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Birahim Seck à Mame Mbaye Niang : Non M. le Ministre, non…

1. Non Monsieur le Ministre, la DCMP avait rejeté l’Exclusivité. Elle est intervenue bien après l’autorisation illégale et injustifiée de l’ARMP.

2. Non Monsieur le Ministre, le gré à gré existe bel et bien. L’aveu est retentissant en parlant du BREVET détenu par Green 2000.

3. Non, Il ne faut surtout pas nous tourner vers un débat sur le détournement de deniers publics. L’escroquerie, le trafic d’influence permettent aussi de s’enrichir.

4. L’Etat doit nous dire dans quelle condition Locafrique est devenue son bailleur.

5. Encore une fois, le Procureur a l’obligation de s’autosaisir.

Le « non » de l’opposition au système des parrainages à la Une des journaux

L’annonce par l’opposition d’un rassemblement devant l’Assemblée nationale le jour du vote du projet de loi instituant le parrainage des candidats à l’élection présidentielle est un des sujets phares dans les quotidiens reçus à l’APS, vendredi.

Si cette réforme constitutionnelle est adoptée, toute candidature, qu’elle émane d’un parti politique ou d’un candidat indépendant, doit être parrainée par 1% du fichier général, a déclaré récemment le Garde des sceaux, ministre de la justice, Ismaïla Madior Fall. Il a expliqué que si l’on a un fichier de 6,5 millions d’électeurs, le candidat doit alors avoir un parrainage de 65 mille électeurs.

Dans sa livraison du jour, Enquête signale que le sit-in de l’Initiative pour des élections démocratiques (IED) prévu ce vendredi devant le ministère de l’Intérieur a été reporté.

L’opposition prévoit une manifestation devant l’Assemblée nationale le jour du vote du projet de loi portant modification de certaines dispositions de la loi électorale dont celle sur le parrainage.

Parlant du processus de modification de la loi électorale en vue de l’introduction du parrainage, L’As titre « la conférence des présidents (de l’Assemblée nationale) saisie ». « L’opposition sonne la mobilisation le jour du vote ; Oumar Sarr (PDS) et Cie annoncent un remake du 23 juin », écrit L’As.

Le 23 juin 2011, l’opposition et la société civile avaient manifesté devant l’Assemblée nationale, obligeant le président Abdoulaye Wade à retirer son projet de loi visant à instaurer un ticket présidentiel.

Cette réforme de la Constitution devait abaisser à 25 % le seuil minimum des voix nécessaires au premier tour pour élire un « ticket présidentiel » comprenant un président et un vice-président. Les manifestants suspectaient le président de céder le pouvoir à son fils Karim, perspective qualifiée de « dévolution monarchique du pouvoir ».

Selon Le Quotidien, « L’IED tente un 23 juin ». « Il n’y aura plus de sit-in de l’opposition aujourd’hui devant le ministère de l’Intérieur. L’IED annonce en revanche un rassemblement devant l’Assemblée nationale dans les prochains jours. Et ce serait à l’occasion de l’examen des projets de loi relatifs au parrainage », écrit le journal.

Parlant de ce report, Le Témoin titre : « De Washington à Soweto, l’opposition change de place ».

Selon Vox Populi, « l’opposition renonce à la Place Washington pour un 23 juin bis à la Place Soweto ». « En lieu et place d’une mobilisation devant le ministère de l’Intérieur cet après-midi comme prévu, l’IED a décidé, hier lors de son rassemblement à Djeddah-Thiaroye-Kao, de manifester devant l’Assemblée nationale lors du vote pour la modification de la Constitution et du Code électoral », écrit Vox.

Selon L’Observateur, « l’opposition appelle à un 23 juin bis pour s’opposer au parrainage ».

Concernant l’organisation des élections, Tribune parle de « la guerre des nerfs » au sujet du parrainage, du bulletin unique, des cartes biométriques.

Dans La Cloche, Benoît Sambou, responsable de l’Alliance pour la République (APR, pouvoir) estime qu’il « n’y a aucun motif valable pour faire un changement à la tête de l’organisation des élections car il est impossible de voler des élections au Sénégal ».

M. Sambou s’exprimait lors de la conférence de presse des plénipotentiaires de la coalition présidentielle Benno Bokk Yaakaar (BBY).

Le Soleil s’intéresse à la Couverture de la maladie universelle (CMU) et signale que 7 millions d’enfants ont été pris en charge depuis 2013.

Le quotidien Enquête fait part des « craintes » du FMI au sujet des Euro-obligation et de l’endettement du Sénégal.

« Le Sénégal court le danger de mettre en péril sa cote de dette estampillé +Faible risque+. C’est une mise en garde du FMI qui recommande en conséquence au Sénégal de conserver une partie de ses 2,2 milliards de dollars (plus de 1200 milliards de francs CFA) levés grâce à l’émission d’euros obligations », souligne le journal.

La publication note que « selon le très sérieux magazine économique en ligne Bloomberg, Cemille Sancak, la représentante du FMI à Dakar est d’avis que la vente d’obligations réalisées en ce mois de mars par le Sénégal risque de compromettre la dernière évaluation du programme avec Dakar effectué en janvier ». A l’issue de cette évaluation, « le FMI a maintenu la note +faible+ pour le risque de la dette du Sénégal ».

Khalifa Sall sort de son silence : « Je suis ici parce que j’ai dit non une offre politique… »

Khalifa Sall sort de son silence : "Je suis ici (devant le tribunal) parce que j'ai dit non. J'ai dit non à une offre politique..."
Le procès de Khalifa Sall a repris ce lundi matin après un week-end d’interruption. La parole est désormais aux prévenus. Et pour la première fois, le Maire de Dakar s’est exprimé.
Les premiers mots de Khalifa ont été un moment crucial dans ce procès puisque cela faisait presqu’un an que le Maire ne s’était pas exprimé publiquement. Ce matin, l’édile est apparu très choqué devant le juge Malick Lamotte. La voix étranglée, il a commencé par remercier le tribunal de lui avoir donné la parole.
Voici l’intégralité de sa déclaration préliminaire :  « J’ai accepté de venir me défendre et défendre l’honneur de la municipalité pour que l’opinion sache que, attraire un Maire devant le tribunal, c’est du jamais vu. En 1996, quand on votait l’acte 2 de la décentralisation, c’était pour faire en sorte que la gestion de l’Etat soit mieux organisée.
En 1996, nous avions décidé de consolider la démocratie en faisant en sorte que les citoyens soient au coeur du développement. Jamais nous n’avions pensé qu’un Maire serait attrait ici (devant le tribunal) pour des faits aussi graves. Nous n’avons commis aucune malversation. Nous n’avons détourné aucun sou. Nous n’avons touché à aucun franc de l’Etat.
Nous avons géré les fonds de la municipalité de manière transparente. Je ne suis pas quelqu’un qui prend et je n’ai jamais pris. Je suis ici (devant le tribunal) parce que j’ai dit non. J’ai dit non à une offre politique. J’ai dit non à une une proposition politique qui m’a été faite en juin et en septembre 2012.
On m’a proposé un marché que j’ai décliné. On a voulu me forcer à accepter et en 2014 ça n’a pas marché. C’est la raison pour laquelle, monsieur le président (du tribunal), j’ai voulu intervenir pour vous dire que… (Il a été interrompu par le parquet). Je vous remercie monsieur le président.
L’objet de ce procès est de mener un combat politique contre un adversaire. Vous voyez ces messieurs et cette dame (les co-prévenus de Khalifa Sall) qui sont attraits devant vous, ils n’ont rien fait, leur seul tort est d’être des collaborateurs de Khalifa Sall. Libérez-les et jugez-moi tout seul. J’assume tout ce qu’on leur reproche… »

« Oui au dialogue, Non à une comédie! » (Abdoulaye Baldé, UCS )

"Oui au dialogue, Non à une comédie!" (Abdoulaye Baldé, UCS )

Selon lui, l’UCS qui est un parti du centre ne peut pas refuser le dialogue. Mais, tient-il à préciser : « nous sommes pour un dialogue, mais pas pour une comédie. Il faut un dialogue sincère, qui aboutirait à des résultats. Pas comme ce qui c’est passé l’année passé où chacun était venu raconter sa vie », a t-il annoncé au micro de nos confrères de la Sentv…

Non-reconduction d’une vingtaine de contrats à Air Sénégal

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La non-reconduction des contrats arrivés à expiration d’une vingtaine d’employés, a fini d’installer le malaise à Air Sénégal où l’arrivée de Philippe Bohn à la tête de la nouvelle direction, continue de faire polémique notamment sur ses méthodes de recrutement.

