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Revue de presse : Les quotidiens rendent hommage à Habib Faye

La presse quotidienne rend hommage au bassiste Habib Faye, dont le rappel à Dieu, mercredi à Paris, des suites d’une maladie, est l’un des sujets les plus en vue dans la livraison de jeudi des journaux.

« Guitariste hors-pair, arrangeur de la plupart des tubes de la musique sénégalaise, le bassiste du Super Etoile est décédé hier, à Paris, des suites d’une infection pulmonaire », écrit L’Observateur, reconnaissant.

« Merci Habib », affiche-t-il ainsi à sa Une, avant de signaler qu’à l’annonce du décès de Habib Faye, le lead-vocal du Super Etoile, Youssou Ndour, « arrête sa tournée africaine et rentre au bercail » avec son orchestre.

« Un virtuose s’en est allé », selon Le Soleil. « Eclipse d’une étoile », dit Le Témoin quotidien, »Habib Faye, le virtuose de la basse range sa guitare », affiche Vox Populi. Le journal Le Quotidien, presque dans les mêmes termes, salue de son côté la mémoire d’un « virtuose de la guitare basse ».

« Le monde de la musique pleure un musicien aux talents divers qui a marqué son temps », écrit Le Quotidien, selon lequel les adeptes du mbalax et du jazz « n’arrêtent pas de sécher leurs larmes, tellement Habib Faye a été un artiste hors pair dans ses domaines d’évolution musicale ».

« Symphonie inachevée », regrette le quotidien Enquête. « La nouvelle est brutale. Personne ne veut y croire. Pourtant, elle est réelle », relève le même journal parlant du décès de Habib Faye.

Pour le reste, Walfquotidien et le journal Le Quotidien rapportent que l’opposition, comme annoncé, a saisi le Conseil constitutionnel d’un recours contre la loi sur le parrainage à l’élection présidentielle.

« Vingt et un députés de l’opposition ont introduit (…) ce recours » visant à invalider cette loi, une semaine après son adoption par l’Assemblée nationale au cours d’une séance houleuse dont la suite a été boudée par l’opposition pour protester contre la décision des députés de l’opposition de mettre aux voix le texte sans débat.

« Recours sans conviction », puisque de l’avis même du président du groupe parlementaire libéral et démocratique de l’opposition, on « ne peut pas attaquer une loi constitutionnelle devant le Conseil » constitutionnel.

Il reste que l’opposition est déterminée à « faire feu de tout bois » et « compte saisir prochainement la Cour suprême +pour faire annuler le décret qui a saisi l’Assemblée nationale+ ».

« Au-delà de cette requête formulée par une vingtaine de députés, Me Madické Niang et ses camarades promettent de saisir également la CEDEAO et la Cour africaine des droits de l’Homme », ajoute Le Quotidien.

Sud Quotidien et Le Témoin quotidien s’intéressent pour leur part à la « marche nationale » organisée par les syndicats d’enseignants à Diourbel, dans le cadre de la grève qu’ils comptent poursuivre malgré la mise en demeure du gouvernement.

Le G4, groupement de 4 centrales syndicales du secteur de l’éducation, « hausse le ton », à travers « une grande mobilisation nationale pour exiger du gouvernement le respect strict des accords signés » et portant sur leur plateforme revendicative, dont la revalorisation de l’indemnité de logement, point d’achoppement des négociations avec les pouvoirs publics, souligne ce journal.

« Cette marche nationale marque la mise en œuvre de la deuxième phase du 7e plan d’actions retenu (…) » par les centrales concernées, signale Sud Quotidien. « Ils étaient des milliers à avoir battu le macadam hier à Diourbel », note Le Témoin quotidien.

Le Soleil ouvre sur la visite au Sénégal du président Jorge Carlos de Almeida qui va faire face aux députés ce jeudi à 17 heures. « L’axe Dakar-Praia renforcé », affirme le journal à sa Une.

La colère contre les propos de Trump en exergue dans les quotidiens sénégalais

 

La colère du Sénégal et des pays africains contre les propos du président américain, Donald Trump, qualifiant l’Afrique et Haïti de «pays de merde», alimente les quotidiens sénégalais parus samedi.
«Propos sur l’Afrique et Haïti-Macky condamne, Trump rétropédale», rapporte le quotidien national Le Soleil, informant de la convocation de l’ambassadeur des Etats-Unis à Dakar par le ministre des Affaires étrangères, Me Sidiki Kaba.
«Insultes du président américain contre l’Afrique et Haïti-Macky recadre Trump», titre L’As. Dans ce journal, le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, se dit «choqué par ses propos que je rejette».
Ce faisant, le journal indique que le Sénégal proteste et convoque l’ambassadeur des Etats-Unis à Dakar.
Toutes choses qui font dire à EnQuête que «Macky Sall a répliqué» aux propos de Donald Trump.
Le Quotidien qui parle d’un «langage ordurier du président américain» note que «Trump (est) au fond du trou».
Nos confrères mettent en exergue la réaction de Macky Sall qui affirme que «l’Afrique et la race noire méritent mieux que ça».
«Nouveau dérapage du président américain-Trump fâche les pays de merde», écrit Vox Populi, insistant sur cette levée de boucliers contre le président Trump après ses propos «racistes».
Selon le journal, l’Union africaine dénonce des «remarques blessantes et dérangeantes», l’ONU parle de «honte».
Les quotidiens traitent également de l’affaire Lactalis. Ainsi, EnQuête titre-t-il : «Du lait contaminé à Dakar» car, la Direction du commerce intérieur a procédé hier au retrait de 1 648 cartons et 9 848 boites de lait d’une valeur de 52 millions f cfa.
«Des échantillons ont été transmis aux laboratoires de sécurité sanitaire des aliments», ajoute EnQuête.
«Scandale du lait pou bébé contaminé-Le Sénégal touché. La lettre confidentielle qui lancé l’alerte. Les produits incriminés retirés des services de pédiatrie, des pharmacies et des rayons de supermarchés», détaille Libération.
Dans le journal, Dr Aloïse Diouf, conseiller technique numéro 1 du ministère de la Santé rassure que «le Sénégal a pris toutes les mesures idoines».
L’Observateur reste à Touba avec «le premier ndigueul (Décret) de Serigne Mountakha». Nos confrères informent que le nouveau khalife des mourides renforce les pouvoirs du porte-parole, Serigne Bass Abdou Khadre.

