceux des régions souffrent de surpopulation carcérale.

Assurément, l’affaire Karim Wade que certains qualifient de tragi-comédie politico-juridico-médiatique restera à jamais spécial dans l’histoire du Sénégal. Tout y a été spécial : des accusations spéciales, une Cour spéciale, un procureur spécial, un procès spécial, une condamnation spéciale et une libération spéciale.

De nos jours encore l’affaire Karim Wade continue d’alimenter les débats avec son retour annoncé. Les Sénégalais observent et sauront tirer les conséquences des agissements des uns et des autres.

L’affaire Karim, un véritable serpent de mer

De la réactivation de la Crei le 10 mai 2012 à la condamnation suivie d’exil de Karim Wade, beaucoup d’encre a coulé. Tout s’est joué entre 2012 et 2018. Le dossier a traversé les différentes étapes cruciales d’un procès pénal.

De l’enquête préliminaire à l’après-jugement en passant par l’instruction et le jugement, toutes les hautes juridictions du Sénégal y ont participé. La Crei a jugé et condamné les 10 prévenus, la Cour suprême a confirmé le jugement et proclamé la procédure que tout le monde croyait définitive, jusqu’à l’intervention des constatations du Comité des droits de l’homme des Nations-Unies.

D’ailleurs, un journal de la place a révélé que Karim Wade demande des dommages et intérêts à hauteur de 250 milliards francs Cfa devant la justice américaine, sur la base du préjudice qu’il a subi pendant 7 ans et qu’il a accepté de donner cet argent pour l’éducation des jeunesses sénégalaises.

A l’international, 7 juridictions et instances ont définitivement proclamé l’innocence de Karim Wade, à savoir : la Cour de justice de la Cedeao, le Tribunal de grande instance de Paris, la Cour d’appel de Paris, le Tribunal de Monaco, le parquet national financier de Paris, le groupe de travail des Nations-Unies contre la détention arbitraire ainsi que le Comité des droits de l’homme de l’Onu.

Et l’affaire Karim Wade n’est pas encore totalement close puisque d’autres recours sont en instance, devant les juridictions internationales. Autrement dit, le jugement de la Crei est loin d’être définitif car, malgré la décision de la Cour suprême déclarée définitive, toutes les instances supranationales condamnent l’Etat du Sénégal.

Source : Walf

Saint-Louis : Madické Niang pêche dans les eaux de Macky

Les membres du Mouvement des Pionniers républicains constitués de militants de la première heure démissionnaires de l’Alliance Pour la République (APR) décident de soutenir Madické NIANG pour la présidentielle de 2019.

Pour rappel, ces derniers, mécontents de la gestion de l’APR à Saint-Louis, s’étaient alliés avec l’opposition au référendum.

Suite à une visite de proximité de l’avocat et ancien ministre des Affaires Etrangères sous WADE, Momar Anta GUÈYE et ses camarades s’engagent à dérouler un programme de massification dans les 33 quartiers de la ville au profit de leur candidat.

Karim porte plainte contre Macky et 10 dignitaires du régime

Le candidat du Pds est loin de ranger les armes, et ceux qui parlaient récemment d’une rencontre entre Karim Wade et le Président Macky Sall à Paris n’ont rien compris. Cette information est contraire à ce qui se passe réellement.

Karim, le fils de Me Abdoulaye Wade, a saisi deux grands cabinets d’avocats américains pour ester en Justice contre le Président Macky Sall et d’autres autorités impliquées dans son procès au niveau de la Crei.

Le jour de Noël 2018, Karim Wade avait une séance de travail avec deux grands cabinets d’avocats américains, qui se sont déplacés jusqu’à Doha (Qatar) pour préparer cette affaire.

Il s’agit d’une plainte que compte déposer le candidat du Pds, Karim Wade, aux Etats-Unis, contre l’État du Sénégal, le président de la République Macky Sall, le Premier ministre Mohamed Boun Abdallah Dionne, Mme Aminata Touré, ancien Premier ministre et ancien ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, ancien ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, actuel ministre de la Justice, le Juge Henry Grégoire Diop et tous les juges de la CREI, Antoine Diome, Agent judiciaire de l’État, Alboury Ndao, collaborateur de la CREI, Badio Camara, président de la Cour Suprême et l’ensemble des personnes qui sont impliquées dans le procès à tous les niveaux de responsabilité.

Le candidat du Pds a subi un préjudice dans cette affaire puisqu’en 2012, avant l’ouverture de son procès, Karim Wade devait faire un closing à New York pour mettre sur pied un Fonds d’Investissement pour l’Afrique. A cause de son arrestation par la Justice de Macky Sall, Karim a perdu ce projet et beaucoup d’argent.

Aujourd’hui, avec les décisions du Groupe de Travail des Nations-Unies et du Conseil de Défense des Droits humains des Nations-Unies, Karim Wade pourrait gagner ce procès. Car, cette fois-ci, tout se passera devant les juridictions internationales, loin de cette Justice aux ordres, domestiquée par Macky Sall.

Les deux cabinets américains travailleront en étroite collaboration avec des avocats sénégalais (et français) de Karim Wade. Le candidat du Pds réclame 250 milliards de FCFA de dommages et intérêts.

Et, selon nos sources, Karim Wade va offrir cet argent à la jeunesse sénégalaise et à l’Éducation nationale. Le dossier sera déposé au début de l’année 2019.

N’est-il pas important de rappeler que le Groupe de Travail des Nations-Unies et le Comité de Défense des Droits humains des Nations-Unies avaient demandé à l’Etat du Sénégal de dédommager Karim Wade ?

Avec deux décisions prises par deux organes des Nations-Unies, Karim Wade est bien parti pour remporter un autre procès contre Macky Sall et sa bande. Car, il a la justice internationale avec lui. L’Etat du Sénégal risque gros… Affaire à suivre.

Source : Dakartimes Quotidien

L’opposition mijote une grande offensive pour le départ de Macky


Loin des regards indiscrets, l’opposition est en train d’élaborer des stratégies pour remporter l’élection présidentielle.

C’est ainsi qu’elle prévoit une série d’activités dont le point d’orgue devra être, si rien ne vient gripper sa machine, une marche prévue le 28 décembre prochain qui doit marquer le «lancement de la grande offensive pour le départ de Macky Sall».

Devant partir du Casino Liberté pour se terminer à la Médina, cette procession devra «démontrer à la face du monde et du régime en place qu’il faudra compter avec l’opposition dont Dakar reste la chasse gardée».

En attendant, il sera question d’abattre sans répit un travail de terrain, principalement à Dakar et dans la banlieue, pour «sensibiliser les populations, éveiller les consciences, mais aussi convaincre une bonne partie de nos compatriotes à adhérer au projet de l’opposition consistant à réussir, avec l’ensemble de ses candidats, une mobilisation jamais atteinte au Sénégal».

Si le Pds est pressenti pour être aux avant-postes dans la banlieue, c’est Taxawu Sénégal de Khalifa Sall qui doit diriger les opérations à Dakar.

Pour dérouler un tel plan, la conférence des leaders de l’opposition a retenu, selon Les Échos, l’option de faire jouer aux jeunes et aux femmes «le rôle stratégique de fer de lance».

D’ailleurs, signale-t-on, des réunions de nivellement sont en train de se tenir ici et là à travers le pays pour «une meilleure appropriation du mot d’ordre consistant à occuper intensément le terrain pour donner à l’opposition plus de chance de remporter l’élection présidentielle».

Accords sur le pétrole et le gaz : Macky en Mauritanie aujourd’hui


Le Sénégal et la Mauritanie ratifient aujourd’hui à Nouakchott les accords nécessaires qui «marquent le début de la phase d’exploitation» du pétrole et du gaz. Le Président Macky Sall quitte d’ailleurs Dakar aujourd’hui pour un voyage en Mauritanie.

En février déjà, la Mauritanie et le Sénégal ont signé, vendredi 9 février à Nouakchott, un accord de coopération pour l’exploitation du champ gazier offshore de « Grand Tortue-Ahmeyim » (GTA) à cheval sur leur frontière commune.

Cet accord, dont le contenu (taxes et partage des revenus entre les deux États et les compagnies pétrolières), demeure inconnu, permettra au découvreur américain Kosmos Energy et à la major britannique BP de décider, au cours de cette année, le lancement de l’exploitation d’un gisement estimé à 450 milliards de mètres cubes, soit l’équivalent de 14% des réserves de gaz nigérianes.

Le Pds dément tout contact entre Karim Wade et Macky Sall


Depuis quelques jours, des rumeurs font état d’une supposée rencontre entre Karim WADE et Macky SALL à Paris. Le service de la communication du candidat de la «Coalition Karim Président 2019» tient à démentir formellement ces allégations dénuées de tout fondement.

A travers ces informations distillées par des officines qui lui sont proches, Macky SALL, dont le désarroi est à la hauteur de la détermination de Karim WADE à lui faire face le 24 février 2019, tente désespérément de semer le doute dans l’esprit des nombreux électeurs qui ont décidé de rejoindre la «Coalition Karim Président 2019» pour mettre un terme à la dynastie SALL qu’il cherche à imposer aux Sénégalais pour cinq ans encore.

Fait à Dakar le 20 décembre 2018.
Le service de communication

Ce si profond sommeil de Macky Sall ( Mame Birame Wathie)

Maintenant que les hoquets et les sanglots retentissent moins, que le sol s’est suffisamment imbibé de larmes, que la danse des vautours s’écarte de plus en plus du rythme endiablé, il est temps de pincer le grand dormeur et de l’appeler à la réalité.

Dans ce contexte marqué par des dissensions politiques saillantes, exacerbées par des injustices flagrantes, le chef de l’Etat mobilise la République pour une énième escapade parisienne, officiellement intitulée « réunion du groupe consultatif de Paris ».

A moins de trois mois de la Présidentielle, quelle garantie Macky SALL peut-il donner aux investisseurs, s’ils ne sont pas des vendeurs d’armes et autres équipements anti-manifestation ?

Le Gouvernement du Sénégal est à Paris. Est encore dans la capitale française, devrions nous dire. Un peu plus de quatre ans après la première réunion dite du « groupe consultatif de Paris », tenue en février 2014, Macky SALL, Boun DIONNE, leurs ministres et directeurs sont de nouveau en France, pour disent-ils, rencontrer des investisseurs ces 17 et 18 décembre.

Une migration de presque tout l’Exécutif qui n’avait pas sa raison d’être si la communication du régime de Macky SALL n’était pas faite de propagande et de saupoudrage.

Que n’avait-on pas dit au sortir de la réunion « groupe consultatif de Paris » de 2014 ? Bien aidés par une grande partie de la presse, les tenants du pouvoir avaient chanté et dansé, indiquant avoir largement dépassé leurs atteintes en termes de financements et d’investissements. Les milliards qu’attendait le Sénégal pour décoller économiquement étaient enfin réunis, clamait-on.

« Parti avec un objectif de mobiliser 1.853 milliards de F CFA pour le financement de projets de développement contenus dans le Programme Sénégal Emergent (PSE) à l’horizon 2035, le Sénégal a obtenu 3729 milliards de F CFA de la part des Partenaires techniques et financiers ».

Cette phrase, dont-on peut subodorer qu’elle a été rédigée dans les arcanes du palais de la République, a été retrouvée dans 9 quotidiens au lendemain de ladite réunion parisienne.

Macky SALL dont on cherche encore la Vision s’était gargarisé d’acquis ayant condensé suffisamment de nuages pour faire pleuvoir des milliards sur tout le Sénégal. La suite est connue. De tous les secteurs, les complaintes et les cris de détresse ont fini par noyer les murmures.

Enseignants du supérieur comme du moyen-secondaire, travailleurs de la Santé, travailleurs des collectivités locales, étudiants, tout le monde cherche à se faire payer par un Etat incapable d’entretenir un appareil de radiothérapie.

Maintenant que les Sénégalais se rendent compte que les milliards dont il était question sont fictifs, le régime s’en est allé chercher une autre dose de sédatif.

Inutile de revenir sur les énormes ressources englouties par ces réunions qui mobilisent un trop-plein de membres de délégation dont la prise en charge en terre parisienne est plus qu’onéreuse.

Point besoin de souligner que, jusqu’avant 2012, ce sont les Premiers ministres qui conduisaient les délégations d’experts qui menaient les négociations lors des réunions du « groupe consultatif de Paris ».

