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Parrainage: Les observateurs invalident le Conseil constitutionnel


« Nous n’avons rien vu ». C’est en substance ce que semblent dire les observateurs de la Société civile chargés de superviser la vérification des signatures des parrains.

Face à la presse ce lundi, le groupe des « sept observateurs » indique avoir décelé, dans les travaux du Conseil constitutionnel, au moins de cinq « limites » :

La réglementation de l’ordre de passage qui a donné lieu à des bousculades et violences au moment des dépôts.

L’absence de référentiel précis disponible pour tous les candidats pour éviter les erreurs matérielles. L’absence d’informations sur le logiciel de traitement des données utilisées (quel logiciel, comment a-t-il été paramétré, etc.) ».

Le manque d’informations détaillées pour les candidats sur les motifs des rejets autres que les doublons. La quasi inutilité des fiches de parrainages lors des opérations de contrôle et de vérification ».

Des constatations du professeur Babacar GUEYE et Cie qui donnent du grain à moudre aux opposants qui n’ont pas attendu la Société civile pour récuser le Conseil constitutionnel qui est attendu ce mardi pour édifier Malick GAKOU, Madické NIANG et Idrissa SECK qui avaient apporté des correctifs à leur dossier.

Walf net

Le Conseil constitutionnel valide les dossiers de parrainage de Sonko et Idy

Les candidats déclarés à la présidentielle sénégalaise du 24 février, Ousmane Sonko et Idrissa Seck ont franchi l’une des étapes les plus difficiles. Ils ont validé ce vendredi leur parrainage à l’issue de la vérification au conseil constitutionnel.

Le parrainage, c’est okay pour Ousmane Sonko et Idrissa Seck. Les deux opposants de Macky Sall qui également validé le parrainage, ont respectivement obtenu 61.791 signatures et 58.000 signatures, à l’issue du décompte au conseil constitutionnel ce vendredi.

« A l’issue de la vérification, on m’a dit que la candidature de Ousmane Sonko est validée avec 61.791 signatures contre 3 à 4 mille rejets. On nous a dit que nous pouvons régulariser les signatures rejetées, mais nous n’allons pas le faire, car le nombre de signatures a été atteint », a déclaré face à la presse, Me Amadou Sow, avocat du Pastef.

Même si cette validation n’est pas synonyme d’une élection à la tête du pays, Me Sow, reconnaît que c’est « une étape très importante qui vient d’être franchie », à moins de trois mois du scrutin qui fait déjà un grand bruit entre le pouvoir et l’opposition, notamment sur la question du fichier électoral.

Le Conseil constitutionnel a commencé ce vendredi la vérification des signatures du parrainage. Les 7 sages sont assistés par 7 autres membres de la société civile deux (2) experts indépendants en informatique.

Après le passage des représentants de Macky Sall, Idrissa Seck et Ousmane Sonko, celui de Malick Gackou est attendu avant la fin de la journée.

Le parrainage, la bêtise du siècle ! Par Pr Amsatou Sow SIDIBE

Comment le Sénégal a t il pu tomber aussi bas!
Savez-vous combien de rames de papiers (paquets de 500 feuilles) chaque candidat à la candidature doit il remettre au Conseil constitutionnel pour faire valider sa candidature ? Si on prend environ 55 000 parrains, à raison de 10 parrains par fiche, il faut, pour chaque candidat à la candidature, 5500 feuilles , soit 11 rames de papiers de 500 feuilles chacune. Le Conseil constitutionnel peut il matériellement assurer la vérification de toute cette paperasse?

Ensuite, est-il acceptable que ce parrainage ait été transformé en prix de vente des Sénégalais? La plupart des signatures ont un prix variant entre 2 000 F et 20 000 F Cfa. C’est une atteinte grave à la dignité du peuple sénégalais.

Ce parrainage comporte beaucoup de risques. Le Sénégal peut se retrouver avec un seul candidat, en l occurrence l’actuel Chef d État si les autres candidats sont éliminés ou alors si les candidats en lice sont des « yama nekh».

C’est aberrant! Et c’est contraire à l’idée d’élection qui signifie choix entre plusieurs candidats.

Un parrainage sans fichier électoral, ce n’est pas sérieux. Comment savoir si celui qui parraine peut le faire ou non sans fichier électoral?

La rétention des cartes d électeurs dans le pays et dans la diaspora diminue les possibilités de parrainer et augmente les chances du pouvoir qui seul, détient le fichier. Remettre le fichier après le parrainage n’a pas de sens.

Malheureusement, le peuple n’est pas conscient de ce qui lui arrive. Les populations croient que c’est une affaire de politiciens alors qu’il s’agit de mettre en œuvre des droits et libertés qui sont menacés. Aussi fort que soit l’État, le Peuple est plus fort que lui. Mais, si le peuple n’en est pas conscient, c’est un autre problème.

Monsieur le Président de la République, nous vous demandons de retirer le parrainage de l’espace juridique et politique Senegalais. Ce machin qu’est le parrainage nous rend ridicule et casse les ressorts d’un Sénégal digne.

Pr Amsatou Sow SIDIBE

Et si Wade parrainait Ousmane Sonko…

Et si Wade parrainait Ousmane Sonko…

Les voies du Seigneur sont impénétrables, dit l’adage. Les voies de l’accomplissement en politique le sont tout autant. Du moins, sous nos cieux. Au Sénégal, les politiciens nous en ont montré. Beaucoup même! D’alliances contre nature , de reniements, de transhumance saisonnière, de parricide… Wallahi nous autres sénégalais avons tout vu, tout souffert de la part des politiciens professionnels.

Encore aujourd’hui, les derniers développements de l’actualité politique exhalent des senteurs que nul observateur ne pourrait jamais envisager.

Un rapprochement entre le mammouth politique Maître Abdoulaye Wade et Ousmane Sonko. Les laboratoires du régime apérien, voulant diaboliser à l’extrême le leader de Pastef et tentant de le mettre en mal avec l’opinion et le reste de l’opposition, ont créé un link puissant qui pourrait être fatal au projet de réélection de Macky Sall. Face à la presse, Sonko a redit l’admiration qu’il voue au Pape du Sopi et révélé qu’il s’est entretenu avec lui envisageant même un détour vers Doha pour discuter avec lui.

Wade de son côté lui a rendu la pareille en disant que Sonko lui rappelait son combat politique quand il avait la quarantaine et qu’il troublait le sommeil de feu Léopold Sedar Senghor. Si les deux hommes parviennent à se retrouver autour de l’essentiel qui les anime ( combattre Macky et le faire dégager au soir du 24 février), il résulterait de cette alliance un parrainage et une bénédiction par Wade de la candidature de Sonko pour la prochaine présidentielle. Étant entendu que la carte Karim est grillée depuis fort longtemps ! Ce que le vieux sait pertinemment d’ailleurs.

Donc il est fort bien à craindre que les jeux sont faits et Sonko est parti pour battre à plate couture Macky Sall. Les nombreux militants et sympathisants de l’inspecteur des impôts radié de la fonction publique associés aux flots de wadistes, ne laisseront aucune chance au candidat de l’Apr. Si bien sûr, les élections se font à la régulière.

Ousmane Sonko va donc continuer à donner véritablement du fil à retordre à Macky Sall et son régime. Les accusations, les insultes et les coups foireux à son encontre vont encore fuser de partout.

Mais l’ascensiOn fulgurante du jeune leader politique que des analyses simplistes ne sauraient expliquer ainsi que sa probable alliance avec Wade vont tourmenter davantage les tenants du régime qui ne savent plus où donner de la tête pour freiner cet énorme élan de sympathie que Sonko engrange de jour en jour.

Le parrainage de tous les désordres (Sheikh Alassane Sène )


Il est important de souligner que ce parrainage est finalement favorable à l’opposition à laquelle j’appartiens. En effet, pourquoi semer autant d’écueils si on a une croyance certaine de sa force victorieuse ? Est-on réellement aussi serein que peut le laisser penser les sourires enjolivés dans les rangs du pouvoi r? Le baron ne s’est-il pas au bout du compte noyé dans son schéma ?

Un homme loyal, attentionné et respectueux ne se permettrait jamais d’installer un si grand désordre au sein de la population même qu’il administre. Quand sa simple volonté entraine de profondes fissures, une sérieuse remise en question s’avère indispensable, fut on monarque au pouvoir absolu.

Avec le parrainage, les rivalités sont exacerbées. Des familles se déchirent, des clans se forment et se battent, la corruption s’insinue partout. Pourquoi assigner son peuple à une telle frénésie mal orientée? Les sénégalais s’observent, mais ne se font plus confiance entre eux. La loi sur le parrainage a fini de débrider le peu de confiance ou de crédit que le peuple accordait encore au système. La collecte de signatures s’est révélée une rude épreuve très malsaine, à la limite vicieuse, à laquelle tout le monde s’est retrouvé contraint.

Le Sénégal vit au rythme du parrainage, ceux qui ont soifs sont acculés, ceux qui ont faim le sont aussi. Que dire de ceux qui sont malades, emprisonnés ou marginalisés par la société?
Les écarts s’élargissent avec ce parrainage.

J’ai vu sur la route de Mbam à côté de Thiaré, dans le Saloum, une dame de la mouvance présidentielle, qui porte son fils au dos, cherchant des parrains sous le feu torride de la chaleur hivernale pour son candidat. J’avais le cœur meurtri, j’étais blessé de voir qu’un homme bien installé dans les salons huppés du palais, faisait souffrir volontairement ses sympathisants, qui bravaient chaleur et embûche sans se soucier de leur lendemain, pour son bon plaisir. J’ai vu à Saldé, dans le Fouta, à plusieurs kilomètres de Ndiayène Pendao, une autre dame, qui a cherché le bois le matin en traversant le fleuve qui sépare le Sénégal et la Mauritanie, puis de l’eau à quelques centaines de mètres de chez elle, pour les besoins domestiques, puis préparer la nourriture, faire la vaisselle et ensuite sans répit, se lancer dans la collecte de signatures pour son candidat.

Seul un homme sans humanité peut se permettre d’imposer à son pays un tel rythme avec des règles tout aussi draconiennes: la prison pour tout électeur qui aura volontairement parrainé deux candidats, et une amende; et pour le candidat et ses collecteurs astreints à un peu plus de 65.000 signatures. Cela est loin de refléter ce, pourquoi nos grands hommes s’étaient battus. Le Sénégal en souvenir de ses figures emblématiques ne mérite pas d’être ramené à cette position de si grande bassesse, qui rappelle la jungle, où les plus forts avilissent sans ménagement, ni état d’âme les plus fables.

Tout ce qui nous reste, est de tendre la main à Dieu, d’invoquer ses majestueux noms, en ces temps où un homme que nous avons élus, ait décidé de nous combattre, de nous haïr, de nous faire souffrir comme si le cadeau que nous lui avions offert un 25 Mars 2012 ne devrait pas être dénoué par des mains reconnaissantes.
À méditer

Sheikh Alassane Sène
président du Mouvement Daj Dëpp
candidat à la présidentielle de 2019

Parrainage : de la pagaille à la surenchère (Birame Wathie Ndiaye)


Avec plus de 80 candidats déclarés, la prochaine présidentielle est partie pour s’inscrire dans les annales de l’histoire politique du Sénégal. Seulement, si cette ruée vers le palais de la République justifie l’introduction du système de parrainage, le régime de Macky Sall, qui a grandement participé à la mise en place de ce bataillon de candidats, va devoir faire face à une surenchère des recalés à l’issue de la collecte des signatures.

