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Enrichissement illicite : Quand Ousmane Ngom ment éhontément

Le nom de l’ancien ministre de l’Intérieur, Ousmane Ngom, figurait bel et bien sur la liste de la Cour de Répression de l’Enrichissement illicite (CREI) dans le cadre de la traque de bien mal acquis, selon la Rfm qui cite l’institution.

Cette information fait suite à la déclaration du ministre selon laquelle son nom n’a jamais figuré sur cette liste, lors d’une émission à la radio dimanche.

Le dossier de Ousmane Ngom était confié aux enquêteurs de la police et était presque bouclé avant que le magistrat Alioune Ndao ne quitte le parquet spécial.

Des éléments de la Division des investigations criminelles (Dic) avaient effectué un déplacement à Saint-Louis pour des enquêtes dans son verger, rapportent nos confrères de la Rfm.

A la Dic, il a été plusieurs fois interrogé sur son patrimoine par les commissaires Seydou Bocar Yague et Cissé.

Me Ousmane Ngom s’engage à « tourner le dos à la politique politicienne »

Me Ousmane Ngom s'engage à "tourner le dos à la politique politicienne"
 Me Ousmane Ngom, président du mouvement Libéral Ca Kanam (LCK), a réaffirmé dimanche à Saint-Louis (nord), sa volonté de tourner le dos à la politique politicienne à travers la promotion d’actions de développement en faveur des populations.
« J’ai décidé de faire de la politique autrement en tournant le dos à la politique politicienne. On a constaté que les acteurs politiques ne s’occupent pas comme il le faut du vécu quotidien des populations. Nous avons lancé le LCK pour promouvoir le développement à la base’’, a-t-il déclaré.

L’ancien ministre sénégalais de l’Intérieur s’adressait à des journalistes en marge du lancement officiel à Saint-Louis de ce mouvement politique proche de la mouvance présidentielle.

Le LCK a été notamment créé en mars 2016 à Dakar. « Notre mouvement suivant le concept + s’occuper du petit matin des populations en attendant le grand soir+ va promouvoir des actions de développement par le biais d’un encadrement des populations afin de les aider à mettre en place des activités génératrices de revenus’’, a expliqué Me Ngom.

« Il s’agit d’aider les populations à la base à être des acteurs majeurs du développement dans le cadre de l’émergence du pays. Il ne faudrait pas au moment de l’émergence qu’un groupe s’accapare des fruits de la croissance en laissant les braves populations en rade’’, a-t-il fait valoir.

Selon lui, cette approche traduit un nouvel engagement politique en faveur des populations. ‘’Ce qui est nouveau c’est l’adhésion de responsables de groupements d’intérêt économique (GIE) et de guides religieux qui s’adressent à la conscience des populations’’, a-t-il fait valoir.

« Libéral Ca Kanam se veut un réceptacle et un moyen pour tous ceux qui ont une sensibilité ou une fibre libérale de se retrouver et d’aller de l’avant pour mettre en œuvre plus rapidement et plus vigoureusement les idéaux du libéralisme social’’, lit-on dans une déclaration faisant office de profession de foi dudit mouvement.

« Suivant le slogan +La démocratie économique pour le développement du Sénégal et l’épanouissement intégral de tous ses enfants+ le mouvement entend promouvoir la formation, l’information en vue d’ancrer au Sénégal en Afrique, une culture de respect des libertés, de paix et de solidarité’’, indique la même source.

Agé d’une soixantaine d’années, le dernier ministre de l’Intérieur sous la présidence d’Abdoulaye Wade (2000-2012) est un acteur de premier plan de la classe politique sénégalaise.

Plusieurs fois ministres, il a la particularité d’avoir cheminé avec les prédécesseurs du président Macky Sall. D’abord en tant que numéro deux du Parti démocratique sénégalais (PDS) alors dans l’opposition et ensuite secrétaire général du Parti libéral sénégalais (formation politique née des flancs du PDS).

Avec la casquette de leader du PLS, il soutient la candidature du président Abdou Diouf en 2000. Me Ngom va par la suite dissoudre son parti au sein du PDS après l’arrivée de Wade au pouvoir.

Aujourd’hui président du mouvement Libéral Ca Kanam, il se présente comme un acteur de la mouvance présidentielle en envisageant de soutenir la réélection du président Macky Sall à la prochaine élection présidentielle prévue en 2019.

Oumar Sarr : L’arrêté Ousmane Ngom est dépassé, nous maintenons notre itinéraire

 Présent ce jeudi matin à la préfecture de Dakar pour rencontrer le préfet, Oumar Sarr, coordonnateur du Pds et membre de la coalition Manko Wattu Sénégal, explique que l’arrêté d’Ousmane Ngom brandi n’a plus sa raison d’être.

«C’est nous, en fonction de notre objectif, qui définissons ce parcours-là. Nous, nous avons défini notre parcours et nous tenons à le respecter. Il faut bien comprendre que cet arrêté était pris dans des conditions particulières ou pratiquement il y avait une insurrection larvée dans ce pays », tente de justifier Oumar Sarr.

Interrogé sur sa participation à la manifestation de demain, vendredi, il a confié à nos confrères qu’il sera bien de la partie. « Moi, j’y serai. C’est pour exercer notre droit constitutionnel et moi je suis prêt à tout pour le droit constitutionnel », a-t-il dit.

Oumar Sarr et la coalition Mankoo wattu senegaal faisaient face à la presse, ce jeudi 13 octobre, après leur rencontre avec le préfet de Dakar.

Les Cadres libéraux de Dakar flinguent Ousmane Ngom, Djibo Kâ et Frank Timis


La Cellule des Cadres Libéraux de Dakar (CCLD) qui s’est réunie mardi en assemblée ordinaire, et en assemblée extraordinaire à la Permanence nationale du parti, a tiré à boulets rouge sur Ousmane Ngom, Djibo Kâ et Freank Timis, avant de saluer l’initiative prise par Mankoo Wattu Senegaal d’organiser une marche ce vendredi pour «sensibiliser les citoyens et citoyennes, soucieux du devenir de la Nation sur les actes posés par le régime».

Le CCLD s’est désolée de la sortie de Ousmane Ngom «en ce qu’elle traduit l’immaturité intellectuelle de quelqu’un qui a occupé de hautes responsabilités gouvernementales et qui se révèle être incapable de mesurer la portée de ses élucubrations» et «regrette surtout qu’un homme, dont l’esprit s’est ouvert à la réalité du monde grâce à Maître Wade, tombe aussi bas et se laisse instrumentaliser pour échapper à une cour de justice elle-même instrumentalisée (la Crei), et surtout qu’il réussisse le tour de force de s’illustrer aussi tristement».

Hormis Ousmane Ngom, Djibo en a aussi pris pour son grade de la part du CCLD qui a fustigé avec véhémence «les soi-disant conseils avisés de Djibo Ka suggérant le prolongement du mandat des députés par le couplage présidentielle/législatives. A ce monsieur dont tous les Sénégalais ont identifié la promptitude à virer de bord, au gré des râteliers, la CCLD recommande tout bonnement de méditer ces paroles de Montesquieu : «Ne sentirons-nous jamais que le ridicule des autres?»

En abordant l’affaire PETROTIM, la CCLD estime que, «dans tous les cas, loin de constituer une menace pour ceux que monsieur Timis qualifie de diffamateurs, cette plainte est une aubaine pour les défenseurs des intérêts du Sénégal réunis dans l’opposition et la société civile, pourvu que le procureur de la République diligente l’affaire et que, dans les meilleurs délais, l’on puisse voir le bien du peuple revenir au peuple et non à une famille et à ses thuriféraires».

