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Présidentielle 2019 : Barthélemy Dias continue de crier au voleur


Un mois après la victoire éclatante de Macky Sall à l’élection Présidentielle du 24 février dernier, Barthélémy Dias qui ne reconnait pas du tout l’actuel locataire du Palais, comme son Président de la République a tenté, à travers une conférence de presse, de démonter pièce par pièce les irrégularités du scrutin au premier tour. Il a saisi l’occasion pour jurer et prouver à l’opinion que Macky Sall
a fait un hold up électoral.
«La victoire de Macky Sall au premier tour est étonnante et ahurissante ». Muni de documents, il a essayé de démontrer que le 24 février dernier, il y eut « tout sauf une élection ». « Cette prestation de serment qui se tiendra le 2 avril ne s’appuie sur aucune crédibilité républicaine et sur aucune réalité électorale. Il a gagné l’élection présidentielle avec la complicité de plusieurs autorités administratives, judiciaires et administratives. Ils ont fait un forcing pour passer au premier tour ». C’est en ces termes que Barthélémy Dias s’est exprimé une fois encore devant la presse pour dénoncer la victoire du candidat de Benno Bokk Yakaar.
«A Agnam, même les moutons et les poulets ont voté»
Très en verve, Barthélémy Dias d’accuser le chef de l’Etat d’avoir commis un coup d’Etat institutionnel avec la complicité des institutions de la république. Lesquelles sont entre autres le Conseil constitutionnel, la Cour suprême, la Direction de l’automatisation du fichier électoral, la direction générale des élections et quelques autorités indépendantes comme le Conseil national de régulation de l’audio-visuel. Ce, ajoute-t-il, non sans oublier les manœuvres de la justice.
Pour l’actuel Maire de Mermoz-Sacré-Cœur : «Je mets ma main sur la bible que le président de la République a mis sur le fichier 14 379 électeurs sur le code 699. Or, ce code n’est rattaché aucune collectivité locale. Ce code n’existe pas. Et c’est valable pour les codes 713 et 413. On a mis sur le fichier plus de 180 mille électeurs qui n’existent. Ce sont des personnes virtuelles qu’on a transformé en personne réelle».
Décidé à mettre du sable dans le couscous de Macky Sall, avant sa prestation de serment, le député ‘rebelle’ d’ajouter avec détermination: «En 5 ans, 2921 personnes ont eu des pièces d’état civil dans les audiences foraine dans le village de l’ancien ministre de l’intérieur Abdoulaye Daouda Diallo. Or, le tribunal ne peut pas traiter autant de cas en 5 ans. Si à Agnam il a pu gagner 100% c’est parce que là-bas même les moutons et les poulets ont voté ».

Présidentielle 2019: un recul démocratique dangereux


Depuis l’an 2000, presque vingt ( 20 ) bonnes années, le peuple sénégalais avait fait table rase sur beaucoup d’imbroglios électoraux.

Cet historique Code Electoral où le Chef d’Etat d’alors, jurait et refusait de ne point y changer une virgule, avait placé le Sénégal à l’avant-poste des pays, vitrines d’une digne démocratie.

Si, après avoir injecté l’agressive somme de Cinquante-deux ( 52 ) Milliards de nos francs, pour la confection de cartes biométriques d’électeurs, nous en sommes encore à des difficultés d’obtention du fameux sésame, c’est parce que notre Administration manque totalement de sérieux. Idem, ceux qui sont chargés de la coacher.

Rien n’est plus navrant , d’avoir rempli son devoir-citoyen avec le même document aux législatives 2017, et, deux ans après ( Présidentielle 2019 ), d’apprendre dans les mêmes centre et bureau de vote << Vous ne figurez pas dans le fichier >>. Dans quel pays sommes-nous ?

Plus inquiètant, c’est dans ces communes où la démographie accuse d’une augmentation de 20 à 30 % en deux années d’intervalle.

Nous avons entregistré aujourd’hui, des villages dans l’intérieur du Sénégal avec plus de Soixante Mille ( 60. 000 ) électeurs. Dépassant le nombre d’habitants de certaines grandes villes du terroir. Par exemple :

Dans cette localité dénommée KANEL, au nord du pays et où l’on compte onze Mille ( 11.000 ) habitants, il a été mentionné dans un Procès-verbal de vote Soixante et Un Mille( 61. 000 ) voix au bénéfice d’un candidat…. Suivez mon regard !

Il faut savoir raison garder, si nous voulons nous enorgueillir de cette fabuleuse réputation républicaine d’un grand pays d’une démocartie enviée. Nous votons depuis le 19ième siècle.

Le virus Machiaveliste s’est introduit dans les glandes de nos hommes politiques de tout bord. Tout est bon pour conserver son pouvoir, mais également, rien ne serait mauvais afin de conquèrir ce gâteau de tous les appétits. Et dans tout cela, remarquons-nous, seuls le peuple et ses citoyens plus qu’ordinaires en sont les victimes et en souffrent de génération en génération.

Vraiment, ce que nous avons vécu depuis le dimanche 24 Février 2019, après avoir jeté nos bulletins de vote dans les urnes, n’augure en rien des lendemains meilleurs.

Cette valse de chiffres et cette guerre de pourcentages que nous affuble la classe politique confondue, n’ont pas leur place chez nous, et ne doivent en aucun cas, épingler au tableau des actes emblèmatiques d’une nation comme la nôtre.

Nos hommes politiques, notre justice et tout autre porteur de voix ( religieux et coutumiers ), à vous de nous libérer, pour que le Sénégal ne bascule pas dans une violence de confiscation du pouvoir ou d’insurrection.

Elhadj Yvon Mbaye
Journaliste-formateur
tel : 77 179 19 38
E-mail : olympress45@yahoo.fr

Publication de résultats du scrutin présidentiel : entre intox et désinformation ( Par Seybani Sougou).

La publication de certains « résultats » du scrutin du 24 février 2019 donne lieu à une intense campagne de désinformation, devenue une arme de destruction massive. Il y a donc lieu d’inciter nos concitoyens à la plus grande prudence.

L’étalage de pourcentage par ci ou par-là doit être regardé avec prudence. Avoir 95% au FOGOLEMBI, n’a pas la même signification qu’avoir la majorité dans les zones où le poids démographique est fort (axe Dakar-Thiès-Diourbel).

L’élection présidentielle n’est pas une addition de pourcentage (le poids électoral de certains départements est faible voire insignifiant).

On peut remporter tous les départements du Sénégal et ne pas obtenir la majorité absolue au 1er tour d’une élection présidentielle. Ce fut le cas, avec Abdoulaye WADE en 2012.

A ce titre, il convient féliciter le site PRESSAFRIK, qui a relevé ce mardi 26 février 2019, une énorme incongruité concernant les chiffres publiés par le journal l’Observateur, qui font état de 750 619 votes flottants (environ un demi- million d’électeurs, ce qui est énorme).

Il faut que ce journal nous explique par quelle magie, le cumul du résultat de tous les candidats est supérieur au nombre de votes valablement exprimés. Diantre, où sont passés ces 750 000 votes ? De qui se moque t’on?

Macky SALL prétendait que le 24 février 2019, à 12 heures, la messe serait dite. Nous sommes aujourd’hui le 26 février 2019, à 14 heures. Si la victoire est claire, nul besoin d’attendre des jours pour en connaitre le verdict (il y a anguille sous roche).

Il faut espérer qu’il n’ait pas mis à profit tout ce temps pour ajuster les résultats. Obsédé par un second mandat, l’homme est capable de tout. Soyons vigilants et méfions nous des INTOX!

Seybani SOUGOU

Présidentielle 2019 : Jour de scrutin calme au Sénégal

Les sénégalais sont sortis en masse ce 24 février 2019 pour élire un président de la République. Le taux de participation pourrait atteindre un record vu la forte mobilisation des populations.

Les électeurs devront choisir entre 5 candidats dont le président sortant Macky Sall.

A midi, le vote se poursuit toujours dans le calme mais il faut toutefois noter quelques incidents mineurs dans certains centre de vote notamment à Touba et dans la banlieue dakaroise.

Au nom de la Patrie ! Par Ndao Badou le Médiateur


L’Histoire est un concentré d’opportunités que des hommes ont pu appréhender et saisir. Les hommes qui ont fait l’Histoire ont été exposés à prendre des décisions majeures qui ont changé le cours des choses.

Dans notre pays, le temps est aux sacrifices personnels. Le Sénégal est à la croisée des chemins avec cette élection qui est un tournant majeur, un virage qu’on ne doit pas rater sous aucun prétexte sous peine de tomber dans un précipice dont nous mettrons beaucoup de temps à sortir ou d’où nous ne sortirons jamais.

Il est des moments, au nom de l’intérêt majeur que les ego s’effacent pour laisser place à l’essentiel..
On en est là.

La majorité des Sénégalais, principalement les jeunes qu’aucune politique de développement n’a pris en charge pendant le septennat de ce régime politicien sans autre vision que la politique et le maintien au pouvoir, aspire au changement qualitatif des hommes et des choses.

Les pères et mères de familles sont désabusés par l’avenir sans perspectives de leurs enfants et les patriotes sont blessés dans leur orgueil par la désinvolture d’un homme et de son clan qui n’ont aucune limite dans la prédation, l’arrogance et le népotisme.

L’élection de 2019 appelle à la prise de responsabilité pleine dans nos choix et nos décisions en cela qu’elle va déterminer à jamais le chemin que notre pays va prendre. Rien ne pourra plus être comme avant, sinon, si les choses sont laissées en l’état, nous allons droit vers le mur. C’est certain.

C’est pourquoi, au nom de l’intérêt majeur qui doit nous unir devant le péril de notre avenir, il est du devoir de chacun, surtout de ceux qui aspirent à nous diriger de se donner et de saisir la chance d’entrer dans l’Histoire.

Aujourd’hui, one seule alternative s’offre à nous pour changer les choses. C’est l’Union Sacrée pour sauver le Sénégal, notre pays, notre Patrie.

Deux candidats ont entre leurs mains, les espoirs des jeunes, vieux et de tous les Sénégalais qui aiment leur pays. Il s’agit de Ousmane Sonko et de Idrissa Seck.

Ces deux hommes sont les espoirs de millions de jeunes, d’hommes et de femmes qui ont en commun de vouloir le changement et un autre Sénégal où la Justice, la bonne gouvernance et le développement seront au cœur des priorités. Ces deux hommes sont pris dans les espoirs du peuple du changement.

Ils doivent en avoir conscience et prendre conscience qu’ils sont responsables devant l’histoire si le pouvoir échappe au peuple du changement. Ils seront fautifs et l’Histoire ne le leur pardonnera jamais s’ils ne font pas taire leurs propres ambitions devant la priorité majeure.

Au peuple du changement, jeunes et vieux, mères et pères, vous avez aussi l’impératif de l’essentiel.

Taisez vos différences pour aller à l’essentiel, au vouloir commun qui est de dégager ce régime dangereux qui a mis la Nation Sénégalaise au bord de l’implosion et qui a toujours agi contre les intérêts du Sénégal et des Sénégalais. Ne soyez pas les complices de la forfaiture en restant divisés.

Donc, à l’heure où on est, nous sommes face à une seule urgence, faire tomber le régime de Macky Sall et de son clan. Pour cela, une seule et unique solution : S’UNIR.

Que Ousmane Sonko et Idrissa s’unissent ici et maintenant et dès le 1 er tour, cette élection sera pliée par cette masse de jeunes et de Sénégalais de tous âges qui ne veulent qu’une chose : le changement.
Que Ousmane Sonko le Patriote. Le jeune qui a tout son avenir devant lui. Qui a le pouvoir à portée de mains, au nom de l’intérêt majeur du Sénégal et pour ne prendre aucun risque, rejoigne Idrissa Seck avec ses Patriotes, ces jeunes qui aiment leur pays pour une victoire nette et sans bavure du peuple du changement dès le 1 er tour pour ne donner aucune chance à Macky Sall et son clan. Et pour que Ousmane rejoigne. Aucun critère que le droit d’ainesse.

Que Issa Sall en fasse de même avec ses jeunes à la discipline légendaire.

Que Madické fasse retrouver sa famille politique autour de l’essentiel.

Au nom de la Patrie. Au nom de l’unique urgence. Au nom de l’intérêt majeur du Sénégal, notre Sénégal, taisez vos ambitions et mettez – au service de l’Avenir du Sénégal..
N’attendez pas un 1 er tour plein d’incertitudes pour vous unir, faites – le ici et maintenant.
Unis ! Nous vaincrons.

L’incontournable second tour : le ballotage aura lieu ( Par Moussa KEBE)

Le rendez-vous avec l’histoire est fixé pour le 24 février 2019 où chaque citoyen, s’il n’est pas privé du droit de vote, aura la possibilité de s’exprimer librement avec le candidat de son choix. Ce droit de vote est à la fois sacré car étant garanti par la constitution du Sénégal.

Mais à quelle élection s’attendre : maquillage électoral? Fraudes massives? Violence post- électorale? Les mots face aux maux sont nombreux, cependant, faudrait-il prédire une victoire du camp présidentiel qui proclame déjà Macky vainqueur ou espérer l’incontournable second tour?

Pour apporter, une élucidation à ces questionnements, nous avançons l’hypothèse selon laquelle : en l’absence de fraude électorale, il y aura incontestablement un second tour.

Hypothèse que nous allons valider scientifiquement à travers les statistiques, et à travers le paradigme dominant des différents systèmes électoraux, et du mode de scrutin dans un contexte, où la démocratie sénégalaise se situe bien non pas dans le système de parti unique mais dans le multipartisme, même si, pour la première fois dans l’histoire politique du Sénégal, on assiste à une élection sans partis politique, c’est-à-dire sans le PS et le PDS.

La première hypothèse pour expliquer l’incontournable second tour repose ici sur les statistiques. On doit noter que le contexte politique au Sénégal, et de la configuration de la cartographie électorale actuelle, combiné avec le bilan du président Macky Sall, ne lui permettent pas de passer au premier tour. Dans ce contexte, il faut définir le format de l’élection présidentielle au Sénégal qui se situe dans le scrutin à deux tours, encore appelé le système des deux tours. Dans cette perspective, pour être élu, il faut obtenir la moitié des voix plus « une », c’est-à-dire avoir la majorité absolue.

En d’autres termes, il faut avoir, 50 pour cent du suffrage exprimé, plus « une » voix. Dans le cas contraire, un second tour est organisé pour départager les deux candidats placés en tête durant le scrutin du premier tour.

Sous le jargon de la science politique, le terme employé est le « le scrutin de ballotage » où pour passer, une majorité relative et non absolue suffit pour départager les deux candidats.

Qu’en est-il pour l’élection présidentielle du 24 février 2019?

En se fondant sur les statistiques, pour que le président Macky Sall gagne les élections au premier tour, il doit faire preuve de beaucoup d’efforts à l’image de Maitre Wade dans le contexte électoral de 2007. Le leadeur du PDS avait réussi ce défi pour deux raisons.

D’abord, après 25ans d’opposition, il avait réussi à convaincre les sénégalais de son patriotisme en se focalisant sur les grands travaux et grands chantiers dès son premier mandat, pour asseoir sa légitimité et sa popularité.

Ensuite dans le contexte électoral de 2007, l’opposition était à la fois fragile et dispersée, d’une part le projet de « Bénno » entre Niasse et Tanor autour d’une candidature unique pouvant renverser Wade avait fini en queue de poisson, d’autre part, Idy venait de s’affirmer en tant que chef de file de Rewmi, voire de l’opposition où son parti reste encore un bébé prématuré sortant de l’embryon n’ayant pas encore conquis le cœur des sénégalais et des couches populaires.

C’est sans dans doute la raison pour laquelle, Wade avait battu le record dès le premier tour de l’élection présidentielle du 25 février 2007 avec un score de 55,86%.

Avec un taux de participation de 70,77%, Wade à 80 ans avait obtenu 1.910.368 de voix des 3.419.751 suffrages exprimés sur les 4.824.888 inscrits. C’est la raison pour laquelle, presque dans tous les départements, Wade dépasse largement tous les autres candidats avec la majorité absolue.