Selon le quotidien L’Observateur, certains employés, au nombre de quatre, qui ont été recrutés comme prestataires, sont maintenus et le reste renvoyé à l’agence.

En guise de protestation, ces derniers, avaient, avant-hier, menacé de tenir un sit-in devant le siège d’Air Sénégal Sa, rapporte le journal.

Auteur:  (L’OBServateur)

Je dis non au monde qui bascule… (Par Alioune Badara Ndiaye)

Je dis non au monde qui bascule... (Par Alioune Badara Ndiaye)
 Aujourd’hui, notre monde est en train de s’effondrer et les assises de nos espoirs sont ainsi ébranlées dans leur plus grande ingéniosité. Yavuz Sélim est, aujourd’hui, à l’abattoir, et les bourreaux s’impatientent déjà.
Je trempe donc ma plume pour dire NON. Je porte la voix de l’Académie qui, aujourd’hui, est attaquée dans sa plus profonde identité quand le discours sophiste du monde actuel s’érige encore contre le Temple du savoir.

Nous sommes profondément déçus. Notre désenchantement, « Nec pluribus impar », bouleverse, en ce moment, tous les esprits éclairés quand le Groupe Scolaire Yavuz Sélim, la meilleure école du Sénégal, l’un des plus prestigieux établissements de notre histoire, est ainsi mis à la merci des volontés politiques inconnues qui, à l’autre bout du monde, décident de l’avenir de toute une jeunesse sénégalaise dont l’éducation est ainsi hypothéquée pour des raisons obscures.

Depuis hier, l’information circule : Après 20 ans de dévotion et de détermination irréprochables, de rudes labeurs et de sacrifices inestimables, le groupe scolaire sera ôté des mains du mouvement Başkent Eğitim qui l’a créé, structuré et enfin développé pour alors être livré à un groupe mandaté par l’Etat turc à qui on n’a aucune confiance et qui n’a aucune légitimité pour diriger nos écoles.

On se lève donc pour dire Non, on se lève pour défendre la bonne cause ! Nous sollicitons l’appui de toute la masse populaire sénégalaise consciente des risques auxquels sont exposés nos frères, nos sœurs sénégalais et nos parents turcs qui ont toujours été avec nous et qui ont façonné d’une manière ou d’une autre la vie de générations entières.

Nous interpelons les sénégalais engagés qui se soucient de l’Excellence et de notre éducation nationale, toutes les écoles sénégalaises et les organisations divers ainsi que la société civile, sans oublier l’ensemble des individus qui œuvrent pour l’intérêt national qui doivent nous soutenir dans ces moments difficiles.

Levez-vous et opposons-nous au monde qui se dérobe sous nos pieds… contre l’assassinat hautement organisé qui menace l’avenir de nos frères et sœurs. Levez-vous pour dire Non, pour ne pas accepter de subir l’histoire.

Nous sommes tous conscients des résultats réalisés dans ces établissements et ce n’est pas ici où je vais vous présenter nos réussites qui ont, plus d’une fois, ému le peuple sénégalais. Aujourd’hui, il est question de manifester notre désaccord. La mise sous tutelle de nos établissements est un désastre et l’exemple de nos écoles en Guinée montre bien à quel point une telle fondation est une menace pour celles du Sénégal.

Nous interpelons l’Etat. Et nous sollicitons sa compréhension et son engagement pour assurer la protection de nos structures scolaires. On a suivi la déclaration du ministre dont on respecte très profondément la résolution.

Nous savons bien que l’Etat agit dans une perspective complexe et qu’il met toujours en avant l’intérêt national. Et c’est pourquoi nous lui demandons humblement de revoir et de jauger encore une telle décision et les conséquences catastrophiques qui peuvent en découler.

Nous ne pouvons donc pas admettre, et tout esprit éclairé d’ailleurs, une telle décision qui met en péril le travail gigantesque d’hommes libres qui se sont mis, durant toute leur vie, au service de l’humanité dans sa plus riche diversité. Nous dénonçons l’état actuel de la situation, ce qui est la première partie de notre combat, et attendons la réaction des autorités… Ensuite, nous n’hésiterons pas de passer au plan B.

Nous sommes Yavuz Sélim et nous sommes contre la puissance de Protagoras et de Calliclès… Nous sommes une masse mouvante qui cherche à promouvoir le Bien partout dans le monde contre les désirs et les instincts sauvages qui gouvernent les dérives des forces du mal.

Nous disons Non à l’injustice.

Alioune Badara Ndiaye

Bougane Gueye Dani interdit d’accès aux Etats Unis pour non respect de la date d’échéance de son visa

bougane

Voila un triste sort pour le Patron du groupe de presse D Média. D´après une source communiquée à vipeoples.net , la cause de l´interdiction de Bougane est dû a l´expiration de son visa. Il devait donc quitter le pays avant la date d’échéance du visa.

Ce fait date donc de quelques années. Le patron de la Sen TV est resté aux Etats-Unis pendant un certain temps avant de décider de retourner au Pays de la Teranga. pour y lancer ses activités.

Bougane n´a donc pas honoré la durée de validité du fameux sésame lors de son séjour aux USA.

Aujourdui, ayant accomplie ses objectifs, Monsieur Gueye a tout fait pour rejoindre le pays de l´Oncle Sam mais depuis, rien a abouti en sa faveur.

N´ayant plus le choix, il se contente désormais de l´Europe, de l´Asie ou meme de l´Afrique puisqu´il ne peut plus mettre les pieds aux USA.

Aux dernières nouvelles, il est en actuellement en Chine
Vipeoples

El Hadj Mansour Mbaye : « les griots sont les amis de la République et non des présidents

El-Hadji-Mansour-Mbaye

El Hadj Mansour Mbaye : « les griots ne sont amis qu’à la République et non aux Chefs d’Etat »
Voilà ce qui est clair ! Accusés à tort ou à raison d’être des girouettes à la recherche « éternelle » de la pitance auprès des Chefs d’Etat qui se sont succédé depuis les indépendances, les communicateurs traditionnels du Sénégal sortent de leur réserve. Par la voix du Président d’honneur de l’Association nationale des communicateurs traditionnels du Sénégal (Ancts), El Hadj Mansour Mbaye, « ami » de Senghor, Diouf, Wade et Macky, ils ont porté jeudi, une réplique cinglante à leurs contempteurs. C’était à l’occasion de la rencontre initiée par le Secrétaire d’Etat en charge du Pudc pour la vulgarisation des réalisations du Chef de l’Etat. « Les communicateurs traditionnels ne sont amis avec aucun homme politique, mais à la République », a tranché le Doyen El Hadj Mansour Mbaye, la voix grave, mais toujours portante. A l’en croire, les critiques, portées à leur encontre, ne sont pas fondées. Les acteurs de la communication sociale traditionnelle sont les vecteurs du message de la population. Un travail qu’ils font, depuis la nuit des temps. « Si certains ont appris la communication orale traditionnelle, la plupart d’entre nous l’ont héritée », a renchéri Bécaye Mbaye, au milieu de ses camarades venus de partout.

