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Offense au peuple, article 6000 milliards.

« UNE ANTILOPE COURAIT COMME UNE FOLLE. UN ÉLÉPHANT LUI DEMANDA:  » ANTILOPE POURQUOI COURS- TU COMME ÇA ?  » ELLE LUI RÉPONDIT:  » ON ARRÊTE TOUTES LES CHÈVRES DU VILLAGE! » L’ÉLÉPHANT RÉTORQUA :  » MAIS TU N’ES PAS UNE CHÈVRE ! » L’ANTILOPE RÉPLIQUA :  » AVEC NOS TRIBUNAUX, ÇA ME PRENDRA 20 ANS POUR LE PROUVER. » ET L’ÉLÉPHANT SE MIT AUSSI À COURIR ».

Malick SALL, qui se distingue de plus en plus par la bouffonnerie, a confirmé ce que beaucoup de Sénégalais pensaient déjà de l’institution judicaire, inféodée au pouvoir exécutif qui lui dicte la conduite à tenir. Une justice, aux ordres, réduite à la plus risible expression. Pour avoir faussement alerté, Guy SAGNA a perturbé le sommeil du « lion dormeur » qu’Adama GAYE a offensé en évoquant ses escapades dans la jungle. Une fable, certes en mesure de ravir la vedette à la célèbre histoire du « Loup et de l’agneau » contée par La Fontaine, mais, de laquelle se sert le régime de Macky SALL pour divertir les Sénégalais que la Coupe d’Afrique et les combats de lutte ne peuvent continuellement tenir en haleine. Plus que narquoise, cette diversion qui décline la  Justice et incline le Peuple, est une offense aux Sénégalais dont les priorités sont occultées du débat public.

Après avoir longtemps vanté les mérites du Plan Sénégal émergent (PSE) et fait tournoyer les Sénégalais dans les rues de Paris pour un Groupe consultatif qui a arrosé le pays de milliards fictifs, le régime de Macky est, de nouveau, rattrapé par la patrouille. La bamboula d’avant la présidentielle est en train d’être payée cash. L’Etat s’est troué les poches après avoir culbuté ses caisses.

«Quels que soient les efforts consentis par le gouvernement, nous estimons que la question de la dette dans le secteur du BTP devrait trouver une solution. Parce que, les travailleurs sont fatigués. La CNTS sera aux côtés des travailleurs du bâtiment et partagera avec eux tous les plans d’actions. Nous serons devant avec vous. Nous pensons que les autorités vont nous entendre et particulièrement le président de la République, Macky SALL et le ministre de l’Economie, Amadou HOTT».

C’est Mody GUIRO qui monte ainsi au créneau comme il ne le fait plus que les 1er mai. Tiré de sa léthargie que son poste au CESE semble avoir prolongée, le patron de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS) bande les muscles et  menace de descendre dans la rue, en soutien au Syndicat national des travailleurs de la construction du Sénégal.

Entre 2016 et 2019, l’Etat a cumulé des dettes  estimées, aujourd’hui, à plus  de 250 milliards de francs CFA  qu’il doit aux travailleurs du secteur du Bâtiment et des travaux publics (BTP). Ces derniers sont loin d’être les seuls que l’Etat du Sénégal doit de l’argent qu’il peine à rembourser.

«On va vers des délestages. On a commencé déjà à délester légèrement. Mais si l’Etat ne fait rien, dès la semaine prochaine, on va procéder à des délestages. L’Etat doit une dette d’environ 247 milliards FCFA à la SENELEC … La SAR ne peut plus continuer à fournir du fuel aux producteurs indépendants sans le paiement de la dette».

 C’est Habib AÏDARA, secrétaire général du Syndicat Unique des travailleurs de l’électricité (SUTELEC), qui explique ainsi aux Sénégalais que les dernières coupures d’électricité ne sont pas dues à des problèmes techniques. Mais, que c’est la SENELEC qui cherche ainsi à se faire rembourser par l’Etat. Même son de cloche pour l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Sénégal (APBEFS) qui estime à 250 milliards la dette que l’Etat doit aux banques.

Après avoir très clairement indiqué qu’il n’accueillera aucun nouveau bachelier en 2019, le Cadre unitaire des organisations des établissements privés d’enseignement supérieur du Sénégal (CUDOPES) a aussi décidé de procéder à la rétention de tous les documents administratifs, notamment les relevés de notes, certificats de scolaire, diplômes et attestations etc. des étudiants que l’Etat a fait orienter dans le privé.