Source A, un nouveau quotidien dans les bacs …

 

Du nouveau ! Source A vient enrichir le paysage médiatique sénégalais. Quotidien d’informations générales, ce journal est fondé par un professionnel de l’information, ayant fait ses preuves dans de grands organes du pays, en l’occurrence Daouda THIAM, Administrateur et Directeur de Publication du journal en ligne, Actusen.com.

Source A, c’est une équipe de jeunes et de collaborateurs, avec un parcours tout aussi remarquable dans la presse. La Rédaction du journal, dont vous rêviez, sera managée par Chérif FAYE, qui fut pendant longtemps un membre du Groupe Sud Quotidien, crédité de plus de 15 ans d’expérience.

Source A, c’est également la CHRONIQUE hebdomadaire d’un Monument de la presse sénégalaise, aux états de services irréprochables. Il s’agit du Doyen Mame Less Camara.

Votre journal s’engage à vous fournir des informations «de première main», impartiales, et objectives. D’où Source A !

Donner des informations de qualité reste le seul crédo de ce nouveau-né de la presse. Dont le premier numéro sera disponible, le lundi 08 janvier prochain. Le challenge est, certes, lourd, mais Source A est prêt à relever le défi.

Dans un contexte de pluralité médiatique, Daouda Thiam et son équipe sont conscients que l’exercice sera difficile, mais guère impossible. Aussi, sont-ils conscients que travailler dur demeurera pour eux le seul prix à payer, s’ils veulent s’imposer et bénéficier de la confiance des lecteurs.

senelux.com source actusen

Yakham Mbaye, Dg du quotidien « Le Soleil » : « je suis un Directeur coloré en mission »

Yakham Mbaye, Dg du quotidien "Le Soleil" : "je suis un Directeur coloré en mission"
Le nouveau Directeur général du quotidien «Le Soleil», Yakham Mbaye, a officiellement pris hier, les commandes de la boîte. D’emblée, l’ancien secrétaire d’Etat à la Communication a affiché ses ambitions de faire rayonner l’astre national.
Devant l’assistance composée de travailleurs du groupe de presse et de ses amis, Yakham Mbaye a déclaré : «je suis un Directeur coloré en mission. Je suis envoyé par le Président Macky Sall. Je souhaiterais que dans quelques années, quand j’aurais quitté, qu’on dise que j’ai apporté une pierre à l’édifice ».

Décontracté, il promet de maintenir le flambeau. Pour sa part, le Directeur général sortant, Cheikh Thiam, se dit convaincu qu’avec son expérience de reporter et de gérant de groupe de presse, Yakham Mbaye pourra réussir sa mission.

La cérémonie de passation de service s’est tenue en présence du Directeur de la Communication, Alioune Dramé, du Pca du « Soleil », Mamadou Tamimou Wane, de l’imprimeur Baba Tandian et du Directeur de «L‘As Quotidien», Mamadou Thierno Talla.

Presse du jour

 

