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Ironie céleste à Ndoumbelane. (Par Alassane k. Kitane).

« Dans un monde de supercherie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire » a dit G. Orwell : j’ajouterai pour ma part, que c’est aussi un acte périlleux, comme le montre le cas Guy Marius Sagna.

Sur les cendres de leurs « ancêtres », le Ciel leur a laissé un héritage immensément riche. Mais Timis le crépuscule arriva et mit ses ténèbres dans les esprits des gouvernants de Ndoumbélane. Crépuscule leur vendit du vent contre de l’or noir. Affidé d’un « W-aliou » faux, il réussit à passer entre les mailles du filet des décrets présidentiels pour s’enrichir aux dépens des habitants de ce pays où la pauvreté est reine. « Le crépuscule excite les fous » dit Charles Baudelaire ! Chez nous, Crépuscule est désormais un nom : celui d’une minorité arrogante qui écrase, exploite et ment une majorité docile, indolente et peu soucieuse du destin de ses enfants. On ameute la république, les foyers religieux et la presse quand un lanceur d’alerte est insolent, mais on courbe l’échine et sème la zizanie quand le pays est insolemment pillé.

Et comme la nuit met « ses ténèbres dans leur esprit » (Baudelaire), les gens de Ndoumbélane, comme à leur habitude, se mirent à proférer des absurdités du gens « ce pétrole est une grâce que Dieu nous a faite en exauçant les prières de nos saints » ! Ah les fous, ils ne savent même pas que la formation du pétrole requiert 20 à 350 millions d’années. Il faut sûrement avoir une prière embarquée dans une machine à remonter le temps pour comprendre cette énigme intempestive !

L’obscurantisme est allié des pratiques des gens comme Crépuscule : pour tromper un peuple, il faut le nourrir de fanatisme et de folles espérances. Au lieu de combattre la forfaiture et l’injustice, chacun se mit alors à ratiociner sur les profits narcissiques qu’il pourrait tirer du pétrole. Ah Ndoumbélane ! La patrie peut donc être escroquée sans frais, pourvu que chacun estime que son pauvre sort pourrait s’améliorer lorsque le pétrole sera exploité. Oh quel manque d’ambition et de rigueur citoyenne !

Mais le ciel est plein d’humour. Constatant que les habitants de Ndoumbélane manquent cruellement d’ambition et de détermination, et qu’il ne savaient que faire de cette richesse, il retint ses pluies et assécha cette contrée. Les bêtes et les hommes sont désormais dans la même situation : amaigris, affamés, déboussolés, apeurés, tristes, avilis. Ces visages affligés, ces regards hagards et absents, ces mines défaites, sont la preuve que les gens de Ndoumbélane végètent au lieu de vivre. A Ndoumbélane tout le monde est en colère, mais on est gêné de l’exprimer : c’est ce qui arrive quand on vit dans un univers de supercherie universelle.

Les bêtes meurent de faim, mais aucun pouvoir politique n’en est conscient ; aucune mesure politique n’est prise, aucune information n’en fait état. Bientôt ce sera le tour des hommes de mourir de faim, et le sous-sol de Ndoumbélane sera excavé de fond en comble pour trouver d’autres puits de pétrole, histoire de renflouer les caisses de l’État dangereusement éprouvées par une gabegie devenue structurelle. Le ciel a vraiment de l’humour.

Les frères dalton buveurs de pétrole

La cacophonie érigée en mode de réfutation est loin de disculper les frères Sall. Face aux émoussements non convaincants d’Aliou qui a plutôt mouillé la fratrie, Macky a rompu la tradition en s’en prenant aux nafeeqh;(hypocrites) et aux rambaaj(fumistes), à la mosquée, le jour de l’Eid-el-Fitr. De réels signes de nervosité qui dénotent la panique qui s’est emparée des Sall qui peinent à justifier l’insoutenable. Le scandale Petro Tim a suscité des tonnes d’articles, des dizaines d’interviewes, des Sénégalais ont même manifesté sans que le régime de Macky Sall ne daigne formuler la moindre explication logique sur le comment Aliou Sall a réussi son joli plongeon à milliards dans le pétrole sénégalais. Maintenant, avec des chiffres, BBC a rendu plus inflammable le pétrole qui semble n’attendre qu’une petite étincelle pour embraser tout le pays. Il est devenu difficile voire impossible de noyer ce si gros requin. Frank Timis, qui n’est pas plus pétrolier qu’Aliou SALL, a réussi à décrocher, sur les ressources découvertes au Sénégal, un juteux contrat qu’il revend quelques mois plus tard pour empocher des milliards de dollars. Quel que soit l’angle d’analyse, cette implacable vérité s’impose et saute aux yeux. Elle est d’autant plus criminelle qu’en dépit de tout bon sens et contre l’avis de l’inspection générale d’Etat (IGE), le Sénégal a permis à Frank Timis de mettre la main sur des milliards parce que tout simplement Aliou Sall y gagne des millions. C’est ce que BBC confirme, preuves à l’appui.Ce scandale Petrotim révèle deux profonds cas de malaise. Celui qui s’est emparé des tenants du pouvoir est à distinguer de celui qu’éprouvent de nombreux Sénégalais.Au paroxysme du sadismeLe 10 mai 2012, Macky Sall signe le décret n° 2012-502  et lance la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) contre Karim WADE. Le 19 juin 2012, il signe les décrets 2012-596 et 2012-597 qui donnent les blocs de Cayar Offshore profond et Saint-Louis Offshore Profond à Petro -Tim Limited dont son propre frère est actionnaire. La première fois que l’affaire Petro Tim a été agitée, Aliou SALL s’est dépêché de convoquer la presse pour une périlleuse opération de dénégations. «Je n’ai aucun franc dans un compte bancaire à l’étranger, en dehors de celui que j’avais en France à la BNP, alors que j’étudiais là-bas, où il n’y a, je crois bien, pas plus que 14 euros ou celui que j’avais ouverte dans la Bank of China où, selon mes souvenirs, il n’y a que 500 euros soit environs 350 000 F CFA. Voilà les seuls comptes bancaires que j’ai à l’étranger. Je n’ai ni argent, ni appartement, ni maison à l’étranger», avait-il déclaré, laissant son frère aîné envoyer les forces de l’ordre mater ceux qui en doutent. L’affaire était presque étouffée. lundi 3 juin, face à la presse, en réaction aux révélations de BBC, Aliou Sall reconnait avoir perçu 25 000 dollars par mois (plus de 14 millions de F CFA) en tant que salarié de Timis Corporation Ltd. « Ce sont des salaires normaux dans ce milieu. J’ai des collègues qui percevaient plus et d’autres moins », justifie-t-il. Pendant que Macky Sall faisait fouiller la terre entière l’argent qu’aurait détourné Karim Wade, son frère Aliou nageait dans les millions de dollars.Au sommet du cynismeL’IGE déclare, dans un rapport détaillé, que : «la demande de permis présentée par Petro Tim n’était pas conforme aux exigences de l’article 8 du décret n°98-810. A cet égard, elle devait être déclarée irrecevable, en application de l’alinéa 2 de l’article 14 dudit décret». En dépit de cette mise en garde, le président SALL signe les décrets et file le marché à Frank Timis et à son employé Aliou SALL qui le mettent à profit, loin des yeux des Sénégalais. Et quand Khalifa Ababacar Sall se retrouve dans le pétrin, pour, dit-on,  1,8 milliard de FCFA, c’est parce que l’IGE l’aurait recommandé, explique Macky Sall qui choisit ceux qui doivent être poursuivis.Pour Macky Sall, ce que les Sénégalais pensent de ce scandale qui est loin d’être le premier, importe peu.   «Il faut qu’on soit constant. La défaite d’Abdoulaye Wade, les gens disent qu’elle est due, en grande partie, au fait qu’il voulait mettre son fils. Mais aujourd’hui, si Macky Sall nomme son frère de même père et de même mère au niveau d’une société aussi importante que la CDC, ça va conforter les Sénégalais qui estiment qu’il veut nous imposer sa famille à tous les niveaux. Et cela peut lui être fatal », réagissait Oumar FAYE de Leral askan wi après la nomination d’Aliou Sall à la tête de la Caisse des Dépôts et Consignation (CDC).  Le leader de l’APR n’en avait rien à faire des critiques et autres mises en garde de ses compatriotes. Son frère cadet à peine tiré de la cacophonie du pétrole, il le nomme directeur général de la CDC. A la formation du dernier gouvernement, son beau-frère, Mansour Faye, a pris le contrôle du PUDC, du PUMA, des PROMOVILLES, de la Délégation générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale (DGPSSN), du Commissariat à la Sécurité alimentaire, de la Direction de l’Administration générale et de l’Equipement etc.Macky Sall l’a démontré, le jour de la Korité, le documentaire de la chaîne anglaise dérange le pouvoir car il s’adresse non pas uniquement aux Sénégalais mais au monde entier fourvoyé par le leader de l’APR qui se montre sous les habits d’un démocrate attaché à la transparence. Ledit documentaire aurait été fait en wolof, le Palais ne serait pas autant périclité.  «Nous sommes au Sénégal, situé sur la côte ouest-africaine. Ici, des millions de personnes vivent dans la pauvreté. Pourtant, le niveau de vie pourrait être beaucoup plus élevé. C’est un pays riche en ressources naturelles. D’importantes réserves de pétrole et de gaz y ont été découvertes. Mais une partie de cette richesse s’est envolée à cause de la corruption». Cette froide et nouvelle description du pays de la « terranga », qui ouvre le documentaire de la BBC, est reçue par le régime comme une gifle. Macky Sall le chantre de la « gouvernance sobre et vertueuse » est démasqué et jeté en pâture à l’opinion internationale. Et les informations  explosives suffisent à établir sa très haute trahison envers le peuple sénégalais.La malédiction du pétrole, ce n’est pas uniquement la mésentente voire le conflit pouvant naitre entre des populations. C’est aussi et surtout quand un groupuscule met la main sur les ressources de tout un peuple laissé dans la misère.
Mame Biram Wathie

Contrats pétroliers et gaziers : va-t-on, enfin, entendre la justice ?

Rappeler les valeurs de l’Etat de droit et de la démocratie est une ardente obligation. La République apparaît souvent comme un ensemble de valeurs qui s’imposent à l’Etat, aux communautés, acteurs économiques, politiques, et aux citoyens, etc. C’est effectivement plus que ça, mais elle est avant tout une République qui repose sur la démocratie et l’État de droit.Ce bref rappel permet de préciser que la manifestation de la vérité dans l’affaire relative aux contrats pétroliers et gaziers peut contribuer, dans le contexte actuel, à la clarté des choses et à l’apaisement.

Il vrai qu’Aliou SALL ne pouvait raisonnablement prétendre à ses différentes responsabilités d’aujourd’hui si son frère n’était pas le Président de la République. Les fonctions tant publiques que privées dont il a déjà la responsabilité, même à la faveur d’un décret de son frère Président, l’empêchent, pourtant, juridiquement de pouvoir assurer la direction de la Caisse des dépôts et consignations (voir article 100 Code général des Collectivités territoriales du Sénégal).

Au-delà de cette illégalité manifeste (à la faveur d’un décret présidentiel), pour la manifestation de la vérité, il est temps que la justice ouvre une information judiciaire et que monsieur SALL (toujours présumé innocent) et toutes les personnes concernées soient convoqués et entendus par la justice pour tirer au clair cette affaire qui continue de secouer l’Etat. 

Monsieur SALL est un justiciable ordinaire qui ne jouit d’aucune immunité. De quel droit Aliou SALL peut-il prétendre à cette mobilisation générale de l’Etat ? Qu’est-ce que l’Etat du Sénégal chercherait à couvrir ? Contrairement à ce qui est dit, le Procureur n’a pas à s’autosaisir, il doit se saisir de cette affaire. Se saisir de l’affaire pourrait permettre la manifestation de la vérité au nom de l’Etat de droit (I) et de la démocratie (II)                                        

  I-La justice au nom de l’Etat de droit 

Poser l’Etat de droit est une idée aussi belle que difficile à réaliser. L’État de droit, c’est précisément le contraire de la position du Gouvernement dans l’affaire Aliou SALL. C’est un Gouvernement partisan qui a pris position et qui a prématurément jugé pour absoudre un citoyen, simple justiciable, avant l’intervention de la justice.

En effet, nos dirigeants ont la fâcheuse habitude de considérer leurs citoyens alertes comme des suspects en puissance dès lors qu’ils participent à la transparence de la vie publique et leurs opposants comme des éléments subversifs, alors qu’ils font preuve de cécité vis à- vis des scandales financiers qui les éclaboussent et des non moins scandaleuses pratiques de leurs collaborateurs, entourage ou famille.

Pourtant, l’État de droit ignore cette tension en affirmant la primauté du «gouvernement du droit» sur le «gouvernement des hommes» en tant que principe de légitimité. Le gouvernement des hommes renvoie aux titulaires du pouvoir investis de la capacité de vouloir et d’agir au nom de la collectivité, tandis que le gouvernement du droit renvoie à l’égalité devant la loi et devant la justice.

Au nom de l’Etat de droit, la légalité de contrats ainsi toutes les transactions y afférentes doivent s’examiner à un double point de vue, c’est-à-dire au regard du droit interne et du droit international. Aliou SALL est maire de Guédiawaye, certes, présumé innocent, qui ne bénéficie d’aucune immunité. Au-delà de sa responsabilité politique vis-à-vis des électeurs de cette Commune, il peut voir sa responsabilité civile et pénale engagée dans les conditions définies par la loi.

Sa responsabilité civile ne peut en principe être engagée que dans l’hypothèse particulière de la commission d’une faute personnelle. Sa responsabilité pénale pourrait être engagée à l’occasion de la commission d’une quelconque infraction réprimée par la loi. Suite à cette affaire, il conviendrait enfin de s’assurer, en vertu du préambule de la Constitution, de «la transparence dans la gestion des affaires publiques »

Pour faire bref, l’Etat de droit est un rempart contre d’éventuelles dérives contraires à la loi, une valeur que la République porte parce que nous l’avons construit ainsi, par ce que l’Etat de droit est devenu un titre de respectabilité, il a aussi permis d’innover vers le progrès en matière de droits et construit les conditions d’un droit de regard sur la manière de gouverner et de décider au nom de la démocratie.                                                                       

 II-La justice au nom de la démocratieCe n’est pas la démocratie qui contrôle l’Etat de droit, mais l’inverse. 

Aujourd’hui, dans bien des cas, en raison de la solidarité politique unissant Président, Gouvernement et Parlement, l’aspect démocratique d’un régime tient donc à autre chose qu’à la prétendue séparation «Pouvoir Législatif – Pouvoir Exécutif », c’est-à-dire à l’indépendance du système judiciaire et des Juges.Aussi, la démocratie ne se définit plus seulement par ses origines, mais aussi par sa finalité. En vérité, l’élection n’est plus le seul ressort de la légitimité démocratique.

Dès lors, deux institutions sont également légitimes : celle qui trouve son fondement dans l’élection (légitimité « élective ») et celle qui le trouve dans la défense des droits fondamentaux (légitimité «fonctionnelle »… du pouvoir judiciaire et des juges).Si le concept de démocratie doit avoir une valeur autre que purement mythologique, s’il doit avoir une valeur historique réelle sous nos cieux, il faut accepter d’en substantialiser le contenu. « Substance » comme synonyme de « matérielle » s’oppose ici à procédure (électorale).

En effet, avec l’éclosion de la figure du juge au cœur de tous les régimes, nous assistons à un contenu dualiste de la démocratie. Aujourd’hui, l’exigence d’élections démocratiques, aussi nécessaire soit-elle, n’épuise pas les voies de la démocratie. 

Le contrôle du pouvoir s’impose aussi comme une poutre maîtresse des régimes modernes. Dès lors, jusqu’où peut aller le pouvoir de la justice sénégalaise dans cette affaire relative aux contrats pétroliers et gaziers? Gardienne des droits et libertés, la justice sénégalaise, face à la position déjà affichée par le Gouvernement, en arrivera-t-elle à présenter au Peuple les éléments nécessaires à la manifestation de la vérité ? Vaste question !

Il est certain que lorsqu’il s’agit des intérêts du Peuple, il est particulièrement important de satisfaire aux principes de transparence, de justice et d’égalité. Par conséquent, il est essentiel que les conditions d’une manifestation de la vérité au nom de la démocratie soient clairement observées et que le Gouvernement lui-même soit respectueux dans son application, de façon à remplir le critère de « Gouvernement modéré ».                                                      

 Mouhamadou Ngouda MBOUP

Enseignant-chercheur de droit public

FSJP/UCAD 

AL Housseynou Wane , Directeur de l’exploitation à PETROSEN dénonce le contrat signé avec PetroTim.

L’an deux mille douze et le 13 juillet à Dakar, Nous Gallo Samb et Oumar Sarr, Inspecteurs généraux d’Etat en vertu de l’ordre de mission n° 035PR/CAB/IGE du 30 Mai 2012 prescrivant une enquête au niveau de PETROSEN, avons procédé à l’audition de Monsieur AL  Housseynou Wane, en sa qualité de Conseiller Exploration à PETROSEN.

  1. IDENTIFICATION
  • Prénom : Al Housseynou
  • Nom : Wane
  • Date et lieu de naissance : 31 Décembre 1952 à Dakar
  • Numéro de la pièce d’identification : 1 751 1953 000 37
  • Fonction : Conseiller Exploration à PETROSEN

1)  Depuis quand êtes-vous à PETROSEN ?

Je suis agent à PETROSEN depuis 1990     

2)Quelles ont été les fonctions que vous avez occupées à PETROSEN

         J’ai été chef de la division exploration puis directeur de l’exploration et directeur de la promotion

3) Etes vous membre de la Commission d’évaluation et de négociation ?

Oui je suis membre de la Commission de négociation depuis sa création. J’ai pratiquement assisté  à toutes les négociations. Avant la mise en place de la commission , j’étais un des principaux négociateurs  pour PETROSEN.

4) Sur quoi portaient habituellement les négociation ?

Les négociations portaient sur les contrats de recherche pétrolière . A cet effet les principaux éléments de négociations portaient sur :

–      La durée de recherche

–      Les programmes de travaux  à réaliser et les couts financiers

–      Le partage de profits

–      Le budget de formation et les formations à donner au personnel de PETROSEN

–      Les dispositions fiscales

5) Est-ce que les travaux de la commission se limitaient uniquement aux travaux de négociation ?

Généralement les compagnies font l’objet d’évaluation technique et financière par PETROSEN dés qu’elles manifestent leur intention. Lorsque l’évaluation se révéle concluante , la compagnie saisit officiellement les autorités d’une demande d’octroi de permis  de recherche. A cet effet, le Ministre en charge de l’énergie est saisi, puis nous entamons les négociations avec l’aval du Ministre. D’ailleurs la compagnie est invitée par le Ministre à entrer en négociation avec PETROSEN.

6) Est-ce toutes les demandes font objet de négociation

Absolument

7)Avez vous connaissance du contrat signé entre d’une part, l’Etat du Sénégal, d’autre part PETROSEN avec PETROTIM

Courant Avril 2012, la veille de ma mission à Houston (USA), j’ai été invité par le Directeur Général dans son bureau. Il m’a fait part de la signature d’un contrat de recherche et de partage de production d’hydrocarbures et j’ai constaté que ledit contrat portait la signature du Directeur général de PETROSEN et du Ministre en charge de l’énergie, le Ministre d’Etat Karim WADE.  J’ai fait observer au Directeur général que sans l’approbation du Président de la République , pour moi il n’y a pas de contrat

Plus tard , courant juin en parcourant le rapport de présentation du décret d’approbation du contrat signé avec PETROTIM, j’ai su que celle-ci est une filiale de PETRO ASIA dont le siége se trouve à HONG-KONG.

Je crois me souvenir que le contrat a été signé au mois de Janvier

7) Pourquoi estimez-vous que ce n’est pas un contrat ?

Le contrat doit être approuvé par décret pour être valable  

8) Avez- vous vérifié si PETROTIM est effectivement une filiale de PETRO ASIA ?

Non, je ne connaissais même pas l’existence de PETRO ASIA à plus forte raison de PETROTIM

9) Est-ce que la commission de négociation a été saisie de la demande de PETROTIM

A ma connaissance non

10)Pour vous quelles peuvent être les conséquences ?

Les risques probables sont l’absence de transparence et la non prise en compte de l’ensemble des travaux à réaliser vu que les experts qui connaissent le bassin sédimentaire et les travaux que cela nécessite n’ont pas été associés.

11)     Quel est le risque que la compagnie demanderesse n’ait pas été préalablement évaluée ?

Le risque principal est le retard apporté au déroulement du programme de recherche pétrolière dans le bassin sédimentaire. Autre risque , c’est la possibilité de voir la compagnie spéculer avec le titre qu’elle a en main. Habituellement nous mettons dans les contrats des dispositions qui sont de nature à limiter les possibilités de spéculation.

12)     Est ce PETROSEN dispose de documentation sur les compagnies bénéficiaires de contrat de recherche ?

Oui nous disposons  toutes les informations notamment les informations concernant : les statuts, les membres fondateurs, le conseil d’administration et le certificat d’incorporation.

Ces documents sont certainement archivés au secrétariat de la Direction générale ou au service juridique. Les mêmes documents doivent exister en copie au niveau de la Direction des Hydrocarbures du Ministère en charge de l’Energie.

13)     Est-ce que les compagnies bénéficiaires de contrat de recherche payent un bonus de signature

Depuis 1986, Le Sénégal a opté pour la suppression du bonus de signature. L’objectif était de rendre le Sénégal attractif en facilitant l’accès de la destination Sénégal aux compagnies de recherche pétrolière.

14)     Dans ce contexte , trouvez vous normal que le Sénégal demande à une compagnie de payer un bonus de signature ?

Non , une telle demande serait en porte à faux avec les motivations de l’exposé des motifs de loi portant Code pétrolier

15)     La demande de paiement de bonus peut –elle être motivée par le désir de rendre compétitif l’offre de la compagnie concernée ?

Toute demande tendant à rendre l’offre d’une compagnie compétitive consisterait à demander à cette compagnie d’augmenter son programme de travaux de recherche  et de les intensifier.

Le bonus , s’il est sollicité, doit faire l’objet de mention dans le contrat.

16)Est-ce qu’il y avait d’autres concurrents sur les blocs qui ont été attribués à PETROTIM

Il y avait beaucoup de concurrents notamment TULLOW OIL avec laquelle nous étions en négociation. Les négociations avec TULLOW étaient très avancés . Avec TULLOW nous étions en fin de négociation car il y avait accord sur pratiquement tous les points de négociation. Le seul point sur lequel il n’ y avait pas un accord portait sur la clé de répartition des productions et profits en cas de découverte de gaz.

Je rappelle  que TULLOW, qui a été subrogée dans le droit d’Energy Africa relativement au Saint Louis offshore peu profond , a demandé à bénéficier de contrats de recherche portant sur le Saint Louis offshore profond et le Cayar Offshore profond.

Lorsque j’ai constaté  que ces deux blocs ont été attribués à PETROTIM, j’ai exprimé au Directeur général ma désapprobation parce que j’ai trouvé la maniére peu élégante . Il y’ a un gentleman agreement qu’il faut respecter. La signature du contrat avec PETROTIM n’est pas bonne pour la réputation PETROSEN et l’image du Sénégal. Je veux parler des méthodes utilisées pour signer ces contrats. Les compagnies qui avaient déjà leurs demandes enregistrées au Sénégal pour les mêmes blocs apprenant que l’Etat du Sénégal a signé avec PETROTIM dont la demande n’était pas préalablement enregistrée auront une mauvais image du Sénégal, or dans le secteur pétrolier , les acteurs se connaissent.

