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Affaire Mamour Diallo: Alioune Tine demande au procureur de s’autosaisir

Le débat sur les 94 milliards de francs CFA fait polémique. Après la publication des résultats de la commission d’enquête parlementaire et l’annonce de la plainte d’Ousmane Sonko, leader du Pastef, c’est au tour d’Alioune Tine, fondateur d’Africa Jom Center de se prononcer sur la question. 

Et le défenseur des droits humains qui veut que cette affaire soit tirée au clair demande au maitre des poursuites de s’autosaisir. « Le problème de fond que nous avons dans cette affaire c’est celui de la bonne gouvernance. Et, dans la question de bonne gouvernance, il y a beaucoup d’organes qui étaient plus habilités pour le traitement de cette affaire que la commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée nationale. Nous avons l’Ofnac, la Cour des comptes, l’Inspection générale d’Etat, le procureur de la République », a rappelé Alioune Tine.Pour lui, quand une question de bonne gouvernance est évoquée dans une démocratie avancée, c’est le procureur de la République, maitre des poursuites qui doit s’autosaisir pour éclairer la lanterne des Sénégalais. « Le Procureur devait être le premier à se saisir de cette affaire. Mais le problème au Sénégal, c’est la discrimination dans le traitement des dossiers. Si on avait un traitement impartial des affaires judiciaires, un Etat neutre au service exclusivement de l’intérêt du public, il n’y aurait pas de problème. Mais si la rue intervient, il faut s’interroger sur le dysfonctionnement de nos institutions », a déploré Alioune Tine qui n’a pas manqué de dénoncer « le silence total » des organes de contrôle qui, constate-t-il pour le regretter, ne font plus de rapport.

Sortie de piste du Procureur de la République (Par Dr Cheikh Tidiane DIEYE)

Je n’attends rien de la procédure ouverte par le Procureur. La raison est simple. Il a fait deux choix qui enlèvent, à mon avis, toute crédibilité à sa démarche. Il a choisi d’être le Procureur du pouvoir et non celui de la République. C’est sa liberté. Mais c’est aussi ma liberté de refuser de croire en son action, jusqu’à ce qu’il me prouve que je me trompe.

Il a fait le choix d’une procédure pénale inhabituelle, aléatoire et complexe, peut-être même différente de celle qui figure dans nos lois et règlements. Dans l’affaire Aliou Sall et consorts, il y a des accusés, même si, c’est ma conviction, on doit leur accorder la présomption d’innocence jusqu’à ce que leur culpabilité soit établie.

Il y a eu des accusations qui datent de bien avant le reportage de la BBC, des enquêtes menées, bouclées et portées à son attention par l’OFNAC depuis belles lurettes, ainsi que des preuves de transfert d’argent entre un compte domicilié à l’étranger et la société Agritrans appartenant à Aliou Sall. Ces opérations ont été révélées au monde entier par le documentaire de la BBC, document à l’appui. A t-il saisi la banque et la Centif pour retracer ce virement de 250.000 dollars afin de retrouver sa provenance, sa raison?

A cela s’ajoute le fameux Rapport de l’Inspection Générale d’État, qu’ils disent ne pas avoir reçu, sept ans après son dépôt, alors que même les vendeurs du coin de la rue l’ont par devers eux.

Toute enquête sérieuse devrait partir de ces éléments. Une enquête se fait sur la base de charges précises . Si on n’a pas assez d’informations pour viser une personne, on peut ouvrir une enquête contre X. Mais considérer que tout le monde est témoin, y compris ceux qui sont accusés et ceux dont les noms ou les actes ont été formellement cités dans des rapports en sa possession, c’est une parodie et justice et un simulacre de procédure pénale.

On n’a pas besoin d’être un expert pour savoir qu’en ouvrant une enquête, le procureur est presque tenu de nous dire ce qu’il cherche et vers qui ou quoi il oriente ses recherches.

Ce que fait le procureur n’est pas une enquête judiciaire. C’est une investigation politique et sociale. Son objectif, écouter accusé et accusateurs avant de les renvoyer dos à dos en disant » c’est votre parole contre la sienne. »

On voit bien où il va. Ça saute aux yeux. Mais ne sait-il pas que les temps où l’on pouvait tout cacher, tout le temps, à tout le monde sont révolus.

Coordonnateur de la plateforme
Avenir Senegaal Bi Nu Begg
Membre de Aar Li Nu Bokk

Le procureur requiert 5 ans ferme pour Assane Diouf


Assane Diouf est passé devant le juge du tribunal Correctionnel ce mercredi soir. A la barre, l’insulteur public numéro 1 a nié avoir insulté le Porte-parole des mourides Serigne Bass Abdou Khadre dans ses « fameuses » séances vidéos en ligne diffusées en direct sur les Réseaux sociaux.

L’insulteur du Web a été arrêté et poursuivi pour trouble à l’ordre public, injures par le biais d’un système informatique et outrage à un ministre du culte et diffamation, suite à un des « Live » sur les Réseaux sociaux, om il s’en était vertement pris au porte-parole du Khalife des mourides.

Devant la barre ce mercredi, il a tout simplement nié avoir insulté Serigne Basse Abdou Khadre. « Je n’ai pas Insulté Serigne Basse. Je lui ai Juste posé une question pour connaître l’origine de ses avoirs », a-t-il précisé.

Quid de sa colère contre Macky Sall ?

L’homme aux incendiaires et sales chroniques sur Youtube et Facebook explique sa « haine » contre Macky Sall par le faite que ce dernier a trahi la confiance du peuple en reniant sa propre parole.

« J’ai fait dix-sept ans sans parler. J’ai rompu mon silence quand Macky Sall renié sa parole. Quand il a dit qu’il ne ferait plus un mandat de cinq (5) ans, mais de sept (7) ans », dit-il.

Le Procureur annonce l’arrestation de trois personnes, dont une femme

L’enquête sur la mort de Mariama Sagna, responsable de Pastef à Keur Massar, commence à livrer ses secrets. Le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Pikine qui faisait face à la presse ce mardi, a annoncé l’arrestation de trois personnes, dont une femme.
Il s’agit d’Ousseynou Diop, un des charretiers que la victime avait engagés pour le transport de fauteuils après le meeting du Pastef, Fatou Bintou Thiam, mère de Saliou Boye (Ndlr: l’autre charretier en cavale) et Khadim Gueye.

Les faits
Le Procureur est revenu sur les circonstances de l’arrestation des susnommées confirmant, les informations de « Libération », selon lesquelles, il s’agit d’un viol suivi de meurtre.

De l’économie de ses propos, il ressort que le 6 octobre 2018, Mariama Sagna avait déplacé certains meubles pour les besoins du meeting du leader du Pastef. A la fin de la manifestation, elle a engagé deux charretiers pour le transport des bagages. Après négociation, elle indique son domicile, avant de les devancer.

Ousseynou Diop, l’un des charretiers, arrêté sur la base de plusieurs témoignages, a expliqué que lorsqu’ils sont arrivés dans le domicile, il n’y avait personne. C’est en avançant qu’ils ont trouvé Mariama Sagna, couverte à moitié, en train de sortir de sa salle de bain. C’est sans doute la vue de cette nudité qui a réveillé leurs instincts de prédateur. Car, les deux charretiers n’ont pas hésité à se jeter sur la dame pour la violer à tour de rôle.

Cependant, Ousseynou Diop soutient pour sa défense qu’il s’était limité à maîtriser la dame par les jambes. Il ajoute que c’est Boye qui a étranglé cette dernière, jusqu’à ce qu’elle perde la vie. Après leur forfait, ils ont pris la fuite, en emportant le téléviseur et le téléphone portable de la victime.

Interpellé sur la destination des objets volés, Ousseynou Diop a révélé que le téléviseur a été remis à Khadim Gueye qui habite Keur Massar.

Arrêté à son tour et entendu celui-ci, a soutenu avoir rendu l’appareil à Saliou Boye qui l’a ensuite remis à sa mère, Fatou Bintou Thiam, établie à Niacourab. S’étant rendu sur les lieux, les pandores enquêteurs ont retrouvé le téléviseur, soigneusement enveloppé dans un tissu dans la chambre de celle-ci.

Les trois personnes sont toujours en garde-à-vue, sauf Saliou Boye en fuite.

L. DIEDHIOU, Leral.net

Mort de Fallou Sène : Ibrahima Ndoye, a bouclé son enquête

Le Procureur près le tribunal de Saint-Louis, Ibrahima Ndoye, a clôturé son enquête sur la mort de Fallou Sène, tué mardi dernier lors d’affrontements entre pensionnaires de l’Ugb et forces de sécurité. Selon la Rfm, le maître des poursuites va rencontrer ce week-end le procureur de Dakar pour lui transmettre le dossier. Ensuite, informe la même source, l’affaire sera confiée au tribunal militaire de Dakar où seront jugés les présumés meurtriers de l’étudiant Fallou Sène. La Rfm ajoute que la brigade territoriale de Saint-Louis poursuit son enquête sur les saccages de locaux du Rectorat et des restaurants universitaires

L’enquête sur la mort de Fallou Sène bouclée dimanche, selon le procureur

Le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Saint-Louis, Ibrahima Ndoye, a assuré mercredi que l’enquête ouverte sur la mort de l’étudiant Fallou Sène, suite à des échauffourées avec des gendarmes, sera bouclé dimanche.

S’exprimant lors d’un point de presse destiné à faire le point sur cette affaire de laquelle le parquet de Saint-Louis s’est auto-saisi, le procureur Ndoye a lancé un appel à « la sérénité », assurant que « tous les moyens seront mis en œuvre, pour une véritable qualification des faits, qui aboutira à une suite judiciaire légale, appropriée, afin que justice soit bien rendue, pour restaurer la crédibilité de la justice ».

Il est revenu sur « les périphéries » ayant entrainé la mort de Mouhamadou Fallou Sène, 26 ans, marié et père d’un enfant, dans des échauffourées entre forces de l’ordre et pensionnaires de l’UGB qui manifestaient pour le versement de leurs bourses et de meilleures conditions d’études.

L’intervention des gendarmes fait suite à une réquisition du recteur dont la volonté était de ramener le calme. Il s’en était suivi des échauffourées ayant entraîné la mort de l’étudiant en question et occasionné 21 blessés.

Le commandant de la Brigade de gendarmerie territoriale de Saint-Louis a été chargé de l’enquête dont les premiers éléments indiquent que « la victime a succombé suite à ses blessures, une plaie sous le bassin causée par une arme à feu », selon le certificat de genre de mort délivré par le médecin légiste de l’hôpital régional de Saint-Louis.

Ibrahima Ndoye a également signalé qu’un médecin légiste de Dakar a été également saisi pour procéder à l’autopsie dont les résultats révèlent une « lésion viscérale, avec hémorragie abondante, causée par une arme à feu ».

Selon le procureur, il s’agit d’un « drame national qui n’honore le pays », mais « la justice fera son travail en toute sérénité et impartialité et toutes parties impliquées feront l’objet d’une audition afin d’élucider l’implication des uns et uns et des autres dans cette affaire » ayant occasionné mort d’homme et saccages

Il a toutefois apporté des précisions sur la compétence du parquet de Saint-Louis qui s’est auto-saisi de cette affaire, soulignant que si l’enquête met en cause la gendarmerie, le Tribunal de grande instance de Saint-Louis n’a pas compétence à engager des poursuites.

Dans ce cas, une fois l’enquête bouclée, « le dossier sera transféré au procureur de la République près le Tribunal hors classe de Dakar », qui va à son tour saisir le Tribunal militaire, seul habilité à juger les gendarmes, militaires et sapeurs-pompiers.

Le réquisitoire du procureur au procès des terroristes à la Une des journaux

Le réquisitoire du procureur au procès des présumés terroristes est largement commenté par les quotidiens reçus mardi à l’Agence de presse sénégalaise (APS).

« Fortunes diverses » pour Imam Ndao et Cie, selon Enquête qui fait état de 21 peines de 5 ans à la perpétuité et 8 acquittement requis par le ministère public lors de son réquisitoire.

« Après 17 jours d’audience, le substitut du procureur Aly Ciré Ndiaye a fait hier ses réquisitions dans l’affaire Imam Alioune Badara Ndao. Contre ce dernier, il a demandé 30 ans de travaux forcés. Douze accusés dont Matar Diokhané encourent les travaux forcés à perpétuité. Certains accusés risquent des peines allant de 5 ans ferme à 20 ans de travaux forcés. Le maître des poursuites a requis acquittement de 8 accusés », résume le journal.

