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Non à la lecture du Professeur Songhé :(par Sokhna Mai Diamil Mbacké)

 

Sr Djilys Sama sangg, je respecte tout à fait ton analyse mais je pense que lorsque l’on emploi les versets coraniques, il faut faire très attention aux dérives interprétatives! La recommandation faite aux femmes dans le sens du “voile” islamique a plusieurs fondements dont les principaux sont d’abord d’ordre spirituel et sacro-saint.
Dire que le Seigneur demande aux femmes de se voiler car sans voiles, elles “provoqueraient” les hommes, c’est entrer en complète négation avec le verset même qui introduit la notion su voile. Je te renvoie aux sourate Al Ahzab, verset 59.

Et si on suit cette logique jusqu’au bout, de la même manière qu’il a été recommandé aux femmes de s’habiller décemment, il l’a été (et ce dans un ton très instructif), aux hommes afin qu’ils baisent leurs regards!

Les propos de ce Pr sont non seulement absurdes mais extrêmement offensants et ce autant envers les femmes que les hommes.

Ce qu’il dit est grave et condamnable car il crache sur ce que les Hommes ont de plus valeureux, la décence, la conscience morale et le respect de l’être humain, fortement plébiscité par le Coran.

Et même si l’on poursuivait l’hypothèse à savoir que s’habiller indécemment est un acte irrespectueux, d’où fonde-t-il l’établissement du plus horrible des actes à savoir le viol?

Ainsi, mettre un pantalon serré définirait « viole-moi »? Soyons fous! Même si c’était le cas (puisque notre société en est arrivée là), alors on peut égorger vivant tout homme qui hurle « tuez-moi » dans la rue?

Et je rappelle qu’une bonne partie des viols au Sénégal sont faites sur mineur, franche dont un grand nombre concerne des enfants de moins de 13ans.
La petite fille de 7 ans violée dans un daara àThiaroye ou celle de 5 ans violée par un boutiquier à pikine étaient donc habillées sexy?

Yaaram, je pense que soutenir les propos de ce Pr, et ce, de quelconque manière est en soi une grande erreur.

Rien, absolument rien ne peux expliquer un viol!
Je suis moi même peinée, choquée, heurtée et meurtrie par les propos de ce professeur et je pense que tout le pays devrait porter plainte à son endroit.
Pourtant, malgré mon inintelligence, je ne pense ni être idiote ni être une farce.

L’IRM/2019 en phase avec Aly Ngouille Ndiaye

 
Les élans de soutien en faveur du Ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye se multiplient au niveau du camp présidentiel. Et ce sont les responsables du mouvement « Initiative Pour la Réélection du Président Macky en 2019(IRM/2019) qui viennent d’entrer dans la danse ce,  pour répliquer vivement  aux contempteurs du premier flic du pays. A en croire Alioune Badara Ly, coordonnateur national de la structure : «Le Ministre Aly Ngouille Ndiaye est en train de faire son travail dans les règles de l’art. S’opposer, c’est bien en démocratie mais, on doit le faire de manière raisonnable sans pour autant tomber dans le piège de la politique politicienne, de basse altitude. On ne doit pas s’attaquer de manière délibérée et mensongère à cette personnalité qui sert avec adresse son département ministériel. Personne ne réussira à ternir son image lisse de bravoure et d’abnégation. Ce qu’il dit cadre bien avec la politique et, c’est le contraire qui aurait étonné plus d’un. Il ne peut que souhaiter alors une victoire au premier au Président Macky. Il est bien dans son droit en dépit des élucubrations d’une opposition en panne sèche d’arguments et de programmes », a dit  M. Ly. Le responsable de l’APR à Koungheul d’inviter : «L’opposition doit taire ce faux débat et s’atteler à inscrire massivement leurs militants s’ils en ont, encore. Elle doit faire preuve de plus de retenue et de pondération en allant répondre à l’appel au dialogue du Chef de l’Etat et cesser les supputations qui leur couvre hideusement de ridicule».

senelux.com
 

Cheikhou Oumar Sy réplique à Macron: « Nos immigrés illégaux vous étouffent, la parité avec le FCFA nous tue »

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, celui du Tchad, Idriss Déby, Emmanuel Macron et Angela Merkel à l’Elysée, le 28 août. JEAN-CLAUDE COUTAUSSE / FRENCH-POLITICS POUR LE MONDE

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, celui du Tchad, Idriss Déby, Emmanuel Macron et Angela Merkel à l’Elysée, le 28 août. JEAN-CLAUDE COUTAUSSE / FRENCH-POLITICS POUR LE MONDE
Répliquant, au président français Emmanuel Macron, le député sortant « Bes du niak », Cheikhou Oumar Sy, a voulu faire savoir au nouveau pensionnaire de l’Elysée que certes, les immigrés illégaux  étouffent l’Hexagone, mais aussi que la parité avec le FCFA est en train de tuer les économies africaines.