La crise au Parti socialiste (PS, mouvance présidentielle) préoccupe toujours les journaux parvenus mercredi à l’Agence de presse sénégalaise (APS) qui traitent ce sujet en priorité à côté d’autres actualités.
« 16 ans après la mort de Senghor : Le PS se déchire sur son legs », barre à sa Une Le Quotidien. Le journal du groupe Avenir communication profite du 16-ème anniversaire de la mort du fondateur du Parti socialiste, l’ancien président Léopold Sédar Senghor, pour revenir sur la bataille pour son héritage.
Le Quotidien note qu’Ousmane Tanor Dieng, Khalifa Sall et Aïssata Tall Sall brandissent tous « les valeurs » léguées par le premier président du Sénégal.
Le journal Enquête lui parle de « Jeux d’échecs » et accroche dans sa parution du jour les photos de Ousmane Tanor Dieng et Khalifa Sall.
Selon toujours Enquête, le PS « s’enfonce de plus en plus dans une guerre sans merci entre les partisans d’Ousmane Tanor Dieng et ceux de Khalifa Sall ».
Analysant les remous au PS, l’universitaire Dr Maurice Soudieck Dionne estime, dans Sud Quotidien, que « le mois de janvier sera décisif dans la dynamique de dénouement du conflit ».
Interrogé par les confrères de Sud Quotidien, l’analyste-politique et enseignant à l’Université Gaston Berger (UGB) estime qu’ »il difficile de délégitimer Tanor dans le PS ».
Le Soleil a, pour sa part, choisi de parler d’actualité culturelle avec la cérémonie officielle de remise des distinctions du Grand Prix du président de la République pour les Arts et Lettres qui a vécu mardi au Grand Théâtre en présence du chef de l’Etat, Macky Sall.
« Grands Prix du président de la République pour les Arts et Lettres : Baba Maal, Ousmane William Mbaye et Rahmatou Seck Samb, lauréats », affiche à sa Une le quotidien de Hann qui a proposé aux lecteurs les photos des récipiendaires à côté du chef de l’Etat.
Le cinéaste Ousmane William Mbaye et le chanteur-compositeur Baaba Maal ont remporté les deux Grands Prix 2016 du président de la République pour les Arts, le Grand Prix du chef de l’Etat pour les Lettres étant décerné à l’écrivaine Rahmatou Samb-Seck, auteur du livre « Fergo. Tu traceras ta route ».
Le Prix d’encouragement 2016 du président de la République pour les Arts est remis à l’artiste-musicienne Maréma Fall.
L’universitaire Andrée-Marie Diagne, lauréate du Prix d’encouragement pour les Lettres, a été honorée pour le roman « La fileuse d’amour ».
Le Soleil rapporte que le président Sall a promis de « mettre la culture au cœur » des politiques de développement. Le journal relève que la récompense du Grand Prix du président de la République pour les Arts et Lettres passe de « 10 à 20 millions de Francs CFA ».
Plusieurs quotidiens dont l’Observateur, Vox populi relatent l’arrestation du rappeur Baba Ndiaye plus connu sur le surnom « Nganka Blindé » pour mise en circulation de faux signes monétaires.
« Une affaire de Ngaaka (idiot) », renseigne l’Obs en soulignant que 5,700 millions de Francs CFA en faux billets ont été trouvés dans la voiture du rappeur.
Le journal du Groupe futurs médias (GMF) écrit que les « complices » du rappeur, un étudiant de la FASEG et une fille sont placés en garde à vue.
Vox populi parle « d’imbroglio autour d’un tournage de clip ou faux ? », en donnant la parole aux proches du rappeur qui blanchissent « Ngaaka Blindé ».
L’AS a ouvert sa livraison du jour sur la sortie de l’ancien Premier ministre Aminata Touré qui, en rapport avec la traque des biens mal acquis, affirme que l’Etat a recouvré plus de 200 milliards de Francs CFA dans cette opération.
« Mimi dévoile le butin », écrit l’AS qui rapporte que l’ancien Premier ministre a détaillé les fonds recouvrés et plaidé la poursuite de la traque des biens mal acquis.
En solo, Tribune annonce la visite ce mercredi de l’Emir du Qatar Cheikh Tamin Ben Hamad Al Tani à Dakar, croyant savoir que « l’ombre » du fils de l’ancien Abdoulaye Wade, Karim va planer sur ce déplacement.
Selon Tribune, l’Emir du Qatar qui va séjourner durant 24 heures à Dakar s’entretiendra avec le président sénégalais Macky Sall.

Les quotidiens rendent compte de la clôture des sessions budgétaires 2017

 

La clôture, hier à l’Assemblée nationale, des sessions plénières pour le vote du budget 2018, avec le passage du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, se paie la Une des quotidiens sénégalais parus mardi.
«Adoption par la majorité du projet de budget 2018-Amadou Ba tient sa cagnotte», renseigne L’As.
Dans ce journal, le ministre de l’Economie affirme qu’ «un agent des finances n’est pas plus méritant qu’un médecin» et que «les critiques sur le F CFA ne sont rarement scientifiques et crédibles».
Sur un budget total de plus de 3000 milliards f cfa, L’As note 633 milliards f cfa pour la masse salariale et 1339 milliards f cfa pour les dépenses d’investissements.
Non satisfait, «Madické Niang (président du groupe parlementaire de l’opposition) demande le retrait de la Loi de finances», ajoute L’As.
«PTIP 2018-2020 : 6 257,8 milliards f cfa d’investissements, un budget audacieux. 5% des ressources seront internes. Les régions au cœur des priorités», détaille Le Soleil en première page.
Le Témoin qui revient sur le vote de la Loi de finance initiale 2018 met «la sincérité du budget en question» «Acculé par l’opposition, Amadou Ba fait bonne figure. La discrimination des fonds communs entre agents de l’Etat dénoncée. L’opposition déchire le PTIP de 6257,8 milliards f cfa», indique Le Témoin.
Cité par le journal, le député Ousmane Sonko affirme que «l’examen du PTIP montre le manque de vision du président Macky Sall». «Madické Niang dénonce la présence des étrangers dans le budget», poursuit Le Témoin.
Le Quotidien se focalise sur les indemnités des agents du MEFP lors du vote du budget et note «un débat de fonds» avec les députés qui réclament une révision des fonds communs.
Ce faisant, nos confrères révèlent que l’opposition a boudé la Loi de finance initiale».
Libération parle du redressement fiscal à la Société africaine de raffinage (SAR) et révèle que «le fisc réclame 25 milliards f cfa».
Le journal traite aussi de la collecte frauduleuse et de la vente de vidéos intimes et informe que «la mafia du porno est neutralisée».
«Sur Facebook, Abdoul Thiam, étudiant à l’Ucad, se présentait comme un riche homme d’affaires pour piéger et filmer nues ses victimes. Une trentaine de victimes signalée dont une femme qui a mouillé un célèbre animateur de télévision. Les vidéos vendues entre 100.000 et 110.000 f cfa au site Seneporno qui les diffusait. Des journalistes de sites en ligne dans le viseur des enquêteurs, l’administrateur de Seneporno identifié et localisé à l’étranger», détaille Libération.
De son côté, Vox Populi titre sur ce «rocambolesque kidnapping entre Maristes et Ouakam».
Selon le journal, le Guinéen Diaby a été kidnappé à 09h aux Maristes par une bande de 9 malfaiteurs, mais usant d’un subterfuge, réussit à s’échapper vers 22h à Ouakam suite à un improbable dénouement.
Pendant ce temps, Sud Quotidien traite de la modernisation des maisons d’arrêt et indique que le ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, humanise les prisons».
L’affaire de la caisse d’avance de la ville de Dakar refait surface à la Une de L’Observateur qui parle de «l’ultime combat de Khalifa Sall» dont les avocats ont saisi la Cour suprême pour violation des droits de la défense et de la dignité de l’avocat.
Nos confrères précisent qu’assesseur lors du procès de Karim Wade, le magistrat Maguette Diop est chargé de juger le maire de Dakar.

