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Trump s’acharne contre les médias et traite les journalistes d’ennemis du peuple

epa06403266 US President Donald J. Trump speaks to members of the news media while signing bills in the Oval Office of the White House in Washington, DC, USA, 22 December 2017. Trump signed the tax bill, a continuing resolution to fund the government, and a missile defense bill before leaving to spend Christmas in Mar-a-Lago, Florida. EPA/MICHAEL REYNOLDS

« Ils devront se mettre à genoux et implorer mon pardon, ce sont vraiment les ennemis du peuple ». Le tweet présidentiel, d’une agressivité inouïe, visait le New York Times. Les attaques au vitriol de Donald Trump contre les médias n’ont rien de nouveau. Mais elles ont encore gagné en fréquence et en férocité ces dernières semaines.

Son meeting de campagne samedi soir à Green Bay, dans le Wisconsin, devrait selon toute vraisemblance donner lieu à de nouveaux assauts contre les journalistes. D’autant qu’au même moment aura lieu, à Washington, le dîner de l’Association des correspondants de la Maison Blanche (WHCA). Comme en 2017 et 2018, le milliardaire républicain a décidé de bouder ce rendez-vous annuel – « ennuyeux » selon ses termes -qui met la liberté de la presse à l’honneur et donne l’occasion au président américain de prononcer un discours, en général teinté d’autodérision, sur l’année écoulée.

Les raisons de l’intensification des attaques du président de la première puissance mondiale contre les médias qu’il qualifie à la moindre occasion de « Fake News »? Difficile de se prononcer avec certitude. Mais, au-delà de la volonté de galvaniser sa base électorale en désignant un « ennemi », la diffusion des conclusions du rapport du procureur spécial Robert Mueller sur l’enquête russe a incontestablement déstabilisé le locataire de la Maison Blanche.

Le point presse disparaît

Autre hypothèse: le milliardaire américain raffole de l’attention des journalistes, or elle lui échappe un peu avec l’entrée en lice des candidats démocrates pour l’élection présidentielle de 2020. Kamala Harris, Beto O’Rourke, Pete Buttigieg, Joe Biden: un a un, depuis plusieurs semaines, ils captent un peu de la lumière, et déplacent l’attention des médias américains au-delà de la seule Maison Blanche. Les attaques sont d’autant plus remarquables qu’elles s’accompagnent de la quasi-disparition du point de presse quotidien de la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders.

Cela fait plus de 40 jours que cette dernière ne s’est pas présentée au podium de la célèbre salle de presse pour faire face aux questions des journalistes. Et cette année, contrairement à l’année dernière, elle ne participera pas, elle non plus, au dîner de gala: tous les membres de l’équipe Trump ont reçu comme consigne de décliner l’invitation. « Soyons clairs: le fait que cette administration réduise les points de presse de la Maison Blanche, du Pentagone et du département d’Etat est infiniment plus grave que de la question de savoir si le président participe au dîner des correspondants », souligne, dans Politico, Olivier Knox, président de la WHCA.

Certes, le président lui-même répond plusieurs fois par jour aux questions des journalistes. Mais cela se fait toujours dans une certain désordre, suivant son tempo, dans les jardins de la Maison Blanche avant qu’il ne monte dans son hélicoptère, ou dans le Bureau ovale au milieu d’un véritable brouhaha. Et rien n’indique que les relations du 45e président des Etats-Unis avec la presse sont sur le point de s’apaiser. Jeudi, Sarah Sanders s’est bien présentée au pupitre. Mais c’était pour répondre aux questions des enfants du personnel de la Maison Blanche qui participaient à la journée « Emmenez vos enfants sur votre lieu de travail ».

Dangereux pour les journalistes

Vendredi, devant les membres de la NRA, puissant lobby des armes, Donald Trump n’a pas fait dans la dentelle: « Le niveau de malhonnêteté et de corruption dans les médias est incroyable », a-t-il lancé. Pour Jeffrey Morosoff, qui enseigne le journalisme à la Hofstra University près de New York, le président américain « joue un jeu dangereux ». « Un jour, l’un de ses supporteurs va s’en prendre physiquement à un journaliste ».

Macky Sall gagnant, le Sénégal perdant ( Par Fary Ndao )

La messe est dite. La Commission nationale de recensement des votes (CNRV) s’est prononcée et le président sortant, Macky Sall, a gagné l’élection présidentielle du 24 février dernier 2019, avec 58 % des votes.

Idrissa Seck, dans un dernier baroud d’honneur marqué par un programme de qualité et son talentueux lieutenant, le Dr Abdourahmane Diouf, arrive deuxième avec 20 % des suffrages exprimés.

Ousmane Sonko, véritable révélation de cette élection, porté par un vote jeune, obtient un score de 15 % qui le positionne désormais comme une figure incontournable de la scène politique sénégalaise. Issa Sall et Madické Niang terminent respectivement avec 4 % et 2 %.

Macky Sall a donc gagné mais j’estime que le Sénégal a perdu car jamais ses élites, politiques, médiatiques et intellectuelles, n’ont été aussi peu à la hauteur de l’enjeu.

Des élites toxiques et arrogantes

J’avertissais, il y a de cela quelques semaines sur la mauvaise foi des intellectuels et activistes sénégalais. Avalant tout ce qui est dit par leurs leaders ou alliés du moment, applaudissant ici la réception d’ouvrages inachevés, gobant là bas tout ce qui est raconté sur le pétrole et le gaz, ces intellectuels et activistes, d’un camp ou de l’autre, sont dangereux. Ils sont dangereux car ils ont les moyens sémantiques et dialectiques de justifier leur mauvaise foi face aux faits implacables.

Ils sont dangereux car dans un espace virtuel où des adultes de 50 ans côtoient des adolescents de 14 ans, ils radicalisent indirectement d’autres personnes, souvent plus jeunes et influençables, qui leur donnent du crédit, eux qui ont une dimension, surfaite ou réelle, de personnages publics.

Nous avons à nouveau observé, et avec effroi pour ma part, l’hystérie qui s’est emparée de ces hommes et de ces femmes qui se croient, qui se décrètent, qui se labellisent plus patriotes et plus sénégalais que les autres.

Sans jamais apporter la moindre preuve d’une fraude électorale de masse, relevant à juste titre des dysfonctionnements tout à fait inacceptables dans une Démocratie mais n’ayant aucune influence statistique décisive sur l’expression globale du vote, ces « réclameurs » de second tour ont insulté et dénigré toutes les personnes qui faisaient un travail de compilation objective ou demandaient tout simplement que le décompte se poursuive dans la sérénité.

Apparemment, dans notre pays où l’inversion de la charge de la preuve est devenue la norme, appeler à la retenue ou faire de simples opérations de compilation mathématique sur la base de documents officiels serait un acte de trahison à la nation dans l’esprit de ces individus.

Mais pourquoi faire des élections si on crie à la fraude dès que le résultat ne va pas dans le sens que l’on aurait souhaité ?

Soulignons également l’attitude de certains journalistes et représentants de la Société civile qui ne laisse désormais plus de doute sur leurs positions politiques.

Il vaut mieux pour tous qu’ils se délestent de leurs manteaux professionnels qui requièrent d’eux une neutralité théorique et qu’ils s’engagent ouvertement dans l’arène politique partisane. Espérons qu’ils s’efforceront, une fois qu’ils y seront, de développer un esprit rationnel qui respecte au moins les faits.

Les raisons d’une réélection programmée

Macky Sall a été réélu démocratiquement, avec une participation massive des Sénégalais (66% de participation) dans un scrutin dont l’expression globale a été respectée grâce à un système rodé de décompte de votes où tous les candidats sont représentés à tous les niveaux.

Que celui qui n’en est pas convaincu compile les procès verbaux des 15000 bureaux de vote du pays et qu’il vienne ensuite nous dire s’il trouve des résultats sensiblement différents de ceux la Commission nationale de recensement des votes (CNRV) et de ses démembrements départementaux qui ont déjà fait ce travail et qui nous ont permis, par le passé, de faire partir Abdou Diouf et Abdoulaye Wade.

Macky Sall a été réélu mais ma conviction, et je m’en étais ouvert à des amis il y a plusieurs semaines déjà, c’est que ce scrutin était joué d’avance. Macky Sall et son camp ont créé les conditions d’une réélection au premier tour grâce à cinq éléments :

Le premier est son bilan dans le monde rural porté par la construction/réfection de routes nationales et départementales qui améliorent sensiblement la mobilité de nos compatriotes de l’interland longtemps isolés du reste du pays, mais aussi par des programmes à réel impact socio-économique comme le PUDC, l’accès à l’eau potable et la modernisation du matériel agricole.

D’autres mesures plus clientélistes comme les bourses familiales, l’achat de voitures aux chefs de villages ou les projets de modernisation des villes religieuses ont également pesé dans la balance. Nos compatriotes du monde rural l’ont plébiscité pour cela aussi.

Il faut respecter cette amélioration de leur quotidien, même s’ils vivent encore dans un dénuement immense, ou le fait que leur « ville sainte » soit plus jolie ou mieux aménagée à leurs yeux. Tous les Sénégalais n’ont pas les mêmes problèmes ni les mêmes référentiels de valeurs. Il faut aussi respecter cela.

Le second élément est le parrainage populaire, modification unilatérale du processus électoral, voté sans débat à l’Assemblée nationale, mis en œuvre de manière chaotique et enfantine (« premier arrivé, premier servi »).

Ce parrainage a écarté des candidats qui, cumulés, auraient pu grignoter au Président sortant quelques centaines de milliers de voix. Je pense notamment à Malick Gackou, Hadjibou Soumaré, Abdoul Mbaye, Aida Mbodji, Pape Diop.

Le troisième élément est l’emprisonnement d’opposants politiques comme Khalifa Sall et Karim Meïssa Wade sur la base de faits certes implacables mais surtout d’une justice sélective qui ferme les yeux sur les rapports accablants épinglant la gestion sulfureuse de nos deniers publics par les partisans du parti au pouvoir.

En écartant ces deux candidats du Mankkoo Taxawu Sénégal et du Parti Démocratique Sénégalais, presque un million d’électeurs lors des législatives de 2017 sont devenus orphelins.

Sans ses chefs, cet électorat groggy et déboussolé s’est dispersé et une partie, celle « détenue » par des gens comme Moussa Sy (Dakar), Ahmed Fall Braya (Saint-Louis), a rejoint Macky Sall.

A cela, il faut rajouter les députés transfuges comme Modou Diagne Fada, Aissata Tall Sall, Abdoulaye Baldé et la dispersion/abstention des électeurs du PDS suite à l’appel au boycott de Me Wade.

Le quatrième élément est la distribution massive d’argent public dans les zones urbaines (Dakar, Guédiawaye, Pikine, Rufisque).

Captée sur des vidéos durant cette campagne, vécue au quotidien par ceux qui vivent ou se rendent dans ces quartiers populaires, la distribution d’argent est une technique récurrente du parti au pouvoir dans des zones urbaines où la vie chère et les besoins de représentation sociale connaissent une inflation sans cesse grandissante.

Appelés « financements » dans le jargon politique, ils servent à faire bouillir la marmite à la maison, à soigner les malades, à assurer les « ndawtal » et autres « teranga ».

Quand un jeune couple de trentenaires, parents d’une petite fille paie 20 000 FCFA de location mensuelle pour son petit studio à Thiaroye Gare et qu’un baron politique local bénéficiant de fonds politiques lui verse régulièrement 40 000 ou 50 000 FCFA, comment s’étonner qu’il vote pour son bienfaiteur ?

Ce sont des choses réelles, dures à accepter mais qui sont là et qui expliquent les scores solides de Macky Sall dans des zones urbaines insalubres et pauvres. Comment le combattre ? Je ne sais pas. Je suis impuissant devant cela.

Le cinquième et dernier élément est l’histoire individuelle de Macky Sall. Hal pulaar né et élevé chez les sereer, Macky Sall dispose d’un atout quasi unique sur la scène politique nationale : il est vu comme un membre à part entière des deuxième et troisième groupes démographiques les plus importants du pays.

Si à cet atout naturel, il ajoute 7 ans de ralliements sincères ou opportunistes de leaders politiques autochtones de ces zones, comment s’étonner qu’il fasse des scores de 75, 80 ou 90 % en pays sereer et en pays pulaar.

Quand on voit que le « nouveau venu » Ousmane Sonko fait 53 % dans le département Ziguinchor et bénéficie lui aussi d’un vote régionaliste qui a également sanctionné des propos stigmatisants envers les habitants de la région naturelle de Casamance, les scores de Macky Sall dans ses fiefs sont logiques.

Notre pays n’a pas encore achevé son processus de « sécularisation sociale » et reste largement traversé par des logiques claniques et régionalistes.

Avec son bilan rural, son parrainage sur mesure, ses prisonniers triés sur le volet, la distribution d’argent en zone urbaine pauvre et sa double culture qui fait de lui l’enfant de deux bassins électoraux, Macky Sall devait juste faire une campagne solide pour remporter démocratiquement une victoire qu’il avait bâtie de manière froide, brutale et méthodique, aidé par le capharnaüm autour des cartes d’électeurs qui a empêché des dizaines de milliers de personnes de voter (mauvaise saisie des données, changement de bureau de vote etc.).

Accepter d’aller à ces élections, c’était accepter de faire face à un mastodonte qui allait valider démocratiquement et au 1er tour un processus électoral géré de manière inélégante, cavalière et, j’insiste, brutale. « Nous avons joué, nous avons perdu » m’a dit une amie sonnée par la défaite. Je le pense aussi.

Nous avons des élites toxiques et intolérantes, j’en suis désormais convaincu. Des élites symbolisées par les intellectuels, activistes et hommes de médias que je citais plus haut. Des élites qui préfèrent l’invective à l’analyse. L’injonction à la compréhension.

La colère à l’empathie. L’arrogance au respect de l’autre. Des élites toxiques qui ont aidé le Président réélu à vicier le processus électoral en amont du vote. Des élites toxiques qui réclamaient urbi et orbi un second tour sans jamais nous dire pourquoi de manière rationnelle.

Des élites qui, lors de ce scrutin qui était parti pour être calme, ont trouvé du grain à moudre avec les sorties hasardeuses et prématurées d’Idrissa Seck, d’Ousmane Sonko et de Mahammed Boun Abdallah Dionne, avec pour ce dernier, la complicité de la télévision publique.

Ces acteurs de premier plan, alors que le dépouillement était en cours, devaient tous prendre de la hauteur en tant que parties prenantes à ce scrutin et en tant qu’hommes d’Etat.

Enfin, tous les militants et électeurs rationnels, républicains, sachant concéder une part de vérité aux autres et surtout respectant le choix de leurs compatriotes Sénégalais, quels qu’ils soient, devront tirer des leçons de ce qui s’est passé dans notre pays depuis 7 ans et à l’occasion de ce scrutin.

Ils devront bâtir une offre politique sérieuse, de fond, lucide, riches en propositions concrètes et respectant toutes les sensibilités du pays. Sinon dans 5 ans, nous n’aurons encore que nos yeux pour pleurer.

Fary Ndao

Le pouvoir actuel s’apprête à confisquer le suffrage des sénégalais


Le secrétaire général d’Aj/Pads, Mamadou Diop Decroix, a haussé le ton ce mardi à Ziguinchor en marge de la caravane Orange du candidat de la coalition Idy2019. A en croire Mamadou Diop Decroix, le 24 février 2019, Macky Sall sera battu.

« Le 24 février 2019, Idrissa Seck sera élu président de la République. Mais je m’adresse à la jeunesse du Sénégal, le pouvoir veut confisquer le suffrage des sénégalais.

Il faudra vous organiser. Il faudra vous engager. C’est vous la jeunesse qui devez défendre le suffrage des sénégalais », a dit Mamadou Diop Decroix.

Tous les Pouvoirs appartiennent au Peuple par La Grâce de Dieu! (Par Amadou Tidiane Wone)

Les élections sont un moment politique. Organisées à terme échu, elles sont réglementées par la loi.

La loi est votée par l’Assemblée Nationale , elle-même élue au suffrage universel. Les juges sont nommés par le Pouvoir exécutif. Celui-ci, également , tient sa légitimité du suffrage universel.

En réalité, dans notre système politique hérité de la colonisation française, tous les pouvoirs viennent du Peuple. Et seul le Peuple est Souverain. C’est pour cela que la parole doit lui être rendue à l’occasion de consultations régulières.

Celles-ci doivent être transparentes, équitables et justes. Pour être incontestables, et à toutes les étapes du déroulement du processus électoral, tous les acteurs doivent être traités avec une égale dignité.

La concertation et la bonne information de tous sont le levain de la confiance indispensable pour sécuriser, en amont, la quiétude des opérations devant aboutir à l’expression du suffrage des sénégalais en toute sérénité.
Sous ce rapport, il semble que la mise en route du processus électoral menant vers le scrutin du 24 février 2019 aura été la plus chaotique de notre Histoire politique.

Depuis notre accession à l’ indépendance en 1960 : persécutions judiciaires et emprisonnement de candidats potentiels, vote en force d’une loi sur le parrainage sans consensus sur les modalités de sa mise en œuvre, rupture de confiance profonde entre l’opposition et le Pouvoir consécutivement à des tripatouillages multiples de la Constitution et de la Loi électorale, bref changement unilatéral des règles du jeu, au cours du jeu, sans l’accord des joueurs ! Tout arbitre sur un autre terrain de jeu se serait vu, tout simplement, lyncher !

Dans cette atmosphère lourde de suspicions et de défiance, les élections à venir sont périlleuses. Car, si les conditions de prise de parole du Peuple sont altérées, son verbe peut devenir haut ou se transformer en un cri dévastateur.

Dieu nous en garde.
Les pouvoirs, législatif et judiciaire, semblent avoir pris fait et cause pour le chef de l’exécutif, Macky Sall, candidat à sa propre succession pour la dernière fois. L’ Assemblée nationale a voté, dans une discipline militaire et sans débats, la loi sur le parrainage.

Et le Conseil Constitutionnel vient de qualifier « d’allégations » tous les griefs formulés contre la dite loi par l’opposition après, pourtant, des semaines d’expérimentation sur le terrain.

Retenons au demeurant, que l’idée d’une régulation des conditions de participation à l’élection présidentielle dans notre pays est largement partagée par la plupart des acteurs politiques, hommes d’État largement éprouvés.

Ce simple fait aurait dû permettre de fonder un consensus fort sur les voies et moyens d’y parvenir. Hélas, le désir ardent d’obtenir un second mandat aura primé sur la quête de l’efficience et le souci de l’élégance républicaine.

Cela étant, on peut déplorer que des personnalités de premier plan de la vie politique et administrative de notre pays se retrouvent exclues de la course à la présidentielle, sans avoir eu l’occasion d’exposer leur Vision et leur Projet pour le Sénégal.

Elles auront dépensé des dizaines de millions de francs CFA en termes d’organisation et de logistique, mais aussi d’équipements et d’émoluments, pour mener à bien la collecte des signatures sur toute l’étendue du territoire national.

A peu de choses près, tous les candidats à la candidature auront joué le jeu jusqu’au bout. Sans aucun soutien de l’Etat. Notre bien commun.

C’est en cela que la décision du Conseil Constitutionnel est déconcertante car, le grief principal portant sur la fiabilité du fichier électoral n’a pas fait l’objet d’un arbitrage.

Or, tous les candidats se sont plaints, avec une foultitude d’arguments parfaitement intelligibles, des facéties des algorithmes du fichier ayant servi à rejeter, pour les disqualifier, des milliers de parrains. Notons au passage que les algorithmes ne font que ce qu’on leur a demandé de faire !

Cette situation méritait d’être corrigée en amont ou rectifiée en aval. En Amont, par la mise à la disposition de tous les candidats d’un seul et même fichier après audit contradictoire.

En aval, par la prise en compte des griefs s’il est prouvé qu’ils relèvent d’un vice de forme ou de fond sur le fichier utilisé par le Conseil Constitutionnel.

Sinon, une amertume légitime continuera à hanter les équipes de parrainage des différents candidats exclus sans avoir été convaincus d’avoir commis une faute.

Tout cela étant dit, il ne reste plus que le recours au Peuple. Le recours à l’arbitrage du Peuple au nom duquel les institutions fonctionnent.

