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Revanchisme d’Etat (Par Serigne Saliou Gueye).

La répression carcérale est contre-productive pour gagner le respect des citoyens – Pourquoi dans un pays dit démocratique, le président souffrirait-il d’être raillé, caricaturé voire insulté

Le journaliste Adama Gaye, titulaire d’un Master en Gestion internationale de pétrole et gaz de l’Institut des hautes études internationales de Genève, d’un certificat en pétrole, gaz et énergies renouvelables de l’institut international de droit de Washington, membre de l’association internationale des négociateurs de pétrole et gaz, qui a été cueilli dans sa résidence le lundi 29 juillet dernier par les limiers de la Division des Investigations criminelles, a été finalement inculpé et placé sous mandat de dépôt pour offense au chef de l’Etat et atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat. Il devient le deuxième activiste après Guy Marius Sagna à être envoyé à Rebeuss pour des motifs qui sont flous. Dans la réalité, rien dans les écrits d’Adama Gaye n’offense l’institution présidentielle et ne trouble la sécurité intérieure de l’Etat.

Rien dans ses écrits n’est constitué de manœuvres internes qui ont pour but de déstabiliser l’organisation sociopolitique de l’Etat et porter atteinte à l’intégrité du territoire. Et rien dans ses écrits ne dissémine des nouvelles mensongères susceptibles de nuire aux autorités publiques ou à la cohésion nationale.

On évoque ces motifs dans le seul but de rabattre le caquet à une grande gueule qui cause beaucoup d’insomnie au pouvoir en place. Et cela au bonheur du chef de l’Etat revanchiste, de ses courtisans et de ces journalistes-juges qui, le lundi 29, dès potron-minet, ont annoncé l’arrestation de l’ancien journaliste de Jeune Afrique et prononcé la sentence carcérale et pécuniaire afférente.

Ainsi comme l’avait vu juste le juriste Seybani Sougou dans sa dernière contribution « folie du régime », le doyen des juges n’a pas retenu le délit de « diffusion par écrit de propos jugés contraires aux bonnes mœurs » puisque cette notion dont la qualification juridique est floue, est extrêmement difficile à prouver dans le cas d’Adama Gaye ». Par conséquent, « l’invocation de l’article 256 du code pénal pour tenter de justifier du point de vue juridique l’interpellation d’Adama Gaye est un motif fallacieux et constitue un scandale absolu. L’invocation de l’article 256 concernant Adama Gaye est un argument juridique pour le moins léger, qui ne peut prospérer devant aucun tribunal sérieux », ajouta le juriste Sougou avant de prédire : « Le pouvoir connaissant parfaitement les failles liées au recours à l’article 256 du code pénal, il ne serait pas étonnant que de nouvelles infractions soient créées et notifiées à Adama Gaye pour assurer coûte que coûte son incarcération ».

Malick Sall, un piètre ministre de la Justice-juge

Mais cette incarcération était déjà prononcée par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux Malick Sall qui, lors d’un forum organisé par la Cour suprême ce 30 juillet 2019 sur le dialogue entre juges et juridictions de fonds, a scellé le sort du journaliste Adama Gaye. « Dans cette affaire, dite d’Adama Gaye, j’assume toute ma responsabilité. Je ne peux, personnellement, en tant que Garde des Sceaux, voir un individu, par ses écrits, ses déclarations, passer son temps à insulter celui qui incarne l’institution la plus sérieuse, la plus en vue de notre Etat : le président de la République. J’assume toute ma responsabilité. La Justice ne permettra et n’autorisera quiconque, quel que soit son statut, de fouler au pied les fondamentaux de la République, de fouler aux pieds les institutions. Des institutions faibles, des institutions banalisées ouvrent la voie à la déstabilisation. » Telle est la sentence débitée par le patron de la chancellerie dans l’affaire Adama Gaye. Ce n’est même pas la peine d’essayer de décrypter le message latent de cette déclaration tellement il appert que le délit d’offense au chef de l’Etat est clairement établi dans ses propos accusatoires.

Par conséquent, il a fallu 24 h pour que se réalise ce que tout le monde savait déjà après cette sortie malencontreuse du piètre ministre de la Justice qui viole la présomption d’innocence du journaliste, expert en ressources pétrolières et gazières. Où est Babacar Bâ, cette grande gueule du Forum du justiciable qui s’était fendu d’un communiqué où il demandait pitoyablement aux Sénégalais de respecter la présomption d’innocence du frangin d’Aliou Sall éclaboussé par l’enquête de BBC sur le scandale du pétrole et du gaz ? Au lieu cette fois d’exiger le respect de la présomption d’innocence aux journalistes-procureurs qui avaient fait leur jugement avant inculpation du doyen des Juges, voilà que le néophyte soi-disant militant des droits de l’homme déclare outrageants les propos d’Adama Gaye au nom d’une pseudo-protection de l’institution présidentielle.

Quand Ismaïla Madior Fall quittait le ministère, les Sénégalais dans leur grande majorité se délectaient de voir le tailleur haute couture du président (THCP) faire ses baluchons. Tellement ils pensaient que le nouveau Garde des Sceaux  ne pourrait jamais avoir une posture pire que le TCHP. Mais que nenni ! Malick Sall ne semble pas comprendre le véritable rôle d’un ministre de la Justice. Il doit être à équidistance des chapelles et hommes politiques même s’il est reconnu qu’il est militant du parti présidentiel. Mais depuis qu’il est à la tête du département de la Justice, aux bourdes succèdent maintenant les déclarations comminatoires.

Dans l’effervescence du scandale de Pétrotim, le Garde des Sceaux a blanchi le frangin de Macky Sall éclaboussé par l’enquête de BBC en déclarant « qu’un musulman comme Aliou Sall, revenant de la Mecque pour la Oumra, puisse se fourrer dans ces histoires de corruption…» Sa première sortie à l’Assemblée nationale avait révélé son manque d’épaisseur intellectuelle. Ainsi lors de l’examen du projet de loi portant suppression du poste de Premier ministre, au moment où on l’attendait pour développer un argumentaire solide et convaincre les sceptiques et rétifs sur l’opportunité et la nécessité de la suppression du poste primo-ministériel, le ministre de la Justice lança avec morgue aux députés opposants : «Les victimes du 24 février qui n’ont pas encore digéré leur amertume, je ne peux que leur dire « massa »». Dès lors, les Sénégalais estomaqués par cette réponse digne d’un lymphatique Farba Ngom se firent une religion sur la capacité d’un tel ministre à donner une stature au département qu’il dirige.

Il est indéniable que le patron de la chancellerie est le protecteur de l’État de droit qui utilise la violence légitime pour sanctionner les fautifs qui s’affranchissent des règles collectives. Mais il ne doit pas être ce héron maquignonné en loup qui s’infiltre dans la bergerie judiciaire pour faire de la justice un instrument du pouvoir qui influence et pèse sur les décisions de justice des magistrats. Mais chassez le naturel, il revient au galop. Dans les républiques bananières comme la nôtre, la justice est le bras séculier dont se sert le pouvoir central pour imposer arbitrairement son autorité. Et des articles liberticides comme l’article 80 de notre code pénal sont utilisés comme une épée de Damoclès pour abattre tout adversaire ou faire taire tout activiste qui importune le pouvoir en place. Ce qui détonne avec la liberté d’expression, ciment de toute démocratie. Le combat pour la liberté d’expression est un combat de principe qui ne change pas selon les visages. C’est pourquoi, nous dénonçons l’arrestation arbitraire dont sont victimes Guy Marius Sagna et Adama Gaye.

Tous ces politiques télécommandés, tous militants de la société civile duplices, tous ces journalistes stipendiés (et j’insiste) qui tirent à boulets rouges sur Adama Gaye n’ont jamais remis en question les idées qu’il développe sur le pétrole. Alors ils laissent la proie pour l’ombre. On en veut au journaliste expert en ressources pétro-gazières parce qu’il refuse la courbette et l’allégeance devant le prince ; on lui en veut parce qu’il n’hésite pas un tantinet à bloquer sur la toile un ami virtuel de facebook avec qui il ne partage pas la même position. Depuis 2012, Adama Gaye utilise la même insolence pour pilonner le régime de Macky. Puisque la loi, c’est la loi, pourquoi attendre sept ans après pour l’inculper sur la base des mêmes motifs et l’incarcérer ? Il faut avoir le courage de dire qu’Adama Gaye est victime du revanchisme médiatique et étatique.

Parlant d’insolence, le journaliste (même si Madiambal Diagne lui nie un tel titre) est un petit Poucet devant le colosse Moustapha Cissé Lô, maitre es-insulte. Aujourd’hui le président Sall devait stoïquement supporter toutes les attaques sur sa personne quelle que soit le degré de virulence puisque sous le régime de Wade, c’est lui qui finançait un journal dont la spécialité était de déverser quotidiennement des torrents d’insultes sur Idrissa Seck. Aujourd’hui, cet insulteur fieffé est recyclé par Macky dans un conseil d’administration où il se la coule douce.

L’article 80 liberticide, l’épée de Damoclès

Au Sénégal, l’article 80, transcende et survit à tous les régimes même si ses animateurs, une fois dans l’opposition, ont donné des gages solides pour le supprimer une fois arrivés aux responsabilités. Etant un fourre-tout, chaque président, par l’entremise de ses procureurs ou juges, peut l’utiliser arbitrairement à sa guise pour casser ses opposants. Dans cette optique, l’avocat Demba Ciré Bathily parle de cet article 80 comme une porte ouverte à l’arbitraire : « Ce maintien de l’article 80 a pour conséquence de laisser libre cours à l’arbitraire. Ce qui est reproché à l’article 80, c’est de ne pas être conforme aux principes de la légalité des peines et des délits parce que le contenu des infractions doit être dessiné pour qu’on puisse savoir ce qui est prévu par la loi. Mais, l’article 80 dit seulement des autres manœuvres et actes de nature à compromettre la sécurité publique ou à occasionner des troubles politiques graves, à enfreindre les lois du pays… Donc, la notion d’acte n’est pas défini encore moins celle de manœuvre. Cela veut dire que c’est le procureur ou le juge qui donne un contenu à cet article ». Ce qui veut dire que dans ce pays, tous les démocrates épris de liberté d’expression sont en sursis.

Il est inconcevable qu’un tel article attentatoire à la liberté d’expression qui est une survivance de la loi française du 29 juillet 1881 et qui a été biffé du code pénal français en 2013, figure encore dans nos textes législatifs. Le délit d’offense au chef de l’État, au vu de l’évolution démocratique, est une disposition révolue, anachronique, anticonstitutionnelle donc anti-démocratique. Nous ne vivons plus l’antiquité et le Moyen-Age où le crime de lèse-majesté, ancêtre du délit d’offense au chef de l’Etat, était durement réprimé par sa Majesté impériale. L’utilisation de la répression carcérale est littéralement contre-productive et est loin d’être le moyen le plus adéquat pour gagner le respect des citoyens.

Certes on peut déceler plusieurs outrances dans le verbe d’Adama mais rien d’outrageant qui vaut de passer une seule nuit en prison. La force de l’insulte ne réside pas dans son rôle locutoire. Elle transcende sa dimension illocutoire pour être appréhendée dans sa fonction perlocutoire. Elle ne tient pas tant dans le texte scatologique choisi que dans l’intention ou le contexte d’émission. Les chanteurs de Keur Gui en l’occurrence Thiaat et Kilifeu ont traité Macky de « saï-saï ». Mais le contexte pré-électoral sensible les a sauvés d’une inculpation et certaine d’un visa pour la MAC. 

Mais pourquoi dans un pays qui se dit démocratique, le président souffrirait-il d’être raillé, caricaturé voire insulté ? Indubitablement les pontifes moralistes et la bien-pensance médiatique qui pullulent sur la webosphère me rétorqueront que l’insolence jure avec nos valeurs morales, religieuses et culturelles. Mais le Sénégal n’est pas une terre d’exception ou un havre d’anges où la liberté d’expression doit être méticuleusement contrôlée comme à l’époque médiévale. On se croit un peuple élu de Dieu, plus religieux, plus pudique plus attaché aux valeurs morales alors que nous sommes comme les autres nations avec nos tares, nos vices, nos défauts abyssaux et nos incomplétudes.

Un journaliste de Baltimore Sun a crucifié récemment le président américain sans aménités « Nous voudrions dire à l’imbécile heureux de Vladimir Poutine (Ndlr : Trump) qu’il ne trompe toujours pas la majorité des Américains sur le fait qu’il ne serait qu’un tout petit peu compétent pour occuper son poste actuel. Ou qu’il possède une once d’intégrité » avant de le traiter de vermine : « Mieux vaut avoir un peu de vermine qui habite dans le quartier qu’être de la vermine ». David Simon, un ancien journaliste du Baltimore Sun renchérit : « Nous sommes une ville peuplée de bons Américains qui méritent mieux que l’imposture, le raté égocentrique et vide qu’ils ont pour Président ». «Vermine, malhonnête, imposteur, raté égocentrique et vide », ces diatribes contre Trump et qui ne désacralisent en rien l’institution présidentielle de la nation la puissante du monde, qui oserait au Sénégal les utiliser contre Macky sans tomber sous le coup du délit hérésiarque d’offense au chef de l’Etat ?

Dans l’édition de l’hebdomadaire Marianne du 7 au 13 août 2010, Jean-François Kahn, journaliste fondateur dudit magazine, avait traité à la une, le président Sarkozy de voyou de la République. Certes, il y a eu des réactions contradictoires sur l’emploi du terme « voyou » mais jamais il n’est venu à l’esprit de Sarkozy d’user de l’article afférent au délit d’offense au chef de l’Etat. Qui aurait le toupet de qualifier le président sénégalais de « voyou » sans courir le risque de séjourner à Rebeuss ?

Il n’y a que dans nos micro-Etats avec des chefs d’Etat infatués de leur personne où leur valetaille judiciaire passe tout leur temps à traquer des mots qui écorchent la soi-disant honorabilité de l’institution présidentielle au lieu de se focaliser sur les vrais scandales politiques et financiers qui assaillent la République.

Le citoyen Massamba Ndiaye, dans une de ses contributions écrit ceci : « Évoquer le motif d’offense à toute critique virulente à l’action politique du président de la République constitue une entrave grave à la liberté d’expression du citoyen. Dire une vérité même crue au chef de l’État en quoi constitue-t-elle une insulte, un outrage ? Les autorités publiques doivent apprendre à accepter les critiques à partir du moment où les citoyens décident librement de leur confier leur destin. C’est pour cela que les juges doivent prendre leur responsabilités et refuser de suivre le réquisitoire des magistrats du parquet pour condamner n’importe quel citoyen ou opposant politique pour délit d’opinion ». Malheureusement chaque fois qu’une affaire pareille atterrit chez le doyen des juges d’instruction, il s’ensuit l’inculpation et le mandat de dépôt. Mais personne ne peut plus imposer l’omerta aux citoyens quoique cela puisse leur coûter. Grand Alymana Bathily, éditorialiste à SenePlus, indigné par l’arrestation de la jeune journaliste Oulèye Mané, l’avait fait savoir sans circonlocution au président Sall dans sa publication du 10/08/2017, en ces termes : « C’est vrai qu’il y a toutes sortes de photos montages, de vidéos et de textes insultants à votre égard sur la toile. Sachez monsieur le président qu’il y en aura toujours et de plus en plus. Les condamnations à la prison et les amendes n’y feront rien. Considérez qu’il en circule 1000 fois plus encore chaque jour sur Macron, Merkel ou Trump. »

A défaut de réformer les articles liberticides qui peuplent le code pénal, nos gouvernants doivent faire fi des insultes en s’inspirant des sages conseils donnés par Sancho Panza à Don Quichotte : « Je ne mettrai en façon quelconque la main à l’épée, ni contre vilain ni contre chevalier, et que je proteste ici devant Dieu que je pardonne toutes les injures qu’on m’a faites et qu’on me fera… ».

La faillite morale d’un Président!(Par Cheikh Tidiane).

Le message du Président de République à la fin de la prière de la Korite est encore plus pathétique que la conférence de presse de son frère. Une grande arrogance et un semblant de sérénité qui cachent en réalité un profond malaise.

Macky Sall n’a pas parlé en Président de la République mais en frère d’Aliou Sall. C’est ce qui fait qu’il n’a pas la dignité de cette charge.

Nous lui avions conseillé, dès le début, d’éloigner sa famille des affaires publiques mais il n’a rien écouté. Non content d’avoir cédé une partie de notre pétrole à son frère Aliou Sall, il l’a aussi mis à la tête de la plus grande banque de l’État : la Caisse des Dépôts et Consignations, après avoir parrainé son élection à la mairie de Guediawaye.

Je ne parle même pas de son beau-frère avec son super ministère dont le budget frôle les 1000 milliards. Toutes les ressources destinées aux politiques sociales et à la solidarité nationale entre ses mains, pour une redistribution ciblée dans les reseaux parrainées par le Clan. Dautres scandales de corruption en perspective?

Aliou Sall, depuis que nous le connaissons en 2012, n »a qu’une seule ligne dans son CV, c’est d’être frère du Président de la République du Sénégal.

Croyez-vous une seule seconde que le prédateur Frank Timis l’aurait recruté si Macky n’avait pas remporté l’élection en 2012?

Croyez- vous une seule seconde qu’il aurait eu le courage et les moyens de se présenter la mairie de Guediawaye en 2014 si son frère était resté dans l’opposition?

Imaginez-vous ses chances de diriger la CDC si on avait demandé à tous les sénégalais de déposer leur candidature pour ce post ?

Non Macky Sall, je ne laisserai personne me prendre pour un imbécile. Et c’est ce que jai ressentis en vous écoutant.

Nous vous avons confié la garde de notre bien public. Il ne peut en aucun cas appartenir à votre famille. Vous avez l’obligation de nous rendre des comptes et vous le ferez. Je vous le promet, vous ne pourrez pas nous snober. Pas cette fois-ci. Le Sénégal ne sera pas de ces Républiques bananières détruites par des bandes claniques soutenues par leurs réseaux de courtisans locaux et étrangers.

J’invite les acteurs politiques, la société civile, les organisations de lutte contre la corruption et de défense des droits de l’homme, les syndicats et mouvements de jeunes et de femmes, bref toutes les forces vives de notre Nation à se mobiliser, à s’indigner et à s’organiser. Cette effroyable corruption au sommet doit cesser.

J’appelle la jeunesse à se préparer. …Nous vous appellerons bientôt. Soyez prêts.

Macky sera le 1er président de l’histoire à être battu dès le 1er tour

C’est en toute logique que j’ai choisi Thiès, ma ville pour venir démarrer ma campagne ici. Avec cette forte mobilisation, j’en déduis que le président de l’APR, est le premier président de la République du Sénégal à ne faire qu’un seul mandat…

Il sera aussi, le premier président sortant de l’histoire politique du Sénégal à être battu dès le premier tour.

En attaquant aussi sauvagement le président Abdoulaye Wade qui lui a tout donné, je comprends que le peuple sénégalais ne tolère pas qu’on touche à ses symboles.

En agressant judiciairement ses adversaires, il ne comprend pas que le peuple sénégalais ne tolère pas l’injustice. ». Idrissa Seck de poursuivre : « Il n’a pas compris, il n’a pas eu la culture et la sagesse de comprendre qu’être président de la république du Sénégal exige de la hauteur, de la sagesse de la bonté… envers les populations. On ne dirige pas un peuple par la force et le «Niangal » ; on dirige un peuple comme le Sénégal par la culture, par la miséricorde, par la générosité et par la capacité de pardonner ». A l’en croire, Macky Sall ne s’est pas seulement contenté de vendre le pays aux étrangers mais de s’accaparer de nos richesse avec sa famille.

Je vous avais dit que sa vision s’arrête à Diamniadio, mais moi, je veux amener cette vision partout au Sénégal. Comme ici c’est la capitale du Rail, je vous promets que le premier gros chantier sera naturellement, la reconstruction de la ligne du chemin de fer Dakar-Bamako ». Après

Moubarack Lo : Le bilan n’est pas suffisant pour réélire un président


Le bilan va compter le jour du scrutin, mais il ne sera pas suffisant. L’économiste Moubarack Lo affirme que si on se fiait uniquement au bilan, le président Abdou Diouf serait réélu.

Il faudra au président Macky Sall, candidat à sa propre succession, plus qu’un bilan pour se faire réélire. Observateur de la société civile, Moubarack Lo affirme que ses réalisations à elles seules, ne suffisent pas à le faire triompher en février 2019.