Cheikh Thiam convaincu que son remplaçant « saura donner un autre saut de qualité au quotidien national »

Fin de mission au Soleil : Cheikh Thiam convaincu que son remplaçant « saura donner un autre saut de qualité au quotidien national »
Après 8 ans à la tête de la Direction Générale du « Soleil », Cheikh Thiam a été remplacé par Yakham Mbaye. L’ancien DG sur sa page officielle a tenu à rendre Grâce « à Dieu, et le Président de la République qui lui a renouvelé sa confiance après sa nomination au poste par Me Wade, en septembre 2009.
Il a tenu à demander aussi pardon à ses collaborateurs, « aucun homme n’étant parfait, j’ai essayé un tant soit peu de donner le meilleur de moi-même » a-t-il réagi.
Au nouveau Directeur général Yakham Mbaye, dont il s’est convaincu « qu’il saura donner un autre saut de qualité au quotidien national », il l’a remercié de l’avoir soutenu dans « ses charges au Soleil », tout en lui apportant son soutien « pour la réussite de sa mission au service d’un Soleil plus radieux ! »

Entretien avec « Le Soleil » : Aliou Cissé analyse sa « CAN » au Gabon

C’est sur un air de « Non, je ne regrette rien » qu’Aliou Cissé, le sélectionneur national des « Lions » du football, est revenu, dans une interview exclusive avec « Le Soleil », sur la Can « Gabon 2017 » où son équipe s’était arrêtée en quart de finale face au Cameroun (nul vierge et 4 – 5 aux tirs au but). Il a estimé avoir fait tout ce qu’il fallait et s’est surtout félicité du nouvel état d’esprit qui règne dans la Tanière. Si, pour lui, certains entraîneurs viennent pour durer, lui est là pour « faire un job ». Désormais, il a dans sa ligne de mire le Mondial 2018 en Russie et la Can 2019 au Cameroun où il faudra aller chercher le trophée. Entretien.

« Trois semaines après l’élimination du Sénégal en quart de finale de la Can 2017, quelle analyse en faites-vous avec le recul ?

Tout d’abord, je me sens plutôt bien et d’attaque. Après cette élimination donc, il fallait se projeter rapidement parce qu’il y a des échéances importantes qui nous attendent. Bien sûr qu’on est frustrés après cette élimination contre le Cameroun parce qu’on a beaucoup travaillé durant deux ans à mettre en place un groupe compétitif et une équipe compétitive en direction de cette Can. Si l’on avait plus de réussite, on aurait pu passer le cap des quarts de finale. Après ça a été la série des tirs au but qui, comme on le sait, est aléatoire. C’est de la loterie, on a manqué de chance à ce jeu et ce sont souvent les grands joueurs qui ratent les balles et ça a été le cas de Sadio Mané.

Donc vous mettez cela sur le compte du manque de chance ?

Non pas du tout. Ça ne peut pas être que le manque de chance. Je pense que sur ce match contre le Cameroun, on a eu plusieurs situations, plusieurs opportunités de marquer des buts. Je pense que si les joueurs étaient un peu plus adroits, s’ils avaient fait le bon choix, à mon avis, on aurait pu marquer au moins un but. Parce que le contenu n’a pas été mal, on est tombé face à une équipe du Cameroun qui n’a pas voulu du ballon, qui n’a pas voulu jouer et qui nous a laissé le ballon. Mais je pense que dans l’ensemble du match, on a quand même su bien utiliser ce ballon. On a pu les contourner plus de quinze fois sur le côté droit et plus de dix-sept fois sur le côté gauche et entrer pratiquement dix-neuf fois dans leur bloc. Cela veut dire que même si le bloc était très compact, on a su y entrer. On a manqué un peu plus de clairvoyance dans le jeu collectif et c’est ce qui a fait que le match est allé jusqu’aux prolongations. Puisque les Camerounais ne voulaient qu’une chose : c’est de nous amener dans la série des tirs au but. Et je les félicite car ils ont réussi à le faire.

Mais estimez-vous avoir utilisé toutes les armes pour ne pas aller à cette série de tirs au but ?

Tout à fait. Si je voulais vraiment jouer le nul pour aller aux tirs au but, quand Cheikhou Kouyaté est sorti, j’aurais pu mettre Cheikh Ndoye pour l’impact et garder un peu plus ce match nul-là. Mais j’ai fait entrer un joueur offensif, Pape Alioune Ndiaye. Cela veut dire qu’effectivement, on voulait vraiment gagner ce match-là et ne pas aller aux tirs au but. En réalité, je n’ai pas de regret sur la façon dont on a pu jouer ce match-là. Et je vous garantis que si c’était à refaire, je referai la même chose. Parce que c’est un match qu’on a joué comme on devait le jouer et la seule chose qui nous a manqué dans ce match-là, c’est ce but qui aurait pu, peut-être, décanter les choses et ouvrir un peu plus d’espaces qui allaient nous servir. L’entraîneur Hugo Broos l’a bien expliqué.

Il sait que sur ce match-là, on était meilleur qu’eux. Et si vous voyez la manière avec laquelle ils ont joué, ça veut dire que c’est une équipe qui avait amené la seule stratégie qui consistait à rester derrière et d’essayer de nous contrer.