Le Peuple souverain. L’opposition doit, sans tarder, lancer une campagne d’explication à propos de tous les griefs que les juges n’ont pas voulu entendre.

A travers tout le pays, des groupes rassemblant les militants et sympathisants de tous les candidats doivent se retrouver et investir les médias, organiser des campagnes de sensibilisation et de clarification des problèmes qui ont entaché le processus électoral depuis les dernières élections législatives.

Interpeller, dans le même temps, les partenaires du Sénégal et les Institutions internationales sur les dysfonctionnements qui ont jalonné le processus électoral en cours.

Au sortir des élections présidentielles, quel que soit le vainqueur, une évaluation objective devra être faite et les correctifs apportés sur notre système électoral pour les échéances à venir.

En tout état de cause, et je ne l’exclue pas, la Résistance à l’outrance est une dimension de la restauration de l’ordre républicain car, lorsque les contre-pouvoirs s’affaissent, c’est le début de la tyrannie.

Amadou Tidiane WONE

On se tiendra prêt pour libérer le peuple sénégalais des scories d’un régime anti-démocratique, népotique


Chers compatriotes,
Chers camarades,
Chers amis,

Le Conseil Constitutionnel a confirmé ce que nous savions tous, sous la dictée de l’exécutif, consacrant ainsi l’invalidation de ma candidature à l’élection présidentielle du 24 février 2019.

Cet acte fort, illégitime et anticonstitutionnel demeure une illustration parfaite de la volonté du président Macky Sall de ne pas affronter le candidat de la Grande Coalition de l’Espoir/ Suxxali Senegaal que je suis pour des raisons qui lui sont propres.

Et cela, en dépit du fait que selon le logiciel du Conseil constitutionnel, nous avons validé 11 régions, 52911 parrains et 752 doublons que le président du Conseil a systématiquement refusé et de manière tout à fait injustifiée, la régularisation, avec un esprit biaisé et tronqué de la loi.

En nous privant de nos droits constitutionnels et en mettant le pays sous le joug de l’oppression contre les valeurs démocratiques et la sauvegarde des libertés, le président Macky Sall et son régime ne nous laissent aucun autre choix, pour la défense de nos droits citoyens et républicains, que celui de la confrontation politique.

A cet égard, je réaffirme ici et maintenant mon engagement total et entier avec le Collectif des 25 candidats et les forces vives de la Nation pour engager toutes les batailles susceptibles de libérer le peuple sénégalais des scories d’un régime anti-démocratique, népotique et qui fait du ponce pilatisme le fondement de sa gestion inique du pouvoir contre les intérêts supérieurs de la Nation.

Je vous exhorte à vous tenir debout pour consacrer toutes nos énergies au service de la défense de la Patrie fortement ternie par les décisions scélérates et illégitimes du Conseil Constitutionnel.
Restons mobilisés, debout et toujours pour le Sénégal.

Merci pour votre engagement constant à mes côtés.
Je demeure convaincu que nous vaincrons.
Vive la République!
Vive le Sénégal!

#Malick_Gakou_Président_du_Grand_Parti
#Election_présidentielle_24_Février_2019
#Kebetu 🙂

La parole au peuple (Par Adama Gaye)

C’est, in fine, au peuple sénégalais, en révolte, digne, dans la rue, par la violence, qu’il revient de dire s’il accepte ou non le tripatouillage de notre processus démocratique par Macky Sall et ses bandits dans les instances juridiques et électorales.

Ça ne sert à rien de bavarder. Il faut les affronter. Peuple du Sénégal, je vous adjure que ce trouillard et son gang de truands ont déjà leurs culottes mouillées par la peur qui les prends au bas ventre.

J’espère que les leaders de l’opposition sauront enfin faire montre de générosité et d’espace pour laisser le leadership à celles et ceux capables d’en découdre avec ce moins que rien de voleur indigne de porter les couleurs de notre nation.

Samory Toure l’avait deja dit: “si tu ne peux pas te battre, laisse la place aux femmes, elles te montreront la voie de l’honneur”.
Cette oppposition pusillanime, infiltrée par les taupes, et ces acteurs sans vision ni charisme sont aussi le mal de ce pays.

Macky est un zéro qui tremble de tout son corps, ses voleurs associés ne dormant plus. Si le peuple s’y met, leur sort sera réglé en un tournemain: par leur incinération. Live.

Offense du Chef de l’Etat envers son peuple! (par Mohamed Dia, Consultant Bancaire)

On dit souvent que « La seule différence entre un sage et un homme ordinaire est que le sage sait reconnaître et s’occuper de l’essentiel ».

Monsieur le président Sall, vous avez adhéré au Parti Démocratique Sénégalais (PDS) à la fin des années 1980 et avez étroitement travaillé avec le président Wade. Monsieur le président pourquoi pensez-vous que le président Wade fut sanctionné par les Sénégalais alors qu’il n’a fait des réalisations jamais faites auparavant ? Pensez-vous que des réalisations soient suffisantes pour être reconduit à la tête du pays ?

Le président Wade a inauguré plusieurs nouvelles universités, des cases des tout-petits et écoles dans plusieurs collectivités locales. A son actif nous pouvons aussi citer l’autoroute à péage, les ponts de Colobane, les échangeurs de Malick Sy, le rond-point de Patte d’Oie, de Hann et de Pikine, le monument de la renaissance, la porte du millénaire, le grand théâtre national. Il ne faut pas oublier le plan REVA, le plan SESAME, le plan Jaxaay, le renouvellement du parc automobile de Dakar Dem Dikk, l’innovation avec les taxis sisters et les taxis iraniens sans oublier les bus TATA.

Le plan Takkal aussi est un succès même si je vous le créditerai car étant finalisé sous votre magistère ainsi que l’aéroport international Blaise Diagne. Le président Sall au bout de 6 ans a lui aussi un bilan pour essayer de se faire réélire. Il a continué à nous doter des infrastructures de dernière génération, la CMU, les bourses familiales, les nouvelles universités, le PUDC, le PUMA, les DAC, l’ANIDA, le TER, l’arène nationale, la Dakar Arena, la subvention de l’élevage et de l’agriculture sans oublier la baisse de l’impôt sur les salaires, etc. En matière de bilan, il n’y a pas une grande différence entre ces deux présidents.

Cependant nous constatons les mêmes problèmes sous ce magistère que sous le magistère du président Wade. Le président Sall parle de la réduction du train de vie l’État et la suppression du sénat et d’autres agences mais qu’en est-il de la création de ces institutions budgétivores que sont le HCCT et le CNDT entre autres ? Sont-elles vraiment nécessaires monsieur le président ? Ne décriions-nous pas l’implication de la famille du président Wade dans les affaires de l’État ?

La même chose est en train de se produire sous le magistère du président Sall. Combien de rapports de l’OFNAC et de l’IGE sont restés sans suite ? Qu’en est-il de l’emprisonnement et de l’exil de Karim Wade ainsi que l’emprisonnement de Khalifa Sall ? Je ne défendrai jamais une personne à qui on reproche d’avoir détourné des deniers publics mais que la justice soit impartiale et poursuive tous ceux qui sont cités indépendamment du camp politique qu’ils appartiennent. Le problème de l’agriculture reste toujours entier, le chômage des jeunes n’a jamais pu être réglé malgré tous les milliards injectés dans ce secteur.

Le climat politique tendu entre le Parti au pouvoir et l’opposition. N’oublions pas l’arrogance de certains hommes forts du camp présidentiel avec des dépenses exorbitantes pour la tenue de leurs meetings. Le président Sall a un bilan très similaire au bilan du père adoptif. Si le président Wade a perdu le pouvoir c’est surtout à cause de la parole donnée qu’il a trahie regardant son 3e mandat entre autres et non pour manque de réalisations et d’inaugurations. Il y a aussi le tripatouillage de la constitution, la « destruction » des adversaires politiques comme Idrissa Seck et Macky Sall.

La même chose est en train d’être ressentie sous le magistère du président Sall. Le président Sall s’est dédit sur beaucoup de choses. La première promesse la plus flagrante qui a été trahie est la réduction de son mandat même si je crois fermement que le conseil constitutionnel est la seule institution compétente à se prononcer là-dessus. L’erreur commise a été de promettre une chose sans en savoir sa faisabilité. Il avait aussi promis de ne jamais mêler sa famille aux affaires de l’État surtout avec ce qui s’est passé entre Père Wade et fils, cette promesse a aussi été trahie.

Il avait promis de réduire le nombre de ministres à 25 ce qu’il a fait pendant quelques mois avant d’augmenter ce nombre et de nommer une flopée de ministres conseillers. J’étais fier du président Sall quand il disait qu’il ne protégera personne : « à tous ceux qui assument une part de responsabilité dans la gestion des deniers publics, je tiens à préciser que je ne protègerai personne. Je dis bien personne ». Il en a tellement protégé que l’exception en est devenue la règle. Une seule personne est jugée et condamnée par la CREI sur une liste de 25 personnes. Pire, quand la justice a demandé à Ousmane Ngom de ne pas sortir du territoire, le président Sall l’amena avec lui en voyage en Guinée Conakry.

Cheikh Omar Hann, Directeur du COUD avait été aussi épinglé par l’OFNAC mais c’est la directrice qui a été limogée pour avoir bien fait son travail. Le président Sall avait promis une indépendance de la justice mais rien n’a été fait dans ce sens. Il est le président du Conseil supérieur de la magistrature et il nomme et gère l’avancement des magistrats. Comment peut-on parler d’indépendance de la justice dans ce cas ? La libération et l’exil du Karim Wade dont nous ignorons les clauses alors que nous sommes censés être la partie civile. Le non-respect de l’arrêt de la CEDEAO qui implicitement a demandé l’annulation de la procédure, la liberté de Khalifa Sall conséquemment.

Il avait promis la réduction du train de vie de l’État et nous ne voyons que l’arrogance de la part de ses collaborateurs et d’ailleurs il paraît que le président s’est payé une Mercedes à un milliard pendant que le peuple a soif. Quelles que soient les raisons de l’achat de cette voiture, il y a une chose qu’on appelle « timing », monsieur le président, le « timing » n’est pas bon car le peuple souffre. Le président Sall nous parlait, pendant qu’il était candidat, « d’une présidence de rupture et de progrès » mais je ne vois rien qui ait changé entre son magistère et celui du président Wade.

Il parlait aussi « d’un nouvel ordre de priorité » pendant que le palais présidentiel est devenu un GAB et une annexe du siège de l’APR. Êtes-vous le président de tous les Sénégalais ou chef de parti ? Il avait aussi promis de bannir l’injustice sociale et que « le fils du badolo ait la même chance que le fils d’un tel » ; je ne pense pas que cela soit le cas ou que même que l’on aille du tout dans ce sens. Nous pouvons continuer à énumérer les promesses trahies par le président Sall mais nous nous en arrêterons là pour ne pas faire plus de mal à nos chers concitoyens.

Monsieur le président, nous applaudissons toutes vos réalisations mais le mal ne se trouve pas là-bas raison pour laquelle les Sénégalais ont voté pour vous et contre le président Wade qui est l’homme des réalisations. Se vanter de ses réalisations en tant que président avec tous les pouvoirs et moyens entre vos mains est comparable à un employé qui veuille être récompensé pour être venu au travail à l’heure. Monsieur le président, vous êtes à la tête de notre chère nation pour la bâtir et nous sortir des pays les moins avancés.

Je ne crois pas que nous émergerons avec des autoroutes à des couts exponentiels, le TER avec un cout ahurissant, des arènes nationales ou des stades. Il faudra une réforme majeure de la santé, l’éducation de tous les citoyens et surtout de l’emploi pour tous. Aucune nation ne s’est développée sans industrialisation donc allez dans ce sens et oubliez de vous faire réélire et entrez dans l’histoire du Sénégal. Monsieur le président, vos collaborateurs vous diront que tout va bien au Sénégal et que l’opposition n’est pas compétente et que vous allez vous faire réélire facilement ; ces mêmes personnes disaient la même chose au président Wade en 2012 avant que vous ne le détrôniez.

Monsieur le président, le pays va mal ! Les jeunes ne travaillent pas, des femmes meurent en donnant naissance, vos concitoyens meurent du paludisme en 2018 monsieur le président. Un pays comme le Sénégal avec la stabilité qui y règne est facile à développer monsieur le président et vous êtes un homme compétent d’après votre parcours donc je vous prie monsieur le président au nom du peuple Sénégalais d’arrêter la politique politicienne et de vous rappeler que vous êtes le président de tous les sénégalais et que vous allez rendre compte un jour devant votre Seigneur.

La vie est éphémère et la fortune qu’on amasse ne nous servira à rien dans l’au-delà. Monsieur le président, vous serez toujours à l’abri du besoin donc n’écoutez pas certains de vos collaborateurs qui utilisent la politique comme ascension. Monsieur le président, n’attendez pas d’être réélu pour dissoudre le HCCT, le CNDT, le CESE et de vous débarrasser de vos alliés transhumants pour enfin trouver la relève au sein de votre parti. Monsieur le président, je croyais tellement en vous quand vous étiez candidat mais votre présidence est en train d’être une continuation de celle de votre père adoptif.

À quand un président qui mettra la patrie avant le parti monsieur le président ?

La porte de l’histoire est grande ouverte pour qui veuille l’emprunter en se souciant du bien-être de tous les sénégalais. La porte du second mandat est aussi ouverte pour qui veuille l’emprunter et ériger des infrastructures et gaspiller l’argent du contribuable sans se soucier du bien-être de tous les sénégalais. Monsieur le président, le choix est le vôtre.

Croissance Economique : 6,8%

Dette publique : 60.8% du PIB

Service de la dette : 30% du PIB

Taux de pauvreté : 47%

Classement IDH : 162 -ème sur 188 pays

Dette extérieure : 3313 Milliards

Dette intérieure : 1432 Milliards

(World Bank)

Mohamed Dia, Consultant Bancaire

Email : mohamedbaboyedia@gmail.com

Le Pds appelle les forces de sécurité à la retenue et les invite à être du côté du peuple

Du rififi en vue ! Le PDS prévient les autorités et les prend pour responsables de tout chaos qui surviendrait dans ce pays. Les libéraux appellent aussi toutes les forces de sécurité à la retenue et les invitent à être du côté du peuple

Le Comité Directeur du Parti Démocratique Sénégalais (PDS), s’est réuni le mardi 03 avril 2018 à la permanence nationale Oumar Lamine BADJI sous la présidence du frère Oumar Sarr, secrétaire général national adjoint et coordonnateur, à l’effet d’examiner l’ordre du jour unique suivant : situation nationale et vie du parti.

La situation nationale a été marquée cette semaine par deux événements majeurs :
– la condamnation de Khalifa SALL
– l’adoption par le Conseil des Ministres des projets lois portant révision de la constitution et modification de la loi électorale.

Le Comité Directeur a dénoncé le procès en sorcellerie intenté contre Khalifa SALL qui a été condamné à une peine injuste dans le seul but de l’empêcher de se présenter à la prochaine élection présidentielle. A l’image de ce qui a été fait à Karim Meissa Wade, candidat du PDS, la justice a été instrumentalisée pour éliminer une candidature à l’élection présidentielle.

Le comité directeur met en garde le pouvoir qui s’est soumis des pans entiers de la justice pour un règlement de compte politique et demande aux juges de prendre leurs responsabilités. Le PDS apporte son soutien à Khalifa SALL et l’assure de son engagement à ses côtés et à côtés de ses sympathisants pour les luttes communes contre les violations répétées des libertés, pour l’exercice sans entrave des droits et pour le droit de chaque parti de présenter librement un candidat à l’élection présidentielle.

Analysant le projet de loi portant révision de la constitution imposant un parrainage de 1% des électeurs inscrits, le Comité Directeur fustige la décision inique du gouvernement qui, après avoir fait voter des modifications de la constitution par référendum, tente encore de nouvelles modifications qu’il soumet à sa majorité mécanique dans l’unique but de contrôler les candidatures à l’élection présidentielle.

Dans la manipulation envisagée pour contrôler les candidatures, Macky SALL, introduit :

– la centralisation de toutes les opérations électorales par le Ministère de l’Intérieur tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays
– l’interdiction d’utiliser l’effigie d’une personne
– la modification des conditions de recevabilité des candidatures à l’élection présidentielle. Ainsi, l’inscription sur les listes électorales devient une condition substantielle de recevabilité d’une candidature, ce que la loi en vigueur actuellement n’impose pas. L’objectif caché est d’empêcher la candidature de Karim WADE en contestant son inscription sur les listes électorales alors pourtant qu’il n’a jamais été privé de l’un quelconque de ses droits civils, civiques et politiques

Le comité directeur demande au peuple sénégalais de s’opposer par tous les moyens à cette inacceptable tentative de Macky Sall de se soumettre les institutions en transformant notre démocratie en un système autoritaire au service exclusif de la famille, du clan, des amis et d’obtenir par la force un improbable second mandat.

Le comité directeur rappelle à Macky Sall, que lorsque le gouvernement, les députés et les juges exercent les pouvoirs qui leur sont délégués en violation des droits du peuple, celui-ci se donne le devoir sacré de s’y opposer par tous les moyens prévus par la constitution de la république.

Le comité directeur dénonce le manque de volonté du gouvernement qui organise à nouveau le chaos pour empêcher l’inscription des sénégalais sur les listes électorales, particulièrement les jeunes qui pourtant en masse se pressent en vain devant les commissions d’inscription. En effet, la révision exceptionnelle des listes qui devait durer six mois a été limité à deux. Dans les communes, les commissions d’inscription ont été remplacées par des commissions de révision qui n’ont compétence que pour procéder à des modifications ou transferts d’électeurs déjà inscrits. Manifestement tout est fait pour que les jeunes, qui font si peur à Macky SALL, ne soient pas inscrits. Pour cela le gouvernement n’hésite pas à travestir la loi pour ne pas l’appliquer.

Le comité directeur du PDS appelle les partis politiques, tous les partis politiques de l’opposition, la société civile, les syndicats et les citoyens à unir leurs forces, taire les querelles et dans un seul élan se mobiliser et se battre contre les tentatives de Macky SALL de passer en force en se donnant le droit exclusif de choisir ses adversaires en détournant par ce fait la souveraineté du peuple.

Le comité directeur appelle toutes les forces de sécurité à la retenue et les invite à être du côté du peuple qui exerce ses droits constitutionnels à la marche pacifique. Il demande également aux juges qui rendent la justice au nom du peuple de prendre leur responsabilité et d’exercer les devoirs de leurs charges dans le strict respect du peuple et de la loi au lieu d’être le bras armé d’un pouvoir politique en phase terminale .

Dakar, le 03 avril 2018

Appel au Peuple ! (Par Sheikh Alassane Sène)

Le moment est venu, pour moi, de prendre la parole, afin de m’adresser à vous, chères concitoyennes, chers concitoyens.

C’est en homme déçu, comme la plupart d’entre nous, dans la marche de notre pays, que je vous invite à partager avec moi, le fruit de mes analyses et réflexions.

Mes chers concitoyens, l’heure est grave !!!

Et au moment même où je prends conscience de l’ampleur de cet état de fait, s’impose à moi une série d’interrogations les unes plus douloureuses que les autres.

Se peut-il qu’on soit toujours condamné à vivre au travers du chemin précédemment tracé, bien loin, au-delà de nos pieux desseins ou de nos objectifs par le passé rondement ficelés ?

Oui, serons-nous toujours obligés à répéter que l’heure est grave ?

Quoique soutenir le contraire serait une grande aberration, car bien entendu, la situation est très grave.

Elle est sentencieusement périlleuse !

Au demeurant, il est à regretter que les leaders politiques de notre beau pays ont montré leurs limites.

Leur règne est caractérisé par l’incompétence et le pillage de nos ressources. Le constat peut être amer voire insane, pour nous Sénégalaises et Sénégalais, mais pas sans issue, fort heureusement, car l’espérance est toujours permise.

La République que nous aimons tant est en danger, car la nation est divisée.

Nos institutions ne sont plus en mesure de porter dignement le flambeau d’une République en marche.

Mais, nous ne devons pas avoir peur de l’avenir, face à cette déception qui nous anime.

Nous avons l’obligation de construire notre cher pays hors des querelles puériles de cette classe politique.