La raison : non-paiement de la dette de l’Etat. Et c’est ce même Etat, incapable d’honorer ses engagements, qui a brutalement suspendu le programme national des  bourses de sécurité familiale. « Certains doivent quitter le programme et laisser la place à d’autres ».

C’est ainsi qu’expliquait Mansour FAYE cet arrêt. Et, malgré les assurances du ministre du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale, les bénéficiaires qui sont sevrés ne sont pas remplacés. Pendant ce temps, le Train express régional (TER) dont les premiers sifflements étaient annoncés pour janvier 2019 est en chantier abandonné. Pour une ardoise de près de 60 milliardsEiffage-Sénégal qui pilote les travaux du TER, a fini par baisser les bras.

De 5 848,5 milliards en 2017, la dette est passée à 6 467,7 milliards en 2018, réduisant sensiblement les marges de manœuvre de l’Etat du Sénégal en totale faillite. Les Sénégalais peuvent accepter les délestages intempestifs, pendant que les nouveaux bacheliers sont orientés dans la rue où retrouvent d’autres millions de jeunes désemparés par le chômage. Mais, accepteraient-ils cette misère en sachant qu’Aliou SALL et Frank Timis ont mis la main sur quelques 6 000 milliards, l’équivalant presque de cette dette qui maintient davantage le pays dans le marasme ?

Pour éviter les deux sujets et leur éventuelle corrélation, le régime de Macky SALL n’hésite pas à fracasser la démocratie sénégalaise, en lançant le musèlement national.  Que faut-il sanctionner ?  L’offense au Peuple dont on a gloutonnement bu le pétrole et laissé dans la misère ou l’offense au chef de l’APR qui refuse d’être le Président de tous ?

Mame Birame WATHIE

Offense du Chef de l’Etat envers son peuple! (par Mohamed Dia, Consultant Bancaire)

On dit souvent que « La seule différence entre un sage et un homme ordinaire est que le sage sait reconnaître et s’occuper de l’essentiel ».

Monsieur le président Sall, vous avez adhéré au Parti Démocratique Sénégalais (PDS) à la fin des années 1980 et avez étroitement travaillé avec le président Wade. Monsieur le président pourquoi pensez-vous que le président Wade fut sanctionné par les Sénégalais alors qu’il n’a fait des réalisations jamais faites auparavant ? Pensez-vous que des réalisations soient suffisantes pour être reconduit à la tête du pays ?

Le président Wade a inauguré plusieurs nouvelles universités, des cases des tout-petits et écoles dans plusieurs collectivités locales. A son actif nous pouvons aussi citer l’autoroute à péage, les ponts de Colobane, les échangeurs de Malick Sy, le rond-point de Patte d’Oie, de Hann et de Pikine, le monument de la renaissance, la porte du millénaire, le grand théâtre national. Il ne faut pas oublier le plan REVA, le plan SESAME, le plan Jaxaay, le renouvellement du parc automobile de Dakar Dem Dikk, l’innovation avec les taxis sisters et les taxis iraniens sans oublier les bus TATA.

Le plan Takkal aussi est un succès même si je vous le créditerai car étant finalisé sous votre magistère ainsi que l’aéroport international Blaise Diagne. Le président Sall au bout de 6 ans a lui aussi un bilan pour essayer de se faire réélire. Il a continué à nous doter des infrastructures de dernière génération, la CMU, les bourses familiales, les nouvelles universités, le PUDC, le PUMA, les DAC, l’ANIDA, le TER, l’arène nationale, la Dakar Arena, la subvention de l’élevage et de l’agriculture sans oublier la baisse de l’impôt sur les salaires, etc. En matière de bilan, il n’y a pas une grande différence entre ces deux présidents.

Cependant nous constatons les mêmes problèmes sous ce magistère que sous le magistère du président Wade. Le président Sall parle de la réduction du train de vie l’État et la suppression du sénat et d’autres agences mais qu’en est-il de la création de ces institutions budgétivores que sont le HCCT et le CNDT entre autres ? Sont-elles vraiment nécessaires monsieur le président ? Ne décriions-nous pas l’implication de la famille du président Wade dans les affaires de l’État ?