Mody Niang démolit Ousmane Ngom : Waaw, kii moom, ndax gor la !

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Oui, je me suis posé plusieurs fois cette question, exprimée en langue walaf et titre de ce texte. Oui, je me la pose encore aujourd’hui, après ses « révélations » de ces derniers jours, qui lui ont valu de presque partout une volée de bois verts : « Me Ousmane Ngom est-il un gor, a-t-il vraiment le sens de l’honneur et de la dignité ? » Sans doute, connaissant assez bien la trajectoire politique de l’homme, ai-je une idée sur la réponse à cette question. Je souhaiterais faire un rappel de cette trajectoire tortueuse, pour permettre à mes compatriotes de répondre à ladite question.

Auparavant, Je donnerai mon point de vue sur ses fameuses « révélations » qui soulèvent quand même des questions : pourquoi l’homme a-t-il attendu quatre ans et demi après pour faire ces « révélations » qui n’ont vraiment aucun intérêt pour le Sénégal et les Sénégalais ? Me Wade serait-il à ce point attaché au pouvoir qu’il décide de le confisquer alors que, le 25 mars 2012 à vingt heures, tout le Sénégal, toute la Communauté internationale savait que les carottes étaient déjà cuites ?

Avec quels moyens arriverait-il à ses fins si, toutefois, telle était sa volonté ? Aucun, à mon sens et Me Wade était quand même suffisamment intelligent pour comprendre que, depuis la mise en œuvre du Code électoral consensuel de 1992, on ne peut plus confisquer un pouvoir démocratiquement perdu au Sénégal.

Abdou Diouf le comprenait tout aussi bien au soir du 19 mars 2000 : personne ne pouvait l’embarquer dans une aventure de confiscation d’un pouvoir perdu. Même pas quelques faucons socialistes qui, semble-t-il, ont tenté le coup. Un autre faucon, celui-là de l’entourage de Me Wade, Serigne Mbacké Ndiaye plus exactement, s’est essayé, naturellement sans succès, à ce sot exercice, en déclarant subrepticement la victoire de son mentor au soir du 25 mars 2012.

Les « révélations » de Me Ousmane Ngom – pour revenir à lui –, n’ont donc aucun sens, aucun intérêt, sinon pour lui-même qui pense sûrement, par ce biais, faire plaisir au Président de la République et consolider sa place à ses côtés. Il faut qu’il vive, il ne peut plus se passer de l’oxygène du pouvoir. C’est pourquoi il est prêt à se livrer toutes les compromissions, à tous les reniements. Il constitue véritablement un cas, que notre compatriote Papa Samb a d’ailleurs abondamment expliqué dans son excellente contribution publiée à la page « Opinions et Débats » du journal Le Quotidien du 07 octobre 2016. Notre texte s’inscrit exactement dans la même perspective complétant, chemin faisant, et par endroit, celui de notre brillant compatriote qui n’y verra sûrement aucun inconvénient.

Je prendrai pour point de départ le réveil particulièrement brutal de Me Ngom, à l’aube du lundi 20 mars 2000, quand il s’est rendu alors compte que la défaite de son candidat (Abdou Diouf) ne faisait plus l’ombre d’aucun doute. Le 1er avril 2000, il a observé de loin, et sûrement avec beaucoup de regret et d’amertume, l’installation officielle du vainqueur, Me Abdoulaye Wade.

Pendant les quatre longues années qui ont suivi, il a broyé du noir, rasé les murs et tiré désespérément le diable par la queue. Les gens qui le connaissaient de près disaient de lui qu’il ne tenait plus le coup et perdait manifestement de sa superbe. Les plus méchants avançaient même qu’il maigrissait terriblement. N’en pouvant alors vraiment plus, il a commencé à manœuvrer et à grenouiller pour se faire pardonner et retrouver la place qu’il n’aurait jamais dû quitter. A force d’acrobaties, il y réussit et regagna « la maison du père », au moment où son pire frère ennemi (Idrissa Seck) la quittait, le 21 avril 2004.

On connaît la suite : bien incrusté dans le système libéral et ayant désormais son passé lourd et compromettant derrière lui, il devenait particulièrement arrogant et injurieux vis-à-vis de l’opposition pour laquelle il n’avait plus aucun respect. A l’image de son maître, il nous tenait dans le mépris le plus total et considérait que nous n’avions pas de mémoire. Ainsi, on l’entendait, à l’occasion de nombreuses sorties, notamment au cours du débat organisé par la télévision « nationale » le 31 décembre 2009, après le message à la Nation du Président de la République, avancer des contrevérités et charger sans ménagement les Socialistes.

Il se comportera de la même manière au cours d’un autre débat sur le bilan des dix ans de l’alternance. « Avec les Socialistes, c’était l’immobilisme. Quand nous sommes arrivés au pouvoir, nous avons trouvé des terres en friche », lançait-il, condescendant. Le pouvoir et ses délices corrompent et rendent vraiment fou ! « Quand nous sommes arrivés au pouvoir ! » Qui nous ? Avait-il oublié que, le 19 mars 2000, il a voté et appelé à voter en faveur du candidat Diouf, dont il était l’un des porte-parole lors de la campagne électorale !

« Nous avons trouvé des terres en friche », poursuivait-il ! Mais, il n’était point de la partie ! L’avait-t-il déjà oublié ? Donc, aveu de taille, le 19 mars 2000, son vote s’était porté sur le candidat qui incarnait « l’immobilisme » et les « terres en friche », Abdou Diouf. Apparemment, il oublie tout ou pense, comme son ancien maître (Wade), que nous sommes amnésiques. Administrons-lui quand même la preuve qu’il n’en est rien, et rappelons-lui son passé peu valorisant qui va du 18 juin 1998 au 19 mars 2000 !

Nous nous souvenons qu’après les élections législatives du 24 mai 1998, Me Ousmane Ngom, qui dirigeait la liste départementale (Pds) de Saint-Louis, a été battu à plate couture. Ayant mal supporté sa défaite et reprochant vivement à Me Wade « sa gestion antidémocratique du Pds et la manière dont les investitures avaient été menées » (il aurait souhaité être sur la liste proportionnelle plus sécurisante), il rompit les amarres avec ce parti et son chef, après un compagnonnage de plus de 20 ans. Il péta d’ailleurs carrément les plombs et adressa à Me Wade un véritable brûlot qui, semble-t-il, l’avait beaucoup affecté. Dans cette lettre incendiaire, Me Ngom écrivait notamment : « Vous pensez pouvoir toujours, par la ruse, dérouter et déstabiliser vos interlocuteurs (…). Mais cette fois-ci, la ficelle est trop grosse et la manœuvre ne passera pas. » Au fur et à mesure, le ton montait et devenait plus fielleux encore. « Vous parlez comme un démocrate et vous agissez comme monarque », lui assénait alors Me Ngom qui poursuivait, avec cette terrible confession, qui soulève encore bien des questions aujourd’hui :

« Avec vous, après vingt quatre ans sous votre ombre, j’aurais appris beaucoup de choses qu’un homme doit faire ; mais aussi trop de choses qu’un homme ne doit pas faire. C’est pourquoi je reprends ma liberté et je demande pardon à Dieu. »

En conclusion de sa lettre incendiaire, Me Ngom évoquait la succession au sein du Pds sous la forme d’une invite à méditer l’anecdote relative à Nietzche qui, « au soir de sa vie, (réunit) ses disciples pour leur demander de brûler tous ses livres. » Le philosophe allemand expliquait ainsi sa demande : « Mon vœu le plus ardent est que mes disciples me dépassent plutôt que de replonger en permanence dans mon œuvre. » Il continuera de plus belle ses sarcasmes contre son ancien mentor qui était, naturellement, en tout différent de Nietzche. Sans doute, n’avait-il pas tout à fait fort si on considère que, à près de 92 ans, il se prend encore pour la seule constante du PDS qui l’accepte. Bref, le spécialiste du reniement créera son parti, le Parti libéral sénégalais (le PLS), le 18 juin 1998. Il ne ménagera alors plus aucun effort et s’investira à fond dans les différentes entreprises menées pour empêcher Me Wade d’accéder à la magistrature suprême.

