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Copa America : La participation du Qatar en 2019

La Copa America 2019 verra le Qatar participer en tant qu’invité. Lors de l’été 2019, le Brésil va accueillir la Copa America. Selon le directeur d’Aspire, Ivan Bravo, et Globoesporte, l’organisation de la compétition a invité le Qatar à participer.
La Chine, le Japon, les Emirats arabes unis et le Mexique disputeront aussi ce tournoi à seize. Un dernier invité est à définir. Par le passé, le Mexique, la Jamaïque, le Costa Rica, le Japon ou encore les USA ont déjà participé à la Copa America…

L’ÉQUIPE.FR

Diplomatie : de l’électricité dans l’air entre le Qatar et les Emirats arabes

Diplomatie : de l’électricité dans l’air entre le Qatar et les Emirats arabes

Situation tendue entre le Qatar, et les Emirats Arabes Unis. Les deux voisins sont en rupture diplomatique depuis la crise du Golfe, qui dure depuis juin dernier et qui oppose presque toutes les monarchies de la région à Doha.
Ces derniers jours, cette crise s’est aggravée et on assiste à une multiplication d’incidents entre les Emirats Arabes Unis et le Qatar.
Le Qatar et les Emirats Arabes Unis, déjà frères ennemis, voient la tension monter pour atteindre désormais leur espace aérien. Abou Dhabi est en colère en effet : des avions de chasse qatariens auraient intercepté un avion de ligne émirien. Il faisait route vers Bahreïn. Cet incident aérien est une « menace flagrante pour la sécurité de l’aviation civile et une violation de la loi internationale », dénonce des responsables aux Emirats Arabes Unis.
Le Qatar, surpris par cette déclaration, dément formellement mais le rappelle : dans toute cette histoire c’est bien lui la victime. Il subit depuis des mois les affres de ses voisins ligués contre lui.

A deux reprises, ces dernières semaines des avions militaires des Emirats Arabes Unis, auraient violé l’espace aérien du Qatar. Doha, a d’ailleurs porté plainte auprès des Nations unies. L’histoire ne se résume pas aux incidents aériens, la chaîne de télévision Al Jazeera basée au Qatar a diffusé une vidéo montrant un membre de la famille royale qatarienne retenu contre son gré aux Emirats Arabes Unis. Et évidemment Abou Dhabi rejette ces accusations.

Visite de l’émir du Qatar au Sénégal : Karim Wade au menu ?

L’émir Cheikh Ben Hamad Khalifa al Thani est attendu à Dakar aujourd’hui, pour une visite aux relents diplomatique et économique. Mais il ne fait aucun doute que Karim Wade sera au menu des discussions entre le Président Macky Sall et l’homme fort de Qatar qui héberge depuis plusieurs mois, le fils de l’ancien président Wade, exilé de force par le régime en place selon ses souteneurs.
Cheikh Ben Hamad Al Thani, l’émir du Qatar est au Sénégal. Cette visite, calée depuis des mois, entre dans le cadre d’un périple du 20 au 24 décembre dans plusieurs pays africains. Mais cette visite au Sénégal a un goût très particulier. Karim Wade, le candidat déclaré du Pds, est en exil au Qatar.

Il a quitté le Sénégal dans la nuit du jeudi au vendredi 24 juin 2016 en compagnie du procureur du Qatar, suite à une grâce présidentielle. Mais pour Idrissa seck, cet exil est le fruit d’un deal entre e Sénégal et plusieurs puissances étrangères. Dans un entretien accordé à la SenTv, l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite au Sénégal confirme ce deal, ajoutant que le retour au Sénégal de Karim Wade dépend exclusivement de la volonté du Qatar.

Le chef de l’Etat du Sénégal, Macky Sall, et son homologue Qatari vont certainement parler d’affaires et de coopération économique, car Macky Sall a grandement besoin des pétrodollars de ce pays pour financer son Pse. Cependant, il ne fait aucun doute que Karim Wade sera également au menu des discussions entre le président Macky Sall et l’homme fort du Qatar, dont Karim Wade serait son conseiller occulte, selon la Lettre du Continent.

Il faut dire depuis qu’il a foulé le sol qatari, Karim Wade prépare minutieusement son retour. A plusieurs reprises, il a manifesté son désir de retourner au bercail pour briguer le suffrage universel en 2019. De Doha, il gère et organise ses nombreux mouvements de soutien.

Un de ses nombreux soutiens avec qui ils s’est entretenu longuement en fin de semaine dernière, renseigne que Karim Wade prépare activement son retour. « Il a confirmé sa présence au Sénégal sous peu pour préparer l’élection présidentielles de 2019 », indique ce partisan de l’ancien ministre des Transports terrestres et aériens sous le régime libéral.

Si certains juristes et anciens libéraux du Pds soutiennent que Karim Wade est inéligible, en revanche tous les autres libéraux sont unanimes ; ils affirment tous sans exception que le fils du pape du Sopi reste et demeure leur candidat en 2019. « Il n’y a ni plan ni candidat de substitution », martelait Doudou Wade lors d’un entretien accordé à Walf Quotidien. Non sans préciser que seul le Conseil constitutionnel peut décider de la recevabilité ou non de la candidature de Karim Wade.

«Laissez-nous mener notre combat jusqu’au dépôt de la candidature au Conseil constitutionnel. Ce, pour voir si ce conseil acceptera ou pas cette candidature. S’il n’accepte pas, le parti fera face », ajoutait Doudou Wade, affirmant en outre que c’est le régime de Macky Sall qui cherche à saboter cette candidature. A l’en croire, Karim Wade est toujours hors du Sénégal par la seule volonté des tenants du pouvoir.

