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Pour cacher ses magouilles Bohn offre plus de 187 millions de frs offerts à la presse nationale et internationale.

Alors qu’Air Sénégal Sa dispose d’une cellule de communication, Philippe Bohn, dès sa prise de fonction en octobre 2017, confie toute la communication de la compagnie au cabinet ALBG dirigé par une certaine Bineta Erika Guèye sortie de nulle part. Cette dernière est la sœur de Eric Iba Guèye directeur Réseau et Expérience client de Sénégal Sa. Entre Philippe Bohn et Erika, un contrat aux allures d’une véritable arnaque est signé. ALBG, certainement pour cacher son forfait, signe d’intéressants contrats à plusieurs organes de la place dont le plus petit montant tourne autour de 8 millions de frs, mais aussi à des organes à l’étranger comme Jeune Afrique, le Figaro. Rien que pour la presse nationale, Ndeye Bineta Erika Guèye et Philippe Bohn ont offert plus de 187 millions de frs. Dans la liste des organes bénéficiaires et des montants qui leur sont octroyés — que le personnel a réussi à se procurer et dont nous détenons une copie — on ne trouvera évidemment pas « le Témoin » encore moins le site dakarmatin qui dans sa chronique du 27 juin 2018 avait tiré la sonnette d’alarme.

La première tranche d’un versement étalé sur 3 paiements sur le montant de plus de 187 millions de francs (40 % à la réception de la facture, 40 % le 1er septembre 2018, et 20 % le 1er décembre 2018) cette première tranche a été décaissée le 18 juillet 2018 pour certaines entreprises de presse. Il s’agissait d’un montant de près de 76 millions de frs sur un chèque de la BNDE. Jeune Afrique obtiendra un ordre de publicité en date du 31 janvier 2019 de 5100 Euros, puis le Figaro une pub de 10.000 Euros. Jusqu’ici rien de grave. Comment une entreprise ALBG Communication Afrique créée le 07 février 2017 à Dakar a-t-elle pu gagner aussi rapidement un tel marché de communication ? Mais à la lumière du contrat nébuleux signé entre Philippe Bohn et Ndèye

Bineta Guèye, l’on comprend que c’est une association de malfaiteurs qui s’était organisée pour pomper l’argent du contribuable sénégalais. Le contrat entré en vigueur le 02 novembre 2017 stipulait que ALBG devait gérer la communication, le marketing et la publicité d’Air Séné- gal Sa. Le cabinet devait obtenir des honoraires variables (commissions de 7 % sur la production HT et de 9% de commission pour le développement de la stratégie et les achats médias HT). Mais en outre, il est stipulé que les honoraires du Prestataire sont composés d’une partie forfaitaire mensuelle dénommée « retainer » de 6 millions de frs. C’est au niveau du système de paiement des honoraires que se situe l’arnaque. « Albg touche des paiements mensuels sur des conseils. Par exemple, elle dit à Air Sénégal de faire des sacs publicitaires, elle passe commande des sacs publicitaires pour Air Sénégal, Air Sénégal fait le paiement des 50 % d’avance et Albg gagne 9 % de commission du montant de la commande en plus de la marge sur la facture que lui verse le fournisseur » explique notre source. Cette dernière ajoute « une autre bizarrerie à l’heure de la création d’emplois, ALBG facture à Air Sénégal un community manager et un responsable relations publiques. Ce qui fait que le Sénégal se prive de ces emplois que pouvaient occuper de jeunes sénégalais. Et le plus cocasse c’est que ALBG non seulement fait travailler son agence au Canada en confiant le travail de community manager à un Canadien mais elle fait facturer des prestations à ALBG Sénégal par ALBG Canada. Ce qui fait que l’argent est rapatrié au Canada et, du coup, le Sénégal perd doublement ». La plainte annoncée par la compagnie sur de supposés sabotages sur son module de réservation de billetterie fait rire notre source. A l’en croire, si le système est perturbé, c’est parce qu’il n’est pas sécurisé. La faute, ce fut d’avoir confié un tel dispositif à ALBG qui n’a aucune qualification pour développer un tel système.

le café presse du 30 Mars sur senelux

 

A la Une : Un drogué égorge un bébé d’un an au Cap Skirring ; Maitresse d’un homme marié : le CNRA coupe la poire en deux mais demande à Marodi de rectifier le tir ; Macky Sall a dit au revoir à ses collaborateurs  hier

1-Plainte de Jamra contre la série « Maitresse d’un homme marié » : le CNRA coupe la poire en deux. C’est par un communiqué publié hier que le CNRA a vidé le contentieux. Pour Babacar Diagne et son équipe, «  le téléfilm pourra continuer à être diffusé sous reserve des mesures  correctives à apporter ».  Le CNRA met en garde les producteurs de la série contre le non-respect  des correctifs à apporter sur le contenu décrié par le collège du CNRA qui entrainera l’arrêt de la diffusion de la  série. Marodi accusée  de pervertir la société sénégalaise, répond par un communiqué qui fache les internautes qui considèrent que les jeunes dirigeants de cette société de production sont arrogants et n’ont pas bien perçu le message du CNRA

2-Cap Skirring dans l’émoi : Un homme tue un bébé d’une façon abominable. Les enfants continuent à payer un lourd tribut, une fille d’un an  a été égorgée par son oncle qui sous l’emprise de la drogue soutient qu’il pensait égorger un lapin et non un humain.

3-Bruno Le Maire ministre des finances français répond aux anti-Cfa : « Je le dis pour tous ceux qui critiquent le franc CFA (et) qui nous disent qu’on ne peut pas réussir économiquement dans le cadre de la zone franc, c’est faux de dire que ce n’est pas un bon modèle de développement », a tonné le ministre français

4-Macky Sall réunit son cabinet et se confesse : Il y avait de l’émotion au Palais hier lors de la cérémonie d’au revoir entre le Chef d’Etat et ses collaborateurs. Après les avoir remercié, Macky Sall a loué leur résilience face aux attaques et moments difficiles vécus avec lui durant 7 ans. Le Président a révélé qu’il a traversé des moments difficiles e de pression entre 2012 et 2019

5-Le Sénégal doit faire beaucoup attention au terrorisme selon  le colonel Antoine Wardini Directeur des opérations de l’Agence d’assistance à la police de sécurité (ASP) sur E-Média : « Avec les découvertes pétrolières et gazières, le Sénégal va attirer beaucoup d’étrangers. Donc, il va falloir savoir qui vient, qui entre dans le pays. Il nous faut alors mettre sur place un dispositif de renseignement très futé pour savoir celui qui vient pour la paix et celui qui entre dans le pays pour des intentions déplorables », a-t-il expliqué avant d’insister sur la surveillance des frontières.

6-Braquage de l’agence Wafacash de Liberté 6 : l’armée va être  impitoyable envers les deux militaires incriminés selon le porte-parole Abdou Ndiaye pour qui ces jeunes ont causé un préjudice à l’image de l’armée

7-Yaya Jammeh s’est enrichi par le bradage des forets du Sénégal : le gouvernement est très remonté contre l’ancien président gambien qui a ramassé plus de 500 milliards principalement tirés de la déforestation de la Casamance. Le ministre de l’environnement Mame Dieng s’est dit choqué par les agissements de Jammeh qui a porté un grave préjudice au Sénégal

La presse Sénégalaise. Ce monstre ( Par Ndao Badou le médiateur)

Au Sénégal les journalistes se font de plus en plus rares, par contre, une presse sans conscience se développe au détriment du travail journalistique.

Une presse minée par la course au sensationnel, gangrenée par la nullité des red-chefs et l’inconscience des pigistes.

On publie n’importe quoi, n’importe comment. On n’essaie même pas, de là, où on est de faire de l’auto -censure, pour essayer de savoir, si cet article peut porter tort au pays, aux Institutions ou à nos intérêts tout court.

Puisque la conscience vole bas, on publie bas, et le niveau, volant au ras du sol, la presse Sénégalaise est devenue, ce qu’elle est maintenant.

Une presse à bulles, où, tout est faits divers ou « fait – diversier. Les seuls articles pertinents dans la plupart des journaux, sont les contributions des lecteurs.

Et, le pire, c’est que cette presse de bas étage a formaté une génération de lecteurs qui ne lisent plus, que des faits divers .Les journaux les plus lus, sont les journaux à sensation, les émissions les plus écoutées, sont celles qui détruisent des vies et des familles sous prétexte d’éduquer ou d’alerter.

Des ignares, sortis de la boue nauséabonde de l’inculture et de la méconnaissance, tiennent haut le pavé de la cacophonie « journalistique ». Cette presse de la paresse intellectuelle, de l’incurie et de l’irresponsabilité, elle doit même, être combattue.

Combattre cette presse de caniveau, est une urgence nationale pour tous les intellectuels, les éducateurs et les accros de la lecture, qui dépensent leurs sous, pour finalement se voir, gaufrer d’articles vides, d’analyses de borne-fontaine et de révélations malsaines qui ne nous emmènent nulle part, que vers la médisance.

Cette presse à titres, sans contenus, est en train de tuer le débat et l’approche intellectuelle critique, qui donne aux usagers, les outils d’analyse, pour comprendre l’information.

Au Sénégal, les journalistes, ne font plus la presse. La presse est entre les mains d’agents commerciaux, tourmentés par le gain et de dirpubs, affairistes.
La presse est devenue une arme de destruction massive d’hommes et de femmes. De familles entières.

Article écrit en 2015

Incidents de Tamba : Déclaration commune des organisations de presse


Suite de l’attaque des journalistes à Tambacounda

Nous, organisations professionnelles des médias, condamnons fermement l’attaque ciblée ce lundi 11 février 2019 du minibus transportant les journalistes chargés de suivre le convoi du candidat du Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR), agression survenue à Tambacounda.

Vu la gravité des évènements, nous exigeons du procureur de la République l’ouverture d’une enquête dans les plus bref délais afin que cette forfaiture soit punie à la dimension de l’acte.

Nous nous réservons le droit de porter plainte, s’il n’y a pas une auto-saisine de la part du procureur de la république.

Cette attaque rappelle, s’il est besoin, que la sécurité des journalistes pendant cette campagne électorale doit être une priorité comme l’est celle des candidats, afin que la presse puisse remplir sa mission de service public.

C’est pour cela que nous, organisations professionnelles des médias, demandons au ministère de l’Intérieur de prendre, sans délai, des mesures pour sécuriser les bus transportant les journalistes couvrant la campagne auprès des cinq candidats.

Nous souhaitons que des bus sans effigies d’un quelconque candidat soient mis à la disposition des journalistes par les directoires de campagne, que ces véhicules soient marqués de l’inscription ‘’Presse’’, et surtout qu’ils soient sécurisés par les forces de défenses et de sécurité.

Nous rappelons par cette occasion que la couverture de la campagne engage aussi et au plus haut niveau la responsabilité des rédactions, notamment pour la prise en charge de leurs reporters déployés sur le terrain.

Dans le cas où ces rédactions ne disposeraient pas de moyens financiers suffisants, nous leur recommandons vivement de s’abstenir d’envoyer, sans moyens, les journalistes à l’aventure.

Tout en dénonçant, l’inaction voire le silence du ministère de la Communication, tutelle des médias au Sénégal, nous, acteurs des médias souhaitons que dans l’avenir les fonds publics alloués à la couverture de tels évènements soient repartis sans parti pris à l’ensemble des médias sénégalais, publics comme privés.

Par ailleurs, nous saluons la mise en place d’une cellule psychologique, à l’initiative du professeur Thiam (Service Psychiatrique de l’hôpital Fann) pour la prise en charge des journalistes et techniciens victimes.

Fait à Dakar, le 12 février 2019
Déclaration Commune des organisations de presse (SYNPICS, CJRS, CDEPS, UNPJS, APPEL, REPORTERS SANS FRONTIERES) réunies ce jour 12 février 2019.

Sidy Lamine Niasse a tiré sa révérence

Le PDG du groupe de presse Wal Fajri Sidy Lamine Niasse est décédé dans la nuit du lundi à mardi à la suite d’une crise cardiaque

Une icône de la presse sénégalaise et un militant très courageux et engagé dans La Défense de l’Islam et des idéaux démocratiques

Senelux et le groupe Lux média présente ses sincères condoléances à sa famille et à la grande famille de la presse nationale

Les vérités de Mamadou Ibra Kane: « 20 journaux sont financés par des lobbies »

Mamadou Ibra Kane connu pour son Franc parler, a encore frappé dans le milieu de la presse.

Le Directeur général d’Africom, société éditrice des quotidiens sportifs Stades et Sunu Lamb, ne mâche pas ses mots. Il a encore fait polémique avec son langage choc.

« La presse quotidienne nationale est riche de 23 titres, dont 20 sont financés par des lobbies, qui sont prêts à tout pour défendre leurs intérêts. Seuls 3 journaux fonctionnent sur leurs propres ressources ».

Deux petites phrases qui ont fait rougir Dirpub et Redchef, qui ont participé à l’atelier de formation organisé par le Synpics en partenariat avec le Conseil constitutionnel.

#SenCaféActu du 15 octobre 2018

 


A la Une: Ousmane Sonko fusille les anciens présidents du Sénégal et commet sa première grosse bourde, GFM déclare la guerre au  groupe de Mamadou Ibra Kane, Grève dans les  secteurs de la santé, de la justice et de l’éducation

1-Les paysans inquiets en appellent à Macky Sall : les opérateurs de la campagne arachidière alertent  sur la présence sur le marché de l’huile importée au détriment de celle de la Sonacos. Si rien n’est fait selon eux, la Sonacos ne pourra pas acheter leurs graines de la présente récolte et mettrait des millions de paysans dans le désarroi
2-« Fusiller tous les politiciens qui ont géré le pays depuis l’indépendance » : Les propos de Sonko  sèment un tsunami  de  réactions. Ses adversaires et les internautes indexent  un dérapage du leader de Pastef
3-GFM et I-Média : la guerre est déclarée publiquement par Charles Faye porte-parole du groupe de Youssou Ndour. Dans une tribune titrée « A attaque frontale, guerre totale », Charles Faye détaille ce qu’il appelle le plan de démantèlement  de GFM parlant des départs vers le nouveau groupe de presse e-média de Mamoudou Ibra Kane, Alassane Samba Diop et Boub’s
4-Les secteurs de la santé, de l’éducation et de la justice en grève ce lundi : les inspecteurs de l’éducation, les travailleurs de la justice et ceux de la santé affiliés au syndicat And guesseum  vont encore paralyser les structures sanitaires et  les tribunaux
5-Record : Plus de 2000 grossesses ont été recensées dans les lycées et collèges l’année dernière, un record qui émeut les acteurs de l’éducation qui l’ont fait savoir ce week end
6-La Police et la Gendarmerie nettoient la banlieue : Avec respectivement 89 et 229 individus arrêtés en 72 heures. Opération de saupoudrage ou opération de communication ? En tous cas, les populations souffrent beaucoup de l’insécurité dans les quartiers populaires
7-Soudan-Sénégal : Idrissa Gana Guèye forfait pour le match de demain à Khartoum, le reste de l’équipe bien arrivée hier après midi.

senelux.com

La presse sénégalaise derrriére l’Aps

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APS

La presse sénégalaise a répondu ce mardi en masse à l’appel du Synpics pour soutenir les agents de l’Agence de presse sénégalaise (Aps). Venu soutenir ses confrères, le journaliste de la Rts, Lucky Patrick Mendy, a invité le gouvernement à trouver une solution afin de préserver l’Aps. « Je suis venu marquer ma solidarité envers mes confrères de l’Aps, indique-t-il, au micro de Sud fm.

Je profite de l’occasion pour dire que la situation est très difficile ». Et de demander à « l’Etat (de) prendre les mesures idoines pour donner plus de moyens afin de restructurer l’Aps parce qu’aujourd’hui, le statut de l’Aps est obsolète ». D’autant qu’il « reste convaincu que si le gouvernement met les moyens, l’Aps va prévaloir beaucoup plus de satisfaction. »

Les travailleurs de l’Aps sont en grève depuis le 06 septembre dernier pour exiger de meilleures conditions de travail.

Les affaires Khalifa Sall et Karim Wade à la Une des journaux

Les journaux reçus lundi à l’APS traient en priorité de la politique, notamment sous l’angle des affaires judiciaires avec l’ouverture du procès en appel de Khalifa Ababacar Sall et les péripéties liées au rejet de l’inscription de Karim Wade sur les listes électorales.