Les détracteurs du système de parrainage se sont finalement résolus à se lancer dans la collecte des au moins 52 000 signatures. Avec une liste de quatre-vingt-sept candidatures déclarées à la prochaine présidentielle, dénigrer ledit système était devenu suranné. Il fallait bien une pagaille bien entretenue en amont avec les législatives et en aval avec la présente campagne, pour justifier cette réforme introduite, contre vents et marées, par le président Sall.

« 81 candidats, il est évident que cela n’est pas possible. Et ce que nous avons vu aujourd’hui confirme la nécessité d’instaurer le parrainage », a observé Aminata Touré. Même son de cloche pour les autres tenants du pouvoir qui, pour certains, n’hésitent pas à louer la « vision » de Macky Sall qui, selon eux, a vu les choses venir.

Seulement, pour de nombreux observateurs, Macky Sall est un visionnaire du dimanche qui manœuvre pour mieux passer entre les mailles du filet. En effet, ceux-ci, le régime n’est pas étranger à cette floraison de candidatures. « Allez chercher. Mais dans le jeu politique, il y a de ces stratégies extrêmement louches. Je donne ma langue au chat.

Je n’en suis pas sûr, mais est-ce que même certains de ces candidats ne sont pas parrainés par le pouvoir central peut-être pour fausser le jeu ? Ce qui est certain c’est que ça fera désordre. Même si ce désordre avait servi de prétexte pour légitimer le parrainage qui éviterait le désordre, nous en sommes aujourd’hui à 87 candidats à la candidature », a analysé Abdou Khadre Sanokho, docteur en sociologie diplômé en sciences politiques.

Une observation qui tient toute son importance au regard de la foule de candidats déclarés qui sont allés récupérer les fiches de parrainage sans avoir indiqué leurs véritables motivations. Mouhamed Tété Diedhiou, Saliou Fall, Amadou Seck, Ousmane Niébé Ndoye, Omar Waly Zoumarou, Ibrahima Silla, Mouhamadou Moctar Dourang, Cheikh Bassirou Sarr, Déthié Ndiaye, El hadji Mansour Mboup, Ibrahima Thiam, Gamou Boye, Yassine Fall…

La liste des aventuriers est loin d’être exhaustive. Des candidats déclarés qui, pour certains, sont inconnus dans leur propre quartier et dont la déclaration de candidature n’obéit qu’à la volonté de conforter le régime du président Sall qui s’est déjà illustré dans ce sens.

En effet, avec 47 listes aux dernières élections législatives, le régime de Macky Sall avait trouvé suffisamment d’arguments pour expliquer l’introduction du très controversé système de parrainage. Pourtant, à l’issue du scrutin, beaucoup de candidat malheureux ont montré qu’ils n’étaient là que pour servir de décor.

« Après une défaite, Serigne Mbacké Ndiaye, qui n’a pas été élu député alors qu’il avait une liste, dit : ‘je suis content mes amis ont gagné‘, mais ça c’est ridicule. Dans quel pays sommes-nous ? Vous allez à des élections, vous perdez et vous exprimez votre satisfaction.

Mais pourquoi vous n’étiez pas sur leur liste ? », avait martelé Me El Hadji Diouf, après les élections législatives. Pour le leader du Parti des travailleurs et du peuple (PTP), qui cite également l’exemple de la liste de Farba Senghor, c’est Macky SALL qui a tout fait pour qu’il y ait 47 listes aux législatives pour mieux imposer le parrainage à la présidentielle.

En favorisant les candidats fantaisistes, Macky Sall justifie le parrainage mais ouvre en même temps une autre brèche : la montée des enchères. En effet, sur les 87 candidats déclarés, moins de trente parviendront à récolter les au moins 52 000 signatures. Et pour ces recalés, qui ont été incités à aller récupérer les fiches de parrainage, le rapprochement avec le camp du pouvoir pourrait se faire à la mesure des signatures recueillies.

Mame Birame WATHIE

Parrainage : Idrissa Seck a déjà fait le plein


Idrissa Seck a déjà fait le plein pour le parrainage de sa candidature. Son parti Rewmi aurait déjà collecté 65 mille signatures sur l’ensemble du territoire national en seulement 2 semaines si l’on en croit Yankhoba Diattara, premier vice-président du Conseil départemental de Thiès.

Monsieur Diattara a fait l’annonce, ce samedi, en marge de leur tournée dans la capitale orientale du pays. Ce qui, selon lui, démontre à suffisance que le parti de l’ancien Premier ministre garde une longueur d’avance sur les autres formations politiques du pays. «Nous sommes sur d’autres chantiers, exulte-t-il. D’ailleurs, Tamba essaye de doubler la mise. Ils ont dépassé mille signatures, il se fixe désormais 2 voire 3 mille. A ce propos, il n’y a pas de problème majeur.»

Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, le lieutenant de Idy d’ajouter : «Nous sommes dans une dynamique de mobilisation du parti à l’échelle nationale et internationale mais également de travailler à ce que l’opposition soit unie dans son ensemble. Je pense que le parrainage a été un bon moyen pour l’opposition de descendre sur le terrain et de mobiliser mais aussi de constater le rejet du régime de Macky Sall par les populations.»

Mimi Touré lance sa campagne de parrainage au Etats-Unis

Les principaux responsables de la Coalition Benno Bokk Yaakaar des Etats-Unis se sont retrouvés pour lancer le parrainage du candidat Macky Sall en compagnie de Mimi Touré. C’était hier samedi 8 septembre à  Harlem.
On comptait la présence des responsables de l’Apr, de l’Afp, du Ps, du Pit et des mouvements de soutien, tous venus des sections de New York, de Philadelphie, du Connecticut, de Washington mais aussi d’Etats lointains comme Memphis-Tennessee, Denvers-Colorado, ou encore Cincinnati.

Cela a été l’occasion pour Mimi Touré,  coordinatrice nationale du pôle à dédié, de revenir sur le bien-fondé du parrainage en disant que l’histoire a donné raison aux députés qui ont voté la loi. Autrement, dira-t-elle, avec la centaine de postulants à la candidature présidentielle, l’élection du 24 février 2019 aurait tout simplement tourné à la farce.

L’envoyée spéciale de Macky Sall a saisi l’occasion pour faire le tour d’horizon de l’actualité en revenant sur les cas du maire de Dakar et de Karim Wade. Sous ce rapport, elle a indiqué qu’aux Etats-Unis,  il n’y a pas besoin de longues explications pour comprendre les risques encourus par les politiciens qui touchent à l’argent public.
Leur condamnation par la Justice américaine se compte en plusieurs années de prison, compare l’ex-garde des Sceaux. Elle a rappelé à ceux qui disent que Macky Sall élimine ses adversaires par la Justice que la liste de BBY aux législatives de 2017 a eu 4 fois plus de voix que celle de Khalifa Sall à laquelle participait aussi Idrissa Seck. Elle a également rappelé que le maire de Dakar a été battu au référendum en 2016.
Par conséquent, déduit-elle, Khalifa Sall  ne peut pas constituer une menace électorale majeure pour le Président Macky Sall. Selon Mimi Touré, « les scandales de l’ère du Président Abdoulaye Wade sont encore frais dans les mémoires et Karim Wade ancien ministre du Ciel, de la Terre et de la Mer, comme l’appelaient les journalistes, s’est enrichi illicitement ».
A l’en croire, Wade-fil a répondu de ses actes devant la Justice sénégalaise qui l’a condamné. De nombreux orateurs ont pris la parole pour réaffirmer leur engagement auprès du Président Macky Sall et tout en demandant un renforcement des moyens pour la campagne de parrainage et le partage des informations sur la situation politique du Sénégal en vue d’être plus offensifs dans la communication en vue de contrecarrer la campagne d’intoxication de l’opposition.

La réunion s’est tenue dans une atmosphère cordiale et il a été retenu sur proposition de la coordinatrice nationale du pôle Parrainage de rendre hommage aux alliés du Président Macky Sall en désignant un membre de BBY comme coordonnateur du comité aux USA. Le responsable du Pit a été choisi pour faciliter la coordination de l’équipe en charge du parrainage aux Etats-Unis.

Le Pds lance le parrainage pour Karim Wade, ce samedi

Le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) va procéder ce samedi, au lancement sa campagne de collecte des parrainages de Karim Meissa Wade. Cette manifestation, prévue à la permanence nationale, Oumar Lamine Badji, verra la participation des militantes et les militants du parti, les mouvements de soutien, les partis alliés et tous les sympathisants, selon une note parvenue à Leral.

Le document ajoute qu’à la suite du lancement, le comité directeur entamera une tournée nationale dans l’ensemble des 45 départements du pays pour la collecte de signatures.

Aïssata Tall Sall débute sa campagne parrainage

Aïssata Tall Sall lance ce jeudi sa campagne pour les parrainages pour la prochaine présidentielle.

Selon Les Échos, qui donne l’information, le leader de « Osez l’avenir », candidate à candidature pour le scrutin du 24 février 2019, anime une séance de discussion avec l’ensemble des délégués de son mouvement.

Ce, pronostique le journal,  « pour une séance de discussions et de mise à niveau ».

Auteur: Seneweb news – Seneweb.com

Parrainage : Le Frn attaque l’arrêté du Ministre de l’Intérieur

La convocation du MINT est signée le 21 août, le jour ou la veille de la tabaski selon les choix, invitant les coordinateurs nationaux des candidats à l’élection présidentielle à une réunion le lundi 27 aout 2018 à 10h.
Nous nous sommes naturellement posés certaines questions :

  • comment un communiqué peut faire référence à un arrêté qui n’est pas encore signé, ce dernier n’ayant été signé que le 23 ?
  • Sur quelle loi, le Ministre s’appuie-t-il pour penser que les candidats à la candidature à l’élection présidentielle doivent avoir des « coordinateurs nationaux » ? (La loi fait référence aux candidats à l’élection présidentielle)
  • Quelle est la tâche précise des coordinateurs nationaux et des délégués régionaux (La loi dit simplement que  le candidat ou la liste de candidats désigne un coordinateur national, qui nomme des délègues régionaux et des collecteurs, ainsi que leurs suppléants). ?
  • Quel texte légal ou règlementaire  autorise le Ministre de l’Intérieur à convoquer les « Coordinateurs nationaux » des candidats ?
  • Quelle loi oblige les candidats à désigner dès maintenant les « Coordinateurs nationaux » ?
  • Pourquoi le MINT insiste-t-il tant sur les coordinateurs nationaux des candidats ?

Le sabotage des élections a commencé avec cette convocation où l’objectif visé était non seulement de donner un nombre fictif de candidats pour justifier le parrainage mais aussi de ficher les vrais coordinateurs nationaux pour essayer de les détourner plus tard.
Après concertation, malgré nos réserves, nous avions décidé d’assister à cette réunion.
Comme vous le savez maintenant, cette réunion a accouché d’une souris.

De nombreux citoyens se sont présentés et ont déclaré représenter d’autres citoyens qui voudraient bien être Président de la République. On leur a tous remis les documents électoraux et demander de se rapprocher de la DAF, le cas échéant, pour d’autres informations. Du théâtre. Rien que du théâtre, comme nous l’avions imaginé.

Du point de vue formel,  pour tenir compte de la loi électorale, le Front de Résistance Nationale avait instruit ses membres qui envisageraient de se présenter au scrutin du 24 février 2019 de désigner leur Coordinateur National.