Est-ce qu’à la place de Pape Alioune Ndiaye il n’aurait pas fallu mettre un attaquant de métier, comme Ismaïla Sarr, pour davantage peser sur la défense du Cameroun ?

Le jeune Ismaïla Sarr ou bien un autre, je crois que ce n’est pas le nombre d’attaquants ou de joueurs offensifs qu’on met qui vous donnera le résultat escompté dans un match. Les gens se trompent souvent sur le nombre d’attaquants. Ce n’est pas parce que vous avez mis cinq ou six attaquants que forcément vous allez gagner un match.

Un match de football, c’est un ensemble et surtout fait d’équilibre et de stabilité dans une équipe. Et si vous regardez bien ce match contre le Cameroun, on a quand même eu beaucoup joueurs à vocation offensive comme Mame Biram Diouf, Sadio Mané, Henri Saivet, Diao Keita Baldé. Vous voyez qu’il y avait trois ou quatre joueurs capables de régler le problème.

Je pense que dans un match de football, c’est quand même assez suffisant. Tant que des garçons comme Sadio Mané, Diao Baldé Keïta, faisaient leur travail, pour moi il n’y avait pas de péril en la demeure. Il fallait justement les laisser continuer leur match. Quand j’ai compris qu’il fallait changer Mame Biram, je l’ai fait en amenant Moussa Sow qui s’est, à son tour, créé des occasions. Comme je l’ai dit, sur certains coups, on aurait pu jouer un peu plus collectivement.

A propos du jeu, pendant toute la Can, on vous a entendu dire qu’il y avait des joueurs qui jouaient individuellement. En avez-vous parlé avec les joueurs en question ? Car c’est à vous de régler ce problème, non ?

Oui, ça a été fait. Vous savez, j’ai été dans l’anticipation. Pratiquement dans cette Can-là, tous les secteurs ont bien fonctionné. Les statistiques parlent d’elles-mêmes. Maintenant, il y a des garçons qui, à un moment donné, doivent comprendre qu’au-delà de leurs qualités intrinsèques, il leur faut être capables de jouer en équipe. Tous les jours, je m’attelle à le leur expliquer. C’est un travail à faire inlassablement, car c’est un secteur dans lequel nous devons progresser. Vous savez, depuis deux ans que j’ai pris cette équipe nationale, on a eu, à un moment donné, à mettre en place un groupe de joueurs capables de vivre ensemble ; des joueurs capables d’adhérer au discours que je leur tiens, d’accepter mes choix. On a mis pratiquement un an pour mettre en place ce groupe. Parce que j’estime que pour aller à une Can, il faut un groupe capable de vivre ensemble. C’est ce qu’on a essayé de faire. Maintenant, il y a, effectivement, cet aspect que vous avez soulevé et qui consiste à jouer ensemble, à comprendre que la seule chose qui doit compter c’est le collectif, l’équipe. La preuve, quand vous prenez les quatre demi-finalistes de cette Can, il n’y a dans aucune des équipes autant d’individualités que le Sénégal. Et pourtant, elles étaient en demi-finales. C’est donc collectivement que le Sénégal arrivera à faire quelque chose. Les qualités individuelles doivent être mises au service du collectif. Mais, comme je vous dis, c’est un processus et cela fait partie de mes chantiers. Mais je pense que ce ne sera pas le chantier le plus difficile d’Aliou Cissé. Je crois que ce sont des frustrations comme ça qui peuvent permettre à l’équipe de progresser.

Le discours ne peine-t-il pas à passer ?

Il va bien sûr falloir passer du discours à l’acte. Car pour constituer un groupe, il faut un état d’esprit et je l’ai mis en place pendant un an. Maintenant, nous allons nous pencher sur le secteur du jeu. Faire comprendre aux garçons que ce que nous voulons dans le jeu c’est ça : peu importe les qualités que vous avez si vous n’arrivez pas à jouer pour le collectif.

Durant cette Can, n’avez-vous pas été un peu trop prévisible ? C’est-à-dire on savait que le Sénégal allait jouer d’une certaine manière et il a toujours joué de cette manière-là. Est-ce que vous n’avez pas joué avec le même système quel que soit l’adversaire ?

Non, non l’équipe n’a pas toujours joué avec le même système. Contre la Tunisie on a joué en 4-3-3, contre le Zimbabwe on est passé à deux devant la défense centrale car l’adversaire jouait beaucoup dans la profondeur ; contre l’Algérie on est revenu encore au 4-3-3. Contre le Cameroun on est passé au 4-2-3-1. Donc ce sont ces deux systèmes-là qu’on a essayé d’utiliser. Aujourd’hui, on essaie de travailler sur une identité de jeu ; on ne peut pas se permettre de s’adapter toujours à ce que l’adversaire est en train de faire.

Ne fallait-il pas, à la sortie de Cheikh Mbengue, mettre une défense à trois et renforcer le milieu de terrain ou l’attaque ?

Si, ça aussi, ce sont des suppositions. Je suis en train de vous dire que tant que mon système marche, je ne change pas. Je ne vois pas l’intérêt de le changer. On a gagné des matches lors de cette Can, notamment contre la Tunisie et le Zimbabwe avec ce système.

Mais face au Cameroun, il y avait un bloc bas qui vous posait problème. Pourquoi n’avoir pas effectué des changements offensifs pour mettre plus de pression sur la défense adverse ?

Si vous regardez encore le match, vous verrez que la pression était bien là.

