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La Dic saisit 900 tonnes de riz de suspect

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La Division des investigations criminelles (Dic) a saisi 900 tonnes de riz de qualité douteuse. Le produit est de couleur noirâtre et est stocké dans un entrepôt situé sur la Route de Rufisque.

Selon Libération, qui donne la nouvelle, les locaux ont été mis sous scellés. Le journal renseigne qu’au départ le stock était de 12 mille tonnes. Les 11 100 tonnes sont donc sur le marché, puisqu’ayant été cédées à des commerçants.

L’enquête suit son cours, selon Libération.

Auteur: Seneweb News – SenewebNews-RP

Le riz est une culture de politique sociale, selon le Directeur de l’Isra

Le directeur scientifique de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA), le docteur El hadji Traoré a estimé, mercredi à Saly-Portudal (Mbour), que le riz, cette denrée consommée partout dans le monde est « une culture de politique sociale ».
« Le riz, une denrée très importante consommée partout dans le monde est une culture de politique sociale » a analysé El hadji Traoré à l’ouverture d’un atelier de formation sur la mise en oeuvre d’accords de licence entre secteurs semenciers public et privé du Mali et du Sénégal pour la multiplication et la diffusion des obtentions végétales.

« Quand le riz, qui fait partie des céréales les plus consommées, manque, dans tous les pays du monde, il y a problème. Il faut par conséquent assurer l’accès au riz à tous les sénégalais », a-t-il notamment dit.

Selon le chercheur, « il se pose au Sénégal et ailleurs une question d’habitude alimentaire, parce que les gens étaient habitués à consommer du riz brisé importé qui constitue du déchet utilisé pour autre chose ».

« Souvent, le riz qui nous vient de l’extérieur n’est pas du riz neuf, alors que celui produit au niveau local est du neuf qui n’a pas les mêmes qualités chimiques que celui importé », a expliqué le directeur scientifique de l’ISRA, une structure qui a mis en place « une sélection variétale participative ».

Dr Traoré a en outre retenu que « quand on met en place une sélection variétale, il faut essayer d’intégrer les paysans et les producteurs qui accompagnent les chercheurs dans la sélection des meilleures variétés, en terme de productivité, de cycle ».

« On doit aussi faire intervenir les femmes pour les tests de dégustation, pour qu’elles puissent dire voilà la qualité de riz qu’on veut » a dit Dr Traoré, faisant noter que ce travail a déjà démarré dans un souci de rendre plus appréciable le riz local.

« Nous essayons d’allier goût et facilité de préparation, etc., pour que le riz qu’on produit puisse être accepté et mangé par les sénégalais. Nous allons même faire en sorte que du riz parfumé soit produit au Sénégal », a-t-il soutenu.

Selon lui, l’atteinte de l’autosuffisance en riz requiert l’intervention de tous, notamment des semenciers avec de bonnes semences et des aménagements nécessaires en terme de matériels, de financements, etc.

Autosuffisance en riz : Macky change de cap

L’autosuffisance en riz sera « finalement atteinte en 2019 », a indiqué, lundi à Dakar, le président de la République, Macky Sall.

« L’objectif en matière de production de riz reste à 1,6 millions de tonnes de paddy pour atteindre l’autosuffisance en riz. Je suis convaincu qu’avec le Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (PRACAS II) et les nouvelles formulations, nous devrions y arriver » a dit le chef de l’Etat.

« J’avais énoncé l’année 2017 pour l’atteinte de l’autosuffisance en riz, mais avec la double culture nous allons y arriver vers fin 2018, début 2019 », a soutenu Macky Sall qui présidait la Revue annuelle conjointe (RAC) 2017.