Et cette désignation ne vaut en aucune façon acceptation par les partis membres du Front de Résistance Nationale du système scandaleux et inacceptable de parrainage que le Gouvernement a mis en place pour éliminer certains candidats dans le cadre du coup d’état électoral qu’il s’apprête à perpétrer pour tenter d’assurer un second mandat improbable au candidat Macky SALL.

Le Ministère de l’intérieur a décidé de lancer les opérations de parrainage des candidats à l’élection présidentielle alors que dans le même temps, il oppose une fin de non recevoir aux nombreuses requêtes de l’opposition pour disposer d’une copie du fichier électoral. Pourtant, il est de notoriété publique que l’APR a mis depuis plusieurs mois le nouveau fichier électoral à la disposition de ses responsables qui l’ont exploité dans le cadre de la campagne de collecte des parrainages qu’ils ont commencée depuis longtemps en toute illégalité.

Une fois de plus, le parti  pris et les graves manœuvres frauduleuses démontrent que le Ministre de l’intérieur est définitivement disqualifié pour organiser les prochaines élections.Plus que jamais, nous, partis, membres du FRN, constatons, face à la catastrophe imminente que constitue l’élection présidentielle du 24 Février, après des mois de manifestations de masse, après de multiples rencontres avec les autorités religieuses et diplomatiques, que le régime de Macky SALL reste sourd à nos revendications, et même à un dialogue sincère pour aller vers des élections sincères.

Forts de notre responsabilité, sur le plan judiciaire, nous attaquons l’arrêté du MINT et nous déposons dès demain un recours pour l’annulation de l’arrêté du Ministre de l’Intérieur pour notamment :

  • l’illégalité de l’existence de 2 modèles de fiches de collecte de parrainages
  • l’illégalité de l’absence de la mention signature sur la fiche numérique

Sur l’arrêté du Ministre, tout le monde est maintenant édifié sur ce qu’ils ont appelé le discriminant. Ils ont ajouté une chaine de 17 caractères numériques pour multiplier les erreurs de saisie et disqualifier les parrainages des candidats de l’opposition sachant que l’APR dispose du fichier électoral avec l’ensemble de ses rubriques.

Sur le plan politique, nous décidons de mener et d’intensifier des manifestations et des actions multiformes. Nous déclarons demain un sit-in devant le Ministère de l’Intérieur pour le Mardi 4 septembre pour exiger:

  • l’abandon des parrainages
  • l’accès pour l’opposition au fichier électoral
  • la mise en place d’une autorité indépendante pour organiser les élections.

Un plan d’action est en train d’être finalisé et sera porté à votre connaissance dans les prochains jours.

La Conférence des leaders

Plus de 80 partis venus réclamer la fiche de parrainage

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Quelque 80 partis politiques et coalitions de partis se sont manifestés lundi auprès de la Direction générale des élections (DGE), pour réclamer la fiche de parrainage en support papier et en support électronique de la présidentielle de février 2019, a appris l’APS.

La révélation a été faite en milieu de journée par le Directeur de la formation et de la communication à la DGE, Bernard Casimir Cissé.

« Ils sont passés pour récupérer cette fiche et en ce moment, il est dénombré plus de 80 personnes venant de partis politiques, de coalitions qui ne sont pas encore déclarées, certes, et des personnalités indépendantes qui se sont déplacées pour réclamer la fiche », a dit M. Cissé à la presse.

« Au moment où nous vous parlons, certains se déplacent pour venir récupérer la fiche, d’autres sont passés mais n’avaient pas de mandat ou de lettre dûment signés, soit de leur candidat ou chef de parti. Ils sont repartis et vont revenir », a-t-il ajouté.

Il a expliqué que sur le modèle de fiche de collecte qui leur a été remis, le discriminant qui n’était pas encore dévoilé est le numéro de la carte d’identité CEDEAO de 17 chiffres. C’est ce numéro « qui va faire office de discriminant, et il est dévoilé », a-t-il insisté.

Bernard Casimir Demba Cissé rappelle que dans le document, « il est demandé au parrain de décliner son nom, son prénom, son numéro d’électeur, son numéro d’identification nationale ».

Il doit aussi préciser « sa circonscription d’inscription, la commune au niveau du Sénégal—à l’étranger, c’est la juridiction—, et enfin sa signature ».

« Ces éléments ont été remis et nous précisons que la remise se poursuit et ne s’arrête pas à ce jour. Tous les candidats restent libres de se présenter auprès des services de la DGE pour récupérer ce modèle de fiche. Aujourd’hui, c’est le démarrage de la remise », a-t-il martelé.

M. Cissé a rappelé que le démarrage du dépôt des dossiers de candidatures auprès du Conseil constitutionnel est prévu le 11 décembre et se poursuivra jusqu’au 26 du même mois.

Il a assuré que « les retardataires ont jusqu’à cette date (26 décembre) pour venir récupérer leur fiche ».

Auteur: Aps – APS

Présidentielle 2019 : démarrage de la collecte des parrainages

La Direction générale des élections (DGE) a entamé lundi la supervision de la collecte des parrainages des candidats à l’élection présidentielle du 24 février 2019, a constaté l’APS.

Des coordinateurs nationaux des personnes désirant se présenter à cette élection se sont présentés à la DGE, dont Aminata Touré, la coordonnatrice nationale des parrainages de l’Alliance pour la République (APR), pour la candidature de Macky Sall.

Il y avait aussi Mapenda Diaw Mbaye, le coordinateur national de Démocratie et République, au nom de l’ancien Premier ministre Cheikh Hadjibou Soumaré.

M. Diaw a dit aux journalistes avoir reçu des responsables de la DGE les documents nécessaires à la collecte des parrainages de son candidat.

En vertu de la révision constitutionnelle adoptée le 19 avril 2018, les candidats à l’élection présidentielle doivent obtenir un parrainage au moins égal à 0,8% et de 1% au maximum du corps électoral.

Au Sénégal, le parrainage était jusque-là réservé aux candidatures indépendantes.

Les parrainages de chaque candidat doivent être collectés dans sept régions au moins, à raison de 2.000 au moins par région.

Selon le code électoral sénégalais, la liste des électeurs ayant parrainé le candidat doit être présentée sur fichier électronique et en support papier.

Un électeur ne peut parrainer qu’un seul candidat. La collecte des parrainages va durer trois mois, slon la DGE.

Le démarrage du processus du parrainage électoral en exergue dans les quotidiens


Les quotidiens parvenus lundi à l’APS traitent principalement du démarrage du processus de collecte des parrainages pour la présidentielle de février 2019. »L’opposition y sera », écrit Enquête au sujet d’une réunion d’information convoquée lundi par la Direction générale des élections (DGE) sur le démarrage officiel des opérations de collecte des parrainages en perspective de la présidentielle 2019.

« Une partie de l’opposition a finalement décidé d’assister » à cette rencontre convoquée par le ministère de l’Intérieur, mais « cette participation ne veut pas dire +acceptation (…) du système scandaleux et inacceptable de parrainage », relève le journal.

Vox Populi note également que le Front de résistance nationale, regroupant ces partis de l’opposition, « demande à ses membres de répondre à la convocation du ministère de l’Intérieur pour +récupérer les documents électoraux+ et +exiger l’accès au fichier électoral+ ».

Il « recommande aussi la désignation de coordonnateurs pour le parrainage », une réforme électorale née de la révision constitutionnelle du 19 avril 2018 adoptée par l’Assemblée nationale au grand dam de l’opposition et qui impose désormais aux candidats à la prochaine présidentielle un parrainage de 0,8% du corps électoral.
« L’opposition répond favorablement », mais cette question « continue de faire grincer des dents » dans ses rangs, ce qui fait que les partis concernés, par la voix de Mamadou Diop Decroix, n’ont pas manqué de dénoncer, dans les colonnes de l’Observateur notamment, « l’absurdité » et « l’illégalité » de la réunion convoquée par le ministère de l’Intérieur.

Mais dans le même temps, le candidat indépendant Cheikh Alassane Sène observe dans le même journal : « Nous n’allons pas tomber dans le piège de Macky, en refusant de répondre à l’appel du ministère de l’Intérieur », sachant que les candidats qui manqueront à l’appel de cette réunion, risquent de s’écarter de la course vers le palais de la République.

Walfquotidien estime que l’opposition reste « divisée » sur cette question. Libération parle de « cacophonie », Le Témoin quotidien soulignant que ce lundi marque le début des « choses sérieuses », à savoir le processus de collecte des parrainages.

« Pour un fichier électoral estimé à 6 millions 682 mille 075 électeurs, les candidats déclarés à la présidentielle du 24 février devront recenser chacun 53 mille 457 signatures », rapporte ainsi le journal Le Quotidien, citant le ministère de l’Intérieur, en charge de l’organisation des élections.

« La chasse aux parrains est ouverte », signale de son côté Tribune sur le même sujet, principal point d’actualité de la livraison du jour de la presse quotidienne, dont certains titres évoquent aussi la remise du rapport d’activités du médiateur de la République.

Alioune Badara Cissé, le médiateur, « face à Macky Sall », cet après-midi, au palais de la République, écrit L’Observateur, selon lequel « le contexte politique actuel tendu ne permet pas » cependant au premier de « faire face à la presse, après sa rencontre avec le président, comme le veut la coutume ».

Parrainage: La date de la collecte des signatures connue

La collecte des signatures démarre lundi sur l’ensemble du territoire national pour le parrainage des candidats à l’élection présidentielle du 24 février prochain. La révélation a été faite par le ministre de l’Intérieur qui ajoute que le formulaire pour la collecte des signatures sera disponible lundi.

Dans le même sens, Aly Ngouille Ndiaye renseigne sur Rfm que les candidats doivent déposer leurs dossiers de parrainage au plus tôt à partir du 11 décembre et au plus tard le 26 décembre 2018, conformément aux dispositions du Code électoral qui indique que les candidats doivent déposer leurs dossiers de candidature 75 jours au plus et 60 jours au moins avant le démarrage du scrutin.

La collecte les signatures pour le parrainage commence lundi

La collecte des signatures démarre lundi sur l’ensemble du territoire national, pour le parrainage des candidats à l’élection présidentielle du 24 février prochain.

Selon le ministre de l’Intérieur, contacté par la Radio Futurs Médias (Rfm), le formulaire pour la collecte des signatures sera disponible lundi.

Aly Ngouille Ndiaye va publier incessamment deux arrêtés, l’un portant sur le modèle de formulaire de parrainage et l’autre sur la caution fixée à 30 millions de francs Cfa.

Sur le nombre de signatures requis, Aly Ngouille parle d’un plancher (minimum) de 53. 000 et d’un plafond (maximum) de 67.000 signatures.

Les candidats, ajoute le ministre, doivent déposer leurs dossiers de parrainage au plus tôt à partir du 11 décembre et au plus tard, le 26 décembre 2018, conformément aux dispositions du Code électoral, qui indique que les candidats doivent déposer leurs dossiers de candidature 75 jours au plus et 60 jours au moins avant le démarrage du scrutin.