Il a été précisé à TULLOW dés l’entame des négociations qu’il n’y a pas de bonus de signature

source : dakarmatin

Comptes et mécomptes du pétrole

Il y avait une fois, dans un pays situé entre la Mauritanie, le Mali, le Cap-vert et la Guinée; un pays éventré par la Gambie, deux frères qui étaient devenus, par le miracle de la politique, immensément riches dans un pays étonnamment pauvre.Pour gagner sa vie, l’un des deux frères, Aliou Baba, qui n’avait aucune connaissance du pétrole et n’avait jamais creusé un seul trou durant toute sa vie, même en jouant, trouva du pétrole enfoui à Saint-Louis, Rufisque, Bargny et Kayar.

Avant même que le pétrole ne jaillisse des entrailles de cette terre bénite par les anciens; avant même que les premiers coups de perforation ne tombent pour aller puiser cet or noir dans les entrailles de cette terre bénite, les millions et milliards avaient jailli, comme par enchantement, de ses comptes bancaires, le rendant riche du jour au lendemain. Aliou Baba avait deviné où le pétrole se trouvait exactement, comme par flair.

Certaines mauvaises langues affirmèrent que son frère, ingénieur en pétrochimie, était son flair. Son frère savait tout du pétrole. Il avait été initié au pétrole mais pas au droit.Tout ce qu’Aliou Baba avait fait, c’était ouvrir une société qui lui permettrait de trouver des partenaires peu recommandables, pour exploiter cette richesse nationale, inespérée qui allait propulser le pays vers la prospérité.

Dissuadé par son oncle Igéyeu de ne pas signer le décret qui allait autoriser l’exploitation de ce patrimoine national commun, son frère s’entêta et cautionna l’acte posé par Aliou Baba dont les émoluments prirent des proportions inquiétantes et alléchantes du jour au lendemain. L’ancien pauvre était devenu un nouveau riche.

Très vite et trop vite pour susciter les investigations de citoyens patriotes indignés.Et c’est ainsi, que de contrat à décret, de frère à frère, de cousins à courtisans, de partisans à profiteurs, de planques à banques, de maris à femmes et d’usurpateurs à receleurs, on se transmit le secret de ce fabuleux trésor dans l’espoir de vivre soi-même, ses parents et ses descendants dans le luxe et la splendeur jusqu’à la prochaine alternance qui allait réanimer la (CREIP) Cour de Répression de l’Enrichissement Indécent par le Pétrole.

Aliou Baba, le frère, vendeur artificiel et accidentel de pétrole, avait ramené au pays un ami, Pank Fumiste, dont le nom symbolisait le crépuscule, pour l’aider à extraire gaz et pétrole au nez et à la barbe des populations. Avant même qu’une seule goutte de pétrole ne sorte de terre, Aliou Baba était devenu riche. Immensément riche, à tel point que son ventre s’imposait comme un écran devant lui, l’empêchant de voir la réalité : le bien national.

Le pétrole s’était transformé en sacs d’or et en billets de banque. Le crépuscule annonçait la tombée de la nuit. Mais les voix averties multipliaient leurs décibels pour que le pays ne tombe jamais dans la nuit de la malédiction du pétrole du fait de Crépuscule.

Il fallait pour cela garder les yeux ouverts pour ne laisser aucune chance à la nuit noire du pétrole, source de tant de conflits, plonger le Sénégal dans le chaos et les règlements de compte.Un jour, des citoyens curieux et des journalistes déterminés, fouillèrent, investiguèrent et découvrirent au fond d’un repaire, en prononçant «sésame ouvre-toi», toute une richesse acquise du fait des contrats douteux signés contre les intérêts vitaux et supérieurs du pays, cette grotte enchantée.

Ils décidèrent de tirer au clair cet exploit réalisé par un homme qui, en peu de temps, était financièrement passé de rien à tout. Ils n’avaient pas besoin de le traquer. L’homme puait le pétrole, rendant sa traçabilité facile. En le pourchassant, ils prirent la précaution de ne pas allumer de feu, même pour fumer, de peur qu’il ne s’enflamme.

Le lendemain, à la nuit close, une journaliste nommé Bibici Dégn Koumpa, ne voyant pas s’autosaisir la justice et l’Assemblée nationale (l’AN), enquêta et découvrit, après les nombreux Sénégalais qui l’avaient précédé sur l’affaire et avaient déjà crié «aux voleurs! », le secret de cet enrichissement en mode fast track.

Bibici Dégn Koumpa s’alarma et révéla le scandale au grand jour. Aliou Baba, considéré comme le chef de bande ne se tint pas battu. Il sortit de sa réserve et contre-attaqua pour se justifier devant les médias.

Il prononça des paroles creuses qui allaient davantage torpiller le projet mort-né de son frère, au pouvoir, de poursuivre son rêve de traquer, jusque dans la fosse, les biens mal acquis, amassés illicitement par les 40 brigands politiciens qui ont dévoré et continuent de saigner l’énergie vitale de ce pays. Et ce rêve devint leur cauchemar …

NB: Toute ressemblance avec une personne de l’alliance pour la République n’est que pure coïncidence.
PAR IBRAHIMA SILLA 

Y en a marre : Aliou Sall doit démissionner et se mettre à la disposition de la justice

Le dernier rebondissement intervenu dans le dossier du pétrole et du gaz, suite à la diffusion d’une enquête de la chaîne anglaise BBC, vient encore une fois mettre à nue l’opacité et l’absence de transparence qui ont entouré les négociations et transactions dans cette affaire.

Il y a toujours eu soupçons et accusations de connivences criminelles entre les sociétés minières et le frère du Président, Aliou SALL.

Et malgré plusieurs interpellations citoyennes, rien n’a été fait pour éclairer les contribuables sénégalais, si ce n’est des menaces et des simulacres de dialogue sur le pétrole et le gaz, orchestrés par le pouvoir pour mieux noyer le poisson.

Aujourd’hui, la seule problématique, au delà des émotions et du factuel, c’est la transparence dans la gestion de nos ressources de manière générale. Que savons-nous en réalité de l’exploitation de l’or de Sabodala ?

Où va notre or ? A qui profite-t-il? Que savons-nous des contrats de Pêche ? Le fer du Falémé ne risque-t-il pas de tomber entre les mains des Turcs, si ce n’est déjà fait ?

Qu’est-ce qu’on sait de notre zircon ? Où va l’argent tiré de toutes ces ressources ? Pas aux Sénégalaises et aux Sénégalais qui croupissent dans la débrouille quotidienne pour manger, boire ou se soigner ! Pas à l’éducation nationale qui se meurt ou à la santé malade de son plateau technique faible et des grèves à répétition.

Les forces vives, la classe politique doivent s’organiser pour en finir avec ce pillage de nos ressources et cette corruption érigée en système de gouvernance. Il faut dépersonnaliser le débat et en faire un combat national pour le salut du peuple.

Il faut vaincre la corruption ! A l’heure du dialogue national, il y’a de la matière si l’Etat veut vraiment améliorer les conditions de vie des Sénégalais.

Que Aliou SALL démissionne de ses responsabilités et charges publiques pour se mettre à la disposition de la Justice au lieu de distribuer des menaces et des démentis.

Le Mouvement Yen a marre appelle les forces vives dans ce combat et demande à la justice de s’auto saisir. « Il n’y a pas de destin forclos, il n’y a que des responsabilités désertées »
Fait à Dakar le 03 juin 2019

Accords sur le pétrole et le gaz : Macky en Mauritanie aujourd’hui


Le Sénégal et la Mauritanie ratifient aujourd’hui à Nouakchott les accords nécessaires qui «marquent le début de la phase d’exploitation» du pétrole et du gaz. Le Président Macky Sall quitte d’ailleurs Dakar aujourd’hui pour un voyage en Mauritanie.

En février déjà, la Mauritanie et le Sénégal ont signé, vendredi 9 février à Nouakchott, un accord de coopération pour l’exploitation du champ gazier offshore de « Grand Tortue-Ahmeyim » (GTA) à cheval sur leur frontière commune.

Cet accord, dont le contenu (taxes et partage des revenus entre les deux États et les compagnies pétrolières), demeure inconnu, permettra au découvreur américain Kosmos Energy et à la major britannique BP de décider, au cours de cette année, le lancement de l’exploitation d’un gisement estimé à 450 milliards de mètres cubes, soit l’équivalent de 14% des réserves de gaz nigérianes.

Sénégal : encore un contentieux lié au pétrole ! (Exclusivité Ouestaf)

Début octobre 2018, le gouvernement sénégalais a lancé un appel d’offres pour l’octroi de licences sur deux blocs pétroliers : Sénégal offshore Sud (SOS) et Sénégal offshore Sud profond (SOSP). Mais l’appel d’offres concernant ce dernier bloc (SOSP) risque d’être plombé par un contentieux. Ouestaf News a essayé d’en savoir plus.

Dès la publication dans les médias de l’appel d’offres, la société Africa Petroleum Corporation Limited (APCL), en bisbille avec l’Etat du Sénégal, a sonné l’alerte pour rappeler qu’un contrat le lie déjà au Sénégal sur ce bloc ou la compagnie détient 90 %.

L’appel d’offres publié début octobre 2018 dans le quotidien national sénégalais, Le Soleil, par le ministère sénégalais du Pétrole et des Energies, invite les sociétés intéressées à se manifester, précisant qu’elles ont jusqu’au 31 octobre pour déposer leur dossiers.

Sénégal : le pétrole toujours en débat

Mais voilà, pour Africa Petroleum Corporation Limited, le Sénégal n’a pas le droit de mettre ce bloc sur le marché.

«Le contrat (NDLR qui lie APLC à l’Etat du Sénégal sur le bloc SOSP) « n’est pas formellement arrivé à échéance », selon Ben Romney, chargé des relations avec les médias chez APLC.

Dans un échange de courriels avec Ouestaf News, M. Romney précise en outre : «APCL reste le propriétaire légitime de ce bloc et en aucun cas il ne devrait faire l’objet d’un appel à manifestation d’intérêts».

Ouestaf News a tenté d’avoir la version du gouvernement du Sénégal, mais comme dans plusieurs autres dossiers «brûlants» qui le concernent, la requête est restée sans suite.

Ouestaf News a d’abord envoyé un courriel à Monsieur Thierno Ly, conseiller technique numéro 1 au Ministère sénégalais du Pétrole et des Energies (signataire de l’appel d’offres mentionné plus haut), pour des éclaircissements. M. Ly n’a pas souhaité réagir directement et a recommandé conformément aux «procédures administratives» d’adresser un courrier accompagné d’un protocole d’interview au ministre du Pétrole et des Energies en personne.

Un courrier a donc été déposé depuis le 09 novembre 2018 au niveau du ministère. A ce jour, aucune réponse ne nous est parvenue. Relancé aussi par courriel, le ministère n’a toujours pas réagi.

Un décret de 2011

Alors que dit le décret de 2011 sur lequel s’appuie ACPL pour contester la procédure d’appels d’offres lance par le gouvernement sénégalais?

Des recherches ont permis à Ouestaf News d’en savoir plus : un décret portant approbation du contrat de APCL sur le bloc SOSP a été signé le 02 novembre 2011 par le président Abdoulaye Wade et contre-signé par son Premier ministre d’alors Souleymane Ndéné Ndiaye.

Auparavant, en date en date du 25 octobre 2011, c’est Karim Wade à l’époque, ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, des Transports terrestres et de l’Energie, qui avait soumis le rapport de présentation qui porte sa signature.

Dans ce décret il est écrit : « ce contrat est signé pour une période initiale de recherche de trois (3) années, renouvelable deux fois, pour une durée de trois ans pour le premier renouvellement et pour une période de deux virgule cinq (2,5) ans pour le second renouvellement, soit une période totale de recherche de 8,5 ans».

Si l’on se base sur le contenu de ce texte, le contrat liant les deux parties devrait effectivement prendre fin à la mi-2019.

Pour appuyer sa thèse, la compagnie pétrolière rappelle que le bloc SOSP fait actuellement l’objet d’un arbitrage devant le Centre International pour le Règlement des Différends relatifs aux Investissements (CIRDI), un organe de la Banque mondiale, basé à Washington.

En janvier 2018 APCL a déposé une demande d’arbitrage au niveau de la CIRDI après que les autorités sénégalaises aient refusé le renouvellement sollicité.

Nos enquêtes permettent de confirmer que cette demande existe : un dossier d’arbitrage auquel est attribué le numéro ARB/18/24 a été enregistré par le CIRDI, le 11 juillet 2018. L’Etat sénégalais est dans ce dossier représenté par son Agent judiciaire.

«Nous avons été surpris de voir que le bloc SOSP fait l’objet d’un appel à manifestation d’intérêt alors qu’il fait l’objet d’un arbitrage au niveau de la CIRDI», a déclaré le directeur général d’APCL, Jens Pace dans un communiqué daté du 08 octobre. M. Pace a aussi indiqué dans le même communiqué avoir adressée une lettre d’avertissement aux autorités sénégalaises.

«Les pays africains qui ont mal négocié leurs contrats miniers et pétroliers perdent beaucoup lors des cessions», soulignait l’économiste sénégalais Chérif Salif Sy, lors d’un débat organisé, fin octobre 2018 par le think tank AfrikaJom sur la transparence dans le secteur minier et pétrolier au Sénégal

La compagnie basée à Londres, attend aussi un arbitrage du CIRDI entre elle et l’Etat gambien pour les mêmes raisons. Selon Reuters, ces deux affaires ont fait fondre l’action de la compagnie de 90% courant 2018.

Vers un autre scandale ?

Alors que le Sénégal n’a pas encore produit une goutte de pétrole, ce secteur reste miné par des controverses et une série de scandales.

L’opinion attend toujours d’être éclairée sur la nébuleuse qu’est devenue l’affaire Petro-Tim, avec le permis de recherche délivré à cette compagnie dirigé par Frank Timis et dont la filiale sénégalaise était administrée au moment des faits par le frère cadet du président de la république, Aliou Sall.

Les tenants et les aboutissants de cette affaire ont fait l’objet d’un rapport spécial de l’Inspection générale d’Etat, un rapport qui n’est toujours pas rendue public.

L’on se souvient aussi des contrats accordés au français Total, qui ont un temps défrayé la chronique et ont poussé l’ancien ministre de l’Energie, Thierno Alassane Sall, à démissionner de son poste avec fracas.

L’ancien ministre aujourd’hui adversaire politique du président de la République dit avoir refusé d’apposer sa signature sur le contrat conclu avec Total, lequel va mettre les «Sénégalais dans un trou», selon ses propos.

La suspicion allant crescendo, le gouvernement se débat pour prouver ses bonnes intentions en ce qui concerne la transparence dans ce secteur. Depuis octobre 2016, un processus a été entamé qui assure la publication de certains contrats miniers et pétroliers, dont les deux contrats de recherches et de partage de production accordés à Total.

Le Sénégal a adhéré à l’Initiative Pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) dont la norme 2.4 «encourage les pays à rendre publics tous les contrats et licences qui énoncent les modalités de l’exploitation du pétrole, du gaz et des minerais».

En dépit de ces efforts, certains Sénégalais continuent de jeter un regard suspicieux sur la gestion de leur pétrole et gaz. Sur le site web dédié à la publication desdits contrats, celui de Petro-Tim (qui avait par la suite revendu ses parts à Kosmos Energy) et ceux signés avec APCL ne sont pas encore mis en ligne.

Thierno Bocoum répond à Macky : On parle parce que rien n’est transparent…

Après Ousmane Sonko, un autre leader politique a répondu à la déclaration du chef de l’Etat demandant à ses adversaires d’arrêter de tenir de « faux débats » sur la question liée à l’exploitation du pétrole et du gaz. Il s’agit de Thierno Bocoum qui parle d’une obligation pour les Sénégalais d’en parler à cause de « la nébuleuse dans ces dossiers ».

Le Président du mouvement Alliance générationnelle pour les intérêts de la République (Agir) relève un manque de
transparence dans ces dossiers qu’il faut bien dénoncer.

« Effectivement, nous aurions pu nous taire si toutes les informations avaient été fournies au peuple sénégalais concernant leurs propres ressources. Nous aurions pu nous taire si le Chef de l’Etat avait pris toutes les dispositions pour une transparence totale dans les signatures liées aux ressources naturelles, », a t-il répondu au président Macky Sall

« C’est parce qu’il y a une nébuleuse totale dans la gestion de ces ressources que l’opposition est obligée d’en parler », conclut-il.

La Sénégambie nouvel enjeu gazier (Par Mamadou Lamine Diallo)

La Chine est bien venue demander sa part du gâteau gazier, connaissant les difficultés de trésorerie de l’Etat APR qui résultent du financement anarchique des projets présidentiels de Macky Sall.

Demain, ce sera l’Allemagne, pays consommateur de gaz naturel. Le bloc en jeu est celui de Casamance sud Profond. La Russie s’y intéresse aussi. La société Total de la France a hérité du bloc de Franck Timis de Rufisque Offshore Profond au sud du bloc de Kayar dans lequel Kosmos a découvert du gaz naturel.

Ainsi, c’est désormais la façade atlantique du Sénégal et de la Gambie qui est l’objet de convoitise par les pays de la frontière technologique. Le pétrole sera au centre de la présidentielle de 2019. Or sans institutions solides, la malédiction du pétrole est inévitable. C’est la raison pour laquelle les conclusions des Assises Nationales sont plus que jamais pertinentes malgré la trahison des dirigeants de l’APR, du PS, de l’AFP, etc.

Encore une révélation de Sonko sur le pillage du Pétrole

J’ai lu dans la presse de ce matin que « le Président directeur général de la compagnie African petroleum’s (Ap) a introduit un recours contre l’État du Sénégal. Il s’agit d’une procédure arbitrale au Centre international pour le règlement des différends relatifs à l’investissement (Cirdi, basé à Paris)».

L’article n’a pas précisé que African petroleum est la propriété de… Frank TIMIS mais il s’agit bien de lui.

Pour rappel, l’aventurier affairiste Frank TIMIS a été introduit dans notre bergerie pétrolière par le régime libéral. Aidé par le duo Samuel Sarr – Pierre Goudiaby Atépa, TIMIS obtint la signature de Contrats de Recherches et de Partage de Production, le 21 octobre 2010, des blocs de Sénégal Offshore Sud Profond et Rufisque Offshore Profond . Ces contrats, approuvés par décrets n° 2011-1808 et 2011-1824 du 02/11/2011, ont bénéficié, sous le régime de Macky Sall, d’un renouvellement de la première période de recherche, accordé par décret n°2014-1603 du 15 décembre 2014. Tout cela s’est fait en parfaite violation du code pétrolier car TIMIS n’a jamais rempli ni les conditions techniques, ni les conditions financières pour être attributaire. Mais son profil sulfureux convenait certainement pour bien profiter des flux d’argent sous table.

Par la suite, la magouille autour des blocs de Kayar et Saint-Louis a permis au régime de Macky Sall, avec la complicité de Aly Ngouye Ndiaye et l’intervention de Aliou Sall, de lui attribuer ces deux blocs qu’il s’empressa de vendre en violation de plusieurs dispositions du code pétrolier et en fraudant le fisc, avec la bénédiction de Macky Sall.

C’est un joli retour de bâton contre ceux là qui en 2016, acculés, étaient allés chercher Frank TIMIS pour déposer une plainte imaginaire contre 11 Sénégalais dont moi même.

Aujourd’hui, ce joli conglomérat se retrouve devant le centre arbitral, hors du Sénégal, pour se quereller sur les ressources du peuple Sénégalais qui, dans tous les cas, est le seul perdant.

– Ce n’est pas une information nouvelle pour moi puisque, lors de la cérémonie de dédicace de mon ouvrage sur la spoliation de nos ressources il y a quelques mois, maître Boukounta Diallo, un de mes invités, avait annoncé avoir été saisi par TIMIS pour une telle procédure et que le dossier se présentait mal pour le Sénégal ;

– Ce n’est pas une première car le Sénégal a déjà subi une lourde condamnation au profit de Kumba-resources devant ce même centre arbitral et, lorsque nous avons pu obtenir à notre tour une condamnation contre Arcelor Mittal sur le même fer du Falémé, Macky Sall et Amadou Ba ont préféré bazarder les intérêts du Sénégal ;

– la multinationale TOTAL, au profit de laquelle cette expropriation de African petroleum a été faite, a bénéficié d’un contrat ultra-léonin et sera le seul gagnant de l’exploitation, au détriment du Sénégal qui n’en récoltera que les miettes.

Je tiens enfin à faire deux précisions :

– à ceux qui pensent qu’on parle trop de pétrole, nous en parlerons toujours et davantage, car des choses extrêmement graves et nuisibles à nos intérêts supérieurs y ont été délibérément commises ;

– à ceux qui pensent qu’il faut passer par pertes et profits tout cela et aller répondre aux palabres de blanchiment de Macky Sall, nous opposons un niet sans concession : le problème ce n’est pas l’aval, mais bien l’amont pétrolier. Et à coté de ce dossier, il y a d’autres à solder tels Ovidiu Tender au saloum et en Casamance, Fortesa à Thiès, Petrotim à Kayar et Saint-Louis, le Zircon de Diogo et Niafrang, l’or de Sabodala, les phosphates de Thiès…

Pétrole et gaz : Macky Sall réaffirme sa disponibilité pour le dialogue

Le président de la République Macky Sall a assuré vendredi de sa disponibilité à poursuivre le dialogue sur la gestion des ressources pétrolières et gazières, estimant que certaines questions doivent faire l’unanimité.

« Aujourd’hui, j’ai lancé une concertation nationale sur la gestion des ressources pétrolières et gazières. Il n’est jamais trop tard pour (venir) apporter sa pierre à l’édifice, sa contribution. Le dialogue autour des questions d’intérêt national doit faire l’unanimité’’’’, a dit le chef de l’Etat qui s’exprimait à la Grande mosquée de Dakar, après avoir accompli la prière de l’Aïd fitr.

Plusieurs membres du gouvernement, le Grand Serigne de Dakar Abdoulaye Makhtar Diop, le maire de Dakar-Plateau Alioune Ndoye, entre autres, étaient présents.

’’Mon rôle en tant que président de la République, c’est de conduire aux destinées de notre pays dans la voie de la concorde nationale, de la recherche de l’unité nationale consolidée. C’est pour cela que j’ai fait du dialogue une méthode de gouvernance’’, a expliqué Macky Sall.

Le président Sall a remercié les forces vives de la Nation pour leur participation mardi aux concertations sur les ressources pétroles et gazières, indiquant que toutes les préoccupations seront prises en compte dans la formulation de la nouvelle loi d’orientation relative à la gestion des ces ressources naturelles.

Les concertations qui se sont tenues mardi, au Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio (CICAD) visent à contribuer à « instaurer une gouvernance inclusive et transparente’’ des ressources naturelles.

Les travaux présidés par le chef de l’Etat Macky Sall se sont déroulés avec la participation des membres du gouvernement, d’élus, de partis politiques (pouvoir et opposition), des chefs religieux et coutumiers, du patronat, de la société civile, etc.