Nous en voulons pour preuve son résultat à Mabacké avec 85% des suffrages, à Ranérou avec plus de 82% de voix, à Vélingara et Linguère avec 70% et assure la suprématie et le contrôle à Dakar avec plus de 52%; au moment où Niasse (5.93%), Tanor (13.56%) et Idy (14.92%) en combinant leurs résultats ne faisaient que 34% de l’électorat national.

En suivant la logique de la configuration électorale actuelle, proclamer le président Macky Sall vainqueur dés le premier tour de l’élection présidentielle du 24 février 2019, reste une hypothèse très difficile à vérifier.

Prenons la probabilité que le Président Macky Sall, réussira à gagner avec la majorité absolue à Matam avec 72533 voix (65%), à Dakar avec 606619 voix (73%) à Diourbel avec 116991 voix (51%) à Fatick avec plus 101389 voix (74%) à Kaolack avec 113681 voix (73%). Le contexte électoral actuel ne lui donne pas ce résultat pour plusieurs raisons.

D’abord 50 pour cent de la jeunesse et les intellectuels vont voter pour Ousmane Sonko, qui d’ailleurs constitue une force non négligeable de l’opposition durant cette élection présidentielle au moment où des alliances se forment autour du candidat Idy lui permettant de pallier aux insuffisances de 2007 et de 2012, sans pour autant oublier la force de la formation politique d’obédience religieuse (PUR) du professeur Issa Sall. En d’autres termes, l’opposition actuelle est plus forte que celle de 2007.

Ensuite, le camp présidentiel ne doit pas compter sur le ralliement massif de certains partis politiques et mouvements sociaux auprès du président Macky Sall pour proclamer une victoire dès le premier tour.

Car si la transhumance politique suffisait a assuré une victoire éclatante, Wade dans le contexte électoral de 2012 n’aurait pas dû perdre le pouvoir. La probabilité de vérifier une telle hypothèse est nulle. Donc, on en déduit que le second tour aura lieu.

La deuxième hypothèse ne repose pas sur les statistiques, mais sur le mode scrutin. En poussant la réflexion plus loin, le mode de scrutin au Sénégal n’est pas le système majoritaire à un tour, qui avait émergé en Suède, en Danemark, en Grande-Bretagne et dans les Dominions britanniques.

Dans le scrutin majoritaire à un tour, le candidat qui obtient une majorité relative est proclamé vainqueur durant l’élection. Le Sénégal ne se trouve pas dans cette catégorie, donc le ballotage aura lieu.

En prenant en compte, le système majoritaire, on note le scrutin majoritaire pur et simple et le système des deux tours. Dans le scrutin majoritaire pur et simple, le candidat qui obtient le plus grand nombre de voix est proclamé vainqueur quel que soit le total des voix obtenues par ses adversaires.

Le Sénégal ne se trouve pas dans cette catégorie, donc le ballotage aura lieu. Le Sénégal se trouve dans le système des deux tours où il faut avoir la majorité absolue pour remporter les élections, donc le ballotage aura lieu.

Dans le même ordre d’idées, l’élection présidentielle pour le 24 février 2019 n’est point un scrutin de liste ou scrutin uninominal, on ne se retrouve pas dans un suffrage uninominal où chaque circonscription cherche à élire un candidat.

Le suffrage est non plus plurinominal où chaque circonscription cherche à élire plusieurs candidats se regroupant sur des listes (scrutin de liste), donc le ballotage aura lieu.

Dans l’élection présidentielle du 24 Févier 2019, il ne s’agit non plus d’une représentation proportionnelle où il faut octroyer un nombre de sièges des minorités en fonction des voix obtenues dans les circonscriptions.

Et même en considérant le palais présidentiel comme un siège, on doit octroyer qu’une seule place à la personne choisie par la majorité absolue des sénégalais et pour cela, le ballotage aura lieu.

Incontestablement, Macky sera au second tour, mais avec qui? Idy ou Sonko? Dans ce contexte électoral figé, où la complexité des enjeux nous recommande la prudence, comme mère de sûreté, le deuxième tour avec Idy ou Sonko dépend du degré d’abstention ou de la participation des citoyens dans ce processus électoral.

Le fort taux de participation politique de la jeunesse (80%) peut permettre à Sonko de passer au second tour avec Macky car son discours persuasif est capté par les jeunes qui souhaitent renverser ce système.

Par ailleurs, le poids d’Idy est similaire à une dent de scie car il bénéficie d’un soutien qui n’est pas trop significatif avec des personnes, d’une part qui ont peur de s’affirmer, d’autre part, des leadeurs qui ne remplissent même pas le parrainage requis et avec des cadres politiques qui ont une représentation nulle à l’Assemblée Nationale et sans base politique. Le duel reste entre Idy et Sonko pour rejoindre Macky et la réalité manifeste est que Sonko constitue maintenant une figure emblématique et incontournable de l’histoire politique de ce pays.

Il apparait comme un révolutionnaire qui compte sur la force du verbe et non sur les moyens financiers, qui appelle non pas à une alternance mais une alternative, qui ne cherche pas le changement, mais incarnant lui-même le changement dont le charisme, incontestablement, forge le discours et légitime son action politique.

Dans ce contexte politique complexe où l’enjeu est de taille, garder tout simplement à l’esprit que le ballotage aura lieu.

Et au-delà de l’application des lois telles que formulées et enseignées par Maurice Duverger, on doit se souvenir de l’existence du lien étroit entre un système politique et son système électoral; aboutissant dans un ballotage où il n’est point question de choisir, mais d’éliminer.

Enfin, qu’adviendra-t-il avec un ballotage sans le président Macky? Il s’agira pour la première fois dans l’histoire politique du Sénégal où la construction de notre démocratie ne sera pas seulement consolidée mais achevée définitivement.

Il s’agit ici d’une troisième hypothèse que le lecteur ou l’électeur, grâce à sa liberté de pensée, doit en tirer ses propres conclusions.

Moussa KEBE

Science PO/UQAM

Ndiaga Sylla : Il faut s’attendre à un 2e tour à la présidentielle


La campagne électorale va commencer le dimanche 03 février à minuit pour prendre fin le vendredi 22 février à minuit.

A J-9 de l’ouverture de cette campagne, l’expert électoral Ndiaga Sylla, lors d’un entretien accordé à iGFM, est revenu sur le profil de chaque candidat. Sur ce, il dresse un bilan très positif.

Selon lui, en politique aucun candidat n’est à sous-estimer. « On peut s’attendre à un 2eme tour, car tout est possible…’’, dit-il.

La menace du syndrome de l’élection présidentielle de 2012 planerait-elle au-dessus de nos têtes ?


La stratégie qu’il a très tôt mise en place pour sa réélection est presque arrivée à son terme.

Conformément à sa volonté publiquement exprimée par son dévoué Premier Ministre, le Conseil constitutionnel a définitivement validé cinq candidatures, éliminant au passage vingt-deux autres et, en particulier, celle de Khalifa Ababacar Sall (KAS) qui était la principale cible.

Le président-politicien ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Il a tenu à lui faire boire le calice jusqu’à la lie, en le révoquant directement de son poste de maire de Dakar, et indirectement de celui de député.

Devant lui, le chemin est désormais ouvert pour un second quinquennat, KAS ne constituant plus une menace pour l’important bassin électoral de Dakar et de sa banlieue. C’est, du moins, sa forte conviction.

Il peut donc continuer de dérouler tranquillement son plan. Dans cette perspective, il fait feu de tout bois, y compris du bois sacré de l’Islam, en n’hésitant même pas à inaugurer une mosquéeun vendredi saint, avec un folklore indécent.

Pendant ce temps, les quatre candidats et les recalés (de l’opposition) préparent la riposte. Certains d’entre ces recalés n’excluent même pas d’empêcher l’organisation de l’élection présidentielle si leurs candidats en sont exclus.

Je ferais montre, à leur place, de plus de réalisme. Quand on ne peut pas mobiliser cent mille (100.000) manifestants pour s’opposer au vote de la loi sur le parrainage, empêcher le président-politicien de modifier unilatéralement le Code électoral ou le contraindre à nommer un ministre de l’Intérieur neutre, je ne vois pas comment on peut empêcher l’élection présidentiellesur l’ensemble du territoire national.

Nous avons quand même intérêt à nous rappeler, qu’à quelques encablures de l’élection présidentielle du 26 février 2012, les candidats de l’opposition passaient le plus clair de leur temps, par des manifestations diverses, à s’opposer à la troisième candidature du vieux président-politicien.

Pendant ce temps, le candidat Macky Sall déroulait sa campagne aux quatre coins du pays. On connaît la suite. Ce syndrome de 2012 ne nous menace-t-il pas aujourd’hui ?

Je comprends parfaitement l’amertume et l’indignation de mes compatriotes dont les candidatures ont été invalidées. Je me joindrais volontiers à leurs manifestations si j’étais persuadé que celles-ci pourraient atteindre l’objectifdéclaré.

Nous nous connaissons bien entre Sénégalais et ne devons pas compter sur de fortes mobilisations pouvant faire reculer le président-politicien. J’appelle donc tous mes compatriotes à plus de réalisme. Les candidats recalés avaient une ambition pour le Sénégal.

Malgré leur indignation et leur amertume que nous partageons, leur ambition pour le Sénégal devrait rester intacte et être reportée sur l’un des quatre candidats qui feront face au président-politicien. Je ne suis pas sûr que tous ces quatre soient ceux que nous attendions et le choix ne devrait donc pas être facile.

Cependant, il devrait s’imposer à tous ceux et à toutes celles qui ont pour ambition de barrer la route au président-politicien et lui substituer l’un des candidats de l’opposition le plus susceptible de porter cette ambition.

Nous ne devons surtout pas perdre de vue que la perfection n’est pas de ce monde, que l’imperfection est inhérente à la nature humaine. Parmi les candidats recalés, il y a de fortes personnalités, des compétences avérées et dont personne ne doute de l’intégrité.

Je les verrais volontiers rejoindre l’un des candidats dont ils pensent qu’il pourrait incarner leur ambition, leur vision pour un Sénégal nouveau, et constituer une sorte de ceinture de sécurité autour lui. Nous nous retrouverions ainsi avec quatre pôles de l’opposition qui travailleraient ensemble pour sécuriser le reste du processus électoral.

Dans cette perspective, ils veilleraient à ce que le Ministre de l’Intérieur et ses services distribuent les cartes d’électeurs, que les militants aillent les retirer et reconnaissent leurs bureaux de vote. Cette dernière précaution est nécessaire avec la carte électorale qui a été à dessein bouleversée.

De même, le jour J, les différents candidats devraient être représentés dans tous les bureaux de vote et leurs électeurs rester sur place jusqu’à ce que les résultats soient affichés.

Naturellement, auparavant, chacun des quatre candidats s’engagerait par écrit à soutenir celui d’entre eux qui ferait face au président-politicien au cas où il était contraint à un second tour. J’irais plus loin d’ailleurs si je ne craignais pas que mon ami Alioune Tine me traite encore de naïf.

Le Sénégal et les Sénégalais étant devenus ce qu’ils sont, il ne serait pas superflu qu’ils jurent sur le Coran de respecter leur engagement. Faute de le faire sur le Coran, ils jureraient au moins devant un jury d’honneur.

Ce n’est pas de la naïveté, ce n’est pas superflu, c’est du réalisme. Dans ce pays, nous nous faisons de moins en moins confiance et n’avons pas tout à fait tort avec les nombreuses vidéos qui circulentdans les différents réseaux sociaux.

Personne ne comprendrait en tout cas, que les candidats recalés s’abstiennent et jettent par-dessus bord leur ambition, leur vision pour un Sénégal nouveau. On pourrait douter de la sincérité de cette ambition qui ne serait alors que personnelle.

On comprendrait aussi difficilement que deux d’entre eux se lancent dans l’aventure avec en bandoulière l’objectif d’empêcher le déroulement de l’élection présidentielle. C’est irréaliste, ils n’en ont pas les moyens. Persister dans cette position, c’est faciliter la réélection du président-politicien.

C’est aussi la faciliter, en se laissant emporter par ce vent qui veut jeter le discrédit sur un certain candidat. Dans le camp du président-politicien, tout est mis en œuvre pour arriver à cette fin.

On l’écoute au téléphone, on se procure ses conversations et ses SMS. Et si on en faisait autant avec les pilleurs de deniers publics de la majorité ! Que de crimes découvrirait-on !

Peut-on se permettre de reprocher à tel ou tel compatriote de soutenir tel ou tel autre candidat, quand on court derrière la candidature du président-politicien ? Ce président-politicien que l’on peut considérer comme un traitre et qui l’est effectivement, lui qui a trahi tous ses engagements, y compris des plus solennels ? Ce président-politicien qui n’a rien à envier aux criminels, puisqu’il l’est lui-même ? Oui, c’est un criminel, puisqu’il commet des crimes et en couvre de très nombreux autres. Son seul décret qui a validé le contrat en faveur de Petro-Tim vaut à la fois crime et trahison.

Il en est de même de celui qui a validé le contrat d’exploitation du gaz et du pétrole en faveur de Total que le Ministre Thierno Alassane Sall d’alors avait refusé de signer, le géant français étant classé 5ème et « ayant fait des offres qui sont de loin les pires qu’on ait jamais enregistrés depuis 1985 au moins ». Des crimes, il en a commis bien d’autres depuis le 2 avril 2012.

J’invite ses thuriféraires qui en doutent à se reporter à n’importe quel dictionnaire pour savoir que je n’exagère point en traitant leur mentor de criminel.

Rien que le choix délibéré qu’il a tôt fait de détruire sans état d’âme la vie politique, sociale et pratiquement humaine de l’ancien député et maire de Dakar vaut un crime.

Oui, c’est un crime de condamner l’ancien Maire de Dakar à 5 ans d’emprisonnement ferme et à 5 milliards de francs CFA d’amende, et de laisser les Directeurs généraux du COUD et de la Société nationale de la Poste (pour ne citer que ceux-là) humer l’air de la liberté et continuer impunément leurs forfaits.

Alors, les gens qui courent derrière le président-politicien candidat à sa propre succession peuvent-ils reprocher à quelque Sénégalais que ce soit de soutenir l’un des quatre candidats de l’opposition de son choix ? Quand même !

Je réitère donc mon appel aux quatre candidats de l’opposition définitivement retenus par notre fameux Conseil Constitutionnel, à tous les autres dont la candidature a été invalidée comme à tous mes compatriotes qui en ont assez de la gouvernance hideuse du président-politicien, à se mobiliser et à se lancer d’ores et déjà à la conquête des électeurs et des électrices. Peu de jours nous séparent du 24 février 2019.

Ne laissons surtout pas le terrain au président-politicien et à son camp ! Mettons-nous plutôt tous au travail et méfions-nous du syndrome de 2012 dont la menace plane au-dessus de nos têtes !

Dakar le 21 janvier 2019

Mody Niang

Macky Sall à Tanor et Niasse : « Si je tombe, vous tombez avec moi »

Macky Sall veut gagner 2019 à tout prix. Selon le journal l’As, le Secrétaire général de l’Apr a réuni samedi dernier les responsables de l’Apr et ses alliés de Benno Bokk Yaakaar pour les inviter à davantage investir le terrain.

A Ousmane Tanor Dieng et Moustapha Niasse, respectivement président du Haut Conseil des collectivités territoriales et président de l’Assemblée nationale, et tous deux élus pour 5 ans, il a tenu un langage clair.

« Si vous pensez, vous députés, que si je perds le pouvoir en 2019 qu’il n’y aura pas de conséquences, détrompez-vous. Car, si je tombe, vous tombez avec moi », leur aurait servi Macky Sall. Qui les met en garde : « Mon successeur va dissoudre l’Assemblée et supprimer le Hcct ».

C’est pourquoi, leur suggère-t-il, « vous devez parler aux populations de nos réalisations. Dieu sait qu’on en a beaucoup fait. On a fait ce que personne n’a fait en si peu de temps. Vous devez parler aux Sénégalais dans leurs langues».

Avec Ndar info

Processus électoral : les mises en garde d’Alioune Badara Cissé


Le médiateur de la République, Alioune Badara Cissé, s’est dit «préoccupé» par la série de manifestations notées ces derniers jours à Dakar, après la disqualification provisoire des candidats Karim Wade et Khalifa Sall de la course pour la présidentielle. Appelant au calme et à la sérénité, il rappelle à la classe politique qu’il y a une vie après le 24 février 2019.