’’La CEDEAO observe Demba Kandji’’ titre à La Cloche. Demba Kandji est le premier président de la Cour d’appel de Dakar.

La Cloche qui illustre sa Une d’une photo du maire de Dakar tout de blanc vêtu avec une main levée, annonce l’ouverture, ce matin, du procès en appel de Khalifa Sall condamné le 30 mars dernier en première instance à cinq ans de prison pour ‘’escroquerie aux deniers publics, faux et usage de faux dans des documents administratifs complicité en faux en écriture de commerce’’.

L’ouverture du procès en appel du premier magistrat de la capitale devant la Cour d’appel de Dakar intervient alors que la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) a estimé qu’il n’a pas eu droit à un procès équitable en première instance.

Cette juridiction communautaire saisie par les conseils de Khalifa Sall a notamment estimé que durant la procédure, ‘’le droit à l’assistance d’un avocat, le droit à la présomption d’innocence et à un procès équitable avaient été violés’’.

’’Khalifa Sall en salle d’attente’’, est le titre à la Une du journal Sud Quotidien.

« Demba Kandji face à la décision de la CEDEAO’’, mentionne à sa Une le journal L’AS avec une photo du président de la Cour d’appel de Dakar.

Le journal Le Quotidien aussi affiche à sa Une : ‘’La CEDEAO à la barre’’. La publication rend compte également de l’ajout de l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO au dossier du maire du Dakar.

Le rejet de l’inscription de Karim Wade sur les listes électorales du candidat déclaré du Parti démocratique sénégalais (PDS), fait la une de quelques journaux qui n’hésitent pas à parler de ‘’crise politico-judiciaire’’.

Il en est ainsi du quotidien la Tribune qui titre à sa Une : ‘’Karim et Khalifa abattent leurs dernières cartes’’.

Le fils de l’ancien président Abdoulaye Wade, candidat du principal parti d’opposition, a vu son inscription sur les listes électorales rejetée à cause d’une condamnation pour enrichissement illicite.

Mais ’’Karim Wade est bel et bien éligible’’, selon Le Témoin qui reprend à sa Une, des propos d’un des avocats du fils de l’ancien président de la République, Abdoulaye Wade.

Parlant des affaires Sall et Wade, le journal Enquête estime que l’Etat est ‘’entre le marteau et l’enclume’’. Ce quotidien illustre ce titre d’un photo-montage avec Karim Wade, Khalifa Sall et le président Macky Sall, visiblement songeur.

Le Soleil annonce la promulgation de la loi modifiant le Code électoral suite à l’introduction du parrainage citoyen.

’’Modification du Code électoral pour l’adapter au parrainage : le Président a promulgué la loi’’, rapporte ainsi à sa Une Le Soleil qui publie l’intégralité du texte de la loi portant révision du Code électoral.

L’Observateur s’intéresse aux stratégies en gestation au sein de la mouvance présidentielle pour assurer à son leader, Macky Sall, une victoire à la présidentielle de février prochain dès le premier tour.

‘’Macky engage le mortal Kombat’’, selon le journal en évoquant ainsi ‘’un nouveau plan de guerre du président pour sa réélection en 2019’’.

Loin des sujets politiques, Walf Quotidien met en exergue la Couverture maladie universelle (CMU) et titre : ‘’La couverture maladie à l’article de la mort’’.

Conférence de presse d’après match : Aliou Cissé satisfait

Aliou Cissé, le sélectionneur du Sénégal, a déclaré que «c’est une fierté de représenter l’Afrique» après la victoire de son équipe contre la Pologne mardi (2-1), la première d’une équipe du continent lors de ce Mondial.

«Peut-on comparer cette victoire (2-1 face à la Pologne) avec celle face à la France en 2002, à laquelle vous avez participé en tant que joueur ?

Ce n’est pas la même saveur. Il y a une histoire commune avec la France, c’est le pays qui a colonisé le Sénégal. Nous les joueurs étions des fils d’immigrés partis en France, un pays qui nous a beaucoup donné, qui nous avait formés. En plus c’était l’ouverture du Mondial, c’était exceptionnel. Là, ce n’est pas la même chose mais c’est aussi important.

Vous êtes la première équipe africaine à gagner dans ce Mondial. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Le Sénégal représente tout le continent africain. Tout le continent est derrière nous, je reçois des coups de fil de partout, les gens croient en nous, c’est une fierté de représenter l’Afrique. Gagner le premier match, ça vous met dans le bon tempo. Le deuxième match est important, le troisième aussi. J’espère que l’Egypte, le Maroc, la Tunisie et le Nigéria se relèveront.

Quelles ont été les clefs de la victoire ?

Le Sénégal a gagné grâce à sa discipline, on a été compacts, agressifs. On a été très bons dans les transitions offensives et défensives en première période. Ils ont eu plus de possession mais dès qu’ils se trompaient, on leur a mis les coups qu’il fallait et on les a fait reculer. On savait que c’est une équipe très bonne techniquement, il fallait être près d’eux pour ne pas les laisser prendre confiance, c’est ce qu’on a fait.»

Sonko se désole du traitement médiatique de la plénière sur l’accord gazier

«Avant-hier, je publiais ici un message pour inviter la presse et le public à assister et retransmettre l’important débat qui devait se tenir le lendemain, en séance plénière à l’Assemblée nationale, sur le partage de nos ressources gazières avec la Mauritanie.

Depuis hier, cette même presse s’est employée à un traitement minimal, sinon nul, de cet important tournant de notre pays et ses impacts sur nos intérêts stratégiques actuels et futurs.
À une ou deux exceptions près, les rares qui en ont parlé ont préféré mettre l’accent sur les incidents et non sur les débats de fond.

Et pourtant, on s’arrache les unes et les commentaires sur les repentirs de certains et les bagarres de passations de services d’autres. Triste Sénégal où tout est futilité et sensationnel et où on ne parvient même pas à identifier l’essentiel de l’accessoire.

L’histoire a démontré que, quand on détruit un pays, on le fait avec certaines complicités à tous les niveaux: institutionnel, politique, administratif, judiciaire, religieux, médiatique…

Heureusement que pour ce dernier cas, hormis quelques organes et journalistes encore indépendants, il y’a aujourd’hui les réseaux sociaux pour atténuer le mal et toucher une partie du peuple. Nous ferons avec».

Un collectif annonce un plan d’actions visant à « assainir’ la presse

 

Le Collectif assainir la presse (CAPresse), dont les promoteurs déclarent vouloir combattre « les pratiques malsaines » dans le monde des médias, annonce à partir de lundi une intensification de ses actions via un nouveau plan d’actions.

« Réuni le 02 juin 2018, le Collectif Assainir la Presse a élaboré un nouveau plan d’actions qu’il compte dérouler à partir de ce lundi. Il est ainsi prévu des rencontres avec les institutions étatiques, les organisations internationales et associations de la presse », écrivent les responsables de cette structure dans un communiqué.

Ce collectif se dit « plus que jamais déterminé à poursuivre son combat contre les pratiques malsaines qui ternissent l’image de la presse sénégalaise », à savoir « exigence de perdiem », « raquettes organisées », « escroqueries », « abus de confiance », « chantages », « insultes », entre autres.

Il précise toutefois que son « combat n’est pas orienté vers des personnes mais contre des comportements qui n’honorent pas la corporation ».

Le collectif compte par ailleurs inviter l’Etat à « prendre les dispositions nécessaires pour l’applicabilité du nouveau code de la presse’ ».

senelux.com

Le collectif des lutteurs rencontre les journalistes, lundi

Le collectif des lutteurs en activité et à la retraite organise, lundi à 15h, à la Place du Souvenir, un point de presse, annonce un communiqué transmis à l’APS. La rencontre avec les journalistes sera l’occasion de « présenter un mémorandum et notre vision pour un avenir meilleur de la lutte sénégalaise », a indiqué l’ancien lutteur Khadim Gadiaga, dans des propos rapportés par la source.

Le Sytjust rend hommage à la presse

En raison de la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse, le Syndicat des Travailleurs de la Justice (SYTJUST) en a profité pour rendre un vibrant hommage à tous les journalistes, patrons de presse, propriétaires de groupes de presse et autres acteurs des media.

Une occasion également saisi, pour les travailleurs de la Justice, de magnifier cette action très vitale à la consolidation de l’Etat de droit et au renforcement de la démocratie au Sénégal. « Cette journée est une occasion remarquable pour saluer votre magnifique contribution à la concrétisation de la liberté d’expression qui est un droit fondamental de dimension universelle.

Votre sens des responsabilités, votre professionnalisme, votre impartialité et votre patriotisme ont été très bénéfiques au renforcement de l’exercice du droit syndical et des acquis des travailleurs au Sénégal.
En ce jour symbolique, le SYTJUST exprime aussi tout son soutien au Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal (SYNPICS) dans la défense des intérêts matériels et moraux des acteurs de la presse », note-t-il dans un communiqué.

Les centrales syndicales et le patronat signent un protocole d’accord relatif à la revalorisation du SMIG et le SMAG

 

Un protocole d’accord relatif à la revalorisation du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) et du Salaire minimum agricole garanti (SMAG) a été signé,  au terme des négociations entamées, il y a deux ans, entre les organisations syndicales et patronales les plus représentatives.

Réunis, ce lundi 30 avril 2018 au Ministère du Travail, du Dialogue social, les Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions, les secrétaires généraux de la CNTS, de l’UNSAS, de la CSA et de la CNTS/FC ont signé avec les présidents du CNP et de la CNES, le protocole d’accord favorable à la revalorisation du SMIG horaire ainsi qu’il suit :

  • 302, 890 francs CFA à compter du 1er juin 2018 au lieu de 209,10, montant jusque-là en vigueur ;
  • 317, 313 francs CFA à compter du 1er janvier 2019 ;
  • 333, 808 francs CFA à compter du 1er décembre 2019.

Le SMAG passera à 213,92 francs CFA à compter du 1er juin 2018 alors qu’il était à 182,95F jusque-là.

La dernière augmentation du SMIG horaire et du SMAG remonte à 1996, soit à plus de vingt ans. Les partenaires sociaux, dans le cadre du protocole d’accord signé en 2015 et portant sur  les cahiers de doléances de 2013 avaient retenu le principe de revalorisation des salaires minima.

La commission mixte mise en place, à cet effet, avait entamé ses travaux en février 2016.

Ainsi, le SMIG mensuel qui était depuis 1996 fixé à 36 243 francs CFA passe à compter du 1er juin 2018 à 52 500 francs CFA, à compter du 1er janvier 2019, à 55 000 francs CFA et enfin à compter du 1er décembre 2019, à 58 900 francs CFA.

Cette revalorisation, outre son caractère protecteur, va entrainer une augmentation de certaines primes dont le mode de calcul est basé sur la valeur du SMIG.

Un décret du Président de la République confirmera ces nouveaux montants dans les prochains jours.

 senelux.com/Saliou Ndiaye

source Madame Boury Sock CTCOM

L’autorisation de réunions d’organisations d’obédience maçonnique et la politique au menu des quotidiens

L’arrêté préfectoral autorisant la tenue de réunions par toutes organisations nationales ou internationales d’obédience maçonnique dans le département de Dakar et la politique comptent parmi les sujets abordés par les journaux parvenus ce samedi à l’APS.

énégal ouvre ses portes aux francs-maçons » affiche à sa Une Vox Populi informant que ‘’les francs-maçons d’Afrique et du monde entier peuvent désormais tenir leur rencontre au Sénégal. En effet, l’arrêté interdisant les réunions nationales ou internationales d’obédience maçonnique à Dakar a été tout simplement abrogé par le préfet de Dakar Alioune Badara Sambe ».

L’As, sur l’abrogation de l’interdiction des rencontres maçonniques, titre : « Le préfet de Dakar déroule le tapis rouge aux
francs-maçons ». Le journal rappelle que « dans un arrêté datant du 31 janvier 2018, le préfet de Dakar avait interdit la tenue de réunions (publique ou privée) ‘par toute organisation nationale ou internationale d’obédience maçonnique’. Mais contre toute attente, les autorités administratives ont fait volte-face en abrogeant cette mesure. Ce qui n’a pas été du goût du ‘Collectif non à la franc-maçonnerie’ qui prépare déjà une riposte ».

Sur le même sujet, L’Observateur rapporte les propos du préfet de Dakar Alioune Badara Sambe que « ils (francs-maçons) sont libres de le faire (se réunir), mais cela ne veut pas dire qu’ils seront autorisés à tenir leur rencontre à Dakar », allusion faite à la rencontre du Rehfram initialement prévue les 2 et 3 février dernier et qui n’avait pas été autorisée.

La politique qui a la peau dure, ne se laisse pas submerger et reprend sa place de choix dans les parutions du weekend avec Sud quotidien qui invite ses lecteurs à une réflexion sur « la politique de la chaise vide face aux initiatives de l’Etat », laissant entendre que « l’opposition boycotte, Macky déroule ». Le journal a, à cet effet, sollicité l’éclairage du Dr Maurice Soudieck Dione, enseignant-chercheur à l’UGB de Saint-Louis, qui estime qu’ »il y a eu une rupture de confiance entre le pouvoir et l’opposition qui… ».

Enquête lui partage « le plan de bataille de l’opposition » qui envisage de dérouler « des journées de résistance nationale, toutes les semaines, à partir de vendredi prochain ».

La Cloche qui s’est arrêté sur la situation sociale avec « la santé en grève de 72 heures, lundi, crise scolaire, contestations politiques », titrant : « Macky face aux mots…de désordre ». On peut lire en page intérieure du journal que « les politiques et syndicalistes sont décidés à donner du fil à retordre à l’Etat du Sénégal. A quelques mois de la présidentielle de 2019, les différents acteurs ne résonnent plus que par la réclamation ou alors, c’est la dénonciation, la contestation, la condamnation… ».

La disparition du bassiste du Super Etoile, Habib Faye, survenue mercredi dernier à Paris à la suite d’une maladie occupe aussi les journaux. « Inhumation, ce matin d’Habib Faye », « Sa dernière interview avec Enquête » (Enquête) ; « Habib, le retour d’avant l’adieu » (L’Obs) qui relate l’arrivée hier à l’AIBD de la dépouille mortelle du guitariste ; « Trop d’émotions à l’arrivée de la dépouille de Habib Faye » (Vox Populi).

Le Soleil est quant à lui revenu sur la visite officielle de Jose Carlos de Almeida Fonseca, président de la République du Cap-Vert, mettant à sa Une les propos de l’hôte du Sénégal qui dit : « Nos pays sont deux démocraties exemplaires ».

Liberté de la presse : le Sénégal gagne 8 places au nouveau classement de RSF

Le Sénégal a gagné huit places au nouveau classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF), passant du 58-ème au 50-ème rang entre 2017 et 2018, rapporte le site de l’organisation.

Sur le plan continental, le Sénégal est classé à la 7e place. Il est devancé par le Ghana, 23-ème au classement mondial, mais aussi la Namibie (26-ème), l’Afrique du Sud (28-ème), le Cap-Vert (29-ème), le Burkina Faso (41-ème) et le Botswana (48-ème).

Le classement mondial de la liberté de la presse, qui évalue chaque année la situation du journalisme dans 180 pays, fait état d’un « climat de haine de plus en plus marqué » contre les journalistes.

Il reste que l’Afrique peut se prévaloir d’un score « légèrement amélioré » en 2018 en comparaison de de 2017, mais le continent africain reste marqué par « des situations très variées », selon Reporters sans frontières.

Selon cette organisation, la fréquence des coupures internet, notamment au Cameroun (129e) ou en République démocratique du Congo (154e), par exemple, ajoutée aux « fréquentes agressions et arrestations, révèle de nouvelles formes de censure dans la région ».

Plan d’action contre le parrainage : Y en a marre face à la presse

Le Mouvement Y en a marre rencontre la presse, ce mardi, pour décliner son plan d’actions. Lors de sa dernière conférence de presse, Fade Barro et Cie exigeaient le retrait du projet de loi. Indiquant qu’en cas d’échec de la médiation entreprise par la société civile, pour rapprocher les positions entre le pouvoir et l’opposition, ils manifesteraient devant les grilles de l’Assemblée nationale contre le texte.

Revue de presse : La politique revient en force dans les quotidiens

La livraison de mardi de la presse quotidienne traite de divers sujets parmi lesquels la politique n’est pas en reste.

Sud Quotidien, par exemple, revient sur la présidentielle 2019 et le débat sur le parrainage électoral. « L’opposition ferme la porte » à cette réforme, affiche le journal à sa Une.

