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Les frères Sall ou le temps des malfrats au Senegal

« Une gouvernance bâtie sur le mensonge, c’est comme un prestidigitateur : l’illusion ne dure qu’un temps »

Les révélations explosives du journal BBC sur le scandale du siècle portant sur des rétro commissions et un système de passe-droits sur le pétrole et le gaz au Sénégal révèlent une corruption d’une ampleur inouïe, des pratiques mafieuses de captation des deniers publics et un véritable banditisme d’état sous le magistère de Macky SALL.

Alors qu’on n’a pas fini d’épiloguer sur le carnage financier du PRODAC, un scandale à 29 milliards de F CFA, c’est toute la théorie de la gouvernance sobre et vertueuse chantée sous tous les cieux depuis 2012, par Macky SALL qui s’effondre, comme un château de cartes avec l’affaire PETROTIM. Dans une vidéo documentée (des montants précis sont fournis) et accablante pour ALIOU Sall (frère de Macky Sall), BBC met à nu un incroyable système de prédation des ressources d’un pays classé parmi les plus pauvres du monde, par un clan aux commandes du Sénégal : les SALL.

A l’instar de WATERGATE (un scandale qui a eu pour conséquence la démission du Président Nixon aux USA en 1974), le Pétro TIM GATE éclabousse directement Macky SALL qui a placé son frère Aliou SALL (qui bénéficie d’une immunité d’exécution), à la tête de la Caisse des Dépôts et Consignations, une institution qui brasse des milliards de F CFA et ne fait l’objet d’aucun audit sérieux de la part des corps de contrôle soumis au pouvoir exécutif, qui ont totalement failli à leur mission.

Le népotisme effarant de Macky Sall, est la source de toutes les dérives de son frère Aliou SALL, qui ne se fixe plus aucune limite. Avec le PETRO TIM GATE, Aliou SALL est pris en flagrant délit, les mains dans le cambouis.

La thèse évoquant un soi-disant complot de BBC n’intéresse personne. Macky SALL peut jouer les matamores au Sénégal, et se proclamer roi ou que sais-je, Empereur en Afrique, il n’a aucun pouvoir de définir ou d’orienter la ligne éditoriale de BBC. Pour une raison simple : la Grande Bretagne n’est pas le Sénégal. Il n’y a pas que BBC pour accabler le régime de Macky SALL.

En 2018, le très sérieux journal the ECONOMIST avait tiré la sonnette d’alarme sur les multiples dérives du Prince SALL évoquant les nuages sombres qui s’amoncelaient sur la démocratie sénégalaise (emprisonnement de Barthélémy Diaz, de Khalifa Sall, exil de Karim Wade, assassinat de l’étudiant Fallou SENE, etc….).

En réalité, les gesticulations d’Aliou SALL annonçant une plainte contre BBC peuvent prêter à sourire. Toutes les explications du monde et de la presse du palais appelée à la rescousse pour étouffer ce carnage financier innommable, toutes les justifications d’Aliou SALL pour se disculper (le salaire que je percevais est légal, ou encore le contrat Pétrotim a été signé par WADE), lors d’une ridicule conférence de presse, ne suffiront pas à travestir la réalité dans cette affaire. Aliou SALL peut raconter des sornettes aux sénégalais, mais pas aux occidentaux. BBC lui a bel et bien donné l’occasion de s’expliquer dans cette affaire (tous ceux qui ont regardé la vidéo ont constaté que le communiqué d’Aliou SALL a été repris par BBC, de même que celui de ses avocats).

Alors que plus de 40% de sénégalais vivent dans la misère, que la famine frappe aux portes du monde rural et que le Sénégal connait une crise de liquidités sans précèdent, Macky SALL (qui vient de réaliser un hold up électoral lors des présidentielles de 2019) et son frère Aliou SALL insouciants, arrosent leur clan et s’adonnent à un festin indécent, à coups de milliards de F CFA. Sur le dos du peuple, avec la complicité d’une partie des élites corrompue, adepte de la politique du ventre. Ce scandale prouve que le Sénégal est entre des mains inexpertes depuis 2012 (un régime d’amateurs).

L’heure des comptes approche pour le clan des SALL. Lentement mais sûrement.

Seybani SOUGOU – E-mail : sougouparis@yahoo.fr

Le Sénégal n’est assurément pas de bonnes moeurs politiques ! Par Bayaliou

Sur plan politique, le Sénégal n’est assurément pas de bonnes moeurs! Les pratiques les plus courantes dans le champ politique national sont tout à fait à l’opposé de la morale. Entre mensonges, trahisons, reniements, scandales de corruption, transhumance et achats de conscience, les politiciens dansent un tango endiablé et valsent au gré des pérégrinations de la puissance publique. On les voit toujours s’agglutiner autour des fleurs du pouvoir pour en sucer le nectar quels que soient l’homme, le parti ou l’idéologie régnants.

Cette attitude des plus immorales est le lit de toutes les turpitudes que l’on reproche actuellement aux politiques. En vérité, voulant coûte que coûte s’accrocher à des sinécures et ou caresser les ors du pouvoir, les experts politiciens sont prêts à tout, même à s’allier avec le diable. La morale, l’éthique, la dignité, « le kersa, le ngor et le diom », c’est pas leur tasse de thé. Et c’est pourquoi, il est très fréquent de voir des politiciens chanter les louanges d’hommes ou de femmes qu’ils ont eu à traiter de tous les noms dans le passé. Et la réciproque reste également valable avec des politiciens et autres acteurs sociaux qui vouent aux gémonies des hommes et des femmes qu’ils ont adulés et louangés pendant un long moment de leur carrière politique.