«Je ne peux que lancer un appel au calme et à la sérénité, de dire aux acteurs politiques et à ceux qui les soutiennent de comprendre que l’élection présidentielle n’est qu’un moment de l’histoire. Si les leaders politiques ne parlent pas à leurs militants, la situation risque de s’empirer et, dans ce cas, il serait très difficile de retourner en arrière. L’histoire du Sénégal ne s’arrêtera pas au soir du 24 février. Il faut donc que nous gérions tout cela», alerte-t-il.

Alioune Badara Cissé s’exprimait, ce mercredi matin, en marge du Forum citoyen organisé par la fondation Africajom Center dirigée par Alioune Tine.

Pour lui, les manifestations politiques sont une forme d’expression populaire reconnue dans toute démocratie, mais pourvu qu’elles soient autorisées. «Les deux candidats recalés (Karim Wade et Khalifa Sall, Ndlr) ont le droit de manifester, à condition que ces manifestations soient autorisées. Il faut comprendre qu’une décision de justice ne peut pas se commenter sur la place publique pour faire l’objet de manifestation violente de cette nature», a fait savoir le médiateur de la République invitant les autorités religieuses, coutumières et les membres de la société civile à s’adresser aux Sénégalais parce que, rappelle-t-il, en définitive, le Sénégal est indivisible.

«Un service d’ordre qui ne sait pas faire la part des choses»

«Aucune instabilité ne devrait être acceptée. Je souffre de voir de vieilles personnes humer de gaz lacrymogènes, des jeunes ensanglantés. Je souffre de voir un service d’ordre qui ne sait pas faire la part des choses. Quelle que soit l’issue de ces élections, il ne devrait y avoir qu’un seul vainqueur : le Sénégal», ajoute l’avocat et homme politique.

S’agissant, par ailleurs, du système de parrainage, Me Alioune Badara Cissé dit qu’il ne peut pas l’apprécier en l’état. Il pense toutefois qu’il était important de revoir à la baisse les candidatures à la présidence de la République. «Cela aurait paru impraticable d’avoir une centaine de candidats. Il est évident que la pléthore de candidats pose problème, comme la pléthore de partis politiques aussi», souligne-t-il. Et d’ajouter : «Ce qui a fait défaut, c’est la concertation, le combat politique au niveau de l’Assemblée nationale où cette disposition était soumise à la sanction des parlementaires. Malheureusement, en ayant raison ou tort pour certains, ce débat a été relativement faussé par des députés qui ont quitté la salle ou par la proposition acceptée par la majorité d’un vote sans débat.»

Présidentielle 2019 : Les Wade bientôt réunis à Dakar

Bientôt, la famille des Wade sera au complet à Dakar même si la venue du fils Wade est encore hypothétique.

Après la venue de l’ex première dame Viviane Wade et celui de la fille Syndiélé Wade dont la présence à Dakar remonterait au dimanche passé, l’arrivée du pape du sopi est annoncé.

Même si la date exacte de son arrivée dans la capitale sénégalaise reste à déterminer, l’avion qui transporterait Abdoulaye Wade est connue. Il s’agit d’un Falcon 900. L’appareil de 13 places, immatriculé 9 H-6 AVK, appartient à la Société Comlux Malta.

Selon le journal Source A qui donne cette information, rien que le trajet simplifié Paris-Qatar coûte 11000 euros. Reste à savoir si l’avion sera prêté ou donné en location à Wade.

Macky va instaurer un couvre-feu pour parfaire son hold-up électoral

Le régime de Macky SALL a pris des mesures pour contenir d’éventuels débordements avant, pendant et après la présidentielle. Et a aussi mis en place un dispositif pour, dit-on, protéger les candidats.

« Le niveau de risques sera évalué par l’Unité de coordination de la lutte anti-terroriste qui déterminera, le moment venu, le nombre d’agents du Gign ou de la Bip qu’elle accorde à chaque candidat.

Les manifestations au-delà de 21 heures pourraient être purement et simplement interdites. Sans parler de probables fouilles dans les Qg de campagne des candidats ».

Selon Source A qui donne l’information, il est question d’instaurer des « périmètres de sécurité, la fermeture de certains lieux et axes routiers, la permission donnée à l’Autorité administrative d’opérer des contrôles et d’arrêter certaines manifestations et l’autorisation accordée aux préfets, sous-préfets et officiers de police judiciaire de visiter tous les lieux pouvant être dangereux ».

Et, en ce sens, souligne le canard, ministères de l’Intérieur et des Forces armées sont mobilisés.

Si ce dispositif venait à être mis en exécution, le Sénégal serait alors mis sous couvre-feu.

Hajibou Soumaré tire la sonnette d’alarme

Je me permets, en ce jour du 7 janvier 2019, à la veille des élections présidentielles, compte tenu de la gravité de la situation, de vous adresser cette lettre en guise de témoignage des moments sombres de l’histoire de Notre pays, que le président de la République, Macky Sall, par ses actes, va léguer aux générations futures.

L’heure est si grave, que chaque Sénégalais, quelle que soit la position qu’il occupe dans l’appareil d’Etat, comme fonctionnaire judiciaire, administratif, militaire, para militaire ou comme simple citoyen doit être conscient, que par sa posture il est en train d’écrire les pages d’histoire d’un Sénégal de stabilité ou d’instabilité, dont les seuls responsables, seront ceux qui n’auront pas su prendre leur responsabilité.

Le peuple ne s’est jamais autant enfoncé dans l’extrême pauvreté, dans un environnement de gabegie, de concussion et de corruption comme le pays n’en a jamais connu.

Le Président Mamadou Dia disait, «nous avons des droits et des devoirs, les droits on peut décider de ne pas les exercer, mais les devoirs nous ne pouvons pas nous en soustraire».

C’est faisant miens ces propos, que j’ai décidé d’exercer non seulement mes droits, mais aussi mes devoirs de citoyen, aimant profondément son pays.

Je m’étais abstenu, depuis ma sortie du 22 juillet 2018, au grand théâtre, de participer à la médiatisation des griefs à l’encontre du pouvoir, dont chacun a été bien documenté par d’autres et qui tenaient de l’évidence même.

Je pensais, qu’en hommes responsables, ceux qui exercent le pouvoir auraient donné l’occasion à tous les Sénégalais qui le souhaitent, de parler de leur pays à travers des projets de société qui seraient arbitrés par le libre choix des citoyens.

Mais par la ruse, la manigance, la tricherie éhontée le pouvoir est resté sourd à l’appel des citoyens, ainsi qu’au «silence» d’autres qui attendaient une réelle posture de démocrate à travers une gestion irréprochable du processus électoral.

Nous sommes des citoyens du monde, le Sénégal fait partie du monde libre, nous voulons pour notre pays ce que chaque patriote veut pour le sien.

Nous voulons pour nos enfants ce que les autres veulent pour les leurs et non ce spectacle insoutenable des traversées de la Méditerranée, qui nous met au banc des pestiférés, dans cette Europe de la déclaration universelle des droits de l’homme.

Malheureusement depuis un certain temps, par le tripatouillage de la Constitution et de la loi électorale, le pouvoir sans concertation sérieuse avec les acteurs politiques, a fait un forcing pour imposer SON Parrainage à des acteurs pourtant acquis au parrainage avec des règles qui seraient claires et impartiales pour tous.

J’en veux pour preuve, le spectacle désolant à l’Assemblée nationale, lors de l’examen d’une loi aussi importante que celle sur le parrainage, votée sans débat par la seule majorité présidentielle.

Cette forfaiture dans la préparation de ces élections, n’a été possible que grâce à des cabinets étrangers et sénégalais, avec la complicité de fonctionnaires zélés qui seraient seuls responsables d’un tel crime contre le peuple sénégalais.

Aucun acteur politique, aucun arbitre des élections, aucun représentant de la société civile ne peut attester aujourd’hui sur l’honneur, de la fiabilité du fichier électoral.

Tout cela s’est fait avec le silence coupable de certains amis du Sénégal au détriment d’un peuple assoiffé d’une gestion vertueuse de ses biens, de l’égalité de chance entre ses enfants, de tracer sa propre voie dans le concert des nations en étant ancré dans ses valeurs ancestrales que sont l’honneur, la dignité, le respect de la parole donnée et la démocratie.

C’est pourquoi, en ces moments difficiles de l’histoire du Sénégal, je me veux être dans le camp de ceux qui auront pris leur responsabilité face à la dérive d’un pouvoir devenue sans limite, pour défendre les intérêts d’une jeunesse en désarroi, de familles qui continuent de se paupériser, de fonctionnaires gagnés par la politisation extrême de notre administration dont les grades ne se gagnent plus au mérite, d’une justice piégée, d’une représentation du peuple chahutée, d’une société civile utilisée par certains comme tremplin d’accès au pouvoir, d’un monde rural à l’agonie laissé à lui-même.

En qualité d’ancien Premier ministre, d’ancien Président de la Commission de l’Uemoa, je sais ce que la mise en place de la pratique des coûts unitaires dans la commande publique, comme dans le cas de l’Ocde, aurait épargné à notre pays. La conséquence en est aujourd’hui la surfacturation maintes fois dénoncée et qui nous a amenés à cette nécessité de comblement de déficits importants de trésorerie.

Je sais également, que des pans entiers du secteur parapublic sont aujourd’hui mis à contribution pour entretenir un clientélisme politique érigé en règle, ce qui a fini d’en faire le réceptacle de tous les déficits. Le peuple sénégalais est en droit d’exiger la tenue des élections à bonne date conformément à la Constitution.

Le peuple sénégalais est en droit d’exiger des élections libres et transparentes organisées par des personnes au dessus de tout soupçon de collusion. Le peuple sénégalais est également en droit d’exiger de la part du pouvoir, la non utilisation de la force contre lui, quand il sera amené à défendre fermement ses droits les plus élémentaires.

Le peuple sénégalais est en droit d’exiger de la communauté internationale non pas de la compassion ou de l’aide, mais d’être la sentinelle de l’Etat de droit à ses côtés, face à un pouvoir qui ne veut pas prendre en charge ses aspirations légitimes comme peuple libre, fière de ce qu’il est et maître de son destin. Le Sénégal a toujours été une nation debout, elle le restera par la mobilisation de tous ses enfants contre toutes les dérives autoritaires.

J’en appelle encore à la responsabilité du pouvoir, en particulier à celle de celui qui l’incarne au plus haut niveau, le président de la République, pour se ressaisir pendant qu’il est encore temps. J’en appelle à la responsabilité des arbitres de cette élection, pour choisir la voie du peuple, celle de la vérité.

J’en appelle à la responsabilité de la communauté internationale, à celle de tous les amis du Sénégal pour agir ici et maintenant, au lieu de se porter au chevet du Sénégal quand certains finiront d’écrire les pages sombres de notre histoire et que le peuple prendra la responsabilité de défendre ses biens les plus précieux, la Démocratie et la République.

J’en appelle à la responsabilité de notre jeunesse, en lui disant, que les plus grandes batailles ont été gagnées par la non violence, et l’exemple le plus illustratif a été celui de Madiba, Nelson Mandela, un grand Africain, pétri de ses valeurs et qui demeure une référence et une fierté pour toute l’Afrique.

Cheikhe Hajibou Soumare Candidat à l’élection présidentielle 2019

L’opposition va encore marcher pour une élection transparente


L’opposition sénégalaise va descendre encore une fois dans la rue, le vendredi 28 décembre.

A partir de 15 heures, les militants de l’opposition radicale vont marcher de la place de l’Obélisque au rond point de la Rts pour exiger une fois de plus l’organisation d’une élection présidentielle «libre, transparente, juste et démocratique».

L’opposition accuse le pouvoir de préparer un hold-up électoral. Elle accuse également Macky Sall de faire une «gestion solitaire et opaque» du fichier électoral et de «confiscation» des cartes d’électeur.

Enfin, elle exige la nomination d’une personnalité neutre et consensuelle pour l’organisation de la présidentielle à la place du ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye.

Cette manifestation ne sera pas une première, loin de là. En effet, les opposants au régime du président Macky Sall ne cessent de descendre dans la rue pour exiger une présidentielle sincère et transparente.

C’est ainsi que le jeudi 29 novembre dernier, ils étaient des milliers à descendre dans la rue, une véritable marrée humaine. Issus de tous les partis de l’opposition, ils avaient répondu massivement à l’appel du Front national de résistance (Fnr).

Les manifestants avaient marché de la place de l’Obélisque au rond-point de la Rts, scandant des slogans hostiles au président Macky Sall.

Le 13 juillet passé, la manifestation de l’opposition radicale avait été également un véritable succès. Des milliers et des milliers de personnes avaient également répondu à l’appel du Fnr pour dire non «à la dictature et à l’accaparement» des ressources du pays par le clan présidentiel.

Présidentielle 2019 : l’Eglise appelle à une élection libre, transparente, et démocratique

L’archevêque de Dakar, Monseigneur Benjamin Ndiaye, lance un appel à l’endroit de la classe politique et des citoyens sénégalais à quelques mois de la présidentielle. Il appelle à la responsabilité de chacun.

« Chers amis, nous approchons du 24 février 2019, qui verra notre cher pays, le Sénégal, vivre à nouveau une élection présidentielle. Il doit être aussi normal pour nous tous de nous comporter en vrais citoyens responsables et exemplaires dans nos prises de paroles comme dans nos faits et gestes », a déclaré Mgr Ndiaye, lors de son traditionnel message de vœux.

« Donnons-nous donc, ensemble, les moyens de vivre une élection juste, transparente et démocratique. Une élection sans contestations, pour garantir la paix sociale au bénéfice de tous », invite le chef de l’Eglise sénégalaise.

L’archevêque de Dakar souligne que les jeunes générations doivent s’appuyer sur les valeurs citoyennes incarnées par leurs ainés.

Présidentielle de 2019 : Une alliance se crée autour d’Idrissa Seck


Le Patron de Rewmi ne sera pas seul dans son combat pour la conquête du pouvoir. Idrissa Seck sera épaulé par d’autres partis.

Les Forces démocratiques du Sénégal (Fds) organisent, ce week-end, à la Place de la Nation (ex-Place de l’Obélisque), un congrès d’investiture de leur candidat à l’élection présidentielle de 2019, M. Idrissa Seck.

Selon le communiqué, «des milliers de jeunes venus des 45 départements du Sénégal et une délégation de la Diaspora sont attendus à cette manifestation.

A cette occasion, le président Idrissa Seck fera une importante adresse à la jeunesse sénégalaise. Parallèlement au congrès d’investiture, les Fds feront une présentation de leur Manifeste politique».

Idrissa Seck sera candidat à la prochaine présidentielle sous la bannière de la coalition «Idy 2019». Le leader de Rewmi a déposé sa candidature Conseil constitutionnel depuis le 30 novembre dernier.

Présidentielle 2019 : un rendez vous électoral pas comme les autres

Le 24 février 2019, les Sénégalais seront invités à faire un choix décisif, celui de confier leur destin à un homme. Cet exercice démocratique majeur dans la vie de la nation, au-delà d’être une rencontre entre un homme et son peuple, constitue un marqueur très fort dans la relation contractuelle encadrée par un mandat limité dans le temps. L’élection du président de la République prévue en février 2019, se présente comme un examen de passage aux enjeux extrêmement importants.

Dans un contexte géostratégique marqué par la hantise sécuritaire avec des incertitudes de toute sorte qui fragilisent la cohésion de notre tissu social (actes terroristes, crimes crapuleux, rapts d’enfants, tueries en série, etc.), vu la grande porosité de nos frontières, et surtout l’attribution de nos ressources naturelles sur fond de contrats objet d’une grande polémique nationale, il demeure alors vital de bien mesurer les risques afin de faire un choix très éclairé le
le 24 février prochain

Cette angoisse quasi-existentielle est d’autant plus glaçante que le Sénégal s’est découvert une vocation de pays pétrolier et gazier avec des volumes très importants annoncés sur la base des premières estimations.

La convoitise mondiale autour de ces ressources stratégiques fait que notre pays risque – si on n’y prend garde – d’être exposé à ce qu’on a appelé ailleurs la malédiction du pétrole.

Le seul rempart à même de nous en sauver est assurément la qualité du leadership. Un leadership transformationnel capable de s’élever au-dessus des contingences et autres clivages partisans et qui ne se mettrait qu’au service exclusif des intérêts supérieurs de la communauté nationale.