Actusen

Non aux APE (par Sawdiatou Kane )


Non aux APE (par Sawdiatou Kane )
Les Etats n’ont pas d’amis. Ils n’ont que des intérêts » disait le Général De Gaulle
Dans le but de terminer son mandat en beauté le président Américain Barack Obama insiste pour faire signer aux pays Européens les accords TAFTA  (Traité de Libre Echange Transatlantique) pour mieux asseoir le privilège des USA dans les échanges commerciaux au niveau de l’espace Schengen, ce que les Etats Européens  refusent catégoriquement.
Paradoxalement nos pays sont en train de signer les accords de libre échange appelés APE (Accords de Partenariat Economique) avec cette même Europe qui est en train de lutter pour  échapper à  une exploitation  économique.
Déjà en 2007 le président Wade disait : « les APE prévoient un libre échangisme entre l’Europe et nous, les pays africains peuvent exporter sans limitation de quantité et sans droits de douane et les pays européens peuvent le faire réciproquement. C’est une illusion, c’est déséquilibré. L’Europe peut produire et exporter tout ce qu’elle veut rapidement, sa capacité de production est illimitée. Les pays africains ne peuvent pas parce que leurs économies sont sous-développés ».
Pourquoi Monsieur le Président signer un accord qui nous engouffre davantage ?
Le PIB par habitant de l’Afrique subsaharienne en 2013 était de1.615$ contre 34.290$ dans l’UE. Signer les APE  c’est mettre sur un ring deux lutteurs avec une différence de poids de plus de 21 fois.
Signer les APE nous fera perdre 75 milliards de FCFA dès la première année et 240 milliards par an d’ici vingt ans alors qu’on a besoin de juste 76,6 milliards pour régler le problème des abris provisoires et ainsi commencer à régler de manière structurelle  les problèmes chroniques de l’éducation.
Avec  les APE, le lait en poudre venant d’Europe ne paiera plus de droit de douane. Ce sera à la fois des recettes perdues, la mort de notre élevage, de nos entreprises de transformations laitières alors que le gouvernement crie partout que la facture laitière annuelle est de 60 milliards. De la même façon,  tous les autres secteurs seront affectés.
A cet effet Taubira déclare : « il n’y a pas exemple d’ouverture de marché qui conduit au développement ».   Vous nous promettez l’émergence, Monsieur le Président, mais comment émerger sans changer de mentalité ? Comment défendre la patrie d’une mondialisation qui nous laisse sur le quai ?  Comment rompre avec le système de pillage économique de nos états ?        A quand le patriotisme économique ? Enfin à quand l’unité fédérale de l’Afrique ?

Sawdiatou kane Grand Parti St Louis

Facebook refuse de donner à l’Etat du Sénégal la liste de ses abonnés sénégalais

content_imageFacebook a signifié à l’Etat du Sénégal un niet catégorique après que ce dernier lui a demandé la liste de toutes les personnes sénégalaises qui ont accès à ses services. La demnade du Sénégal, nous dit-on, se fonde sur des raisons sécuritaires mais Facebook n’entend pas violer la confidentialité des données personnelles de ses abonnés.

Haut conseil des collectivités territoriales : « Non à un Sénat bis inefficace et budgétivore »

Les membres de la Plateforme « Avenir, Senegaal bi ñu bëgg» sont unanimes. « A la lecture de la composition et des conditions d’organisation et de fonctionnement envisagées par le projet de loi organique devant régir le futur Haut conseil et censé être en circulation dans différentes administrations, il s’agit là d’un retour à la formule du Sénat tant décrié qui existait sous le précédent régime, avec la proposition de 120 conseillers territoriaux, dont 80 représentants des autorités locales, élus au scrutin départemental indirect et 40 membres nommés par le président de la République ».

Qui plus est, diront les membres de la plateforme, le choix présidentiel de faire de ce Haut conseil une « institution de la République», en dépit de l’avis de bon nombre d’analystes, observateurs et acteurs politiques, dont certains n’y voyaient qu’une volonté de créer un « Sénat bis », ne doit pas plomber le budget de l’Etat. Un budget qui ne devrait pas supporter « des dépenses de structures et de personnel aussi exorbitantes ».

Etant entendu qu’avec la nouvelle institution, il est envisagé le paiement aux conseillers d’indemnités mensuelles, cumulées avec des indemnités de session, mais aussi la mise en place d’instances et structures pléthoriques, telles qu’une assemblée plénière, un bureau, une conférence des présidents, des commissions et des services administratifs.
« Avenir, Senegaal bi ñu bëgg» estime dès lors « qu’il faudrait opter pour une configuration plus réaliste et plus rationnelle, où cet organe serait exclusivement composé de représentants des autorités territoriales, élus es-qualité et/ou désignés ». Ainsi a-t-il été évoqué au niveau des membres de la plateforme l’option de « l’octroi en faveur des conseillers d’indemnités de session et non d’émoluments mensuels, pour éviter de faire de ce Haut Conseil une entité « budgétivore » de plus ».
Notant par ailleurs que la mise en place du Hcct « n’est absolument pas une réponse aux besoins du pays et qu’il n’implique pas qu’il doive disposer des mêmes structures et modalités de fonctionnement que d’autres institutions de la République, telles que le Cese»,  « Avenir Senegaal bi ñu bëgg » a estimé que « le président de la République devrait se convaincre, s’il veut effectivement promouvoir « une gouvernance sobre et vertueuse »,  que l’objectif de doter les collectivités territoriales d’un espace de concertation devrait être concilié avec celui de réduire le train de vie de l’Etat ».
En optant pour une simplification de l’organisation et du fonctionnement des structures de l’Etat, plutôt que pour la création d’organes surdimensionnés. Par là, Macky Sall aurait ainsi l’opportunité de « démentir par les faits l’opinion selon laquelle la création d’une telle institution est « une simple stratégie destinée à caser une clientèle politique», a indiqué pour finir la plateforme.
Sud

Le sens d’un NON (par Amadou Tidiane WONE)

Le référendum a vécu.Engagé sur des prémisses faussées par le retrait de la question de la diminution du mandat en cours, biaisé par l’engagement personnel du Chef de l’Etat sur des airs de campagne électorale présidentielle, la campagne pour le OUI a révélé les faiblesses de l’éducation à la démocratie des élites politiques de notre pays. Discours indigents, égos surdimensionnés, jactances et bravades hors sujets ont pollué l’atmosphère et ont contribué à nous faire rater ce qui devait-être un grand rendez-vous républicain: l’adoption, par un consensus le plus large possible, d’une révision de la Charte fondamentale de notre pays. De maladresses en calculs politiciens sous-jacents, d’ambitions démesurées en transhumances négociées, le référendum a raté sa vocation par la faute des politiciens sénégalais à la tête desquels, il faut le dire, le President Macky SALL. En effet, au lieu de donner un nouvel élan à notre commun vouloir de vie commune, le référendum a « divisé » notre pays en deux camps. Et cela est plus préoccupant que les querelles sur l’arithmétique d’un « triomphe sans gloire ».