«Le bilan compte, mais le bilan n’est pas suffisant», déclare Moubarack Lo. «En 2000, le bilan du président Abdou Diouf, disons sur le plan purement analytique, n’était pas mauvais, il était même assez bon.

Si c’était simplement son bilan, il avait sans doute des chances d’être réélu, mais les électeurs ne votent pas toujours pour le bilan», poursuit-il. Le camp du pouvoir compte sur le bilan du président Macky Sall pour un second mandat.

Mais Moubarack Lo souligne que le bilan économique, même le bilan des infrastructures n’est pas le bilan de l’emploi, ni de la qualité de vie ressentie par chacun dans sa maison. «Ce n’est pas non plus le bilan des perceptions», dit-il, ajoutant qu’il faut regarder plusieurs aspects.

Car à l’en croire, il y a l’économie certes qui est là avec un taux de croissance de 6,6 % en moyenne depuis 2015, deuxièmement il y a un bilan infrastructurel, mais selon lui, il y a la réalité et la perception. Il explique que celui qui n’a pas d’emploi quel que soit ce que vous lui dites, il dira qu’il n’a pas d’emploi et qu’il ne bénéficie pas de la croissance.

Troisièmement, une élection c’est aussi l’offre politique, d’après lui. «Il y a le bilan, mais il y a aussi les perspectives que proposent les autres. C’est tout cela qui va jouer», dit-il.

D’autre part, Moubarack Lo qui s’exprimait en marge de la 3e conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique, affirme que nous vivons une situation exceptionnelle avec une élection présidentielle sans le Pds et Khalifa Sall.

Et pour cause, il soutient que le Pds n’est plus celui d’avant et son leader historique vit à Paris. «A situation exceptionnelle, conditions exceptionnelles aussi.

Ce qui est en train de se passer ce n’est pas une situation où tout est normal parce que si le Pds était tel qu’il était, il est clair qu’il se serait dans doute mieux organisé», poursuit-il, refusant de voir la main du pouvoir derrière leur exclusion de la course à la présidentielle. Moubarack Lo affirme que dans la vie, il faut juger ce dont on est sûr.

Et selon lui, la seule chose sûre c’est que le Conseil constitutionnel s’est fondé sur le droit pour dire que ces deux ne peuvent pas être candidats. «Je suis juste un observateur de la société civile. Je ne peux me fonder que sur ce que dit le Conseil constitutionnel.

Maintenant, si demain, il y a un argument juridique valable qui dirait que le Conseil constitutionnel n’a pas dit le droit, ce serait dans ce cas autre chose. Mais pour l’instant, c’est argument contre argument. Qui a la vérité, je ne sais pas», affirme Moubarack Lo

Pape Oumar Sakho, président du Conseil constitutionnel se livre

Le président du Conseil constitutionnel s’est confié en longueur, ce mardi, en marge d’un atelier de formation sur : « Conseil constitutionnel et médias, un dialogue à établir ».

Une occasion pour Pape Oumar Sakho, qui se trouve actuellement à Mbodiène, d’évoquer les critiques sur les jugements portant sur la compétence des « 7 Sages ».

Le magistrat, en proie à des attaques frontales d’une frange de l’opposition, a assuré aujourd’hui que les critiques qui l’ont visé n’étaient pas justifiées. Il a évoqué son mal-être. Florilège des déclarations à retenir…

Secret des délibérations
« Cela fait 42 ans que j’exerce la fonction de magistrat. Je n’ai jamais été seul devant un journaliste. Les juges sont tenus au respect du secret des délibérations. Quand je suis arrivé au Conseil constitutionnel, il n’y avait pas un embryon de dispositif de communication. Nous nous sommes employés, depuis quelques années, à mettre en place un site internet que nous avons présenté ce matin. Nous avons décidé de vous rencontrer (les professionnels des médias).

Croyez-moi, ce n’est pas mon intention de chercher quoi que ce soit. Je ne vais pas entrer dans certaines considérations, parce que notre seule intention est de communiquer avec vous (les professionnels des médias), de nous entendre sur des concepts, des notions et des procédures. Nous avons fait exprès de choisir quelqu’un qui est doublement indépendant, parce qu’étant un universitaire (Pr Madieyna Diallo), même s’il a été membre du Conseil constitutionnel ».

Les critiques de l’opposition
« Jamais il n’a été question d’influencer ou d’orienter qui que ce soit. Nous ne pouvons pas, en tant que membres du Conseil constitutionnel, exercer une influence sur ce que vous (les journalistes) faites. Je suis habitué aux critiques. Cela fait 42 ans que je rends des décisions et qu’on me critique.

J’acquiesce. J’accepte. Les critiques ? Ça fait mal, mais je me dis que ce sont les vicissitudes de la profession que j’ai choisie. C’est comme ça. À chaque fois que je tranche, il y a des gens qui sont contents. D’autres m’en veulent. Mais, c’est la vie. C’est cette situation que nous vivons depuis 42 ans ».

Devoir de réserve
« On me parle de François Molins (célèbre procureur du tribunal de Paris), je dis que nous ne sommes pas des procureurs. Il n’y pas de procureur au Conseil constitutionnel. Nous sommes des juges et nous sommes tenus au respect du secret des délibérations. (…) Nous lisons certains commentaires. Normal que des personnes, citoyens comme nous, puissent avoir des points de vue sur les décisions que nous rendons. Nous n’avons jamais vu, dans l’espace francophone, un juge organiser une conférence de presse pour justifier sa décision.Le juge se justifie par ses motivations . Nous n’avons pas la même manière de voir les choses. Pourquoi le Conseil constitutionnel se déclare souvent incompétent? (Le président du Conseil constitutionnel s’arrête net, après un signe de la main d’un de ses collaborateurs. S’ensuivent deux secondes de blanc avant le discours du secrétaire général du Synpics)».

“Fusiller les anciens présidents” : Sonko reprécise sa pensée

Ousmane Sonko a vite fait de réagir à la polémique suscitée par ses propos relatifs à une fusillade des anciens présidents de la république. Pour lui, c’est le pouvoir en place qui cherche à manipuler l’opinion et mettre en mal les leaders de l’opposition. Car il n’y aura point de fusillade, précise Sonko qui assure qu’il a plein d’admiration pour Abdoulaye Wade et que ces propos ne sont qu’une métaphore pour décrire la profondeur de la mal gouvernance exercée par les dirigeants depuis l’indépendance.

Offense du Chef de l’Etat envers son peuple! (par Mohamed Dia, Consultant Bancaire)

On dit souvent que « La seule différence entre un sage et un homme ordinaire est que le sage sait reconnaître et s’occuper de l’essentiel ».

Monsieur le président Sall, vous avez adhéré au Parti Démocratique Sénégalais (PDS) à la fin des années 1980 et avez étroitement travaillé avec le président Wade. Monsieur le président pourquoi pensez-vous que le président Wade fut sanctionné par les Sénégalais alors qu’il n’a fait des réalisations jamais faites auparavant ? Pensez-vous que des réalisations soient suffisantes pour être reconduit à la tête du pays ?

Le président Wade a inauguré plusieurs nouvelles universités, des cases des tout-petits et écoles dans plusieurs collectivités locales. A son actif nous pouvons aussi citer l’autoroute à péage, les ponts de Colobane, les échangeurs de Malick Sy, le rond-point de Patte d’Oie, de Hann et de Pikine, le monument de la renaissance, la porte du millénaire, le grand théâtre national. Il ne faut pas oublier le plan REVA, le plan SESAME, le plan Jaxaay, le renouvellement du parc automobile de Dakar Dem Dikk, l’innovation avec les taxis sisters et les taxis iraniens sans oublier les bus TATA.

Le plan Takkal aussi est un succès même si je vous le créditerai car étant finalisé sous votre magistère ainsi que l’aéroport international Blaise Diagne. Le président Sall au bout de 6 ans a lui aussi un bilan pour essayer de se faire réélire. Il a continué à nous doter des infrastructures de dernière génération, la CMU, les bourses familiales, les nouvelles universités, le PUDC, le PUMA, les DAC, l’ANIDA, le TER, l’arène nationale, la Dakar Arena, la subvention de l’élevage et de l’agriculture sans oublier la baisse de l’impôt sur les salaires, etc. En matière de bilan, il n’y a pas une grande différence entre ces deux présidents.

Cependant nous constatons les mêmes problèmes sous ce magistère que sous le magistère du président Wade. Le président Sall parle de la réduction du train de vie l’État et la suppression du sénat et d’autres agences mais qu’en est-il de la création de ces institutions budgétivores que sont le HCCT et le CNDT entre autres ? Sont-elles vraiment nécessaires monsieur le président ? Ne décriions-nous pas l’implication de la famille du président Wade dans les affaires de l’État ?

La même chose est en train de se produire sous le magistère du président Sall. Combien de rapports de l’OFNAC et de l’IGE sont restés sans suite ? Qu’en est-il de l’emprisonnement et de l’exil de Karim Wade ainsi que l’emprisonnement de Khalifa Sall ? Je ne défendrai jamais une personne à qui on reproche d’avoir détourné des deniers publics mais que la justice soit impartiale et poursuive tous ceux qui sont cités indépendamment du camp politique qu’ils appartiennent. Le problème de l’agriculture reste toujours entier, le chômage des jeunes n’a jamais pu être réglé malgré tous les milliards injectés dans ce secteur.

Le climat politique tendu entre le Parti au pouvoir et l’opposition. N’oublions pas l’arrogance de certains hommes forts du camp présidentiel avec des dépenses exorbitantes pour la tenue de leurs meetings. Le président Sall a un bilan très similaire au bilan du père adoptif. Si le président Wade a perdu le pouvoir c’est surtout à cause de la parole donnée qu’il a trahie regardant son 3e mandat entre autres et non pour manque de réalisations et d’inaugurations. Il y a aussi le tripatouillage de la constitution, la « destruction » des adversaires politiques comme Idrissa Seck et Macky Sall.

La même chose est en train d’être ressentie sous le magistère du président Sall. Le président Sall s’est dédit sur beaucoup de choses. La première promesse la plus flagrante qui a été trahie est la réduction de son mandat même si je crois fermement que le conseil constitutionnel est la seule institution compétente à se prononcer là-dessus. L’erreur commise a été de promettre une chose sans en savoir sa faisabilité. Il avait aussi promis de ne jamais mêler sa famille aux affaires de l’État surtout avec ce qui s’est passé entre Père Wade et fils, cette promesse a aussi été trahie.

Il avait promis de réduire le nombre de ministres à 25 ce qu’il a fait pendant quelques mois avant d’augmenter ce nombre et de nommer une flopée de ministres conseillers. J’étais fier du président Sall quand il disait qu’il ne protégera personne : « à tous ceux qui assument une part de responsabilité dans la gestion des deniers publics, je tiens à préciser que je ne protègerai personne. Je dis bien personne ». Il en a tellement protégé que l’exception en est devenue la règle. Une seule personne est jugée et condamnée par la CREI sur une liste de 25 personnes. Pire, quand la justice a demandé à Ousmane Ngom de ne pas sortir du territoire, le président Sall l’amena avec lui en voyage en Guinée Conakry.

Cheikh Omar Hann, Directeur du COUD avait été aussi épinglé par l’OFNAC mais c’est la directrice qui a été limogée pour avoir bien fait son travail. Le président Sall avait promis une indépendance de la justice mais rien n’a été fait dans ce sens. Il est le président du Conseil supérieur de la magistrature et il nomme et gère l’avancement des magistrats. Comment peut-on parler d’indépendance de la justice dans ce cas ? La libération et l’exil du Karim Wade dont nous ignorons les clauses alors que nous sommes censés être la partie civile. Le non-respect de l’arrêt de la CEDEAO qui implicitement a demandé l’annulation de la procédure, la liberté de Khalifa Sall conséquemment.

Il avait promis la réduction du train de vie de l’État et nous ne voyons que l’arrogance de la part de ses collaborateurs et d’ailleurs il paraît que le président s’est payé une Mercedes à un milliard pendant que le peuple a soif. Quelles que soient les raisons de l’achat de cette voiture, il y a une chose qu’on appelle « timing », monsieur le président, le « timing » n’est pas bon car le peuple souffre. Le président Sall nous parlait, pendant qu’il était candidat, « d’une présidence de rupture et de progrès » mais je ne vois rien qui ait changé entre son magistère et celui du président Wade.

Il parlait aussi « d’un nouvel ordre de priorité » pendant que le palais présidentiel est devenu un GAB et une annexe du siège de l’APR. Êtes-vous le président de tous les Sénégalais ou chef de parti ? Il avait aussi promis de bannir l’injustice sociale et que « le fils du badolo ait la même chance que le fils d’un tel » ; je ne pense pas que cela soit le cas ou que même que l’on aille du tout dans ce sens. Nous pouvons continuer à énumérer les promesses trahies par le président Sall mais nous nous en arrêterons là pour ne pas faire plus de mal à nos chers concitoyens.

Monsieur le président, nous applaudissons toutes vos réalisations mais le mal ne se trouve pas là-bas raison pour laquelle les Sénégalais ont voté pour vous et contre le président Wade qui est l’homme des réalisations. Se vanter de ses réalisations en tant que président avec tous les pouvoirs et moyens entre vos mains est comparable à un employé qui veuille être récompensé pour être venu au travail à l’heure. Monsieur le président, vous êtes à la tête de notre chère nation pour la bâtir et nous sortir des pays les moins avancés.

Je ne crois pas que nous émergerons avec des autoroutes à des couts exponentiels, le TER avec un cout ahurissant, des arènes nationales ou des stades. Il faudra une réforme majeure de la santé, l’éducation de tous les citoyens et surtout de l’emploi pour tous. Aucune nation ne s’est développée sans industrialisation donc allez dans ce sens et oubliez de vous faire réélire et entrez dans l’histoire du Sénégal. Monsieur le président, vos collaborateurs vous diront que tout va bien au Sénégal et que l’opposition n’est pas compétente et que vous allez vous faire réélire facilement ; ces mêmes personnes disaient la même chose au président Wade en 2012 avant que vous ne le détrôniez.

Monsieur le président, le pays va mal ! Les jeunes ne travaillent pas, des femmes meurent en donnant naissance, vos concitoyens meurent du paludisme en 2018 monsieur le président. Un pays comme le Sénégal avec la stabilité qui y règne est facile à développer monsieur le président et vous êtes un homme compétent d’après votre parcours donc je vous prie monsieur le président au nom du peuple Sénégalais d’arrêter la politique politicienne et de vous rappeler que vous êtes le président de tous les sénégalais et que vous allez rendre compte un jour devant votre Seigneur.

La vie est éphémère et la fortune qu’on amasse ne nous servira à rien dans l’au-delà. Monsieur le président, vous serez toujours à l’abri du besoin donc n’écoutez pas certains de vos collaborateurs qui utilisent la politique comme ascension. Monsieur le président, n’attendez pas d’être réélu pour dissoudre le HCCT, le CNDT, le CESE et de vous débarrasser de vos alliés transhumants pour enfin trouver la relève au sein de votre parti. Monsieur le président, je croyais tellement en vous quand vous étiez candidat mais votre présidence est en train d’être une continuation de celle de votre père adoptif.

À quand un président qui mettra la patrie avant le parti monsieur le président ?

La porte de l’histoire est grande ouverte pour qui veuille l’emprunter en se souciant du bien-être de tous les sénégalais. La porte du second mandat est aussi ouverte pour qui veuille l’emprunter et ériger des infrastructures et gaspiller l’argent du contribuable sans se soucier du bien-être de tous les sénégalais. Monsieur le président, le choix est le vôtre.

Croissance Economique : 6,8%

Dette publique : 60.8% du PIB

Service de la dette : 30% du PIB

Taux de pauvreté : 47%

Classement IDH : 162 -ème sur 188 pays

Dette extérieure : 3313 Milliards

Dette intérieure : 1432 Milliards

(World Bank)

Mohamed Dia, Consultant Bancaire

Email : mohamedbaboyedia@gmail.com

Le candidat Macky Sall avait déjà donné une idée claire de quel président il serait, une fois élu. (Par Mody niang)


Ils prétendaient, son camp et lui, avoir visité sept à huit mille (8000) villages et hameaux et parcouru 80 000 kilomètres. Pas seulement. Ils ont dormi avec les villageois et partagé leurs maigres repas.
Pendant trois ans quelques mois, ils se sont enquis ‘’consciencieusement’’ des besoins et des préoccupations prioritaires de leurs hôtes. Forts de ces précieuses informations, ils ont pris le temps d’élaborer leur programme de campagne électorale : le fameux ‘’Yoonu yokkute’’.

Avec ce programme lourd de promesses alléchantes et d’engagements solennels attractifs, le candidat Macky Sall est admis au second tour puis élu confortablement quatrième Président de la République du Sénégal, au détriment du vieux président-politicien, dont les Sénégalaises et les Sénégalais en avaient vraiment marre des plaies béantes et puantes de sa longue gouvernance meurtrie.

Le 2 avril 2012, le tout nouvel élu était donc officiellement installé dans sa fonction de quatrième Président de la République du Sénégal, et ses compatriotes l’attendaient à l’œuvre, pour nombre d’entre eux avec un grand optimisme. N’était-il pas né après les indépendances, comme le souhaitaient beaucoup de Sénégalaises et de Sénégalais ?
Dans un peu moins de huit (8) mois, il va boucler son mandat de sept (7) ans. Entre-temps, son ‘’Yoonu yokkuté’’, fruit de trois fois le tour du Sénégal, qui n’est donc pas tombé du ciel, a curieusement cédé la place au ‘’Programme Sénégal émergent’’ (PSE). Ce choix singulier était déjà le signe de ce qu’allaient devenir ses promesses et engagements. Ils seront pratiquement tous reniés et sans état d’âme.

Je ne m’y étendrai pas, les reniements étant suffisamment connus, chantés qu’ils sont par les enfants et même par les oiseaux. Pour ne donner qu’un exemple, le reniement le plus insoutenable, c’est qu’il livre sans état d’âme le pays aux pilleurs de deniers publics, aux corrompus et autres fraudeurs de toutes sortes, qui ne se font naturellement pas prier, sûrs qu’ils sont de l’impunité totale. Je passe sur tous les nombreux autres reniements, même sur ce mandat qui devait passer de sept (7) à cinq (5) ans. En tout cas, en matière de wax waxeet, il dépasse d’un bon cran son vieux prédécesseur et ’’ex-père’’. Et ce n’est pas rien.

Aujourd’hui, après plus de six ans de gouvernance tortueuse, on sent donc la déception, la profonde déception chez nombre de compatriotes qui lui avaient donné avec enthousiasme leurs suffrages.

Pour ce qui me concerne, cette déception ne m’a jamais frôlé car je n’attendais rien de lui. Je me suis dit très tôt que celui qui a fréquenté de très près le vieux président-politicien pendant huit ans et quelques mois, exercé à ses côtés de très hautes fonctions, en héritera forcément des tares, celles de son immonde gouvernance qui nous a empesté l’existence pendant douze longues années.

Rappelons-nous que, le samedi 30 mai 2008, veille du lancement officiel des Assises nationales au Sénégal, le Président Wade rentre de voyage du Japon. Dès sa descente d’avion, il préside une réunion dans le Salon d’honneur de l’Aéroport international Léopold-Sédar-Senghor, entouré des principaux ténors de son enclos politique. Il commence par remercier tout ce beau monde pour les différentes initiatives prises, afin de contrer la tenue des importantes rencontres citoyennes qu’allait présider le valeureux Pr Amadou Mahtar Mbow. Après avoir copieusement cloué au pilori ce dernier et ses compagnons, il donne la parole à ses courtisans qui rivalisent d’ardeur à faire état des initiatives prises.

Quand arrive le tour de Macky Sall, alors Président de l’Assemblée nationale, il invite les Libéraux et leurs alliés à rester sereins et à dépassionner le débat, pour éviter surtout les dérapages et les maladresses de langage. Ce serait faire de la publicité gratuite aux Assises, ajoute-t-il, avant de poursuivre son argumentaire en ces termes : « Notre position officielle est qu’on n’y va pas, donc, selon moi, il faut bannir le mot ‘’Assises’’ de notre vocabulaire. En parler, c’est donner l’impression d’être touché par celles-ci. Il faut éviter de leur donner un impact qu’elles ne sauraient avoir. »

Bannir le mot « Assises » de leur vocabulaire, comme si « Assises » était synonyme de peste ! C’est bien Macky Sall, alors au cœur du régime libéral, qui tenait ces propos traduisant sa position par rapport aux Assises nationales, dont en parler seulement devenait un délit passible de la Cour d’Assises.