Igfm

Le parrainage ne nous fait pas peur (Cheikh T. Ndoye)

Le PUR étend ses tentacules dans la vieille ville. En effet, le Parti de  l’Unité et du Rassemblement poursuit de plus belle l’installation de cellules dans les différents quartiers de la ville de Rufisque et du département.
La dernière en date est celle de la cellule A de la cité millionnaire, sise à Rufisque Ouest. Une de plus est-on tenté de dire, si l’on sait « que de manière systématique nous installons des cellules partout dans le département ».  Une installation aux allures d’un meeting politique qui a été l’occasion pour les hommes de M. Issa SALL, de tirer à boulets rouges sur le régime du président Macky « ses nouveaux riches et ses nouveaux alliés qui ont tous renié leurs paroles et qui ne méritent plus la confiance des Sénégalais » a dit l’un des responsables du parti.
Venu présider l’installation de la cellule composée de 72 membres, le secrétaire général départemental du PUR de Rufisque, M. Cheikh Tidiane NDOYE, a saisi cette occasion pour appeler les Sénégalais à se poser les bonnes questions. En effet,  selon lui, « on doit se demander pourquoi SONKO ? Pourquoi TELIKO ? Pourquoi  DEME ? Pourquoi le juge DIA ? Le combat de ces derniers doit être le combat de tout le peuple. Les Sénégalais ne doivent pas laisser ces gens se battre tout seul.
On doit les aider. Heureusement, les Sénégalais commencent à comprendre et le mouvement est irréversible. Le peuple commence à comprendre. » Ce qui fait dire à l’homme fort du PUR à Rufisque « qu’il est impossible que Macky SALL gagne au 1er tour en 2019. De 65% à la présidentielle de 2012, il est à 49% aux législatives de 2019.
Et il va encore chuter en 2019 » Surtout, poursuit-il, « plus il y aura de candidats, plus probable sera un second tour, c’est pour ça qu’ils ont inventé le parrainage, mais nous cela ne nous fait pas peur. Nous sommes déjà dans le parrainage et qui connait notre camarade, le frère secrétaire général national, M. Issa SALL, sait que le parrainage ne nous fait pas peur »

Intégration officielle du parrainage dans le Code électoral


Le chef de l’Etat a promulgé la nouvelle loi électorale qui rend désormais obligatoire le parrainage d’au moins 0,8 % des électeurs inscrits sur les listes électorales pour toute candidature à une élection au Sénégal.

’’Pour être recevable, toute candidature doit être accompagnée de la signature d’électeurs représentant au minimum, 0,8 % et, au maximum 1 % du fichier électoral général’’, selon le Code électoral révisé.

D’après le document publié dans le journal officiel mercredi et repris en intégralité lundi par le quotidien national Le Soleil, les électeurs signataires doivent être domiciliés dans au moins sept régions à raison de deux mille au moins par région.

’’La liste des électeurs ayant parrainé le candidat doit être présentée sur fichier électronique et en support papier alors qu’un électeur ne peut parrainer qu’un candidat’’, selon le texte.

Une partie des électeurs doit obligatoirement provenir de sept régions au moins à raison de deux mille au moins par région. Le reste est réparti sans précision de quota dans toutes les circonscriptions administratives ou juridictions diplomatiques ou consulaires, souligne la loi.

Le Code électoral précise ainsi que dans le cas d’une présence sur plus d’une liste, le parrainage sur la première liste contrôlée selon l’ordre de dépôt est validé et est invalidée pour les autres.

Toutefois si, du fait de cette invalidation, une liste n’atteint pas le minimum requis des électeurs inscrits au fichier ou le minimum par région, notification en est faite au mandataire concerné.

Celui-ci, selon toujours la loi électorale, peut procéder à la régularisation par le remplacement jusqu’à concurrence du Nombre de parrainage invalidés pour ce fait dans les 48 heures.

Yakham Mbaye : C’est totalement faux de dire que la loi été retirée

Le directeur général du journal « Le Soleil », par ailleurs responsable politique de l’Alliance pour la République, a démenti sur sa page facebook l’information selon laquelle la loi sur le parrainage a été retirée.

« C’est totalement faux de dire que la loi constitutionnelle sur le parrainage a été retirée. Elle a été votée, promulguée et publiée dans Le Journal Officiel. C’est définitif. C’est plutôt le projet de loi portant modification du Code électoral (pour faire appliquer les modalités de la loi votée) qui est retiré pour y porter les considérations de l’opposition. Deux choses différentes »

Retrait de la loi sur le parrainage : l’Assemblée nationale précise

Depuis quelques heures, des rumeurs persistantes circulent sur le «retrait» de la loi sur le parrainage.

La Direction de la communication de l’Assemblée nationale porte à la connaissance de l’opinion que, par lettre en date du 6 juin 2018, le chef de l’Etat a adressé une lettre au Président de l’Assemblée nationale, pour retirer le projet de loi portant révision du Code électoral déposé à l’Assemblée nationale, depuis le 28 mars 2018.

Il convient de dissiper le brouillard entretenu, en précisant que cette démarche n’a rien à voir avec la loi constitutionnelle sur le parrainage qui a été votée depuis le 19 avril 2018 et promulguée par le Chef de l’Etat.

Son abrogation n’est nullement à l’ordre du jour.

Dans l’esprit des Autorités, les concertations en cours, au sein de la Commission ad hoc paritaire, entre les différents acteurs politiques et la Société civile, devraient aboutir sur un projet de loi consensuel qui sera transmis sous forme de projet de loi portant révision du Code électoral.

C’est cet esprit qu’il convient de souligner.

Dakar, le 07 juin 2018

La Direction de la communication de l’Assemblée nationale

Loi sur le parrainage : le Conseil constitutionnel se déclare incompétent

Le Conseil constitutionnel s’est déclaré incompétent, dans une décision rendue publique mercredi, pour statuer sur « la conformité » à la Constitution de la Loi instituant le parrainage citoyen aux élections.

Des députés de l’opposition avaient saisi le Conseil constitutionnel d’un recours tendant à faire déclarer « contraires » à la Constitution d’une part « certaines dispositions de forme législatives » contenues dans la loi portant révision de la Constitution et adoptée le 19 avril 2018.

Ce recours tendait d’autre part à faire déclarer « contraires » aux dispositions du règlement intérieur de l’Assemblée nationale la résolution portant vote sans débat de cette loi et de l’adoption de l’amendement introduit pour modifier la Constitution.

« Le Conseil constitutionnel n’a pas compétence pour statuer sur la conformité à la Constitution de la loi portant révision de la Constitution et adoptée par l’Assemblée nationale le 19 avril 2019 sous le N°14/2018 », lit-on dans cette décision consultée par l’APS.

La juridiction dit également n’avoir pas « compétence pour statuer sur la conformité au règlement intérieur de l’Assemblée nationale de la résolution portant vote sans débat de la loi constitutionnelle N° 14/2018 et de l’adoption de l’amendement y apporté ».

Parrainage : Le recours de l’opposition a porté un coup d’arrêt brutal au forcing législatif

Si la loi sur le parrainage a été adoptée par l’Assemblée nationale, le parti politique ‘’Union sociale libérale’’ (Usl) soutient qu’elle ne pourra pas être promulguée par le Président Macky Sall. Car, elle a été «tout simplement neutralisée». Selon son leader, Me Abdoulaye Tine, le recours introduit par l’opposition politique sénégalaise a porté «un coup d’arrêt brutal « au forcing législatif » initié par la majorité présidentielle», lors de l’examen de ladite loi.

«La loi sur le parrainage, bien qu’ayant été adoptée le 19 avril dernier, ne pourra pas être promulguée tant que le Conseil constitutionnel n’aura pas jugé le recours introduit par l’opposition», a-t-il noté dans un communiqué parvenu à Seneweb.

L’avocat ajoute que si l’opposition n’avait pas intenté un recours devant cette haute juridiction du pays, le Chef de l’Etat allait promulguer cette loi sur le parrainage dans les 8 jours qui ont suivi son adoption. Et qu’avec cette situation, le Président de la République «ne peut pas le faire car, l’article 74 de la constitution précise qu’«en tout état de cause, ce délai de 8 jours, en cas de saisine du Conseil constitutionnel pour inconstitutionnalité, est suspendu jusqu’à l’issue de la seconde délibération de l’Assemblée nationale ou de la décision du Conseil constitutionnel déclarant la loi conforme à la constitution», selon l’article 75 alinéa 1.

Sous ce rapport, Me Abdoulaye Tine estime que seules deux hypothèses s’offrent pour l’avenir de la loi sur le parrainage : «soit le Conseil constitutionnel déclare la loi conforme à la constitution, soit elle est déclarée intégralement inconstitutionnelle».

Toutefois, le politique ose espérer qu’«au nom de la légalité, le Conseil constitutionnel optera pour la première hypothèse».

Le préambule de la Constitution invalide la loi sur le parrainage « intégral » (Seybani Sougou)

De nombreux chercheurs, spécialistes du Droit et Constitutionnalistes se sont prononcés sur l’Inconstitutionnalité de la loi sur le parrainage « intégral », invoquant l’article 103, alinéa 7 de la Constitution révisée qui précise que : « la forme républicaine de l’État, le mode d’élection (qui inclut les modalités de recevabilité des déclarations de candidature), la durée et le nombre de mandats consécutifs du Président de la République ne peuvent faire l’objet de révision ». A ce jour, aucun avis juridique étayé n’a réussi à prouver le contraire. L’objet de la présente réflexion est d’étendre le champ de l’Inconstitutionnalité de la loi sur le parrainage « intégral », au regard de 2 principes majeurs, sacralisés par le Préambule de la Constitution :

La loi sur le parrainage intégral viole le principe de loyauté du jeu démocratique

Le Préambule de la Constitution énonce clairement « la volonté du Sénégal d’être un Etat moderne qui fonctionne selon le jeu loyal et équitable entre une majorité qui gouverne et une opposition qui représente un pilier fondamental de la démocratie et un rouage indispensable au bon fonctionnement du mécanisme démocratique ». En énonçant le principe de loyauté, comme base de la vie démocratique, le Pouvoir Constituant a voulu écarter toute manœuvre de la majorité, visant à changer les règles du jeu, en sa faveur. Dans le cas d’espèce, la loi sur le parrainage intégral est le fruit d’une décision unilatérale de l’exécutif (Président), matérialisée par un projet de loi soumis à l’assemblée nationale et voté par les députés godillots de la majorité.

La modification des règles du jeu électoral ne relève pas des prérogatives présidentielles. Parce qu’elle n’est pas le fruit d’un consensus entre la majorité et l’opposition, la loi sur le parrainage intégral est contraire à l’équité et revêt un caractère totalement déloyal. Par conséquent, elle est frappée du sceau manifeste d’Inconstitutionnalité.

Plus grave, ladite loi crée une discrimination entre les citoyens sénégalais

Le Préambule de la Constitution sacralise le « principe d’égalité, et de non-discrimination entre tous les citoyens sénégalais ». Ce principe explicite, socle de notre corpus constitutionnel est un principe absolu, et signifie que «la loi doit être la même pour tous ». Or, la loi sur le parrainage intégral crée une discrimination de fait entre les citoyens sénégalais, répartis entre 2 types de citoyens : les citoyens électeurs et les citoyens non électeurs.

En effet, une des particularités de la loi est de réserver exclusivement le parrainage aux citoyens électeurs (la loi impose à tout candidat à la présidentielle de recueillir, au moins 0,8% du corps électoral). Il convient de souligner que le vote n’est pas obligatoire au Sénégal. L’article 3 de la Charte suprême ne souffre d’aucune ambiguïté « Tous les nationaux sénégalais des deux sexes, âgés de 18 ans accomplis, jouissant de leurs droits civils et politiques, sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi…».