Notre République est née dans la souffrance, elle a grandi dans la douleur à cause de leurs divergences et de leurs luttes fratricides de positionnement.

Après 58 ans d’indépendance, il est de notre devoir moral, à nous, peuple uni, de renouer avec nos cultures : sources évidentes de notre prospérité et de notre épanouissement, donc, de notre bonheur.

Le conciliateur que je suis, veut vous faire oublier la période Senghor et Dia. Quel mauvais souvenir pour le peuple uni que nous sommes ! Je veux vous faire oublier les sombres pages entre Diouf et Wade, entre Wade et Idy, entre Wade et Macky.

Je veux arrêter les tensions nées des crises politiques aux allures de revanches et de règlements de comptes entre Macky et Karim, entre Macky et Khalifa.

Mon rôle est de faire avancer la République sans haine, sans rancœur, ni vengeance, dans la réconciliation d’avec notre histoire.

Je veux arrêter cette hémorragie, objet de toutes nos souffrances, et de notre retard dans bien des domaines.

Mes chers concitoyens, je puis vous assurer que j’ai mesuré l’ampleur d’une telle charge.

Mon engagement, ma détermination, et mon sens de l’écoute seront à la hauteur de vos attentes, qu’importe la sinuosité du chemin, qu’importe les péripéties, je me tiendrai à votre service avec respect, foi et humilité pour préserver le magnifique héritage de ceux-là qui ont fait l’histoire de notre cher pays.

La justice de notre pays est malade, car elle n’est plus rendue au nom du peuple, puisque prise en otage pour la survivance d’un régime en décadence.

J’ai été moi-même victime des excès et contradictions de ce même régime, mais grâce à Dieu, j’ai surmonté avec dignité cette épreuve. J’ai aujourd’hui pardonné, dépassé et surpassé cet événement de la vie, qui a beaucoup participé à mon combat pour la liberté, l’équité et l’égalité.

J’ai l’intime conviction que rien ne sera plus jamais comme avant, avec une justice véritablement indépendante, un pouvoir législatif au service exclusif du peuple et un pouvoir exécutif bien structuré et assaini.

Chers concitoyens, je vous appelle à l’union des cœurs, au retour des valeurs culturelles fondamentales comme stipulées dans le préambule de la constitution de notre pays. J’ai foi en cela, j’ai foi en l’article 37, un serment qui n’a pas encore reçu de la part des rares sénégalais qui l’ont prononcé, la valeur fondamentale qui doit lui être conférée.

Mes séjours dans les profondeurs du pays, m’ont attristé à plus d’un titre. La souffrance des sénégalais est sans appel, certains peinent à trouver le liquide précieux, d’autres rêvent encore d’électricité, au moment où nos agriculteurs, nos éleveurs et nos pêcheurs observent d’un œil impuissant le déclin de notre économie.

Notre système éducatif est devenu obsolète du fait d’un réel manque de volonté politique pendant que de braves femmes meurent encore en donnant la vie par défaut d’assistance.

Pour parer à tout cela, je mise sur l’optimisation de nos dépenses publiques, par conséquent, je propose à la place du Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) et du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT), une institution au service exclusif du peuple dénommée le Haut Conseil de la Solidarité Nationale (HC-SN), qui prendra en charge l’ensemble des besoins de nos populations.

Nous n’avons pas besoin de clan, de liquidation d’adversaires politiques et de chasse aux sorcières pour consolider un quelconque pouvoir, de surcroît, émanant de la souveraineté du peuple.

Vous conviendrez avec moi que l’heure est vraiment grave chers compatriotes, et nous nous devons de resserrer les rangs au profit d’un Sénégal fort. Et cela passera naturellement par un grand sursaut national dont j’incarnerai avec amour et soumission les devises.

La stigmatisation, et les autres formes de divisions ethniques, de disparités territoriales, d’inégalités sociales, de ségrégations et de différenciations spatiales doivent être bannies à jamais, afin que l’on puisse jouir de la cohésion sociale tant attendue, gage d’un épanouissement durable et d’un essor conséquent.

Je vous appelle chers concitoyens à œuvrer dans ce sens, cette cohésion doit souffler dans nos airs et être humée partout sur nos terres, et je suis prêt à tenir ce flambeau pour l’intérêt exclusif de la nation et ce serment est si sacré, qu’il doit être le pacte qui nous lie et nous engage tous.

 » Chaque génération, doit, dans une relative opacité, trouver sa mission, la remplir ou la trahir » disait Fanon;

La mienne, je l’ai trouvée, je l’accepte et je la partage avec vous.

Je vous propose, chers concitoyens, une alternative solide, pour un Sénégal meilleur à travers la « Solidarité Triangulaire » dont je déclinerai très prochainement les contours.

En 2023, avec l’exploitation du pétrole et du gaz, tous les foyers sénégalais devront voir leurs conditions de vie nettement améliorées. Aussi, nous jetterons ensemble les bases de la première fusée que nous lancerons dans l’espace en 2035. Nous avons les ressources, l’intelligence et l’audace pour mener à bien ces projets si ambitieux, à la portée de notre pays.

Le Sénégal que nous bâtirons tous ensemble accordera une place privilégiée aux femmes.

Chez les jeunes, le CHÔMAGE sera déclaré ILLÉGAL car le cartable du premier emploi leur sera dédié au niveau d’un guichet national unique.

Notre économie sera soutenue par un mécanisme de science cognitive axé sur l’Intelligence Artificielle et Économique (IAE).

À nos vaillants émigrés, une banque FUTURISTE prendra en charge de manière rationnelle et globale l’ensemble de leurs préoccupations.

Nous voulons un autre Sénégal basé sur les valeurs authentiques qui ont marqué de manière indélébile l’histoire de notre pays.

Devrais-je rappeler à votre mémoire ces illustres prédécesseurs d’un leadership sénégalais reconnu, toujours jalousé, mais jamais égalé, et ce, dans tous les domaines.

Avons-nous le droit de trahir la mémoire de nos ainés ?

Notre défi est alors, d’assumer l’héritage des anciens, en réinventant un monde de respect, de solidarité, et de citoyenneté agissante, nourrie par un patriotisme authentique.

Voilà le terreau fertile où peuvent se formuler les réponses face aux défis de notre développement.

Le Sénégal en marche aura comme socle une Afrique forte, tournée vers l’unité avec comme unique objectif, la naissance d’une organisation sociale, politique, culturelle et économique, qui s’imposera comme puissance face au reste du monde.

Je vous tends la main, chères concitoyennes et chers concitoyens, cet acte symbolisera à la fois la fin d’un cauchemar et le début d’un espoir. Le Sénégal « AFRICAIN » de demain, c’est vous, c’est nous, un engagement patriotique pour tous, pour que vive enfin la République dont nous rêvons tant.

Vive la République

Vive le Sénégal

Vive l’Afrique

Sheikh Alassane Sène

Candidat à la présidentielle de 2019

Fondateur Mouvement Daj Dëpp

Monsieur le Président, votre Peuple est en colère ! Par Mamadou Mouth BANE

Une fois ne saurait être coutume. Aujourd’hui, je vais porter les habits étroits de Conseiller spécial et personnel du Chef de l’Etat pour lui rapporter avec égard, ce que l’écrasante majorité de ses compatriotes dit de sa gouvernance judiciaire. Mon indépendance forge ma liberté à pouvoir transmettre fidèlement au Chef, la frustration sociale qui suinte de ses 6 ans de gestion. Ainsi, je le ferai mieux que ses conseillers qu’il a nommés et qui n’osent pas lui dire la vérité, en lui transmettant fidèlement la colère sociale, de peur de perdre leurs privilèges, leurs strapontins puisés de notre sueur.

La majeure partie des sénégalais dénonce la condamnation de Khalifa Sall, non pas parce qu’ils le soutiennent, non pas parce qu’ils sont ses militants, ou bien parce qu’ils sont convaincus de son innocence, c’est plutôt parce qu’ils ont remarqué dans le camp présidentiel des gens comme Cheikh Kanté ancien Directeur Général du Port de Dakar, qui ont fait pire, et pourtant jamais la Justice n’a pas été actionnée pour qu’ils rendent compte. Plus grave encore, au prédateur Cheikh Kanté, vous en avez fait un piètre Ministre chargé du PSE, le programme phare de votre gouvernance.

Un coup virulent contre l’image du PSE…

Monsieur le Président, votre frère Alioune Sall, pour des raisons strictement familiales, vous en avez fait le Directeur de la Caisse de Dépôt et de Consignation (CDC) extirpée du Code des marchés publics, pour lui donner plus des marges de manœuvre dans la gestion de cette «banque publique». Pourquoi ? Vous n’avez rien appris des erreurs de Wade et de son fils, il nous semble.

Monsieur le Président, les sénégalais soutiennent la reddition des comptes. Nous sommes pour la gestion transparente des deniers publics et contre la corruption quel que soit son auteur, mais aussi nous sommes des militants de l’équité, de la justice sociale et de l’Etat de droit. Les citoyens honnêtes accepteront avec nous que l’Etat de Droit s’est littéralement effondré au Sénégal.

Monsieur le président, nous pouvons accuser le président Me Abdoulaye Wade de tous les noms, mais soyons juste avec lui, en reconnaissant les actes de bonne gouvernance qu’il a posés sous son magistère. Au-delà des organes de contrôle qu’il a créés et renforcés leur pouvoir, il ne s’était pas opposé à la Justice. D’ailleurs, c’est sous Wade que des libéraux comme Bayla Wone, Idrissa Seck, Salif Bâ, Modibo Diop etc… ont été poursuivis à tort ou à raison. Ils étaient tous de grands responsables du Pds dans leur fief respectif. Wade avait des raisons politiques de s’opposer à leur arrestation.

Aujourd’hui, Monsieur le Président c’est tout le contraire que nous voyons depuis votre élection. Vous protégez vos voleurs dont la mauvaise gestion est prouvée par des organes de contrôle de l’Etat. Votre Ministre chargé du PSE Cheikh Kanté a coulé le Port de Dakar qui traverse des difficultés financières que vous avez-vous-même reconnues. Voilà les faits qui heurtent la conscience de vos compatriotes après l’annonce du verdict de Khalifa Sall. Les Sénégalais sont abasourdis et déçus face à cette justice à sens unique et injustement sélective.
Chaque année, le Sénégal reçoit plus de 600 milliards de FCFA d’Aide Publique au Développement (APD). Ces fonds jamais audités depuis 1960, disparaissent une fois introduits dans les comptes publics et deviennent des fonds de promotion de la pauvreté.

La précarité sociale rythme notre quotidien. La santé souffre de maladie chronique, les enseignants démotivés, notre système judiciaire désarticulé de l’intérieur par ses principaux acteurs, les paysans perdent espoir dans une démocratie sénégalaise déjà enveloppée dans son linceul attendant son jour d’inhumation.
Toutefois Monsieur le président, il n’est pas trop tard pour reprendre les choses en main. Il faut juste montrer à vos compatriotes que vous êtes «le Président de tous les Sénégalais» comme vous l’aviez dit le 03 Avril 2012 lors de votre première adresse à la Nation.

Par ailleurs, le président Sall déroule son plan après l’élimination de Karim Wade et Khalifa Sall, les projets de loi sur le parrainage est sur la table de Moustapha Niass sous le regard impuissant d’une opposition sans position parce que désunie, paresseuse, pusillanime et avachie. Aujourd’hui, ils dénoncent tous la condamnation du Maire de Dakar et appellent à la mobilisation dans les médias, alors qu’il suffit que l’arbitre siffle le coup d’envoi de la confrontation Gris/Balla pour qu’ils oublient Khalifa dans sa cellule en cette veille de fête de Pâques.

C’est cela la particularité de l’opposition sénégalaise. Et le président Macky tire toutes ses forces des faiblesses de cette opposition événementielle et administratrice des réseaux sociaux. Vu tous ces faits, face à «une opposition de constat», qu’est-ce qui empêchera au président Sall de passer au 1er tour en Février 2019 ? Je dis bien «passer au 1er tour» et non «réélu au 1er tour». La nuance est énorme.

Monsieur le Président, tous ceux qui ont géré les affaires publiques doivent rendre compte. Faites preuve d’indépendance, de justice et d’intégrité. Les Sénégalais ont raison de dénoncer la condamnation injuste et cette prise d’otage arbitraire contre Khalifa Sall qui n’a pas fait plus que tous ces «Madoff» de l’Apr. Nous disons «justice pour tous» pour un «Sénégal nouveau», «un Etat de droit debout» et «une démocratie vivante et exemplaire»…

Ousmane Sonko : Certains députés ont peu de considération pour le peuple

Nous venons de terminer une séance plénière au cours de laquelle certains députés de la majorité ont encore montré le peu de considérations qu’ils ont pour le peuple et pour leur fonction.

Nous devions examiner, entre autres, un important projet de modification de la loi sur les Bureaux d’information sur le Crédit (BIC). Une députée de BBY a alors été désignée pour proposer un vote sans débat.
Elle et ceux qui l’ont mandatée ignorent certainement les impacts inimaginables d’une telle loi sur les citoyens sénégalais clients des banques et institutions financières en termes de renchérissement du coût des crédits et de la protection des données personnelles. Sa proposition a été adoptée par la majorité mécanique, nonobstant les réserves des députés de l’opposition et quelques uns de la majorité.

Ils ont ainsi empêché un débat des élus que nous sommes sur la surprotection du secteur financier, au détriment du pauvre client, avec des taux d’intérêt usuriers, des agios et des frais de dossier trop élevés, des primes d’assurance non remboursés, l’impossibilité de se rétracter….

Pourtant, ces mêmes députés venaient de passer beaucoup de temps, lors de l’examen du projet de loi portant modifications du Code général des impôts, à interpeller le Ministre des Finances à propos des lenteurs dans la livraison de leurs véhicules 4×4. Ils seraient trop las, disent t-ils, d’emprunter des cars rapides et autres ndiaga ndiaye.

Le message à la nation du président est passé à côté des principales préoccupations des Sénégalais. (Par Mandiaye Gaye)

« Le motif le plus important du travail à l’école, à l’université, dans la vie, est le plaisir de travailler et d’obtenir, de ce fait, des résultats qui serviront à la communauté.


Seul le travail continu fait, sur la base et dans les règles de l’art, peut insuffler et assurer un résultat utile aux populations et aboutir au développement global d’un pays. Cette affirmation est, tout évident, sans équivoque et valable partout et pour toujours ! Le président de la République en déclarant avec une satisfaction non dissimulée, dans son message à la nation que : « Suivant la feuille de route que je lui ai assignée, le gouvernement, toujours à votre écoute et à votre service, restera dans le temps utile ; le temps du travail ; le temps de l’action et du résultat. » Il n’y a, aucun doute, mais ce sentiment est loin d’être partagé par une bonne partie des travailleurs sénégalais qui, justement, peinent, en ce moment, à se rendre à l’heure, à leurs lieux de travail.
Ceci, du fait, de l’embouteillage monstrueux et anarchique qui prévaut, actuellement, partout dans Dakar et sa région. Évidement, nous le constatons tous avec désolation, comme un fait indiscutablement avéré, quotidien et permanent. Cette situation, incontestablement, très grave constitue absolument à elle seule, une réelle entrave au travail tout court. Et, à plus forte raison, lorsqu’en outre, on le veut bien utile.
Monsieur le président, en vérité, votre gouvernement et vous-même font tout, sauf d’écouter et d’être au service des citoyens sénégalais. Et, moins encore, de rester dans le temps utile, lequel a, nécessairement, pour base légale 8h effective par jour. Mais, voilà que celui-ci est toujours amputé de 2 à 3h de perte du temps à cause, justement, de cet embouteillage qui embrase Dakar et sa région. Alors, tout compte fait, votre gouvernement ou vous, plutôt, êtes aux antipodes d’un temps utile de travail, pour n’avoir pas, justement, pu assurer au travail son temps complet nécessaire afin qu’il puisse bien remplir ses fonctions.
En effet, il est dit que le plus grave défaut, voire majeur d’un chef, c’est d’afficher, toujours, de l’autoglorification ou l’autosatisfaction, même dans des cas d’échecs patents. Ce défaut majeur prête, à de tels chefs, des yeux trompeurs qui l’empêchent ainsi de voir la réalité en face, même lorsque celle-ci leur crève les yeux.
Cette vanité ou prétention démagogique est le propre des libéraux souvent très suffisants, c’est bien leur marque indélébile congénitale. Et, en écoutant le président Sall on est, vraiment, tenté de se demander si ce dernier vit, effectivement, dans le même Sénégal que nous ? Sinon, il est, tout de même, impensable que, lui, chef de l’Etat de surcroît, ne sache pas jusqu’à présent, que les Sénégalais vivent et souffrent le calvaire des embouteillages depuis des années et chaque jour davantage. Ce qui, d’ailleurs, fait que les Sénégalais ne peuvent même plus circuler, convenablement, afin de pouvoir se rendre au travail, à l’heure indiquée.
Et, tout cela à cause, justement, des énormes difficultés relatives à la circulation routière et mobilité urbaine impossibles dans la région de Dakar, voire même dans toutes les régions du Sénégal. Ces embouteillages innommables et injustifiables qui prévalent à Dakar et paralysent, combien, toutes les activités en général, relèvent d’une mal gouvernance évidente du pays. L’on dénombre des embouteillages auxquels, malgré leur persistance et leur durée, le gouvernement non seulement n’apporte jusque-là pas aucune solution, au contraire, il ne se préoccupe même pas de cela.
Au regard de la réalité, tout-à-fait, indiscutable, à laquelle nous sommes, chaque jour, confrontés, il faut le dire tout net, le gouvernement fait comme si de rien n’était. Prenons cet exemple concret d’embouteillage indescriptible qui s’est produit ce samedi 06//01/2018 au rond point de Yoff vers les environs 19h qui a duré plusieurs heures. Et, il est sûr et certain que ce cas n’est pas isolé et, qu’il en existait même, sûrement, d’autres, en plusieurs endroits à Dakar. En tout cas sur les lieux, je n’ai pas aperçu la présence de plus de deux gendarmes.
Ces derniers étaient complètement débordés et noyés par les voitures. On le voit bien, même l’autoroute à péage n’est pas épargnée par les embouteillages monstres, aux heures de pointe. Il est plus que certain, s’il s’agissait par exemple d’une manifestation politique d’opposants à n’importe quel endroit, la police ou gendarmerie allait, dard-dard, débarquer prestement dans les minutes qui suivent pour disperser la manifestation.
Alors, ceci n’est pas seulement une faute grave de conduite discriminatoire mais, c’est bien un indice manifeste qui démontre l’inégalité dans le traitement des citoyens. Un tel comportement dévoile, parfaitement, l’insécurité dans laquelle nous, populations vivons. Il prouve aussi que les forces « publiques ou de sécurité » ne sont pas, du tout, républicaines et au service des populations, loin s’en faut, mais que pour les hommes au pouvoir.
Voilà pourquoi, le message du président Sall est, complètement, passé à côté, pour avoir occulté et passé sous silence un calvaire permanent qui crève, cependant, les yeux de tous les Sénégalais. Mais voilà que son message n’a même pas évoqué l’existence de cette situation dramatique, pourtant grosse de danger avec ses répercussions économiques et sociales insondables, comme si c’était un banal fait divers. Je suggère aux journalistes de télévision de faire un reportage concret sur les embouteillages et la circulation en général, pour montrer visuellement à tous ce spectacle désolant.

Mais, comment dans de telles conditions inadmissibles, paralysant toutes les activités du pays tant en général au plan économique et en particulier social, un gouvernement veut-il et peut-il prétendre que le travail dans son acception globale soit, convenablement, bien fait ? Et qui plus est, de vouloir en plus, tirer d’une telle situation catastrophique les fruits escomptés, alors que même les conditions minimales à cela sont bien loin d’être remplies. C’est exactement, comme si le président Sall voulait en même temps une chose et son contraire. Il ne s’y prendrait, vraiment, pas autrement ! Alors, le président Sall oublie t-il donc que pour obtenir le résultat escompté de n’importe quelle action, il y a, nécessairement, une contrepartie ou un prix à payer, à savoir au préalable satisfaire aux exigences.