«Dans l’exil, il y a le retour. Dès l’instant qu’on ne veut pas que le retour se fasse, nous sommes dans une situation de déportation comme l’a été Cheikh Ahmadou Bamba. Il a été déporté au Qatar », soulignait encore l’ancien parlementaire libéral dans les colonnes de Walf Quotidien, en octobre dernier.

WalfQuotidien

Dernière minute : arrivée du ministre des Affaires étrangères du Qatar à Dakar

Dernière minute : arrivée du ministre des Affaires étrangères du Qatar à Dakar

Comme annoncé par Dakar Actu, le ministre qatari des Affaires étrangères vient d’arriver à Dakar. Cheikh Mohamed Ben Abderrahmane Al-Thani a été accueilli à sa descente d’avion par son homologue sénégalais M. Sidiki Kaba.
Le chef de la diplomatie qatarie précède dans la capitale sénégalaise l’hôte de marque du Président Macky Sall, l’émir Cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani qui foulera le tarmac de l’Aéroport international Blaise Diagne demain dans le cadre d’un périple sous-régional.

Babacar Justin Ndiaye : Il y a de l’eau dans le gaz…de la grâce accordée à Karim Wade

« Un pays en campagne électorale est un pays en striptease », renseigne une grivoise boutade. La remarque est presque obscène mais reste parfaitement objective quand on sait que la boutade est, aussi, le prolongement des pensées sérieuses par la plaisanterie. En effet, peu avant les scrutins décisifs, tout pays démocratique se dénude.

Les secrets politiquement gênants sont divulgués (François Fillon ne me démentira), les voiles consensuels ou convenus qui couvrent les scandales et les  manquements des acteurs politiques de tous bords, sont rageusement déchirés. Même les nauséabonds bas-fonds de l’Etat sont explorés. Le Sénégal expérimente cette licencieuse règle, en ce mois de juillet 2017, diablement électoral.
Ce n’est donc pas une surprise, si le bretteur Abdoulaye Vade – gladiateur politique devant l’Eternel – désintègre, à l’orée de la campagne pour les législatives de 2017,  le deal d’Etat (deux Etats) qui sous-tend la libération insolite de Karim Wade, en menaçant de dénoncer l’arrangement entre le Président Macky Sall et l’Emir du Qatar, Cheikh Tamin Ben Hamad Al Thani.

Riposte de la Présidence de la république qui glisse dans les corbeilles de la presse, une missive par laquelle, le plus éminent membre de la famille régnante du Qatar sollicite la grâce du chef de l’Etat sénégalais, « au nom de la famille Wade », pour des « raisons humanitaires ». La polémique est, à la fois, drôle et désastreuse. Car la lettre d’origine qatarie accable et auto-accable. Autrement dit, la missive mouille l’expéditeur, le destinataire et le bénéficiaire. Pire, les modalités de la grâce – et ses prolongements mal cernés – dégradent l’Etat de de droit puis le travestissent en l’Etat…de travers.
Sur trois échelles (intérieure, africaine et judiciaire)  les contours et/ou les péripéties de l’octroi de la grâce (synonyme de pardon présidentiel) suscitent une gerbe d’interrogations, crée des ondes de choc au-delà des frontières et écrabouille la crédibilité de la Justice, réel gage de la bonne gouvernance. Au plan domestique, c’est-à-dire sénégalo-sénégalais, les requêtes et les suppliques des plus grands chefs religieux ont précédé la missive de l’Emir du Qatar qui n’est ni électeur ni détenteur d’un bassin électoral au Sénégal.

En Afrique, les démarches des Présidents Alassane Ouattara et Denis Sassou- Nguesso n’ont pas été moins insistantes que celle de Cheikh Tamin Ben Hamad Al Thani. Enfin, l’épilogue de l’emprisonnement de Karim Wade allume, au regard du Droit, des polémiques grosses de révélations qui rendent la grâce aussi kafkaïenne que présidentielle.
Bien entendu, c’est en face de ses deux pairs africains que la posture intransigeante de Macky Sall est défendable, avec beaucoup d’aisance. En effet, le chef de l’Etat ivoirien qui a expédié le colis Gbagbo à la CPI (donc en Europe), est mal placé pour plaider, avec un succès rapide, l’élargissement de Karim Wade. Sans la désapprobation manifeste de l’opinion publique ivoirienne (toutes sensibilités confondues) le Président Ouattara aurait convoyé Simone Gbagbo sur la Haye.

De son côté, l’homme fort et inamovible de Brazzaville embastille son adversaire, le Général Jean-Marie Michel Mokoko, et bombarde, par des hélicoptères lance-roquettes, ses compatriotes (femmes et enfants) en détresse dans la région du Pool. Sassou-Nguesso est l’anti-mansuétude personnifiée. A la limite, le Président Macky Sall a été très poli, dans la formulation de son refus de satisfaire les demandes surréalistes de ces deux médiateurs méchants au-delà du Kilimandjaro et doux, en-deçà  de la même montagne.