Cheikhou Oumar Sy n’a pas raté le mari de Brigitte Macron. « Il faut dire au jeune  » Macron » que nous avons assez eu de sommet France-Afrique et que nous ne sommes pas intéressés actuellement par un Conseil Présidentiel pour l’Afrique, qui a pour soubassement la question de l’immigration.

Celle-ci est par ailleurs très étroitement liée à la lancinante question de l’avenir du Franc CFA qui étouffe nos économies et poussent nos jeunes à s’embarquer vers l’Europe. Donc, M. le jeune Président Macron: « Nos immigrés illégaux vous étouffent, la parité avec le FCFA nous tue » », a dénoncé avec véhémence, Cheikhou Oumar Sy sur sa page Facebook.

Sans manquer de jeter une pierre dans le jardin des présidents africains. « Nos dirigeants doivent montrer plus de responsabilité et s’ouvrir à d’autres capitaux afin de pousser vers une industrialisation intelligente et adapter à nos besoins. La technologie est devenue mondiale et accessible, la France n’en détient pas le monopole ».

« Nous devons agir tous ensemble, les pays d’origine en passant par les pays de transit, en premier chef, la Libye, pour mener une action efficace, c’est un défi aussi bien pour l’Union africaine que pour l’Union européenne », a souligné le président français Emmanuel Macron, lundi 28 août, en conclusion du mini-sommet des chefs d’Etat ou de gouvernements européens et africains qu’il avait convoqués à l’Elysée…

Abdoul Mbaye réplique à Serigne Bassirou Guèye, procureur de la République

Le vendredi 3 mars 2017, Monsieur le Procureur De la République près Le Tribunal De Grande Instance (TGI) de Dakar a tenu un point de presse. Il a passé en revue de nombreux dossiers dans lesquels il lui était reproché de chercher à nuire à des leaders de l’opposition. En termes clairs il lui est reproché une instrumentalisation de la justice à l’effet de régler des comptes à des leaders de l’opposition.
S’agissant du dossier Aminata Diack c/ Abdoul Mbaye, Mr Bassirou Gueye a exposé qu’il avait été saisi par feue Mme Ngom, alors Présidente du Tribunal Départemental de Dakar, lui demandant de clarifier la situation des époux Mbaye lesquels avaient chacun produit des certificats de mariage contradictoires. Il a soutenu que :
– Monsieur Abdoul Mbaye avait produit un certificat de mariage faisant état de ce que les deux époux étaient mariés sous le régime de séparation des biens;
-Madame Aminata Diack avait produit un certificat de mariage selon lequel les deux époux étaient mariés sous le régime de communauté des biens.
Il a dit avoir alors saisi la Police et plus tard le juge d’instruction pour faire la lumière et vérifier lequel des documents est faux. Il a poursuivi que le juge d’instruction Samba Sall a, après avoir terminé son instruction, renvoyé Abdoul Mbaye devant le Tribunal Correctionnel. En premier lieu, je relève que Mr Bassirou Gueye doit particulièrement manquer de sérénité au point d’évoquer en face de la presse un dossier déjà en audience et dont il s’est dessaisi.
En second lieu, on attend d’un Procureur de la République dévoilant les éléments du contenu d’un dossier, qu’il dise la vérité : NON MONSIEUR LE PROCUREUR, Abdoul Mbaye n’a jamais produit un certificat de mariage au dossier.
En troisième lieu, en présence de 2 certificats contradictoires (en fait il n’y en a qu’un, l’autre étant le fruit de son imagination forcée), Monsieur le Procureur aurait pu préciser pourquoi il a choisi de ne poursuivre que Abdoul Mbaye.
Il a en outre indiqué qu’il n’y a eu aucun acharnement puisque Abdoul Mbaye n’a ni été placé en garde à vue ni placé sous mandat de dépôt. Telles sont sans doute les instructions qu’il avait reçues. Il a cependant omis de dire que j’ai été inculpé pour complicité de faux, usage de faux et escroquerie alors qu’il n’y avait ni faux présenté (toujours pas à ce jour), ni préjudice (toujours pas à ce jour), ni partie civile.
Il a omis de préciser que Aminata Diack s’est constituée partie civile au cours de l’instruction après mon audition, et que le juge Samba Sall a refusé de me réentendre afin que je puisse être informé des faits qu’elle me reproche.
Il a omis de préciser, laissant penser à une simultanéité, que ma plainte contre Aminata Diack n’est que très récente. Je l’ai toujours refusée jusqu’à ce que sa plainte venue ne m’en laisse plus le choix.
Il a omis de rappeler que j’ai été placé sous contrôle judiciaire pour une affaire de faux fabriquée de toutes pièces, et que je suis encore à ce jour empêché de voyager alors que le juge Samba Sall s’est dessaisi du dossier en le transmettant en police correctionnelle sur les réquisitions du Procureur.
Il aura donc fallu du mensonge, des omissions et la désignation d’un bouc émissaire pour démontrer l’absence d’un acharnement sur ma personne ! Mes compatriotes, les hôtes étrangers qui vivent parmi nous et la communauté internationale apprécieront.
Où va donc la justice du Sénégal ? Juges en fonction, juges à la retraite, laisserez-vous le juge Ibrahima H. Deme, seul, sonner l’alerte ? Il est temps de réagir et de stopper les dérives d’une justice provoquées par de l’incompétence, de la méchanceté et de la bêtise politiques.