« La tension autour du projet de généralisation du système de parrainage à tous les candidats à l’élection présidentielle n’est pas partie pour baisser, en dépit de la disposition affichée par le régime à +dialoguer+ avec l’opposition en vue de revoir à la baisse le pourcentage de signatures de 1% de l’électorat », écrit Sud Quotidien.

Des responsables de l’opposition interrogés par le journal, parmi lesquels le professeur Issa Sall du PUR et Pape Médoune Sow du Grand parti, « ont pratiquement réitéré la position de principe de leur parti politique », consistant à rejeter « sans fioritures la main tenue du chef de l’Etat qui serait disposé, selon certaines sources, à recevoir l’opposition pour une solution de sortie de crise », ajoute Sud Quotidien.

Le chef de l’Etat Macky Sall, pendant ce temps, « remobilise ses troupes », par le biais d’audiences tous azimuts au palais de la République, si l’on en croit le quotidien L’As.

Il note que le président Sall est « attaqué de toutes parts depuis le dépôt à l’Assemblée nationale du projet de loi élargissant le système de parrainage aux partis politiques et celui portant modification du code électoral ».

« Face aux menaces de plus en plus sérieuses autour du vote de ces textes déjà à l’’hémicycle, Macky Sall est en train de remobiliser sa +task force+ pour certainement répliquer et essayer de gagner la bataille de l’opinion », explique ce journal.

Cette perspective pourrait être facilitée par les contradictions internes de l’opposition, qui buterait sur la création de « nouvelles coalitions », selon Enquête qui titre à sa Une « L’impossible entente ».

« Depuis 2012, constate Enquête, l’opposition sénégalaise cherche à fédérer ses forces sans jamais y parvenir jusque-là », une difficulté rendant compte d’un « problème de leadership qui fait que l’opposition ne peut pas constituer un bloc uni à même de proposer une alternative crédible », estime un chercheur interrogé par le journal.

D’un autre côté, Walfaquotidien fait observer que le professeur Abdoulaye Bathily, ancien responsable de la Ligue démocratique (LD), une des formations de la majorité réunie au sein de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar (BBY), « est devenu l’homme à abattre », depuis sa dernière sortie décriant la gestion du Sénégal.

« Le pouvoir ne lésine pas sur les moyens pour museler ses alliés qui seraient tentés de le quitter. Il tente ainsi de salir l’image d’Abdoulaye Bathily qui a publiquement décrié la gestion du président Macky Sall et qui a également dit son opposition au parrainage », affirme Walfquotidien.

Le journal ne croit pas si bien dire puisque déjà, Libération, se faisant l’écho d’une publication de Afrique Confidentielle selon laquelle le professeur Bathily traînerait « des casseroles de son passage en Afrique centrale, notamment au Gabon et au Congo où il avait exercé en tant qu’envoyé de l’ancien secrétaire général de l’ONU ».

Sujet éloigné de l’actualité politique, plusieurs quotidiens s’accordent pour parler d’une « guerre des procédures » au procès de l’imam Nao et Cie, poursuivi pour « apologie du terrorisme » et dont le procès se tient devant un tribunal dakarois.

Tribune, le journal Le Quotidien mais aussi plusieurs autres journaux reviennent sur ce procès plusieurs fois renvoyé. « Le procès de l’imam Alioune Ndao a démarré hier » lundi « par des exceptions de nullité soulevées par les avocats de la défense en vue de faire annuler la procédure », rapporte Enquête.

« A la suite des exceptions de nullité soulevées (…) les avocats de la défense dans l’affaire des présumés djihadistes ont plaidé pour l’annulation de l’ensemble de la procédure », renseigne Le Quotidien.

Ce procès visant 30 présumés terroristes dont l’imam Ndao « risque d’être compromis par plusieurs irrégularités. Selon la défense, la plupart d’entre leurs clients ont été arrêtés en 2015, avant l’entrée de la nouvelle loi sur le terrorisme qui (…) ne doit pas rétroagir dans le cas d’espèce », note de son côté Walfquotidien.

Sauf que le procureur a selon L’As « lourdement » chargé l’imam Ndao et Cie, qui « avaient décidé de mettre en place une branche de Daesh en Casamance dirigée par imam Ndao pour renverser le président MLacky Sall, lutter contre l’islam confrérique et contrôler la sous-région ».

Le Soleil revient sur la visite au Sénégal du ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif. « L’Iran offre son savoir-faire » au Sénégal en matière de formation aux métiers des hydrocarbures, annonce le quotidien national.

Revue de presse du 5 avril : La célébration de la fête nationale en exergue

Le défilé civil et militaire et le discours à la nation du chef de l’Etat à l’occasion du 58e anniversaire de l’indépendance du Sénégal, sont parmi les sujets traités en priorité par les quotidiens reçus jeudi à l’APS.

« 58éme anniversaire de notre indépendance : défilé civil et militaire impressionnant, teneur du message du président à la Nation. Rassurant », écrit à sa une Le Soleil.

Le journal informe qu’ »à la fin du défilé de la 58éme édition de la fête de l’indépendance du Sénégal, le président de la République, Macky Sall a salué la +réussite de l’événement+ qui a étalé +la fibre patriotique et les valeurs civiques », de la nation. Le chef de l’Etat réaffirme son ambition de renforcer les forces de défense et de sécurité’’.

« Placée sous le thème : +Contribution des forces de défense et de sécurité à la paix et à la sécurité internationale », l’édition de 2018 n’a pas dérogé à la règle de bonne organisation. Le public a assisté à un défilé haut en couleurs qui a enregistré la participation des franges civiles, paramilitaires que militaires de la Nation », relève Le Soleil.

Enquête est revenu sur les mesures phares du président Sall concernant les rapts d’enfants et l’insécurité galopante. « Outre la construction de nouveaux commissariats de police, brigades de gendarmerie, casernes de sapeurs-pompiers et la traque des auteurs de rapts d’enfants, le chef de l’Etat annonce la mise de Dakar sous vidéosurveillance », écrit le journal.

La publication a par ailleurs relevé « les omissions de Macky Sall » dans son discours à la nation du 3 avril, en soulignant « le président Macky Sall, ;a fait abstraction du parrainage et d’autres questions liées au processus électoral ».

S’adressant à la nation, écrit Libération, « le président de la République a annoncé qu’il veut faire du Sénégal un pays autonome qui sera à l’abri du besoin ».

Le journal ajoute que « le chef de l’Etat a annoncé une kyrielle de mesures qui seront prises pour lutter contre l’insécurité grandissante qui prévaut dans les grands centres urbains. Parmi celles-ci, l’installation de vidéosurveillance à Dakar et dans la banlieue ».

« Mesures sécuritaires, efforts dans la santé et l’éducation…Macky Sall, entre autoglorification et déclarations d’intention », note de son côté SourceA.

« Veille de fête d’indépendance oblige Le président de la République a sacrifié à son traditionnel message à la Nation, ce mardi. A cet effet, Macky Sall a abordé les remous du front social, notamment les grèves des enseignants et des médecins, les défis de sécurisation du territoire national avec la construction de 16 commissariats de police et l’érection de 20 nouvelles casernes de sapeurs-pompiers, entre autres, en 2018 » , écrit-il.

« Célébration du 58éme anniversaire de l’indépendance. Le Sénégal étale sa force », titre Sud quotidien.

Le journal ajoute que « l’armée sénégalaise a sorti ses moyens matériels et humains pour célébrer la 58éme année de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale. Une démonstration à laquelle est venue s’ajouter la prestation des civils’’.

Le président Macky Sall a déclaré dans des propos repris par la publication « l’an prochain, nous verrons une montée en puissance de toutes les armées ».

Revenant au message à la nation du président de la République, Sud quotidien écrit ; : « Macky snobe l’opposition et la +guerre+ aux criminels ».

Selon ce journal, « Tout au long de son message qui a duré 14 minutes, le chef de l’Etat n’a évoqué aucun sujet politique et pas même la question de parrainage qui pollue actuellement le débat politique au Sénégal ».

La Tribune a aussi relevé « les oublis du président… » lors de son discours à la nation.

« On attendait le président Macky Sall sur sa trouvaille magique qu’est le parrainage, une nouvelle formule de sélection des candidatures élargie aux partis politiques ;après les indépendants. Il n’y avait donc pas lieu et temps plus solennels que le discours du chef de l’Etat, la veille de la célébration de notre indépendance, pour expliciter lui-même sa démarche à une Nation toute ouïe. Silence radio ».

« Ce silence est peut-être une réponse anticipée aux nombreux détracteurs du parrainage nouvelle formule », pointe La Tribune.

Pour sa part, Walfquotidien affiche à sa une ; : « Fête de l’indépendance : Macky livre un discours de Premier ministre ».

« Les préoccupations de beaucoup de Sénégalais ne sont pas celles du président de la République. Les millions de Sénégalais qui s’attendaient à être rassurés par le chef de l’Etat sont restés sur leur faim. Il en est de même de l’opposition dont Macky Sall semble ne pas faire cas de leurs inquiétudes sur le processus électoral, surtout sur la question du parrainage », déplore Walfquotidien.

Déçu par le Macky, Youssou Ndour s’offre les quotidiens du week-end

Les quotidiens parvenus samedi à l’APS traitent en priorité des questions politiques, avec la sortie du ministre-conseiller Youssou Ndour sur son compagnonnage avec le président Macky Sall, l’enquête de l’association Sherpa sur les biens mal acquis au Canada visant certains hommes politiques sénégalais, etc.

« Youssou Ndour sur son alliance avec Macky Sall +Je suis déçu », affiche à sa une L’As. « A moins d’un an de la prochaine présidentielle, Youssou Ndour, allié parmi les plus fidèles de Macky Sall, marque une pause et affiche sa déception par rapport à son compagnonnage avec le chef de l’Etat », écrit le journal.

« Très amer, la star de la musique sénégalaise met le feu dans le Macky en décochant des flèches incendiaires contre l’entourage du président Sall’’, ajoute L’As. La publication renseigne que ‘’le leader du mouvement Fekke Maci Boole a affiché ses états dans l’émission +Face to Face+ animée par Aïssatou Diop Fall et qui sera diffusée ce dimanche sur la TFM ».

L’Obs de son côté écrit : « Quand l’homme le plus suivi du pays parle, cela donne cela : une lame de fond à faire vendre du papier, un buzz énorme à mettre la toile en convulsion ».

Le journal du Groupe futurs médias (GFM, privé), a repris les propos du ministre-conseiller du président Sall : ‘’Je ne suis l’animateur, encore moins la marionnette de qui que ce soit’’, ‘’On ne peut m’interdire aucun endroit dans ce pays’’, ‘’Je suis rentré en politique pour servir mon pays’’.

Le leader du mouvement « Fekke Maci Boole » s’est prononcé sur d’autres sujets notamment sur la Caisse d’avance de la mairie de Dakar dans laquelle son nom a été cité.

« Dans tous les pays du monde, l’Etat soutient la culture et très souvent via les collectivités locales. (…) C’est dans ce cadre, en décembre 2011, que la mairie de Dakar avait organisé, trois jours durant, des concerts dans toute la ville. C’était pour permettre à certains groupes de jouer, pour faire plaisir aux populations, à l’occasion des fêtes de fin d’années. J’en faisais partie. Et c’est mon matériel qui a été utilisé à cet effet », a-t-il argumenté dans l’Obs.

« Je n’ai pas de problème avec Macky Sall, mais… », précise Youssou Ndour dans Libération. Selon ce journal « A quelque mois de l’élection présidentielle de 2019, le lead vocal du Super Etoile est sorti de sa réserve pour dénoncer certains comportements des membres des membres de Benno Bokk Yaakaar ».

« Youssou Ndour est déçu de son compagnonnage avec la majorité, même si ses rapports avec le président Macky Sall sont au beau fixe », écrit Libération.

Dans l’émission « Face To Face » qui sera diffusée ce dimanche sur la TFM, ajoute le journal, le leader du mouvement « Fekke Maci Boole » a déclaré qu’il n’est pas franc-maçon. Il a également rejeté les accusations selon lesquelles, il a bénéficié de la Caisse d’avance de la mairie de Dakar.

Le Quotidien s’est de son côté intéressé à l’enquête de Sherpa sur les biens mal acquis et titre : « Des Sénégalais traqués au Canada. Madické (Niang) et Mamadou Pouye dans le viseur ».

« Sherpa et la Coalition biens mal acquis du Canada réactivent la +filière africaine du Québec+. Les deux organisations ont saisi jeudi la Gendarmerie royale du Canada pour l’ouverture d’une enquête contre les familles Bongo, Sassou Nguesso, Déby et des personnalités de l’ancien régime. Sans doute les investissements de Me Madické Niang et Mamadou Pouye pourraient intéresser les enquêteurs », explique le journal.

Selon le Quotidien, « On les soupçonne d’avoir profité de leurs positions pour favoriser leur enrichissement personnel ».

Pour sa part, Libération affiche à sa une : »Plainte de Sherpa pour blanchiment dans l’immobilier à Montréal. La filière sénégalaise encerclée ».

« Comment le Mamadou Pouye, le +prête-nom de Karim Wade selon la CREI s’est effacé des statuts de sa société immobilière avant que son épouse ne brade le condo acheté à 470.000 dollars. Tout sur les bonnes affaires de Me Madické Niang qui s’est tapé deux appartements évalués à 306.500 et 288.000 dollars », écrit le journal.

Le Soleil a de son côté accordé un entretien au directeur général de l’Agence de la sécurité de proximité (ASP), Me Papa Khaly Niang qui « salue la mesure prise par le président Macky Sall de proroger à titre exceptionnelle contrat des ASP ».

La presse du jour

– La livraison de jeudi de la presse quotidienne se nourrit notamment de sujets à l’origine de nouvelles crispations entre le pouvoir et l’opposition, parmi lesquels la question de savoir si l’actuel ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye doit être déchargé ou non de la gestion du processus électoral.
« A l’intérieur de la controverse », affiche ainsi le journal Le Quotidien, une manchette illustrée par une photo du ministre Aly Ngouille Ndiaye, avec à l’appui la mention suivante : « L’opposition réclame sa démission, Macky le félicite ».
« Alors que l’ensemble de l’opposition s’en prend à son ministre de l’Intérieur, qui n’a pas caché sa volonté de favoriser les personnes susceptibles d’assurer la réélection de son champion, le président Macly Sall a trouvé le moyen de lui adresser, en plein conseil des ministres, ses vives félicitations », explique Le Quotidien.
« Provocation ou pied de nez ? », se demande le journal, pendant que Le Témoin quotidien pose la question de savoir s’il faut ou non décharger l’actuel ministre de l’Intérieur de l’organisation des élections.
« L’organisation des élections au Sénégal est du ressort du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Mais, cette mission est toujours source de polémique entre pouvoir et opposition », observe le même journal.
« Compte tenu de nombreux couacs notés dans l’organisation des dernières élections législatives », écrit Le Témoin quotidien, « l’opposition a réclamé et a obtenu (la) +tête+ » de Abdoulaye Daouda Diallo, le précédent titulaire de ce portefeuille.
« Hélas, en lieu et place d’une personnalité moins marquée politiquement, son remplaçant n’est autre que son camarade de parti Aly Ngouille Ndiaye. Ce dont l’opposition ne veut pas entendre parler », en réclamant « une personnalité neutre pour organiser l’élection présidentielle du 24 février 2019 », ajoute le journal.
Mais « comme pour narguer les partis (de l’opposition), qui ont jusque-là refusé de participer au dialogue » initié par le pouvoir sur ce sujet, le président de la République Macky Sall « vole au secours d’Aly Ngouille Ndiaye », en conseil des ministres, rapporte Enquête.
De son côté, Idrissa Seck, président du parti Rewmi et un des principaux leaders de l’opposition, « exige la nomination d’une personnalité indépendante » au ministère de l’Intérieur. Ce que traduit ainsi L’Observateur, via sa manchette : « Les nouvelles exigences de Idy à Macky Sall ».
Le journal de répéter, dans ses pages intérieures, que M. Seck « exige la nomination immédiate et sans délai d’une personnalité neutre chargée d’organiser les élections, pendant que l’Initiative pour des élections démocratiques (IED) prévoit un rassemblement à la place Washington ».
Cette publication de souligner par ailleurs que dans ce contexte, alors qu’un duel s’annonce entre le président Sall et l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, l’ex président Abdoulaye Wade, mentor politique des deux premiers, peut être vu « en arbitre ».
« Après avoir subi une tentative d’éviction (2007), puis une défaite effective et affective (2012) de la part de ses deux meilleures +émanations+ politiques actuelles, le secrétaire général du Parti démocratique sénégalais (PDS), Me Abdoulaye Wade, pourrait recevoir un cadeau inespéré du destin : arbitrer le duel Macky Sall/Idrissa Seck qui se dessine », écrit Enquête.
Ces sujets, relevant de la pure politique, laisse peu de place à d’autres points de l’actualité, dont l’arrivée à Dakar du président turc Recep Tayyip Erdoğan, au Sénégal pour une visite officielle de trois jours, précise le quotidien L’As, par exemple.
Le chef de l’Etat turc et son épouse « sont arrivés hier à 23h30 à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) », rapporte ce quotidien, selon lequel l’hôte du président sénégalais « est le premier chef d’Etat étranger à atterrir à l’AIBD, dont les travaux de construction ont été achevés par le consortium turc Summa Limak qui assure l’exploitation de sa plateforme ».
Le président Erdogan a été « accueilli avec les honneurs à l’AIBD », selon Le Soleil qui annonce, sur un tout autre sujet, la prorogation à 2020 de l’engagement des agents de sécurité de proximité (ASP).