Mais, le président de la République, ignore t-il ou méconnait-il jusqu’à ce point une telle problématique ? Si tel est, bien, le cas, il aura fait montre alors d’une négligence coupable, d’un manque impardonnable de vigilance et de suivi indispensable du pouls du pays, dans ses moindres détails. Car ceci est une exigence qui fait, absolument, partie de ses responsabilités. Assurément l’absence d’observation de cette haute charge de sa part est, bien évidemment, un manquement extrêmement grave, pour un chef d’Etat qui devrait même être en mesure de sentir la respiration de ses concitoyens au quotidien, autrement dit, de veiller scrupuleusement à leurs moindres préoccupations essentielles. Ou bien le président a t- il fermé, sciemment, les yeux sur une situation aussi préoccupante pour tout le pays ? Si l’on en juge par l’attitude du président et à y regarder de près, c’est une situation à laquelle, il n’attache aucune importance et ne cherche même pas à lui trouver une solution radicale et définitive. Mais, plutôt, il la laisse ainsi se détériorer davantage, sans absolument, rien faire. Mais, à quelles fins ? Lui seul saurait le dire.

Logiquement, compte tenu de tous ces impairs énumérés, le président pouvait bien se passer de l’évocation de la question du temps utile dans son message. Ou bien, l’a-t-il, juste, fait pour l’embellissement de son message ou bien alors pour endormir les Sénégalais ? Car, dans tous les cas, il est bien évident, pour tous et dans la logique simple des choses que, le temps utile, c’est d’abord celui accompli intégralement, à savoir le temps légal de travail, soit 8h par jour, et exécuté dans les normes et règles de l’art. Nous savons tous que dans la présente situation avec les embouteillages que nous vivons au quotidien, il faut, tout au moins, quelle que soit la bonne volonté des travailleurs, perdre 2 ou 3 heures de temps avant de pouvoir rejoindre son lieu de travail. Par conséquent, il est quasiment impossible à certains travailleurs qui ne se trouvent pas tout près de leurs lieux de travail, de pouvoir respecter les 8 heures effectives. Ensuite, le temps au travail commence impérativement par lui consacrer les 8 heures dues effectivement, ce qui est impossible dans les conditions actuelles de la circulation. Alors, le résultat étant fonction de l’action, donc au travail, par conséquent, celui d’une action non accomplie entièrement, devient éclopé, ainsi négatif à cause de tous ces manquements à la base.

Au-delà de tous ces anachronismes que nous venons de souligner tantôt, l’on note aussi que le Sénégal est singulièrement marqué, après 58 ans d’indépendance, comme l’un des rares pays au monde, pour ne pas dire le seul, qui ne dispose pas d’une régie nationale des chemins de fer respectable. Pire, même l’embryonnaire de régie de chemin de fer qui datait de la colonisation a été purement démantelé. Pour montrer encore son arrimage à l’arriération et l’archaïsme décadent qui, de fait, divorce totalement avec le modernisme ou la marche de notre temps, c’est seul au Sénégal où l’on trouve encore en circulation des véhicules de transport public âgés à peu près de 100 ans. Ainsi, le Sénégal, sans état d’âme, s’identifie encore bien tristement, en ce XXIe siècle, comme étant le rare pays qui compte encore dans son parc de véhicules de transport en commun de personnes en service, des pièces dont logiquement leur place est se trouve dans les musées, puisqu’ils ont cent ans d’âge. Il s’agit de ces cars rapides de vieilles carcasses qui ne tiennent plus la route.

Au regard de la présente situation, c’est comme si dans ce gouvernement aucun département ministériel n’a en charge cette question de transport terrestre ? Et, comme également, si ni la police ni la gendarme ne s’occupe plus de la circulation et mobilité urbaine ? Tout observateur attentif et vraiment sérieux peut noter que votre gouvernance est marquée incontestablement, Monsieur le président, par l’irrationalité notoire ainsi que le mauvais choix des objectifs prioritaires en faveur des populations.

En effet, au lieu de travailler à réaliser des œuvres d’utilité publique au bénéfice des populations, non, vos choix politique, économique, social et culturel sont, plutôt, toujours portés sur des infrastructures de prestige, comme par exemple le centre de conférence Abdou Diouf ou pour satisfaire une caste de privilégiés de prédateurs et de transhumants –ces animaux à statut humain- qui font la navette entre les régimes qui s’installent. Qui ose dire vraiment que ce centre est plus d’utilité publique ou d’urgence sociale par rapport à la résolution définitive de l’épineuse question de la mobilité urbaine et fluidité de la circulation à Dakar ? En vérité, c’est sans commune mesure !

Par ailleurs, au-delà de cette situation dramatique, la mobilité urbaine ou fluidité de circulation à Dakar qui est un véritable casse-tête chinois, ce qui, en outre, est aberrant et rend furieux les usagers de la route, c’est qu’en dépit de cette particularité sénégalaise peu flatteuse de toutes ces anomalies inacceptables, il faut, également, noter que Dakar, la capitale sénégalaise, n’est pas doté suffisamment en feux de signalisation ou en tout cas pas en bon état de marche. Sinon, peut être dans quelques rares points en ville, là où, il n’existe pratiquement pas d’embouteillage sérieux. Mais, ce n’est pas tout, nous constatons, également, qu’en dehors de Dakar ville, il est, aujourd’hui, rare de voir, suffisamment, d’agents de force publique affectés (policiers ou gendarmes) pour réguler la circulation ou tout au moins, décanter certains bouchons dans Dakar afin de permettre une bonne fluidité de la circulation.

Il n’est pas besoin de le dire, puisqu’il est évident, qu’une telle situation si compliquée a, nécessairement, besoin de vrais professionnels aguerris, à savoir des agents de force publique dont le professionnalisme ne fait l’ombre d’un doute. Et pour lesquels le métier comporte bien cette fonction de régulation de la circulation routière. Par conséquent, les fameux agents de sécurité de proximité (ASP) sont, évidemment, de fait, hors circuit et priés d’aller voir ailleurs. Sans aucune méchanceté, mais pour simplement dire à : « chacun son métier les vaches seront bien gardées ! »

Voilà, Monsieur le président de la République, une préoccupation centrale parmi tant d’autres qui fait, indiscutablement sans nul doute, l’unanimité des Sénégalais, en ce moment. Et ensuite, l’impact négatif de la circulation aujourd’hui sur le bon fonctionnement du travail, voire même du résultat globalement sur l’ensemble des activités en général, du pays, est incontestable.

Mandiaye Gaye

L’élection ou la réélection d’un Pr relèvent exclusivement de son peuple (Mody Niang)


Dans un peu moins de deux mois, nous entrerons dans la cinquante-huitième année de notre accession à la souveraineté internationale. Quatre présidents se sont succédé à la tête du pays. Nous avons connu deux alternances démocratiques saluées par la Communauté internationale, même si aucune des deux n’a répondu à nos attentes. Nous sommes malgré tout considérés comme une démocratie, une démocratie avec ses hauts et ses bas.

Or, il convient de le rappeler, l’une des voies respiratoires de la Démocratie et non des moindres, c’est la liberté d’expression, c’est le droit d’avoir son opinion sur la manière dont le pays est gouverné et de l’exprimer s’il y a lieu. C’est ce droit inaliénable, non négociable, que je fais prévaloir dans mes écrits (livres, contributions, quelques interventions aux médias) depuis quarante (40) ans.

Notre pays traverse, avec cette gouvernance du président-politicien, des moments d’incertitudes que tentent vainement de masquer des apparences bavardes et trompeuses. Notre peuple, indifférent à tout, ne s’en aperçoit malheureusement pas le moins du monde. Me revient cet adage wolof selon lequel « Bukki wiiri-wiiri jaari Ndaari ». Cela signifie, en français, que l’hyène a beau faire de grands détours, elle passera forcément par Ndaari ou, peut-être encore, les grands détours que fait l’hyène ne le dispenseront pas de passer par Ndaari. En d’autres termes, le temps est venu, pour votre serviteur, d’entrer dans le vif de son sujet.

Le vendredi 12 mars 2017, un chef religieux, khalife de son état aujourd’hui décédé (DIEU l’accueille au Paradis !), lançait ces propos rapportés par ‘’L’AS’’ du lendemain : « Tout bon musulman qui croit en DIEU doit voter pour le président.» Il ajoutait, pour rassurer encore plus le président-politicien : «Je sais que les talibés vont suivre ma recommandation.

Donc, vous pouvez être tranquille, M. le Président ! » Le chef religieux lui renvoyait ainsi l’ascenseur, pour avoir achevé les travaux de la mosquée de sa localité. C’était son droit et il en a usé. Un peu plus tard, le vendredi 24 mars 2017, je fis publier une contribution dans plusieurs quotidiens de la place, notamment dans ‘’ Walfadjri et ‘’Sud quotidien’’. J’avais choisi pour titre, et pour cause : « Le 30 juillet 2017 et le dernier dimanche de février 2019, je serai un mauvais musulman ».

Ce khalife avait aussi des relations privilégiées, du moins en apparence, avec l’ancien vieux président qui savait, à l’occasion, se montrer particulièrement généreux avec lui. On se rappelle encore sa célèbre formule : « Wade boxe na ma, boxaat na ma ».

En d’autres termes, « Wade m’a boxé et m’a encore boxé ». Le vieux président avait donné une première somme d’argent dont le montant ne répondait certainement pas aux attentes du vieux khalife qui n’avait pas manqué de le faire savoir publiquement. Le vieux président-politicien revint à la charge un peu plus tard, avec en bandoulière sa légendaire ‘’générosité’’. Il avait donc ‘’donné et redonné’’, ‘’boxé et à nouveau boxé’’.

Aujourd’hui, dans la même famille, alors qu’il était venu présenter ses condoléances suite au décès de l’ancien khalife, on l’a menacé publiquement de « lui servir mille plaintes, s’il en portait une seule contre le président du moment (bi xew) ».

Dans sa longue déclaration, il s’était attardé sur l’intention supposée de son successeur de donner son nom à l’Aéroport international de Diass. Et le vieux politicien de menacer de le traîner devant la justice, s’il s’obstinait à réaliser son intention.

On résiste difficilement à la tentation de se poser un certain nombre de questions : mille plaintes, n’est-ce quand même pas trop contre une seule personne, fût-elle le célèbre vieux président ? A quel titre seront-elles servies au vieux président qui ne sert pratiquement plus à rien, il est vrai ? Auront-elles la moindre chance d’être recevables et, si par extraordinaire c’était le cas, où les garderait-on en attendant le jugement ?

Enfin, si le vieux président-politicien était encore au pouvoir et avait fait les pires dérapages, les relèverait-on ? Ces questions méritaient quand même d’être posées, dans ce pays où l’on ne sait plus où donner de la tête.

Le mercredi 22 novembre dernier, une cité religieuse a reçu en grande pompe le président-politicien. Deux jours auparavant, le porte-parole avait invité, au nom du khalife général, « les fidèles à l’accueillir chaleureusement à travers une grande mobilisation ». Ce porte-parole a tenu à se montrer très clair. « C’est par conviction que Tivaouane a choisi d’accompagner la philosophie de Macky Sall. Nous y croyons. »

Il ne croit surtout pas à la neutralité ‘’qui est une absence de courage’’. Sa ville s’assume, « elle n’est pas du genre à lâcher prise au gré des humeurs et des soubresauts. C’est par conviction qu’elle s’engage ». Il se fait plus précis encore, afin que nul n’en ignore : « Il ne s’agit pas d’accueillir à bras ouvert un hôte de marque mais de dérouler les tapis de son cœur à un illustre fils, un de nous, le Président Macky Sall. »

C’est moi qui souligne cette expression, en attendant d’y revenir. Cette ville sainte est libre de son choix, celui d’accompagner sans équivoque le président-politicien jusqu’à sa réélection qui ne fait pas l’ombre d’un doute, selon son khalife. Le nouveau champion de cette cité religieuse a à son compte la réalisation dans la ville sainte l’aménagement de l’esplanade des mosquées avec l’auditorium, la maison des hôtes, la grande salle de réception, la résidence des hôtes qui porte le nom prestigieux du saint homme à qui on doit la propagation de la confrérie au Sénégal et peut-être au-delà de ses frontières.

Le président-politicien n’y est donc pas allé vraiment de main morte. Il a mis le paquet dans la modernisation de cette cité et sent déjà le retour de l’ascenseur, son seul objectif. La déclaration du porte-parole du khalife est sans équivoque à cet égard. Cependant, un passage retient particulièrement notre attention. C’est celui-ci : « Il s’agit de (…) dérouler les tapis de son cœur à un illustre fils, à un de nous (…).
‘’Un illustre fils !’’, ‘’Un de nous !’’

Ces expressions, la seconde en particulier, pourrait bien renvoyer à ‘’un parmi nous’’, à ‘’un membre de la famille, de la confrérie’’. Et, si on a besoin de le rappeler, de rappeler qu’il est d’eux, c’est peut-être qu’il y a un doute. C’est, peut-être, parce qu’on commence à se disputer l’illustre ‘’talibé’’, dont le comportement ambigu n’arrange rien. Une autre confrérie, du moins des membres de cette confrérie font état publiquement de la même prétention.

Et ils n’ont pas tout à fait tort, le président-politicien ne faisant pas mystère, en maintes occasions, de son allégeance à ladite confrérie. On l’a vu, à plusieurs reprises, enlever ses chaussures, sa coiffure, et se prosterner devant son marabout ou celui qui est considéré comme tel. S’il était d’une autre confrérie, surtout de l’autre bien connue, il ne ferait pas le ‘’sujóot’’. On a entendu le vieux président-politicien, dans l’autre ville sainte, exprimer publiquement le souhait que le prochain Président de la République soit un mouride.

Ce qu’il faut retenir et craindre ici, c’est que nos deux plus grandes confréries se disputent le Président de la République. Ce n’est peut-être certainement pas encore le cas, mais il faut l’envisager et le craindre. Sait-on jamais, avec ce Sénégal de 2017 ? Sait-on surtout jamais, avec notre président-politicien qui peut jouer le jeu et entretenir le flou, pour continuer de tirer profit de la rivalité – DIEU nous en garde – entre les deux confréries ?

DIEU nous en garde et nous engage sur le chemin de la lucidité, de la clairvoyance et surtout de la conscience de la primauté de l’intérêt supérieur de la Nation sur tous les autres. Nous devons rester intransigeants sur cette forte conviction que l’appartenance religieuse, confrérique, ethnique ou autre, ne fait pas un bon président de la République.

Un bon président tidiane est de loin préférable à un mauvais président mouride et inversement, comme est préférable un bon président catholique à un mauvais président laayèène et inversement. L’élection d’un président de la République devrait dépendre, en priorité, de ses qualités intrinsèques (intellectuelles, humaines, morales), ainsi que de la pertinence de son programme, et sa réélection du niveau de mise en œuvre de ses engagements, dans le sens attendu des électeurs. Personne, quel que soit son statut, ne devrait pouvoir décréter ni l’une ni l’autre.

C’est le lieu de s’arrêter un peu sur cette ‘’modernisation des cités religieuses’’. On se rappelle que, à une question sur les chefs religieux, il avait répondu sans ambages que « ce sont des citoyens ordinaires », soulevant ainsi un concert de protestations. Depuis lors, il cherche à se rattraper et la dite modernisation est une de ses trouvailles, même si elle ne figurait nulle part dans son fameux ‘’Yoonu yokute’’. Ce choix du président-politicien soulève aussi des questions, beaucoup de questions.

Sur quelle base choisit-il les cités à moderniser ? Est-il en mesure de moderniser toutes les cités religieuses du Sénégal ? La moitié du budget y suffirait-elle ? Aura-t-il fait l’essentiel s’il modernise à coût de milliards de francs CFA telle ou telle autre grande cité religieuse ? Sera-t-il du coup satisfait ? La famille religieuse bénéficiaire le sera-t-elle, si les nombreux quartiers périphériques ou villages environnants manquent de tout ?

Comment le financement se fait-il ? A l’image de celui de la réalisation du Monument de la Renaissance africaine ? Il convient de dissiper une impression savamment entretenue, celle que c’est Macky Sall qui modernise les lesdites cités. Non, il utilise l’argent du contribuable, les deniers publics, qui doivent être soumis à contrôle en toutes circonstances. Or, un épais nuage enveloppe les milliards utilisés dans la modernisation des cités religieuses.

C’est à partir du cabinet d’architecture de la Présidence de la République que tout est géré avec, à sa tête, une architecte secondée par son époux, ami personnel du président-politicien. On imagine, dans ce pays à l’heure de APR, tous les dérapages qui peuvent se passer à ce niveau. Il faut espérer qu’un jour, un audit profond fasse le point des centaines de milliards qui sont engloutis ou en voie de l’être, dans la modernisation desdites cités.

Les chefs religieux bénéficiaires devraient être les premiers à y appeler, eux de qui on attend d’abord l’attachement à la transparence et au caractère licite de toutes opérations, surtout de celles les concernant directement. Ils ne devraient pas accepter qu’on prenne pour prétexte la modernisation de leurs cités, pour s’enrichir indûment sur le dos du peuple.
Il convient de rappeler, pour conclure, que ces chefs religieux sont appelés régulateurs sociaux.

Comment peuvent-ils jouer objectivement ce rôle, s’ils sont publiquement engagés au profit d’un camp ou d’un autre ? Nous ne sommes pas de taille à donner quelque leçon que soit à qui que ce soit. Cependant, nous pouvons nous demander comment, à un certain niveau de responsabilités sociales, on peut fermer hermétiquement les yeux sur les plaies béantes de la gouvernance du président-politicien !

La parole de cet homme ne vaut plus un copeck, ayant trahi tous ses engagements y compris les plus solennels. Il a béni sans état d’âme la détestable transhumance et rendu pratiquement inoffensives toutes nos structures de contrôle. En décidant de mettre le coude sur tous les dossiers qui compromettent ses amis, il entretient la corruption et les détournements de deniers publics au niveau le plus élevé de l’Etat.

Quiconque est libre de s’engager auprès de cet homme et de sa gouvernance meurtrie ! Moi, Mody Niang, citoyen ordinaire, je ne m’y résoudrai jamais. Dee saxa ma ko gënël.

Dakar, le 24 novembre 2017
Mody Niang

Un peuple cocufié par ses politiciens de tous bords (par Ibrahima Sadikh NDour)

Quiconque observe attentivement la scène politique sénégalaise remarque qu’il existe des sujets sur lesquels toute la classe politique (partis au pouvoir comme ceux de l’opposition) observe une omerta. Nos politiciens, tous bords confondus, prennent l’habitude de couvrir, d’un voile épais, certaines problématiques, qui sont pourtant d’intérêt national.

Même les politiciens les plus volubiles, aussi bien ceux toujours prêts à justifier ou à défendre tout et n’importe quoi que ceux constamment enclins à verser dans des vociférations dénonciatrices, adoptent le profil bas, voire passent sous les radars médiatiques lorsque certains sujets, qui préoccupent les populations, sont agités sur la place publique. Deux sujets récents peuvent servir à illustrer notre propos. Le premier concerne l’existence et l’opacité des fonds secrets et politiques ainsi que leur détournement à des fins clientélistes, voire d’enrichissement personnel.

Le second est relatif aux cadeaux financier et foncier offerts, de manière généreuse, aux députés de la 12e législature sortante qui n’ont pas été réélus.

S’agissant du premier sujet, les aveux de Mamadou Ndoye ancien Secrétaire général de la Ligue Démocratique confirmant le versement mensuel de 4 millions de nos pauvres francs dévalués par le Président de la République (à son profit et/ou à celui de son parti, c’est selon) a servi de fait déclencheur à une vague d’indignation et de réprobation des populations.

Les révélations et informations qui ont suivi, relativement à ce sujet, ont permis de savoir, de la part d’un Expert dont la crédibilité est hors de tout doute, que « sur la période 2012 / 2017, c’est près de 104 milliards de crédits spéciaux qui ont été alloués au Président de la République et 3 milliards de crédits de Fonds de sécurité ouverts pour le Premier ministre » (Mamadou Abdoulaye SOW, 2017).

Pour rappel, les activités financées par ces fonds secrets et politiques relèvent de l’entière discrétion du Président de la république (accessoirement du Premier ministre) et échappent à tout contrôle. Les langues déliées ont permis d’avoir la confirmation que ces fonds servent, entre autres, à financer les politiciens notamment en réglant leurs problèmes de subsistance, de paiement de leurs frais de transfert (à l’étranger), de consultation ou d’hospitalisation, d’accès à la propriété immobilière, de financement de pèlerinages aux lieux saints et même d’argent de poche !

