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Khalifa Sall et Karim Wade écartés de la Présidentielle

Le conseil constitutionnel vient de publier la liste des candidats retenus pour la présidentielle de février.

Les candidats du Pds et de Taxawu Sénégal Larim Wade et Khalifa Sall ont vu leurs dossiers rejetés par les membres du conseil constitutionnel qui ont passé toute la journée et la nuit du dimanche à délibérer.

Déclaration du Forum Civil sur la situation pré-électorale Organisation de l’élection présidentielle, le parrainage et le rabat-d’arrêt


La situation actuelle du pays est caractérisée par une certaine angoisse et des craintes des populations et des investisseurs sur l’avenir immédiat du Sénégal dans un contexte où les contestations sur le processus pré-électoral font rage.

Dans sa déclaration en date du 9 octobre 2018, le Forum Civil avait attiré l’attention de l’opinion nationale et internationale sur le profond désaccord de la classe politique sur les règles du jeu électoral notamment la loi instituant le parrainage, le maintien au ministère de l’intérieur chargé d’organiser les élections, d’une personne présumée partisane par une frange importante des parties prenantes et qui est de surcroît membre du directoire du parti et de la coalition au pouvoir.

De l’indépendance du Sénégal à aujourd’hui, les sollicitations répétées des Juridictions à des fins de résolution de conflits entre politiques, ont fini déroder les bases de la relation de confiance entre l’Etat et les citoyens.

De plus, la perception d’une forme de sélectivité dans le traitement de plusieurs dossiers judiciaires conforte l’opinion dans le sentiment d’une instrumentalisation de la Justice.

La récente sortie du Président de l’Union des Magistrats Sénégalais (UMS) sur la présence et le rôle actif de Monsieur le Président de la République au sein du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) ne fait que conforter la thèse d’une magistrature sous tutelle de l’Exécutif annihilant le principe sacro-saint de l’indépendance de la Justice. La démocratie et l’Etat de droit ne sauraient fonctionner de cette manière.

Le Forum Civil rappelle que le Gouvernement doit instaurer en débat les questions sur lesquelles portent les projets de réformes, en tenant compte du caractère obsolescent du système actuel de gouvernance publique et d’éviter d’enfermer les réformes institutionnelles dans la temporalité d’un mandat et de mettre les citoyens dans une position inconfortable au moment du choix.

Ainsi la loi sur le parrainage a été adoptée sans débat occultant ainsi un des fondamentaux d’une démocratie véritable à savoir le dialogue, ce qui a engendré cette situation de contestation, menaçant la paix et la stabilité sociale du Sénégal.

Le parrainage étant institué par une loi, le Forum Civil constate cependant pour le déplorer que le processus de vérification des parrainages a été faussé dès le départ par un déficit de transparence et de fiabilité, car les données de base devant servir de référentiel de comparaison n’ont pas été transmises aux candidats à la candidature. Il y a eu aussi une réelle rupture du principe d’égalité des candidats à la candidature devant les règles du jeu électoral.

De plus les candidats à la candidature n’avaient aucun moyen de savoir si les parrainages transmis au Conseil Constitutionnel ont fait l’objet de vérification avec les mêmes données de base.

Finalement le processus électoral est bâti dans le moule de la défiance et non de la confiance des acteurs, condition substantielle aux bonnes pratiques internationalement reconnues en matière électorale.

Les manquements constatés et tardivement présentés aux citoyens par les Observateurs de la société civile, relatifs à « l’absence de référentiel précis disponible pour tous les candidats pour éviter les erreurs matérielles, l’absence d’informations sur le logiciel de traitement des données utilisées (quel logiciel, comment a-t-il été paramétré, etc.)

« Constituent des vices substantiels au processus de vérification des parrainages et ont causés des rejets de listes de parrainage de candidats à la candidature.
La paix sociale est menacée, la stabilité de la sous-région est très fragile et les vulnérabilités du pays avérées.

Au vu de cette situation, le Forum Civil réitère la demande formulée dans sa déclaration du 9 octobre 2018 consistant, pour le Président de la République, garant constitutionnel de l’unité et de la cohésion nationale, de désigner une personnalité ou un organe consensuel et indépendant pour la poursuite de l’organisation de l’élection présidentielle.

En matière judiciaire, le sentiment le mieux partagé aujourd’hui est celui d’une justice au service de l’exécutif, une instrumentalisation à outrance de la justice à des fins de politique politicienne

Relativement à l’affaire du Maire de Dakar, le Forum civil constate que son mode de traitement semble sortir du principe de redevabilité au cur de toute politique de bonne gouvernance, à laquelle devraient être soumis tous les détenteurs de charges publiques sans discrimination, pour emprunter les voies de l’élimination par voie judiciaire d’un candidat à la candidature à la présidentielle de 2019.

Le Forum Civil invite la Cour suprême et le Conseil Constitutionnel à respecter les droits de Monsieur SALL sur le caractère suspensif en matière de Rabat-d’arrêt tels que prévus par les articles 37, 38, 39, 49, 51 et 52 de la loi organique n°2017-09 du 17 janvier 2017 relative à la Cour suprême.

Depuis quelques temps, nous constatons un certain désordre du Droit provoqué par ceux qui sont chargés de le protéger et de le mettre en œuvre.

C’est pourquoi le Forum Civil attire l’attention du Conseil Constitutionnel sur les risques de basculement du pays dans une situation d’instabilité sans précèdent.
La section sénégalaise de Transparency International exhorte tous nos concitoyens à aller retirer leur carte d’électeur afin de pouvoir accomplir librement leur droit de vote le jour du scrutin.

Le Forum Civil invite les forces de sécurité et de défense à la retenue en garantissant la sécurité aux citoyens afin de permettre à notre pays d’avoir un scrutin libre, apaisé et transparent mais aussi appelle les acteurs politiques, toutes obédiences confondues, au sens de la responsabilité et à la sauvegarde de l’intérêt général pour éviter des contentieux et des violences pré et post électoraux préjudiciables à la stabilité du pays.

1-3-15-45 : la Idy formula

Après avoir complété ses fiches de parrainage dans la région de Ziguinchor, l’ancien Premier ministre du régime de Abdoulaye Wade et ancien maire de Thiès, le candidat de la coalition Idy2019, a présenté, hier son programme.

Et c’est le porte-parole du parti Rewmi, Abdourahmane Diouf qui a été mandaté, à travers une conférence publique, de vendre cette nouvelle vision du candidat Idrissa Seck qui se présente pour la troisième fois à la présidentielle, après ses débâcles notées en 2007 et 2012. Ainsi, il a lancé un programme intitulé 1-3- 15 – 45.

Il affirme dans une salle d’un hôtel de la place pleine à craquer que ce programme a été défini et structuré lors du séminaire du 14 Avril 2018 organisé par les cadres de son parti.

Expliquant le chiffrage, l’ancien directeur général de la Sones au début de la prise de pouvoir de Macky Sall, dans une approche pragmatique et scientifique, indique que le chiffre 1 représente le Sénégal. D’après lui, c’est important de recentrer les débats autour du Sénégal afin d’impulser une nouvelle dynamique.

Pour ce qui est du chiffre 3, il représente les trois axes programmatiques qui seront privilégiés et sur lesquels, ils comptent s’appuyer pour remettre le Sénégal sur de bons rails dans la foulée du 24 février prochain, si Idrissa Seck arrive à briguer le suffrage des Sénégalais. Ces trois axes sont la gouvernance, l’économie et la sécurité.

Concernant le 15, le porte-parole du candidat Idrissa Seck, Abdourahmane Diouf souligne que c’est une déclinaison d’une vision patriotique pour le Sénégal qui porte sur 15 aspects à savoir la compétitivité, la justice, la promotion de l’éducation, plus d’ambitions, moderniser et sécuriser le pays.

Et enfin la dernière combinaison de cette vision programmatique ambitieuse : Le 45 (À terme 45 déclinaisons thématiques devraient être présentées lors du lancement officiel du programme.)

Toutefois, le porte-parole est revenu sur le système politique sénégalais. En effet, il souligne que son candidat, une fois élu, va revoir tout le processus électoral. Par conséquent, il affirme que le nouveau système instauré par le régime actuel en l’occurrence, le parrainage sera supprimé.

Ayant pris rendez-vous avec le peuple sénégalais en février 2019, l’ancien maire de Thiès et actuel président du Conseil départemental de ladite ville, estime qu’il va instaurer le bulletin unique.

Sur le plan économique, il souligne que son leader a une volonté d’alléger la fiscalité pour le compte des entreprises locales, la mise en œuvre d’une politique industrielle et la garantie de la souveraineté alimentaire entre autres mesures…

Pour ce qui est des contrats pétroliers, même s’il affirme qu’ils ne seront pas dans la logique de tout casser, mais tout sera rediscuté. Aussi, Abdourahmane Diouf prône un investissement mix.

Il souligne que les entreprises étrangères seront soumises aux conditions locales. En guise d’exemple, il affirme qu’une entreprise étrangère ne doit importer d’oignon tant que l’oignon local n’est pas terminé.

Avec Walf net

Macky et le péché d’orgueil ( Par Yoro Dia)

Tellement confiant, il veut convaincre l’opinion et les électeurs que la présidentielle de 2019 n’est qu’une simple formalité – Un bon bilan, c’est très important, mais jamais suffisant pour une réélection où Idy joue son va-tout et Sonko, son atout

Dans son traditionnelle adresse de fin d’année, le président de la République n’a consacré que quelques minutes à la prochaine présidentielle qu’il a reléguée volontairement à la fin du discours. Il est tellement confiant et veut convaincre l’opinion et les électeurs que la présidentielle de 2019 n’est qu’une simple formalité. Cette stratégie est un couteau à double tranchant.

Elle est efficace si la volonté de Macky Sall est d’enfermer les Sénégalais dans ce que Elisabeth Neumann appelle «la spirale du silence», c’est-à-dire convaincre que c’est gagné d’avance et faire rallier à sa cause les sceptiques, car l’individu veut toujours être du côté de la majorité.

Si cette confiance que Macky Sall veut contagieuse relève du péché d’orgueil, le premier tour risque de révéler des surprises. Les électeurs ne veulent jamais qu’on leur présente une élection comme gagnée d’avance.

L’électorat se comporte toujours comme une belle dame : elle veut être courtisée. Le péché d’orgueil est le cimetière de beaucoup de grands hommes politiques.

En 1992, aux Etats-Unis, Georges Bush père, vainqueur de la guerre d’Irak avec la plus grande coalition depuis la guerre froide, réussite qui a aussi entraîné la prouesse de générer la chute du mur de Berlin, la dislocation de l’Union soviétique et du bloc de l’Est, va perdre la présidentielle face à un inconnu du nom de Clinton, obscur gouverneur de l’Arkansas.

En France en 2002, Lionel Jospin, avec un excellent bilan et sans casserole, mordra la poussière face à un Chirac sans bilan et avec beaucoup de casseroles.

Jospin, par péché d’orgueil, avait pris le premier tour pour une simple formalité. Un bon bilan, c’est toujours très important, mais jamais suffisant pour une réélection où Idrissa Seck joue son va-tout et Sonko son atout.

Le parrainage et les candidatures publicitaires

Le seul problème du parrainage est le défaut de consensus politique, mais c’est une excellente idée. Le parrainage est un filtre démocratique entre les candidatures sérieuses et celles publicitaires qui créent un brouillage politico-médiatique dans l’espace public. Nous sommes partis de plus de cent candidats, qui ont retiré des dossiers, à vingt-sept dépôts au Conseil constitutionnel.

Et après le filtre du Conseil constitutionnel, on va probablement se retrouver avec une dizaine de candidats. Le parrainage est un filtre démocratique et il est politiquement et moralement plus acceptable que le filtre financier.

Un filtre financier, par exemple, demander une caution de 200 millions ou 500 millions, va créer un «sens caché» comme dit Daniel Gaxie, c’est un régime censitaire fondé sur l’argent et non pas sur la popularité et les idées.

Il faut que l’Etat aille plus loin pour limiter à l’avenir les candidatures publicitaires, en faisant précéder le dépôt de la caution au retrait du dossier et en retenant 50% de la caution pour ceux qui n’auront pas réussi à passer le filtre du parrainage.

Ainsi, dès le début du processus, nous n’aurons que les candidatures sérieuses et le débat ne serait pas pollué par les candidats publicitaires qui savent qu’ils n’iront pas jusqu’au bout, mais profitent de l’occasion pour avoir leur heure de gloire ou se positionner et marchander leur ralliement.

France : La castration de Jupiter

Pour son discours de fin d’année, le président français s’est voulu «offensif» pour reprendre l’initiative qu’il avait perdue face aux gilets jaunes, mais il n’a pas réussi et ne réussira probablement pas. Un ressort s’est brisé.

Le peuple français, ce peuple rebelle, adepte plutôt des révolutions que des réformes, a réussi la prouesse de castrer Jupiter. La révolte des gilets jaunes va être le tournant du quinquennat. «Le vrai caractère perce toujours dans les grandes circonstances», disait Napoléon Bonaparte.

La révolte des gilets jaunes a créé des circonstances exceptionnelles qui ont montré le vrai caractère de Macron, c’est-à-dire un manque de caractère, contrairement au Général de Gaulle face à la furie de Mai 68. Macron a trop tôt capitulé face aux gilets jaunes et s’en rend compte aujourd’hui.

Avec la castration de Jupiter, la France rate encore une belle occasion de se réformer. Le mythe Macron s’est effondré. Il n’aura plus suffisamment de légitimité pour entreprendre les grandes réformes qu’il avait promises aux Français.

Il va ainsi passer de l’omnipotent Jupiter à simple «résident» du palais de l’Elysée. Le reste du quinquennat risque d’être aussi long que celui d’un président en cohabitation.

Présidentielle 2019 : Déclaration de Karim Wade

Chers compatriotes, chères sœurs, chers frères,

L’élection présidentielle du 24 février 2019 sera pour le Sénégal un rendez-vous décisif. L’avenir de notre démocratie, de notre économie, de notre société, en sera l’enjeu.

Il ne s’agira pas seulement de mettre fin à sept années de gouvernance clanique de Macky Sall, d’atteintes aux libertés, de politisation de la justice, de dégradation de l’économie, de délabrement des services publics, d’appauvrissement de la population. Nos objectifs tiendront en quelques mots simples : rassembler, protéger, développer.