Arrêtons-nous juste à chercher les investisseurs désorientés au point de mettre leur argent dans un pays africain à moins de trois mois d’une élection présidentielle.

S’ils ne sont pas des vendeurs d’armes et autres équipements anti-manifestation, quelle garantie Macky SALL peut-il leur donner quant à la sécurisation de leurs investissements ?

Macky SALL est à enlever de la liste des présidents qui réussissent à faire signer des investisseurs ou des partenaires à quelques mois de la fin de leur mandat.

Si les accords, qu’il a signés avec Nicolas Sarkozy auprès de qui il a couru tout juste après son élection, ont été respectés par François Hollande, c’est que le premier ne s’est acharné sur celui qui l’a remplacé quand il était encore au pouvoir.

Dans ce contexte politique dominé par la méfiance et la défiance qui ont pris leur source des tribunaux et maisons d’arrêt, Macky SALL ne peut rien signer qui ne sera revu s’il est battu en 2019.

En outre, l’investissement ayant pour premier partenaire la stabilité, rien n’indique que, même s’il est réélu, sa victoire ne serait nullement suivie de contestation et de manifestation.

D’autant que les partisans de Karim WADE comme ceux de Khalifa SALL jurent que la présidentielle ne se déroulera pas sans la participation de leur mentor.

Sur combien d’accords le leader de l’APR, qui trouve que le développement du Sénégal passe irrémédiablement par l’aide et l’investissement extérieurs, est, lui-même revenu à sa prise de fonction ?

L’exemple le plus patent est sans doute la résiliation du contrat concédant une quatrième licence de téléphonie à la Société MTL Infrastructures et Services S.A.

Me Abdoulaye WADE l’avait cédée en catimini, à trois jours de la présidentielle contre beaucoup d’argent qu’il utilisa par la suite dans sa campagne.

Aussitôt arrivé au pouvoir, Macky SALL abroge le décret n° 2012-301 du 23 février 2012 portant approbation de la Convention de concession passée entre l’Etat du Sénégal et la Société MTL Infrastructures et Services S.A. pour l’établissement et l’exploitation d’infrastructures de Télécommunications.

En vérité, ce qui intéresse Macky SALL, c’est de trouver le moyen d’acheter une nouvelle illusion qui, assaisonnée à un énorme battage médiatique, pourrait faire miroiter aux Sénégalais des lendemains meilleurs afin de passer entre les mailles du filet au soir du 24 février 2019.

Seulement, ceux-ci sont déjà avertis qu’il ne compte les leur offrir qu’avec des milliards fictifs.

Mame Birame WATHIE

Le commissaire Boubacar Saudio démolit Macky Sall et son livre


Monsieur le Président de la République,

Permettez à ma très modeste personne de vous adresser ses très vives et sincères félicitations pour votre livre qui constitue à bien des égards une œuvre littéraire que l’on peut apprécier différemment.

Ce livre intitulé « Sénégal au cœur » est une initiative qui mérite d’être magnifiée. Seulement, compte tenu de vos immenses charges et lourdes responsabilités, je me demande comment vous avez pu trouver le temps nécessaire pour vous consacrer à la rédaction d’un livre ?

En effet, ce n’est pas chose facile ; c’est un travail intellectuel qui demande beaucoup de réflexion, de concentration, d’écritures, de ratures et de réécritures. Aussi certaines personnes doutent que vous en soyez réellement l’auteur.

Monsieur le Président de la République, les personnes avisées ont vite décelé le plagiat au niveau du titre.

Je ne m’y connais trop en littérature, mais permettez-moi de dire qu’il n’y a aucune inspiration, aucune imagination encore moins une originalité quelconque dans votre livre dont le titre est particulièrement lapidaire, elliptique, laconique.

Les critiques littéraires opportunistes ne tariront pas d’éloges et présenteront votre livre comme un chef d’œuvre de littérature ; ils exagéreront pour ajouter que vous avez une finesse d’écriture et une délicatesse de langage comparables et dignes des grands auteurs de la pléiade, du parnasse ou du romantisme. Les plus audacieux diront que jamais notre pays n’a eu un écrivain d’un si grand talent.

Monsieur le Président de la République, chacun a le droit et la liberté d’apprécier votre ouvrage comme il l’entend ; le Sénégal au cœur de quoi ? Aussi, excuserez-vous mon impudence pour avoir osé compléter votre titre comme suit :

LE SÉNÉGAL AU CŒUR :

-des contre-vérités et des mensonges ;

-de la fourberie et de la tromperie ;

-des reniements et des abjurations ;

-de la parole donnée et trahie ;

-des promesses mutilées et des engagements oubliés ;

-des détournements de deniers publics ;

-de la réification des institutions ;

-de la vassalisation de l’Assemblée nationale ;

-de l’instrumentalisation de la justice ;

-de l’éloge de la transhumance ;

-des faux rapports de présentation ;

-du délit d’initiés dans l’attribution de blocs pétrolifères ;

-du favoritisme et du clanisme ;

-de l’ethnicisme dans les nominations ;

-de la politisation outrancière de l’administration ;

-du bradage des réserves foncières ;

-du parrainage présidentiel des activités ludiques ;

-de la négation des valeurs positives ;

-de la répression comme mode de gestion ;

-de la restriction des libertés publiques ;

-de l’impunité et de la non redevabilité ;

-de l’arrogance et de l’indécence ;

-de l’achat de conscience ;

-des milliards volés par un seul fonctionnaire ;

-des délinquants économiques protégés ;

-des dossiers mis sous le coude ;

-de l’insécurité grandissante ;

-des tensions de trésorerie ou budgétaires ;

-de l’éducation chahutée et de la santé méprisée ;

-d’intellectuels et de patrons de presse stipendiés ;

-de populations réduites en bétails électoraux ;

-d’un processus électoral vicié et vicieux ;

-d’un réseau de chemins de fer démantelé ;

-d’un TER coûteux, inutile, inapproprié et inopportun ;

-des marchés de gré à gré sur des montants astronomiques ;

-de la concussion et de la corruption ;

-d’élites fumeurs de chanvre et consommateurs de drogue ;

-de certains marabouts concupiscents ;

-de la franc-maçonnerie au cœur de l’Etat ;

-de l’incompétence et de la médiocrité ;

-ETC…

Monsieur le Président de la République, votre livre m’a appris que c’est tardivement que vous avez découvert votre lignée guerrière. Peut-être que par le passé vous n’en étiez pas informé. En effet, Sada NDIAYE nous a informés que votre Maître Abdoulaye WADE lui avait demandé de vous amener au Fouta pour que vous fassiez connaissance avec vos parents. Pourquoi les aviez-vous ignorés ? Aviez-vous le complexe de vous en réclamer ? Dieu seul sait.

Monsieur le Président de la République, vous avez déclaré être issu d’une lignée guerrière, peut-être ; mais toujours est-il que vous n’en avez pas hérité les vertus de courage et de témérité.

Un guerrier mène toujours un combat frontal et ne surprend jamais ses adversaires ; un guerrier n’use jamais de subterfuges encore moins d’expédients pour écarter ou éviter ses adversaires ; un guerrier ne court pas pleurnicher à genoux devant un marabout, citoyen ordinaire, parce qu’il est menacé de prison ; un guerrier se comporte comme Abdoulaye WADE , Idrissa SECK et Karim WADE qui ont affronté les rigueurs de la prison dans la dignité.

Quant à Sandrine, nos pauvres tympans en ont assez d’en entendre parler tout le temps. Nous pouvons comprendre que, quand une fille belle, pulpeuse et callypige de surcroit est inaccessible à un homme, ce dernier fantasme toujours sur elle.

Ce n’est peut-être votre cas, mais de grâce, les Sénégalais ont d’autres préoccupations plus sérieuses que d’ergoter sur les rondeurs de la belle Sandrine.

Vous avez évoqué votre ami Souleymane Ndéné NDIAYE ; on m’aurait dit que vous fréquentiez une maison à la Sicap. Je n’ose pas trop m’avancer parce que ma mémoire me joue souvent des tours. Mais enfin !

Monsieur le Président d la République, il y a beaucoup d’omissions volontaires dans votre récit.

Vous n’avez pas relaté quand vous étiez à la totale et entière disposition de Karim Meissa WADE, quand vous faisiez le pied de grue, tout penaud, devant chez Maitre WADE et devant chez Idrissa SECK. Tout se sait, mais toute chose n’est pas bonne à dire. A la lecture du livre, il me semble percevoir un certain narcissisme de mauvais aloi.

Monsieur le Président de la République, à tout prendre, retenez simplement que votre fameux livre est un véritable NAVET bon pour être vendu par un bouquiniste grabataire mais pas pour figurer dans les rayons d’une bibliothèque sérieuse.

Votre bouquin va générer des millions, à coup sûr, tout simplement parce que vos affidés vont en acheter par centaines voire par milliers pour les plus zélés.

Mais puisque c’est pour une cause noble et humanitaire il n’y a pas lieu de leur en tenir rigueur, une occasion pour eux de restituer une partie de l’argent public volé.

VIVE LE SENEGAL AU CŒUR MEURTRI, LACERE ET POIGOIGNARDE

Boubacar SADIO

Commissaire divisionnaire de police de

Classe exceptionnelle à la retraite.

Musée des Civilisations noires : Une oeuvre que Macky dénie à Wade

L’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Diass, c’est Wade ! L’autoroute à péage, c’est encore Wade ! Le prolongement de la VDN, c’est toujours Wade ! Le Grand Théâtre, c’est aussi Wade ! L’autoroute Ila Touba, un autre projet de Wade ! La Centrale électrique en Casamance, c’est toujours l’œuvre de Wade ! La pose de la première pierre du Musée des Civilisations noires avait été faite par Wade, en décembre 2011, sur financement de la Chine à hauteur de 15 milliards. Entre autres…

Nous rappelons tout cela, parce que nous estimons que l’État, c’est une continuité. Et reconnaître les mérites de l’ancien Président, Me Abdoulaye Wade, ne compromet en rien aux mérites de Macky Sall, qui refuse tout le temps de saluer le travail effectué par son prédécesseur. En tant que témoin de l’histoire, «DakarTimes» rappellera, à chaque fois que besoin sera, les bonnes œuvres de Me Wade, que Macky Sall et son clan tentent difficilement d’enterrer… En se comportant ainsi, le Président Sall démontre qu’il peine à se départir de son manteau d’éternel Premier ministre, faute d’avoir une vision propre. Comme du temps où il était chef du Gouvernement, Macky Sall continue d’inaugurer les chantiers de son mentor, Me Wade… Hier encore, il a manqué l’occasion de rendre hommage à Me Abdoulaye Wade, de son vivant…

L’ancien chef de l’État, Me Abdoulaye Wade, avait procédé, le mardi 20 décembre 2011, à la cérémonie de pose de première pierre du Musée des Civilisations noires. On se rappelle, ce jour coïncidait avec l’anniversaire du décès du poète-président, Léopold Sédar Senghor. Accusé d’avoir plagié l’idée du défunt président de la République, Abdoulaye Wade rétorque : «Le poète-président, Léopold Sédar Senghor, est le premier à avoir exprimé l’idée de ce Musée des Civilisations noires. Senghor l’avait rêvé, Abdoulaye Wade l’a réalisé». L’ancien Président a eu la grandeur de reconnaitre le mérite de Senghor, tout le contraire de Macky Sall, qui tente de cacher l’œuvre de son prédécesseur. Le « Pape du Sopi », lui, était fier de réaliser un rêve de Senghor.

Le Président Abdoulaye Wade avait estimé le coût du projet, à l’époque, entre 8 et 15 milliards de Fcfa. Ce musée, qui est la deuxième merveille du Parc culturel de Dakar, sur les sept de Me Abdoulaye Wade, a été bâti sur une surface de 15.000 mètres carrés. Un musée qui, selon les propos du Président Wade, va durer dans le temps et va accueillir toutes les œuvres africaines. Ce qui est étrange dans cette affaire, c’est que Senghor avait sollicité l’avis de Me Wade dans la réalisation de ce projet.

«A l’époque, je n’étais même pas dans la politique, j’étais encore enseignant en économie et Senghor m’a tenu au courant de ce projet et me l’a envoyé pour demander mon avis. Je me demande, aujourd’hui, quel avis pourrait avoir un enseignant d’économie sur ce projet. Peut-être qu’il avait perçu en moi une note d’africanisme ou d’africanité. Et je n’ai jamais perdu l’idée d’achever la bonne œuvre imaginée par notre poète-président», avait déclaré le Président Wade, qui disait qu’il ne pouvait pas finir son mandat sans réaliser le grand rêve du chantre de la Négritude.