Rappelons encore que – puisqu’avec cet homme il faut toujours rappeler –, éjecté de la confortable Présidence de l’Assemblée nationale en novembre 2008, il crée son parti et rejoint l’opposition. Sept à huit mois après, le 29 mai 2009 exactement, il vient signer, au siège des Assises nationales, ‘’la Charte de gouvernance démocratique ». Dès le lendemain, il déclare ‘’avoir signé avec réserve’’ la Charte, à la grande surprise des membres du Directoire national des Assises comme des parties prenantes qui étaient présentes au moment de la signature. Il fut formellement démenti par qui de droit. Il le sera encore publiquement à l’occasion de deux événements récents. Le 3 juin 2018, Monsieur Mamadou Lamine Loum, ancien Premier Ministre et vice président des Assises nationales, est l’invité de ‘’Grand Jury’’ de la RFM.

A l’occasion, l’animateur, M. Mamoudou Ibra Kane, revient sur la fameuse réserve de Macky Sall. M. Loum lui fit cette réponse sans équivoque : « Le Président Macky Sall fait partie des premiers signataires de la ‘’Charte de gouvernance démocratique’’ le 29 mai 2009, soit cinq jours après la restitution des travaux des Assisses nationales, soit bien avant l’immense majorité des parties prenantes, associations et personnalités qui étaient membres des Assises. J’étais présent à la séance de signature. » Afin que nul n’en ignore, M. Loum ajouta, formel : « Le protocole de signature n’ouvre pas droit à une possibilité de réserve. »

Environ une semaine après, le 9 juin 2018, se tenait le dixième anniversaire des Assises nationales. Interrogé en marge de cette commémoration sur la supposée réserve de Macky Sall par rapport à sa signature de la ‘’Charte de gouvernance démocratique’’ desdites assises, le Président Mbow répond d’abord que « toutes les parties prenantes avaient approuvé sans réserve les conclusions des Assises nationales ». Il ajoute que la ‘’Charte de gouvernance démocratique’’, elle aussi, « a été adoptée mot à mot (et que) tous ceux qui (y) ont adhéré l’ont signée sans aucune réserve ».

En marge de la présentation du premier tome de ‘’Conviction républicaine’’, le président-politicien revient sur cette fameuse signature de la ‘’Charte’’, comme si elle le suivait pas à pas. Il précise : « En la signant, j’ai dit au Président Mbow que tout ce que la ‘’charte’’ pose m’agrée. Mais il y a un point sur lequel je dois marquer mon désaccord, c’est la nature du régime politique. Si c’est un régime parlementaire, moi, je n’y crois pas et donc, je ne peux signer un régime parlementaire ». Mais, il avait déjà signé ! Et puis, qui lui a jamais demandé de signer un régime parlementaire ? C’est pourquoi, le Président Mbow l’a immédiatement rectifié en lui précisant nettement que la ‘’Charte de gouvernance démocratique ‘’ « ne pose pas le débat ».

Voilà donc quelqu’un qui émet des réserves sur un document qu’il n’a pas auparavant lu, qui manque donc notoirement de rigueur ! C’était quand même grave pour un futur Président de la République ! En outre, tout le monde savait que cet ‘’ex-fils’’ du vieux président-politicien ne pouvait opter en aucun cas pour un régime parlementaire. Un tel régime suppose le partage du pouvoir. Or, lui, c’est connu, n’est point pour le partage du pouvoir. Il en a donné à suffisance la preuve depuis le 2 avril 2012. Il se plaît dans son statut de super président concentrant tous les pouvoirs, un président buur et bummi, un président NINKI NANKA écrasant tous les autres pouvoirs.

On rappellera aussi que, entre les deux tours, il s’est précipitamment rendu chez le Président Amadou Matar Mbow pour solliciter le soutien des Assises nationales contre son engagement formel à en appliquer toutes les conclusions s’il était élu. Le Président Mbow lui fera comprendre alors qu’il ne pouvait pas prendre seul une telle décision et lui proposa de prendre l’engagement devant le Comité national du Pilotage (CNP) des Assises.

Celui-ci est convoqué et le candidat Sall réitère fermement devant ses membres son engagement : s’il est soutenu par les assises nationales et qu’il soit élu, il appliquera lesdites conclusions. Le 25 mars 2012, il est confortablement élu avec 65 % des voix. On connaît la suite : sa gouvernance est tout le contraire des dispositions des conclusions des Assises nationales, tout le contraire des recommandations de la ‘’Charte de gouvernance démocratique’’, à mille lieues du Projet de Constitution de la Commission nationale de Réforme des Institutions (CNRI).

Aujourd’hui, il a le toupet de nous jeter à la figure que « la charte des Assises n’est ni la Bible, ni le Coran, ni la Thora ». Ce n’était pas ce qu’il avait dit devant le Président Mbow, ni devant le Comité national de Pilotage des Assisses entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2012. Il n’a jamais cru aux Assises nationales ni à leurs recommandations pertinentes, les observateurs avertis le savaient déjà. Sa ‘Charte’’ ne pouvait donc être, pour lui, « ni la Bible, ni le Coran, ni la Thora ». Sa préoccupation, la seule, c’était de se faire élire, quitte à tromper tout le peuple et il l’a effectivement roulé dans la farine. Il aurait dû, s’il était vraiment honnête, se passer de la mise en place de la CNRI, composée d’éminentes personnalités de divers horizons. Il savait parfaitement qu’il n’appliquerait jamais les recommandations qui allaient lui être proposées.

D’ailleurs, dès qu’il les a reçues, il a déclaré, sans aucun respect pour les auteurs, qu’il en prendrait ce qu’il en jugerait bon, laissant d’emblée de côté des thèmes majeurs comme la nécessaire refondation de l’Etat, la neutralité de l’administration, la nomination aux postes stratégique après appels à candidatures, le patriotisme économique, etc. Il a laissé ensuite son conseiller spécial chargé des questions juridiques – devenu entre-temps Garde des Sceaux Ministre de la justice – et les morveux de l’APR traiter de tous les noms d’oiseaux le Président Mbow et les autres membres de la Commission, alors qu’aucun d’entre eux n’avait même pas encore lu le Rapport. C’est le même jour qu’il lui a été remis, que les premières critiques ont fusé.

En France, le Président Emmanuel Macron a commencé, dès qu’il a été officiellement installé dans sa fonction de Président de la Républiques, à mettre en œuvre les réformes qu’il avait promises. Des réformes sensibles et risquées, que ses prédécesseurs s’étaient bien gardés de mettre en œuvre, ou ont abandonnées en chemin, dès les premières escarmouches des organisations syndicales. Ce Président-là en est vraiment un, un pour lequel la parole donnée et les engagements pris ne sont pas du vent.

Il ne livre pas son pays aux pillards de deniers publics et son épouse ne le tient pas en laisse. Elle connaît parfaitement le rôle protocolaire que lui confère son statut de Première Dame et s’y tient strictement. Le Président français ne perd pas, non plus, son temps précieux dans des bains de foules, des poses de premières pierres et des inaugurations folkloriques d’infrastructures parfois insignifiantes. Il trouve aussi peu honorable pour sa haute fonction, de faire dégager des maires de deux grandes villes pour y faire élire son frère et son oncle (s’il en a).

En particulier, il n’invente pas de vils subterfuges avec la complicité des corps de contrôle de l’Etat et la Justice pour se débarrasser d’adversaires qui pourraient constituer des rivaux sérieux lors de la prochaine élection présidentielle. Lui, comprend que c’est le bilan qui fait la différence et s’emploie à le bonifier de jour en jour, plutôt que de dissoudre son temps précieux dans des manœuvres politiciennes et d’utiliser l’argent du contribuable pour acheter des consciences. Le voudrait-il d’ailleurs, qu’il échouerait lamentablement, car la France est un pays sérieux, une grande Démocratie, avec une opinion forte, vigilante, clairvoyante, qui suit pas à pas et sans concession la mise en œuvre des engagements qu’il avait solennellement pris pendant sa campagne électorale.
Mody Niang
Dakar, le 11 juillet 2018

Démission Mame Mbaye Niang : Monsieur le Président, prenez vos responsabilités !

Monsieur le président,

Le ministre du Tourisme Mame Mbaye Niang a présenté sa démission au Premier ministre. Depuis lors, un mutisme inquiétant s’est instauré. Et vous tardez toujours à nommer un nouveau ministre. Dois-je rappeler que les tentatives personnelles, sociales ou politiques pour convaincre le ministre Niang à revenir sur sa décision n’ont aucun intérêt au plan juridique et formel. Toute tentative dans ce sens devrait intervenir avant la décision. Une fois pris, l’acte de démission du gouvernement ne peut plus faire l’objet de retrait. En effet, la démission est un acte individuel, réfléchi et voulu. Dans ce cas précis, le ministre évoque pour principale raison « des convenances personnelles ». Cela veut dire en termes très clairs qu’il ne veut plus ou ne peut plus être membre du gouvernement.

La conséquence immédiate devait être de constater cette démission et de prendre les mesures nécessaires pour la continuité du service public. Mais surtout, en donnant rapidement des instructions pour que la lumière soit faite sur le dossier PRODAC. Car, « les convenances personnelles » du ministre ne peuvent pas résister « aux exigences impersonnelles » de l’Etat. Il a été établi par un rapport de l’Inspection Générale des Finances des malversations dans ce dossier et le nom du ministre est clairement cité. Cette parenthèse ou ce vide dans la vie de l’Etat est anormal. On ne discute pas d’une démission. On la constate et on l’entérine. On ne met pas le rapport de l’Inspection des Finances sous le coude. On le transmet à qui vous savez. N’est-ce pas monsieur le chantre de la Bonne Gouvernance.

Monsieur le président,

Vous avez la prérogative de choisir vos collaborateurs. C’est pourquoi, le propos ici ne s’intéresse pas au profil de ces derniers même si le ministre Niang n’existe que par ses positions guerrières et ses expressions boulevardières. Même si un de vos ministres a fait voter son budget par l’Assemblée nationale sans débat parce qu’il ne peut pas soutenir un débat dans la langue de travail. Même si…Le propos est donc de vous inviter à assumer votre responsabilité pour ne pas davantage fragiliser l’institution gouvernementale déjà fortement marquée par un immobilisme ankylosant et le manque de « feeling » du chef d’orchestre. En laissant perdurer cette affaire, vous donnez raison à ceux qui pensent que « la situation vous échappe de plus en plus » et que votre gestion a toujours été sombre et vicieuse. Il est alors urgent de nommer un nouveau ministre du Tourisme. Mais, surtout de punir les coupables et les prévaricateurs. Ah oui, gouverner, c’est aussi prendre des décisions « sans rigueur excessive ni faiblesse coupable ».

Moussa TAYE

Idy : Je vous dirai comment, ensemble, se débarrasser de ce régime et de ce Président corrompus

«À toutes mes sœurs. A tous mes frères. En islam, en religions du Livre, ou simplement en humanité. Salutations et prières ferventes. Pour la sécurité, la paix et la prospérité, au Sénégal et partout ailleurs. En Envoyant Son Bien Aimé Prophète (PSL), le Seigneur des Mondes s’Adresse à lui en ces termes: «Nous ne t’Avons Envoyé que comme Miséricorde pour l’Univers.

Sa mission transcende donc la seule communauté humaine, pour inclure au-delà même du Vivant, toute la Créature. Pourquoi donc devrions nous laisser nos diversités, crées uniquement pour manifester la complétude du Beau, nous séparer, nous diviser, surtout dans ce petit espace qu’est le Sénégal ?

Il m’a été enseigné que lorsque son père s’est confié à lui avant sa disparition, Serigne Touba lui répondit, qu’au-delà de la famille Mbacké/Bousso, son ambition était d’assumer la Responsabilité Mouhammedienne en direction de toute la CRÉATURE ! N’avons-nous pas là une source d’inspiration suffisante pour encadrer notre conduite et nos «entre-nous» ?

Immense reconnaissance à Serigne Touba, Cheikh Mouhammadoul Mountaqâ, le bien prénommé, (Le «Sélectionné avec soin»), successeur d’Al Moukhtar, le «Choisi». Nos infinis remerciements à lui, pour nous avoir enseigné à nouveau, lors de son dernier message à notre pays et à la Oumma, que l’héritage de Serigne Touba transcende les frontières confrériques, voire confessionnelles, pour englober l’Humain, le Vivant et toute la Créature (Al-Khalqu).

Plusieurs leaders du monde m’ont confié être rassurés quant à la stabilité et à la cohésion du Sénégal après avoir écouté Serigne Mountakha éteindre le feu de la division et de l’intolérance. Pour ma part, sachez que, dans son sillage, je m’interdis de parler d’autre chose que de paix, de cohésion et d’unité après la korité.

Ce sera dans l’apaisement et en toute humilité devant votre souveraineté et lucidité que je vous indiquerai comment maintenir l’ordre sans tuer les étudiants, comment améliorer le rayonnement diplomatique de notre pays dont l’influence dans le monde est inversement proportionnelle au poids démographique ou économique, grâce surtout à la qualité de nos ressources humaines dans tous les domaines, en particulier nos forces de défense et nos diplomates.

Grâce aussi à la flamboyance des Géants-Présidents, Senghor et Wade, dont Macky n’a pas la capacité d’hériter. Je vous parlerai de la restauration de la dignité de notre justice. Pour qu’il ne soit plus possible à un président de la République d’éliminer des concurrents en manipulant la justice. Je ne perds pas espoir que sur le chemin de l’appel et de la cassation, un Kéba Mbaye surgisse pour freiner ce funeste projet d’éliminer Khalifa Sall de la prochaine présidentielle.

Je vous dirai comment, ensemble, se débarrasser de ce régime et de ce Président corrompus qui ont battu tous les records de la mal gouvernance et des scandales financiers impliquant directement le couple FayeSall et ses Dames de compagnie, et dont la liste s’allonge chaque jour. Contrats scandaleusement surfacturés, comme l’autoroute, le Ter, le building administratif, Bictogo.

Des pans entiers de notre économie nationale et des approvisionnements étatiques livrés aux maîtres mondiaux de Macky Sall, au détriment de nos vaillants capitaines d’industrie qui, à force d’intelligence et de travail acharné, ont construit des embryons de puissances financières qu’il appartient à l’Etat de couver, de protéger et non de détruire systématiquement. De hauts cadres de l’Administration et de brillants sénégalais m’ont confié que sous Macky Sall la compétence et la vertu sont devenus des «délits» qui plombent les carrières et les ambitions.

Je vous dirai comment nous pouvons résoudre la lancinante question de l’eau à Dakar, Touba et partout dans le pays. Synthétisant tout cela, je vous dirai comment profiter de l’évidente intelligence et énergie de nos jeunes, issus des daaras comme de l’école publique, en leur trouvant des emplois à la hauteur de leurs ambitions. Comment valoriser le travail titanesque de nos mères, sœurs et épouses dans nos maisons, travail longtemps ignoré par nos statistiques officielles.

Les bourses familiales seront maintenues mais je vous proposerai mieux. Je vais instituer les Salaires familiaux. Car, au fond quelle est la différence économique entre les efforts non rémunérés de nos «femmes au foyer» et ceux que les autres femmes facturent, sinon justement la facture, cet outil qui permet de comptabiliser ceux-ci dans le PIB et d’ignorer ceux-là. Nos sœurs travaillent même parfois deux fois plus entre leurs responsabilités familiales et leur apport inestimable dans l’économie et le rayonnement du pays.

Cette flagrante injustice sera corrigée. La révision de notre système de mesure de l’activité économique, d’ailleurs entamée par l’ANSD qui vient de nous enrichir de 30%, par un simple mécanisme comptable, autorisera des possibilités budgétaires importantes dérivées de l’amélioration mécanique de nos indicateurs économiques, souvent exprimés en pourcentage de PIB. A partir de la korité donc, je ne parlerai que des vrais sujets, ceux-là que le régime fait tout pour étouffer en nous distrayant par de faux débats avec la complicité de ses Dames de compagnie.

Macky Sall créera encore d’autres «il est midi» mais il perd son temps. Son obsédant besoin de deuxième mandat pour couvrir ses nombreuses forfaitures le conduiront à toutes formes de dérives. Mais nous le contiendrons sans brûler le pays comme il le souhaite, dans la sérénité et le calme. En posant mes pas entre la Maison et le Minbar de notre Bien Aimé, Sceau et Imam, en posant affectueusement et avec déférence la poitrine sur la Ka’aba, en me tenant debout là où Abraham et Ismâ’îl se sont tenus debout, je l’ai fait pour chacune et chacun de vous.

Que le Tout Puissant enveloppe dans son Infinie Miséricorde toute la Créature, celle qui croit, comme celle qui mécroit. Car comme le dit le Livre, «La Vérité vient de ton Seigneur. Quiconque veut qu’il croie. Quiconque veut qu’il mécroie». Allahouma innaka Afuwwun Tuhibboul Afwa. Fa’afou ‘Annâ

Quant à moi ‘Afawtu comme le fit, Sérigne Touba, ce modèle pour l’Humanité, l’Abreuvoir des Assoiffés, qui a instauré le pardon comme règle de vie sur les traces des çâlihîn, des çiddîqin et des Shuhadâ ».»

Idrissa Seck, ancien Premier ministre

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 6 juin 2018.

 

Entamant sa communication sur la consolidation du dialogue national autour de la gouvernance vertueuse, transparente de nos ressources naturelles et la Conférence nationale sur le développement durable le Chef de l’Etat salue la bonne tenue de la troisième édition de cette rencontre.
Ainsi, le Président de la République salue la participation remarquable de tous les acteurs concernés, félicite le ministre de l’Environnement et du Développement durable et ses services pour le succès de ces assises ainsi que la pertinence des recommandations retenues.
En outre, le Chef de l’Etat rappelle sa décision, prise en 2014, d’instituer l’organisation de la Conférence nationale sur le Développement durable pour marquer davantage sa volonté de préserver et de valoriser, avec l’implication effective de toutes les forces vives de la Nation, notre patrimoine de ressources naturelles face aux risques écologiques et économiques et les dégradations de l’Environnement.
Dès lors, le Président de la République indique que c’est dans cet esprit que le Comité d’Orientation stratégique sur le Pétrole et le Gaz (COS- PETROGAZ) a été mis en place et l’Institut National du Pétrole et du Gaz (INPG) créé, pour consolider la dynamique de gestion concertée, responsable et transparente des ressources naturelles du Sénégal.
A ce titre, le Président de la République informe le Conseil du lancement, le 12 juin 2018, des travaux du Dialogue national sur l’exploitation des ressources pétrolières et gazières afin d’instaurer une Gouvernance inclusive et transparente de nos ressources naturelles et d’asseoir un consensus national durable sur les orientations stratégiques qui encadrent le développement, au service exclusif de la Nation, de l’industrie pétrolière et gazière.
Poursuivant sa communication autour de la bonne organisation des examens et concours sur l’ensemble du territoire national, le Président de la République se félicite du réaménagement consensuel du calendrier scolaire et de la stabilisation progressive de la situation dans les universités et écoles d’enseignement supérieur.
Ainsi, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de prendre toutes les dispositions pour une parfaite organisation des examens et concours, notamment le Baccalauréat, sur l’ensemble du territoire national en veillant notamment, à l’implantation optimale des centres d’examens, à la sécurisation impérative des épreuves des différents examens et au paiement, à temps, de toutes les indemnités et autres frais réglementaires accordés aux enseignants examinateurs et superviseurs.
Rappelant par ailleurs, l’importance stratégique de la modernisation du système de transport dans la consolidation des activités économiques sur l’ensemble du territoire national, le Président de la République engage le Gouvernement, sur la base de modes de financement adaptés, à soutenir les initiatives et partenariats innovants afin d’intensifier le renouvellement du parc national de véhicules de transport, notamment celui des gros porteurs.
A ce titre, le Président de la République demande également au Gouvernement de procéder, dans les meilleurs délais, à l’évaluation technique et financière de tous les programmes de renouvellement des véhicules de transport urbains et interurbains mis en œuvre.
Le Chef de l’Etat a terminé sa communication sur le suivi de la coopération, des partenariats et son agenda diplomatique.
Le Premier ministre a rendu compte de la coordination des activités gouvernementales.
Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur à fait le point de la situation africaine et internationale.
Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale.
Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte de l’état d’avancement de la préparation de la campagne agricole.
Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de Vie a fait part aux membres du Conseil de l’évaluation à mi-parcours, du Programme décennal de Gestion des Inondations (PDGI 2010 – 2022).
Le ministre du Commerce, de la Consommation, du Secteur informel et des PME, a fait une communication portant sur la création de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAF).
Le ministre en charge du suivi du PSE a fait le point de l’état d’avancement des projets et réformes.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a examiné et adopté :

le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier les conventions sur les Privilèges et immunités du Fonds mondial de Lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme ;

le projet de loi portant Code des Communications électroniques ;

le projet de loi portant statut du « DAARA »

M. le Président, respectez la mémoire de mon grand père !

Mon grand-père était un tirailleur sénégalais. Il s’appelait Abdoul Banna Mbaye.
Il a fait la première guerre mondiale. Il en est revenu avec une décoration.