Pour réaliser cette ambition, je lance un appel fervent à toutes celles et à tous ceux qui veulent rendre la fierté et l’espoir aux sénégalais, qui croient au succès par l’effort, le travail et le mérite, qui vivent la passion de notre pays. Je les invite à se réunir avec les hommes et les femmes qui disent non à l’égoïsme et à l’inertie, et qui ont décidé de se mobiliser au service de notre pays.

Je les invite à participer tous ensemble à la tâche magnifique que sera le redressement du Sénégal. Je les invite à se rassembler dans la grande « COALITION KARIM PRÉSIDENT 2019 ».

Karim Wade
https://www.president2019.com

Ouattara aurait tenté de dissuader Hadjibou de se présenter à la Présidentielle

C’est à croire que le président Macky Sall ne veut pas de Mame Cheikh comme adversaire. Mame Cheikh, pour ceux qui l’ignorent encore, c’est le surnom de l’ancien Premier ministre sous Wade de 2007 à 2009 et ancien président de la Commission de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (Uemoa).

Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, chargé de dissuader Cheikh Hadjibou Soumaré de se présenter face à Macky Sall le 24 février prochain.

C’est ce que révèle Confidentiel Afrique qui soutient que le locataire du palais de Cocody a tenté, à trois reprises, sans vraiment convaincre. Refus catégorique de Cheikh Hadjibou Soumaré, ce qui a d’ailleurs motivé la participation d’Alassane Ouattara au congrès d’investiture du candidat Macky Sall.

Durant ce séjour sous nos cieux, le président de la Côte d’Ivoire n’a pas souhaité recevoir celui qu’il voulait recruter comme conseiller spécial après sa démission retentissante de la tête de la Commission de l’Uemoa.

Cheikh Hadjibou Soumaré reste droit dans ses bottes. Sa participation à ces prochaines joutes est non-négociable, quitte à se mettre à dos son ami et frère ivoirien.

Présidentielle : Les dossiers de déclaration de candidature reçus au Conseil Constitutionnel ce mardi


Les dossiers de déclaration de candidature à l’élection présidentielle du 24 février seront reçus au greffe du Conseil Constitutionnel tous les jours ouvrables à partir du mardi 11 décembre jusqu’au 26 décembre, a annoncé la juridiction sur son site.

Les dossiers seront reçus tous les jours ouvrables du mardi 11 décembre au 24 décembre de 8h à 18h, indique le Conseil constitutionnel.

Pour la journée du 26 décembre, les dossiers seront reçus de 8h à minuit.

Le Conseil constitutionnel du Sénégal a mis en ligne son site Internet à travers lequel il détaille le chronogramme et les procédures de dépôt et de contrôle des candidatures à la présidentielle.

Le Conseil a, à travers son portail, établi un chronogramme pour le dépôt et le contrôle des déclarations de candidatures à l’élection présidentielle du 24 février 2019, avec à l’appui, les articles de la Constitution et du Code électoral qui sous-tendent cette procédure.

Concernant la déclaration de candidatures, le Conseil écrit sur son site : « Au plus tard la veille du dépôt de la déclaration de candidature : Notification, par le mandataire, au Greffe du Conseil constitutionnel, du nom et éventuellement du titre de l’entité indépendante ou de la coalition ainsi que de la liste des partis qui la composent ». (Article L118 al. 2du Code électoral).

Selon le calendrier établi par la juridiction, le dépôt des candidatures démarre le 11 décembre à zéro heure jusqu’au 26 décembre 2018 à minuit (articles 29 de la Constitution et L118 et L 119 du Code électoral).

A partir du 11 décembre, le Conseil commence l’instruction des dossiers de candidatures, avec la vérification, entre autres, des listes de parrainages. (Articles L. 118 et L. 121 du Code électoral).

Le 12 janvier 2019 au plus tard, il notifie aux mandataires concernés, les dossiers invalides à cause d’un parrainage sur plus d’une liste. (Article L. 121, aliéna 1 du Code électoral).

Au plus tard, 48h après la notification du parrainage non validé, le Conseil se penchera sur la régularisation du dossier. (Article L. 121, aliéna 2 du Code électoral).

La publication de la liste des candidats est arrêtée au plus tard 35 jours avant le scrutin. (Article L.121, aliéna 3 du Code électoral).

Les candidats recalés sont invités à introduire une réclamation dans les 48 heures qui suivent le jour de l’affichage de la liste des candidats. (Articles L. 122, alinéas 1 et 2 du Code électoral).

Le 20 janvier, le Conseil constitutionnel va statuer sur les réclamations des candidats, s’il y a lieu, ensuite arrête et publie la liste des candidats. (Articles 30 de la Constitution et L. 122 aliénas 2 et 3 du Code électoral).

La mise à disposition d’un site Internet traduit la volonté de la juridiction de se faire connaître d’avantage et d’offrir une large gamme d’informations au public.

Dans cette perspective, ses membres ont récemment rencontré des journalistes dans le cadre d’un séminaire dont le thème était intitulé : « Le Conseil constitutionnel et le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication (SYNPICS) : un dialogue à établir ».

Revue de presse du 8 décembre : L’inhumation de Sidy Lamine Niasse et la présidentielle 2019 en exergue


L’inhumation du président-directeur général du groupe Walfadjri, Sidy Lamine, décédé mardi à l’âge de 68 ans, et la présidentielle de 2019 constituent les sujets dominants de l’actualité abordée ce samedi par les quotidiens dakarois.

WalfQuotidien fait le récit de ‘’l’ultime voyage de Sidy Lamine’’, inhumé vendredi après-midi à Léona Niassène, à Kaolack. Il y avait, lors de la cérémonie, une ‘’union de prières’’ dans cette cité religieuse, ainsi que dans celle de Médina Médina, relève le journal, décrivant l’’’effervescence populaire sur tout le trajet’’.

‘’L’aurore éternelle’’, titre le quotidien Enquête qui précise que le défunt ‘’repose désormais à Léona Niassène, près de son père, El Hadji Ibrahima Niasse, défunt Khalife de Léona’’.

Le journal remarque néanmoins que l’’’enterrement du journaliste et homme religieux n’a pas été du tout repos’’. La publication explique en effet que ‘’comme à Dakar’’ où une discorde avait éclaté sur le lieu de son enterrement, ‘’la question sur le lieu d’inhumation du Mollah de Sacré-Cœur s’est posé à Léona’’.

Vox populi note lui aussi que ‘’l’enterrement a eu lieu […] après moult tractations à l’arrivée de la dépouille dans la cite religieuse’’. ‘’Sidy Lamine Niasse à Léona pour l’éternité’’, affiche le journal, précisant qu’il ‘’repose dans le mausolée familial de la grande mosquée de Léona’’.

L’Observateur en déduit que ‘’Sidy [est] admis à la chambre des +pairs+’’. Selon le quotidien du groupe Futurs Médias, il est ‘’enterré aux côtés de son frère, le défunt khalife Cheikh Ibrahima Niass’’.

Le journal signale que ‘’dans une lettre publique datant du 4 décembre 2018 et adressée à Ahmed Khalifa Niass, frère de Sidy Lamine’’, l’ancien président Abdoulaye Wade ‘’salue la mémoire du défunt avant de confier qu’ils travaillaient ensemble sur un projet qu’il aimerait poursuivre avec son potentiel successeur’’.

A en croire Direct Info, son inhumation à Léona a été rendu possible après un consensus trouvé entre ses enfants, qui souhaitaient qu’il repose au cimetière de Yoff, à Dakar, et sa famille de Kaolack, qui voulait qu’il soit inhumé à Léona.

Les quotidiens dakarois informent par ailleurs que Karim, le fils de l’ancien président de la République, Abdoulaye Wade, a déposé sa caution pour la présidentielle du 24 février 2019. Libération indique que ‘’le chèque de 30 millions F cfa a été déposé hier [jeudi] à la caisse des dépôts par Omar Sarr’’, le secrétaire général adjoint du Parti démocratique sénégalais (PDS), ancien parti au pouvoir.

Mais selon Le Quotidien qui donne aussi cette information, ‘’Wade-fils n’a pas encore notifié le nom de son parti ou sa coalition devant le Conseil constitutionnel, comme l’ont déjà fait certains candidats déclarés’’. ‘’C’est donc un acte posé en direction de la Présidentielle du 24 février alors même que sa condamnation à 6 ans de prison ferme et à une amende de 138 milliards de F Cfa ne plaiderait pas en faveur de la validation de sa candidature’’.

Toujours à propos de cette présidentielle, Sud Quotidien titre sur la ‘’menace de forclusion’’ et de ‘’retard dans la course au dépôt des dossiers auprès des +7 sages+’’ du Conseil constitutionnel. ‘’Candidats en sursis’’, s’exclame le journal.

‘’Si le Code électoral, en ses articles L57, L116 et L118, applique de manière méthodique ses dispositions, beaucoup de candidats à la candidature pour la prochaine présidentielle verront soit leur candidature déclarée forclose pour défaut de pièces dans leur dossier de candidature, soit perdre des parrains pour avoir été les derniers à déposer leur candidature’’.

Au sujet de la vérification des parraines, Le Quotidien assure que ‘’les candidats [sont bel et bien impliqués’’.

En économie, Le Soleil signale que l’Union européenne (UE) va mettre ‘’près de 492 milliards’’ à la disposition du Sénégal. Selon le journal, les deux parties ont signé vendredi à Dakar, le document de stratégie conjointe européenne pour le Sénégal.

Le quotidien nationa révèle par ailleurs à propos des accords gouvernement-syndicats d’enseignants, que ‘’les deux parties [sont] satisfaites de l’état d’exécution’’.

Le scrutin présidentiel sera transparent, selon le Président de la Cena

Le scrutin présidentiel du 24 février 2019 va se déroulera dans la transparence, a assuré samedi le président de la Commission électorale nationale autonome (CENA), Doudou Ndir.

’’Il n’y a pas lieu d’avoir des doutes sur les conditions de fiabilité et de transparence du scrutin présidentiel du 24 février 2019’’, a déclaré Doudou Ndir lors d’une conférence de presse en marge d’un atelier de renforcement de capacités des membres des Commissions électorales départementales autonomes (CEDA).

’’La mauvaise expérience des législatives du 30 juillet 2017 nous a permis entre autres de tirer deux leçons principales, notamment avec la mise en place d’un cadre de concertation qui regroupe une majeure partie des acteurs politiques et l’audit du fichier électoral avec des experts internationaux qui ont conclu qu’il est sûr à 98%’’, a souligné M. Ndir.

Sur la polémique entre pouvoir et opposition autour du fichier électoral, le président de la CENA estime que cela montre ‘’la nécessaire confiance qui doit exister entre les acteurs politiques’’.

’’Autant cette revendication est un droit pour l’opposition, autant les pouvoirs publics ont l’obligation d’organiser cette consultation’’, affirme-t-il.

Doudou Ndir a par ailleurs rappelé l’indépendance de l’institution qu’il dirige. Selon lui, les membres de la CENA sont nommés par le président de la République, mais ce dernier ne peut pas les destituer en cours de mandat (6 ans renouvelables par tiers tous les trois ans).

’’Cette disposition permet aux membres de l’institution d’assumer (…) leur indépendance vis-à-vis même du président de la République qui les a nommés’’, a-t-il dit.

(APS)

Pape Diop : Macky et son régime préparent un hold-up


C’est un Pape DIOP qui se veut déterminer à en découdre avec le régime de Macky SALL qui a reçu Me Mame Adama GUEYE ce mardi.

Ce dernier qui a pris son bâton de pèlerin pour rencontrer les candidats de l’opposition a taillé bavette avec l’ancien président de l’Assemblée nationale qui semble être sur la même longueur d’onde que lui.

En effet, selon Pape DIOP «il y a des résultats préfabriqués par le pouvoir que personne ne doit contester». A en croire le leader de la Convergence démocratique Bokk Guis Guis, la réélection de Macky SALL, Aly Ngouille NDIAYE veut en faire une formalité.

«Ils ne sont pas prêts à accepter une victoire d’un candidat de l’opposition. Ce qu’on ne va pas accepter parce qu’on va se battre jusqu’au bout», a-t-il observé.

Un état de fait qui n’entame pas la détermination de l’ancien président du Senat. «Nous sommes en face d’un régime qui montre qu’il veut aller vers des élections pas non transparentes. Le processus électoral est entaché d’irrégularités avec une rétention des pièces d’identité. Il y a également des Sénégalais qui s’étaient inscrits sur le fichier à qui on a refusé le statut d’électeur. Ce sont des questions sur lesquelles nous devons mutualiser nos efforts en direction de la présidentielle de 2019», a expliqué Pape DIOP.
Avec Walf

Présidentielle 2019 : C’est parti pour 4 mois de campagne électorale

Le top chrono est lancé depuis des semaines pour une longue campagne électorale! En vue de la présidentielle du 24 février 2019. A 4 mois des joutes, les principaux états-majors poly sont déjà sur le terrain aidesyen cela par la la course aux parrainages, une innovation incluse dans le processus par Macky Sall.

Donc le Sénégal est en plein dans la campagne électorale au moment out les priorités fusent de partout ! Une rentrée des classes chaotique avec des écoles encore sous les eaux. Un système sanitaire quasi paralysé par des grèves récurrentes du principal syndicat sectoriel. Une justice malmenée par des dossiers politisés à outrance et des populations rurales qui peinent à se relever d’une campa agricole désastreuse qui avait mis le monde rural en situation de famine.

Dans ce contexte social tendu, la clé de voûte des institutions, Macky Sall himself, ne veut pas laisser le terrain à ses challengers et et s’offre une “tournée économique” dans le Sud du pays.

En vérité, Macky Sall est tout simplement en campagne électorale entraînant avec lui l’administration et utilisant les moyens de l’Etat. Son cortège impressionnant a d’ailleurs fini d’interloquer la toile et une image largement partagée sur les réseaux sociaux reaume bien l’impertinence de ce déplacement hautement politique dans un contexte social délétère.

Des malades gisant à même le sol dans la Cour d’un centre de santé de Kolda au moment où Macky Sall se promène dans la même ville avec un cortège de près de 50 bolides rutilantes à côté des populations mobilisées et transportées par des responsables politiques.

Présidentielle 2019 : Ousmane Sonko bien parti


Le leader de Pastef Ousmane Sonko est bien parti pour la présidentielle de 2019. Lors de la cérémonie de lancement de son livre « Solutions », hier dimanche, à la place de la Nation, le jeune opposant a fait sensation devant un public entièrement acquis à sa cause. Il a décliné les principaux axes de sa vision pour le Sénégal et déclaré solennellement sa candidature.