Une frange de l’opposition a choisi de ne pas répondre à l’appel au dialogue du président Macky Sall.

’’Il n’est jamais trop tard pour apporter sa contribution dès lors que c’est une question d’unité nationale. Le dialogue autour des questions d’intérêt national doit faire l’objet d’unanimité’’, a souhaité Macky Sall.
Le chef de l’Etat a salué les autorités religieuses du pays qui jouent un ‘’rôle capital’’ dans ‘’ l’unité et la cohésion’’ nationale. ‘’Le Sénégal a la chance d’avoir connu un islam modéré, de paix , de tolérance et de concorde. Cela nous le devons en partie à nos confréries(…)’’, a-t-il salué.

Macky Sall a prié pour un bon hivernage et des meilleurs rendements pour les agriculteurs.

La Korité, fête marquant la fin du jeûne musulman, est célébrée par la majorité des musulmans ce vendredi au Sénégal, le croissant lunaire ayant été aperçu dans plusieurs localités du pays jeudi.

La communauté musulmane sénégalaise peinait à célébrer en même temps la Korité depuis quelques années, les différentes obédiences ne parvenant pas s’accorder sur l’apparition ou non du croissant lunaire.

Macky Sall veut garantir « une gestion inclusive, sereine et durable » des hydrocarbures

Le président de la République, Macky Sall, a exprimé mardi son ambition de garantir « une gestion inclusive, sereine et durable » des ressources pétrolières et gazières par la maîtrise des enjeux sécuritaires, géostratégiques et économiques.

« Nous connaissons les risques auxquels font face les pays soudainement promus de richesses naturelles. Il est donc impératif de prendre des mesures conservatoires visant à préserver la nation de toutes les externalités négatives liées au développement de l’industrie pétrolière », a expliqué M. Sall.

Le président Sall intervenait lors de l’ouverture des travaux du dialogue national sur l’exploitation des ressources pétrolières et gazières, au Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio (CICAD).

« C’est pourquoi, j’ai souhaité engager avec les forces vives de la nation, une réflexion prospective sur l’utilisation future des revenus du pétrole et du gaz même si les premiers barils ne seront produits que vers 2021-2022 », a indiqué Macky Sall.

Le chef de l’Etat qui s’est félicité de la présence massive de toutes ces forces vives de la nation, a rappelé l’esprit républicain de cette concertation.

Plusieurs présentations sont prévues pour marquer ce dialogue national sur l’exploitation des ressources pétrolières et gazières dont la clôture des travaux est prévue en fin de journée.

Près de 84 mille milliards de francs CFA attendus du gaz et du pétrole


L’exploitation des deux gisements SNE et Grand tortue va apporter des revenus totaux de plus de 150 milliards de dollar US (84.000 milliards de Francs CFA), a révélé, mardi, Mamadou Faye,le Directeur général de PETROSEN.

Cette exploitation va générer également des dépenses de près de 60 milliards de dollar US (33000 milliards de Francs CFA). Faisant une présentation lors de la concertation nationale sur la gestion des recettes issues de l’exploitation du pétrole et du gaz, M.Faye a indiqué que la part de l’Etat du Sénégal représente 52 à 66% des profits.

Selon le DG de PETROSEN, les revenus de l’Etat se chiffrent à plus de 30 milliards de dollar US (soit 16.000 milliards de francs CFA) pendant une trentaine d’années.

Depuis 2014, des découvertes de gaz de classe mondiale ont été faites dans les profondeurs offshore, au nord de la péninsule de Dakar. Il s’agit de Grand tortue, 20 Tcf (560 milliards de mètres cubes),Teranga 5Tcf (140 milliards de mètres cubes) et Yakaar 15 Tcf (420 milliards mètres cubes).

Le développement et l’exploitation de ces découvertes vont commencer avec le champ Grand tortue. Le gisement de Grand tortue est à cheval sur la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie. Les deux pays ont signé en février un Accord de coopération internationale. Les deux sociétés nationales du Sénégal et de la Mauritanie et BP et Kosmos ont commencé les études pour le développement du champ.

Le développement de Grand tortue nécessite un investissement total de 16, 289 milliards de dollars US, dont 10% pour la participation de PETROSEN soit 1,629 milliards dollar US. Pour le pétrole , depuis 2014 quatre découvertes ont été faites dans le bloc Sangomar profond. La découverte SNE-1 a été entièrement évaluée avec des réserves entre 346 et 998 millions de barils pétrole.

Le développement du champ SNE nécessite un investissement global de 5,83 milliards de dollar US, pour la mise en œuvre des trois phases. La participation de PETROSEN est de 18%, soit un montant de 1,05 milliard de dollar US

Ouverture du dialogue national sur l’exploitation des ressources pétrolières et gazières, ce mardi

Dans la perspective de l’exploitation des gisements de pétrole et de gaz à l’horizon 2021 – 2023, le Président de la République invite toutes les forces vives de la nation à la concertation nationale sur la gestion des recettes issues de l’exploitation du pétrole et du gaz qui se tiendra le mardi 12 juin 2018 à partir de 10h au Centre International de Conférence Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio. Cette rencontre, initiée par le Président de la République, traduit sa volonté d’une gestion transparente et durable du secteur des hydrocarbures, selon un communiqué rendu public.

Pour rappel, le référendum de mars 2016 a permis d’inscrire dans la constitution, en son article 25-1 que : « Les ressources naturelles appartiennent au peuple. Elles sont utilisées pour l’amélioration de ses conditions de vie. L’exploitation et la gestion des ressources naturelles doivent se faire dans la transparence et de façon à générer une croissance économique, à promouvoir le bien-être de la population en général et à être écologiquement durables. »

Notre pays est l’un des rares en Afrique à avoir inscrit une telle disposition dans sa loi fondamentale.
Les conclusions de cette concertation feront l’objet d’un projet de Loi d’orientation portant sur la répartition et l’encadrement des recettes issues de l’exploitation du pétrole et du gaz, projet qui sera présenté à l’Assemblée Nationale.

Lancement le 12 juin du Dialogue national sur l’exploitation du pétrole et du gaz

Les travaux du Dialogue national sur l’exploitation des ressources pétrolières et gazières seront lancés le 12 juin 2018, a annoncé mercredi en Conseil des ministres le chef de l’Etat.

Ces concertations visent à ’’instaurer une Gouvernance inclusive et transparente de nos ressources naturelles et […] asseoir un consensus national durable sur les orientations stratégiques qui encadrent le développement, au service exclusif de la Nation, de l’industrie pétrolière et gazière’’, a expliqué Macky Sall dans des propos rapportés par le communiqué du Conseil des ministres.

« La réflexion sur le pétrole devrait contribuer à une émergence inclusive »

La réflexion entamée par le Sénégal sur l’exploitation du pétrole et du gaz devrait se traduire par une meilleure prise en charge des questions émergentes relatives à la croissance économique et verte, a indiqué le chef du gouvernement sénégalais, Mahammad Boun Abdallah Dionne.

Selon le PM, ce travail de réflexion offre l’opportunité de lancer les bases d’une émergence inclusive au plan économique et social.

Mahammed Dionne intervenait à l’occasion de la cérémonie de clôture de la Conférence nationale sur le développement durable (CNDD), à Diamniadio (département de Rufisque), dans le cadre d’un « segment de haut niveau » qui s’est déroulé sous sa présidence.

« Le Sénégal a-t-il relevé devra s’atteler à mettre en place un dispositif de veille environnementale ainsi que des mécanismes de concertations et un dialogue avec toutes les parties prenantes, autour du caractère économique de ces ressources ».

L’édition 2018 de la CNDD, la troisième du genre, s’était ouverte mardi sur le thème « Pour une exploitation saine et durable des ressources gazières et pétrolières ».

Gouvernance pétrogazière : Amsterdam propose son aide à Dakar

Les Pays-Bas sont prêts à appuyer le Sénégal dans sa politique de gouvernance de ses ressources pétrogazières, a fait savoir mardi leur ambassadeur Théo Peters.

« Nous sommes disposés à appuyer le Sénégal dans la gestion économique, environnementale et sociale de ses activités pétrogazières, afin qu’il ne commet pas les mêmes erreurs que nous », a déclaré le diplomate.

Il intervenait, mardi à Diamniadio, lors de l’ouverture du segment des experts marquant la cérémonie d’ouverture de la 3ème édition de la conférence nationale sur le développement durable, dont son pays est le parrain.

« La conclusion la plus importante de nos expériences du passé au Pays-Bas, consiste à dire que pour un développement durable du secteur, il est primordial de créer un cadre régulateur et de formuler des politiques qui permettent au secteur privé d’investir sereinement, tout en protégeant les autres intérêts », a analysé le diplomate néerlandais.

Pour ce faire, « il est nécessaire de dialoguer avec toutes les parties prenantes, quand bien même ce processus de consultations n’est pas toujours facile », a-t-il dit.

« Il faut du temps et de la patience. Il faut être transparent et communiquer ouvertement. C’est de cette façon que nous avons réussi à réaliser les fameux polders néerlandais », a indiqué Théo Peters.

Selon lui, entamer des processus de consultations, donne un signal que l’exploitation de ces ressources « précieuses sera inclusive, transparente et mesurable et que la population entière et les générations à venir peuvent bénéficier de l’exploitation du pétrole et du gaz sénégalais ».

« Les découvertes des ressources naturelles, a-t-il expliqué, présentent des opportunités énormes pour la population. Mais, elles représentent aussi des défis formidables en matière de gouvernance, d’impacts environnementaux et sociaux ».

De cette manière, « assurer une croissance inclusive en réduisant la pauvreté au Sénégal, sera une opportunité et en même temps un défi », a-t-il fait remarquer.

Toutefois, « les impacts environnementaux pourraient être énormes si l’exploitation n’inclut pas le respect de l’environnement », a prévenu le diplomate, à l’ouverture de cette rencontre qui doit prendre fin jeudi à Diamniadio.

Concertations nationales sur le pétrole et le gaz

Concertations nationales sur le pétrole et le gaz : l’avis d’un pétropessimiste.
L’agitation créée par la découverte de pétrole au Sénégal ne laisse personne indifférente. Jamais dans l’histoire de notre pays, la découverte d’une ressource naturelle n’a suscité autant de passions, de polémiques et d’idées reçues. Mais surtout d’inquiétudes et de peurs.
Comme beaucoup de mes concitoyens, le débat suscité par le pétrole m’inquiète et me chagrine beaucoup. A mon avis, la question des contrats et des parts qui occupe tout le débat est certes importante, mais ne doit pas nous dévier de certaines autres préoccupations essentielles.
A propos de ces contrats justement, le devoir de transparence de l’Etat en vers les populations est certes indiscutable, mais les dérives possessives entretenues par une certaine partie de l’opinion nationale ne sont pas de nature à favoriser un dialogue constructif et risquent de perturber outre mesure les prochaines concertations.

Pourtant d’autres ressources naturelles aussi précieuses que le pétrole, le zircon par exemple, sont, depuis bientôt une dizaine d’années, en train de charrier des sommes d’argent absolument faramineuses sans pour autant que personne ne s’en soucie. Alors, pourquoi et subitement le pétrole ? Mystère !

Pensez-vous, si rien ne change, que les revenus du pétrole régleront quelque chose que l’argent du zircon et d’autres ressources précieuses n’a pas permis de régler ?
Pour moi, c’est moins la ressource que la façon de la gérer qui détermine tout le reste. Tant que nous ne savons pas ce que nous avons et voulons, nos ressources continueront d’être dilapidées et exportées sans pour autant que nous puissions en tirer un réel profit.

Pire, j’ai de plus en plus l’impression que l’avenir de notre pays doit désormais être pensé et réfléchi sous l’angle de la seule ressource pétrolière. Or, les incertitudes et contradictions liées à la nouvelle économie pétrolière clairement démontrées par de sérieuses études d’intelligence économique devraient nous pousser à plus de prudence et à entrevoir le modèle économique futur de notre pays sous un angle plus holistique.

La récente décision des pays de l’OPEP de réduire leur production de pétrole et l’option de certains groupes pétroliers de réduire leurs investissements, la multinationale française TOTAL par exemple, traduisent la grande frilosité qui caractérise le marché pétrolier mondial.
Alors que d’un côté la production de pétrole coûte de plus en plus cher (celui de schiste surtout) – au pont d’obliger d’anciens pays producteurs à revoir à la baisse leurs objectifs de production -, de l’autre, le retour soudain des Etats-Unis dans le groupe des grands pays producteurs perturbe les prévisions de production et de rentes et rend la concurrence de plus en plus rude.
L’option du Président Trump de relancer la production pétrolière américaine devrait, dans les prochaines décennies, se traduire par des situations temporaires de surproduction et de chute Inévitable des prix du baril de pétrole. Ce retour des Etats-Unis dans le marché pétrolier mondial pourrait incontestablement précipiter le monde vers le fameux pic pétrolier (peak oil) qui devrait inéluctablement être suivi par une longue période de baisse continue des productions et de la rente financière liée au pétrole.
On connait maintenant bien la forte capacité du géant américain à provoquer des crises d’envergure planétaire et à les exploiter à son profit. L’embrasement provoqué en 2008 par la crise de son marché hypothécaire et dont les conséquences affectent jusqu’à présent nos économies en est une parfaite illustration.

Certains grands penseurs comme l’américain James Howard Kunstler auteur d’un livre au titre glaçant intitulé « La fin du pétrole : le vrai défi du XXIème siècle », ont beaucoup théorisé sur le Peak oil dont les premiers signaux auraient commencé à se manifester depuis une dizaine d’années.

Sur un autre registre, la promotion de l’efficacité énergétique devrait se traduire par une dépendance de moins en moins importante au pétrole. Du côté de l’industrie automobile et des transports par exemple, le développement du véhicule électrique pourrait avoir comme principale conséquence le remplacement progressif du moteur thermique, c’est-à-dire à allumage par compression, par le moteur électrique ; ce qui incontestablement, entrainera une diminution substantielle de l’utilisation des produits pétroliers dans ces secteurs économiques.

C’est ce qu’on appelle la transition énergétique, entérinée en novembre 2016 par l’accord de Paris. Les pays développés surtout auront de moins en moins besoin de pétrole pour faire fonctionner leurs économies ou approvisionner en énergie leurs populations.

Mais attention ! Je ne suis pas en train de dire que le Sénégal n’a pas grand-chose à attendre de son pétrole. Non ! Mais les constats qui précèdent me confortent de jour en jour dans l’idée que nous devons être très vigilants et particulièrement créatifs pour profiter pleinement du peu de pétrole dont nous disposons.

Autant le pétrole peut constituer une opportunité pour une économie jeune comme la nôtre, autant il peut être un piège tout aussi redoutable que celui de l’arachide. Annoncé au début du siècle dernier comme le futur moteur de l’économie nationale, l’arachide a fini par trahir tous les espoirs porté sur elle à cause d’une part, d’un marché mondial déréglé et farouchement concurrentiel, et d’autre part, du fait de choix politiques internes boiteux et sans réels intérêts pour les petits exploitants qui assurent l’essentiel de la production.

Le comble vient de la Chine qui, après avoir suscité tous les espoirs, nous a soudainement tourné le dos. Ce qui, aujourd’hui, plonge la filière arachidière dans une agonie mortelle. Il semble que l’empire du milieu s’est lancé depuis quelques années dans une vaste opération de collecte de graines semencières pour doper sa production intérieure et aller à l’assaut du marché mondial de l’arachide et produits dérivés, avec probablement ses sinistres méthodes de dumping. Il n’est donc improbable qu’elle nous revienne plus tard pour nous vendre de l’arachide à des prix défiant toute concurrence. Prudence, donc !

Pour ces quelques raisons que je viens d’évoquer  – et qui détermineront certainement nos chance de succès dans le pétrole et le gaz -, je souhaiterais que le débat puisse être un peu plus attentif sur d’autres questions essentielles, mais surtout réaliste. Mon plus grand souhait est que trois au moins des questions qui me paraissent importantes puissent être inscrites à l’ordre du jour du débat national sur le pétrole et le gaz souhaité par le Président la République son  Excellence Macky Sall.

Même s’il arrive que certains débatteurs pensent que ce n’est pas le lieu ou le moment pour en discuter, qu’elles puissent au moins être posées afin de préparer l’opinion publique à la recherche de réponses adéquates et constructives. Les deux premières concernent la destination envisagée de la production et l’utilisation prévue des revenus générés.

La destination questionne aussi bien les formes de valorisation prévues que le type de marché visé en priorité (national, sous-régional, régional, ou mondial) et l’utilisation des revenus les stratégies de réinvestissement et les formes de partages envisagées. Par rapport à cette seconde question, l’expérience de certains états arabes – où les revenus du pétrole ont servi à financer les secteurs sociaux et à appuyer la petite économie par le biais de subventions et d’aides diverses – peut nous être particulièrement précieuse. Dans tous les pays où le pétrole  est devenu une source de malédictions (rebellions, guerres civiles, grand banditisme),  cette question a rarement fait l’objet d’une préoccupation sérieuse, si elle n’a pas été tout simplement ignorée.

La troisième question concerne les mécanismes prévus pour atténuer les impacts de la production pétrolière sur l’environnement, et les écosystèmes et communautés littoraux en particuliers (offshore). Pour moi, les études d’impacts sont utiles, mais ne suffisent pas et doivent être complétées par des clauses contractuelle claires et précises.

Pour prendre en charge ces questions essentielles, une commission nationale chargée de l’organisation des concertations et du suivi des recommandations qui en seront issues ne serait pas, à mon avis, de trop. Composées de l’ensemble des sensibilités socio-économiques et politiques du pays, elle permettrait non seulement d’instaurer une relation de confiance entre l’état et les représentants des populations, mais surtout d’avoir un cadre de réflexion unifié sur le pétrole et le gaz. Les initiatives existantes (Cos-petrogaz par exemple) sont très pertinentes, mais semblent très cloisonnées et peu accessibles à l’opinion publique.

Je crois également qu’il temps que notre pays se dote d’une forte cellule d’intelligence stratégique chargée de réfléchir sur ces questions d’avenir qui nous interpelleront forcément.

En fin, j’invite tous les acteurs à faire preuve de discernement et à ne pas se laisser influencer par certains discours de cette subite pensée unique pétrolière et autres « pétrophéties ».
Bonnes concertations !

Dr Ousmane THIAM
Géographe-aménagiste
Spécialiste d’économie du développement

« Chronique « Afrique Debout » : Le Pétrole, l’Argent, le Pouvoir, », par Mme Fatimé Raymonne Habré

 

Il y a, quelques jours, lors de la conférence  sur le financement de l’éducation en Afrique, la France avait annoncé un bond en avant de sa contribution allant de 12 à 200 millions d’euros, ceci pour donner corps à la nouvelle politique migratoire d’Emmanuel Macron. L’idée du Président français est de fixer sur le sol africain les candidats à l’immigration vers l’hexagone.

Participant à la conférence, le Président ghanéen, quant à lui, s’est fait applaudir par la salle toute entière en évoquant la nécessité pour les pays africains de ne pas dépendre de fonds étrangers pour financer l’éducation de leur jeunesse. Invité à cette conférence, le Tchad, pays pétrolier depuis 14 années, n’a pas gagné son invitation grâce à ses résultats ou efforts louables dans l’éducation, bien au contraire, il est l’exemple à ne pas suivre; ayant engrangé plus de 1459 milliards chaque année, il est aujourd’hui, un Etat en faillite, incapable de soigner ses populations, d’assurer les salaires aux enseignants et autres agents tout comme les bourses aux étudiants. C’est le plus grand échec d’un pays pétrolier en Afrique, qui prouve que la seule disposition de ressources financières importantes n’est pas suffisante pour être synonymes de succès en matière de développement. Le Sénégal, à l’instar de plusieurs pays africains, sera bientôt un pays pétrolier et pourra trouver les fonds pour assurer le financement de son secteur éducatif dans l’avenir.

LA COMPAGNIE FRANCAISE «ELF » S’ACCAPARE DU PETROLE TCHADIEN

 

La question qui s’est posée aux pays africains a été longtemps celle de la capacité à avoir des ressources financières pour assurer leur développement. C’est donc tout naturellement que chaque pays espérait avoir des richesses dans son sous sol pour disposer d’une manne financière suffisante en vue d’impulser son développement. Pendant de très longues années, la politique de la France a été de mettre à disposition des pays africains francophones, un bureau de recherches minières (BRGM) dont la mission était de sonder, fouiller, prospecter les sous-sols à la recherche de pétrole, or ou autres richesses minières.  Les résultats annoncés furent partout décevants soit, il n’y avait pas de pétrole, soit la qualité de ce pétrole était mauvaise ou encore la quantité était dérisoire. Le cas du Tchad l’illustre bien.

Après les résultats négatifs du BRGM-Tchad, le Président Tombalbaye est allé chercher les sociétés américaines qui, elles, ont trouvé beaucoup de pétrole partout au Tchad. Cet exemple peut être transposé à presque tous les pays francophones ; de fausses informations étaient communiquées aux autorités étatiques par le bureau de recherches français. On relèvera que, dans le pré carré francophone, seuls le Gabon, le Congo et le Cameroun ont vu l’exploitation de leur sous sol être menée, il est vrai, sous l’égide et le contrôle de l’ancienne puissance coloniale à travers sa filiale ELF. C’est consternant depuis 1960 sur une vingtaine de pays.

Ainsi donc, la France qui s’approvisionnait à 36,4% avec le pétrole africain des 3 pays qu’étaient le  Gabon, le Congo et le Cameroun voulaient constituer des réserves avec le pétrole des autres pays africains de sa zone d’influence. Une chose est sûre, l’option était de ne point sortir ce pétrole (en réserve) des sous-sols. Ainsi fonctionnait la Françafrique!

C’est dire que de nombreuses difficultés se trouvaient sur le chemin de l’exploitation pétrolière en Afrique. Les exemples du Gabon, du Cameroun et du Congo, pays producteurs depuis 57 ans sont édifiants par l’ampleur des scandales, du pillage commis par ELF, groupe pétrolier français. Quelques années avant sa mort, le Président Omar Bongo avait lancé après 40 ans de règne : »Je ne sais pas où est passé l’argent du pétrole gabonais « . Le Président congolais Pascal Lissouba avait déclaré quant à lui : »Personne au Congo ne sait combien de barils de pétrole sont tirés de nos puits par ELF! »

L’exploitation scandaleuse, voire les crimes économiques d’Elf contre les populations du Gabon, du Congo et du Cameroun notamment par le vol du pétrole reconnu à travers le système des cargaisons fantômes non comptabilisés dévoilés par M. Loïc  le Floc PRIGENT, DG d’Elf, dans de nombreuses interviews télévisées; sans compter le fait que, seule ELF déclarait le nombre de barils qu’elle voulait et déterminait aussi le prix du baril à payer et appliquait des décotes fantaisistes à cause d’une prétendue mauvaise qualité du pétrole. Il y a quelques années, ce fut  la même chose au Tchad ; ignorance totale quand au nombre de barils tirés des puits et dépendance totale quant au prix du baril appliqué, différent du cours mondial.