 Le OUI a  » gagné ». Et après ? Mis à part le fait d’avoir noyé dans la clameur le dédit présidentiel, quelle urgence revêtait la tenue du référendum sans concertation préalable entre acteurs politiques ni information populaire sur ses tenants et aboutissants? A cet égard, on prend souvent prétexte des auditions citoyennes des Assises Nationales et de la CNRI pour se passer d’une responsabilité de l’Etat de faire savoir aux populations les détails d’une révision constitutionnelle qui engage la nation et les générations à venir.
On a oublié, au passage, que des acteurs importants des Assises Nationales ont voté NON par fidélité à l’esprit des Assises. On feint aussi d’oublier qu’ une des recommandations phares de ces deux instances, en l’occurrence le fait que le President de la République élu doive démissionner de son poste de chef de parti pour devenir le Chef de l’Etat, a été superbement ignorée par le President Macky SALL dans son package soumis à référendum.
Mais on a compris pourquoi lors de son discours-défi  lancé de la scène du Grand Théâtre, remplie pour la circonstance de militants de l’APR: sous la forme d’un chant gymnique des lutteurs sereres, il a promis à ceux qui voteraient NON de les  » terrasser » voire de les humilier… Était-ce le but de l’exercice ?
 Au nom de quelle idée de la démocratie le President de la Republique, notre President à tous, s’engage t-il à terrasser un peu moins d’un million de sénégalais qui ont leurs raisons de dire NON? Sinon à quoi bon les consulter? Cet état d’esprit, d’ailleurs largement partagé par tous les leaders du OUI qui célèbrent une victoire du OUI dans leur bureau de vote(!) comme une  » revanche » sur leur challenger à l’occasion de la compétition électorale précédente.  Quelle relation? Tout se passe comme si chacun, de ceux-là, avait une rancoeur tue, une rage réservée qui s’est déversée à l’occasion de la victoire du « lutteur « OUI sur le « lutteur « NON.
Cette ambiance d’arènes sénégalaises nous a même valu l’exhibition d’un célèbre lutteur, partagé entre le OUI et le NON car ignorant totalement les enjeux de cette consultation. Bref, tout cela est contraire à l’idéal démocratique et au principe de la consultation du Peuple par voie référendaire. Cela constitue également un mélange des genres qui creuse davantage le fossé! Il est de la Haute Responsabilité du President de la Republique de siffler la fin de la récréation. S’il en a le cœur…

Dresser la liste des incongruités charriées par ce référendum ne saurait tenir ici. Il reste juste à se convaincre que le temps de réinventer la politique et de lui conférer une nouvelle légitimité est arrivé. Le taux d’abstention, si élevé, signifie le dégoût largement partagé que suscitent les mœurs politiciennes sénégalaises faites de reniements, de compromissions, et d’absence de Vision à moyen et long terme.  C’est , quand au fond, ce sens véritable du NON qui a gagné bien des cœurs .

Il faut donc travailler à la formulation d’une Nouvelle Offre Politique qui réconcilie les citoyens avec la chose publique. Dresser un corpus de valeurs, décliner des programmes pertinents, cohérents, lisibles et largement partagés,  tels doivent être les chantiers d’une opposition qui veut véritablement constituer une ALTERNATIVE et non, tout simplement, une alternance de plus. Le prix à payer sera la gestion des égos qui donnent à l’opposition actuelle les allures d’une Armée de Généraux. Trop de leaders qui ne pensent qu’à être  » Vizir à la place du Vizir ». Ils ne parlent que d’élections et de partage de postes alors que tout est urgent!  A cet égard, la crise interminable de notre système éducatif, à elle seule, devrait suffire à mobiliser toutes toutes nos énergies et tous nos moyens car, il y va de la survie de notre Nation.

Rien de grand ne se fait dans la division et le morcellement des forces vives. Il faut trouver, au plus vite, les plus petits dénominateurs communs fondateurs d’une nouvelle force politique qui puisse s’opposer résolument à l’arrogance de ceux qui devraient être les humbles serviteurs de la Nation au lieu de nous la jouer… Et certains ont même l’outrecuidance de nous dire:  » Allez le référendum est terminé , retournons au travail! » Pour peu ils nous  rendraient responsables d’avoir déserté si longtemps leurs bureaux pour raison de campagne électorale précoce!

Amadou Tidiane WONE

woneamadoutidiane@gmail.com

Premières tendances nationales : Le Oui l’emporte avec: 55,03% contre 45% pour le Non

Premières tendances nationales : Le Oui l’emporte avec:  55,03%  contre 45% pour le Non

Oui

Premières tendances nationales : Le Oui l’emporte avec 55,03% contre 45% pour le Non

Après la fermeture des bureaux de vote, les chiffres commencent à tomber sur les résultats globaux du référendum de ce 20 mars. D’après les résultats, sur les 20,44% des bureaux de vote dont le dépouillement a été effectué, les tendances font état de 40,33% de taux de participation. Ainsi, sur l »ensemble du territoire national, le Oui l’emporte sur 55,03% des voix contre 45% des voix en faveur du oui. Ainsi, à Dakar, le Oui a obtenu 58% contre 42%. C’est Mbacké qui a obtenu le plus grand pourcentage de Non avec 78%. A Fatick, le Non a obtenu 52% même si le département de Fatick a obtenu le plus grand Oui avec 75%. Pour Kaolack le Oui a obtenu 60%, et Kolda 54%, Louga 70%. Matam 64%, Saint-Louis 57%, Tamba 67%, Thiès 57% et Ziguinchor 53% pour le Oui.

 

Référendum : Un OUI rempli de NON remporte le scrutin

oui macky

Les première tendances des résultats du référendum donnent victorieux le camp du OUI. Macky Sall va avoir la latitude de modifier la constitution en y introduisant les 15 points qu’il a soumis aux Sénégalais.

Mais en première analyse, il faut dire que le OUI sorti des urnes est rempli de NON. Qu’est ce que cela veut dire? Le nombre de votants pour le OUI ne dépassent pas trop largement celui des votants pour le NON et le taux d’abstention est très important (environ 70%).

Plusieurs enseignements peuvent actuellement être tirés de ce scrutin organisé dans une grande impréparation et émaillé de pratiques déplorables qui expliquent en partie le fort taux d’abstention et l’important taux des votants contre.

Macky Sall a gagné mais il saura en âme et conscience que cette victoire à l’arrachée, est un OUI NON, un OUI rempli de NON…

« Un NON de Conviction ! », Par Dr El Hadji Abdourahmane DIOUF

Abdourahmane-Diouf

Nous votons NON ! Notre position est nette, claire et limpide !

• Nous votons NON à ce qui est un simulacre de projet de réformes constitutionnelles.
• Nous votons NON parce qu’on nous impose une réponse univoque à des questions hybrides et pas toujours cohérentes.
• Nous votons NON à ce qui est une consultation populaire au rabais, viciée par les fortes suggestions gouvernementales en amont.
• Nous votons NON parce que ceux qui ne sont pas en mesure de respecter leurs engagements d’aujourd’hui ne doivent pas pouvoir nous embarquer dans des promesses pour demain.
• Nous votons NON parce que nous escomptons pouvoir engager de vraies réformes inclusives en dehors de toute manœuvre politicienne.
• Nous votons NON parce qu’en plus des principes généraux énoncés dans la réforme, rien n’interdisait que le fond des lois organiques soit partagé avec les populations. Mais eux seuls savent. Et nous n’y comprenons rien !

1. Un Référendum de dérivation
Comment noyer le non-respect d’un engagement dans une consultation populaire…gratifiante ? En vous dérivant vers d’autres passions. C’est simple, on éteint le feu en en allumant d’autres.