En clair, chaque citoyen sénégalais majeur dispose du Droit de Vote et de la faculté d’user ou de ne pas user de ce Droit fondamental (un choix personnel). A partir du moment où la loi sur le parrainage « intégral » est censée, établir une égalité entre les candidats indépendants et les partis politiques (une thèse qui ne convainc personne), le Droit de parrainer doit être élargi à tous les citoyens sénégalais (électeurs ou non électeurs). La loi ne doit en aucun cas, créer une discrimination entre les citoyens sénégalais (non-votants, et votants) qui sont tous d’égale dignité.

Parce que le vote n’est pas obligatoire au Sénégal, un citoyen non électeur peut parfaitement estimer qu’un candidat X remplit les critères (moralité, charisme…) pour postuler à la magistrature suprême, et se contenter de le parrainer. Nul besoin d’être électeur. Il suffit d’être un sénégalais majeur et de jouir de ses droits civils et politiques. Le parrainage citoyen n’est pas assorti d’une obligation de Vote. Rappelons que l’article L.57 du code électoral (non modifié), dispose que « tout Sénégalais peut faire acte de candidature et être élu, sous certaines conditions ». La notion d’éligibilité est à ce jour, dissociée du statut d’électeur (aucune obligation de s’inscrire sur les listes électorales).

Il y a donc lieu de faire une distinction fondamentale entre le parrainage citoyen qui doit concerner tous les citoyens sénégalais, et le statut d’électeur qui octroie le Droit de vote aux citoyens qui peuvent décider d’exercer ou pas, ce Droit, en toute Liberté. Parce qu’elle porte sur l’élection du Président de la République (clé de voûte des institutions), la loi sur le parrainage intégral ne peut réserver exclusivement le Droit de parrainer aux seuls électeurs. En effet, la fonction présidentielle n’est pas une fonction comme les autres (le Président ne représente pas uniquement les électeurs, mais tous les sénégalais, sans exception aucune). La philosophie d’égalité qui sous-tend la loi sur le Parrainage Intégral (égalité entre candidats indépendants et partis politiques) implique l’élargissement du Droit de parrainer (égalité entre citoyens électeurs et citoyens non électeurs).

Il ne saurait y avoir 2 poids, 2 mesures : pseudo égalité d’un côté pour les postulants à la magistrature suprême, et inégalité de l’autre, entre citoyens sénégalais. Si on pousse le raisonnement plus loin, rien ne garantit qu’un électeur ayant parrainé un candidat, accomplira son Droit de vote, le jour J (le vote n’étant pas obligatoire). Il y a une rupture manifeste d’égalité entre le citoyen électeur (qui peut parrainer sans voter) et le citoyen non électeur (qui ne peut pas parrainer).

L’élargissement du Droit de parrainer aux présidentielles, garantit l’égalité entre les citoyens électeurs et les citoyens non électeurs (les non-inscrits dépassent 1,5 million). L’intérêt de la généralisation du Droit de parrainer est qu’il prive le régime de toute capacité d’exercer une influence sur des électeurs identifiés. Par exemple, dans l’hypothèse où un candidat serait parrainé par 52 000 citoyens sénégalais non-inscrits sur les listes électorales, le pouvoir serait dans le brouillard complet quant aux intentions des électeurs dudit candidat.

En instituant la loi sur le parrainage intégral, le régime a créé une usine à gaz, dont il ne maitrise ni les tenants, ni les aboutissants. Il convient de signaler qu’à ce jour, environ 2 millions de sénégalais, inscrits sur les listes électorales et potentiels parrains ne disposent pas de leur pièce d’identité.

L’identification de chaque parrain nécessitant une pièce d’identité et le N° de la carte d’électeur, la loi sur le parrainage intégral sera techniquement inopérante (une loi mort-né), dès lors que des millions de parrains potentiels sont privés de la carte d’identité CEDEAO, faisant office de carte d’électeur. Tout candidat recalé aux présidentielles de 2019, pour défaut de parrainage pourra, à bon droit, contester ce dispositif au motif que 2 millions de parrains potentiels ont été empêchés, du fait de la rétention des cartes d’électeurs.

Avant même sa mise en œuvre, la loi sur le parrainage intégral s’avère un désastre juridique, technique et financier. Le drame du régime actuel est son empressement à élaborer des projets de lois sans en évaluer les conséquences techniques, juridiques, ainsi que les modalités d’application. Ils agissent d’abord et réfléchissent après (à titre d’exemple, l’Acte 3 de la Décentralisation n’a pas été précédée d’une étude d’impact).

La généralisation du Droit de parrainer à tous les citoyens majeurs met le régime face à ses contradictions (le principe d’égalité valable pour les candidats, l’est tout autant pour les citoyens). Le seul argument brandi par les tenants du régime pour justifier la loi sur le parrainage intégral est la « rationalisation des candidatures ». Dépourvu d’arguments juridiques, le pouvoir développe une stratégie d’enfumage et de diversion.

Quel que soit l’angle abordé (clause d’intangibilité « article 103, alinéa 7 de la Constitution », ou Préambule de la Constitution), la loi sur le parrainage intégral est frappée du sceau d’Inconstitutionnalité. Au Brésil, le Président Macky Sall serait traduit en justice. Aux Etats-Unis, la procédure d’impeachment serait enclenchée. En France, un tel projet de loi ne pourrait jamais voir le jour.

Face aux désordres institutionnels et aux menaces graves qui pèsent sur la démocratie sénégalaise et l’équilibre des pouvoirs, le Conseil Constitutionnel (ou ce qu’il en reste) doit freiner les ardeurs de Macky Sall, dont les dérives sont hors limites. A défaut de veiller au respect de la Constitution, les 7 Sages sont invités à rendre le tablier (démission collective).

Seybani SOUGOU – E-mail : sougouparis@yahoo.fr

Le Parrainage des renoncements et la République des outrances

Il est des moments dans la vie d’une Nation, où les manœuvres de haute voltige politicienne, exposent notre système démocratique à un danger mortifère. La grande nation à laquelle je suis si fier d’appartenir vit, depuis le jeudi 19 avril dernier, de ces moments-là ! J’avais pourtant espéré, après la dernière poussée de fièvre qui a traversé, le 23 juin 2011, le corps meurtri d’un Sénégal à la recherche éperdue de Sa voie vers LA DEMOCRATIE, que plus jamais nous ne connaîtrions cela ! C’était sans compter sur l’usage désastreux que le Président de la République aura, ces six dernières années, fait des acquis et espérances des « peuples » du 23 juin et des Assises Nationales. Deux fois plus qu’une, il s’en sera détourné.

La République a, depuis mars 2012, subi, souventes fois, le choix du Renoncement coupable aux Principes qui la fondent. En usant de toutes sortes d’Outrances et de Forfaitures pour justifier les Errements d’un Président de la République mu par une volonté obsessionnelle de voir son mandat renouvelé.

C’est Forfaiture que d’instituer le « parrainage » en acceptant de donner à voir de Dakar, l’image d’une ville « en état de siège » parce que l’Assemblée Nationale, des députés du « Peuple », vit la psychose de voir des émanations de ce « peuple » s’opposer au vote d’une loi qu’elles jugent scélérate ! Sauf que le Peuple, même déraisonnable, aura toujours raison d’une « majorité parlementaire » adossée sur une minorité numérique qui relativise sa légitimité.

Il est outrance que de mettre à mal l’image d’autorités religieuses qui, soucieuses de Dialogue et de Paix, font œuvre de régulation en anticipant les crises sociales qui ne manqueront d’émailler les mois d’entêtement présidentiel qui vont précéder les prochaines élections à la Magistrature Suprême. Défiances et outrances inutiles quand on sait qu’arrivera, inéluctablement, le moment où il sera demandé à ces « Hommes de Foi », éconduits sans ménagement il y a quelques jours, de raisonner ce « peuple » revanchard qui, affamé de libertés, n’aura point d’oreilles…

En vérité, le Président de la République a fait le choix, funeste, de se garantir des Electeurs en nous imposant de ne plus être Citoyens en notre pays ! Une bonne partie d’entre les Sénégalais est, depuis les dernières Législatives, privée de l’attribut premier de la Citoyenneté : la carte nationale d’identité. Beaucoup, à force d’aller-retour infructueux auprès de l’Administration, ont fait le choix épuisé du Renoncement.

Pendant ce temps, il nous revient que le Ministre de l’Intérieur a pris des « dispositions spéciales » pour que les électeurs de sa base politique puissent, en ignorant le principe d’« Egalité des citoyens devant l’Administration », se faire confectionner les cartes d’électeur lui assurant signatures de « parrainages citoyens » et « votes encadrés » en février prochain. Outrances d’une Citoyenneté à plusieurs zones. Qui sont donc, au Sénégal, les « Citoyens de seconde Zone » ? Quels critères fallacieux font que soit refusée à certains Sénégalais la Citoyenneté de leur naissance ou de leur choix ?

Le Parti auquel ils ne militent pas ? La gestion « sobre » et vertueuse » d’un Ministre qui, assumant être de parti pris dans la gestion des prochaines élections présidentielles, affirme, péremptoire, que dans la « rationalisation de l’espace politique », ni la Loi sur les Partis Politiques, ni le choix du « Bulletin Unique » ne sont à « l’Ordre du Jour » ! Au nom de quel argumentaire ces deux options, qui nous paraissent plus que pertinentes, sont-elles, d’un revers de main, écartées de l’indispensable concertation autour des modalités d’organisation de la Présidentielle de 2019 ? L’Argumentaire des Outrances. Les Outrances de l’Argumentaire… Nous sommes, pour beaucoup d’entre nous, sur le point de RENONCER.

Ils ont l’air si sûrs d’eux et si peu préoccupés du respect de la forme de Gouvernement que nous nous sommes, librement, choisis ; la Démocratie ! Ils sont si peu délicats dans la « façon de vivre en République », qu’aux lendemains du vote funeste de la « Loi sur le Parrainage », les bus de l’entreprise publique de transport dakarois arborent, sans attendre qu’elle soit promulguée, les affiches appelant les sénégalais à parrainer le Président/Candidat !

Depuis dimanche, alors que les dispositions du Code Electoral ne sont pas encore mises à jour consécutivement à la modification de la Constitution, une vidéo inonde outrancièrement les réseaux sociaux, expliquant comment accorder son parrainage au candidat Macky SALL, Président d’une République dont les « séquences démocratiques » ne sont que fétus de paille devant la puissance d’un Etat qu’il voudrait mettre au service de son destin !

A quoi cela sert-il de s’opposer à ce maelstrom aveugle qui pense pouvoir ignorer, impunément, le « Silence Assourdissant » d’un peuple comptant, patiemment, les gouttes d’Outrances tombant dans la jarre remplie, à ras bord, d’un septennat d’injustices, de dérives et de violation de la parole donnée ? A rester des CITOYENS ! Des citoyens, à part entière, de la Terre bénie du Sénégal. Une Nation qui, depuis cinquantehuit ans, s’est construite dans l’espérance d’une société plus Juste et dont l’Equité, dans le partage du Bien Commun, ferait une place aux faibles comme aux puissants !

Un Sénégal dont les Enfants, grâce à l’Ecole de la République, s’assureraient une place méritée dans l’Aristocratie Républicaine ! Un pays où le fait de fournir de l’eau, de l’électricité et des hôpitaux capables de prendre en charge nos malades, ne doit être considéré comme une performance de Management Public à mettre en première ligne d’un Bilan Présidentiel !