Evidemment, une question taraude l’esprit : quelle est la recette mystérieuse et fructueuse de l’Emir du Qatar, dans le dossier Karim Wade ? La réponse est une énigme de même épaisseur que le secret qui habille la démarche émirale. Premier producteur de gaz (le Qatar devance la Russie en quantités disponibles et rivalise, en richesses financières, avec Brunei) Doha est également le très  gros client des armements les plus chers et les plus sophistiqués, en provenance des industries militaires d’Occident. Bref, ce micro-Emirat est un Etat qui compte et pèse sur l’échiquier mondial. Par conséquent, il est lui loisible et facile de tordre la main aux dirigeants plombés par la pauvreté mais assoiffés d’émergence économique, et d’imposer ses vues  et ses schémas, aux opposants tenaillés par l’irrésistible besoin de reconquête plus ou moins rapide du Pouvoir.
Dans tous les cas de figure, la grâce accordée à Karim Wade inquiète grandement, quant à la sauvegarde de l’Etat de droit et du système judiciaire qui lui est inhérent. Ici, la prérogative constitutionnalisée du pardon présidentiel n’est pas questionnée. Les soucis alarmants tournent précisément autour des « jamais vus » qui ont été vus, à travers cette grâce inédite. Pour la première fois dans l’Histoire judiciaire du Sénégal, un individu gracié par le Président de la république, ne peut pas librement louer une chambre à la Médina et y habiter. Et pourtant, cette grâce-là n’est pas partielle, à l’instar de celle octroyée par François Hollande, à Jacqueline Sauvage. En outre, aucune grâce  n’assigne un point de chute à une personne graciée. Plus grave et plus inédit encore, un pays n’expulse pas – même en douceur et dans le confort – son ressortissant. L’exemple patent est celui de Massata Diack que le Sénégal, pour des raisons de dignité et de souveraineté nationales, refuse de convoyer vers le juge français qui immobilise son père, Lamine Diack, dans l’Hexagone.
L’écheveau de cette curieuse grâce est encore ardu à démêler. Si l’ancien « Ministre du Ciel et de la Terre » est un Français (Karim Wade est né à Paris), pourquoi ne l’a-t-on pas mis dans un vol direct d’Air France ? Réponse : Paris n’est pas Doha. Dans la capitale française, Karim Wade ferait du tabac et du tapage, au moyen des redoutables caisses de résonnance que sont les hebdomadaires, Jeune Afrique et le Canard Enchainé. Sans oublier deux chaines de télévision très prisées par les Africains : TV5 et France24. Il s’y ajoute que la très dense Diaspora sénégalaise des bords de la Seine, reste un enjeu de taille, aussi bien l’opposition que pour le pouvoir. Comme on le voit, le Qatar n’a pas été hasardeusement choisi. Au demeurant, l’hypothèse d’un Karim Wade, citoyen français – je n’ai pas vu ses pièces d’état-civil, donc je n’en sais rien – est à prendre avec des pincettes. D’habitude, la France ne laisse jamais ses fils, moisir dans les prisons africaines. En 2008, Nicolas Sarkozy était allé au Tchad, récupérer les voyous et autres truands de l’Arche de Zoé qui avaient violé, de façon flagrante, les lois tchadiennes, en volant littéralement des bambins dans la région d’Abéché. Dans les années 70, Valéry Giscard d’Estaing fit le nécessaire, pour sortir Jean Paul Alata, du sinistre camp Boiro où Sékou Touré l’avait jeté. Question intéressante : pourquoi Karim Wade a passé des années en taule ? Première hypothèse : il est un Sénégalais et la France s’en moque. La seconde : il est un Français que des investisseurs français – suivez mon regard ! – voulaient punir pour sa « Dubaïophilie » trop accentuée.
Aujourd’hui, la tête de liste Abdoulaye Wade veut incessamment torpiller le deal Dakar-Doha. Une impatience que dictent sûrement des impératifs de stratégie politique à court et à long terme. Dans une conjoncture marquée par une dégradation imprévue des relations entre le Sénégal et le Qatar, les pêcheurs en eau trouble savent que la lettre et la parole de l’Emir n’ont pas valeur de lois.

Un retour clandestin parfaitement planifié par les services secrets quataris, avec la bénédiction de Maitre Wade, serait un casse-tête pour l’institution judiciaire et un sale coup pour l’Exécutif sénégalais Pourrait-on retourner en prison, un homme déjà gracié par le Président de la république, sans chiffonner la Constitution ?

Le Droit est aux antipodes du deal. Attention au mélange explosif des deux ! En cette saison pluvieuse au Sénégal, il y a de l’eau dans le gaz…de la grâce accordée à Karim Wade. En d’autres termes, des tensions et des désaccords ruissellent de l’arrangement entre le Président et l’Emir.

La crise du Golfe et la position confuse du Sénégal (Mouhamed Bachir Diop)