Le président de la République s’est toutefois félicité des doublements des rendements de riz estimés à 1,100 millions de tonnes de paddy.
« Evidemment, nous avons des efforts à faire malgré les résultats positifs », a en outre ajouté Macky Sall.
Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Pape Abdoulaye Seck et son collègue en charge de l’Accompagnement et de la Mutualisation des organisations paysannes ont laissé entendre que « des rendements record de plusieurs spéculations ont été notés durant la campagne agricole ».

Moustapha Tall confirme l’existence du riz en plastique

L’opérateur économique Moustapha Tall confirme l’existence du « riz en plastique qui circule dans le monde »

Au moment où les Sénégalais cogitent toujours sur la présence du riz en plastique, la déclaration de l’opérateur économique sème davantage la confusion dans les esprits.  MoustaphaTall confirme ainsi l’existence du riz en plastique.

L’importateur économique Moustapha Tall qui confirmé l’existence du riz en plastique circulant à travers le monde, désorientent les consommateurs qui ne savent plus ni à quelle denrée ni à quel spécialiste se fier.

« Cela est vrai, le riz en plastique circule partout. Mais on ne peut pas aujourd’hui identifier les auteurs parce qu’on a libéralisé notre marché de telle sorte qu’il est difficile de trouver des responsables », lâche-t-il tout de go dimanche sur la Rfm.

Par conséquent, M. Tall demande aux autorités centrales de renforcer le contrôle aux frontières afin de protéger les populations. L’opérateur économique demande en outre de revoir la politique de libéralisation de la filière riz.

Mais de nombreux spécialistes de la question  dont le directeur du commerce intérieur,  Dr Ngom etc. ont pris le contre-pied de l’opérateur économique…Pour vu que toute cette polémique soit une simple rumeur!

« Avec 1 million de tonnes de riz, le Sénégal est le 1er importateur de riz brisé au monde »

Alioune Sarr « Nous sommes le pays qui importe le plus de riz brisé au monde »

Le ministre du Commerce, Aliou Sarr a fait un aveu d’échec e affirmant que le Sénégal est le pays qui importe le plus de riz brisé au monde.  Alors que le Gouvernement avait promis l’autosuffisance en riz aux Sénégalais.

«  Le Sénégal consomme 3 000 tonnes de riz chaque jour. Chaque Sénégalais consomme, en moyenne, 70 à 80 kilogrammes de riz par an. C’est la raison pour laquelle nous importons énormément. Nous sommes le pays qui importe le plus de riz brisé au monde. 1 million de tonnes. C’est énorme », a dit le ministre dans l’Enquête de ce samedi

Gambie : La lettre de Jammeh à Barrow: «Je donne à Barrow tout le riz… »

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Résigné, Jammeh a quitté le pouvoir, laissant derrière lui une Gambie qui célèbre son départ. Cependant, le fils de Kanilaï ne s’est pas envolé, sans adresser une dernière correspondance à son successeur Adama Barrow. Une lettre qui est publiée sur le site officiel de la présidence gambienne, la State house.
«Prêt à lui offrir mes conseils»
Tombant comme un armistice après plusieurs semaines de bras de fer et de stress postélectoral, la lettre de Jammeh fut ouverte par une tonalité des plus paisibles. «Comme j’ai déjà démissionné de mon fauteuil de Président de la République islamique de la Gambie, je souhaite, par la présente, au Président Adama Barrow tout le meilleur du fond du cœur. Le Tout-Puissant Allah a décidé et moi, en tant que musulman et ancien président, je lui souhaite sincèrement, lui et son administration, tout le meilleur. Pour le bien-être de tous les Gambiens, chaque fois que mon conseil et mon soutien sont requis par le Président Adama Barrow, je suis prêt à lui offrir mes conseils et des services sincères », a indiqué Jammeh dans les premières lignes de sa correspondance.
«Je donne à Barrow tout le riz… »
Pour montrer sa bonne foi, l’ex président gambien déclare : «Je donne, par la présente, au Président Adama Barrow tout le riz récolté dans mes fermes Vision 2016, c’est-à-dire toute la récolte qu’il doit donner aux femmes qui ont aidé dans les fermes de la région du fleuve », a-t-il indiqué.
Puis, Jammeh va même demander à son successeur, de bien vouloir poursuivre sa politique d’autosuffisance en riz: «J’appelle par la présente le Président Adama Barrow et son administration à soutenir Vision 2016 au nom des femmes, car c’est la seule façon d’assurer l’autosuffisance alimentaire. « Cultiver ce que vous mangez et mangez ce que nous cultivons ». Sur cette note, j’en appelle également au président Barrow pour qu’il fasse tout son possible pour encourager le colonel Baldeh à revenir et à continuer de gérer les fermes Vision 2016, car il a d’excellents rapports avec toutes les femmes des différentes communautés qui viennent travailler dans les fermes. Sinon, ce sera l’échec. Et ce sera un coup catastrophique pour les femmes de Crr et ceux qui dépendent des fermes Vison 2016 », a averti l’ex président de la Gambie.
Pour conclure, Jammeh avait tenu à inviter le Président Barrow «à rentrer immédiatement et à assumer la responsabilité suprême de Président, Chef de l’Etat, Commandant en Chef et Premier Citoyen de notre République », avant de s’envoler pour la Guinée. Dernier vœu entendu par Barrow.