Le reniement et la trahison désignent chez les politiques, des changements brusques de position et d’alliés en fonction du contexte et du dynamisme politiques. Ainsi, dire d’un individu qu’il pratique aisément le compromis revient à désigner quelqu’un de peu scrupuleux qui n’hésite pas, à l’occasion, à revenir sur sa parole, à trahir ou se dégager de ses amis ainsi que de l’ensemble des règles qui régulent le jeu politique afin de conserver une position avantageuse pour lui, ou d’obtenir des ressources dont l’aurait privé la conformité à une morale.

Le plus grave dans cette sarabande endiablée de traîtres et de renégats, est que ces damnés sans foi ni morale envahissent l’espace politico-médiatique avec tous les risques d’influence et d’impact négatif sur la jeune génération. Il urge dès lors, d’assainir les moeurs politiques par des garde-fous, des lois qui limiteraient le nombre de partis politiques, qui fixeraient les militants dans un camp et qui exigeraient à ceux-là évoluent dans le champ politique la bonne conduite à tenir…

Le Sénégal en route vers l’effondrement ?

Faisant partie des pays les plus pauvres au monde, le Sénégal affiche un taux de pauvreté avoisinant 47 % et ce taux est plus élevé en milieu rural, allant jusqu’à 61 %. Ajouté à cela, il faut noter la faible rémunération, le manque de logements sociaux, l’accès difficile aux soins primaires et un taux d’alphabétisation très faible malgré un taux de scolarisation très élevé.

Une personne est en situation de pauvreté quand elle ne dispose pas des ressources nécessaires pour faire face à ses besoins vitaux. C’est quand la personne ne gagne pas assez pour lui permettre de vivre dignement selon les droits fondamentaux de la personne, et non de survivre péniblement au jour le jour. Cette survie fait que la personne reste en vie malgré un risque élevé de mort ou une situation précaire.

Le niveau des salaires

Presque 50 % de la population travaille dans le secteur informel avec un revenu annuel net d’environ 500 000 FCFA, soit 42 000 FCFA par mois.

Dans le secteur formel, on note de plus en plus de CDD (contrats à Durée déterminée), l’intérim, et le travail à temps partiel, qui touche tous les secteurs et tous les Sénégalais. Ces derniers vivent dans la peur de perdre leur travail, ils sont des travailleurs obéissants, qui ne cherchent qu’à être embauchés de façon définitive.

Ils perdent leur estime en eux, ils se sentent dévaloriser, ils font un travail en deçà de leurs compétences, car ils n’ont pas le choix. Cela est la raison principale qu’ils ont un problème à avoir une vie sociale, tout cela résultera facilement à la dégradation de la santé mentale.

À ceux-là, il faut ajouter les enfants de la rue et les talibés, les ex-détenus qui ne sont pas réinsérés dans la société, les malades mentaux qui ne sont pas pris en charge, les handicapés, les mendiants et les retraités qui ne disposent pas d’une pension de retraite.

Toutes ces personnes, qui ne disposent d’aucun soutien financier, risquent de sombrer dans le banditisme, la non-scolarisation des enfants par faute de moyen, les vols, les crimes, l’insécurité, le manque de logements décents et le suicide. On remarque une récurrence de tous ces fléaux au Sénégal et rien n’est en train d’être fait pour y remédier.

Au Sénégal, le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) est de 317,313 FCFA par heure, soit près de 50 770 FCFA par mois à compter du 1er janvier 2019 et de 333,808 FCFA par heure, soit près de 53 409 FCFA à partir du 1er décembre 2019.

L’effectif de la fonction publique a accru à cause de la démographie et son nombre est passé de 66 000 en l’an 2000 à 130 000 en 2018 et le salaire a aussi augmenté de 173 milliards FCFA à 683 milliards de FCFA entre ces deux années, soit une augmentation en moyenne de 28 milliards par année.

Selon l’ANSD, le salaire moyen mensuel d’un salarié est estimé à 96 206 FCFA. Il est de 107 074 FCFA pour les hommes contre 68 078 FCFA pour les femmes. Il varie aussi en fonction du milieu de résidence. Un salarié en milieu urbain gagne en moyenne 104 869 FCFA contre 75 564 FCFA en milieu rural.

La proportion de salariés qui ont un salaire mensuel supérieur ou égal à 111 000 FCFA est estimée à 26,6 %. Par ailleurs, le salaire médian est de 54 000 FCFA et 30,4 % ont gagné moins de 37 000 FCFA par mois. Le taux de chômage des personnes âgées de 15 ans ou plus est estimé à 15,7 %.

Il est légèrement plus élevé en milieu urbain où 18,6 % de la population active est au chômage contre 13,1 % en zone rurale. Selon le sexe, le chômage touche davantage les femmes (22,1 %) que les hommes. (9,6 %)

Comprendre la règlementation des prix

Le Sénégal a une économie de marché où le gouvernement est juste arbitre et les consommateurs ont le choix face à la concurrence qui y règne. Il faut comprendre comment les prix sont fixés au Sénégal pour pouvoir mieux comprendre notre analyse. Pour le comprendre, il faut faire appel à la loi N° 94-63 sur les prix, la concurrence et le contentieux économique.