Depuis son indépendance, le Sénégal adopte une diplomatie objective, dans laquelle l’État prend des positions équilibrées par lesquelles elle peut maintenir ses principes et sauvegarder ses intérêts en même temps.
Le Sénégal n’est pas un pays doté d’un pouvoir économique ou une puissance militaire qui peut lui permettre de nuer les normes diplomatiques convenues au niveau international, en utilisant la force sans des conséquences négatives, comme le fait les grands puissants du monde, tout ce qu’il doit faire, c’est de choisir des positions conformes avec son influence régionale et internationale, en tenant compte des éventualités possibles à tous les niveaux. Le Sénégal a pu maintenir cette approche politique, obtenant une bonne appréciation aux niveaux régional et international. Cependant, certaines évolutions récentes indiquent un écart partiel par rapport à cette approche, il est parfois difficile même pour un simple observateur de le justifier.
La décision prise récemment par le Sénégal, qui a conduit à une rappelle de son ambassadeur au Qatar, suite à la crise qui s’est produite dans le Golfe, on peut le considérer une anomalie diplomatie commise par le Sénégal, c’est une position prise après une étude sélective, sans essayer de mettre le sujet dans son cadre complet, accompagné de toutes les dimensions interne et externe, afin d’atteindre des résultats de base pertinente qui fonderont une position satisfaisante.
La crise du Golfe en bref
En analysant les causes de cette crise, on peut trouver de nombreuses versions, chacune selon la dimension laquelle elle se fonde, mais lorsqu’un pays envisage un état de fait, pour prendre une position qui aurait plus tard des impacts positifs ou négatifs, les arguments doivent être fondés sur des fondements sûrs et corrects, sans improvisation, comme dans le cas s’il s’agit d’une simple opinion publique.
Sans entrer dans la complexité, le décideur sénégalais aurait dû savoir que ce qui se passe dans le Golfe, est un problème interne dans les coulisses de la famille du Golfe, qui a été peint à l’échelle internationale à cause des influences extérieures connues, ce qui a conduit à ce résultat aujourd’hui.
La dimension interne de la crise:
Il faut reconnaître que les tensions politiques entre Riyad et Doha ne se datent pas d’aujourd’hui, la crise actuelle c’est le résultat des crises répétées, qui ont émergé en public depuis 1992. Depuis lors, des événements ont eu lieu, parmi lesquelles la sortie de Qatar du Conseil de coopération du Golfe, en 1992, et le retrait des ambassadeurs de Doha vers l’Arabie saoudite, les Emirats Arabes Unis et Bahrein, en 2014, semblable à ce qui se passe aujourd’hui.
La principale raison de tout cela est que, depuis l’indépendance du Qatar, l’Arabie saoudite a voulu imposer sa tutelle sur le Qatar, comme cela a été le cas pour les Émirats arabes unis et Bahrein. Le Qatar n’a jamais accepté cette tutelle; Plutôt, il a utilisé sa position stratégique et son pouvoir économique, qui rivalise même avec l’Arabie saoudite et le précède parfois dans nombreux domaines; pour adopter une politique interne et externe indépendante, ce qui le rendra à long terme une forte influence dans la région du Golfe au détriment de l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis combinés. Cette politique peut se résumer par la suivante:
La cohésion du leadership  qatari.
Malgré les tentatives désespérées pour déstabiliser les dirigeants de Qatar, en soutenant directement la tribu Ali Moura, ces tentatives de soutien ont été  échouées, et la famille Al-Thani est devenue plus forte, à cause des réalisations économiques du Cheikh Hamad Bin Khalifa Al-Thani; c’est grâce à lui  que le revenu annuel par habitant devenu 100 mille dollars (le plus élevé au monde), après avoir été 16 milles, à la fois la taille de l’économie qui était huit milliards devient 192 milliards de dollars, en effet, l’abdication du pouvoir par le père Hamad pour son fils Tamim – un précédent dans l’histoire des monarchies dans le Golfe – a considérablement augmenté la cohésion de la famille qui est au pouvoir, il a permis aussi au Qatar d’entrer dans une nouvelle ère, pour être plus capable de continuer son évolution économique, et son influence politique à long terme. Ainsi, au moment où que le Qatar a pu se distancer de tout problème interne la famille dirigeante en Arabie Saoudite subit une désintégration interne.
L’adoption de choix des peuples.
Vis-à-vis des peuples arabes, le Qatar a toujours adopté une politique qui est totalement différente avec les États du Golfe. Le Qatar a réconcilié avec les peuples arabes, il a reconnu leurs justes causes, comme il a soutenu aussi les mouvements d’opposition actifs, qui réclamaient le changement et résistaient pour défendre les sanctuaires des musulmans. Il a soutenu largement le printemps arabe sans réserve, en refusant toutes les tentatives visant à contrecarrer la volonté populaire des pays arabes, pour ces positions positives, le Qatar a réussi à obtenir la sympathie de la rue arabe, au détriment de l’Arabie Saoudite.
L’adoption d’une politique étrangère d’ouverture.
Au moment où la politique étrangère de l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis suivent seulement  la politique étrangère américaine, et traitent les sujets d’actualité au Moyen-Orient selon la perspective américaine, le Qatar s’est détourné de cette équation, et s’éloigne d’impliquer dans les conflits sectaires du golf, lesquels l’Amérique parie constamment  pour la commercialisation de ces armes,  Le Qatar n’a jamais accepté de considérer l’Iran le plus grand ennemi dans la région du golf, et en même temps, il a réussi  à établir une forte alliance régionale avec la Turquie, en revanche il a trouvé un équilibre approprié dans ses relations avec l’Amérique, en tant qu’un acteur clé dans la région. Cette politique judicieuse et équilibrée adoptée par le Qatar a augmenté son influence et son pouvoir régional, causant la jalousie et la condamnation de certains pays du Golfe dirigés par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.
La dimension internationale de la crise:
L’Amérique s’est imposée comme une force internationale ayant l’influence la plus effective dans les dossiers du Moyen-Orient, et avec l’arrivée du président américain Trump, il n’est pas surprenant qu’il  cible la région du Golfe, dans sa première visite à l’étranger en Arabie saoudite sous la forme d’un sommet, il a obtenu des promesses financières s’élevait à 350 milliards de dollars, au début de la crise  le président Trump a pris une position ferme contre le Qatar, il l’a même accusé directement de financer le terrorisme, mais dans le même jour, il a appelé le roi du Qatar pour lui inviter à la Maison-Blache, espérant de conclure des accords similaires avec lui, et effectivement trois jours plus tard  il a signé un contrat de 12 milliards de dollars avec Qatar, tout cela après  lui mettre dans une tension avec ses voisines,  cela peut être considéré comme une politique américaine, pour piller les richesses du golfe.
Ce que devrait être la position du Sénégal.
Il faut reconnaître que le faite que le Sénégal rappelle son ambassadeur au Qatar pour une consultation, cela est une position claire, cette position ne peut s’expliquer qu’une solidarité ferme pour les pays qui ont boycotté leurs voisins, parce que  si l’objectif était de comprendre ce qui se passe au golfe, la logique serait d’appeler l’ambassadeur du Sénégal en Arabie saoudite ou aux Emirats arabes unis pour une consultation.
Le communiqué déclaré par le gouvernement sénégalais pour moi n’a pas une justification logique ou morale, surtout pour un pays qui prône des principes et des valeurs sur ses relations diplomatiques avec les autres pays, un pays qui a une bonne réputation sur le plan régional et international, les accusations selon lesquelles l’Arabie saoudite a tenté de promouvoir avec difficulté dans des pays comme l’Allemagne et la France a été échouée parce que ces pays connaissaient les règles du jeu, en le chassant ils ont exprimé leur réticence à s’immiscer dans cette situation épineuse.
La chose la plus étrange dans ce cas, c’est qu’on ne peut pas même deviner les vraies raisons derrière cette décision, si c’est pour satisfaire  l’Arabie saoudite, c’est là où se trouve le défaut, parce que le Sénégal doit considérer le Golfe unifié et indivisible, qui doit être dans son ensemble un allié intégral pour le Sénégal  au lieu de s’appuyer sur un pays particulier, notant que cette décision est prise à un moment où les relations Sénégalo Qatar ont connu des progrès significatifs.
Et si la décision c’est pour faire plaisir à l’Amérique et de leur faire imaginer que le Sénégal est impatient de lutter contre le terrorisme, il serait tellement imprudent, car le Sénégal n’est pas dans une position où il a besoin de se manifester en s’appuyant sur des accusations absurdes, pour incarner cette position, car son  apparence dans la lutte contre le terrorisme et significativement témoigné.
De ce cas de figure, il s’agissait pour le Sénégal d’envisager une position qui va combiner le Golfe, et essayer  de ne pas être une partie dans ce conflit, ou une partie dans le  problème; surtout au moment où les efforts koweïtiens sont dans la direction d’apaiser la tension, et essayer de trouver une sortie,  le Sénégal devrait être au minimum parmi les initiateurs, et respecter la neutralité dans la crise, mais malheureusement ce qui s’est passé était une vision étroite des choses, qui a conduit à une erreur diplomatique que le Sénégal va payer, pourtant il n’y avait aucune raison persuasive de commettre de telles erreurs.