La presse du week-end au coeur du combat Modou Lô-Lac de Guiers 2

Une bonne partie des quotidiens reçus samedi à l’APS est surtout intéressée par le « combat de la clarification » prévu dimanche à Dakar entre Modou Lô et Lac de Guiers 2, deux poids lourds de la lutte avec frappe sénégalaise.
« Un contentieux à vider ce dimanche ! » s’exclame Le Soleil, qui explique les enjeux de cette affiche de lutte avec frappe : « Le choc attendu demain, à partir de 17h, au stade Léopold-Sédar-Senghor, entre Modou Lô (…) et Lac de Guiers 2, promet d’être l’un des sommets de cette saison. »
Il s’agit d’ »un remake », précise Le Soleil, rappelant que les deux lutteurs ont livré en 2011 un combat qui s’est terminé par « un nul insipide ».
Après le duel au « goût d’inachevé » de 2011, Modou Lô et Lac de Guiers 2 « vident leur contentieux ce dimanche », affirme L’Observateur, soulignant que « la rivalité ne cesse d’enfler » depuis le premier combat entre ces deux poids lourds de la lutte avec frappe.
« Modou Lô est très attentif et possède un bon coup d’uppercut droit qui, à mi-distance, peut poser des problèmes à son adversaire. Mais il doit utiliser son intelligence parce que (…) Lac de Guiers 2 est très défensif, et il est très difficile de le toucher », analyse, dans le même journal, le champion de boxe Mouhamet Aly Ndiaye.

« Deux adversaires qui piaffent d’impatience de vider leur contentieux. Un duel aux allures d’un règlement de compte », commente Sunu Lamb, un journal dédié uniquement à la lutte.

« Retrouvailles »

« Lac de Guiers 2 est un bagarreur hors pair ; Modou Lô a un mental de fer », souligne le lutteur Boy Kaïré, dans une analyse du combat publiée par EnQuête, concernant cette affiche dotée, selon L’Observateur, du « drapeau » du chef de l’Etat.
« Les amateurs qui raffolent de lutte-spectacle devraient être servis ce dimanche », jour de « retrouvailles » entre Modou Lô et Lac de Guiers 2, écrit Le Quotidien.
Le procès du maire de Dakar est également commenté par les journaux.

Sud Quotidien annonce que les avocats de la défense réclament la liberté provisoire de Khalifa Sall. « Je me suis toujours dit que dans ce dossier, il y a une main invisible posée sur les épaules de Khalifa Sall », fait valoir François Sarr, l’un des avocats de la défense, cité par le même journal.

Sud Quotidien ajoute que « les avocats de la partie civile ont formellement récusé les exceptions de nullité soulevées par leurs confrères de la défense ».

Khalifa Sall est accusé par l’Etat du Sénégal d’avoir commis un détournement de deniers publics d’un montant de 1,8 milliard de francs CFA, dans le cadre de sa gestion de la mairie de Dakar. Il est placé en détention depuis le 7 mars 2017.

« Des risques de sabotage »

Vox Populi et L’As sont surtout intéressés par la grève des entreprises du nettoiement et ses conséquences à Dakar, une « capitale envahie par des tas d’immondices et les mauvaises odeurs ».
« La grève ne s’arrêtera que lorsque l’Etat nous paiera », jure, dans Vox Populi, l’un des responsables des entreprises chargées de ramasser les ordures à Dakar, Demba Diop Sy.
Des « arriérés de paiement » s’élevant à huit milliards de francs CFA seraient à l’origine de la « grève illimitée » des concessionnaires du nettoiement, selon L’As.
WalfQuotidien évoque « des risques de sabotage » de la visite de trois jours à Dakar du président français, à partir du 1er février.
Le Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition) a demandé « aux Sénégalais d’accueillir Emmanuel Macron avec des brassards rouges (…) partout où il se rendra » dans la capitale sénégalaise, rapporte ce journal.

La revue de presse de ce vendredi

La sortie, hier, du Procureur de Ziguinchor, Alioune Abdoulaye Sylla, sur le carnage du 06 janvier dernier dans la forêt de Boffa-Bayotte (Sud) ayant fait 14 morts, alimente les quotidiens sénégalais reçus vendredi à APA.
A la Une du Soleil, le Procureur de Ziguinchor affirme que le carnage de Boffa «c’est une attaque planifiée et exécutée». De son côté, le lieutenant-colonel Issa Diack de la Gendarmerie pointe «des preuves tangibles contre les personnes arrêtées».
Sur ce, Sud Quotidien renchérit : «L’attaque a été exécutée  par et sous les ordres d’une faction du Mfdc».
Toutes choses qui font dire au Quotidien qu’après l’enquête sur la tuerie de Boffa, «la vérité sort du maquis» avec le Procureur qui accuse le chef d’une faction du Mfdc.
«Tuerie de Boffa-Bayotte : Le commanditaire du massacre arrêté. Le Procureur de Ziguinchor mouille le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc, rébellion)», écrit Vox Populi.
L’As note que «la piste du Mfdc se précise» et cite le Procureur qui affirme que «l’attaque a été planifiée et exécutée par un lieutenant d’une faction».
Ce faisant, EnQuête note que «le Mfdc (est) dans la gueule du bois» et que le Procureur a enfoncé les personnes arrêtées, poussant Libération à faire état de «révélations accablantes».
«Révélations sur une mort suspect-Boffa, les enquêteurs échappent au meurtre», titre L’Observateur, soulignant que Bourouma Sané avait inhalé du «khémé» pour aller succomber dans les locaux de la gendarmerie.
Vox Populi reste en Casamance et renseigne que « des touristes espagnoles braquées et violées», précisant que l’attaque a eu lieu hier après-midi entre le village de Karong et celui de Kataba 2, après Diouloulou.
«En provenance de Kaffountine, le véhicule transportait quatre Espagnols dont 3 femmes. Les assaillants ont emporté plus de 3 millions f cfa, l’Armée lance la traque», explique le journal.
Pendant ce temps, Walfadjri met en exergue la première déclaration du khalife général des mourides et note que «Serigne Mountakha fixe les règles».
Dans Vox Populi, le khalife affirme : «Que les gens prennent le chemin ou s’abstiennent de le prendre, moi, je le prendrai».
«Déclaration du khalife général des mourides-Les vérités de Mountakha», écrit L’Obs, dans lequel journal, le marabout avertit : «Rien ni personne ne pourra me divertir».
Ce journal rend compte du troisième jour du procès de Khalifa Sall et Cie mis en cause dans l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar, mais indique que «la défense s’accroche à la nullité de la procédure».
«Troisième jour du procès de Khalifa et Cie : La défense plaide la nullité de la procédure», note Vox Populi.TE/APA

 Macky Sall à  d’Addis Abéba

Le Chef de l’Etat quitte Dakar ce soir à destination d’Addis Abéba, pour prendre part au 30ème Sommet de l’Union Africaine qui aura pour thème « L’AFRIQUE À L’ASSAUT DE LA CORRUPTION ».
Plus  d’une décennie après l’entrée en vigueur, en 2006, de la Convention de l’UA sur la prévention et la lutte contre la corruption (CUAPLC) adoptée en 2003, l’UA souhaite intensifier la lutte contre ce fléau. Le Chef de l’Etat partagera à cette occasion l’expérience du Sénégal dans ce domaine et insistera sur la nécessité de renforcer la coordination pour lutter contre les flux financiers internationaux illicites.
En sa qualité de Président du Comité des 10 Chefs d’État promoteurs de l’Éducation, la Science et la Technologie, le Chef de l’Etat procédera au lancement officiel des activités dudit Comité le 27 janvier 2018. Il présidera également le même jour la réunion du Comité d’orientation des Chefs d’Etat et de Gouvernement du NEPAD, dont il assure la présidence.
En outre, le Président Macky Sall prendra part au Sommet extraordinaire de la CEDEAO qui se penchera sur l’attribution des postes statutaires aux Etats membres de l’Organisation sous régionale. Le retour du Chef de l’Etat est prévu le 30 janvier 2018

La presse du jour

 

Plusieurs sujets, dont la perspective de la présidentielle de 2019, suscitent l’intérêt des quotidiens parvenus mardi à l’APS.
L’Observateur, par exemple, s’intéresse aux préparatifs de cette élection au sein des différents états-majors politiques, en titrant : « Les grandes batailles politiques de 2018 ».
Le journal évoque de nombreux points de réflexion et d’analyse, dont les stratégies à adopter par la majorité et l’opposition mais aussi les éventuels jeux d’alliance ainsi que les voies s’offrant aux différents candidats et potentiels candidats.
Enquête, lui, s’interroge : « Qui contre Macky (Sall) ? », l’actuel locataire du palais de la république, candidat déclaré à un second mandat. « Khalifa Sall et Karim Wade (presque) écartés de la course de 2019, Macky Sall devra faire face à une écurie d’outsiders », écrit le journal.
Il cite l’ancien Premier ministre et ex-maire de Thiès Idrissa Seck du parti Rewmi, Abdoul Mbaye, le premier chef du gouvernement de l’ère Macky Sall mais aussi l’ancien fonctionnaire des impôts radié de la Fonction publique, Ousmane Sonko, « les potentiels adversaires du président sortant ».
Walfadjri estime que l’idée d’un second tour « donne certainement des sueurs froides au président Macky Sall », évoquant une lettre du chef de l’Etat à ses militants, dans laquelle « il écrit que la présidentielle de 2019 est un défi et que l’adversaire sera certainement +plus féroce+ ».
Sud Quotidien revient sur la situation en Casamance, la zone méridionale du Sénégal où 14 personnes ont été tuées à Boffa (Ziguinchor), il y a de cela plus de deux semaines par des individus armés, des évènements malheureux à l’origine d’un « regain de tension » dans cette partie du pays en proie à une rébellion armée d’une trentaine d’années.
Selon Sud Quotidien, la société civile locale « calme le jeu », estimant notamment que la tuerie de Boffa ne devrait pas conduire à une remise en cause de l’accalmie notée dans la zone depuis quelques années.
« Les responsables de l’Eglise catholique ne sont pas les seuls à s’inquiéter de la situation qui prévaut actuellement en Casamance (…) », relativement aux « risques de voir les cinq ans d’accalmie remis en cause par la traque des malfaiteurs de cette tuerie lancée par l’armée » et à « la menace d’une reprise des hostilités armées annoncée par » l’aile combattante du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), écrit le journal.
Le quotidien Tribune, pendant ce temps, décrit un « front social au sommet de la nervosité », avec la multiplication de débrayages, sit-in, grèves et marches, avec en illustration ce commentaire de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS) selon lequel les travailleurs « sont devenus de nouveaux pauvres ».
Dans le même registre, Le Témoin quotidien annonce que l’Etat devant « près de 10 milliards » de francs CFA aux établissements d’enseignement privés, « plus de 30.000 étudiants » sont menacés d’expulsion de ces structures.
Mais au rayon des bonnes nouvelles, Le Soleil fait état de 50.006 cartes d’égalité des chances distribuées dans le cadre de l’appui apporté par le gouvernement aux couches vulnérables de la population et parle d’un objectif dépassé dans ce domaine.

S’y ajoute que, si l’on en croit le quotidien L’As, le Sénégal a décroché 54 milliards de francs CFA dans le cadre du financement de la deuxième phase du Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC), qui vise à contribuer à l’amélioration de l’accès des populations rurales aux services sociaux de base à travers la mise en place d’infrastructures socio-économiques.
Il y a aussi que la SONACOS, la société agroalimentaire sénégalaise spécialisée dans les oléagineux, a décroché un financement de 52,1 milliards de francs CFA pour la commercialisation de l’arachide. Une visite en Arabie Saoudite du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a permis de mobiliser ce financement, signale le journal Le Quotidien.
Sur un tout autre sujet, Vox Populi annonce l’annulation du congrès maçonnique prévu à Dakar les 2 et 3 février. « Le Sénégal dit niet aux francs-maçons », affiche le journal, qui ajoute que les autorités sénégalaises « cèdent à la pression des mouvements anti-franc-maçon ».

Presse du jour

 

La crise au Parti socialiste (PS, mouvance présidentielle) préoccupe toujours les journaux parvenus mercredi à l’Agence de presse sénégalaise (APS) qui traitent ce sujet en priorité à côté d’autres actualités.
« 16 ans après la mort de Senghor : Le PS se déchire sur son legs », barre à sa Une Le Quotidien. Le journal du groupe Avenir communication profite du 16-ème anniversaire de la mort du fondateur du Parti socialiste, l’ancien président Léopold Sédar Senghor, pour revenir sur la bataille pour son héritage.
Le Quotidien note qu’Ousmane Tanor Dieng, Khalifa Sall et Aïssata Tall Sall brandissent tous « les valeurs » léguées par le premier président du Sénégal.
Le journal Enquête lui parle de « Jeux d’échecs » et accroche dans sa parution du jour les photos de Ousmane Tanor Dieng et Khalifa Sall.
Selon toujours Enquête, le PS « s’enfonce de plus en plus dans une guerre sans merci entre les partisans d’Ousmane Tanor Dieng et ceux de Khalifa Sall ».
Analysant les remous au PS, l’universitaire Dr Maurice Soudieck Dionne estime, dans Sud Quotidien, que « le mois de janvier sera décisif dans la dynamique de dénouement du conflit ».
Interrogé par les confrères de Sud Quotidien, l’analyste-politique et enseignant à l’Université Gaston Berger (UGB) estime qu’ »il difficile de délégitimer Tanor dans le PS ».
Le Soleil a, pour sa part, choisi de parler d’actualité culturelle avec la cérémonie officielle de remise des distinctions du Grand Prix du président de la République pour les Arts et Lettres qui a vécu mardi au Grand Théâtre en présence du chef de l’Etat, Macky Sall.
« Grands Prix du président de la République pour les Arts et Lettres : Baba Maal, Ousmane William Mbaye et Rahmatou Seck Samb, lauréats », affiche à sa Une le quotidien de Hann qui a proposé aux lecteurs les photos des récipiendaires à côté du chef de l’Etat.
Le cinéaste Ousmane William Mbaye et le chanteur-compositeur Baaba Maal ont remporté les deux Grands Prix 2016 du président de la République pour les Arts, le Grand Prix du chef de l’Etat pour les Lettres étant décerné à l’écrivaine Rahmatou Samb-Seck, auteur du livre « Fergo. Tu traceras ta route ».
Le Prix d’encouragement 2016 du président de la République pour les Arts est remis à l’artiste-musicienne Maréma Fall.
L’universitaire Andrée-Marie Diagne, lauréate du Prix d’encouragement pour les Lettres, a été honorée pour le roman « La fileuse d’amour ».
Le Soleil rapporte que le président Sall a promis de « mettre la culture au cœur » des politiques de développement. Le journal relève que la récompense du Grand Prix du président de la République pour les Arts et Lettres passe de « 10 à 20 millions de Francs CFA ».
Plusieurs quotidiens dont l’Observateur, Vox populi relatent l’arrestation du rappeur Baba Ndiaye plus connu sur le surnom « Nganka Blindé » pour mise en circulation de faux signes monétaires.
« Une affaire de Ngaaka (idiot) », renseigne l’Obs en soulignant que 5,700 millions de Francs CFA en faux billets ont été trouvés dans la voiture du rappeur.
Le journal du Groupe futurs médias (GMF) écrit que les « complices » du rappeur, un étudiant de la FASEG et une fille sont placés en garde à vue.
Vox populi parle « d’imbroglio autour d’un tournage de clip ou faux ? », en donnant la parole aux proches du rappeur qui blanchissent « Ngaaka Blindé ».
L’AS a ouvert sa livraison du jour sur la sortie de l’ancien Premier ministre Aminata Touré qui, en rapport avec la traque des biens mal acquis, affirme que l’Etat a recouvré plus de 200 milliards de Francs CFA dans cette opération.
« Mimi dévoile le butin », écrit l’AS qui rapporte que l’ancien Premier ministre a détaillé les fonds recouvrés et plaidé la poursuite de la traque des biens mal acquis.
En solo, Tribune annonce la visite ce mercredi de l’Emir du Qatar Cheikh Tamin Ben Hamad Al Tani à Dakar, croyant savoir que « l’ombre » du fils de l’ancien Abdoulaye Wade, Karim va planer sur ce déplacement.
Selon Tribune, l’Emir du Qatar qui va séjourner durant 24 heures à Dakar s’entretiendra avec le président sénégalais Macky Sall.