Pour le riz local, le prix est fixé de manière consensuelle par les acteurs de ce secteur. Son prix varie selon la production, le stockage et le transport.

La tomate par contre obéit à une double contrainte, il y a la norme NS 03 036 qui a pour objectif de donner les caractéristiques de qualité du concentré de tomates destiné à la consommation humaine et l’intervention de l’Administration pour fixer les prix planchers. La tomate est très protégée et seule l’importation du concentré de tomates est libéralisée.

Pour la carotte, le régime est libéral et le prix est dicté par le marché et l’Administration n’intervient qu’en cas de besoin. Pour les oignons, il y a des restrictions d’importation saisonnière pour préserver la production locale. S’il n’y a pas pénurie d’oignons, les importations sont interdites du début d’année jusqu’en fin août.

Pour le lait en poudre, son importation est libre, par contre son prix est réglementé par un arrêté qui fixe son prix plafond et le dépassement représente une infraction. Malheureusement, nos commerçants appliquent toujours le prix maximal.

Pour le riz brisé importé, il bénéficie du régime de fixation autoritaire, à cause de son importance dans notre diète. Un arrêté détermine le prix maximal et il change souvent selon les cours mondiaux pour aider les ménages. Les prix du pain et la farine sont aussi fixés par un arrêté, étant donné que la farine de blé est principalement importée, son prix dépend largement des cours mondiaux. En cas de chute, les prix devraient baisser, mais l’Administration préfère fixer les prix au cas où les cours montent.

C’est le régime de l’homologation. L’importation du sucre est libre avec la libéralisation du marché, il est assujetti aussi au régime de l’homologation. L’importation de l’huile est libre, cependant les prix sont fixés par arrêté selon les niveaux de la chaîne de distribution.

Approximation du coût de la vie
On entendait souvent nos adultes dire, qu’à l’époque de Senghor, il faisait bon vivre au Sénégal, car même s’il n’y avait pas assez de ressources, les prix des denrées étaient relativement bas. Par contre entre 2007 et 2008, les prix ont grimpé de manière vertigineuse dus à plusieurs facteurs.

On note une montée de prix des prix de denrées entre 2007 et 2008, le kilogramme de riz qui coûtait 140 FCFA est monté à 240 FCFA en 2008. Le kilogramme de viande de mouton qui coûtait 1200 FCFA en 2000 coûtait 2580 FCFA en 2007.

La bouteille de gaz de 6 kilogrammes qui coûtait 1495 FCFA en 2004 coûtait 3109 en 2007 et celle de 12 kilogrammes qui coûtait 3615 FCFA en 2004 est passée à 7165 FCFA en 2007. Le prix du sac de riz de 50 kilogrammes est passé de 9 500 FCFA à 17.000 FCFA à Dakar et 20.000 FCFA dans les autres régions du pays. Cependant, il faut noter que le 3 janvier 2008, le seuil des 100 dollars par baril avait été atteint et la crise financière voyait le jour.

De nos jours, le kilogramme de viande de mouton varie entre 2 800 FCFA et 3 500 FCFA. Le sachet de Laicran peut aller jusqu’à 1700 FCFA, le kilogramme de viande de bœuf coûte environ 2 800 le kilogramme. Le poisson Thiof, qui se fait rare, peut atteindre 5 000 FCFA le kilogramme, le litre d’huile est d’environ 1 200 FCFA. Le poulet coûte entre 2 500 et 3 500 FCFA. L’abonnement internet varie entre 10 000 et 30 000 par mois et l’abonnement à la télévision (Canal Horizons ou TV Orange) varie entre 5 000 FCFA par mois jusqu’à 40 000 par mois sauf si vous êtes illégalement branché (3 000 à 5 000 FCFA par mois). La scolarité des enfants au privé se situe entre 15 000 et 100 000 FCFA. Le KW d’électricité est de 130 FCFA et le prix du litre d’essence est de 695 FCFA.

Après avoir visité quelques sites du pays, nous avons trouvé quelques exemples sur la location d’appartements de trois chambres au Sénégal. C’est ainsi que nous avons vu un appartement de trois chambres à Keur Massar, dans la banlieue, est d’environ 150 000 FCFA par mois. Un appartement en ville et aux Almadies est d’environ 1 000 000 FCFA par mois. Un appartement à Mermoz et à Sacré Cœur est d’environ 500 000 FCFA par mois. Un appartement à Scat Urbam est d’environ 200 000 FCFA par mois. Un appartement aux Maristes est d’environ 175 000 FCFA par mois. Un appartement aux Mamelles est d’environ 200 000 FCFA par mois. Un appartement à Ouest Foire est d’environ 250 000 FCFA par mois. Un appartement à la Sicap liberté est entre 200 000 et 300 000 FCFA dépendant du quartier désiré. En quelque sorte, pour avoir son appartement à Dakar ou presque 3 000 000 de personnes habitent, il faut au moins 175 000 FCFA par mois. Vous pouvez trouve un appartement moins cher, mais notre recherche est basée sur un appartement décent de trois chambres. Pour l’achat de biens immobiliers, il faut compter au moins 15 000 000 FCFA pour les logements sociaux jusqu’à plus de 1 milliard de FCFA dans certains quartiers. Le taux d’intérêt reste très élevé pour ceux qui peuvent bénéficier de prêts immobiliers.