« Le cancer et bien d’autres affections sont promis à un bel avenir dans notre pays »

Omar BA répond au Président Macky Sall sur le cancer

En réponse au Président de la République qui accuse les Sénégalais de ne pas maitriser le dossier du cancer au Sénégal, je souhaite rappeler quelques faits qui en disent long sur la catastrophe qu’est la politique de prise en charge de cette maladie dans notre pays.

Sur toute l’étendue du territoire national, il n’y a que 3 étudiants inscrits en chirurgie cancérologique servant à l’Institut Curie de l’Hôpital Aristide LE DANTEC à Dakar. Il s’agit du Dr SOW, du Dr Céline GOUDIABY et du Dr CAMARA. Comme leurs titres l’indiquent, ils sont déjà Docteurs en Médecine et ont fait le choix difficile de se spécialiser pour 5 ans en chirurgie. Ils boucleront leur formation dans un an avec un BAC+13. Figurez-vous que l’Etat du Sénégal refuse de les recruter. Le Dr SOW m’a indiqué qu’ils n’auront d’autre choix que de quitter le pays ou de servir ailleurs.

Quant au Docteur Rokhaya NIANG, faute d’avoir pu suivre une spécialisation en chimiothérapie au Sénégal, elle a décidé de se rendre en Côte d’Ivoire pour ce faire. L’État du Sénégal lui a octroyé une bourse qu’il ne lui a jamais versée. Cette brave dame, qui sera bientôt titulaire d’un BAC+13, est aujourd’hui dans une situation financière plus que difficile. Pourtant elle n’a eu de cesse de contacter les services du Ministère de la Santé, en vain. En plus, il n’est pas dit que notre compatriote servira au Sénégal après sa formation, car il risque d’être confronté au même problème que les Docteurs SOW, GOUDIABY, CAMARA de l’Hôpital LE DANTEC, que l’État n’a pas l’intention de recruter.

Alors j’ai envie de dire au Président Macky Sall que certes nous ignorons tout du dossier du cancer au Sénégal, mais nous savons que nombre de nos compatriotes en meurent et que les professionnels qui pourraient les soulager risquent de quitter notre pays faute d’une politique de santé digne de ce nom. Il ne fait aucun doute qu’avec cette tactique du colmatage et du rafistolage, le cancer et bien d’autres affections sont promis à un « bel avenir » dans notre pays.

La prise en charge du cancer passe d’abord par le recrutement des personnes qui font le sacrifice de se lancer dans de longues et pénibles études pour acquérir les compétences nécessaires.