Les quotidiens rendent compte de la clôture des sessions budgétaires 2017

 

La clôture, hier à l’Assemblée nationale, des sessions plénières pour le vote du budget 2018, avec le passage du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, se paie la Une des quotidiens sénégalais parus mardi.
«Adoption par la majorité du projet de budget 2018-Amadou Ba tient sa cagnotte», renseigne L’As.
Dans ce journal, le ministre de l’Economie affirme qu’ «un agent des finances n’est pas plus méritant qu’un médecin» et que «les critiques sur le F CFA ne sont rarement scientifiques et crédibles».
Sur un budget total de plus de 3000 milliards f cfa, L’As note 633 milliards f cfa pour la masse salariale et 1339 milliards f cfa pour les dépenses d’investissements.
Non satisfait, «Madické Niang (président du groupe parlementaire de l’opposition) demande le retrait de la Loi de finances», ajoute L’As.
«PTIP 2018-2020 : 6 257,8 milliards f cfa d’investissements, un budget audacieux. 5% des ressources seront internes. Les régions au cœur des priorités», détaille Le Soleil en première page.
Le Témoin qui revient sur le vote de la Loi de finance initiale 2018 met «la sincérité du budget en question» «Acculé par l’opposition, Amadou Ba fait bonne figure. La discrimination des fonds communs entre agents de l’Etat dénoncée. L’opposition déchire le PTIP de 6257,8 milliards f cfa», indique Le Témoin.
Cité par le journal, le député Ousmane Sonko affirme que «l’examen du PTIP montre le manque de vision du président Macky Sall». «Madické Niang dénonce la présence des étrangers dans le budget», poursuit Le Témoin.
Le Quotidien se focalise sur les indemnités des agents du MEFP lors du vote du budget et note «un débat de fonds» avec les députés qui réclament une révision des fonds communs.
Ce faisant, nos confrères révèlent que l’opposition a boudé la Loi de finance initiale».
Libération parle du redressement fiscal à la Société africaine de raffinage (SAR) et révèle que «le fisc réclame 25 milliards f cfa».
Le journal traite aussi de la collecte frauduleuse et de la vente de vidéos intimes et informe que «la mafia du porno est neutralisée».
«Sur Facebook, Abdoul Thiam, étudiant à l’Ucad, se présentait comme un riche homme d’affaires pour piéger et filmer nues ses victimes. Une trentaine de victimes signalée dont une femme qui a mouillé un célèbre animateur de télévision. Les vidéos vendues entre 100.000 et 110.000 f cfa au site Seneporno qui les diffusait. Des journalistes de sites en ligne dans le viseur des enquêteurs, l’administrateur de Seneporno identifié et localisé à l’étranger», détaille Libération.
De son côté, Vox Populi titre sur ce «rocambolesque kidnapping entre Maristes et Ouakam».
Selon le journal, le Guinéen Diaby a été kidnappé à 09h aux Maristes par une bande de 9 malfaiteurs, mais usant d’un subterfuge, réussit à s’échapper vers 22h à Ouakam suite à un improbable dénouement.
Pendant ce temps, Sud Quotidien traite de la modernisation des maisons d’arrêt et indique que le ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, humanise les prisons».
L’affaire de la caisse d’avance de la ville de Dakar refait surface à la Une de L’Observateur qui parle de «l’ultime combat de Khalifa Sall» dont les avocats ont saisi la Cour suprême pour violation des droits de la défense et de la dignité de l’avocat.
Nos confrères précisent qu’assesseur lors du procès de Karim Wade, le magistrat Maguette Diop est chargé de juger le maire de Dakar.

Macky et la presse : Quand la vérité prend un sacré coup…

Ils sont aujourd’hui de plus en plus nombreux les Sénégalais qui ne font plus confiance à la presse qu’ils qualifient de «presse de contribution » ou de « presse de complaisance ».

Accusations fondées ou pas, Macky SALL n’en demeure pas moins le président de la République qui s’est le plus appuyé sur les journalistes pour gouverner et berner.

«La presse avait pensé que j’étais minoritaire, mais ce ne sont pas les journalistes qui font les élections. Leur opinion n’est pas celle des électeurs (…) Je ne connais pas un journaliste qui a fait une observation juste sur le Sénégal ». Quand le président Wade, qui venait juste d’être réélu à la tête de l’Etat du Sénégal pour un nouveau mandat, tenait ses propos, Macky SALL était à sa droite. L’actuel président de la république était alors le Premier ministre ayant conduit la campagne victorieuse du leader du PDS. L’opposition de ce dernier avec la presse, Macky SALL en a beaucoup appris. Elu à la magistrature suprême, le leader de l’Alliance pour la république (APR) va jeter son dévolu sur eux, les maintenant à ses côtés contre vents et marées.

Macky SALL n’a pas attendu d’être élu à la tête de l’Etat pour s’entourer de journalistes. Alioune FALL Yakham MBAYE et Madiambal DIAGNE ont publiquement revendiqué leur amitié avec l’opposant qui s’était vigoureusement s’appuyé sur eux pour se distinguer des autres candidats à la présidentielle de 2012. Journalistes et patrons de presse, ils vont accompagner Macky SALL à la tête de l’Etat sous diverses formes. Arrivé au pouvoir, Macky SALL va immédiatement nommer Youssou NDOUR ministre de la Culture et du Tourisme dans son tout premier gouvernement, dirigé par Abdoul MBAYE. Le leader de Fekke Maci Bollé n’est certes pas journaliste ; mais patron du groupe Futurs Médias (GFM) il est d’une grande utilité pour le régime. Quelques mois plus tard, en novembre 2012, Babacar TOURE est nommé président du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA). Cofondateur, en 1986, de Sud hebdo devenu Sud Quotidien en 1993, Babacar TOURE était alors patron du groupe Sud Communication (Sud FM, Sud Quotidien…). Avant lui, les journalistes Abou Abel THIAM et El Hadji KASSE avaient déjà leurs quartiers à la présidence de la République.

Mais, les cas d’Abdoulatif COULIBALY et de Souleymane Jules DIOP sont d’un autre acabit et renseignent pertinemment sur la démarche d’un Macky SALL cherchant un bouclier. L’ancien maire de Fatick ne s’est pas contenté de les enrôler, il leur a enlevé toute envie de critiquer son régime. En effet, les deux journalistes ont, sans doute, été les plus acerbes à l’encontre des WADE. Le premier ne s’est pas contenté d’écrire un livre de plus de 200 pages à charge contre WADE-fils. Il a également consacré de nombreuses lignes à la magouille qui, selon ses accusations, enveloppait la vente de la troisième licence de téléphonie du Sénégal. Avec l’arrivée au pouvoir de Macky SALL, il va amorcer un virage à plus de 180 degré.

Invité de l’émission « le Grand Jury » de la RFM du dimanche 15 mars 2009, Abdoulatif COULIBALY observait : « Ma fonction première est d’être potentiellement, continuellement et perpétuellement en conflit avec le pouvoir politique (…) Ma mission, c’est de regarder ce que le pouvoir fait, de l’analyser, de le critiquer pour que les citoyens aient une grille de lecture lisible de ce qui se passe. Si cela peut être interprété comme une opposition, je l’assume totalement (…) Je suis contre la dépénalisation des délits de presse (…) pour moi, c’est un piège dans lequel tous les journalistes se sont jetés parce que c’était une vague. C’était à la mode dans les années 90 ». Dimanche 8 avril 2012, quelques jours après la formation du premier gouvernement, le fondateur de l’hebdomadaire La Gazette retourna devant le « Grand-Jury ».

Et, pour cette autre sortie, il se fit plus remarquer quand il s’est agi d’apprécier la composition du nouveau gouvernement. Le journaliste déplora énergiquement la nomination de Mbaye NDIAYE au poste ministre de l’Intérieur. De son avis, un homme aussi coloré politiquement que Mbaye NDIAYE ne devrait pas être à la tête d’un département aussi stratégique que sensible. Ce fut la dernière fois qu’il critiquait publiquement les choix de Macky SALL. Le 29 octobre de la même année, il devenait ministre de la Promotion de la bonne gouvernance et porte-parole du gouvernement.

Le 9 novembre, c’est-à-dire 10 jours après la nomination de COULIBALY, Macky SALL porta un premier coup à sa réputation. Le chef de l’Etat déclara, en effet, être d’accord pour la dépénalisation des délits de presse parce que son ministre l’a convaincu de sa pertinence. Souleymane Jules Diop a, quant à lui, passé plus de 4 ans en dehors du Sénégal avec comme principale activité, vilipender Abdoulaye WADE et son fils. Deux fois chaque semaine, le journaliste enchainait les scoops, gratifiant ses compatriotes d’informations les unes plus croustillantes et dangereuses que les autres.

Souleymane Jules DIOP réitérait, au cours de ses émissions, ses propos indiquant ne guère être intéressé par le pouvoir. Une précision qui participait à rendre davantage crédible son discours devenant chaque jour un peu plus digeste malgré les nombreuses insultes. Elu président de la République, Macky SALL fit appel à lui. Nommé dans un premier temps à l’ambassade de Bruxelles, il finit par élire domicile au palais de la République s’occupant de la communication du maître des lieux. Et quand celui-ci reconnut lui-même les manquements de sa communication, Souleymane Jules DIOP eut une promotion et devint secrétaire d’Etat chargé des Sénégalais de l’extérieur avant de gravir d’autres échelons avec le Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC).

La liste des journalistes et patrons de presse proches de Macky SALL n’est pas fermée par Souleymane Jules DIOP et Abdoulatif COULIBALY. Aminata Angélique MANGA n’est pas comptée parmi ceux qui tiraient sur l’ancien régime et qui couvent celui de Macky. Mais elle est passée de journaliste à la RTS à Directrice générale de l’Agence Nationale pour la Relance des Activités Economiques et Sociales en Casamance (ANRAC) avant d’occuper le poste de ministre de l’Economie Solidaire et de la Microfinance dans le gouvernement Dionne Bis. Les hommes d’affaires Cheikh AMAR et Serigne MBOUP, qui se sont également lancés dans la presse, sont devenus, par la magie des marchés, aussi proches du leader de l’APR.

Mais, cette proximité entre le président SALL et les journalistes et patrons de presse dicte-t-elle de facto une complicité ? Pour Barthélémy DIAS, il n’y a qu’un petit pas à franchir. «Nous dénonçons la complicité de certains organes de presse. Avec tout le respect que j’ai pour la presse, faire fuiter des procès-verbaux dans un complot aussi vulgaire que celui-ci cela n’honore pas la profession de journaliste. Il est inadmissible qu’une autorité actuellement dans les liens d’une procédure qui relève d’une enquête et que ses avocats ne disposent pas de possibilités de l’assister, qu’ils n’ont pas accès aux procès-verbaux et qu’on se permette de divulguer ou d’organiser des fuites dans la presse.

Cela relève d’un vaste complot », martelait le maire de la commune de Mermoz/Sacré-Cœur, au lendemain de l’inculpation de Khalifa SALL. Me El Hadji DIOUF ira plus loin que Barthélémy DIAS. «Il y a des journaux qui sont payés, certains, leurs patrons sont même dans le gouvernement, nous ne sommes pas fous, nous savons qu’ils leur (les journalistes, ndlr) font écrire des mensonges. Ils ne font que mentir. Chaque jour, ils inventent des choses sur Khalifa, ils le calomnient », fulminait l’avocat du maire de Dakar.

Pourtant, cette proximité dénoncée est loin de faire les affaires de la presse de manière générale. En plus d’écorcher sa crédibilité, elle laisse de nombreuses plumes à chaque face-à-face avec le régime de Macky SALL. Le dernier exemple en date : Le Code de la presse. Les responsables de la Coordination des associations de presse (CAP) ont indiqué que sur les 233 articles dudit Code, 52 sont répressifs et peuvent hypothéquer une entreprise de presse. En outre, à chaque fois qu’il est question de faire face à la presse, Macky SALL trouve le malin plaisir à aller se faire interviewer par des médias étrangers. Alors que, quand il a annoncé qu’il allait solliciter l’avis du Conseil constitutionnel concernant son engament de faire un mandat de cinq au lieu de sept ans, un patron d’un organe de presse privé à payer à tous ses journalistes présents ce jour-là des pizzas. Tellement il était heureux de la volte-face de Macky SALL…

A suivre…

Mame Birame WATHIE

walf.net

Real Madrid : la presse espagnole s’enflamme sur le record égalé de la bande à Zidane

Real Madrid : la presse espagnole s’enflamme sur le record égalé de la bande à Zidane

Tous les records tombent un jour, même les plus anciens, demandez à Sergueï Bubka (champion de saut à la perche). Et il en est un qui est en passe d’être à nouveau dépassé et pour changer c’est par le Real Madrid de Zinedine Zidane.
L’entraîneur français a déjà vaincu la malédiction en remportant deux années de suite la Ligue des Champions, chose qui échappait à tous les entraîneurs dans cette C1 nouvelle génération. Hier, sa bande a égalé un record historique.
En effet, outre le probant succès de son équipe au Pays Basque contre la Real Sociedad (3-1) et un grand Mayoral, son équipe a encore joué une rencontre en marquant au moins un but.
Et cela pour la 73e fois d’affilée (entre le 30 avril 2016 et donc hier). Ainsi, la Casa Blanca égale le record historique détenu par le Santos de Pelé qui date de 1963 (entre le 21 novembre 1961 et le 15 août 1963 pour être précis). Encore une fois, la presse espagnole s’est montrée élogieuse suite à ça.

Plus de 0-0 entre le Real et le Betis depuis 2007

Marca fait un petit encart avec l’information : « Madrid égale le record du Santos de Pelé : 73 rencontres en marquant ». De son côté AS fait carrément sa une avec en titre : « trois points et le record de Pelé » avant d’ajouter dans un de ses papiers : « le Real Madrid a égalé le record historique de Santos de Pelé, qui a marqué consécutivement dans 73 matchs officiels dimanche soir, grâce au but de Borja Mayoral.

Les blancs ont joué leur 73e match à la Real Sociedad en marquant au moins un but (parmi toutes les compétitions : Liga, Champions, Copa, Supercopa de Europa, Supercopa de España et Coupe du Monde de Clubs). Dans le même stade où il a commencé sa série, il y a 505 jours (30 avril 2016), grâce à un but de Bale ».

Pour le battre, le Real Madrid de Zinedine Zidane devra bien entendu marquer au moins un but lors de sa rencontre mercredi à 22h0 contre le Betis Séville à Santiago Bernabeu pour le compte de la cinquième journée de Liga.

L’équipe andalouse réussie bien aux Merengues qui a marqué deux fois six buts contre le Betis (6-1 en 2016 et 6-0 en 2014) et une fois cinq buts (5-0 en 2015). La dernière fois qu’il y a eu un score nul et vierge au coup de sifflet final, cela remonte maintenant à dix ans, en huitièmes de finale de Coupe du Roi.
Une chose est certaine, la Casa Blanca de Zidane est bien partie pour effacer un nouveau record. Cette fois il sera encore plus historique.