La même chose est en train de se produire sous le magistère du président Sall. Combien de rapports de l’OFNAC et de l’IGE sont restés sans suite ? Qu’en est-il de l’emprisonnement et de l’exil de Karim Wade ainsi que l’emprisonnement de Khalifa Sall ? Je ne défendrai jamais une personne à qui on reproche d’avoir détourné des deniers publics mais que la justice soit impartiale et poursuive tous ceux qui sont cités indépendamment du camp politique qu’ils appartiennent. Le problème de l’agriculture reste toujours entier, le chômage des jeunes n’a jamais pu être réglé malgré tous les milliards injectés dans ce secteur.

Le climat politique tendu entre le Parti au pouvoir et l’opposition. N’oublions pas l’arrogance de certains hommes forts du camp présidentiel avec des dépenses exorbitantes pour la tenue de leurs meetings. Le président Sall a un bilan très similaire au bilan du père adoptif. Si le président Wade a perdu le pouvoir c’est surtout à cause de la parole donnée qu’il a trahie regardant son 3e mandat entre autres et non pour manque de réalisations et d’inaugurations. Il y a aussi le tripatouillage de la constitution, la « destruction » des adversaires politiques comme Idrissa Seck et Macky Sall.

La même chose est en train d’être ressentie sous le magistère du président Sall. Le président Sall s’est dédit sur beaucoup de choses. La première promesse la plus flagrante qui a été trahie est la réduction de son mandat même si je crois fermement que le conseil constitutionnel est la seule institution compétente à se prononcer là-dessus. L’erreur commise a été de promettre une chose sans en savoir sa faisabilité. Il avait aussi promis de ne jamais mêler sa famille aux affaires de l’État surtout avec ce qui s’est passé entre Père Wade et fils, cette promesse a aussi été trahie.

Il avait promis de réduire le nombre de ministres à 25 ce qu’il a fait pendant quelques mois avant d’augmenter ce nombre et de nommer une flopée de ministres conseillers. J’étais fier du président Sall quand il disait qu’il ne protégera personne : « à tous ceux qui assument une part de responsabilité dans la gestion des deniers publics, je tiens à préciser que je ne protègerai personne. Je dis bien personne ». Il en a tellement protégé que l’exception en est devenue la règle. Une seule personne est jugée et condamnée par la CREI sur une liste de 25 personnes. Pire, quand la justice a demandé à Ousmane Ngom de ne pas sortir du territoire, le président Sall l’amena avec lui en voyage en Guinée Conakry.

Cheikh Omar Hann, Directeur du COUD avait été aussi épinglé par l’OFNAC mais c’est la directrice qui a été limogée pour avoir bien fait son travail. Le président Sall avait promis une indépendance de la justice mais rien n’a été fait dans ce sens. Il est le président du Conseil supérieur de la magistrature et il nomme et gère l’avancement des magistrats. Comment peut-on parler d’indépendance de la justice dans ce cas ? La libération et l’exil du Karim Wade dont nous ignorons les clauses alors que nous sommes censés être la partie civile. Le non-respect de l’arrêt de la CEDEAO qui implicitement a demandé l’annulation de la procédure, la liberté de Khalifa Sall conséquemment.

Il avait promis la réduction du train de vie de l’État et nous ne voyons que l’arrogance de la part de ses collaborateurs et d’ailleurs il paraît que le président s’est payé une Mercedes à un milliard pendant que le peuple a soif. Quelles que soient les raisons de l’achat de cette voiture, il y a une chose qu’on appelle « timing », monsieur le président, le « timing » n’est pas bon car le peuple souffre. Le président Sall nous parlait, pendant qu’il était candidat, « d’une présidence de rupture et de progrès » mais je ne vois rien qui ait changé entre son magistère et celui du président Wade.

Il parlait aussi « d’un nouvel ordre de priorité » pendant que le palais présidentiel est devenu un GAB et une annexe du siège de l’APR. Êtes-vous le président de tous les Sénégalais ou chef de parti ? Il avait aussi promis de bannir l’injustice sociale et que « le fils du badolo ait la même chance que le fils d’un tel » ; je ne pense pas que cela soit le cas ou que même que l’on aille du tout dans ce sens. Nous pouvons continuer à énumérer les promesses trahies par le président Sall mais nous nous en arrêterons là pour ne pas faire plus de mal à nos chers concitoyens.