Omar BA

La réplique salée à Macky Sall: « Un discours discourtois et enfantin

La réplique salée du Pds à Macky Sall: "Son discours est discourtois et enfantin
Le Parti démocratique sénégalais ( Pds) ne s’est pas pas fait prier pour répondre au président Macky Sall qui, dans une interview vidéo diffusée dans un site internet, a affirmé qu’il est heureux que l’opposition soit présente dans le champ des médias et non dans le cœur des sénégalais ou sur terrain politique.
En plus, il a accusé les responsables de partis d’être incapables de s’entendre sur le chef de l’opposition. « Macky Sall est véritablement en train de dormir et de délirer, mais le réveil sera brutal », répond Assane Bâ. Membre du comité directeur du Pds, il affirme que Macky est « fini, le peuple attends la prochaine élection présidentielle pour le bouter hors du pouvoir ».

Pour le porte-parole du Pds, Babacar Gaye, le président Sall devrait se féliciter que l’opposition soit encore dans le temps des médias. « Son discours est discourtois et enfantin. Il n’a pas le droit de pousser son opposition dans le temps de l’agitation préjudiciable à la stabilité et à la paix civile.

Parce que quand le troupeau de buffles en aura assez du harcèlement du lion affamé après un long sommeil, le roi de la savane risquer d’y perdre toujours son honneur », prévient-il. En vérité, ajoute Assane Bâ, « cette sortie du chef de l’Etat s’explique par son impuissance à contenir la vague de contestation de l’opposition qui l’a acculé ». « C’est pourquoi dit-il, il dit du n’importe quoi ».

Source: Walf

Réplique à Frank Timis : Des avocats sénégalais sur le pied de guerre

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Les leaders de l’opposition sénégalaise menacés de plainte par l’homme d’affaires Frank Timis, peuvent compter sur le soutien de certains avocats sénégalais déterminés à faire éclater la vérité dans l’affaire des contrats pétroliers du Sénégal.
Prêts à croiser le fer avec Timis, devant les juridictions du monde entier. Parmi eux, Me Abdoulaye Tine, avocat au Barreau de Paris. Interrogé par Seneweb, Me Tine s’est dit disposé à peser de tout son poids dans ce combat pour défendre ces leaders partout où besoin sera à travers le monde.

L’avocat va plus loin et n’exclut pas d’initier «des démarches visant à faire annuler ces contrats, s’il est avéré que le peuple sénégalais est lésé par ces concessions», explique-t-il. Quid de la plainte qui sera déposée ce lundi par l’avocat sénégalais El Hadji Diouf commis par Frank Timis? Me Tine minimise et indique que «les stratagèmes et intimidations resteront impuissants à briser l’élan des Sénégalais à vouloir exiger toute la vérité dans cette affaire d’intérêt national».

Comme par le passé, conclut-il, «les Sénégalais continueront à exiger la vérité et la transparence dans cette affaire d’intérêt public».

[Vidéo] La réplique de la fille de Moustapha Niasse et son époux à Mme Habré

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La réplique de la fille de Moustapha Niasse et son époux à Mme Habré

Après la conférence de presse organisée par l’épouse de Hissein Habré pour dénoncer ce qu’elle qualifie de «sabotage» de sa villa par le couple Sy qui y demeurait, Dakarposte a mené ses investigations.

 

De cette affaire dont le fils d’Elhaj Malick Sy Souris et la fille de Moustapha Nians sont cités, nous en savons davantage. Explications!
Connaissant le couple de réputation, Dakarposte s’est demandé comment ces jeunes entrepreneurs, propriétaires de plusieurs sociétés qui ont pignon sur rue pouvaient devoir des arriérés de location qui s’élèvent à plus de 17 millions ?
De nos recoupements, il apparaît qu’il s’agit en vérité d’un vieux contentieux entre le bailleur et son locataire. En effet, selon ces proches du couple Sy et Niass que nous avons interrogés, ceux-ci n’ont jamais refusé de quitter la maison pour cause d’arriérés, au contraire ils souhaitaient même déménager depuis longtemps à condition que leur soient remboursés les investissements importants qu’ils ont consenti dans cette villa avant de l’occuper. «C’est plus d’une dizaine de millions de francs qu’ils ont dépensé pour rendre la villa habitable et fréquentable. Elle parle de porcherie mais c’est exactement dans un état de porcherie qu’ils avaient trouvé la maison, ce sont eux qui l’ont remise à neuf» révèle un de nos interlocuteurs. Et celui-ci de s’indigner «de la manière peu élégante de l’épouse de Habré de désigner les époux Sy par les noms de leurs parents, célèbres pour les hautes fonctions qu’ils ont occupées et qu’ils occupent encore dans ce pays. Ce jeune couple s’est fait tout seul, sans l’aide de personne. Ils ont leurs sociétés qu’ils ont créées sans l’argent de leurs parents. Tenez, le dernier investissement du mari c’est la chaîne de restaurants rapides dénommée Tangus qui a déjà commencé à prendre sa place sur le marché. Sa femme Mamy Niass gère un patrimoine immobilier . Croyez-vous que ces gens sont à 17 millions près ?».
Derrière leur refus de payer, se cacherait donc cette exigence de se faire rembourser plus d’une dizaine de millions de frais de réparation. Nos interlocuteurs pensent que l’épouse du dictateur tchadien en prison a pété les plombs depuis que son mari a été condamné. «Elle est aigrie et elle voit des complots partout. Peut-être qu’elle supporte mal l’incarcération de son époux car on a vu ses interventions à la limite de l’hystérie dans la presse pendant toute la durée du procès. Cette dame n’a plus toute sa lucidité» a conclu notre interlocuteur.