[Editorial] La presse désinforme finalement

MOT DE PASSE : FONCIEREMENT VOMIS: Déportation de votants!
Ils sont empaquetés sur le chemin du retour: des “Ndiaga Ndiaye drôlement remplis… Du jamais vu!
Bennoo Bokk Yaakaar, vous ne méritez aucun respect.
Tous vos leaders ont perdu leurs bureaux de vote à Dakar.
Et vous prétendez avoir vaincu.
Et comment? Où sont vos partisans aux Parcelles et ailleurs dans ces 13 communes que vous dites avoir remportées? Ils doivent jubiler non?
Vous n’avez même pas le talent de “bien voler”.
Vous escroquez affreusement devant la planète entière et n’êtes même pas capables d’avoir 50%; une première pour un pouvoir au Sénégal. Avec 1 million de compatriotes dont vous bloquez ignoblement les cartes et autres droits de participation nationale à ces joutes si capitales.
Vous avez corrompu les uns et les autres dans cette presse jadis respectée, hier, aujourd’hui méprisée par la majorité des sénégalais.
Même cette société civile “pompeuse” et “brave” est affaiblie par vos actions puériles.
Tout ce qui avait été dénoncé aux élections de 2012, 2007 et 2000, ne l’a pas été cette année. La presse désinforme finalement. C’est très méchant!
Vous ne comptez pas vous arrêter donc: cette presse poursuit son jeu et pose le débat de la possibilité ou pas pour M. Khalifa Ababacar Sall d’être député à l’Assemblée…
Il vous empêchera à vie de dormir ainsi.
Aujourd’hui, vous devriez tous démissionner puisque votre “patron” avait menacé de vous démettre en cas de perte de la capitale.
Vous avez semé le désordre dans les familles sénégalaises, les familles religieuses… et quoi encore… Vous ne savez même pas les bonnes manières pour donner de l’argent – aucun génie.
Vous mélangez les pédales par un ethnicisme qui ne dit pas son nom: fort heureusement, nos parents, grands parents, papas et mamans, cousins, soeurs et frères, amis halpulaar savent faire la part des choses. Et nombreux parmi eux refusent vos sales intentions. Ils préfèrent le Sénégal et vous l’ont fait savoir.
Votre méchanceté à l’encontre du Maire de la capitale vous conduit à toute cette idiotie.
Aujourd’hui, l’élégance intelligente aurait été d’accepter votre défaite avec grandeur et hauteur de civilisés.
Maintenant, vous ne pouvez plus vous arrêter: vous avez le culot ostentatoire de penser à l’annulation du vote à Touba, parce que vous pensez aux six députés du PDS à ce niveau. Et vous ne supportez pas.
Oui! Abdoulaye Wade que vous avez traité de vieux vous a bien eus: il a anéanti tous vos coups fourrés. Heureusement.
Dorénavant, vous ferez face aux deux groupes parlementaires de Mankoo Taxawu Senegaal et Coalition Gagnante Wattu Senegaal; avec le clin d’oeil du grand PUR que vous ne digérez pas, sachant qu’ils se rallieront bien à cette opposition.
Qu’est-ce vous comptez faire maintenant? Provoquer certainement pour encore accuser, emprisonner… et empêcher le jeu démocratique… Vous vous pointez le doigt dans votre mare…
Vous êtes assaillis, dépassés par les événements; vous ne savez plus à quel sein vous vouez… Vous cherchez et tergiversez, hésitez, sctochés sur vos appareils téléphoniques et Ipad qui vous impressionnent pour des calculs stupides…
Le Sénégal ne mérite pas ce que vous avez fait et persistez à faire. Et vos principes que vous défendiez en 2011 – 2012? Vous en faites quoi?
“Tchim”!
Malgré tout ce que avez fait, vous vous êtes ridiculisés comme ce n’est permis.
Cela se comprend aussi pour des gens qui ne rêvaient pas plus loin que leurs bleds.
Sachez une chose: votre règne est bien dur pour nous peuple sénégalais. Votre fin sera horrible.

Par votre inintelligence, le monde entier se marre du Sénégal.
Pourtant, il aurait fallu juste se concentrer sur l’essentiel, à savoir ce pourquoi vous avez été élus à la présidence en 2012. Il fallait simplement de la compétence.
Par ailleurs, veuillez bien, SVP, sans mesquinerie, nous délivrer nos cartes. Nous en avons besoin in sha ALLAHU.

Et je vous répète: ALLAHU suffit à tout.
Vous avez tous vos résultats depuis dimanche. C’était facile. Trois jours plus tard, vous ne parvenez pas à le faire pour Dakar.
Ceux qui ont eu les procès verbaux viennent d’en finir.
En passant, merci patriotiquement à nos confrères Serigne Saliou Guèye du site www.lessentiel.sn, Momar Dieng de Nouvel Hebdo, El Hadj Assane Guèye de RFM et Pape Alé Niang de 2STV.
La dignité n’a pas de prix.
Ci-joints les résultats de Dakar.

Les premières tendances des Législatives, selon la presse de ce lundi

Les quotidiens parvenus lundi à l’APS traitent des premières tendances du scrutin pour les législatives tenues la veille, en attendant l’officialisation des résultats.
« Les premières tendances favorables » à Benno Bokk Yaakaar (BBY, majorité), annonce par exemple Le Soleil, citant le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, tête de liste nationale de cette coalition regroupant l’Alliance pour la République (APR), le parti présidentiel et ses alliés.
« Avec 42 départements, Benno a été tout simplement plébiscité », déclare le chef du gouvernement, qui a félicité l’administration et les forces de défense et de sécurité pour leur contribution au déroulement de ce scrutin.
« Les Sénégalais sont allés, ce dimanche, aux urnes, après une forte pluie, sur toute l’étendue du territoire national, la veille. Le vote s’est bien déroulé dans l’ensemble, même si des manquements sont signalés dans la ville de Touba où la fermeture des bureaux a été prolongée jusqu’à minuit », écrit Le Soleil.
Le journal évoque un « taux de participation moyen » de l’ordre de 53% à 16 heures, un chiffre supérieur aux taux de participation des élections législatives de 2007 et 2012, si l’on en croit le quotidien gouvernemental Le Soleil.
« Un scrutin calamiteux. Des milliers de Sénégalais privés de leur droit de vote. Des problèmes à n’en plus finir. Voilà résumé la journée électorale de ce dimanche 30 juillet pour les élections législatives », estime pour sa part Vox Populi.
« Le déroulement du scrutin a souffert hier, dans la matinée, d’un gros retard (jusqu’à 14 heures) » au démarrage à cause notamment d’une « mise en place tardive du matériel dans les différentes localités », rapporte le quotidien L’As.
S’y ajoute que les « petites coalitions n’étaient pas représentées dans certains centres de vote, des bulletins ont manqué » aussi, « dans la diaspora, des candidats à la députation n’ont pu voter dans leur centre, parce que leurs noms ne figuraient pas sur les listes », ajoute la même publication quotidienne.
Enquête renchérit en parlant d’une « folle journée » au terme de laquelle « Benno sort du chaos », au regard principalement de ce qui s’est passé à Touba, la capitale du mouridisme, dont « une bonne partie » de la population « était dans le plus grand désarroi » au moment où « la plupart des Sénégalais accomplissaient leur devoir civique ».
« Le scrutin a été sauvé de justesse dans certaines contrées à Touba mosquée. Mais un nombre important d’électeurs n’ont pu voter pour diverses raisons », souligne le quotidien Enquête. « Benno se sauve », estime également le journal Le Quotidien.
« Le trio Benno Bokk Yaakaar, Manko Taxawu Senegaal et Wattu Senegaal s’est détaché loin devant les autres coalitions. Si BBY a renouvelé sa majorité, la liste de Khalifa Sall et celle de Wade se disputent le leadership de l’opposition », note Le Quotidien.
Le billettiste du même journal de relever : « Oui, les premiers résultats donnent une tendance lourde. Oui, Benno Bokk Yaakaar a une majorité plus qu’absolue. Mais on ne peut pas affirmer que les victoires communales sont aussi départementales. Il pourrait y avoir des retournements de situation inattendus ».
Il rappelle que les « seuls résultats qui feront foi seront ceux de la Cour d’appel dès mardi, à moins d’un décalage avec les résultats dans certaines zones ». BBY a de toutes les manières vaincu « sans gloire », selon Rewmi.
« Benno rafle la mise » (Sud Quotidien), « La razzia » (Libération). Deux manchettes semblant contester l’analyse du quotidien Rewmi. « Si les élections législatives d’hier étaient un test en direction de la présidentielle de 2019, on peut dire que Macky sall l’a réussi haut la main », avance même Libération.
Walf quotidien fait entendre un tout autre son de cloche, selon lequel l’Etat aurait « saboté le vote », compte tenu des « fausses notes en série » enregistrées au cours du processus. « L’opération électorale d’hier a été un échec », décrète même le journal.
« Entre retard dans le démarrage du vote, problème de logistique et d’identification, omission des +primo-inscrits+ sur les listes, dysfonctionnement dans l’organisation, vote prorogé jusqu’à minuit et saccage de bureaux, le pouvoir a saboté le vote et risque de s’en tirer avec une pantalonnade », écrit Walf quotidien.

Les 08 morts de Demba diop : La responsabilité de la presse ! Par


Incompréhensible, insoutenable, impardonnable, plus jamais ça , tout qualificatif et superlatif serait insignifiant pour traduire l’amertume et la colère des sénégalais épris de…après la survenue et la diffusion d’images assommantes doublées de cris et de sos poignants à la limite d’un camp de concentration nazi. Oui les images et les appels au secours qui fusaient de certaines poitrines ce jour du 15 juillet ont rappelé sûrement ceux des naufragés du JOOLA encore frais pourtant mais… si ,si ,si loin au vu de nos pratiques de tous les jours.
Aucune leçon tirée et les drames se superposent et se juxtaposent devant cette démission collective, ce naufrage collectif en termes de valeurs et de vertus. C’est comme qui dirait ,notre devise s’envole, l’effritement moral est tel que le Sénégal  s’efface de la carte pour faire place nette à un conglomérat d’intérêts corporatistes, ethniques, religieux et de quartiers et de villages laissant au loin le pays, la nation, ce partage de parcours et d’histoires, ce désir et cette volonté de vivre ensemble, de se sacrifier en commun pour la sauvegarde d’un héritage béton car indissociable, rampe de projets futurs pour le bien  de tout un peuple
Ce Sénégal-là n’est plus et un redressement s’impose et une bataille féroce est à mener contre cette sénégalaise de l’émotion, cette amnésie qui gomme tout de suite après l’irréparable (beaucoup de bruit et rien après) et c’est devenu un viatique terrible, un code de conduite (Sénégal thiow rek…).
Et ce vacarme qui (dé)construit nous mène vers des catastrophes à n’en plus finir avec un Sénégal qui bat tous les record Guiness (Joola bat Titanic !) et le dernier est le drame de Demba Diop (08 morts et N blessés) pour…pour …une finale de la coupe de la ligue pour un football stérile et avorton. Ligue pro : Parlons –en : Rien de pro, beaucoup de triche et de Tapalé pour ce « statuton» et pour négocier des positions et des avantages.
Le Foot national n’attire plus et l’on se demande comment ce fade et sans saveur (football) a-t-il pu drainer autant et aboutir à ce chauvinisme atroce. Et c’est là, la responsabilité de la presse, tous supports confondus : Depuis l’annonce de la finale anonyme( Mbour/ Quakam, une affi…chette ) qui serait passée inaperçue, que de reportages sur cette fina…lette. D
es envoyés spéciaux sur place, des radios/télé –trottoirs qui ont fini par hypertrophier cette finalette et lui donner des atours de finale de CAN ou de Mondial. Pas une seule journée  ou grand reportage, invité maxi, des magazines dédiés, des  tout-petits interviewés ravivant une flamme locale et parfois ethnique ou de quartier par des propos innocents mais pleins d’envie et de rage de vaincre pour ne pas dire t…
Des propos diffusés avec rires par les desks sports, eux aussi innocemment car très souvent c’est le fait ce reporters sans expérience et en stage, à la recherche de scoop pour une bonne notation en vue d’une insertion : Le problème est très complexe et la presse (loin de leçons), la presse  a un rôle énorme à jouer dans ce redressement car capable du pire comme du meilleur, radio 1000 collines n’est pas loin.
Et aussitôt après le drame, que de programmes chamboulés pour faire toujours buzz et des antennes ouvertes à esprits divers au nom de la liberté d’expression et qui en rajoutent au nom de cette liberté sans compter les diffusions et redif. d’images insoutenables même dans des cas pareils et pour des pays de liberté aussi ancrés que l’Occident,les images sont floutées.
Mais ici que nenni ! Et que dire des « Wax Sa Xalat » post drame dans la nuit même de l’atrocité,point de mot/maux sur la part de la presse et pourtant  intrinsèquement, sa responsabilité est engagée mais comme ce sont des « intouchables et prompts à réagir et à s’arc-bouter…devinez la suite ! Droit de réponse est le bienvenu !

 Ibou SENE

Craintes pour le Code! (Par Fatou Thiam Ngom)

Connaissant l’importance des médias dans un pays comme le nôtre , il est inadmissible que le code devant régir le fonctionnement de ces derniers, comporte des points qui ne favorisent pas la liberté et la protection de ses acteurs, qui plus est , ces points sont soulevés par ceux qui portent le combat pour une presse forte et libre, afin qu’elle puisse jouer pleinement son rôle de sentinelle, d’informateur et d’éducateur au bénéfice du peuple. l’état doit être plus attentif envers la coordination des associations de presse.

Ca ne sert à rien d’adopter en conseil des ministres et à l’assemblée nationale le projet de code de la presse, s’il ne répond pas aux exigences définies par les professionnels de l’information et de la communication, pour le bien de ce corps affecté comme presque tous les autres, par des pathologies qui nécessitent de véritables soins.

Cependant , il reste indéniable que le gouvernement au premier rang le président de la république doit veiller a ce que tout soit conforme aux règles et lois. pourvus que toute décision prise ne soit que l’intérêt de la population entière et non d’un segment quelconque qui n’a d’yeux que pour son bien être.