Me Abdoulaye Wade avait posé la première pierre, au lendemain de l’anniversaire du décès de Senghor et, par rapport à cela, il disait : «C’est une pure coïncidence ; en choisissant cette date, je n’avais pas pour référence le décès de Senghor, cela fait partie des mystères de la vie». Me Abdoulaye Wade ajoutera : «Ce musée n’est pas pour le Sénégal ou pour l’Afrique, c’est le musée des Civilisations noires». Il avait souhaité que ce musée soit comme un temple de toutes les valeurs et œuvres noires. Ainsi, il avait, dans cette perspective, demandé au ministre en charge de la Culture de l’époque, Awa Ndiaye, d’initier le plus rapidement possible une conférence mondiale, afin que les Africains et la diaspora trouvent un contenu au futur monument.

Decroix : Macky doit démissionner s’il a un brin de lucidité

Les députés se sont prêtés, hier, à des jeux de postures et petites phrases. L’opposant Mamadou Diop Decroix a cogné grave sur le régime de Macky SALL.

Il a soutenu qu’en 2012, le baril était de 120 dollars et il est descendu jusqu’à 56 dollars, soit une baisse de 70 % ces dernières années. Ce qui l’a poussé à demander au gouvernement ce qui a été fait de l’argent économisé dans cet environnement favorable. Car, il estime que les énormes masses financières dégagées n’ont pas été recyclées dans l’activité économique.

«Nous avons un discours idéologique bâti sur le mensonge et la manipulation de l’opinion comme pour le Train express régional (Ter). Les hôpitaux de niveau de Sédhiou, Kaffrine et de Kédougou attendent toujours d’être construits.

Pour celui de Touba, la première pierre a été posée depuis 2016 mais l’argent a été détourné. Macky Sall nous avez promis l’autosuffisance en riz en 2017. Nous sommes aujourd’hui en 2018 et la Fao, le Pam ont lancé récemment une alerte rouge sur la famine au Sénégal.

Pour l’année dernière, ici même dans cet hémicycle, le ministre de l’Agriculture nous disait que le Sénégal va bientôt exporter du riz», dit-il.

Non sans soutenir que le Prodac est victime du casse du siècle avec des milliards emportés sans qu’aucun démembrement concerné de l’Etat ne bouge.

«Vos problèmes de trésorerie sont connus. Vous ne pouvez plus honorer vos engagements. Vous êtes en quasi banqueroute. Vous ne pouvez plus payez la société d’électricité, vous ne pouvez plus payez les 130 milliards de la Société africaine de raffinage (Sar). Vous ne pouvez plus payez les enseignants qui dénoncent une escroquerie. Vous ne pouvez pas payez les établissements d’enseignement supérieur privé. Vous ne pouvez pas payer les personnels de santé, les concessionnaires des restaurants universitaires. Des étudiants de Thiès mendient dans la rue. Vous n’êtes plus en mesure d’entretenir la machine économique, qui, tel un organisme humain mal alimenté, est aujourd’hui gravement anémiée. Mais, vous ponctionnez son sang pour payer la dette extérieure avec plus d’1 milliard 300 millions de francs Cfa par jour. (…) Et vous osez regarder les Sénégalais dans le blanc des yeux pour leur demander un second mandat. L’ancien Président français, François Hollande aurait dû vous inspirer si vous aviez encore un brin de lucidité. Mais le pouvoir en a rendu beaucoup ivres. Or, l’ivresse et la lucidité ne font pas bon ménage», ajoute M. Diop.

Sénégal: De l’Etat de droit à la dictature larvée ( Par Nioxor Tine)

La vie politique nationale est dominée, en cette période pré-électorale, par l’activisme débordant des responsables de Benno Bokk Yakaar cherchant à dépasser un taux de parrainage citoyen de plus de 50%. Ils pensent pouvoir faire de ce parrainage un test grandeur nature pour les élections à venir, une sorte de premier tour qui ne dit pas son nom.

Ils oublient cependant que les opérations de parrainage donnent lieu à une corruption quasi-universelle, au chantage et à un trafic d’influence, qui entachent leur validité comme instrument de mesure de la popularité de tel ou tel homme politique, contrairement au scrutin, qui confère plus de responsabilité à l’électeur et est moins susceptible d’être manipulé.

Le parrainage, dont la fonction essentielle est d’éliminer de la compétition électorale, le plus grand nombre d’adversaires possible, a aussi comme autres conséquences d’épuiser financièrement les candidats à cause de l’importance des moyens financiers et logistiques requis, de les détourner des tâches pré-électorales (élaboration et vulgarisation des programmes, recherche de financements…), de gêner les initiatives unitaires de l’Opposition.

Pendant ce temps, le président-candidat a tout le loisir de dérouler des tournées plus politiciennes qu’économiques à l’intérieur du pays ponctuées de quelques inaugurations et de nombreux effets d’annonce projetant l’imaginaire des électeurs vers un futur incertain, au-delà du 24 février.

Ces promesses mirobolantes sont d’autant moins crédibles, que les tensions de trésorerie actuelles laissent augurer d’une banqueroute probable dans la période post-électorale avec les incontournables plans d’ajustement des officines financières impérialistes.

Les différentes fêtes religieuses (Magal, Gamou…) donnent aussi lieu à des campagnes de séduction en direction des différentes confréries, qui rechignent, cependant, à formuler des ndigëls explicites en faveur du pouvoir, préférant réciter des prières au profit de tous les candidats, qui les sollicitent.

Le pouvoir use aussi d’autres stratégies comme la transhumance de supposés porteurs de voix vers les prairies marrons-beiges, le martèlement médiatique, les financements clientélistes par la DER.

Au vu de tous ces faits, on ne peut s’empêcher de ressentir une pesante atmosphère si caractéristique des pouvoirs en fin de règne.

Comment se fait-il qu’un régime, qui n’en est qu’à son premier mandat, qui se targue d’un bilan élogieux -plus imaginaire que réel, il est vrai – qui devrait donc bénéficier de la prime au sortant, comment se fait-il donc qu’un tel régime soit en si mauvaise posture ?

Pour ceux qui en doutaient encore, la dernière interview du Président de la République à France 24 a résonné comme un terrible tocsin annonçant la mort de la Démocratie sénégalaise, pour laquelle des générations de patriotes sénégalais ont fait tant de sacrifices.

Non content de prédire l’issue d’une compétition électorale dans un pays où les sondages électoraux sont interdits, il anticipe sur le verdict final de procédures judiciaires en cours contre le maire Khalifa et prophétise même l’arrestation de citoyens revenant d’un exil forcé.

Il apparaît clairement que le pouvoir de Macky Sall est en train de dévoyer la reddition des comptes, pour évincer de potentiels adversaires politiques.

Nous n’en voulons pour preuve que la toute dernière décision du Comité des Nations Unies sur le procès de Karim Wade, venant à la suite de l’arrêt de la CEDEAO sur l’affaire du maire Khalifa Sall, en juillet dernier, qui ne se prononcent pas sur la culpabilité des concernés, mais remettent plutôt en cause la régularité des procès ayant abouti à leurs condamnations.

Ainsi l’État sénégalais, qui a ratifié le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, refuse de respecter des accords auxquels il a pourtant librement souscrit.

Enfin le régime de Benno Bokk Yakaar porte la lourde responsabilité d’avoir torpillé le consensus de la classe politique sur le code électoral depuis le début des années 90,

Il n’est dès lors pas étonnant de constater, de la part d’un tel pouvoir, une hostilité marquée contre les organisations de défense des droits de l’Homme et celles de la société civile, illustrée par les diatribes à l’endroit du représentant d’Amnesty International et le retrait d’agrément de l’ONG Lead Africa.

Il faut se rendre à l’évidence et reconnaître que le 24 février, au lieu d’être un jour de choix citoyen libre et éclairé, risque d’être le dernier acte du complot que les hommes du pouvoir actuel, sont en train de dérouler sous nos yeux.

De fait, les prochaines joutes électorales, si capitales pour l’avenir de la Nation, vont se tenir dans un contexte de mutation de notre État de droit en régime dictatorial, à l’image de certains pays pétroliers d’Afrique centrale.

Que penser alors d’un sondage grotesque publié par un quotidien étrange, ayant une ligne éditoriale insaisissable, qui attribue une victoire au premier tour au candidat Macky Sall, lors de la prochaine élection présidentielle de février prochain ?

Même si cette éventualité reste mathématiquement du domaine du possible, il devient de plus en plus clair, que le candidat de la Coalition Benno Bokk Yakaar, pourra peut-être remporter la victoire électorale mais il a déjà perdu la bataille morale, celle du Droit, de la légitimité et de la crédibilité.

Mais ces sondages préfabriqués entrent dans le cadre de subtiles campagnes d’opinion, qui visent à convaincre l’électorat que la bataille serait déjà finie avant même d’avoir commencé, ou tout au moins à crédibiliser une victoire au premier tour frauduleusement auto-proclamée, que de prétendus opposants et une certaine Presse se dépêcheraient de reconnaître, pour continuer à recevoir leur part du gâteau.

Il apparaît de plus en plus évident que l’issue des joutes présidentielles dépendra autant des suffrages populaires, que de la détermination des citoyens sénégalais, au-delà des chapelles politiques, à sécuriser le vote en neutralisant toutes velléités de fraude.

Il ne reste plus à l’Opposition qu’à s’entendre sur une plateforme programmatique basée sur la restauration de la souveraineté nationale, la refondation institutionnelle et l’émergence citoyenne.

NIOXOR TINE

Comment le gouvernement a-t-il dépensé les 1200 milliards d’eurobonds empruntés en 2018 ?

Le Trésor n’a plus d’argent, façon de parler. En vérité, le gouvernement ne peut plus faire face aux dépenses engagées et ordonnancées, il accumule des arriérés intérieurs, le cancer de l’économie dans notre pays. La plupart de nos entreprises sénégalaises ont des affaires avec l’Etat.

Ce sont elles qui subissent de plein fouet la crise financière du Trésor. Beaucoup vont fermer ou licencier des travailleurs. C’est la faute à Macky Sall qui ignore tout de la gestion macroéconomique d’un pays qui n’a pas d’influence sur les prix mondiaux (price taker).
On a observé que cette année 2018, le gouvernement n’est pas allé sur le marché régional de l’UEMOA pour des bons du trésor ou des obligations. Il a préféré les eurobonds. Qu’a-t-il fait de l’argent des eurobonds en ce moment précis où le ministre des finances acculé passe aux aveux sur la crise financière de l’Etat. J’enverrai une question écrite au gouvernement.

Macky et le syndrome de l’Hubris. Par Serigne Saliou Guèye

La référence régulière au lion (même s’il est assoupi), aux arènes, aux chutes (djel yi) dans ses discours, met en exergue la démesure discursive et l’omnipotence divine de notre omniprésident.

« Pour ce qui est de la personne que vous avez citée en premier (Karim Wade, ndlr), quand j’étais candidat, j’ai été clair sur ma manière de travailler à renforcer la bonne gouvernance dans le pays et à protéger les ressources.

On a une Cour de répression de l’enrichissement illicite qui a été créée en 1981 alors que j’étais encore élève en classe de première. Cette cour a fonctionné un peu avant d’être mise en léthargie.

Quand je suis arrivé, elle a été éveillée et a pris en charge un certain nombre de dossiers qui ont abouti à la condamnation de quelques personnes qui ont fait tous les recours dans le cadre de la procédure judiciaire jusqu’à la Cour suprême…

Pour le second (Khalifa Sall, ndlr), il n’a jamais nié les faits pour lesquels il a été condamné. Il a argué que c’était la pratique alors que ceci n’est pas une réponse juridique. J’ai toujours évité de parler de dossiers pendants devant la justice mais puisque c’est jugé, je pense personne n’a été éliminée volontairement. La preuve, il y a plus de 100 et quelques candidats déclarés qui ont retiré leurs dossiers et ils seront candidats s’ils remplissent les critères.

« Je ne peux pas parler d’amnistie pour les deux parce que cela ne vient pas de moi, alors ce débat ne me concerne pas. Toutefois, je ne peux pas écarter en tant que Sénégalais, dirigeant et président de la République, dans une circonstance nouvelle de réélection, si c’est la volonté des Sénégalais, d’engager une nouvelle phase de reconstruction nationale dans un esprit de renouveau et de consensus national. Je pense qu’il faut savoir tourner les pages aussi ».