Comme de nombreux autres, parfois volontaires, souvent enrôlés de force, mon grand père s’est battu pour une cause qu’il pensait en rapport avec celle de son terroir. Il s’est battu contre un ennemi qu’il distinguait du colon. Sur le champ de bataille son souci restait de prouver sa bravoure et de pouvoir un jour retrouver la famille qui l’attendait sur sa terre natale.

Non monsieur le Président, Abdoul Banna n’a pas risqué sa vie pour les desserts et sucreries qu’il aurait reçus de la hiérarchie militaire française !

Non monsieur le Président, Abdoul Banna n’aurait pas accepté sous les balles du front, une discrimination lui réservant des sucreries refusées à son voisin de combat africain.
Monsieur le Président, respectez donc la mémoire de nos vaillants tirailleurs sénégalais. Ils étaient du Soudan, de la Haute Volta, du Dahomey, etc. Leur sacrifice pour la France a été un facteur déterminant dans le processus de décolonisation qui a abouti à l’indépendance des pays africains.

Monsieur le Président, respectez la mémoire de tous ceux qui se sont battus, souvent au prix de leur vie, au point de rendre inéluctable une décolonisation que vous osez présenter comme pacifique, oubliant pour le seul Sénégal les combats de E.H. Oumar F. Tall, Lat Dior, Ahmadou Bamba, les nombreux tirailleurs massacrés au camp de Thiaroye et de bien d’autres sur nos terres, et ailleurs en Afrique. La décolonisation de l’Afrique est également le résultat du sang versé pour cette lutte par des centaines de milliers d’algériens.

Non monsieur le Président, la décolonisation du Sénégal n’a pas été pacifique. Elle est le résultat d’un processus historique global et dans la durée.

Le sacrifice des tirailleurs sénégalais ne fut pas vain. Il ne fut pas la contrepartie de sucreries. Celles que malheureusement les dirigeants de certains pays d’Afrique ont accepté et continuent d’avaler en contrepartie du sang de leurs concitoyens.
Ils se sont battus pour nous. Ils ont obtenu notre liberté au prix de leur sang versé. La vôtre tout comme la mienne.
Alors du respect pour leurs mémoires s’il vous plaît !

Abdoul Mbaye
Alliance pour la Citoyenneté et le Travail
Dakar le 28 mai 2018

Le Président et les combats inutiles ( Par Ahmed Khalifa Niasse)

Bon nombre de personnes admiraient le Président Macky et lui reconnaissaient un certain nombre de qualités, y compris, même, nous autres qui sommes restées à quai. Cependant il y a une sorte d’idéologie de va-t-en guerre absolue.

La liste des vingt cinq coupables et corvéables à la CREI,
Les mesures préventives contre d’éventuels fuyards sous forme d’interdiction de quitter le territoire.
Les ennuis créés à Oumar Sarr, Ousmane Ngom ou Baldé qu’on empêche d’aller se soigner
Les petits chichis contre Ousmane Sonko

Sans compter le boycott de Moustapha Sy, voire une sorte de diabolisation. Pour taper, à nouveau, à Tivaoune sur Mansour Sy Djamil qui se rebiffe. En d’autres termes, il cogne, il cogne……Il ne fait que coincer !

En d’autres temps et sous d’autres cieux on ne serait pas loin de la fable qui voudrait que le Roi excellât à couper les tètes des nouveau-nés de sexe masculin. Pour empêcher son éventuel remplaçant de voir le jour. Si ce remplaçant est prévu par le destin pour 2019, il verra le jour tout de même. Peu importe, comme dans la légende, si c’est parce qu’on l’aura pris pour une fille. Ce remplacement se fera, de toute façon, à la prochaine Présidentielle après 2019.

Avez-vous songé, un moment, qu’en 2012 vous ne pouviez, préalablement, pas réunir 10.000(dix mille) signatures pour votre parrainage ? Car, en fait, si c’est pour assainir et rendre le nombre de candidats plus raisonnable la solution est toute trouvée. Ce sont les quatre coalitions dont le nombre de partis membres serait de quatre vingt(80) à cent(100). C’est déjà un parrainage par les partis.

Monsieur le Président, prenez-le pour dit : vous n’avez pas été parrainé mais vous avez été élu par défaut ! Une vague de « Tout sauf Wade » vous a profité.

Vous pouvez toujours réformer, mais pour cette réforme vous ne pouvez pas être juge et partie. Remportez, d’abord, votre dernière élection, réformez ensuite pour que cela profite aux autres.

A Lomé, c’est comme si vous faisiez allusion à vous-même. Celui qui ne pouvait pas obtenir soixante mille(60.000) voix avant les élections n’est autre que celui qui porte vos initiales. Et si votre prédécesseur avait mis la barre aussi haut ?

Savez-vous qu’un électeur sur trois décide dans l’isoloir ?

D’ailleurs un parrain n’est pas forcément un électeur, mais un donneur de satisfécit. Il ne faut, donc, pas qu’il y ait confusion.

C’est un combat inutile, Monsieur le Président.

Le parrainage n’est ni un suffrage, ni une indication de vote car il se situe au niveau d’un satisfécit pour l’aptitude. A-t-on oublié que le vote est secret, contrairement au parrainage ?

Par ailleurs si le double parrainage mène à la caducité des deux listes en question cela devient un piège truffé d’agents provocateurs du pouvoir. Et cela suppose que le pouvoir lui-même puisse s’en prémunir.

Et si quelqu’un prouvait qu’il a parrainé, à la fois, votre candidature et celle de votre adversaire, seriez-vous, pour autant, inéligible ?

Si ce point de votre proposition de loi est maintenu il s’agirait, alors, d’une loi loufoque. Parce que tous les candidats pourraient s’éliminer mutuellement. Ce qui nous empêcherait d’avoir un Président le 24 février 2019. D’où le coté dangereux et irréfléchi d’un « sac fourre tout » dans lequel se trouve un serpent venimeux. Donc, dangereux, y compris pour son propre porteur.

Monsieur le Président et cher ami, ce n’est point usurpé parce que vous avez reçu en audience ma fille de sept ans, une réforme constitutionnelle est par définition consensuelle. En tout cas elle est supposée avoir été proposée en première lecture à la classe politique avant d’être soumise au vote des parlementaires. Sans quoi elle se transforme en objet de mépris. C’est ce coté méprisant qui fait monter la température. Un autre combat inutile.

N’est-ce pas Senghor qui disait : « Pour réussir dans la vie il faut éviter les combats inutiles » ?

AHMED KHALIFA NIASSE

Mamadou Lamine Laye : Un Président doit savoir pardonner

Lors de la cérémonie officielle, le porte-parole du Khalife général des Layénnes n’a pas fait dans la langue de bois pour dire ses vérités à l’endroit des membres du gouvernement. Mamadou Lamine Laye, a invité le Chef de l’Etat Macky Sall a plus de retenue.

« Il n’est pas possible de répondre à tout le monde à chaque fois que l’on vous attaque. Un président doit avoir le sens du pardon et regarder droit devant et dans l’intérêt de la nation », lance-t-il. Revenant sur l’incident des jeunes de Cambérène lors de la visite du Chef de l’Etat, ce dernier interpelle le gouvernement à faire preuve de grandeur d’âme à l’endroit de ces jeunes qui manifestaient leur mécontentement avec la construction du mur dans le cadre des travaux du prolongement de la VDN.

« Ce sont vos enfants et il faut trouver une solution afin de créer un juste milieu », invite le porte parole de la famille. Aux politiques, il les invite à se fier au Tout Puissant « qui détient le pouvoir et le monopole de nommer qui il veut à la tête de ce pays. Celui qui s’empresse de récupérer sa place risque d’avoir sa surprise une fois élu. »

Selon Comey, Trump est un menteur moralement inapte à diriger les USA

epa06403266 US President Donald J. Trump speaks to members of the news media while signing bills in the Oval Office of the White House in Washington, DC, USA, 22 December 2017. Trump signed the tax bill, a continuing resolution to fund the government, and a missile defense bill before leaving to spend Christmas in Mar-a-Lago, Florida. EPA/MICHAEL REYNOLDS

La réplique au tweet de Donald Trump du 13 avril traitant James Comey de « menteur » ne s’est pas fait attendre.

L’ancien directeur du FBI, sur les antennes de la chaîne de télévision ABC, a ouvertement traité le président américain de « moralement inapte » à diriger les Etats-Unis.

« Je ne crois pas à ces histoires selon lesquelles il serait mentalement déficient ou dans les premiers stades de la démence », a indiqué M. Comey.

« Je ne crois pas qu’il soit médicalement inapte. Je crois qu’il est moralement inapte à être président ».

Tout au long de son entretien sur ABC, l’ancien directeur du FBI a dressé un portrait très peu reluisant de l’actuel locataire du bureau ovale.

M. Comey qualifie le président Trump de menteur qui « salit tous ceux qui sont autour de lui ».

Le président des Etats Unis a réussi par ses sorties souvent imprévisibles à désacraliser la fonction de Chef d’Etat poussant ses détracteurs à exiger sa destitution.

Si M. Comey ne souhaite pas une destitution du président Trump qui le « priverait de la voix du peuple américain », il estime que ce dernier « doit incarner le respect et adhérer aux valeurs qui ont fondé les Etats-Unis ».

La plus importante de ces valeurs est la vérité et Donald Trump est loin de cultiver cette valeur, selon l’ancien directeur du FBI.

Cette interview de James Comey diffusée par ABC intervient avant la publication ce mardi des mémoires de l’ancien directeur du FBI.

C’est un ouvrage de 300 pages intitulé « A Higher Loyalty: Truth, Lies, and Leadership » (« Mensonges et vérités » pour la version française).

Dans les bonnes feuilles de l’ouvrage largement relayées par plusieurs médias, James Comey présente Donald Trump comme un boss mafieux, un être malhonnête et un égocentrique.

James Comey a été limogé le 9 Mai 2017 par Donald Trump en mettant en cause la manière dont le FBI avait mené l’enquête sur l’usage illégal par Hillary Clinton d’un serveur privé pour ses emails lorsqu’elle était secrétaire d’Etat.

M. Comey était également en charge de l’enquête sur les liens présumés entre l’élection du président Trump et la Russie.

NON au parrainage ! Lettre ouverte de Ngouda Fall Kane à Macky Sall

“La démocratie est intégrale ou n’est pas. Elle peut être encadrée mais pas limitée. Ce qui devrait être au contraire limitatif c’est les fonds secrets sur lesquels ont puisé et continuent de puiser les différents présidents sans se soucier de l’état de la trésorerie publique.

ARRÊTEZ ce parrainage qui ne répond à aucune obligation démocratique sinon à une volonté de choisir ses propres adversaires pour se maintenir au pouvoir.
La seule réforme constitutionnelle aujourd’hui urgente et nécessaire est celle qui consiste à obliger le Président de la République à faire une déclaration de patrimoine à la fin de son mandat : au nom de la reddition des comptes et de la transparence.

ARRÊTEZ ce parrainage théorisé par ce petit juriste maquilleur rejeté par ses collègues et par toute l’intelligentsia sénégalaise, qui n’a aucun sens de l’État par ce qu’il ne le connait pas, et qui vous détourne de l’évolution de l’histoire.

ARRÊTEZ ce parrainage sinon l’histoire retiendra de vous Mr le Président Sall avec le harcèlement des opposants, les insultes, les injures, les menaces de vos partisans le Président le plus médiocre mais aussi le plus dangereux de l’histoire de notre pays.

ARRÊTEZ ce parrainage, l’urgence est ailleurs :
– Corriger votre vision politique qui se résume à «Abdou Diouf + Tanor Dieng + Moustapha Niasse + Amath Dansoko – Abdoulaye Wade ; redressez votre vision économique qui ne va pas au-delà de (CCAD + TER de 57 Km + ILA TOUBA + Les Immeubles Improductifs de Diamniadio)»
L’urgence c’est aussi d’annuler cette farce politico-financière qui est de construire un palais de 100 milliards de FCFA à Diamniadio avec une entreprise française alors que les sénégalais ont faim, ne se soignent pas, ne sont pas en sécurité (meurtre des enfants, viols, meurtre des sénégalais à l’extérieur etc.)
L’urgence c’est de lutter contre la corruption et le blanchiment d’argent.
L’urgence c’est d’arrêter la politisation de l’administration.
L’urgence c’est de mettre les hommes qu’il faut à la place qu’il faut.

ARRÊTEZ le parrainage Mr le Président de la République laissez les sénégalais s’exprimer librement pour le choix de leur futur président c’est cela qu’on attend de vous et c’est cela la démocratie, un pouvoir on ne l’impose pas.

Que la République soit DEBOUT POUR UN SENEGAL MEILLEUR”
Ngouda Fall KANE

Sierra-Leone : Julius Maada Bio élu président

La Sierra-Leone a un nouveau président. Le candidat de l’opposition Julius Maada Bio a été officiellement proclamé vainqueur du scrutin. L’homme de 53 ans a obtenu 51,81% des voix, contre 48,19% pour son rival Samura Kamara, candidat du parti au pouvoir.

Après une longue attente, le président de la Commission électorale nationale Mohamed Conteh a annoncé la nouvelle dans la soirée. Quelques heures seulement après la proclamation des résultats, Maada Bio a prête serment dans un hôtel de Freetown. ” Je suis président pour tous les Sierra-leonais. C’est un moment de joie, après 10 ans passé dans l’opposition. Nous remercions Dieu le Tout-Puissant et merci au peuple de Sierra-Leone “, a déclaré l’ancien militaire, dans des propos rapportés par RFI.

Monsieur le Président, votre Peuple est en colère ! Par Mamadou Mouth BANE

Une fois ne saurait être coutume. Aujourd’hui, je vais porter les habits étroits de Conseiller spécial et personnel du Chef de l’Etat pour lui rapporter avec égard, ce que l’écrasante majorité de ses compatriotes dit de sa gouvernance judiciaire. Mon indépendance forge ma liberté à pouvoir transmettre fidèlement au Chef, la frustration sociale qui suinte de ses 6 ans de gestion. Ainsi, je le ferai mieux que ses conseillers qu’il a nommés et qui n’osent pas lui dire la vérité, en lui transmettant fidèlement la colère sociale, de peur de perdre leurs privilèges, leurs strapontins puisés de notre sueur.

La majeure partie des sénégalais dénonce la condamnation de Khalifa Sall, non pas parce qu’ils le soutiennent, non pas parce qu’ils sont ses militants, ou bien parce qu’ils sont convaincus de son innocence, c’est plutôt parce qu’ils ont remarqué dans le camp présidentiel des gens comme Cheikh Kanté ancien Directeur Général du Port de Dakar, qui ont fait pire, et pourtant jamais la Justice n’a pas été actionnée pour qu’ils rendent compte. Plus grave encore, au prédateur Cheikh Kanté, vous en avez fait un piètre Ministre chargé du PSE, le programme phare de votre gouvernance.

Un coup virulent contre l’image du PSE…

Monsieur le Président, votre frère Alioune Sall, pour des raisons strictement familiales, vous en avez fait le Directeur de la Caisse de Dépôt et de Consignation (CDC) extirpée du Code des marchés publics, pour lui donner plus des marges de manœuvre dans la gestion de cette «banque publique». Pourquoi ? Vous n’avez rien appris des erreurs de Wade et de son fils, il nous semble.

Monsieur le Président, les sénégalais soutiennent la reddition des comptes. Nous sommes pour la gestion transparente des deniers publics et contre la corruption quel que soit son auteur, mais aussi nous sommes des militants de l’équité, de la justice sociale et de l’Etat de droit. Les citoyens honnêtes accepteront avec nous que l’Etat de Droit s’est littéralement effondré au Sénégal.

Monsieur le président, nous pouvons accuser le président Me Abdoulaye Wade de tous les noms, mais soyons juste avec lui, en reconnaissant les actes de bonne gouvernance qu’il a posés sous son magistère. Au-delà des organes de contrôle qu’il a créés et renforcés leur pouvoir, il ne s’était pas opposé à la Justice. D’ailleurs, c’est sous Wade que des libéraux comme Bayla Wone, Idrissa Seck, Salif Bâ, Modibo Diop etc… ont été poursuivis à tort ou à raison. Ils étaient tous de grands responsables du Pds dans leur fief respectif. Wade avait des raisons politiques de s’opposer à leur arrestation.

Aujourd’hui, Monsieur le Président c’est tout le contraire que nous voyons depuis votre élection. Vous protégez vos voleurs dont la mauvaise gestion est prouvée par des organes de contrôle de l’Etat. Votre Ministre chargé du PSE Cheikh Kanté a coulé le Port de Dakar qui traverse des difficultés financières que vous avez-vous-même reconnues. Voilà les faits qui heurtent la conscience de vos compatriotes après l’annonce du verdict de Khalifa Sall. Les Sénégalais sont abasourdis et déçus face à cette justice à sens unique et injustement sélective.
Chaque année, le Sénégal reçoit plus de 600 milliards de FCFA d’Aide Publique au Développement (APD). Ces fonds jamais audités depuis 1960, disparaissent une fois introduits dans les comptes publics et deviennent des fonds de promotion de la pauvreté.

La précarité sociale rythme notre quotidien. La santé souffre de maladie chronique, les enseignants démotivés, notre système judiciaire désarticulé de l’intérieur par ses principaux acteurs, les paysans perdent espoir dans une démocratie sénégalaise déjà enveloppée dans son linceul attendant son jour d’inhumation.
Toutefois Monsieur le président, il n’est pas trop tard pour reprendre les choses en main. Il faut juste montrer à vos compatriotes que vous êtes «le Président de tous les Sénégalais» comme vous l’aviez dit le 03 Avril 2012 lors de votre première adresse à la Nation.

Par ailleurs, le président Sall déroule son plan après l’élimination de Karim Wade et Khalifa Sall, les projets de loi sur le parrainage est sur la table de Moustapha Niass sous le regard impuissant d’une opposition sans position parce que désunie, paresseuse, pusillanime et avachie. Aujourd’hui, ils dénoncent tous la condamnation du Maire de Dakar et appellent à la mobilisation dans les médias, alors qu’il suffit que l’arbitre siffle le coup d’envoi de la confrontation Gris/Balla pour qu’ils oublient Khalifa dans sa cellule en cette veille de fête de Pâques.

C’est cela la particularité de l’opposition sénégalaise. Et le président Macky tire toutes ses forces des faiblesses de cette opposition événementielle et administratrice des réseaux sociaux. Vu tous ces faits, face à «une opposition de constat», qu’est-ce qui empêchera au président Sall de passer au 1er tour en Février 2019 ? Je dis bien «passer au 1er tour» et non «réélu au 1er tour». La nuance est énorme.

Monsieur le Président, tous ceux qui ont géré les affaires publiques doivent rendre compte. Faites preuve d’indépendance, de justice et d’intégrité. Les Sénégalais ont raison de dénoncer la condamnation injuste et cette prise d’otage arbitraire contre Khalifa Sall qui n’a pas fait plus que tous ces «Madoff» de l’Apr. Nous disons «justice pour tous» pour un «Sénégal nouveau», «un Etat de droit debout» et «une démocratie vivante et exemplaire»…

Boune Dionne : Tout part et tout converge vers le Président, clé de voûte de l’Etat…

Mahamad Boun Abdallah Dionne n’a pas de ‘’secret’’ pour expliquer sa longévité à la Primature, évoquant simplement les dispositions de la Constitution à propos de la répartition des rôles entre le chef de l’Etat et son Premier ministre. Prié de dire son ’’secret’’ pour expliquer sa longévité à la Primature dimanche dans l’émission Grand Jury de la RFM, Dionne a déclaré : ‘’Je n’ai pas de secret. J’ai juste une bonne lecture de la Constitution. Tout part et tout converge vers le Président. Le Président est la clé de voûte d’un Etat. Il est élu au suffrage universel, alors que le Premier ministre est nommé’’.