Monsieur le président, nous applaudissons toutes vos réalisations mais le mal ne se trouve pas là-bas raison pour laquelle les Sénégalais ont voté pour vous et contre le président Wade qui est l’homme des réalisations. Se vanter de ses réalisations en tant que président avec tous les pouvoirs et moyens entre vos mains est comparable à un employé qui veuille être récompensé pour être venu au travail à l’heure. Monsieur le président, vous êtes à la tête de notre chère nation pour la bâtir et nous sortir des pays les moins avancés.

Je ne crois pas que nous émergerons avec des autoroutes à des couts exponentiels, le TER avec un cout ahurissant, des arènes nationales ou des stades. Il faudra une réforme majeure de la santé, l’éducation de tous les citoyens et surtout de l’emploi pour tous. Aucune nation ne s’est développée sans industrialisation donc allez dans ce sens et oubliez de vous faire réélire et entrez dans l’histoire du Sénégal. Monsieur le président, vos collaborateurs vous diront que tout va bien au Sénégal et que l’opposition n’est pas compétente et que vous allez vous faire réélire facilement ; ces mêmes personnes disaient la même chose au président Wade en 2012 avant que vous ne le détrôniez.

Monsieur le président, le pays va mal ! Les jeunes ne travaillent pas, des femmes meurent en donnant naissance, vos concitoyens meurent du paludisme en 2018 monsieur le président. Un pays comme le Sénégal avec la stabilité qui y règne est facile à développer monsieur le président et vous êtes un homme compétent d’après votre parcours donc je vous prie monsieur le président au nom du peuple Sénégalais d’arrêter la politique politicienne et de vous rappeler que vous êtes le président de tous les sénégalais et que vous allez rendre compte un jour devant votre Seigneur.

La vie est éphémère et la fortune qu’on amasse ne nous servira à rien dans l’au-delà. Monsieur le président, vous serez toujours à l’abri du besoin donc n’écoutez pas certains de vos collaborateurs qui utilisent la politique comme ascension. Monsieur le président, n’attendez pas d’être réélu pour dissoudre le HCCT, le CNDT, le CESE et de vous débarrasser de vos alliés transhumants pour enfin trouver la relève au sein de votre parti. Monsieur le président, je croyais tellement en vous quand vous étiez candidat mais votre présidence est en train d’être une continuation de celle de votre père adoptif.

À quand un président qui mettra la patrie avant le parti monsieur le président ?

La porte de l’histoire est grande ouverte pour qui veuille l’emprunter en se souciant du bien-être de tous les sénégalais. La porte du second mandat est aussi ouverte pour qui veuille l’emprunter et ériger des infrastructures et gaspiller l’argent du contribuable sans se soucier du bien-être de tous les sénégalais. Monsieur le président, le choix est le vôtre.

Croissance Economique : 6,8%

Dette publique : 60.8% du PIB

Service de la dette : 30% du PIB

Taux de pauvreté : 47%

Classement IDH : 162 -ème sur 188 pays

Dette extérieure : 3313 Milliards

Dette intérieure : 1432 Milliards

(World Bank)

Mohamed Dia, Consultant Bancaire

Email : mohamedbaboyedia@gmail.com

Jean Paul Dias : Ils ont offensé Jésus-Christ et tous les chrétiens du Sénégal

Jean Paul Dias est sorti de son mutisme après l’arrestation de son fils Barthélémy Dias. Le maire de Mermoz Sacré-Cœur a été placé en garde a vue depuis vendredi, pour offense au Chef de l’Etat et outrage à magistrat. Le chef de file du Bloc des centristes Gaïndé (BCG) qui vient à la rescousse déclare que c’est plutôt son fils qui est la victime. Puisqu’il a été arrêté le jour du Vendredi Saint.

«Je voudrais d’abord dire pour ce qui concerne l’offense au chef de l’Etat, il ne l’a cité nulle part. Ceux qui l’accusent sur ça sont des menteurs. Ensuite, ces magistrats qui disent qu’ils ont été offensés, mais ces magistrats ont offensé tous les chrétiens du Sénégal, tous les catholiques du Sénégal. C’est un fils de Jésus-Christ, ils ont offensé Jésus-Christ », fulmine Jean Paul Dias.