Voilà une partie de la déclaration calamiteuse mais significative que le président de la République, Macky Sall, a tenue récemment sur le plateau de France 24. Jamais, un président français ne viendra dans nos républiquettes parler de personnalités françaises qui ont maille à partir avec la justice de son pays même cette justice les a déjà condamnées.

Partir en France et s’exprimer devant ses médias fait partie des pratiques vexantes auxquelles nos quatre présidents nous ont habitués. D’ailleurs de tout temps, ils ont toujours considéré les journalistes sénégalais comme leurs pires ennemis s’ils ne peuvent pas les assujettir.

C’est ce qui explique pourquoi, poursuivis par le complexe du colonisé, ils ont toujours réservé la primeur de leurs déclarations importantes aux médias français. On se souvient de la démission du président Senghor annoncé le 21 octobre 1980 par Pierre Barnès correspondant du journal français Le Monde.

Pour en revenir au président Macky Sall, nous disons qu’à travers sa déclaration maladroite, il étale sa toute-puissance sur les autres contre-pouvoirs que sont l’Assemblée nationale et la justice.

Se prononçant sur l’affaire Khalifa Sall dont le jugement n’est pas encore à terme, la Cour suprême devant statuer en dernier ressort, le président du Conseil supérieur de la magistrature scelle définitivement le sort condamnatoire de l’ex-maire de Dakar. Mais dans une fausse magnanimité, il envisage de l’amnistier par le biais de son Assemblée godillot, lui et Karim Wade.

Mais à condition d’être réélu. Cette conditionnalité articulée autour d’une très incertaine réélection met sans fard à nu tout le machiavélisme du chef de Bennoo Bokk Yaakaar qui ne veut pas s’aliéner une bonne partie des militants de Karim et de Khalifa Sall au premier tour.

Aujourd’hui, Macky Sall ne recule devant rien pour se faire réélire. Quitte à surendetter le pays, à obérer les ressources du gaz et du pétrole dont le premier baril est prévu en 2021 ou à soumettre la justice à ses desiderata.

Quitte à enjoindre à son Conseil constitutionnel d’éliminer certains candidats crédibles pour défaut de parrainage, à violer la loi en maintenant Doudou Ndir à la tête de la Cena, à retenir à dessein les cartes des électeurs dans les zones qui lui sont défavorables ou à verser dans la surenchère de la transhumance. Quitte à réprimer implacablement toute velléité de contestations des résultats du vote au soir du 24 février 2019 avec des Nurol Ejder ou des Ejder Yalçın III, ces fameux dragons anti-émeutes importés du pays du dictateur Erdogan.

L’obsession hubrique du premier tour

La réélection au premier tour obsède le président Sall au point qu’on se demande s’il n’est pas atteint par le syndrome de l’hubris. La pathologie de l’hubris, tel que le définit le chercheur en neurosciences, Sébastian Dieguez, chez les tenants du pouvoir est une « perte du sens des réalités, une intolérance à la contradiction, des actions à l’emporte-pièce, une obsession de sa propre image et abus de pouvoir, une confiance excessive en son propre jugement et un mépris pour les critiques et les conseils d’autrui ».

On pourrait y rajouter d’autres symptômes de cette pathologie définie par David Owen, ancien ministre anglais des Affaires étrangères et diplomate que sont « le narcissisme, l’arrogance, l’hyper-confiance, la mégalomanie ».

A travers ces symptômes qui caractérisent la maladie du pouvoir, on perçoit le profil psychologique archétypique du président Sall.

Selon ce dernier, la mort est plus douce que perdre le pouvoir surtout pour un président qui en est à son premier mandat. Pourtant, c’est lui qui, avec goguenardise, déclarait qu’il n’est pas obnubilé par le palais qui n’est pour lui qu’un espace de travail.

Si la mort qui est la fin en toute chose sur terre semble plus douce que la perte d’un pouvoir, il y a de quoi s’alarmer sur la propension pathologique du président Sall à vouloir conserver vaille que vaille le pouvoir. Ainsi la hantise de perdre le pouvoir et le désir obsessionnel et tenace de le conserver éteint les lumières de la conscience du président sur sa propre finitude.

La béatitude éternelle pour lui se trouve dans la conservation du pouvoir. Et c’est dans cette optique qu’il faut comprendre la déclaration marrante du chef de Bennoo s’auto-attribuant, à travers un sondage, 54% qui le qualifient par conséquent dès le premier tour.

Avec un tel score rédempteur, notre héros présidentiel égotiste, prétentieux, invulnérable, invincible s’est hissé sur un promontoire quasi-divin où aucun de ses opposants mortels ne peut l’y rejoindre.

Dans chacune de ses sorties, Macky Sall fait d’un histrionisme pathétique qui relègue ses opposants à de simples ectoplasmes et leur délègue éternellement les seconds rôles.

On connait son fameux chant de guerre (a fagne naa ngor rog a deb no koloum a fagnine fagne fagne fagne té wadiadia) qu’il serine chaque fois qu’il veut tourner en dérision ses opposants. La référence régulière au lion (même s’il est assoupi), aux arènes, aux chutes (djel yi) dans ses discours met en exergue la démesure discursive et l’omnipotence divine de notre Omniprésident.

Pour finir, nous demandons à notre président de méditer ces propos pascaliens : « N’abusez pas de cette élévation avec arrogance ; et surtout ne vous méconnaissez pas vous-même en croyant que votre être a quelque chose de plus élevé que celui des autres. (…)

Que diriez-vous de cet homme qui aurait été fait roi par l’erreur du peuple, s’il venait à oublier tellement sa condition naturelle qu’il s’imaginât que ce royaume lui était dû, qu’il le méritait et qu’il lui appartenait de droit ? (…) Tous les emportements, toute la violence et toute la vanité des Grands vient de ce qu’ils ne connaissent point ce qu’ils sont. »

Le conte du Ter et des 94 milliards. Par Mamadou Bamba Ndiaye

Il était une fois un président français à la recherche d’un bilan lui permettant de postuler pour un second mandat. Dans son pays, la question de l’emploi est cruciale. Et il en avait beaucoup promis. Pour créer des emplois ou préserver ceux existant, il lui faut trouver de gros contrats pour les grandes entreprises. Justement, l’une d’elles, fabricant de Ter, est au bord de la faillite, faute de contrat.

Le président prend son téléphone et appelle son homologue : «Commandez-moi un Ter !». Il reçoit la seule réponse qu’il puisse admettre : «Oui, Monsieur le Président».

Le projet le plus loufoque de l’histoire de ce pays, dont la sottise ne rivalise qu’avec la malfaisance, est lancé. Mais, tenez-vous bien, il y aura un Ter dans le Ter, une Technologie d’enrichissement rapide.

Le coût du projet, initialement fixé à 568 milliards, est ensuite revu par avenant à 738 milliards pour 38 km, soit 19 milliards le km, contre 3 pour un projet similaire au Nigeria. La somme est empruntée. Il faut la dépenser. Des entreprises françaises se partagent l’essentiel des marchés.

Mais il faudrait être fou pour dépenser une telle somme sans prendre sa part. Et les concepteurs de la gestion sombre et véreuse ne sont pas fous. Vite, l’astuce est trouvée. La faille devant permettre de mettre de côté 94 de ces centaines de milliards, c’est l’indemnisation des propriétaires des terrains situés sur le tracé.

L’expropriation de ces propriétaires crée une grande confusion. Chaque jour, ils se font entendre dans les médias, se plaignant des montants ridicules proposés ou du non-paiement des sommes dues. Certains ont même soutenu avoir reçu des chèques sans provision.

En fait, toute cette confusion sert à cacher la véritable intrigue : comment le pillage de l’Etat par l’Etat va-t-il s’opérer ? Le responsable des affaires domaniales, est chargé de délivrer, sur tout le tracé, des titres fonciers. De vrais-faux titres fonciers à exproprier et indemniser autour de 2 à 3 milliards chacun. Il faut des prête-noms bien sûr, qui acceptent de louer leur identité pour 200 à 300 millions. L’opération rapporte globalement 94 milliards.

Mais patatras ! La mèche est vendue. Un opposant porte plainte et organise une conférence de presse. L’escroquerie d’Etat contre l’Etat est ébruitée. Après de longs jours d’hésitation, le patron des Domaines sort du bois et annonce une plainte pour dénonciation calomnieuse. Une plainte qui a probablement autant de réalité que les records de production agricole encore annoncés cette année. Après, c’est un silence total.

Comment se termine le conte ? Réponse au prochain épisode. Sûrs de leur impunité, nos brigands vont-ils continuer à empocher tranquillement leurs milliards ? Ou bien vont-ils s’empresser d’effacer tant bien que mal les traces de leur impensable forfait ? Nous le saurons bientôt.

Car il y a les vrais contes et les contes vrais, dont la sordide réalité dépasse toute imagination.

Mamadou Bamba NDIAYE

Ancien député

Secrétaire général du Mps/Selal

Si Macky, pourquoi pas Kouthia( Par Mame Birame Wathie)

Certains se sont pincé, d’autres ont écarquillé les yeux, tous ont fini par comprendre que Kouthia ne blague pas. Comme presque tout le monde, il pense pouvoir remplacer Macky qui, avec, notamment, ses wathiathia, a rabaissé la fonction présidentielle au point d’inciter bouffons et clowns à vouloir l’exercer. Les institutions de la République désacralisées, pourquoi n’importe quel quidam ne prétendrait pas à les incarner?

Des 89 candidats déclarés à la prochaine présidentielle, seul Samba SINE, alias Kouthia, a eu besoin de revenir réitérer sa déclaration pour être vraiment pris au sérieux.

Lui qui est quotidiennement sur le petit écran a convoqué la presse pour résoudre l’opinion à croire à sa volonté de briguer le suffrage des Sénégalais le 24 février prochain. «Macky Sall n’a qu’à bien garder les clés du Palais présidentiel parce qu’il va me les donner le 24 février inchallah», a déclaré Kouthia, qui, comme tout le monde, a aussi créé son mouvement dénommé Far ak Sénégalais yi (MFAS).

Il est vrai que l’animateur a tendance à blaguer même s’il pleure. Certains se rappellent des chaudes larmes qu’il avait versées sur le plateau de Walf Tv, annonçant mordicus la fin de son compagnonnage avec le Groupe futurs médias (GFM). La suite est connue. Kouthia avait fourvoyé son monde et avait continué de plus belle à se remuer et à se déhancher sur le plateau de la TFM.

Pourtant, à bien observer la scène politique sénégalaise, la candidature d’un personnage comme Kouthia ne serait que l’aboutissement d’un processus, la manifestation de la décrépitude d’une classe jusque-là appréhendée comme la chasse gardée d’une élite.

Léopold Sedar SENGHOR et son élève Abdou DIOUF ont grandement retardé le Sénégal, empêchant systématiquement son décollage économique et observant impuissamment leurs concitoyens patauger dans la misère.

Si Abdoulaye WADE a pu se glorifier des infrastructures qu’il a fait sortir de terre, c’est parce que le premier a passé son magistère à bercer les Sénégalais de poésie et le second à ajuster structurellement l’économie sénégalaise selon la volonté des Bailleurs de fonds. Les échangeurs et autres autoroutes, presque toutes les grandes capitales d’Afrique les avaient avant 2000.

A cette date, il n’y avait presque au Sénégal, en termes d’infrastructures, que ce que le colon y avait laissé. Seulement, en dépit de tout ce qui peut leur être reproché, les deux premiers chefs de l’État du Sénégal ont toujours veillé à placer de véritables hommes d’Etat à la tête des Institutions et des ministères. C’est avec Me Abdoulaye WADE que les Sénégalais ont commencé à se poser la question : « Mais qu’est-ce qu’il fait là ? ».

Quand, le 21 avril 2004, en plein remaniement ministériel, Farba SENGHOR a été aperçu entrant à la Primature où l’attendait Macky SALL qui venait d’être nommé Premier ministre, cette question a commencé à être fréquente au Sénégal.

Focalisant ses choix sur les hommes politiques prêts à tout pour lui servir, Abdoulaye WADE a cassé les lignes et presque enterré les technocrates et autres énarques qui sont relégués aux tâches administratives, à l’obéissance professionnelle.