Ce système occulte a profité et continue de profiter aux politiciens de tous bords. Imaginez le nombre d’écoles, de centres de santé, de pistes de production ou de villages électrifiés que le Sénégal s’est privé le Sénégal en dotant un seul homme 104 milliards de francs CFA qu’il a dépensé à sa guise sans justifications ni indiqué la nature des dépenses effectuées. Aujourd’hui, nos universités sont paralysées faute de paiement d’arriérés de salaires et d’indemnités pour la « modique » somme de 4 milliards francs CFA.

A-t-on entendu nos politiciens sur ce sujet ? Bien sûr que non à part quelques seconds couteaux dont la seule chose à dire consistait à formuler la nécessité de mettre en place un dispositif de financement public des partis politiques. Autrement dit, la mise en place d’une autre forme, plus acceptable, de spoliation des populations, car on sait qu’au Sénégal, jamais une centrale syndicale ou un parti politique au pouvoir n’a rendu publics ses états financiers, en violation flagrante des lois existantes. Aucun homme politique d’envergure n’a daigné prendre la parole pour dénoncer cette déprédation des maigres ressources du pays et, subséquemment, s’engager, de manière ferme et formelle, à mettre fin ou de l’ordre à tout cela une fois au pouvoir.

En ce qui concerne le second sujet majeur mis sur la place publique, il s’agit des cadeaux financier (5 à 10 millions) et foncier (octroi d’un un terrain à Tivaouane peul) que l’État vient d’offrir aux ex-députés de la 12e législature qui n’ont pas été reconduits. Ces députés sortants sont-ils plus méritants que, par exemple, le médecin, l’enseignant ou l’agent de développement communautaire qui vivent et travaillent, pendant des décennies, dans des zones éloignées dépourvues de tout confort et qui peinent à accéder à la propriété immobilière ?

Dans quelle organisation, qui se voudrait performante et efficace, octroie-t-on, par exemple, des primes de rendement ou de départ aux agents reconnus comme étant médiocres ? Donner une prime de 5 à 10 millions en plus d’un terrain à des personnes qui s’étaient fait remarquer davantage par leur absentéisme, leur propension à s’insulter et à s’occuper de leurs propres affaires est une insulte aux masses laborieuses.

Un manque de respect aux sénégalais qui se lèvent tôt et se couchent tard en travaillant fort pour assurer, difficilement, le minimum vital. Où sont nos chevaleresques ex-parlementaires qui s’étaient prévalus de l’étiquette de « Députés du peuple » pour dénoncer cette situation inique, voire refuser de jouir de ces avantages de la honte ? Disparus dans la nature et bouche cousue !

Ces deux faits suffisent pour prouver que nos politiciens, tous bords confondus, sont tous pareils. Presque, devrais-je dire en me gardant de généraliser. Lorsqu’il s’agit de prébendes et d’avantages de toute sorte (fonds politiques, passeports diplomatiques, passe-droits, recrutement des membres de leur famille ou de leurs militants, etc.), ils ne trouvent rien à dire. Même si cela s’effectue au détriment des populations et en contradiction avec les valeurs qu’ils défendent publiquement. C’est la preuve d’un pourrissement par la tête de notre classe politique, sinon celle d’un cynisme déplorable chez la majorité de nos politiciens. En fin de compte, c’est le peuple qui trinque. Toujours cocufié par ses politiciens.

Ibrahima Sadikh NDour
ibasadikh@gmail.com

L’offense du Chef de l’Etat au Peuple. Par Mamadou Sy Tounkara

En déclarant que les élections législatives du 30 juillet 2017 se sont bien déroulées, le chef de l’Etat offense profondément les centaines de milliers de citoyens qui ont vu leur droit constitutionnel à voter dénié par des carences indignes, de même que toutes les listes qui concourraient aux suffrages. A ce jour, six recours ont été formellement déposés auprès du Conseil constitutionnel pour décrier différentes entorses à la Constitution et à la Loi électorale, dont un par sa propre liste pour « non sincérité du scrutin et trahison de la volonté de l’électeur » dans le département de Mbacké dont elle demande l’annulation et l’organisation d’un nouveau vote car il y a eu, entre autres, saccage de bureaux de vote à Touba.

La coalition gagnante Wattu Senegaal demande l’annulation des suffrages de la coalition Benno bokk yaakaar en Europe de l’Ouest car une dame Dieynaba Sène y a été investie par le camp présidentiel alors qu’elle ne figure point sur le fichier électoral ; la coalition Convergence patriotique Kaddu askan wi de Abdoulaye Baldé exige l’annulation des élections dans tout le département Afrique de l’Ouest et sa reprise en Côte d’Ivoire suite à d’innombrables irrégularités dûment documentées ; la coalition And suxali Senegaal veut l’annulation et la reprise du vote à Mbacké ; et, enfin, un double recours de la coalition de Khalifa Sall qui requiert, ni plus ni moins, l’annulation pure et simple de toutes ces élections législatives en montrant qu’il y a même non-conformité de fichiers électoraux, de nombre de votants, d’état-civil, de procès-verbaux, etc.

Le chef de l’Etat nous offense en parlant de « couacs! ». En langage électoral sérieux, ces « couacs » se nomment manquements, violations et irrégularités qui entachent la sincérité, la transparence et la crédibilité des élections. Le chef de l’Etat nous offense en félicitant le ministre de l’Intérieur, ultime responsable de ce fiasco électoral, incapable de fournir à tous les citoyens leurs cartes d’électeur surfacturées après neuf mois et 52 milliards FCFA.

Le chef de l’Etat nous a offensés en déclarant un patrimoine de plusieurs milliards FCFA; le chef de l’Etat nous a offensés en ne faisant plus mention du programme « Yoonu yokkute » qu’il nous avait vendu pour se faire élire ; le chef de l’Etat nous a offensés en reniant sa promesse de faire un mandat de cinq ans ; le chef de l’Etat nous a offensés en mettant sa famille au cœur de la gestion de notre Etat et de nos ressources ; le chef de l’Etat nous a offensés en épousant l’insupportable transhumance ; le chef de l’Etat nous a offensés en promettant plus de trois mille milliards FCFA, jamais honorés, lors de ses conseils des ministres délocalisés ; le chef de l’Etat nous a offensés en mettant ce pays en campagne électorale permanente avec un gouvernement composé à 95% de politiciens professionnels et d’innombrables directeurs de structures étatiques militants de son parti ; le chef de l’Etat nous a offensés en ne procédant pas aux ruptures attendues sur le système et les hommes ce qui laisse intact le même système légué par les colonisateurs remplacés par d’autres de chez nous plus prédateurs encore, ce qui fait du progrès et du développement un mirage éternel pour la majorité des Sénégalais qui reçoivent en lieu et place de vains slogans creux, simples tranquillisants, calmants, hypnotiques et somnifères.

Il offense la Constitution en contrôlant l’Assemblée nationale et en nommant les magistrats alors que notre charte fondamentale consacre en son préambule « la séparation et l’équilibre des pouvoirs ».

Tous ceux qui sont coupables d’offense au chef de l’Etat sont sous le coup de l’article 80 du Code pénal, héritage de l’Ancien Régime français, et vont en prison. Et les offenses dont le chef de l’Etat est coupable ? La Constitution copiée-collée de la France l’absout totalement pour tout ce qu’il aura fait durant sa présidence. Que pouvons-nous faire alors ? Rien ? Oh, que si : nañu ko bayyì ak Yalla.

Mamadou Sy Tounkara

Défaite des politiciens, victoire du peuple ! (Gorgui Wade Ndoye)

Défaite des politiciens, victoire du peuple !

Le peuple sénégalais a encore été le grand vainqueur au sortir de ses législatives de juillet 2017 et de loin et paradoxalement plus politique que sa classe politicienne. La seule leçon à tirer: Il nous faut nous rendre à l’évidence la classe politicienne sénégalaise est têtue, très têtue. De grâce, écoutez votre peuple qui vous donne encore des leçons de vie, de dignité et de combativité sous le sceau d’une grande responsabilité. Une introspection collective est plus qu’urgente pendant qu’il est encore temps !
Saugrenue !
47 listes à porter sur le dos pour choisir 165 députés ! Hallucinant. Quelqu’un me disait hier car je me suis amusé à prendre toutes les listes avant d’aller à l’isoloir :  » il est difficile de choisir si on n’avait pas déjà une idée claire pour qui voter! ». Et c’était bien personnellement mon cas !
S’y ajoute que la campagne a été faite et maintenue dans un climat de violence réelle et latente n’augurant rien de bon pour l’avenir immédiat du pays. Une seule petite étincelle aurait suffi pour embraser ce beau et magnifique pays. Heureusement, je le répète il y a dans ce pays des forces supérieures qui ne laisseront pas les politiciens le brûler !
Organisation déplorable
Et ces dysfonctionnements incroyables et évitables dans l’organisation du scrutin. Oui, ce scrutin, le gouvernement doit le savoir ne restera pas dans la mémoire politique de notre pays comme un exemple. Pourtant, on a tout pour faire les choses bien. Tout ! Depuis les années 90, je le disais encore à un ami avocat sénégalais basé au Canada, il est clair qu’on ne peut pas voler des élections au Sénégal. C’est clair, libre à quiconque d’en douter mais les faits sont têtus ! Alors pourquoi donc et gouvernement et opposition nous font perdre notre temps sur des détails en lieu et place de respecter l’intelligence des Sénégalaises et des Sénégalais.
Débat pauvre
Là aussi, la presse tout en restant neutre devrait pouvoir organiser des débats de qualité pour éclairer l’opinion non pas de nous mettre des gens qui souillent nos oreilles avec des insultes ! Le garçon qui crie le plus fort tapant vigoureusement plus sur la table insultant avec la plus parfaite hypocrisie celle ci ou celui là se croit si puissant alors que les Sénégalais certes en raffolent pour alimenter leur curiosité mais c’est surtout pour rire de ces stars provisoires comme au théâtre. Le moment venu, ils savent ce qu’ils doivent faire !
Opposition divisée: un RV manqué avec l’Histoire
Le bal des égos, des ambitions personnelles parfois non éclairées par une vision politique et une base sociale solide, l’envie de barrer la route à un  » ennemi », de se peser pour mieux s’offrir aussi au pouvoir et ou au mieux placé des opposants parfois aussi un bel engagement à faire de la politique autrement … tout un tableau non exhaustif assez disparate qui décrit cette opposition qui a manqué d’écrire une page spéciale de l’Histoire politique du Sénégal.
Il est évident que l’opposition est majoritaire numériquement au sortir de cette élection législative. Pourquoi a t elle donc perdu ? Le diable est bien dans ses souliers: manque de générosité des uns envers les autres, manque de lecture froide de la situation électorale du pays et sa transformation économico sociale !
Si l’opposition avait maintenu son cadre unitaire avec une seule liste face à la coalition gouvernementale elle aurait gagné. Elle aurait pu ainsi imposer la cohabitation au Président de la République Macky SALL. Elle ne l’a pas fait. Réfléchira t elle à former de fortes coalitions une ou deux au maximum avant l’échéance des présidentielles de 2019 ? Si elle ne le fait pas elle va encore perdre la mère des batailles : la présidentielle. C’est clair !
Macky Sall.
Le Chef de l’Etat gardien de la sécurité des Sénégalais et de l’expression libre de leurs libertés devrait nécessairement reprendre la dialogue avec l’opposition. C’est une obligation morale et politique d’essayer de trouver des consensus forts avec les partis politiques, la société civile afin de donner toutes les garanties institutionnelles afin d’éviter que ne s’installe durablement le manque de confiance dans les capacités de son gouvernement à organiser des élections libres et transparentes. Ceux qui disent que notre jeune Président ne doit pas faire moins en termes de démocratie par rapport à Abdou Diouf et à Abdoulaye Wade ont bien raison. Les Sénégalais sont fiers et attendent que leur Président leur donne plus d’occasions de rester fiers de leur pays.
Aucune goutte de sang ne devrait plus couler dans notre démocratie. Les élections ne devraient plus susciter des craintes de déstabilisation du pays. Et ceci est bien à notre portée. Il faudrait donc vider les questions politiques en suspens avant la prochaine grande échéance afin que seuls les programmes puissent confronter les partis et que les Sénégalais au delà de leur différence en termes de choix politiques puissent rester éternellement des soeurs et des frères humains!
Aux députés de la Diaspora.
Vous aurez une nouvelle tâche, de nouvelles responsabilités. Une première dans l’Histoire de notre pays. A vous d’apporter ce sang neuf au sein de l’Hémicycle. Soyez humbles, apprenez et dépassez vos maîtres. Soyez des bâtisseurs pour notre jeune République. Evitez la vantardise, le m’as tu vu, et soyez de vrais chevaliers pour notre peuple. Une nouvelle page s’ouvre elle sera racontée demain. A vous de la remplir avec Honneur.
El Hadji Gorgui Wade NDOYE- Directeur du magazine panafricain ContinentPremier.Com.
Journaliste accrédité auprès des Nations-Unies à Genève- Suisse.

Un peuple en otage (Par Ibrahima Khalil Ndiaye)

Quand la violence politique envahit la cité ! Qu’elle soit physique ou verbale, cette violence est déjà présente dans la campagne finissante. Là où elle donne des frissons, c’est quand les politiques nous promettent un post-scrutin de contestations, de violences, de refus d’une défaite quelconque. Eh oui, ces politiques, majorité comme opposition confondues – encore qu’il n’y ait aucune lisibilité ou certitude sur la pléthore de listes -, ont fini par nous prendre en otage.

 

 A la campagne électorale permanente dans ce pays, s’ajoute une vraie campagne dans la douleur tant est que chaque jour avec son lot de violences ou de sorties plus ou moins hallucinantes. La dernière en date est la rumeur sur le report des législatives qui arrivent à pas de charge. A quelques heures de sa tenue, la messe était dite pour un confrère qui en appelait à ce report avec des arguments que d’aucuns avaient trouvé tirés par les cheveux, convoquant, entre autres, le drame de Demba Diop avec son lot de morts et blessés, la saison des pluies, le retrait des cartes électorales…

 

 Ce même report est remis sur la table avec deux jeunes pris avec des cartes d’identité le week-end dernier. Ces deux jeunes auront subi les invectives de l’opposition avant que l’autorité préfectorale ne vienne donner des explications sur le pourquoi ces cartes ont été retrouvées en leur possession.

 

Sur la question des cartes électorales, cartes nationales d’identité, des remarques s’imposent. La première est de se demander quand est-ce que la plupart de ceux qui ruent sur les brancards s’étaient inscrits pour décréter une rétention de leurs cartes. La deuxième est de savoir, en toute objectivité, comment les accusateurs du pouvoir actuel peuvent savoir que l’autorité compétente sait que tel électeur est de tel bord politique pour procéder à cette rétention.
La troisième et dernière remarque est qu’il est loisible à quiconque de constater, dans un quelconque centre d’inscription, que des centaines de cartes restent en souffrance faute de retrait par leurs titulaires. Des remarques qui doivent nous amener à quelques autres certitudes ou constantes. Cette carte appelée « Carte biométrique Cedeao » est d’abord une carte d’identification. Il nous semble qu’elle servira plus à faire d’autres opérations (identification, bancaire…) qu’électorale.
L’abstention est devenue le premier parti dans les démocraties modernes du fait certainement du dégoût de nombreux citoyens de la chose politique ou des pratiques politiques, tous cieux confondus. Aussi, rien ne présage du vote effectif de tous les titulaires de cartes dimanche. Alors, sachons raison garder. Et que tous ceux qui crient sur tous les toits n’avoir pas reçu leurs cartes ne s’en prennent qu’à eux-mêmes pour s’être inscrits tardivement, même si l’argument n’absout pas l’autorité en charge de la confection, étant entendu que 50 milliards de F Cfa ont été investis dans cette opération. Un exemple démonstratif : je me suis inscrit au mois de février, probablement parmi les derniers. J’ai pu retirer ma carte au mois de juillet après deux tentatives en juin.

 

 Le plus grave pour notre pays est la promesse des politiques qui nous promettent des lendemains de feu et de… sang. Inutile de revenir sur ce qui fait courir les candidats. Certainement pas l’intérêt du peuple qu’ils prennent en otage. Mais de grâce, ne brûlez pas ce pays qui a une tradition de vote de plus d’un siècle. Que l’autorité soit restaurée et que tous soient soumis à son respect et à celui des règles établies. Pour un Sénégal apaisé avec un scrutin qui fera faire participer le maximum d’électeurs, selon une formule convenue.

La France politique n’est pas le Peuple de France! (Par Amadou Tidiane Wone)

Pour nous africains, victimes de la traite des esclaves, de la colonisation et du travail forcé, la France a deux visages. Celui de la violence innommable et du déni des libertés et, à l’inverse,  celui d’une vaste culture irradiante et généreuse et d’un peuple profondément attaché à des valeurs humanistes.

À force de duplicité et de sévices séculaires subis de la France politique , Les élites africaines doivent, à leur Histoire, de faire la part des choses pour retrouver le sens de leur Honneur.

Nous devons, certes, venger la mémoire de nos résistants défaits par une supériorité technologique implacable. Mais nous devons surtout, et dans le même temps, refuser qu’à l’avenir nos enfants ne soient réduits à l’esclavage sous de nouvelles formes plus pernicieuses.

Et d’abord nous convaincre,  définitivement, que le projet initial de la France politique, esclavagiste et colonial,  change perpétuellement de dénomination mais la réalité de son inspiration reste toujours la même : asservir pour mieux se servir. Décolonisation, balkanisation, coopération riment toujours avec domination! Il n’est jamais question de Liberté et d’égalité, d’équité et de prospérité. Cela aurait rimé avec dignité! Dignité! Ce que la France politique refuse à l’Afrique et plus particulièrement à l’Homme noir. Depuis si longtemps. Depuis trop longtemps.

Cette France Politique, habile à nous poser des problèmes et à nous imposer ses solutions, semble toujours avoir une longueur d’avance sur nos élites politiques. À défaut de les séduire ou de les convaincre, elle les contraint, les matraque ou les élimine. Cette méthode a fini par produire les résultats attendus: entre autres la peur et la soumission, voire la servilité, des dirigeants africains. À titre d’exemple nous tenons, de la bouche même du Président Idriss Deby du Tchad, dans une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux, les propos suivants: « En Afrique, la France est derrière tout, elle fait et défait ce qui lui plait! »

Propos d’un Chef d’Etat en exercice qui affirme, au cours du même entretien, que la France politique lui aurait rédigé et imposé, à son corps défendant, la Constitution lui ayant permis de…subir son mandat en cours… le pauvre! On en verserait presque une larme tant il est pathétique de le voir confesser, devant des journalistes français, son impuissance.
Mais, ces propos qui font le tour du monde ne font que confirmer, ce que les africains conscients dénoncent depuis les indépendances octroyées des années 60: les pays africains du pré-carré français ne sont pas indépendants. N’en déplaise aux Présidents-sous-préfets qui paradent à la tête des micros-états africains. L’indépendance, c’est surtout une conquête du cœur et de l’esprit.
C’est une profonde aspiration à la liberté. Une haute inspiration pour rêver grand pour son peuple. Or, nos « Présidents  » croient devoir plus à la France, à sa présence militaire et à sa tutelle monétaire et économique, qu’à leurs peuples. Eux-mêmes n’accordent aucun crédit aux parodies d’élections qui agrémentent nos démocraties tropicales. Au besoin, ils savent contourner le résultat des urnes…avec « l’assistance technique » de la France politique et affairiste. Et, si nécessaire, l’implication de ses barbouzes.
Que n’a t-on vu en Afrique! Mercenaires, trafiquants d’armes et aventuriers en tous genres sillonnent le Continent dans tous les sens depuis plus de cinquante ans semant la mort et la désolation. Impunément. Les Bob Denard et Maurice Robert de triste mémoire insultent la nôtre! Et après on nous donne des leçons sur les « Droits de l’Homme(!)
En prime, et comme par hasard, les dirigeants dociles ne sont jamais inquiétés. Ils peuvent tripatouiller les Constitutions, embastiller les opposants, prolonger leurs mandats…  La France politique trouvera toujours la réthorique qu’il faut pour défendre l’indéfendable. Tant que coule le pétrole et que les mines livrent leurs profonds secrets.