On a bien pressé l’équipe camerounaise. Durant toute la Can, on a joué un football dominant, un football de pression, un football de harcèlement, un football de possession pour aller de l’avant. Je pense que tout le monde l’a vu. Bien sûr que je peux changer un système, mais je n’y suis pas obligé. Je veux rester dans ce que je suis en train de faire. Ce n’est pas parce que Cheikh Mbengue s’est blessé que, forcément, je dois changer mon système. J’ai voulu faire du poste pour poste et j’ai mis tout simplement un arrière de métier pour continuer à rester sur ce qu’on était en train de faire. Bien sûr qu’un autre entraîneur aurait fait autre chose. Moi, le feeling que j’avais par rapport au match, c’est que nous tenions le bon bout. On a eu des opportunités, la seule chose qui nous a manqué, c’est le but. Si on avait ce but, les Camerounais allaient forcément sortir pour faire le jeu. Tant qu’on n’avait pas réussi à marquer ce but, ça devenait effectivement un peu plus compliqué. Ce n’est pas un problème de système. Je pense qu’on a un très bon système qui a fonctionné jusqu’ici, avec beaucoup de buts marqués et peu de buts encaissés. Les statistiques sont là, les résultats parlent d’eux-mêmes.
On a beaucoup épilogué sur l’absence d’Ismaïla Sarr qui aurait pu apporter plus de percussion sur le front de l’attaque lors de ce quart de finale…

Moi, j’entends beaucoup de débats sur Ismaïla Sarr. Je pense qu’il faut qu’on arrête un peu. C’est un jeune joueur qui va arriver, il n’y a pas de souci à ce niveau-là. Au moment où Cheikh Mbengue se blesse, il y a beaucoup de choses qui changent forcément. S’il n’était pas blessé, la solution était de sortir un milieu de terrain pour faire entrer Ismaïla Sarr. Mais c’est la blessure de Cheikh Mbengue qui a tout faussé. Cela fait partie du jeu. Il n’est pas dit que si Ismaïla Sarr était entré, on aurait gagné le match.

On a eu à gagner des matches compliqués sans lui, donc le débat ne doit pas être axé simplement sur un seul joueur. Je l’ai toujours dit et je le répète, je ne suis pas là pour gérer des individualités. Je suis là pour gérer un collectif et c’est ce qui m’intéresse. Et je reste persuadé que pour que le Sénégal progresse, il faut qu’à un moment donné, on arrive à jouer plus collectivement. J’ai constitué un groupe où il y a beaucoup de possibilités. Donc on ne gère pas des cas personnels.

A propos de collectif, on vous sent attaché à certains joueurs, simplement peut-être que vous avez été avec eux aux JO de Londres 2012 et qu’ils ont brillé avec vous et que vous avez tenu à mettre dans le groupe. Est-ce qu’à l’avenir il y aura plus de mouvements dans le groupe de base ?

Ça aussi, je pense que c’est un débat qui revient un peu plus et que j’entends à gauche et à droite. Mais la seule chose que je veux vous dire, c’est que je suis droit dans mes choix. Aujourd’hui, effectivement, il y a eu un groupe qui a eu un passé avec moi depuis les JO de Londres. Vous savez, dans une équipe de football, c’est comme dans une famille. Parfois, vous pouvez mettre au monde des enfants, mais il y a toujours un d’entre eux pour lequel vous avez plus d’affinité, beaucoup plus d’affection. Quand je constitue un groupe, je sélectionne les 23 meilleurs Sénégalais du moment. C’est vrai que parmi ces 23 joueurs il y a des garçons avec qui j’aurais été dans la même chambre si j’étais footballeur.

Comme qui par exemple ?

Un garçon comme Koulibaly ou Kara, on a presque les mêmes similitudes. Mais au moment de mes choix, toutes ces considérations ne sont plus là. Mon rôle, c’est de convoquer 23 joueurs, les entraîner, les mettre dans de bonnes conditions pour qu’ils soient prêts. La seule chose qui va m’intéresser, c’est de mettre les meilleurs joueurs sur le terrain pour gagner un match. Et jusqu’à présent, j’estime que j’ai eu à mettre les meilleurs joueurs pour gagner nos matches. Maintenant, une équipe c’est un processus ; on a pu jouer pendant deux ans avec le même groupe. Bien sûr qu’à l’avenir, il y aura une évolution dans le groupe et dans l’équipe. Parce que l’équipe est en train de progresser de sortie en sortie. Et la concurrence va continuer avec. Mais je ne fais pas du tout de favoritisme. Les garçons le savent très bien.

Si c’était à refaire, vous referiez donc la même chose ?

Effectivement. Je ne changerais rien du tout dans ma façon de faire. J’emmènerais la même sélection, je mettrais la même composition d’équipe. Parce que quoique l’on puisse dire, le groupe, je le connais mieux que quiconque. Ce que je peux dire de ce groupe-là, c’est que j’en suis fier. Je suis fier de leur implication, de leur engagement, du travail qu’ils ont eu à faire pendant pratiquement un mois au Gabon. Et je peux même dire que je suis fier de ce qu’ils ont fait depuis deux ans.

De l’avis unanime, ce groupe aurait pu aller plus loin que les quarts de finale. N’y a-t-il, objectivement, pas un sentiment d’échec quelque part ?

Il y a de la frustration. Je l’ai dit et je le répète. Notre objectif, au-delà des quarts de finale, c’était de gagner la coupe. Qui veut gagner la coupe plus que nous, entraîneurs et joueurs ? Nous avons travaillé pendant deux ans pour justement aller là-bas et gagner le trophée. C’était ça notre objectif ! Mais aujourd’hui, il ne faut pas mettre tout de côté et dire que c’est un échec. Je ne crois pas que c’est un échec. Quand on partait à cette Can qui aurait misé sur nous ? Personne ! Beaucoup de gens pensaient qu’on y allait pour perdre et revenir rapidement. On est sorti quand même de notre poule avec sept points, on n’a pas perdu un seul match lors de cette Can.