Au cours de l’exercice de communication, Sonko s’est montré pertinent, résolu et ferme dans ses convictions. Il dit qu’il est temps que le Sénégal change et aille de l’avant et que pour ce faire, il font rompre avec le système en cours et bouter dehors le président Macky Sall.

Aly Khoudia Diaw : « La fonction présidentielle est dévalorisée »

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Pr Aly Khoudia Diaw, sociologue, est sans complaisance avec la classe politique. La foultitude de candidats (100) déclarés à la présidentielle de 2019 démontre, selon lui, « l’échec » de ladite classe, à régler les problèmes des citoyens. Une situation « dévalorisante » pour la fonction présidentielle, regrette-t-il, sur Sud fm.

« La fonction présidentielle, elle est véritablement dévalorisée parce qu’un président de la République ne respecte pas sa parole, motive le sociologue. Quelqu’un qui a dit devant tout le monde que « je ferai deux mandats ».  A terme, Abdoulaye Wade dit « je veux un troisième mandat ».

Le président Macky Sall dit « je ferai un mandat de cinq ans ». Et, il revient sur sa parole pour dire « finalement, c’est sept ans ». Il y a le président Macky Sall qui disait que « je ne vais pas nommer un membre de ma famille ». Il revient sur sa parole. Finalement quelle est la valeur de la fonction présidentielle ? Quelle est la valeur qu’il faut accorder à la parole du président de la République ? « .

Pr Aly Khoudia Diaw parle d' »un réel problème. Et, indique que « de manière générale, le président de la République est inclus dans la classe politique, c’est un politicien comme tous les autres. Il ne pense pas en termes d’historicité, il est juste dans le détail. Et c’est cela qui est malheureux. Nous n’avons pas d’hommes politiques dignes de ce nom. Nos hommes politiques ne sont pas de grands hommes. En réalité, ils sont comme nous, ils nous rassemblent. Ils sont nous finalement. »

« Avant, dans l’administration, rappelle-t-il, pour être simple directeur national, il fallait faire huit ans dans une administration. Maintenant, regardez ce qui se passe. Donc, de manière générale, la fonction présidentielle est tellement dévalorisée que chacun pense pouvoir la remplir. Et c’est malheureux pour la population sénégalaise ».

Présidentielle 2019 : Macky disqualifie Karim Wade

Le fils de l’ancien président de la République ne participera pas à la prochaine présidentielle. Karim Wade a vu son inscription sur les listes électorales être rejetée par la Direction générale des élections. Un acte que bon nombre d’observateurs politiques avaient vu venir. Parce que le Président Sall serait dans une logique d’écarter tous les potentiels candidats sérieux de la course. Si l’on en juge par les procès de Karim Wade et de Khalifa Sall respectivement devant la Crei et le Tribunal de Dakar.

Présidentielle 2019 : Pierre Goudiaby Atepa sur la ligne de départ

SenePlus.com a, ce mercredi, publié en exclusivité ci-dessous l’intégralité d’un article qu’il dit avoir reçu du cabinet en charge de la communication de celui qui pourrait très bientôt être un candidat officiel à l’électiion présidentielle de février 2019, Pierre Goudiaby Atepa.

Pierre Goudiaby Atépa serait sur le point d’annoncer sa candidature à l’élection présidentielle de 2019 si l’on se réfère à l’effervescence observée aussi bien à son cabinet qu’à son domicile. En effet, depuis plusieurs semaines, le bureau et la résidence de l’architecte et homme d’affaires ne désemplissent pas. Un ballet incessant de personnalités politiques et de la société civile, du monde de la culture et des arts ainsi que du patronat s’y déploie à un rythme effréné.

Chacun déroule son projet, son agenda. Mais le mantra est le même : Pierre Goudiaby serait le seul à même de porter l’étendard du renouveau que les Sénégalais appellent de leurs vœux.

Un parcours social et professionnel qui fait rêver

Après avoir in extremis renoncé à briguer la mairie de Dakar, celle de Ziguinchor et la dernière présidentielle, le magnat sénégalais semble cette fois-ci déterminé à dire oui au clin d’œil du destin.

L’homme des défis, dont le parcours social et professionnel fait rêver, peut-il craindre une confrontation électorale alors qu’il dispose de tant d’atouts sociaux, économiques, éthiques et professionnels ?

Selon toute vraisemblance, Atepa, comme on l’appelle affectueusement, n’a pu résister à l’amicale pression d’un nombre de plus en plus grandissant de ses compatriotes prêts à faire une moisson non pas des 65 000 signatures réclamées par le code électoral, mais de 100 000 de signatures. L’homme ne fait pas dans la dentelle !

Selon des indiscrétions, la machine électorale d’Atépa se prépare à se mettre en branle. Des locaux qui abriteront son QG de campagne sont en train d’être aménagés au quartier du Plateau. Quelques noms circulent pour la direction de campagne, mais l’entourage de l’architecte reste peu disert : « Ne soyez pas pressé, vous saurez tout le jour J. Il fera une déclaration officielle d’ici peu ! », cherche-t-on à nous rassurer au service de communication du groupe Atépa, en plein déménagement pour le siège de campagne.

L’homme d’affaires ne dispose pas d’appareil politique pour relayer ses idées et mobiliser les masses. Ce handicap aurait pu paraître insurmontable, s’il ne jouissait d’une notoriété suffisante pour rallier à sa cause des segments entiers de la société sénégalaise, aussi bien dans les grandes villes que dans les zones les plus reculées.

Le véritable atout de Pierre Goudiaby Atepa, c’est son coefficient personnel bâti autour d’une générosité discrète, d’un esprit d’entraide, d’un ancrage traditionnel, d’une proximité avec les couches les plus précaires et d’une capacité à transcender les contingences sociologiques.

La valeur d’une candidature

Qu’est-ce qui motive donc ce milliardaire, à l’abri du besoin et des contingences quotidiennes, à vouloir défier sur le terrain électoral le président Macky Sall de qui il est pourtant si proche, et les acteurs politiques de l’opposition parmi lesquels il compte de nombreux amis ? Pourquoi cet homme si calme, si affable, en dépit d’un militantisme offensif pour la défense et la réappropriation du littoral, cherche-t-il à jouer les bulldozers, pour bousculer l’ordre établi des candidats du landerneau ? Quelles solutions dont on ne trouverait pas trace ailleurs va-t-il proposer à ses compatriotes désabusés et désenchantés ?

C’est là tout le sens et la valeur de la candidature de Pierre Goudiaby Atepa.

En dépit de l’effet de tamis que pourrait exercer la loi sur le parrainage dans la sélection des partants au premier tour, de nouveaux profils se dégagent des intentions. Ils viennent s’ajouter aux prétendants naturels, issus de la classe politique, portés par les partis politiques classiques, habitués des compétitions électorales.

Le fait que le parrainage ait mis les candidats indépendants et les formations politiques dans les mêmes conditions de compétition semble avoir paradoxalement suscité et dopé des initiatives issues de divers secteurs : société civile, haute administration, foyers religieux, milieux professionnels, armée, magistrature et probablement organisations internationales.
L’irruption sur la scène électorale de ces nouveaux profils relève d’une même appréciation de la situation politique et sociale : l’incapacité de la classe politique dirigeante à trouver des solutions aux nombreux problèmes auxquels sont quotidiennement confrontés les Sénégalais.

Face à un climat sociopolitique délétère, les promesses de redressement et de relance jusqu’ici proposées semblent n’être que des vœux pieux. Les recettes appliquées semblent relever davantage d’une logique distributive destinée soit à entretenir une clientèle politique précaire, soit à aguicher des électeurs en mal d’espérance.

Il manque à cette kyrielle de promesses mirifiques des solutions structurelles fondées sur des principes économiques rationnels et durables. La double notion de profitabilité économique et d’inclusion sociale fait cruellement défaut.

Le discours politicien se circonscrit à une sorte d’orgie de propos sans prise avec la réalité des marchés dans un contexte de mondialisation teinté de protectionnisme, d’isolationnisme et de repli identitaire. Les recettes surannées et éculées des prétendants peu inspirés et peu instruits par les leçons du passé récent angoissent les Sénégalais. Les solutions qui fusent des discours et sorties médiatiques paraissent bien hors-sol au regard de l’ampleur des difficultés économiques et des tensions sociales.

Un ambitieux projet de société

Et pourtant, il y a six ans, dans son livre de référence « Oser, douze propositions pour un Sénégal émergent »(l’Harmattan, 2012), Pierre Goudiaby Atepa, précurseur de la théorie de l’émergence, traçait les voies pour une croissance inclusive. L’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique en publiera de très larges extraits repris en boucle dans les réseaux sociaux et la grande presse.

Cet ambitieux projet de société, fondé sur l’innovation et un partage équitable des richesses nationales, va trouver son prolongement dans un nouvel ouvrage à paraître bientôt, sous le titre évocateur de « Senegal-Rek, Ensemble pour la refondation ».

Les propositions décrivent les clés et leviers qui doivent structurer l’émergence, selon Atepa. Qu’est-ce qui justifie ce second ouvrage alors que les échos du premier sont encore perceptibles dans les cercles d’intellectuels, les chercheurs et les étudiants ?

En vérité, Pierre Goudiaby Atepa fourmille incessamment d’idées nouvelles. Les nombreuses limites à la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent (PSE) et l’apparition de nouveaux enjeux multiples, notamment dans l’économie numérique, les défis de la dématérialisation des supports et des outils de la croissance, apportent des basculements d’horizon en cascade.

Le second ouvrage se présente donc comme une réactualisation de sa réflexion stratégique à partir de l’apparition de nouveaux paradigmes. Les propositions sont aussi audacieuses comme faire de l’anglais la deuxième langue officielle du Sénégal, ou ramener le nombre despartis politiques à cinq, contre… plus de 250 aujourd’hui.

Il ne compte pas rester plus de cinq ans au pouvoir, car son mandat, dit-il, sera celui d’une « transition » afin de doter le Sénégal d’institutions véritablement fortes, d’une économie compétitive et génératrice de richesses et donc d’emplois.

Ami de nombreux chefs d’Etat en Afrique et dans le monde, adulé par les khalifes généraux et autres chefferies, apprécié par de nombreux jeunes, Pierre Goudiaby est la tête de gondole du patronat africain qui lui a confié depuis 2012 la présidence du conseil d’administration de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA).

« Biberonné » par le Président Senghor, adopté par Abdou Diouf, homme de confiance d’Abdoulaye Wade, ami du Président Macky Sall, Pierre Goudiaby Atepa est un ardent patriote Sénégalais. Ancré dans ses valeurs et ouvert sur l’extérieur, il incarne aussi le citoyen sans frontières dans un monde globalisé.

Toutes ces qualités font-elles de lui ce candidat naturel que les Sénégalais espèrent voir franchir les marches du Palais ?

A 71 ans le bâtisseur a bon pied bon œil. Il a de l’intelligence et de l’énergie à revendre. Et telle une puissante lame de fond, rien ne semble plus pouvoir l’arrêter.

Présidentielle : Aliou Sall, la botte secrète de Macky pour achever ses adversaires

La polémique autour la loi sur le parrainage n’est que l’arbre qui cache la forêt des mauvaises surprises que Macky Sall réserve à ses adversaires politiques. Parmi les nombreux obstacles qu’il va falloir surmonter pour être candidat à la Présidentielle de 2019, il y a l’écueil « Aliou Sall ». Ce frère du ¨Président Sall qui ne cesse de prendre du galon au sein du Macky et à qui « le parrain » a confié la Caisse des dépôts et Consignation.

En vérité, il faudra à tout candidat, après avoir réuni le nombre de signatures requis et fourni la paperasse de présenter une attestation signée du Directeur général de la Caisse que gère Aliou Sall. Si l’on s’en réfère à l’article LO.116. Une disposition de la loi électorale qui dit que tout candidat devra présenter une quittance confirmée par une attestation signée du Directeur de la Caisse attestant du dépôt de la caution.

En français facile, cela veut dire que c’est le frère du président qui devra recevoir la caution des candidats. Un piège est vite mis en place ! Il faudra donc de la prudence et du tact pour les candidats soucieux de se présenter pour acheminer à temps leur caution.

Samuel Sarr : « Je veux être candidat à la présidentielle… »

 

 

L’ancien ministre de l’Énergie Samuel Sarr est candidat à la présidentielle de 2019. Ses motivations ? Son arme de conquête ? Ses soutiens ? Son projet de société ? Réponses dans un document transmis à Seneweb. Extraits.

Plan B du Pds ?
« Dans l’impossibilité d’avoir un candidat pour le PDS, j’ai fait un appel du pied à ma famille de cœur pour sauver l’héritage et le patrimoine qui se trouve être le Pds. Je me suis proposé à eux comme le seul candidat de consensus pour réunir la famille libérale qui s’est susurrée (sic) depuis la chute de Me Abdoulaye Wade de la tête du Sénégal.

Je démens avec la dernière énergie ces ‘rumeurs’ qui me présentent ‘depuis trois ans’ comme un allié du régime de Macky Sall. Cela fait bientôt trois ans que cette question est évoquée dans les médias. Je suis un homme d’État et un businessman et mes actions peuvent aider le gouvernement en place, mais mon ambition est de me présenter comme candidat aux élections présidentielles en 2019.

Son projet de société
« Je le dis ici, moi Samuel Ameth Sarr, je reste constant pour briguer la magistrature suprême du Sénégal. Pour le prouver, j’ai décidé, avec les jeunes, les femmes et les hommes courageux de mon pays, de créer un parti politique qui portera le nom de LSS (Libéralisme Social Sénégalais). Nous avons créé un parti politique pour rassembler les citoyens sénégalais autour d’objectifs communs dans le but d’exercer le pouvoir.

A cet effet, je ne vais pas lésiner sur les moyens pour établir les bases de mon parti partout dans les 45 départements du Sénégal et dans la Diaspora. Je compte partager avec les sénégalais mon projet de société et je suis sûr que la plus grande partie vont adhérer à ma vision pour le pays, car depuis ma déclaration des gens de tous les bords n’arrêtent pas de me témoigner leurs sympathies.

Son directoire de campagne
« Je vais inaugurer le siège du parti et installer mon directoire de campagne à partir du 15 mai. Mes équipes et moi travaillons d’arrache-pied pour bâtir des coalitions fortes d’hommes, de femmes, de mouvements et de partis politiques qui ont montré leur désir de soutenir ma candidature.