Restons sereins !

Selon les données dont nous disposons, c’est impossible de survivre au Sénégal sans aide.

Il faut noter que la diaspora sénégalaise qui représente moins de 5 % de la population, contribue à hauteur de 1 110 milliards FCFA, soit presque 15 % du PIB. Cette diaspora contribue essentiellement à la consommation des ménages et elle reste faible dans l’investissement économique. Hormis la diaspora sénégalaise, comment est-ce que les Sénégalais arrivent-ils à survivre face à des salaires très faibles et un niveau de vie très élevé ?

Il y a des corps au Sénégal qui sont dans de bonnes conditions, mais tout le monde n’a pas la chance d’y appartenir. Il y a des indemnités qui sont mises en place ou qui sont revalorisées, c’est ainsi qu’on peut noter une indemnité de 500 000 FCFA accordées aux épouses ou époux des ambassadeurs allant jusqu’à 1 000 000 de FCFA en faveur d’autres fonctionnaires. Cette indemnité, accordée aux épouses et époux des ambassadeurs, a dû provoquer le mécontentement des enseignants. Pendant que tout le monde pensait qu’on allait vers une année blanche, suite à des négociations, on a noté une augmentation de l’indemnité de logement allant de 60 000 FCFA à 100 000 FCFA de manière progressive.

Avec les reformes budgétaires en place, l’Etat ne sera pas en mesure d’augmenter les salaires, on doit se sentit chanceux si les salaires ne sont pas diminués. Les choix politiques entre 2012 et 2019 n’ont pas été les meilleurs et nous devons en payer les prix. L’électricité et l’essence n’ont pas connu de hausse de prix depuis 2017 malgré la hausse des prix du pétrole, et aussi de l’appréciation du dollar par rapport au FCFA. Pour accélérer les chantiers et faire face aux charges, en mars 2018, l’état du Sénégal était dans l’obligation d’émettre des euro bonds pour un financement budgétaire, c’était la deuxième année consécutive que le Sénégal émettait des euro bonds. En 2017, le Sénégal a émis des euro bonds pour un montant de 1,2 milliards et de 2,2 milliards en 2018. Nous avons émis des euro bonds tous les trois ans depuis 2011.

Une partie des euro bonds reçus a été mise de côté pour les besoins de l’année en cours, mais, avec toutes les dépenses qui sont devant nous, est-ce que cela sera suffisant pour boucler les fins d’années. Notre déficit budgétaire risque de dépasser 6 % de notre PIB à cause des mauvais choix politiques. Ces mauvais choix vont créer des choix durs dans les cinq prochaines années, car nous serons dans l’obligation d’afficher les vrais prix de l’énergie et aussi d’augmenter les prix des denrées de première nécessité, et même de diminuer l’effectif de la fonction publique.

Nous devons nous rappeler que le Sénégal nous appartient tous, il n’appartient pas seulement aux hommes politiques. Nous devons mettre ensemble toutes nos forces pour essayer de voir comment nous pourrons sortir notre pays de ce trou pour le mettre sur la voie du développement. Ce ne sera pas facile, mais nous pouvons commencer par dialoguer d’abord puis mettre en place des reformes.

Pensons aux générations futures !

Mohamed Dia

La Population Sénégalaise a dépassé 15,7 Millions de personnes en 2018 ( ANSD)

En 2018, la population du Sénégal a atteint 15 726 037 habitants, a révélé une enquête démographique de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). « En 2018, la population du Sénégal est estimée à 15 726 037 habitants dont 7 896 040 de femmes (50,2%) et 7 829 997 d’hommes (49,8%) », indique notamment un rapport de la structure consulté à l’APS.

Plus de la moitié des personnes vivant au Sénégal résident en milieu rural, soit 53, 3 %, tandis que les citadins représentent 46,7% de citadins, souligne le document qui relève dans le même temps une « forte disparité dans la répartition de la population entre entités administratives régionales ». « La région de Dakar qui couvre 0,3% de la superficie du pays, abrite 23,1 % de la population du Sénégal, soit une densité de 6 637 habitants au Km2. A l’opposé, Kédougou est la région la moins peuplée avec une proportion de 1, 1% de la population sénégalaise et une densité de 11 habitants au Km2 », fait savoir l’ANSD.

Sénégal : Plus de 30.000 enfants-mendiants dans les rues

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Plus de 30.000 enfants-mendiants au Sénégal
Jeudi 28 Mars 2019


Les chiffres font froid dans le dos. Plus de 30 mille enfants-mendiants au Sénégal, renseigne Mody Ndiaye, le secrétaire permanent de la Cellule nationale de lutte contre la traite des personnes (Cnltp). Il a en fait part lors d’un séminaire de renforcement de capacités des magistrats, policiers et gendarmes.

Pourtant une loi a été votée contre le fléau mais en a croire Aminata Kébé du Commissariat des Nations Unies, le blocage de la réglementation s’explique par des résistances socioculturelles. Elle soutient que le fait beaucoup de Sénégalais donnent chaque matin de l’aumône à ces enfants rend difficile la lutte contre cette exploitation humaine.