Dans sa croisade féroce contre celui qui était devenu désormais l’ennemi à abattre, il se retrouvait avec deux anciennes connaissances, Jean Paul Dias et le Pr Serigne Diop, qui avaient eux aussi quitté « la maison du père » et créé leurs propres partis, respectivement le Bloc des Centristes Gaïndé et le Pds-Rénovation. Pour une raison ou pour une autre, tous les trois en voulaient particulièrement à leur ancien mentor. A quelques encablures de la déterminante élection présidentielle du 27 février 2000, ils portèrent sur les fonts baptismaux la fameuse « Convergence patriotique », et rivalisèrent d’ardeur à critiquer régulièrement et sévèrement Me Wade, confortant ainsi notablement les Socialistes, dans leur volonté alors farouche de diaboliser celui qui était considéré comme leur principal adversaire. Les trois compères franchirent finalement le Rubicon et apportèrent publiquement, à un peu moins de trois mois de l’important scrutin présidentiel de l’an 2000, leur soutien sans faille au candidat sortant Abdou Diouf. Le samedi 18 décembre 1999, ils réunirent ce qu’ils appelaient alors la convention nationale d’investiture de la «Convergence patriotique». Dans la déclaration-résolution qui sanctionnait les travaux de ladite convention, les trois acolytes déclaraient sans état d’âme :

« Vu la menace que représente l’ascension au pouvoir d’hommes caractérisés par une ambition personnelle manifeste de gouverner, le peuple sénégalais doit refuser les promesses irréalisables et démagogiques de ces marchands d’illusion ».  La même résolution poursuivait son sévère réquisitoire contre Me Wade en ces termes :

« Convaincus de la menace que représenterait pour notre patrie l’ascension au pouvoir d’hommes caractérisés par une ambition personnelle qui a fini de les aveugler, une incapacité et une inconséquence avérées dans le comportement, les militants et les militantes du PDS-R, du BCG et du PLS ont décidé d’investir le candidat Abdou Diouf» (Le Soleil du 20 décembre 1999). La résolution se fit plus explicite et plus dévastatrice encore. Elle martela :

« Après avoir reconnu avoir combattu ouvertement Diouf et à visage découvert, nous nous sommes rendu compte que ceux en faveur de qui nous nous mobilisions ne le méritaient pas. Alors, nous avons marché sur notre orgueil pour converger vers la patrie. » Ils exprimèrent ensuite leur refus catégorique de continuer de cheminer avec cet homme (Me Wade) caractérisé « par une ambition personnelle qui a fini de l’aveugler, une incapacité et une inconséquence avérées dans le comportement ».

Nos trois « mousquetaires » investirent donc le candidat Abdou Diouf et se lancèrent avec lui dans la conquête du Palais de l’avenue Léopold-Sédar-Senghor. Me Ousmane Ngom, en particulier, se distinguait dans ses attaques en règle contre Me Wade, candidat de la Coalition Alternance 2000 (Ca 2000). Nous nous souvenons encore comme si c’était hier, de cette fameuse jonction, qui a eu lieu devant la RTS, entre le cortège du candidat Diouf et celui de la « Convergence patriotique ». On était alors en pleine campagne pour l’élection présidentielle cruciale de l’an 2000. Nos mémoires sont encore fraîches de ce spectacle émouvant d’un Me Ousmane Ngom se jetant en pleurs comme un enfant dans les grands bras de son « candidat de l’avenir au soir de sa carrière » (l’expression est de lui-même). Reprenant ses esprits après quelques tapotements de son candidat lui-même au bord des larmes, Me Ngom s’exclama, joignant le geste à la parole : « Abdu ca kanam !»  Ce qui signifie : « En avant Abdou pour la victoire ! »

Rappelons quand même que Me Ngom avait jeté le discrédit et dirigé sur Me Wade tous les soupçons, en confessant que ce dernier lui avait appris tout ce qu’un homme devait savoir, mais également ce qu’il ne devait jamais faire, apportant ainsi délibérément et abondamment d’eau dans le moulin des adversaires les plus irréductibles du « Pape » du SOPI, qui l’accusaient alors de tous les pêchés d’Israël, y compris d’être partie prenante dans l’ignoble assassinat du juge Babacar Sèye, en mai 1993.

Me Ngom n’avait pas manqué non plus de tirer à feux particulièrement nourris sur Me Wade, suite à ses fameuses déclarations de Paris considérées, à l’époque, comme un appel à l’armée. Il était alors en tournée politique dans la Région de Ziguinchor. Il qualifia sans ambages et sans précaution l’appel de Me Wade de subversif. « Ce qui, précisa-t-il, au regard de la constitution, de nos lois, est un délit grave ». Et il enfoncera le clou en ajoutant ceci : « Ce qui est sûr, c’est qu’il ne restera pas impuni ».

Me Ngom ne ménageait donc pas le moins du monde le principal adversaire du candidat Diouf. Toutes les occasions étaient bonnes pour tirer à boulées rouges sur lui et s’incruster ainsi dans les bonnes grâces de son « candidat de l’avenir au soir de sa carrière ». Il poussera le bouchon jusqu’à cette terrible affirmation : « Il est préférable de confier les destinées du pays à un mouton plutôt qu’à Me Wade. » On le constate donc, Me Ousmane Ngom avait tout mis en œuvre pour barrer à son ancien compagnon la route vers la Présidence de la République. On connaît la suite : Me Wade est malgré tout élu le 19 mars 2000.

Me Ngom commença donc sa traversée du désert, nous l’avons rappelé plus haut. Mais le désert est vaste, sec, chaud et inhospitalier. Il faut beaucoup de courage pour en supporter les affres. Or, Me Ngom n’en a manifestement pas. Il ne tarda donc pas à prendre sa décision : retourner sur ses pas et, toute honte bue, emprunter le chemin qui menait vers la maison de l’ex-père, qui tenait fermement entre ses mains, depuis le 1er avril 2000, la clé qui ouvre la porte des « délices » du pouvoir. Il commença, sans état d’âme, à fréquenter assidument les plateaux de télévision, pour faire oublier son passé et retrouver les bonnes grâces de l’homme qui ne serait jamais devenu Président de la République, si ses vœux avaient été exaucés. Alors, son ancien compagnon qui valait moins qu’un mouton avant le 19 mars 2000, allait devenir presque un Dieu, qui réussissait tout ce qu’il entreprenait. Il peignait autrement l’homme qui « parlait en démocrate et agissait en monarque », le « marchand d’illusion » d’hier, qui « (pensait) pouvoir toujours, par la ruse, dérouter et déstabiliser (ses) interlocuteurs », et enseignait « trop de choses qu’un homme ne doit pas faire ». Voici, en quels termes fort élogieux, celui qui était parvenu entretemps à devenir Ministre du Commerce (le 4 juillet 2004) puis de l’Intérieur en novembre de la même année s’exprimait :

« Lorsque j’ai vu le majestueux bateau Aline Sitoé Jaata, je pensais que le père Noël était arrivé beaucoup trop tôt. Et que je vois le maire de Dakar et le secrétaire exécutif de l’Anoci Abdoulaye Baldé, traverser le tunnel de Soumbédioune, je me suis dit que le père Noël était apparu au grand jour. Mais quand j’ai vu arriver les nouveaux passeports à puces numérisées, j’ai eu la certitude que le père Noël était réel, qu’il était en chair et en os et a pris les traits et le visage d’un homme. Et c’est Me Abdoulaye Wade. » (Walf’Grand-Place du 28 décembre 2007).