Le format du référendum du 20 Mars 2016 est en lui-même problématique. Si un référendum, par définition, vous confine dans une logique binaire – OUI ou NON -, il doit s’arrimer à une logique pédagogique qui n’empêtre pas le votant dans des contradictions inutiles. Et si vous êtes d’accord sur sept points sans l’être sur les huit autres points, qu’est-ce que vous faites ? Les questions s’annulent-elles les unes les autres ? En choisissant ce format, on abêtit le votant en niant son sens du discernement. Si le gouvernement a décidé de réfléchir et de décider pour nous en usant de ses prérogatives de mandataire, il aurait pu adresser toutes ces questions à la représentation nationale dès lors que seule la question du mandat ne peut pas être tranchée par les députés. Et on aurait échappé à ce simulacre de démocratie populaire qui ne confère aucune marge de manœuvre aux entités non étatiques de la République du Sénégal.
En organisant un tel référendum dans un si court délai après avoir utilisé l’Avis du CC comme paravent, on veut engranger à la fois sur le reniement involontaire victimisant et sur l’empathie populaire. Dans l’entendement du régime actuel, l’Avis du CC est censé le dédouaner de son reniement ; et le référendum est censé lui donner une onction populaire. Solliciter le peuple sur ce qui n’était pas l’objet du RV initial qui lui a été fixé est une manœuvre politicienne destinée à flatter l’égo des populations tout en leur déniant leur droit de sanction positive ou négative sur l’essentiel. On a bien compris !

2. Le Président, sa torche et son impasse
Le Président ne fait face à aucune impossibilité pour le Président de réduire son mandat ! Il s’est mis à la recherche effrénée d’éléments juridiques d’invalidation de son engagement ; et le Conseil Constitutionnel les lui as servis sur un plateau.

Toute analyse, dans le choix du PR, doit partir de sa volonté de réduire son propre mandat. C’est le postulat de base qu’il ne faut jamais oublier.
Le Président a une torche à la main. Il cherche son chemin. Pas tous les chemins. Mais celui qui le mènera à respecter son engagement. C’est un Rendez-vous entre sa volonté et les voies opérationnelles juridiques disponibles.
Si tant est-il que son choix est clair, assumé, sincère, en phase avec les attentes du peuple destinataire de son engagement, et qu’il a sa lampe torche à la main, il a l’obligation de chercher la voie la plus directe, la plus sûre et qui lui offre plus de garantie quant au résultat escompté : Réduire le mandat.

Ce qui ajoute au malaise du reniement, c’est l’impression de sa planification. Un temps de réflexion de quatre ans anormalement long. Un désintérêt manifeste des conclusions de la CNRI. Une certaine exaspération à l’évocation du sujet. Le contournement hautement stratégique de la voie référendaire royale de l’article 103 de la Constitution. La construction laborieuse d’un statut décisionnel à l’avis du conseil constitutionnel et les conséquences juridiques tirées par les cheveux qui s’en sont suivies.
La volonté du PR doit être évaluée sur la base des obstacles réels qui s’imposent à lui ; pas sur la base des pseudos obstacles qu’il s’est proposés à lui-même.

3. Des contorsions juridiques inopérantes
Un tel jeu de contorsions juridiques doit être unique dans l’histoire de notre pays !
Deux possibilités de soumettre sa décision de réduire son mandat à la sanction du peuple existent à travers les articles 51 et 103 de la Constitution. L’article 51 trace la voie de la saisine du Conseil Constitutionnel (CC) et l’article 103 celle de l’alternative entre l’Assemblée nationale et la voie référendaire directe.

En choisissant l’article 51, le PR va chercher une intercession de très mauvais aloi entre son engagement et son peuple. Il va choisir le chemin des embûches qui pourrait briser son élan, tout en lui préservant sa bonne conscience. Il va se mettre dans les conditions tellement laborieuses de respect de son engagement, que son reniement pourrait être récompensé non plus à la mesure du résultat effectif – a t-il respecté son engagement ou non ? – mais à la simple appréciation des efforts fournis. Sa volonté stricte de réduire son mandat ne devait en aucun cas l’emmener à consulter le conseil constitutionnel. C’est se défausser sur une autorité intercédante sous le prétexte du respect de la constitution.

Quand bien même, le PR est allé consulter le conseil constitutionnel, l’Avis qu’il lui donne ne peut pas être une Décision. Il reste un Avis sans aucune valeur juridique contraignante et sans effet sur la soumission de l’engagement de réduction de son mandat au peuple sénégalais. Le Professeur Serigne Diop a rappelé, de fort belle manière d’ailleurs, que l’acte soumis au conseil constitutionnel est un avant-projet de loi qui n’est pas encore dans le commerce juridique et qui ne peut donc faire l’objet d’une décision judiciaire contraignante.

L’article 103 était donc la solution. Elle reste la solution. On a entendu çà et là que cette voie pouvait être obstruée par le fait que le l’Assemblée nationale qui est mentionnée dans la procédure, ne peut pas connaitre de réduction du mandat ; et que donc cette voie devait être écartée. Cela est vraie en partie. Mais seulement en partie. Parce que c’est un raisonnement qui méconnait la double possibilité de saisine offerte par l’article 103. Si le Président saisit l’Assemblée nationale du Projet de révision constitutionnelle, cette procédure exclut de droit le Référendum. En revanche, il peut aller directement au référendum sans s’en référer à l’Assemblée nationale. Soumettre donc le projet de réduction du mandat au référendum à travers l’article 103 est la voie royale qui dessaisit à la fois le conseil constitutionnel et l’Assemblée nationale au profit du peuple. Dès lors, une simple disposition transitoire mentionnant expressément l’application du quinquennat au mandat en cours aurait suffi à régler le problème.

Notre conviction forte est qu’il n’est pas trop tard. Le Président peut encore réduire son mandat, en organisant l’élection présidentielle…en 2017.

4. Le Conseil Constitutionnel, un bouc émissaire…à son corps défendant ?
On est allé demander au CC un Avis. Il a donné un Avis. De son Avis, on a voulu faire une Décision. Et on a créé l’Avis décisionnel du conseil constitutionnel. A son corps défendant.

Pour ceux qui soutiennent que le PR ne pouvait pas « ignorer » l’avis du PR ; que cela réduirait l’autorité du conseil constitutionnel qui est la garante du respect des dispositions constitutionnelles, l faut rappeler que la saisine directe du peuple à travers l’article 103 aurait eu pour effet de réduire le mandat en cours dans l’hypothèse de la victoire du OUI. Le CC se serait-il autosaisi à postériori pour invalider le résultat du référendum et s’opposer à la réduction du mandat ? Non ! Ce scénario impossible qui replace la souveraineté populaire au cœur de la politique constitutionnelle démontre qu’aucun conseil constitutionnel au monde n’est habilité à empêcher un référendum sur quelque sujet que ce soit, à quelque moment que ce soit et sous quelque prétexte que ce soit. Le peuple reste souverain ! Et entre le PR et son peuple, l’article 103 de la Constitution offre toutes les palettes d’effusion de sentiments possibles. C’est ce Rendez-Vous avec son peuple que le PR a raté.

5. Oui, le Mandat est un casus belli !
En s’engageant à réduire son mandat, le Président s’est payé à crédit une notoriété internationale. Et les crédits, ça se paye ! Il a surfé sur une gloire indue. Et la réputation de notre pays en pâtit !
Les évènements du 23 juin 2011, les péripéties de la dernière élection présidentielle de 2012 et les vicissitudes de la dévolution du pouvoir en Afrique ont fait du mandat présidentiel l’élément de bascule ou d’équilibre de nos ordres constitutionnels. Il reste le noyau dur auquel viendront s’agglomérer les autres réformes constitutionnelles. Au Sénégal, un fort consensus autour d’un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois a été observé. Résultats des remous des années 2011 et 2012 et des changements intempestifs de 2008. C’était acté, accepté, consensuel, sans que cela n’ait besoin d’aucun texte probant. C’était tacite et résultait implicitement de notre consensus national autour des institutions. La CNRI l’a formalisé sur la base d’une écoute attentive des populations. Tacitement, toute la classe politique l’a adopté. L’engagement antérieur du PR était à mettre dans ce registre. Dès lors, notre commun vouloir constitutionnel commun doit se bâtir autour d’un bloc constitutionnel bâti autour d’un mandat de 5 ans renouvelable une seule fois à partir de 2012.