Enquête salue « le cours magistral » du Substitut du procureur Aly Ciré Ndiaye, estimant que le parquet a sorti « l’artillerie lourde ».

« C’est par une sorte de cours magistral sur le terrorisme que le substitut du procureur Aly Ciré Ndiaye a démarré hier son réquisitoire sur l’affaire imam Ndao et Cie. Le ministère public a loué le professionnalisme des agents de renseignements tout en soulignant que le Sénégal l’a échappé belle à des actes terroristes », écrit Enquête.

« Le Procureur frappe dans le tas », écrit Libération à propos du réquisitoire du ministère public, rappelant que Matar Diokhané est « dépeint comme le cerveau des présumés jihadistes qui ambitionnaient à installer l’Etat islamique au Sénégal ».

Et le journal de relever que si le juge suit à la lettre le réquisitoire du parquet, imam Alioune sortira de prison en 2046, il aura alors 88 ans.

« Imam Ndao risque 30 ans », affiche à sa Une La Tribune soulignant que « dans son réquisitoire de feu qui a duré plus de 4 tours d’horloge, le maître des poursuites n’a pas été du tout tendre avec une bonne partie des accusés ».

« Pour le Procureur, le Sénégal l’a échappé belle puisqu’il était visé par des actes terroristes commandités depuis l’extérieur par des groupuscules proches d’Al Qaida, de Daech et de Boko Haram », souligne le journal.

Pour Walfadjri, « le procureur sort la sabre » tandis que Vox Populi affiche à sa Une : « 30 ans de travaux forcés pour imam Ndao ». Selon L’Observateur, « l’horreur se lève sur les +jihadist+ ».

Le Témoin parle d’un « réquisitoire de feu du procureur ». Le Quotidien met l’accent sur la sévérité de ce réquisitoire et titre : « Des peines pas Ndao ». L’As parle de « sévère réquisitoire du procureur ».

En politique, le leader du Grand Parti Malick Gackou, candidat à la présidentielle, expose, dans Le Soleil, son programme aux Sénégalais et souligne qu’il n’est « le plan B de personne ».

Enquête met en exergue les « nouveaux types de +politiciens+ », citant notamment Ousmane Sonko, leader du parti Pastef, le juge démissionnaire Ibrahima Dème et le capitaine Mamadou Dièye mis aux arrêts de rigueur. Il veut démissionner de l’armée pour se lancer en politique.

« Entrisme ou messianisme politique ? Sous le magistère du président Macky Sall, les démissions et radiation de hauts fonctionnaires suivies de déclarations d’ambitions présidentielle marquent une rupture fondamentale », écrit le journal.

« La classe politique traditionnelle est divisée sur la question de ces éléments perturbateurs et dénonce ou adoube, selon les allégeances, ces nouveaux types de +politiciens+ », note le journal.

Matar Diokhané au Procureur: « Je me suis toujours intéressé au terrorisme »

Matar Diokhané au Procureur: "Je me suis toujours intéressé au terrorisme"
Comme on pouvait bien s’y attendre, l’interrogatoire du présumé terroriste Matar Diokhané n’a pas été de tout repos ce lundi devant la Chambre criminelle spéciale de Dakar. L’homme a été particulièrement  en verve.

Au Procureur qui lui demandait les réels motifs de la présence des Sénégalais dans les zones de conflits comme la Lybie, le Nigéria, la Syrie.., l’accusé s’est lancé dans un discours fleuve :  » Ce sont nos autorités qui ont failli à leurs missions. Raison pour laquelle, ils se sont exilés dans ces zones où la Charia était appliquée. Parce que lors de la réunion à laquelle Aboubacry Guèye m’avait invité à Rosso suite à l’attaque dirigée contre l’imam ibadou Abdou Karim Ndour de Diourbel, coïncidait avec le moment où le groupe de Moustapha Diop (son bailleur de fonds) voulait rejoindre Daesh.

L’autre groupe était favorable à Aqmi. Pour trancher le débat entre eux, je leur avais dit que chacun était libre de choisir sa destination. Pour moi, le fait de partir dans ces pays c’est la même chose que se rendre en Casamance où règne une instabilité depuis belle lurette. L’essentiel pour eux, c’était de vivre la Charia« , a-t-il martelé sur insistance du maître des poursuites.

 » Je me suis toujours intéressé aux questions de terrorisme »

Quid de sa relation avec le Franco-Sénégalais, recruteur de Jihadistes Omar Diaby alias Omsen ? Diokhané a soutenu qu’il s’était rapproché de lui par simple curiosité intellectuelle, dans le but d’avoir des informations sur le terrorisme qui est une question qui l’a toujours intéressé. Même si devant le juge d’instruction, il avait déclaré que ce terroriste réputé qu’il a connu par le biais de Moustapha Faye mort auprès de Bokko Harram, voulait l’emmener en Syrie.

«  Abu Anwar est le terroriste yéménite qui avait formé les trois pilotes d’avion qui ont attaqué les USA le 11 septembre »

Interpellé aussi sur la signification de son surnom Abu Anwar, l’accusé qui a été très serein durant tout le long de son interrogatoire, a allégué qu’il signifiait  « père des lumières ». Mais face au procureur, il a avoué qu’Abu Anwar est le terroriste yéménite qui a formé les trois pilotes d’avion qui ont attaqué les USA, le 11 septembre. Même si lui, il ne faisait pas allusion à lui lorsqu’il portait son nom. Car c’est à travers ses recherches sur le net qu’il l’a su par la suite.

Abondant dans le même sens, Matar Diokhané d’affirmer que les 14 documents sur les techniques de combats et de déstabilisation d’un État saisis lors de la perquisition effectuée par les gendarmes chez son épouse Coumba Niang, rentrent toujours dans le cadre de ses recherches en tant qu’enseignant. « L’encyclopédie sur le parcours du vrai Jihadiste développe plusieurs thèmes à savoir le fait de mentir pour tromper les autorités, tuer les épouses et les enfants des mécréants, épouser une femme chrétienne dans le but de commettre des attentats…Mais je n’adhère pas à cette forme de Jihad« , a-t-il rejeté.

Le très secret séjour du Procureur qatari à Dakar

Libération révèle que le Procureur général du Qatar, Docteur Ali Bin Fetais al-Marri, a discrètement séjourné au Sénégal, à la fin mars.
Lors de ce séjour, qui n’a fait l’objet d’aucune communication officielle, l’homme, qui avait « embarqué » Karim Wade lors de son départ en exil pour Doha, a rencontré le Président de la République Macky Sall et le ministre des Affaires étrangères, Me Sidiki Kaba. Des rencontres auxquelles ont pris part Saree Bin Al-Qahtani, ambassadeur du Qatar au Sénégal.
Des sources officielles confirment les informations de Libération et situent ce séjour quasi discret « entre le 12 et 15 mars » dernier, mais précisent que tout ce qu’elles peuvent dire est qu’il a été beaucoup question de lutte contre la corruption lors de ces audiences.
D’ailleurs, Macky Sall lui-même s’est félicité des efforts du Qatar en la matière mais aussi, en général, dans le domaine de l’État de droit.
De même, le Procureur général du Qatar a entretenu les autorités sénégalaises des premiers résultats du centre de lutte de la corruption en Afrique de l’Ouest, financé par le Qatar et porté sur les fonts baptismaux à Dakar courant 2015.
Voilà ce qu’il en est du côté officiel. Officieusement, on ne peut s’empêcher de se demander s’il n’a pas été aussi question de Karim Wade lors de ces entretiens. Qui plus, ce déplacement du Procureur général qatari intervenait presque au même moment où ce dernier publiait dans la presse sénégalaise une lettre au vitriol dans laquelle il s’en prenait au régime.
Or, le fils de l’ancien Président de la République avait accepté, en échange d’une grâce qu’il avait lui-même sollicitée malgré les démentis et négations, de se tenir à carreaux une fois au Qatar.
« Le Quotidien » avait révélé que Karim Wade avait été savonné par les autorités qataries. A la suite de la publication de cette information, il avait joint ses « plumes » à Dakar pour démentir nos confrères avant de reculer. Il semble que cette fois-ci, un message très clair a été envoyé aux autorités qataries (…), selon des sources autorisées.
Car contrairement à la légende, Macky Sall a accepté de gracier Karim Wade pour des raisons humanitaires comme l’atteste une lettre écrite par un juriste, proche collaborateur de Me Abdoulaye Wade, qui a été au centre des tractations. Le Qatar a accepté d’accueillir Karim Wade une fois la grâce obtenue après avoir reçu des garanties fermes de Karim Wade et de ce juriste, auteur de la lettre dans laquelle il est évoqué des « raisons humanitaires ».

Dias père : Le Procureur éprouve un fort sentiment de haine envers Barthélemy

Serigne Bassirou Guèye éprouve un fort sentiment de haine envers Barthélemy Dias. Il est dans un règlement de comptes. Je ne sais pas s’il le fait pour son propre compte ou pour le compte d’autrui. Barthélemy Dias n’a fait que désigner un lieu commun en parlant ainsi des magistrats. D’autres personnes, à commencer par le juge Ibrahima Dème, ont déjà diagnostiqué ce corps pour arriver à la même conclusion.

Procès imam Ndao : Le procureur sollicite le renvoi et la défense dit non

 
 Suite à deux audiences de renvoi d’office de l’affaire, le procès des 32 présumés terroristes, dont l’imam Alioune Ndao a repris ce mercredi 14 mars devant la chambre criminelle de Dakar. C’est à 10h 05 mn, que le juge Samba Kane et 4 ses assesseurs ont fait leur entrée dans la salle 4 noire de monde.

Mais suite à l’appel des présumés terroristes, le Procureur Aly Ciré Ndiaye qui a constaté que deux d’entre eux, en l’occurrence les nommés Alpha Diallo et Mohamed Lamine Mballo, alias « Abu Zikifly » ont été omis dans l’ordonnance de renvoi du juge d’instruction, a sollicité le renvoi du procès pour régulariser cette lacune.

« Vous avez constaté avec moi monsieur le juge que les accusés Alpha Diallo et Mohamed lamine Mballo alias « Abu Zikifly » ne sont pas devant cette barre. Le juge d’instruction a oublié de mentionner leurs noms dans son ordonnance de renvoi raison pour laquelle, ils sont restés dans le box des accusés.

 Et cette omission ne saurait entachée la procédure parce qu’ils ont été entendus et inculpés par le juge d’instruction pour association de malfaiteurs en vue de commettre des actes de terrorisme et pour financement au terroriste. Donc, je sollicite de renvoi du procès pour saisir le juge d’instruction au fins de régulariser son ordonnance. Et, c’est une demande qui est conforme à la loi conformément aux dispositions de l’article 683 du Code de procédure pénale et à la jurisprudence », défend le représentant du ministère public.

Mais de l’avis des conseils des 32 présumés djihadistes cette demande de report n’est pas légitime parce que ça viole le droit de leurs clients qui sont en attente de jugement depuis 2ans. « Je m’oppose à la demande formulée par le ministère public parce que c’est illégitime et inopportune. Le juge d’instruction s’est dessaisi de ce dossier dès l’instant qu’il a déjà rendu son ordonnance de renvoi. Le tribunal est saisi pour 30 accusés, donc le ministère public n’a qu’à assumer ses erreurs », martèle Me Alioune Cissé, l’un des conseils de l’accusé Mactar Diokhané.

« Le droit pour un détenu d’être jugé dans un délai raisonnable est fondamental. Le ministère public est en face d’une impasse car l’ordonnance de renvoi ne peut plus être modifiée. On ne peut attendre que les accusés Alpha Diallo et Mohamed lamine Mballo soit cités pour que ce procès puisse démarrer. C’est intolérable car nos clients ont droit à un procès juste et équitable. Et depuis 30 mois, ils sont en détention », insiste Me Assane Dioma Ndiaye.

Pis, leurs confrères qui se sont constitués pour la défense des deux principaux concernés, ont même plaidé la main levée d’office du mandat de dépôt de leurs clients qui selon eux, sont en détention arbitraire. Du moment que disent-ils, leurs noms ne figurent pas dans l’ordonnance de renvoi.