Je lance un dernier appel à mes frères libéraux et ex du Pds de rejoindre cette grande coalition gagnante qui va, au soir du dimanche 24 février 2019, être la meilleure surprise pour le Sénégal. Je m’engage à mettre le Sénégal en mouvement, d’atténuer la souffrance des sénégalais et de rétablir la justice. »

Sidy Lamine Niasse se présentera à la Présidentielle de 2019

Le Président-directeur général du groupe Wal fadjri, qui a toujours soutenu que le pouvoir politique ne l’intéresse pas, a changé d’avis. Il est aujourd’hui dans une dynamique de conquête du pouvoir et entend se présenter à la présidentielle de 2019.

L’information n’a pas encore filtré. L’intéressé déroule son plan sans tambour ni trompette. Mais nous tenons de sources dignes de foi que Sidy Lamine Niasse a changé de fusil d’épaule. Lui qui a toujours évité le chemin politique est en train de se retrousser les manches en vue d’un grand bond.

D’ailleurs, il nous revient que ce weekend, il était à Kaolack où il a rencontré des dignitaires pour les informer de sa volonté de ne «plus laisser faire». Un contact, qui a pris part à une de ces rencontres, renseigne que Sidy Lamine, très remonté contre la condamnation de Khalifa Sall, et exaspéré par la démission du juge Ibrahima Dème, a fait état de l’échec de la classe politique qui, selon lui, risque de mener le pays vers des lendemains plus qu’incertains.

Et, a-t-il ajouté, puisque certains guides religieux semblent avoir démissionné en laissant les populations à la merci des hommes politiques, il a décidé de porter le flambeau.

A ceux qui lui ont fait remarquer que son engagement pouvait ternir son image de guide religieux, Sidy Lamine a rétorqué en donnant l’exemple du Prophète (PSL) qui a été et chef de guerre et chef d’Etat. Selon toujours notre source, le patron de Wal fadjri veut s’ériger en candidat du peuple. Il a aussi expliqué compter sur les Sénégalais pour réunir et la caution et les signatures. Car, convaincu que Macky Sall va finir par imposer le système de parrainage. «Je peux même avoir cent mille signatures», aurait-il déclaré.

Reste maintenant à savoir si Sidy Lamine Niasse ira jusqu’au bout de sa logique en se frottant à Macky Sall dont il n’a cessé de dénoncer la gestion du pouvoir.

Walfnet

Présidentielle : vers une baisse de la caution

Le montant de la caution à l’élection présidentielle de 2019 va baisser, a indiqué le ministre-conseiller en Communication de la présidence de la République.

El Hadji Hamidou Kassé qui s’entretenait, mercredi, avec la rédaction de l’APS a annoncé cette baisse sans être en mesure de donner le montant exact que chaque candidat devra verser.

Le montant de cette caution est passée de 6 millions de francs CFA en 2000, à 25 millions en 2007 puis 65 millions de francs CFA en 2012.

Le « non » de l’opposition au système des parrainages à la Une des journaux

L’annonce par l’opposition d’un rassemblement devant l’Assemblée nationale le jour du vote du projet de loi instituant le parrainage des candidats à l’élection présidentielle est un des sujets phares dans les quotidiens reçus à l’APS, vendredi.

Si cette réforme constitutionnelle est adoptée, toute candidature, qu’elle émane d’un parti politique ou d’un candidat indépendant, doit être parrainée par 1% du fichier général, a déclaré récemment le Garde des sceaux, ministre de la justice, Ismaïla Madior Fall. Il a expliqué que si l’on a un fichier de 6,5 millions d’électeurs, le candidat doit alors avoir un parrainage de 65 mille électeurs.

Dans sa livraison du jour, Enquête signale que le sit-in de l’Initiative pour des élections démocratiques (IED) prévu ce vendredi devant le ministère de l’Intérieur a été reporté.

L’opposition prévoit une manifestation devant l’Assemblée nationale le jour du vote du projet de loi portant modification de certaines dispositions de la loi électorale dont celle sur le parrainage.

Parlant du processus de modification de la loi électorale en vue de l’introduction du parrainage, L’As titre « la conférence des présidents (de l’Assemblée nationale) saisie ». « L’opposition sonne la mobilisation le jour du vote ; Oumar Sarr (PDS) et Cie annoncent un remake du 23 juin », écrit L’As.

Le 23 juin 2011, l’opposition et la société civile avaient manifesté devant l’Assemblée nationale, obligeant le président Abdoulaye Wade à retirer son projet de loi visant à instaurer un ticket présidentiel.

Cette réforme de la Constitution devait abaisser à 25 % le seuil minimum des voix nécessaires au premier tour pour élire un « ticket présidentiel » comprenant un président et un vice-président. Les manifestants suspectaient le président de céder le pouvoir à son fils Karim, perspective qualifiée de « dévolution monarchique du pouvoir ».

Selon Le Quotidien, « L’IED tente un 23 juin ». « Il n’y aura plus de sit-in de l’opposition aujourd’hui devant le ministère de l’Intérieur. L’IED annonce en revanche un rassemblement devant l’Assemblée nationale dans les prochains jours. Et ce serait à l’occasion de l’examen des projets de loi relatifs au parrainage », écrit le journal.

Parlant de ce report, Le Témoin titre : « De Washington à Soweto, l’opposition change de place ».

Selon Vox Populi, « l’opposition renonce à la Place Washington pour un 23 juin bis à la Place Soweto ». « En lieu et place d’une mobilisation devant le ministère de l’Intérieur cet après-midi comme prévu, l’IED a décidé, hier lors de son rassemblement à Djeddah-Thiaroye-Kao, de manifester devant l’Assemblée nationale lors du vote pour la modification de la Constitution et du Code électoral », écrit Vox.

Selon L’Observateur, « l’opposition appelle à un 23 juin bis pour s’opposer au parrainage ».

Concernant l’organisation des élections, Tribune parle de « la guerre des nerfs » au sujet du parrainage, du bulletin unique, des cartes biométriques.

Dans La Cloche, Benoît Sambou, responsable de l’Alliance pour la République (APR, pouvoir) estime qu’il « n’y a aucun motif valable pour faire un changement à la tête de l’organisation des élections car il est impossible de voler des élections au Sénégal ».

M. Sambou s’exprimait lors de la conférence de presse des plénipotentiaires de la coalition présidentielle Benno Bokk Yaakaar (BBY).

Le Soleil s’intéresse à la Couverture de la maladie universelle (CMU) et signale que 7 millions d’enfants ont été pris en charge depuis 2013.

Le quotidien Enquête fait part des « craintes » du FMI au sujet des Euro-obligation et de l’endettement du Sénégal.

« Le Sénégal court le danger de mettre en péril sa cote de dette estampillé +Faible risque+. C’est une mise en garde du FMI qui recommande en conséquence au Sénégal de conserver une partie de ses 2,2 milliards de dollars (plus de 1200 milliards de francs CFA) levés grâce à l’émission d’euros obligations », souligne le journal.

La publication note que « selon le très sérieux magazine économique en ligne Bloomberg, Cemille Sancak, la représentante du FMI à Dakar est d’avis que la vente d’obligations réalisées en ce mois de mars par le Sénégal risque de compromettre la dernière évaluation du programme avec Dakar effectué en janvier ». A l’issue de cette évaluation, « le FMI a maintenu la note +faible+ pour le risque de la dette du Sénégal ».

Duel-Idy-Gakou sans Khalifa: L’autre Présidentielle

Duel-Idy-Gakou sans Khalifa: L'autre Présidentielle pour Mts

ManKo taxawu senegaal continuera peut-être d’exister dans son appellation, mais file vers une implosion. Les Khalifaistes et les Rewmistes veulent faire de Idy, le candidat de la coalition. Alors que le Grand parti veut jouer la carte de son leader. A défaut, sans doute, Malick Gakou pourrait faire face à Macky Sall.
Manko taxawu senegal (Mts) version Khalifa Sall était une coalition électorale, mais pour les Législatives seulement. Tout comme le Mts originel. On n’entend plus parler d’ailleurs de la Coalition gagnante/Wattu senegaal. Alors, cette coalition dirigée par le maire de Dakar, en prison, devait mourir au lendemain du 30 juillet.
Mais la profondeur du désaccord avec le Pds et Cie est telle, qu’il serait difficile, voire impossible de se retrouver. Ce, après tous les coups bas et les petits meurtres qui ont eu cours dans le choix d’une tête de liste commune. Là où Abdoulaye Wade était l’homme « idéal » pour ses hommes, Khalifa Sall était vu par les autres, sur la base de son statut de « martyr », comme le seul capable de faire face à Benno Bokk Yakaar, du moins à Dakar.
Mais à l’arrivée, c’est la désillusion, même si le score a été plus ou moins serré dans la capitale. Et dans ce choix de Idrissa Seck et Gakou en faveur du maire de Dakar, il y avait peut-être du réalisme. Mais il y aurait surtout un calcul. Une idée de Plan B au cas où Khalifa Sall serait recalé à l’examen de 2019.
Comme d’ailleurs ce qui pourrait être le cas pour le Pds, même s’il refuse encore de croire à une invalidation éventuelle de la candidature de Karim Wade. Dans tous les cas, c’est une opération de com’ qui se joue depuis un certain temps au sein de Manko Taxawu Senegaal. Et elle est menée bruyamment peut-être pas brillamment par les proches du maire de Dakar qui, semble-t-il, sondent l’opinion, mais aussi les autres alliés comme Malick Gakou.

Bataille de la légitimité 

Finalement, l’on prendrait pour naïfs ceux qui négligeraient la sortie de Bamba Fall, puis de Youssouph Mbow sur le choix éventuel de Idrissa Seck pour 2019, à la place de Khalifa Sall. C’est pourtant un scénario très sérieux qui, apprend-on, aurait été cuisiné entre Rewmistes et Khalifistes. D’aucuns affirment même qu’il s’agit d’un accord entre les leaders, Idrissa Seck et Khalifa Sall. La phrase du porte-parole de Rewmi à l’émission « Grand Jury » de la Rfm de dimanche dernier, est dans cet ordre. « Nous travaillons à faire de Idrissa le candidat de Mts« , avait lâché Abdourakhmane Diouf.

Même si, nuance-t-il, « nous ne le décrétons pas« . Il ne fallait pas s’attendre, de toute façon, à autre chose que: « nous ne fustigeons pas les propos de Bamba Fall« , car c’est une belle occasion offerte à l’ancien Premier ministre, diminué par ses 7% en 2012, de compter sur une coalition de cette taille, 3e aux dernières Législatives. Mais quand M. Diouf estime que Bamba Fall, en choisissant Idy comme le candidat de Mts,  » était dans une logique de donner (à Idy) ce qu’il lui est dû « , c’est là une autre interrogation. Qu’est-ce qui est alors dû au leader de Rewmi ? Est-ce un retour de l’ascenseur du soutien au maire de Dakar ?

Seulement, il y a là une échappée solitaire qui risque de mal tourner. Puisque Malick Gakou qui est (encore) le coordonnateur de Mts et probable candidat, pourrait s’offusquer de cette légitimation prématurée de Seck. Parce que lui non plus, n’a sûrement pas choisi Khalifa Sall au détriment de Wade pour rien.

Pour Idy et les proches de Khalifa Sall, c’est au moins clair: Rewmi est le plus « grand parti » et Idy le plus « valable leader » de l’opposition, y compris face au Grand parti de Gakou. La démonstration de Abdourakhmane Diouf en dit long. « (…) A part l’actuel président de la République (Macky Sall), candidat sortant, il n’y a pas un seul homme politique en mesure de se présenter à une élection présidentielle qui ait autant cristallisé l’espoir des Sénégalais que Idrissa Seck« , affirme M. Diouf.

Le Quotidien

Habib Sy pour une candidature unique de la l’opposition à la Présidentielle de 2019

Le leader du Parti de l’espoir et de la modernité (Pem/Yaakaarou Rewmi) a déjà pris son bâton de pèlerin. Objectif affiché : jeter les bases d’une candidature unique de l’opposition à la prochaine élection présidentielle prévue au mois de février 2019.

Habib Sy, qui a accordé un entretien à L’Observateur soutient que Khalifa Sall, Pape Diop, Idrissa Seck, Malick Gakou, Mamadou Diop Decroix et Cheikh Bamba Dièye ont déjà donné leur accord de principe.

Seul bémol à son initiative, l’ancien ministre d’État sous le régime de Me Abdoulaye Wade indique que sa formation politique d’origine, le Parti démocratique sénégalais (Pds), n’a pas encore donné son onction à cette démarche unitaire.

L’ex-maire de Linguère de révéler : «J’ai rencontré Oumar Sarr de façon informelle qui m’a dit de l’appeler pour caler une date.»

Aina Gamzatova, la musulmane qui va défier Poutine à la Présidentielle

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Aina Gamzatova a officiellement posé sa candidature à l’élection présidentielle russe qui se tiendra au mois de mars prochain. À 46 ans, cette journaliste originaire du Daghestan va rentrer dans les livres d’histoire en devenant la première femme musulmane à se lancer dans la course au Kremlin. Depuis l’éviction d’Alexeï Navalny, principal opposant au pouvoir en place, l’issue du scrutin présidentiel russe ne souffre plus d’aucun doute.

Vladimir Poutine va rempiler pour six années supplémentaires à la tête du Kremlin. Des candidats figurants Parmi les candidats qui défieront Poutine le 18 mars prochain à l’occasion du premier (et sans doute unique) tour de la présidentielle, on retrouve notamment Ksenia Sobtchak, la candidate des libéraux considérée comme la « Paris Hilton russe », Pavel Groudinine du parti communiste, le nationaliste Vladimir Jirinovsk ou encore… l’actrice porno Elena Berkova.

Tous ces candidats plus ou moins crédibles n’ont aucune chance d’inquiéter le président sortant. Aina Gamzatova s’est lancée elle aussi dans la course la semaine passée et sa candidature a été confirmée par la commission électorale russe. Si ses chances de l’emporter sont également nulles, Aina Gamzatova a surtout pour ambition d’améliorer la visibilité de son Daghestan natal et de sa communauté musulmane, laquelle y est majoritaire, rapporte Al Jazeera.

Musulmane, Aina Gamzatova l’est également et devient ainsi la première femme de cette confession à se présenter à l’élection présidentielle russe, pour la plus grande fierté de ses supporters qui se sont réunis en masse samedi à Makhatchkala, la capitale du Daghestan, l’une des républiques de Russie. « Une femme en hijab n’est pas seulement une mère ou une femme soumise » Plutôt méconnue à Moscou, Aina Gamzatova n’est pas n’importe qui au Daghestan.