Adoption du projet de Code de la presse : La liberté de la presse restreinte au Sénégal


Adoption du projet de Code de la presse : La liberté de la presse restreinte au Sénégal
Vitrine démocratique en Afrique par sa stabilité politique et sociale depuis l’indépendance, le Sénégal a un visage très contrasté dans le domaine de la liberté de la presse et de la liberté d’expression. Si la liberté de la presse et la liberté d’expression sont garanties par la Constitution de 2001, l’arsenal juridique datant de 1965 est très répressif. Le projet de Code de la presse, adopté en Conseil des ministres en mai dernier, s’inscrit aussi dans la lignée répressive.
Ce texte, s’il était adopté tel quel par l’Assemblé nationale ce mardi 20 juin 2017, ne serait pas à la hauteur des attentes des acteurs des médias et surtout du renforcement de la liberté de la presse.
I/ Constitution progressiste de 2001
La Constitution du 22 janvier 2001 est incontestablement l’une des constitutions les plus démocratiques au monde avec l’affirmation de tous les droits fondamentaux du citoyen.
Dans son Préambule, la Constitution du Sénégal affirme son adhésion à tous les textes fondateurs des droits de l’homme et du citoyen, notamment :
  • La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 ;
  • La Déclaration universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948 ;
  • La Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples du 27 juin 1981.
Le Préambule affirme également «son attachement à la transparence dans la conduite et la gestion des affaires publiques ainsi qu’au principe de bonne gouvernance».
Le constituant sénégalais proclame aussi :
  • «le respect des libertés fondamentales et des droits du citoyen comme base de la société sénégalaise ;
  • le respect et la consolidation d’un État de droit dans lequel l’État et les citoyens sont soumis aux mêmes normes juridiques sous le contrôle d’une justice indépendante et impartiale…».
De manière spécifique, la liberté de la presse et le droit d’expression sont matérialisés très fortement dans les articles 8, 10 et 11 de la Constitution.
«La République du Sénégal garantit à tous les citoyens les libertés individuelles fondamentales, les droits économiques et sociaux ainsi que les droits collectifs. Ces libertés et droits sont notamment :
  • les libertés civiles et politiques : liberté d’opinion, liberté d’expression, liberté de la presse, liberté d’association, liberté de réunion, liberté de déplacement, liberté de manifestation
  • les libertés culturelles…
  • les libertés philosophiques
  • le droit à l’éducation…
  • le droit à l’information plurielle» (art.8).
«Chacun a le droit d’exprimer et de diffuser librement ses opinions par la parole, la plume, l’image…(art.10).
«La création d’un organe de presse pour l’information politique, économique, culturelle, sportive, sociale, récréative ou scientifique est libre et n’est soumise à aucune autorisation préalable» (art.11).
Cette constitution très progressiste, adoptée en 2001 dans la foulée de la première alternance démocratique au Sénégal, a proclamé des droits qui n’ont malheureusement qu’une portée déclarative, car le Code pénal et le Code de procédure pénale, qui datent de 1965 et plusieurs fois amendés, sont très répressifs pour la liberté d’expression et la liberté de la presse.
Il en est ainsi des dispositions du Code pénal, relatives à «l’information militaire» (art. 64), aux «troubles politiques» (art. 80), à l’«offense au chef de l’État» (art. 254), à la «diffusion de fausses nouvelles» (art. 255), à la «diffamation» (art. 258), etc.
Beaucoup de dispositions pénales contenues dans ces lois mettent en avant la primauté de l’autorité administrative sur le citoyen. Archaïsme confirmé dans le projet de Code de la presse.
II / Code de la presse vidé de sa substance
En septembre 2009, l’ancien Président de la République, Me Abdoulaye WADE, avait lancé une concertation nationale pour l’élaboration d’un projet de Code de la presse marqué par la substitution des peines de prison par des sanctions administratives et pécuniaires. Cette concertation nationale a conclu ses travaux en octobre 2010. Malheureusement, ce projet de Code de la presse consensuel n’a jamais été accepté par les majorités présidentielles successivement sous Me Abdoulaye WADE et Macky SALL.
Rupture du consensus sur le projet de Code de la presse
Le projet de Code de la presse de 2010 a été réécrit en septembre 2016 pour réintroduire les peines d’emprisonnement des journalistes. L’acceptation de ce nouveau texte par les acteurs des médias était conditionnée à la prise en compte des amendements qu’ils ont formulés. Pour cela, le ministère de la Culture et de la Communication devait leur soumettre le projet de Code avant son dépôt en Conseil des ministres. C’était la condition pour que le projet de Code de la presse reste consensuel.
Pour les professionnels des médias, la concession de la réintroduction des peines d’emprisonnement était contrebalancée par les acquis du nouveau projet de code : statut du journaliste avec une barrière de diplomation pour l’entrée dans la profession ; rétablissement de la carte nationale de presse ; commission d’attribution de la carte de presse présidée par un professionnel des médias ; institutionnalisation de l’entreprise de presse avec un statut spécifique sur les plans juridique, économique et fiscal ; création d’un fonds d’appui et de développement de la presse ; remplacement du Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) par l’Autorité de Régulation de l’Audiovisuel (ARA) ; libération de ressources publicitaires pour l’audiovisuel privé par le financement de la RTS sur le budget de l’État ; rémunération de la mission de service public des médias privés…
En définitive, le projet de Code de la presse, adopté par le Conseil des ministres en mai 2017, n’a pas tenu compte des amendements des acteurs des médias et appauvri substantiellement le texte.
Aujourd’hui, on ne peut donc plus parler de code consensuel, tel que cela est affirmé de manière abusive dans l’exposé des motifs du projet de loi N°14/2017 portant Code de la presse.
Par ailleurs, le projet de Code consensuel de 2010 avait introduit des normes qui garantissaient la liberté de la presse. Comparativement, le projet de Code, adopté par le Conseil des ministres en mai 2017, signifie incontestablement un recul démocratique.
Fermeture d’un organe de presse
La saisine de la justice en cas de fermeture d’un organe de presse a été modifiée.
Projet de Code 2017 (article 192) :
«En cas de circonstance exceptionnelle, l’autorité administrative compétente (Gouverneur, Préfet ou Sous-préfet) peut, pour prévenir ou faire cesser une atteinte à la sécurité de l’État, à l’intégrité territoriale, ou en cas d’incitation à la haine ou d’appel au meurtre, ordonner :
–     la saisie des supports de diffusion d’un organe de presse ;
–     la suspension ou l’arrêt de la diffusion d’un organe de presse ;
–     la fermeture provisoire de l’organe de presse.
La décision de l’autorité administrative doit être écrite, motivée et notifiée au responsable de l’entreprise de presse concernée. Ce dernier peut saisir immédiatement la juridiction suprême compétente en matière administrative d’un recours en annulation et en suspension de la décision.
Des poursuites en réparation pour voies de fait, en violation d’un droit fondamental, peuvent également être exercées devant le Tribunal de Grande instance du ressort».
Ici, ce ne sont pas les motifs de la décision de l’autorité administrative qui posent problème, mais les abus qui pourraient en être faits si ce n’est pas encadré par la justice. Dans le projet de Code consensuel de 2010, l’autorité administrative devait faire valider dans les 48 heures sa décision par le tribunal.
Projet de Code consensuel de 2010 :
«Sous peine de caducité, la décision de l’autorité administrative compétente doit, à la diligence de cette dernière, être confirmée dans les quarante-huit (48) heures de son prononcé, par une ordonnance du Président du tribunal d’instance du lieu où est établi le siège de l’organe de presse.
L’ordonnance du Président du tribunal peut être déférée devant le juge de l’excès de pouvoir».
Face à l’administration, l’intervention de la justice est un gage pour la démocratie.
Des droits des journalistes et techniciens des médias
Si l’article 5 du paragraphe 2 portant des droits des journalistes est adopté, le champ d’action des journalistes sera considérablement réduit.
Projet de Code 2017 (article 5) :
«Le journaliste et le technicien des médias ont droit au libre accès à toutes les sources d’information et d’enquêter sans entraves sur tous les faits d’intérêt public, sous réserve du respect du «secret-défense», du secret de l’enquête et de l’instruction et de la réglementation applicable à l’accès à certains sites ou structures».
La formulation du projet de code consensuel de 2010 était garante d’une plus grande liberté de la presse : «Le journaliste et le technicien de la communication sociale ont droit au libre accès à toutes les sources d’information et d’enquêter sans entraves sur tous les faits d’intérêt public ; le secret des affaires publiques ou privées ne peut lui être opposé que par exception dûment motivée».
La divulgation de l’information militaire est déjà sévèrement sanctionnée par les articles 64 et suivants du Code pénal sénégalais.
Rectification et droit de réponse
Le projet de Code de la presse 2017 introduit deux régimes différents selon qu’il s’agit de la presse écrite et de la presse en ligne ou de l’audiovisuel. La rectification et le droit de réponse sont régis par les articles 84 à 90 pour la presse écrite, les articles 84 à 90 et 185 pour la presse en ligne, l’article 99 pour la presse audiovisuelle. Le projet de code introduit exclusivement pour la presse écrite et la presse en ligne «les rectifications adressées par un dépositaire de l’autorité publique». Cette disposition, qui consiste à introduire un régime dérogatoire, différent de celui de «toute personne physique et morale», est extrêmement grave et viole la Constitution. «Toute personne physique et morale» inclut toutes les autorités, y compris les «dépositaires de l’autorité publique». Par ailleurs, le système pénal sénégalais règlemente suffisamment les atteintes aux dépositaires de l’autorité publique sous différentes formes.
La rectification et le droit de réponse sont aussi sanctionnés différemment selon qu’il s’agit de la presse audiovisuelle ou de la presse écrite et de la presse en ligne.
Pour la presse audiovisuelle, les dispositions du seul article 99 préconisent des conditions identiques pour le droit de réponse ou de rectification que l’émission incriminée : «Le droit de réponse est diffusé dans les conditions techniques et d’audience équivalentes à celles de l’émission qui l’a provoqué. La durée de la réponse est limitée à celle de l’émission qui l’a provoquée». À signaler qu’il n’y a nullement trace d’un «dépositaire de l’autorité publique».
Pour la presse écrite et la presse en ligne, le «dépositaire de l’autorité publique» a un traitement de faveur : les «rectifications ne dépasseront pas une fois et demie la longueur de l’article auquel elles répondront». Cela n’a pas de sens et représente un surcoût économique pour la presse écrite.
Le projet de Code, adopté en Conseil des ministres, comporte beaucoup d’autres dispositions sujettes à caution : l’inflation des peines d’emprisonnement qui passent d’un maximum de trois à cinq ans, des amendes de 5 à 30 millions FCFA, l’astreinte par jour de retard à 500 mille FCFA… L’emprisonnement prolongé et la sanction financière exorbitante sont désormais de réelles menaces pour la liberté de la presse.
Malgré des avancées indéniables sur le statut du journaliste, la carte de presse, l’institutionnalisation de l’entreprise de presse et la création d’un fonds pour la presse, le projet de Code de la presse 2017 représente un recul démocratique pour la liberté de la presse, telle que consacrée par la Constitution de 2001.
Mamadou Ibra KANE,
Membre du Comité scientifique du projet de Code de la presse 2010

Les associations de Presse dans la rue : L’heure est grave…

http://www.flashinfos.net/photo/art/grande/11506470-19224417.jpg?v=1490901373
3 mai, journée mondiale de la liberté de la presse, les associations de presse du Sénégal vont battre le macadam. «L’heure est grave», alertait le 30 mars dernier la CAP qui regroupe les organisations qui représentent les métiers de journaliste et de technicien des médias au Sénégal: APPEL (Association des Professionnels de la Presse en Ligne), CDEPS (Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal), CJRS (Convention des Jeunes Reporters du Sénégal), CORED (Comité d’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie dans les médias), CTPAS (Collectif des Techniciens de la Presse audiovisuelle du Sénégal), SYNPICS (Syndicat national des Professionnels de l’Information et de la Communication), UNPJS (Union nationale des Photojournalistes du Sénégal), URAC (Union des Radios associatives et communautaires du Sénégal).

«La liberté de presse est menacée au Sénégal. Depuis près d’une décennie, aucun acte structurant n’a été posé pour organiser, encadrer le secteur de la communication, notamment des médias», prévenait Bacary Domingo Mané tout en dénonçant «une stratégie du pourrissement savamment entretenue».
Dans le cadre d’un plan d’actions pour une sortie de crise, la CAP a sensibilisé les chefs religieux sur «la situation alarmante des médias» avec «beaucoup d’entreprises de presse (qui) sont aujourd’hui en cessation de paiement et ne peuvent honorer ni factures des fournisseurs, ni leurs obligations envers les travailleurs, encore moins leurs obligations fiscales…».

Le mouvement «Y’en a marre» et l’ASRED (l’Association pour le Soutien et la Réinsertion Sociale des Détenus) seront aux côtés des journalistes, ce mercredi.

 

Les conseils de Serigne Sidy Makhtar aux journalistes

COURS MAGISTRAL DU KHALIFE À LA PRESSE : "Vous avez et le pouvoir de construire et celui de détruire"

Rencontre au sommet entre le Khalife Général des  Mourides et la  coordination des Associations de Presse qui regroupe l’Appel, le Cdeps, la Cjrs, le Synpics, l’Unpjs, l’Urac, la Ctpas et le Cored. Une occasion saisie par le Patriarche pour donner quelques indications aux journalistes, non sans magnifier le travail qu’ils abattent au quotidien. Dans un message transmis par Serigne Cheikh Thioro Mbacké, le Patriarche de Gouye-Mbind donnera quelques indications.

 » Vous  avez une chance. Vous avez le pouvoir de faire le bien, de  construire, mais aussi de déconstruire. Travaillez en ayant conscience que Dieu vous surveille. D’autres avant vous détenaient ce pouvoir de l’information. Aujourd’hui, c’est vous qui le détenez, ce pouvoir. Tâchez d’en faire bon usage. Ne publiez  jamais une information qui détruit, qui déstabilise …  ». Des conseils distillés tels dans un cours magistral.

Face à la presse et après avoir recueilli les prières de Serigne Sidi Mokhtar Mbacké, les journalistes feront un point avec la presse. Talla Dieng, porte-parole du jour de la Cap de camper le débat.  » Nous sommes venus informer le Khalife des difficultés de la presse Sénégalaise. Nous avons élaboré un mémorandum que nous lui avons remis. Nous estimons que la presse Sénégalaise ne connaît que des problèmes.

Il y a, d’abord,  l’environnement économique de la presse. Tous les organes de presse sont déficitaires. L’État du Sénégal est le premier pourvoyeur de publicité, mais il y a une mauvaise répartition. Il y a aussi un code de la presse qui a déjà subi un toilettage. Mais à ce jour, il n’est pas encore voté. L’autre menace, c’est la distribution des fréquences. Le fonds d’aide à la presse est, pour ce qui le concerne, insignifiant et sa distribution anormale.  » Talla Dieng, accompagnés de plusieurs de ses confrères dont Bakary Domingo Mané, Ibrahima Lissa Faye, Pape Ndiaye… annoncera la tenue d’une marche nationale le 3 mai prochain à Dakar et partout au Sénégal.

Investiture du président Adama Barrow: La presse privée n’est pas la bienvenue

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Can 2017-Henry Kasperczak : la question qui fâche de la presse sénégalaise

CAN 2017-Henry Kasperczak : la question qui fâche de la presse sénégalaise

Henry Kasperczak, le technicien franco-polonais a laissé d’amers souvenirs aux sénégalais en 2008 au Ghana, laissant les Lions en rade après une déconvenue devant l’Angola (1-3) et un match devant la Tunisie (1-1).

Neuf (9) ans après,  il est à la tête de l’équipe de la Tunisie qui va rencontrer le Sénégal ce samedi à 19h GMT et il n’a pas été raté par un journaliste sénégalais lors de sa conférence de presse d’avant match.

« Resteriez-vous jusqu’au bout avec la Tunisie quoiqu’il arrive? », fait-il allusion à son abandon à Tamale. Le technicien, visiblement irrité et furieux ne répond pas à la question et veut se concentrer sur le sujet qui l’intéresse le plus, le terrain.

« Le Sénégal est une grande équipe, cependant, notre qualification se jouera lors du dernier match contre le Zimbabwe », dit-il. A l’en croire, ce n’est pas un handicap de jouer tour à tour le Sénégal et l’Algérie d’autant qu’il affirme avoir une base solide pour contourner ses pièges. « Néanmoins, comme l’ont dit mes joueurs, démarrer par une victoire devant le Sénégal est souhaitable ». 

Aide à la presse : Mbagnick Ndiaye viole encore la loi

Aide à la presse: Mbagnick Ndiaye viole encore la loi

Le ministre de la Culture et de la Communication, monsieur Mbagnick Ndiaye, a déclaré, jeudi dernier, lors du vote du budget de son ministère à l’Assemblée nationale, que l’aide à la presse ne sera pas distribuée au titre de l’année 2016.

Pour justifier cette décision de ne pas distribuer l’aide à la presse, Mbagnick Ndiaye affirme de manière péremptoire qu’aucune entreprise de presse ne remplit les conditions pour en bénéficier. Cette affirmation du ministre de la République est totalement mensongère et sans fondement matériel et juridique. C’est une insulte aux entrepreneurs de presse qui sont accusés par un ministre de la République de banditisme fiscal et de violation des lois sociales. En d’autres cieux, une déclaration mensongère devant les députés de l’Assemblée nationale est passible de parjure.

Pourquoi Mbagnick NDIAYE viole la loi ?

Épinglé par le dernier rapport de la Cour des comptes pour la gestion frauduleuse de l’aide à la presse par son ministère, Mbagnick Ndiaye avait doublement violé la loi en ne respectant ni les critères d’attribution, ni l’obligation de publication de l’arrêté de répartition de l’aide à la presse. Ces fraudes dans la gestion de l’aide à la presse sont la règle depuis la nomination de Mbagnick NDIAYE en 2012 à la tête du ministère de la Culture et de la Communication.

Pourquoi donc Mbagnick NDIAYE serait-il subitement devenu un apôtre de la légalité ?

Mbagnick NDIAYE n’en est pas à ses premières démêlées avec la Cour des comptes. Déjà en 2002, alors Gestionnaire du Comité CAN/Mondial 2002, Mbagnick NDIAYE avait été épinglé pour gestion frauduleuse. Aujourd’hui, ne pouvant distribuer l’argent du contribuable selon « ses » critères, Mbagnick NDIAYE préfère ne pas distribuer l’aide à la presse en violation de la loi. Sinon comment expliquer que le ministère de la Culture et de la Communication, sans vérification des critères administratifs, sociaux et fiscaux, puisse affirmer que les entreprises de presse ne remplissent pas les conditions édictées par la loi ? Cela dénote en réalité du mode de gestion strictement politique de ce ministère. Pour le ministre, peu importe la réalité si cela ne satisfait pas à ses intérêts politiques.