A suivre…

La lettre de Khalifa Sall adressée au juge, au procureur et aux avocats

Monsieur le Président du Tribunal,

Messieurs les membres du Tribunal,

Monsieur le Procureur de la République,

Mesdames, messieurs les avocats de tous bords

Mesdames, messieurs

Voici presque une année, que moi Khalifa Ababacar SALL, député et maire de la Ville de Dakar, et cinq de mes collaborateurs, sommes attraits devant cette juridiction.

Fort heureusement, mes excellents conseils ont eu, avec beaucoup de brio et d’expertise, à apporter au tribunal les arguments juridiques pertinents aux fins de prouver le caractère insoutenable et non fondé des poursuites. Ils ont tous eu à demander à votre tribunal la fin des poursuites et une relaxe pure et simple pour mes co-prévenus et moi-même. J’adhère à leurs brillantes plaidoiries et fais miens tous les arguments juridiques ici développés pour nous décharger des griefs et charges qui nous ont valu notre présence devant ce tribunal. Je voudrais, à cet égard, témoigner notre gratitude à tous nos avocats pour leurs brillantes prestations.

Je voudrais également exprimer ma profonde gratitude aux femmes et aux hommes, jeunes et moins jeunes, qui, du premier jour de notre détention au dernier jour de ce procès, nous ont manifesté leur soutien par leur présence et leurs prières. Mes remerciements s’adressent enfin à tous ceux, femmes et hommes, au Sénégal ou à l’étranger, qui nous témoignent leur solidarité et continuent à formuler des prières à notre endroit.

M. le Président,

Comme je n’ai eu de cesse de le dire tout au long de ces 11 derniers mois : je réfute chacune des accusations sans fondement qui me prennent pour cible. De ma vie, jamais, je dis bien jamais, je n’ai eu le besoin de détourner des deniers publics. Il a été démontré ici qu’il n’y a jamais eu de détournement de deniers publics ni au préjudice de l’Etat ni au préjudice de la ville qui m’a honoré en m’accordant sa confiance par deux fois.

A l’endroit de tous mes concitoyens, je voudrais, qu’il me soit permis de réaffirmer que jamais je n’ai eu ni de près ni de loin, seul ou en association, à comploter contre les intérêts de ma ville ou encore à porter atteinte à l’honneur et à l’honorabilité de l’institution qu’ils m’ont permis de diriger depuis 2009.

Jamais je ne trahirai le lien de service et de confiance qui nous unit.

Toute ma vie, j’ai appris auprès de mes parents, la vertu du travail, de l’honneur et du mérite. Très jeune, je me suis astreint à leur donner corps par mon comportement. Jeune élève socialiste, j’ai appris à la dure à me faire respecter par la rectitude de mon comportement et la force de mes convictions.

Déjà au lycée en des périodes où très peu de ma génération osait affirmer leur appartenance au MJUPS, je défendais mes choix politiques loin des lambris du pouvoir, dans nos foyers à travers des débats houleux, durs mais démocratiques avec des cellules communistes, marxistes léninistes qui avaient les faveurs de la majorité des jeunes de ma génération. Ce même combat, je l’ai poursuivi à l’Université de Dakar dans un environnement encore plus révolutionnaire et plus conflictuel. Jamais je ne me suis dérobé. Jamais je n’ai eu à différer un combat ou à me réfugier derrière des artifices juridictionnels ou à utiliser les armes du pouvoir pour triompher de mes adversaires politiques. L’honnêteté, la constance, la loyauté et la fidélité en amitié ont été mes seules viatiques dans ma formation d’homme et dans mes actions comme père de famille et comme responsable politique.

Monsieur le Président,

Messieurs du tribunal,

Mes chers compatriotes,

Pour moi qui suis entré en politique pour servir notre pays, la colère est grande aujourd’hui de voir mon nom, mon honneur et ma dignité engagés dans une machination de distorsion et d’altération de la vérité.

Des actes innommables ont été posés de manière récurrente dont le seul fondement est de m’amener à renoncer à mon engagement politique au service de mon pays. Mais je n’abdiquerai jamais face à cette grande injustice qui a fini de mettre à nu la fragilité de notre système politique, sa trop grande dépendance au « desiderata » du chef de l’exécutif et l’urgence d’y apporter les réformes nécessaires afin que plus jamais dans notre pays un citoyen ne soit inquiété pour ses opinions et dans l’exercice de sa liberté de choisir librement sa voie.

Je ne suis pas une exception. Malheureusement, l’histoire de notre pays, celle du continent et du monde est remplie d’exemples de personnalités irréprochables qu’un pouvoir aux abois a voulu anéantir. Ces histoires portent toutes la même signature en bas de page : « A l’épreuve du temps, la vérité a toujours fini par triompher du mensonge et de la méchanceté »

M. le président, messieurs du tribunal,

J’ai été député plusieurs fois, ministre, responsable politique de premier rang des années avant mon élection à la ville de Dakar. Durant toute cette période où j’ai eu à servir mon pays, notre pays, pas une seule fois je n’ai été pris en défaut, pas une seule fois, je n’ai failli à mes devoirs ou été mêlé à des problèmes de corruption, de détournement de deniers publics ou de blanchiment d’argent. Durant ces périodes où toutes les protections étaient à ma disposition, j’ai toujours su, par devoir et par rectitude morale, garder une distance irréprochable avec le bien public.

J’ai pu, à travers mes différentes déclarations de patrimoine, justifier l’origine licite du moindre sou obtenu, du moindre bien en ma possession. Ce que je me suis refusé de faire sous le président Abdou Diouf dont j’ai été le ministre et un des plus proches, sous le Président Abdoulaye Wade avec un statut d’opposant affiché et assumé, pourquoi attendrai-je maintenant d’être à la ville de Dakar pour m’adonner à des pratiques qui sont en porte-à-faux avec mes valeurs d’homme et mon parcours d’homme public.

Depuis mon plus jeune âge, je me suis toujours astreint à gagner ma vie à la sueur de mon front et « à force de peine en tirer substance ». Voilà pourquoi, après mon élection en 2009, j’ai continué à exercer ma profession de consultant international pour en vivre et en faire vivre ma famille.

Jamais dans ma vie politique et professionnelle, je ne me suis autorisé la liberté de prendre possession du bien d’autrui. Le décès de mon jeune ami Pape Babacar Mbaye qui, malgré une vie éphémère a mené une existence exceptionnelle faite de patriotisme et d’engagement au service de ses semblables, un être cher avec qui j’ai partagé un après-midi avant d’être obligé, le cœur meurtri, de lui fermer les yeux le soir même sur son lit de mort, a conforté ma détermination de ne jamais laisser le pouvoir, l’appât du gain et la jouissance de biens gouverner mon existence.  Je m’évertue chaque jour à consolider mon humanité en vivant simplement avec la certitude que tout est précaire et révocable dans ce monde. Devant l’inéluctabilité de notre condition humaine, j’allais dire de notre destin, ma seule préoccupation est de vivre en homme libre, en citoyen engagé pour qu’au soir de ma vie, j’ai le sentiment d’avoir été utile à mon pays, à mes compatriotes et à mes semblables.

M. le Président,

Messieurs du Tribunal,

La politique est le tout de cette affaire. C’est à cause de mon engagement politique et militant que je suis devant vous. Je suis devant votre juridiction à cause de mon refus de laisser la maison du père être diluée dans une autre  entité politique certainement pas plus crédible, ni plus légitime que mon parti dont l’histoire, le présent et le futur se conjuguent avec le passé, le présent et l’avenir du Sénégal.

C’est la politique, celle-là politicienne, ni élégante dans sa démarche, ni honorable dans l’adversité qui m’a conduit devant votre juridiction.

C’est ici au Sénégal, dans mon pays qu’il m’a été privé de faire campagne alors que je dirigeais la liste de la coalition Manko Taxawu Senegaal lors des élections législatives de 2017.

Vive le Sénégal

Khalifa Ababacar SALL

Député et Maire de la Ville de Dakar

Abdoul Mbaye rouvre l’Affaire PetroTim et écrit au procureur


L’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye a adressé une lettre en date du 13 février au procureur de la République, lui demandant de faire la lumière sur le contrat liant l’Etat du Sénégal à Petro-Tim Limited. Le président de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) invite le parquet à ouvrir une enquête, notamment sur deux décrets qui attribuent des permis de recherche et d’exploitation à cette société.

Dans sa lettre dont le quotidien Walfadjiri s’est fait écho ce lundi, Abdoul Mbaye révèle que « ces deux décrets ont été signés en violation de la loi portant code pétrolier du fait d’inexactitudes d’une extrême gravité… »

« Vous conviendrez que jamais l’État du Sénégal n’a subi des pertes d’une telle ampleur du fait d’un ou deux actes administratifs. Aucune autre affaire ne mérite donc des enquêtes et poursuites davantage que celle décrite ci-avant« , signale-t-il.

Expliquant sa démarche, Abdoul Mbaye, déclare avoir saisi le parquet au mot. « Le déroulement du procès dit de la Caisse d’avance de la mairie de Dakar rend la Nation attentive à votre forte préoccupation d’assurer la défense du bien public et de poursuivre ceux qui seraient suspecté de détourner à leur profit direct ou celui de tiers. C’est la raison pour laquelle j’ai retenu important d’attirer votre attention sur les faits d’une exceptionnelle gravité, qui méritent que les intérêts de la République soient diligentées« , écrit-il.

Kenya : Démission du Procureur général

Le président Uhuru Kenyatta, a, dans un communiqué publié ce mardi, annoncé la démission du Procureur général Pr. Githu Muigai, , nommant du même coup, le juge Paul Kihara Kariuki pour lui succéder.
En savoir plus sur https://apanews.net/news/kenya-demission-du-procureur-general/#zvrlMyURq02Mh0zP.99

Aucune raison n’a été donnée pour expliquer cette démission.

« J’ai reçu avec regret la démission du Procureur général, le professeur Githu Muigai. Je le remercie pour les services rendus depuis six ans et demi. J’ai nommé son remplaçant, le juge Paul Kihara Kariuki’’, note le communiqué.

Muigai avait succédé à Amos Wako en août 2011, à la suite de la promulgation de la constitution de 2010 qui l’obligeait à quitter ses fonctions.

Le point de l’enquête sur la tuerie de Boffa

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La Section de recherches de la Gendarmerie nationale qui a coordonné les opérations d’enquête sur la tuerie survenue dans la forêt de Boffa-Bayotte dispose des « preuves tangibles et avérées qui aideront à asseoir la conviction du juge sur l’implication ou non d’un mouvement rebelle » a déclaré, jeudi à Ziguinchor (sud), son chef, le lieutenant-colonel Issa Diack.

« Des preuves tangibles et avérées de l’enquête attestent de l’implication directe de toutes les personnes arrêtées et déférées au Parquet dans le cadre de cette tuerie macabre de la forêt du Bayotte Est », a notamment dit le lieutenant-colonel.

Il intervenait au cours d’un point de presse conjoint avec Alioune Abdoulaye Sylla, le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Ziguinchor. Les deux hommes ont fait le point sur l’enquête et les actions judiciaires qui en découlent.

« Les éléments de preuve fournis par l’enquête aideront à asseoir la conviction du juge sur l’implication, ou la non implication du mouvement rebelle dans la tuerie de Boffa-Bayotte. L’enquête n’étant pas encore clôturée, et pour des raisons de confidentialité et de projection dans l’avenir, nous sommes au regret de ne pouvoir en dire plus », a-t-il ajouté.

Selon lui, « les opérations d’enquête qui ont été menées sous la coordination du Haut commandant de la Gendarmerie, ont regroupé plusieurs composantes comme la Légion de gendarmerie Sud, la Section de recherches, la Légion de gendarmerie d’intervention (LGI), le Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) et le Peloton spécial d’intervention de la gendarmerie nationale (PSIGN) basé en Légion Sud ».

Tuerie de Boffa : Le procureur de Ziguinchor face à la presse, ce jeudi


Le procureur de la région de Ziguinchor va se prononcer sur la tuerie qui a eu lieu dans la forêt de Boffa Bayotte. Selon la Rfm, Alioune Abdoulaye Sylla, procureur de la République près du Tribunal de grande instance de Ziguinchor fera face à la presse ce jeudi pour faire le point sur le placement sous mandat de dépôt de 24 personnes interpellées.

Depuis le massacre de la forêt de Boffa Bayotte, l’Armée nationale et la gendarmerie ont procédé à l’interpellation de 24 personnes… Et un homme d’affaires influant serait cité dans cette affaire.