‘’La Constitution est claire là-dessus. J’ai lu la Constitution et j’ai eu comme modèle le Premier ministre, Macky Sall. J’étais son Directeur de cabinet. Il y a des présidents qui font avaler des couleuvres, ce n’est pas le cas du Président Macky Sall. Il nous inspire, il respecte le peuple”, a-t-il ajouté.

Depuis son élection le 25 mars 2012, le président de la République a travaillé avec trois Premier ministres : Abdoul Mbaye (2012-2013), Aminata Touré (2013-2014) et Mahamad Boun Abdallah Dionne depuis 2014.

Dionne a dirigé la coalition présidentielle lors des dernières élections législatives.

L’ex-chef de l’Etat Me Abdoulaye Wade a lui travaillé avec 6 Premiers ministres en 12 ans : Moustapha Niasse, Mame Madior Boye, Idrissa Seck, Macky Sall, Cheikh Hadjibou Soumaré et Me Souleymane Ndéné Ndiaye.

Communiqué du Conseil des ministres du Mercredi 14 Mars 2018

 

Entamant sa communication autour de la consolidation de l’entente cordiale entre le Sénégal et la Gambie, le Chef de l’Etat se réjouit de la tenue, le 13 mars 2018, à Banjul, du premier Conseil présidentiel sénégalo-gambien et remercie le Président de la République de Gambie, Son Excellence Monsieur Adama Barrow ainsi que le Peuple Gambien frère pour l’accueil chaleureux et le bon déroulement de sa visite.

Dans ce cadre, le Président de la République engage les ministres concernés à veiller au suivi rigoureux des conclusions du Conseil présidentiel et à une gestion de proximité des dossiers en rapport avec leurs homologues gambiens, dans un esprit pragmatique.

Par ailleurs, rappelant la place prioritaire du développement de l’économie numérique, dans la dynamique du Sénégal émergent, le Président de la République demande au Gouvernement de consolider les acquis du Sénégal en la matière, notamment dans nos établissements scolaires, universitaires et au niveau des services publics dont la dématérialisation accélérée des procédures doit s’intensifier, afin de renforcer les performances de l’Administration et d’améliorer la satisfaction des usagers.

A cet effet, le Chef de l’Etat invite le Gouvernement à orienter davantage les jeunes élèves, étudiants et entrepreneurs vers les métiers d’avenir, ceux du numérique, pour optimiser le potentiel exceptionnel de création d’emplois et mieux positionner le Sénégal dans la société numérique internationale.

Dans cette perspective, le Président de la République décide de l’organisation, le 15 mars 2018 au CICAD, du premier Forum National sur le Numérique autour du thème « Jeunes et Numérique », un cadre de dialogue direct et constructif entre le Président de la République, le Gouvernement, les différents groupes de jeunes développeurs, les startups du secteur des TIC, les partenaires multilatéraux et les acteurs du secteur privé des TICs.

Poursuivant sa communication autour de la célébration, le 15 mars 2018 de la Journée mondiale des Droits des Consommateurs, le Chef de l’Etat réitère son engagement pour la protection des consommateurs. Il adresse également ses félicitations et encouragements aux associations de consommateurs pour leur engagement bénévole et le travail remarquable accompli au service de la collectivité.

Ainsi, saisissant cette occasion, le Président de la République rappelle toutes les mesures de baisse des prix des produits de première nécessité et d’augmentation du pouvoir d’achat des consommateurs qu’il a prises depuis son accession à la magistrature suprême et portant notamment, sur les produits alimentaires, le loyer, le gaz, le carburant et, plus récemment, sur l’électricité.

En outre, le Chef de l’Etat invite le Gouvernement à déployer, en collaboration avec les agences internationales spécialisées, un système efficient de traçabilité des médicaments pour lutter contre l’importation et la circulation de médicaments issus de la contrefaçon, qui mettent en danger la santé des consommateurs.

Le Président de la République invite le Gouvernement, en relation avec l’Institut de technologie alimentaire (ITA) et l’Association sénégalaise de Normalisation (ASN), à assurer un meilleur encadrement des producteurs locaux pour garantir le strict respect des normes de qualité des produits offerts aux consommateurs.

Enfin, notant avec satisfaction la signature du protocole d’accord sur la commercialisation des huiles brutes et raffinées d’arachide, le Chef de l’Etat félicite les producteurs, ceux du RASIAT ainsi que les industriels et les commerçants importateurs d’huile regroupés autour de l’UNACOIS. Le Président de la République les remercie d’avoir répondu à son appel, lancé à Kaolack et les encourage à une mise en œuvre diligente dudit protocole.

Abordant, la participation du Sénégal à la Coupe du Monde de Football en Russie, le Président de la République remercie la FIFA et Coco-Cola sponsor de la compétition pour le séjour du trophée à Dakar. Il réitère ses instructions au Premier Ministre pour assurer, au plus haut niveau, la
coordination de la participation du Sénégal à cet évènement mondial.

Ainsi, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement, en rapport avec la Fédération sénégalaise de Football, de prendre toutes les dispositions techniques, logistiques, administratives et financières requises, en vue d’assurer à l’équipe nationale de Football, une préparation optimale, gage d’une participation sportive pleine d’espoir pour les joueurs, leur encadrement, les supporters et l’ensemble du peuple sénégalais uni et solidaire autour de son équipe.

Le Chef de l’Etat a terminé sa communication sur le suivi des partenariats, de la coopération et son agenda diplomatique.

Le Premier ministre a adressé, au nom du Gouvernement ses félicitations au Président de la République pour la tenue de la 1ère session du Conseil présidentiel sénégalo-gambien, à Banjul, avant de rendre compte de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait le point sur la situation africaine et internationale.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point sur la conjoncture économique nationale et internationale.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait un exposé exhaustif sur le déroulement de la campagne de commercialisation de l’arachide 2017-2018.

Le ministre de la Culture a rendu compte de la préparation de la 13ème édition de la Biennale de l’Art africain contemporain prévue à Dakar du 03 mai au 02 juin 2018.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a examiné et adopté :

le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier la convention sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux signée le 17 mars 1992, à Helsinki ;

le projet de décret portant création, organisation et fonctionnement de l’Autorité nationale d’Assurance qualité de l’Enseignement supérieur (ANAQ-sup).

Installation du conseil supérieur de la fonction publique locale:les acteurs affichent un espoir

 

Le conseil supérieur de la fonction‹ publique locale composé d’une vingtaine de membres  a été installé ce matin  par le Président de la République Macky Sall.Moment choisi par le chef de l’État pour annoncer son engagement à accompagner la mise en œuvre de ce processus qui va aboutir à la création d’une fonction publique locale dynamique et bien organisée.

Prenant la parole au nom de ses collègues élus locaux,Adama Diouf Président des départements du Sénégal de magnifier cette belle œuvre en ces termes:<<Au delà de l’assurance qu’il apporte aux travailleurs, le Conseil supérieur de la Fonction publique locale va participer également à l’approfondissement du cadre juridique de notre politique de décentralisation.

C’est ce que vous avez compris, en installant cet organe consultatif important, déjà prévu par la loi. Cette loi portant statut général des fonctionnaires des Collectivités locales présente beaucoup d’avantages.

L’emploi est maintenant sécurisé dans les recrutements, les avancements, les sanctions positives comme négatives, les positions et autres avantages maintenant consentis aux travailleurs des Collectivités territoriales. Ces derniers ne sont plus à la merci des employeurs qui pouvaient les renvoyer à tout moment parce qu’ils ne sont pas du même bord au grès des alternances politiques souvent intervenues dans les collectivités territoriales.

La règle de l’unité, telle que prévue dans cette loi,  ouvre, à un agent, la possibilité de poursuivre une carrière professionnelle successivement dans plusieurs collectivités territoriales, quel qu’en soit le niveau, tout en conservant son grade. L’unité se traduit par la création de corps communs à toutes les collectivités locales et par une homogénéité dans les règles de gestion de ces corps.

Sidya Ndiaye au nom de l’intersyndicale des travailleurs des collectivités locales a sollicité un appui de 680milions auprès du Président de la République pour terminer le processus de mise en œuvre de la fonction publique des collectivités  locale non sans formuler des remerciements pour les 100 millions déjà reçus des main du gardien de la constitution.

Le département de Tivaouane a été bien représenté à la rencontre par sa présidente de conseil.

senelux.com/Saliou Ndiaye

 

 

Est-on réellement un état digne de ce nom? (Par Ousmane Sonko)

Macky Sall fait appel:
– aux chinois pour sauver la campagne arachidière et le monde rural;
– aux français pour l’usine d’eau de keur momar Sarr;
– aux Allemands et l’UE pour auditer son fichier électoral corrompu;
– aux français pour éteindre l’incendie de “Pak’ Lambaye”,
– aux turcs pour enfin terminer AIBD;
– aux qataris pour dénouer l’affaire Karim Wade;
– aux malaisiens pour des cartes d’identité confisquées;
– Encore aux français pour un TER surfacturé;
– aux israéliens, semblerait-il, pour un système d’écoute téléphonique…
Je ne serais pas surpris qu’il fasse un jour appel au royaume du Wakanda pour sauver l’année scolaire. Incompétence criarde.
Est-on réellement un état digne de ce nom?
Et ça promet l’émergence!

Le Président Kagamé porté à la tête de l’Union Africaine

 

Dans le cadre de la présidence tournante de l’Union  Africaine , le Président Guinéen, Alpha Condé, va passer le témoin à son homologue Rwandais, Paul Kagamé. Ce dernier aura la charge de diriger l’Institution pendant un an et de mener à terme les réformes institutionnelles en cours.La 30ème édition du Sommet de l’Union  Africaine va connaître son épilogue avec la réunion en huis clos des Chefs d’Etat du 28 au 29 janvier.

Après les travaux préparatoires du Comité des représentants permanents (COREP) composé des ambassadeurs des 55 pays, puis du Conseil exécutif composé des ministres des Affaires étrangères des pays membres, les Chefs d’Etat vont entrain en jeu pour se pencher sur les dossiers prioritaires, notamment celui des réformes institutionnelles et financières de l’Union et de la lutte contre la corruption, mais aussi sur les questions de la sécurité et de la mise en place d’une zone de libre-échange à l’échelle continentale.

Le Président Macky Sall souhaite une paix définitive en Casamance et présente l’école sénégalaise en chiffres

Dans son discours de présentation de meilleurs vœux au peuple sénégalais,le Président de la République a invité le MFDC à une paix définitive en Casamance.Il a dans ce chapitre remercié et félicité les facilitateurs qui œuvrent pour une paix définitive dans la région sud du pays .

Abordant la page éducative de son discours,le Président de rappeler que l’école reste un espace d’émulation et d’apprentissage.C’est en cela qu’il annonce la construction de  6400 salles de classe et 4730 blocs scientifiques  cette année.Sept lycées seront aussi  érigés dans différentes localités de Dakar.Le Président souhaite que 30%  des effectifs scolaires soient versés dans la formation professionnelle.Il a en outre annoncé la conférence mondiale du partenariat mondial pour l’éducation prévu le 02  février  2018 à Dakar.Une rencontre qui permet de collecter des fonds pour une meilleure prise en charge des besoins éducatifs dans le monde.

Abordant le crucial problème relatif à l’emploi des jeunes,le Chef de l’État annonce la mise à disposions  de 30 milliards dédiés à l’auto emploi.Macky Sall s’engage de continuer le combat contre  les inégalités sociales.A cet effet,il promet de renforcer les bourses sociales à hauteur de 40 milliards.

Nous y reviendrons.

Senelux.com

George Weah élu président du Liberia

Le président de la commission électorale libérienne a communiqué jeudi soir les premiers résultats de l’élection présidentielle du 26 décembre. L’ancien footballeur l’emporte largement face au vice-président, Joseph Boakai.

La troisième fois a été la bonne pour George Weah. Alors que 98,1 % des bulletins ont été dépouillés, ce jeudi 28 décembre dans la soirée, l’ancienne star du football a déjà recueilli 61,5 % des voix, contre 38,5 % des voix, selon la commission électorale (NEC). Le taux de participation est lui de 56 %, en baisse par rapport au premier tour où il s’élevait à 75,2 %.

Dès l’annonce de cette large victoire, des cris de joie ont retenti dans les rues de Monrovia, la capitale, qui est un des bastions du nouveau président. Ce gamin élevé dans les bidonvilles, devenu le seul Africain à avoir gagné un Ballon d’Or, récompense suprême du football, avait déjà essayé à deux reprises d’entrer à Mansion House, le palais présidentiel libérien. En 2005, alors qu’il concourait pour le poste de président, et en 2011, alors qu’il souhaitait devenir vice-président, il avait échoué face à Ellen Johnson Sirleaf.

« L’espoir est immense »

Raillé pour sa mauvaise maîtrise de l’anglais et des codes de la politique, il a, pendant une décennie, travaillé son réseau et son image, notamment en obtenant un diplôme aux États-Unis et en se faisant élire sénateur en 2014. Durant toute cette campagne, il a affiché son optimisme et sa confiance en sa victoire. « C’est avec une profonde émotion que je remercie les libériens de m’avoir donné leurs votes aujourd’hui. L’espoir est immense », écrivait-il par exemple sur Twitter à la sortie des bureaux de vote le 26 décembre.

Ses partisans avaient néanmoins fait part de leur inquiétude après la suspension du second tour par la Cour suprême libérienne. Charles Brumskine, le candidat arrivé troisième lors du premier tour avait en effet déposé un recours pour dénoncer des fraudes et des irrégularités pendant le vote. Une plainte à laquelle s’était joint Joseph Boakai, le vice-président, arrivé deuxième. La Cour suprême avait finalement ordonné des améliorations à la NEC et l’organisation d’un second tour, sept semaines après la date prévue par le calendrier initial. L’équipe du vice-président n’a pas encore annoncé s’il déposerait de nouveau recours suite au second tour.

« Sleepy Joe » n’a pas réussi à incarner le changement

Surnommé par ses détracteurs « Sleepy Joe », pour sa tendance à s’assoupir lors de réunion publique, ce technocrate de 73 ans n’a pas réussi à incarner le changement auprès des électeurs. « Le handicap majeur de Boakai est qu’il apparaissait comme une continuité du pouvoir de Johnson Sirleaf, dont les résultats sont au mieux mitigé. George Weah a deux atouts majeurs, il apparait comme une rupture et son origine modeste a eu un écho favorable auprès de la jeunesse libérienne. Pour de nombreux votants, c’est une sorte de garantie qu’il les connait et qu’il pourra mieux s’occuper de leurs problèmes », décrypte Mathias Hounkpe, politologue à OSIWA (Open society intiative for west Africa) et spécialiste du Liberia.

Plusieurs observateurs ont néanmoins fait part de leurs interrogations après les alliances nouées par le nouveau président du Liberia. La nouvelle vice-présidente du pays sera en effet Jewel Howard Taylor, l’ancienne femme du président Charles Taylor, condamné à 50 ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Entre les deux tours, George Weah a reçu le soutien d’un autre personnage sulfureux : Prince Johnson. Cet ancien seigneur de guerre était devenu célèbre après avoir été filmé sirotant une bière et ordonnant à ses hommes de torturer le président Samuel Doe, en 1990.

La passation de pouvoir entre George Weah et Ellen Johnson Sirleaf est prévue pour le 16 janvier 2018.

avec Jeune Afrique

Assane Ndiaye meilleur enseignant du Sénégal.

 

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Le President Macky sall a présidé la cérémonie de remise du grand prix du chef de l’État pour l’enseignant ce jeudi 28 Décembre au grand théâtre de Dakar.l’heureux élu du jour s’appelle Assane NDIAYE enseignant en service au Lycée de Mbacke. Ce natif de Matam  a remporté la première édition du grand prix du  chef de l’État pour l’enseignant avec un chèque de vingt millions fr CFA comme cadeau.
Pour cette première éditon,le prix d’encouragement est revenu à Monsieur Khalifa Abacar Wade en service au lycée de Mbao avec lui aussi un chèque de 4 millions.
Le troisième lauréat Abdoulaye Mbow sert au centre Talibou Dabo.
Ces résultats ont été dévoilés par le président du jury Monsieur André Sonko ancien Ministre de l’éducation nationale.Un jury composé d’imminentes personnalités du système éducatif sénégalais.
Ce grand prix est institué par le Président de la République dans le but de fêter, d’encourager ,de magnifier et de récompenser l’enseignant.Il veut aussi a travers ce prix,inviter les enseignants à comprendre qu’ils sont des fondés de pouvoir capables de contribuer au développement du Sénégal.Ce grand prix est aussi un moyen pour le président de redorer le blason de l’enseignant Sénégalais.
Une animation soft et agréable a été offerte à l’assistance par les élèves de l’école  Mariama Ba de Gorée.
Des films de témoignage et des reportages  réalisés par la Drts  ont été projetés dans la grande salle du grand théâtre pleine comme un oeuf.

Senelux.com/Saliou NDIAYE

Macky Sall, un jeune président du passé ?