Donc ça veut dire qu’un travail a été fait ; mais comme je l’ai dit, une équipe de football, c’est un processus. Il y a des joueurs, à un moment donné et pour qu’ils soient grands, ils doivent passer par des étapes. Gagner ne se décrète pas.

On veut gagner, nous voulons tous gagner. Mais ce sera avec le temps. Depuis deux ans, j’ai des garçons qui me suivent partout ; ils sacrifient leurs vacances, ils sont là. Quand je prenais cette équipe du Sénégal en mars 2015, il y a beaucoup de choses que les gens ne savent pas ou ne disent pas. A la fin de notre regroupement au Havre en mars 2015, je suis entré dans ma chambre avec mes collaborateurs. Je leur ai dit « comment on va faire pour y arriver » ? Parce que, aujourd’hui, je peux vous le dire, en fait, rien ne se passait. A partir de là, on s’est dit qu’il va falloir mettre en place un autre état d’esprit. C’est ce qui a changé fondamentalement dans cette équipe. La dernière fois, quand j’ai quitté le match contre le Zimbabwe, des journalistes sénégalais m’ont annoncé que des joueurs leur ont dit que ce qui a changé dans l’équipe, c’est l’état d’esprit. C’est ma plus grande réussite. Donc pendant un an, nous nous sommes battus pour mettre en place cet état d’esprit, un groupe façonné à notre méthode et dans notre façon d’entraîner. C’était cela le premier acte. Au-delà du jeu, il fallait mettre en place une équipe consciente, avec des joueurs qui avaient envie de suivre mon discours. Donc on a réussi cette étape. Quand on est arrivé à la Can, tout le monde était prêt et j’avais 23 joueurs potentiellement aptes à jouer. Et le 3e match contre l’Algérie, tout le monde l’a vu. Tous les 23 joueurs étaient prêts à jouer. Donc c’est cela le plus important. Maintenant, depuis la Can, nous sommes en train de nous atteler au jeu. On ne parle plus aujourd’hui d’état d’esprit. Maintenant, on parle football. C’est cela qui est intéressant car on a les joueurs qu’il faut pour cela.

Le président de la fédération a parlé d’ « ajustements nécessaires ». Dans l’encadrement technique, vous sentez-vous concernés ?

Réajuster, ça veut dire quoi ? Moi je suis désolé quand on me dit qu’Aliou Cissé se sent seul. Mais non ! Je ne me sens pas seul. Je suis entouré par des professionnels ; c’est l’occasion de rendre hommage à mon adjoint qui fait un travail exceptionnel, formidable. De même que tout le staff. Ce travail formidable, c’est tout un ensemble, staff technique, fédération, ministère. Il faut rendre hommage à Augustin Senghor de m’avoir faut confiance parce que, quand même, il fallait oser le faire et il l’a fait. Je pense qu’aujourd’hui, c’est tout un ensemble qui est en place pour réussir. Donc je ne me sens pas du tout seul dans ma mission. Aujourd’hui, je peux même dire qu’il n’y a pas en Afrique un staff technique meilleur que le nôtre au niveau du vécu et de l’expérience. Même sur le plan national, il y a des entraîneurs avec lesquels nous sommes toujours en discussions pour leurs conseils avisés.

Justement, avez-vous tenu compte des suggestions des superviseurs qui étaient à la Can pour superviser nos adversaires ?

Mais bien sûr, s’ils sont là-bas et que ce sont des superviseurs, c’est important donc de les écouter. Leurs conseils avisés nous ont permis de faire des montages. Mais aujourd’hui, il n’y a rien qui se cache. Mais ils sont là avec un autre œil, un recul et une fraîcheur ; donc c’est important de les écouter. Ils nous ont aidés à préparer nos matches. Je le dis et je le répète, sur les 16 équipes présentes à la Can, il n’y a pas un seul staff mieux outillé que le nôtre. Donc que les gens ne s’inquiètent pas, il y a un projet qui est en train de se mettre en place. Que les gens arrêtent de penser que je prends seul les décisions ; on est en concertation avec la fédération, avec nos adjoints et avec aussi certains entraîneurs sur le plan local afin de continuer à faire progresser cette équipe.

La prochaine étape ce sont les deux matches amicaux à venir contre le Nigeria et la Côte d’Ivoire. Quelle importance accordez-vous à ces matches-là ?

Pour moi, ce sont des matches qui doivent nous permettre d’évoluer. Nous sommes dans l’évolution pas dans la révolution ! Et ces deux matches-là nous permettront de revoir notre équipe, d’ouvrir le groupe et même peut-être de faire quelques changements. Donc ce sont des matches importants. Contre le Nigeria, ce sera un bon match, idem contre la Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, le Sénégal n’est plus une petite équipe. Nous avons assez de qualités aux plans individuel et collectif. Moi je pense qu’aujourd’hui, le Sénégal ne doit avoir peur de personne. Nous sommes le Sénégal. Personne ne me fera croire que le Nigeria ou la Côte d’Ivoire nous sont actuellement supérieurs. Nous devons être capables de jouer tous les matches et partout en Afrique. Ce sont ces genres de matches-là qui nous feront progresser.