Propos vraiment dignes du courtisan, du traitre repenti qu’il est. Propos indignes d’un ministre de la République.

En tout cas l’homme était parvenu à ses fins : il avait retrouvé sa place auprès du « père ». Il restera Ministre de l’Intérieur jusqu’au 25 mars 2012, jour de la défaite sans équivoque de celui qui allait redevenir rapidement son ex-mentor. Une nouvelle ère compliquée s’ouvrait encore devant lui. Ere d’autant plus compliquée qu’il allait être poursuivi dans le cadre la « Traque des biens mal acquis ». Dès les premiers mois de la gouvernance de Macky Sall, il sera la cible des « Apéristes », soucieux certainement de se venger des misères qu’il a fait subir à leur mentor pendant sa traversée du désert. Il réagira violemment à ces attaques, en traitant le nouveau Président de la République et son Premier Ministre d’alors de « grands bandits et de délinquants financiers ». Malmené plus tard dans le cadre de la « Traque des biens mal acquis », il déclarera se retrouver, avec sa famille, « dans une prison à ciel ouvert ». Pourtant, il se tirera miraculeusement d’affaire et rejoindra le Président Macky Sall qui l’attendait à bras ouverts. Dans la dernière partie de son excellente contribution du vendredi 7 octobre (citée plus haut), notre compatriote Papa Samb nous a expliqué comment les deux compères se sont rapprochés. Le lecteur intéressé peut s’y reporter. Il ne le regrettera sûrement pas.

 

La réponse à la question posée dès le début de cette contribution est sans équivoque, de mon point de vue tout au moins. Elle a été clairement exprimée tout au long de ce texte. Mais, par-delà cette réponse presque évidente, ce qui pose encore plus problème, c’est l’empressement avec lequel le Président de la République a récupéré ce personnage tortueux, sulfureux et très controversé. Ce personnage pour qui l’honneur et la dignité n’ont plus aucun de sens. Même si nous connaissons le penchant irrésistible du Président de l’APR à recourir sans état d’âme à la détestable transhumance, nous comprenons difficilement l’attrait qu’exerce sur lui cet homme qui a moralement et politiquement tout perdu.

Peut-être que, comme ancien Ministre de l’Intérieur, il en sait un peu trop sur lui ! Ne l’accusait-il pas déjà de « grand banditisme et de délinquance financière » ? Le très vertueux Président de la République du Sénégal est en tout cas coutumier de tels faits. Nous nous souvenons, en effet, que c’est lui-même qui a fait le déplacement pour aller débaucher jusque chez lui un autre nauséabond transhumant : Djibo Leïty Ka, dont la tortuosité fera l’objet d’une toute prochaine contribution. C’est, du moins, ce qui nous a été annoncé.

Dakar, le 10 octobre 2016

Mody Niang

Ousmane Ngom-Djibo Kâ : Agents de diversion et «monstres froids


Ousmane Ngom-Djibo Kâ, deux hommes politiques controversés.

Ousmane Ngom-Djibo Kâ, deux hommes politiques controversés.
Il y a quelques jours, Ousmane Ngom s’est livré à un exercice diabolique et peu digne de ses ex-responsabilités d’Etat, visant à discréditer son ex-mentor sur des propos gravissimes que celui-ci aurait tenus au soir du second tour de l’élection présidentielle de 2012. La bronca générale qui a répondu à ces coups de poignard dans le dos de Me Wade l’a incité à rectifier lesdits propos, trois à quatre jours plus tard seulement ! Dans la foulée, Djibo Kâ, plus petit maure que grand berger, fait endosser à son parti une proposition consistant à coupler les législatives (de 2017), aux locales et à la présidentielle (de 2019).

Le premier a fini par craquer en réinventant opportunément ses propos, mais, tout le monde ou presque a compris que cette rétractation est de pure forme. L’ADN ne ment jamais, jusqu’à preuve du contraire. Quant au second, il a juste l’avantage d’exprimer le point de vue d’un parti politique légalement reconnu, ce qui participe de ses droits constitutionnels.

Le pouvoir a ses délices, de ceux qui font perdre la tête aux grands parvenus de leur petite histoire. Il a également ses servitudes, de ceux qui contraignent ces mêmes grands parvenus à se salir les mains dans le cambouis, à patauger dans la gadoue, à remuer la langue dans la menterie. Ousmane Ngom et Djibo Kâ ont fait le choix de s’installer dans ce système sans vergogne qui transforme nos politiciens en des monstres froids devant l’éternel.

En réalité, nous sommes en présence de deux aventuriers de la politique dont le grand dessein est de se mettre au service des causes identifiées par les gouvernants. En l’occurrence, ils sont des agents politiciens qui travaillent pour Macky Sall – c’est leur droit. L’un, Ousmane Ngom, était sur la liste noire de la cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), il n’y est plus grâce à ces miracles qui ne sont possibles qu’en politique. Il doit donc faire ses preuves au service de celui qui pouvait être son bourreau, lui le ministre de l’Intérieur le plus répressif de l’histoire politique du Sénégal !

L’autre, Djibo Kâ, est un politicien professionnalisé depuis plus de quatre décennies, période durant laquelle il a plus souvent vécu aux crochets des contribuables que de ses compétences personnelles. Sa particularité : avoir servi tous les présidents de la république depuis l’indépendance. Sa proposition sur le couplage des scrutins pour l’année 2019 est une hérésie qui récompense les incompétences organisationnelles et techniques d’un pouvoir peu enclin à revenir de sitôt devant les électeurs. Avec lui, les principes de la démocratie sont des variables manipulables et corvéables à souhait.

Les deux « soldats », vieux briscards politiques contre qui la postérité risque d’être extrêmement sévère en termes d’éthique et de moralité, ont agi sur deux registres différents dont ils pensent qu’ils servent Macky Sall. Les propos de Me Ngom, sans cause ni prétexte d’évocation, avaient pour objectif de détourner les regards publics centrés sur le brûlant dossier du pétrole qui met en cause le président de la république et son jeune frère. C’est donc une tentative de diversion exécutée par un agent de diversion. La proposition de Djibo Kâ participe elle aussi de cette distraction, avec un aspect plus tragique qui touche aux chances de survie du régime lors de législatives loin d’être gagnées d’avance. Jamais un régime politique n’a été aussi fragile et impopulaire que celui du président Sall.