Le Qatar dénonce des mesures illégales

Le Qatar dénonce des mesures illégales

Médiation du Koweït
Il a expliqué qu’il effectuait une tournée dans les pays « alliés et amis », qui l’a notamment conduit, outre la France, au Royaume-Uni et en Allemagne, pays dont il a salué les efforts pour « lever les sanctions illégales et iniques » imposées au Qatar. Le ministre, qui a rencontré à Paris son homologue français Jean-Yves Le Drian, a expliqué que le Qatar approuvait la médiation du Koweït, « soutenue par des pays amis comme les Etats-Unis », mais qu’il n’y avait « pas de médiation de la part de pays européens ».

Politique étrangère
Le ministre qatari a assuré que personne ne pouvait dicter « la politique étrangère » de son pays, accusé par ses voisins du Golfe d’être trop conciliant à l’égard de l’Iran et de soutenir les Frères musulmans et des organisations terroristes dans le monde arabe. « Le Qatar est prêt à s’asseoir et négocier (avec les pays du Golfe) au sujet de la sécurité du Golfe. Mais personne n’a le droit de discuter de notre politique étrangère », a-t-il affirmé. « Nous avons une politique étrangère indépendante, personne ne peut en discuter ».

Soutien au Hamas et aux Frères musulmans?
Il a qualifié de « complètement fausses » les accusation de soutien du Hamas palestinien et des Frères musulmans. « Le Qatar traite avec des gouvernements, pas avec des mouvements », a-t-il assuré. Le 5 juin, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, l’Egypte et d’autres pays ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar en l’accusant de « soutenir le terrorisme et des organisations extrémistes ». Doha a rejeté ces accusations.

Frontières fermées
Les trois pays du Golfe ont également fermé leurs frontières terrestres et maritimes avec le petit mais richissime émirat gazier, et lui ont imposé de sévères restrictions aériennes. L’Iran, rival chiite de l’Arabie saoudite, s’est empressé d’envoyer des tonnes de produits alimentaires au Qatar et la Turquie, autre allié de Doha, a également offert son aide.

Trump hausse le ton
Depuis le début de la crise, les Etats-Unis, qui disposent au Qatar d’une base militaire cruciale dans la lutte contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI), ont soufflé le chaud et le froid, mais vendredi le président Donald Trump a exhorté Doha à arrêter « immédiatement » de financer « le terrorisme ».

Isolement diplomatique du Qatar : Macky Sall dans la danse


Le Gouvernement du Sénégal suit, avec une vive préoccupation, la situation en cours dans la région du Golfe.

Le Sénégal exprime sa solidarité agissante à l’Arabie Saoudite, aux Emirats Arabes Unis, au Bahreïn et à l’Egypte.

Le Sénégal décide, à compter de ce jour mercredi 07 juin 2017, de rappeler, en consultation son Ambassadeur au Qatar.

Fait à Dakar, le 07 juin 2017.

Vive tension diplomatique dans le Golfe : Le Qatar isolé par tous ses voisins

Lundi 5 juin, l’Arabie saoudite, Bahreïn et les Emirats arabes unis ont décidé de rompre leurs relations diplomatiques avec le Qatar. En cause, son soutien présumé au terrorisme et ses relations diplomatiques avec l’Iran. A Doha, les conséquences directes de cette rupture n’ont pas tardé à se faire sentir.


Dès l’annonce de la rupture des liens diplomatiques avec l’émirat, l’Arabie saoudite a fermé les bureaux de la chaîne qatarienne Al-Jazeera installée sur son sol. Quant aux citoyens qatariens des Emirats arabes unis, ils ont deux semaines devant eux pour quitter le territoire.

« Ce sont des décisions sans précédent, qui touchent la vie quotidienne de nos concitoyens et perturbent les relations familiales qui unissent les peuples des pays du Conseil de coopération du Golfe, mais notre pays a choisi de ne pas surréagir », a déclaré le ministre quatarien des Affaires étrangères.