Affaire de la caisse d’avance : Le procureur assure ne pas vouloir la tête de Khalifa Sall

Affaire de la caisse d'avance : Le procureur assure ne pas vouloir la "tête chevelue" de Khalifa Sall
Le procureur de la République a assuré ce mercredi, ne pas avoir l’intention de « couper la tête de Khalifa Sall », hypothèse qui fait l’objet de spéculations dans la défense du Maire de Dakar.
Depuis plusieurs mois l’entourage de l’édile et certains élus de la municipalité de Dakar mettent en doute la crédibilité et l’impartialité de l’enquête du parquet, réclamant par ailleurs la fin d’une « cabale » qui, selon eux, « n’aboutira de toute façon à rien ».
En réponse, le maître des poursuites déclare qu’il préfère plus les têtes rasées que la « tête chevelue de Khalifa Sall ». « Vous avez vu ma tête? C’est la boule à zéro. Je me rase tous les matins », montre le procureur, provoquant des murmures dans la salle d’audience.
Serigne Bassirou Guèye avoue avoir mis tout son poids derrière des éléments de preuve de l’enquête selon lesquels Khalifa Sall aurait reçu illégalement des fonds destinés au fonctionnement de la Mairie de Dakar.
« Vous dites que l’Agent judiciaire ne peut pas représenter la Mairie de Dakar, je suis d’accord », accepte le chef du parquet, martelant qu’il n’existe « aucune collusion » avec qui que ce soit. Le représentant du ministère public a visiblement contesté toute impartialité, insinuant que l’enquête était menée dans le strict respect de la loi.

Dr Abdourahmane Diouf dénonce le silence du procureur sur la tuerie de Boffa

Docteur Abdourahmane Diouf, parle de la tuerie de Bayotte et dénonce le silence du procureur de la république. Il était, ce dimanche, l’invité de Grand Jury sur la Rfm

Dans une démocratie comme le Sénégal, le procureur de la république, défenseur de la société, doit dans ces genres de situations, sortir pour communiquer. Il ne s’agit pas de violer le secret de défense. Mais une forme de rassurer la population face à une horreur.

Assane Diouf face au Procureur

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Arrêté vendredi par la Dic, Asaane Diouf devrait être présenté au procureur de la République ce lundi. Il devra s’expliquer avec le chef du parquet, selon Les Échos, pour quatre chefs d’inculpation : injures par le biais d’un système informatique, outrage à un ministre du culte, diffamation et trouble à l’ordre public.

Assane Diouf s’est distingué en fin de semaine dernière par une sortie qui a fortement irrité la communauté mouride. Dans l’une de ses vidéos incendiaires, il a attaqué frontalement le porte-parole des mourides, Serigne Bass Abdou Khadre, s’interrogeant sur l’origine de sa fortune. Dans la foulée, il a prévenu que, désormais, il n’épargnerait plus personne, pas même les khalifes généraux.

Des individus se présentant comme des fidèles mourides ont tenté de lui faire sa fête en le trouvant à son domicile à Guédiawaye. Mais la police est intervenue pour lui éviter une correction. C’est par la suite qu’il a été cueilli par la Dic.

 

Adama Gaye recadre le Procureur : « Khamal Sa Bopp, Khamal Sa Palaaaace »

Votre récente philippique, menace, contre celles et ceux qui disent du mal des magistrats est très mal venue, sachez-le.

Quand nous nous battions pour imposer et obtenir l’élargissement des libertés publiques, démocratiques, y compris d’expression, nul ne sait où vous étiez ni celui qui préside le Conseil Supérieur de la Magistrature.

Ces libertés sont incompressibles, indivisibles, irréductibles, définitives. Nous y tenons comme à la prunelle de nos yeux.

Si les magistrats, et de manière générale, la justice, ne veulent pas qu’on parle d’eux en mal, ils savent ce qu’il leur reste à faire: servir une justice au-dessus de tout soupçon, s’écarter des privilèges souvent matériels et indus dans un pays où la pauvreté est le plus grand dénominateur commun, et, surtout, éviter de donner l’impression de faire partie d’une justice qui, à tort ou à raison, n’inspire pas confiance.

Pour commencer, en tant que procureur de la République, on vous attend vainement sur ce qu’il y a lieu d’être fait pour sanctionner SallCapone et ses acolytes, tous les brigands.

Tant que nous, Sénégalais, ne seront pas satisfaits et rassurés concernant notre justice, nous userons, jusqu’à en abuser, des droits fondamentaux que la Constitution nous donne.

Le monde entier est averti.
Nous paierons le prix qu’il faut pour la préservation de nos libertés.
N’est pas encore né celui qui va les brider ou les supprimer par la menace.

Epargnez-vous les propos comminatoires, coups d’épée dans l’eau, et allez à l’assaut des brigands qui vous entourent dans cette République vampirisée, où vous ont nommé là où vous êtes.
Si vous faites votre travail, vous gagnerez notre respect. Mais la confiance ne se décrète pas, elle se MÉRITE. Pas par des coups de menton ou de gueule.

 

No Passaran, Proc !
Comme dirait Socrate, connais-toi, toi-même, et les wolofs,
qui disent : Khamal Sa Bopp, Khamal Sa Palaaaace.
Nous ferons face…que ce soit clair, Wassalam.

Mort d’Aïcha Diallo : Le procureur de la République ordonne l’ouverture d’une enquête

Mort d’Aïcha Diallo : Le procureur de la République ordonne l’ouverture d’une enquête
 Alors que le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr a fini de laver à grande eau le personnel médical dans un article publié sur Dakar Actu, le ministre de la santé et de l’action sociale a déclaré à Ziguinchor, au sortir d’une rencontre avec les acteurs du système de santé des régions de Ziguinchor et Sédhiou, que « ce qui s’est passé à Pikine est très douloureux et je suis très peiné à chaque fois que j’en parle ; mais ce que nous avons noté, c’est que l’information livrée par la presse, en termes de facturation, de réclamation de 200 000 Fcfa, n’est pas exact ! ».
Le procureur de la République semble quant à lui décidé à aller jusqu’au bout de cette affaire, en ordonnant l’ouverture d’une enquête judiciaire.Nos sources nous informent que le procureur Serigne Bassirou Guèye a instruit le Commissaire de Thiaroye de mener une enquête exhaustive et d’auditionner toutes les personnes tournant autour de cette affaire.
Aïcha Diallo, est cette  jeune fille décédée le weekend dernier à l’hôpital de Pikine à cause d’une négligence, selon ses parents…

Déférés au Parquet, pour menaces de mort : c’est le début de la nuit pour les proches de Cheikh Amar,!

 

Du nouveau dans l’affaire des menaces de mort proférées, il y a de cela une semaine, contre l’Administrateur de Dakaractu.com, Serigne Diagne, par des proches de l’homme d’affaires, Cheikh Amar !

Eh bien, Actusen.com a appris que ces derniers, en l’occurrence Magaye et Bouba, ont été, finalement, déférés devant le Procureur, dans l’après-midi de ce vendredi. Suite à leur garde-à-vue d’hier par les éléments de la Division des investigations criminelles (Dic).

On se souvient que ces deux membres de l’entourage du milliardaire ont subi deux interrogatoires, en moins de deux semaines et ont été libérés, tout en étant sommés de rester à l’écoute des enquêteurs.

Quant à Modou Amar, frangin du patron de TSE, il est en cavale, dès le lendemain de la plainte déposée par Serigne Diagne pour injures et menaces de mort. Il est considéré comme étant le cerveau de cette affaire, parce que le téléphone cellulaire à partir duquel le patron du Site d’informations générales a été joint, appartiendrait au frère de l’homme d’affaires.

Pour ceux qui ne s’en souviennent pas, tout est parti d’un article de nos confrères faisant état d’une présumée rétro-commission de 12 milliards F Cfa, dans laquelle Cheikh Amar pourrait avoir trempé.

Suffisant pour que, dirigés par Modou Amar, des hommes appellent au téléphone Serigne Diagne. Pour non seulement l’injurier copieusement. Mais aussi, menacer de lui abréger l’existence.

Dans la foulée, l’Association des éditeurs et professionnels de la presse en ligne (Appel) a, aussitôt, publié un communiqué, aux fins de condamner les agissements des gars de Cheikh Amar, invité l’Etat à prendre ses responsabilités et promis de se constituer partie civile.

Richard SAMBOU (Actusen.com)

Lettre ouverte aux organisations de défense des droits humains et de liberté de presse

L’Association des Editeurs et Professionnels de la Presse en ligne (APPEL) constate, pour dénoncer, vigoureusement, les actes d’intimidation et les menaces proférées, depuis quelques jours, par le Ministère public contre les Administrateurs de Sites, après que certains citoyens, qui n’ont rien à voir avec la presse, ont pris sur eux la liberté permissive de poser des actes lourds dans les réseaux sociaux.

C’est ainsi que le Procureur de la République a publié, le 4 Août 2017, un communiqué pour mettre en demeure les utilisateurs des réseaux sociaux mais aussi les Editeurs et Administrateurs de Sites d’information. Ayant compris, à travers ledit communiqué, que le Maître des poursuites prépare l’opinion à bénir d’éventuelles arrestations d’Administrateurs de Sites, l’APPEL tient à interpeller les Organisations nationale et internationale de défense des droits humains et de la liberté d’expression, ainsi que tous les citoyens épris de liberté sur la tendance très dangereuse en cours au Sénégal.

En effet, en plus de cette volonté du Procureur de la République à «bouffer» des Administrateurs de Sites, l’APPEL informe l’opinion qu’aussi invraisemblable que cela puisse paraître, certains de ses membres sont l’objet de menaces de représailles, à travers des appels téléphoniques. Aussi, l’Association des Professionnels et Editeurs de la Presse en Ligne n’entend-elle pas rester les bras croisés et usera-t-elle de tous les moyens que lui offrent la loi et les technologies pour le respect des libertés et des principes fondamentaux qui sous-tendent l’exercice du journalisme en ligne.

D’autant que l’APPEL, qui se veut une Organisation professionnelle, responsable et arrimée aux valeurs universelles, n’a pas attendu les menaces du Procureur de la République pour poser des actes de nature à réguler et à assainir le milieu de la presse en ligne. Depuis sa mise en place, elle travaille beaucoup sur la formation pour professionnaliser davantage ce sous-secteur des médias. Les acteurs de la presse et tous les observateurs de la scène publique peuvent en témoigner. Mieux, à côté des travaux consolidants qui ont permis de beaucoup améliorer l’environnement juridique, en son sein, l’APPEL a, depuis 2014, pris une batterie de mesures, pour amener ses membres à souscrire au respect scrupuleux de l’éthique et de la déontologie. Lesquelles mesures ont
parfois engendré des secousses préjudiciables à l’unité et à la cohésion de l’Association. N’empêche, consciente de ses responsabilités, l’APPEL n’a jamais faibli dans son engagement inébranlable à ne ménager aucun effort pour «obliger» ses membres au respect des lois et règlements, de la dignité humaine, mais aussi de la cohésion nationale.

Et, contrairement à l’imagerie faussement populaire, selon laquelle les Editeurs et Professionnels de la Presse en Ligne refusent de s’adosser à la nécessaire régulation de la pratique de journalisme sur la toile, l’APPEL a, ces dernières années, multiplié les initiatives pour combattre les actes qui ne vont pas dans le sens de la morale et des lois en vigueur dans notre pays. A cet effet, des pas de géants ont été posés par les Administrateurs de Sites dans l’autorégulation des Forums. Même si beaucoup d’efforts restent à faire, pour parfaire le travail enclenché, depuis des années, par l’Association.

Malheureusement, l’APPEL regrette la tendance dangereuse de l’Etat avec l’élaboration en catimini des lois. Au départ, on a appelé à un consensus, à une large concertation mais après une première rencontre, l’Etat a dissimulé son jeu jusqu’à l’adoption des lois. C’est ainsi que la loi pénale et le Code de la presse sont passés dans des conditions opaques et douteuses. Les acteurs ont, à cet effet, été surpris par les dispositions très liberticides de ces textes qui aujourd’hui ouvrent des boulevards au gouvernement pour des restrictions très inquiétantes des libertés.

D’ailleurs, c’est tout le sens qu’il faille donner aux nombreuses menaces du Procureur de la République à l’endroit des Administrateurs de Sites. Aussi, l’APPEL invite-t-elle tous les citoyens épris de liberté et de justice à se mobiliser à ses côtés pour la sauvegarde des libertés.