Elle est l’épouse du Mufti du Daghestan, Akhmad Abdulaev, et dirige le plus grand holding médiatique musulman du pays, Islam.ru. Si certains estiment qu’elle n’aurait pas dû « sortir de l’ombre de son mari », d’autres se réjouissent de sa candidature, comme l’ancien champion olympique de boxe et ministre adjoint des sports du Daghestan Gaidarbek Gaidarbekov.

« Même si elle perd, les gens réaliseront, grâce à elle, qu’une femme revêtue d’un hijab n’est pas seulement une mère ou une femme soumise, mais qu’elle est aussi une personne éduquée, compétente, sage et très respectée », a écrit l’ancien boxeur sur Instagram. « Poutine n’aura pas ses traditionnels 146% dans cette république » Consciente qu’elle ne pourra pas rivaliser avec l’indéboulonnable Vladimir Poutine,

Aina Gamzatova espère néanmoins réaliser un carton plein au sein de la communauté musulmane présente en Russie et surtout dans son fief du Daghestan. Et pourquoi pas fragiliser la position le président dans le Caucase du Nord. « Poutine n’aura pas ses traditionnels 146% dans cette république », a d’ailleurs ironisé Zakir Magomedov, célèbre blogueur local, cité par Al Jazeera.

Rwanda : la candidate à la présidentielle réagit enfin au scandale des photos d’elle nue

Engluée dans un scandale de photos d’elle nue publiées sur les réseaux sociaux en début de mois, Diane Shima Rwigara, 35 ans et candidate à la présidentielle au Rwanda, a enfin donné sa version des faits. Une chose en ressort, elle n’entend pas se rétracter.


La réaction était attendue. Diane Shima Rwigara est enfin sortie de son mutisme. La jeune candidate à la présidentielle s’est confiée au journal régional The EastAfrican sur l’affaire des photos d’elle dénudée qui ont fuité sur les réseaux sociaux au début du mois de mai.

À en croire le journal, la candidate a rejeté toute responsabilité dans cette affaire et dénoncé une “manipulation” pour la contraindre à se retirer de l‘élection. Mais, rassure-t-elle : “je ne m’arrêterai pas. Je vais continuer les préparatifs. Cet incident m’a rendu plus forte, plus résistante et déterminée à poursuivre cette cause”, a-t-elle dit au journal.

Elle précisera à l’occasion qu’elle a retiré depuis le 10 mai son formulaire à la Commission électorale sise dans la capitale rwandaise, Kigali, pour s’inscrire en tant que candidate indépendante.

«Je ne m’arrêterai pas. Je vais continuer les préparatifs. Cet incident m’a rendu plus forte, plus résistante et déterminée à poursuivre cette cause».
Début mai, un e-mail intitulé “Les actes sans vergogne de Diane Shima Rwigara qui veut se présenter à la présidentielle” auquel était joint des photos de la candidate nue était envoyé à des maisons de presse avant se retrouver sur les réseaux sociaux. L’expéditeur, inconnu, y déclarait que la jeune femme n’avait pas la carrure et la probité nécessaire pour briguer la présidentielle.

Sur les réseaux sociaux, les avis étaient partagés et penchaient plus en faveur de la candidate. Plusieurs internautes lui ont manifesté leur soutien et l’ont encouragé à poursuivre son projet. Une semaine après, Diane Shima Rwigara les a remerciés pour ces mots forts.

Fille de l’ancien homme fort du Front patriotique rwandais (FPR, au pouvoir), Diane Shima Rwigara s’est éloigné du parti en 2015, après la mort de son père dans un accident de la route. Pour elle, il s’agit plutôt d’un assassinat.

2017, élections législatives ou élection présidentielle ? (Par Amadou Tidiane Wone)


Au vu du plan de communication gouvernemental  qui envahit les chaînes de radios et de télévisions de spots et d’émissions vantant les réalisations du Président Macky SALL et de son gouvernement, on en arrive à se demander quelle est la plus prochaine échéance électorale!

Si je ne me trompe, nous allons vers des élections législatives dans quelques mois.  Nous attendons donc plutôt des parlementaires qu’ils nous donnent leur résultats au terme du mandat que nous leur avons confié depuis cinq ans.

– combien de lois votées? Quel impact sur l’amélioration de nos conditions de vie?

– combien d’enquêtes parlementaires? Dans quels domaines? Avec quel résultats?

-combien de visites de commissions parlementaires? Vers quelles destinations? Avec quelles retombées ?

– quelle appréciation porte le législatif sur l’exécutif et le judiciaire?

Au fait était-il opportun d’augmenter le nombre de députés?

La liste des questions à poser est loin d’être exhaustive.

Au demeurant, j’ai retenu lors d’un échange cordial avec l’honorable Depute Cheikh Oumar Sy, dont je salue le sérieux avec lequel il s’attelle à la tâche, quelques unes de ses propositions pour rationaliser les moyens du parlement :

 » il est fort possible de mettre à la disposition de la 13ème législature des assistants parlementaires et même des conseillers juridiques et économiques pour les différents groupes parlementaires (à l’image de l’Allemagne).

A cet effet on pourrait:

– Réduire le nombre de vices-présidents De 8 à 4 et faire une économie de 324 millions de FCFA (168 millions en salaire,  48 millions pour l’achat d’un deuxième véhicule, 72 millions en carburant et 36 millions en appui logement)

– Réduire le nombre de secrétaires élus de 6 à 4 et faire une économie de 136 millions ( 60 millions en salaire, 24 millions pour l’achat d’un deuxième véhicule, 36 millions en carburant et 18 millions en appui logement).

Soit 462 millions d’économie. Je plaiderai néanmoins pour l’augmentation du budget de l’Assemblée Nationale pour la prochaine législature ainsi que pour la restructuration des commissions statutaires. »

Propositions concrètes et réfléchies qui mériteraient d’être examinées. Ouvrons donc le débat sur le bilan et les perspectives du Parlement ainsi que sur les modalités d’optimisation de son rendement . Le temps du bilan présidentiel viendra. Les ministres qui rivalisent de zèle pour tenter de nous éblouir devraient économiser leur souffle. De 2017 à 2019, ils ont encore deux ans de labeur à abattre. Et, à moins de nous rabâcher des réalisations déjà vues, il leur sera difficile de nous fasciner le moment venu s’ils continuent à faire le siège des radios et des télévisions tous les soirs. Just saying…

Amadou Tidiane WONE

woneamadoutidiane@gmail.com

Présidentielle française sondage : Macron et Le Pen devance les autres candidats

Présidentielle française sondage : Macron et Le Pen devance les autres candidats
Les sondages se suivent et se ressemblent pour les candidats à l’élection présidentielle. Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont maintenant bien installé en tête, crédité de 26,5% et 26% au premier tour de la présidentielle, selon un sondage Odoxa-Dentu Consulting dimanche, dans lequel Francois Fillon et décroché, à ,19%.

Le fondateur d’En Marche ! Obtiendrait 26,5% (-0,5 en deux semaines), juste devant la présidente du Front national (26%, +0,5), selon ce sondage réalisé pour ‘’13.15 le dimanche’’, sur France 2. Francois Fillon, dont la campagne est parasitée par les affaires depuis près de deux mois, reste nettement décroché, même s’il est stable sur deux semaines, à 19%.

20% sans intentionné de vote Benoit Hamon, le candidat du PS qui tient dimanche un meeting important à Bercy, est lui en baisse de 1,5 point ; avec 12,5%d’intentions de vote. Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise, augmente lui de 0,5 point, à 10,5%. Derrière ce quintet de tête, Nicolas Dupont-Aignan(DLF) atteindrait 3%.

Les candidats trotskistes Philippe Poutou (NPA) et Nathalie Arthaud (LO) sont crédités chacun de 1% des voix. Le souverainiste Francois Asselineau est donné à 0,5%, jacques Cheminade et le centriste Jean Lasalle sont eux à 0%. 20% des ondé n’expriment pas d’intention de vote.

Le sondage réalisé sur internet les 15 et 16 mars auprès d’un échantillon représentatif de 1006 personnes (méthodes des quotas). Les intentions de vote ne constituent pas une prévision du résultat du scrutin. Elles donnent une indication de l’état de rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.

Latribune

 

Le porte-parole de François Fillon démissionne

Thierry Solère, député des Hauts-de-Seine et organisateur de la primaire de la droite remportée fin novembre par François Fillon, a annoncé vendredi « mettre fin » à ses fonctions de porte-parole du candidat à la présidentielle.


PRÉSIDENTIELLES FRANÇAISES 2017 : Le porte-parole de François Fillon démissionne
« Organisateur de la primaire, j’ai décidé de mettre fin à mes fonctions de porte-parole de François Fillon », écrit-il sur Twitter, rejoignant ainsi la longue liste des défections depuis mercredi parmi les soutiens de l’ex Premier ministre, mis en cause avec des membres de sa famille dans une affaire d’emplois présumés fictifs.

Défections en cascade

M. Fillon doit faire face à de nombreuses défections dans son équipe de campagne et à des appels à son retrait. Outre son porte-parole, François Fillon a en effet perdu depuis mercredi son trésorier de campagne (Gilles Boyer), son directeur-adjoint de campagne (Sébastien Lecornu), son représentant pour les affaires internationales (Bruno Le Maire), ainsi que de nombreux élus de poids et petites mains de campagne. La démission de son porte-parole Thierry Solère pourrait désormais lui porter le coup de grâce.

Présidentielle en France : Le Pen et Fillon en tête des sondages

Marine Le Pen, en tête, et François Fillon se qualifieraient pour le second tour de la présidentielle, suivis par Emmanuel Macron qui consolide sa troisième place devant Jean-Luc Mélenchon, selon un sondage BVA-Salesforce publié jeudi.


Présidentielle en France : Le Pen et Fillon en tête des sondages
La candidate du Front national oscille entre 25% d’intentions de vote au 1er tour, si le candidat socialiste est Manuel Valls ou Arnaud Montebourg, et 26% s’il s’agit de Benoît Hamon ou Vincent Peillon.

Progression
Elle progresse légèrement par rapport à la précédente enquête de début décembre (23-24%), selon ce sondage réalisé pour la presse régionale et Orange. Marine Le Pen devance le candidat de la droite François Fillon, à 24% dans tous les cas de figure et en perte de vitesse par rapport à décembre (27% à 31%).

Emmanuel Macron
Au premier tour, Emmanuel Macron recueillerait 16% des suffrages en cas de victoire de Manuel Valls (11%) à la primaire organisée par le Parti socialiste les 22 et 29 janvier. Face à Arnaud Montebourg, Benoît Hamon ou Vincent Peillon, l’ex-ministre de l’Economie ferait mieux avec 20% d’intentions de vote. Jean-Luc Mélenchon arriverait quatrième dans tous les cas (12,5% à 13%).

Poursuivants
Derrière lui, Manuel Valls obtient 11% des intentions de vote s’il remporte la primaire, plus qu’Arnaud Montebourg (6,5%), Benoît Hamon (6%) ou Vincent Peillon (5%). Ce dernier serait même devancé par François Bayrou (6%) s’il se présente.

Second tour
Au second tour, François Fillon l’emporterait avec 63% des voix contre 37% à son adversaire du Front national.

Enquête réalisée en ligne du 6 au 8 janvier auprès d’un échantillon de 946 personnes inscrites sur les listes électorales, issues d’un échantillon de 1.000 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Les intentions de vote reposent sur les personnes inscrites sur les listes électorales certaines d’aller voter. Marge d’erreur de 1,4 point à 3,1 point.

Rama Yade : «Je suis confiante et je peux même gagner cette élection présidentielle»

Rama Yade : «Je suis confiante et je peux même gagner cette élection présidentielle»
 Environ cinq mois avant le premier tour de l’élection présidentielle, Rama Yade, ancienne secrétaire d’État sous la présidence de Nicolas Sarkozy, est en pleine campagne et enchaîne les apparitions dans les émissions politiques.
Vendredi matin, cette dernière était sur le plateau de LCI et elle a expliqué qu’elle détenait presque tous les parrainages nécessaires pour être officiellement candidate. Rama Yade s’est dite « confiante » : « Je peux même gagner cette élection présidentielle ».
Présent sur LCP, Thierry Solère, député LR des Hauts-de-Seine, a dû prendre la défense de François Fillon, candidat de la droite à l’élection présidentielle, qui se montre assez absent dans les médias depuis presque un mois.
Florian Philippot, vice-président du FN, a rappelé que les banques françaises refusaient « de prêter de l’argent pour la campagne de Marine Le Pen. C’est totalement anormal ! ».
Quant à Gérald Darmanin, vice-président LR du conseil régional des Hauts-de-Seine, il s’est amusé à comparer Manuel Valls à Lionel Jospin en expliquant qu’il était « celui qui fait un reniement par jour ».

Législatives 2017 et présidentielle 2019 : le Président Macky Sall face à une opposition affaiblie et dispersée


Législatives 2017 et présidentielle 2019 : le Président Macky Sall face à une opposition affaiblie et dispersée
Avec la mise en place d’une nouvelle coalition, l’opposition se fissure encore. WalfQuotidien soutient que les forces de l’espoir, le nom de la nouvelle coalition qui est composée de partis politiques, de mouvements citoyens et de personnalité de la société civile, cette nouvelle entité a vu le jour.

C’est un regroupement qui compte en son sein des leaders comme Moussa Touré et Ibrahima Fall et qui pourtant porte le même combat que Manko Wattu Sénégal à savoir faire perdre le Président Macky Sall aux législatives de 2017 et à la Présidentielle de 2019.

Mais, c’est à croire que l’opposition sénégalaise peine à comprendre le dicton qui veut que que l’union fait la force. Et à quelques mois des élections législatives de 2017, l’opposition se morcelle de jour en jour. Et après Manko Wattu Sénégal, qui a connu une scission cette semaine avec la mise sur pied d’une nouvelle coalition dénommé »Garmi », voilà que Moussa Touré, Ibrahima Fall et compagnie décident de lancer la leur aujourd’hui, dénommé « les forces de l’espoir ».

Avec cette nouvelle coalition, on assistera à une dislocation de l’opposition des forces de l’opposition qui ne profitera qu’au Président Macky Sall et à ses souteneurs aux prochaines consultations électorales.

Source walfquotidien

Gambie: affluence dans les bureaux de vote pour la présidentielle

Des policiers et militaires font le queue pour voter lors de la présidentielle en Gambie, le 1er décembre 2016.