Politique du « watiatia » : Quand Macky terrasse la démocratie sénégalaise

La démocratie sénégalaise, « ou plutôt ce qu’il en reste », a été passée au crible, selon le quotidien Les Échos, par un groupe d’intellectuels africains. Contestations et soubresauts ayant jalonné l’élection présidentielle obligent, leur verdict est sans appel : il y a recul.

L’ancien Directeur exécutif d’Amnesty international en Afrique de l’ouest et du centre, notre compatriote Alioune Tine, parle de « la politique du Wathiathia » pour décrire l’absence notoire de dialogue et le manque de confiance entre les différents acteurs.

Dans un tribune publiée dans le journal français Le Point sous le titre « Sénégal : le syndrome Sonko », l’écrivain franco-guinéen Tierno Monénembo s’interroge en ces termes : « Mais où est donc passée cette société fluide et raffinée que nous a léguée le lettré Senghor ? ».

Une situation « loin d’être une surprise » pour l’Ong américaine Freedom House. Dans son dernier rapport 2019, intitulé « La démocratie en retraite » qui compile des données de 195 pays, elle se désole de « la dégringolade de la démocratie sénégalaise ».

Idem pour le journal spécialisé espagnol, « El Orden Mundial », dont un auteur, Dr Pablo Moral, reste persuadé que « le président sénégalais nouvellement réélu doit concilier deux réalités : une économie émergente prometteuse et de pressants défis sociaux ».

Invité à s’exprimer sur la dernière présidentielle, par France 24, le journaliste Louis-Magloire Keumayo, par ailleurs président du Club de l’information africaine, a déploré, pour sa part, « la régression de la démocratie sénégalaise qui était une vitrine en Afrique

Risque de chaos au Sénégal : D’anciens Chefs d’Etat africains alertent

Un Rapport estampillé « West Africa Election » qui porte l’empreinte de John Dramani Mahama du Ghana, Ernest Baï Koroma de la Sierra Leone et Saulos Chilima Abeokuta, actuel vice-président du Malawi soulève de réelles craintes quant au scrutin du 24 février prochain au Sénégal et celui de 2020 prévu en Côte d’Ivoire, rapporte Source A.

Avec à leur tête Olusegun Obasanjo, ces personnalités tirent la sonnette d’alarme. Ils évoquent aussi, dans leur document, des risques liés à la coupure ou à la rationalisation de l’Internet le jour de l’élection présidentielle. Et d’alerter : « Si le Sénégal sombre dans le chaos, c’est toute la région qui bascule ».

La démocratie sénégalaise régresse pour la 3ème année consécutive

Dans son dernier rapport 2019 intitulé «la démocratie en retraite», compilant les données recueillies dans 195 pays, l’Ong américaine Freedom House a exprimé ses inquiétudes concernant le recul démocratique dans le monde. Et le Sénégal n’a pas échappé à cette dégringolade.

Notre pays poursuit, en effet, sa chute. De 78 points en 2016 puis 75 points en 2017, le Sénégal a encore perdu trois points cette année en obtenant 72 points dans ce dernier classement de l’Ong de défense des droits humains publié le 7 février dernier.

A l’échelle mondiale, l’Ong constate un recul des libertés en 2018 pour la 13e année d’affilée. Sur les 195 pays évalués, 68 ont connu une régression des droits politiques et des libertés civiques, contre 50 seulement qui ont enregistré une progression.

L’Ong américaine Freedom House a rendu public son rapport 2019 sur la liberté dans le monde intitulé «la démocratie en retraite».

En 2018, l’Ong américaine a enregistré la 13e année consécutive de déclin de la liberté globale. Le renversement a touché divers pays de toutes les régions, des démocraties anciennes comme les États-Unis aux régimes autoritaires consolidés comme la Chine et la Russie.

Les pertes globales sont encore faibles, comparées aux gains de la fin du 20ème siècle, mais la tendance est constante et inquiétante : la démocratie est en recul.

Dans les États qui étaient déjà autoritaires et qui ont obtenu les désignations «Non libre» de Freedom House, les gouvernements ont progressivement abandonné le voile sur la pratique démocratique qu’ils avaient instaurée au cours des décennies précédentes, alors que les incitations internationales et les pressions en faveur d’une réforme étaient plus fortes.

De plus en plus de pouvoirs autoritaires interdisent désormais les groupes d’opposition ou emprisonnent leurs dirigeants, éliminent les limitations de mandat et resserrent les vis sur les médias indépendants qui restent.

Entre-temps, de nombreux pays qui se sont démocratisés après la fin de la guerre froide ont régressé, face à une corruption généralisée, à des mouvements populistes antilibéraux et à des violations de l’Etat de droit.

De manière troublante, même des démocraties de longue date ont été ébranlées par des forces politiques populistes, qui rejettent des principes fondamentaux tels que la séparation des pouvoirs et les minorités visées à des fins de traitement discriminatoire.