Macky Sall, un jeune président du passé ?
La grève des aiguilleurs du ciel de l’aéroport international Blaise Diagne  (AIBD) qui vient de s’achever est, assurément, un événement illustratif du bradage de notre souveraineté nationale. La preuve a été bien établie que notre pays est livré et soumis à des lobbies étrangers, qui sont en train de ressusciter et de consolider d’anciennes pratiques de domination et d’exploitation, que l’ont croyait révolues à jamais.
Les travailleurs sénégalais sur la plateforme, ont le sentiment que le   gestionnaire  du nouvel  l’aéroport pratique le  management d’un patron en terre conquise.  Aussi, grand fut notre étonnement, que la responsabilité du gestionnaire de la plateforme n’ait pas été suffisamment mise en exergue durant cette période trouble.
La grève et les conséquences ont été principalement imputées à Mme la ministre en charge des transports aériens, dont j’ai récemment contredit les propos selon lesquels, l’AIBD était un projet du régime socialiste. Pourquoi le Président de la République était si pressé pour l’inauguration de l’aéroport, est une question qui doit être posée .
De même que celle de savoir , pourquoi après avoir été informé des multiples désagréments après une  inauguration en grandes pompes,  ne s’est-il pas prononcé ?
La coutume veut, qu’à la suite d’évènements de cette dimension, mention en soit faite au prochain conseil des ministres.
Les problèmes de l’AIBD ont été occultés dans le compte rendu du premier conseil des ministres de ce mercredi 20decembre 2017, qui s’est tenu après l’inauguration.
La nature du pouvoir présidentielle voudrait que le Chef de l’Etat élève  immédiatement la voie, si sa responsabilité n’était nullement engagée.
Certains ont même évoqué l’ « irresponsabilité » des vaillants contrôleurs du ciel, agents de l’Agence de Sécurité  de Navigation Aérienne (ASECNA.)
D’ou  la question, pourquoi confier la gestion d’un outil aussi déterminant de souveraineté nationale à un étranger, dont  la responsabilité n’est nullement engagée à l’occasion de situations affectant l’image de notre pays.
Certains diront que l’ancien  régime auquel nous avons appartenu, était en voie de conclure un contrat de gestion avec Fraport, société de nationalité allemande.
Mais, nous ne pensons pas que les deux types d’accord soient de même nature.
En tout état de cause, l’étendue de la main mise des forces d’exploitation étrangères sur notre économie nationale sous le régime actuel est sans commune mesure.
Aucun domaine d’activités de l’économie du Sénégal n’est épargnée (Le gaz, le pétrole, les Btp, les services, le commerce, l’industrie etc.) Les complaintes du secteur privé national ne semblent pas avoir d’échos auprès des autorités gouvernementales.
Sans vouloir verser dans un discours xénophobe, ou nationaliste, nous proclamons haut et fort notre attachement profond à la coopération avec tous les pays et toutes les entreprises étrangères, disposées à nous accompagner dans la voie du progrès.
Pourvu que cette coopération s’inscrive dans un véritable partenariat gagnant-gagnant, pour l’Etat et particulièrement pour le secteur privé national.  Point d’accord dont les termes seraient, à nous  les délices et le poison à l’Etat du Sénégal.
Le Président Abdoulaye Wade avait réussi à réveiller chez chaque sénégalais et chaque africain, le sentiment de dignité, de confiance en soi et de décomplexé, longtemps inhibé par une longue période de domination et d’asservissement, par des forces étrangères.
Poursuivant l’œuvre idéologique et politique des pères fondateurs du panafricanisme, et de la libération de l’Afrique des jougs étrangers, il a résisté à toutes les tentatives d’atteinte à notre souveraineté.
Ce fut une fierté d’avoir été à ses cotés, et de suivre les combats, parfois épiques, qu’il menait pour la sauvegarde, le respect et la considération de la souveraineté du Sénégal et de l’Afrique.
Avec l’avènement de Macky Sal à la tête de l’Etat du Sénégal, de nombreux sénégalais avaient l’espoir, que le combat pour la pleine souveraineté de notre pays serait perpétué et intensifié. L’espoir était permis, du fait de  sa jeunesse, son parcours et sa proximité avec son prédécesseur.
Mais, les sénégalais vivent des déceptions  depuis le début de son mandat, jusqu’à maintenant.Le gouvernement actuel  ne semble  pas animé d’une volonté d’opposition aux forces d’accaparement de notre économie. Le moment est donc venu pour lui de se ressaisir, en revisitant l’histoire de notre pays et du continent africain.
En ne résistant pas aux tentatives d’accaparement de nos ressources, on porte atteinte à la mémoire de nos héros, qui par leurs combats, sont la sève nourricière de la nation sénégalaise.
El hadji Oumar Foutihou Tall a disparu dans les falaises de Bandiagara en refusant d’être sous la conduite et l’asservissement de l’occupant. Lat Dior Ngoné Latyr Diop est tombé sur le champ de bataille de Dekheulé, en refusant la violation du terroir du Cayor par des envahisseurs. Alboury Seynabou Ndiaye a pris le chemin de l’exil, et choisit de mourir loin de son royaume, en refusant l’humiliation par le colonisateur.
Cheikh Amadou Bamba Mbacké a vécu sept années de déportation au Gabon, en refusant la soumission  à une autre puissance que celle de Dieu. Seydi El Hadji Malick Sy a défié le colonisateur en implantant des mosquées et des Zavia à proximité de ses résidences.
L’Almamy Samory Touré est mort en déportation au Gabon, après plusieurs années de combats victorieux contre les forces étrangères.
La liste est longue de héros de notre continent, qui sont des références et des modèles  pour dire non, à l’instar de Cheikhou Ameth Touré de  Guinée, en 1958. Mais à cotés de ces grands nationalistes, d’autres chefs ont accepté la servitude et le reniement de valeurs fondatrices de nos communautés, au nom d’une illusion de pouvoir.
Chacune des deux catégories de chefs a ses héritiers dans nos Etats modernes.
Les héritiers de la première catégorie sont des chefs d’Etat d’avenir et d’espoir. Ceux de la deuxième catégorie  sont des présidents du passé, dont l’histoire se souviendra  peu et rarement.
Monsieur le Président, refusez d’être classé dans la deuxième catégorie.

Habib Sy
Président du parti de l’Espoir et de la Modernité
PEM/Yaakaar u  Réew mi

Cérémonie de remise de prix du président de la République pour les Arts et les Lettres

La cérémonie de remise du Grand Prix du président de la République pour les Arts et les Lettres a lieu ce jour au Grand Théâtre national.

Il reviendra à un jury de choisir de manière très sélective, les récipiendaires à primer. Les lauréats distingués dont 2 pour les Arts et un pour les Lettres, recevront la somme de 10 millions de francs Cfa, chacun.

 

Visite du chef de l’Etat au Japon : Trois dons de plus de 17 milliards de FCfa au Sénégal

 

Le président Macky Sall a rencontré, hier dans l’après-midi, le Premier ministre japonais Shinzo Abé. Les deux hommes se sont félicités de se retrouver après la dernière Assemblée générale des Nations unies. M. Abé s’est montré enthousiaste de la venue du chef de l’Etat sénégalais pour participer au Forum sur la Couverture médicale universelle (Cmu).
Le président Macky Sall l’a remercié pour l’invitation audit forum qui porte sur une question qui lui tient à cœur, d’autant plus que le Japon a apporté son aide de 10 milliards de yens à notre Cmu. Les deux pays ont signé via leurs ambassadeurs respectifs trois notes d’échanges d’un montant de 32 millions de dollars (17 152 000 000 de FCfa) portant sur des projets de santé, d’éducation et d’assistance alimentaire. Sur une note plus légère, les deux pays se trouvant dans la même poule à la Coupe du monde de football 2018, en Russie, MM. Abe et Sall se sont souhaité bonne chance en espérant que les deux équipes sortent qualifiées lors de cette phase. Les deux hommes ont tenu une conférence de presse où ils ont eu une même convergence de vues sur les grandes questions internationales, telles que la réforme du Conseil de sécurité de l’Onu, les essais nucléaires de la Corée du Nord… Dans le communiqué conjoint qui a sanctionné la rencontre, M. Sall et M. Abe ont convenu de renforcer leur coopération en matière de santé. Le Premier ministre japonais a d’ailleurs loué les efforts du Sénégal dans la promotion de la Couverture maladie universelle.

Nomination conseil des Ministres du mercredi 6 Novembre 2017

 

Monsieur Momar DIOP, Docteur en Sciences politiques, Ambassadeur du Sénégal aux Pays-Bas, est nommé, cumulativement avec ses fonctions, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Sa Majesté Charles XVI Gustave, Roi de Suède, avec résidence à la Haye ;
Monsieur Mouhamed Mahmoud DIOP, Administrateur civil, précédemment Directeur général de la Fonction publique, est nommé Secrétaire général du ministère de la Fonction publique, de la Rationalisation des Effectifs et du Renouveau du Service public, en remplacement de Madame Virginie Rachelle Fayçaline COLY, appelée à d’autres fonctions
Madame Virginie Rachelle Fayçaline COLY, Administrateur civil principal, précédemment Secrétaire général du ministère de la Fonction publique, de la Rationalisation des Effectifs et du Renouveau du Service public, est nommée Secrétaire général du ministère de la Promotion des Investissements, des Partenariats et du Développement des Téléservices de l’Etat ;
Monsieur Abdoulaye NDIAYE, Conseiller en organisation, est nommé Directeur général de la Fonction publique, en remplacement de Monsieur Mouhamed Mahmoud DIOP, appelé à d’autres fonctions ;
Monsieur Yakham MBAYE, Journaliste, est nommé Directeur général de la Société SSPP le Soleil, en remplacement de Monsieur Cheikh THIAM, appelé à d’autres fonctions ;
Madame Ndèye Tické NDIAYE, Ingénieur en Technologie générale halieutique, est nommée Directeur général de l’Agence nationale des Affaires maritimes (ANAM), en remplacement de Monsieur Yérim THIOUB, appelé à d’autres fonctions ;
Monsieur Amadou Birahim GUEYE, Inspecteur principal du Trésor, précédemment Directeur de la Comptabilité publique, est nommé Directeur du Secteur parapublic, à la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor, en remplacement de Monsieur Amadou Tidiane GAYE, appelé à d’autres fonctions
Monsieur Amadou Tidiane GAYE, Inspecteur principal du Trésor, précédemment Directeur du Secteur parapublic, est nommé Directeur du Contrôle interne, à la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor, en remplacement de Monsieur Papa Sidy NDOYE, appelé à d’autres fonctions ;
Monsieur Papa Sidy NDOYE, Inspecteur principal du Trésor, précédemment Directeur du Contrôle interne, à la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor, est nommé Directeur de la Comptabilité publique, en remplacement de Monsieur Amadou Birahim GUEYE, appelé à d’autres fonctions ;
Madame Ndèye Arame FALL, Insepcteur principal du Trésor, précédemment Fondée de pouvoirs du Receveur général du Trésor, est nommée Receveur général du Trésor, à la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor, poste vacant ;
Monsieur Mohamet Lamine CISSE, Professeur de l’Enseignement moyen principal de classe exceptionnelle, est nommé Directeur du Centre national de Formation et d’Action, au ministère de la Fonction publique, de la Rationalisation des Effectifs et du Renouveau du Service public, poste vacant ;

Docteur Henri Mathieu LO, Maître de Conférences en Géographie et Environnement à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, est nommé Directeur du Centre d’Education et de Formation environnementales, au Ministère de l’Environnement et du Développement durable, poste vacant ;

Monsieur Oumar CISSE, socio-économiste, est nommé Directeur de la Microfinance, au ministère de l’Economie solidaire et de la Microfinance, en remplacement de Monsieur El Hadji Djily Mbaye LO, appelé à d’autres fonctions ;
Madame Khady SAMBA, Conseillère en planification, est nommé Directeur des Stratégies, au ministère de l’Economie solidaire et de la Microfinance, poste vacant ;
Monsieur Ndiamé NDIAYE, expert en Microfinance, Titulaire d’un Master 2 en Finances et comptabilité, est nommé Directeur du Fonds d’Impulsion de la Microfinance, au ministère de l’Economie solidaire et de la Microfinance, en remplacement de Madame Khady SAMBA, appelée à d’autres fonctions ;
Monsieur Amadou Saidou BA, Ingénieur en génie des Procédés, est nommé Chef de l’Unité d’Exécution et de Gestion du Comité d’Orientation stratégique du Pétrole et du Gaz (GES-PETROGAZ), au ministère du Pétrole et des Energies.Le Secrétaire général du Gouvernement, Porte-parole .

Senelux.com/ Saliou Ndiaye

L’élection ou la réélection d’un Pr relèvent exclusivement de son peuple (Mody Niang)


Dans un peu moins de deux mois, nous entrerons dans la cinquante-huitième année de notre accession à la souveraineté internationale. Quatre présidents se sont succédé à la tête du pays. Nous avons connu deux alternances démocratiques saluées par la Communauté internationale, même si aucune des deux n’a répondu à nos attentes. Nous sommes malgré tout considérés comme une démocratie, une démocratie avec ses hauts et ses bas.

Or, il convient de le rappeler, l’une des voies respiratoires de la Démocratie et non des moindres, c’est la liberté d’expression, c’est le droit d’avoir son opinion sur la manière dont le pays est gouverné et de l’exprimer s’il y a lieu. C’est ce droit inaliénable, non négociable, que je fais prévaloir dans mes écrits (livres, contributions, quelques interventions aux médias) depuis quarante (40) ans.

Notre pays traverse, avec cette gouvernance du président-politicien, des moments d’incertitudes que tentent vainement de masquer des apparences bavardes et trompeuses. Notre peuple, indifférent à tout, ne s’en aperçoit malheureusement pas le moins du monde. Me revient cet adage wolof selon lequel « Bukki wiiri-wiiri jaari Ndaari ». Cela signifie, en français, que l’hyène a beau faire de grands détours, elle passera forcément par Ndaari ou, peut-être encore, les grands détours que fait l’hyène ne le dispenseront pas de passer par Ndaari. En d’autres termes, le temps est venu, pour votre serviteur, d’entrer dans le vif de son sujet.

Le vendredi 12 mars 2017, un chef religieux, khalife de son état aujourd’hui décédé (DIEU l’accueille au Paradis !), lançait ces propos rapportés par ‘’L’AS’’ du lendemain : « Tout bon musulman qui croit en DIEU doit voter pour le président.» Il ajoutait, pour rassurer encore plus le président-politicien : «Je sais que les talibés vont suivre ma recommandation.

Donc, vous pouvez être tranquille, M. le Président ! » Le chef religieux lui renvoyait ainsi l’ascenseur, pour avoir achevé les travaux de la mosquée de sa localité. C’était son droit et il en a usé. Un peu plus tard, le vendredi 24 mars 2017, je fis publier une contribution dans plusieurs quotidiens de la place, notamment dans ‘’ Walfadjri et ‘’Sud quotidien’’. J’avais choisi pour titre, et pour cause : « Le 30 juillet 2017 et le dernier dimanche de février 2019, je serai un mauvais musulman ».

Ce khalife avait aussi des relations privilégiées, du moins en apparence, avec l’ancien vieux président qui savait, à l’occasion, se montrer particulièrement généreux avec lui. On se rappelle encore sa célèbre formule : « Wade boxe na ma, boxaat na ma ».

En d’autres termes, « Wade m’a boxé et m’a encore boxé ». Le vieux président avait donné une première somme d’argent dont le montant ne répondait certainement pas aux attentes du vieux khalife qui n’avait pas manqué de le faire savoir publiquement. Le vieux président-politicien revint à la charge un peu plus tard, avec en bandoulière sa légendaire ‘’générosité’’. Il avait donc ‘’donné et redonné’’, ‘’boxé et à nouveau boxé’’.

Aujourd’hui, dans la même famille, alors qu’il était venu présenter ses condoléances suite au décès de l’ancien khalife, on l’a menacé publiquement de « lui servir mille plaintes, s’il en portait une seule contre le président du moment (bi xew) ».

Dans sa longue déclaration, il s’était attardé sur l’intention supposée de son successeur de donner son nom à l’Aéroport international de Diass. Et le vieux politicien de menacer de le traîner devant la justice, s’il s’obstinait à réaliser son intention.

On résiste difficilement à la tentation de se poser un certain nombre de questions : mille plaintes, n’est-ce quand même pas trop contre une seule personne, fût-elle le célèbre vieux président ? A quel titre seront-elles servies au vieux président qui ne sert pratiquement plus à rien, il est vrai ? Auront-elles la moindre chance d’être recevables et, si par extraordinaire c’était le cas, où les garderait-on en attendant le jugement ?

Enfin, si le vieux président-politicien était encore au pouvoir et avait fait les pires dérapages, les relèverait-on ? Ces questions méritaient quand même d’être posées, dans ce pays où l’on ne sait plus où donner de la tête.

Le mercredi 22 novembre dernier, une cité religieuse a reçu en grande pompe le président-politicien. Deux jours auparavant, le porte-parole avait invité, au nom du khalife général, « les fidèles à l’accueillir chaleureusement à travers une grande mobilisation ». Ce porte-parole a tenu à se montrer très clair. « C’est par conviction que Tivaouane a choisi d’accompagner la philosophie de Macky Sall. Nous y croyons. »

Il ne croit surtout pas à la neutralité ‘’qui est une absence de courage’’. Sa ville s’assume, « elle n’est pas du genre à lâcher prise au gré des humeurs et des soubresauts. C’est par conviction qu’elle s’engage ». Il se fait plus précis encore, afin que nul n’en ignore : « Il ne s’agit pas d’accueillir à bras ouvert un hôte de marque mais de dérouler les tapis de son cœur à un illustre fils, un de nous, le Président Macky Sall. »

C’est moi qui souligne cette expression, en attendant d’y revenir. Cette ville sainte est libre de son choix, celui d’accompagner sans équivoque le président-politicien jusqu’à sa réélection qui ne fait pas l’ombre d’un doute, selon son khalife. Le nouveau champion de cette cité religieuse a à son compte la réalisation dans la ville sainte l’aménagement de l’esplanade des mosquées avec l’auditorium, la maison des hôtes, la grande salle de réception, la résidence des hôtes qui porte le nom prestigieux du saint homme à qui on doit la propagation de la confrérie au Sénégal et peut-être au-delà de ses frontières.

Le président-politicien n’y est donc pas allé vraiment de main morte. Il a mis le paquet dans la modernisation de cette cité et sent déjà le retour de l’ascenseur, son seul objectif. La déclaration du porte-parole du khalife est sans équivoque à cet égard. Cependant, un passage retient particulièrement notre attention. C’est celui-ci : « Il s’agit de (…) dérouler les tapis de son cœur à un illustre fils, à un de nous (…).
‘’Un illustre fils !’’, ‘’Un de nous !’’

Ces expressions, la seconde en particulier, pourrait bien renvoyer à ‘’un parmi nous’’, à ‘’un membre de la famille, de la confrérie’’. Et, si on a besoin de le rappeler, de rappeler qu’il est d’eux, c’est peut-être qu’il y a un doute. C’est, peut-être, parce qu’on commence à se disputer l’illustre ‘’talibé’’, dont le comportement ambigu n’arrange rien. Une autre confrérie, du moins des membres de cette confrérie font état publiquement de la même prétention.

Et ils n’ont pas tout à fait tort, le président-politicien ne faisant pas mystère, en maintes occasions, de son allégeance à ladite confrérie. On l’a vu, à plusieurs reprises, enlever ses chaussures, sa coiffure, et se prosterner devant son marabout ou celui qui est considéré comme tel. S’il était d’une autre confrérie, surtout de l’autre bien connue, il ne ferait pas le ‘’sujóot’’. On a entendu le vieux président-politicien, dans l’autre ville sainte, exprimer publiquement le souhait que le prochain Président de la République soit un mouride.

Ce qu’il faut retenir et craindre ici, c’est que nos deux plus grandes confréries se disputent le Président de la République. Ce n’est peut-être certainement pas encore le cas, mais il faut l’envisager et le craindre. Sait-on jamais, avec ce Sénégal de 2017 ? Sait-on surtout jamais, avec notre président-politicien qui peut jouer le jeu et entretenir le flou, pour continuer de tirer profit de la rivalité – DIEU nous en garde – entre les deux confréries ?

DIEU nous en garde et nous engage sur le chemin de la lucidité, de la clairvoyance et surtout de la conscience de la primauté de l’intérêt supérieur de la Nation sur tous les autres. Nous devons rester intransigeants sur cette forte conviction que l’appartenance religieuse, confrérique, ethnique ou autre, ne fait pas un bon président de la République.

Un bon président tidiane est de loin préférable à un mauvais président mouride et inversement, comme est préférable un bon président catholique à un mauvais président laayèène et inversement. L’élection d’un président de la République devrait dépendre, en priorité, de ses qualités intrinsèques (intellectuelles, humaines, morales), ainsi que de la pertinence de son programme, et sa réélection du niveau de mise en œuvre de ses engagements, dans le sens attendu des électeurs. Personne, quel que soit son statut, ne devrait pouvoir décréter ni l’une ni l’autre.

C’est le lieu de s’arrêter un peu sur cette ‘’modernisation des cités religieuses’’. On se rappelle que, à une question sur les chefs religieux, il avait répondu sans ambages que « ce sont des citoyens ordinaires », soulevant ainsi un concert de protestations. Depuis lors, il cherche à se rattraper et la dite modernisation est une de ses trouvailles, même si elle ne figurait nulle part dans son fameux ‘’Yoonu yokute’’. Ce choix du président-politicien soulève aussi des questions, beaucoup de questions.

Sur quelle base choisit-il les cités à moderniser ? Est-il en mesure de moderniser toutes les cités religieuses du Sénégal ? La moitié du budget y suffirait-elle ? Aura-t-il fait l’essentiel s’il modernise à coût de milliards de francs CFA telle ou telle autre grande cité religieuse ? Sera-t-il du coup satisfait ? La famille religieuse bénéficiaire le sera-t-elle, si les nombreux quartiers périphériques ou villages environnants manquent de tout ?

Comment le financement se fait-il ? A l’image de celui de la réalisation du Monument de la Renaissance africaine ? Il convient de dissiper une impression savamment entretenue, celle que c’est Macky Sall qui modernise les lesdites cités. Non, il utilise l’argent du contribuable, les deniers publics, qui doivent être soumis à contrôle en toutes circonstances. Or, un épais nuage enveloppe les milliards utilisés dans la modernisation des cités religieuses.

C’est à partir du cabinet d’architecture de la Présidence de la République que tout est géré avec, à sa tête, une architecte secondée par son époux, ami personnel du président-politicien. On imagine, dans ce pays à l’heure de APR, tous les dérapages qui peuvent se passer à ce niveau. Il faut espérer qu’un jour, un audit profond fasse le point des centaines de milliards qui sont engloutis ou en voie de l’être, dans la modernisation desdites cités.

Les chefs religieux bénéficiaires devraient être les premiers à y appeler, eux de qui on attend d’abord l’attachement à la transparence et au caractère licite de toutes opérations, surtout de celles les concernant directement. Ils ne devraient pas accepter qu’on prenne pour prétexte la modernisation de leurs cités, pour s’enrichir indûment sur le dos du peuple.
Il convient de rappeler, pour conclure, que ces chefs religieux sont appelés régulateurs sociaux.