«Pénurie organisée » : La problématique du riz et du sucre

«PÉNURIE ORGANISÉE » : La problématique du riz et du sucre
 Que se cache t-il derrière la «pénurie» organisée de sucre et de riz ? L’actualité économique de ces derniers jours est marquée par la controverse sur la pénurie «organisée» du sucre et du riz. Le sucre et le riz sont deux produits de base pour lesquels le Sénégal tente de réaliser l’autosuffisance.
La réalisation de l’autosuffisance dans un contexte mondial de raréfaction et de forte poussée des cours. L’atout du Sénégal est que sur ces deux produits d’immenses efforts sont faits en vue de la réalisation prochaine de l’autosuffisance (en 2017).
Selon les informations de Libération, certains milieux commerçants ne voient pas d’un bon œil cette perspective d’autosuffisance qui sonnera la fin de leurs privilèges d’exportation dans des filières juteuses.
Ceci explique bien la situation vécue ces derniers jours où manifestement la pénurie était créée artificiellement et entretenue à travers la presse pour contraindre l’Etat du Sénégal à renoncer au contingentement des importations pour favoriser l’écoulement des productions nationales.
Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si les importations sont utiles, surtout lorsqu’elles entrent en concurrence avec nos propres efforts de production.
Il s’agit plutôt de créer un élan citoyen et patriotique pour encourager et protéger nos productions intérieures, les seules capables de développer nos pays par la création de valeur ajoutée et d’emplois. Protéger la production, c’est également enlever toutes les entraves réglementaires qui freinent le développement des entreprises.
Dans cet ordre d’idées, il devra être possible de s’interroger sur les soutiens que l’Etat apporte à ces secteurs productifs. Au niveau de l’industrie, c’est plutôt de grosses contraintes que l’Etat pose aux entreprises qui produisent les biens de consommation courante.
Dans les secteurs comme les huileries, le sucre, la farine et jusqu’à un passé récent le ciment, l’Etat impose les prix à travers un système d’homologation qui enferme ces entreprises dans un carcan rigide ne permettant pas la flexibilité nécessaire à toute gestion de production.