A travers une gestion judicieuse et parcimonieuse de ces ressources naturelles qui constituent en soi une manne pour notre pays, mais qui appartiennent souverainement au peuple sénégalais tel que disposé dans le dernier aménagement du texte constitutionnel à travers le référendum de 2016, chaque Sénégalais devrait, légitimement, pouvoir s’attendre à bénéficier des retombées du pétrole et du gaz par une amélioration substantielle de ses conditions d’existence.

Sous ce rapport, cette élection ne saurait être un banal acte de vote d’un citoyen le temps d’un dimanche de scrutin présidentiel, mais plutôt l’occasion pour tout citoyen lucide de faire le choix le plus utile possible.

Ce devoir civique assumé en toute responsabilité et avec une claire conscience des enjeux démocratiques et stratégiques, va engager résolument notre pays dans une nouvelle aventure de gouvernance différente qui devra définitivement faire émerger notre pays et le positionner dans le cercle des économies transitionnelles.

Avec les parts importantes induites et générées par l’exploitation de ces ressources naturelles, notre pays devra donc s’affranchir de la dépendance internationale pour avoir les moyens d’autofinancer son développement car comme théorisé par le sage penseur africain Joseph Ki-Zerbo, «on ne développe pas, on se développe».

Nous invitons alors les acteurs politiques de tous bords, mais également toutes les parties prenantes à ces importantes joutes électorales à jouer la carte de la sérénité afin que les tensions pré électorales déjà perceptibles dans le discours des uns et des autres, soient apaisées et que les démons de la violence soient exorcisés.

Ce pays est bien le nôtre et il ne sera que ce que nous voudrions qu’il soit. De grâce, ne le brûlons pas. Notre commun vouloir de vie commune ne doit souffrir aucunement de nos ego surdimensionnés et nos petites querelles de chapelle ou de préséance.

«Prier pour que la pirogue arrive à bon port, vaut mieux que de souhaiter voir son baluchon épargné», disait feu Mame Abdoul Aziz Sy Dabakh (Rta) qui a toujours prôné la paix et appelé à l’union des cœurs, surtout en pareille circonstance.

Au sortir du Grand Magal de Touba, il y a juste quelques jours et à quelques encablures de la célébration de la sainte nuit du Prophète (Psl), nous devons tous, dans l’unité, la concorde et la paix des cœurs, travailler à nous conformer aux sublimes enseignements de nos saints hommes de Dieu.

Ce pays regorge de ressources immenses (humaines, spirituelles, symboliques, culturelles et maintenant naturelles) par la grâce de Dieu. Nos expertises s’exportent partout dans le monde et sont appréciées aux quatre coins de la planète pour leur grande capacité à challenger et à performer, mais aussi à générer de la valeur ajoutée.

Ce qui manque à ce pays c’est justement le capital éthique, le don de soi pour la patrie, le sens patriotique, le référentiel moral et le devoir d’exemplarité de certains de nos dirigeants, toutes choses qui, effectivement réalisées, changeraient fondamentalement et à coup sûr, le paradigme de la gouvernance démocratique et citoyenne de notre pays.

Le pouvoir et la souveraineté appartiennent au peuple qui l’exerce à travers ses représentants. Arrêtons donc de jouer à nous faire peur. Ne vendangeons pas cette chance extraordinaire d’entrer dans la grande histoire des nations libérées de la mendicité internationale et du diktat des organismes internationaux.

En février 2019, nous devons réussir le pari du choix juste, réfléchi et surtout éviter à notre pays d’être gagné par le syndrome des transitions ratées. Nous devons cette posture à nos enfants et petits-enfants.

Par ailleurs, en dépit de cette perte tendancielle de nos valeurs, nous demeurons convaincus que ce pays peut être refondé à partir du puissant legs spirituel et symbolique que nos érudits et autres hommes de culture et de science nous ont pourvus si abondamment. Comment peut-on continuer à singer l’Occident alors que les autres ont tout à prendre et à apprendre de nous ?

Thierno Souleymane Baal, figure emblématique de la révolution torodo de 1776, ne nous a-t-il pas décomplexé en nous proposant un modèle de gouvernance démocratique propre centré sur l’éthique, la vertu, l’obligation de rendre compte, l’intégrité, la probité, le tout adossé à notre propre identité socio-anthropologique ? «Détrônez tout imam (par extrapolation tout chef) dont vous voyez la fortune s’accroître et confisquez l’ensemble de ses biens. Combattez-le et expulsez le s’il s’entête».

Pourquoi diantre, nos élites politiques et même intellectuels, 242 ans après cette glorieuse révolution et presque un demi-siècle après l’accession de notre pays à la souveraineté internationale, ne travaillent-elles toujours pas à valoriser les enseignements de nos grandes figures emblématiques religieuses et culturelles dans nos écoles et universités ? Quel est ce complexe du colonisé qui les cheville toujours aux modèles que nous impose l’Occident ?

Ne sommes-nous pas capable de construire notre vivre ensemble inspiré par notre propre histoire, irrigué par nos propres référentiels culturels anthropologiques et sociologiques ? Il n’y a pas un modèle unique, mais plutôt plusieurs modèles concurrents qui se valent, lesquels modèles sont sécrétés par la marche et la trajectoire de chaque société.

Nous disons donc non au fétichisme des concepts et à l’impérialisme du modèle dominant ! Non à la standardisation des référentiels ! Oui à un effort de synthèse de toutes les valeurs fécondantes de l’humanité tel que suggéré par le président poète lorsqu’il parle du rendez-vous du donner et du recevoir.

Oui à l’émergence d’une république refondée à partir de notre Adn social, culturel et symbolique, en un mot, tout notre système de représentations. Assurément, il est possible d’y arriver à la condition que nous osions y croire, et à cesser d’être moins frileux.

Le Sénégal et au-delà, l’Afrique toute entière, doit se réveiller et bien identifier ses intérêts, traduire sous forme d’agenda ses priorités, compter sur sa jeunesse debout et vaillante. Et cela passera par un leadership charismatique et stratège capable par son altitude, son attitude et surtout son aptitude de porter une vision progressiste qui sache mettre en mouvement toutes les forces vives de ce continent si riche de ses ressources humaines symboliques et naturelles.

Soyons donc prêts pour ce rendez-vous électoral capital de 2019 pas comme les autres, restons droits dans nos bottes et osons l’avenir. Le Sénégal est à la croisée des chemins et l’histoire se racontera un jour.

Amadou Moustapha DIOP

Observateur politique

Militant de la société civile

Lanceur d’alerte

Présidentielle 2019 : Me Madické Niang réaffirme sa candidature

Suite au communiqué fait à Dakar le 04 octobre 2018 et signé par le Frère Secrétaire Général National du PDS, relatif à ma candidature à l’élection présidentielle de 2019, je me dois de faire à l’opinion publique la genèse de cette candidature et de prendre les décisions que mon honneur m’impose face à cette situation regrettable à tout point de vue.

Je voudrais rappeler que c’est le Président Wade lui-même qui, la première fois, a suscité en moi cette ambition de me mettre en première ligne au service des Sénégalais, lors de la Oumra que nous avons effectuée en 2012, suite à la perte du pouvoir, en me disant en substance que, dans son entourage, j’étais la personne la mieux indiquée pour reconquérir le pouvoir.

Il s’y ajoute qu’à l’issue des dernières législatives, je me rappelle ces paroles poignantes qui m’ont été adressées par le Président WADE : « Madické, tu m’as démontré que tu es l’unique personne sur qui je peux compter totalement, je n’oublierai jamais ce que tu as fait pour moi. Ton engagement sans limite dans ces élections législatives m’amène à dire que je t’expose trop alors que tu as une famille à préserver. »

J’avais alors répondu que : « il en sera toujours ainsi, je ne lésinerai jamais sur mes moyens physiques comme matériels pour combattre et faire partir Macky SALL. C’est le sens que je donne à mon combat à vos côtés en dehors de l’amitié qui nous lie»

Que me valent alors subitement ces accusations graves, gratuites et infondées contre ma personne alors que j’avais toujours été considéré comme l’ami, le frère et le militant le plus fidèle ? Qu’est ce qui a pu changer si subitement entre-temps ? Ai-je eu tort d’avoir posé la question de la candidature alternative alors que beaucoup de Sénégalais, surtout les frères de parti, ont considéré que ma proximité avec Wade devait me permettre de jouer ce rôle ? Je laisse aux Sénégalais le soin de répondre à ces questions.

Je rappelle que j’ai fait l’objet de toutes formes d’intimidation et d’humiliation de la part du pouvoir sans vaciller un seul instant. Je tiens aussi à dire aux Sénégalais que je n’ai aucun dossier judiciaire en instance devant aucune juridiction.

Je prends à témoin les Sénégalais pour leur dire que : si Macky SALL pouvait faire pression sur moi, je ne serais pas resté avec le Président WADE alors que beaucoup de ses proches l’avaient quitté ; si Macky SALL avait les moyens de pression sur moi, je n’aurais jamais pu défendre Karim WADE avec autant de détermination et d’opiniâtreté durant ces six dernières années ; si Macky SALL avait des moyens de faire pression sur moi, je n’aurais pas pu me mettre en face de lui pour faire gagner largement le PDS à Touba.

C’est important de relever que, lors de ces élections législatives de juin 2017, mon arrestation avait été ordonnée, car beaucoup de responsables du pouvoir avaient pensé, qu’en me neutralisant, ils auraient pu empêcher la victoire du PDS ; si Macky SALL avait des moyens de pression sur moi, je n’aurais pas pu exercer à l’Assemblée Nationale avec tant d’engagement, mes fonctions de Président du groupe parlementaire. Combien de Sénégalais ont apprécié ma détermination, mon sens des responsabilités et, surtout, le dur combat pour empêcher que des lois scélérates soient votées.

Cependant, la seule pression forte que j’ai subie depuis deux ans vient de mes frères de parti mais aussi de Sénégalais de tous bords, pour me pousser à poser la question de la candidature alternative alors que j’avais, par amitié, volontairement tu toute ambition pendant toutes ces années.

Au surplus, concernant les accusations de « collusion » avec Macky SALL dont je suis l’objet, je défie quiconque de pouvoir en apporter le moindre indice, encore moins la plus petite preuve. Je laisse aux Sénégalais le soin d’en juger sur la base de mes actions concrètes au profit du PDS et pour le bien de la nation pendant les sept années de calamité de ce régime.

Au regard des faits, pour moi, le véritable « suicide » politique serait, pour le PDS, de ne pas avoir de candidat à l’élection présidentielle de 2019.

S’agissant de ma candidature, le Président Wade a dû oublier que je lui ai écrit pour lui préciser qu’elle ne saurait entrer en compétition avec celle de Karim WADE. En effet, elle ne pourrait prospérer que si, et seulement si, le Conseil Constitutionnel rejette la candidature de Karim WADE. Où est donc le mobile qui peut servir Macky SALL en affaiblissant le suffrage du candidat investi par le Parti alors qu’une fois de plus, ma candidature est une candidature alternative et non de substitution.

Concernant mes responsabilités à l’Assemblée Nationale, je dis d’ores et déjà, sans ambages, que jamais je n’engagerai un bras de fer avec le Président Wade sur quoi que ce soit. Ainsi, avant que le parti ne se saisisse de la question, j’ai décidé, pour le mettre à l’aise, de remettre en jeu immédiatement mes fonctions de Président du groupe parlementaire car mon honneur ne me permet pas de m’accrocher à des responsabilités que le Président WADE m’a confiées.

Je ne le remercierai jamais assez pour, d’abord, l’honneur qu’il me fait de me considérer comme frère et ami mais aussi, pour m’avoir confié d’importantes responsabilités. Toutefois, je souligne que j’ai la conscience tranquille pour avoir donné le meilleur de moi-même à Abdoulaye WADE, à sa famille et au PDS.

En tout état de cause, il restera toujours ma référence politique, mon ami et mon frère.
Contrairement aux accusations qui sont portées contre moi, j’ai voulu redonner espoir à tous les militants désemparés face à l’éventualité d’une élection présidentielle sans un candidat du PDS. Combien de membres de l’opposition radicale se sont ouverts à moi sur l’absence éventuelle d’un candidat du PDS en 2019, estimant qu’elle permettrait à Macky SALL de gagner facilement.

Ainsi, j’invite tous ceux qui, dans le Parti comme en dehors, sont convaincus de la nécessité d’une candidature alternative, à me rejoindre pour mener ce combat.

Enfin, je m’en remets au Tout Puissant tout en ayant la conviction forte que la vérité finit toujours par triompher.

Maître Madické NIANG

Questions aux candidats à l’élection Présidentielle de 2019

Questions aux candidats à l’élection Présidentielle de 2019
Chers candidats à l’élection présidentielle de 2019,
Au nom du mouvement Ifanang, nous vous présentons nos compliments. Ifanang est un mouvement des enfants décomplexés des terroirs et des banlieues. Il est de coutume que les aspirants à la fonction de Président de la République présentent un programme. Cette fois ci, nous avons décidé de vous poser des questions, importantes pour nous, et dont les réponses vont déterminer notre choix. Nous sommes des hommes et des femmes, des jeunes et des moins jeunes ancrés dans nos terroirs et déterminés à sortir de la précarité et de la fatalité de la pauvreté.
L’insuffisance de ressources ne justifie pas les conditions exécrables dans lesquelles nous vivons dans les banlieues et les terroirs. Si depuis l’indépendance de notre pays, les différents Présidents, Ministres, Directeurs Généraux sont devenus millionnaires ou même milliardaires du fait de leur élection ou de leur nomination à des postes de responsabilité, c’est parce qu’il ya de l’argent, beaucoup d’argent au Sénégal.
Le problème a été, et demeure : à quoi notre argent, qui nous appartient à nous tous, a été dépensé ? Où est ce que notre argent a été dépensé ? Pour qui notre argent a été dépensé ? Pour faire quoi ? Presque tous les candidats prédisent des ruptures, voici quelques idées pour vous accompagner dans vos réflexions de programme.
Pour pouvoir opérer des ruptures dans notre manière de conduire le Sénégal, il faudra oser commencer par la pensée, la conception de la trajectoire du développement. Nos dirigeants depuis 1960 ont conduit le Sénégal dans une course-poursuite derrière les pays développés en espérant les rattraper dans leur développement. Cette mentalité a fait que nos références de développement sont calquées sur la France, l’Europe, les USA ou les grands pays Asiatiques qui ont réussi.
C’est à l’intérieur de ce paradigme de course-poursuite derrière les pays développés que Senghor voulait que Dakar devienne comme Paris en l’an 2000 ; dans ce même paradigme, Wade a construit l’AIBD, le monument de la Renaissance pour faire mieux que la tour Eiffel, le statut de la liberté… A l’intérieur de ce même paradigme, Macky est en train de faire son TER et sa nouvelle ville de Diamniadio.
Toutes ces réalisations dans ce paradigme de course-poursuite ont servi certes à satisfaire l’égo du roi mais elles ont aussi augmenté l’écart entre nos villes et nos campagnes tout en créant des fossés entre le peuple et les dirigeants. Des milliers de milliards ont été dépensés sans impacts sur les conditions et la qualité de vie du plus grand nombre d’entre nous vivant dans les banlieues et les terroirs.
Approximativement 21000 milliards de budget en 7 ans. Cependant au moment où nous écrivons ces lignes, les populations de Keur Sabassi Thiam dans la Commune de Nioro Alassane Tall se cotisent pour construire un poste de santé. Les Imams de Sokone ont lancé une quête populaire pour réhabiliter le pont en bois reliant le quartier de ndangane aux villages de Limane, Ndoffane, Badoudou et Ndiambang.
Les populations de ces terroirs sont laissées à elles mêmes. Les scorpions et les serpents menacent les enfants de Dassilamé dans la commune de Toubacouta du fait de l’obscurité. Les enfants de Missira sont écorchés par les fers d’un ponton décapé et abandonné par les entrepreneurs du Ministère de la pêche. Dans la région de Dakar, plus précisément dans des communes des départements de Dakar, Rufisque et Guédiawaye, des familles sont chassées de leur maison par les eaux de pluie du fait d’un système d’assainissement inexistant ou inadéquat. A côté de la belle nouvelle ville de Diamniadio, les populations de Dougar se cotisent pour leur accès à l’électricité.
Les dirigeants doivent également rompre avec la mentalité qu’être nommé à des fonctions ministérielles et de direction signifie jouir des privilèges et s’enrichir avec leurs amis et partisans. En fait, tous les dirigeants cherchent à profiter de leurs fonctions pour s’enrichir et faire la noce. Même lorsqu’ils vont à la Mecque, nos dirigeants pensent à faire la bombance et organisent des festins devant des buffets de luxe. Nos origines « ceddos » nous rattrapent partout et tout le temps.
Eh bien nous pensons que la rupture véritable consisterait à changer ce paradigme.
Le nouveau paradigme devrait avoir 3 piliers :

  • Arrêter la course poursuite derrière les pays dits développés ou émergents et construire enfin notre pays, avec un focus sur l’humain, les terroirs et les banlieues.
  • Adapter nos politiques de développement à nos réalités culturelles et coutumières sans complexes.
  • Restaurer le sacerdoce du service public et du travail. Les dirigeants doivent montrer le bon exemple en travaillant beaucoup plus sérieusement et en s’abstenant de faire la noce avec ostentation.