Ce n’est pas un hasard si le ministère de la Culture et de la Communication est incapable de produire un quelconque document sur l’environnement socio-économique des médias. Le ministère n’a aucune donnée factuelle sur les acteurs du secteur des médias et leur apport dans le développement économique et social. Le ministère de la Culture et de la Communication connait-il le chiffre d’affaires des entreprises de presse, le nombre d’emplois du secteur, les mutations socio-économiques… Pour Mbagnick NDIAYE, seul compte le critère politique, d’où les dérives entre autres sur l’aide à la presse ou la Maison de la presse.

Le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS), patronat de la presse, en appelle au strict respect de la loi pour la distribution de l’aide à la presse selon des critères républicains et non politiques.

Pour le Bureau du CDEPS,

son président Mamadou Ibra Kane

Dakar, le 12 décembre 2016

La dépénalisation des délits de presse enlevée du texte

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Le nouveau code de la presse a été réaménagé avec der nouvelles dispositions. Alors qu’à l’origine dans la mouture ancienne qui devait être soumise à l’assemblée Nationale, la dépénalisation des délits de presse était inclue, dans le nouveau texte par contre, cette disposition n’y figure pas.

Et il semble que les journalistes coupables de délits de presse seront justiciables au même titre que les autres citoyens. Autre disposition importante, l’organe de presse va désormais pouvoir disposer du statut d’entreprise de presse. et justement, la constitution d’une entreprise de presse est soumise à plus de contrainte.

Ainsi, le directeur de publication de l’entreprise de presse va devoir disposer d’au moins 10 ans d’expérience professionnelle, alors que le rédacteur en chef devra justifier de minimum 5 ans d’ancienneté. Par ailleurs, les cartes de presse vont être délivrées par une commission nationale d’attribution qui va délivrer ces sésames qui vont faire alors office de document-référence à la place des cartes de presse maison.

Ces dispositions vont également s’appliquer à la presse en ligne. Des innovations et des changements qui toutefois ne pourront être effectives qu’avec l’adoption du nouveau code de la presse par l’Assemblée Nationale.

Source:RFM

 

Conférence de presse de Me El Hadj Diouf sur l’affaire Barth Dias et Timis

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Me El Hadji Diouf en conférence de presse aujourd’hui.. Mais on peut vous dire d’ores et déjà qu’opposition et pouvoir ont intérêt à se boucher les oreilles.

Parce que l’avocat de Franck Timis avait déjà annoncé, dans nos colonnes, le dépôt de deux nouvelles plaintes : une pour une nouvelle liste de personnes à poursuivre, une autre pour ceux qui ont «re-diffamé» Timis.

Et comme ce sont les Sonko, Abdoul Mbaye et autres Mamadou Lamine Diallo qui se sont spécialisés dans cette matière, ils vont entendre l’avocat tonner.

Mais ils pourront se consoler de voir le pouvoir en prendre pour son grade parce que la robe noire est aussi le conseil de Barth «tuy tuy» Dias dans l’affaire du meurtre de Ndiaga Diouf. Et là aussi, il va flinguer sur tout ce qui bouge.

Corruption dans la presse : Et si on en parlait… de ces journalistes en 8×8

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Ce 20 Octobre 2016, le confrère en ligne Leral.net a crevé l’abcès en abordant, dans ce contexte où le Sénégal connait une révolution de l’information, la lancinante question de la corruption dans la presse. Seulement, le confère s’est limité à la presse en ligne. Mais le phénomène est plus large et plus ample.

La presse écrite, la radio et la télévision sont aussi des secteurs où la corruption encagoulée a envahi les rédactions où un confère peut, sous cape, mener des actes secrètement corrompus avec un art ingénieux de maniement qui fait passer son forfait sans aucun soupçon.

Le député Moustapha Cissé Lo a affirmé clairement que certains journalistes n’osent jamais l’attaquer ou écrire quelque chose à sa défaveur. « Je m’en tiens là ! », a-t-il conclu. Et cette mise en garde en dit long.

C’est parce que certains journalistes ont déjà les mains mouillées. D’autres, surtout dans la presse en ligne, sont à l’œuvre corruptrice. Sur la toile, des vies sont détruites, des carrières sont brisées, des ambitions sont annihilées et des élans sont démantelés par le chantage de brebis galeuses jamais inquiétées. Le CNRA et la CORED n’ont aucun pouvoir coercitif pour freiner le vicieux essor des journalistes corrompus.

L’Etat en a une responsabilité. Mais la sienne est minime par rapport à celle des patrons de groupe de presse. Et pour cause !

Des interviews sont vendues particulièrement à des responsables politiques, surtout en période d’enjeux électoraux. Des portraits de personnalités politiques ou de personnalités de l’espace public sont secrètement marchandés. Souvent, devant une divergence opposant des responsables politiques, il arrive qu’un journaliste prenne dans son émission ou dans son article une position partisane en faveur d’un antagoniste avec qui il a des relations personnelles qui, naturellement, influent sur l’orientation de sa plume ou de sa voix.

Et jusque dans les revues de presse, il arrive, de manière flagrante, que le revueur de presse insiste lourdement sur un menu article consacré à une personnalité politique qui, auparavant, l’a même averti la veille de la sortie de l’organe. Et après la propagande calculée, le monsieur passe au bureau du détenteur de billets de banque.

Train de vie dispendieux

Certains journalistes sénégalais ont aujourd’hui un train de vie onéreux qui dépasse largement leurs revenus salariaux. Quand un journaliste qui a un salaire formel variant entre 100.000 à 300.000 Fcfa roule en voiture de luxe dernier cri, parfois en 8×8 majestueux, loge dans un appartement luxurieux dans une zone résidentielle et s’envole en Europe ou aux Etats unis juste pour des vacances, son employé, pour peu qu’il ait le sens de responsabilité, devrait lui-même se rendre compte que c’est son organe qui sert de moyen d’enrichissement illicite.

Et malheureusement, il suffit de « toucher » le journaliste pour que toute la presse se mobilise pour crier à une atteinte à la liberté d’expression. Récemment, Abou Abel Thiam a réussi à faire passer une interview qui semble bien être adroitement rédigée dans plusieurs organes de presse, avec la complicité indubitable de journalistes qui n’ont jusque-là pas clarifié ce forfait qui pue une corruption non dite.

Des organes de presse ont la dignité et le courage d’afficher clairement la tendance partisane de leur ligne éditoriale. Mais d’autres mènent le jeu du pouvoir de façon ostentatoire à la défaveur de l’opposition surtout dans la situation actuelle. Aucun équilibre déontologique n’est respecté !

Il est temps de s’interroger sur la corruption dans la presse. Il est plus que jamais temps que les patrons de presse se posent des questions sur l’immense fortune que possèdent certains de leurs journalistes.

La corruption encagoulée dans la presse a des effets dangereux sur la Nation qui reçoit les informations, surtout que ce phénomène s’accompagne de liens étroits entre journalistes, personnalités politiques et opérateurs économiques !

La Nation manipulée

L’information figure parmi les principaux instruments de participation démocratique. Aucune information n’est crédible et concluant sans la connaissance des problèmes de la communauté politique, des données de faits et des diverses propositions. Mais le pluralisme dans ce secteur délicat de la vie sociale a parfois des effets pervers au Sénégal.

Au nom de la liberté de presse, il arrive qu’un journaliste manipule l’opinion avec des faussetés sur une personnalité politique qui le corrompt pour qu’il œuvre à lui faire bénéficier d’un halo populaire. Souvent, c’est tout un organe de presse qui se penche du coté du pouvoir avec des subtilités vicieuses qui se manifestent soit par une glorification de l’acte gouvernemental, soit par une diabolisation experte d’un opposant.

Et malheureusement, c’est l’opinion publique qui est ingénieusement manipulée, une manipulation qui réussit car le Sénégal étant un pays de civilisation orale, la presse y est un mythe.

Le Piroguier

Parti socialiste : Controverse autour d’une conférence de presse

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Un communiqué avec entête et logo du Parti socialiste a été balancé, hier, dans les rédactions informant que le Secrétaire général national du Parti socialiste (Ps), Ousmane Tanor Dieng, va tenir une conférence de Presse ce vendredi 21 Octobre 2016 à 10h à la maison du Parti socialiste pour parler “de l’affaire Barthélémy Dias et de la candidature ou non du Parti socialiste lors de la prochaine élection présidentielle de 2019”.

Plusieurs personnalités du Bureau politique du Parti socialiste nous ont contactés par téléphone pour préciser que même s’il est vrai qu’une conférence de presse du Parti socialiste aura lieu aux jour, lieu et endroit indiqués, il ne s’agit, en aucun cas, de parler de la candidature ou non du Parti socialiste lors de la prochaine élection présidentielle de 2019, encore moins de l’affaire Barthélemy Dias.

“Le Parti socialiste a déjà exprimé son soutien au camarade Dias. Il a toujours réclamé que justice soit faite, demandant même la levée de son immunité parlementaire. Nous saluons donc la tenue du procès et lui exprimons notre soutien. Telle est la position du Parti socialiste déjà exprimée. On n’a pas besoin de tenir une conférence de presse pour la réitérer”, note un membre du Bureau politique.

Un autre membre révèle que Tanor ne va même pas animer cette conférence de presse. C’est plutôt Serigne Mbaye Thiam, le Secrétaire national à la vie politique du Ps, qui va s’adresser à la presse.

Mamoudou Wane, membre du Bureau politique, lui, indexe, sur sa page facebook “des personnes malintentionnées (qui) ont produit ce communiqué non signé pour tromper ou induire l’opinion en erreur en utilisant un papier à entête du parti +logo, etc…”.

La presse de ce mercredi commente la réaction de Macky sur la marche de Wattu Sénégal

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Les quotidiens dakarois commentent, dans leur écrasante majorité, la réaction du chef de l’Etat, Macky Sall, après la marche du Front Wattu Senegaal de vendredi dernier
Le Témoin précise que c’est depuis la région de Tambacounda, l’une des étapes de sa tournée économique entamée lundi, que le président Sall a brisé le silence. Le journal souligne qu’il a ‘’été ferme dans sa position en voulant rassurer les Sénégalais ainsi que la communauté internationale que le Sénégal reste un pays de démocratie et de droits de l’homme’’. ‘’Macky Sall recadre l’opposition’’, résume ainsi le journal en manchette.
A l’instar du Témoin, La Tribune fait lui aussi sa principale Une sur la déclaration du président Macky Sall qui prévient ainsi : ‘’Nous n’allons pas laisser le désordre s’installer.’’
Cette mise en garde est également mise en exergue par le quotidien Enquête. ‘’La démocratie et la liberté ne sauront souffrir sous mon magistère’’, relève notamment le journal.
Le quotidien L’As y voit une ‘’réplique aux responsables de la coalition Mankoo Wattu Senegaal suite à la répression de la marche de vendredi dernier’’. Face aux critiques notées après la dispersion de cette marche, le chef de l’Etat a assuré que ‘’les libertés ne sont pas menacées’’. Selon lui, ‘’elles sont exercées dans les conditions que prévoit la loi’’.
Commentant cette sortie du chef de l’Etat, WalfQuotidien titre : ‘’Macky bande les muscles et menaces’’. ‘’Oui pour les manifestations mais dans le respect des lois’’. Ainsi se résume selon le journal l’avertissement du chef de l’Etat aux leaders de l’opposition qui ‘’ont décidé de braver les décisions administratives’’.
Le Soleil se fait aussi l’écho des propos du chef de l’Etat qui déclare notamment, entre autres, que ’’les libertés publiques doivent s’exercer dans le respect des lois’’.
Et selon le Populaire, le chef de l’Etat a affiché sa volonté de se poser en garant de la démocratie. ‘’Je ne suis pas un Président qui entachera la démocratie. C’est dans la démocratie que j’ai accédé à la magistrature suprême. En cela, je fais en sorte que cette démocratie ne souffre d’aucune ambiguïté’’, a-t-il notamment dit.
Décryptant les précisions du président de la République, Le Quotidien écrit qu’elles ‘’visaient aussi à rassurer la communauté internationale qui a sans doute visionné les images de la répression policière’’.
Par ailleurs, Le Soleil signale le lancement, à Dialacoto, dans la région de Tambacounda, du volet électrification du Programme d’urgence communautaire (PUDC), à l’occasion de la tournée économique du chef de l’Etat.
 L’As donne lui des détails sur la répartition du projet de budget 2017. Le journal annonce une masse salariale de 586 milliards de francs, contre 538, 2 milliards dans la Loi de finance initiative 2016, ‘’soit une progression de 8, 9 %’’. Il indique que ‘’c’est le ministère de l’Education nationale qui se taille la part du lion’’.
Selon le journal, le budget 2017 fait une large place aux investissements avec 1.225, 2 milliards de francs CFA prévus. Il signale dans le même temps que ‘’les autorités cherchent des solutions pour sortir du gouffre’’ le CICES, l’APS, la RTS, Le Soleil, Dakar Dem Dikk, Cosama, le Petit Train de Banlieue, ‘’des sociétés publiques confrontées à des tensions budgétaires’’.
L’Observateur signale par ailleurs que le président Macky Sall ‘’compte relooker la loi de finances 2017 à travers trois nouvelles taxes’’. Le journal indique que sont ainsi visés le ciment, l’arachide et les télécoms, avec un objectif de 250, 1 milliards de FCFA de recettes budgétaires.

Pastef : Sonko a appris la nouvelle par la presse

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Ousmane Sonko et ses camarades de parti ne sont pas surpris de la décision du chef de l’État. Cependant, ils s’indignent d’avoir été informés de la radiation du désormais ex-inspecteur des Impôts, par la presse. Et même, disent-ils, le principal intéressé, Ousmane Sonko, a officiellement appris la décision de sa radiation de la fonction par la presse.

C’est ce qu’indiquent des responsables de son parti. Pour le moment, le désormais ancien agent des Impôts et Domaines ainsi que ses camarades de parti étudient la décision du Président Macky Sall. Leur réaction ne saurait tarder.

Une situation similaire à celle de Amsatou Sow Sidibé, ancien conseiller du Président de la République, qui apprenait la décision de son limogeage par voie de presse. « Je viens de quitter le Palais. C’est dans ma voiture que j’ai appris la nouvelle, en écoutant la radio », avait-elle informé.

Seneweb

Dépénalisation, labellisation : Ce qu’en pense Mame Less Camara


Choisi pour présider le comité de pilotage de l’atelier initié par l’APPEL (Association des Editeurs et Professionnels de la Presse en Ligne) sur la labellisation de la presse en Ligne et l’élaboration d’un cahier de charges concernant l’éthique et la déontologie, pendant 72 heures à Saly, Mame Less Camara a estimé qu’il s’agit d’innovations nécessaires pour le secteur.
« Concernant la labellisation, il ne s’agit pas d’imposer quoi que ce soit à l’ensemble des intervenants sur la toile mais d’en faire un principe de sélection pour que ceux qui voudraient faire la même chose, puissent travailler dans la même direction selon les critères et surtout intégrer dans leur travail le respect d’un certain nombre de règles définies dans le code de déontologie. Mais cela ne doit, en aucun cas, être une entrave à l’expansion d’une activité qui se déroule qui reste encore nouveau et qui est celui d’internet ».
Mame Less Camara de déplorer l’existence d’une classe d’ « informateurs pressés » et la manie que certains journalistes ont de pratiquer «  du Copier-coller ».
Interpellé sur la question de la « déprisonnalisation » du journaliste, encore agitée aujourd’hui même si dépassée pour ce qui est de l’adoption attendue du nouveau code de la presse, Mame Less Camara invite à une prise individuelle de responsabilité, non sans signaler que la prison n’est guère le lieu le plus indiqué pour un journaliste.
« Si la faute est une faute quasi fonctionnelle qui découle du fait qu’il pratique un métier qui doit se faire à toute allure, je ne crois que la journaliste fasse exprès de créer les conditions  pour aller en prison. Il faut en tenir compte.  Il ne faut pas que l’emprisonnement du journaliste soit une sorte de menace dressée en face de lui et qui l’empêcherait de faire son travail.
De manière générale, on ne doit pas emprisonner un journaliste pour une faute commise dans l’exercice de sa profession, commise de façon involontaire. Mais, il faut envisager la question autrement lorsque le journaliste abuse de sa posture pour délibérément jeter l’opprobre sur des gens… »