Ainsi, des pays africains voyaient l’exploitation de leur pétrole rapporter des sommes faramineuses et dans le même temps, cette manne financière leur glissait entre les doigts par un pillage forcé qui a permis à ELF de se bâtir un empire colossal d’argent, volant le pétrole, truquant la comptabilité pour présenter des comptes déficitaires et ne pas payer des taxes et l’impôt sur les sociétés aux  Africains concernés. L’empire Elf trônait sur la politique africaine de la France, ce qui faisait dire à Mitterrand : » Là où il y a du pétrole, c’est ELF qui décide de tout ! »

Une autre difficulté s’est encore posée au sujet de l’exploitation pétrolière en Afrique; il s’agit du montage des plateformes pétrolières en off-shore. Elles sont sous le contrôle d’un petit groupe de sociétés qui travaillent en étroite collaboration avec les grands groupes. C’est bien loin des pays producteurs que les plateformes sont construites, elles sont ensuite transportées jusque sur le site. Un véritable no man’s land est constitué autour d’elles, la zone bouclée, hyper sécurisée et quasi inaccessible. Le bidouillage  de la plateforme n’a même pas été nié par les responsables d’Elf, au Congo par exemple. Sur la plateforme au Tchad, la bunkerisation des lieux a permis de passer de 1500 puits conclus contractuellement, à 2000 puits incognito.

Force a été de constater que la dépendance des pays africains en matière d’ingénierie dans la fabrication des installations pétrolières a permis le vol de volumes importants de pétrole. L’un des responsables Délégué  d’Elf, M. Patrice Gantés le reconnaissait et expliquait qu’Ils avaient tout simplement profité de « la naïveté  » des Africains.  Face à sa dépendance par rapport aux importations pétrolières, la France était préoccupée par la sécurisation de cet approvisionnement. Aussi, sa stratégie pétrolière consistait à établir des liens politiques directs avec les Etats producteurs de pétrole en court-circuitant le système énergétique mondial supposé être sous influence américaine. L’objectif étant de construire un espace vital énergétique autonome formé de la France et des pays producteurs appartenant au pré carré « ami”. C’est ainsi que ELF a pu rester un acteur central du jeu pétrolier dans les 3 pays francophones : Gabon, Congo et Cameroun qui représentaient les 2/3 de sa production totale. Elle a pu ainsi se constituer un empire immense dont les actifs, à sa disparition, ont été engloutis par Total.

LE PETROLE : UN ENJEU DE POUVOIR

Le Pétrole a bouleversé le monde, ce liquide précieux, peu cher à produire, se vend très cher. La formidable évolution technologique a permis des explorations dans des milieux difficiles. Si le colonel Drake, en 1859, est allé forer et faire jaillir le premier puits de pétrole à 21 m, aujourd’hui, au Brésil, la technologie permet de forer à 25 km sous la surface de la mer. Le baril (159 l) à produire coûte 2 à 3 dollars en Arabie Saoudite contre 80 dollars pour le pétrole du Schitz bitumeux au Canada. Plus, il coûte moins cher à produire plus, il vous rapporte de l’argent.

L’extraction pétrolière génère une richesse extraordinaire, beaucoup d’argent. Aujourd’hui, l’argent généré par le pétrole, le montant des produits pétroliers vendus dans le monde est l’équivalent du PIB de la France, 5ème puissance mondiale. Autant d’argent signifie beaucoup de convoitises pour le posséder. Avoir autant d’argent signifie être en possession de moyens d’action et de puissance importants, cela signifie aussi avoir du pouvoir. Pouvoir des gouvernements qui possèdent ce pétrole et qui se maintiennent grâce à lui, qui opèrent aussi des prélèvements fiscaux et taxes qui représentent des sources régulières d’argent sur les prix des carburants par exemple. Signalons les prélèvements aussi des pays producteurs, membres de l’OPEP qui ont encaissé 200 milliards de dollars en 2002; en 2008, avec la hausse du prix du pétrole, ils ont empoché 800 milliards de dollars ! Quelle extraordinaire transfert de richesses, et, soulignons les conséquences sur la formation de l’épargne mondiale  et sur l’investissement. Autant d’argent, c’est du pouvoir aussi pour les grandes sociétés pétrolières qui s’imposent même parfois à des Etats et peuvent être un Etat dans l’Etat.

L’Argent du pétrole accentue la lutte pour le pouvoir, la lutte pour le pouvoir, c’est la lutte pour l’appropriation de l’argent du pétrole ; en Irak, au Nigeria, troubles ethniques et guerre de Boko Haram, guerre du Darfour au Soudan, guerres en Côte d’Ivoire, en Libye où l’on se rappelle que le CNT avait annoncé officiellement que si la France intervenait militairement contre Kadhafi, alors Total verrait sa part du pétrole libyen passée de 2% à 35%. Autre exemple, à l’arrivée d’Idriss Deby, ELF a obtenu 20% des parts du pétrole tchadien sans débourser un Kopeck, c’était le prix payé par Deby pour son accession au pouvoir grâce au soutien de la France. Deux ans après, ELF qui ne pouvait travailler avec les sociétés américaines, vendit à prix d’or les dites parts obtenus gratuitement, à Petronas, groupe pétrolier malaisien. Ainsi roule la Françafrique ! Une chose est d’avoir des richesses minières. Une autre est d’avoir la capacité de réunir les investissements lourds, coûteux et longs pour les exploiter et les vendre. C’est dire que cet écueil n’est pas des moindres : sociétés nationales de pétrole ou sociétés étrangères. Quelle formule choisir ?

Les Etats africains producteurs de pétrole se sont ouverts aux investisseurs étrangers et n’ont pas nationalisé pour la majorité, leurs activités pétrolières,  tout le contraire du Moyen Orient, du Mexique, du Venezuela, de l’Afrique du nord, de la Russie, etc. Dès lors, aujourd’hui, cet environnement incitatif  est primordial pour les grandes compagnies pétrolières qui sont très intéressées par le pétrole africain, sans compter que la mise en place de régimes contractuels et fiscaux augmente encore plus l’attractivité. Récemment, les nouveaux contrats de partage de production rédigés dans des termes, en général, avantageux pour les compagnies étrangères, ont créé une grande concurrence entre les sociétés pétrolières. C’est ce genre de contrat qui a plongé le Tchad dans l’abîme financière  d’une dette de 1 milliard de dollars à rembourser et qui a vu le piège pétrolier se refermer sur lui pour le couler à pic.

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2-SUITE CHRONIQUE : Le pétrole c’est de l’argent, beaucoup d’argent

Pour refuser l’octroi de parts du pétrole mexicain aux grands groupes américains, le Président  du Mexique avait répondu à Georges Bush qui lui rendait visite pour plaider la cause des pétroliers américains :  » Selon la Constitution mexicaine, le pétrole appartient au peuple mexicain, je n’ai pas la possibilité de modifier la Constitution sur ce point pour permettre aux groupes américains de prendre des parts du pétrole mexicain. » 

Au Venezuela, une puissante société nationale exploite le pétrole. L’arrivée au pouvoir d’Hugo Chavez qui voulait utiliser la manne financière ainsi constituée pour des œuvres sociales en faveur des populations les plus défavorisées, a créé un conflit important avec la puissante société de pétrole qui ne l’entendait pas ainsi .Le conflit et le bras de fer qui les opposa, a entraîné une crise importante qui provoqua un effondrement de la production pétrolière de ce pays. Cela nous permet de réaliser que les sommes faramineuses générées par le pétrole sont à même de créer des conflits politiques graves quant à leur utilisation au sein d’un même pays.

Au Gabon, une expérience intéressante a lieu, depuis l’arrivée d’Ali Bongo au pouvoir. En effet, il a opté pour la création d’une société nationale de pétrole GOC( Gabon Oil Company) dont la vocation consiste à reprendre la main sur les concessions accordées aux compagnies étrangères.  Faut-il voir dans ce choix important et économiquement profitable pour son pays, la raison des difficultés du président Ali Bongo avec les autorités françaises qui ont refusé de le recevoir à Paris, soutenu Jean Ping et essayé de le déstabiliser. Le pétrole, c’est l’argent, beaucoup d’argent, c’est aussi une indépendance financière, synonyme de souveraineté et de plus de pouvoir. Voilà pourquoi le pétrole est la ressource la plus stratégique au monde et il serait illusoire de croire que les pays dominants n’agissent pas directement pour la contrôler.

PAUVRES PAYS PRODUCTEURS DE PETROLE

Dans la gestion des revenus pétroliers, les élites africaines investissent largement le monde de la finance oubliant, comme souligné plus haut, l’ingénierie technique source d’évasion de millions de barils dans des cargaisons fantômes. Mais très vite, les responsables africains découvrent aussi leur dépendance quant à la détermination du prix du baril.

D’un côté ; les contrats signés par des experts, le nombre incalculable de circuits financiers, de charges diverses, des intermédiaires, des courtiers pour vous conseiller et vous proposer leurs services; de l’autre, les fluctuations des prix qui ne sont pas contrôlés ni maîtrisés et parfois pas compris, le baril peut monter à 200 dollars pour redescendre à 30 dollars. Sans compter les montants astronomiques en jeu, sources de conflits, de guerres dans la distribution de cette manne d’argent au sein de l’élite politique au pouvoir.

Par rapport à la production mondiale actuelle, l’Afrique représente 9% de la production de pétrole mais son potentiel est beaucoup plus important et demeure encore largement inexploité. Au demeurant, le pétrole africain est de bonne qualité, avec une exploitation peu coûteuse, dans tous les cas, il est  compétitif. En outre, c’est un pétrole très peu consommé sur place et exporté à 90%, ce qui fait du continent africain, un acteur de stature mondiale dans la production pétrolière devenue de plus en plus stratégique. La France importe 36,4 % de son pétrole d’Afrique, les États Unis 20%, la Chine 30%, l’Inde 20%. C’est dire…

En quelques années, plusieurs pays africains sont devenus des pays producteurs de pétrole: le Niger, la Mauritanie, La Guinée Équatoriale, Sao Tomé et Principe etc…Cette évolution démontre bien que les lignes ont bougé depuis l’arrivée de la Chine dans l’OMC et ses besoins immenses en pétrole.

Les pays africains dont l’exploitation était off-shore, ont vu rapidement arriver des investissements à cause de nombreux avantages  de ce type d’exploitation ; par rapport aux populations locales, pas de conflits d’expropriation, la production pétrolière est ainsi à l’abri des troubles sociaux, voire des guerres civiles. Pendant les guerres au Congo, la production en quasi totalité off-shore n’a jamais été interrompue.

Toutefois des conflits, de manière générale, peuvent perturber la production pétrolière et influer sur le prix du baril.

En 1998, le baril coûtait 10 dollars, une  réunion de l’OPEP a fait grimper  en 1999  le baril à 22 dollars, jusqu’en 2003, le baril fluctuait entre 22-28 dollars. Le Venezuela voit une chute de sa production à cause du conflit politique entre Chavez et la Société nationale de pétrole, le Nigeria connaît des troubles ethniques et sa production baisse aussi, sans compter que les Américains lancent la guerre en Irak. Les foyers de tension se multipliant, l’OPEP ne peut plus combler les barils manquants sur le marché mondial  et c’est la hausse  jusqu’au prix fou d’un baril à 147 dollars en 2008.

Un  baril à ce prix était inacceptable pour le monde du pétrole aux Etats Unis, constitué de milliers d’acteurs qui se singularisent par leur dynamisme et leurs initiatives face à toute situation. C’est ainsi que dès que le baril a franchi la barre des 100 dollars, des millions de dollars ont été investis pour arriver à une véritable révolution technologique dans l’exploitation du pétrole de shitz. Les États Unis sont aujourd’hui devenus les premiers producteurs de pétrole assurant 70% de leur consommation par leur propre production. Un total bouleversement du marché mondial  s’est produit poussant les autres pays producteurs  comme l’Arabie Saoudite a tout faire pour conserver sa part de marché.

Le Congrès américain a modifié la loi et autorise désormais l’exportation du pétrole et du gaz américain. À partir de 2014, le baril dégringole à 35 dollars grâce à cette offensive américaine. En 2014, à trois reprises, lors des réunions de l’OPEP, l’Arabie saoudite impose l’augmentation de sa production  volontairement  pour conserver sa part de marché face aux  USA. L’Arabie    Saoudite possède 1/4 des réserves mondiales et s’interroge : « que faire de ce pétrole, rien ne sert de garder le pétrole, il faut le sortir et le vendre même à bas prix. » explique un expert saoudien.

Désormais, les producteurs américains régulent le marché, ce sont des indépendants et court-circuitent l’OPEP, l’augmentation de la production mondiale de pétrole s’est faite sans concertation avec le club de l’OPEP.

 

Aujourd’hui, depuis 2015, avec la chute du prix du baril, les conséquences sont inversées, ce sont les pays producteurs qui subissent les affres de la chute du prix du pétrole. La dépendance des pays riches n’est plus la même. Le Nigeria, l’Algérie, le Tchad, le Venezuela souffrent ; manifestations au Nigeria, grave crise économico-sociale au Tchad, devenu un pays en faillite financière où les bourses sont coupées, les salaires des fonctionnaires réduits, les dotations des établissements publics de santé non versées. Le piège pétrolier s’est refermé sur l’Algérie, les difficultés budgétaires sont importantes, 90 % des ressources financières de l’Algérie viennent du pétrole et du gaz. Ce pays ne peut s’en sortir qu’avec un baril de pétrole à 100 dollars estime un économiste algérien.

On constate donc que des manœuvres d’augmentation de la production peuvent totalement perturber le marché du pétrole et provoquer une catastrophe économique dans la mesure où une économie de rente s’est développée dans ces pays.

D’où la nécessité pour les pays africains de gérer avec parcimonie les revenus pétroliers pour faire face à des lendemains difficiles dans la mesure où le pétrole, c’est l’argent; c’est aussi le pouvoir et les différents acteurs sur la scène économique internationale ont conscience qu’ils mènent une véritable guerre pour l’accès et le contrôle de cette ressource.

Non seulement une guerre est menée pour sécuriser leur approvisionnement, mais les intervenants dans le pétrole sont toujours prompts à réagir pour empêcher qu’un baril à 147 dollars qui  a provoqué un extraordinaire transfert de richesses, ne s’éternise. Cela signifie que les pays africains producteurs de pétrole doivent se donner les moyens d’observer, d’analyser la géopolitique internationale autour des enjeux pétroliers. Cette géopolitique mondiale ne peut qu’être conflictuelle dans l’avenir et une guerre pour l’accès à certaines ressources est quasiment  inévitable.

Aujourd’hui, 20 à 30 pays à risques politiques  concentrent  80 % des réserves de pétrole et de gaz. C’est la zone qui part de l’Arabie Saoudite, Irak et Iran, centre du moyen orient, à l’Afghanistan.  La Chine et l’Inde représenteront 50 % de la population mondiale en 2030, or ces deux pays n’ont pas ou ont très peu de gaz, de pétrole, d’eau et ils en ont grandement besoin.  Par contre, la Russie, pas loin, à 144 millions d’habitants, elle est riche en pétrole, gaz, et eau.

La Chine, premier consommateur énergétique mondial  a développé une importante stratégie de prêts, de remises de dettes, d’infrastructures contre l’accès à ses entreprises aux précieuses matières premières africaines.

La Chine s’approvisionne en pétrole et en gaz par la mer et traverse des zones de turbulences. Aussi elle cherche à sécuriser son approvisionnement et vient en Afrique pour accéder directement aux ressources minières. Consciente que le transport par mer comporte des faiblesses importantes, elle se déploie vers la Russie, l’Afghanistan, Iran, Irak pour avoir un approvisionnement par voie terrestre, plus sûre.

Au Moyen Orient, les experts estiment qu’on est entré dans une nouvelle ère pétrolière. Le vice prince héritier d’Arabie saoudite a annoncé la privatisation d’ARAMCO qui est la première société pétrolière au monde, douze fois plus importante que Exxon Mobil.  Ouvrir le capital d’une telle société à des actionnaires étrangers est une véritable bombe dans le monde du pétrole. Cette action s’inscrit dans les mesures mises en place devant l’effondrement du prix du baril et dans la constatation d’une offre importante de pétrole présente sur le marché, qui est le fait des Etats Unis, de la Russie, de la Norvège, du Koweït, de l’Arabie saoudite, de l’Iran, du Venezuela, de l’Irak, de la Libye, du Nigéria etc. .

Un pétrole à bas prix, un marché inondé, faut-il s’inquiéter que des investisseurs se fassent attendre pour financer de nouvelles explorations ? C’est possible mais la dépendance physique c’est-à-dire celle du carburant dans nos véhicules et usines, est toujours là importante même si le pétrole papier échangé contre du blé, par exemple, est devenu un actif financier. Or, au constat des demandes d’arbitrage sur les marchés financiers, la demande de pétrole papier est  35 fois plus forte que la demande de pétrole physique. La guerre autour du pétrole a aussi investi les marchés financiers où, par exemple, les fonds de pensions japonais se positionnent chaque jour en disant  » on met tant d’argent sur le pétrole ».

Cette spéculation financière influe sur les cours et elle est un autre facteur à considérer dans la gestion de cette ressource exceptionnelle qui suscite passions, folies, guerres, démesures. Une ressource qui peut voir son prix grimper à 200 dollars pour descendre ensuite à  30 dollars. Les meilleurs experts nous avaient annoncé, il y a quelque temps, la fin du pétrole, l’assèchement des puits de pétrole, aujourd’hui, il y en a en abondance. Le pétrole a rendu fou les Chefs d’Etat occidentaux à cause de la dépendance de leur économie, et a fait une certaine puissance des pays producteurs. Tout comme aujourd’hui, la dépendance a changé de camp et ce sont les pays pétroliers qui sont en grave crise socio-économique. Tantôt soleil en conserve, tantôt excrément du diable, le pétrole est tout cela à la fois. Comment peut-il en être autrement quand il est argent et pouvoir !

L’Institut national du pétrole et du gaz ouvre ses portes en octobre (officiel)

L’Institut national du pétrole et du gaz va accueillir sa première promotion d’étudiants en octobre prochain, a annoncé, mercredi à Dakar, le porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye.
‘’ Le démarrage de la première cohorte de l’Institut national du pétrole et du gaz est prévu en octobre 2017’’, a-t-il déclaré à presse, au sortir d’une réunion sur le Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (COS-PETROGAZ), présidé par le chef de l’Etat, Macky Sall.
Seydou Guèye a indiqué que les travaux pour construire l’institut sur un site à Diamnadio sont en cours et devront durer 14 mois.
Le coût de l’Institut du pétrole et du gaz est estimé à 20 milliards de francs CFA, dont 10 milliards déjà disponibles.
‘’Les ressources seront mobilisées dans une perspective de livrer le plus rapidement possible l’institut’’, a fait savoir le porte-parole du gouvernement.
Il a soutenu que le président de la République s’est félicité du suivi fait par la Société des pétroles du Sénégal (PETROSEN), notamment sur les actions fortes telles que la promotion du bassin sédimentaire, le travail sur les réserves et les perspectives de production.
Macky Sall a recommandé à la Société des pétroles du Sénégal de poursuivre le suivi rapproché de l’évaluation des puits de développement et des plateformes d’évaluation et aussi de renforcer sa présence pour informer l’Etat sur les choix avant toute décision.
 Le chef de l’Etat a en outre rappelé l’impératif de renforcer les capacités des acteurs dans les métiers du pétrole et du gaz pour améliorer la gestion de ces ressources.
Le deuxième point examiné au cours de la réunion a porté sur l’accord inter-Etat qui lie la Mauritanie et le Sénégal qui partagent un gisement de gaz à cheval sur les deux pays, au large de Saint-Louis.
Dans ce cadre, le président de la République a invité les acteurs ‘’ à poursuivre cet accord en s’entourant de toutes les compétences pour que les décisions soient profitables au Sénégal.’’
‘’ L’ambition du président de la République est d’arriver à ce que les Sénégalais soient les principaux acteurs dans l’exploitation du secteur’’, a dit Seydou Guèye.
Le président de la République, Macky Sall, a pris le décret portant création et fixant les règles de fonctionnement du Comité d’orientation stratégique du pétrole et du Gaz (COS-PETROGAZ), dans la dynamique d’une gestion saine et durable des ressources naturelles.
 Le COS-PETROGAZ est chargé d’assister le président de la République et le gouvernement dans « la définition, la supervision, l’évaluation et le contrôle de la mise en œuvre de la politique de l’Etat en matière de développement de projets pétroliers et gaziers ».
Présidé par le chef de l’Etat, le COS-PETROGAZ est composé du Premier ministre, du ministre en charge de l’Energie, du ministre de l’Industrie et des Mines, de représentants d’institutions de la République ainsi que d’autres structures intervenant dans le secteur de l’énergie.

«La France cherche à attiser le feu en Casamance pour contrôler le pétrole sénégalais»

La diffusion ces derniers temps de l’émission « Biller retour » est une stratégie de la France pour saboter le processus de paix en Casamance et ainsi contrôler les ressources naturelles du Sénégal et de la sous-région, accuse Boubacar Sèye président de l’ONG Horizon sans frontières (HSF).


La  rediffusion depuis des jours de l’émission « Billet sans retour » sur la crise en Casamance est une stratégie  qui vise à attiser le feu  et saboter le processus de paix » : cette déclaration est de Boubacar Sèye, président de ‘ONG Horizon sans frontières qui fustigeait la diffusion par France 24 de cette émission qui a interviewé notamment Salif Sadio, commandant du Front-Nord.

Et M. Sèye de poursuivre dans un communiqué parvenu à Pressafik : «Avec ces nouvelles  découvertes de  gaz et de pétrole, la France fera tout pour créer une crise au Sénégal  afin de mieux contrôler le pays et  la sous-région vu sa position géostratégique».

Selon lui, tous les éléments sont réunis pour que le procureur de la République s’autosaisisse afin de mettre en garde la France contre «toute tentative de déstabilisation».

En signe d’avertissement au chef de l’Etat Macky Sall, HSF martèle que «le peuple avait voté pour un dirigeant de rupture et non pour un président qui applique à la règle les instructions  d’un Emmanuel Macron, chantre de la ploutocratie et de l’oligarchie» .

L’or et le Pétrole au Sénégal : se réjouir ou s’inquiéter des découvertes ?

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Le Sénégal aurait découvert son premier site de gisement de gaz naturel en 1996. Vingt ans après, la question de la production, du développement et de l’exploitation des gisements se pose avec acquittée dans les médias, dans les débats politiques et autres publications scientifiques interposées.

À côté de l’exploitation et de la production de l’or et du zircon dans la partie Est du pays, l’annonce de découvertes importantes de gisements de pétrole et de gaz alimente les débats et contribue à grisailler davantage la lanterne des sénégalais sur ce dossier.

Dans ce flot d’informations où l’Etat est pointé du doigt sur un dossier plus aussi important que sensible, le citoyen s’installe dans un flou total et n’arrive presque plus à se situer. Doit-il se contenter des affirmations et déclarations des spécialistes de la société civile et experts sur la question ?

Doit-il se fier à une gouvernance “transparente, sobre et vertueuse” qui ne veut pas se prononcer sur un dossier qu’il juge “technique” ? Quand les citoyens critiquent les dispositions contractuelles dans ce secteur sur la base de ce qui a été publié par des lanceurs d’alertes, que devient le jeu de transparence qu’exige une démocratie?

Autant de questions qui méritent d’être posées. Qu’est ce qui a été fait par l’Etat du Sénégal et qui ne respecterait pas la Loi N° 98-05 du 08 janvier 1998 portant code pétrolier au Sénégal.

Un travail rigoureux d’information et de veille citoyenne s’impose sur ce sujet. Dès lors, que l’exploitation de l’or de Sabadola a fait couler beaucoup d’encre, faire que le Sénégal sort bénéficiaire des différents contrats seraient la première mesure pour apaiser toutes le climat.