Ainsi nous sommes amenés à vous poser des questions sincères dont les réponses nous permettront de choisir les meilleurs d’entre vous :

  1. Seriez-vous prêts à adopter ce nouveau paradigme ?
  1. Seriez-vous prêts pendant au moins 5 ans, à finir certes ceux là déjà entamés, mais à ne plus initier des chantiers grandioses budgétivores afin de rediriger l’argent du Sénégal massivement dans les terroirs et les banlieues ?
  1. Seriez – vous prêts à réformer les institutions dans ce sens ci dessous? Réforme du mode d’élection des députés et réduction de leur nombre: Il faudra supprimer la liste nationale et faire élire les députés uniquement dans les départements; ils seront ainsi les véritables représentants de leurs électeurs.
  • Remplacement du HCCT par la Haute Autorité des personnes vivant avec un Handicap
  • Suppression du CESE dans sa forme actuelle : Copter seulement les organisations socio professionnelles avec une réduction notable des privilèges de ses membres.
  • Une seule cours des comptes renforcée et inclusive de tous les corps de contrôle de l’Etat avec accès à toutes les institutions de la République sans exclusive.
  1. Seriez-vous prêts à ne pas manipuler la justice ? A ne pas utiliser la justice comme instrument de règlement de compte des différents politiques ?
  1. Seriez-vous prêts à sécuriser le processus électoral pour que le Sénégal entre enfin dans une ère de confiance entre les acteurs politiques et où toutes les élections deviennent des routines transparentes ?
  1. Seriez-vous prêts à réduire le train de vie du Gouvernement à 15 ministres et 10 Secrétaires d’Etat

Il faudra réformer les missions des ministères autour de 3 axes:

  • politique sectorielle – planification – supervision technique, suivi -évaluation;
  • audit et contrôle financier;
  • partenariat et mobilisation de fonds.

Les ministères ne doivent plus gérer ni exécuter le budget voté par l’Assemblée Nationale. L’argent des Ministères a presque toujours fini dans les poches des Ministres, de leurs DG et de leurs fournisseurs par le jeu des grés à gré et des avenants.

  1. Seriez-vous prêts à rationaliser les agences ? Ne maintenir que les agences transversales comme l’ANSD.
  1. Seriez-vous prêt à rendre effectives la décentralisation et la

déconcentration ? L’argent du Sénégal dans les terroirs et les banlieues.
Nous proposons que le département soit renforcé pour créer un véritable exécutif départemental avec une Grande Direction Départementale du Développement – DDD) dotée de ressources humaines adéquat, d’un plan de développement et de budget.
Le budget voté à l’Assemblée nationale sera géré et exécuté par les départements et les communes.

  • Une commune, 1 milliard par an: généralisation de la disponibilité et de l’accès aux services sociaux de base, aménagement du cadre de vie, assainissement
  • Un département, 5 milliards par an
  • Protection et valorisation des ressources naturelles
  • création d’un centre multifonctionnel de sécurité et de protection civile dans chaque département
  • Une usine, un département : ce qui permettra de résorber le chômage et offrir des opportunités d’emplois aux jeunes et femmes des terroirs ; en plus cela va freiner l’émigration clandestine avec son cortège de morts non nécessaires.
  • Création d’un pôle des travaux publics dans chaque département sous la supervision du préfet/DDD (équipements agricole, engins des BTP, d’assainissement et de gestion des ordures)
  1.  Seriez-vous prêts à créer un Ministère du culte et de l’enseignement religieux ?
  1.  Seriez-vous prêts à créer un grand ministère du Savoir et de

l’Apprentissage où on retrouvera tous les niveaux d’enseignement et de formation professionnelle

  1. Délocaliser certaines facultés de l’université de Dakar pour la désengorger. Par exemple créer des pôles littéraires et scientifiques dans les régions. Si la faculté de lettre est délocalisée à Kaolack, cela déchargera l’UCAD de près de 40 000 personnes.
  1.  Seriez-vous prêts à créer un ministère de l’Artisanat et de

l’industrialisation ? Il est temps que l’artisanat serve à l’industrialisation. La créativité, le savoir indigène et empirique doivent être organisés pour devenir le socle de l’industrie, de la fabrication et de l’exportation.

  1.  Seriez-vous prêts à créer un ministère exclusivement dédié aux

affaires sociales ?

  1.  Seriez-vous prêts à créer un ministère de la Recherche et de

l’innovation ? Il faudra donner à la recherche et à l’innovation une place centrale avec un budget conséquent.

  1.  Seriez-vous prêts à nommer ou faire élire par leur pairs une

personnalité neutre incarnant la justice à l’image du médiateur de la République ? Cette personnalité devrait être inamovible et indépendante des désidératas et des intérêts du pouvoir exécutif du moment.

  1.  Seriez-vous prêts à connecter toutes les capitales régionales par le

rail ?

  1.  Seriez-vous prêt à enclencher le Retour au bercail des Sénégalais de

la diaspora ? Les enfants du Sénégal sont tués à longueur d’années à travers le monde. L’Etat doit les inciter à revenir. L’Etat doit créer des entreprises dans chaque département et leur proposer d’en être actionnaires pour ceux qui le peuvent. Diverses possibilités peuvent être envisagées notamment la création d’une fondation pour le retour au bercail. La fondation peut  recevoir des fonds de solidarité du secteur privé, une nouvelle taxe sur le tabac, l’alcool et les hydrocarbures…Un budget de 500 millions par département permettra de créer une entreprise où les Sénégalais de la diaspora pourront prendre des parts et/ou travailler. Encourager et inciter les sénégalais dans les institutions de recherches des pays du Nord à rentrer au bercail.
Nous sommes vraiment fatigués de nos dirigeants, nous les enfants des terroirs et des banlieues.

  1.  Seriez-vous prêts à arrêtez de nous faire des promesses que vous

n’allez pas honorer : tous ceux qui se sont succédés à la tête de notre pays nous ont fait miroiter des monts et des merveilles qui sont devenus des chimères à la fin.

  1.  Seriez-vous prêts à laissez votre famille en dehors des affaires de

l’Etat : Un Président de la République suffit largement pour une famille et pour une génération. Nos dirigeants se sont souvent compromis avec leurs familles qui ont été des niches de faiblesse de leurs mandats. Ils s’en sont retrouvés à manipuler les institutions, à corrompre les hauts cadres et à comploter contre les opposants, rien que pour rester et assurer leurs arrières. C’est cela qu’il faudra éviter de faire. Même un mandat, ça suffit. Deux mandats, c’est tant mieux. Faites ce que vous devez faire et partez. Vous serez célébrés et le Sénégal continuera.

  1.  Seriez-vous prêts à vous exercer à l’élévation spirituelle et au

détachement : il ne s’agit pas de votre foi mais de l’attention que vous porterez à votre propre état d’esprit, votre propre conscience. Cette élévation vous permettra de vous ancrer dans les valeurs de « doylu », d’équité, d’humanisme et de justice. Vous cesserez ainsi d’avoir des réactions épidermiques ; vous vous débarrasserez aussi des tentations du plaisir de la chair.

  1.  Seriez-vous prêts à laisser nos guides religieux dans la tranquillité de

leurs prières ; soutenez-les mais ne les manipulez pas pour en faire des leviers électoralistes. Nos guides religieux sont nos seuls et ultimes ressorts de cohésion, de paix et d’harmonies sociales. Si vous les fragilisez, notre nation sera vouée à la perdition.

  1.  Seriez-vous prêts à être équilibré dans vos prérogatives de nommer

aux fonctions civiles et militaires ? Ne privilégiez pas votre ethnie ni votre religion. L’ethnie et la religion sont les socles de notre cohésion nationale, n’y touchez pas.

  1.  Seriez-vous prêts à instruire vos Ministres et directeurs généraux

(DG) de ne plus prendre de commissions dans les marchés publics octroyés. Cela a suffisamment hypothéqué les investissements et les infrastructures publics depuis l’indépendance.

  1.  Seriez-vous prêts à vous réorienter l’argent du Sénégal dans les

terroirs et les banlieues. C’est un non sens de vouloir courir pour rattraper Singapour ou les USA dans leur développement. Investissez dans les terroirs et les banlieues pour sortir les populations de l’extrême pauvreté. Arrêtez les investissements fantaisistes ou de prestige. Investissez d’abord dans la généralisation des services sociaux de base. Une commune, un milliard !

  1.  Seriez-vous prêts à soutenir l’entreprenariat local et

l’industrialisation à partir de nos ressources naturelles ; vous allez ainsi créer des opportunités d’emplois gages de dignité et de mieux être pour les jeunes et les femmes de notre pays. Un département, une usine. Un département, 5 milliards par an.

Comprenez que la précarité n’est pas une fatalité. Notre défi réside dans les choix d’utilisation de nos ressources. Depuis l’indépendance, nous avons dépensé énormément de milliards dans les privilèges de nos dirigeants. Très peu de ressources dans l’amélioration du cadre de vie et des services de base dans les terroirs. En Sept (7) ans le budget cumulé du Sénégal va atteindre vingt mille milliards. Si on avait dépensé seulement le quart (4000 milliards) dans les terroirs pour le cadre de vie et les services de base, on aurait certainement offert à nos enfants une vie meilleure dans un cadre plus décent. En plus nos dirigeants ont été conceptuellement faibles sur les approches pratiques de développement. Nous avons été mystifiés par les différentes organisations internationales et onusiennes avec leurs outils de planification pour lesquels la majeure partie de l’argent disponible est dépensée dans les processus et non dans les actions concrètes. Voyages, séminaires, frais de mission, ateliers de lancement, ateliers de restitution, ateliers de partage, ateliers d’évaluation, cocktail …rek. Il faudra arrêter cela.
Petit GUEYE, Maire de Sokone Pour Ifanang          

Présidentielle 2019 : Jour de vérité pour Karim et Khalifa

Présidentielle 2019 : Jour de vérité pour Karim et Khalifa
Ce jeudi 30 sont attendus à la fois le verdict de Khalifa Sall en appel dans le cadre de la caisse d’avance, et celui de Karim Wade devant la Cour suprême sur la recevabilité ou non de son dossier d’inscription sur les listes électorales. Deux affaires qui n’ont apparemment aucun lien, mais qui, du fait de la qualité de leaders politiques des mis en cause, en a.

Khalifa Sall, le Maire de Dakar, et Karim Wade, le fils de l’ancien Président investi candidat du Parti démocratique sénégalais (Pds), ont cette similitude d’être deux potentiels candidats à la prochaine présidentielle de février 2019. Ils sont alors deux prétendants sérieux au fauteuil présidentiel face à un candidat sortant qui se trouve être Macky Sall.

Et, autre similitude entre les deux cas, leurs alliés respectifs restent convaincus que les affaires judiciaires ouvertes à leur encontre ne sont rien d’autres que des stratégies du pouvoir afin de les écarter de la course à la présidentielle.

En conséquence, leurs destins politiques se jouent aujourd’hui.

Si le verdict en appel de Khalifa Sall confirme la condamnation en première instance de 5 ans, l’homme va perdre ses droits civils et civiques et devra mettre un trait, pour le moment, sur ses ambitions présidentielles. Quant à Karim Wade, il ne se fait guère d’illusion sur l’issue de son procès devant la Cour suprême, si l’on en juge par la véhémence de sa sortie contre son président Badio Camara.

La réalité est que si la haute juridiction lui refuse le droit de s’inscrire sur les listes électorales, il devra lui aussi reconsidérer ses ambitions à la baisse, même si ses partisans ne l’entendent pas de cette oreille. Du coup, ce jeudi pourrait également être le point de départ de manifestations et d’autres initiatives malheureuses qui ne sont pas encore révélées, mais qui pourraient se prolonger jusqu’aux élections.

Et Karim n’est pas le seul à ne pas se faire trop d’illusions. Dans les rangs des partisans du Maire de Dakar, l’espoir est très mince. Ils prennent exemple sur ‘’les nombreuses violations de ses droits’’ constatées au fil du temps depuis que l’affaire a été enclenchée. Alors, si ces deux leaders sont écartés, cela aura pour conséquence de radicaliser leurs souteneurs et partisans.

Cependant, comme il est toujours important de le souligner, les batailles politiques doivent rester dans le cadre normatif et légal. Il n’est point besoin de remettre en cause la stabilité du pays pour accéder au pouvoir ou pour y rester.

Malheureusement, l’attitude observée chez les libéraux du Pds montre à quel point ils sont déterminés à en découdre. Dire qu’ils vont empêcher la tenue de l’élection est une façon de prôner la manière forte qui n’aura pour conséquence que de plonger le Sénégal dans les pires scénarii connus au Togo et ailleurs.

Et comme tout fini par le dialogue, il faudrait commencer par là. Eviter à tout prix l’escalade, c’est cela qui doit être le leitmotiv qui guide les actions. Les personnes qui ont trouvé la mort dans les manifestations en 2012, comme Mamadou Diop, ont été sacrifiées pour rien parce que tout de suite oubliées.

C’est pour cela que le peuple doit toujours faire preuve de plus de maturité et ne pas céder à la tentation de régler les problèmes par la violence. Certes, notre Justice manque d’indépendance, les règles du jeu électoral sont parfois floues, mais cela ne saurait justifier la violence politique.

Du côté du pouvoir, il n’est pas encore tard de faire montre de sa bonne foi. Les citoyens se demandent ce que fait encore Karim Wade au Qatar après avoir été gracié et pourquoi Khalifa Sall ne bénéficie-t-il pas d’une liberté provisoire ? L’arrêt de la Cedeao était une occasion en or, et on a préféré le statu quo, perçu par certains comme une provocation.

C’est pourquoi si tout le monde se met à faire des efforts, notre pays sera préservé de ce que beaucoup redoutent tant : Des troubles politiques graves.

Rewmi Quotidien

Présidentielle 2019 : 94 candidats déclarés au total

Présidentielle 2019 : 94 candidats déclarés au total
A ce jour, 94 personnes sont venues récupérer leurs fiches à la réunion tenue hier lundi, dans la perspective du démarrage des opérations de collecte de parrainage. Une information de Bernard Casimir Cissé, le Directeur de la formation et de la Communication à la Direction générale des élections (Dge). Il était l’invité du journal (20 heures) de la Tfm.

La résolution de la Convention Régionale du Grand Parti de Dakar

La Convention Régionale de Dakar s’est réunie, ce Lundi 27 août 2018, avec un ordre du jour articulé principalement autour du démarrage des opérations liées au parrainage.

– Considérant les conséquences de l’impact négatif du Plan Sénégal Emergent (PSE) sur la qualité de vie des populations ;

– Considérant la déliquescence du tissu familial marqué du sceau de l’incurie du gouvernement à prendre en charge les véritables préoccupations des populations pour le développement humain durable et le progrès social;
– Considérant la non-prise en charge effective de véritables politiques de promotion des jeunes et des femmes.
S’engage avec le démarrage du processus lié au parrainage à :
– Vulgariser le Programme Alternatif Suxxali Senegaal (PASS)
– Massifier, sur le terrain, les organes de base du Parti ;

– Elargir l’assiette de militants et de sympathisants du Grand Parti sur toute l’étendue de la région de Dakar

– Mobiliser 500 000 signatures de parrains pour le candidat de l’espoir M. Malick GAKOU dans l’ensemble des quatre départements de la région de Dakar ;

– Assurer le triomphe de l’idéal du système de valeurs qui fonde le PASS pour changer, redresser le Sénégal et assurer la victoire du Président Malick GAKOU au soir du 24 février 2019.