Au-delà de son engagement personnel, c’est ce PACTE populaire qui a été rompu par le reniement du PR. En démantelant le socle de nos réformes communes envisagées, et en se soustrayant à ce qui était sa part minimale de contribution – la réduction de son mandat – le PR n’a plus la légitimité de nous embarquer, hic et nunc, sur un avenir dont il n’est pas un acteur indispensable. Si le père de famille, par moult contorsions, se soustrait à sa part personnelle de sacrifices pour offrir un avenir meilleur à ses enfants, il n’a plus la légitimité de leur indiquer un avenir au façonnement duquel il n’est pas indispensable.

6. Engagements verbaux non contraignants
Ce n’est que de la politique ? Oui, mais la politique peut être sobre…et vertueuse !
Les dimensions éthique et morale du reniement nous interpellent. Nous devons fonder une République et une nation en nous adossant à des valeurs communes réelles, partagées, assumées, intangibles. Des valeurs tellement fortes qu’elles peuvent ne pas avoir besoin de supports écrits formalisés. Des valeurs qui fondent notre engagement politique au service de notre pays. Il nous faut travailler, nous hommes politiques, à pouvoir regarder nos électeurs dans les yeux et à assumer nos actes. Le discrédit des hommes politiques est énorme dans ce pays. Les populations n’ont plus confiance en la parole politique. Comment pourront-elles alors se sublimer aux delà de leurs difficultés quotidiennes récurrentes et s’engager auprès des leaders politiques pour relever les défis nationaux ? Qu’est-ce qui pourraient motiver les sacrifices des populations pour un avenir meilleur dès lors que les hommes et femmes politiques qui ont en main leur destinée ne consentent la plus petite renonciation à leur bien être politique et matériel immédiat ?

Le pays ne bruit que d’engagements non tenus par les pouvoirs publics : la réduction du mandat présidentiel, les enseignants qui attendent le respect des accords signés, les classes politiques et civiles dans l’attente d’un dialogue inclusif pré-référendum, les milliards des conseils des ministres décentralisés en souffrance quelque part ; et la vaste promesse d’une émergence que nous scrutons encore au ciel.

7. Un soliloque gouvernemental clivant
Notre Président ne nous parle pas ! Il ne parle pas à son opposition. Il ne parle pas aux forces vives de la nation. Il ne nous implique pas dans le tracé de notre propre destin. Le format et la méthode d’organisation de ce référendum sont les révélateurs d’un soliloque gouvernemental à feu continu, et qui clive la société sénégalaise à l’extrême.

Le dialogue politique n’a jamais été aussi orphelin dans notre pays, après quatre ans de magistère. Nous ne parlons pas de dialogue politicien sous parfum de transhumance à travers la distribution de strapontins pour affaiblir l’opposition. Mais du vrai dialogue politique qui engage les dirigeants d’aujourd’hui et de demain sur les questions clés du pays. Depuis que ce régime est en place, notre pays fait face à des défis énormes qui transcendent les cloisonnements politiques. Il eût été judicieux que le pouvoir impulse un dialogue inclusif sur les réformes de l’éducation et de l’enseignement supérieur, sur l’implication de notre armée dans les conflits internationaux, la laïcité et notre rapport à la religion, la sécurité et les menaces terroristes. Aucune main tendue et des opportunités de consensus nationaux ratées. Et qu’on ne demande pas à l’opposition de s’inviter au palais pour entamer des discussions. Elle n’est pas maîtresse de l’agenda et cela ne s’inscrirait pas dans l’ordre naturel de la République.
La même erreur a été commise avec le PSE. On peut s’accommoder d’un PR qui essaie d’avoir une vision économique à long terme qui enjambe son propre magistère. Mais il est difficile de s’accommoder du même PR qui vous trace un avenir lointain sans se soucier de vous associer à l’écriture de votre propre destin. Cela a été une faute politique de n’avoir pas eu un PSE inclusif ; comme c’est une faute politique aujourd’hui de vouloir nous enferrer dans des clauses d’éternité sans discussions préalables. Les clauses économiques et les clauses constitutionnelles ne pourront pas être éternelles sans de larges consensus qui n’ouvrent aucune porte à une remise en cause ultérieure. Il est assez illogique et insensé de ne pas pouvoir respecter sa propre promesse d’aujourd’hui et d’être le garant du respect de la promesse de tout un peuple pour demain.

8. Des réformes confondantes…et surtout pas consolidantes
Le peuple sénégalais méritait d’être consulté pour des réformes plus substantielles que cela. Ce qu’on nous propose n’est toujours pas digeste !

• On nous propose la protection et la consécration des droits des partis d’opposition dans un référendum à l’occasion duquel l’expression de sa position de NON est obstruée par les interdictions de rassemblements et un « boycott » systématique de la télévision publique. Cette opposition brimée, chahutée, est sur la ligne de mire du chef de l’Etat qui tient à « la réduire à sa plus simple expression ». Et c’est le même régime qui nous promet la protection. Quoi croire ? Qui croire ?
• On nous réaffirme la sanction du député qui démissionne de son parti, en sachant que les députés ne sont pas élus par des partis dans notre contexte politique, mais par des coalitions. On n’y touchera pas si on se fait le chantre de la transhumance. C’est logique. Il n’y avait rien à en attendre !
• On nous vend l’idée des ressources naturelles qui appartiendraient au peuple ; ressources de dernière génération ; alors que toutes nos ressources publiques de première génération font l’objet d’une appropriation privative sans aucune perspective de libéralisation qui garantirait les droits des consommateurs. Et nous devons y croire ?

• On nous propose l’augmentation du nombre de membres du CC qui n’apportera aucune valeur ajoutée avec les modes de désignation proposés. La dimension politique y restera déterminante. Ce n’est pas le nombre qui fait la qualité. Ces juges là, il ne faut pas les compter ! Il faut les peser !
• On nous promet des députés de la Diaspora pour mieux représenter leurs intérêts, en contradiction flagrante avec tout mandat impératif nul consacré par la même constitution. On flatte des égos, mais on ne résout pas les problèmes.
• On nous promet une réforme foncière révolutionnaire, alors que les conclusions de la commission de réforme qui s’en occupe ne sont pas encore disponibles…et que le premier président de cette commission a dû démissionner, faute de moyens
• On nous vend la modernisation des partis politiques alors que le dispositif actuel de contrôle est en souffrance. On crée de la redondance législative sans aucune prise sur la réalité politique.
Ce Référendum est aussi un orphelinat, l’antre de toutes ces questions orphelines à fort potentiel de consensus et qui font l’objet d’une omission volontaire. Ce sont, entre autres, la réduction du mandat actuel, l’interdiction au Président de la République d’être chef de parti, le mode d’élection des députés, l’atténuation des pouvoirs du Président de la République, l’élection des maires au suffrage universel direct, la réforme du Conseil supérieur de la magistrature etc.

Pour l’essentiel, la plupart des propositions sont assez fumeuses, pas assez innovantes, sans réel valeur ajoutée pas à la dimension des réformes consensuelles attendues par le peuple sénégalais.
Pour toutes ces raisons, nous votons donc NON et nous appelons à voter NON. Voter et faire Voter ! Nous respectons les partisans du boycott, mais pensons que leur abstention, le plus souvent fondé sur le dépit, pourrait être mise à profit par ceux-là mêmes qui font l’objet de leur courroux. Nous les invitons à rejoindre le camp du NON univoque pour que plus jamais, un homme politique n’ait à l’idée de jouer sur la confiance qui lui est accordée par les citoyens. Et pour qu’ensemble, nous travaillions à réinventer le socle constitutionnel de notre beau pays.