Où trouve t-on du pétrole et du gaz au Sénégal ? Quelle est la cartographie des gisements ?  Quelle politique d’accompagnement pour les populations des sites riverains ?

Phase d’exploitation, l’intérêt du Sénégal ? Quel a été le mécanisme d’exploitation, quel modèle économique ? Pourquoi autant de bruits autour du dossier sur le Pétrole ?

Déjà un sondage exige du Président Macky Sall et du Gouvernement du Sénégal la prise en compte de 7 points clés  :

1) Le recouvrement des parts du pétrole et du gaz sénégalais illégalement et frauduleusement octroyés à Petro-Tim Ltd, Frank Timis, Timis Corporation et al, dans les blocs de Kayar Offhsore Profond et Saint Louis Offshore Profond.

2) Le recouvrement des parts du pétrole et du gaz sénégalais, illégalement et frauduleusement octroyées à Ovidiu Tender, Tender Oil and Gaz, et DAT Consultancy FZE.

3) L’annulation de l’octroi illégal et litigieux, le 3 Mai 2017 dernier, des blocs de Rufisque Offshore Profond à la multinationale TOTAL.

4) La résiliation effective et immédiate des contrats de partage de production (CPP) conclus avec African Petroleum de Frank Timis pour les blocs de Rufisque Offshore Profond et Sénégal Offshore Sud Profond, pour défaut de respect de l’engagement contractuel.

5) La publication effective et immédiate de tous les contrats et avenants pétroliers et miniers signés, paraphés, et avalisés par le Président Macky Sall et son Gouvernement, depuis 2012 jusqu’à présent.

6) La publication effective et immédiate de tous les rapports d’enquêtes de l’Inspection General d’Etat (IGE), et de l’Office Nationale Contre la Fraude et la Corruption (OFNAC) relatifs au pétrole et aux mines.

7) L’imposition immédiate d’un moratoire de deux ans sur l’octroi ou la signature de tout nouveau contrat, avenant, ou extension visant tout contrat pétrolier et minier, jusqu’à l’élection présidentielle prochaine de 2019.

Il ne faudrait pas que cette découverte renforce les inégalités sociales au point de susciter le syndrome de la malédiction des ressources minières. Plusieurs fois, des ONG et des médias ont démontrés que l’exploitation de l’or ne bénéficiait pas au Sénégal sans compter les dégâts et autres écologiques.

La gestion de plus 450 milliards de mètre cube pour un seul gisement, la plus grande ressource pétrolière en Afrique de l’ouest mérite une politique saine et assainie pour propulser une nouvelle dynamique de développement. Cette politique passe d’abord par la transparence, la circulation de l’information mais aussi une réelle politique de gestion optimale des ressources. Un important travail en partenariat avec les médias locaux sera publié sur ce sujet dans les jours à venir.

Aliou Sall persiste et signe : « Je n’ai aucun intérêt dans le pétrole sénégalais »

Aliou Sall persiste et signe : « Je n’ai aucun intérêt dans le pétrole sénégalais »
Aliou Sall dément formellement les révélations de la RFM selon lesquelles, il profiterait du pétrole sénégalais plus que n’importe quel autre citoyen. Le maire de Guédiawaye cité par la même radio, jure qu’il n’a aucun intérêt dans les différents contrats signés entre Timis et l’Etat du Sénégal, et ajoute avoir tourné la page de cette affaire.

Dans son édition de 7 heures, ce vendredi, la radio du groupe future révélait que le frère du chef de l’Etat et l’homme d’affaires Frank Timis n’ont jamais quitté le secteur des hydrocarbures sénégalais puisque détenant toujours, par devers eux, des licences d’exploitation. Et, la cession de leurs parts à Kosmos n’y changera rien, puisqu’ils gagneraient des dividendes sur chaque baril de pétrole vendu.

D’ailleurs ajoute la RFM, ce sont les vraies raisons de la brouille entre le Président Macky Sall et son ancien ministre  de l’Energie et du Développement des Energies renouvelables, Thierno Alassane Sall. Lequel a refusé d’acter des documents allant dans le sens de conforter la mainmise des deux personnes précitées (Sall et Timis) sur l’or noir sénégalais.

“Le Sénégal aura 25% du pétrole exploité sur son sol”, dixit Boune Abdallah Dionne

 

Macky Sall sur le pétrole du Sénégal,

Macky Sall sur le pétrole du Sénégal, "il faut qu'on fasse des débats sérieux"

« La recherche pétrolière est une activité sérieuse, régie par le code pétrolier, et personne ne peut s’amuser en cette matière puisque tout est réglé préalablement. comment peut-on penser qu’on peut se réveiller un beau matin et en faire ce qu’on veut? Il faut qu’on arrête et qu’on essaie de faire des débats sérieux qui tiennent la route.« , déclare en substance le Président Macky Sall.

Avant de s’interroger, « comment on peut prétendre que le Sénégal a perdu des centaines de milliards sur ces projets d’exploitation de pétrole? Il est temps qu’on se consacre sur l’essentiel et qu’on arrête les discussions inutiles« .

Selon le Président de la République, ce qu’il faudrait faire actuellement, c’est de travailler. A l’en croire, c’est beaucoup de milliards qui sont en train d’être investis, aujourd’hui sur ce secteur et rien que sur l’énergie, près de 105 milliards de francs CFA ont été déboursés.

« Ces réalisations ne peuvent pas, bien sûr, intéresser l’opposition. Plus de deux millions d’enfants démunis qui sont pris en charge. Sur l’éducation, tout le monde a vu les efforts fournis« , fait-il remarquer.

Le Président Macky Sall demande aux différents politiciens d’arrêter de dire des contrevérités pour pour éviter qu’on ne colle une certaine étiquette à ceux qui s’activent dans cette science. « C’est désolant que de grandes personnes disent des choses qui sont archi-fausses car ce n’est pas un bon exemple pour la jeunesse« , regrette-t-il. Aux membres de son parti, il leur demande de rester calme, parce qu’il n’aime pas les bruits et les querelles.

Même si on est à l’approche des élections, il faut que les uns et les autres sachent raison garder et se concentrer sur le travail et sur l’essentiel, en cessant les arrogances. Pour lui, il faut taire toutes les querelles pour l’intérêt du parti APR mais aussi du Sénégal. Le chef de l’Etat invite les membres de son camp à l’ouverture pour accueillir de futurs adhérents.

source: direct info

Le président gagne le pari de la gestion du pétrole

HYDROCARBURES : Le président gagne le pari de la gestion du pétrole
Plusieurs experts estiment que le Président a gagné un pari dans le cadre de la gestion du pétrole sénégalais. En effet, après les deux accords signés avec le groupe Total, Macky Sall a réussi à mettre côte à côte le pétrolier français, le britannique BP et les américains de Kosmos.
Et bientôt, ce sera autour des Russes de Gazprom. Ainsi, il a réussi à faire venir dans notre pays le maximum de multinationales des hydrocarbures pour stimuler la concurrence et accélérer à terme les rentrées d’argent pour notre pays.

Pétrole : Ses accords viennent d’être signés, Total déjà face à ses concurrents

PÉTROLE : Ses accords viennent d'être signés, Total déjà face à ses concurrents
 À peine débarqué dans l’offshore sénégalais, le géant français Total doit faire face à l’opposition de la junior pétrolière. Dans un message envoyé hier à ses actionnaires, African Petroleum indique avoir pris note de la signature d’un accord d’exploration et de production entre Patrick Pouyanné, PDG de Total et le Sénégal.
En effet, African Petroleum rappelle qu’elle est toujours détentrice de 90% d’un contrat de partage de production portant sur ce même bloc. Le groupe estime que cet accord « reste actif à moins et jusqu’à ce qu’une procédure de résiliation soit initiée par la République du Sénégal [qui] à ce jour, n’a pas validement promulgué […] cette résiliation », indique l’entreprise cotée à Oslo, qui ajoute réserver donc ses droits « en vertu du contrat » avec Dakar.

Découverte : Encore plus de pétrole au Sénégal

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Encore du pétrole au Sénégal. La société pétrolière et gazière Cairn Enrgy PLC (LON : SNE) a annoncé avant hier le succès de son dernier sondage, au large des côtes du Sénégal, où des tests sur deux zones de réservoir séparées ont montré des débits de pétrole de près de 9000 barils bruts par jour, rapporte L’Enquête.

Les échantillons de pétrole obtenus ont montré qu’ils sont de qualité similaire aux autres puits SNE précédents.

Cairn a a fait savoir que son dernier forage est en avance sur le calendrier et dans la ligne de budget fixé. C’est pourquoi il a annoncé son intention de forer un autre puits d’exploration que les analystes n’avaient pas anticipé.

Pétrole sénégalais : FAR Ltd annonce plus de 1,5 milliards de barils


A l’évidence, on sous estimé l’ampleur du gisement pétrolier  sur le champ pétrolifère SNE, au large du Sénégal. C’est ce que révèlent les résultats des récentes sondes sismiques 3D additionnelles opérées FAR Ltd.

Ceux-ci d’après Enquête laissent entendent de plus grandes perspectives d’exploitation. Car l’interprète de données sismiques de 3D recueillis sur le périmètre du champ pétrolifère SNE révèle que les ressources non exploitées y sont estimées à plus de 1,5 milliards de barils. Soit une augmentation de plus de 50% par rapport aux estimations précédentes.

Les questions de Manko Wattu Senegaal à Macky Sall sur le pétrole


La Conférence des Leaders du Front pour la Défense du Sénégal/Mankoo Wattu Senegaal s’est réunie ce mercredi 28 Décembre 2016 à la Permanence Nelson MANDELA du Grand Parti.
Après avoir écouté les comptes rendus relatifs à la rencontre avec le Ministre de l’Intérieur, aux déplacements de la délégation de Mankoo sur Thiès et Saint-Louis pour visiter les Commissions administratives, à la participation à la manifestation à la Place de la République à Paris, la Conférence des Leaders a vivement félicité les Membres des différentes délégations pour leur engagement, leur détermination et le travail accompli et a salué les objectifs atteints, notamment l’accord sur l’augmentation du nombre de commissions administratives qui passe à 700 au 15 Janvier 2017 pour soulager le calvaire des populations.
Abordant la question des ressources naturelles, la Conférence des Leaders note que le Peuple sénégalais a appris le 19 décembre 2016 dans un communiqué de presse de Kosmos Energy informant le public de l’accord qu’elle a conclu et qui acte l’entrée de BP dans le consortium chargé de l’exploitation du gaz dans les blocs offshore du Sénégal.

Suite à cet accord, la répartition des parts sur les blocs au Sénégal s’établit comme suit :
– Kosmos détient 32,51% contre 60% avant cette dernière opération ;
– BP : 32,49% ;
– Timis Corporation : 25% contre 30% ;
– Petrosen : 10%, sans changement.

La Conférence des Leaders constate que Timis Corporation a cédé 5% de ses parts, à un moment où le retour au Sénégal et aux Sénégalais des 30% qu’elle détient est une exigence du peuple. Elle note aussi que le Gouvernement a renoncé à son droit de préemption sans donner la moindre explication aux Sénégalais, manifestant son mépris au droit à l’information du peuple à qui appartiennent ses ressources naturelles.

Le FDS/MWS et le peuple sénégalais attendent les réponses du Président de la République aux questions suivantes que nous rappelons :

1. Pourquoi le Ministre en charge de l’énergie a affirmé que Petro-tim Limited et Petro Asia Resources avaient les capacités techniques et financières requises pour exécuter le contrat de recherche signé avec Petrosen dans son rapport de présentation des décrets que vous avez signés le 19 juin 2012, donnant ainsi de fausses informations ?

2. Pourquoi le Gouvernement du Sénégal a continué à prolonger le contrat de recherche tout en sachant que Petrotim Limited et sa maison mère Petroasia Resources Limited n’ont pas honoré leurs engagements financiers ?

3. Pourquoi le Gouvernement renonce systématiquement à exercer son droit de préemption, sans en négocier la valeur ?

4. Qui sont les actionnaires de Timis Corporation ?

5. Le Président de la République était-il au courant du mandat délivré à son frère, le Sieur Aliou Sall, le 23 mai 2012 pour créer Petro Tim Sénégal alors qu’un simple bureau de représentation aurait suffi selon l’article 48 du contrat de recherche ?

6. Pourquoi le Gouvernement a laissé faire ce montage de sociétés offshore en poupées russes ?

7. Est-ce que le Gouvernement a défendu au mieux les intérêts du Peuple sénégalais dans ce dossier ?

8. Pourquoi le Gouvernement du Sénégal a-t-il passé sous silence cette dernière transaction avec BP, se gardant de donner la moindre information aux Sénégalais ?

Le FDS/MWS condamne l’attitude de mépris du régime de Macky Sall dans ce dossier du gaz et exige encore une fois la transparence dans tous les dossiers impliquant les ressources naturelles. Le FDS/MWS entend continuer la bataille politique et juridique pour la récupération des 30% spoliés par Timis Corporation et la bonne gouvernance des ressources naturelles.
La Conférence des Leaders tiendra un séminaire d’évaluation et de perspectives le Mercredi 04 Janvier à Dakar. Ledit séminaire se penchera notamment sur l’élargissement des objectifs de la Plateforme et sur le suivi du travail des commissions administratives.

Dakar, le 28 décembre 2016

Pour la Conférence des leaders
Le Coordonnateur
Mamadou Lamine DIALLO

Timis aurait hypothéqué le pétrole sénégalais pour 75 millions de dollars

Gerald Metals Sa qui est à l’origine d’un bras de fer judiciaire avec Frank Timis à Londres a, via ses conseils, adressé une lettre au ministre de l’Energie du Sénégal Thierno Alassane Sall. Dans cette missive, Gerald Metals Sa assure que Timis, pour qui il avait levé 75 millions de dollars, avait mis comme garantie ses parts détenus dans le bloc offshore sénégalais.

Thierno Alassane Sall a automatiquement saisi les responsables de Timis qui lui ont adressé une missive en date du 3 octobre 2016. Dans cette lettre qui porte la signature d’Alberto Martinez, Timis corporation dément les accusations de Gerald Metals et assure qu’il n’y a pas péril en la demeure puisque la Haute Cour de Justice de Londres avait tranché en sa faveur. Libération a d’ailleurs pu obtenir ce jugement dans lequel le bloc pétrolier sénégalais revient sans cesse, pour ne pas dire qu’il est au cœur de la procédure intentée par Gerald Metals Sa.

La lettre du cabinet Signature Litigation LLp à Thierno Alassane Sall

Selon les informations de libération, le bras de fer entamé à Londres entre Gerald Metals Sa et Franck Timis s’est transposé à Dakar. Agissant au nom de Gerald Metals Sa, qui veut saisir les actifs détenus par Timis au Sénégal, le cabinet londonien du nom de Signature Litigation llpa écrit le 18 août dernier au ministre de l’Energie Thierno Alassane Sall pour l’informer des procédures intentées contre Timis. Qui plus, dans la missive les avocats affirmaient que Frank Timis avait mis en garantie ses parts dans le bloc pétrolier sénégalais. Thierno Alassane Sall a, de suite, exigé des explications des responsables de Timis qui lui ont adressé une lettre en date du 3 octobre 2016. Libération a pris connaissance de cette missive qui porte la signature de Alberto Martinez, directeur de Timis corporation.

Timis Coprporation au ministre sénégalais de l’Energie: «Nous vous présentons nos excuses…»

S’adressant au ministre de l’Energie sénégalais, il écrit : « Nous nous référons à la lettre que vous nous avez transmise et que vous avez reçue d’un cabinet d’avocats du nom de Signature Litigation llp en date du 18 août 2016, la lettre ayant été envoyée pour le compte de Gerald Metals Sa. au nom de Timis Corp, la lettre que vous avez reçue a été communiquée aux représentants du Timis Trust qui nous ont désormais répondu par l’intermédiaire de leurs avocats, Pinsent Masons llp. afin de traiter les éventuelles préoccupations que la lettre a pu faire surgir sur vous, nous joignons une copie de la lettre à titre de référence et nous résumons le contexte de fond ici même ».
Martinez de poursuivre : «Gerald est une entreprise actuellement impliquée dans un contentieux contractuel l’opposant à M. Timis et au mandataire du Timis trust, Safeguard management corporation, eu égard aux sociétés de projets détenues par le Timis trust. M. Timis et le mandataire sont représentés par des avocats établis à Londres, à savoir Stevens and Bolton llp et Pinsent Masons llp, respectivement. Nous souhaitons clarifier que Timis Corporation n’est pas partie prenante à la procédure, n’est pas engagée dans une quelconque autre procédure avec Geraldetn’estpas légalement détenue par le Timis trust ou M. Timis.

Nonobstant notre défaut d’implication, nous vous écrivons pour vous présenter nos plus plates excuses pour tout le désagrément ou toute anxiété que la réception de la lettre aurait pu vous causer. Comme vous le constaterez en prenant connaissance de la lettre de Pinsent Masons, le mandataire et M. Timis réfutent vigoureusement toutes les accusations formulées. En effet, un certain nombre d’accusations contenues dans la lettre que vous avez reçue ont été prises en considération les 20 et 21 septembre 2016 par l’honorable juge Legatt, un magistrat siégeant à la Haute cour d’Angleterre, dans le cadre d’une demande de mesure injonctive émanant de Gerald.

La lettre de Pinsent Masons llp ci-jointe résume les conclusions d’une audience qui confirme que la Haute cour d’Angleterre a statué en faveur de M. Timis et du mandataire sur l’ensemble des points soulevés et qu’elle a été par la même occasion rejetée la demande Gerald. Outre la lettre de Pinsent Masons, nous joignons égale- ment le jugement du juge Legatt au présent courrier. Le jugement étant désormais un document public, vous êtes parfaitement libre de le partager avec qui vous semble ».

Chronique d’un bras de fer

Ce jugement, obtenu aussi par Libération, retrace les péripéties de cette affaire qui a finalement atterri sur la table des autorités sénégalaise puisqu’il a été beaucoup question du Bloc pétrolier sénégalais dans lequel Timis détient des parts. En effet, le 14 novembre 2014, Gerald Metals a conclu un contrat intitulé «contrat d’exploitation» (offtake contract) avec la société Timis Mining corp (Sl) limited, qui est propriétaire d’une mine de minerai de fer en Sierra Leone.

Ce contrat était une forme d’accord de financement, en vertu duquel Gerald Metals avançait 50millions de dollars à la société pour financer le développement d’une mine appelée la Mine Marampa (the Marampa Mine). La société acceptait de vendre du minerai de fer extrait de la mine à Gerald Metals et de lui fournir des livraisons mensuelles. La somme avancée par Gerald Metals devait être remboursée, avec intérêts, par des versements mensuels devant être déduits du prix des livraisons de minerai de fer.
M. Timis a indiqué à Gerald Metals que les sociétés à travers lesquelles il gérait ses affaires étaient détenues en dernière instance par un trust nommé Timis Trust. Le Timis Trust est un discretionary trust (fiducie discrétionnaire), constitué par déclaration datée du 31 mai 2000 et soumis au droit des Îles Caïmans. Les bénéficiaires et bénéficiaires potentiels en sont M. Timis et des membres de sa famille.

Le trustee a changé depuis la constitution du Trust. Le trustee actuel est Safeguard Management corp. Safeguard est une société panaméenne mais ses administrateurs sont des trustees professionnels basés en Suisse.
Avant de conclure le contrat d’exploitation, Gerald Metals a insisté sur deux exigences. la première était la remise d’une lettre de Safeguard fournissant le détail des actifs détenus par le timis trust. Une telle lettre a été fournie le 13 novembre 2014 et contenait une liste de participations dont il était indiqué qu’elles avaient une valeur totale de plus de 2 milliards de dollars.

En deuxième lieu, Gerald Metals a demandé à ce qu’une garantie soit fournie par le trustee. Une telle garantie a été donnée sous la forme d’un acte signé le 14 novembre 2014. Par cet acte de garantie, Safeguard a garanti le paiement de toutes les sommes dues à Gerald Metals en vertu du contrat d’exploitation jusqu’à un montant maximal de 75 millions de dollars. la garantie est soumise au droit anglais et prévoit qu’en cas de litige, les parties doivent se sou- mettre à un arbitrage à Londres.

Dès le mois de mars 2015, il y a eu des manquements aux obligations contractuelles prévues par le contrat d’exploitation. Il s’agissait à la fois d’omissions d’effectuer les livraisons de minerai de fer et d’omissions de payer les sommes dues à Gerald Metals.

Au lieu de demander l’exécution immédiate du contrat, Gerald Metals a toutefois entamé des discussions avec M. Timis afin d’explorer les possibilités d’arrangements alternatifs. Ces discussions se sont concentrées sur la question de la création de garanties supplémentaires en faveur de Gerald Metals pour les montants dus en vertu du contrat d’exploitation, en échange de l’acceptation par Gerald Metals de différer sa demande d’exécution du contrat.

Le bloc pétrolier sénégalais comme garantie

Le 15 octobre 2015, des accords ont été conclus selon lesquels certaines participations détenues par le Timis Trust étaient fournies à titre de garantie, en échange de quoi Gerald Metals acceptait de suspendre toute demande d’exécution du contrat jusqu’au 29 février 2016. Le 26 février 2016, une réunion a eu lieu entre M. Timis et des représentants de Gerald Metals. À l’issue de cette réunion, un document a été signé par M. Timis et un représentant du groupe Gerald. ce document fait état de ce qui est décrit comme les termes obligatoires pour les parties d’un accord conclu entre le groupe Gerald et M. Timis, ce dernier agissant d’une part en son nom personnel et d’autre part «au nom du Timis trust lorsque c’est applicable». Le premier paragraphe de ce document indique qu’au jour de sa signature, le montant impayé en vertu du contrat d’exploitation est de 77 millions de dollars, la garantie fournie par le trust étant limitée à 75 millions de dollars. Le document dresse ensuite la liste de certains actifs devant être fournis au groupe Gerald.

Le paragraphe 4 se lit comme suit : «Bloc pétrolier au Sénégal : [M. Timis] s’engage à s’efforcer d’assurer l’attribution de l’équivalent de 75 millions de dollars de parts dans le bloc pétrolier. Les parts doivent être transmises à Gerald jusqu’à ce que Gerald soit remboursée comme l’indique le protocole rédigé en anglais : «Senegal oil Block: [Mr Timis] to commit to use best endeavours to ensure thegrant of $ 75m worth of shares in the oil blocks. Shares to be transferred to Gerald until such ».

Les parties s’étaient accordées sur le fait que l’expression «bloc pétrolier au Sénégal» vise certaines concessions pétrolières offshore au Sénégal dont Timis corporation limited détenait 30% des parts. Cet actif figurait parmi les actifs listés dans la lettre fournie le 13 novembre 2014 en tant qu’actif détenu en dernière instance parle Timis trust. Il est également admis que lors de la réunion du 26 février 2016, M. Timis a indiqué aux représentants du groupe Gerald que les parts dans le bloc pétrolier au Sénégal n’étaient pas détenues par le Timis trust, mais par un autre trust sur lequel il n’avait pas le contrôle.