Mais les temps changent. Un monde nouveau survient. Le fait nouveau est l’accessibilité de l’information et la rapidité de sa circulation. Les confidences les plus secrètes de nos dirigeants dévoilent leurs faiblesses. Ils ne sont plus Inaccessibles. Ils ne sont plus mythiques. Ils sont à notre portée. À portée de nos téléphones intelligents et des caméras qui tiennent dans un stylo.

Leurs propos et (im)postures d’une grande banalité les dévoilent tels qu’ils sont. Et non plus tels qu’ils voudraient paraître. Le paradoxe c’est que ce sont souvent leurs « soutiens français » qui organisent des fuites qui les dévalorisent pour mieux les tenir. On en découvre et méprise les méthodes de la « Françafrique », nébuleuse glauque et fétide qui ne sait que traficoter et accumuler. Jusqu’à quand encore?

En attendant, la plupart des hommes politiques qui se croyaient malins d’investir en France leurs biens mal acquis se retrouvent sous le coup de poursuites, savamment orchestrées, par la France politique. Quand est-ce que les dirigeants et affairistes africains  comprendront-ils qu’ils feraient mieux d’être un peu plus bienveillants envers leurs populations? Les sommes planquées à l’étranger feraient le plus grand bien aux économies exsangues, par leur faute, des pays du pré-carré français. Et pourtant nous avons des vestiges de la

colonisation à transformer en opportunité: pour ce qui concerne l’Afrique de l’Ouest, une zone économique et monétaire qui doit juste couper le cordon ombilical avec la France. Pour nous libérer de son contrôle. Sur cette base, développer une capacité à négocier un équilibre sous-régional avec le Nigeria à qui son poids économique et démographique, dans les frontières actuelles de l’Afrique de l’Ouest, peut donner des visées hégémoniques. Des solutions existent. Il faut les inventer! Avec courage et détermination. Intelligence et lucidité.

Tout cela pour dire que les élites africaines doivent sortir du verbiage creux des discours convenus. Avoir le sens de l’effort et du sacrifice pour changer la destinée de notre Continent. On ne peut plus continuer à se la jouer: une minorité qui s’enrichit des miettes laissées par les  » grandes puissances » et leurs entreprises. Une minorité qui se contente d’être les plus riches des plus pauvres. Sans plus. Alors que nous pouvons et devons faire de l’Afrique une Grande puissance. À l’instar de la Chine qui se réveille. Envers et contre tous. Par le labeur de son Peuple et le leadership de ses autorités l’Afrique doit se réveiller.

Et voilà à quoi tient l’équation de notre devenir: leadership et travail!

Amadou Tidiane WONE

woneamadoutidiane@gmail.com

Que reste-t-il du 23 juin? Du peuple du 23 juin? (Par Bayaliou)

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Un peuple qui s’était ligué contre une forfaiture constitutionnelle, contre un pouvoir « monarchisant », disait-on, contre des dérives arbitraires, contre l’arrogance, contre la mal gouvernance…

Aujourd’hui, 5 ans après, que sont devenus les grands animateurs de ce Mouvement? Abdou Aziz Diop qui tombait en transe à la place de l’Obélisque, l »écume à la bouche; Abdou Latif Coulibaly qui vociférait sur tous les plateaux de radio Radio et Tv les principes de démocratie; Penda Mbow qui avait ameuté toute la société civile avec ses cris d’orfraie; Moustapha Niasse le lanceur de pierre; Alioune Tine qui a fortement contribué dans la mobilisation des casseurs du 23 juin; Souleymane Jules Diop qui depuis l’étranger était plus actif que les présents dans la « Guerre du 23″….

Des dames de compagnie comme disait l’autre? Des beni oui oui? Des affidés ou des alliés? En tous cas, des forfaitures, des entraves à la démocratie, des scandales financiers, de la mal gouvernance, il y a en plein dans le Macky. Et on ne les entend point, on ne le voit plus…

Que reste-t-il donc de leur combat du 23 juin?

Bayaliou

bayaliou@yahoo.fr

Toute la filmographie de Sembène était orientée vers « le dialogue avec son peuple » (biographe)

Le défunt homme de culture Sembène Ousmane voulait que « son art ait une fonction sociale » en orientant « sa filmographie vers le dialogue avec son peuple », selon son biographe Samba Gadjigo.
« Sembène malgré ses défauts, personne ne pouvait lui enlever son amour inconditionnel pour son peuple et la quête de moyens de communication avec son peuple, ce qui fait qu’en 1969, il a été le premier à faire un film en wolof +Mandat Bi+ et jusqu’à sa mort ( le 9 juin 2007) il a fait des films en wolof, en diola », a dit Gadjigo dans un entretien avec l’APS.
Selon lui, « Ousmane Sembène a commencé à faire du cinéma car il s’est rendu compte qu’écrire des romans en langue française n’était pas accessible à l’époque à plus de 70% des Sénégalais. Or, lui voulait que son art ait une fonction sociale ».
Il explique que le réalisateur sénégalais voulait que « cela soit un art militant et que comme nos anciens griots que l’artiste soit la pulsion même du peuple ».
« Or, poursuit-il, cela ne pouvait pas se faire avec nos langues étrangères, il faut que ce soit des symboles et des métaphores qui soient accessibles au citoyen lambda et c’est pour cela qu’il s’est tourné vers le cinéma ».
« Sembène était prêt à tuer pour faire ses films et toutes sa filmographie depuis Borom Sarett (1962) à Moolaadé (2004), il y a eu cette constance orientée vers le dialogue avec son peuple », a rappelé Samba Gadjigo, professeur de français et de littérature africaine à Mount Holyoke College (Massachusetts, Etats-Unis).
Pour preuve, fait-il remarquer, Sembène « a été le premier à faire du cinéma forain car à l’époque il n’y avait pas d’électricité dans nos villages et il n’y avait pas de salle de cinéma ».
Le biographe de Sembène explique qu’ »il prenait une camionnette, un projecteur et faisait le tour des villages pour montrer ses films et créer le dialogue avec ses populations ».
Samba Gadjigo est également l’auteur du film documentaire « Sembène ! » coréalisé avec l’américain Jason Siverman sorti en 2015 et projeté pour la première fois en compétition aux Festivals Sundance et Cannes.
Le documentaire réalisé avec un budget de plus de 350 millions de FCFA a également été vu dans plusieurs pays dans le monde à travers plus d’une centaine de projections et en 2015, il faisait partie de la liste des 7 meilleurs films et des 10 meilleurs films choisis par le New York Magazine.
Du 9 au 11 juin, une dizaine de films de Sembène Ousmane tels que « La noire de.. », « Guelewaar », « Le mandat » ou « Xala », « Emitai », « Manda-bi », seront projetés gratuitement, sur l’ensemble du territoire national pour célébrer les 10 ans de sa disparition, grâce au projet co-initié par Gadjigo intitulé « Sembène Across Africa » ou « Sembène à travers l’Afrique ».

« Bennoo » ou « Mankoo » : À qui la confiance du peuple ?

« Bennoo » ou « Mankoo » : À qui la confiance du peuple ?
 Pour combattre le Président Macky Sall, tous les moyens sont bons et peu importe si la morale en souffre.  C’est ainsi qu’on a vu des responsables de l’opposition débiter les pires contrevérités sur la gouvernance exemplaire du pays pour tenter de ternir le bilan du président.
D’autres font des déclarations à l’emporte-pièce, totalement infondées pour faire le « buzz ». Mais c’est peine perdue car les populations ont pris la mesure des réalisations visibles partout dans le pays du Président Macky Sall. Les forages, les routes, les pistes de production, l’électrification, l’accès à la santé… qui ont aujourd’hui changé leur quotidien, elles le doivent au président Sall.
Et je ne citerai pas les bourses de sécurité familiale ou la couverture maladie universelle pour ne pas ajouter au trouble déjà assommant des opposants. Ce n’est pas donc l’intoxication grossièrement menée par des personnes ignorant les réalités profondes du pays qui pourra rallier le vote de nos concitoyens qui ont déjà vu à l’œuvre la plupart des opposants qui briguent leur suffrage.
La même stratégie perdante a été utilisée pendant la campagne pour le référendum par ces mêmes opposants, mais cela n’a pas empêché le Oui de l’emporter très largement. Depuis l’arrivée du président Sall à la tête du pays, le Sénégal a fait des progrès remarquables dans pratiquement tous les domaines et qui sont reconnus même par la communauté internationale.
Le bon classement de notre pays au Doing Business est un indice de l’amélioration continue du climat des affaires.  La signature du Sénégal compte et la preuve c’est le dernier eurobond qui a rapporté facilement à notre pays 660 milliards de Fcfa alors que les bailleurs lui proposaient même plus de 9 milliards de dollars (5400 milliards de Fcfa) !
Le Plan Sénégal émergent (PSE) qui constitue la vision stratégique du président Sall pour amener notre pays à l’émergence à l’horizon 2035 rompt avec une vision à court terme dans sa gestion. Et jusqu’ici les opposants se contentent de critiquer le PSE mais sont incapables de proposer ne serait-ce quelque chose qui s’en approche.
La sanction du peuple, elle, nous en avons claire conscience, sera inéluctable et implacable et sonnera la victoire de « Benno Bokk Yakaar » au soir du 30 juillet 2017. Ce n’est pas la coalition  « Mankoo Taxawu Sénégal » constituée d’hommes politiques dont chacun joue pour lui-même tout en cachant son jeu sous la bannière d’une unité de façade qui pourra battre la mouvance présidentielle.
D’ailleurs les uns après les autres, ils quittent cette coalition et déposent la caution de leur parti pour les Législatives. A la place de « Manko » on a maintenant le « Tassaro ».  Et nous n’avons aucun doute que cette coalition ou plutôt ses débris vont perdre les élections législatives sur l’ensemble des quarante -cinq départements du pays.
On a même vu naître une coalition « Joyyanti » pour soi-disant redresser le pays. Mais ses animateurs ignorent-ils à ce point que ce redressement a commencé depuis 2012 avec l’arrivée du président Macky Sall et ce de manière spectaculaire. Pour preuve on peut citer le taux de croissance du pays qui se morfondait à 1,3% en 2012 et qui est  aujourd’hui à plus de 6%, et des sociétés comme les Ics, la Sonacos, la Senelec et la Sar (entre autres) en quasi-faillite il y a cinq ans  ont renoué actuellement avec la croissance.
Le peuple est assez mature pour ne pas confier des responsabilités à des personnes non expertes et non dignes de confiance. L’un dans l’autre, la conclusion qu’on peut tirer de tout cela c’est que nous avons en face de nous une opposition qui ne sait plus où donner de la tête et qui sous le simple prétexte d’une entente qui n’est que superficielle en attendant la désignation des têtes de liste qui est en train de faire imploser la coalition bien avant la date fatidique du 30 juillet.
Et comment comprendre qu’on puisse aujourd’hui tresser des lauriers à ceux qu’on diabolisait il n y a guère quelques mois pour en même temps diaboliser ceux avec qui on était dans la même coalition en 2012. Cela dénote donc un manque total de conviction de ces leaders qui comme une girouette changent selon leurs intérêts du moment.
Cela montre amplement que ces personnes ne sont pas mues par l’intérêt général mais  surtout par un égo surdimensionné qu’elles font passer avant toute autre considération.
Le peuple souverain, seul arbitre lors des échéances électorales, a bien ouvert les yeux pour déjà trier et séparer la bonne graine, la coalition de la mouvance présidentielle, et l’ivraie, la coalition « Mankoo Taxawu Sénégal ».
Le 30 juillet c’est demain et le Président Macky Sall et sa coalition, vu le bilan réalisé durant ces cinq années de pouvoir, passeront sans coup férir devant cette pseudo opposition, maîtresse de la parole et des invectives.
Vive la coalition Benno Bokk Yaakar !
Vive le Président Macky Sall !
En avant pour un Sénégal émergent !
 Par Ibrahima Baba SALL
 Député Maire de Bakel
  aedabk@hotmail.com

Seydou Guèye : “Abdoul Mbaye devrait présenter ses excuses à la Justice et au peuple”

Seydou Guèye sur la relaxe de l’ex-PM: “Abdoul Mbaye devrait présenter ses excuses à la Justice et au peuple”
Lors de son face-à-face avec la presse, ce vendredi, le porte-parole de l’Alliance pour la République (Apr) est revenu sur le délibéré du procès de l’ancien Premier-ministre, Abdoul Mbaye.

Compte tenu que le leader de l’ACT ne cessait de crier au complot d’Etat alors qu’il a été finalement relaxé par le tribunal, Seydou Guèye lui demande tout simplement de s’excuser. Car, argue-t-il, dans cette affaire, l’indépendance de la Justice ne souffre de l’ombre d’un doute.

La personne mise en cause dans cette affaire a profité de sa couverture politique pour parler de procès politique et d’instrumentalisation de la justice. J’ai écouté le délibéré rendu et je crois que l’ancien Premier ministre devrait présenter ses excuses à la Justice de notre pays et au peuple sénégalais”, a fulminé le porte-parole de l’APR.

Pour lui, ce verdict prouve que les juges sont des personnes d’éthique, indépendantes. “On ne peut pas être dans un régime où, si la Justice ne vous poursuit pas, vous dites qu’elle est indépendante, et si elle vous poursuit, vous dites que c’est de la politique. C’est inadmissible !” a martelé le responsable apériste.

Poursuivant son propos, il a soutenu que “la Justice, dans notre pays, est rendue par des juges qui sont des personnes éthiques, compétentes et de très grande valeur”.

Accusant l’ex-PM de verser dans la désinformation, M. Guèye d’ajouter d’un ton sec : “Le verdict rendu par le tribunal de Dakar est une bonne chose pour notre démocratie. Cela démontre que l’Exécutif ne donne aucune commande à la Justice et que les décisions sont administrées dans l’intime conviction des juges. Cela montre aussi que notre Justice est indépendante.

(Source: EnQuête)

Le peuple Sénégalais sait s’exprimer d’une seule voix. Finalement il faut juste un véritable leader

Uni comme un bloc, le peuple Sénégalais a exprimé son exaspération, son désaccord au régime de Macky Sall. Tous ont adhéré à l’initiative de la marche de Y’en à Marre, sans rancune pour certains et avec philosophie pour d’autres; politiciens et citoyens ont protesté de façon mature contre  la dictature rampante du pouvoir.

Les politiciens n’ont pas le monopole du peuple. Les Sénégalais ont démontré qu’ils ne suivent en fait que les leaders qui s’engagent pour leur causes véritables surtout sur des questions essentielles. Quand il s’est agi actuellement de défendre les libertés fondamentales notamment celle de s’opposer aux dérives du régime au pouvoir, qu’importe celui qui prend l’initiative.
Même s’il s’agit de Y’en à Marre accusé de corruption par le pouvoir avec qui il a jadis combattu l’ancien régime de Wade. Dire «stop» de cette manière à Macky Sall et son pouvoir qui cherchent à bâillonner ses opposants, oubliant au passage les priorités d’une bonne gouvernance. L’opposition pourtant phagocytée par des dirigeants aux égos démesurés, a su se joindre à l’initiative des Fou Malade et Co.
Le PDS marcher aux côtés des partisans de Khalifa Sall, d’Idrissa Seck et autres en plus des organisations de la société civile! Il fallait vraiment un motif au-dessus de toute considération partisane. Mais surtout, il aura fallu un preneur d’initiative, en d’autres termes un leader. Et sur ce coup, Y’en à Marre s’est avéré un dirigeant et fédérateur, ne serait-ce qu’en l’espace d’un après-midi désormais historique d’un 7 avril 2017.

Rokia Pédro

 

Sénégal, pour la victoire du peuple : organiser l’impossible ! (Par Guy Marius Sagna)

Quand Donald Trump lançait sa campagne aux cris de Make America Great again ! certains, exhibant l’acte de naissance, le casier judiciaire et la carte d’identité ensanglantés du sang des amérindiens, des noirs, des sud-américains, des masses pauvres appartenant au WASP des Etats-Unis, ont répliqué : When was America ever great ?
Au Sénégal, entre les critiques de la majorité de l’opposition contre le président Macky Sall et sa coalition Benno Bokk Yaakar, on peut lire le même refrain Make Senegal great again ! Et l’on peut se poser la question de savoir quand est-ce que le Sénégal a-t-il déjà était grand ? La grandeur à laquelle fait allusion l’opposition est encore là. Il est en effet grand le Sénégal qui avec 3.696 hommes et femmes est le 7e contributeur de troupes onusiennes pour les opérations de maintien de la paix alors qu’il est en proie à une crise sécuritaire intérieure sans précédant.

Au même moment 22 départements sur les 45 qu’il compte sont dépourvus de poste de police et de gendarmerie. Le Sénégal compte un policier pour plus de 5.000 habitants alors que le ratio universel de couverture sécuritaire est d’un policier pour 1.000 habitants. 7e exportateur de troupe de maintien de la paix, 3e exportateur de joueurs de football dans les championnats européens, parmi les premiers pays exportateurs de migrants irréguliers avec 12.000 sénégalais qui en 2015 et 2016 ont tenté d’entrer en Italie par la mer Méditerranée, meilleur élève du FMI, de la Bank, de l’Union Européenne…la balance commerciale du Sénégal est structurellement déficitaire. Il importe deux fois plus qu’il n’exporte. Et cela ne date pas du 25 mars 2012.

Le pays de la Teranga, qui mérite vraiment son nom dans sa propension jusqu’à présent à accorder l’hospitalité à l’impérialisme, va vers des élections législatives aux enjeux différemment cernés mais importants. Ceux-ci sont bien résumés ainsi : « Si le président n’a pas une majorité, le premier ministre ne sortira pas de son camp. Il sera du camp de l’opposition. Même si le premier ministre est issu du camp présidentiel, l’opposition pourra le destituer à tout moment. »(1). Convoquant l’article 42 de la constitution qui déclare que « le Président de la République détermine la politique de la nation » et l’article 53 disant que « le gouvernement conduit la politique de la Nation sous la direction du Premier Ministre » un analyste d’ajouter : « alors allez donc demander à un premier ministre issu d’une liste opposée à la politique du Chef de l’Etat, de conduire une politique qu’il combat ? Ce serait un désaccord inédit entre les deux têtes de l’Etat.

L’exemple le plus achevé de la dyarchie au sommet de l’Etat. »(2). Autrement dit, pour la première fois au Sénégal, malgré un parti-Etat avec un budget électoral de 3.360 milliards de francs Cfa, malgré le mode de scrutin majoritaire favorisant les grands partis politiques, malgré les média d’Etat véritables caisses de résonnance du parti du président de la république et de ses alliés, malgré les Ndiggël…il est envisagé y compris par le président et ses souteneurs que la majorité à l’assemblée nationale échappe à l’exécutif.

En 1988, disent certains, les sénégalais avaient des cailloux mais pas de cartes d’électeurs. En 2000, ils avaient des cailloux et des cartes d’électeurs d’où la survenance en mars de la première alternance politique. En 1962 le Sénégal avait Mamadou Dia mais pas de majorité à l’assemblée nationale. La question est : à qui cette majorité va-t-elle aller ?