Comment peuvent-ils jouer objectivement ce rôle, s’ils sont publiquement engagés au profit d’un camp ou d’un autre ? Nous ne sommes pas de taille à donner quelque leçon que soit à qui que ce soit. Cependant, nous pouvons nous demander comment, à un certain niveau de responsabilités sociales, on peut fermer hermétiquement les yeux sur les plaies béantes de la gouvernance du président-politicien !

La parole de cet homme ne vaut plus un copeck, ayant trahi tous ses engagements y compris les plus solennels. Il a béni sans état d’âme la détestable transhumance et rendu pratiquement inoffensives toutes nos structures de contrôle. En décidant de mettre le coude sur tous les dossiers qui compromettent ses amis, il entretient la corruption et les détournements de deniers publics au niveau le plus élevé de l’Etat.

Quiconque est libre de s’engager auprès de cet homme et de sa gouvernance meurtrie ! Moi, Mody Niang, citoyen ordinaire, je ne m’y résoudrai jamais. Dee saxa ma ko gënël.

Dakar, le 24 novembre 2017
Mody Niang

Emmerson Mnangagwa sera investi président du Zimbabwe vendredi

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L’ancien numéro 2 du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, sera investi président vendredi, trois jours après la démission de Robert Mugabe qui a dirigé le pays d’une main de fer pendant trente-sept ans, ont annoncé mercredi les médias d’Etat.

« L’investiture du camarade Mnangagwa est prévue vendredi », affirme le site du groupe audiovisuel public ZBC. En exil depuis son éviction du pouvoir, l’ancien vice-président, 75 ans, doit arriver à Harare mercredi à 18h00 (17h00 heure belge), précise la ZBC alors que son retour était précédemment fixé à 13h00 (midi heure belge).

Auteur: 7sur7.be –

Le Président Moustapha Niass fait agir l’Assemblée nationale sur l’affaire Cheikh Tidiane Gadio

 

Le Président Moustapha a saisi  le Président de la République sur l’affaire Cheikh Tidiane Gadio.Il a à cet effet adressé une correspondance au PR pour solliciter une assistance pour le député de Louy Diot Diotna.

Il a en outre convoqué les députés cet après  pour étudier les voies et moyens pour libérer leur collègue en prison aux USA.

Rappelons que le chef de l’Etat avait déjà annoncé ses  couleurs en déclarant que Gadio aura bénéficié de  l’assistance de l’État du Sénégal pour le tirer d’affaire.

Nous y reviendrons.

Le président de la République attendu à Tivaouane demain mercredi à 18H

Le président de la République attendu à Tivaoune ce mercredi à 18H

Le porte-parole des Tidianes, Pape Malick Sy, sous la recommandation du nouveau Khalifa général des Tidianes Sérigne Babacar SY, demande à tous lesTidianes de sortir et d’accueillir le président de la République.

Pape Malick dit en ces termes : « il faut accueillir le Président Macky Sall. Il a beaucoup d’ambition et de projets pour Tivaouane. Chacun a le droit d’aller avec qui il veut. Chacun a le droit d’avoir son candidat. Mais quand il s’agit de faire de bonnes choses, il faut partager avec tout le monde ».

Thierno Malick Ndiaye

Les Lions demandent des passeports diplomatiques et des terrains au Pr

L’attaquant des Lions du football Moussa Sow a demandé lundi au chef de l’Etat, au nom de ses co-équipiers, l’octroi de passeports diplomatiques, de terrains et d’un nouveau bus pour assurer leurs déplacements.

« Nous vous demandons, Monsieur le président de la République, des terrains, des passeports diplomatiques et un nouveau bus pour assurer nos déplacements », a-t-il au chef de l’Etat, qui les recevait suite à leur qualification au Mondial 2018 en Russie.

L’équipe du Sénégal a battu vendredi dernier l’Afrique du Sud (2-0), se qualifiant ainsi pour le prochain Mondial, avant son dernier match des éliminatoires contre l’Afrique du Sud, prévu mardi à Dakar, au stade Léopold Sédar Senghor.

Le Sénégal se qualifie ainsi pour la deuxième Coupe du monde de son histoire après celle de 2002. Le sélectionneur actuel des Lions, Aliou Cissé, faisait partie de l’équipe quart finaliste de ce mondial co-organisé par la Corée du Sud et le Japon.

Moussa Sow, saluant « l’accompagnement » et « le soutien » de l’Etat, a promis avec le reste de l’équipe de s’inscrire dans une dynamique de performance, afin de gagner le maximum de matches.

Il a également dit sa satisfaction au chef de l’Etat, au ministre des Sports et au président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), au nom des pensionnaires de la Tanière.

« Vous êtes notre premier supporter. Vous avez toujours été de notre côté grâce à votre disponibilité et votre générosité », a dit l’international sénégalais s’adressant au président de la République.

Aps

Faux-Cv : Quand le ministre de la Jeunesse trompe le Président Sall

Faux-Cv : Quand le ministre de la Jeunesse trompe le Président Sall / Pape Gorgui Ndong n’a jamais été en licence
C’est la vraie histoire d’un jeune employé d’Africamer devenu ministre de la République par usurpation du destin de jouer un rôle exceptionnel que nous allons vous raconter dans les colonnes qui suivent.
En effet, dans un entretien, à haute teneur biographique, accordé au quotidien L’Observateur (N° 4217 du samedi 14 au dimanche 15 octobre 2017), le ministre de la Jeunesse Pape Gorgui Ndong a servi un tissu de contrevérités, qu’on se demande si la coutumière enquête de moralité a été faite préalablement à  sa nomination.
Interrogé sur son niveau d’études, M. Ndong répond, hâtivement, qu’il a arrêté ses humanités en licence, sans précision de faculté. Cela n’est pas vrai, ainsi que l’illustre son phrasé de « primairien » à l’entendre parler. Il est même légitime de se demander si ce dernier, qui parle le français comme un Basque parlerait l’espagnol, a le baccalauréat.
Et pour cause,  à la faveur de la même interview, il déclare avoir passé le bac A3 et, suprême paradoxe, quelques lignes plus loin, il affirme être arrivé à l’Université de Dakar en 1999. Tout le monde sait que la dernière édition du bac A3, transmué en bac L en 1998, date de 1997. Sous ce rapport, Pape Ndong n’a qu’à préciser en quelle année il a eu son bac entre 1997 et 1999.
Ainsi, à la date du 10 mai 2012 quand il a été nommé directeur général de l’OFEJBAN, il était un chômeur qui vivait des maigres retombées de ses activités syndicales.
Au plan politique, le ministre de la Jeunesse, face à L’Obs, a sciemment occulté des pages entières de son parcours dans le Parti démocratique sénégalais en faisant croire à son monde qu’il était au Pds uniquement pour soutenir son parent fatickois Macky Sall et que ce compagnonnage devait s’arrêter avec le départ de l’ex-Premier ministre.
Que nenni ! Entre 2006 et 2008, Pape Ndong a fréquenté plusieurs leaders politiques proches du pape du Sopi. D’abord, il a cheminé avec un certain Pape Momar Dièye, actuel secrétaire général du Syndicat de la Micro-Finance, dans l’Ufpe de Mbaye Diack et ensuite dans un mouvement de soutien à Wade à la présidentielle de 2007 dénommé M2M, créé par Youssou Diallo, alors conseiller technique à la Présidence de la République et, aujourd’hui, Pca de SONACOS S.A.
Au lendemain de la présidentielle de 2007, humilié à l’occasion d’une réunion de l’Ujtl, il a cherché, en se jouant des rivalités entre libéraux, à se rapprocher de Karim Wade, en voulant adhérer à la Génération du Concret. A ce propos, il avait projeté de mettre sur pied un mouvement appelé ABCD (Alliance de la Banlieue pour le Concret et le Développement).
Il a même songé, un moment, adhérer au parti de Cheikh Bamab Dièye, sur qui misaient, à l’époque, d’aucuns devant la déchéance de crédibilité qui commençait à frapper l’élite traditionnelle. C’est un ami qu’il l’a dissuadé à la dernière en lui conseillant de se rapprocher de l’alors président de l’Assemblée nationale Macky Sall, qui était en disgrâce.
L’essentiel pour l’enfant de Yayème, devenu homme à tout faire du maire de Pikine-Ouest Pape Gora Thiam, était d’exister politiquement pour donner un sens à son existence.
En définitive, le fait de rejoindre le Président Sall, chez Pape Ndong, qui s’est hissé au sommet à la florentine, a été dicté par des raisons purement tactiques.

LE CHEF DE VILLAGE DE TOUBA – ‘ Le ndigël du Khalife d’accueillir le Président Sall en grande pompe sera merveilleusement exécuté ‘

 

Serigne Abdou Lahad Diakhaté, le chef de village de Touba a délivré, dimanche, le message du Khalife Général des Mourides. Un message sous forme de ndigël adressé aux populations de Touba et les invitant à réserver un accueil exceptionnel au Président Macky qui sera son hôte jeudi prochain. Il était aux côtés du maire de Touba, de Moustapha Diakhaté, du docteur Khadim Sylla et de plusieurs personnalités religieuses et politiques de la cité. Abdou Lahad Diakhaté insistera, à travers sa communication, sur la nécessité de donner un franc succès à la mobilisation qu’il faudra réaliser conformément au code de conduite en vigueur à Touba.

Il dira parler au nom de Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, porte-parole du Khalife Général des Mourides.

Ainsi, assure-t-il,  » Les 91 chefs de village, les 39 délégués de quartier, les petits-fils de Serigne Touba, les descendants de Cheikhs mais aussi les responsables politiques de l’Apr ou de Bby ont tous répondu présent et vont tous travailler à faire sortir massivement les populations pour la réussite de l’accueil.  »

Loin de verser dans l’aspect politique que pourrait revêtir la visite, Serigne Abdou Lahad Diakhaté se plaira de rappeler que le Président Macky Sall viendra, juste, pour prendre part, comme à son habitude, au Grand Magal de Touba et qu’il faudra éviter de faire prospérer les querelles de chapelle qui gangrènent généralement le milieu politique.

La rencontre n’a pas manqué de connaître quelques grosses perturbations du fait des politiques.*

senelux.com source dakaractu

Visite officielle : Le Président Burkinabé au Sénégal à partir d’aujourd’hui

Visite officielle : Le Président Burkinabé au Sénégal à partir d’aujourd’hui

Le Président de la République du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian Kaboré, effectue une visite officielle au Sénégal du vendredi 13 au dimanche 15 octobre 2017, informe un communiqué de la Présidence.
Mr Kaboré, sera accueilli à son arrivée, prévue à 11h, par le Chef de l’État, S.E.M. Macky Sall avec qui il aura une audience à 17 h au Palais de la République. Les deux Chefs d’État s’entretiendront sur des sujets d’intérêt commun. La signature d’accords dans les domaines de la Justice et de l’Éducation nationale aura lieu avant la tenue d’un point de presse.
Enfin, le Président burkinabé visitera, dans la matinée du samedi 14 octobre 2017, la maison du TER, l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) et le Centre International de Conférences Abdou Diouf (CICAD).

Le président de la Caf renonce à son voyage sur Dakar

Le président de la CAF renonce à son voyage sur Dakar

’’Le président de la CAF vient de nous saisir d’un message pour malheureusement, décommander pour des raisons liées à son calendrier très chargé’’, a dit l’un des organisateurs de cette conférence prévue le 14 octobre prochain, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Ahmad Ahmad devait animer le premier thème de la conférence-anniversaire du Cies-FIFA-Ucad sur ’’le sport et le football professionnel en Afrique : Etat des lieux et perspectives pour la prochaine décennie’’.

La conférence se tiendra à la date prévue ont réitéré les organisateurs, qui attendent ’’une délégation de haut niveau de la FIFA’’.

Plusieurs autres communications sont attendues lors de cette conférence. Il s’agit de celles de Louis Lamotte, premier président de la Ligue sénégalaise de football, de celle de Saer Seck, l’actuel président de cette instance et de la communication de Augustin Senghor, président de la Fédération sénégalaise de football.

La thématique générale de cette conférence est de faire l’état des lieux du processus de professionnalisation du football et du sport en Afrique ainsi que ses perspectives.

Le président de la Caf attendu à Dakar le 14 octobre

Le président de la CAF attendu à Dakar le 14 octobre

Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Ahmad Ahmad, effectue une visite au Sénégal, le samedi 14 octobre prochain, sur invitation des responsables d’un programme de formation en management du sport sponsorisé par la FIFA et conduit en partenariat avec l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar 
Dénommé CIES-UCAD, ce programme de formation sponsorisé par l’instance dirigeante du football mondial fête cette année ses 10 ans d’existence.
Au cours de son séjour au Sénégal, Ahmad Ahmad va animer le premier thème de la conférence-anniversaire du CIES-UCAD, aux amphis de l’UCAD 2 (salle de l’ISG), selon les responsables de cette formation.

Ils précisent que sa communication portera sur : ’’Le sport et le football professionnel en Afrique : état des lieux et perspectives pour la prochaine décennie’’.

Il s’ensuivra d’autres communications, dont celles du président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Augustin Senghor, et du président de la Ligue sénégalaise de football professionnel (LSFP), Saër Seck.

Les propos de MM. Senghor et Seck vont porter sur « l’état actuel du football professionnel au Sénégal ».

Entre ces deux communications, il reviendra à Louis Lamotte, qui avait piloté la création de la Ligue de football professionnel au Sénégal, d’introduire une communication sur « les défis de la création et du développement » de la Ligue sénégalaise de football professionnel (LSFP), apprend-on de même source.

Le député Aimérou Gning maire de la commune de Merina Dakhar porté à la tête du groupe parlementaire de benno bokk yakar

 

Nous vous  disions à la veille des élections législatives que le maire de la commune de la commune de Merina Dakhar possédait un bilan qui pouvait lui permettre de gagner le département de Tivaouane où il était désigné tête de liste .

A  l’issue de l’installation de la treizième législature  ce jeudi, Aimérou GNING est élu président du groupe parlementaire de Benno Bokk Yakar.

Nous y reviendrons après sa prise de service.

 

Le Président Macky Sall reçoit les Députés de Benno Bokk Yakaar

Après leur éclatante victoire lors des dernières élections législatives, les députés de la coalition Benno Bokk Yakaar seront reçus au palais de la République par le Président Macky Sall.
Au nombre de 127, ces députés recevront sans doute les félicitations du Président de la coalition présidentielle.  La cérémonie se déroulera demain à 17 heures au palais juste après le conseil des ministres…

Assemblée nationale : Et si Moustapha Niasse devient président de l’institution parlementaire ?

Assemblée nationale : Et si Moustapha Niasse devient le doyen d’âge et présente cumulativement sa candidature à la présidence de l’institution parlementaire ?
Pour l’installation prochaine de la 13éme législature, on pourrait s’attendre à voir une hypothèse qui fera sûrement un cas d’école  pour  tous les spécialistes du droit parlementaire.
En effet, on parle de plus en plus de l’absence du président Wade à ce début de législature. Si cela se confirme, il y aura évidemment un effet et la donne va complètement changer pour l’espoir suscité sur le doyen d’âge par les souteneurs du Maire de Dakar.
Apparemment si Wade renonce, c’est alors Moustapha Niasse qui va probablement être le plus âgé des nouveaux députés, il est né le 4 novembre 1939 et porte ses 78 ans. Mais l’importance, c’est qu’on verra un fait inédit,  le doyen d’âge dirigera la séance pour l’élection du président de l’Assemblée nationale dont il est lui-même candidat !  Ce cas de figure est-il réellement pris charge dans les dispositions  actuelle du texte réglementaire ?
A la relecture des 123 articles que compte le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, on s’aperçoit au fil  et à mesure qu’il y a trop de lacunes,   aussi  bien pour le cas de figure évoqué comme pour d’autres. Ce qui plombe généralement le travail des députés, c’est les pratiques nées des traditions parlementaires.
Et, pour le sujet précité, on peut au moins retenir qu’il y a un vide noté dans l’article 9 du Règlement intérieur. Aucune indication n’est donnée, si le député plus âgé désigné pour conduire les travaux, devrait être candidat à l’élection du président de l’Assemblée nationale. Le Règlement intérieur ne l’interdit pas, mais la question relève plus un problème moral que de texte !
Et puis, on peut également souligner d’autres difficultés du même genre, comme par exemple la  procédure de dépôt des candidatures pour les membres du Bureau de l’Assemblée nationale, prévue à l’article 14 du Règlement intérieur.
A ce propos, chaque groupe parlementaire présente une liste de candidats pour les postes (président, vice-présidents, secrétaires élus et questeurs), elle est déposée au Bureau de l’Assemblée nationale au plus tard une heure avant le démarrage du scrutin.
Et là, il y a au moins deux contradictions sur cet article 14 : d’abord le fait d’exiger que l’on dépose une heure avant la liste des candidats au Bureau de l’Assemblée nationale, alors que ses membres  ne sont pas encore élus ! L’autre contradiction, c’est l’autorité donnée au groupe parlementaire à être les seuls habilités à proposer une liste de candidats aux différents postes.
Paradoxalement, on ne peut pas prétendre exercer une fonction dans le Bureau de l’Assemblée, si on n’appartient pas à un groupe parlementaire. Cette disposition exclut de fait les non-inscrits, heurte les principes élémentaires à toute  démocratie !
Encore sur le groupe parlementaire, l’article 20 prévoit sa constitution et exige pour les modalités de remettre  à la présidence une déclaration politique signée par ses membres. De quelle présidence remet-on cette déclaration politique ? D’autant plus que l’article cité ci-dessus indique que c’est ce même groupe qui propose la liste des candidats à l’élection du Bureau.
On a l’habitude de citer pratiquement l’Assemblée nationale du Bénin pour la clarté de son  Règlement intérieur. Il y a des questions sur lesquelles notre Assemblée nationale végète encore,  alors les parlementaires béninois l’ont déjà réglée.
Par exemple,  pour le respect de la séparation des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif,  à chaque début d’une nouvelle législature,  l’Assemblée nationale du bénin est convoquée par le doyen d’âge des députés qui s’appuie sur l’administration  parlementaire (voir art 3 Rgl.int). Et pour notre Assemblé cette prérogative reste toujours entre les mains  du président de la République (art.4 Rgl int) !
Même, pour  l’élection des membres du Bureau de l’Assemblée nationale béninoise, les candidatures aux différents postes sont reçus par le président de séance  au plus tard une heure avant l’ouverture du scrutin (art.15.3 Rgl int). En France, c’est le secrétaire général de l’Assemblée nationale qui reçoit les candidatures pour l’élection des membres du Bureau (art. 10 Rgl.int).
C’est pour dire que la 13ème législature gagnerait  à améliorer son Règlement intérieur qui est le fil conducteur de tout le travail parlementaire. Il y a lieu  d’insérer un nouveau paragraphe pour distinguer sur la procédure d’élection du Bureau issu d’une nouvelle législature et celle de renouvellement annuel.
On devrait davantage si le député le plus âgé est candidat à l’élection du président de l’Assemblée nationale, pour que  le choix du doyen d’âge puisse se faire sur le suivant qui a le plus d’âge  parmi les députés non candidats à un poste au Bureau.

Alioune Souaré
 Ancien député -Rufisque

Levée du corps d’Aliou Sow : Le poignant témoignage du Président malien

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Le Président du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, présent à la levée du corps d’Aliou Sow, n’a pas tari d’éloges à l’égard du défunt. Un homme pieux, qui fut un père pour lui, dit-il.

«Je ne parle pas en tant que chef de l’État du Mali mais en tant que fils, fils d’un homme qui m’a reconnu comme fils, confie-t-il. Car c’était pour moi comme un père qui a tenu, alors que sa santé commençait à chanceler, à venir à Bamako s’excuser et me dire  »mon fils, je n’ai pas été à ton investiture mais je tenais à venir au Mali te faire des bénédictions »».

Considérant que le lieu de son séjour à Bamako «n’étais pas idoine», le chef de l’État malien a tenté de reloger Aliou Sow ailleurs. Le défunt fondateur de la Cse a décliné l’offre.

«Il m’a dit :  »non mon fils, ma chambre est confortable et j’ai un coin pour prier ». Voilà l’homme, s’incline IBK. Un homme très pieux, très humble à la foi certaine. De tels hommes donnent envie de vivre comme ils ont vécu.