Accusations et négations autour du bloc pétrolier sénégalais

Selon les représentants du groupe Gerald présents à cette occasion et ayant témoigné dans le cadre de la procédure, M. Timis a dit que les parts dans le bloc pétrolier au Sénégal n’avaient jamais été détenues parle Timis Trust et qu’elles avaient été incluses par erreur dans la lettre dressant la liste des actifs. M. Timis nie pour sa part avoir fait de telles déclarations. Il indique avoir déclaré que les parts dans le bloc pétrolier au Sénégal avaient été transférées hors du Timis Trust depuis la remise de la lettre dressant la liste des actifs. Lors de la réunion avec les représentants du groupe Gérald, ces derniers n’auraient pas été disposés à admettre que M. Timis n’exerçait pas de contrôle sur les parts dans le bloc pétrolier au Sénégal.

Ils auraient insisté pour obtenir– et obtenu– son engagement à déployer tous les efforts raisonnablement possibles pour assurer que les parts dans le bloc pétrolier soient fournies à titre de garantie au groupe Gérald. Même si le document signé le 26 février 2016 ne fait mention d’aucune contrepartie(considération) fournie par Gerald Metals en échange des engagements pris par M. Timis, Gerald Metals fait valoir que le fait de renoncer à initier des procédures en vue de faire valoir la garantie constituait en réalité sa contrepartie (considération).

Le 13 avril 2016, un acte de transfert de parts a été établi, aux termes duquel 75% des parts de Timis Mining co, la société mère de la société détenant la mine de minerai de fer de Marampa, étaient transférées à Gerald Metals, cette dernière acceptant de ne prendre aucune mesure en vue de la mise en œuvre de la garantie fournie par le trust dès lors que certaines conditions seraient remplies. Par la suite, Gerald Metals a fait savoir qu’elle était d’avis que les conditions mentionnées dans cet acte n’avaient pas été remplies et a initié une procédure d’arbitrage contre Safeguard sur la base de la garantie.

Procédure d’arbitrage

L’arbitrage a commencé le8août et depuis cette date, chacune des parties a nommé un arbitre. Conformément au règlement du tribunal arbitral de Londres, les deux arbitres nommés par les parties ont jusqu’au 1er octobre pour nommer le troisième arbitre, sans quoi le tribunal en nommera un. Dès lors, le tribunal arbitral sera entièrement constitué. Gerald Metals a demandé au tribunal de nommer un arbitre d’urgence, en vue d’obtenir des mesures d’urgence, et notamment une injonction pour empêcher Safeguard de disposer des actifs du trust. Safeguard a répondu à cette demande en s’engageant à ne disposer d’aucun des actifs du trust autrement qu’en contrepartie de sa pleine valeur de marché et aux mêmes conditions qu’avec tout tiers. Après que ces engagements ont été pris, le tribunal arbitral a rejeté la demande de nomination d’un arbitre d’urgence formulée par Gerald Metals.

14. Le 22 août, Gerald Metals a entamé des procédures auprès de la chambre commerciale (commercial court) et demandé des mesures d’urgence en application de la section 44 de l’arbitration act de 1996. Cette demande n’est pas encore vidée. Gerald Metals a demandé par ailleurs qu’une ordonnance soit rendue afin que des comptes sur les actifs détenus soient présentés. Cette demande a été examinée le 12 août par Mme le Juge Rose, qui a ordonné à M. Timis de présenter des comptes sur ses actifs et de fournir l’identité du propriétaire actuel des parts dans le bloc pétrolier au Sénégal. À la suite de cette ordonnance, M. Timis a fait une déclaration assermentée (affidavit) datée du 18 août 2016, faisant état d’un patrimoine personnel consistant essentiellement en des parts de propriétés en Roumanie, pour une valeur totale de moins de 2 milliards de F CFA.

Timis accuse Gerald de faux sur le bloc sénégalais

Au sujet des parts dans le bloc pétrolier au Sénégal, au vu des preuves subséquentes présentées par M. Timis, la déclaration assermentée était pour le moins laconique sur la question de sa connaissance du propriétaire de cet actif. M. Timis, pour sa part, affirme que la demande formulée auprès de Mme le Juge Rose a été faite sur une base dont les preuves présentées par Gerald Metals elle-même révèlent qu’elle était fausse : le fait que M. Timis aurait mentionné pour la première fois lors d’une réunion le 6 juillet 2016 que les parts du bloc pétrolier au Sénégal n’étaient pas détenues par le Timis trust. M. Timis n’ayant pas été correctement notifié de la demande de Gerald Metals pour être en mesure de fournir des preuves en réponse, l’impression donnée à la cour serait que les propos de M. Timis lors de l’entretien du 6 juillet auraient fait l’effet d’une bombe et auraient conduit Gerald Metals à prendre des mesures urgentes. En réalité, à la lumière des preuves fournies par la suite par Gerald Metals elle-même, les propos tenus par M. Timis au sujet du bloc pétrolier au Sénégal lors de la réunion du 6 juillet étaient plus ou moins exactement les mêmes que ceux qu’il avait tenus lors de la réunion du 26 février 2016, soit plus de quatre mois plus tôt.

Les vérités du juge

«Je n’estime pas que la cour ait été délibérément trompée. Il apparaît plutôt que, sur les deux té- moins ayant fait des déclarations au nom de Gerald Metals dans le cadre de la demande de reddition de comptes, l’un avait oublié ce qui avait été dit lors de la réunion du 26 février et l’autre n’était pas présent lors de cette réunion, et aucun ne s’était renseigné de façon adéquate afin de s’assurer que des informations correctes avaient été fournies à la cour. Je ne doute toutefois pas qu’une déclaration inexacte portant sur des faits importants ait été faite, et qu’elle ait influencé Mme le Juge Rose. Cela ressort clairement de son jugement.

Il ne s’agit cependant pas d’une cause dans laquelle une ordonnance de séquestre a été obtenue sur la base de fausses déclarations ou parce que des faits ont été cachés, dans la mesure où l’audience du 12 août visait uniquement à obtenir une injonction de fournir des informations », écrit le magistrat de la Haute cour dans son jugement.

Il ajoute : «De plus, GeraldMetals a entre-temps fourni des preuves corrigeant la fausse impression qui avait été donnée. Dans ces circonstances, je n’accepte pas le grief formulé au nom de M. Timis selon lequel Gerald Metals n’aurait «pas les mains propres» dans le cadre de la présente demande de séquestre, ce qui devrait entraîner le rejet de la demande même si elle était fondée par ailleurs.

Je suggère donc d’examiner le fond de la demande». Abordant l’affaire dans le fond, le magistrat écrit : « la lettre fournie à Gerald Metals en novembre 2014 et dressant la liste des actifs détenus parle trust a été présentée par M. Timis comme reflétant la réalité alors qu’en fait, il était conscient qu’elle contenait des informations fondamentalement fausses dans la mesure où elle indiquait que les parts dans le bloc pétrolier au Sénégal faisaient partie des actifs du Trust.

Or, les preuves montrent que le trust détenait bien les parts dans le bloc pétrolier au Sénégal en novembre 2014, de sorte que l’indication fournie par Safeguard et toute indication fournie par M. Timis en ce sens était en réalité exacte. Le seul élément contradictoire est la déclaration du témoin cité par Gerald Metal, selon laquelle lors des réunions des 26 février et 6 juillet 2016, M. Timis aurait déclaré que les parts dans le bloc pétrolier au Sénégal avaient été incluses par inadvertance dans la liste des actifs du trust.

 

M. Timis nie toutefois avoir fait de telles déclarations et qu’il les ait faites ou non–les preuves qu’il a soumises dans le cadre de la présente procédure, corroborées par les preuves fournies par Mme Benkert qui fournit des services au trustee, indiquent que les parts dans le bloc pétrolier au Sénégal étaient détenues par le trust en novembre 2014 et qu’elles ont été transférées vers un trust distinct en août 2015. Même si aucune preuve documentaire de ce transfert n’a été fournie, je ne vois pas de raison, en l’état du dossier à disposition de la cour, de mettre en doute la véracité de ces informations. Il s’ensuit que la première argumentation sur le grief de tromperie n’est pas fondée ».

Le juge dédouane Timis

Il poursuit : «Dans son argumentation alternative, la demanderesse soutient que le 26 février 2016, lorsque M. Timis s’est engagé à déployer tous les efforts raisonnablement possibles pour assurer l’attribution de parts dans le bloc pétrolier au Sénégal à Gerald Metals, il a implicitement indiqué que cet actif était toujours détenu par le trust.

 

Cette argumentation semble dénuée de chance de succès compte tenu du témoignage des témoins de Gerald Metals elle-même, selon lesquels lors de la réunion du 26 février, M. Timis a insisté sur le fait que le trust ne détenait pas les parts dans le bloc pétrolier au Sénégal. Dans ces circonstances, l’on ne saurait admettre qu’une indication implicite ait été fournie–de façon trompeuse- selon laquelle le Trust détenait toujours les parts dans le bloc pétrolier au Sénégal.

Lors des débats M. Marshall Qc pour le compte de Gerald Metals a cherché à formuler une troisième version du grief basé sur la tromperie, selon laquelle l’indication faite en novembre 2014 que les parts dans le bloc pétrolier au Sénégal étaient détenues par le trust constituait une «représentation continue»(continuing representation), répétée à des dates ultérieures par M. Timis, et que cette indication s’est transformée en indication trompeuse après que les actifs aient été transférés hors du trust en août 2015. Il est allégué que Gerald Metals s’est fiée à cette indication lors de sa décision d’accepter les termes de l’accord conclu avec M. Timis le 26 février 2016 ».

Le bloc pétrolier sénégalais au cœur des débats

Pour le juge, «ce point de vue n’a pas été plaidé dans le texte de la demande et, plus important encore, aucune notification de cette nouvelle allégation de tromperie n’a été donnée avant l’audience. En outre, cette nouvelle ligne d’argumentation me semble dénuée de fondement en l’état du dossier. Je ne vois pas de raison de considérer la liste d’actifs fournie à Gerald Metals comme une «représentation continue», s’il faut entendre par là que M. Timis avait le devoir d’informer Gerald Metals si n’importe lequel des actifs mentionnés venait par la suite à ne plus être détenu parle trust.

La lettre contenant cette liste n’était en aucune façon destinée à constituer quoi que ce soit d’autre qu’une déclaration sur la détention d’un patrimoine à une date donnée. Aucun engagement n’a été sollicité ni donné de ne pas transférer d’actifs hors du trust ou d’en aviser Gerald Metals si tel devait être le cas. Aucun document datant d’après août 2015 contenant une indication de la part de M. Timis selon laquelle les parts dans le bloc pétrolier au Sénégal seraient toujours détenues par le trust ne m’a été présenté.

En tout état, même si une telle indication devait avoir été faite, cette indication ne constituerait pas une représentation continuant jusqu’à la signature du document daté du 26 février 2016, car lors de la réunion ayant précédé la signature de ce docu- ment, M. Timis a clairement indiqué à Gerald Metals que le trust ne détenait pas les parts dans le bloc pétrolier au Sénégal et qu’elles étaient détenues par un trust distinct ».

Gerald Metals n’a pas convaincu le magistrat

« J’en conclus donc que Gerald Metals n’a pas démontré les bonnes chances de succès de la cause sur la base du grief de tromperie et qu’en l’état du dossier présenté à la cour, cette cause n’a pas de bonnes chances de succès sur la base de ce grief », affirme le juge qui se veut clair : «Gerald Metals soutient que l’engagement pris par M. Timis de s’efforcer dans toute la mesure raisonnablement possible de fournir l’attribution de parts dans le bloc pétrolier au Sénégal à Gerald Metals était une obligation contractuelle et que M. Timis ne s’y est pas conformé en omettant de fournir l’effort promis ou même tout effort en ce sens. Ces points sont tous deux contestés par M. Timis, mais je suis d’avis que Gerald Metals a démontré l’existence de bonnes chances de succès sur la base de chacun de ces griefs.

Le fait de prouver une telle violation d’obligations contractuelles lors d’un procès ne permettra toutefois d’obtenir un jugement contre M. Timis donnant droit à des dommages-intérêts substantiels que si les trois conditions supplémentaires suivantes sont remplies:(1)il est démontré que si M. Timis avait déployé tous les efforts raisonnablement possibles, il aurait pu obtenir le transfert des parts; (2) Gerald Metals gagne son action contre Safeguard pour violation des obligations découlant de la garantie; et (3) Safeguard omet de payer le montant prévu par une sentence arbitrale en faveur de Gerald Metals ».

«Il n’est pas suggéré que les parts dans le bloc pétrolier au Sénégal devaient être transférées à Gerald Metals »

Pour le juge, «ces deux dernières conditions doivent être considérées comme remplies car il n’est pas suggéré que les parts dans le bloc pétrolier au Sénégal devaient être transférées à Gerald Metals afin d’être conservées par cette dernière quoiqu’il en soit. L’intention des parties était plutôt que si les parts venaient à être transférées, elles serviraient de sécurité et de garantie pour les montants impayés dans le cadre du contrat d’exploitation et étaient destinées à être restituées pour USD1 dès lors que Gerald Metals avait été payée. En ce qui concerne la première condition toutefois, je ne vois pas de raison de penser que M. Timis aurait pu organiser un transfert de parts dans le bloc pétrolier au Sénégal à Gerald Metals après le 26 février, en dépit de tous les efforts qu’il aurait pu dé- ployer.

Comme mentionné, il est établi que les parts en question étaient alors détenues par un trust discrétionnaire distinct, ayant été transférées hors du Timis trust en août 2015. Peu d’informations ont été fournies au sujet de ce trust, hormis le fait que l’épouse de M. Timis en est l’une des bénéficiaires–à la différence du Timis Trust dont les seuls autres bénéficiaires en dehors de M. Timis sont son fils et sa fille.

 

Je ne vois toutefois aucune raison indiquant que les trustees du Trust détenant les parts dans le bloc pétrolier au Sénégal devraient considérer qu’il est dans l’intérêt du trust et de ses bénéficiaires de transférer des actifs du Trust à Gerald Metals à titre de garanties pour des sommes dues par l’une des sociétés du groupe Timis et parle Timis Trust.

S’ils avaient accepté de le faire, je ne vois même pas en quoi cela aurait été utile à M. Timis ou au Timis Trust, puisque Gerald Metals était disposée, aux termes de l’acte de transfert de parts daté du 13 avril 2016, à accepter de ne pas demander l’exécution de sa prétention découlant de la garantie sans même que les parts dans le bloc pétrolier au Sénégal ne soient fournies à titre de garantie. En tout état, il me semble qu’un tel transfert de parts aurait été clairement contraire aux intérêts des autres bénéficiaires.

Pour ce qui est de la seconde des trois conditions mentionnées, il est tout sauf évident que l’action de Gerald Metals contre Safeguard basée sur la garantie soit couronnée de succès. Cela dépend de la capacité de Gerald Metals à démontrer le non-respect de l’une ou des deux conditions auxquelles son accord pour ne pas mettre en œuvre la garantie était soumis.

Ce point fait l’objet d’un litige et je ne dispose pas de suffisamment d’informations pour me constituer une opinion sur le caractère fondé ou non des positions respectives des parties au-delà du constat que les deux parties admettent qu’il s’agit là d’un point devant être tranché par un juge ». Pour finir, «si Gerald Metals obtient gain de cause dans la procédure d’arbitrage engagée contre le Trust, la question se pose de savoir si ce dernier dispose de suffisamment de ressources pour s’acquitter d’un montant de 75millions de dollars prévu par une sentence arbitrale. Safeguard et M. Timis ont fourni des preuves indiquant que le Trust détient des actifs pour un total nettement supérieur à cette somme.

Il s’agit notamment des éléments de patrimoine suivants: (1) actions de la société african Petroleum corporation limited. Ces actions sont cotées et le fait qu’elles ont une valeur de plus de 8 millions de dollars ne semble pas être contesté. (2) actions de la société london Pharma limited. Le trustee a refusé d’indiquer la valeur de ces actions en raison de négociations sensibles du point de vue commercial en cours, mais indique qu’elles ont «une valeur importante». (3) actions de la société Pan african Minerals limited.

Le trust détient environ 48% de cette société, pour une valeur estimée parle trustee à 400 millions de dollars. Pour les actions de Panafrican Minerals, Safeguard a obtenu une évaluation professionnelle de la société par Hannam & Partners, une banque d’affaires spécialisée dans le domaine minier.
Hannam & Partners a évalué Pan african Minerals à 814 millions de dollars selon la méthode de comptabilité de trésorerie et sans endettement (cash and debt-free basis). Les 48% de ce montant correspond à 400 millions de dollars environ ».
En réponse, précise le juge, «Gerald Metals a produit un rapport émanant de son propre expert, Medea capital Partners, critiquant l’évaluation faite par Hannam & Partners et relevant un certain nombre de facteurs de risques dont Medea indique qu’ils ne sont pas suffisamment pris en compte dans l’évaluation. Il y a toutefois lieu de relever que ni Medea, ni aucun des té- moins cités par Gerald Metals n’a indiqué que les parts du trust dans Panafrican Minerals auraient une valeur inférieure au montant réclamé par Gerald Metals au Trust.

En outre, il existe une autre évaluation interne préparée par Gerald Metals et datée d’août 2016, faisant état d’une valeur d’entreprise pour le projet principal de Panafrican Minerals, en tenant compte des dettes, indiquant un montant de 145 millions de dollars. Cette évaluation a été faite sur la base de ce qui constitue clairement des hypothèses extrêmement prudentes.

J’en déduis donc que cette évaluation constitue l’opinion de Gerald Metals sur la valeur minimale des parts du trust dans Panafrican Minerals. Dès lors, en prenant encore en compte les autres actifs du trust, il semble probable que les actifs du trust suffisent à couvrir le montant de la sentence arbitrale que GeraldMetals pourrait obtenir ».

Les conclusions du juge

Dans ses conclusions, le magistrat est formel : «Dans ces circonstances et pour les raisons mentionnées, j’en conclu que la demande de séquestre à l’encontre de M. Timis n’est pas suffisamment justifiée et qu’elle doit donc être rejetée. Dans le cadre du présent jugement, je n’ai pas abordé la deuxième demande faite par Gerald Metals d’attraire Safeguard en tant que second défendeur dans le cadre de la demande formulée à l’encontre de M. Timis, mais sous réserve des exposés que je m’apprête à examiner, il me semble découler de mes conclusions que cette demande doit également être rejetée ».

Libération

James P. Zumwalt, ambassadeur des Usa au Sénégal : « Il faut que la gestion du pétrole et du gaz soit transparente »


James P. Zumwalt, ambassadeur des Usa au Sénégal : "Il faut que la gestion du pétrole et du gaz soit transparente"
Enfin, serait on tenté de dire! La réaction tant attendue de l’ambassadeur des Etats-Unis à Dakar sur le dossier du pétrole et du gaz découverts au Sénégal a eu finalement lieu.
Au micro de Mamadou Ibra Kane, James Zumwalt,  dont la mission est terminée, s’est exprimé pour la première fois sur l’affaire des contrats pétroliers qui défraient la chronique depuis plusieurs semaines.
Le silence des autorités américaines et britanniques présentes au Sénégal avait fini par susciter beaucoup de questions. Pour moins que ça, les diplomates américains, français et anglais brocardaient Wade et son régime, alors qu’avec Macky Sall, c’est l’omerta sur toute la ligne. Contrairement à Wade, Macky Sall semble être ménagé par les représentations diplomatiques des grandes puissances présentes à Dakar.
Beaucoup d’observateurs se sont étonnés du silence assourdissant de ces diplomates depuis 2012. Sur l’affaire du pétrole et du gaz, l’ambassadeur sortant James Zumwalt a mis en garde le pouvoir sur le risque d’opacité si la société civile est écartée de la gouvernance de ces ressources.
A en croire le diplomate américain, Macky Sall a eu l’excellente idée de créer un conseil de gestion des ressources du pétrole et du gaz. Mais, la gestion doit être transparente, et pour ce faire, l’implication de la société civile devient impérative.

Pétrole et gaz du Sénégal : De la malédiction attendue à la bénédiction choisie. (par Par Cheikh Tidiane DIEYE)