Nous avons renoncé à ce qui nous faisait « vitrine » en Afrique ; notre ambition de donner le Meilleur à notre Pays afin qu’il nous fasse Naître, Vivre et Mourir MIEUX que nos Aïeux ! Nous avons perdu la Trame d’un Destin Commun qui n’aurait jamais dû cesser d’être République ! Juste parce que nous avons accepté qu’ils nous fassent croire que le Citoyen n’était juste qu’Electeur ! Que nous n’avions plus, après les avoir élus, à nous préoccuper de ce qu’ils faisaient de notre Bien Commun ; le Sénégal ! Ce temps est révolu ! Définitivement. Nous allons, ensemble, REFONDER la République ! Reconstruire, des fondations, le « Sénégal bou Bess » que nous avions cessé de rêver ! Sans Renoncements. Mais surtout sans Outrances, ni Violence ! Car la REPUBLIQUE de nos Rêves est, d’abord, TEMPERANCE !

Maître Mame Adama GUEYE

Le parrainage restera une tâche noire pour la 13e législature, selon Me Babou

Me Abdoulaye Babou juge inutile l’appel au dialogue lancé par Macky Sall après le vote de la loi instaurant le parrainage. Et pour cause. « La main tendue du Président Sall à l’opposition n’est pas sincère et relève de la supercherie », a martelé l’avocat sur la Rfm. Par conséquent, il invite l’opposition et la société civile à refuser le dialogue « post-parrainage » de Macky Sall. Me Babou est d’avis que ce vote sur le parrainage restera une tâche noire pour la 13e législature.

Mgr Ndiaye demande à Macky de surseoir à l’adoption de la loi sur le parrainage

Le Collectif des organisations de la société civile pour l’Observation du dialogue politique et social est allé à la rencontre du patron de l’Église. Ce, dans le cadre de leur médiation, pour surseoir au vote de la loi sur le parrainage. Une occasion saisie par Monseigneur Benjamin Ndiaye pour demander sa suspension.

« J’appelle sérieusement, à ce que nous puissions prendre nos responsabilités. Que chacun, au niveau où il se situe, fasse de telle sorte que nous ne basculions pas dans la violence en faisant le choix de surseoir à l’adoption de cette loi qui amène des controverses. On épargne en même temps à notre société d’enregistrer des manifestations dont nous ne pouvons pas prévoir les conséquences », a-t-il indiqué.

« Ne jouons pas à nous faire peur. Nous avons une culture de rencontres et de dialogue que nous avons hérité de nos ancêtres quand des problèmes se posent. Plutôt que, donc, de faire du forcing, d’où que cela puisse venir, nous avons tous intérêt à retrouver le sens de la raison. Et pour ce faire, renoncer provisoirement à ce qui crée le conflit aujourd’hui, pour prendre le temps de nous concerter mutuellement et de voir où se situe le bien commun de notre nation. Il y va de l’avenir des jeunes générations, il y va aussi de la paix dans notre pays si les différents acteurs politiques acceptent chacun d’alléger un peu des positions pour permettre à la paix de prévaloir », conseille sagement le chef de l’Église.

Parrainage : « Y en a marre » ira devant les grilles de l’Assemblée nationale

Parrainage : « Y en a marre » ira devant les grilles de l’Assemblée nationale
Il fera très chaud à Dakar le 19 avril 2018, date à laquelle le projet de loi sur le parrainage sera voté.

Si les députés de l’opposition appelle le peuple à manifester, le mouvement «Y en a marre» va plus loin. Il a “décidé d’agir pour dire non à Macky Sall et à son parrainage, en appelant le peuple, le jeudi 19 avril, devant les grilles de l’Assemblée nationale”.

« Yen marre se joint à toutes les forces vives de la Nation et appelle le peuple Sénégalais à se mobiliser, comme jamais auparavant, pour écrire sa propre histoire et barrer la route à tous ceux qui, hier comme aujourd’hui, ne voient notre Constitution que comme un outil au service de leurs intérêts politiques», dénonce Fadel Barro.

« Ce combat commence le jeudi 19 avril prochain, par une vague de mobilisations citoyennes et pacifiques, devant les grilles de l’Assemblée nationale et partout ailleurs à Dakar, mais aussi dans les régions et dans la diaspora, pour manifester notre désapprobation et exprimer notre choix d’une démocratie apaisée», notent les partisans de Fadel Barro lors de leur face-à-face avec la presse.

Igfm

Parrainage : Le Khalife général des Tidjianes va parler à Macky Sall

 

Le khalife des tidjanes, Serigne Mbaye Sy Mansour, a promis d’initier une médiation pour aplanir les divergences entre le pouvoir et l’opposition au sujet du parrainage. Il a pris cet engagement hier, mardi 17 avril, en recevant les membres de la société civile qui tentent d’éteindre le feu né du projet d’adoption de cette loi controversée.

L’Observateur rapporte que le guide de Tivaouane compte parler aux autorités étatiques, le chef de l’État en premier.

Une bonne nouvelle pour Alioune Tine, Pr Malick Ndiaye, Doudou Sarr (M23), Babacar Bâ (Forum du justiciable), Mignane Diouf (Forum social sénégalais), Abdoulaye Malick Bousso (Forum Civil) et Bassirou Sarr (Aj), qui ont rencontré Serigne Mbaye Sy dans le cadre de leur médiation. Laquelle les a menés d’abord à Touba auprès du khalife des mourides.

Auteur: Seneweb

La loi sur le parrainage est une révision déconsolidante de notre Constitution (Par Mamadou Sy Tounkara)

J’ai, personnellement, un devoir de témoignage vis-à-vis du parrainage aux élections. Nous avons concrètement vécu le parrainage lors des élections législatives du 30 juillet 2017 sous la bannière du mouvement indépendant « Defar Senegaal ». La loi nous exigeait, en tant que candidats indépendants, de rassembler 0,5% de signatures de l’ensemble du fichier des électeurs inscrits répartis sur au moins la moitié des régions du pays. Ce qui revenait à 30.000 signatures environ dans sept régions. Nous en avions récolté 49.217 déposées et validées.

Ce fut une très riche expérience, nous ayant permis d’être en contact direct avec tant de Sénégalais de tant de couches et contrées différentes. Nous avons expérimenté et corrigé des méthodes, mis en place des stratégies et des tactiques pour aboutir à ce résultat.

Reconnaissance et gratitude à toutes les équipes qui ont rendu cela possible et à tous les signataires qui ont parrainé la première candidature indépendante aux élections législatives de l’histoire du Sénégal.

Le parrainage aux élections comble un grand gap : l’absence d’éducation politique des masses, tâche que devaient accomplir les formations politiques, en permanence. L’éveil et la participation politiques sont des conditions incontournables de la réussite du vouloir-vivre commun. A défaut, une confiscation de fait s’opère par les élites politiciennes tendant à se reproduire sans cesse. Aller voir les populations, leur présenter son offre politique, les convaincre de signer pour vous peuvent jouer un grand rôle en cela. Sous ces rapports, le parrainage est une excellente chose.

Là où cela est fâcheux, c’est quand le parrainage est utilisé comme arme pour écarter des concurrents et rendre la vie plus difficile à d’autres. Le projet de loi sur le parrainage qui doit être soumis au vote à l’Assemblée nationale ce jeudi 19 avril 2018 est une révision « déconsolidante » de la Constitution, pour paraphraser l’actuel ministre de la Justice.

Le président de la République qui pousse cette loi sait qu’il peut facilement réunir les signatures requises car ayant la force du pouvoir, ce qui n’est pas le cas pour tous les prétendants à la magistrature suprême ; la loi électorale ne devrait pas être révisée à dix mois de l’élection présidentielle dans le sens de filtrer les candidats, contrairement à la lettre et l’esprit du préambule de notre Charte fondamentale qui bannit toute forme de barrières aux citoyens, en consacrant « l’accès de tous les citoyens, sans discrimination, à l’exercice du pouvoir à tous les niveaux ».

Le parrainage permettrait aussi au parti de pouvoir de disposer d’informations capitales sur qui veut voter pour qui et procéder ainsi à des « réglages ». « Celui qui vote ne fait rien, c’est celui qui compte les votes qui fait tout », disait Josef Staline. Ne suffit-il pas au parti au pouvoir d’avoir l’organisateur des élections, le ministre de l’Intérieur, membre de son Comité directeur, déclarer haut et fort : « J’ai la ferme intention de faire gagner Macky Sall au premier tour de la présidentielle »?

Il est si facile de réguler la participation politicienne au Sénégal : il suffit que le ministère de l’Intérieur fasse son travail en demandant à toutes les formations politiques de se conformer à la loi ou d’être interdites (avoir un siège, déposer un rapport d’activités, produire des états financiers annuels). Même le parti au pouvoir ne s’y conforme pas.

Les tensions nées de cette loi et les passes d’armes orales stériles qui s’en suivent participent toutes d’un même cycle sans fin de politique politicienne très éloignée des véritables préoccupations et enjeux du Sénégal et du monde d’aujourd’hui et de demain.

Parrainage: La promesse de Serigne Mountakha Mbacké

Avec le projet de loi relatif au parrainage, il est assez clair que les esprits s’échauffent. Le pouvoir et l’opposition campent sur leur position. Aucun groupe ne veut faire de concessions. Et, les menaces d’une confrontation à la place Soweto se précisent de plus en plus.
Face à une telle situation, la société civile qui a déjà entrepris une médiation pour trouver la meilleure solution, s’est rendue hier, à Touba. La délégation dirigée par Alioune Tine a rencontré Serigne Mountakha Mbacké, khalife général des Mourides, qui a promis de tout faire pour que la paix et la stabilité règnent dans le pays. La société civile rencontrera le Clergé avant de faire cap sur Tivaouane.

En compagnie de plusieurs membres de la société civile comme Mignane Diouf du Forum social sénégalais, du professeur Malick Ndiaye du Comité des intellectuels sénégalais, de Babacar Bâ du Forum du justiciable, entre autres, Alioune Tine a conduit une délégation de la société civile. Ils se sont rendus hier, dans la ville sainte de Touba pour rencontrer le khalife général des Mourides.

Et, c’était pour échanger avec le saint homme de la loi relative sur le parrainage. Exposant les motifs et faisant à Serigne Mountakha Mbacké l’état d’avancement de leur entreprise de médiation, il en ressort que tout n’est pas encore perdu. En effet, comme l’ont expliqué à Tribune des membres de la délégation de la société civile, avant-hier, ils ont rencontré quelques membres de l’opposition.

Il s’agit, entre autres de Mamadou Diop Decroix, Mamadou Lamine Diallo ou encore Me Madické Niang, qui ont fait savoir qu’ils ne fermaient pas définitivement la porte des négociations. Pour l’heure, l’opposition demande la suspension d’un tel projet afin de créer les conditions d’un dialogue fécond. Mais, il faut le dire et le signaler, le pouvoir qui a déjà retenu la date pour faire voter cette loi, semble avancer sans vouloir reculer. Ce qui a été bien compris par le khalife général des Mourides; qui a fait des promesses aux leaders de la société civile.

Et pour cause, face à une telle situation où les deux camps se regardent en chiens de faïence, le saint homme a fait remarquer à Alioune Tine et Cie, qu’il «fera tout son possible pour que la paix et la stabilité règne dans le pays. Il formulera des prières afin que le Sénégal ne tombe pas dans les travers de la violence ».