« Nous ne prendrons pas de mesures de rétorsion. Nous estimons que tout problème ou crise entre pays voisins et amis doit trouver sa solution autour d’une table de négociation. Le choix stratégique de notre pays, c’est de régler toute crise par le dialogue », ajoute Mohammed Bin Abdul Rahman.

La crainte pas forcément justifiée d’une pénurie

L’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont tous deux décidé de fermer leurs frontières avec le Qatar, le privant de passage terrestre, maritime ou aérien vers ses voisins. L’émirat du Golfe, qui importe 90 % de ses denrées alimentaires – la grande majorité passant par l’Arabie saoudite -, est ainsi isolé.

Les autorités saoudiennes ont annoncé ce mardi qu’elles avaient annulé la licence de Qatar Airways, et que les bureaux de la compagnie en Arabie saoudite fermeraient « d’ici 48 heures ». Les employés, expatriés pour beaucoup, se verront aussi retirer leurs permis de travail et de séjour dans le royaume saoudien.

A cette heure-ci, rien ne dit qu’une pénurie est à venir, mais l’effet de foule a conduit à un certain vent de panique. Notre correspondante à Doha, Sabrina Bennoui, rapporte que dans certains supermarchés, les résidents se sont rués dans les rayons par précaution.

Dissuader le Qatar de prendre l’Iran comme interlocuteur

De surprise en surprise, un officiel iranien a même suggéré que Téhéran pouvait répondre aux besoins alimentaires du Qatar en cas de nécessité. Histoire de contourner la dépendance de l’émirat à l’égard de l’Arabie saoudite. Le Qatar n’a pas encore réagi.

La crise intervient deux semaines après une visite du président américain à Riyad, où Donald Trump a fustigé l’Iran, dont le rapprochement avec le Qatar exaspère ses voisins. Mais si les sanctions ont vocation à dissuader le Qatar de prendre l’Iran comme interlocuteur, elles pourraient aussi créer un rapprochement.

Crise diplomatique du Qatar : les réactions dans le monde

Face à la nouvelle crise diplomatique qui agite le Moyen-Orient, la Ligue arabe et plusieurs pays du monde, dont les Etats-Unis, la Russie, la Turquie et l’Iran, ont appelé au dialogue. Allié de l’Arabie saoudite et du Qatar, Washington a invité les pays du Golfe à rester « unis ».

« La France est attachée dans la région du Golfe comme ailleurs à la progression de l’intégration régionale, qui constitue un gage de stabilité, et exprime le vœu que les tensions actuelles soient résolues par le dialogue », a déclaré un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

L’émir du Koweït a reçu un émissaire saoudien et s’est entretenu au téléphone avec le chef d’Etat du Qatar, dans une apparente médiation entre les deux pays. La Turquie, qui entretient des rapports étroits avec les monarchies du Golfe, a proposé son aide pour désamorcer la crise.

Les ministres des Affaires étrangères de Russie et d’Iran se sont entretenus séparément par téléphone avec leur homologue qatarien et ont appelé au dialogue. L’activité diplomatique est très intense, mais il est pour l’instant difficile d’en prévoir les résultats.

La Russie derrière le piratage de l’agence de presse du Qatar

 

Des pirates russes seraient à l’origine d’une attaque informatique contre l’agence de presse officielle du Qatar fin mai, qui avait ravivé des tensions dans la région, a rapporté mardi soir CNN.

La chaîne d’informations cite comme sources des enquêteurs américains, après l’isolement diplomatique de ce petit Etat du Golfe par plusieurs voisins ces derniers jours. Le but de la Russie avec ce piratage était de provoquer des divisions entre les Etats-Unis et leurs alliés, selon ces enquêteurs.

Des enquêteurs du FBI américain aident le Qatar à déterminer l’origine de ce «piratage» présumé de l’agence de presse QNA il y a deux semaines.

Les autorités qataris avaient affirmé avoir été victimes de «hackers» qui avaient publié sur le site Internet de l’agence de presse de faux propos attribués à l’émir cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani. Ces propos controversés rompaient avec le consensus régional sur plusieurs sujets sensibles, notamment l’Iran, vu comme un allié stratégique. Ils contenaient aussi des commentaires négatifs sur les relations entre l’administration Trump et le Qatar, pourtant un proche allié des Etats-Unis.

Mardi, le président américain Donald Trump a d’ailleurs apporté un soutien tacite à l’isolement du Qatar par les pays de la région, suggérant que le petit Etat du Golfe finançait des groupes extrémistes. L’Arabie saoudite et cinq de ses alliés, dont l’Egypte, ont rompu lundi leurs relations avec le Qatar, accusé de soutenir le «terrorisme», provoquant une crise diplomatique majeure au Moyen-Orient.

20minutes

Karim toujours otage de Macky au Qatar

Karim Wade reste au Qatar. Annoncé ce 11 mai à Dakar, l’ancien ministre pourrait repousser encore une fois la date de son retour au Sénégal. Selon des sources proches de l’entourage du fils de l’ancien président, « Karim est toujours pris en otage dans ce pays ». Si ce retour va être retardé voire annulé jusqu’après les législatives c’est parce qu’il craint de nouveaux ennuis judiciaires.

Abdoulaye Wade, son père, qui a compris qu’une victoire de l’opposition à ces élections de juillet, pourraient entraîner une amnistie de son fils, travaille pour une victoire de la coalition Manko Taxawu Senegaal.
Karim Wade désigné comme candidat du Pds à l’élection présidentielle de 2019, est considéré par le camp du pouvoir comme un «adversaire imaginaire de Macky Sall ». En parlant de lui, Mahammad Dionne, Premier ministre, l’a présenté comme une « pomme pourrie qui ne vaut plus rien».