Certains pays fascinent plus que d’autres. Certaines histoires le font tout autant. Je n’ai jamais manqué, lors de mes voyages dans la cinquantaine de pays qu’il m’a été donné de visiter, de m’intéresser à l’histoire des peuples que je rencontre.  Il y en parmi eux, qui m’ont beaucoup fasciné.  Certains m’ont laissé une marque indélébile car, partis de rien, ils ont su saisir leur chance, lorsqu’elle s’est présentée un jour chez eux, pour transformer durablement leurs conditions de vie et déjouer tous les pronostics qui les confinaient dans une misère durable.
D’autres m’ont déçu. Non pas parce que les vaillants peuples qui y habitent ne méritent pas mon intérêt, mais parce que je ressens, chez eux, une brulante sensation de gâchis quand j’observe l’ampleur du désastre social qui y règne, lui-même fruit du laxisme, du manque de vision, de la paresse et du gaspillage des ressources que la vie leur donne.
Je dois l’avouer, les Emirats Arabes Unis (EAU)  m’ont fasciné par leur histoire. Des 7 émirats, je n’ai vu que Dubaï et ma généralisation peut donc paraitre abusive. Mais j’ai lu l’histoire des 6 autres et appris la façon dont ils se sont regroupés ainsi que les facteurs politiques, sociales et stratégiques qui les ont amenés à être ensemble.
Je ne peux manquer de dire le mérite de ce bout de désert sur le golfe persique qui n’avait que la mer et le sable et dont tout le commerce, souvent en caravanes de chameaux, ne reposait que sur les perles. Ce mérite est encore plus grand quand je compare les EAU Dubaï avec un autre pays que j’ai quitté il y a seulement quelques jours. Il s’agit du géant africain, le Nigeria. Géant à la force inouïe et à la richesse incommensurable, force et richesse utilisées, malheureusement jusqu’ici, au service d’une poignée de privilégiés et non pour le bien-être du peuple.
Le premier est un petit bout de terre réparti sur 7 émirats ayant ensemble moins de 10 millions d’habitants (80% de la population sont des étrangers) pour un PIB par habitant de près de 40.000 dollars. Le second est une fédération de 36 Etats ayant une population avoisinant 180 millions d’habitants. Les deux ont reçu la même chance. Celle de détenir, sous leurs pieds, des réservoirs d’or noir d’une quantité exceptionnelle.
Jusqu’ici, quoi qu’on puisse en dire, le Nigeria n’a presque rien fait de son pétrole. Les milliards de dollars générés par l’exploitation du pétrole sont allés directement dans les comptes bancaires de quelques privilégiés d’hier et d’aujourd’hui, s’ils n’ont pas nourri directement ou indirectement les rebellions et les terrorismes. La gouvernance du pétrole est patrimonialisée et le résultat est dévastateur.
De nombreux Présidents, hommes politiques fédéraux et locaux, directeurs de la banque centrale, des administrations en charge du pétrole, cadres de la haute administration etc. se sont enrichis à des niveaux et des conditions scandaleuses. Entre 1993 et 1998, en moins de cinq ans, Sani Abacha avait amassé plus de 2 milliards de dollars, soit plus de 1000 milliards de FCFA.
A son arrivée au pouvoir, le Président Bukhari, certainement l’un des présidents les plus intègres qu’ait connu ce pays (il n’avait que 150.000 dollars dans son compte à son arrivée au pouvoir, quelques maisons, une ferme et un cheptel de quelques centaines de têtes de bovins et caprins), a déclaré qu’il manquait près de 150 milliards de dollars dans les caisses de l’Etat.
Vous ne rêvez pas, j’ai bien dit 150 milliards de dollars. Rien qu’avec cet argent tiré du pétrole, le Nigeria aurait pu devenir un véritable Eldorado. Il en est loin.
Au moment où le Nigeria stagne et sombre dans la récession, les Emirats Arabes Unis voient l’avenir en GRAND, en BLEU et en VERT. Grand à l’image de la Tour Burj Khalifa, la plus haute du monde; Bleu pour l’option résolue prise par le pays d’utiliser tout le potentiel de l’économie bleue et de tout ce qui touche à la mer, avec notamment ses projets touristiques futuristes comme Palm Island; et vert comme économie verte basée sur les énergies renouvelables.
Les revenus tirés du pétrole pendant plusieurs décennies ont intelligemment préparé l’après-pétrole. Celui-ci représente maintenant moins de 30% du PIB, contre plus de 70% pour les secteurs industriels et de services (chimie, pétrochimie, dessalement de l’eau de mer, chantiers navals, métallurgie, tourisme, etc.).
En 2008, au moment de la crise financière internationale, le Fonds souverain d’Abu Dhabi a quasiment sauvé de la faillite le groupe américain de microprocesseur AMD, en rentrant dans le capital de ce numéro 2 mondial des microprocesseurs. Une option claire pour les technologies du futur. Cerise sur le gâteau, le pays a un excédent commercial qui le place au 4ème rang mondial des pays ayant l’excédent le plus élevé. On n’en finit pas de compter les nombreuses et heureuses initiatives prises par les leaders émiratis pour organiser le présent de leur peuple et préparer son avenir grâce à la gestion stratégique des revenus tirés du pétrole.
C’est pour tout cela que ce pays offre un exemple qui mérite l’attention. Dubaï, le miroir des émirats, fascine. Et ce ne sont pas ses gratte-ciels qui se suivent à l’infini, de part et d’autre de la Sheikh Zayed avenue, qui sont la source de cette fascination. C’est, entre autres, le mariage entre ce développement fulgurant qui ouvre le pays aux pratiques et valeurs les plus avancées de la modernité avec un ancrage profond dans les valeurs et pratiques locales, lesquelles se manifestent, sur la plan vestimentaire, dans le mode  » kandoura », un « sabador blanc » surmonté de la fameuse « kaala » pour tous les hommes, et la robe longue noire pour les dames.
Chez les émiratis, le pétrole n’est pas une malédiction. C’est une véritable bénédiction. Ils avaient des choix à faire, ils ont fait le bon.
De l’autre coté de mon tableau se trouve le Nigeria. Si tout était normal, une comparaison entre le Nigeria et les Emirats aurait été une insulte pour le premier. Le Nigeria est le 11ème exportateur mondial de pétrole, secteur d’où il tire plus de 90% de ses recettes d’exportation. Si les forages s’arrêtaient de tourner, le Nigeria s’arrêterait aussi de fonctionner.
Anecdotique mais révélateur, ce pays qui a plus de 84 millions d’hectares de terres arables importe pour plus de 20 milliards de denrées alimentaires par an pour se nourrir. En 1960, le Nigeria produisait plus d’huile de palme que la Malaisie et plus de cacao que la Cote d’Ivoire. Aujourd’hui il fait pâle figure derrière la Cote d’Ivoire et importe son huile de la Malaisie. C’est qu’il avait négligé son agriculture lorsqu’il a découvert le pétrole. Grave erreur qui se paye aujourd’hui cash. Et c’est bien dommage pour ce brave peuple trahi par ses dirigeants.
Entre les Emirats et le Nigeria, le Sénégal qui va bientot rentrer dans l’ère de l’exploitation du pétrole et du gaz garde encore toutes ses cartes en main. Je ne suis pas de ceux qui pensent que tout est joué d’avance, même si, visiblement, ça semble déjà mal parti, au regard des actes de mal gouvernance manifestes posés à ce jour.
Nous pouvons encore rectifier le tir et batir un consensus national fort et stable sur le Pétrole et le Gaz au delà des clivages politiciens stériles et incapacitants et bien au delà du comité d’orientation stratégique du Président de la République qui risque d’être un simple club fermé de quelques amis qui va réfléchir tout seul, décider tout seul et se tromper tout seul.
Il ne faut pas attendre de voir les premiers barils et recevoir les premiers revenus pour chercher à savoir ce que l’on en fait. Le post-pétrole doit se préparer avant le pétrole. Un spécialiste m’a expliqué qu’en dehors des revenus directs tirés du pétrole, les métiers liés au pétrole, qui sont des centaines, pourraient générer jusqu’à 1800 milliards de FCFA par an et des milliers d’emplois. Les compétences qui formeront ces emplois devront être créées et formées dans des écoles, instituts et universités qui n’existent pas encore. C’est là que se trouvent nos priorités.
Les peuples comme les individus, ont toujours la faculté et le libre arbitre pour choisir ce qui est bien et se tracer leur propre voie. Nous avons vécu depuis l’indépendance sans pétrole ni gaz, faisant face à d’insondables défis mais manifestant une remarquable résilience. Qui a vécu dans la pauvreté durable doit avoir l’intelligence de s’en extraire durablement lorsque Qu’Allah, dans sa miséricorde, lui donne la possibilité de le faire.
Nous pouvons faire du pétrole et du gaz une véritable bénédiction pour nous-mêmes, nos enfants et petits enfants. Inspirons-nous sans complexe de ceux qui ont fait les bons choix.

Par Cheikh Tidiane DIEYE
Docteur en Etudes du Développement
Membre Fondateur de la Plateforme Avenir « Senegaal bi ñu bëgg »

Bane en tournée à Kaolack : La ville de Mbossé est riche en pétrole et en gaz

Jubanti Sénégal est en tournée de massification à l’intérieur du pays et c’est Kaolack qui a été à l’honneur pour le lancement de cette tournée de Mamadou Mouth Bane et de ses amis. senelux livre in extenso le communiqué de Jubanti Sénégal relatif à la tourné de Kaolack

Kaolack une ville riche en pétrole et gaz

Les blocks « Saloum Onshore » et « Sénégal Onshore Sud » ont été cédés à l’homme d’affaire roumain Ovidu TENDER par décret (Décret n° 2014-976). Le bassin sédimentaire s’étend de Médina BAYE à Ziguinchor en traversant la Gambie. Ovidu Tender dit avoir versé 20 milliards de FCFA pour soutenir des programmes sociaux afin de contribuer à la prospérité de la région de Kaolack. Nous interpelons Moustapha Niass et le Ministre des Finances Amadou BA pour savoir si une loi des finances rectificatives a été votée à l’Assemblée concernant ces 20 milliards.

Université Sine Saloum, un projet qui sent la corruption

Un autre scandale. Confié au départ à l’entreprise AWAI/ERCG pour un montant de 40 milliards, ce marché a été détourné par le Ministre des Finances Amadou BA. AWAI/ERCD a été spoliée aux profits de deux entreprises chinoises dont l’une propose 52 milliards FCFA, l’autre 71 milliards FCFA pour le même marché. La surestimation du coût initial est flagrante.

Ainsi, l’Armp et la Dcmp ont été saisies pour arbitrage. Quelle que part, nous soupçonnons des versements de pots de vin. En plus, suite à un accord transactionnel qui lie l’Etat et la société Mittal, 10 milliards ont été dégagés pour l’Université Sine Saloum. Où sont passés ces milliards ? Enfin, ce que les Kaolackois doivent retenir, c’est que le retard de ce projet est de la responsabilité entière du Gouvernement.

Le port sec de Kaolack ?


Le port sec de Kaolack est un projet destiné à relancer les activités économiques et à promouvoir l’agriculture dans le Saloum. Ce port devrait contribuer au désengorgement de celui de Dakar, au développement du secteur ferroviaire ainsi qu’à la création d’une nouvelle zone économique dans le centre du pays. Essentiellement dédié au transport par conteneur de produits céréaliers, il devrait favoriser la création d’emplois et réduire l’exode rural. Alors, c’est une évidence de dire que les jeunes de Saloum ont besoin d’emplois.

Cette ville située au cœur du bassin arachidier patauge dans l’extrême pauvreté du fait de l’absence d’une véritable politique de développement durable bâtie sur les potentialités économiques propres à la région. Avec ce projet, la détérioration des routes sera éradiquée par le lancement du transport ferroviaire. Ce port permettrait de gagner du temps sur la livraison des conteneurs dans les autres régions et dans la sous-région.

Mieux encore, la construction d’entrepôts à Kaolack permettrait aux populations locales d’acheter sur place des marchandises sous douane, et de ravitailler le marché local. En outre, le Port rationnalise le temps dans l’accomplissement des procédures douanières et d’autres formalités. Il devrait créer des centaines d’emplois permanents directs et indirects. Son coût initial était estimé à 30 milliards de FCFA.

Pour financer le Port, le Gouvernement pouvait appliquer une surtaxe sur les appels téléphoniques (comme en 2011) qui rapportait 60 milliards/an à l’Etat. Il pouvait aussi prélever la TVA indirecte sur les transferts d’argent nationaux et les cartes de recharges téléphoniques. Ces prélèvements représenteraient plus de 100 milliards de recette fiscales par an non perçues. Malheureusement, nous sommes victimes de l’incompétence d’un Président qui se comporte comme un éternel Premier Ministre.

Pétrole du Sénégal : Bénédiction pour le pays, malédiction pour Macky. (Par Chérif Ben Amar Ndiaye)

Petrole

Les ressources minières d’un pays ne sauraient en elles-mêmes constituer une malédiction pour ses populations. C’est leur exploitation et leur gestion non orthodoxes, à l’encontre de l’intérêt général et à l’opposé des aspirations populaires, qui causent les malheurs que l’on observe dans beaucoup de pays pétroliers. Leur accaparement qui résulte de l’expropriation illégitime de ces richesses nationales par des dirigeants malhonnêtes et cupides, est très souvent la cause des révoltes et crises qui se produisent dans les pays producteurs.

C’est ce qui semble se profiler dès l’entame des enjeux provoqués par les découvertes prodigieuses du gaz et du pétrole au Sénégal. Du délit d’initié au conflit d’intérêt, tout dans le processus d’attribution des licences d’exploitation, indique des velléités de tentatives malsaines d’intrusion de prises d’intérêt particulier ou partisan, au plus haut niveau de l’Etat et à caractère familial.
Tout d’abord, les raisons qui expliquent les départs successifs de la dame Nafy Ngom Keita de l’IGE et ensuite de l’OFNAC, sont révélatrices de l’implication des autorités en haut lieu, dans les nébuleuses du dossier pétrolier et gazier sénégalais.

Les défenseurs du Président Sall, pour dédouaner leur mentor, nous répètent comme des perroquets que lorsqu’il est arrivé au pouvoir, la licence d’exploitation a déjà été donnée aux controversés complices Frank Timis et Aliou Sall, par Karim et le père Wade. On sait de manière irréfutable que ce décret des autorités sous Wade, n’a jamais été officialisé et ne respectait pas les termes du code pétrolier sénégalais.

Wade est crédité d’un bon sens des affaires et n’avait donc pas voulu brader les intérêts du pays, Karim n’aimait pas Frank Timis qu’il considérait comme étant de la fripouille. Aujourd’hui ce dernier le lui rend bien. Au départ du Président Wade, on sait que le britannique Tullow Oil qui fut déclassé, est revenu à la charge pour attaquer le décret des Wade. Macky en bon renifleur du soufre pétrolier, s’est empressé de transmettre le dossier à l’IGE, espérant peut-être charger la barque de Karim à la CREI.

Nafy Ngom après enquête lui recommandait l’annulation expresse et ferme du contrat signé par les Wade. Cette même annulation déclasse du coup les Timis. Macky les a remis dans le circuit. Le 19 janvier 2012, le Président Sall leur signe un décret d’attribution des licences d’exploration Saint et Kayar. Pourquoi ?
L’homme d’affaires plus que l’architecte et ami plus qu’intéressé des Présidents africains, au gré des successions ou alternances, Pierre G Atepa, nous affirme avoir présenté Aliou sall à Frank Timis qui lui a demandé de lui trouver quelqu’un pour ses intérêts pétroliers au Sénégal. De tous les experts et spécialistes en hydrocarbures que regorge le Sénégal, il n’avait trouvé qu’Aliou Sall journaliste et conseiller économique à l’ambassade du Sénégal en Chine, pour faire l’affaire. En fait, futé et d’une finesse d’esprit reconnue, il avait senti le pouls des perspectives électorales qui plaçait Macky comme étant le mieux à même de défaire Wade.

Il aurait vraisemblablement donc dit à son ami Frank de parier et de miser sur Aliou Sall, inculte en matière pétrolière, mais très avantageux frère du très probable futur Président qui lui est expert en la matière. Aliou Sall mis sur pied son « Petro Tim Sénégal SAU » filiale de « PetroAsia » enregistrée aux iles caïmans. Un délit d’initié potentiel qui finira par être avérée, puisque Macky va passer outre les recommandations de l’IGE. Très certainement en toute connaissance de cause. Pour être édifié il suffit, au lieu de s’emmurer dans un silence coupable, de déclassifier le rapport de l’IGE avant la date du 19 juin 2012, date de la signature du décret marqué du sceau du diable.
Campons le décor et les personnages de la pièce théâtrale : Macky Sall President de la République, ancien responsable et ancien directeur de Petrosen ainsi que ancien Ministre des mines. Aliou Sall journaliste et conseiller diplomatique en chine. Frank Timis et Eddie Wang hommes d’affaires pas très vertueux qui interviennent dans la prospection et l’exploration pétrolière, en approchant malicieusement les entourages présidentiels africains. Rappelons que Frank Timis pour ses recherches au Libéria s’était approché opportunément de Robert Alvin Sirleaf, fils de la présidente Libérienne et ancien Directeur de la compagnie pétrolière nationale.

Et enfin le réseau social linkdin.com nous apprend que Cheikh Tidiane Gassama, fils de Macky Gassama proche parent de Macky Sall, est lui « office manager » de Petro Tim Limited, une étoile de la galaxie interstellaire de sociétés gravitant autour de Frank Timis. On peut y ajouter un conseiller imprégné d’affaires pétro-gazières, Baba Diao, surgi de l’ombre récemment pour défendre Macky contre Abdoul Mbaye. Tous ces personnages se sont retrouvés comme par hasard autour des intérêts du pétrole sénégalais. Il n’y aurait rien de suspect ni de suspicion à avoir quant à un délit d’initié ou à un conflit d’intérêt. Ce serait simplement du « lebboo lippoon ».
Abdoul Mbaye vient récemment dans un argumentaire bien étayé et démonstratif, de nous fournir des preuves que les décrets signés par Macky sont «corrompus par de fausses informations ». En effet, Pétro-Tim limited a été créée 2 jours après les signatures en sa faveur des contrats de recherche et de partage de production(CRPP). De même que PetroAsia Ressources limited, société mère de la première (Petro-Tim limited) est elle aussi créée le 6 mars 2012 à Hong Kong.

Ces sociétés n’ayant ni ressources financières conséquentes ni expérience éprouvée dans la recherche pétrolière, sont donc des « véhicules-remorques » qui ne répondent absolument pas aux critères et exigences du code pétrolier qui stipule : « Nul ne peut être titulaire d’un titre minier d’hydrocarbures ou d’un contrat de services, s’il ne justifie des capacités techniques et financières nécessaires pour mener à bien les opérations pétrolières. » (Art 8-Loi 98-05/ 08 janvier 1998 portant Code pétrolier).
L’attelage ainsi monté devait être conduit pour se rattacher à un mastodonte dans l’exploration et la production pétrolières : Kosmos Energy. Cette mission aurait un but précis : La cession de titres pour récolter au passage des bénéfices financiers substantiels.

D’où les questions persistantes posées à Macky : Etait-il au courant au moment de signer les décrets de la présence de son frère dans le dispositif de Frank Timis ? Quels sont les véritables actionnaires de Petro-Tim Limited ? Le mutisme méprisant de Macky frise l’aveu suggestif. Que l’Etat du Sénégal puisse traiter avec des intermédiaires sulfureux et non directement avec Kosmos Energy, semble douteux et perplexe. Ailleurs des procédés de ce genre ont révélé des financements occultes de campagne électorale. Est-ce le cas ? L’avenir est devant nos yeux comme disent nos amis ivoiriens.
La bataille judiciaire qui va s’engager, constituera le grand dénouement de cette affaire Petro-Tim. La bourde De Frank Timis qui a décidé de porter plainte contre des membres de l’opposition, est le piège qui va se refermer sur lui et sa bande. A Londres ou à Dakar, les dossiers seront enfin dépouillés, décortiqués et écumés. Les révélations se dévoileront au grand jour. Le tonitruant avocat Maître El hadji Diouf qui ne fait pas dans la discrétion mais dans la promotion de lui-même, sera sûrement le flambeau de la vérité qu’il allumera malgré lui.
Il semble que nos « ancêtres les gaulois » sont rentrés dans la dance, pour ouvrir une porte de sortie à Macky. La visite inopinée et expresse de Manuel Valls en serait la raison. Bien sûr ce serait pour entrer dans le jeu et abattre les cartes françaises qui sont présentées comme de meilleurs atouts pour une réélection mieux assurée de Macky. Le « Mackysallisme » a donc poussé Frank Timis à s’engager dans le combat judiciaire pour l’éjecter plus proprement et sans trop de dommages. Et ainsi permettre à Macky de casser les contrats et de les mettre les appels d’offre sur le marché.

Le brillant argumentaire d’Abdoul Mbaye donne suffisamment de matières pour dénoncer les contrats signés en toute illégalité. En tout cas la démission d’Aliou Sall est un début de sortie de crise mais insuffisant. Il faut aller plus loin : Annuler les décrets qui représentent aujourd’hui des facteurs de spoliation du peuple sénégalais. Sinon Mr le Président, ce forfait de plus dans votre mandat qui risque plus que jamais d’être unique, vous sera fatal. C’est la malédiction qui vous guette vous-même et non le pétrole qui est une bénédiction pour le Sénégal.
Cherif Ben Amar Ndiaye
Kaadoubitimrew.com

Les réserves du premier gisement pétrolier sénégalais évalués à quelque 450 millions de barils

petrole
Le premier gisement de pétrole découvert au Sénégal en 2014, dont les réserves sont estimées « à 450 millions voire 500 millions de barils », devrait commencer à être exploité être exploité entre 2020 et 2023, a annoncé, jeudi, à Dakar, le directeur général de Petrosen, Mamadou Faye.
« Depuis 2014, nous avons eu deux découvertes » de pétrole, dont une première « significative (.) dans la partie maritime profonde. Elle a fait l’objet d’évaluation qui a commencé en 2015. Nous venons de terminer et à mi-chemin, les réserves sont estimées à 450 millions voire 500 millions », a-t-il dit.
Il s’exprimait lors d’une rencontre entre le ministre des Affaires étrangères et le corps diplomatique accrédité à Dakar, au cours de laquelle Mankeur Ndiaye a présenté le programme provisoire de la présidence sénégalaise du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies.
Selon le directeur général de Petrosen, « d’autres perforations sont prévues avant la fin de l’année pour 2016 et 2017 et vont permettre de statuer définitivement sur les réserves en place et le taux de récupération attendu ».
« Nous pensons que le gisement sera économique et exploitable. Les études d’ingénierie vont suivre et seront terminées vers 2018 ou 2019 et nous pensons qu’à l’issue de ces études, nous pourront commencer l’exploitation entre 2020 et 2023 », a-t-il dit.
« La deuxième découverte, c’est du gaz au niveau de la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie. Depuis janviers 2016, a poursuivi M. Faye, nous travaillons avec l’équipe mauritanienne dans le cadre d’une exploitation commune et nous sommes à un niveau très avancé sur le plan technique ».
Il précise que Kosmos Energy, Petrosen et Timis Corporation sont les détenteurs de ce gisement découvert sur le fleuve entre les deux pays du côté du Sénégal. De l’autre côté du fleuve, Kosmos détient 90% et la société nationale mauritanienne 10%, a-t-il relevé.
« Les travaux d’exploitation commune de ces gisements sont prévus vers 2020-2021. Les investissements nécessaires pour l’exploitation de ce gaz sont estimés à 7 milliards de dollars », a-t-il expliqué.
Le DG de Petrosen signale par ailleurs que le Sénégal et la Mauritanie continuent l’exploration de cette zone, dans l’espoir de découvrir d’autres gisements.

Pétrole, gaz, répression des opposants : Le Sénégal s’explique devant l’Ue

Dans le cadre du dialogue avec l’Union européenne, le gouvernement a rencontré hier sa délégation accréditée à Dakar. Le pétrole, le fichier électoral et la situation des prisons étaient au cœur des débats, qui passionnent le monde politique et la société civile.


PETROLE, GAZ, REPRESSION DES OPPOSANTS… : Le Sénégal s'explique devant l'UE
Le gouvernement sénégalais a réuni hier, lors d’un déjeuner de travail, les diplomates de l’Union européenne afin de les rassurer sur les dossiers qui agitent le landerneau politico-médiatique : il s’agit de la polémique sur le pétrole, le gaz, le fichier électoral dont la fiabilité est contestée par l’opposition, les mauvaises con­ditions carcérales…
Bien évi­dem­­ment, le climat politico-social est délétère,  comme l’atteste la dernière marche de l’opposition, qui promet de sillonner les ambassades occidentales pour dénoncer les «dérives» du régime en place. Ainsi, les ministres Mankeur Ndiaye (Affaires étrangères), Me Sidiki Kaba (Justice), Abdoulaye Daouda Diallo (Intérieur), Thierno Alas­sane Sall (Énergie) et Birima Mangara (Budget) ont dressé aux diplomates de l’Ue la situation socio-économique du pays.
Sur la situation énergétique, le ministre Thierno Alassane Sall a livré toutes les informations aux diplomates sur les contrats pétroliers. Cette démarche rencontre l’adhésion de l’Ue. «C’est un débat social important que les autorités mènent déjà. Le pétrole et le gaz sont des ressources importantes qui nécessitent la mobilisation de tous les Sénégalais dans l’intérêt de tous», déclare Joaquim Gonzalez Ducay, chef de la délégation de l’Ue au Sénégal, qui salue la démocratie sénégalaise. «L’U­nion européenne est en phase avec le gouvernement sur cette question», se félicite Mankeur Ndiaye.
À son tour, Abdoulaye Daouda Diallo a exposé la situation du fichier électoral avec la confection des cartes d’identité. Le ministre de l’Intérieur a également juré la main sur le cœur que le calendrier républicain sera respecté avec la tenue des élections législatives en 2017 tandis que, assure-il, les Locales et la Présidentielle sont calées en 2019. Pour sa part, Me Sidiki Kaba a sollicité l’aide de l’Ue à l’endroit du Sénégal pour la fin des longues détentions préventives en milieu carcéral.
Reconnaissant devant la Délégation européenne que les prisons sénégalaises souffrent de surpeuplement, le Garde des Seaux a indiqué que le gouvernement entend construire d’autres maisons de détention. Initiateur de la rencontre, Mankeur Ndiaye s’est réjoui des succès de la diplomatie sénégalaise matérialisée, selon lui, par la présidence du Conseil de sécurité de l’Onu que doit occuper le Sénégal au mois de novembre. Pour rappel, le Sénégal siège dans cette prestigieuse instance de l’Onu en qualité de membre non-permanent pour la période 2016-2017.