Fait à Dakar, le 11 août 2017

Le Président
Ibrahima Lissa FAYE

Amy Collé et Penda Bâ chez le procureur ce lundi

 

La chanteuse Amy Collé Dieng et la dame Penda Bâ devraient être déférées au parquet ce lundi. La première a déversé une pluie d’injures sur la tête du chef de l’État dans une bande audio publiée sur les Réseaux sociaux. La seconde, elle, sur Facebook, s’est distinguée par ses insultes dirigées contre les wolofs.

Elles ont été toutes les deux arrêtées la semaine dernière, à un jour d’intervalle, au bout d’une traque de quelques heures menée par la Dic, sur instruction du procureur de la République, qui s’est autosaisi.

Les mises en cause ont présenté leurs excuses face aux enquêteurs, invoquant des forces invisibles qui les auraient poussées à commettre les actes pour lesquels elles sont poursuivies. Amy Collé a souligné qu’elle est enceinte, sous-entendant peut-être qu’elle est victime de son état.

Elles devront s’expliquer chez les procureur ce lundi.

 

Diffusion d’images obscènes, de propos injurieux ou « ethnicistes » : Le Procureur avertit

 Il a été remarqué de plus quelque temps un comportement répréhensible et de plus en plus récurrent de personnes mal intentionnées qui utilisent les réseaux sociaux et autres sites internet pour diffuser des images ou propos obscènes, injurieux et même à caractère ethnique.

De tels faits sont contraires à nos valeurs de paix, de fraternité et d’entente cordiale. Ils portent atteinte à l’honorabilité des personnes ainsi qu’à l’ordre public et sont punis par les dispositions du Code pénal, notamment celles relatives à la cybercriminalité qui prévoient l’application de peines pouvant atteindre dix années d’emprisonnement.

En conséquence, mise en demeure est adressée, à travers le présent communiqué, à tous les auteurs de tels manquements, ainsi qu’aux administrateurs de sites, aux modérateurs et de façon générale à tous responsables du secteur concerné, aux fins de mettre un termes à ces agissements répréhensibles, sous peine de poursuites judiciaires.

Fait au Parquet de Dakar ce 4 août 2017

Le Procureur de la République

Affaire Imam Ndao: le dossier bouclé et transmis au procureur

Affaire Imam Ndao: le dossier bouclé et transmis au procureur

La procédure également est décriée par les avocats de la défense surtout à cause des lenteurs mais aussi du fait d’autres dossiers qui y ont été joints à chaque nouvelle arrestation. Ce qui fait que le nombre d’inculpés avoisine aujourd’hui la quarantaine dont des femmes. D’ailleurs aucune des demandes de liberté provisoire introduites n’a été accordée.
Imam Alioune Badara Ndao et Cie ont été inculpés entre autres pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, acte de terrorisme, apologie du terrorisme, financement du terrorisme, blanchiment de capitaux dans le cadre d’activités terroriste en bandes organisées et complicité.
source: enquête

Me Ousmane Sèye, avocat : «Le Procureur n’est pas indépendant»

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Le pourvoi du Procureur général qui a suspendu la libération de Bamba Fall n’est pas du goût de Me Ousmane Sèye, Vice-président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct). «Bamba Fall a été libéré par la Chambre d’accusation.
Le Procureur général a fait un pourvoi. Et ce pourvoi suspend sa libération. Moi, je ne suis pas d’accord avec le caractère suspensif du pourvoi du Procureur ou du Procureur général», a-t-il lancé lors du Panel que le Groupe de recherche et d’appui conseil pour la démocratie participative et la bonne gouvernance (Gradec) a organisé le week-end dernier, à la maison de la culture Douta Seck, à Dakar.
Propos rapporté par “Vox Populi”.

Face à cette situation, l’avocat estime qu’«il faut qu’on arrive à empêcher le Procureur de faire échec à une décision rendue par le juge». Parce que, explique-t-il, «le Procureur n’est pas un juge».

De l’avis de ce membre du camp présidentiel, le Procureur n’est pas indépendant. «Il est dépendant du ministère de la Justice. Donc, je suis pour qu’on instaure un juge de la liberté pour renforcer les libertés. Je me bats tous les jours pour ces questions-là. Mais, il faut une volonté politique dans ce sens», a-t-il soutenu.

Et Me Sèye de renchérir : «je ne suis pas d’accord que le Procureur de la République soit bénéficiaire du mandat de dépôt. Qu’il ne puisse pas décerner un mandat de dépôt. C’est plus logique. Parce qu’il n’est pas un juge.

Vous ne pouvez pas poursuivre quelqu’un et le sanctionner vous-même. Au Sénégal, on considère le mandat de dépôt comme une sanction. Or, il ne l’est pas. Il obéit à certains critères que le juge doit évaluer».

Mieux, ajoute l’avocat, «il n’appartient pas au Procureur de la République de déclencher les poursuites contre vous, de vous décerner un mandat de dépôt et de vous envoyer devant le tribunal pour jugement. Je ne suis pas d’accord. Il faut qu’on arrête ça. Il faut se battre pour qu’il y ait un juge de la détention».

Scandale sexuel : La sextape de Prince sur la table du Procureur


Scandale sexuel : La sextape de Prince sur la table du Procureur
Accusé, à tort ou à raison, d’avoir couché avec un mannequin et l’information reprise sur la toile, Prince Cissokho, le promoteur de lutte dans l’arène, a déposé une plainte près le Tribunal de grande instance de Dakar pour diffamation et diffusion de fausses nouvelles contre X.

D’après Les Echos, une vidéo circualnt sur le Net, raconte qu’un mannequin du nom de Kh. Thiam, raconte sur la bande avoir eu des rapports sexuels intenses avec le Directeur de Pabc Events. Mais Prince, qui dit n’avoir eu de contractions sexuelles avec la jet-setteuse en question, est outré par la tournure que prend l’affaire.

Et pour laver son honneur afin que nul n’en ignore, renseigne Les Echos, il a saisi les Tribunaux compétents pour éclairer cette affaire aux senteurs nauséabondes.

Surtout que, dans un passé récent, ce sont entre autres Balla Gaye2, Mbathio qui ont fait les frais de la toile.

Affaire Khalifa Sall : le parquet annonce d’autres arrestations


Mais jusqu’où va-t-il s’arrêter. Alors que le maire de Dakar a été écroué mardi pour blanchiment de capitaux, détournement de deniers publics, escroquerie aux deniers publics, complicité de faux en écritures privées authentiques et faux et usage de faux dans la gestion de la fameuse caisse d’avance de la mairie de Dakar, le parquet annonce d’autres arrestations possibles.
En effet, si on en croit nos confrères de Libération, les magistrats instructeurs sont sur la piste de X et d’autres arrestations et des mesures conservatoires sont en cours.
Ce, dans le cadre de cette information judiciaire qui risque de faire plus de dégâts qu’on croit jusqu’à présent. Cependant, en attendant cette possibilité, Khalifa Sall a passé mardi, sa première nuit en prison.

« M. le Procureur, le peuple dira ce qu’il pense de la justice dite en son nom », Mouth Bane

PAR MAMADOU MOUTH BANE

Monsieur le procureur de la République, nous avons bien suivi la laborieuse conférence de presse que vous avez tenue, à charge contre des personnalités politiques, potentiels adversaires du président de l’Alliance pour la République (APR), lors des prochaines consultations électorales, notamment Khalifa Sall, Abdoul Mbaye, Bamba Fall, Barthélémy Dias etc…

Vous avez donné votre version des faits, ayez donc l’amabilité de laisser les citoyens donner leur opinion sur votre action publique. Nous croyons vivre dans un Etat de Droit, où les libertés sont garanties par la Constitution (voir articles 8, 9 et 10). Comprenez alors, Monsieur le procureur, qu’au Sénégal, la liberté d’expression à sens unique ne saurait prospérer.

Vos mises en garde, sur fond de menace, nous rappellent les propos du Premier Ministre, Mohammad Boune Abdallah Dionne, qui avait interdit aux opposants de parler de l’affaire Pétro Tim, à l’occasion d’une conférence de presse. Son discours avait suscité une indignation de la part des citoyens, qui l’ont écouté sans véritablement le prendre au sérieux. Depuis lors, ce débat est toujours sur la place publique et des comptes sont toujours exigés à M. Alioune Sall, frère du Président. Si vous vous autosaisissiez, comme l’a fait le procureur de New York dans cette même affaire Pétro Tim, le peuple sénégalais vous aurait applaudit et salué votre liberté, votre courage, votre citoyenneté et votre indépendance.

Monsieur le Procureur, la justice est dite au nom du peuple. Alors, pouvez-vous interdire à ce peuple de donner son avis sur la marche de la Justice de son pays ? Monsieur le Procureur, vous êtes payés avec l’argent du contribuable. Alors, laissez-nous apprécier votre travail, car le Peuple est le seul juge compétent pour juger et apprécier positivement ou négativement votre action.

Au Sénégal, nous savons qu’aucun procureur de la République n’ose tenir une conférence de presse publique sur des dossiers pendants devant la Justice, sans avoir la double autorisation (verbale ou écrite) du ministre de la Justice et du président de la République. C’est une lapalissade de dire que le rapport de l’IGE, qui incrimine le maire de Dakar, vous a été transmis par l’Exécutif, dont le patron est Macky Sall, candidat de la coalition «Benno Book Yakaar», nouvel ami d’Ousmane Tanor Dieng.

Alors, pourquoi ne pas rendre public le rapport, comme l’ont été les précédents, afin qu’on puisse savoir qui a fait quoi de l’argent public ? Que cache ce refus de déclassifier le rapport ? Qui veut-on protéger encore ? L’Etat de Droit est passé par la fenêtre, depuis que le président de la République a dit avoir mis des rapports sous le coude.

Monsieur le Procureur, à chaque fois qu’un homme nanti de vos prérogatives se lance dans une opération de communication, c’est parce qu’il n’est pas à l’aise dans un dossier, ou alors il s’agit d’une affaire gênante, voire délicate.

Les dossiers Abdoul Mbaye, Bamba Fall, Khalifa Sall, Barthélémy Dias sont gênants, parce qu’ils impliquent des acteurs politiques, adversaires du président de la République, Macky Sall, votre patron. Messieurs Khalifa Sall, Barthélémy Dias et Bamba Fall sont les maîtres politiques de la capitale sénégalaise, qui résiste au pouvoir de l’APR à toutes les élections, depuis 2012. Alors, si on voit aujourd’hui le Parquet général fermer les yeux sur certains scandales, pour poursuivre des adversaires du Pouvoir, cela crée des suspicions et alimente des commentaires tout à fait légitimes.

Monsieur le Procureur, vous communiquez trop souvent. Vos sorties répétées laissent croire que vous cherchez à vous justifier face à une situation inconfortable, dans laquelle l’Exécutif vous a plongé.

Monsieur le Procureur, voici ce que vous aviez dit :

  • «Nous avons mené des enquêtes sur des flux financiers importants, que nous avons vus […] L’estimation provisoire des biens retrouvés, qui appartiennent à Aïda Ndiongue, fait état de 47 milliards 675 millions francs CFA».
  • «Des bijoux d’une valeur estimative de trois milliards 500 millions [de francs CFA] ont été aussi retrouvés. Le 16 janvier 2014, un montant de huit milliards [de francs CFA] a été trouvé dans une institution financière. Des bijoux d’une valeur estimative de 12 milliards [de FCFA) ont été aussi retrouvés».
  • «Aujourd’hui (vendredi), 250.000 euros (environ 163,7 millions de francs CFA) ont été retrouvés dans un coffre lui appartenant. Vingt-mille (environ 10 millions de francs CFA) et des bijoux d’une valeur de 600 millions de francs CFA aussi».

Nous avons bien suivi l’affaire Aida Ndiongue, jusqu’à son épilogue. On se rappelle l’histoire du fameux communiqué de presse qui avait créé un malaise au sein du Parquet et qui remettait en cause la décision du juge qui avait relaxé l’ancien maire des HLM. Vous aviez tellement chargé la dame que son honneur en a été terni. La suite est connue. Aujourd’hui, sa santé en est fortement affectée.

Monsieur le procureur vous avez dit ceci :

  • «Sur les rapports de l’Ofnac, j’ai déjà été saisi. Tous les rapports de l’Ofnac sont en train d’être étudiés par la Section financière de mon Parquet. Prochainement, une conférence de presse sera organisée à cet effet. Je vous réunirai. Je sais qu’il y a beaucoup de bruit autour de cette question. Je vous en parlerai».

