Tag Archives: refugies

Conférence de presse de la coordination des réfugiés mauritaniens, demain lundi

La coordination des organisations des réfugiés mauritaniens anime une conférence de presse, lundi, à partir de 9h30, au siège de la RADDHO à Dakar (rond-point Jet d’eau), annonce un communiqué.

Cette rencontre avec la presse, coïncidant avec « les 29 ans de la déportation des négro-mauritaniens vers le Sénégal et le Mali », va enregistrer la participation de Me Assane Dioma Ndiaye, « avocat de la communauté des réfugiés mauritaniens au Sénégal », ainsi que d’autres défenseurs des droits humains.

Les Etats-Unis se retirent d’un Pacte mondial pour aider migrants et réfugiés

Crise des Rohingyas: Aung San Suu Kyi « prête » à organiser le retour des réfugiés

Crise des Rohingyas: Aung San Suu Kyi "prête" à organiser le retour des réfugiés
Quelques heures avant l’ouverture de l’Assemblée générale de l’ONU, la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi s’est dite « prête » à organiser le retour des 421.000 Rohingyas réfugiés au Bangladesh, mais sans apporter de solution concrète à ce que l’ONU dénonce comme une épuration ethnique.

« Nous sommes prêts à débuter la vérification » des identités des réfugiés, en vue de leur retour, a-t-elle déclaré dans un discours télévisé en anglais (et sans sous-titres en birman), sans préciser si les critères très restrictifs de retour seraient assouplis.

L’opinion publique birmane est chauffée à blanc par les critiques internationales sur le sort des plus de 420.000 membres de la minorité musulmane des Rohingyas réfugiés au Bangladesh. Ils ont fui l’Etat Rakhine, dans l’ouest de la Birmanie, où l’armée mène une vaste opération de représailles depuis des attaques, le 25 août, de rebelles rohingyas.

Des milliers de personnes ont suivi dans les rues du pays, sur des écrans géants, le discours de la dirigeante, munis de petits drapeaux birmans et de pancartes affichant leur soutien à celle qui reste une icône dans son pays.

Devant les ambassadeurs réunis à Naypyidaw pour cette adresse à la Nation, Aung San Suu Kyi, très critiquée pour son silence et sa froideur durant plus de trois semaines de crise, a appelé à la fin des divisions religieuses entre majorité bouddhiste et minorité musulmane. Un message d’apaisement destiné surtout à la communauté internationale.

« Nous sommes profondément désolés pour les souffrances de tous ceux qui se sont retrouvés pris au piège de ce conflit », a-t-elle dit, évoquant les civils rohingyas ayant fui en masse au Bangladesh mais aussi les bouddhistes ayant déserté leurs villages.

Mais la prix Nobel de la paix n’est pas allée jusqu’à publiquement critiquer l’armée birmane, accusée d’épuration ethnique par les Nations unies. Et si elle a promis de punir tous les abus, « encore faut-il que nous disposions de preuves solides » des exactions, a-t-elle ajouté.

Une position que regrette Amnesty international, qui dénonce la « politique de l’autruche » d’Aung San Suu Kyi: « il existe des preuves écrasantes que les forces de sécurité sont engagées dans une campagne de nettoyage ethnique ».

« Il y a toujours des fumées d’incendies qui s’élèvent au-dessus de l’Etat Rakhine (…). Ce n’est pas comme si tout s’était arrêté », a renchéri Phil Robertson, de Human Rights Watch, images satellites à l’appui.

Et des milliers de personnes seraient toujours cachées dans les forêts ou sur les routes, sans aide humanitaire puisque la région est bouclée par l’armée.

– « Nous n’avons pas de papiers » –

Les Nations unies ont demandé mardi un « accès complet et sans entrave » au pays.

« Il est important pour nous de voir de nos propres yeux les endroits où ces violations présumées se sont produites et de parler directement avec les personnes affectées et avec les autorités », a déclaré le président de la mission d’établissement des faits en Birmanie, Marzuki Darusman, devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève.

Les Rohingyas, plus grande population apatride au monde, sont traités depuis des années comme des étrangers en Birmanie, un pays à plus de 90% bouddhiste.

Victimes de discrimination, depuis que la nationalité birmane leur a été retirée en 1982, ils ne peuvent pas voyager ou se marier sans autorisation. Et ils n’ont accès ni au marché du travail ni aux services publics (écoles et hôpitaux). Les ONG dénoncent cette situation depuis des années.

L’an dernier à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, Aung San Suu Kyi avait promis de défendre leurs droits et de « s’opposer fermement aux préjugés et à l’intolérance ».

Dans les camps au Bangladesh, les nouveaux réfugiés semblaient douter de la possibilité d’un retour.

« Si le gouvernement est sincère, nous sommes prêts à revenir maintenant. Personne ne veut vivre de façon misérable comme un réfugié », explique à l’AFP Abdur Razzak, qui est arrivé au Bangladesh il y a cinq jours.