Source: La Tribune

Le Qatar dépense 500 millions de dollars par semaine pour le Mondial

Le Qatar dépense 500 millions de dollars par semaine pour le Mondial
Le Qatar, hôte du Mondial-2022 de football, dépense 468 millions d’euros (500 millions de dollars) par semaine dans la construction des infrastructures pour accueillir la compétition, a déclaré le ministre des Finances qatarien mardi.
Ali Shareef Al-Emadi, qui s’adressait à un groupe de journalistes étrangers faisant partie d’un voyage de presse organisé par le gouvernement local, a précisé que ces dépenses pharaoniques allaient continuer jusqu’en 2021.

500 millions par semaine pendant 4 ans

« Nous dépensons près de 500 millions de dollars par semaine sur les principaux projets, et cela va continuer pendant les trois à quatre prochaines années, afin d’atteindre notre objectif, celui d’être vraiment prêt pour 2022 », a-t-il indiqué aux journalistes. Au total, 187 milliards d’euros (200 milliards de dollars) seront donc dépensés par la puissance pétrolière en vue de la Coupe du monde de 2022.

90% des contrats adjugés

« 90% des contrats pour 2022 ont d’ores et déjà été adjugés », a ajouté Emadi. « Cela ne signifie pas uniquement les stades, mais aussi les autoroutes, les voies ferrées, les ports, les aéroports… Les vraies infrastructures, c’est cela, les hôpitaux et tout le reste. »

Préparation optimale

« Nous sommes vraiment en train de nous donner une bonne chance de livrer les choses dans les temps. Nous ne voulons pas d’un endroit que nous commencerons à peine à peindre quand les gens entreront dans notre pays », a-t-il précisé.

Coût sans précédent

Questionné sur le fait que ces dépenses feraient du Mondial-2022 au Qatar l’édition la plus chère de tous les temps, le ministre des Finances a répondu par la négative. « Nous allons mettre 200 milliards sur les infrastructures… Si on prend en compte uniquement les tribunes, non, ce ne sera pas l’édition la plus chère. »

Déficit budgétaire

Emadi a déclaré que l’argent destiné aux projets pour la Coupe du monde est hors des menaces de coupes budgétaires. Et ce, malgré les récentes restrictions qu’a connu le pays à cause des fluctuations des prix du pétrole. L’an dernier, le Qatar a connu son premier déficit budgétaire depuis 15 ans, estimé à plus de 11,2 milliards d’euros (12 milliards de dollars).

Attribution des Mondiaux-2017 et 2019 : le Qatar envisage des poursuites si les accusations…

Attribution des Mondiaux-2017 et 2019 :  le Qatar envisage des poursuites si les accusations...
 La Fédération d’athlétisme du Qatar (QAF) a annoncé dimanche envisager des poursuites en justice si des « accusations mensongères continuent à être portées » contre elle concernant l’attribution des Mondiaux-2017 et 2019.
 Vendredi, le quotidien français Le Monde révélait le versement par le fonds d’investissement Oryx Qatar Sports Investments (QSI) de près de 3,5 millions de dollars (2,5 M EUR de l’époque) à la société de marketing sportif Pamodzi Sports Consulting, dirigée par Papa Massata Diack, le fils de l’ex-président de l’IAAF Lamine Diack.
Cette somme a été adressée par le biais de deux virements réalisés les 13 octobre et 7 novembre 2011, selon le journal. Soit quelques semaines après l’annonce de la candidature de Doha pour les Mondiaux-2017, le 5 septembre.

« Nous sommes très déçus d’être associés à ces allégations. Par conséquent, des poursuites en justice sont envisagées et seront mises en oeuvre si de telles accusations mensongères continuent à être portées contre la QAF », prévient la Fédération qatarie dans un communiqué dimanche.

« La QAF confirme qu’elle n’a pas de lien avec Oryx Qatar Sports Investments, et qu’elle n’a pas connaissance ni n’est impliquée dans les virements » en question, affirme-t-elle.

Les Mondiaux-2017 avaient finalement été attribués à Londres en novembre 2011, quatre jours après le second virement. Deux ans plus tard, en 2013, le Qatar a en revanche obtenu l’organisation des Mondiaux-2019, aux dépens d’Eugene (Etats-Unis) et Barcelone.

« La QAF respecte les principes éthiques les plus stricts et nous avons suivi les règlements de l’IAAF à chaque étape de nos candidatures à l’organisation des Mondiaux d’athlétisme 2017 et 2019 », souligne la Fédération.

Fin octobre, la Fédération internationale (IAAF) avait indiqué qu’elle ne pousserait pas son enquête sur les accusations de corruption visant le Qatar, une enquête préliminaire n’ayant pas apporté de preuve pertinente.

Consultant de l’IAAF jusqu’en 2014, Papa Massata Diack est soupçonné d’être l’un des acteurs du système de corruption mis en place au sommet de l’IAAF pour couvrir des cas de dopage dans l’athlétisme russe en échange d’argent.

Il réside actuellement au Sénégal et fait l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé par la justice française qui enquête sur ce dossier. Son père, Lamine Diack, président de l’IAAF de 1999 à 2015, est mis en examen depuis novembre 2015 pour corruption et blanchiment aggravé dans la même affaire.

AFP

IAAF: Pape Massata Diack cité dans une autre affaire de corruption

 


Le petit émirat du golfe Persique refait parler de lui. Car aux parfums de scandale qui auréolaient déjà les conditions d’attribution des Mondiaux de hanbdall 2015 et du Mondial de football 2022… viennent s’ajouter de lourds soupçons sur les Mondiaux d’athlétisme que Doha accueillera en 2019.

Pour attirer la discipline reine des Jeux olympiques sur son sol, le Qatar pourrait bien avoir fait tourner la planche à billet. « Le Monde » révèle en effet ce vendredi d’intrigants virements bancaires décelés par le fisc américain. Opérés quatre jours avant un vote crucial, ces transferts colossaux (près de 3,5 milliards de dollars) émis par un fond d’investissement de l’Etat qatari (Oryx Qatar Sports Investments) ont de quoi surprendre.