Avec Me WADE, des vendeurs de paille et des chasseurs de serpents se sont retrouvés autour de la table du conseil des ministres. Depuis, le manque à gagner intellectuel du Sénégal ne cesse de croître.

En effet, avec Macky SALL, les cancres et les vieux insolents ont pris le pouvoir. Souleymane jules DIOP, Moustapha CISSE LO, Moustapha NIASSE, Moustapha DIAKHATE et Abdoulaye WADE ont inspiré les Assane DIOUF et autres « insulteurs du web ».

Et les insanités balancées par ces derniers sont bien moins graves que celles émanant de la bouche d’hommes incarnant des Institutions. Face à la presse, Me WADE demandait à ses concitoyens de se méfier de Macky SALL qu’il présentait comme un descendant d’esclaves anthropophages.

Moustapha CISSE LO, qui a écrit ses plus belles lettres de noblesse en dégainant une arme en pleine réunion des conseillers régionaux de Diourbel, a compris que l’indiscipline peut être payante au Sénégal. Plus il en fait, plus il gravit les échelons.

Ses dernières insultes, visant Ousmane SONKO, n’ont guère dérangé la bien-pensante sénégalaise qui n’accepte pas qu’un apprenti chauffeur fasse ses besoins sur la chaussée mais bien moins scandalisée quand le 1er vice-président de l’Assemblée nationale, le président du Parlement de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se met à insulter comme certains pêcheurs lébou rentrant bredouilles.

Pour continuer à trôner à la tête de l’Assemblée nationale, Moustapha NIASSE a décrété la poursuite du compagnonnage de l’AFP avec Macky SALL.

Et aux mécontents de son parti, il a des insultes à foison. «… J’ai signé un accord avec Macky SALL. Et je le dis ici, aucun ambitieux, aucun imbécile, aucun salopard, ne peut détruire ce qui me lie à Macky SALL…», avait-il notamment balancé.

Que dire de Souleymane jules DIOP ? Après avoir dézingué l’essentiel des acteurs politiques, sans même ménager les guides religieux, il est revenu au Sénégal avec les honneurs. N’est-ce pas lui qui disait que Macky ne peut même pas être planton ?

Si Macky SALL dont l’un des collaborateurs disait qu’il n’est pas en mesure de gérer une boutique parvient au pouvoir pourquoi pas Kouthia. Au moins, avec ce dernier, les Sénégalais retrouveraient le rire à défaut d’avoir quoi manger.

Et s’il ne parvient à se faire élire, ce ne serait pas parce qu’il a été jugé inapte à faire comme le leader de l’APR. Avec ses « wathiathia » de mauvais gout, facilement Kouthia lui dame le pion.

Mame Birame WATHIE

Mal gouvernance, tension de trésorerie: Babacar Gaye brûle le Macky


Le gouvernement, en l’occurrence le ministre de l’Economie et des Finances, gagnerait à être beaucoup plus transparent dans l’élaboration des projets de loi de finance de l’année et d’être plus sincère dans la détermination des grands agrégats de l’Etat.

Je pense fondamentalement que les 115 milliards de francs de perte en recettes ou, plus exactement, en ressources pour le Sénégal constituent le signe avant-coureur d’une faillite qui s’annonce.

Car, en réalité, le Sénégal est un pays surendetté compte tenu d’abord de ses choix budgétaires mais ensuite de la tricherie qui aujourd’hui constitue la méthode de gouvernance en matière de finances publiques.

Au-delà de ce déficit de recettes fiscales, il y a derrière un grand trou en matière de trésorerie car l’Etat peine à prendre en charge et à honorer son endettement intérieur qui s’élève à quelque 800 milliards de francs.

Au-delà, évidemment, des tensions de trésorerie causées par des choix populistes et qui ne reposaient sur aucune réalité économique, je peux citer le fait que 5000 étudiants soient dans la rue à cause d’une dette de 16 milliards que l’Etat doit aux universités privées.

Il s’y ajoute qu’il peine à faire face aux entrepreneurs qui réalisent ce qu’il appelle le PUDC, parce qu’il y a une ardoise de quelque 26 milliards de francs Cfa que le ministre de l’Economie et des Finances peine à résorber.

Si on ajoute aussi à cela le grand trou que les mêmes bailleurs de fonds ont décelé au niveau de la société Sn La Poste et qui avoisine 110 milliards de francs Cfa, il est à craindre que notre pays soit presque en banqueroute même si le président Macky Sall et son gouvernement continuent à contracter à hauteur de cinquantaine de milliards pour mettre en œuvre, disent-ils, un programme appelé Plan Sénégal émergent.

Je pense aussi qu’il faut que les Sénégalais comprennent pourquoi le président Macky Sall et son gouvernement privilégient des marchés au-delà de 50 milliards qui ne reposent sur aucune sincérité dans les services et matières livrables ?

A ce propos, d’aucuns soupçonnent en réalité une volonté de corruption.
Car, le Président a modifié le Code des marchés publics afin de pouvoir toujours contracter par des ententes directes à chaque fois que les montants annoncés dépassent 50 milliards de francs.

Et à mesure que 2019 approche, le président Macky Sall et son gouvernement continuent à s’endetter. Pour preuve, dans les prochains jours, ils seront à Paris afin de pouvoir mobiliser quelque 1200 milliards supplémentaires qui devraient servir, selon eux, à financer des projets dans le cadre du Plan Sénégal émergent.

Pollution sonore ou silence assourdissant : où se trouve l’intérêt du Sénégal ?

Monsieur le Président de la République,

Alors que l’opposition dénonce un contrat majeur que vous avez décidé de signer au cours d’une campagne électorale que vous déclenchez avec six mois d’avance, vous l’accusez de « pollution sonore » usant d’une ironie de mauvais aloi.

Ce faisant, vous nourrissez sans doute le secret espoir que ses cris au nouveau scandale, au moins contre l’éthique, fasse oublier votre silence assourdissant au sujet de l’attribution de permis pétroliers à la société Petrotim.

Permettez donc que je rappelle à votre bon souvenir le courrier à vous adresser le 19 octobre 2016 par lequel je vous faisais remarquer que c’est sur la base d’un faux rapport de présentation du Ministre Aly Ngouille NDIAYE, votre allié, que le Conseil des Ministres du Sénégal a adopté un décret que vous avez signé.

Une enquête que j’ai eu à mener personnellement après mon départ de la Primature a permis de mettre à votre disposition tous les éléments justificatifs d’un faux intentionnel destiné à tromper le Conseil et à violer les dispositions du Code pétrolier en son article 8.

Deux années ont passé et votre silence assourdissant inquiète, bien au-delà de la statue de la renaissance, tous vos compatriotes et le monde entier.

Je rappelle aussi qu’au moins votre frère et Petrotim ont été bénéficiaires directs de cette escroquerie sur ressources naturelles sénégalaises.

Alors laissez-nous au moins le droit de crier haut et fort nos nouvelles inquiétudes à chaque fois que vous toucherez aux ressources du sous sol du Sénégal dans une précipitation injustifiée.

Dakar le 8 novembre 2018
Abdoul Mbaye
Ancien Premier ministre
Président de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail

Macky sur l’or de la Falémé : De vrais voleurs accusent un voleur imaginaire


Le chef de l’État, Macky Sall, a répondu aux membres de l’opposition qui dénoncent la signature avec l’entreprise turque Tosyali de la convention pour l’exploitation du fer de la Félémé.

Macky Sall a apporté la riposte à l’opposition sur l’exploitation du fer de Falemé par l’entreprise turque Tosyali. Un contrat qui lèse totalement les intérets du Sénégal selon l’opposition sénégalaise.

Mais cette argumentaire est battu en brèche par Macky Sall qui pense que « des voleurs accusent u voleur imaginaire ».

« Lorsque nous sommes arrivés au pouvoir, nous avons mis une telle pression sur Arcelor Mittal qu’elle a accepté de transiger. Elle a payé 75 milliards de francs Cfa traçables dans les livres du Trésor.

Maintenant nous trouvons de nouveaux investisseurs, on met en place une commission pour tout faire dans la transparence, et les mêmes personnes qui ont fait perdre au Sénégal 100 milliards de francs Cfa crient au voleur. Comme si de vrais voleurs accusaient un voleur imaginaire. C’est le monde à l’envers. » s’époumonne le président Sall dans des propos rapportés par Libération

« La pollution sonore de l’opposition ne dépasse pas le Monument de la Renaissance »

Le chef de l’Etat s’est même permis de railler une fois l’opposition dont les vociférations ne s’arrêtent qu’au monument de la Renaissance.

« La pollution sonore de l’opposition ne dépasse pas le Monument de la Renaissance. Elle ne peut pas manipuler les Sénégalais », a tonné Macky Sall, mardi, lors de la réunion du Secrétariat national de l’Alliance pour la République (Apr)

Libération, qui rapporte ses propos, souligne que le président de la République considère l’opposition comme « unique dans l’histoire ». «

Les meneurs de cette opposition sont les mêmes qui ont fait perdre au Sénégal 100 milliards de francs Cfa dans le dossier Arcelor Mittal. Des millions de dollars ont été engloutis dans des études et je ne parle pas du reste », a révélé Macky Sall.

Macky plus Biya que Gbagbo ( Par Birame Wathie Ndiaye)


Ceux qui s’interrogent encore sur le patriotisme de Macky SALL, s’étonnant des nombreux marchés qu’il accorde aux étrangers, n’ont qu’à regarder du côté du Cameroun ou alors de la Côte d’ivoire.

La préférence nationale, qui est une politique inconnue par les tenants du pouvoir, n’est pas mise à rude épreuve pour juste contenter la France. Entre la place de Paul Biya et celle de Laurent Gbagbo, Macky a fait son choix et déroule sa politique.

Ce mois d’octobre aura révélé le véritable visage du président qui dirige le Sénégal. Entre son déplacement à Touba et sa visite en Allemagne, Macky SALL s’est laissé observer à l’état brut.

Son fameux discours, lors de son face-à-face avec le khalife général des mourides, c’est dans un coin qu’il l’aurait griffonné avant de le lire avec un manque d’assurance et de sérénité aussi invraisemblable qu’indigne d’un chef d’Etat.

Après avoir escamoté les Khassaides de Serigne Touba et indiqué que c’est le retour d’exil de ce dernier qui est commémoré, il ne pouvait qu’enrager après les réseaux sociaux où il est la risée des internautes qui le tournent profusément en dérision.

Comme à Touba, en Allemagne aussi, c’est un Macky SALL, très éloigné du protocole, qui prend la parole. En acceptant de répondre aux questions d’un journaliste, sans se préparer à l’avance, il a davantage renseigné sur les convictions d’un homme hors de son époque.

« Ce sont des accusations ridicules ! Parce que non seulement depuis 1996, on a fait la réforme du secteur de l’eau et nous avions déjà, je n’étais pas encore Président, mais le gouvernement d’alors avait absolument fait un appel d’offres international.

C’est une société privée internationale qui avait gagné mais depuis lors, malgré la participation de Sénégalais dans le capital, ils sont dans le capital, pourquoi n’ont-ils pas pu prendre part ? C’était un appel d’offres ouvert ! On n’a pas dit que c’était pour les étrangers ! Donc aujourd’hui il est facile de se cacher derrière ce genre de revendications.

Mais c’est par le travail que les gens doivent pouvoir, je pense, après vingt ans de compagnonnage, on aurait pu avoir des gens capables aujourd’hui de présenter une offre qui soit acceptée, mais dire qu’on donne tout à l’étranger c’est un argument trop facile. Cela dit, nous ne pouvons pas vivre en autarcie… ».

C’est la réponse du Président SALL interpellé sur le secteur de l’eau qui vient d’être adjugé au groupe français Suez. Non seulement il se défausse sur les régimes précédents dont il a d’ailleurs recyclé de nombreux caciques, mais il accable les Sénégalais incapables, selon lui, de faire face à la concurrence des étrangers. Pourtant, quand Kabirou MBODJI a tenté de racheter Tigo, de nombreux bâtons lui ont été mis dans les roues.

L’investisseur français Xavier Niel s’est appuyé sur des Sénégalais pour lui damer le pion. Si la préférence nationale compte pour du beurre, le patriotisme passé par pertes et profits, les nationaux n’ont pas beaucoup de chance face à des multinationales étrangères fortement appuyées par leurs Etats.