Fait à Dakar, le 27/08/2018
La Convention Régionale de Dakar

Présidentielle 2019 : Le landerneau politique suffoque

 

Présidentielle 2019: Le Landerneau politique suffoque déjà de candidatures à 6 mois du scrutin !

Au Sénégal, leader de partis politiques et indépendants rivalisent d’ardeur pour porter sur les fonds baptismaux leurs candidatures. Ce, pour le compte de la prochaine présidentielle de février 2019. Une course facilitée par la baisse de la caution fixée dorénavant à 30 millions de F CFA.

Elles sont environ un trentaine. Les candidatures déclarées officiellement ou officieusement. Et le moins qu’on puisse dire est que la liste est loin d’être exhaustive. A six mois des prochaines échéances électorales, le Landerneau politique suffoque déjà. Ce, malgré le redoutable tamis du parrainage.

Cet effet de Damocles qui plane sur leurs têtes. Si ce « filtre » ne fait pas effet, le Sénégal risque de se retrouver un nombre de prétends à la magistrature suprême jamais connu dans l’histoire politique du pays. D’autant plus que la caution présidentielle (30 millions) ne constitue plus un rubicon pour les candidatures dites « fantaisistes ». L

es toutes dernières présidentielles en Afrique sont organisées avec un peu moins de 40 candidats. C’est le cas du Bénin en 2016 (33) et du Mali récemment (24). Pour le cas du pays de la Teranga, on enregistre déjà les candidatures de Aida Mbodj, Nafissatou Wade, Sérigne Moustapha Mbacké ibn Sérigne Cheikh Gaindé fatma Mbacké, Ckeikh Hadjibou Soumaré, Bougane Gueye Dany, Boubacar Camara, Ngouda Fall Kane, Hamidou Déme, Pierre Goudidaby Atépa, Idrissa Seck, Khalifa Sall, Malick Gackou, Karim Wade, Ousmane Sonko, Samuel Sarr, Pape Diop, Abdoulaye Baldé, Habib Sy, Thierno Alassane Sall, Abdoul Mbaye, Cheikh Alassane Séne, Sérigne Modou Bousso Dieng, Ansoumana Dione, Pr Ibrahima Sylla, Ibou Yagou Ndiaye, Moustapha Guirassy, Mamour Cissé, Aissata Tall Sall, Mame Adama Gueye, Issa Sall et le présidendent sortant Macky sall. wait and See.

senegal7

Présidentielle de 2019 : Sonko sélectionne ses alliés

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Le leader de Pasteef, Ousmane Sonko, qui ne rate jamais une occasion de critiquer les « politiciens professionnels », ne va pas s’allier avec n’importe qui pour la prochaine présidentielle.

« Ceux qui ont les mêmes convictions, qui sont de la même génération, et qui ont le même profil, c’est-à-dire qui n’ont pas d’antécédents qui compromettent leur crédibilité, doivent aller ensemble », délimite-t-il lors de la conférence publique du mouvement Geum sa bopp de Bougane Guèye Dany, samedi.

Parmi ses potentiels alliés en vue de la prochaine course pour la magistrature suprême, Bougane, le juge démissionnaire Ibrahima Dème et Thierno Alassane Sall.

Mais, s’est-il empressé de préciser, l’ancien inspecteur des Impôts et des Domaines ne fait pas une fixation sur une coalition. « L’idéal serait de faire un seul bloc, mais si tel n’est pas le cas, ce qui serait salutaire, c’est qu’on ait un cadre qui nous permette de discuter », suggère-t-il.

Auteur: Seneweb

Présidentielle 2019 : Hadjibou officialise sa candidature le 22 juillet

Maintenant c’est une chose sûre et certaine. Hadjibou Soumaré va se présenter à la présidentielle de 2019. Selon Les Echos, l’ancien Premier ministre (2007-2009) va officialiser sa candidature le 22 juillet prochain. Date à laquelle l’ancien président de la Commission de l’Uemoa va dévoiler aux Sénégalais son programme politique et son projet de société. Et Hadjibou ne perd pas temps. Le journal indique qu’il a enrôlé une ancienne ministre de Wade pour soutenir sa candidature. Il s’agit de Ngoné Ndoye, ancienne ministre des Sénégalais de l’extérieur.

Idrissa Seck : rien n’est perdu, mais aussi rien n’est gagné, pour les élections présidentielles de 2019

Au sortir des tumultes politico-religieuses de « l’affaire Idrissa Seck », à moins de huit mois des élections présidentielles, il est totalement inexact pour quiconque de pouvoir prédire (rationnellement, ou même irrationnellement), le résultat des élections, ceci quel que soit le support sur lequel le prévisionniste s’appuie.

Ainsi, la versatilité de l’électorat, ou les situations qui motivent intrinsèquement une personne à porter son suffrage sur tel ou tel candidat, à moins d’un conditionnement subliminal, est impossible à déterminer présentement, d’autant qu’elles ne sont ni maitrisées, ni connues. Dire ou affirmer qui va remporter les élections présidentielles de 2019, ou avancer que telle personne (à l’exemple d’Idrissa Seck) ne sera pas président de République est pure imposture. Autrement, toute analyse prospective ayant pour but d’exclure, ou de déterminer le futur gagnant des élections présidentielles à un peu moins de neuf mois de celles-ci, relève de la pure fabulation.

Sur un plan purement rationnel, déjà, les sondages ne sont que des indications sur l’état d’une situation étudiée à un moment donné, d’où une photographie. C’est-à-dire, les situations observées ou analysées peuvent changer au gré des circonstances. C’est pourquoi, ils ne sont nullement considérés comme vérité absolue. Toutefois, sans totalement mésestimer les sciences prédictives ésotériques, il faut cependant les accorder un crédit très relatif. Les exemples de personnes comme Selbé Ndôme, et de tant d’autres, sont de nature à confirmer notre constat, et notre scepticisme.

De notre point de vue, certains faits, ou causes pourraient néanmoins concourir à l’échec d’un candidat. Entre autres, des répétitions de gaffes, de bourdes, de maladresses, ou d’erreurs, voire la nullité, ou le rejet extrême du futur candidat par la population. Comme avec le président Wade en 2012, ou le président Diouf en 2000, encore que, l’analyse de leurs déconvenues repose sur des causes complexes, et aux origines protéiformes.

Nous militants de Rewmi, ce qui nous réunit, nous rassemble ou nous fédère au sein du parti, c’est le nom d’Idrissa Seck, parce que nous avons foi et espoir en lui. Nous pensons (à tort ou à raison), qu’il peut non seulement diriger, et gérer le pays mais surtout, le sortir de sa situation de pauvreté endémique, et d’absence de perspective pour beaucoup de personnes, après tant d’années d’indépendance.

Par contre, comme on ne convainc pas/plus quelqu’un qui est déjà convaincu (exemple le militant), dans quelques mois ce qui va faire adhérer le peuple, ou attirer l’électeur à voter pour notre candidat (d’Idrissa Seck). Ce sera une vision, et un projet de société réaliste et réalisable, avec des retombés (presque) immédiats pour la population. En évitant les investissements à productivité différée sur le très très long terme, à l’exemple du TER du Chef de l’Etat Macky Sall.

Aussi, en s’abstenant de faire des promesses chimériques (à l’exemple de la construction d’un pont là, où il n’y a ni fleuve, ni le moindre cours d’eau). Cette massification/mobilisation des électeurs, à voter pour notre candidat (Idrissa Seck), doit porter sur des mesures de rupture, ou sur des thèmes concrets qui impactent le vécu des citoyens (entendu au sens large). Pouvant, notamment, porter dans le désordre, sur ces points non exhaustifs :
1° l’équilibre, ou rééquilibrage des pouvoirs entre l’exécutif, et le législatif ;
2° l’indépendance de la justice. Sur ce point, nous préférons plus d’autonomie à indépendance. Puisque, si un pouvoir dérive d’un autre son indépendance est très hypothétique ;
3° la suppression, ou l’encadrement des fonds politiques, ou de la caisse noire de la présidence de la République ;
4° le traitement, ou les indemnités mensuelles des députés conditionnées au travail législatif et à la présence de celui-ci dans l’hémicycle, durant toute la durée des séances, sauf force majeure ;
5° la dénonciation, et la renégociation de tout contrat en défaveur de la Nation ;
6° la santé, l’éducation, la sécurité, le travail, la formation, et la lutte contre la corruption, élevés au rang de causes nationales ;
7° un mandat unique de 7 ou 8 ans ;
8° la réforme du code bancaire, du code du travail, et de tous les codes obsolètes ;
9° la révision, ou la réforme de la détention provisoire ;
10° la restauration de l’Etat de droit, et le renforcement de la démocratie ;
11° la suppression de toutes les institutions, et agences inutiles et budgétivores ;
12° la nomination des directeurs d’agences, ou des autres entités dépendant de l’Etat, à l’audition du candidat par l’Assemblée National, et/ou à un avis des députés ;
13° la rationalisation des partis politiques ;
14° la modification du mode de scrutin, aux élections législatives ;
15° et plus généralement revoir le fonctionnement des institutions.

Ainsi, un discours pour faire adhérer le plus grand nombre de personnes au projet porté, n’est compréhensible que s’il est lisiblement perçu, à savoir abordant et expliquant très simplement la, ou les questions touchant au vécu du destinataire. N’est pas lisible tout discours sibyllin, verbeux, ou codé, et qui demande à être explicité pour être intelligible, de tels discours sont à bannir lorsqu’il faut s’adresser aux militants, et aux sympathisants pour les convaincre. C’est sans doute pourquoi Pierre Mauroy disait « les discours doivent correspondre aux saisons ».

Comme seul le travail est rémunérateur, rationnellement notre défaite, ou notre victoire ne dépendra que de notre capacité à convaincre. Et à mobiliser les sénégalais de porter leurs suffrages sur notre candidat (Idrissa Seck), et nous avons un peu moins de neuf mois pour y parvenir.

Mais enfin, il nous faut penser, réfléchir, et adopter une communication appropriée sans pédanterie excessive. En ne nous éparpillant pas sur des considérations futiles, et rester strictement sur le terrain purement politique, parce que, avec le président Macky Sall nous avons à volonté de la matière insoupçonnée.

Daouda NDIAYE
Rewmi France

Présidentielle 2019 : déjà une pléthore de candidatures en tout genre.

Ce qui suppose d’ors et déjà une possible confusion qui pourrait obstruer une claire et exacte vision sur les candidats en lice, au niveau des électeurs, afin de permettre à ces derniers de pouvoir connaître, en réalité, qui est qui. Déjà, à l’approche de 2019, les déclarations de candidature naissent comme des champignons et, chacun y va avec sa méthode ou technique soit pour convaincre soit pour arnaquer les Sénégalais, surtout ceux friands de politique politicienne. Naturellement, cette prolifération, de candidats, ne facilite pas la tâche aux Sénégalais dans leur choix pour un bon candidat, un choix qui doit être désormais très judicieux.

Objectivement, si nous avions tiré froidement les leçons, de l’indépendance à nos jours, nous nous aurions bien aperçu que le véritable problème du Sénégal n’est point celui d’un homme, mais plutôt d’un système en panne. Et les deux alternances ont parfaitement montré qu’il n’existe pas d’homme providentiel ou un messie sauveur, surtout, dans un système archaïque et sclérosé tel que le nôtre. Et, le fait de ne pas tenir compte de cette réalité qui nous crève les yeux et, de chercher une alternative crédible à substituer au système actuel, totalement en panne par l’instauration d’un autre qui divorcera qualitativement et en tout, avec celui-ci, c’est me semble-t-il faire encore fausse route et persister dans l’erreur.

Pour rappel, les Sénégalais, par trois fois ou tout au moins deux, se sont trompés sur leur choix pour un candidat fiable, pour ne pas dire bon, à savoir en 2000 et 2012. Cette erreur est due, pour une raison majeure et principalement, par faute de n’avoir pas fait le diagnostic exhaustif des régimes passés et retenu les leçons qui en découlaient. Ensuite, de n’avoir pas dressé des critères fiables de valeurs intrinsèques exigibles aux futurs candidats.

Et, en lieu et place de chercher les réelles valeurs humaines qui sont attachées à la personne, les Sénégalais étaient, plutôt, toujours, plus préoccupés à dégager, à tout prix, le président en place sans, pour autant, se préoccuper, le moins du monde, si l’arrivant était meilleur et possédait les valeurs humaines requises que l’on recherche chez un bon président de la République. Pour l’histoire, c’est ainsi que Abdou Diouf a été renvoyé en 2000 au profit de A. Wade, mais sans que son bilan n’eut été tiré et ses erreurs, non plus, n’eurent été dressées, en vue d’éviter qu’il en soit de même avec son successeur.

Et c’est ainsi que A. Wade a été élu sans que l’on cherche à savoir ou soit sûr qu’il avait bien les qualités requises que nous cherchons à détecter chez un candidat. Hélas, tout ce qui importait donc, à ce moment pour les Sénégalais, c’était que Diouf parte, dans tous les cas. Finalement, après coup, l’on s’est rendu compte qu’effectivement, A. Wade s’était révélé pareil ou même pire. Car, ses deux mandats ont, pratiquement, ruiné notre pays, à cause de sa gestion gabégique, boulimie financière et son pillage systématique des ressources du pays à son profit et celui des siens.

En 2012, c’est Me A. Wade qu’il fallait renvoyer. Mais là également, au lieu de s’appesantir sur les valeurs intrinsèques de son successeur, c’est-à-dire celles qui permettent à quelqu’un de diriger un pays, dans les règles de l’art, avec hauteur et compétence. Mais, malheureusement, les Sénégalais ne cherchaient encore qu’à dégager A. Wade et, rien de plus. Ainsi, pour eux, peu importait, la qualité du successeur de A. Wade ! D’ailleurs les slogans, tels que : Wade dégage ou nadem, etc., le confirmaient parfaitement. Alors, comme disait l’autre, les mêmes causes produisent les mêmes effets.

C’est ainsi que l’erreur, commise en 2000, ayant été répétée en 2012 a permis à Macky Sall de se faire élire président de la République par défaut ou effraction. Alors, c’est ainsi que Macky Sall est tombé comme un cheveu sur la soupe, parce que la nature a horreur du vide. Et, l’on se demande, même, encore, si les Sénégalais ont vraiment tiré les enseignements que les leçons, de tout ce qui précède, leur dictent ? Nous n’en sommes pas surs.

Car, nous voyons bien que les faits sont récurrents et le constat est aussi constant. Ainsi, à chaque fois qu’une importante et cruciale échéance arrive, comme celle de la présidentielle de la République, les Sénégalais ont souvent manqué d’attention et de vigilance dans leur choix, parce qu’ils sont, uniquement, obnubilés ou tenaillés par, une seule chose, c’est-à-dire le départ à tout prix du présent en exercice, au point qu’ils perdent de vue, complètement, certains facteurs, cependant, importants et décisifs, en oubliant ainsi l’importance qui consiste à dresser et exiger des critères objectifs fiables sur les candidats. Ce qui pourrait les guider vers un bon choix et leur éviter de tomber encore dans les erreurs du passé. Certes, congédier un piètre président de la République, c’est bien et une tâche utile et importante, pour un pays.

Mais cela ne suffit pas du tout, si l’on ne peut lui trouver, impérativement, un bon successeur, dont les qualités et valeurs humaines intrinsèques répondent parfaitement, aux souhaits et à l’attente de du peuple sénégalais. D’ailleurs, c’est une tâche permanente et un devoir imprescriptible qui incombe à tous les Sénégalais patriotes qui souhaitent, œuvrent constamment et inlassablement, pour que notre pays sorte enfin de son surplace. C’est un chalenge devant nous qui vaut bien d’être mené et gagné par les Sénégalais.