Mais, il faut rappeler qu’il n’a pas indiqué qu’il parlera à telle ou telle autre personne. «Je prierai», a plutôt insisté le saint homme. Après de telles déclarations, ces leaders de la société civile sont sortis du domicile du khalife général avec une conviction revue à la hausse. D’ailleurs, ils doivent normalement rencontrer aujourd’hui le Clergé et effectueront également, un déplacement à Tivaouane pour rencontrer Serigne Babacar Sy Mansour, khalife général des Tidianes.

Maintenant, reste à savoir si le régime reculera en suspendant le vote du projet de loi portant révision constitutionnel et du Code électoral et si l’opposition acceptera d’aller à la table des négociations. C’est dire que tout n’est pas encore perdu, mais à condition que la raison domine les passions affichées.

Plan d’action contre le parrainage : Y en a marre face à la presse

Le Mouvement Y en a marre rencontre la presse, ce mardi, pour décliner son plan d’actions. Lors de sa dernière conférence de presse, Fade Barro et Cie exigeaient le retrait du projet de loi. Indiquant qu’en cas d’échec de la médiation entreprise par la société civile, pour rapprocher les positions entre le pouvoir et l’opposition, ils manifesteraient devant les grilles de l’Assemblée nationale contre le texte.

Cheikh Mbacké Sakho dans la campagne d’information sur le parrainage

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Président du Mouvement 2MN « Macky Mo Niou Nior », le conseiller spécial du président de la République chargé des affaires religieuses, Cheikh Mbacké Sakho a marqué le coup en organisant avec les cadres dudit mouvement un panel exclusivement réservé à la question brûlante de l’actualité qu’est le parrainage.
Cheikh Mbacké Sakho, en s’exprimant sur les raisons qui l’ont poussé à organiser ceci, explique que c’est pour que les populations connaissent le vrai sens du parrainage, mais aussi s’y imprégner afin de l’adopter sans pour autant écouter ceux qui tentent d’orienter le débat sous des prétextes fallacieux.
Le conseiller spécial du président d’annoncer une tournée nationale dans les foyers religieux pour leur expliquer la quintessence du parrainage, mais aussi leur demander des prières pour un Sénégal de paix et de stabilité.

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Parrainage : Moustapha Cissé Lô hué à l’Université de Thiès

Le vice-président à l’Assemblée nationale Moustapha Cissé Lô a saisi l’occasion de la cérémonie d’installation du directeur du Centre des œuvres universitaires et sociales (Crous) de l’Université de Thiès, Moustapha Guèye, pour vendre le parrainage.

Il a commencé par jeter le discrédit sur certains de ses pairs. «98% des politiciens ne disent pas la vérité, a-t-il décrété. Ils sont tout simplement animés d’une volonté de se cacher derrière vous pour atteindre leurs objectifs».Entrant dans le vif du sujet, il a assuré le projet de loi sur le parrainage «sera examiné avec lucidité, sans aucun parti pris».

«Nous (les députés) sommes des Sénégalais, nous ne sommes pas là pour applaudir chaque fois que le gouvernement nous saisit. Nous allons l’examiner avec toute la sérénité requise et j’apporterai en ce qui me concerne les amendements que je juge nécessaire comme d’autres en feront certainement de même.»

Moustapha Cissé Lô n’aurait pas dû faire cette plaidoirie. Selon L’AS, il a été copieusement hué.

Parrainage – Mame Mbaye Niang : « Il n’y aura pas de reculade »

 

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Alors que l’opposition promet de manifester devant l’Assemblée nationale contre le vote de la loi sur le parrainage, Mame Mbaye Niang met en garde contre toute tentative de sabotage. En conférence de presse, le ministre du Tourisme, par ailleurs Secrétaire national à la jeunesse de l’Apr, promet une farouche résistance.

« L’opposition veut nous submerger. L’opposition veut nous déborder, nous empêcher de gouverner. Elle veut avec ses conspirations déstabiliser le pays et ses institutions, elle cherche à créer un scandale artificiel. Les mêmes gens avaient promis de créer le chaos lors de l’arrestation de certains individus, ils ont tenu des propos discourtois », dit-il.

Mais, promet-il, « Ils n’y parviendront pas. Il ne se passera absolument rien. L’État, le gouvernement prendront leurs responsabilités et en ma qualité de secrétaire national chargé des jeunes, notre parti politique, l’Apr prendra ses responsabilités. La République sera debout ».

À l’en croire, le parrainage existe dans toutes les démocraties avancées. « Si un leader n’est pas apte à apporter des solutions au regard des urgences de son époque, alors il ne mérite pas de diriger notre pays. J’ajoute que le parrainage existe dans les démocraties que nous citons comme exemples.

1.367.00.000 sénégalais ont donné mandat au président de la République, d’exiger au candidat à la présidentielle le parrainage à hauteur de 1% mais discutable. Cette réforme n’a pour objet que l’approfondissement de la démocratie, sa modernisation et sa pérennisation », soutient-il.

« Le parrainage sera maintenu. Il ne se passera absolument rien. Quand on doit décider, on décide. Quand on doit légiférer, la majorité légifère. Il n’y a pas de doute, il n’y aura pas de reculade. La possibilité de dialoguer leur a été offerte. On continue de dialoguer ».

Toutefois, prévient Mame Mbaye Niang, « Des gens qui refusent de voir, qui refusent toutes propositions émanant de la majorité, ce sont ces gens avec qui nous avons affaire. Nous ne l’accepterons pas. Ils ne sont pas plus déterminés que nous. Par la grâce de Dieu, nous avons les moyens d’y faire face et nous ferons face ».

Parrainage : « Nous allons battrons contre le régime

L’opposition ne compte pas laisser passer la loi sur le parrainage. En tournée dans le département de Pikine, le secrétaire général adjoint du Parti démocratique sénégalais (Pds) Omar Sarr a fait savoir à Macky Sall qu’il compte s’opposer à lui.

« Nous nous battrons contre cette loi. Nous nous battrons contre Macky Sall car  c’est lui la forfaiture. Il a voulu changer les règles des élections alors que nous sommes à moins d’un an de l’échéance », fait savoir le numéro 2 du Pds.

Auteur: Seneweb.

Parrainage : La société civile offre sa médiation et rencontre Macky Sall

Projet de loi sur le parrainage : La société civile offre sa médiation et rencontre Macky Sall
A la demande du président de l’Assemblée nationale, le chef de l’Etat a reçu les leaders de grandes organisations de la Société civile de la place dakaroise. Au menu des échanges, le projet de loi devant instituer le parrainage.
Le Président Macky Sall s’est dit ouvert à toute proposition tendant à enrichir le projet ; notamment pour ce qui concerne les modalités de mise en œuvre. Selon le communiqué de la Présidence de la République sanctionnant cette rencontre, le chef de l’Etat a félicité la société civile pour sa démarche de pacification

Moustapha Cissé Lo dit oui au parrainage

En marge de la cérémonie d’ouverture de la Réunion délocalisée de la Commission Mixte de la CEDEAO, le Président du Parlement de l’institution sous régionale suscitée, M. Moustapha Cissé Lo,  a bien voulu se prononcer sur l’actualité politique nationale polluée par le débat controversé sur le parrainage. Le premier vice-président de l’Assemblée Nationale du Sénégal prend, ainsi, position  en soutenant la thèse du pouvoir en place sur le parrainage non sans appeler à durcir les conditions pour être candidat à la Présidentielle.
Selon  l’honorable député Moustapha Cissé LO « Le parrainage permettra d’éviter une pratique qui donne lieu à un nombre pléthorique de candidats qui n’ont aucune base politique comme,  c’était le cas lors des élections législatives où  il y avait 47 listes et que la plupart d’entre eux , de  grandes gueules devant l’éternel,  ont été repêchés par le système du plus fort reste », a dit rageusement , El Pistolero,  avant d’enfoncer : « Je suis d’avis e qu’il faut revoir ce système. Je demande que dans la loi en question, que soit bien mentionnée que la base des calculs soit : les 1 % des électeurs inscrits sur la liste de la dernière élection nationale. En ce qui concerne le système de contrôle et l’organe de contrôle, cela peut faire l’objet de débat et, ensuite, le Président de la République fera le décret d’application en fonction des consensus trouvés », s’est expliqué le baron du parti présidentiel qui, dira, au finish : «Ma position sur le parrainage sera toujours celui de mon parti (ndlr : Alliance Pour la République(APR). Le parrainage n’est pas une nouveauté dans notre système démocratique. Au Mali, il faut  dix(10) députés, vous voyez-ça ! Il nous faut donc rationnaliser notre système. Il y a, aujourd’hui, un nombre pléthorique e partis politiques(299) dans notre pays. Il faut qu’on se regarde les yeux dans les yeux  et dire les choses comme telle

La loi sur le parrainage sera votée jeudi 19 avril

Le projet de loi sur le parrainage sera soumis aux députés en plénière jeudi 19 avril. L’annonce a été faite par le porte-parole du Pds, Babacar Gaye.

« La Commission des lois pour la révision constitutionnelle est convoquée pour le lundi 16 avril et la plénière, le jeudi 19 avril, écrit-il sur sa page Facebook. L’examen des modifications sur le code électoral seront programmées après l’adoption de la révision de la Constitution. »

La date pour l’examen du projet de loi sur le parrainage annoncée ce jeudi

 

Malgré les condamnations tous azimuts du projet de loi sur le parrainage, le régime de Macky Sall a décidé de faire bouger les choses. En effet, selon L’As, dans sa parution de ce jeudi, le bureau de l’Assemblée nationale se réunit aujourd’hui pour choisir la date de l’examen du projet de loi en commission d’abord puis en plénière.

De leur côté, les députés du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar se réunissent demain vendredi pour affiner leur stratégies.

 

NON au parrainage ! Lettre ouverte de Ngouda Fall Kane à Macky Sall

“La démocratie est intégrale ou n’est pas. Elle peut être encadrée mais pas limitée. Ce qui devrait être au contraire limitatif c’est les fonds secrets sur lesquels ont puisé et continuent de puiser les différents présidents sans se soucier de l’état de la trésorerie publique.

ARRÊTEZ ce parrainage qui ne répond à aucune obligation démocratique sinon à une volonté de choisir ses propres adversaires pour se maintenir au pouvoir.
La seule réforme constitutionnelle aujourd’hui urgente et nécessaire est celle qui consiste à obliger le Président de la République à faire une déclaration de patrimoine à la fin de son mandat : au nom de la reddition des comptes et de la transparence.

ARRÊTEZ ce parrainage théorisé par ce petit juriste maquilleur rejeté par ses collègues et par toute l’intelligentsia sénégalaise, qui n’a aucun sens de l’État par ce qu’il ne le connait pas, et qui vous détourne de l’évolution de l’histoire.

ARRÊTEZ ce parrainage sinon l’histoire retiendra de vous Mr le Président Sall avec le harcèlement des opposants, les insultes, les injures, les menaces de vos partisans le Président le plus médiocre mais aussi le plus dangereux de l’histoire de notre pays.