Le Sénégal laissé à la traîne par le Cap vert, le Bénin, l’Afrique du Sud, le Ghana…

Et malheureusement, le Sénégal n’a pas échappé à cette dégringolade qui semble devenir mondiale. En effet, les libertés poursuivent leur chute au niveau de notre pays. Avec 78 sur 100 points en 2016, le Sénégal avait enregistré 75 points en 2017, avant de descendre encore en perdant trois points cette année, obtenant 72 points dans ce dernier classement de l’Ong de défense des droits humains.

Une mauvaise performance du Sénégal, d’autant que les autres démocraties du continent ont tous ou presque conservé leur note. Le Cap-Vert avec 90 points a maintenu sa note, le Ghana également avec 83 points.

L’Afrique du Sud et le Benin ont d’ailleurs fait mieux que l’an dernier en gagnant chacun un point de plus par rapport au dernier classement. Le pays des Bafana-Bafana est passé de 78 à 79 points alors que le Benin est passé de 82 à 83 points.

Des améliorations surprenantes en Angola et en Éthiopie

Toutefois, malgré les mauvaises performances au niveau général, une lumière a traversé ces nuages ​​en 2018. Des améliorations surprenantes dans certains pays, notamment en Afrique, avec l’Angola et l’Éthiopie, montrent que la démocratie a toujours été un appel pour responsabiliser les dirigeants et créer les conditions d’une vie meilleure.

Même dans les pays d’Europe et d’Amérique du Nord, où les institutions démocratiques sont sous pression, des mouvements civiques dynamiques en faveur de la justice et de l’inclusion continuent de s’appuyer sur les réalisations de leurs prédécesseurs, élargissant ainsi la portée de ce que les citoyens peuvent et doivent attendre de la démocratie.

La promesse de la démocratie reste réelle et puissante. Non seulement la défendre, mais en élargir la portée est l’une des grandes causes de notre époque.

La Serbie dans la fosse

En Europe, pour la première fois depuis 15 ans, la Serbie n’est plus considérée comme une démocratie par l’Organisation d’observation de la démocratie Freedom House. Le niveau de démocratie était en baisse depuis 2014 en Serbie, mais, cette année la baisse a fait basculer le pays dans la liste peu enviable des États partiellement libres.

La démocratie se détériore en Serbie depuis bientôt cinq ans selon l’Ong américaine Freedom House. Cette Ong lie cette dégradation à l’arrivée au pouvoir, d’abord en tant que Premier ministre, puis à la fonction présidentielle, d’Aleksandar Vucic, un ancien leader nationaliste reconverti en «pro-européen».

Depuis son arrivée au pouvoir, la liberté de la presse est en baisse constante et le nombre des attaques contre les journalistes est en augmentation. La société civile a aussi perdu de l’influence dans le débat public.

Par ailleurs, la qualité de la gouvernance, aussi bien au niveau national que local, s’est détériorée. Les campagnes de diffamation contre les opposants sont régulières dans une partie de la presse contrôlée par le régime. La Serbie reste un relatif bon élève dans les Balkans, mais surtout parce que les autres pays de la région n’étaient pas pour la plupart considérés comme complètement démocratiques. Le rapport de l’Ong décrit une politique gouvernementale à tendance autoritaire, destinée avant tout à renforcer le pouvoir du parti du président Vucic, le Parti progressiste serbe.

Ça tombe au mauvais moment pour le Sénégal

Pour le Sénégal, ce dernier rapport de l’Ong américain Freedom House intervient dans un moment crucial. En effet, pour être tombé quatre jours après le début de la campagne d’une élection à tension, le classement de l’Ong, avec la mauvaise note du Sénégal, ne fait pas l’affaire des gouvernants actuels. Et en attendant les résultats du scrutin du 24 février prochain, une chose est sûre, le prochain régime, qu’il soit celui de la continuité ou d’une alternance, devra travailler, beaucoup travailler, pour redresser cette situation qui n’honore pas l’image de la démocratie sénégalaise.

Fondée en octobre 1941, Freedom House est une organisation non gouvernementale basée aux États-Unis, financée par le gouvernement et qui mène des activités de recherche et de plaidoyer en faveur de la démocratie, des libertés politiques et des droits humains. Il se décrit comme «une voix claire pour la démocratie et la liberté dans le monde», bien que les critiques aient déclaré que l’organisation était biaisée en faveur des intérêts américains.

Corruption : le Sénégal dans la zone rouge

Le Forum civil a publié, ce mardi, le rapport annuel de Transparency International sur l’Indice de perception de la corruption (Ipc). Comme en 2016, le Sénégal est toujours sur la ligne rouge, avec 45 points sur 100. « Le Sénégal a cessé de progresser.

Il conserve son score de 45 sur 100, mais il reste dans la zone rouge, c’est-à-dire en dessous de la moyenne mondiale qui est de 50/100 », a révélé le coordonnateur du Forum civil, Birahim Seck.