Jour d’élection présidentielle en Gambie où 880 000 électeurs sont appelés à voter. Deux des trois candidats sortent du lot, dont Yahya Jammeh bien sûr, président depuis 22 ans et qui brigue un cinquième mandat, mais pour la première fois, il a en face de lui un candidat sérieux, Adama Barrow, choisi par l’ensemble des partis d’opposition pour affronter le chef de l’Etat.
Des policiers et militaires font le queue pour voter lors de la présidentielle en Gambie, le 1er décembre 2016.
 C’est dans une capitale très calme, voire endormie, où tout est fermé, que s’est ouvert ce scrutin. L’affluence est en revanche très importante dans les bureaux. Pour Ismaël, 53 ans, chômeur, voter c’est un devoir citoyen : « Je suis venu après la prière du matin, car j’ai une voix, j’espère le meilleur pour mon pays. Venez tous voter massivement ».
Durant quinze jours, la campagne électorale a été très ouverte, le débat, parfois virulent. A la sortie des bureaux, c’est la même chose, il y a les supporters de Yahya Jammeh, Abdoulaye est de ceux-là : « Avec le président, on a l’école, les centres de santé, l’agriculture, etc. Maintenant, on veut des industries et encore plus ».

Scrutin à huis clos

Sidi, 45 ans, explique qu’il survit. Lui veut du changement, il supporte Adama Barrow le candidat de l’opposition : « Ce que l’on veut que le président fasse pour le pays, c’est le développement, l’éducation, la santé. On veut du changement ».

Ce scrutin se joue à huis clos. Depuis mercredi soir, le réseau internet est coupé. Les lignes téléphoniques vers l’étranger également. La tension est donc montée d’un cran. Lamine appelle tous les Gambiens à garder leur calme : « Je veux que l’atmosphère reste calme. Que tous les électeurs soient calmes et attendent les résultats ».

Le scrutin se termine à 17 heures, heure locale, et pour la première fois, le décompte des voix sera fait dans les 1 400 bureaux de vote.

■ Amnesty International inquiète après la coupure des communications

Toutes les connexions internet et les liaisons téléphoniques vers l’étranger sont coupées en Gambie donc depuis ce mercredi soir. C’est la première fois que cela arrive dans le pays et aucune explication n’a été fournie par les autorités.

Une coupure que déplore Steve Cockbrun, responsable Afrique pour Amnesty International : « Je pense que c’est une mesure très négative, très répressive, de couper les communications des Gambiens.

Je pense que c’est important qu’il y ait l’ouverture, la transparence, la liberté d’expression dans ce pays. Nous venons de vivre deux semaines où les Gambiens se sont exprimés pacifiquement. Ils se sont mobilisés dans les rues, ils se sont manifestés. C’était vraiment une période remarquable, qui a vraiment montré à quel point la liberté d’expression c’est précieux.
Donc c’est très, très dommage de voir qu’il y a ces limitations maintenant et nous faisons appel aux autorités gambiennes pour lever ces limitations et permettre à la population de communiquer en toute liberté ».
RFI

Hcct, Podor, Parti socialiste, Macky : Aïssata Tall Sall dit tout

Aïssata Tall Sall descend des Marches du Quotidien. La suite avec le Hcct, une «sauterelle» pour Tanor, la «prouesse» de Macky Sall qui a «réussi à réunifier une certaine famille socialiste autour de lui», la polémique sur le pétrole dont le chef de l’Etat est «le seul responsable» et non son frère, Aliou. Fin de plaidoiries.

Par rapport à ce congrès de 2014, il s’est dit que vous auriez eu le soutien de Kha­lifa Sall pour battre Ous­mane Tanor Dieng, est-ce vrai ?
Non, je peux vous dire, je m’excuse de ce terme-là, mais ce sont des balivernes. Pourquoi Khalifa Sall m’aurait-il soutenue ? Ces gens lui demandaient d’être candidat non ? Quand j’ai décidé d’être candidate, les seuls avec qui je me suis concertée et qui m’ont donné leur onction, c’étaient les membres de ma coordination à Podor.

Vous avez été remplacée au poste de chargée de communication du parti par Abdoulaye Wilane. Mais Tanor avait dit qu’il vous avait proposé d’autres postes…
Il m’a proposé un poste, j’ai refusé.

Quel poste ?
Je ne me rappelle plus. C’est un truc tellement vague. Il y avait droit de l’Homme, il y avait juriste, il y avait tout dedans. En réalité, il me proposait de continuer à être l’avocate du parti. J’ai dit : «Je le suis naturellement. Je n’ai pas besoin de secrétariat national pour les droits de l’Homme et pour je ne sais quoi.» Et s’il m’avait proposé porte-parole, j’aurais refusé. Attendez, on ne peut pas passer sa vie à être porte-parole ! Ou bien je suis née, estampillée porte-parole sur mon front ? (Rires)

Et comment appréciez-vous aujourd’hui la nomination de Tanor à la tête du Haut conseil des collectivités territoriales ?
(Long silence, puis elle s’éclate). Ecoutez, si sur la forme on doit le féliciter, bon qu’il l’entende ainsi ! Mais honnêtement, je crois que pour l’homme que je connais, il mérite mieux que ça. (Elle insiste).

Il méritait la présidence de la République ?
Ah ! C’est ce qu’on lui a toujours souhaité. Mieux que de le lui souhaiter, on s’est sacrifié pour cela. Bon, le pouvoir c’est de la magie. Il arrive cet instant magique où vous y êtes. Il n’a pas pu l’avoir. Mais pour autant, comme disent les arabes : «Est-ce qu’on peut accepter de jeûner un an pour se contenter d’une sauterelle ?» Non.

Ah oui, c’est une sauterelle ?
Attendez ! C’est quoi ce Haut conseil des collectivités territoriales ? Une sorte de salmigondis. Vous connaissez le salmigondis ?

Expliquez-nous…
C’est un terme italien qui veut dire des restes de tout. Un peu de salade, un peu d’oignon, un peu de choux, un peu de carotte. C’est cela le salmigondis. Personnellement, j’ai rêvé d’autres choses pour lui (Tanor). Même si, peut-être, les circonstances l’amènent à se contenter de cela. Quand on a voulu pour lui président de la République que ce n’était pas possible, on a pensé Premier ministre que ce n’était pas possible, on a pensé président de l’Assemblée nationale que ce n’était pas possible, je disais : «Il n’a qu’à rester le conseiller officieux de Macky et qu’il soit entouré de ce halo de mystère et de pouvoir.» Aujourd’hui, c’est tout cela qui est percé. Alors, c’est quoi ce Haut conseil des… Comment ça s’appelle d’ailleurs ? Je vous assure, je ne blague pas, je ne connais pas la suite…

Haut conseil des collectivités territoriales…
Dans quel cadre institutionnel ça rentre ? Ce n’est pas une chambre.

C’est quand même une chambre consultative, dit-on…
Un instrument consultatif pour le président de la République. C’est quoi ses limites de compétence avec l’autre machin de dialogue des territoires.

Vous parlez de la Commission nationale du dialogue des territoires dirigée par Djibo Kâ…
Il faut un tribunal de conflits parce que va arriver un moment où il va y avoir immanquablement des conflits de compétence. Ensuite, c’est quoi cette façon de prendre 80 qui sont élus, 70 qui sont nommés ? On avait pensé que tout cela était oublié. C’est une institution avec des gens élus, mais qui ne votent pas, qui ne délibèrent pas avec un président lui-même élu à la base, mais nommé par décret et révocable ad nutum. Alors, ce Haut conseil me fait penser à l’histoire institutionnelle de la France dans les années 1800, avec la Chambre introuvable. Tous les juristes l’ont appris. La Chambre introuvable, c’est quand Louis XVIII, rappelé au pouvoir, a eu des gens élus qui lui sont tellement fidèles qu’il les a appelés : «vous êtes plus royalistes que le roi». Tellement qu’ils étaient pressés de satisfaire tous les desiderata de Louis XVIII.

Sur la parité, la loi a été une nouvelle fois piétinée avec le Hcct…
Oui ! J’allais dire comme ça, sur un coup de tête, que ce n’est pas la première fois. Même sur le bureau de l’Assemblée nationale, non seulement la parité a été violée, mais quand la Cour suprême a corrigé, l’Assemblée ne l’a pas suivie. Aujourd’hui, il y a des collectivités territoriales qui sont gérées sans la parité.
Le Président avait les moyens de compenser par les nominations…
Oui, vous vous souvenez que c’est le Président qui avait fait des remontrances à la Cour suprême en demandant au ministre de l’Education nationale de ne pas se soumettre à la décision de justice non.

Comment interprétez-vous que l’Exécutif se passe des décisions du Judiciaire et que rien n’arrive ?
Mais on est au Sénégal. Peut-être que le jour où, dans vos rédactions, vous écrirez beaucoup plus sur ça, sur nos déboires internes dans nos partis, vous attirerez l’attention de plus de Sénégalais sur ce phénomène-là. Parce que c’est vrai qu’on a besoin de plus de justice.

Quelle appréciation faites-vous justement du projet de prolongation de la retraite du premier président et du Pro­cureur général de la Cour suprême ?
Ah, ça c’est une catastrophe ! Si les magistrats pensent que c’est bon, il n’y a pas de problème. Mais le Président Macky Sall a le devoir d’ouvrir des concertations avec eux. Vous savez, la Grande muette, c’est l’Armée ; l’autre muette ce sont les magistrats. C’est vrai, ils ont l’Ums dans laquelle ils s’expriment, mais ils n’ont pas les moyens que nous autres avons de pouvoir parfois taper sur la table. Le ministre de la Justice ne suffit plus à cela ; il faut que lui prenne le taureau par les cornes et qu’il parle à la justice qui a avalé suffisamment de couleuvres pour aujourd’hui en arriver à la situation délétère dans laquelle elle est.

Vous aviez dit lors d’un débat organisé par l’Asso­ciation des étudiants en sciences politiques de l’U­cad : «Le pouvoir législatif n’est qu’un solde résiduel du pouvoir exécutif.» Di­riez-vous la même chose du pouvoir judiciaire ?
Je vais vous dire la vérité. Je ne suis pas de ceux qui pensent qu’on doit couper le cordon ombilical entre le Parquet et le ministère. Je considère que dans cette mission de service public que rend la justice, l’Etat doit être présent tout en garantissant l’indépendance des magistrats. Pour autant, quand on voit les moyens dérisoires qui sont ceux de la justice, on a l’impression aujourd’hui que les magistrats sont mieux traités. Mais je pense qu’il y a encore beaucoup de choses à faire pour rendre à la justice toute son indépendance, toute sa dignité. Et croyez-moi, il y a une génération de magistrats qui prend son rôle comme un véritable sacerdoce, qui le fait avec courage dans l’anonymat le plus absolu et qui s’efforce de combattre la corruption, d’être simplement les juges de leur temps. Et ces magistrats-la méritent d’être accompagnés. Donc, de ce point de vue, il y a encore beaucoup d’efforts à faire de la part de l’Etat.

Pour revenir au Parti so­cialiste, qu’allez-vous faire aux prochaines échéances ? continuer à vous battre à l’intérieur ou à l’exté­rieur du parti ?
On va faire les deux, et à l’intérieur du Parti socialiste et en dehors.  Parce que finalement, de quoi est-ce qu’il est question ? Il est question de collecter les suffrages des Sénégalais, puisque vous parlez d’élection, qui ne sont pas seulement à l’intérieur du Parti socialiste. En tout cas aujourd’hui, nous sommes engagés totalement dans ce combat-là, nous avons la claire conscience que ce n’est pas un combat facile, mais croyez-moi, nous sommes déterminés non seulement à l’engager, mais à aller jusqu’au bout, aussi bien à l’intérieur du Parti socialiste qu’auprès de l’opinion des Sénégalais.

Depuis quelque temps, la question de la transparence dans la gestion du pétrole et du gaz fait débat au Sénégal. Quel est votre point de vue sur le sujet ?
Le pétrole vient avec un petit démon, un petit diable dans les barils du pétrole qui fait que chaque fois qu’on en parle, ça explose dans tous les sens. Les gens commencent à en parler, on n’a pas encore vu de pétrole, on n’a  même pas senti son odeur, on ne sait pas quand est-ce que cela va être exploité. On est d’accord sur l’Itie (Ndlr : Initiative pour la transparence des industries extractives), mais cela ne suffit pas. Il faudrait que les Sénégalais soient informés au plus près de comment les choses vont se passer, que ces contrats-là soient non seulement publiés, mais compris par le maximum des Sénégalais. C’est en cela que l’exercice auquel le Premier ministre doit se soumettre- mais en vrai de vrai devant l’As­semblée nationale- est un exercice majeur. Si aujourd’hui on dit que l’investisseur, parce qu’il a mis son argent, parce qu’il a pris un risque énorme de venir prospecter avant même l’exploitation, doit avoir tant de pourcentage, c’est normal. C’est la règle du jeu dans tous les pays au monde où on a prospecté et trouvé du pétrole.
Que l’Etat ait tant de pour cent, qu’est-ce que nous réservons aux générations à venir ? Est-ce qu’on permettra que le régime en place exploite nos ressources ad vitam aeternam, ne rien réserver à nos enfants et à nos petits enfants ? J’ai lu l’autre jour que le Tchad était en train de poursuivre un investisseur, c’est Exxon, en lui réclamant plus de 80 milliards de francs Cfa parce qu’à l’époque de la découverte du pétrole, le Tchad n’avait pas bien négocié pour Exxon. Ce n’est pas parce qu’on a trouvé du pétrole que c’est l’Eldorado. Donc, le gouvernement est interpellé sur tout cela. Alors, transparence oui. Vous vous souvenez de ce que le Président Macky Sall avait dit à l’époque : «La Crei, c’est pour ceux qui partent ; l’Ofnac, c’est pour nous.» Alors, où est l’Ofnac ? On a vu le premier rapport de l’Ofnac, et je voudrais au passage saluer le courage de Mme Nafi Ngom Keïta. Que sont devenus ces rapports-là ? Et je crois que le gouvernement doit rassurer que sur cette question de pétrole, on sera absolument au fait de ce qui se négocie. Parce que si vous voulez parler de Franck Timis, la question fondamentale, ce n’est pas que c’est Wade qui a introduit Timis dans la bergerie, mais qui a fait que Franck Timis reste et passe la nuit dans la bergerie. Mais tout le monde dit : «Non, c’est Wade qui l’a amené.» Oui, Wade l’a amené, il est rentré. Maintenant, pourquoi il reste et qui le fait rester ? Ce n’est pas Wade.