Le Quotidien

Pétrole au Sénégal: une fausse piste qui occulte l’essentiel

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Le Président Macky Sall, recevant le Directeur Général de Kosmos ENERGY. Mai 2016.

Loin de la forte fumée de gaz lacrymogène qui a dispersé la marche de l’opposition sénégalaise vendredi 14 octobre, une question essentielle agite les experts et les acteurs du domaine du secteur gaz & pétrole: quelle est  la consistance des dites découvertes de Kosmos au Sénégal et, accessoirement, en Mauritanie ? 

En s’intéressant à la seule personne de Aliou Sall, frère du président Macky Sall, désormais démissionnaire de son poste d’administrateur de la société Timis Corporation, une des nombreuses structures en pelure d’oignon enregistrées dans les Îles Vierges Britanniques, le débat politico-médiatique sur le pétrole et le gaz découverts récemment au Sénégal s’est engouffré dans une  piste locale peu consistante, voire fausse.
L’essentiel du destin des hydrocarbures du Sénégal se joue ailleurs, à Dallas, siège réel de la compagnie texane, à la Bourse de New York où l’action Kosmos (Kos: Nyse) est en chute continu à 6,2 dollars le 14 octobre et dans les Îles Caïmans, domicile de Kosmos Energy Sénégal. Bref, le débat politique qui agite le tout Sénégal ne s’est pas posé une question essentielle: y-a-t-il du pétrole et du gaz? Si oui, pour quelles quantités ?
 Jusque-là en effet c’est une seule partie prenante, la plus intéressée au dossier, qui égrène les chiffres obtenus au moyen de la sismique 3D et de forages. L’on parle désormais du pays de Senghor comme du septième réservoir mondial de gaz au monde. L’on est passé subitement de 800 milliards à 5 600 milliards de mètres cubes avant que Kosmos n’oppose  un démenti formel.
L’Etat du Sénégal qui n’a ni l’expertise technique ni la capacité financière de réaliser une contre-expertise s’aligne sur les estimations de Kosmos Energy, détentrice depuis 2014 de 60% des parts de Saint Louis profond et de Kayar Profond contre 30% à Timis Corporation et 10% à l’Etat sénégalais.
Fait troublant cependant, aucun des grands majors du secteur, à l’instar de Total, Chevron, Exxon Mobil, Eni ou Shell n’ont montrè de l’intérêt aux découvertes de Kosmos.
Certains sont sceptiques à suivre les « spéculations » d’une Junior déficitaire, qui a investi jusque-là 180 millions de dollars, et dont la finalité est de céder des parts aux grands groupes afin de  mobiliser les 10 milliards de dollars nécessaires à l’investissement. Que valent donc aujourd’hui les assurances du président directeur général de Kosmos Energy, Andrew Inglis, émises en août, et selon lesquelles  le Sénégal va exporter du gaz dans quatre ans?
 Ces affirmations ont été suivies du report annoncé, début septembre,  des investissements relatifs à l’installation de plateforme flottante pour l’exploitation de gaz à la frontière du Sénégal et de la Mauritanie.

Derrière les hésitations des majors 

Les hésitations des majors doivent être pris comme un argument technique à opposer à Kosmos. L’attitude prudente des acteurs, dictée certainement par la baisse des cours des hydrocarbures, est un indicateur important à prendre en compte.
Les exemples font légion de ces grandes découvertes qui se sont révélées moins importantes que les estimations initiales  au bout de quelques années. Le cas de Sao Tomé et Principe est edifiant. Voilà quinze ans que cette petite île de moins de 200 000 habitants s’est engagée dans l’aventure pétrolière. S’en est suivi l’euphorie collective et une guerre fratricide entre les politiciens pour le contrôle des richesses. Au final, après bien des spéculations, la fameuse découverte tarde à se matérialiser. Des majors comme Total qui s’étaient engagés se sont retirés après de coûteuses et infructueuses recherches.Quinze ans après, foin de pétrole à Sao Tomé.
Autre exemple édifiant, celui du Maroc.En août 2000, le Roi Mohammed VI annoncé aux marocains la découverte de pétrole en quantité et en qualité dans une zone perdue de l’Est du pays. La petite Junior texane du nom de Skidmore Energy, à l’origine des découvertes estimées à 12 milliards de barils ,  s’empresse de céder des parts à des hommes affaires locaux et internationaux et d’écouler des actions outre mer. L’affaire a atterri devant les tribunaux et a vu quinze ans plus tard, en septembre 2015, le promoteur américain, initiateur de la découverte, condamné en appel à verser 122 millions de dollars à une partie plaignante.
Autre exemple tout aussi marquant, le pétrole mauritanien. Au début des années 2000, Woodside annonce des découvertes d’un puits potentiel de 120 000 barils par jour. La compagnie australienne fait les yeux doux aux majors. Arrive Pétronas qui rachète les parts de Woodside pour 418 millions de dollars en 2007.
Problème, la production surestimée en rèalité ne cesse de décroître de son pic de 12 000 barils à une moyenne de 4000 barils / jour tout au long de 2016. En février dernier, le malaisien a notifié au gouvernement mauritanien son intention de quitter. Selon les accords, Petronas doit d’abord s’acquitter d’un ticket de sortie de 300 millions de dollars.
Au final, entre l’annonce de la découverte par la Junior minière, les spéculations, le forage, la production et la commercialisation, il y a des milliards de dollars en jeu dans le pétrole et le gaz.
Source : financialafrik.com

Moustapha Niasse : Le pétrole et le gaz ne peuvent pas perturber le Sénégal

 

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«Le pétrole et le gaz ne peuvent pas perturber le Sénégal», a déclaré Moustapha Niasse, président de l’Assemblée nationale. Devant les députés pour tenir le discours de clôture de la session ordinaire parlementaire 2016-2017 pour le renouvellement du bureau de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse s’est prononcé sur la découverte de nouvelles ressources naturelles au Sénégal, mettant fin à son mutisme sur ce débat qui fait rage au Sénégal.
«Disposer des gisements et redoubler d’ardeur dans le travail, c’est mieux. Travailler et gérer le pétrole c’est encore mieux. Des pays ont ces richesses, et, certains d’entre eux n’ont pas vu leurs problèmes se résorber», dit-il.
Il a invité les forces vives de la nation à «s’entendre, se tenir la main, avancer avec lucidité et bien comprendre les bases et les mécanismes de l’économie pétrolière et gazière qui sont les impératifs auxquels chaque Sénégalais doit porter une attention particulière. Nous pouvons, nous devons réussir dans cette expérience», lance le président de l’Assemblée nationale.

Macky Sall doit répondre de sa gestion familiale du pétrole


Revenant sur l’affaire Petro-Tim, le mouvement Tekki a salué le «travail patriotique mené par la plateforme Mankoo Wattu Senegaal pour éclairer le peuple sénégalais sur la gouvernance du pétrole et du gaz découvert à St Louis et Cayar».
Pour Mamadou Lamine Diallo et ses camarades réunis mardi dernier à la permanence Moussa Ndiaye, «le Président Macky Sall doit répondre aux questions relatives à l’implication de sa famille dans la galaxie des sociétés offshore Petro et pourquoi il a laissé Timis Corporation prendre 30% de notre gaz, soit 135 milliards de m3 dont la valeur excède 600 milliards de FCFA».
«Le peuple doit également savoir quels sont les actionnaires de Timis Corporation et qu’ont- ils fait pour mériter tout ce gaz. Lorsque cette question a été posée clairement par Wattu Senegaal et le Député Mamadou Lamine Diallo, Président du Mouvement Tekki, la panique s’est emparée du régime et Frank Timis est sorti du bois pour insulter, menacer et porter plainte contre des personnalités respectables de l’opposition politique et de la société civile dont le leader du Mouvement Tekki, en exécution des menaces du Premier Ministre», relèvent-ils.
«Ces gesticulations du régime ne doivent pas empêcher la poursuite du travail de clarification et de récupération de nos ressources naturelles. D’autres Timis sortiront du bois bientôt», poursuivent-ils.
Pour ce qui est de la carte d’identité biométrique CEDEAO et du fichier électoral, Tekki dénonce la «rupture du dialogue politique sur la question électorale par le Président Macky Sall qui cherche, à travers un marché confié à IRIS, bien connu au Sénégal avec les passeports bio- métriques, à calibrer son propre fichier de 3 à 3,5 millions d’électeurs sous prétexte que la CE- DEAO demande l’établissement d’une carte d’identité biométrique».
Ce qui fait qu’ils soutiennent la marche de Wattu Senegaal du 14 octobre, appelant le «peuple sénégalais dans toutes ses composantes à venir à cette manifestation pour arrêter la dérive autoritaire du régime». «La marche est un droit démocratique comme l’accès aux médias d’Etat confisqués par le Président Macky Sall et ses affidés», terminent Mamadou Lamine Diallo et Cie.

Souleymane Nd. Ndiaye : «Aliou Sall n’a qu’à quitter le monde du pétrole»

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L’invite est du dernier Premier ministre d’Abdoulaye Wade, Souleymane Ndéné Ndiaye qui demande à Aliou Sall, frère du président Macky Sall, de quitter le milieu du pétrole après la valse de critiques qu’il a essuyées dans l’affaire Petro-tim.
Cela lui éviterait, conseille-t-il, de gêner son frère. «S’il veut vraiment mettre Macky Sall à l’aise, il n’a qu’à quitter le milieu. S’il n’y avait pas d’Aliou Sall, il n’y aurait pas de suspicions, encore moins de marche», déclare, dans les colonnes du PoPulaire, l’invité du «Jeudi des politistes», une initiative lancée par l’Association des étudiants en science po (Assepo), sur le thème «Les contrats pétroliers : des textes à la pratique».
Seneweb

Le président Macky Sall crée le Comité d’Orientation Stratégique du Pétrole et du Gaz .

Le président Macky Sall crée le Comité d'Orientation Stratégique du Pétrole et du Gaz (COS-PETROGAZ).
Dans la dynamique de gestion saine et durable des ressources naturelles, le Président de la République a pris le Décret n°2016-1542 du 03 Août 2016 portant création et fixant les règles de fonctionnement du Comité d’Orientation Stratégique du Pétrole et du Gaz (COS-PETROGAZ).

Le COS-PETROGAZ est chargé d’assister le Président de la République et le Gouvernement dans la définition, la supervision, l’évaluation et le contrôle de la mise en œuvre de la politique de l’Etat en matière de développement de projets pétroliers et gaziers.

Présidé par le Président de la République, le COS-PETROGAZ est composé du Premier ministre, du ministre en charge de l’Energie, du ministre de l’Industrie et des Mines, entre autres, des représentants d’institutions de la République ainsi que d’autres structures intervenant dans le secteur de l’énergie. En dehors de ces acteurs, le Président de la République peut inviter aux travaux du COS-PETROGAZ toute personne ou compétence utile à la réalisation de ses missions.

La création de cette structure auprès du Président de la République intervient dans le contexte de découverte d’importantes réserves gazières et pétrolières sur notre territoire maritime.

Le COS-PETROGAZ vient renforcer le dispositif global de transparence dans la gestion des ressources naturelles après l’adhésion de notre pays à l’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives (ITIE) et la constitutionnalisation du droit des populations sur les ressources naturelles.

Léral

Scandales pétroliers : Abdoul Mbaye mouille Aly Ngouille Ndiaye et Abdou Latif Coulibaly


L’ancien Premier ministre n’est guère content.  En plus d’être interdit de sortir du territoire, Abdoul MBAYE est aussi visé par la plainte déposée hier par Me El hadji DIOUF. Pour lui qui dénonce la façon dont les ressources du pays sont gérées, la coupe semble pleine.
«Je suis heureux d’avoir pu travailler pour mes compatriotes dans les fonctions de Premier ministre. Je regrette, par contre, profondément d’avoir travaillé avec des ministres dont je découvre qu’ils œuvraient contre les intérêts du peuple. Je ne cesserai, cependant, de poser la même question, hier comme aujourd’hui avec tous les membres du Front Mankoo Wattu Senegaal : M. le président de la République, saviez-vous que votre frère était au service des démarches de Petroasia et de Frank Timis avant de demander à Aly Ngouille Ndiaye la présentation de ces décrets, de les signer, puis de les faire contresigner par le Premier ministre?
Cette question doit désormais être posée aux moins à deux anciens ministres : Aly Ngouille Ndiaye (alors en charge de l’énergie et auteur du rapport de présentation qui donnait toutes les assurances nécessaires à l’ensemble du Gouvernement) et Abdou Latif Coulibaly (journaliste d’investigation très informé et alors en charge de la bonne gouvernance…)», déclare Abdoul MBAYE.

Pétrole / Gaz : Le ping-pong royal, (El Hadj Yvon Mbaye)

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De scandales en scandales, bien sûr financiers, notre Cour Royale semble ne plus pouvoir se rectifier. La liste serait exhaustive, si nous nous amusions à emprunter à notre mémoire la sienne.
Des visas biométriques – l’affaire Bictogo – chiffrés à 13 Milliards de nos francs, au gigantesque fric-frac économique de Pétrotim ( plus de 500 Milliards ) qui fait l’actualité, en passant par les 50 Milliards du Numérique Malaisien,  nous nous permettrons de demander : – Où pourrait-on aujourd’hui loger  » La gestion sobre et vertueuse  » tant claironnée ?
Une Grave Affaire Frangine 
 
Sans nous embourber dans des considérations technico-financières, il y’a lieu de souligner, ne serait-ce pour un côté moral, d’éthique, de vertu et de grandeur humaine, que celui qui est le plus impliqué, le plus concerné et dont le nom figure dans tous les documents publiés depuis lors, s’adresse à la population sénégalaise. Afin d’édifier et d’éclaircir la lanterne du citoyen dans cette nébuleuse et ténébreuse affaire « Pétrotim ». Il s’agit du frère du  » Roi « .
Car, ni les embarrassantes et longues explications de ces politiciens du même camp, ni la main honteusement prêtée par une presse partisane et muselée monétairement et matériellement par le pouvoir en place, ne peuvent être plus crédibles que son propre vocable. A cet embrouillamini, sont venues s’ajouter les informations saugrenues d’un certain Frank Timis aussi bavard que ridicule. Dont le nom est désormais gravé dans les archives « GUINESS » des Mensonges. Le plus grand bluffeur que la terre ait crée en cette première décennie du siècle.
Le Bouclier Fraternel 
 
Au premier de parmi nous, d’exiger auprès  de ce lien épidermique, au bénéfice du peuple, des éclaircissements sur un problème économique d’une importance si grande. Surtout quand les services nationaux compétents du fisc en réclament quelques 90 Milliards du contribuable. mais, un tel silence assourdissant de sa part, ne fait qu’envenimer cette méprisante idée se répandant partout :  » Il protège son frère ». Bien qu’agissant en baffle humain, Mame Mbaye Niang, Ministre de la Jeunesse, aiguillonné à partir de hauts lieux, s »érige en acteur face à Aliou Sall. Hélas! Qui n’a pas compris la combine ?
S’il plait au bon dieu, créateur du trône sublime, nous prions, afin que cette dynastie libère ces quelques 14 Millions d »âmes. Dont la seule malchance, aujourd’hui, est d’appartenir à la terre de Ndiadiane Ndiaye et autre Aline Sitoë Diatta.
Elhadj Yvon mbaye
Journaliste-formateur
Tel : 77 179 19 38

« C’est assez gênant de voir le frère du président Aliou Sall à tout ce qui touche les mines ou le pétrole »


L’ancien dernier premier ministre de Me Wade, Souleymane Ndéné Ndiaye s’invite dans la polémique du pétrole qui défraie la chronique au Sénégal.
A en croire Souleymane Ndéné Ndiaye « C’est assez gênant que le frère du président soit associé à  tout ce qui touche les mines ou le pétrole. Selon lui, il y a-il un conflit d’intérêt apparent dans cette affaire car on ne peut pas être agent de l’Etat et exercer à côté une activité privée, c’est formellement interdit par la loi ».

Et, pour tirer cela au clair, l’ancien premier ministre réclame l’installation d’une commission nationale indépendante et non parlementaire « je préfère une commission indépendante en dehors de l’Assemblée nationale, car je ne fais pas du tout confiance à notre Assemblée nationale, qui est une assemblée unicolore. Ajoutant que pour la manifestation de la vérité toutes les personnes citées dans cette affaire doivent être entendues pour l’éclatement non sans inviter  Macky Sall à s’expliquer devant le peuple.

Invité de l’émission hebdomadaire « Grand Jury’ sur la Rfm, l’ancien premier ministre de ME Wade, a dit ne pas être au courant des contrats de pétrole qui ont été signés du temps du pouvoir de Me Wade.
Autre point sur lequel il a répondu, c’est la marche de Manko Wattu Sénégal de vendredi prochain, 14 octobre, Souleymane Ndéné Ndiaye dit ne prendre part à cette marche « Je ne prendrai pas part à cette manifestation car je ne suis pas signataire de leur manifeste et je ne fais pas partie de cette coalition non plus », souligne-t-il.

M. Timis, rendez au Sénégal ses 30 % ! (Par Mamadou Bamba Ndiaye)


LETTRE OUVERTE : M. Timis, rendez au Sénégal ses 30 % ! (Par Mamadou Bamba Ndiaye)
 Cher monsieur, lundi dernier, les patriotes sénégalais ont interpellé le président Macky Sall sur deux questions concernant vos contrats avec notre pays. A ce jour, il observe un silence aussi coupable qu’ inquiétant. Grande fut alors ma surprise de vous voir occuper les colonnes de la presse dakaroise de ce vendredi, comme pour répondre à sa place. Elles doivent être bien particulières les relations qui ont présidé à cette étonnante substitution. Seriez-vous le nouveau porte-parole du président sénégalais ?

J’imagine cependant que l’annonce d’une plainte contre vous-même et «X », entre autres, pourrait être l’une des raisons de votre intrusion précipitée dans le débat sénégalais. Là, je comprends que le « gusher » bondisse dès qu’il entend le mot « plainte ». En effet, en ce moment, dans votre pays, la Roumanie, la structure chargée de la lutte contre le crime organisé mène une enquête à la suite des « Panama papers ». Vous êtes concerné par cette enquête. (Libération, cité par dakaractu.com consulté ce 07/10/2016)

Alors, une nouvelle plainte venant du Sénégal ? Malvenue, n’est-ce pas ? Vite, sortir les gros moyens pour l’étouffer dans l’œuf ! Et espérer éviter le sort de votre compatriote et partenaire d’affaires Ovidiu Tender qui croupit en prison pour 12 longues années à la suite d’une enquête de cette même justice roumaine. Heureux quand même ce Tender, détenu détenteur des deux derniers puits de pétrole du Sénégal !

Puisque vous vous improvisez porte-parole du président Sall, il importe d’examiner vos éléments de réponse sur les deux questions qui lui sont posées.

Question 1 : « Que fait la famille du président Macky Sall et en particulier son frère Aliou Sall dans cette affaire ? »

Je vous remercie d’avoir confirmé les propos des patriotes qui dénoncent l’accaparement familial de nos ressources pétrolières et gazières. Les répondeurs automatiques payés pour blanchir « M. Frère », vous les avez définitivement désactivés en confirmant que, je vous cite, « Aliou Sall est employé de Timis Corp. Il a un salaire qu’il perçoit mensuellement ».

Cette information officielle confirme la pertinence de la question posée : il est bien dedans. Que fait-il là-dedans ? Vous n’avez peut-être pas toute la réponse. C’est pourquoi les Sénégalais exigent une explication de Macky Sall.

Vous êtes très peu crédible quand vous niez que Aliou Sall soit actionnaire de Timis Corp. Qui l’a soutenu ? Personne. Nous savons tous qu’à la constitution, il détenait 100 % des parts de Petrotim Ltd Sénégal. Pouvez-vous jurer sur la Bible qu’aucun membre de la famille présidentielle  n’est actionnaire de Timis Corp, même par prête-nom interposé ?

Question 2 : « Est-ce le gouvernement a défendu au mieux les intérêts du peuple sénégalais ? »

A cette question qui ne vous concerne que de façon collatérale, vous répondez abondamment et par l’affirmative. Pourquoi donc vous constituez-vous en avocat-défenseur ? Il est quand même bizarre que vous vous donniez tant de peine pour nous convaincre que « Macky Sall (serait) intraitable sur les intérêts du pays ». Intraitable, dites-vous ?

A-t-il été intraitable, le 23 mai 2012, quand vous avez nommé son frère comme votre mandataire, au moment où vous cherchiez à obtenir la signature des décrets vous attribuant les puits de Saint-Louis et Kayar ?

A-t-il été intraitable quand, trois semaines après cette nomination, il a enfin signé les décrets tant attendus ?

A-t-il été intraitable, en août 2013, devant le constat de votre incapacité à respecter dans les délais impartis vos engagements d’investissement de 150 milliards Cfa ? Il faut croire que non puisqu’il s’est empressé de signer deux nouveaux décrets prorogeant les délais qui vous avaient été fixés.

A-t-il été intraitable, enfin, en juillet 2014, quand il a renoncé à exercer le droit de préemption du Sénégal, vous permettant ainsi de contracter avec Cosmos Energy ? Cette abstention suicidaire pour notre pays  vous a permis de détenir 30% du gaz découvert chez nous, part que nos experts ont évaluée à plus de 600 milliards Cfa.

Je suis au regret d’ajouter que je ne vous crois pas quand vous niez que votre transaction avec Cosmos ait donné lieu à un versement de cash de 200 milliards Cfa, information que la presse spécialisée avait donnée en son temps.

 Je comprends parfaitement que votre plaidoirie en défense de notre chef d’Etat ne soit pas totalement désintéressée. En chassant le coq comme on dit plaisamment ici, vous cherchez aussi à vous protéger de tout soupçon d’enrichissement sans cause. Tenez ! Je retrouve là l’accusation qui avait amené vos partenaires de  African Minerals à chercher à vous débarquer de votre fauteuil de Pdg. (financialafrik.com, 23/10/2014)

Personne ne pourra contester la synthèse que je dresse de votre interview : « je n’ai pas investi, j’ai recruté le frère du président, j’ai obtenu 30% du gaz sénégalais ». 

Permettez-moi alors de conclure par une suggestion gratuite. Essayez d’améliorer votre communication en réfrénant votre enthousiasme qui me semble un peu trop volubile. Un tel effort vous aurait évité de nous promettre (encore !) 15 000 milliards Cfa d’investissements dans les prochaines années. Une déclaration qui, je l’espère, ne vous attirera pas un jour les foudres de la Financial Service Authority de Londres, avec à la clé une amende de 500 millions Cfa, comme ce fut le cas en 2006 à la suite d’une annonce tout aussi pompeuse et inexacte concernant un projet pétrolier en Grèce.

Surnommé « empereur des mines de l’Afrique de l’ouest », je trouve normal que, dans votre interview,  vous réclamiez des Sénégalais l’édification d’une statue à votre effigie. Une statue style Ceausescu sûrement.

Dans l’attente de ces baroques festivités, je prie Sa Majesté Impériale de daigner agréer l’expression de la ferme détermination des patriotes sénégalais à poursuivre et gagner leur combat pour obtenir de Macky Sall des réponses claires aux deux questions, ainsi que les mesures correctrices devant permettre au peuple sénégalais de récupérer légitimement ses 30%.

Mamadou Bamba NDIAYE

Ancien député, Secrétaire général du Mps/Selal