Monsieur le Procureur, l’ancienne présidente de l’Ofnac, qui avait rédigé ce rapport, a été limogée. Allez savoir les raisons. Le Directeur général du COUD, qui a été épinglé dans ledit rapport, reste impuni. Et il n’est pas le seul responsable de l’APR à bénéficier à ce régime d’impunité. Quand est-ce que la Section financière de votre Parquet va-t-elle terminer l’étude de ce rapport de l’Ofnac, transmis depuis plusieurs mois ? Quelqu’un l’aurait-il «mis sous le coude» ? Nous avons l’impression que lorsque le dossier concerne un responsable de l’APR, la Justice prend les voies à fort taux d’embouteillages… Et si c’est un opposant au Président Macky Sall, elle prend l’autoroute à péage.

  • «Il a expliqué devant les enquêteurs que tout cela était faux et n’était destiné qu’à couvrir les 30 millions de FCFA qu’il prenait et qu’il remettait en main propre à Khalifa Sall. C’est ça le problème mais pas de la politique…Vous voyez, donc, qu’ici, il devait s’agir de justifier la somme de 1,800 milliard de l’argent pris dans les caisses, sans justification», avez-vous dit.

Monsieur le Procureur, il sera difficile de faire comprendre aux Sénégalais que l’affaire Khalifa Sall n’a rien de politique. D’abord, ce sont ses principaux lieutenants (Bamba Fall et Barthélémy Dias) qui sont traînés devant la Justice, l’un après l’autre.

Monsieur le Procureur, si Khalifa Sall a commis des malversations, pourquoi attendre maintenant, à quelques mois des élections, pour le poursuivre ? Nous nous opposons à la dilapidation de nos maigres ressources, mais nous dénonçons toute Justice sélective. Monsieur le Procureur, qu’allez-vous faire des responsables de l’APR et des hommes d’affaires proches du régime, récemment épinglés par la Cour des Comptes ?

Monsieur le Procureur, ne soyez jamais la personne qui aidera le Président Macky Sall à écarter ses adversaires de la course aux Législatives. Car, un de ces jours, il n’hésitera pas à vous lâcher, comme il l’a fait avec le Procureur Alioune Ndao, en pleine audience à la CREI.

  • «Il y a eu deux actes qui concernent un seul mariage. Abdoul Mbaye a présenté un document devant être l’acte de mariage avec séparation des biens et polygamie. Son épouse aussi, Aminata Diack, a présenté un acte de mariage où il est mentionné communauté des biens et monogamie. Alors, j’ai eu deux actes de mariage avec des mentions différentes pour un seul mariage, donc il y’a forcément un faux», avez-vous dit encore.

Monsieur le Procureur, dans l’affaire Abdoul Mbaye, même s’il y a du faux, qui peut en être l’auteur principal ? Vous n’allez pas croire qu’Abdoul Mbaye, qui n’est pas un agent d’Etat civil, a confectionné, lui-même, son propre certificat de mariage. Si cette éventualité était écartée, Abdoul Mbaye ne pourrait donc être qu’un complice. Si sa complicité n’était pas prouvée, matériellement, Abdoul serait donc une victime.

Monsieur le Procureur de la République, vous avez assez d’éléments qui peuvent remplir pleinement vos journées au Parquet. Attendez-vous d’être saisi ou d’avoir des éléments pour lancer des poursuites contre les auteurs des scandales suivants:

Bictogo: 19 milliards de FCFA ;

Africa Energy: 300 milliards de FCFA ;

Petro Tim: plus de 600 milliards de FCFA ;

Iris: 50 milliards de FCFA ;

Arcelor Mital : 2500 milliards de FCFA ;

Sahel aviation etc. ?

Nous ne bouclerons pas ce texte sans parler du député Farba Ngom, qui a osé insulter publiquement le Préfet de Matam, patron de l’Exécutif départemental et, par conséquent, représentant du chef de l’Etat. Et pour des faits moins graves, des députés ont vu leur immunité parlementaire levée. Vous attendez d’être saisi ?

Monsieur le Procureur, relisez les articles 8, 9 et 10 de la Constitution sénégalaise, pour mieux comprendre pourquoi vous ne pouvez pas limiter nos libertés. Au-delà de votre personne, nous avons le droit de critiquer la politique du Président Macky Sall, président du Conseil supérieur de la Magistrature, patron de tous les magistrats du Sénégal.

Monsieur le Procureur, vous ne pouvez pas avoir un privilège que le Chef de l’Etat n’a pas. La Justice est dite au nom du peuple, et ce peuple dira ce qu’il pense de sa Justice et de la manière dont elle est dite par ceux qui en ont la charge, dont vous.

Vive la Justice sénégalaise, vive le Sénégal !

Monsieur Mamadou Mouth BANE

Président du Mouvement «JUBANTI SENEGAL»

Me El Hadji Diouf : Le procureur se fait porte-parole de l’Apr alors qu’il est magistrat (…)

L’image de notre pays serait ternie, calomniée et dénigrée, si le Maire de Dakar est envoyé en prison.


Me El Hadji Diouf depuis son bureau à Paris :   « Le procureur se fait porte-parole de l’Apr alors qu’il est magistrat. (…) L’image de notre pays serait ternie, calomniée et dénigrée, si le Maire de Dakar est envoyé en prison ».
C’est depuis son bureau à Paris, que Me El Hadji Diouf, avocat à la Cour, a réagi à la convocation de Khalifa Sall, devant le Doyen des juges.  L’avocat du Maire de Dakar ne doute pas que l’innocence de son client « sera enfin reconnue » par « un vrai juge, un juge qui n’est pas corrompu ». Il se dit même « confiant de voir Khalifa Sall briguer le suffrage de son peuple ».

Me Diouf doute de l’impartialité du parquet, qui a conduit l’enquête sur l’affaire dite de la caisse d’avance. L’avocat se décharge sur Serigne Bassirou Guèye : « Le procureur n’a pas mené une procédure sereine. Tout ce qu’il fait c’est au nom de l’exécutif. » Sans manquer de dénoncer une nouvelle fois les « fuites à charge dans la presse » de nombreux éléments de l’enquête sur l’affaire de la caisse d’avance. « Des journaux appartenant à des ministres d’Etat ont été mis à contribution dans la conspiration. Nous avons tous assisté à un lynchage médiatique. Ce lynchage médiatique est orchestré par des organes de presse appartenant à des ministres. Ces fuites sont déloyales, tout est programmé. Cela veut dire qu’il y a des violations insupportables du secret de l’enquête. Les procès-verbaux (Pv) d’audition ont été publiés dans la presse. C’est catastrophique », tempête Me El Hadj Diouf.

Selon lui, le procureur n’a pas pu démontrer la réalité des infractions poursuivies. « Il ne faut pas s’amuser avec la liberté des gens. Cette affaire de caisse d’avance, ça a commencé comme une conspiration. Ça finit devant le juge. Il faut arrêter. Khalifa Sall est le premier magistrat de notre capitale. Il dirige la Ville avec sérieux, compétence et transparence », plaide Me Diouf. L’avocat se déclare persuadé que « l’image de notre pays serait ternie, calomniée et dénigrée, si le Maire de Dakar était envoyé en prison. »

Selon lui, le parquet a lancé la procédure contre Khalifa Sall « uniquement afin de le détruire politiquement ». « Khalifa Sall est un candidat potentiel à la prochaine élection présidentielle. Laisser un candidat présidentiel exercer ses droits serait tout simplement un acte de courtoisie républicaine. La courtoisie républicaine voudrait qu’on laisse tout le monde compétir. C’est ça la démocratie et l’Etat de droit. Cela veut dire aussi que la politique, ce n’est pas la guerre », estime l’avocat à la Cour. Il ajoute : « Le procureur se fait porte-parole de l’Apr alors qu’il est magistrat. Tout le monde a entendu le procureur de la République. Il a montré que la convocation de Khalifa Sall à la Dic était une décision de l’exécutif. Le procureur exécute des ordres de l’exécutif. C’est le bras armé du pouvoir! »

Le procureur de la République menace d’envoyer en prison…

Le procureur de la République menace d’envoyer en prison…
En terminant son réquisitoire par des menaces, le procureur de la République a donné une tout autre dimension à ses propos tenus lors de sa conférence de presse qu’il tenait ce vendredi 4 mars.

En effet, Bassirou Guèye avait menacé d’envoyer en prison toute personne qui ose critiquer le système judiciaire. Un aspect de son discours qui, au final, a complètement noyé les autres aspects de sa conférence.

Lors de sa troisième sortie face à la presse, depuis son accession à la tête du parquet,  Bassirou Guèye a montré  l’image d’un magistrat omnipotent.

D’un homme capable de faire et de défaire les destinées des citoyens à sa guise. Qui est sûr de son pouvoir, auquel doivent être soumis tous les justiciables.

Lequotidien

« M. le procureur, ne menacez pas ma liberté », Dr Yankhoba Seydi


M. le procureur, ne menacez pas ma liberté
M. le procureur, moi j’ai choisi la sacro-sainte liberté, elle qui est un droit naturel pour dire que si menaçante soit votre menace, elle est incapable d’enlever la liberté qui est consubstantielle à la nature de tout Homme, appelée qu’elle est, à s’exprimer parfois de la manière la plus naturelle qui soit. La liberté étant donc naturelle chez tous les hommes et rien de ce qui est humain ne m’étant étranger, alors ce droit naturel est en moi aussi. La justice n’est pas votre justice.
Elle n’est pas rendue en votre nom mais au nom  du peuple.
Or, si le peuple ou une partie du peuple a le sentiment que sa Justice est aux ordres, votre mission en tant que magistrat devrait plutôt consister à le rassurer et non à le menacer.
Après tout, les magistrats ne sont pas les seuls à être critiqués. Même les pompiers sauveurs de vie sont parfois critiqués. Je ne parlerai pas des médecins, enseignants etc. Les prophètes sont critiqués.
Le bon Dieu est critiqué. Pourquoi pas les magistrats? M. le procureur, le citoyen lambda n’est pas le seul à désespérer de sa Justice. Rappelez-vous que de grands praticiens du droit ont confirmé ce que dit le citoyen lambda: le juge Keba Mbaye, l’avocat Mame Adama Gueye, l’Union des Magistrats du Sénégal, et tout récemment  le très honnête magistrat, Ibrahima Hamidou Deme. La liste est loin d’être exhaustive.
Le dernier nommé, votre collègue le magistrat Deme, substitut général  de la Cour d’Appel de Dakar,  donc homme du sérail, était tellement dépité d’une justice aux ordres qu’il a même fini par claquer la porte du CSM dont il était membre. M. le procureur tout ce que nous voulons, c’est une justice libre et indépendante, toutes choses quasiment impossibles sans une nette séparation des pouvoirs qui n’est malheureusement pas le cas au Sénégal.
Preuves : Macky Sall a ouvertement affirmé mettre certains dossiers sous le coude; un cordon ombilical appelé CSM relie le pouvoir judiciaire et le pouvoir exécutif.
Non M. le procureur, vos menaces ne passeront pas et nous nous battrons pour y faire face.
Vous ne pouvez pas vous arroger le droit de menacer les citoyens que nous sommes, car vous n’êtes pas au-dessus de la loi. Au contraire, vous êtes censé protéger nos droits en disant le doit, droit dans vos bottes. Le citoyen lambda doit exprimer sa liberté tant que la liberté d’autrui n’est  manifestement pas atteinte.
Moi qui ai beaucoup d’amis magistrats, suis bien placé pour dire que nous avons beaucoup de magistrats valeureux, honnêtes, extrêmement compétents et très dignes. On ne peut donc pas dire que tous les magistrats sont pourris. C’est loin d’être le cas.
Mais au vu des affaires et des affres causées sur les citoyens par une justice aux ordres, force est de constater que notre justice a une gangrène qu’elle traine tels des chercheurs d’étrennes, qui l’entrainent vers des migraines et après, ce sont les rengaines guerrières proférées derrière l’arbre qui cache la clairière où se trouve le temple de Thémis. Dame Justice a beau être belle, son visage est toujours amoché quand un magistrat refuse d’être indépendant et libre. Moi j’ai choisi d’être libre, de grâce ne menacez pas ma liberté pour que vive la justice, M. le procureur.