Dans la perspective de ces élections législatives, pour une liste commune de l’opposition un appel a été lancé pour « (…) un vaste front de tous ceux qui refusent le maintien du pays sous domination et sous humiliation, capable de vaincre les tenants du pouvoir et leurs alliés extérieurs. (…) il faut construire une liste de victoire autour de cette idée mais au travers d’une plateforme qui fasse bilan à la fois des manquements de la gestion précédente et des faiblesses des Assises nationales qui ont permis d’ouvrir les brèches de la trahison en cours ». (3)
Mais en réalité, ou la prochaine trahison pour certains est déjà en cours si elle a la chance d’avoir la majorité à l’assemblée nationale en juillet ou du moins le prochain clash entre le parti majoritaire issu des législatives de juillet 2017 et sa nouvelle Coalition Alternance 2000 (CA 2000) pour d’autres est déjà lancé.
Certains leaders acquis à l’idée d’une liste unique ou commune de l’opposition théorisent l’idée de législatives véritables primaires où tous les candidats à la candidature unique ou commune de l’opposition à la présidentielle de 2019 devront se présenter dans des départements. Celui ou celle parmi les candidats à la candidature qui gagnera son département sera le candidat de l’opposition en 2019. Si plusieurs gagnent il faudra passer par un deuxième tour des primaires.
Au sein d’une certaine opposition dans et en dehors de Manko les alliances et les mésalliances ainsi que les propositions d’investitures en direction des élections législatives de 2017 se tissent et se défont au gré des ambitions réelles ou supposées prêtées aux uns et aux autres pour la prochaine élection présidentielle de 2019.
Le refus des présidents Tanor Dieng et Moustapha Niasse, à l’époque candidats à la candidature de Benno Siggil Senegal (BSS) pour la présidentielle de 2012, de laisser l’autre être le candidat-président et d’accepter d’être en cas de victoire le futur premier ministre révélait qu’aucun des deux ne croyait aux conclusions des Assises Nationales qui prônaient une réduction des pouvoirs du président. De la même manière tous ceux qui se positionnent pour la prochaine présidentielle à partir de ces législatives nous informent par la même occasion qu’ils vont trahir les Assises Nationales et les travaux de la CNRI pour ceux qui prétendent les défendre encore et qu’ils vont laisser le système politique intact pour les autres qui ne s’en réclament pas.
Le président libéral Abdoulaye Wade dit en 1995 un propos rapporté en juillet 2000. « Pour moi, c’était des gens qui jouaient un jeu, l’histoire avait fait qu’ils avaient basculé dans un camp qui les soutenait. Ceux qui recevaient des subsides de Moscou, il fallait qu’ils jouent les communistes, comme ceux qui recevaient des armes aussi ». Il ajoute pour préciser la nature de la relation d’inféodation qu’il entretient avec le « Pôle de gauche »: « Je me suis toujours dit que c’était des gens à récupérer. Cette philosophie de la récupération a toujours été la mienne… c’est-à-dire qu’il y avait des Sénégalais qui sont tombés dans le piège soviétique, mais qui fondamentalement, ne sont pas marxistes ». (4)
Le ministre socialiste Serigne Mbaye Thiam nous éclaire en 2017 sur des événements qui se sont produits dix ans plus tôt. « (…) Abdoulaye Wade a été sur la défensive à 3 reprises. La première fois, c’est quand on a décidé de boycotter les élections législatives de 2007. C’était la première initiative majeure de l’opposition avec les Yéro Deh, Ibrahima Sène et Dialo Diop avec qui j’ai travaillé sur ce schéma du boycott dans mon parti. (…) Deuxième initiative politique où Abdoulaye Wade était sur la défensive, c’était les Assises. Avec les Yéro Deh, Ibrahima Sène et d’autres. Après avoir boycotté, on a eu une discussion avec des partis étrangers, notamment le parti socialiste français, qui nous disaient : ‘’Si vous boycottez, vous n’êtes pas à l’Assemblée et donc absents du jeu politique.’’ C’est à ce moment-là qu’on a réfléchi à un moyen d’être présents dans le jeu politique. On a rédigé les termes de référence des Assises et convaincu les leaders d’aller vers les Assises. Elles ont été un moment où l’opposition a occupé le débat politique au Sénégal. »(5)
« Après la victoire commune, on pourrait nous offrir quelques sièges au nouveau gouvernement – mais toujours en minorité. Cela est le plus grand danger.

Après février 1848, les démocrates socialistes français (…) ont commis la faute d’accepter des sièges pareils. Minorité au gouvernement des républicains purs, ils ont partagé volontairement la responsabilité de toutes les infamies votées et commises par la majorité, de toutes les trahisons de la classe ouvrière à l’intérieur. Et pendant que tout cela se passait, la classe ouvrière était paralysée par la présence au gouvernement de ces messieurs, qui prétendaient l’y représenter »(6). Cet avertissement de Engels, qui date de 1894, vaut également pour ceux qui pourraient tomber dans l’hameçon appâtés qu’ils seront par quelques positions insignifiantes sur une liste unique de l’opposition.
Certains avaient dès le départ un agenda caché qui à terme devait transformer Manko en coalition électorale et continuent de tenter à travers des manœuvres anti démocratiques de faire avaliser cela. Si cela marche, dans quelques années, comme Abdoulaye Wade et Serigne Mbaye Thiam, le pot aux roses sera révélé : Après avoir récupéré les Ousmane Sonko, Malick Noël Seck, Buuba Diop, Dialo Diop, Madièye Mbodj…nous avons mis Macky Sall en difficulté à trois reprises. La première c’est lors de la manifestation du 22 octobre…
On croit être dans une coalition alternative et s’engager pour la Patrie mais on s’engage pour une future bourgeoisie bureaucratique qui laissera intact le système. On croit voter pour le peuple mais on vote en réalité pour le « club unique ».
Il est important que les progressistes sénégalais qui se réclament de la gauche et ceux qui ne s’identifient pas à cette étiquette mais qui ont tous le même dénominateur commun d’être contre ce système néo colonial et présidentialiste de 57 ans méditent ces précédentes tromperies politiques.

La sagesse populaire sénégalaise dit que les chèvres doivent s’accompagner avec des chèvres si elles ne veulent pas finir dans le ceere ou dans le daxine. Les chèvres sénégalaises n’ont pas encore suffisamment médité cela c’est pourquoi elles finissent dans le désert du Sahara, au fond de l’océan atlantique ou de la mer Méditerranée quand ce n’est pas dans les 76 enfants de moins de 5 ans et les 4 femmes qui des suites d’une diarrhée et d’une grossesse meurent tous les jours de l’année.
L’appel du député Decroix est séduisant et tentant. Le Sénégal a besoin d’autre chose. Or la « la reconstruction d’une politique citoyenne exige que les mouvements de résistance, de protestation et de luttes contre les effets de la mise en œuvre de ce système se libèrent du virus libéral »(7). Mais, comment se libérer de ce virus libéral dans une coalition dominée par des libéraux ?

Ce n’est pas une question à renvoyer aux calendes grecques que celle cherchant à savoir la nature des politiques qui seront appliquées en cas de victoire. C’est comme le franc CFA ou la monnaie unique africaine. C’est aujourd’hui qu’il faut débattre pour savoir si la monnaie sera celle des peuples ou celle d’une ou de bourgeoisies africaines.
Si les Assises Nationales n’ont été pour certains qu’un jeu pour ne pas être absents du jeu politique ont comprend aisément pourquoi ils ne les ont pas défendues lors du référendum du 20 mars 2016. Après avoir été roulés dans la farine par Wade en 2000, par la social-démocratie dans les épisodes des Assises Nationales et de BSS puis par Macky en 2012 les progressistes sénégalais vont-ils accepter d’être d’éternels dindons des farces des familles politiques conservatrices ?

Différents scénarii sont envisageables pour ces prochaines élections législatives.
Celles et ceux des sénégalais qui ont un projet antisystème devraient se souvenir que « Les grands ne nous paraissent grands que parce que nous sommes à genoux : levons-nous ! ». Aux progressistes d’être grands et de se lever. Se lever signifie pour eux d’aller sous leur propre drapeau et de convaincre le peuple. Il est intenable pour le peuple opprimé de s’appliquer un génocide discursif qui perpétue le génocide néo colonial en cours après les génocides esclavagiste et colonial. 57 ans de politiques anti nationales, anti populaires et anti démocratiques ont plongé le peuple sénégalais dans des crises sanitaire, éducative, sécuritaire, alimentaire, budgétaire…Ces crises dramatiques et tragiques ne sont pas des fatalités. Le peuple peut s’en sortir. Pour cela, autour d’un projet politique alternatif, il lui faut mettre en place un gouvernement dont les urgences dans les cinq prochaines années seront entre autres:
1- Santé : tous les sénégalais pourront se soigner où qu’ils se trouvent sur le territoire nationale à moindre coût. En lieu et place des taux de croissance et classement Doing Business du FMI ou « Fonds de la Misère Instantanée » et de son vampire de jumeau qu’est la Banque Mondiale et des diktats des autres Partenaires Techniques et Financiers (PTF) seront déterminés et diffusés les objectifs à très courts termes de réduction à leur plus simple expression de la mortalité infanto maternelle, de formation de suffisamment de personnel soignant et de dotation en matériel médical
2-Education : promouvoir une éducation – du préscolaire au supérieur – publique nationale, démocratique et populaire. A cet effet, elle sera gratuite et obligatoire jusqu’à un âge à déterminer. Supprimer l’analphabétisme par l’alphabétisation de 1.800.000 sénégalais en 3 ans. Les langues nationales seront introduites/généralisées dans l’éducation
3-Sécurité : assurer démocratiquement la sécurité intérieur des sénégalais par le relèvement du ratio universel de couverture sécuritaire et l’organisation/renforcement des populations dans une perspective d’émancipation. Organisation des populations en Penc, congrès villageois…pour assurer un contrôle populaire sur l’Etat et une prise en charge des questions que sécuritaires et de toutes les autres questions.
4-Atteindre la souveraineté alimentaire (particulièrement l’autosuffisance céréalière et laitière): Eliminer ainsi la soudure et renforcer substantiellement les revenus des exploitations agricoles familiales desquelles ne partiront plus des flux d’immigrants irréguliers. Sera ainsi réduite drastiquement la malnutrition par l’atteinte de la souveraineté alimentaire et le chômage…
5-Refondation de l’Etat dans les douze premiers mois sur la base des conclusions des Assises Nationales et des travaux de la CNRI améliorés.
6-Dénoncer APE, franc CFA, Accords de pêche, autoroute à péage, contrats miniers, Accords militaires…auxquels seront substitués des accords sauvegardant les intérêts du peuple sénégalais, permettant de financer sa sortie du sous-développement et d’assurer la sécurité du Sénégal, de ses voisins et de l’Afrique

D’où viendront les fonds pour financer ce programme d’urgence ? Ils proviendront de :
-la réduction du train de vie de l’Etat par la suppression des fonds secrets et du HCCT, le remplacement des salaires de députés par des indemnités de session…
-l’augmentation des revenus perçus par l’Etat dans les ressources minières, halieutiques…
-l’élargissement de l’assiette fiscale
-…
Le gouvernement qui devra conduire ces urgences sera constitué des femmes et des hommes politiques et techniciens qui partagent l’idée que la déconnexion du Sénégal dans une Afrique déconnectée des centres et institutions impérialistes est une condition nécessaire de sortie du sous-développement.

Pour terminer, donnons la parole à Berthold Brecht.
« Ceux qui luttent ne sont pas sûrs de gagner. Mais ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu. ».

Dakar, le 28 mars 2017

Antoine Mendy : J’ai jamais reçu autant d’amour de la part du peuple

Antoine Mendy : « J’ai jamais reçu autant d’amour de la part du peuple, de mes coéquipiers. Ils m’ont tous soutenu… »

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Seydou Guèye : « Macky, je dirai au peuple que tu as bien travaillé »

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Seydou Guèye en Abdoulaye Wade. Au fameux « Karim, je dirai à ta mère que tu as bien travaillé » du président Wade, le porte parole de l’Alliance pour la République (Apr) de le paraphraser en « Macky, je dirai au peuple que tu as bien travaillé ».
Lors de la célébration des 5 années au pouvoir de Macky Sall organisée par les jeunes du parti présidentiel, Seydou Guèye a exposé un bilan largement positif. Même s’il admet qu’ « il y a des efforts à faire, surtout sur la technicité du débat politique ». Une pique à l’opposition. «
Comment voulez-vous répondre à des questions qui sont de l’insulte et de l’invective ? », s’interroge-t-il. Et de l’inviter à « faire beaucoup d’efforts pour mettre au cœur de notre présence en politique le dialogue et non l’invective. Des efforts à la reconversion de la bonne gouvernance doivent être faits.
Quand on entend certains de nos compatriotes réagir sur la reddition des comptes, on se demande si leurs auteurs sont prêts à rendre compte ». Cependant, Seydou Guèye, dit comprendre la démarche de l’opposition qui, pour lui, n’a pas de propositions concrètes à faire aux Sénégalais.

« M. le Procureur, le peuple dira ce qu’il pense de la justice dite en son nom », Mouth Bane

PAR MAMADOU MOUTH BANE

Monsieur le procureur de la République, nous avons bien suivi la laborieuse conférence de presse que vous avez tenue, à charge contre des personnalités politiques, potentiels adversaires du président de l’Alliance pour la République (APR), lors des prochaines consultations électorales, notamment Khalifa Sall, Abdoul Mbaye, Bamba Fall, Barthélémy Dias etc…

Vous avez donné votre version des faits, ayez donc l’amabilité de laisser les citoyens donner leur opinion sur votre action publique. Nous croyons vivre dans un Etat de Droit, où les libertés sont garanties par la Constitution (voir articles 8, 9 et 10). Comprenez alors, Monsieur le procureur, qu’au Sénégal, la liberté d’expression à sens unique ne saurait prospérer.

Vos mises en garde, sur fond de menace, nous rappellent les propos du Premier Ministre, Mohammad Boune Abdallah Dionne, qui avait interdit aux opposants de parler de l’affaire Pétro Tim, à l’occasion d’une conférence de presse. Son discours avait suscité une indignation de la part des citoyens, qui l’ont écouté sans véritablement le prendre au sérieux. Depuis lors, ce débat est toujours sur la place publique et des comptes sont toujours exigés à M. Alioune Sall, frère du Président. Si vous vous autosaisissiez, comme l’a fait le procureur de New York dans cette même affaire Pétro Tim, le peuple sénégalais vous aurait applaudit et salué votre liberté, votre courage, votre citoyenneté et votre indépendance.

Monsieur le Procureur, la justice est dite au nom du peuple. Alors, pouvez-vous interdire à ce peuple de donner son avis sur la marche de la Justice de son pays ? Monsieur le Procureur, vous êtes payés avec l’argent du contribuable. Alors, laissez-nous apprécier votre travail, car le Peuple est le seul juge compétent pour juger et apprécier positivement ou négativement votre action.

Au Sénégal, nous savons qu’aucun procureur de la République n’ose tenir une conférence de presse publique sur des dossiers pendants devant la Justice, sans avoir la double autorisation (verbale ou écrite) du ministre de la Justice et du président de la République. C’est une lapalissade de dire que le rapport de l’IGE, qui incrimine le maire de Dakar, vous a été transmis par l’Exécutif, dont le patron est Macky Sall, candidat de la coalition «Benno Book Yakaar», nouvel ami d’Ousmane Tanor Dieng.

Alors, pourquoi ne pas rendre public le rapport, comme l’ont été les précédents, afin qu’on puisse savoir qui a fait quoi de l’argent public ? Que cache ce refus de déclassifier le rapport ? Qui veut-on protéger encore ? L’Etat de Droit est passé par la fenêtre, depuis que le président de la République a dit avoir mis des rapports sous le coude.

Monsieur le Procureur, à chaque fois qu’un homme nanti de vos prérogatives se lance dans une opération de communication, c’est parce qu’il n’est pas à l’aise dans un dossier, ou alors il s’agit d’une affaire gênante, voire délicate.

Les dossiers Abdoul Mbaye, Bamba Fall, Khalifa Sall, Barthélémy Dias sont gênants, parce qu’ils impliquent des acteurs politiques, adversaires du président de la République, Macky Sall, votre patron. Messieurs Khalifa Sall, Barthélémy Dias et Bamba Fall sont les maîtres politiques de la capitale sénégalaise, qui résiste au pouvoir de l’APR à toutes les élections, depuis 2012. Alors, si on voit aujourd’hui le Parquet général fermer les yeux sur certains scandales, pour poursuivre des adversaires du Pouvoir, cela crée des suspicions et alimente des commentaires tout à fait légitimes.

Monsieur le Procureur, vous communiquez trop souvent. Vos sorties répétées laissent croire que vous cherchez à vous justifier face à une situation inconfortable, dans laquelle l’Exécutif vous a plongé.

Monsieur le Procureur, voici ce que vous aviez dit :

  • «Nous avons mené des enquêtes sur des flux financiers importants, que nous avons vus […] L’estimation provisoire des biens retrouvés, qui appartiennent à Aïda Ndiongue, fait état de 47 milliards 675 millions francs CFA».
  • «Des bijoux d’une valeur estimative de trois milliards 500 millions [de francs CFA] ont été aussi retrouvés. Le 16 janvier 2014, un montant de huit milliards [de francs CFA] a été trouvé dans une institution financière. Des bijoux d’une valeur estimative de 12 milliards [de FCFA) ont été aussi retrouvés».
  • «Aujourd’hui (vendredi), 250.000 euros (environ 163,7 millions de francs CFA) ont été retrouvés dans un coffre lui appartenant. Vingt-mille (environ 10 millions de francs CFA) et des bijoux d’une valeur de 600 millions de francs CFA aussi».

Nous avons bien suivi l’affaire Aida Ndiongue, jusqu’à son épilogue. On se rappelle l’histoire du fameux communiqué de presse qui avait créé un malaise au sein du Parquet et qui remettait en cause la décision du juge qui avait relaxé l’ancien maire des HLM. Vous aviez tellement chargé la dame que son honneur en a été terni. La suite est connue. Aujourd’hui, sa santé en est fortement affectée.

Monsieur le procureur vous avez dit ceci :

  • «Sur les rapports de l’Ofnac, j’ai déjà été saisi. Tous les rapports de l’Ofnac sont en train d’être étudiés par la Section financière de mon Parquet. Prochainement, une conférence de presse sera organisée à cet effet. Je vous réunirai. Je sais qu’il y a beaucoup de bruit autour de cette question. Je vous en parlerai».

Monsieur le Procureur, l’ancienne présidente de l’Ofnac, qui avait rédigé ce rapport, a été limogée. Allez savoir les raisons. Le Directeur général du COUD, qui a été épinglé dans ledit rapport, reste impuni. Et il n’est pas le seul responsable de l’APR à bénéficier à ce régime d’impunité. Quand est-ce que la Section financière de votre Parquet va-t-elle terminer l’étude de ce rapport de l’Ofnac, transmis depuis plusieurs mois ? Quelqu’un l’aurait-il «mis sous le coude» ? Nous avons l’impression que lorsque le dossier concerne un responsable de l’APR, la Justice prend les voies à fort taux d’embouteillages… Et si c’est un opposant au Président Macky Sall, elle prend l’autoroute à péage.

  • «Il a expliqué devant les enquêteurs que tout cela était faux et n’était destiné qu’à couvrir les 30 millions de FCFA qu’il prenait et qu’il remettait en main propre à Khalifa Sall. C’est ça le problème mais pas de la politique…Vous voyez, donc, qu’ici, il devait s’agir de justifier la somme de 1,800 milliard de l’argent pris dans les caisses, sans justification», avez-vous dit.

Monsieur le Procureur, il sera difficile de faire comprendre aux Sénégalais que l’affaire Khalifa Sall n’a rien de politique. D’abord, ce sont ses principaux lieutenants (Bamba Fall et Barthélémy Dias) qui sont traînés devant la Justice, l’un après l’autre.

Monsieur le Procureur, si Khalifa Sall a commis des malversations, pourquoi attendre maintenant, à quelques mois des élections, pour le poursuivre ? Nous nous opposons à la dilapidation de nos maigres ressources, mais nous dénonçons toute Justice sélective. Monsieur le Procureur, qu’allez-vous faire des responsables de l’APR et des hommes d’affaires proches du régime, récemment épinglés par la Cour des Comptes ?

Monsieur le Procureur, ne soyez jamais la personne qui aidera le Président Macky Sall à écarter ses adversaires de la course aux Législatives. Car, un de ces jours, il n’hésitera pas à vous lâcher, comme il l’a fait avec le Procureur Alioune Ndao, en pleine audience à la CREI.

  • «Il y a eu deux actes qui concernent un seul mariage. Abdoul Mbaye a présenté un document devant être l’acte de mariage avec séparation des biens et polygamie. Son épouse aussi, Aminata Diack, a présenté un acte de mariage où il est mentionné communauté des biens et monogamie. Alors, j’ai eu deux actes de mariage avec des mentions différentes pour un seul mariage, donc il y’a forcément un faux», avez-vous dit encore.