Ousmane Ngom et Djibo Kâ sont, malheureusement, les deux faces d’une classe politique foncièrement marchande contre laquelle les Sénégalais sont en colère depuis bien longtemps, passant d’un camp à l’autre, transhumant de pâturages en pâturages, trahissant à tour de bras et de langue, reniant conviction sur conviction. Il faut voir : qui se rassemble s’assemble. En fait de reniement, Ngom et Kâ ne sont pas forcément les meilleurs exemples à exhiber sur la place publique…

Source Impactsn

Quand Ousmane Ngom nous afflige (Par Oumou Wane)


Quand Ousmane Ngom nous afflige (Par Oumou Wane)

Je me souviens du soir du 25 mars 2012.

Après 12 années de règne du patriarche de la nation, Me Abdoulaye Wade, et je ne dirai jamais assez ce que le pays lui doit, la télévision nationale annonçait la victoire aux élections présidentielles de Macky Sall, en qui tant de nos compatriotes fondaient leurs espoirs.

Peu importe pour qui chacun avait voté, nous étions fiers ce soir-là de voir notre pays, si jeune dans son indépendance, assurer sa transition démocratique non sans heurts, ni incidents, mais sans triche ni contestation. Sitôt la victoire annoncée, nous apprenions que le Président sortant avait pris soin de téléphoner à son challenger, pour le féliciter, dans la plus pure tradition républicaine.

Je me souviens avoir éprouvé à ce moment précis un sentiment de confiance et d’espérance envers mon pays, prêt à grandir encore dans la paix et à prospérer. Jusqu‘aujourd’hui, il m’arrivait encore de m’accrocher à ce souvenir lorsque l’horizon s’obscurcissait. À chaque fois que la coupe à scandales débordait, je me rassurais en pensant que ces moments vécus ensemble resteraient à jamais gravés dans les annales qui édifiaient notre Histoire.

 Mais voici à présent dans ce beau pays, que même les souvenirs sont salis. J’en veux pour preuve les déclarations à la noix de Monsieur Ousmane Ngom. 

Me Ousmane Ngom, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, ancien ministre de l’intérieur d’Abdoulaye Wade, après avoir accusé Macky Sall de toutes les malversations sans jamais rien pouvoir prouver, retourne tout simplement sa veste par l’odeur du pouvoir alléché, en accusant l’ancien Président Wade, d’avoir voulu confisquer le pouvoir en 2012. « Je lui ai demandé d’appeler Macky Sall pour le féliciter, il m’a dit doumako def ! », dit-il désormais. 

 Alors pour quelles raisons Me Ousmane Ngom soutient que Me Abdoulaye Wade avait, dans un premier temps, refusé d’appeler son rival de la Présidentielle de 2012 pour le féliciter ? Est-ce pour briller lui même en tentant de ternir l’image de l’ancien Chef d’Etat ? Peut-être, mais ne soyons pas naïfs, c’est plus certainement pour valser d’un bord à l’autre selon des intérêts personnels et se mettre en position de donner des gages au nouveau chef !

La politique reste ce qu’elle est et les manœuvres en font partie. Cependant, jeter le discrédit sur Me Wade par cette sortie inconvenante n’apporte rien à la démocratie sénégalaise, d’autant qu’Abdoulaye Wade avait reconnu sa défaite avant même les résultats officiels d’un scrutin qui s’est déroulé pacifiquement.

J’ai retrouvé sa déclaration : «(…) Comme je l’avais toujours promis, je l’ai donc appelé dès la soirée du 25 mars au téléphone pour le féliciter», avait expliqué le chef de l’Etat sortant. « Vous avez été nombreux à vous rendre aux urnes et à voter librement, dans le calme et la sérénité», et «je vous félicite tous et toutes pour la part déterminante que chacun de vous a jouée dans ce processus», avait-t-il ajouté.

Reprenons si bon nous semble ce que nous avons donné et brulons ce que nous avons adoré, mais laissons au vieux lion son image de démocrate, bâtie au prix de toute une vie au service de son pays. Il me semble aujourd’hui, que quiconque ne peut adoucir les relations entre Wade et son dauphin Macky, deux personnalités qui ont cheminé ensemble pendant plus de 20 ans, doit s’abstenir de jeter de l’huile sur le feu, ni d’exacerber les passions qui ravagent les remparts de notre jeune démocratie !

Le drame avec nos hommes politiques c’est qu’ils se pensent plus intelligents que tout le monde… Ils ont tellement fait, refait, cousu, décousu, manipulé et remanipulé, qu’ils en sont arrivés à croire que le peuple, souverain, républicain et silencieux jusqu’aux bouts des ongles est resté demeuré dans ses principes et ses idées.

C’est bien-là ignorer l’éducation et la conscience politiques d’un électorat qui a joué par le passé bien des tours à Diouf, Wade et pourrait le faire à Macky Sall ! Notre peuple est gentil parfois, patient toujours mais tellement implacable ces fameux dimanches où il s’agit de choisir ou de rejeter !!! C’est ici la limite de nos gourous en politique, qui sont les derniers à voir le peuple changer et son opinion basculer. On éduque la nation à grands renforts d’investissements, mais on se comporte avec elle comme si elle était incapable et irréfléchie ! 

Le Chef de l’Etat se félicite aujourd’hui « des performances économiques et sociales remarquables du Sénégal et exhorte le gouvernement à maintenir et renforcer la dynamique d’accélération de la croissance (…) en vue de la consolidation du bien-être social durable et équitable des populations ». Voici l’essentiel ! Ce dont notre peuple a besoin ! Prions pour que cette vision novatrice pour l’essor national porte ses fruits, afin que nous devenions champion du monde d’autre chose que de la basse polémique politicienne. Sauf à vouloir se complaire dans l’hystérie sénégalaise !

  Oumou Wane

Le wax waxéét d’Ousmane Ngom : «Je n’ai jamais soutenu que le Président Wade avait refusé d’appeler Macky»


Revirement de Ousmane Ngom : «Je n’ai jamais soutenu que le Président Abdoulaye Wade avait refusé d’appeler Macky Sall»

Après le tollé suscité par ses propos selon lesquels Wade aurait refusé d’appeler Macky Sall au soir de sa défaite, lors de la présidentielle de 2012, Ousmane Ngom revient pour déclarer qu’il n’a jamais dit une telle chose.

« Je n’ai jamais soutenu que le Président Abdoulaye Wade avait refusé d’appeler Macky Sall. Je parlais plutôt par rapport à l’heure d’appel, a-t-il précisé. La discussion se tournait autour du moment où il faut l’appeler, parce que la question d’appeler son challenger en Afrique est aujourd’hui quelque chose de banal. »

L’ancien ministre de l’Intérieur assure que ses « propos ont été tronqués et sortis de leur contexte. D’ailleurs, quand je tenais ses propos, il n’y avait même pas de journaliste ».

Se voulant plus précis, il ajoute : « La discussion se tournait autour de la foi en Dieu et de croire aussi en son destin. Et sous ce rapport j’expliquais le fait que le président Abdoulaye Wade a, par le fait d’appeler Macky Sall, montré un acte de foi. Donc je disais lors des funérailles que la personne doit en toute circonstance accepter le destin. Ces propos ont été sortis de son contexte par des gens qui cherchent à faire du buzz. »

« Ousmane Ngom n’a pas le droit de ternir l’image de Me Wade »


A Touba pour prendre part au magal de Serigne Abdou Khadre Mbacké, son guide spirituel depuis le 1er juillet 1984, Souleymane Ndéné Ndiaye n’a pas manqué de tonner contre Me Ousmane Ngom qui, selon lui, a tenté de ternir l’image du Président Abdoulaye Wade, maladroitement.
Pour avoir dit que l’ex-Chef de l’Etat n’avait jamais voulu féliciter le Président Macky Sall en 2012, Ousmane Ngom s’est attiré les foudres de l’ex-premier ministre que soutient mordicus que de telles allégations sont absolument fausses.