A propos de futur, on va parler de la prochaine Can. Le Sénégal est dans un groupe plus ou moins abordable. L’objectif, c’est forcément de se qualifier à « Cameroun 2019 » et d’y aller prendre le trophée que les Camerounais nous ont volé…

Nous espérons bien sûr aller au Cameroun et remporter le trophée. Mais avant de penser à 2019, je pense qu’il y a l’échéance importante de la coupe du monde. Ce qu’on a toujours fait, c’est attaquer les matches un à un. Et nous sommes prêts à continuer dans cette philosophie car tous les matches sont importants pour nous. Le Sénégal, aujourd’hui, ne doit plus rater de Can, et il doit être prêt à aller à la coupe du monde. Donc moi j’ai confiance en mes joueurs, en leurs qualités, au travail qu’on est en train d’abattre. Vous savez, sans les joueurs, rien ne peut se faire. Aujourd’hui, nous avons des joueurs qui adhèrent, qui ont envie d’aller de l’avant, qui pensent collectif et qui veulent travailler ensemble. J’ai espoir que l’avenir sera encore meilleur. Maintenant, comme vous dites, en 2019, nous devrons y aller et nous irons avec une grande motivation pour nous qualifier et pour briller au Cameroun. Pour la coupe du monde, le Sénégal est 3e après deux matches.

Deux matches importants se profilent à l’horizon contre le Burkina. Comment les appréhendez-vous ?

Il n’y a plus de match facile. Quand on est entraîneur de l’équipe nationale, on te demande de gagner. C’est tout. Gagner contre le Burkina, c’est primordial pour espérer aller à la coupe du monde. Les joueurs ont envie de disputer une coupe du monde comme leurs aînés l’avaient fait. Et pour cela, il faut gagner chez nous.

Et chez l’adversaire aussi ?

Oui, bien sûr. »

El Hadji Ousseynou Diouf lance son quotidien sportif SPORT11

Le double ballon d’Or africain El Hadji Ousseynou Diouf a révélé ce vendredi dans un hôtel de la place qu’il va lancer lundi prochain (le 16 janvier 2016) son journal sportif qui s’appellera Sport 11. El Hadji Ousseynou Diouf qui avait atteint la gloire en portant le numéro 11 en équipe nationale espère selon lui faire de grandes prouesses avec ce nouveau journal. « Aujourd’hui, je fais partie de vous (Ndlr journalistes sportifs). C’est un projet qu’on a mûri pendant des années, et on veut cartonner avec ce journal. Avec Sport 11, nous voulons créer des champions et aussi beaucoup d’emplois », a déclaré El Hadj O. Diouf sur un air taquin, le sourire au coin.
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La marche annoncée de l’opposition au menu des quotidiens

marche
Les journaux parvenus samedi à l’APS se focalisent principalement sur des sujets politiques notamment la marche de l’opposition prévue le 21 décembre prochain et sur l’installation du bureau du Haut conseil des collectivités locales (HCCT).

« L’opposition durcit le ton et marche le 21 décembre » rapporte Walfquotidien à la Une de sa livraison du week-end.

Le journal informe qu’ »après la marche avortée du 14 octobre dernier, les leaders du Front Manko Wattu Sénégaal qui veulent des réponses claires sur le processus électoral, l’accaparement des ressources gazières et pétrolières, envisagent de redescendre dans la rue ».
Walfquotidien note toutefois : « le chef de l’Etat est prêt à recevoir
les leaders ».

Manko dit « oui mais… » estime le Quotidien parlant d’une « réponse à Macky sur le processus électoral » avant d’ajouter que l’opposition annonce une marche pour le 21 décembre.

Pour sa part, l’Observateur, analysant la stratégie politique de Mnako Wattu Sénégaal, écrit dans sa manchette : « le jeu de ruse de l’opposition contre Macky ». Le journal se demande « pourquoi le front Mnako Wattu Sénégaal marche toujours en l’absence du chef de l’Etat ».

« Stratagème ou simple coincidence ? En tout cas ça tombe à chaque fois dans pile-poile. En plein dans le mile. Le simple constat ne fait pas apostat. Manko Wattu Sénégaal, le dernier né politique de l’opposition sénégalaise, déroule toujours ses actions d’envergure en l’absence du chef de l’Etat » fait remarquer le journal.

« Wattu prêt pour rencontrer Macky » relève La Tribune et le journal Enquête écrit « la coalition Manko Wattu Sénégaal entend battre le macadam le 21 décembre prochain ».

Pour sa part, Sudquotidien revient sur l’installation du bureau du Haut conseil des collectivités locales (HCCT) et met à sa Une : « Tanor Dieng joue à l’équilibriste ». Le bureau de dix personnes de l’institution « caractérise par une répartition égale des postes entre le groupe des 80 conseillers élus et les 70 nommés par le président de la République mais aussi par le respect de la parité » relate le journal.

Dans un autre registre, Le Soleil rapporte que « l’Etat annonce un plan de recrutement et de formation ». « Pour mieux accompagner le Plan Sénégal émergent, l’Etat va mettre en place un plan de
recrutement et de formation au profit de l’administration. L’annonce a été faite hier à Saly par Mansour Sy, ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions » écrit le journal de Hann.

Enquête revient sur les meurtres notés ces derniers temps estimant avoir « la vérité des chiffres » sur le niveau de criminalité au Sénégal.

Selon le même journal, « la Police indique que 49.951 individus dont 387 étrangers ont déjà été interpellés, cette année. En 2015, ils étaient au nombre de 36.357 dont 449 étrangers ».

Parlant de cette série d’assassinats, La Tribune rapporte : « Encore un meurtre : le coup de couteau fatal à Sidy Nar ». « Dans la banlieue, la folie meurtrière se poursuit. Sidy Fall, alias Sidy Nar, rallonge la liste des personnes assassinées. Son présumé bourreau est un charretier du nom de Khat, présentement en fuite. Il est activement recherché par la police de Guédiawaye » explique le journal.