Monsieur le Procureur, dans l’affaire Abdoul Mbaye, même s’il y a du faux, qui peut en être l’auteur principal ? Vous n’allez pas croire qu’Abdoul Mbaye, qui n’est pas un agent d’Etat civil, a confectionné, lui-même, son propre certificat de mariage. Si cette éventualité était écartée, Abdoul Mbaye ne pourrait donc être qu’un complice. Si sa complicité n’était pas prouvée, matériellement, Abdoul serait donc une victime.

Monsieur le Procureur de la République, vous avez assez d’éléments qui peuvent remplir pleinement vos journées au Parquet. Attendez-vous d’être saisi ou d’avoir des éléments pour lancer des poursuites contre les auteurs des scandales suivants:

Bictogo: 19 milliards de FCFA ;

Africa Energy: 300 milliards de FCFA ;

Petro Tim: plus de 600 milliards de FCFA ;

Iris: 50 milliards de FCFA ;

Arcelor Mital : 2500 milliards de FCFA ;

Sahel aviation etc. ?

Nous ne bouclerons pas ce texte sans parler du député Farba Ngom, qui a osé insulter publiquement le Préfet de Matam, patron de l’Exécutif départemental et, par conséquent, représentant du chef de l’Etat. Et pour des faits moins graves, des députés ont vu leur immunité parlementaire levée. Vous attendez d’être saisi ?

Monsieur le Procureur, relisez les articles 8, 9 et 10 de la Constitution sénégalaise, pour mieux comprendre pourquoi vous ne pouvez pas limiter nos libertés. Au-delà de votre personne, nous avons le droit de critiquer la politique du Président Macky Sall, président du Conseil supérieur de la Magistrature, patron de tous les magistrats du Sénégal.

Monsieur le Procureur, vous ne pouvez pas avoir un privilège que le Chef de l’Etat n’a pas. La Justice est dite au nom du peuple, et ce peuple dira ce qu’il pense de sa Justice et de la manière dont elle est dite par ceux qui en ont la charge, dont vous.

Vive la Justice sénégalaise, vive le Sénégal !

Monsieur Mamadou Mouth BANE

Président du Mouvement «JUBANTI SENEGAL»

Gambie : Adama Barrow prête serment devant son peuple


 Le nouveau président gambien Adama Barrow, investi dans ses nouvelles fonctions le 19 janvier dernier dans les locaux de l’ambassade de la Gambie à Dakar, a de nouveau prêté serment samedi lors d’une cérémonie tenue au stade de Bakau, à l’ouest de Banjul, la capitale gambienne.

Drapé dans un grand boubou blanc et coiffé d’un bonnet de même couleur, le président gambien, main droite sur le Saint Coran, a répété devant une foule immense la formule consacrée, jurant de respecter et de faire respecter la Constitution de son pays.

Cette cérémonie coïncide avec les festivités marquant le 52e anniversaire de l’accession de la Gambie à la souveraineté internationale et a été marquée par la présence de plusieurs de ses homologues, dont la libérienne Ellen Johnson Shirleaf, également président de la Conférence des chefs d’Etat de la CEDEAO.

Etaient également présents, le président Macky Sall, président d’honneur de cet évènement, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, entre autres chefs d’Etat.

Une foule monstrueuse avait investi tôt le matin le stade de Bakau, à l’ouest de Banjul, la capitale gambienne, en attendant le démarrage de cette cérémonie marquant l’avènement de la « New Gambia », une nouvelle ère de démocratie selon de nombreux citoyens de ce pays.

Certains Gambiens ont reconnu avoir passé la nuit sur place, pour ne rien rater de cette fête, la première à être célébrée depuis plus de 23 ans sans Yahya Jammeh, arrivé au pouvoir en juillet 1994 suite à un coup d’Etat.

Jammeh a été contraint à l’exil en Guinée équatoriale, après la victoire du président Barrow à la présidentielle gambienne du 1er décembre dernier dont il contestait les résultats après avoir reconnu sa défaite.

Le dernier message plein d’émotion de Yahya Jammeh à son peuple

Le dernier message vidéo plein d’émotion de Yahya Jammeh à son peuple

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C’est officiel. Yaya Jammeh vient d’annoncer à la télévision nationale Gambienne (Grts) qu’il quitte le pouvoir. Décision prise au terme de la médiation des présidents de la Guinée, Alpha Condé et de la Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz.

«J’ai décidé aujourd’hui, en âme et conscience, de renoncer à la direction de cette grande nation. Je crois en l’importance du dialogue. J’ai décidé de quitter le pouvoir. Je ne veux pas d’effusion de sang. En tant que musulman et patriote, je crois qu’il n’est pas nécessaire de verser la moindre goutte de sang. Ma décision n’est dictée que par l’intérêt du peuple gambien », dit-il dans son dernier message à la télévision gambienne.

Il ne manque pas de dire qu’il croit en la capacité des Africains de décider pour eux-mêmes. « Je ne me soumets qu’au jugement d’Allah », assène-t-il.

Dans son adresse à la Nation, il a dit tout l’amour qu’il porte à son peuple, remerciant particulièrement sa mère, sa femme et ses enfants pour leur soutien.

Un dernier message plein d’émotion assurément.

Ousmane Sonko : On paie à chaque député 50.000 Fcfa par jour au moment où le peuple souffre!

Donnant hier sa lecture du passage du Premier ministre à l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a affiché sa déception par rapport aux questions des députés et aux réponses des membres du Gouvernement. Pour le leader du Pastef, Mahammad Boune Abdallah Dionne n’est plus légitime à diriger le Gouvernement en raison des omissions qu’il a faites sur des secteurs essentiels.


 Ousmane Sonko : «On paie à chaque député 50.000 Fcfa par jour au moment où le peuple souffre!»
Après le passage du Premier ministre à l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko revient à la charge en déclarant qu’il est resté sur sa faim et profondément déçu. «Nous sommes venus en tant que citoyen suivre les 14 questions d’actualité sur lesquelles est interpellé le Premier ministre. A la sixième question, je voulais quitter la salle car j’étais très déçu du contenu des questions, mais ceux qui étaient avec moi m’ont demandé de rester pour suivre.
Mais à la 12e question, je ne pouvais plus supporter cette mascarade et j’ai quitté la salle», raconte l’inspecteur des Impôts et Domaines qui tient à préciser qu’il n’a pas été chassé de l’Assemblée Nationale. Suivi par les journalistes qui voulaient prendre sa réaction, explique-t-il, «les forces de l’ordre m’ont dit qu’elles ont reçu l’ordre de me dégager de ce lieu qui est public.
Les journalistes m’ont suivi et j’ai dit au chauffeur de s’arrêter pour que je puisse réagir. Mais les forces de l’ordre qui étaient dans un pick-up m’ont poursuivi jusqu’au boulevard de la République et ont refusé que je m’adresse à la presse. Ce qui est anormal». Très amer, il poursuit : «ces policiers, sous les ordres du ministre de l’Intérieur, m’ont suivi jusqu’à la corniche vers les cimetières des Abattoirs».

Pourtant, relève-t-il, les militants de l’Apr sont venus nombreux à l’Assemblée alors qu’ils ne comprenaient rien de ce qui se faisait à l’hémicycle. «Certains se sont même mis à nous insulter; c’est désolant pour un pays qui se veut démocratique», clame Ousmane Sonko qui estime qu’ interdiction lui a été faite de prendre note à l’Assemblée nationale.

S’agissant des réponses données par le Premier ministre, le leader du Pastef affiche toute sa déception. «Pour la première question relative à la gestion du pétrole et du gaz, le chef du gouvernement n’a pas répondu et a délégué le ministre des Mines qui s’est mis à relater des historiques jusqu’à épuiser son temps de parole sans nous dire l’essentiel, c’est scandaleux», soutient-il.

Pour lui, l’Assemblée ne mérite pas son budget de 16 milliards Fcfa. «On paie à chaque député 50.000 Fcfa par jour, alors que le peuple souffre», s’indigne-t-il avant de réfuter les allégations du Premier ministre selon lesquelles le Sénégal peut gagner jusqu’à 50% de part dans la production du pétrole.
«Nous n’y gagnons finalement que 24% de part. S’ils veulent nous contredire, ils n’ont qu’à publier les décrets. En tout cas, nous en disposons et comptons les publier dans un ouvrage», enfonce Ousmane Sonko.
Très déterminé à aller jusqu’au bout de sa logique, l’ex-inspecteur des impôts et domaines estime que le Premier ministre n’a plus de légitimité pour diriger le gouvernement. «Toutes les informations qu’il a données ne sont pas fondées. Hier, il a préféré esquiver l’affaire Petrotim».  « Les problèmes dans l’agriculture, l’Education et la santé n’ont pas fait l’objet de bonnes réflexions »

Par ailleurs, Ousmane Sonko interpelle les députés sur le problème de la Suneor. «La reprise de cette société est scandaleuse car aucun investissement n’a été fait au moment où l’argent de cette société a été pompée et les autorités n’ont pas créé les conditions de sa reprise», tonne le patron du Pastef qui s’interroge sur les 53 milliards Fcfa de Abass Jaber.

L’As

Bamba Fall : Khalifa est le candidat du Peuple et le Ps doit le soutenir

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Les déclarations se poursuivent et ne se ressemblent pas. Pour soutenir le maire de Dakar dans son combat au sein du Parti Socialiste (PS), les partisans de Khalifa Sall multiplient les sorties. Bamba Fall, maire de la Médina donne le ton  » Si être Khalifiste est un crime nous sommes tous des criminels ».

Il poursuit  »Khalifa est le candidat du Peuple et le parti socialiste doit être un de ses souteneurs ». Une déclaration qu’il a fait à la rencontre organisée actuellement à Dakar par le mouvement  »And Dolel Khalifa », ainsi, les pro Khalifa ont bien démarrer leur campagne en vu de l’élection présidentielle qui se tiendra en 2019.

Le message de Sylvia Bongo Ondimba aux Gabonais, suite à la réélection contestée de son époux

Le message de Sylvia Bongo Ondimba aux Gabonais, suite à la réélection contestée de son époux (Texte+photos)

Ali Bongo vient d’être réélu, pour un second mandat, président du Gabon avec 49,80% des voix, selon le ministère de l’Intérieur. Le taux de participation s’élève à 59,46%. L’opposition conteste le score de l’élection et des heurts ont lieu en ce moment dans certains quartiers de Libreville.

Alors que le Gabon glisse vers le chaos avec des émeutes qui se généralisent et touchent déjà Libreville et Port-Gentil, Sylvia Bongo Ondimba, la Première Dame du Gabon soutient son mari annoncé réélu. Sur le mur de son compte Facebook, Sylvia Bongo Ondimba a tenu à laisser ce message de soutien à Ali Bongo.

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Aux côtés d’Ali, pour vous, avec vous, ensemble, je continuerai à m’engager pour rendre le futur et le bien-être des Gabonais meilleur !
Le Gabon fort et solidaire que nous appelons tous de nos vœux, quels que soient nos choix politiques, a besoin de chacun de ses enfants.
Nous ne sommes qu’un seul et même Gabon, “uni dans la concorde et la fraternité”.
“Demeurons vigilants sans faiblesse et sans haine“.” (Sylvia Bongo Ondimba)

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Aissata Tall Sall : « Macky s’est renié, il appartient au peuple de décider et non au Conseil Constitutionnel »

Maintien du Mandat Présidentiel jusqu’en 2019: Aissata Tall Sall « griffe » Tanor et Macky SallAu Parti Socialiste on ne parle pas le même langage à propos de la décision de Macky Sall de maintenir son mandat jusqu’en 2019. Après Barthélémy DIas, c’est autour de Aissata Tall Sall de ramer à contre courant de son secrétaire général Ousmane Tanor Dieng.

A l’opposé de ce dernier la responsable socialiste estime que le Chef de l’Etat s’est renié en renonçant à ses engagements. «Le Chef de l’Etat devait respecter sa parole qui est au dessus de toute institution», dit -elle sur les ondes de la Rfm. Selon l’ex porte parole du Ps dès l’instant que le peuple est souverain il n’y a plus aucune autre décision qui compte. «Il appartient au peuple de décider et non au Conseil Constitutionnel», sert-elle.

Les Sénégalais disent non au « parjure » de Macky Sall

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A part les responsables de l’Alliance pour la République et les alliés du Parti socialiste envoyés au charbon pour justifier le reniement de la parole du Président sur les plateaux des télés, la grande majorité des Sénégalais a rejeté la décision du Président de ne pas réduire son mandat.

Il suffit d’écouter les émissions interactives sur les principales radios de la place, qui constituent par ailleurs un bon baromètre sociopolitique ou d’entendre la réaction des analystes politiques et des citoyens, pour s’en convaincre. Les Sénégalais, très inspirés du reste, ont trouvé des expressions très évocatrices pour caractériser la volte face de Macky Sall. « Wiri wiri, teg teggi, Wax waxeet, wax waxaat waxati waxeet … », des expressions qui en disent long sur le dépit et le rejet de ce reniement enrobé dans une décision du Conseil constitutionnel.

Conscients de l’impact qu’aurait une telle décision dans l’espace public, les services de communication de la Présidence ont câblé avant hier soir leurs réseaux dans la presse pour atténuer les effets. C’est ainsi que la majorité des titres des journaux d’hier a été complaisante à l’endroit de Macky Sall, à l’instar de Youssou Ndour qui a dit « masta » à Macky Sall comme pour narguer les populations qui se sont senties trahies.

Mais malgré ces manoeuvres, les populations n’ont pas été pour autant endormies par cette presse « traitresse et corrompue » « travaillée » par le Palais et continuent de réagir pour condamner avec la dernière énergie le reniement de la parole présidentielle tout en s’organisant à travers des mouvements comme le M23, Y en a marre et autres.

« Diack s’emmure, Le Macky murmure, Le Peuple endure », Par Dr Seck Mamadou

Chronique d’une fin de règne

« C’est par un manque de maitrise de soi, de scepticisme et d’esprit critique que le Tyran se distingue de l’homme politique normal ».    Mariano Pico Salas

Le Sénégal ressemble ces temps-ci à un Titanic dont l’équipage irait droit vers l’iceberg, le sachant et le voyant mais ne trouvant rien pour l’empêcher.

Les crises socio-économiques, les scandales d’états s’accumulent dans une confusion totale et une perte de repères dont aucune force de ce régime dopé par Diackleyev ne semble capable de dénouer les fils, à l’exception des tenants de la régression la plus obscure vers le plaisir de divertir, de salir, de manipuler, de mentir pour masquer leur carence et leur limite dans l’amnésie la plus absolue.

Le 20 Janvier dernier, face au juge Parisien et après son aveu Planétaire d’avoir financé l’Opposition d’alors, Mr Diack s’emmure dans un silence que semble lui préconiser les bénéficiaires majoritaire de ce régime en échange de la non extradition et du non jugement de son fils MASSATA DIACK par la justice sénégalaise.

En rappel dans mes écrits précédents, Le Macky adopte ce que les journalistes français qualifiaient de Théorème de CHARLES PASQUA (ancien ministre de l’intérieur):

«  Quand on est emmerdé par une affaire, on suscite une affaire dans l’affaire et si besoin une autre affaire dans l’affaire de l’affaire jusqu’à ce que personne n’y comprenne plus rien »

Mr le Président vous avez dit enquête parlementaire ?

Envie d’un deuxième mandat, non ! Et Pourquoi attendre alors au crépuscule de votre fin de règne ? Alors que plusieurs occasions de scandales d’état aussi cocasses les uns que les autres se sont succédé depuis le début de votre magistère. De qui se moque t-on ?

« Le Monde » vous avez mis en demeure dans l’affaire de l’argent du dopage de Diack. Y’a t-il enquête parlementaire pour l’image du Sénégal ?

le Scandale Pétro Tim, le scandale Arcelor mittal, le scandale de l’attribution du marché des immeubles à pompier dont votre épouse est citée dans une histoire de pot de vin (cf. Plainte de Serigne Assane Mbacké), le scandale de la destruction de plus de 400 logement prés du mur de l’aéroport, le scandale de la gestion calamiteuse du port Autonome de Dakar, dont un des votre et pas n’importe qui, à savoir le député Moustapha cissé Lo avait demandé à entendre Cheikh Guitare Kanté à l’Assemblée nationale et aucune suite ne lui a été réservée. Etc… Y’a t-il enquête parlementaire ?

Tous ces scandales précités et qui n’en finissent pas, posent  la question de votre légitimité politique d’abord avec l’argent du Dopage, de la Drogue et de la corruption qui a été à l’origine du processus de votre élection.

N’en demeure pas moins de ce qui suit et qui concerne le peuple tout entier, car c’est leurs ressources et c‘est l’argent du contribuable. Et Mr le président, les sénégalais ont le droit de savoir !

Il est vrai que dans ces histoires de dingues, je n’avais pas pensé que le plus dingue semblait nous diriger.il est rare que le tueur en série dirige l’enquête sur ses propres meurtres, ailleurs que dans les films. C’est pourtant ce que le peuple a vécu.

Et Mr le Président semble vouloir passer l’éponge et faire la sourde oreille, pour reprendre Sérigne Modou Kara Mbacké concernant la libération Sans condition du Candidat KARIM Meissa Wade.

La Justice internationale a parlée, la société civile a parlée, les experts judiciaires ont parlés, vos collaborateurs ou ex collaborateurs ont parlés, les autorités coutumières et religieuses ont parlés pour sa libération et c’est toujours la sourde oreille Mr le Président!

Toutefois, il est des alarmes que leur pertinence transforme en sentences proverbiales, aussi loin de leur contexte historique.

Ainsi de cette réflexion d’Antonio Gramsci dans « ses cahiers de Prison » parlant de crise : « le vieux monde (le Macky) se meurt, le nouveau (Karim Wade) tarde à apparaître et, dans ce clair-obscur, surgissent les monstres (les Mackysards) »

Nous vivons ce surgissement des monstres qui sont au niveau de la maternelle en politique.

Ils sont bien là, ces monstres, devant nous, défilant dans nos rues, envahissant nos médias, imposant leurs imaginaires de violence et de haine pour parler de Nationalité ou Sénégalité.

Mr le Président, gardez votre crèche ! Et soyez responsable.

Vous ne pouvez pas laisser vos enfants de la maternelle avec leur trottinette emprunter l’autoroute de la Nationalité où il n’existe pas de passage clouté, pour justifier une excursion de loisir politique.

La politique, c’est du sérieux et fait appel au sens de la responsabilité. Ne mêler pas la politique aux immatures et irresponsables  de votre camp. Les sucettes et les Doudous suffisent largement pour les calmer.

Un abime est devant nous, où nous entraine une politique sans hauteur qui, depuis 2012 n’a cessé de plier devant les échecs et les scandales à répétition. Et je pense que le pire n’est jamais sûr et que les hommes, par leurs luttes, peuvent maitriser l’avenir.

Par ailleurs, nul besoin de vos échecs de communications pout tenter d’amadouer la presse libre en parlant d’accréditation et d’aide à la presse.

Après les avoir trainer dans la boue de la DIC, pour avoir juste commenté l’affaire Lamine Diack et pour des calculs purement politique politicienne, c’est en ce moment que vous parlez de Presse.

Je vous rappelle que l’aide à la presse, c’est l’argent du contribuable et non de Macky Sall et il ne doit pas y avoir de répartition discriminatoire entre les « Diambaleries » du lundi qui vous sont favorables et la Presse en ligne qui restent plus objectives et plus responsables et dont dépendent les Sénégalais de la Diaspora.

Ces supports de la presse en ligne ont droit, sans exception, à cette aide à la presse quelque soit leur ligne éditoriale.

Notre presse libre a longtemps était asphyxiée par ce régime à l’image de Karim Wade, libre, mais qui reste séquestré malgré sa liberté demandée par la justice internationale.

Maintenant tous les dégoûtés de ce régime sont partis (y compris le peuple), il ne reste que les dégoûtants. Car Macky a fait le choix des «Rats Wistar » de luxe de la transhumance à la place des « Rats d’égouts» considérés comme des cobayes dopés et issus des recherches du Professeur Diackleyev. Et le destin d’un cobaye, c’est de mourir après expérience même s’il était là à la première heure. Les Apériens apprécieront !

Dr Seck Mamadou

Cadre Libéral – Paris