Répondant aux questions de Dakaractu, l’hôte de Cheikh Bass Abdou Khadre s’est voulu limpide dans sa mise au point : « même si ce qu’il dit est vrai, il n’a pas le droit de revenir sur toutes ces choses. Il n’avait pas à dire que Me Abdoulaye Wade avait refusé d’appeler le président Macky Sall parce que le dire n’apporte rien. Au contraire, c’est un peu ternir l’image de Maître Abdoulaye Wade qui  a quitté le pouvoir avec l’image d’un démocrate. Wade aurait pu faire comme les autres ».

Souleymane Ndéné de donner sa version de l’histoire : « C’est lui-même, Wade,  qui m’a appelé pour me demander d’appeler Macky Sall avant 20h. Et, ce parce que, d’après les résultats qui tombaient à travers les radios, Macky Sall était manifestement vainqueur du deuxième tour. Ousmane a tort de rappeler cet événement surtout que cela m’apporte rien à la démocratie, bien au contraire cela gâche beaucoup dans ses relations avec Me Abdoulaye Wade et même sa réputation, en tant qu’homme politique ».
Notre interlocuteur de déplorer l’attitude qu’ont certains hommes politiques de transhumer pour ensuite trahir  leurs anciens collaborateurs. « Le trahison est devenue le propre des politiciens. Il faut légiférer et interdire aux transhumants de voter leur vie durant. Il  ne faut pas que la trahison soit encouragée ».

Ousmane Ngom a donné à Macky une raison de ne pas lui faire confiance


AÏDA GAYE (Ex-députée Pds): " Ousmane N'gom a donné à Macky une raison de ne pas avoir confiance en lui '
  » Me Ousmane N’gom  n’a raconté que contrevérité! Jamais le Président Wade ne lui a demandé de truquer une élection parce que jamais il n’en avait besoin » . La colère d’Aïda Gaye est indescriptible. Pour l’ancienne députée libérale, Me Ousmane N’gom  » a raté la bonne occasion de se taire ».
Elle poursuit :  » Il a  donné au Président Macky Sall une bonne raison de ne pas avoir confiance en lui.  Abdoulaye Wade a juré et a respecté sa promesse selon laquelle il ne marcherait jamais sur des cadavres pour entrer au palais. Ousmane N’gom est loin de ressembler à Ousmane Tanor Dieng  qui n’a trahi ni Senghor, ni Diouf. Jamais on ne l’a entendu  raconter une seule discussion qu’il a eue avec ces autorités!  »

Aïda Gaye de confier que l’ancien libéral avait commencé à montrer sa vraie nature depuis l’UJT.  Je tiens à encourager le Président Moustapha Diakhaté pour la franchise qu’il a eue de dénoncer ce manque de confidentialité. Nous l’encourageons à déposer une  proposition de loi dans ce sens…  »

Ousmane Ngom comme Joseph Fouché (Par Abdoul Aziz Diop)


REPLIQUE : Ousmane Ngom comme Joseph Fouché (Par Abdoul Aziz Diop)

Comme tous les sénégalais, je suis véritablement indigné par la récente sortie de Ousmane Ngom ancien ministre  de la police sous Me Wade. Homme misérable, sans convictions, lâche et opportuniste….Un roman n’y suffirait pas à répertorier les insultes et odieux qualificatifs attribués à ce judas des temps modernes comme ce fut le cas de Joseph Fouché ancien ministre de la police de Napeleon immortalisé le  » crime » par Chateaubriand dans ses Mémoires d’outre- tombe.

A cause de ses revirements politiques, il fait partie de ces noms de l’histoire politique du Sénégal qu’une odieuse réputation précède à la moindre évocation. Lorsqu’on entend parler de ousmane NgM, il y’a fort à parier que les termes de trahison ou d’abjection s’empressent aux lèvres de celui qui l’ évoque. En plus de ces qualificatifs odieux sur l’homme, on découvre un homme précurseur du mal totalitaire en germe dans nos murs. 

Ces hommes qui ont aujourd’hui une existence existancielle doivent prendre leur courage à deux mains de rallier directement le camp du pouvoir que de se révéler à chacun de leurs discours comme de vulgaires mendiants qui font tout pour plaire au régime pour ainsi être associés  » au banquet des mendiants ».

Ousmane Ngom doit prendre son courage à deux mains et accepter de se présenter devant la justice pour vider tous ses dossiers que l’on qualifie de « Scandales » du régime précédent. A défaut, il restera un etrenel otage donc un eternel irresponsable qui chaque jour pousse le ridicule au comble.

Certainement Idrissa Seck va rire sous cape car lui au moins a très tôt compris l’homme car répondant à un journaliste qui lui demandait pourquoi il s’oppose à la « re-venue » de ousmane Ngom au Pds, idrissa répondit:  » un traitre restera toujours un traitre et lorsque les conditions d’une nouvelle trahison se présentent, il trahira encore ».

Maître Wade avait autant besoin de Ousmane qu’il le méprisait. 

Wade comme Napoléon pouvait dire :  » comment voulez vous que j’ai confiance en un ministre qui un jour fouille dans mon lit et l’autre dans mon portefeuille? ».

Comme Ousmane inaugure l’ere des révélations, le peuple l’attend sur :

Le dossier « Securiport »

Le dossier  » des passeports numérisés « 

Le dossier  » des cartes d’identite  » et autres.

A défaut qu’il se taise à jamais sinon à chaque fois qu’il ouvre sa bouche c’est pour nous conforter dans les propos de Idrissa Seck à son endroit…. Un traitre!

Abdoul Aziz Diop

Secrétaire général des Cadres Liberaux- FNCL

Samuel Sarr à Ousmane Ngom : Un menteur amnésique et falsificateur…

 

Samuel Sarr rectifie Ousmane Ngom : « il a falsifié l’histoire…Abdoulaye Wade a été un grand démocrate ce jour du 25 mars 2012 »
Cette page de l’histoire de l’élection présidentielle du 25 mars 2012 n’a souffert d’aucune contestation. Mais pourquoi Ousmane Ngom veut être le héros de la victoire de Macky Sall en 2012 ? Selon ses dires, c’est lui qui aurait forcé le président Abdoulaye Wade à appeler Macky ce 25 mars 2012 pour le féliciter. Et il se donne le beau rôle et fait endosser le  manteau de dictateur à Wade…
Voici ce qu’il dit…
« Je suis revenu au palais  pour lui faire savoir que les tendances sont lourdes et qu’on a aura pas 40% des voix. Je lui ai dit d’appeler Macky Sall pour le féliciter, mais il répond, doumakodef. Je lui rappelle qu’il avait dit qu’il ne ferait pas moins qu’Abdou Diouf qui l’avait appelé pour le féliciter en 2000. Mais, il m’a éconduit, mais arrivé à mon bureau, il m’appelle au téléphone pour me demander de lui trouver le numéro de Macky Sall »…
Samuel Sarr n’a pas mis de gants pour traiter Ousmane Ngom de « grand amnésique et falsificateur »