L’ambassadeur Christophe Bigot n’a-t-il pas réagi en faveur d’Auchan acculé par les commerçants sénégalais ? Les appels d’offres internationaux, c’est de la fumisterie. Un piège de la mondialisation. C’est si terre à terre et Macky SALL le comprend bien.

Sa propension a livré les secteurs les plus sensibles et plus rentables de l’économie sénégalaise à des étrangers ne s’explique pas par l’incapacité de ses concitoyens. Auchan ne s’est pas implanté au Sénégal parce que les Sénégalais ne savent pas vendre.

Pourquoi pendant que Laurent Gbagbo est en prison, Blaise Compaoré se la coule douce entre Abidjan et Yamoussoukro ? Pourquoi Paul Biya, Faure Gnassingbé, Idriss Déby, Sasou Nguesso ont réussi là où Yahya Jammeh a échoué ? A ces questions, le président SALL a trouvé sa réponse et sa politique. Sa grande générosité envers la France c’est celle qui a manqué à Laurent Gbagbo et qui fait la force de Paul Biya.

Après avoir rendu dépendant de nombreuses entreprises françaises à sa présidence, qui leur accorde de généreuses faveurs, le Camerounais n’a eu aucune peine à 85 ans à briguer pour une septième fois le suffrage de ses compatriotes entre le marteau de la police et l’enclume de la pauvreté.

En juin 1990, quand le président Mitterrand, lors de la 16e conférence des chefs d’État d’Afrique et de France, exigeait des chef d’Etat africains francophones plus d’ouverture démocratique, c’était pour conforter ceux-là qui servaient les intérêts de la France. Au Togo et au Gabon, des fils ont remplacé leurs pères. Et Gbagbo, qui a tenté de battre sa propre monnaie, s’est retrouvé à la Cour pénale internationale.

Interviewé, dernièrement, par RFI, TV5 Monde et le journal Le Monde, le président tchadien, Idriss Deby, a lâché : « c’est la France qui m’a forcé la main pour rester au pouvoir ».

Pour Macky SALL, qui s’est dépêché d’aller en visite en France au lendemain de son élection à la tête de l’Etat, ce ne sont pas les 1 million 700 mille et quelques Sénégalais qui lui ont accordé plus de 65% des suffrages qui vont le maintenir au pouvoir. Une logique qui conditionne sa gestion du pouvoir qui réduit les Sénégalais à la sous-traitance.

Cette tendance, conjuguée aux nombreuses forfaitures dont il s’est rendu coupable, (reniement de sa parole, nomination d’Aliou SALL qui a fait bénéficier à Frank Timis un contrat pétrolier, accueil bienheureux des transhumants…), a fini par lui coller une impopularité qui ne peut lui permettre de rempiler sans faire forcing. Et c’est là que le scénario qu’étale Pape DIOP prend tout son sens.

Des résultats préfabriqués, comme savait si bien le faire un certain Blaise Compaoré. La France a certes pu lui éviter la prison, mais elle n’a pas réussi à le maintenir au pouvoir quand les Burkinabé en ont eu ras-le-bol.

Mame Birame WATHIE

Sonko à Macky : … faites profil bas comme tout transgresseur pris la main dans le sac

À chaque sortie du Président Macky Sall, nous mesurons davantage à quel point le choix de 2012 a été une erreur, tant le discours et l’argumentaire de l’homme sont superficiels et manquent de sérieux.

– Lorsqu’un citoyen produit un ouvrage de 255 pages pour révéler tous les manquements et magouilles dans la gestion de nos ressources pétrolières et gazières;

– lorsqu’il situe et démontre la responsabilité du Président de la république qui a sciemment violé la Constitution et trahi son serment pour les beaux yeux de son frère et des aventuriers Frank Timis et Ovidui Tender;

– lorsqu’il situe et démontre la responsabilité de ses ministres de l’énergie et des finances,
Il faut beaucoup plus que des feintes présidentielles pour se dédouaner d’un débat inévitable.

Oui monsieur le Président il s’agit d’une question très sérieuse, mais votre gestion ne l’a pas été. Vous avez délibérément compromis les intérêts du Sénégal et c’est inacceptable.

1- si vous vous estimez diffamé portez plainte ;

2- si vous avez des arguments à faire valoir acceptez un débat direct et contradictoire,

3- si vous n’osez rien de celà faites profil bas comme tout transgresseur pris la main dans le sac.

Pape Diop : Macky et son régime préparent un hold-up


C’est un Pape DIOP qui se veut déterminer à en découdre avec le régime de Macky SALL qui a reçu Me Mame Adama GUEYE ce mardi.

Ce dernier qui a pris son bâton de pèlerin pour rencontrer les candidats de l’opposition a taillé bavette avec l’ancien président de l’Assemblée nationale qui semble être sur la même longueur d’onde que lui.

En effet, selon Pape DIOP «il y a des résultats préfabriqués par le pouvoir que personne ne doit contester». A en croire le leader de la Convergence démocratique Bokk Guis Guis, la réélection de Macky SALL, Aly Ngouille NDIAYE veut en faire une formalité.

«Ils ne sont pas prêts à accepter une victoire d’un candidat de l’opposition. Ce qu’on ne va pas accepter parce qu’on va se battre jusqu’au bout», a-t-il observé.

Un état de fait qui n’entame pas la détermination de l’ancien président du Senat. «Nous sommes en face d’un régime qui montre qu’il veut aller vers des élections pas non transparentes. Le processus électoral est entaché d’irrégularités avec une rétention des pièces d’identité. Il y a également des Sénégalais qui s’étaient inscrits sur le fichier à qui on a refusé le statut d’électeur. Ce sont des questions sur lesquelles nous devons mutualiser nos efforts en direction de la présidentielle de 2019», a expliqué Pape DIOP.
Avec Walf

Présidentielle 2019 : C’est parti pour 4 mois de campagne électorale

Le top chrono est lancé depuis des semaines pour une longue campagne électorale! En vue de la présidentielle du 24 février 2019. A 4 mois des joutes, les principaux états-majors poly sont déjà sur le terrain aidesyen cela par la la course aux parrainages, une innovation incluse dans le processus par Macky Sall.

Donc le Sénégal est en plein dans la campagne électorale au moment out les priorités fusent de partout ! Une rentrée des classes chaotique avec des écoles encore sous les eaux. Un système sanitaire quasi paralysé par des grèves récurrentes du principal syndicat sectoriel. Une justice malmenée par des dossiers politisés à outrance et des populations rurales qui peinent à se relever d’une campa agricole désastreuse qui avait mis le monde rural en situation de famine.

Dans ce contexte social tendu, la clé de voûte des institutions, Macky Sall himself, ne veut pas laisser le terrain à ses challengers et et s’offre une “tournée économique” dans le Sud du pays.

En vérité, Macky Sall est tout simplement en campagne électorale entraînant avec lui l’administration et utilisant les moyens de l’Etat. Son cortège impressionnant a d’ailleurs fini d’interloquer la toile et une image largement partagée sur les réseaux sociaux reaume bien l’impertinence de ce déplacement hautement politique dans un contexte social délétère.

Des malades gisant à même le sol dans la Cour d’un centre de santé de Kolda au moment où Macky Sall se promène dans la même ville avec un cortège de près de 50 bolides rutilantes à côté des populations mobilisées et transportées par des responsables politiques.

Macky sera absent à la rencontre de l’Onu

 

Le chef de l’État n’assistera pas à la 73e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, qui s’ouvre ce lundi à New York. Une première depuis son accession au pouvoir en 2012.

Selon L’AS, Macky Sall a désigné les ministres des Affaires étrangères, Sidiki Kaba, et de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Ba, pour le représenter.

Le journal indique que le chef de la diplomatie sénégalaise lira le discours du Président Sall à la tribune de l’Onu.

Sénégal: Etat d’une démocratie Mackyavélique.

Le Sénégal a toujours offert cette singularité d’être l’un des pays les plus stables d‘Afrique. Il a une autre particularité: celle d’avoir entrepris, bien avant les autres, de libéraliser sa vie politique, faisant ainsi œuvre de pionnier sur le continent.

Curieusement, c’est peut-être ces traits distinctifs qui expliquent la relative négligence de la part de la presse dont il est I‘objet. il n’est sans doute pas inutile d‘indiquer certains repères qui ont marqué l’histoire récente du Sénégal. On rappellera que l‘arrivée à la magistrature suprême d‘Abdou Diouf après plus de vingt ans de pouvoir de Léopold Sédar Senghor, s’est caractérisée, même si la succession se déroula sans heurt, par une volonté affirmée de remouler en profondeur la vie politique et la nature même de L’État. Souci d’abord de rompre avec les «vieilles pratiques que nous appelons pudiquement politiciennes» soulignait en 1984 le nouveau Président, qui manifestait ainsi sa détermination à lutter contre «les féodalités de toutes sortes qui sont des forces d’inertie, de conservatisme et de régression».

Ce multipartisme intégral était aussi censé constituer un remède de choc de nature à transformer profondément le Parti socialiste et ainsi à l’obliger à être autre chose qu’une arène où s’affrontent des clans rivalisant pour distribuer des dépouilles. La libéralisation de la vie politique a effectivement été à l’origine d’une formidable éclosion de la liberté d‘expression. Une presse d’opinion, souvent très critique envers les pratiques du régime, a fleuri, dont Le Cafard libéré est l’exemple le plus remarquable.

Des mouvements politiques et syndicaux de toutes sortes ont pu développer leur action. Toutefois, cette nouvelle donne démocratique, loin de rendre plus sereine la vie publique, a plutôt alourdi le climat politique; elle n’a pas permis une solution mieux négociée des conflits.

Dans un tel contexte, le jeu démocratique a plutôt contribué d’une part à crisper la vie politique, d’autre part à exacerber les tensions et mécontentements liés à plusieurs facteurs.

Le slogan du Pds: «Sopi» changement, en wolof devint le signe de ralliement de tous les mécontents. L’espoir placé en Maître Wade s’envola aussitôt pour à son tour catalyser de nouveaux mécontentements des sénégalais qui l’ont chassé du pouvoir en 2012.

On voit la situation aujourd’hui .

L’adoption par une Assemblée Nationale aux ordres, du projet de loi instaurant le parrainage, censé garantir, à la Coalition Benno Bokk Yakaar, une victoire certaine aux présidentielles de 2019 vient couronner la longue série de forfaitures, auxquelles nous a habitué le régime de l’Apr.

Cela peut être illustré par plusieurs exemples, depuis les bureaux de vote fictifs décriés lors du référendum du 20 mars 2016 jusqu’à la rétention accompagnée d’une distribution sélective des cartes électorales aux législatives de l’année dernière, en passant par les manipulations grossières des locales de 2014, à travers l’acte 3 honni.

Quant à la loi sur le parrainage, son argumentaire est des plus fallacieux, surtout de la part d’un pouvoir qui a financé des listes parallèles aux législatives de 2017, enrôle quotidiennement des groupuscules dans sa méga-coalition et continue de promouvoir la transhumance.

La répression féroce de l’opposition et des courageux citoyens, manifestant leur désapprobation face à une situation dont ils n’ont pas l’habitude, est une nouvelle expression du caractère dictatorial et oppresseur d’un Etat qui, après avoir embastillé et déporté des rivaux potentiels aux prochaines présidentielles, semble prêt à tout pour conserver le pouvoir.

Il est vrai que Benno Bokk Yakaar s’apparente à une énorme pieuvre enserrant dans ses tentacules clientélistes et corruptrices toutes les composantes de la Nation, éclipsant un parti présidentiel non structuré voire inexistant. Cette Coalition gouvernementale substitue au jeu politique classique, l’instrumentalisation de la Police nationale et de la Justice ainsi que l’abus de majorité parlementaire allant jusqu’à l’interdiction du débat pluriel sur les «grand-places» et au sein de l’hémicycle.

L’expérience démocratique sénégalaise court le risque d’être dénaturée, s’apparentant de plus en plus à un modèle autoritaire pouvant ouvrir la voie à une instabilité politique permanente, telle qu’on peut l’observer dans certains pays africains.

Le Sénégal a une vieille et longue tradition de culture démocratique qui ne saurait se payer le luxe d’une marche à reculons. C’est donc une véritable reculade que le Sénégal vit actuellement.

Élu avec plus de 65% des suffrages à l’élection présidentielle de 2012, le jeune Président, Macky Sall a très tôt fait de prôner «la rupture». Mais, il n’en fut rien car il n’a rien fait pour rompre avec le passé. Il a juste voulu faire du neuf avec du vieux.