C’est Aliou Sall ? C’est Macky Sall ?
Dans ce que vous dites, ce n’est pas le frère du Président qui me dérange, c’est le Président. S’il n’appose pas sa signature, rien ne se passe et rien ne se fait. En tout cas, quand je parle de l’Etat, je parle de celui qui l’engage en premier et c’est le président de la République et personne d’autre.
Pour en revenir sur votre engagement au Ps…

Encore ! Finalement, le Ps me colle à la peau grave. (Rires)
Khalifa Sall a réussi son coup avec Taxawu Dakar à Dakar pour gagner la mairie contre son parti et contre les alliés. Est-ce que vous voyez une certaine alliance du genre Taxawu Sénégal pour aller aux Législatives à la marge du Ps ?
Je ne sais pas. Je ne peux pas répondre à la place de Khalifa Sall.

Et vous ?
Voilà, si c’est moi, je réponds volontiers. Je peux dire sans forfanterie que je ne suis pas née de la dernière pluie et qu’on sera présent et bien présent à l’occasion de ces rendez-vous électoraux majeurs. Avec qui et comment ? C’est l’alpha et l’oméga de la question. Vous imaginez bien que pour une question de stratégie- j’ai beaucoup de sympathie pour la rédaction du Quotidien-   ce n’est pas ici que je vais le dire.

Votre parti a déjà décidé d’aller avec Benno bokk yaakaar aux Législatives…
Ah, on verra ce qu’il adviendra de cette décision parce que c’est cette décision qui est contestée et attaquée en justice. Qu’est-ce qu’elle deviendra d’ici les Législatives ?

Quelle est votre opinion sur la refonte du fichier électoral et les inscriptions pour l’obtention de la carte biométrique de la Cedeao ?
J’avais dit au ministre de l’Intérieur à l’occasion de son passage devant l’Assemblée nationale que cette question me troublait un peu. D’abord, parce que je ne vois pas la pertinence de refaire le fichier partiellement. On aurait peut-être pu le faire avant. Et si vous lisez l’exposé des motifs de cette loi, vous allez tomber à la renverse. Le ministre de l’Intérieur dit : «On va faire une refonte partielle du fichier pour combattre l’abstention.» C’est ce qui est marqué. C’est hallucinant ! Est-ce qu’on combat l’abstention en faisant une refonte du fichier ? Le vote n’est pas un devoir au Sénégal, mais un droit. Mais je pense que le référendum a tellement traumatisé le pouvoir qu’il a les yeux rivés sur ce fort taux d’abstention. Et d’ailleurs, si les gens vont s’inscrire et qu’ils confirment qu’ils sont électeurs et que, pour autant, le jour-j ils refusent d’aller voter, qui va les obliger à le faire ? Personne. D’où l’inopportunité et la non pertinence de faire cette refonte. Et c’est pour cela qu’une partie de l’opposition pense qu’il y a un jeu caché dans cette refonte.

Avec cette histoire de fichier, est-ce que vous ne craignez pas un croc-en-jambe du pouvoir de façon qu’on se retrouve à reporter les élections ?
Non ! On a reporté la Présidentielle, on va encore reporter les Législatives ? Ce serait d’un ridicule à mettre le Sénégal au pilori. Non, le pouvoir ne peut s’amuser avec ça et je ne veux pas le croire un seul instant.

Lors du meeting du Ps, Bamba Fall a dit qu’il souhaite que Khalifa Sall soit le président de la République et vous, présidente de l’Assemblée nationale…
Un ticket non ? Que voulez-vous ? Ce n’est pas moi qui l’ai dit. Ce n’est pas non plus Khalifa Sall qui l’a dit. Mais parce que ces gens de Dakar étaient en train de l’interpeller. Moi si Podor m’interpelle, je réponds à Podor. Donc, ce sont des propos d’un militant au cours d’un meeting. Pourquoi moi, responsable de Saint-Louis et de Podor, je viens tomber dans un meeting de Dakar ? Vous savez, Bamba Fall est un garçon intelligent. Depuis 2007, il avait décidé que je serai la marraine de sa coordination. La marraine, ça n’existe nulle part dans une instance du parti. Et je suis partie à ce meeting de 2007, mais comme à l’époque on filait le parfait amour partout, personne ne s’en était rendu compte. Il a voulu refaire un autre meeting de sa coordination en 2016, il est venu m’inviter et je lui ai dit, comme vous me posez la question : «A quel titre ?» Il m’a dit : «Rappelez-vous, maître, vous êtes la marraine de ma coordination.» Et il voulait vraiment que je vienne à ce meeting ès qualités. J’ai accepté parce que c’est de la courtoisie entre camarades. Quand même, vous ne pensez pas que dans le Parti socialiste, il a 10 000 femmes qui auraient pu servir de marraine ! Voilà qui explique ma présence. Maintenant, dans ses volées, il a dit ce qu’il pensait d’un schéma idéal, mais ça n’engage que lui.

Serez-vous candidate à la Présidentielle ?
(Long silence) Vous reposerez la question vers 2019. (Elle s’éclate)

Un temps, on vous a surnommée Ségolène Royal. Aujourd’hui, c’est Hillary Clinton qui est candidate. Allez-vous faire comme elle ?
(Rires) Je voudrais avant tout saluer le courage historique de Hillary Clinton. Pour ma part, je suis Aïssata Tall Sall, femme politique et Sénégalaise qui porte une ambition, la plus grande et la plus honorable pour son pays. 2019 est encore loin, mais tout est ouvert et tout est possible. J’ai toujours laissé mon destin à Allah.

Le Secrétariat exécutif national, créé après le congrès, prend des décisions du parti. Cette instance est-elle en conformité avec les textes ?
Je vois que vous connaissez bien les textes du parti parce que pour poser cette question-là, il faut avoir lu les statuts et le règlement intérieur du parti. Quand on veut changer le profil de compétence de l’instance, seul le congrès doit en décider. Donc, si le Secrétariat exécutif national prend des décisions qui ne sont pas de sa compétence, ce sont des décisions annulables en justice. C’est dommage d’en arriver là, mais le parti n’est la propriété de personne.

Que pensez-vous des 10 000 francs requis pour obtenir la carte de la Cedeao après le délai de gratuité ?
C’est une décision très bizarre. Parce que si la carte est payante et doit supporter une partie des frais, elle devrait l’être tout le temps. Est-ce pour sanctionner les retardataires ? Mais il y en aura toujours. C’est une mesure qui n’est même pas rationnelle.

Votre adversaire Racine Sy souhaite que Podor soit érigé en région. Est-ce votre avis ?
Ecoutez, c’est une vieille doléance des Podorois et je l’admets. Du temps du Président Wade, la question était même très avancée. Mais aujourd’hui, nous sommes dans la départementalisation. Le Conseil départemental, c’est pour justement avoir plus de proximité élective et de gestion par les intéressés eux-mêmes. Alors, la région ne correspondra qu’à une circonscription administrative avec un gouverneur et sa casquette. Encore que dans cet Acte 3, j’attendais le Président Macky Sall sur les Pôles territoires qui constituent la deuxième phase de la réforme. Je ne dis pas que je suis contre la région.
A Podor, vous commencez à perdre votre suprématie électorale…

(Elle coupe) Qu’est-ce qui vous fait dire cela ?
Vous avez perdu le référendum…

Mais qui n’a pas perdu le référendum ? Même Macky Sall l’a perdu. Avec son implication personnelle dans la campagne électorale, la mobilisation de tous ses moyens et la cohorte de Benno bokk yaakaar, Macky Sall s’est retrouvé avec ce taux d’abstention et ce petit «oui». Lui sait qu’il n’a pas gagné parce que c’est à la suite du référendum que ce projet de loi est venu pour soi-disant lutter contre l’abstention et refondre le fichier électoral. Maintenant, c’est vrai, à Podor c’est le «oui» qui a gagné parce que nous sommes restés dans une logique de référendum et non d’une compétition électorale.

Racine Sy n’est-il pas une menace pour vous ?
J’ai quand même gagné les Locales à Podor en 2014.

De 6 voix seulement…
Ah, c’est important ! Même aux Etats-Unis, on gagne d’une voix et ce sont les victoires les plus dures. Pourquoi l’autre n’a pas eu les 6 voix ?

Il les avait pourtant à un moment donné…
Il ne les a jamais eues. (Rires)

Racine Sy et ses amis ont vivement exprimé leur opposition à la délocalisation de l’aérodrome de Podor vers Tarédji. Quelle est votre position en tant que maire ?
J’ai entendu cela, mais je suis un élu, un officiel investi de pouvoir. Par conséquent, je ne parle que sur des sujets que je maîtrise et non sur la base de rumeurs. Des gens sont même venus me voir et je leur ai dit que je vais voir si cela est avéré. Le cas échéant, on m’entendra et on me verra agir.

Etes-vous maire résident ?
(Rires) Je suis plus que maire résident ; je suis maire permanent. Résider, c’est l’acte physique d’habiter là où il y a la mairie. Permanent, c’est être tous les jours aux côtés des populations. Dieu merci, les nouvelles technologies de l’information et de la communication n’ont été créées que pour ça.

Racine Sy est une menace pour vous. Peut-on s’attendre à un troisième mandat de Aïssata Tall Sall à la mairie de Podor ?
Alors, la menace elle est pour vous ou pour moi ?

Pour vous ?
Non. Je ne subis aucune menace à Podor de qui que ce soit. La menace, c’est quand on a peur de quelque chose ou de quelqu’un. A Podor, je n’ai peur de rien ; je n’ai peur de personne. Je n’ai peur que des Podorois et du Bon Dieu. Et Dieu merci, jusqu’à présent, les Podorois sont avec moi. Maintenant, le troisième mandat… (Rires)

C’est important puisque c’est la limitation des mandats…
Disons, nous sommes en discussion.

Avec qui ?
Avec les Podorois.

Maître, qu’est-ce qui vous pousse à continuer à faire la politique ?
Pour répondre à cette question, il faut d’abord demander ce qui m’a amenée en politique.

C’est Tanor.
(Silence, puis rires) Non. Même s’il m’a amenée, il n’a pas pu faire que je reste. Si je reste, c’est de mon fait personnel. Encore que j’ai choisi de faire la politique parce que j’ai une idée claire. Mais j’ai considéré que dans la vie, il y a deux options : la première, c’est de se lever le matin et de se dire qu’on peut être utile à quelqu’un ou à quelque chose. Que dans la vie, il ne suffit pas de manger, de boire, de s’amuser et de pleurer. L’animal mange, boit, s’amuse et pleure. Il faut savoir distinguer les choses et c’est ce qu’on appelle le libre arbitre. Et quand on l’a, on doit avoir la volonté et la générosité de vouloir transformer le monde. Vous voyez que c’est un gros mot, mais le monde s’est toujours transformé parce que quelque part, un jour, il y a eu un seul homme qui s’est levé et qui a aperçu une petite lumière au fond et qui s’est dit : «Ça, c’est peut-être la direction du monde et cela a changé le monde.» Mao Tse Toung l’a fait, d’autres l’ont fait. Pourquoi les Sénégalais ne le feront pas ? Voilà pourquoi je fais la politique.

Tanor, Niasse, Djibo aux côtés de Macky Sall. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
Super ! Félicitation à Macky Sall qui a réussi la prouesse de réunifier la famille socialiste autour de lui. Mais c’est une certaine famille socialiste. (Rires)

Fin

Interview réalisée par Le Quotidien

Toussaint Manga : Si Karim Wade n’est pas candidat, Macky Sall, non plus, ne le sera pas


Une Présidentielle sans Karim Wade. Impossible, selon l’Union des jeunesses travaillistes libérales (Ujtl). Ces jeunes libéraux estiment, dans Le Populaire, que c’est parce que « Macky Sall a peur du Président Karim Wade et est convaincu de sa défaite à la prochaine Présidentielle que le régime invente des obstacles malsains et indignes pour saboter cette candidature au prix de la paix et de la stabilité de notre pays ».
« C’est anticonstitutionnel et contre la démocratie. Nous ne l’accepterons pas. Que Macky Sall et son régime retiennent ceci. Il est inimaginable de tenir une élection présidentielle sans la présence du candidat Karim Wade. C’est la ligne rouge à ne pas franchir. Et si Karim Wade n’est pas candidat, Macky Sall non plus ne le sera pas. Le combat continue », menacent-ils.

Revenant sur le débat de la double nationalité qui continue de défrayer la chronique, Toussaint Manga et ses camarades de se demander : « En quoi Macky Sall serait plus compatriote que les autres Sénégalais qui ont acquis la double nationalité de par leur naissance, au moment où lui a fait le pieds de grue pour trouver une seconde nationalité à ses enfants ?».

Sidiki Kaba écarte Karim Wade de la Présidentielle

Sidiki Kaba sur une éventuelle participation de Karim Wade à la Présidentielle : "Pour être candidat, il faut jouir d’un casier judiciaire vierge"

Le ministre de la Justice, Sidiki Kaba, a laissé entendre que Karim Wade ne pourra pas être candidat à la Présidentielle de 2019. Il renvoie la question au Conseil constitutionnel, qui tranchera « au moment opportun », mais semble déjà indiquer la voie.

Le Populaire de ce mercredi rapporte que face aux députés hier, mardi 28 juin, pour l’examen du projet de loi relatif au Conseil constitutionnel, le Garde des Sceaux dit : « Je ne dis pas que Karim Wade ne pourra pas se présenter à une élection présidentielle. Pour être candidat, il faut jouir d’un casier judiciaire vierge. À l’inverse de la grâce présidentielle obtenue, toutes les sanctions prononcées contre Karim Wade restent et demeurent. »

Rama Yade candidate à la présidentielle de 2017… ?

 

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Qui ne tente rien n’a rien. A en croire les informations du Parisien et du Journal du Dimanche, Rama Yade devrait annoncer ce jeudi sa candidature à l’élection présidentielle de 2017 en enjambant la primaire de la droite et du centre.

L’ancienne secrétaire d’Etats aux Droits de l’homme et aux Sports est l’invitée du 20h de TF1 de Gilles Bouleau, une tribune médiatique très courue où plusieurs prétendants (Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen…) à l’élection reine de la Ve République ont déjà officialisé leur candidature.

Ira-t-elle jusqu’au bout? En rupture avec Nicolas Sarkozy, privée de son dernier mandat et définitivement exclue du Parti radical dont elle n’a pas réussi à gagner la présidence, Rama Yade s’est fait beaucoup d’ennemis à droite comme chez les centristes. Sans fief ni réseaux, l’ambassadrice de France à l’Unesco n’a en outre pas su se bâtir une écurie présidentielle qui lui permettrait de réunir les 500 parrainages requis.