La règion de Kolda dèsormais autosuffisante en riz ( journal )

La région de Kolda désormais autosuffisante en riz (journal)
Dakar, 6 sept (APS) – La région de Kolda a atteint l’autosuffisance en riz avec une production de 162.964 tonnes en 2015, contre 20.191 tonnes en 2014.
Le quotidien nationale Le Soleil qui donne l’information explique que « la mise en place, à temps, d’importants quotas de semences certifiées de riz a permis d’augmenter les superficies emblavées, d’accroître les rendements à l’hectare et de booster la production rizicole ».
Le directeur régional du développement rural (DRDR), Mamadou Badiane, estime que « ces résultats témoignent des efforts de l’Etat en termes de mesures d’accompagnement et autres investissements pour atteindre l’autosuffisance en riz par l’augmentation de la contribution du riz pluvial à hauteur de 40 % ».
Le Soleil souligne que « la couverture des besoins en céréales de la population de Kolda est largement assurée ». « Sur une production de céréales brutes de 257.440 tonnes avec 30 % de pertes/prélèvements, soit 76.332 tonnes. Les disponibilités en céréales ont atteint la barre de 178.108 tonnes », relève le journal.
Il précise que « les besoins céréaliers des populations sont estimés à 122.554 tonnes avec un excédent de 55.554 tonnes ».
Il ajoute que la production de paddy est chiffré à 162.964 tonnes avec 30 % de pertes/ prélèvements. Quant aux disponibilités en riz, ils « s’élèvent à 114.075 tonnes pour 68.445 tonnes de riz décortiqué alors que les besoins de la population sont de 52.996 tonnes, soit un excédent de 15.449 tonnes ».

reception de riz au centre ndindy, jeudi

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Femme, de la Famille et de l’Enfance, Mariama Sarr réceptionne, jeudi à 9h, 11 tonnes de riz destinées aux enfants talibés retirés de la rue,annonce un communiqué reçu à l’APS.
Ce don offert par le coordonnateur du projet suxali sama goox diapalé sama réw Mamadou Yattassaye responsable politique à Mbao, se tiendra au centre Ndindy où les enfants sont recasés,renseigne le texte.

« Les ingrédients sont réunis pour l’autosuffisance en riz »

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Le Sénégal atteindra l’autosuffisance en riz en 2017. Dans un entretien accordé au journal Le Quotidien, Papa Abdoulaye Seck, ministre de l’Agriculture, fait le point sur la situation. « Il est usuel d’entendre le gouvernement ne va pas atteindre l’autosuffisance en 2017, certains disent même attendons 2017 pour constater l’échec. J’ai du respect pour tout point de vue concernant le secteur agricole, mais je dois dire que ce point de vue là est en déphasage avec la réalité objective que nous vivons », souligne-t-il. Et d’ajouter : « C’est qui est plus juste, ce n’est pas de dire si le gouvernement va atteindre l’autosuffisance. La question qu’il faut se poser c’est celle de savoir si l’État est en train de réunir les ingrédients pour assainir l’environnement de la production et de la commercialisation pour que nous puissions avoir une autosuffisance. Et c’est le cas ».

« Atteindre l’autosuffisance en riz en 2017 ne sera pas possible », selon les riziculteurs

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Un gap énorme entre les chiffres annoncés par le président Macky Sall et la réalité sur les sites de production de riz local. L’autosuffisance en riz, prévue pour 2017, n’est pas tout à fait acquise selon les producteurs de riz dans la Vallée du fleuve Sénégal. Sud Quotidien, qui s’intéresse à ce sujet, a recueilli les avis des producteurs. Parmi eux, Yatma Ndiaye, responsable commercial de la société Coumba Nor Thiam (CNT), basée à Thiagar dans la commune de Ronkh (département de Dagana).

A l’en croire, il sera difficile voire impossible d’atteindre les 1000.000 de tonnes de riz annoncés par Macky Sall pour 2017. «Si les problèmes existants ne sont pas réglés, atteindre ces objectifs pour l’autosuffisance en riz sera très difficile», prévient le producteur. Non sans faire remarquer qu’ «Il n’y a présentement plus de riz dans la vallée du fleuve Sénégal. Si le président parle d’une production d’un million de tonnes en 2017 alors que c’est seulement 350.000 tonnes qui ont été produits, il y a un gap énorme. En réalité, il n’y a pas assez de riz de la vallée pour satisfaire la demande», explique-t-il.