Empêtrés dans de colossales affaires

La transaction remonte à 2011. A cette époque, la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) planche sur l’attribution des Mondiaux d’athlétisme 2017. Cette année là, Doha perd face à Londres. Mais la capitale qatarie obtient ceux de 2019.

Le bénéficiaire de ces virements opaques de l’Etat qatari n’est autre que Pamodzi Sports Consulting, une agence de marketing sportif… détenue par le sulfureux Sénégalais Papa Massata Diack… fils de Lamine Diack. Pour rappel, tous deux sont empêtrés dans de colossales affaires de corruption liées au sport. Le père, Lamine, est l’ancien président de l’IAAF. Il est depuis un an mis en examen pour « corruption » et « blanchiment aggravé ». Le fils, lui, est soupçonné d’avoir couvert, monnayant de l’argent, plusieurs cas de dopage dans l’athlétisme russe.

Des soupçons qui se confirment

Les révélations du « Monde » résonnent avec celles du « Guardian » en décembre 2014. Le quotidien britannique affirmait alors être en possession de mails dans lesquels, en 2011, Papa Massata Diack demandait le paiement de 5 millions de dollars. Mais à l’époque, admettait le journal : « Il [était] difficile de déterminer si ce paiement [avait] été effectué ou non ». Les découvertes du fisc américain semblent indiquer que oui.

Ni la famille Diack, ni le fonds d’investissement qatari n’ont souhaité répondre au « Monde ». Mais ces révélations devraient entacher encore davantage une attribution déjà controversée.

En 2014, lorsque le Qatar se voit attribuer l’organisation des Mondiaux d’athlétisme, la nouvelle passe mal : « C’est incompréhensible que, après tous les problèmes autour du Mondial 2022 de football et du Mondial 2015 de handball, le monde de l’athlétisme ait choisi le Qatar », réagit Helmut Digel, membre du conseil de l’IAAF et ancien président de la fédération allemande.

D’autant qu’une lettre, légale, a été distribuée aux membres du jury deux jours avant le vote : la pétromonarchie du Golfe s’y engage à verser à la fédération 32 millions d’euros en sponsoring et en droits télévisuels avec sa chaîne BeIN Sports. Et, « elle a eu un impact énorme, si près du vote », admet Helmut Digel.

Qatar : mort de l’ancien émir Khalifa bin Hamad Al-Thani

Qatar : mort de l'ancien émir Khalifa bin Hamad Al-Thani
 Le Qatar a annoncé dimanche trois jours de deuil national après la mort de l’ancien émir Khalifa bin Hamad Al-Thani, qui a régné de 1972 à 1995 quand il avait été déposé par son fils.
L’ancien émir, qui était aussi le grand-père de l’actuel émir Tamim bin Hamad Al-Thani, est mort dimanche à l’âge de 84 ans, a précisé le palais royal dans un communiqué, sans le moindre détail sur les circonstances de sa mort.

Le défunt avait été renversé en 1995 par son fils lors d’un coup d’État sans violence et alors qu’il se trouvait en vacances à Genève.
Il a été l’un des premiers dirigeants du Qatar après son indépendance de la Grande-Bretagne en 1971.

Pendant son règne, le Qatar a commencé à se moderniser et développé ses richesses en énergie. Il est aussi l’un des fondateurs du Conseil de coopération du Golfe, union politique et économique de six Etats dans la région, dont le Qatar.

Après avoir été exclu du pouvoir, l’ancien émir s’était installé en France. Il était revenu au Qatar en 2004.

Dakaractu

Qui est l’émir Tamim ben Hamad Al Thani, l’ami de Karim Wade?

Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani né le 3 juin 1980 à Doha, est l’émir du Qatar depuis le 25 juin 2013. Il est par ailleurs le septième souverain le plus riche du monde avec, en 2015, une fortune estimée à près de 2,5 milliards de dollars par le magazine américain Forbes.

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Issu de la famille arabe Al Thani qui domine le Qatar depuis 150 ans, Tamim est le quatrième fils de cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani, le précédent émir du pays, le deuxième que celui-ci a eu de sa deuxième épouse, Cheikha Moza bint Nasser al-Missned.

Officier dans les forces armées du Qatar depuis 1997, il est diplômé l’année suivante de l’Académie royale militaire de Sandhurst au Royaume-Uni. Le 5 août 2003, à la faveur d’une modification de l’ordre de succession, il est désigné comme héritier de l’émirat au détriment de son frère aîné Jassem.

PROPRIETAIRE DU PSG ET FAN DE MANCHESTER UNITED

C’est surtout dans le domaine sportif que Tamim se distingue comme président du Comité national olympique du Qatar depuis 2000 et membre du Comité international olympique (CIO) depuis 2002. Il préside le comité d’organisation des XVes Jeux asiatiques en 2006. Il est devenu l’unique actionnaire du Paris Saint-Germain Football Club, depuis le rachat des 30 % de parts restantes à Colony Capital le 6 mars 2012 à travers le Qatar Investment Authority qu’il dirige. Il est un fervent supporter du grand club de football Manchester United.

Après avoir progressivement préparé sa succession pendant deux ans en l’impliquant dans les dossiers les plus importants, son père, l’émir Hamad ben Khalifa Al Thani, de santé fragile, annonce le 25 juin 2013 son abdication en sa faveur, faisant de lui, à 33 ans, le plus jeune chef d’État du monde arabe1. Cheikh Hamad avait pris le pouvoir à 43 ans, en 1995, en renversant son père Khalifa, alors que les souverains des autres pays du Golfe restent généralement au pouvoir jusqu’à leur mort.