Dr. Yankhoba SEYDI
couraj@yahoo.fr

Abdoul Mbaye réplique à Serigne Bassirou Guèye, procureur de la République

Le vendredi 3 mars 2017, Monsieur le Procureur De la République près Le Tribunal De Grande Instance (TGI) de Dakar a tenu un point de presse. Il a passé en revue de nombreux dossiers dans lesquels il lui était reproché de chercher à nuire à des leaders de l’opposition. En termes clairs il lui est reproché une instrumentalisation de la justice à l’effet de régler des comptes à des leaders de l’opposition.
S’agissant du dossier Aminata Diack c/ Abdoul Mbaye, Mr Bassirou Gueye a exposé qu’il avait été saisi par feue Mme Ngom, alors Présidente du Tribunal Départemental de Dakar, lui demandant de clarifier la situation des époux Mbaye lesquels avaient chacun produit des certificats de mariage contradictoires. Il a soutenu que :
– Monsieur Abdoul Mbaye avait produit un certificat de mariage faisant état de ce que les deux époux étaient mariés sous le régime de séparation des biens;
-Madame Aminata Diack avait produit un certificat de mariage selon lequel les deux époux étaient mariés sous le régime de communauté des biens.
Il a dit avoir alors saisi la Police et plus tard le juge d’instruction pour faire la lumière et vérifier lequel des documents est faux. Il a poursuivi que le juge d’instruction Samba Sall a, après avoir terminé son instruction, renvoyé Abdoul Mbaye devant le Tribunal Correctionnel. En premier lieu, je relève que Mr Bassirou Gueye doit particulièrement manquer de sérénité au point d’évoquer en face de la presse un dossier déjà en audience et dont il s’est dessaisi.
En second lieu, on attend d’un Procureur de la République dévoilant les éléments du contenu d’un dossier, qu’il dise la vérité : NON MONSIEUR LE PROCUREUR, Abdoul Mbaye n’a jamais produit un certificat de mariage au dossier.
En troisième lieu, en présence de 2 certificats contradictoires (en fait il n’y en a qu’un, l’autre étant le fruit de son imagination forcée), Monsieur le Procureur aurait pu préciser pourquoi il a choisi de ne poursuivre que Abdoul Mbaye.
Il a en outre indiqué qu’il n’y a eu aucun acharnement puisque Abdoul Mbaye n’a ni été placé en garde à vue ni placé sous mandat de dépôt. Telles sont sans doute les instructions qu’il avait reçues. Il a cependant omis de dire que j’ai été inculpé pour complicité de faux, usage de faux et escroquerie alors qu’il n’y avait ni faux présenté (toujours pas à ce jour), ni préjudice (toujours pas à ce jour), ni partie civile.
Il a omis de préciser que Aminata Diack s’est constituée partie civile au cours de l’instruction après mon audition, et que le juge Samba Sall a refusé de me réentendre afin que je puisse être informé des faits qu’elle me reproche.
Il a omis de préciser, laissant penser à une simultanéité, que ma plainte contre Aminata Diack n’est que très récente. Je l’ai toujours refusée jusqu’à ce que sa plainte venue ne m’en laisse plus le choix.
Il a omis de rappeler que j’ai été placé sous contrôle judiciaire pour une affaire de faux fabriquée de toutes pièces, et que je suis encore à ce jour empêché de voyager alors que le juge Samba Sall s’est dessaisi du dossier en le transmettant en police correctionnelle sur les réquisitions du Procureur.
Il aura donc fallu du mensonge, des omissions et la désignation d’un bouc émissaire pour démontrer l’absence d’un acharnement sur ma personne ! Mes compatriotes, les hôtes étrangers qui vivent parmi nous et la communauté internationale apprécieront.
Où va donc la justice du Sénégal ? Juges en fonction, juges à la retraite, laisserez-vous le juge Ibrahima H. Deme, seul, sonner l’alerte ? Il est temps de réagir et de stopper les dérives d’une justice provoquées par de l’incompétence, de la méchanceté et de la bêtise politiques.

Sortie du Procureur : Me El Hadji Diouf dénonce une violation du secret de l’instruction

 

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La sortie du procureur de la République n’est pas du goût de Me El Hadji Diouf. L’avocat considère que le chef du parquet, qui s’est prononcé hier, vendredi 3 mars, entre autres sur les affaires Khalifa Sall, Abdoul Mbaye, Bamba Fall et Cie, a enfreint la loi. «Serigne Bassirou Guèye a violé le secret de l’instruction en faisant sa sortie sur l’affaire Khalifa Sall, a-t-il dénoncé. Il a également validé la violation du droit du maire à qui on a refusé la présence de son avocat lors de son audition.»

De ce point de vue, Me El Hadji Diouf considère que «le procès-verbal qui a été fuité et qui lui a servi de document pour faire sa sortie est nul».

L’avocat martèle : «Tout est affabulation et c’est une tentative de diabolisation. Si des coupables il y en a, il faut arrêter le Daf et le percepteur qui ont commis le faux et ont magouillé. Lorsqu’une commande est faite à la Présidence ou dans un ministère, ce n’est pas au ministre ou au président de la République qu’on demande des comptes, mais à leur Dage.»

En outre, Me El Hadji Diouf s’est insurgé contre «les menaces à l’endroit des populations» proférées par le Procureur. Il dit : «Que Serigne Bassirou Guèye règle d’abord la crise interne dans la magistrature au lieu de menacer. Quand l’exécutif gère la carrière des magistrats, c’est le désordre dans la justice. Le Procureur doit respecter les populations qui le paient et qui le font vivre.»

(Source : La Tribune)

Une affaire de maraboutage entre Queen Biz et Bouba Ndour sur la table du Procureur

En voilà une affaire qui prend des relents inquiétants. L’affaire opposant Queen Biz à Bouba Ndour a pris une tournure que personne ne souhaitait. Avant-hier, la chanteuse avait posté sur son compte Facebook qu’elle allait porter plainte contre la Rfm pour des accusations très graves.

En effet, une sombre affaire de maraboutage a été évoquée dans l’émission Xalass, comme quoi, une chanteuse aurait tenté de marabouter Bouba Ndour. Si l‘on en parle, c’est parce que la femme qui s’est présentée à la Rfm comme étant le marabout de Queen Biz a fait savoir que la chanteuse lui devait la somme de 800.000 francs Cfa. «Elle a soutenu qu’elle détenait des factures impayées de la chanteuse», nous explique le manager de Queen Biz.

Le manager de Queen Biz, très remonté à cause de cette affaire, pense qu’il y a acharnement sur sa sœur. «Nous avons reçu un appel d’un journaliste qui voulait recouper l’information selon laquelle Queen a tenté de marabouter Bouba Ndour. J’ai notifié à ce journaliste que je prenais acte de cela et que nous allons déposer une plainte sur la table du Procureur», nous a confié Samba Diallo.

En sus, il a battu en brèche l’information selon laquelle Queen Biz doit de l’argent au marabout. «Queen Biz ne connait pas de marabout qui s’appelle Clarice», affirme-t-il. Une affaire qui est loin de connaître son épilogue.

les echos

Reprise du procès ce matin : Le procureur requiert 10 ans ferme et un mandat de dépôt contre Barthélémy Dias

Reprise du procès ce matin : Le procureur requiert 10 ans ferme et un mandat de dépôt contre Barthélémy Dias

Dans ses réquisitions, le maître des poursuites a tenté de démonter la culpabilité de Barthélémy Dias et de ses codétenus. Selon lui, Barthélémy Dias et ses camarades se sont refusés dans des dénégations systématiques pour se tirer d’affaires mais précise le parquet « la ruse et le mensonge ne passeront pas dans ce procès. »

A l’image des avocats de la partie civile, le représentant du parquet estime que c’est le maire prévenu et sa bande qui ont débuté les hostilités. Dans son réquisitoire, le procureur a essayé de démontrer que Barth détenait une arme de calibre 38. Mieux, le maitre des poursuites a estimé que l’arme que Barth tient dans la main gauche est différente de celle qu’il a remise à l’instruction. Il a requis contre, Barth de coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner avant de requérir10 ans de prison ferme contre Barth et le décernement d’un mandat de dépôt.

Pour ses codétenus, il a requis 5 ans de prison ferme sans mandat de dépôt. Pour les « nervis » du Pds, le maitre des poursuites a requis 2 ans contre eux pour rassemblement illicite. 10 ans de prison ferme ! Telle est la peine qu’encourt le maire de Mermoz accusé dans la mort de Ndiaga Diouf. Le procureur a requis 10 ans de prison ferme et un mandat de dépôt contre le maire socialiste. Le procès reprend aujourd’hui

Barthélémy Dias : Serigne Bassirou Guèye est le procureur de l’Apr

Le député-maire de Mermoz- Sacré-Cœur, Barthélémy Dias, considère que c’est le pouvoir de Macky Sall qui a emprisonné son camarade de la Médina, Bamba Fall et Cie. ‘’Ce verdict n’est pas un verdict émanant de la Justice sénégalaise mais plutôt du pouvoir du Président Macky Sall’’, a-t-il fulminé. L’édile ne comprend pas qu’une instruction soit ouverte alors que la Police a mené une enquête pendant plusieurs mois.

Sa conclusion est que ‘’le Sénégal n’a pas de procureur de la République puisque Serigne Bassirou Guèye est le procureur de l’APR et de Macky Sall’’, accuse-t-il. Sur sa lancée, il a qualifié l’incarcération de ses camarades de ‘’provocation’’ et une façon de liquider des adversaires politiques en vue des prochaines joutes électorales.

‘’Le régime de Macky Sall est conscient de la claque qui les attend au soir des élections législatives de 2017. Etant incapable avec ses soi-disant alliés du PS de pouvoir mettre la main sur le département de Dakar, la formule qui a été trouvée avec la complicité de certains magistrats. C’est de voir comment éliminer du champ politique certains responsables du département’’, a-t-il avancé.

Source: EnQuête

Plainte contre la Tfm : Sen P’tit Gallé diffusée devant le Procureur

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Pour exposition aux dangers psycho-sociologiques, détournement d’objectifs et exploitation à la fois passive et active de l’enfant, dans l’émission Sen P’tit Gallé, l’association «Fair Education» et «Daaray Sembène» ont porté plainte contre la Tfm. Ces institutions réclament l’arrêt définitif de cette «dite émission».

Après plusieurs actions de dénonciation et de mobilisation contre la diffusion de l’émission «Sen P’tit Gallé» sur la Télévision Futurs Médias, l’association  «Fair Education» et «Daaray Sembène», une Maison de la pédagogie par l’image, ont déposé hier une plainte contre ladite chaine de télé auprès du Procureur de la République. Les plaignants exigent l’arrêt définitif de l’émission qui est diffusée sur le petit écran depuis l’année 2011.

«Nous exprimons notre indignation et notre inquiétude suscitées par cette émission pour enfant, parce qu’elle a des effets nocifs sur la  psychologie de l’enfant», dénonce l’Ensei­gnante chercheuse à l’Université de Thiès, Dr Hadja Maï Niang. Face à la presse, elle explique que «l’émission  Sen P’tit Gallé est née dans un cadre où le Sénégal cherche depuis 1960 à faire émerger l’esprit et la force de ses citoyens dont une bonne partie est composée d’enfants et d’adolescents, qui sont la première force mentale d’un développement durable».

Aux producteurs, promoteurs et diffuseurs de l’émission, la spécialiste en didactique et pédagogie de l’image de dire : «pensez-vous que l’on peut faire chanter des enfants tout l’été jusqu’à l’hiver et leur dire un bon matin : arrêtez, retournez en classe ;  redevenez vous-mêmes : enfants génériques, élèves, point barre ?» «C’est méconnaître la psychologie de l’enfant, de surcroît, le rapport entre l’enfant et l’image, fixe, animée, iconographique, picturale, photographique analogiques ou numériques», laisse entendre la professeur d’après qui, «l’adulte joue un rôle alors que l’enfant vit un rôle qu’il  prolonge dans la vie réelle».

Pour l’adulte spectateur, téléspectateur et /ou acteur, «Sen P’tit Gallé est un jeu de vacances, mais pour l’enfant, noter bien que, l’émission dure le temps d’une vie», analyse Hadja Maï Niang, qui fait noter, à ce titre  qu’«il est fort triste que la Tfm est parvenue, par un téléviseur qui leurre, à embarquer, comme Panurge dans son aventure de foire à micro ouvert pour les enfants, des musiciens adultes qui renaissent de leurs cendres en Prométhée, des sponsors avides de visibilité à tout prix, des institutions ministérielles et des organismes imbus de leur omniprésence médiati­que».