Corruption : le Sénégal dans la zone rouge
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« Dans l’Ipc, l’élément substantiel qu’il faut considérer c’est plus le score que le classement. Ce dernier varie en fonction du nombre de pays concernés. C’est pourquoi le Sénégal doit encore faire beaucoup d’efforts pour sortir de la zone rouge, c’est-à-dire dépasser le score de 50/100″, explique-t-il. Pourquoi le Sénégal stagne

D’après lui, la stagnation du Sénégal dans la zone rouge, après une période de progression, est due à un affaiblissement de la volonté politique de lutter contre la corruption qui se manifeste par ‘’la non-transmission de dossiers des organes de contrôle que le président dit mettre sous le coude ;

les réformes juridiques opérées qui ne vont pas dans le sens du renforcement de l’indépendance des juges ; les prolongations injustifiées de mandats ou d’activités au niveau des instances de régulation ;

l’arrêt inexplicable et inexpliqué de la politique de traque des biens mal acquis, forte demande sociale de redevabilité », liste le forum civil. Le coordonnateur du Forum civil ajoute : « Elle s’explique aussi par le refus incompréhensible de l’Inspection générale d’Etat (Ige) et de la Cour des comptes de publier des rapports d’audits et de redditions des comptes ;

la tiédeur de l’intervention de l’Ofnac et de l’Armp dans l’amélioration de la gouvernance ; la quasi absence du ministère en charge de la bonne gouvernance du champ de la lutte contre la corruption ; l’inexistence de commissions d’enquête parlementaire ou de traitement judiciaire de nombreux cas de mal gouvernance soulevés au Sénégal : affaires Bictogo, Petrotim ltd, Prodac, la gestion du Fonds de promotion féminine.’’

Toutefois, le Forum civil précise que le Sénégal occupe la 8e place au niveau africain, avec 45 points, loin derrière les Seychelles qui a arraché la première place avec 66 points.

Au plan africain (en dehors des pays maghrébins), le rapport a également renseigné que tous les pays de l’Uemoa sont dans la zone rouge. Aucun pays membre n’a obtenu la moyenne de 50/100. Et le Sénégal vient en tête

La communauté internationale considère le Sénégal comme un pays en crise

Le droit de « l’hommiste », Alioune Tine, n’est pas du tout rassuré de la situation actuelle du Sénégal. Il informe que l’image du pays est en train de se ternir aux yeux de la communauté internationale.

«Il faut que les choses se fassent pacifiquement, qu’elles soient gérables, quand ce n’est pas gérable, on ne sait pas jusqu’à quel niveau ça va aller. Parce que, qu’on le veut ou non, la communauté internationale considère le Sénégal comme un pays en crise», fulmine-t-il.

Il poursuit : «les diplomates sont en train de demander des avis par-ci par-là. Nous avons rencontré des gens de la CEDEAO et aux Nations Unies, aujourd’hui les gens commencent à être inquiets, il faut que chaque Sénégalais se sente concerné par cette question là».

Membre de la Société civile, Alioune Tine appelle, sur la Rfm, la classe politique au calme.

«Les gens qui sont en colère et qui ont des raisons de la manifester, il faut le faire dans le calme, vraiment des textes constitutionnels, législatifs et réglementaires et que ceux d’en face, ne fassent ni la provocation ni la répression inconsidérée».

Il est d’avis que cette situation prè-électorale, qui rappelle les allures de celle de 2012, est le fruit des transitions ratées au Sénégal

Les droits de l’enfant sont bafoués au Sénégal. Il faut le dire, le dénoncer, le condamner…


Après une mission humanitaire au Sénégal, je ne veux plus me taire.

C’est au Centre d’Enfance des Talibés créée par l’association « Pour une enfance au Sénégal » co-dirigée par un Sénégalais Jules Mdiaye et par un français, Joël Level que j’ai séjourné. Il y a quelques mois j’ai décidé de partir en mission humanitaire.

Comme Lucile, Sara, Ijrah, Véronique, Nathalie, Shirley, François, j’ai passé les fêtes de Noël loin des miens. Comme eux je me suis investie auprès d’enfants Talibés dont le sort m’avait émue au hasard d’un reportage à la télévision.

Je suis arrivée vierge de toute attente, sans appréhension ni préjugé particulier; je suis repartie blessée, bouleversée, meurtrie, anéantie. Comment je vais me remettre de ce que j’ai vu et de ce que j’ai vécu, je ne le sais pas encore et cela n’importe guère. Une chose dont je suis sûre cependant c’est que je ne peux pas me taire.

Les droits de l’enfant sont bafoués au Sénégal. Il faut le dire, le dénoncer, le condamner, sans réserve, pour ne pas cautionner.

S’il vous plaît, prenez le temps de m’écouter, j’ai des choses à vous raconter.

Mbour, petit village aux abords de Dakar, est une zone rurale où fourmillent les Daara. Comprenez les écoles coraniques où des enfants sont confiés par leurs familles à des marabouts pour apprendre le Coran. La démarche est louable au Sénégal.

Noble même. Le marabout y est un religieux fort respecté. Tradition culturelle oblige. Pourtant, sa réputation est largement dévoyée et la confiance qui lui est accordée est trop souvent trahie.

En effet celui-ci, pendant tout « l’apprentissage », n’offre à l’enfant (il existe bien sûr des exceptions mais bien trop rares) ni l’hospitalité – ils dorment bien souvent dans des taudis, à même la terre, sur des cailloux, au contact direct des excréments d’animaux, en proie aux parasites – ni les soins de santé, ni la nourriture. Pire. Ils les exploitent, les mettent à la rue et les forcent à mendier.

Vous avez envie de raconter votre histoire? Un événement de votre vie vous a fait voir les choses différemment? Vous voulez briser un tabou? Vous pouvez envoyer votre témoignage à temoignage@huffingtonpost.fr et consulter tous les témoignages que nous avons publiés.
La mendicité est réprimée par la religion musulmane.