De tels hommes font davantage aimer notre belle religion qu’est l’Islam. Notre père Aliou a été un musulman au plein sens du terme. Altruiste, songeant l’autre avant lui-même, songeant à la communauté avant sa famille.»

Oui M. le Président, votre formidable ministre de l’Intérieur est vraiment à féliciter ! Par Serigne Saliou Gueye

«Ces élections ont été bien organisées… Il faut tirer le chapeau à l’Administration, surtout au ministère de l’Intérieur où les agents ont travaillé 24h/24… C’est 7 tonnes de matériels qui ont été acheminés à l’étranger. Le vote s’est déroulé partout. L’opposition est dans son rôle, mais les quelques problèmes notés, ne remettent en question la sincérité du scrutin» dixit le président de l’APR Macky Sall le 08 août lors de la réunion du Secrétariat exécutif nationale dudit parti. Coubertiniste qui ne s’embarrasse point des fioritures puristes, le président Sall du sommet de l’Olympe de la République ajoute : «les 49,48% de sa coalition est un faux débat, car l’essentiel, c’est qu’on a gagné. On a eu une victoire, c’est le plus important». Et pour finir, il déclare qu’«entre le référendum et les législatives, ses partisans ont fait mieux avec un rajout de 300 mille voix».

Oui, M. le Président, vous avez raison de décerner un brevet de satisfecit à votre brillantissime ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo (ADD), qui a abattu un travail herculéen en si peu temps au point de vous faire gagner irrégulièrement des élections que la majorité sortante craignait de perdre. Là réside le génie de l’homme incompris par une poignée d’opposants aigris et d’intellectuels déphasés. Lui, ADD, est dans le pragmatisme alors que ses contempteurs sont dans les querelles archaïques et les luttes désuètes de transparence du fichier électoral.

Le sabotage électoral organisé : une idée de génie

Le génie de l’homme est à jauger à l’aune de son génie à gagner des élections à perdre. D’abord, il a déboursé 50 milliards de nos deniers publics dans un marché de gré à gré avec Iris Corp pour nous procurer dix millions de cartes biométriques là où le groupe hollandais Gemalto en a fabriqué 24 millions pour l’Algérie avec 12 milliards de francs CFA. L’Algérie, un pays deux fois plus peuplé que le Sénégal, dix plus vaste, 100 fois plus riche.

Il faut surtout féliciter ce responsable de premier plan de l’APR parce que la société IRIS Corp avec laquelle il a conclu ce marché dispendieux est vertueuse sauf que son Directeur général, Datuk Hamdan Mohd Hassan et son directeur des opérations internationales ont été arrêtés le 22 janvier 2017 par la Commission anti-corruption de la Malaisie (MACC). Soit presque quatre mois après que l’opération de la fabrication des cartes biométriques a été lancée au Sénégal.

Ensuite, ces félicitations que vous adressez à votre cher ministre de l’Intérieur sont d’autant plus méritées M. le Président, qu’il a réussi le pari à ne produire que 5,2 millions de cartes sur une demande de presque 6,5 millions. Oh certes, il a empêché à plusieurs Sénégalais de disposer de leur sésame pour accomplir leur devoir civique le 30 juillet dernier, mais chez vous, les ministres ne sont pas jaugés à l’aune de leur efficacité mais de leur appartenance politique et de leur soumission à vous. Une véritable prouesse antirépublicaine cette incapacité à produire 6,5 millions pour 50 milliards payés.

D’ailleurs, le fait de vous avoir poussé à violer la loi électorale en vous poussant à demander au Conseil constitutionnel de voter avec les récépissés, passeports ou anciennes cartes numérisées est considéré dans votre camp comme un acte républicain approuvé par vos militants parce que finalement vous avez empêché à plusieurs Sénégalais qui rejettent votre politique de connaitre leur bureau ou centre de vote le jour du 30 juillet.

Et cela est l’œuvre ou la manœuvre de votre formidable ministre de l’Intérieur, champion des promesses non tenues, car il n’a pas, avec ses gouverneurs, préfets et sous-préfets, affiché les listes électorales dans les centres de vote pour orienter les détenteurs de récépissé. Il s’y était pourtant engagé l’ancien subordonnée de l’alors Directeur général des impôts et domaines, Amadou Bâ. Et de Charybde en Scylla, le site de la Direction générale des élections (DGE) qui servait de boussole a été désactivé pour ajouter au désarroi des détenteurs de récépissés désemparés.

A cela s’ajoute, le démarrage tardif ou simplement la non-ouverture de bureaux de vote partout dans le Sénégal et la diaspora. Il a réussi à empêcher à 220 bureaux de vote à Touba de ne pas ouvrir ainsi qu’en Côte d’Ivoire à Adjamé où le consul et son équipe ont été copieusement arrosés de huées et les opérations de vote perturbées. Mais bon, pour vous et vos partisans ces huées, ce sont certainement des applaudissements. Votre ministre de l’Intérieur aura permis de nous faire revivre, avec la bordée des ordres de mission et de certificats d’immatriculation, l’époque chaotique des ordonnances de 1993 qui avaient permis à l’alors régime socialiste de s’ouvrir un boulevard de fraudes.

Ah j’allais oublier les transferts d’électeurs qui, là aussi procèdent de l’ingéniosité de votre excellent ministre de l’Intérieur. Abdoulaye Daouda Diallo est un expert ès-organisation d’élections. Avec la complicité d’une certaine administration, des milliers d’électeurs ont été transféré dans des zones qui ne sont ni leur lieu de résidence ni leur lieu de vote. 14 mille électeurs transférés de Guédiawaye aux Parcelles assainies pour permettre à Amadou Bâ, l’ancien patron de ADD, de terrasser le teigneux Moussa Sy, des milliers d’autres des villages sérères acheminés à Grand-Dakar pour renforcer l’assiette électorale du maire socialiste Jean Baptiste Diouf.

Pour empêcher aux partis politiques d’auditer le fichier électoral et maîtriser la cartographie des bureaux de vote de tout le Sénégal, votre ministre de l’Intérieur n’a remis qu’à quelques jours des élections alors que, selon les dispositions du code électoral, il devait le faire deux mois auparavant afin de permettre une phase contentieuse et de correction.

Tenir en respect une opposition trublionne : une prouesse davidienne

Enfin ce qui ce qui doit vous plus pousser à féliciter votre austère ministre de l’Intérieur, c’est sa promptitude ahurissante à interdire les marches de l’opposition et à les réprimer impitoyablement. Ce, sous prétexte d’insuffisance de forces de l’ordre alors que même les dispositifs chargés de mater ces marches suffisaient largement à les encadrer.

Sur ce plan-là, il fait preuve d’intelligence en opposant au Président Wade qui voulait marcher pour exiger les cartes en souffrance le fameux arrêté Ousmane Ngom arrêté interdisant toute marche dans le périmètre de Dakar-Plateau. Nonobstant les criaillements et jérémiades de l’opposition pleurnicharde, malgré les hurlements de la société civile qui dénonce les interdictions de marche, il a la tête dans le guidon : maintenir l’ordre dans l’espace urbain du Plateau.

Finalement avec autant d’irrégularités, pardon autant d’exploits, qui ont permis à votre coalition de gagner les 75% de députés (125 sur 165) avec 49,48% des suffrages exprimés, vous ne pouvez que décerner à votre très dévoué ministre de l’Intérieur que la palme de l’excellence. Comme vous l’avez dit avec une conception coubertiniste, l’essentiel était de gagner et Daouda a fait preuve de maestria pour vous faire gagner.

Au diable le respect de la loi électorale, au diable les 30% d’électeurs qui n’ont pas reçu leurs cartes biométriques pour voter. Au diable ces électeurs dont les bureaux n’ont jamais ouvert pour leur permettre de voter. Seule la victoire à tout prix compte, qu’il y ait fraude, usurpation, irrégularité, cela n’a aucune espèce d’importance dans notre «Républiquette» vos desiderata avalisés par un Conseil constitutionnel aux ordres et soutenus par une CENA obséquieuse font loi.

A part ce résultat trompeusement élogieux qui doit vous effarer, rien n’est important, M. le Président. Pourtant si on considère que l’offense est une parole blessante, nous pouvons dire, M. le Président que vous nous avez offensés parce que vous ne vous souciez pas de ces dizaines de milliers de Sénégalais qui ont souffert le martyre pour accomplir comme vous leur devoir civique lorsque vous félicitez publiquement Abdoulaye Daouda Diallo. En guise de réponse à leur souffrance profonde, vous félicitez sans pudeur celui qui est à la base de l’organisation calamiteuse de ces élections du 30 juillet dernier.

Certes, il vous a rendu un énorme service parce que vous ayant permis de gagner là où vous auriez certainement perdu avec un peu de transparence mais sachez qu’il a fait du tort à plus d’un million d’électeurs dont le seul «crime» est d’être tombé sur un ministre de l’Intérieur dont l’incompétence avérée en matière d’organisation électorale n’est plus objet ou sujet de discussion. Féliciter sans gêne le ministre de l’Intérieur parce qu’il vous a fait gagner ce qui vous empêchait de dormir est une façon de narguer ceux à qui il a causé du tort. Et le meilleur service à rendre à ce hyper-ministre, c’est de l’éloigner définitivement de la place Washington vers une autre destination.

Sinon vous risquez de plonger, dans les 17 mois qui nous séparent de la présidentielle, le Sénégal dans un cycle de perturbations voire de violence puisque déjà la Coalition gagnante de Wade a averti sur les dangers que vous pourrait engendrer le maintien de Daouda Diallo pour l’organisation de la présidentielle de 2019. Et dans le même sillage, Manko Taxawu Sénégal avait déjà haussé le ton après avoir décrié l’implication ultra-partisane de Daouda et de ses préfets et sous-préfets (dont on se demande s’ils sont fonctionnaires ou militants de l’APR !) dans le processus électoral. Une boule de feu si vous n’y prenez pas garde. Mais bon n’ayez pas crainte, votre Jules Moch (ministre de l’Intérieur français très répressif de novembre 1947 à février 1950) corrigera sans aménités tout fauteur de trouble.

Post-Sriptum : Ah vous dites M. le président que Bennoo a progressé de 300 mille voix par rapport au référendum de 2016. La comparaison nous laisse croire que ces deux échéances représentent la même chose pour vous. Mais permettez-moi de vous dire que la progression n’est pas de 300 mille voix, mais de 177 148 puisque au référendum le «oui» que vous défendiez l’avait remporté avec 1 367 592 et aux législatives votre coalition a réalisé un score de 1 544 740 voix. C’est l’opposition réunie qui a progressé de 800 000 voix si on y enlève le score lilliputien de tous les partis-pantins des saltimbanques et autres histrions comme Serigne Mbacké Ndiaye, Farba Senghor et Ousmane Faye parrainés par le pouvoir. N’est-ce pas, M. le «Wadiste éternel» Samuel Sarr ?

Serigne Saliou Guèye

Nigeria: des manifestants demandent à Buhari de «rentrer ou démissionner»

Le président nigérian Muhammadu Buhari a déclaré qu’il allait bien à une délégation du ministère de l’Information qui lui rendait visite à Londres. Les voix commencent à s’élever au sein de la société civile nigériane, qui organise depuis lundi des sit-in de protestation dans Abuja pour demander au président de « rentrer ou démissionner ». Les manifestants se réunissent quotidiennement car ils n’ont aucune information concernant leur président Muhamadu Buhari. Il est hospitalisé à Londres depuis plus de trois mois, ce qui alimente les rumeurs sur son véritable état de santé.


« Je vais bien. Je pense que je pourrais rentrer à la maison, mais ce sont les médecins qui décident », a affirmé Muhammadu Buhari, selon un communiqué du ministère de l’Information publié samedi dans la capitale fédérale nigériane.
« J’ai appris à obéir aux ordres plutôt que de les donner », a poursuivi le président dans ces propos toujours cités dans le communiqué, sans que cette déclaration soit relayée par un message audiovisuel du chef de l’Etat.
Une déclaration alors que des voix commencent à s’élever pour demander au président nigérian de « rentrer ou démissionner ». Plusieurs centaines de personnes manifestent depuis le début de la semaine à Abuja au Nigeria et simultanément à Londres.
« Revenez ou renoncez » !
« Revenez ou renoncez » ! C’est le mot d’ordre scandé dans les rues et les espaces verts par les mouvements Our Mumu Don Do (« Ça suffit la docilité », en langue hausa) et le collectif des Nigérians inquiets (Concerned Nigerians).
« Nous demandons que soit le président reprenne ses fonctions, soit il se retire de ses fonctions parce qu’il y a trop d’incertitudes. L’impatience et la colère montent dans le pays à cause de son absence. Et nous sommes profondément inquiets de ne pas savoir ce que devient notre président, explique Adebayo Raphael, membre du collectif Our Mumu Don Do. Le gouvernement ne nous dit rien. Ils ne nous disent pas ce qu’il a comme maladie. Ils ne nous disent pas s’il souffre d’un simple mal de tête ou si c’est grave. Ils ne nous disent même pas au moins combien de temps il restera absent. »
« Ils nous ont dit, poursuit-il : « Vous ne devriez pas continuer, vous faites honte à notre nation ». Nous leur avons répondu :  « Ce qui est plus embarrassant, c’est le fait que le président de notre pays est à l’extérieur depuis 90 jours et que ça n’a l’air de déranger personne ». De toute évidence, notre nation manque de leadership. Et c’est vraiment dommage pour un pays que l’on surnomme « le géant de l’Afrique ». »
De rares photos et un message sonore
Les manifestants comptent les jours. Le président Buhari n’a plus donné d’interview télévisée  depuis qu’il s’est rendu à Londres en mai dernier pour ce qui est officiellement un « congé médical ».
Durant son absence, c’est le vice-président, Yemi Osinbajo, qui assure ses fonctions. Le président par intérim lui a rendu visite  et assuré qu’il serait bientôt de retour, sans toutefois préciser une quelconque date.
Les Nigérians ont dû se contenter d’un message vocal diffusé pour marquer la fin du mois de ramadan et de rares photos  du président.
Il a fallu attendre le 26 juillet pour qu’une première image de Muhammadu Buhari apparaisse sur les réseaux sociaux : le compte Twitter de la présidence de la République a diffusé une photo sur laquelle on le voit, à Londres, en compagnie de cadres et de gouverneurs de l’APC, son parti.

 

 

Et la dernière remonte au 4 août dernier. On le voit souriant avec l’archevêque de Canterbury, Justin Welby, à la maison d’Abuja de Londres.

 

Voir l'image sur Twitter

Les politiques réagissent eux aussi. Peter Ayodele Fayose, le gouverneur de l’Etat d’Ekiti, dans l’ouest du pays, rappelle sur Twitter que Muhammadu Buhari avait lui-même appelé à la démission de l’ancien président Umaru Yar’Adua en 2009. Le chef de l’Etat était hospitalisé pendant des semaines à l’étranger, sans aucune information sur son état de santé.

source : Rfi

Ne le permettez pas et ne vous le permettez pas M. le président !

M. le Président, vendredi vers les coups de 22h , tous vos concitoyens qui étaient sur l’axe Grand-Yoff/Liberté 6 ont eu peur et, l’amertume était le sentiment le mieux partagé lors du passage d’une caravane de Benno Bokk Yakar encerclés par « de Gros Bras » armés de coupe-coupes, gourdins, et de machettes selon ce que nous avons vu.

Les plus téméraires tapaient avec leurs armes sur les véhicules qui se vidaient de leurs occupants dans un Brouhaha indescriptible. Chacun cherchait un abri pour échapper au pire.les commerçants qui tiennent des cantines sur la voie s’empressaient de baisser rideaux. la scène était horrible et écœurante. Très décevante également parce quelle porte la signature de la coalition au pouvoir.

Celle ci aurait été attaquée par des partisans de Manko Taxawou Sénégal mais apparemment elle s’était aussi préparée à la violence. Qui veut la paix prépare la guerre s’empresseront de dire certains, mais vous n’êtes en guerre contre personne vous êtes à la conquête de nos voix ne vous trompez pas d’objectif. Vous ne devez pas vous permettre un tel comportement car c’est vous qui devez faire régner la loi, et donner le bon exemple en usant notamment que de moyens légaux pour sécuriser vos activités de campagne (les forces de sécurité publiques à la place de nervis) pour pouvoir l’imposer aux autres .

Car n’oubliez pas M. Le Président que c’est entre vos mains que nous avons placé les destinées de ce pays et en retour vous nous aviez promis notamment la restauration des valeurs et aux jeunes du travail mais pas le travail de nervis. Nos espoirs ont été brisés par ces faits et gestes dignes du gangstérisme qui ont réussi à installer dans la tête d’un groupe d’adolescents qui était sur les lieux, la conviction que Grand-Yoff a été et sera toujours un berceau de la violence.

Ne permettez pas que l’histoire retienne de votre passage à la tête du Sénégal la recrudescence de la violence. Vous avez été élu par un cocktail de sénégalais avec une très forte dose d’espoir. Refusez de décevoir. Ne le permettez pas et ne vous le permettez pas M. le président.

Fatou Thiam Ngom

Journaliste à REWMI FM

Monsieur le Président : « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. »

Dans l’Observateur de ce matin, repris par divers sites d’informations, vous auriez déclaré ceci à vos partisans à Dakar :
« Je vous avertis, nous ne pouvons pas nous permettre de perdre Dakar face à un candidat qui n’a pas sa liberté de mouvement ! C’est inadmissible. (…) »


Monsieur le Président, vous avez déjà perdu. Electoralement, politiquement, moralement. Et même humainement. Quoique vous fassiez, quels que soient les résultats au soir du 30 juillet, vous avez déjà perdu.
Votre affirmation est un aveu d’échec mais surtout un aveu tout court sur l’emprisonnement du Maire de Dakar. Vous venez de prouver, en effet, que vous avez manipulé votre justice pour faire arrêter un adversaire devenu trop gênant. Mais bien avant cela, vous aviez perdu face à Khalifa Sall.

Parce que vous avez rompu de manière unilatérale le contrat de confiance qui vous liait depuis 2012. Ce contrat moral basé sur la loyauté et l’honneur depuis votre départ sans gloire du Pds et l’éphémère période d’errance politique jusqu’aux premiers balbutiements de l’inattendue Apr. Vous aviez toujours bénéficié de conseils et de soutien de votre « domou baye » comme vous l’appeliez.

Hélas, les vicissitudes de la politique arrimées aux déclarations insensées des mendiants de faveurs et aux lugubres avis de conseillers tout aussi lugubres finiront par vous pousser à l’extrême c’est-à-dire l’embastillement (le mot n’est pas trop fort si l’on considère les conditions de détention) de celui que vous craignez parce qu’il a, par deux fois, bénéficié de la confiance des dakarois.

Parce qu’il a prouvé que le mandat est un moyen et non une fin. Celui que les populations de Dakar plébiscitent et offrent en exemple au pays profond. Celui peut-être même à qui vos oracles président un avenir radieux…au palais. Cela vous fait si peur Monsieur le Président au point de descendre dans l’arène des législatives avec votre implication maladroite à travers une campagne déguisée sous le prétexte d’inaugurations d’ouvrages obsolètes ou secondaires qu’un préfet pourrait faire sans tambours ni trompettes.

Vous avez insufflé ce mauvais exemple à votre gouvernement qui sape les priorités et se mobilise autour d’une coalition dont le premier ministre, tête de liste nationale sans ingéniosité, confond manifestement les rôles sans compter les opérations de séduction de ministres mal inspirés et les tentatives de corruption et d’achats de conscience.

Mais malgré tout cela, vous avez déjà perdu car les témoins pourront toujours dire que les armes n’étaient pas égales car une des règles fondamentales du Duel est le code d’honneur. Un code d’honneur pour ceux qui ont le sens de l’honneur.
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Monsieur le Président, vous avez déjà perdu car vous avez enfreint les règles du jeu. Vous avez utilisé votre position pour combattre un adversaire. Manque d’élégance, manque de loyauté. Malgré votre acharnement, vos moyens colossaux et le soutien d’infidèles (ceux-là qui crient au mensonge), Khalifa Sall sera sur la ligne de départ depuis Rebeuss. A la fin du sprint électoral, il sera heureux comme un écolier classé premier parce qu’il aura sauvegardé sa dignité, son honneur et surtout sa crédibilité en attendant le verdict du Seul Juge.
Bon courage Monsieur le Président ! Vous en avez manifestement besoin.

Moussa TAYE