Autre recul démocratique, c’est l’entêtement du Président Macky Sall à imposer coûte que coûte un ministre de l’Intérieur acquis à ses ambition comme organisateur des élections, alors que ce dernier, Ali Ngouye Ndiaye, trop partisan et membre actif du Secrétariat exécutif national de l’Apr, est récusé par l’opposition et la Société civile.

Par ailleurs, c’est vraiment débile que, de nos jours, on continue à parler encore au Sénégal d’autorité dite indépendante ou autonome pour veiller à la bonne organisation matérielle des opérations électorales, faire respecter la loi électorale de manière à assurer la régularité, la transparence, la sincérité des scrutins.

C’est véritablement triste, après 57 ans d’indépendance et deux alternances politiques pacifiques qui ont émerveillé le monde entier, qu’on continue encore de s’étriper au Sénégal avec des histoires de contentieux électoraux à n’en plus finir, d’interdiction de manifestations de l’opposition au motif de «menaces de troubles de l’ordre public», de restrictions des libertés publiques, d’omniprésence de la famille présidentielle dans les affaires de l’Etat, d’Assemblée nationale monocolore dans sa physionomie, avec la suprématie du groupe majoritaire Benno bokk yaakaar, de détournements de deniers publics par de grands commis de l’Etat, qui plus est, ont été épinglés par les corps de contrôle de l’Etat.

Quelle démocratie quand les achats de consciences sont érigés en mode de gouvernance ? Après avoir affamé les Sénégalais et les avoir mis dans une situation de dépendance absolue, de fragilité et de précarité, il était plus facile de leur faire mordre à l’hameçon des Bourses de sécurité familiale, cette autre forme d’assistanat qui passe pour être de la providence aux yeux des bénéficiaires. Et voilà des Sénégalais doublement appauvris : un pouvoir d’achat réduit presque à néant auquel s’ajoute le mal des valeurs en déliquescence. Exit la dignité, l’honneur, la fierté, tout cela englobé par le vocable wolof de «ngor». Le débauchage et la transhumance n’ont jamais été mis à contribution que ce que les sénégalais vivent actuellement.

Quel recul démocratique quand, à quelques encablures des prochaines élections présidentielles de février 2019, on nous annonce l’achat des consciences dans la campagne des parrainages et la rétention des cartes des cartes nationales d’identité, privant ainsi des centaines de milliers de Sénégalais de leur droit de vote. Quelle honte, quand on en est réduit à voter avec n’importe quel chiffon (un vrai retour au Moyen-âge !), parce que tout simplement l’Etat du Sénégal n’est pas fichu de produire des cartes biométriques Cedeao après avoir pourtant gaspillé la manne financière de 50 milliards de francs Cfa!

Quand le chef de l’Etat himself se méprend du rôle de l’opposition comme rouage important de la démocratie, en ne se gênant pas le moins du monde de déclarer publiquement sa volonté de «réduire l’opposition à sa plus simple expression», c’est la vitrine démocratique sénégalaise de bonne réputation qui se lézarde, se fissure et craquelle. C’est la démocratie sénégalaise tant vantée et chantée qui en prend un sacré coup. Une démocratie rongée jusque dans ses fondements voire dans les institutions qui en constituent les soupapes de sécurité, en l’occurrence l’Assemblée nationale.

La situation actuelle de la démocratie au Sénégal, ce sont des candidats potentiels à l’élection présidentielle de 2019 qui sont, soit emprisonné puis exilé (Karim Wade), soit jeté au fond d’un cachot (Khalifa Sall) en attendant de régler leur sort aux autres «présidentiables». A ce rythme, le Président Macky Sall risque de se retrouver seul face à lui-même quand «son» Conseil constitutionnel va arrêter la liste officielle des candidats retenus pour l’élection présidentielle de 2019.

La démocratie n’est pas une fatalité, pas plus qu’elle n’est une spécificité sénégalaise. Aujourd’hui, le «modèle sénégalais» ne fait plus rêver. A trop dormir sur ses lauriers ou à vivre comme dans une bulle, on en arrive à stagner puis à reculer pendant que les autres avancent sûrement mais sans faire de bruit. La démocratie est un combat de tous les jours. Une œuvre perpétuelle, à jamais achevée, mais toujours perfectible. Avec des mirages et des atours mirifiques, la démocratie sénégalaise ressemble, à s’y méprendre, à un bel éclat de vernis enduit sur du bois mort et profondément rongé de l’intérieur.

Le salut de la démocratie sénégalaise réside dans la prise de conscience de l’opposition de s’unir ou périr, dans sa capacité à exercer une pression très forte et un harcèlement incessant sur le pouvoir pour l’obliger à faire des concessions, tout en faisant le travail nécessaire sur le terrain pour organiser la résistance devant le rouleau compresseur du régime de Macky Sall.

Diaspora221info

Gadio va soutenir Macky selon le Dg du Coud

L’information est de Cheikh Oumar Anne, directeur du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud). Dans le journal 24 heures, il annonce le retour au Sénégal de l’ancien ministre des Affaires étrangères sous Wade.

Et en guise de reconnaissance envers le président Macky Sall, suite à ses démêlés judiciaires au pays de l’Oncle Sam, Cheikh Tidiane Gadio va rejoindre le camp présidentiel une fois de retour au pays. Il était placé en résidence surveillée aux Etats-Unis dans le cadre d’une affaire de corruption présumée.

Gouvernance de Macky Sall: De la corruption à ciel ouvert au népotisme exacerbé (Par Seybani SOUGOU )

« La loi est la loi. Et nul n’est au-dessus des lois. Pas même le président » Barack OBAMA
Dans un discours historique au peuple africain, tenu le 28 juillet 2015 à Addis ABEBA, Barack Obama fustigeait le cancer de la corruption qui ponctionne des milliards de dollars à des pays dont les économies sont structurellement faibles. Surtout, l’ex Président américain pointait les déviances de certains dirigeants africains qui changent les règles du jeu pour rester au pouvoir, au risque d’engendrer instabilité et conflits.

Une vidéo récente, largement relayée par les médias et les réseaux sociaux, illustre parfaitement, l’un des traits de la gouvernance de Macky SALL : la corruption à ciel ouvert. En plein jour, un élu local (Maire de Touba) corrompt publiquement des chefs de quartier à qui il promet 50 000 F CFA pour chaque fiche de parrainage recueillie. Nous sommes au Sénégal, l’un des pays les plus pauvres de la planète. Les partenaires économiques du Sénégal apprécieront ces images d’un Maire pris en flagrant délit de corruption active, et qui, à ce jour, vaque tranquillement à ses occupations. Le coup d’envoi de telles pratiques nauséabondes a été donné par le Président de la République himself, qui, depuis sa tour de contrôle, a transformé le palais présidentiel en un supermarché de la corruption.

350 millions de Fcfa demandés à Macky : Révélations sur un responsable Pds ! (vidéo)Sélectionné pour vous :
« 350 millions de Fcfa demandés à Macky » : Révélations sur un responsable Pds ! (vidéo)

A l’approche de l’échéance présidentielle, des dizaines de mouvements de soutien, et des de partisans de l’APR affluent au palais, comme dans une foire au bétail où « chacun affiche son prix », ressortent avec des millions de F CFA et inondent le pays avec de l’argent SALE. Pendant ce temps, le Procureur de la République fait le mort. Celui qui a diligenté une enquête ayant conduit à l’arrestation de Bamba Fall et de plusieurs militants socialistes sur la base d’images (vidéo) suite au saccage du siège du parti socialiste est invisible.

Alors que la famine guette dans plusieurs localités (750 000 sénégalais risquent de mourir de famille selon une alerte du Programme alimentaire mondial), que des dizaines de milliers de sénégalais sont tenaillés par la soif, que de simples ruissellements de pluies transforment la ville de Dakar en une mare, que des milliers de jeunes désespérés prennent le chemin de l’exil au péril de leur vie, que le système éducatif est au bord de l’implosion ; Macky SALL verse dans le laxisme, l’insouciance, la gabegie, et la prévarication. Sans coup férir.

Avec la nomination de son frère, Aliou SALL comme Directeur Général de la Caisse des dépôts et Consignations, il parachève son magistère par un népotisme abject. Une lecture attentive de la Loi n° 2017-32 du 15 juillet 2017 fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de la « Caisse des Dépôts et Consignations » permet de savoir qu’il s’agit d’une loi taillée sur mesure pour le frère du Président de la République.

L’introduction de l’immunité d’exécution (cf article 17), au simple motif de l’exercice d’une mission d’intérêt général, relève d’un détournement du principe d’intérêt général qui en l’espèce, est applicable à de nombreuses entités publiques qui ne bénéficient pas d’une telle immunité (agences ou organismes personnes morales de droit public dont l’activité est financée majoritairement par l’État ou une collectivité locale dans le cadre d’activités d’intérêt général). Par ailleurs, l’article 25, constitue une entorse majeure au principe de transparence et de bonne gouvernance car il dispose que « Les membres de la Commission de Surveillance sont, astreints à l’obligation de discrétion pour les informations, faits et actes dont ils ont connaissance dans l’exercice de leurs fonctions ».

En cas de manquements graves ou de malversations financières dans le fonctionnement de la CDC, les membres de ladite Commission de surveillance ne pourraient porter ces informations à la connaissance du public. Pour comprendre la dangerosité du libellé de l’article 25, il faut se référer à l’article 40 qui précise que « Les conditions dans lesquelles le contrôle de la Cour des comptes s’exerce sur les opérations de la Caisse des Dépôts et Consignations sont fixées par décret ». Autrement dit, c’est Macky SALL qui détermine les conditions dans lesquelles son frère Aliou SALL doit être contrôlé. Un mélange des genres. Du jamais vu dans une République !

Résumons les articles 25 et 40 de la Loi n° 2017-32 du 15 juillet 2017 (double verrouillage) :
1. Les membres de la Commission de surveillance sont astreints à l’obligation de discrétion,
2. C’est Macky Sall qui précise les conditions dans lesquelles son frère Aliou Sall est contrôlé.
Mais le mieux est à venir avec l’article 34 de la CDC qui soustrait frauduleusement Aliou Sall des dispositions du code des marchés publics (Décret 2014-1212 du 22 septembre 2014 portant code des marchés publics). En effet, l’article 34 de la CDC dispose que « Les règles de passation des marchés de la Caisse des Dépôts et Consignations sont fixées dans un manuel de procédures qui détermine les règles applicables aux marchés conclus. Le manuel de procédures et tout amendement y afférent ne sont applicables qu’après approbation de la Commission de surveillance ».

Les dispositions contenues dans l’article 34 relèvent d’un scandale absolu et suscitent l’effroi : c’est la Caisse des dépôts et Consignations qui détermine elle-même les règles de passation de ses marchés, via un manuel de procédure qu’elle valide. Or l’article 2 du Décret 2014-1212 du 22 septembre 2014 portant code des marchés publics ne laisse place à aucune forme d’ambigüité :
Article 2 : Les dispositions du présent décret s’appliquent aux marchés conclus par les Autorités contractantes suivantes :

a) L’État, y compris ses services déconcentrés et les organismes non dotés de la personnalité morale placés sous son autorité
b) Les collectivités locales, y compris leurs services déconcentrés et les organismes non dotés de la personnalité morale, placés sous leur autorité ainsi que les groupements mixtes et les établissements publics locaux,
c) Les établissements publics,
d) Les agences ou organismes personnes morales de droit public ou privé autres que les établissements publics sociétés nationales ou sociétés anonymes à participation publique majoritaire dont l’activité est financée majoritairement par l’État ou une collectivité locale et le cadre d’activités d’intérêt général…

Il est donc clairement établi que la CDC est soumise au Décret 2014-1212 du 22 septembre 2014 portant code des marchés publics, et n’entre pas dans le champ des dérogations prévues à l’article 3 dudit code. En réalité, l’article 34 de la CDC constitue une véritable prime à l’impunité pour le frère du Président qui draine des milliards de F CFA, qu’il peut utiliser comme bon lui semble, dans le cadre de marchés qui n’obéissent à aucune règle (sauf celles fixées par la CDC dont il est le Directeur), et sans aucune possibilité de rendre compte (ni à la Direction Centrale des Marchés Publics, ni à L’Autorité de Régulation des Marchés Publics).