Samuel Sarr a livré ce qui s’est passé dans le bureau de Wade ce 25 mars :
« Ousmane Ngom n’a pas mis les pieds au Palais ce 25 mars 2012…Nous étions 4 personnes dans le bureau du Président. Le président, sa fille Sindiély, Mamour Cissé et moi-même de 16h à 21h10 et nous serons rejoints par Karim Wade.
Nous faisions le tour du Sénégal (2 fois) au téléphone  avec les responsables du PDS pour avoir les tendances. Le président a demandé à Mamour d’appeler le ministre de l’intérieur trois fois à partir de 18h30 pour lui demander les tendances selon les services de son ministère. Vers 19h30, trois généraux (Armée et Gendarmerie) entrent dans le bureau.
Le président les rassure en leur disant que si les résultats confirment Macky, il s’exécutera, et respectera le verdict des urnes …Les généraux prennent congé du président. Et vers 21h, sachant que les dernières tendances donnaient Macky Sall vainqueur, j’ai dit au président que c’est le moment de rentrer dans l’histoire, et Mamour de rajouter vous ferez mieux que Abdou Diouf…

En appelant Macky Sall maintenant. Nous essayons de joindre le staff de Macky en vain. C’est Karim Wade qui a  demandé que l’on appelle  via le palais Pape Samba Diop qui lui a passé Macky Sall. Et c’est Karim qui a passé le téléphone à son père en lui disant c’est Macky…Voici ce qui s’est passé. Donc il faudrait qu’Ousmane Ngom arrête de dire des contrevérités. Il ne s’est rendu au palais que tard dans la soirée. »

Dans tout les comptes rendus des évènements du 25 mars 2012 au Sénégal, il n’est fait aucune mention de Mr Ousmane Ngom ministre de l’Intérieur du Sénégal qui a fait le déplacement jusqu’au Palais…Et personne ne parle d’Ousmane Ngom…Mais par contre, le journal Jeune Afrique du 26 mars 2012 confirme les dires de Samuel Sarr. C’est Karim Wade qui a fait appelé et joint Macky Sall pour le passer à son père qui a félicité le président nouvellement élu…

C’est dans un article intitulé « Sénégal : Macky Sall élu président, Abdoulaye Wade le félicite  du 26 mars 2012 vers 21h44 que Jeune Afrique écrit ce qui suit :
http://www.jeuneafrique.com/176822/politique/s-n-gal-macky-sall-lu-pr-sident-abdoulaye-wade-le-f-licite/
« Les bureaux de vote ont fermé depuis à peine un peu plus de trois heures lorsque le président sortant, Abdoulaye Wade, appelle son challenger Macky Sall sur son téléphone portable. Il est 21 heures 30.
Sall se trouve à l’hôtel Radisson, idéalement situé sur la Corniche de Dakar, en présence des observateurs de l’Union européenne. C’est Karim Wade, le fils du président sortant avec qui Sall entretient des relations cordiales, qui parle en premier. Puis « Gorgui » (« le Vieux », en wolof), prend le téléphone : « Les choses se précisent, dit-il à son ancien Premier ministre. Tu vas gagner. Je te félicite ». Réponse de Macky Sall : « Je vous remercie ». Wade père passe ensuite l’appareil à sa femme, Viviane…
L’échange entre la famille Wade et le président en passe d’être élu est bref – il ne dure pas plus de trois minutes. Mais pour les partisans de Macky Sall, il veut tout dire. Au QG de campagne du président de l’Alliance pour la République (APR), dans le quartier de Liberté 6, à Dakar, les militants exultent à l’annonce de cet appel. »Les infos de Jeune Afrique confirment  que Ousmane Ngom encore a menti

Fracassantes révélations de Me Babou sur d’Ousmane Ngom

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Ousmane Ngom a déclaré, la semaine dernière, avoir poussé Abdoulaye Wade à féliciter Macky Sall au soir du deuxième tour de la présidentielle de 2012.

Ainsi, l’ancien ministre de l’Intérieur arborait les habits de chevalier blanc de la démocratie et de la paix sociale.

Eh bien, Me Abdoulaye Babou vient de lui tailler un autre costume. Celui de pourfendeur de la stabilité sociale.

« Me Ousmane Ngom a joué un rôle néfatse et négatif dans la survenance des événements du 23 juin 2011. Et, les Sénégalais ont le droit de le savoir », a balancé l’ancien président de la commission des Lois de l’Assemblée nationale.

Pour faire son récit, Me Babou remonte au mardi 21 juin 2011, deux jours avant les fameux événements qui ont secoué le régime de Wade et, peut-être, précipité sa chute.

Le projet de loi instituant le Ticket est examiné en commission. Les députés Pds, qui soupçonnaient une manœuvre pour installer Karim Wade au pouvoir, sont contre le projet et le font savoir. Celui-ci avait peu de chance de passer.

Me Babou alerte le président de l’Assemblée nationale, Mamadou Seck. Qui sollicite une audience avec Wade.

Arrivés au Palais, Seck, Babou et Doudou Wade, à l’époque président du groupe parlementaire des libéraux, rencontrent le chef de l’État, qui avait à ses côtés, entre autres, Ousmane Ngom. Babou fait part de la grogne des députés du Pds à Wade. Qui demande à Ousmane Ngom de donner son avis sur la situation.

Ce dernier encourage Wade à maintenir le projet et va plus loin en proposant une stratégie pour pousser les députés libéraux à l’adopter.

« Pour l’heure je ne dévoile pas la proposition qui a été faite par Me Ousmane Ngom, mais personnellement je peux affirmer qu’il a influence le Président Abdoulaye Wade pour le maintien du projet de réforme et sa présentation le jeudi 23 juin dont tout le monde mesure la conséquence. Si Me Ousmane Ngom avait conseillé au Président Wade de surseoir ou de reporter le projet, je suis convaincu que le Président allait suivre son avis », croit savoir Me Babou.

Qui ajoute à l’endroit de l’ancien ministre de l’Intérieur : « Quand on a joué un rôle aussi négatif dans l’histoire de son pays, je crois que la meilleure des choses est de faire profil bas et non d’essayer de tirer une gloriole pour le cas rapporté. »

L’ancien président de la commission des Lois de l’Assemblée nationale défie Ousmane Ngom de nier ses propos. Il promet, le cas échéant, de détailler les propositions que l’ancien ministre de l’Intérieur avait faites à Wade pour faire avaler la pilule aux députés du pds. (Source : Libération)

Présidentielle 2012, défaite de Wade : Ousmane Ngom raconte tout !

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Le 25 mars 2012, jour du deuxième tour de la présidentielle, vers 18 heures déjà, Ousmane Ngom, alors ministre de l’Intérieur, savait que les carottes étaient cuites pour le président sortant. Quatre ans après les faits, il rembobine : « Je suis allé au Palais pour dire à Abdoulaye Wade que les jeux étaient faits car les tendances donnaient Macky Sall vainqueur du deuxième tour. Je lui ai dit que Dieu en a voulu ainsi. »

Ousmane Ngom faisait cette confession à une délégation envoyée par Macky Sall présenter ses condoléances à Médoune Thiam, un fidèle militant de l’Apr, suite au décès de sa fille. Retour sur la journée du 25 mars, donc. Devant son ministre de l’Intérieur, qui lui annonce la mauvaise nouvelle, Wade se braque. Ousmane Ngom se souvient : « Il m’a dit : ‘’c’est impossible’’. Puis, il a ajouté qu’on lui a dit que le ministre de l’Intérieur que j’étais était capable de renverser les tendances. Je lui ai dit que non, ce n’était pas possible et je suis parti. » « Renverser les tendances » ?