Un avis partagé par un autre producteur, qui soulève quelques inquiétudes dans les colonnes du journal. «Nous n’avons pas de moyens, pas assez de matériels pour pouvoir relever ce défi. Notre président est trop ambitieux en fixant l’atteinte de l’autosuffisance en 2017. On comprend sa détermination à vouloir atteindre cet objectif, mais c’est une utopie. Les moyens ne sont pas réunis», rectifie-t-il.

Yatma Ndiaye de prodiguer des solutions aux autorités et demande une meilleure implication de la Saed et de l’Isra. «Nous rencontrons beaucoup de difficultés, surtout durant l’hivernage. Les solutions doivent émaner de la Société d’Aménagement et d’Exploitation des Terres du Delta (SAED) mais nous n’avons encore rien vu. Là où tu peux obtenir 110 à 120 sacs à l’hectare en contre saison, c’est difficilement que tu puisses obtenir même 60 sacs à l’hectare durant l’hivernage»

Autosuffisance en riz en 2017 : Pape Abdoulaye Seck réplique à Robert Sagna

Je viens de lire avec intérêt l’interview du ministre d’Etat, Robert Sagna, paru dans Le Quotidien du mercredi 03 février 2016. Je m’en réjouis profondément, car la complexité et la complexification des questions agricoles incitent à plaider pour une pluralité des analyses. Je voudrais, pour ma part, faire observer un certain nombre d’éléments.