Abdourahmane.

« Nous disons non » ! (Par Fatma Awayeille Sall)

« Nous disons non » ! (Par Fatma Awayeille Sall)

Ceci est une invitation destinée à la jeunesse SÉNÉGALAISE dans sa globalité pour voter non au référendum du 20 mars 2016, suite à la décision du Président de la République de soumettre un projet de révision constitutionnelle à nos compatriotes.


Encore une fois notre pays est en danger et notre avenir menacé. Nous sommes exposés plus que jamais pour des raisons que nous aurions dû prévoir. Hélas, ayant grandi dans la naïveté, la passivité, l’instabilité et l’injustice , abusés par nos supposés leaders, nous sommes à nouveau plongés dans un désarroi total.

Chers amis, rappelez-vous entre 2011 et 2012.

La candidature du Président Wade à un troisième mandat avait soulevé une grande controverse.  Les contestations, révoltes, émeutes qui en ont découlé, avaient fait de nombreuses victimes, et marqué à jamais la mémoire de la Nation Sénégalaise .

Macky Sall en cette période avait donc pris l’engagement de réduire le mandat présidentiel et d’appliquer cette réduction à son premier mandat. Un engagement honorable! Agréé par  toute la classe politique. Il bénéficiera par la suite du soutien des opposants qui contribueront à son élection à la tête de la magistrature suprême. À partir de ce moment il devenait le président idéal, porteur d’espoir, congratulé  partout et par tous: des participants au Forum des leaders de médias africains (Amlf) aux Assises de l’union internationale de la presse francophone. D’autres présidents de la République iront même jusqu’à le citer en exemple dans leurs discours: Barack Obama, François Hollande ou encore l’ ex-président Français Nicolas Sarkozy pour ne citer qu’eux.

Était-ce trop beau pour être vrai ?Avons-nous été dupés ? 

Les questions s’enchaînent mais une chose est certaine: la décision du Président de revenir sur son engagement  de réduire son mandat, par l’entremise du refus de la cours constitutionnelle peut être perçue comme une trahison. Trahison envers lui même et  à l’encontre du Peuple Sénégalais.

Un Peuple dans l’incapacité de comprendre les décisions et le raisonnement du conseil constitutionnel. Un Peuple consterné et qui s’interroge! Le Conseil Constitutionnel aurait-il oublié son rôle ? Qu’en est-il de nous, du Peuple sénégalais ? 

Chers amis, frères et sœurs la balle est dans notre camps, agissons et votons non !

Non! car le projet de révision constitutionnelle n’est pas à la hauteur de nos attentes et que les questions majeures n’y  sont pas évoquées: Comment parler de réformes sans se soucier de la justice, de l’application réelle de la séparation des pouvoirs, du pouvoir du Président de la République? 

Non! car nous refusons de contribuer à l’extinction de la confiance entre le peuple et ses représentants.

Non! à cause de ce délai trop court. Court à tel point que l’intention de mener le peuple en bateau est  quasi palpable.

Non! car ne rien dire serait approuver.

Hélas Comme à l’époque coloniale nous vous demandons encore de dire NON. 

Une fois de plus cher Sénégal : 

           » Nous disons non »

Fatma Awayeille Sall 
Etudiante Sénégalaise aux USA 

Nous ne sommes pas d’accord ! Par Chouhaibou MBACKE SG Convergence Africaine pour la Réforme (C.A.R)

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Nous ne sommes pas d’accord !

Par Chouhaibou MBACKE

SG Convergence Africaine pour la Réforme (C.A.R)

En écoutant religieusement le porte-parole du Khalif général des mourides, lors de la visite du président Macky Sall à Mbacké Kadior en guise de propagande sur la victoire du OUI pour le référendum du 20 mars prochain, nous, mourides, sommes tous choqués du discours politique tenu par le porte-parole.

C’est désolant, regrettant voire affligent que le discours ne soit pas différent avec celui que tiennent les partisans du président de la République.

Comme si on était dans un meeting politique ordonnant sans aucune ambiguïté les disciples de voter OUI grâce à un soit disant bilan positif.

En listant les réalisations du président de la République, l’orateur cherche à influencer l’électorat d’obédience mouride ce qui l’a même poussé de soutenir que le khalif avait plus d’espoir au candidat Macky Sall qu’aux autres. Ce qui est une affirmation grave pour l’avenir de la tarikha.

On se demande si demain le Khalif recevra l’opposition, quel discours tiendra notre cher orateur à leurs endroits ? Listera-t-il aussi leurs réalisations à Touba lorsqu’ils étaient décideurs ? Certainement non ! Et ce genre de discours et cette façon de faire risquent de créer des amalgames qui discréditent la parole sacrée du Khalif.

Macky Sall n’a pas fait à Touba ce que ses prédécesseurs n’ont pas su faire. Chacun des présidents passés avaient marqué son empreinte sur le développement économique et social de la ville sainte de Touba. On ne peut pas nous faire croire que Macky a fait à Touba mieux que Wade ou même mieux que Diouf ou Senghor. Chaque époque à ses exigences. Cheikh Mouhamadou Falilou Mbacké avait le soutien de Senghor, Serigne Abdoul Ahad avait le soutien de Diouf et en fin Serigne Saliou, Elhadji Bara ainsi que Serigne Sidy Moukhtar, tous trois, avaient le soutien de Wade avant son chute. Les milles hectares de Massalikoul Jinan que Wade a offert à la communauté mouride en demeure une preuve palpable. Compte tenu de son poids démographique et sa sainteté, Touba devrait bénéficier de la part de l’Etat plus d’infrastructures à savoir des hôpitaux, des forages, des gares routières etc…

Cheikh Sidi Moukhtar est équidistant des politiciens et les discours qu’on tient à son nom doivent être ainsi parce qu’il a des talibés dans le pouvoir et dans l’opposition, et c’est ça qui a fait que même en 2012 il n’avait pas affiché son soutien à aucun des candidats qui briguaient le suffrage des sénégalais.

Nous sommes des mourides et restons à l’être jusqu’à notre dernière souffle mais nous n’acceptons pas qu’on joue avec notre croyance en Khadimoul Rassoul.

Votons NON pour l’honneur.
En savoir plus sur http://xibaaru.com/depeches/des-mbacke-mbacke-contre-les-propos-de-serigne-bass-abdou-khadre/#Er8Ozx7OvIkgsBq0.99

La Coalition des Forces de l’espoir agrandit les rangs du Front du NON

Le courant du « Non » vient de s’enrichir d’un nouvel allié. Il s’agit du mouvement  des « Forces de l’espoir. Samm Li Nu Bokk».
Ce mouvement regroupe le CET de l’ancien ministre Moussa Touré, le Taxaw Tem de Ibrahima Fall, Pastef ( les patriotiques du sénégal pour le Travail l’Ethique et la Fraternité ) d’Ousmane Sonko, le Parti demain la république de l’ancien ministre libéral Lamine Ba, le RND de Diallo Diop et enfin le Parti pour la liberté et la citoyenneté, « défar Djiko Yi » de l’ancien ministre El hadj Ibrahima Sall.
Dans une déclaration lue par EL hadj Ibrahima Sall, la coalition appelle à voter Non parce que « le référendum est déloyal. Un référendum pour rien ». Ceci dira-t-il parce que « le respect du peuple et la souveraineté voudrait qu’il soit au début et à la fin d’un processus référendaire. »
Mais fustige t-il « le Président de la République n’a, dans le cadre de la révision qu’il propose, consulté aucun parti politique, aucune organisation syndicale, aucun mouvement de la société civile. »
Ensuite, poursuit-il, « les 15 points du référendum ont été unilatéralement choisis par le Président et n’ont fait l’objet d’aucune concertation préalable. »
Les forces de l’espoir dénoncent pour finir, « le mépris du peuple et le manque de respect qui caractérisent la méthode de gouvernance d’une certaine classe politique… »

« Macky Sall achète le « Oui « de Balla Gaye à 50 millions de FCFA », selon exclusif.net


Macky Sall achète le "Oui "de Balla Gaye à 50 millions de FCFA
 
C’est grace à Farba Ngom que le lutteur Balla Gaye2 vient de se dédire et vote Oui pour le prochain référendum. Selon des sources de la Présidence de la République. Le fils de Double Less a décidé, contre toute attente, de tourner le dos à Malick Gackou et Cie.