Wade suggérait-il ainsi à son ministre de voler la victoire de Macky Sall ? A-t-il vraiment tenus ses propos sibyllins ? Ousmane Ngom n’a pas détaillé. Il poursuit : « Quinze minutes après, je suis revenu au Palais. J’ai dit au Président que maintenant, il s’agissait de tendances lourdes et qu’il est sûr que Macky Sall passe puisqu’au plus, nous n’aurons pas 40% des voix. Je lui ai dit qu’il était temps qu’il appelle Macky Sall pour le féliciter. Il m’a rétorqué : ‘’Duma ko def’’ (Je ne le ferai pas, en wolof).

Je lui ai rappelé qu’il devait le faire car il avait dit qu’il ne ferait pas moins que Abdou Diouf qui, en 2000, l’avait appelé pour le féliciter. Il m’a éconduit. Je suis retourné à mon bureau. Mon téléphone a sonné. C’était Me Wade qui me demandait de lui trouver le numéro de téléphone de Macky Sall. Le reste, vous le savez…» Après avoir fait son récit, l’ancien ministre de l’Intérieur a embrayé sur les raisons de son rapprochement avec le camp présidentiel. « Je le fais d’abord parce que je crois en Dieu », a-t-il juré. Avant d’ajouter qu’il soutient Macky Sall parce que, aussi, il connaît ses ambitions pour le Sénégal.

« Ousmane Ngom est indésirable dans le camp présidentiel »

Depuis quelque temps, l’ancien ministre de l’intérieur, Ousmane Ngom, se rapproche du Chef de l’Etat au point de faire dire à certains qu’il prépare ses valises pour atterrir dans les rangs du parti au Pouvoir. Mais à en croire le Président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakar, Moustapha Diakhaté, Ousmane Ngom n’a pas sa place dans l’Apr.

 


Moustapha Diakhaté: "L’Apr ne veut pas de Ousmane Ngom"
Le débat anime depuis quelque temps l’actualité politique. D’aucuns estiment que Ousmane Ngom se prépare pour reprendre les rênes du ministère de l’intérieur. Mais son intégration dans le parti présidentiel ne sera pas aisé car des voies récalcitrantes commencent à se faire entendre. En effet, sur les Onde de la radio futur média, Moustapha Diakhaté a fait savoir qu’il n’est pas question que l’ancien ministre de l’intérieur Ousmane Ngom transhume à l’Alliance pour la République (Apr). Pour cause, explique-il, l’ancien ministre de l’Intérieur sous le régime de Me Abdoulaye Wade est mouillé dans l’affaire Mamadou Diop, mort en 2012 lors des manifestations contre un troisième mandat du Président Abdoulaye Wade.

Démission de Me Ousmane Ngom : le poste reviendrait à Mamadou Lamine Keita…

Démission de Me Ousmane Ngom : le poste reviendrait à Mamadou Lamine Keita

 

Le leader du PSD/Jant bi, Mamour Cissé ne va pas occuper le poste de député qui lui revient de droit après la démission de  Me Ousmane Ngom de l’Assemblée nationale. Mamour Cissé « pour des raisons éthiques et morales », rend le poste au PDS.

Après le refus de Mamour Cissé, c’est le Dr Aliou Sow qui suit sur la liste des remplaçants. Mais ce dernier va probablement décliner l’offre, ou sera obligé de le faire.  L’ancien ministre de la Jeunesse de Wade a démissionné du PDS et a créé son propre parti. Dès lors, il ne peut pas siéger pour un poste de député qui revient au PDS.

Au finish, c’est Mamadou Lamine Keïta qui se trouve en pôle position. Ce dernier est toujours membre du PDS, même s’il est dans le camp des réformateurs. Une belle récompense pour le maire de Bignona, qui vient de démontrer qu’il a toujours une forte base, en s’imposant dans sa commune lors du référendum de dimanche dernier.

avec Jotay

Me Ousmane Ngom prépare son entrée dans le gouvernement : Il rend son mandat de député


 Me Ousmane Ngom a démissionné de son poste de député à l’Assemblée nationale. L’ancien ministre de l’Intérieur sous Wade s’apprête à entrer dans le Gouvernement de Macky Sall puisque sa transhumance ne fait plus l’objet d’un doute.
Il a présenté sa lettre de démission au président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse.   » Je viens très respectueusement vous informer, par la présente, de ma démission, à compter de ce jour, de l’Assemblée Nationale en ma qualité de député non-inscrit pour raisons personnelles. Je vous prie de bien vouloir m’en donner acte et d’en informer l’Assemblée conformément aux usages ».

Quand Ousmane Ngom traitait Macky Sall du « plus grand blanchisseur d’argent » du pays. Ecoutez

AUDIO - Quand Ousmane Ngom traitait Macky Sall du « plus grand blanchisseur d’argent » du pays.

Les terribles accusations d’Ousmane Ngom à l’encontre de Macky Sall

« Sortez de votre torpeur, le Sénégal a besoin de vos compétences! ». Macky Sall lance un appel à Ousmane Ngom pour que ce dernier vienne travailler à ses côtés. Mais hormis le fait que le nom de l’ancien ministre de l’Intérieur figure sur la liste des personnes devant passer devant la CREI, le président Macky Sall semble oublier que ce dernier l’a traité, lui et son ancien premier ministre, de « blanchisseurs d’argent et de voleurs » de la République.

On n’essaie pas de deviner ce qui se passe dans les têtes de ces deux hommes, mais mieux qu’un compagnonnage politique, le citoyen a plutôt besoin d’être éclairé sur les accusations de part et d’autre. En attendant, Dakarmatin.com vous rappelle ce qu’Ousmane disait à propos du chef de l’Etat.

Ousmane Ngom est devenu un des premiers affidés de Macky Sall…

http://www.actusen.com/wp-content/uploads/2013/06/OUSMANE-NGOM.jpg
La loi est dure mais c’est la loi (dura lex sed lex)
Tout le monde est d’avis que le Sénégal est un Etat de Droit, c’est à dire un Etat qui a décidé de se soumettre volontairement au Droit et à la Loi.
Dans un tel Etat, le premier à devoir le faire c’est le Président de la République.

En décidant de soumettre au Peuple un projet de révision constitutionnelle, conformément aux dispositions de l’Article 51 de la Constitution, la saisine du Conseil Constitutionnel était incontournable.

Suivre sa décision était aussi incontournable conformément aux dispositions de l’Article 92, comme le Président l’a indiqué dans son message. Il est utile de rappeler ces dispositions :
Article 92 (al2) :
« Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucune voie de recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles ».
L’acte qui a été pris l’a été non pas par le Président du Conseil mais par le Conseil lui-même. C’est donc le Droit qui a été dit par l’Institution habilitée à le faire.

En conséquence, il s’agit incontestablement d’une décision comme cela est indiqué dans la lettre qui a été adressée au Président de la République en date du 12 Février 2016.

Comme on l’a vu, l’Article 92 dit bien : « s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles. »

La première incarnation des pouvoirs publics c’est le Président de la République. Cette décision s’impose donc, en premier lieu, à lui. Et l’article 92 précise que cette décision n’est pas susceptible de recours. Elle s’impose à tous erga omnes. Il ne reste donc qu’à l’appliquer.

Le Conseil Constitutionnel ayant dit que le Président de la République ne peut pas toucher au mandat en cours, celui-ci est obligé de se soumettre à cette décision. Il n’a pas un autre recours. « Dura Lex Sed Lex ». CQFD.

Maître Ousmane NGOM
Homme Politique, Avocat á la Cour
DESS de Droit Public et Relations Internationales