Selon lui, «il faut être sans culture, un ignorant, pour arrêter un chrétien le Vendredi Saint. Moi je suis chrétien, je n’aurais jamais arrêté un musulman le jour de la tabaski, la veille de la tabaski, le jour de la Korité la veille de la Korité. Ils nous ont offensés, ma famille a été offensée, Barthélémy Dias a été offensée. Il parle d’offense à un magistrat, quand le magistrat là s’était mis à prononcer le verdict, il ne l’a pas terminé. Des qu’il a prononcé les cinq ans et qu’il devait continuer, la foule qui était dans la salle l’a attaqué il a fuit. Ils sont censés dire la justice au nom du peuple Sénégalais. Le peuple leur a montré le désaveu. Donc ils ont offensé le peuple Sénégalais », rapporte la RFM.

L’offense du Chef de l’Etat au Peuple. Par Mamadou Sy Tounkara

En déclarant que les élections législatives du 30 juillet 2017 se sont bien déroulées, le chef de l’Etat offense profondément les centaines de milliers de citoyens qui ont vu leur droit constitutionnel à voter dénié par des carences indignes, de même que toutes les listes qui concourraient aux suffrages. A ce jour, six recours ont été formellement déposés auprès du Conseil constitutionnel pour décrier différentes entorses à la Constitution et à la Loi électorale, dont un par sa propre liste pour « non sincérité du scrutin et trahison de la volonté de l’électeur » dans le département de Mbacké dont elle demande l’annulation et l’organisation d’un nouveau vote car il y a eu, entre autres, saccage de bureaux de vote à Touba.

La coalition gagnante Wattu Senegaal demande l’annulation des suffrages de la coalition Benno bokk yaakaar en Europe de l’Ouest car une dame Dieynaba Sène y a été investie par le camp présidentiel alors qu’elle ne figure point sur le fichier électoral ; la coalition Convergence patriotique Kaddu askan wi de Abdoulaye Baldé exige l’annulation des élections dans tout le département Afrique de l’Ouest et sa reprise en Côte d’Ivoire suite à d’innombrables irrégularités dûment documentées ; la coalition And suxali Senegaal veut l’annulation et la reprise du vote à Mbacké ; et, enfin, un double recours de la coalition de Khalifa Sall qui requiert, ni plus ni moins, l’annulation pure et simple de toutes ces élections législatives en montrant qu’il y a même non-conformité de fichiers électoraux, de nombre de votants, d’état-civil, de procès-verbaux, etc.

Le chef de l’Etat nous offense en parlant de « couacs! ». En langage électoral sérieux, ces « couacs » se nomment manquements, violations et irrégularités qui entachent la sincérité, la transparence et la crédibilité des élections. Le chef de l’Etat nous offense en félicitant le ministre de l’Intérieur, ultime responsable de ce fiasco électoral, incapable de fournir à tous les citoyens leurs cartes d’électeur surfacturées après neuf mois et 52 milliards FCFA.

Le chef de l’Etat nous a offensés en déclarant un patrimoine de plusieurs milliards FCFA; le chef de l’Etat nous a offensés en ne faisant plus mention du programme « Yoonu yokkute » qu’il nous avait vendu pour se faire élire ; le chef de l’Etat nous a offensés en reniant sa promesse de faire un mandat de cinq ans ; le chef de l’Etat nous a offensés en mettant sa famille au cœur de la gestion de notre Etat et de nos ressources ; le chef de l’Etat nous a offensés en épousant l’insupportable transhumance ; le chef de l’Etat nous a offensés en promettant plus de trois mille milliards FCFA, jamais honorés, lors de ses conseils des ministres délocalisés ; le chef de l’Etat nous a offensés en mettant ce pays en campagne électorale permanente avec un gouvernement composé à 95% de politiciens professionnels et d’innombrables directeurs de structures étatiques militants de son parti ; le chef de l’Etat nous a offensés en ne procédant pas aux ruptures attendues sur le système et les hommes ce qui laisse intact le même système légué par les colonisateurs remplacés par d’autres de chez nous plus prédateurs encore, ce qui fait du progrès et du développement un mirage éternel pour la majorité des Sénégalais qui reçoivent en lieu et place de vains slogans creux, simples tranquillisants, calmants, hypnotiques et somnifères.