Il est évident que tous les candidats qui se déclarent, présentement, se nourrissent tous, sans doute ni exception, d’ambitions de pouvoir et très précisément, président. Alors, certains d’entre eux sont, peut-être, en mesure ou ont la mesure, mais pour d’autres, ce ne sont, vraiment, que des ambitions démesurées ou de se faire voir. D’ailleurs, les motifs de leur candidature en disent long. Ainsi, voici quelques cas parmi eux :

• Par exemple voici quelqu’un pour qui, c’est simplement suite à un article de haute facture analysant la situation du pays, publié et largement apprécié par ses compatriotes, a cru être un potentiel candidat à la présidentielle ;

• Pour un autre, suite à sa démission spectaculaire largement, médiatisée et considérée par certains de ses compatriotes, comme un courage et exemplaire, parce que justement, la culture de démission est méconnue au Sénégal, donc, pour ce fait rarissime, il est un oiseau rare, par conséquent, un motif suffisant qui peut faire de lui un éventuel président ;

• Et, pour celui-ci alors, lui se croit né pour être président de la République et, en est, tellement, convaincu, sans que personne ne sache le pourquoi, mais, il y croit dur comme fer. Ainsi, toute sa vie ne tourne qu’autour de cette station, tout le reste étant pour lui quantité négligeable. Il est vrai que ce dernier a fait un bref passage au pouvoir, c’est peut-être au cours de ce laps de temps qu’il y a séjourné qui lui a fait prendre goût et, est même obsédé par ce poste. D’ailleurs, il ne doit pas oublier, quand même, qu’il a un sérieux contentieux avec son peuple, relatif a de l’argent, qui, jusque-là, n’est pas encore élucidé, malgré sa folle ambition. De toutes les façons, cet argent n’est pas à passer à pertes et profits;

• Il y a en outre certains intellectuels qui tentent, tardivement, d’entrer en politique. Mais naïvement, ils pensent que leur seul savoir intellectuel, comme bagage et argumentaire suffira pour entrer par la grande porte, c’est-à-dire la présidence de la République. C’est une méconnaissance grave pour des intellectuels, de la réalité de l’espace politique sénégalais. Ainsi, ils courent de gros risques, si jamais, ils y investissaient leurs maigres économies. Ils perdront et leur argent et leur temps sans arriver au Palais. Ceux-là aussi sont, parmi, les déclarants, en attendant le dernier virage ;

• Pour les nantis, à savoir les richissimes du pays, parmi lesquels l’on retrouve certains enrichis illicites qui profiteront de cette occasion pour sortir de leur tanière ou cachette avec leur butin. Ces sinistres individus, curieusement se présentent, en vue de leur retour au pouvoir, pour vouloir nous diriger encore avec l’argent qu’ils nous ont volé. Hé oui, puisqu’au Sénégal, c’est l’argent seul qui fait maintenant la politique et, quelle que soit sa couleur et son origine. Donc, ils sont convaincus qu’avec le niveau de la caution présidentielle de 65 millions de FCFA, en plus de la soumission obligatoire des candidats au parrainage, concrètement, les honnêtes gens, même avec des valeurs humaines les plus recherchées, mais pauvres ou désargentés sont, pratiquement, exclus de cette compétition qui, pourtant ne devrait être destinée qu’aux hommes et femmes de valeur. Et, l’on peut, effectivement, affirmer, sans risque d’être démenti que le prochain président de la République du Sénégal et son régime, risque d’être celui des riches et de la finance. Comme François Hollande l’a reconnu récemment à propos se Macron ;

• Il y bizarrement, parmi tous, une candidature, hypothétique, du fils de son père en exil. Il sera ou ne sera pas, mystère boule de gomme ? En tout cas, certains militants du parti de son père et du régime sortant s’accrochent dessus, comme des guêpes et, avec une certitude béate sur cette candidature, qu’ils proclament, comme elle sera belle et bien valable ou validée le moment venu, contrairement, aux dires de certains professionnels du droit. Mais le temps étant le meilleur juge, laissons-lui alors le temps ;

• Enfin, pour cette dernière catégorie de déclarants, elle ne comporte, en fait, que des candidats de diversion et ceux qui cherchent à ajouter sur leur carte de visite, le titre farfelu d’ancien candidat à la présidence de la République du Sénégal.

Mine de rien, nous avons bien remarqué à l’endroit de tous les candidats que, pour l’instant, ils ne font tous que flatter leur égo de façon exagérée, pour ne pas dire qu’ils le sur-dimensionnent. Les Sénégalais devraient avoir assez de tels genres d’individus, pour les avoir déjà pratiqués et qui, souvent, ont la folie des grandeurs de se prendre pour des providentiels ou messies sauveurs de peuple en naufrage.

Les Sénégalais devraient savoir une bonne fois pour toutes qu’aucun individu à lui tout seul n’est capable de redresser un pays qui sombre, s’il n’est pas à la tête d’une équipe performante d’hommes et de femmes pétris de qualités et valeurs humaines, comme la probité, le patriotisme, l’éthique, la compétence et avec comme crédo la volonté politique de sortir leur pays du bourbier dans lequel les régimes passés et le présent l’ont mis.

Nous avons évoqué tout cela, pour uniquement, donner l’alerte à temps et dire aux Sénégalais que, compte tenu des traquenards dont nous avons été victimes dans le passé avec les deux alternances survenues, ils n’ont plus droit à l’erreur. Dès lors, ils doivent être plus attentifs et s’armer d’une extrême vigilance et de rigueur, dans leur futur choix. Oui, avec tout ce que nous avons relaté, plus haut, personne ne devrait plus se faire d’illusions ou douter de la présence d’arnaqueurs parmi ces nombreux candidats.

Sans doute, comme ceux qui les ont précédés au pouvoir et que nous avons pratiqués, il n’en manquerait pas certains qui, en réalité, ne cherchent qu’à parvenir au pouvoir pour faire comme leurs prédécesseurs, à savoir jouir des délices du pouvoir et jeter toutes leurs promesses par-dessus bord. Souvenons-nous bien des wax waxeet des deux présidents libéraux des alternances.

Si nous avions pris soin d’analyser de manière approfondie la gouvernance de notre pays de l’indépendance à nos jours, on constaterait, aisément et clairement, qu’au Sénégal nous avons fondamentalement, un problème de système politique qui est maintenant, devenu obsolète voire caduc. Et, par conséquent, tant que ce système demeurera tel quel, tout président, élu sur la base de cette Constitution en cours, pourrait, s’il le désire, jouir des exorbitants privilèges que celle-ci lui confère et, en toute légalité.

A moins, d’une seule exception, à savoir que ce président-là n’incarne un patriotisme, au-dessus de tout soupçon, démocrate et raisonnable pour juger de son propre chef que l’actuelle Constitution doit être nécessairement modifiée, afin de la rendre plus conforme à une véritable démocratie dans notre pays. Et, c’est en cela, justement, que notre pays a bien besoin, d’hommes de vertu, d’honneur, de parole qui traduisent dans les faits, exactement, tous leurs engagements et promesses pris devant leur nation, en tant que candidats. Mais malheureusement, jusqu’ici en tout cas, ceci n’a pas été le cas avec tous les présidents qui se sont succédé à la tête du pays.

Fort justement, en relation avec cette nécessité absolue de changer notre système politique et institutionnel, nous pensons, objectivement, que pour gagner beaucoup de temps et aller vite vers cet objectif, nous avons cette opportunité de passer par le raccourci que nous offrent les Assises nationales et la CNRI. Oui, la réforme et refondation de nos institutions sont devenues, aujourd’hui, incontournables et ne peuvent plus souffrir davantage de retard. A notre avis, tous les candidats doivent nécessairement, se prononcer clairement et avec un engagement de foi irrécusable sur cette question fondamentale, pour débloquer la situation du pays, notamment en ce concerne notre système actuel.

A cet effet et, pour être judicieux et vraiment pragmatique, nous pouvons exploiter les conclusions des Assises nationales et les recommandations de la CNRI qui sont déjà disponibles, plutôt, que de vouloir réinventer encore la roue. Comme on le dit si bien et c’est vrai, aucune œuvre humaine n’est jamais parfaite, par conséquent, on pourrait, sans doute, si cela est jugé nécessaire, leur apporter des améliorations. L’adage nous dit bien : « Qu’un homme averti en vaut deux »

Mandiaye Gaye

Présidentielle de 2019 : Khalifa Sall investi par ses jeunes partisans

Le samedi 12 mai 2018, les jeunesses khalifistes du Sénégal et de la diaspora (Jeunesses socialistes, ADK, Fal Khalifa, Khalifa Président, RASSURE, Convergence Socialiste, Collectif des milles jeunes, Mouvement des arabisants socialistes) se sont réunies à Dakar dans le cadre de la journée de réflexion et d’études pour mettre sur pied une plateforme unitaire dynamique et opérationnelle afin de porter Khalifa Ababacar Sall à la magistrature suprême au soir du 24 février de l’élection présidentielle de 2019.
Vu le contexte politique marqué par l’incarcération arbitraire et injustifiée des camarades Khalifa Ababcar Sall et Barthélémy Dias ;
Vu la dictature debout et non rampante que nous imposent Macky Sall et son gouvernement ;
Vu la mal gouvernance ;
Vu la dilapidation des ressources gazières, pétrolières et minières ;
Vu l’échec de la politique d’emploi des jeunes ;
Vu la désacralisation de nos institutions publiques notamment l’Assemblée Nationale et la justice ;
Vu les violations récurrentes de la constitution et la répétition des réformes constitutionnelles déconsolidantes (Acte 3, Référendum, Parrainage) ;
Vu la préférence incommensurable des entreprises étrangères au détriment des entreprises nationales ;
Conscient que les jeunes constituent une frange importante de l’électorat sénégalais,
Conscient qu’il urge d’unir nos forces pour faire face aux innombrables dérives du régime Faye-Sall-Thimbo
Conscient du leadership incontesté et incontestable du Député-Maire Khalifa Ababacar Sall sur le plan national et international ;
Considérant que Khalifa Ababcar Sall présente le meilleur profil qui répond mieux aux attentes des sénégalaises et des sénégalais ;
NOUS, jeunesses Khalifistes des 45 départements du Sénégal et de la Diaspora
– manifestons notre soutien indéfectible aux détenus politiques Khalifa Ababacar Sall et Barthélémy Toye Dias ;
– adhérons au Front de Résistance de l’Opposition ;
– investissons officiellement le Député-Maire Khalifa Ababacar Sall comme notre candidat à l’élection présidentielle de février 2019

Présidentielle 2019 : Baldé, Modou Diagne Fada, Samba Bathily lancent une coalition

Une nouvelle coalition sera lancée demain par un pool de partis de l’opposition. En effet, selon une note rendue publique, et en perspective des échéances électorales à venir, des partis politiques et mouvements citoyens ont décidé la mise sur pied d’une coalition politique et électorale.
Il s’agit de LDR/YEESAL de Modou Diagne Fada, Visions alternatives VISA de Déthié Diouf, de l’UCS d’Abdoulaye Baldé, du PCDS de Samba Bathily et de Deug Mo Wor de Modou Fall.  Le lancement est prévu demain Dimanche 06 Mai à la place du souvenir Africain à 17h  indique la même source.

Présidentielle 2019 : « Ça va se jouer entre les 3 héritiers de Me Wade »

Présidentielle 2019 : "Ça va se jouer entre les 3 héritiers de Me Wade"
Pour la prochaine présidentielle, il faudra compter sur les 3 héritiers de l’ancien chef de l’Etat, Abdoulaye Wade, notamment le chef de l’Etat, Macky Sall, l’ancien Premier ministre, Idrissa Seck, et le fils biologique de Wade, Karim Wade.
C’est la conviction d’Emmanuel Desfourneaux, juriste et Directeur général à l’Institut de la Culture Afro-Européenne à Paris, qui était l’invité de l’émission Objection de la radio Sud Fm, du dimanche 18 février. Il estime tout de même que le grand défi d’Idrissa Seck est de convaincre le Parti démocratique sénégalais (Pds) qui, de son côté, a intérêt à faire un compromis avec le leader du parti Rewmi, s’il veut revenir aux affaires.

Le paysage sénégalais actuel présagerait un combat épique en 2019 entre les 3 héritiers de l’ancien président, Me Abdoulaye Wade, que sont l’actuel chef d’Etat, Macky Sall, le leader du parti Rewmi, Idrissa Seck et le candidat officiel du Parti démocratique sénégalais (Pds), Karim Wade.

C’est ce que dit en substance le Directeur général à l’Institut de la Culture Afro-Européenne à Paris, Emmanuel Desfourneaux. Tout d’abord, l’invité de l’émission politique de la radio privée Sud Fm d’hier, dimanche 18 février, a fait le rappel historique de la guerre «fratricide des héritiers» qui a débuté depuis 2003.

A ce jour, poursuit-il, le paysage politique donne un Karim Wade «exilé», un Idrissa Seck «perdu», qui est de retour de «façon fracassante», et enfin Macky Sall «qui a réussi à s’en sortir et à être Président». Suffisant pour lui, de penser que le combat épique va se poursuivre un an encore entre ce trio de «fils» de Me Wade. Il estime en fait que «le jeu politique aujourd’hui, au niveau du Sénégal, se joue entre les 3 héritiers de Me Abdoulaye Wade». Cela, malgré l’arrivée de nouvelles «prétentions politiques», qui n’ont pas, à son avis, «d’idéologie, on ne sait pas où ils se situent réellement».

Quid alors du retour «fracassant» d’Idrissa Seck ? Sur ce point, Emmanuel Desfourneaux pense que c’est «assez bien joué» de la part d’Idrissa Seck d’utiliser la question de la bonne gouvernance, brandie par Macky Sall pour mettre en mal des opposants, pour montrer que son régime n’incarne pas cette bonne gouvernance promise.

Il pense alors qu’Idrissa Seck va «en user et en abuser pendant cette année pour faire douter le peuple sénégalais». Pour lui, le chef de file du parti Rewmi profite du silence du «fantôme à Doha», à savoir Karim Wade, pour imprimer son rythme et faire savoir aux Sénégalais qu’il est prêt pour cette course présidentielle.

Pour autant, le leader de Rewmi ne semble pas encore sorti de l’ornière, si l’on se fie aux propos de M. Desfourneaux. Pour le juriste, la difficulté pour Idrissa Seck est «qu’il va falloir convaincre le Pds qui est extrêmement divisé». C’est-à-dire, à son avis, de parvenir à faire oublier les rancunes et en promettant de renvoyer éventuellement l’ascenseur. Ce à quoi semble s’adonner Idy, selon lui.

En effet, il indique que la posture de «lutte» contre Macky Sall adoptée par Idrissa Seck, permet de lancer un signal à Me Wade et de lui dire «je reste votre fils. On a eu des différends, mais vous pouvez compter sur moi. On a le même adversaire et si Karim Wade n’arrive pas à retourner au Sénégal, il va falloir, tôt ou tard, nous retrouver autour d’une table et négocier». Sur cet aspect d’ailleurs, il reste persuadé que «si le Pds souhaite encore gouverner et retrouver le pouvoir, peut-être devra-t-il faire un compromis avec Idrissa Seck et éventuellement, envisager ce candidat comme leur candidat officiel».

Sud Quotidien

Idrissa Seck convaincu que Macky sera battu dès le 1er tour

Le leader de Rewmi, Idrissa Seck, en tournée dans les différentes régions du Sénégal, est convaincu que Macky Sall n’ira même pas au 2ème tour lors de la prochaine présidentielle

« Si les populations que je rencontre dans le monde rural traduisent en acte leur désenchantement dans les urnes, Macky Sall n’ira même pas au deuxième tour. J’ai eu une très grande satisfaction de rencontrer les populations. J’ai pu réaliser l’objectif que je poursuivais c’est à dire une mise à jour de mes connaissances réelles du terrain et des préoccupations des populations qui m’ont demandé de relayer leurs souffrances, parce qu’elles savent que quand je parle, le gouvernement écoute et réagi en général. Elles souhaitent que je fasse part de leurs difficultés et de leurs misères », a fait savoir Idrissa Seck. Qu’il s’agisse des paysans qui ont du mal à vendre leurs graines, des enseignants qui marchent, des étudiants qui ont des retards dans le paiement de leurs bourses ». Des propos relayés par l’Obs de ce jour parcouru par Senelux

Présidentielle de 2019 : Malick Gakou diffère sa décision au 24 mars prochain

Candidature à la présidentielle de 2019 : Malick Gakou diffère sa décision au 24 mars prochain
Malick Gakou continue d’entretenir le flou sur sa candidature à la prochaine élection présidentielle de 2019. Investi candidat par les militants de Guédiawaye et par les cadres de son parti, il diffère sa réponse au 24 mars prochain, lors du congrès de son parti prévu à cette date.
Ses tergiversations n’ont pas toutefois altéré la volonté de ses militants de soutenir sa candidature en 2019. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’ils ont pris la décision de ne pas attendre sa réponse pour réunir la caution devant lui permettre de participer à cette élection.