ARRÊTEZ ce parrainage, l’urgence est ailleurs :
– Corriger votre vision politique qui se résume à «Abdou Diouf + Tanor Dieng + Moustapha Niasse + Amath Dansoko – Abdoulaye Wade ; redressez votre vision économique qui ne va pas au-delà de (CCAD + TER de 57 Km + ILA TOUBA + Les Immeubles Improductifs de Diamniadio)»
L’urgence c’est aussi d’annuler cette farce politico-financière qui est de construire un palais de 100 milliards de FCFA à Diamniadio avec une entreprise française alors que les sénégalais ont faim, ne se soignent pas, ne sont pas en sécurité (meurtre des enfants, viols, meurtre des sénégalais à l’extérieur etc.)
L’urgence c’est de lutter contre la corruption et le blanchiment d’argent.
L’urgence c’est d’arrêter la politisation de l’administration.
L’urgence c’est de mettre les hommes qu’il faut à la place qu’il faut.

ARRÊTEZ le parrainage Mr le Président de la République laissez les sénégalais s’exprimer librement pour le choix de leur futur président c’est cela qu’on attend de vous et c’est cela la démocratie, un pouvoir on ne l’impose pas.

Que la République soit DEBOUT POUR UN SENEGAL MEILLEUR”
Ngouda Fall KANE

Présidentielle, parrainage, justice à 2 vitesses : Y en a marre va parler

Les membres du mouvement Y en a marre reprennent du service. Fadel Barro et Cie feront face à la presse cette après-midi, dans leurs locaux sis aux Parcelles Assainies. L’AS pronostique que le mouvement va décliner sa feuille de route en perspective de la présidentielle et inviter les populations à aller s’inscrire sur les listes électorales.

Parrainage : Et si les coalitions étaient la solution ? (Par Dr Ahmed Khalifa Niasse)

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Abdou Diouf, sur une suggestion de Jean Collin, a eu à laisser grandement ouverts les portails de l’Institution politique. Il était question, en ce moment-là, d’étancher la soif des politiciens. La chose a duré plus de trente-cinq ans. C’était la solution. C’est devenu le problème.

Aucune urne ne peut accueillir les suffrages de trois cents(300) candidats. A travers le monde le nombre des candidats à une Présidentielle dépasse rarement les doigts d’une main.

Le Président Macky Sall a parfaitement raison d’installer un filtre comme je l’ai déjà suggéré par le passé. Cependant le filtre pécuniaire n’est certainement pas le meilleur. Parce qu’il peut, entre autres, n’être qu’une grande porte ouverte au blanchiment et, même, à des regroupements ethno centristes. Sans compter les voies de corruption pour être parrainé.

L’une des solutions, et qui a ma préférence, est simplement d’interdire aux partis solitaires de présenter un candidat. Tout en favorisant les coalitions dont le nombre de partis se situera dans une fourchette de quatre vingts (80) à cent(100).

Le résultat d’une telle réforme sera qu’on va se retrouver avec un maximum de quatre(04) candidats. Une sorte de retour aux quatre courants. Une idée de feu Babacar Sine parrainé en son temps par Moustapha Niasse. Et, in fine, validée par Senghor.

Plus tard cette innovation pourra être introduite dans le cadre d’une réforme constitutionnelle dont l’objectif sera de nous éviter les candidatures fantaisistes, pour ne pas dire fantasmagoriques. En effet il y a de ces candidats « fiscalo maniaques » alors que d’autres sont trop messianiques, utilisant des termes « corano- bibliques » à l’excès. Comme si la politique avait besoin d’un messie. Elle n’a besoin ni d’un messie, ni de Messi mais plutôt d’une équipe soudée qui se déploie et qui gagne pour le Sénégal.

« Fipou Jotna » : Thiès sonne la mobilisation contre le parrainage

La « cité rebelle » de Thiès sera le cadre ce lundi d’une mobilisation contre le projet de loi instaurant le parrainage à la présidentielle de 2019. À l’initiative de la plateforme « Fipou Jotna », divers partis politiques, des organisations de la société civile, des personnalités indépendantes opposés au projet de réforme constitutionnelle sur le parrainage du président Macky Sall se retrouveront au siège de Y en a marre à la Place de l’Agora, près de la Promenade des Thiessois.La rencontre sera suivie d’un point de presse à 17 heures, renseigne un communiqué de presse de ladite plateforme.
SENEWEB

Le parrainage électoral fait la Une des quotidiens

Les quotidiens parvenus lundi à l’APS traitent de divers sujets d’actualité dont la question du parrainage électoral en direction de la présidentielle 2019.

Le président de la République Macky Sall « a réussi l’exploit de se mettre à dos toute l’opposition et les organisations non gouvernementales. Tout le monde s’oppose à son projet de parrainage, y compris même au sein de sa mouvance présidentielle », écrit Walfquotidien sur ce sujet.

L’As rapporte que l’opposition, sur le même sujet, « concocte un large front de résistance », dans le but de « barrer la route au président de la République qui a introduit au niveau de l’Assemblée nationale un projet de loi portant sur le parrainage ».

Mais si l’on en croit Sud Quotidien, le pouvoir « ne reculera pas sur le système de parrainage citoyen devant être institué pour tous les candidats à la présidentielle ». « Que l’opposition et les membres de la société civile qui militent pour le retrait du projet (…) se fassent une conviction ! », assène le journal.

« Ce n’est pas envisagé que le gouvernement retire la proposition de loi sur le parrainage », renchérit Libération, citant le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall.

Le président Macky Sall « demande une contre-proposition de l’opposition », signale le journal Le Quotidien selon lequel le gouvernement est par exemple « ouvert à une baisse du pourcentage » relativement au nombre de signatures qui sera exigé.

La Cloche dit pour sa part craindre des confrontations « inévitables à Soweto », siège de l’Assemblée nationale, le jour où ce projet de loi sera examiné. Le journal annonce « de l’électricité en l’air » à cette occasion.

Enquête en profite pour revenir « en profondeur » sur la place de femme dans la politique. « Le joug des stéréotypes », résume ce journal à travers sa première page illustrée par une image de femmes leaders politiques dont Aminata Tall et Aminata Mbengue Ndiaye.

« De 1963 avec Caroline Diop », première femme députée et ministre au Sénégal, à aujourd’hui, Enquête revient sur « la longue et chaotique marche » des femmes sénégalaises vers l’hémicycle.

La place des femmes en politique « est à l’image de ce qu’en pensent les Sénégalais. Si une partie des citoyens doute encore de leurs capacités de gestion, d’autres, par contre, en sont convaincus, même si une frange de cette dernière catégorie pense que le pays n’est pas encore prêt à être dirigé par une femme », analyse le journal.

Pour le teste, la situation du système éducatif sénégalais, bloqué par une grève depuis quelques semaines par une grève des syndicats d’enseignants, est l’un de sujets les plus en exergue.

Le quotidien national Le Soleil fait ainsi savoir à sa une que le khalife général des tidjanes, qui a reçu les syndicats concernés dimanche à Tivaouane, « veut la fin de la grève ».

Serigne Babacar Sy Mansour, après avoir « pris connaissance de l’état d’avancement des négociations » avec le gouvernement, « a demandé la levée du mot d’ordre pour lui permettre de discuter » avec les autorités politiques « pour une issue heureuse ».

Mais les enseignants « maintiennent le suspense », renseigne L’As et « n’ont finalement pas annoncé la suspension encore moins la levée du mot d’ordre de grève » après leur rencontre avec le guide religieux qui a duré trois tours d’horloge, selon le journal.

Ils disent attendre de « consulter leurs bases respectives mercredi pour revenir rendre compte au khalife général des tidjanes avant la fin de la semaine », rapporte le même quotidien.

La société civile demande l’abandon de la loi sur le parrainage

Réunies autour d’un collectif, des organisations de la société civile ont appelé le gouvernement à surseoir à l’examen du projet de loi portant sur le parrainage. Ce, compte tenu du climat délétère, accentué par une sorte de radicalisation sur des positions entre la mouvance présidentielle et les partis de l’opposition.

Ismaïla Madior Fall : Le retrait du texte sur le parrainage n’est pas envisagé

Invité de « Grand Jury » sur la Rfm, le Garde des Sceaux Ismaïla Madior Fall a, en réponse à une question du journaliste, affirmé qu’il n’est pas envisagé pour l’instant un retrait du texte sur le parrainage.

« Il y a eu concertation sur ce parrainage au niveau de la commission de réforme du code électoral, après les travaux de la commission de réforme du Code électoral. Le président de la République a reçu les acteurs de la concertation. Ils ont dit voici les modalités, il a dit je vais procéder à l’arbitrage notamment sur le pourcentage. Mais le principe du parrainage, ce n’est pas le président de la République qui l’a décidé au final. Le principe a été retenu par les travaux de concertations sur le Code électoral. Maintenant, je pense que les gens peuvent encore être ouverts sur les modalités, sur comment sécuriser le processus, sur comment rassurer tout le monde »

Loi sur le parrainage : le bureau de l’Assemblée nationale se réunit la semaine prochaine

Le bureau de l’Assemblée nationale se réunira à partir de la semaine prochaine pour permettre à la conférence des présidents de programmer le traitement du projet de loi sur le système de parrainage aux élections a indiqué, mardi, le président de l‘Assemblée nationale, Moustapha Niasse.

S’exprimant au terme du message à la nation du chef de l’Etat, Moustapha Niasse a confirmé que « les deux projets de lois réformant la constitution et le code électoral sont arrivés sur le bureau du président de l’Assemblée nationale ».

M. Niasse a laissé entendre que « comme le prévoit le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, les textes ont été distribués à tous les députés sans exception ».

« La constitution du Sénégal prévoit un délai de lecture de 10 jours d’une loi qui arrive sous forme de projet à l’Assemblée nationale, et que le président de la République n’en a pas demandé le traitement par la voie de l’urgence », a-t-il soutenu.

Moustapha Niasse a fait remarquer que « ce délai expire le 7 avril et après cette date le bureau de l’Assemblée sera convoqué et immédiatement la conférence des présidents devra programmer le traitement selon les étapes de la procédure prévue par la loi organique qui détermine le fonctionnement de l’Assemblée nationale ».

Selon le président de l’Assemblée nationale, « au terme de cette procédure, ils (projets de loi) seront présentés avec un rapport en présence du gouvernement et une discussion démocratique sera ouverte et le projet de loi sera voté si la majorité des députés estiment qu’ils doivent voter pour son adoption ».

« Pendant de longs mois est entrée en gestation une série d’idées destinées à faciliter le déroulement de tout scrutin au Sénégal plus précisément en ce qui concerne la prochaine présidentielle, les leçons ont été tirées des 47 listes de candidats et coalitions de partis pour les législatives de 2017 », a-t-il dit.

Et Moustapha Niasse d’expliquer que « pour réduire le nombre de candidatures sans crédibilité, sans fondement, ni idéologie, ni morale, il a été estimé comme cela se fait ailleurs, un système de parrainage qui n’est pas nouveau puis qu’il existait pour les candidatures indépendantes ».

Pour le président de l’Assemblée nationale, « le code électoral actuel a prévu un système de parrainage qui est entré en vigueur et est appliqué. Du parrainage à partir des élus exigés à un certain niveau au plan numérique pour qu’un candidat indépendant puisse faire valider sa candidature au niveau du conseil constitutionnel ».

« Il est proposé que le Sénégal passe au parrainage citoyens qui est plus simple et plus démocratique que le premier. Pour éviter les candidatures fantaisistes. Il existe dans le monde moderne depuis 1962 », a-t-il dit, soulignant que cette réforme « constitue un progrès pour consolider la démocratie sénégalaise ».