Il offense la Constitution en contrôlant l’Assemblée nationale et en nommant les magistrats alors que notre charte fondamentale consacre en son préambule « la séparation et l’équilibre des pouvoirs ».

Tous ceux qui sont coupables d’offense au chef de l’Etat sont sous le coup de l’article 80 du Code pénal, héritage de l’Ancien Régime français, et vont en prison. Et les offenses dont le chef de l’Etat est coupable ? La Constitution copiée-collée de la France l’absout totalement pour tout ce qu’il aura fait durant sa présidence. Que pouvons-nous faire alors ? Rien ? Oh, que si : nañu ko bayyì ak Yalla.

Mamadou Sy Tounkara

Offense au chef de l’Etat : Retour de parquet pour Oulèye Mané et Cie

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Arrêtés et détenus dans l’affaire d’un photomontage du Président de la République, Oulèye Mané et Cie bénéficient d’un retour de parquet. Après une journée passée à la cave du palais de justice de Dakar, ils ont été acheminés au commissariat de Dakar où ils vont passer la nuit. Ils feront face au procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, demain vendredi.

Ils ont été arrêtés par la Brigade de lutte contre la cybercriminalité de la police après avoir partagé sur Whatsapp un photomontage obscène du Président de la République, Macky Sall.

L’Apr appelle les Sénégalais à « résister » contre l’«offense » de Wade

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La sortie fracassante de l’ancien président du Sénégal, samedi à Paris, continue de défrayer la chronique et de susciter des réactions. Elle a même eu le don de sortir de son mutisme la direction de la Délégation en France de l’Apr (parti au pouvoir), très avare en communication.

Hier, les responsables de toutes les structures parti, accompagnés de plusieurs militants et de leur allié du PS, ont fait face à la presse hier pour recadrer Abdoulaye Wade dont les propos sur l’hymne national sont interprétés comme une « offense » à la République.

La représentation en France de l’Alliance pour la République (Apr, parti au pouvoir au Sénégal) a mis à profit la journée fériée du 1er novembre pour monter sur ses grands chevaux et se lancer à l’assaut d’Abdoulaye Wade. Le prétexte : la sortie tonitruante de l’ancien président sénégalais, samedi 29 octobre à Paris, au cours de laquelle il a notamment galvanisé ses partisans en leur appelant à « résister » face à « l’oppression » du régime de celui qui l’a battu à la présidentielle de 2012.

Mais, hier, au siège de l’Apr à Boulogne, près de Paris, le coordonnateur Demba Sow, flanqué des responsables de toutes les structures (cadres, femmes, jeunes) de la Délégation de France, mais aussi de l’allié socialiste et des dizaines d’autres militants, a surtout insisté, dans sa déclaration solennelle à la presse, sur un autre aspect du discours de Wade : ses propos sur l’hymne national.

L’ancien président sénégalais, appelant tous les Africains à s’approprier l’hymne africain qu’il a « confectionné », et qui a d’ailleurs été chanté pour l’accuillir dans la salle, samedi, déclarait ceci à propos de l’hymne de son pays qu’il a dirigé pendant douze ans :

Offense à Serigne Touba : Serigne Bass bénit la plainte contre Viviane

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La Reine du Djolof Band est dans de beaux draps. Malgré des excuses publiques, les mourides ne lâchent pas le morceau. Selon La Tribune, le Conseil communal de la jeunesse de Touba chargé des affaires religieuses a déposé une plainte contre Viviane au Tribunal régional de Diourbel.

Le conseil dirigé par Modou Birane a rendu visite, hier, à Serigne Bass Abdou Khadre, porte parole du Khalife général. Selon le chef de délégation, Serigne Bass a condamné l’acte de l’artiste, qui a utilisé l’image de la grande mosquée et celle de Serigne Touba sur un gâteau,  et a donné son approbation pour la plainte.

«  Ce combat que vous menez est noble. Serigne Touba n’est pas légal de ceux qui l’attaquent et utilisent son nom dans des mondanités. J’ai tardivement appris la mauvaise nouvelle, mais je suis de tout cœur avec vous dans ce combat que je devrais être le premier à mener. Je prie pour votre succès », aurait dit le porte parole du Khalife à la délégation

Seneweb