« Mais comment prouverons-nous que nous sommes Birmans? Nous n’avons pas de papiers », ajoute-t-il.

Comme le chef de l’armée, le général Min Aung Hlaing, la grande majorité des Birmans considèrent les Rohingyas comme des étrangers illégaux dans le pays.

Les Rohingyas « n’ont jamais fait parti des ethnies de notre pays », avait averti samedi le chef de l’armée sur Facebook, qui n’a pas réagi dans l’immédiat au discours d’Aung San Suu Kyi.

Mairie de Sindian: appui aux Gambiens et à leurs familles d’accueil, les conseillers virent leurs salaires aux réfugiés

Mairie de Sindian: appui aux Gambiens et à leurs familles d'accueil, les conseillers virent leurs salaires aux réfugiés

L’heure du retour au bercail a sonné pour bon nombre des réfugiés Gambiens qui ont fui vers le Sénégal. Toutefois, au niveau de l’arrondissement de Sindian qui jouxte la frontière gambienne, les réfugiés comme les familles d’accueil, faute de moyens, peinent à joindre les deux bouts. Ce qui a poussé l’équipe municipale de Sindian à renoncer à leurs salaires pour voler à leur secours.

solidarité n’est pas encore rompue dans le sud du pays où 6111 réfugiés ont été déclarés au niveau de l’arrondissement de Sindian qui polarise les communes d’Oulampan, de Suelle, de Djibidione et de Sindian. Des réfugiés et leurs familles d’accueil, qui ont bénéficié en début de semaine d’un appui de six tonnes de riz de la part des autorités étatiques, sont également soutenues par les autorités locales. Même si la situation est revenue à la normale en territoire gambien, à Sindian, les réfugiés, faute de moyens, sont encore loin de faire leurs valises pour retourner chez eux. L’équipe municipale de Sindian avec à sa tête le maire Yacouba Sagna a décidé d’accompagner l’Etat du Sénégal dans la prise en charge des réfugiés et de leurs familles. Pour ce faire, le maire et le bureau municipal, ont ainsi renoncé à l’intégralité de leur salaire du mois de janvier au profit des réfugiés gambiens qui peinent encore à faire leurs valises pour retourner dans leurs localités respectives. Un geste de haute portée citoyenne et humanitaire qui a pris les contours d’un don en espèces pour près de 1000 bénéficiaires. La commune de Sindian abrite aussi un centre d’accueil de réfugiés qui bénéficient pour l’heure d’une prise en charge totale, d’un environnement scolaire, ou encore de jeux ludiques. Toutefois, plusieurs milliers de personnes sont rentrées en Gambie depuis que le Président sortant Yahya Jammeh a accepté de quitter le pouvoir et de partir en exil.

Crise en Gambie : Plus de 500 réfugiés à Oulampane, les autorités à l’œuvre pour maîtriser le flux

Cinq centre-trente trois réfugiés gambiens sont arrivés, en moins d’une semaine, dans la commune d’Oulampane, une localité du département de Bignona (Ziguinchor, sud), qui partage 32 kilomètres de frontière avec la Gambie, a appris l’APS.

 


‘’Il y a des vagues de réfugiés gambiens qui viennent dans notre commune depuis quelques jours. Une partie de la ville de Kanilaye, d’où est originaire le président Jammeh, se trouve dans notre commune. Une première liste fait état de 533 réfugiés’’, a expliqué à des journalistes, le maire de la commune d’Oulampane, Lansana Sané.

Il n’existe, pour l’heure, aucun site d’accueil officiel pour ces réfugiés. Aussi le maire appelle-t-il à plus de solidarité à l’endroit de ‘’nos parents’’ gambiens. ‘’Parmi les réfugiés, il y a en majorité des femmes et des enfants qui sont bien accueillis dans les familles locales’’, a souligné M. Sané.

Depuis que la CEDEAO a indiqué qu’elle n’écarte pas une intervention militaire pour pousser Yahya Jammeh à céder le pouvoir à Adama Barrow, la région de Ziguinchor, notamment le département de Bignona, fait face à un afflux de réfugiés de plus en plus important.

‘’La situation est assez difficile. Je lance un appel aux familles d’accueil pour plus de solidarité et une bonne collaboration avec les réfugiés gambiens qui ont besoin d’un soutien et d’un appui de la part de tous’’, a déclaré le président du Conseil départemental de Bignona, Mamina Camara.

M. Camara et son équipe municipale multiplient les visites dans les localités frontalières avec la Gambie pour contribuer à une meilleure ‘’maîtrise du flux migratoire’’ noté dans le sud du pays.

Dès le début de la semaine prochaine, un Comité Régional de Développement (CRD) spécial est prévu à la gouvernance de Ziguinchor, sur la gestion et la prise en charge des réfugiés gambiens en Casamance.

La rencontre, qui réunira des élus locaux, des autorités administratives, des responsables d’ONG et des forces de défense et de sécurité, sera axée sur la gestion et la bonne insertion des réfugiés gambiens, selon une source officielle contactée par l’APS.