C’est à l’issue d’une audience avec le Premier ministre, Mahammad Abdallah Dionne que l’ex roi des arènes a fait ce virage à 180°.  Selon le  site exclusif.net,  Balla a fait part au chef du gouvernement ses difficultés financières et le gouvernement aurait décaissé automatiquement 50 millions en attendant 50 autres millions.

Référendum : Balla Gaye dans la caravane du front du NON « gor sa wax ja »


 La caravane du front Non, « Gor sa wax ja », constituée des partis d’opposition les plus significatifs et d ‘organisations de la sociétés civile, est en train de sillonner la ville de Guédiawaye. Et les partisans du NON, ont un soutien de taille : le lutteur Balla Gaye 2, fils de la localité et ami de Malick Gakou, patron du Grand Parti, chez, qui la caravane a démarré. Le lutteur très populaire dans la localité, est en bonne place dans la caravane, entre Malick Gakou et Cheikh Bamba Dièye.
A noter que plusieurs leaders de l’opposition, Idrissa Seck, Mamadou Diop Decroix, Malick Gakou, et même Mansour Sy Djamil et Idrissa Diallo du PS, dont les partis sont dans la mouvance présidentielle, mais qui votent NON, sont actuellement en campagne dans la caravane rapporte Jotay.net.


Les femmes de « Jubanti Sénégal » occupent le terrain pour le « Non » (images)

Les femmes de la Coalition « Jubanti Sénégal » ont démarré depuis hier leur tournée pour convaincre les populations à voter « Non ». Après les Parcelles Assainies, elles ont investi la Commune de Rufisque ce mardi. La Présidente de la Commission des femmes Mme Marie Louise Diouf est accompagnée de Mme Rokhaya Ndoye dite Bakh Yaye, Ndianckou Diaw chargé de la mobilisation, Arame Ba, Viviche La Karima, Selon leur témoignage, la majeure partie des personnes contactées ont décidé de voter « Non ».

Source : mediafrik

Khalifa Sall Maire de Dakar : Pourquoi je vote Non !

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Pourquoi je vote Non !

Le référendum du dimanche 20 mars prochain, qui aurait dû permettre à notre pays d’assurer son ancrage irréversible dans la démocratie, est une occasion manquée.

Ce référendum ne doit pas faire oublier que c’est qui est en cause, c’est la décision du Président de la République de revenir sur son engagement de réduire le mandat en cours, reniement qui décrédibilise la parole publique.

C’est qui est en cause, c’est également la méconnaissance de la souveraineté du peuple. L’alibi de l’avis du Conseil constitutionnel ne peut en aucune manière justifier que le Président de la République refuse au peuple souverain l’exercice de la plénitude de son pouvoir constituant et le droit de se prononcer sur la question de la durée du mandat en cours.

Ce qui est en cause, c’est aussi l’absence de débat sur un projet de révision élaboré sans aucune concertation avec les forces vives de la Nation. Au lieu d’asseoir les bases d’un consensus durable sur la Constitution et sur les institutions de la République, le projet de réforme constitutionnelle divise notre pays et attise les inquiétudes de larges segments de notre société.

Pour toutes ces raisons et parce que je considère que la Constitution, c’est d’abord le citoyen, j’ai décidé de voter « Non » à ce projet des réformes constitutionnelles qui ne répond pas aux enjeux de consolidation de notre démocratie.

Khalifa Ababacar SALL

Référendum : Khalifa Sall, Gadio, Djamil, Aïssata Tall Sall : En chœur pour le Non !

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«Dire que je suis déçue par cela (Ndlr : la décision du Président de renoncer à la réduction de son mandat) relève de lapalissade. Bien sûr, tout le monde est déçu même si on n’est pas surpris. On avait quand même vu arriver les choses, parce que quand j’ai vu le conseiller juridique du Président dire que le Conseil constitutionnel sera saisi sur la question de savoir si la réduction sera appliquée au mandat en cours, on avait presque compris que l’intérêt de la consultation auprès du Conseil constitutionnel ne relevait que sur ce point», a dit le maire de Podor qui a qualifié cela d’attristant.

Pour Aïssata Tall Sall, le chef de l’Etat avait pris l’engagement de réduire son mandat et devait le respecter à tout prix. «La parole publique vaut autant que l’écrit et même parfois plus que l’écrit. Juste­ment, parce qu’elle n’est écrite nulle part que sur nos consciences et sur la langue de celui qui l’a prononcée. Cette lettre-là doit être gravée en caractères d’or par celui qui l’a dite et par celui qui l’a entendue, parce qu’il ne l’oubliera pas», a-t-elle martelé.
La responsable socialiste déplore que la question de la durée du mandat soit extirpée de celles qui seront proposées au référendum car, pense-t-elle, pour cette raison le peuple n’aura pas la possibilité de se prononcer sur la question alors que la décision définitive lui appartenait, vidant ainsi de son sens le référendum.

«Je ne partage pas la position de mon parti»

Me Aïssata Tall a dit sans détour qu’elle ne partage nullement la position de son parti sur la question. «Ma position personnelle est que le Président Macky Sall se devait de respecter sa parole. Après la question liée au mandat, il n’y a plus de précipitation à le (le référendum) faire.»
A propos d’un éventuel soutien du Ps à la candidature de Macky Sall, Aïssata Tall Sall s’est voulue très claire : «Il n’est pas question que le Parti socialiste n’ait pas de candidat. C’est un parti historique qui est créé pour cela. Le Parti socialiste n’est pas un comprimé d’aspirine qu’on doit dissoudre dans un verre d’eau qu’on appelle Yoonu yokkuté. Ça n’existe pas chez les Socialistes.»

Et le maire de Podor qui présidait une cérémonie de réception de plusieurs infrastructures au profit de sa commune d’avertir : «Les Socialistes auront leur candidat et, croyez-moi, il sera le candidat légitime de tous les Socialistes. Nous sommes nombreux à le penser, à travailler pour ça et à nous battre pour ça.».

Contre l’étouffement de l’affaire Lamine Diack : Le Forum du Justifiable lance une opération de sensibilisation

La conspiration du silence qui commence à entourer l’affaire Lamine Diack et famille frustrent bien des citoyens sénégalais. Ainsi, un comité de suivi de cette affaire compte aller en guerre contre, ce qu’ils appellent, le mutisme des autorités habilitées.

Les responsables de l’instance ont lancé, hier, une grande opération de sensibilisation auprès des populations sur la gravité des faits afin d’éviter toute tentative d’étouffement et par la même occasion, obliger les autorités judiciaires à réagir.

Dans leur plan d’action qui sera mené, les animateurs de ce mouvement entendent s’opposer à toute tentative d’étouffement du dossier. Rappelant que le peuple sénégalais doit être édifié de l’identité des principaux bénéficiaires de cet argent sale, ils invitent le procureur de la République à donner une suite aux différentes requêtes aux fins d’ouverture d’une information judiciaire dont il a été saisi.