« Elle veut revenir dans le jeu. Faute d’espace partisan, elle n’a pas d’autre choix que de se lancer. Si elle fait un peu peur, quelqu’un viendra acheter son ralliement en cours de route », parie un ancien compagnon de route, très dubitatif quant à ses chances de se qualifier en solo pour le premier tour. « Même si elle obtient les 500 signatures, elle ne fera pas 1,5% et ne résistera pas au souffle du boulet », parie cet observateur avisé du jeu politique à droite.

Huffington post

Serigne Saliou Guèye : « Ce référendum ressemble à une élection présidentielle »

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À quelques heures du dépouillement du scrutin qui a débuté ce 20 mars à 8 heures, Serigne Saliou Guèye, journaliste au quotidien Le Témoin, analyste politique, décrypte pour Seneweb les conséquences politiques de ce référendum.

Que peut-on retenir essentiellement de ce référendum ?

On peut dire que jamais dans l’histoire politique du Sénégal post-indépendance, une consultation référendaire n’aura suscité autant d’engouement et de passion, mais aussi de haine. Pas parce que le projet de réformes constitutionnelles est d’une importance majeure ou mineure, mais parce que l’esprit de cette consultation est biaisé, dévoyée et dépouillée de sa quintessence. Vu les discours distillés par-ci, par-là par le courant du « oui » et celui du « non », on a l’impression que l’on convoque le peuple pas pour lui demander d’exprimer sa position sur une question à choix binaire (oui ou non), mais pour lui demander d’exprimer un vote de confiance ou un vote de défiance pour ou contre le président de la République, Macky Sall. Ainsi le référendum, tout en gardant son objet principal, est détourné de son objectif soit pour renforcer soit pour affaiblir la légitimité du président de la République et de sa majorité.

Si certains politiciens ont transbahuté des sacs de riz estampillé « oui » de maison en maison et distribué à tour de bras des liasses d’argent comme l’a reconnu le député Moustapha Cissé Lo, si le président de la République tout comme les partisans du « non » ont pérégriné de capitale religieuse en capitale religieuse pour solliciter des consignes de vote trivialement appelé « ndigël », si le chef de l’État a procédé opportunément à des inaugurations de centrale électrique et de route bitumée et fait étalage de son bilan économique, si le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, a procédé à des dons d’ambulance, c’est parce que ce référendum a quitté le champ de la consultation populaire pour se muer en une élection aux couleurs présidentielle ou locale. Quand on regarde les affiches publicitaires du courant du « oui », on constate que l’image présidentielle toute souriante est mise au premier plan. Aucune information sur les réformes, substance du référendum. Ce qui veut donc dire en communication visuelle qu’on cherche à attirer l’attention des gens plus sur la personne de l’auteur et « proposeur » des réformes que sur les réformes elles-mêmes. Quand certains responsables politiques du pouvoir apposent leur image à côté de celle du président sur certaines affiches disséminées dans leur localité, c’est parce qu’ils donnent à cette consultation populaire la dimension d’une élection locale où chacun cherche à se valoriser. Quand les « nonistes » parlent d’une démission impérative du président de la République en cas de rejet des réformes, c’est parce qu’ils considèrent ce référendum comme une élection où se joue la légitimité populaire du président de la République.

La campagne référendaire, qui a duré officiellement une semaine, a débridé les tensions et attisé les haines entre les deux blocs antagonistes au point de déboucher sur une violence quasi mortifère. Des propos grossiers, des algarades injurieuses et des insanités distillées à travers les médias, des coups de pistolets tirés, des armes blanches et des gourdins bien sculptés brandis, des voitures caillassées, tout y passe. Un tel scénario laisse penser que nous vivons la passion d’une élection présidentielle.

On aurait dû éviter cette fracture entre Sénégalais si l’initiateur des réformes avait fait au préalable preuve de plus d’ouverture à l’endroit de ceux qui s’opposent à son projet réformiste. Mais nous espérons qu’au-delà de ces impairs qui ont terni l’esprit et l’importance de ce rendez-vous populaire, la passion et l’intérêt qui ont accompagné la campagne référendaire permettront aux votants d’effectuer un vrai choix rationnel entre le « oui » et le « non ».

Quelles seront les conséquences politiques d’une victoire du Oui ?

Au soir de ce 20 mars, forcément le « oui » ou le « non » sortira vainqueur. Si le « oui » gagne avec une marge étriquée ou même en deçà du score des 65 % de Macky Sall à la dernière présidentielle, certes les réformes passeront parce qu’il y a l’onction démocratique, mais, au plan politique, la légitimité du chef de l’État risque d’en souffrir. Il aura compris, après quatre années d’exercice du pouvoir, que nonobstant son programme économique basé sur le PSE, certains Sénégalais qui avaient voté pour lui en 2012 lui ont tourné le dos, faute de voir leurs besoins être pris en charge par sa politique. Alors il n’est pas à exclure que le président procède à un remaniement ministériel et il y aura inévitablement des dommages collatéraux puisque tout responsable politique qui aura perdu sa localité sera durement sanctionné comme cela a été le cas lors des locales. Et un tel scénario risque de peser lourd sur les législatives de 2017 voire la présidentielle de 2019. En sus, le président passera à la structuration de son parti afin de procéder à une redistribution des rôles et postes de responsabilité.

Mais au cas où le « oui » triompherait, ce mécanisme de légitimation populaire qu’est le référendum transmutera le lien entre le peuple et le président Sall d’un vote de confiance plébiscitaire en un sacre républicain. Ainsi le président renforcé pourra dérouler son programme économique, aborder sereinement les législatives en vue et envisager avec confiance sa réélection en 2019. Parallèlement l’opposition en état de collapsus doit revoir son offre politique et affiner une nouvelle stratégie unitaire pour essayer de faire face au président lors des échéances futures.

Et si le Non l’emportait ?

En cas de victoire du « non », le président n’aura plus cette légitimité pour diriger un peuple qui l’a rejeté après l’avoir porté au pinacle il y a quatre ans. Éthiquement, il lui sera difficile d’être à la tête d’un pays dont la majorité électorale lui a exprimé sa désaffection, son désamour en rejetant ses réformes. Et nécessairement, il y aura un dialogue politique entre la majorité et la minorité sorties du référendum afin de définir des plages de convergence dans la gouvernance du pays. Ce sera une obligation voire un impératif pour la stabilité du pays. La coalition Bennoo Bokk Yaakaar sera reconstruite si elle n’est pas dissoute pour faire place à une nouvelle alliance plus solide et plus compétitive. La recomposition de certains partis politiques comme le PS est tributaire des résultats du référendum. Certains dinosaures politiques seront enterrés à jamais. Même les médias n’échapperont pas aux dommages collatéraux d’une victoire du « non ». Beaucoup de journalistes qui se sont accointés manifestement avec le courant du « oui » jouent leur crédibilité avec ce référendum. Même l’honorabilité de certains guides religieux qui se sont trop impliqués dans ce référendum au point de favoriser un courant au détriment de l’autre risque d’en prendre un sacré coup.

Quelles sont les conséquences d’un fort taux d’abstention ?

Compte tenu de la tournure électorale qu’a prise cette consultation populaire et de l’intérêt suscité, il ne devrait pas y avoir un fort taux d’abstention. Mais on constate à mi-journée que la participation est encore très faible sur l’ensemble du territoire national : 15 % d’après le président de la CENA. Mais si on analyse le vote faible des militaires, lesquels ont les mêmes préoccupations que les civils, on ne peut qu’être pessimiste. Les trois référendums postcoloniaux n’ont jamais enregistré un taux de participation faible. Le référendum de 1963, qui consacre le présidentialisme fort de Léopold Sédar Senghor, avait enregistré un taux d’abstention de 5,7 %. Celui de 1970 qui instaura le poste de Premier ministre après la tempête de mai 1968 avait totalisé un taux d’abstention de 4,8 %. Le référendum de 2001, qui proposait une nouvelle constitution sous le magistère du président Abdoulaye Wade, avait enregistré un taux d’abstention un peu élevé de 34,26 %. Donc celui-ci ne devrait pas déroger à la règle. Mais au cas où le niveau de l’abstention atteindrait ou avoisinerait la barre des 50 %, ce serait une forme d’indifférence, de camouflet voire de désaveu contre principalement le président, initiateur des réformes, et contre les opposants qui n’auraient pas réussi à inciter les citoyens indécis ou indifférents à aller accomplir leur devoir civique.

Gabon: Le PDG investit Ali Bongo comme son candidat pour la Présidentielle

Gabon: Présidentielle, le PDG investit Ali Bongo candidat du «changeons ensemble»

Sans surprise, Ali Bongo a été investi samedi à Libreville par acclamation candidat du Parti démocratique gabonais (PDG) à l’élection présidentielle de 2016 lors d’un congrès extraordinaire jumelé avec le 48e anniversaire du parti.

Depuis le jardin botanique celui qui avait annoncé sa candidature depuis Port Gentil et qui se range derrière le slogan « Changeons ensemble », a reçu le traditionnel flambeau des mains de Faustin Boukoubi, le secrétaire général du parti.

Devant les militants, Ali Bongo a lancé une une invitation à la vigilance, face aux « faux prophètes » et autres « pompiers pyromanes » avant de  souligner la « nécessité de libérer les talents » du peuple, sans discrimination aucune en imposant une rupture avec la vieille culture du favoritisme et des privilèges, idées en issues  du « programme pour l’ égalité des chance – l’Homme au centre de l’action et de l’ambition  » présenté il y une vingtaine de jours.

Le candidat du PDG souhaite une société véritablement solidaire, « à l’image des grandes démocraties caractérisées par l’engagement à élargir les droits des plus vulnérables », comme selon les propos relevés.

« Nous devons briser ensemble le cercle de l’inutilité et bâtir un meilleur vivre-ensemble fondé sur l’inclusion et le mérite. » a poursuivi Ali Bongo sous les applaudissements avant de conclure: « N’ayez pas peur. Restez confiants. Les changements dont je vous parle sont à notre portée.  Portez-le dans nos quartiers et nos villes. Dites à nos populations, à nos compatriotes que nous sommes porteurs du véritable changement que notre pays attend. Le changement c’est nous ».

Ali Bongo investi, reste désormais a être situé sur la date de la présidentielle annoncée pour août ou septembre voire octobre.

Source : Koaci

Présidentielle béninoise : Cheikh Tidiane Gadio à la tête d’une mission de l’OIF

Présidentielle béninoise : Cheikh Tidiane Gadio à la tête d’une mission de l’OIF
L’ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, conduira une mission d’information et de contacts de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) à l’occasion de l’élection présidentielle béninoise prévue le 6 mars, a appris l’APS.


Un communiqué indique qu’à l’invitation des autorités centrafricaines, nigériennes, comoriennes et béninoises, la Secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean, ’’va dépêcher des missions d’information et de contacts à l’occasion des élections qui seront organisées dans ces pays, respectivement les 14 février (République Centrafricaine), 21 février (Niger et Comores) et 6 mars (Bénin)’’.


La même source précise que les délégations francophones dépêchées au Niger, aux Comores, en RCA, et au Bénin seront respectivement conduites par Michel Kafando, ancien Président du Faso, Dileita Mohamed Dileita, ancien Premier ministre de Djibouti, Boukar Mai Manga, ancien ministre du Niger et Cheikh Tidiane Gadio, ancien ministre des Affaires étrangères du Sénégal.


Les délégations seront composées de parlementaires et d’experts de haut niveau en matière électorale. Le communiqué rappelle que ces missions ’’s’inscrivent dans le cadre de l’accompagnement par l’Organisation internationale de la Francophonie du processus de renforcement de la démocratie et de l’État de droit dans l’espace francophone’’.


Il souligne que dans chacun des pays, ’’des entretiens sont prévus avec les autorités nationales, les responsables politiques, les organisations de la société civile ainsi qu’avec les partenaires internationaux sur place’’. Ces échanges permettront de recueillir des informations pertinentes et nécessaires à l’évaluation de la préparation et du déroulement des scrutins, explique t-on.

Le plan de Macky pour freiner la candidature de Khalifa Sall à la présidentielle

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Ce n’est pas nouveau, Khalifa Sall est considéré comme un sérieux candidat en vue des prochaines élections présidentielles. Dans ce sens, Ousmane Tanor Dieng est appelé à jouer les médiateurs pour le compte de Macky Sall afin d’empêcher au maire de Dakar de déposer sa candidature.
A en croire le journal français « La Lettre du Continent », le Chef de l’Etat serait même prêt à donner à Khalifa Sall le Haut conseil des collectivités locales s’il acceptait de renoncer à sa candidature à la présidentielle.

Le porte-parole adjoint du Ps annonce la couleur : Macky Sall sera leur candidat

 

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Khalifat Sall et Ousmane Tanor Dieng ne seront les candidats du Parti socialiste lors de la prochaine élection présidentielle. La révélation est de Me Moussa Bocar Thiam, maire de Ourossogui, porte-parole adjoint du Parti socialiste. «Le parti socialiste doit avoir une vision claire et cohérente. L’absence de cohérence nuit au parti. Nul ne peut vous dire aujourd’hui, la position du parti socialiste vis à vis de son allié, le Président Macky Sall.

En ce qui me concerne, le Parti socialiste ne peut pas avoir d’autre choix que de soutenir la candidature du Président Macky Sall. J’assume pleinement mes propos.
Pour moi, seuls les camarades qui font fi de la loyauté, de l’élégance et de la courtoisie claironnent la candidature de Khalifa Sall ou de Ousmane Tanor Dieng», déclare-t-il dans un entretien avec «L’Observateur».

Le Ps, poursuit-il, peut avoir un candidat à la prochaine présidentielle, mais ce candidat ne peut être que le président Macky Sall. «Le Parti socialiste n’aura pas un candidat socialiste. Il aura pour candidat le Président Macky Sall, qui a un bilan dont la positivité est indiscutable», affirme-t-il. Il invite le Secrétaire général du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng, «à prendre ses responsabilités et à soutenir publiquement, ouvertement et de manière non équivoque, la candidature du Président Macky Sall». «C’est la seule voie pour être en cohérence avec nos idées socialistes. Aujourd’hui, la crédibilité du Parti socialiste repose sur son soutien indéfectible de la candidature du Président Macky Sall», pense-t-il.