Au Sénégal, il y a le code des marchés publics qui est la règle de droit commun et le Manuel des procédures pour Aliou SALL (le frère du Président). Il convient de signaler que le Manuel des procédures n’est rien d’autre qu’un document intitulé « Guide des procédures », comme il en existe dans la quasi-totalité des entreprises ou des entités publiques. Un tel document n’a aucune valeur juridique, car il se borne à faire des recommandations pour la bonne marche de la structure (sous forme d’instructions).

Alors qu’il passe le plus clair de son temps à emprisonner des opposants sénégalais dont le seul tort est de s’opposer à sa politique et d’afficher une ambition légitime de briguer le suffrage des citoyens sénégalais, Macky SALL modifie la loi fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de la « Caisse des Dépôts » et Consignations dans l’unique but de protéger son frère Aliou SALL des foudres de la Justice. En lui conférant une immunité totale (d’une part, Macky Sall détermine les modalités de contrôle de son frère via un décret (non publié), et d’autre part, il est destinataire de tout rapport concernant la gestion de ce dernier).

Par ailleurs, le fait que le montant de la caution aux présidentielles de 2019 soit versé au frère du Président de la République démontre que le Sénégal est une vraie République bananière (les SALL sont juges et partie) !
Entre la corruption à ciel ouvert (le Maire de Touba), le pillage des deniers publics (affaire PRODAC), et le népotisme (nomination de son frère à la tête de la CDC), Macky SALL a étalé toute une gamme de pratiques aux antipodes d’une gouvernance sobre et vertueuse. Il ne fait aucun doute que pour le clan « SALL », l’univers des malversations est quasi « infini ».

Seybani SOUGOU – E-mail : sougouparis@yahoo.fr

Ngouda Fall Kane : « Ce qui me dérange le plus chez Macky Sall… »


« Ce qui me dérange le plus chez Macky Sall, c’est de n’avoir pas voulu mettre 29.5 milliards de Fcfa dans les chantiers de Thiès parce que tout simplement Idrissa Seck n’est pas son allié », a déclaré le candidat à la présidentielle 2019, Ngouda Fall Kane.

Selon lui, le Premier ministre est venu récemment à Thiès pour dire que le président de la République l’a envoyé pour investir 8 milliards de Fcfa dans des programmes de développement de Thiès. Mais qu’il sache qu’en cette veille d’élection, il est trop tard.

Ngouda Fall Kane estime qu’il ne boxe pas dans la même catégorie que les responsables qui représentent le président Macky Sall à Thiès.  » Je me bats contre Macky Sall, ses responsables à Thiès ne m’intéresse pas. Nous savons ce qu’ils font, ils donnent l’argent de l’Etat », a-t-il soutenu avant d’ajouter que l’argent de l’Etat est en train d’être distribué. « Ces gens-là sont en train de gaspiller l’argent de ce pays. Ils sont en train d’acheter la conscience des Sénégalais tout court », a-t-il déploré à l’occasion de son lancement de parrainage.

Malick Gakou : Macky prépare un hold-up électoral, mais…

En tournée nationale de campagne pour le parrainage, le leader du Grand Parti était l’hôte de ses militants et sympathisants du Fouladou. Malick Gakou qui se décrit comme le candidat aux mains propres, a la certitude d’être au second tour de la Présidentielle 2019.Mais, il soupçonne le président Macky Sall et son gouvernement de préparer un holdup électoral.
« Le président Macky Sall veut faire un forcing pour passer au premier tour de la présidentielle de 2019. J’en appelle à l’intelligence, à la sagesse du président Macky Sall pour qu’il revienne à la raison, parce que demain, il sera trop tard et on ne peut pas bâillonner un pays qui aspire à la liberté et à la démocratie »fait-t-il remarquer. Avant d’ajouter : « Rien ne peut arrêter la volonté d’un peuple qui veut aspirer au changement » renchérit le chef de file du Grand Parti dans les colonnes de l’Obs.

Macky s’organise pour sa campagne pour le parrainage

Macky Sall s’organise pour la campagne pour le parrainage. Selon Le Soleil, le chef de l’État a désigné une équipe de 15 délégués régionaux, qui est chargée de coordonner les opérations de collecte de signatures dans les régions (y compris la diaspora).

L’ÉQUIPE DE CAMPAGNE

Tambacounda : Sidiki Kaba (ministre de la Justice)
Kaolack : Moustapha Niass (Président de l’Assemblée nationale)
Thiès : Ousmane Tanor Dieng (Président du HCCT)
Ziguinchor : Robert Sagna
Louga : Aminata Mbengue Ndiaye (ministre de l’Elevage)
Diourbel : Pape Diouf
Dakar : Amadou Ba (Ministre de l’Economie)
Sédhiou : Abdoulaye Diop (ministre de l’Emploi)
Kolda : Abdoulaye Bibi Baldé
Saint-Louis : Mansour Faye (Ministre de l’Hydraulique)
Matam : Mamadou Talla
Kaffrine : Abdoulaye Sow
Kédougou : Aissatou Aya Ndiaye
Diaspora : Alioune Ndao Fall
Fatick : Mouhamed Boun Abdalla Dionne (Premier ministre)

Aliou Sow chez Macky Sall

Aliou Sow parraine Macky Sall
Aliou Sow, le président du Mouvement des patriotes pour le développement (Mpd/Liggeey) ne sera pas candidat à la présidentielle de 2019. L’ancien membre du Parti démocratique sénégalais (PDS), nommé par décret présidentiel Haut conseiller des collectivités territoriales (Hcct), a choisi de parrainer la candidature de Macky Sall.
Il était l’invité de Rfm Matin, ce lundi.
Autres

Guy Marius et Cie lancent campagne contre Macky

 

Les activistes plaident pour le boycott de la loi sur le parrainage. Dans ce sillage, le Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine (Frapp)/France de Guy Marius Sagna et Cie a lancé sa campagne « Système dégage, Macky dégage ».

Face à la presse, ses initiateurs estiment « aujourd’hui que le peuple sénégalais  doit refuser de parrainer le candidat Macky Sall et de voter pour (lui) le 24 Février 2019 ». Parce que, motivent-ils, « un candidat comme Macky Sall, des politiques appliquées par Macky Sall doivent être chassées dans notre pays, un candidat comme Macky Sall ne doit pas être réélu au Sénégal ».

Auteur:  Seneweb.com

Macky en Chine pour la coopération sino-africaine

Le Président de la République Macky Sall a quitté Dakar aujourd’hui pour se rendre en Chine sur l’invitation de son Excellence Monsieur Xi Jinping,   Président de la République Populaire de Chine pour prendre part au Sommet du Forum sur la coopération sino-africaine qui se tient les 3 et 4 septembre, à Beijing.
Selon les services de communication du Palais, le Forum sur la coopération sino-africaine, créé en 2000, est un cadre intergouvernemental de dialogue politique et de coopération économique entre la Chine et l’Afrique.
Le Président Sall participera également à Hangzhou, capitale de la province chinoise du Zhejiang, au Sommet sino-africain dédié au secteur privé visant à encourager les échanges économiques entre la Chine et l’Afrique.
Pour finir le 7 septembre, le Président Sall sera à Chengdu, capitale de la Province chinoise du Sichuan, pour participer à une rencontre économique organisée par ladite Province dans le cadre de la promotion des échanges et de l’investissement entre la Chine et le Sénégal.
Au cours de son séjour, le Président Sall s’entretiendra également avec son homologue chinois et d’autres personnalités, conclut la note qui indique que le Chef de l’État quittera Chengdu pour Dakar le 7 septembre.

Macky ajuste son plan de communication

Le chef de l’État a mis en place le Bureau d’information gouvernemental (Big). Il s’agit, selon L’Observateur, d’une «plateforme (de) prise en charge sectorielle des nouvelles exigences communicationnelles du gouvernement».

«Il est fondamental, par souci de cohérence, qu’on puisse uniformiser l’information pour régler le problème de cohérence dans la communication gouvernementale et l’accès des populations à l’information», a indiqué Doudou Sarr Niang, le directeur général du Big, lors d’un atelier de présentation de la structure aux conseillers en com des ministères.

Il ajoute : «Si nous mettons en place ce cadre de coordination, en parfaite collaboration avec les conseillers en communication, nous pouvons faire en sorte que toutes les informations et tous les messages soient unifiés pour qu’il n’y ait pas de discordance, de changement d’appréciation, ou de remise en cause.»

Macky offre 40 millions aux apéristes des Parcelles Assainies

Le président de la République poursuit ses audiences. Pas plus tard qu’hier, le chef de l’Etat à la quête d’un second mandat, en février 2019, a reçu jusqu’à une heure avancée de la nuit les militants de son parti, l’Alliance pour la République habitant les Parcelles Assainies.
Ces derniers étaient conduits par les deux grands responsables aux Parcelles assainies, en l’occurrence le ministre d’Etat, Mbaye Ndiaye et le ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Ba.
A l’occasion, le président a salué leur exceptionnelle unité avec un geste rare en politique : Mbaye Ndiaye s’est mis en retrait pour mettre en avant Amadou Ba. Une centaine de personnes ont pris part à la rencontre et on a dénombré seize orateurs.
Bref, les échanges se sont bien déroulés. Et cerise sur le gâteau, satisfait de la rencontre, Macky Sall a offert 40 millions de francs à ses visiteurs du soir. Une bonne nouvelle ne venant jamais seule, le président Sall a nommé, le communicateur traditionnel des Parcelles Assainies, Pape Malick Guèye comme chargé de mission.
L’As

Macky a fait du Sénégal un État-voyou

Le spectaculaire rebondissement que l’affaire Khalifa Sall est en train de connaître avec l’arrêt de la Cour de justice de la Cedeao, montre à quel point le temple de Thémis est compromis par les politiciens dans notre pays. La Cour de justice communautaire a en effet indiqué que les droits de Khalifa Sall ont été totalement foulé au pied dans le cadre d’un procès hautement controversé depuis son début.

L’Etat à travers son premier représentant n’a aucun respect pour l’administration judiciaire qu’il manipule à sa guise pour le règlement de comptes politiques ou pour protéger des partisans reconnus prévaricateurs de deniers publics par les organes d contrôle.
Idem pour l’institution parlementaire composée à plus de 80% de béni oui-oui qui votent des lois pour lesquelles ils igonorent même l’appellation.

«Bourgi prépare l’opinion à un hold-up électoral de Macky Sall», selon Rewmi


La sortie de Robert Bourgi dans la presse de ce matin n’est pas pour plaire aux proches de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck qu’il qualifie d’ «homme du passé».

En réaction aux propos de «Robert Bourgi, l’avocat qui vit de mallettes des chefs d’Etat africains», Rewmi, dans un document parvenu à Seneweb, d’indiquer ce que dernier est «cette fois-ci en mission commandée pour préparer l’opinion sénégalaise à un hold-up électoral de Macky Sall».

Toutefois, le parti Rewmi de rappeler qu’Idrissa Seck, «de par ses réalisations grappes de convergences, meilleur taux de croissance, plus bas taux d’inflation, réduction de moitié de la dette du Sénégal) fut le meilleur premier ministre d’Abdoulaye Wade».

Mieux: l’ancien chef du gouvernement, «a promis une fois président, de se retirer de la présidence de son parti, pour une meilleure démocratie au Sénégal; une justice totalement indépendante où le président de la République ne sera plus président du Conseil supérieur de la magistrature; une ouverture du secteur de l’eau à plusieurs exploitants et un exercice par l’Etat de sa totale autorité pour qu’on puisse enfin boire, se laver à souhait…», entre autres propositions contenues dans le texte signé de Daouda Ba, porte-parole de Rewmi.

Macky fait du xataraayou : Aucune pression internationale ne me fera reculer

Macky fait du xataraayou dans les affaires Khalifa Sall et Karim Wade. Selon Azactu, il a fait la confidence à ses militants lors d’une réunion du Secrétariat exécutif national de l’Alliance pour la République (Apr), hier mercredi 11 juillet. « Aucune pression, nationale ou internationale, ne me fera abandonner mon option de mettre fin à l’impunité, au détournement des biens publics », a-t-il déclaré.

Karim Wade condamné pour détournement de deniers publics a été récemment zappé des listes électorales. Ce qui semble compromettre ses chances à la présidentielle de 2019. Tout comme Khalifa Sall, condamné en première instance à 5 ans de prison. Qui réclame une liberté d’office après la décision de la Cour de justice de la Cedeao qui condamne l’Etat pour violation des droits du prévenu.