Sortie de Macky Sall contre les enseignants : La réplique des syndicats

Le Grand cadre des syndicats de l’enseignement (GCSE) et le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) de Dakar ont apporté la réplique au président Macky Sall, qui recommandait, ce dimanche 1er mai, à l’occasion de la fête du travail, aux enseignants de mettre en avant la «fibre patriotique» pour un climat social stable. Fustigeant cette sortie du président devant les centrales syndicales qu’ils jugent «malencontreuse», Mamadou Lamine Dianté parle d’un aveu d’échec du gouvernement sur la mise en œuvre des accords, pendant que Yankhoba Seydi invite le président de la République à ne pas «enflammer une situation déjà délétère».

Les dirigeants des syndicats d’enseignants ont donné la réplique au président de la République, Macky Sall, qui a recommandé aux enseignants à l’occasion de la fête du 1er mai célébrée dimanche dernier de mettre en avant la fibre patriotique. Cet appel n’est pas du goût des professionnels de l’enseignement qui ont jugé nécessaire de se prononcer. Si d’aucuns ont jugé que Macky Sall a raté son discours, d’autres sont convaincus que c’est un aveu d’échec du gouvernement.

YANKHOBA SEYDI DU SAES DE DAKAR : «Il est en train d’enflammer une situation déjà délétère»

C’est une sortie malencontreuse. J’estime que le président doit motiver les travailleurs lors des fêtes de 1er mai. Il faut les encourager et les remercier. Il profite de cette occasion pour leur dire qu’ils ne sont pas des patriotes. Il est entrain d’enflammer une situation déjà délétère. Il a raté son discours. Ce n’est pas le discours que les enseignants et les autres travailleurs attendaient en ce jour solennel. Qui est plus patriote que les enseignants qui travaillent dans des conditions difficiles. On sait que les enseignants sont les moins bien traités dans ce pays. Dans nos universités, les gens travaillent du 1er janvier au 31 décembre et du lundi au samedi jusqu’à 22 heures. A cela s’ajoute le nombre extrêmement élevé d’étudiants face à un nombre faible d’enseignants et de salles. Par conséquent, le travail est beaucoup plus difficile. Il fallait les encourager et les féliciter, au lieu de les frustrer. Ce n’était pas nécessaire d’exacerber les grandes frustrations déjà existantes. Le président doit arrêter d’écouter des gens qui ne lui disent pas la vérité.

MAMADOU LAMINE DIANTE, COORDINATEUR DU GCSE : «Aveu d’échec du gouvernement»

Les enseignants ont fait preuve de patriotisme. Ils ont répondu favorablement à l’appel pour un sursaut patriotique. Nous relevons dans les propos du président de la République, l’aveu de son gouvernement d’avoir failli à sa mission relativement à l’application des accords. Le président reconnait que son gouvernement est dans la phase de mise en œuvre. Il a dit que les accords ne sont pas encore respectés. Alors que les accords dont il s’agit ont été signés le 17 février 2014, sous l’ère du président Macky Sall. Il reçoit des informations qui ne correspondent pas à la réalité. C’est pourquoi nous considérons qu’il y a lieu d’être sereins. C’est par un autre état d’esprit qu’on peut régler le problème de l’école. Cherchons à apporter des réponses aux préoccupations des enseignants. Les problèmes sont entrain de s’amonceler.

Sud Quotidien