‘’Nous allons continuer à nous cotiser pour que vous obteniez la caution pour être candidat à la prochaine élection présidentielle. Nous sommes sûrs que vous avez les moyens, mais nous n’allons pas vous laisser seul le faire, car le parti ne vous appartient pas. Tout ce que l’on vous demande, c’est d’être candidat pour diriger le pays, car vous en avez les capacités. La population a confiance en vous’’, lui ont dit ses militants au cours d’une Assemblée générale.

Cette rencontre a vu la participation des responsables des militants des 5 communes que compte ce département. Revenant sur le déploiement de son parti, Malick Gakou soutient que le Gp qui n’a que 2 ans d’existence, a réussi à s’imposer au sein du landerneau politique sénégalais.

A l’en croire, sa formation politique est présente partout dans les communes et les villages du pays, mais aussi en Afrique et dans la diaspora. ‘’Nous allons organiser notre congrès le 24 mars prochain. Vous aurez comme cadeau de fêter notre anniversaire un an après, notre 3e année, en mars 2019, au palais de la République. Il faut que nous soyons là-bas pour sauver ce pays’’, déclare Malick Gakou.

Pour arriver à bout de l’actuel président de la République, l’ex-numéro deux de l’Alliance des forces de progrès de Moustapha Niasse appelle ses militants à la mobilisation de toutes les énergies et à se déployer sur le terrain. Pour sa part, le coordonnateur de la coalition Manko Taxawu Senegaal compte poursuivre ses déplacements à l’intérieur du pays au contact de l’électorat. ‘

« Je n’ai plus rien à prouver ici. En 2009 comme en 2014, j’ai dirigé les listes et nous avons tout raflé. Et tous étaient derrière nous. En 2017, si notre coalition était complète, nous allions tout remporter, mais les élections se sont passées dans les conditions que vous savez tous’’, soutient-il.

Enquête

 

Manoeuvres en direction de 2019 : Quand Macky remet Idy en selle*

Le paysage politique sénégalais en pleine reconfiguration à la veille de la présidentielle de 2019 avec un chef d’Etat, en l’occurrence Macky Sall, qui balise tranquillement le boulevard vers sa réélection à un second mandat, semble avoir ceci de paradoxal que le maître du jeu est en train de remettre en selle un de ses plus farouches adversaires et candidat affirmé à sa succession à la magistrature suprême. Idrissa Seck, le leader de Rewmi, en perte de vitesse depuis la présidentielle de 2007, apparait de plus en plus dans le champ politique comme le principal challenger de Macky Sall en 2019, avec la mise à l’écart ou «exil» du candidat du Pds Karim Wade et la probable condamnation du maire de Dakar Khalifa Sall.

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Une présidentielle 2019 sans Khalifa Sall et Karim Wade ne serait-elle pas tout bénéf pour le leader de Rewmi et présidentiel du Conseil départemental de Thiès ? La question ne cesse de turlupiner au fur et à mesure que se profile l’échéance de la course à la magistrature suprême et l’éventualité de plus en plus affirmée d’une mise à l’écart du maire de Dakar par dame justice, à la suite de celle du candidat déclaré du Pds (premier parti de l’opposition). Après que Karim Wade a été en effet rendu presque inéligible, si l’on se réfère à la loi électorale (article L 31 du Code), le régime de Macky Sall a réussi la prouesse de museler le maître incontesté de la capitale sénégalaise depuis 2009.

Khalifa Sall qui a empêché tous les pouvoirs en place (Pds comme Apr) de faire tomber dans leur escarcelle Dakar (Locales de 2009 et de 2014, Législatives de 2012, élections du Haut Conseil pour les collectivités territoriales en 2016) a été «happé» par la justice dans le cadre de l’affaire dite de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. Ses partisans n’ont pas manqué d’y déceler une démarche méthodique de liquidation d’un adversaire politique par le pouvoir de Macky Sall, soucieux de rempiler coûte que coûte à la tête de l’Etat du Sénégal.

Seulement, en écartant Karim Wade et Khalifa Sall, avec sa stratégie mitigée de bonne gouvernance des deniers publics qui poursuit en justice les membres de l’opposition mais biffe les auteurs de mauvaise gestion épinglés par les organes de contrôle de l’Etat, le régime de Macky Sall ne cesse de conforter le leadership d’Idrissa Seck dans l’opposition.

Ce n’est pas un hasard que Bamba Fall, le maire de la Medina, fidèle parmi les fidèles de Khalifa Sall et conscient que celui-ci sera écarté de la présidentielle de 2019, l’ait intronisé à la tête de Mankoo Taxawu Senegaal pour les prochaines échéances électorales. De sorte que le leader de Rewmi et ancien Premier ministre du Sénégal sous Abdoulaye Wade se retrouve ragaillardi, en toute vraisemblance, par la politique calfeutrée de confinement menée par le régime en place contre ses principaux adversaires politiques, par dame justice interposée.

Et pour cause, Idrissa Seck arrivé en seconde position à la présidentielle de 2007 avec 14,86 % des voix derrière Abdoulaye Wade (55,90 %) élu au premier tour, était en perte de vitesse dans l’échiquier électoral depuis lors (seulement 7,86 % des voix lors du premier tour de la présidentielle de 2012 et une cinquième place peu honorifique pour un candidat qui se déclarait déjà quatrième président du Sénégal).

AUBAINE…POLITIQUE

L’ancien maire de Thiès et ex-Premier ministre du 4 novembre 2002 au 21 avril 2004, semble aujourd’hui se retrouver, par la grâce de Macky Sall et de son pouvoir, en face d’une donne qui pourrait se transmuer en aubaine politique pour lui. Engagé dans une quête forcenée du fauteuil présidentiel depuis plus d’une décennie, le patron de Rewmi apparait de plus en plus dans l’opinion, par la force des choses, comme une alternative à Macky Sall.

A charge pour lui de capter toute la dynamique de Mankoo Taxawu Senegaal, malgré Malick Gakou du Grand Parti (Gp) qui ne semble nullement prêt à lui faire la part belle au sein de cette coalition de l’opposition capable de tenir la dragée haute à Macky Sall, lors de la présidentielle de 2019. Aliou Sow, l’ancien ministre de la décentralisation sous Wade et leader du Mouvement des patriotes pour le développement (Mpd/Ligguey), ne s’y est pas trompé.

Se prononçant sur la question de la candidature unique, il a affirmé avant-hier seulement : « Si cela devait avoir lieu, ce qui n’est pas réalisable du tout, objectivement, je parle très honnêtement, celui qui sort du lot pour pouvoir être un candidat fédérateur de l’opposition, crédible, sérieusement préparé pour ébranler le régime, c’est Idrissa Seck. De tous les autres grands frères, toutes les autres personnes de ma génération, il sort largement du lot si on devrait arriver à cette situation».

Idrissa Seck saura-t-il capitaliser cette nouvelle donne au sein de Mankoo Taxawu Senegaal, surtout avec la mise à l’écart programmée de Khalifa Sall pour la présidentielle de 2019 ? Saura-t-il par ailleurs redorer son blason auprès d’une opinion publique qui n’a pas de grands trous de mémoire sur ses actes politiques, toute en «tortuosité» ? Le moins que l’on puisse est que le leader de Rewmi semble avoir appris de ses échecs.

Le pigeon voyageur a posé désormais son nid au «pays de la Teranga», porté le combat pour la libération de Khalifa Sall, en sachant bien qu’il était presque perdu d’avance mais en s’attirant la sympathie des « Khalifistes», confirmé sa…«mouridité» entre autres, tout en jouant à la proximité avec les populations à la base. Dans le sillage de Macky Sall qui avait capté l’électorat, à la présidentielle de 2012, par une politique hardie d’enfant du terroir !

Sud Quotidien

* Le titre est de la rédaction

Malick Gakou – Présidentielle 2019 : Les cadres du Gp se mobilisent pour déposer la caution

Malick Gakou - Présidentielle 2019 : Les cadres du GP se mobilisent pour déposer la caution
Le Grand parti d’El Hadj Malick Gakou prépare déjà la présidentielle de 2019. La preuve, les cadres de cette formation politique ont déjà mobilisé 42,5 millions de francs en vue du paiement de la caution de leur leader. La Convention nationale des cadres du GP l’a fait savoir au président Malick Gakou.

Selon un communiqué, l’argent a été mobilisé sur la base de cotisations diverses des cadres qui se sont engagés à boucler le montant total de 65 millions de francs au plus tard, le 31 mars 2018.

Touché par ce geste, Malick Gakou a vivement remercié les cadres, tout en les exhortant à rendre encore plus visible le projet de société du Grand parti ‘’Suxali Senegaal’’.

Enquête

Présidentielle de 2019 : Idy candidat de Khalifa si…

S’il est condamné et mis out de la course pour la Présidentielle de 2019, Khalifa Sall pourrait soutenir une candidature d’Idrissa Seck. «C’est dans l’ordre du possible, il ne faut jamais dire ‘jamais’. Et je ne veux pas insulter l’histoire», a déclaré le maire de la Médina, Bamba Fall, dans un entretien avec L’Observateur.

Se voulant plus prudent, et sans doute pour éviter de froisser les autres soutiens du maire de Dakar qui visent la prochaine présidentielle, Bamba Fall s’est empressé de mettre la pédale douce : «Nous appartenons à une coalition où on peut avoir plusieurs candidats venant du Parti socialiste ou des autres formations politiques. Le moment venu, on décidera ».

Mais le maire de la Médina croit aux chances du maire de Dakar de s’en sortir. Il dit : « Je ne veux pas parler de plan B, parce que je suis persuadé que Khalifa Sall sera bientôt libre, parce qu’il est innocent. Nous n’avons pas de plan B ».

Le procès du maire de Dakar, reporté le 14 décembre dernier à hier, mercredi 3 janvier, a été une nouvelle fois renvoyé. La prochaine audience est prévue le 23 janvier.

Seneweb

Me Amadou Sall : Exil ou pas, Karim Wade sera notre candidat en 2019

De l’avis de Me Amadou Sall, Karim Wade a le droit de se présenter à la prochaine présidentielle. Et il le fera en 2019 sous la bannière du Pds dont il est le candidat.

« Exil ou pas exil, il sera notre candidat, clame le responsable libéral, qui était l’invité du Grand Jury ce dimanche. Nous ferons qu’il revienne de force ou de gré. Je vous renvoie à l’article 28 de notre Constitution qui dit que pour être candidat il faut jouir de ses droits civils et politiques. Karim Wade n’a pas été déchu de ses droits civils et politiques.»

Replongeant dans le verdict du procès de celui qui fut son client, Me Sall ajoute : «Le Procureur spécial près la Crei a demandé à la Cour de déclarer Karim Wade déchu de ses droits. La Crei dans l’arrêt rendu a refusé de faire droit à cette demande. C’est la seule condition posée en termes de légalité pour être candidat à l’élection présidentielle. Karim Wade est notre candidat, la Constitution l’autorise.»

Avec Seneweb

Présidentielle 2019 : Talla Sylla annonce sa candidature

Le maire de Thiès n’a pas renoncé à ses ambitions présidentielles. Le fondateur du parti Jëf Jël entend briguer le suffrage des Sénégalais en 2019. Et c’est lui-même qui l’annonce sur sa page facebook.

« Je poursuis le combat de toute une vie, que le mérite de mener vaut autant que celui de l’emporter. J’annonce ma candidature à l’élection présidentielle de 2019 », a écrit Talla SYLLA.

Elu à la tête de la municipalité de Thiès aux élections locales de juin 2014, Talla SYLLA est présenté par ses détracteurs comme très proche maintenant de Macky SALL.

Khalifa Sall candidat à la présidentielle de 2019

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En tournée dans le département de Dagana (région de Saint-Louis), Khalifa Sall se veut clair : le Parti socialiste participera aux élections législatives et aura son candidat à la présidentielle de 2019.

Le maire de Dakar, selon “Vox Populi”, note que le Ps “ira aux législatives de 2017 avec tous les responsables qui ont envie de continuer à faire prospérer l’idéologie et les valeurs socialistes”.

Aux femmes de Rosso Sénégal, il a également assuré que “s’il plait à Dieu, le Ps aura son propre candidat qui sera soutenu par une coalition de partis, de forces syndicales et paysannes”.

“On peut compter sur moi pour que l’héritage de Senghor continue de prospérer”, aurait soutenu le maire de Dakar, selon “Vox Populi”. Il a appelé les éleveurs, les agriculteurs, les femmes et les jeunes “à nouer un pacte de confiance et de développement” avec lui.

Il a assuré que le programme qu’il va élaborer sera inclusif. Il prendra en charge toutes leurs doléances. Mais surtout, il rendra à toutes les couches vulnérables leu dignité.

Souleymane N. Ndiaye : Si Dieu me prête vie (…), je me présenterais à la présidentielle de 2019

A Dahra, Souleymane Ndéné Ndiaye réaffiirme son ambition présidentielle

L’ancien Premier ministre sous le régime libéral Souleymane Ndéné Ndiaye par ailleurs secrétaire général de l’union nationale pour le peuple(UNP) a réaffirmé, samedi à Dahra, son ambition de se présenter à l’élection présidentielle de 2019.

« Si Dieu me prête vie et que toutes les conditions sont réunies, je me présenterais à l’élection présidentielle de 2019 », a-t-il déclaré en présidant à Dahra (Linguère), la finale d’un tournoi de football dont il était le parrain.
« C’est la raison pour laquelle je fais le tour du Sénégal », a indiqué M. Ndiaye, en allusion à ses ambitions présidentielles, avant d’ajouter : « Aujourd’hui, je suis à Dahra, la semaine prochaine à Goudiry et la semaine d’après à Foundiougne’’.
S’exprimant sur la hausse annoncée du budget national pour l’année 2017, l’ancien Premier ministre parle d’une « bonne chose’’, mais rappelle que « le budget est un ensemble de prévisions de recettes et de dépenses ».
Le projet de Loi de finances pour l’année 2017, adopté récemment en Conseil des ministres, a été arrêté à plus de 3.355 milliards, soit une augmentation de 333 milliards par rapport au budget 2016.
Avec de tels niveaux de ressources, le gouvernement est appelé à « réaliser l’ensemble de programmes et projets dans l’intérêt du peuple sénégalais », a commenté Souleymane Ndéné Ndiaye.
« Donc, je félicite le gouvernement, surtout les services » de la douane et des impôts, chargés de la collecte de ces ressources projetées, qui permettraient de « travailler dans l’intérêt du Sénégal », « une bonne chose » selon lui.
Aps

And Dolel Khalifa mise sur une majorité parlementaire en 2017 pour gagner la présidentielle de 2019


And Dolel Khalifa Sall vise la présidentielle de 2019

Le mouvement And Dolel Khalifa Sall (Adk) a tenu samedi dernier son conseil national en présence des délégués des 45 départements du Sénégal. Ses membres demandent au maire de Dakar de conduire une liste aux prochaines législatives et de se présenter à la présidentielle en 2019.

Les deux objectifs sont liés. « Avant de pouvoir songer à la présidentielle, le Conseil national souhaite que Khalifa Sall confectionne une liste nationale et essaye avec tous ses partisans de briguer les suffrages des Sénégalais afin d’avoir la majorité à l’Assemblé nationale ou, à défaut, un groupe parlementaire au minimum », lance Babacar Diop, coordonnateur national du mouvement Adk.

Le maire de la Médina, Bamba Fall, ne dit pas autre chose : « Nous travaillons à ce que les mouvements de soutien de Khalifa Sall se liguent avec d’autres partis pour former une grande coalition afin d’avoir une majorité parlementaire. Cela va nous permettre de préparer le chemin vers la présidentielle. »

Quid du Ps ? Pour le moment, indique Babacar Diop, pas question de rompre avec les Socialistes.