Dans ce «téléviseur qui leurre», indique la directrice de Daaray Sembène, «s’engouffrent des hommes et femmes qui se disent : «de culture», qui pourraient croire que le fait d’exposer des enfants sur un podium en paillettes, micro à la main, sous les projecteurs et devant un public en attente des publications de la presse people, relève de la culture».

Les raisons

Dans ce «téléviseur qui leurre», poursuit la professeur, «nage le service de la diversité culturelle de l’Organisation internationale de la francophonie qui pourrait croire que le fait de cueillir des enfants des quatre points cardinaux de la sous-région, et de les accoutrer du port vestimentaire à connotation culturelle, est sujet à la diversité». «Détrompez-vous !», ordonne-t-elle aux «égarés», d’autant qu’à ses yeux, «l’enfant, de nature, autrement dit, sans idée reçue, vit la diversité culturelle, et raciale comprise et admise dans son âme, et il donne au quotidien sans tambour ni trompette des leçons de communion des âmes à son entourage».

Pour dire, selon elle, que «les enfants de Sen P’tit Gallé sont exposés à ces sept ‘P’ de la star, qui constituent les schèmes du star-system : paillettes-projecteurs-podium-public-publication-presse-people». Lesquels, fait-elle savoir, «sont lourds à porter par un adulte et c’est trop pour un enfant».

Aussi, ajoute-t-elle, «l’émission constitue un véritable business d’exploitation des enfants. Le marketing mercantile qui cristallise l’intérêt des entreprises sénégalaises sur son sponsoring est une preuve manifeste de la volonté de s’enrichir sur le dos des enfants, ignorants des mobiles commerciaux qui la sous-tendent et de l’enjeu financier qui garantit sa popularité».

L’arnaque par vote

Hadja Maï Niang ne manque également pas de clarifier le débat sur «le vote par sms-télé». À l’en croire, «Ce type de marketing télévisuel est connu en Europe, mais pour un plateau public comme la télévision, il est dangereux de copier machinalement un concept sans évaluer l’état d’esprit, les conditions de vie du public cible et les réalités sociales de la réception. Pour rentabiliser son émission, Tfm a choisi le public le plus vulnérable du lot des téléspectateurs et susceptible de susciter de l’affection et des émotions : «les enfants».

Alors, juge-t-elle nécessaire de prévenir : «ce système du vote téléphonique, savamment instauré, cache une opération mercantile que nous invitons à découvrir : les parents, les proches, les amis des enfants et les téléspectateurs sympathisants et compatissants sont victimes du vote sur les serveurs au coût de 350 F Cfa par vote.

S’il y a 100 000 votes, le compte est 35 millions de F Cfa et s’il y a un million de votes, ce qui est fort possible; cela fait 350 millions de F Cfa. Toute cette somme, serait récoltée, suite à la vente aux enchères des votes de la voix du candidat ou de la candidate».
Si pour la directrice de Daaray Sembène, «au Sénégal, un talibé à qui on fait tendre la main pour mendier relève, à raison, de l’exploitation active de l’enfant», de quoi, s’interroge-t-elle, «relève, dans le même pays, un «enfant de la télévision» qui quémande les votes aux téléspectateurs pour être maintenu dans une émission de télé-réalité au prix d’argent à la solde d’une télévision»?

Avant de conclure, par toujours se demander : «comment expliquons-nous que dans un pays à finances dures, un P’tit Bal coûte une somme aussi grande pour un enfant : 10 000 F Cfa ! (L’équivalent d’un mois de scolarité dans une école privée)».

Toutes raisons qui ont poussé l’Association Fair Edu­cation et Daaray Sembène à porter plainte contre la Tfm pour l’arrêt définitif de ce concept d’émission pour enfants, au bénéfice de toute la communauté éduca­tive.

lequotidien.sn

Balla Gaye 2 bastonne sa femme qui porte plainte devant le Procureur


COUPS ET BLESSURES VOLONTAIRES : Boury Bathily porte plainte contre Balla Gaye II
Le mariage entre Boury Bathily et Balla Gaye II est-il en train de voler en éclats. De sources sûres, People.sn est en mesure de révéler que la « femme » du lion de Guédiawaye a déposé une plainte au bureau du Procureur ce matin pour coups et blessures volontaires de la part de son lutteur de mari Oumar Sakho plus connu sous le surnom de Balla Gaye II.
La plainte a été déposée ce matin à midi et le Procureur est en train de prendre les dispositions pour tirer cette histoire au clair.

Incitation à la haine et propos inflammatoires : L’imam de Al Falah doit être arrêté

Le Procureur de la République doit s’autosaisir, convoquer l’Imam de la mosquée Al Falah de Colobane et lui demander des comptes. Pour avoir critiqué l’organisation du Gamou et voué à la Géhenne tous ceux qui célèbrent la Naissance du Prophète de l’Islam, cet Imam a provoqué des fidèles venus prier qui ont tenté de lui faire la peau.

L’imam en question est un provocateur et ses propos irresponsables et inflammatoires pouvaient déboucher sur une situation dramatique. Comment peut-on s’attaquer impunément à la foi des gens de surcroît dans un pays aussi tolérant que le nôtre.

Si l’écrasante majorité des musulmans d’obédience soufie de ce pays peut s’accommoder de quelques milliers de salafistes sans leur créer la moindre histoire, pourquoi cette infime minorité n’adopte-t-elle pas un profil bas en évitant de mettre de l’huile sur le feu?

Le Président Sall avait dans une déclaration, affirmé qu’il n’était pas question que des énergumènes sortis d’on ne sait où viennent nous apprendre comment pratiquer l’Islam dans notre pays. Rien que pour cela, les autorités judiciaires en charge de la quiétude de la société doivent pendre leurs responsabilités pour éviter que d’autre salafistes ne s’attaquent à la pratique religieuse de la majorité des Sénégalais….Situation qui pourrait dégénérer et fortement perturber la tranquillité et la paix sociale… Mieux vaut prévenir que guérier

Cheikh Tidiane Diallo promu procureur général

Cour d’appel de Thiès : Cheikh Tidiane Diallo promu procureur général
 L’ancien directeur de l’administration pénitentiaire, jusque-là, secrétaire général du ministère de la Justice, Cheikh Tidiane Diallo a été promu hier Procureur général de la cour d’appel de Thiès.
L’ancien Directeur de l’administration pénitentiaire (Dap), remplacé à la tête des matons par le colonel Daouda Diallo en décembre 2015, qui a été Directeur des affaires criminelles et du Sceau avant d’être bombardé secrétaire général du ministère de la Justice, a été nommé Procureur général près la Cour d’Appel de Thiès.
Il remplace à ce poste Babacar Albert Gaye, à la retraite depuis cinq mois. Cheikh Tidiane Diallo a été désigné par ses pairs du Conseil supérieur de la magistrature, par la voie de la consultation à domicile. Décrit par un de ses anciens collaborateurs comme un homme « entier, rigoureux, travailleur, social mais aussi très à cheval sur le règlement», C T Diallo, est né le 12 juin 1953 à Dakar.
Il a fait huit ans à la Dap, mais bien avant ce poste, en 1981, il été juge d’instruction au Tribunal régional de Saint-Louis pendant deux ans. En 1983, il est juge au tribunal régional de Kaolack. En 1986, il est vice-président du Tribunal régional de Kaolack et cumule ce poste à celui de Président du tribunal du travail.
En 1988, Diallo préside le Tribunal régional de Diourbel. En 1991, sous Djibo Ka, il intègre le cabinet du ministère des Affaires étrangères comme directeur de cabinet.
Cheikh Tidiane Diallo cheminera avec ce dernier puisqu’il a été choisi  Directeur de cabinet du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur Djibo Ka. L’Inspecteur général de l’administration de la Justice  occupera par ailleurs, les fonctions de conseiller à la Cour d’Appel de Dakar, de Président de chambre à la Cour d’Appel, de directeur de cabinet du ministre de la communication Me Aissata Tall Sall,  directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur, le Général Mamadou  Niang.

Aissata Tall Sall, avocate de Barthélémy Dias : Demain, nous ferons face à l’accusateur, c’est-à-dire le Procureur


Aïssata Tall Sall défendra Barthélémy Dias lors de ce procès tant par le Sénégal.
Le procès du maire de Mermoz/Sacré-Cœur, Barthélemy Dias, qui s’ouvre demain, risque de ne pas se tenir. Du moins, le juge risque de ne pas aborder le fond du dossier, si on en croit, Me Aissata Tall, l’avocate du prévenu.

«Demain, nous ferons face à nos juges. Nous ferons face à l’accusateur, c’est-à-dire le procureur de la République. Mais, demain, ce sera une audience de mise en état. Le tribunal va constater que les parties sont là. Que les témoins sont là. Et, si nous entendons citer des témoins, nous le dirons au tribunal. Ce dernier accédera à notre demande ou n’acceptera pas. Il est souverain», a soutenu l’avocate de Barthélemy Dias sur les ondes de la Rfm.

«Ce n’est peut-être pas un dossier comme les autres, mais, ce n’est qu’un dossier aux yeux des professionnels de la justice. Barthélemy n’est pas seul, il est assisté par des avocats», assure-t-elle, appelant les uns et les autres au calme.

Saccage du siège du Ps: Le dossier bouclé et transmis au Procureur

Saccage du siège du Ps:  Le  dossier bouclé et transmis au Procureur
La machine judiciaire devrait bientôt s’emballer dans l’affaire de la mise à sac du siège du Parti socialiste (Ps).
Selon des informations obtenues par «L’As», les enquêteurs de la Brigade des affaires générales (Bag) de la Division des investigations criminelles (Dic) ont bouclé l’enquête après avoir entendu une trentaine de personnes, pour la plupart, proches du maire de Dakar, Khalifa Sall. Selon nos sources, le dosser a été transmis depuis plusieurs jours au procureur de la République.
Le dernier mot revient à Serigne Bassirou Guèye qui décidera du sort qui sera réservé aux mis en cause. Il lui sera loisible d’ouvrir une information judicaire en confiant le dossier à un juge d’instruction ou en ordonnant simplement des interpellations.

Procureur : « Je serai sans pitié avec les assassins »

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La récurrence des cas de meurtres ces derniers temps, les uns plus odieux que les autres, a commencé à susciter un certain sentiment d’insécurité chez les populations sénégalaises.

Suffisant, pour que le procureur de la République monte au créneau. Serigne Bassirou Guèye, qui s’exprimait sur l’ensemble des dossiers de meurtre qui ont défrayé la chronique ces derniers temps, assure que le parquet diligente les dossiers. Et il sera sans pitié. «Dans tous les cas cités, les procédures suivent leurs cours. Et aucune dérogation ne sera faite.

La célérité va régner et l’exemplarité de la sanction sera de rigueur», promet le magistrat. En tant que « maître des poursuites », il promet d’être sans pitié avec les assassins et autres meurtriers.

«La Sécurité règne au Sénégal»

Et à ceux qui estiment que la criminalité a haussé d’un cran au Sénégal, le procureur précise : «Est-ce que la délinquance a augmenté au Sénégal ? Non. Je n’ai pas sous les yeux le tableau des crimes, mais je sais qu’on est dans la fourchette qui nous permet de dire que le Sénégal est sûr».

Serigne Bassirou Guèye a assuré, face à la presse, «la ferme détermination des autorités à réprimer ces comportements ignobles  et à perpétuer l’image de notre pays connu et reconnu comme une terre où règne la sécurité. La Sécurité règne au Sénégal ».

Seneweb

Meurtre de Fatoumata Moctar Ndiaye : Le Procureur de la République se prononce

 

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Le mobile du crime, dans l’assassinat de Fatoumata Moctar Ndiaye, n’est pas politique, il semble purement financier. C’est ce qui est ressorti des premiers résultats de l’enquête. «C’est un dossier qui ira à l’information. On ne peut pas entrer dans les détails, mais je peux dire qu’en l’état actuel, il semble que le mobile soit financier, pas politique. Maintenant si ultérieurement il y a d’autres informations nouvelles, le juge d’instruction va s’en saisir et éclairer son dossier », a indiqué le procureur de la République, Serigne Bassirou Guéye, face à la presse ce dimanche