1) Monsieur Sagna annonce qu’on ne «pourra jamais régler définitivement l’autosuffisance si on n’emblave pas suffisamment». J’aurais nuancé ce point de vue. En effet, avant la crise de 2008, la production rizicole africaine avait augmenté en moyenne de 3,2%. La hausse des superficies emblavées y avait contribué à hauteur de 75% et celle des rendements pour 25%. Par contre, à partir de 2008, avec la massification investissements et l’incorporation d‘innovations technologiques, la production a augmenté de 5,8%, expliquée par la hausse des rendements à hauteur de 71% et celle des superficies pour 29%. Par conséquent, il est scientifiquement établi, à partir des recherches du centre du riz pour l’Afrique (AfricaRice) que le progrès technique impacte plus sur l’augmentation de la production que la hausse des superficies.
Ici au Sénégal, nous avons une approche mixte consistant à rechercher les effets synergiques entre les rendements et les emblavures pour accélérer la cadence.
2) M. Sagna affirme, et c’est à son honneur en tant qu’ancien ministre de l’agriculture, que des résultats record ont été enregistrés cette année. Toutefois, il semble attribuer tout ceci à une bonne pluviométrie. La Fao, pour sa part, dans sa publication en date du 25 janvier 2016 intitulée «Views country briefs-Sénégal» pense plutôt que c’est la bonne pluviométrie et les mesures prises par le Gouvernement qui expliquent les performances notées et saluées. Je suis tenté de confirmer le point de vue de la Fao car cette année la production céréalière au Sahel a augmenté de 4% contre 82% au Sénégal. Pour l’arachide, la hausse sahélienne est de 10% et celle du Sénégal de 68%. Pour le niébé, le Sahel enregistre une hausse de 12% contre 125% pour le Sénégal. Il en résulte donc que l’eau est un facteur de production à combiner de façon optimale avec des intrants en quantité et en qualité grâce a des itinéraires techniques porteurs de progrès. A titre illustratif, la quantité de semences certifiées d’arachide est passée 6 000 tonnes en 2012 à 50 mille tonnes en 2016, d’où immanquablement un différentiel positif de productivité. Pour le riz, la quantité de semences de pré-bases produite par l’Isra en 2015/2016 est de 30 tonnes, soit deux fois plus que celle nécessaire (15 tonnes) pour atteindre l’objectif de l’autosuffisance rizicole.
3) Nous sommes à l’ère et à l’heure de la gestion des changements climatiques, fondée et soutenue sur les connaissances et les technologies générées par le génie créateur de l’homme.
C’est pourquoi en 2014, malgré le déficit pluviométrique enregistré, la production agricole a augmenté au Sénégal de 7,8%, grâce à la conception et à la mise en œuvre d’un programme d’adaptation au changement climatique.
4) L’auteur dit que «les résultats obtenus en riziculture pluviale n’ont jamais été atteints» et les explique par la pluviométrie de cette année. Je voudrais prolonger son analyse en faisant remarquer que c’est aussi à cause de la diffusion de nouvelles variétés telles que Nerica 1, Nerica 4, Nerica 5, Nerica 6 et la mise en valeur d’environ 34 mille ha en zone pluviale, basée sur la construction de digues anti-sel et d’ouvrages de retenue d’eau.
5) L’auteur ne réfute pas la faisabilité de l’objectif de produire 1,6 millions de tonnes en 2017, mais estime «insuffisantes les capacités de trituration du riz» qui selon lui, sont de 200 mille tonnes. Il s’agit certainement d’une erreur de frappe, car le riz n’est pas trituré à l’image des oléagineux, il est décortiqué. Il convient également de souligner que le rôle de l’Etat dans cette activité consiste à accompagner les acteurs privés. Ce qui, du reste est actuellement le cas comme l’illustre la montée en puissance des rizeries sur l’étendue du territoire national, notamment avec le projet indien qui vient de démarrer, le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) et plusieurs initiatives privées qu’il serait fastidieux d’énumérer ici.
6) Pour l’autosuffisance en riz, l’auteur nous donne la voie, à savoir, miser sur la double culture au nord avec 120 mille ha pour régler le problème. Le continent africain, selon les spécialistes d’Africa­Rice, de l’Irri et des systèmes nationaux de recherche, a un potentiel enviable en ce qui consiste la riziculture de bas-fond. En effet, l’Afrique au sud du Sahara compte plus de 130 millions d’ha pour cette écologie et n’en exploite que 3,9 millions d’ha. C’est ce qui explique pourquoi des recherches ont été entreprises pour mettre au point des Nerica Lowlands et les Arica à cycle court. Notre conviction est qu’un changement de la physionomie de l’agriculture passe nécessairement par l’exploitation raisonnée des capacités productives de nos écosystèmes. Déjà Kolda nourrit Kolda en riz avec le niveau de production enregistré cette année, comme l’a brillamment démontré le Directeur général de la Sodagri.
7) Pour rappel, de 1960 à 2000, les statistiques officielles nous apprennent que le Sénégal n’a pas produit plus de 364 mille tonnes de paddy par an, nous sommes actuellement à 917 mille tonnes. Il y a donc de bonnes raisons de penser que les ruptures opérées ont été salutaires.
8) Pour ce qui concerne les réserves de l’auteur sur les capacités de transformation du riz qu’il plafonne à 200 mille tonnes, je voudrais préciser qu’en 2015, rien que dans la Vallée, plus de deux fois cette quantité de paddy a été décortiquée avec les équipements déjà en place, et qui vont augmenter dans le cadre des programmes précités.
Décidément, l’environnement se transforme vite et bien. Et, en tout état de cause, les riziculteurs sénégalais, avec le soutien de l’Etat, ont déjà réalisé un niveau de production rizicole jamais égalé depuis l’accession de notre pays à la souveraineté internationale, en moins de deux ans. Par conséquent, ces riziculteurs sénégalais sont à féliciter et à encourager.
Je termine mon propos en réitérant mon attachement et mes félicitations à ce monument de l’agriculture sénégalaise pour sa contribution.

Dr Papa Abdoulaye SECK
Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural du Sénégal
Spécialiste en politique et stratégies agricoles
Académicien des Sciences Agricoles (Ansts, Aas, Twas)