Qu’importe. Dès 6h du matin, lorsque les Sénégalais partent travailler, ce sont des milliers d’enfants Talibés – littéralement « élèves d’une école coranique » – qu’ils découvrent capturés dans les phares de leur voiture. Des enfants qui n’ont parfois pas 4 ans.

Leur tupperware à la main, tongs dépareillées (lorsqu’ils en ont), vêtements troués, ils mendient dans les rues jusqu’à 18h/ jour, contraints de ramener les 200, 300, 500 francs CFA journalier à leur marabout sous peine de sévices corporels. Un esclavage qui ne dit pas son nom; un marché juteux pour les marabouts, incontestablement. L’addition est lourde.

On ne saurait dire qui de la rue ou de leur Daara leur est le plus douloureux, hostile, cruel. À l’extérieur la violence de la rue, les blessures de l’abandon, la solitude de l’âme, l’humiliation de la mendicité. À l’intérieur, la privation alimentaire, la violence physique, la détresse matérielle, la torture psychologique.

Terrible portrait que je vous dresse?

Et je ne vous ai pas tout dit. Parce que les mots me manquent aujourd’hui encore, quelques jours après mon retour. Parce que mon cœur est malade. Parce que la culpabilité. Parce que l’impuissance. Parce que la douleur immense.
C’est au Centre d’Enfance des Talibés créée par l’association « Pour une enfance au Sénégal » co-dirigée par un Sénégalais Jules Mdiaye et par un français, Joël Level que j’ai séjourné.

Le centre qu’ils ont créé voilà 6 ans est ouvert aux Talibés – et même aux enfants du village et aux villageois qui n’ont pas les moyens de se soigner. Le cœur est extensible dit-on, en voici la preuve.

Une infirmerie. Une douche. Une cuisine. Deux salles de jeu et une grande cour: chaque jour ce sont des centaines d’enfants de plusieurs dizaines de Daara alentours qui viennent se divertir. Jouer.

Rire. Colorier. Chahuter. Manger. Se soigner. Se laver. Apprendre le français. « Nous permettons chaque année à des milliers d’enfants d’avoir des soins, des douches, des habits, des petits déjeuners gratuitement.

Nous essayons un temps soit peu de leur permettre de retrouver leur enfance, le temps d’une matinée. » explique Jules. « Pour nous la priorité c’est l’enfant et les voir chaque jour fréquenter notre centre et bénéficier de nos activités est une réussite ».

Ils pourront même très bientôt apprendre un métier; le volet formation est en plein développement.

« Nous sommes en train de réunir les fonds pour agrandir le bâtiment et offrir aux enfants un avenir en leur permettant d’apprendre le métier de boulanger » m’explique François Maginot, 31 ans, éducateur spécialisé et coordinateur du centre. Le partenariat actuellement mis en place avec le Centre de Formation Professionnelle de Mbour s’inscrit dans la même démarche.

Je distingue non sans mal le murmure de vos doutes, poindre l’expression de vos soupçons et votre perplexité quant à l’utilité et le bien-fondé de ces actions humanitaires qui peuvent paraître superficielles, quasi vaines devant l’immensité du problème? Je vous comprends tellement. » Mais maintenant que j’y suis allée, je peux témoigner et vous dire que vous vous trompez.

Oui ces centres entretiennent le système. Oui l’aide humanitaire n’apporte pas de solutions, elle pose seulement un pansement temporaire sur une situation dramatique pérenne. Oui les enfants pris en charge, soignés, lavés, nourris, divertis, instruits sont autant d’excuses toutes trouvées au marabout pour s’exonérer de ses responsabilités.

Mais plaçons-nous du côté des enfants: « Chaque sourire, chaque estomac rempli, chaque plaie soignée est une victoire contre le sort qui leur est réservé » explique Véronique Paupe, bénévole suisse impliquée depuis 15 ans dans l’association.

« Je veux faire partie de la solution, et non du problème ». Le refus de l’indifférence: un positionnement que tous les bénévoles défendent.

Moi y compris, désormais. Parce que nous avons vu de nos propres yeux ces enfants heureux. Parce que nous avons vu de nos propres yeux ces enfants renaître, reprendre contact avec la vie et avec eux-mêmes.

« C’est ou le centre, avec les activités et les soins, ou la rue. Nous avons choisi notre camp » renchérit François. « Il arrive que les enfants viennent à l’infirmerie et s’endorment pendant qu’on les soigne, muets devant la douleur, épuisés par les horaires et le travail forcé mais heureux qu’on leur prête de l’intérêt. Heureusement qu’il y a le centre ». Si on se concentre sur l’enfant, parce que c’est bien de lui dont il s’agit, les actions sont salutaires, précieuses, essentielles. Providentielles.

Je me suis effondrée souvent, j’ai pleuré beaucoup, j’ai perdu pied quasiment à chaque instant.

Maintenant que j’écris ces lignes pour vous raconter je pleure encore. Face à moi l’inacceptable. L’intolérable. L’inconcevable. Des enfants interdits d’amour et de tendresse. Des enfants qui n’ont plus d’identité – beaucoup d’entre eux ont été incapable de me dire leur âge… Des enfants que la vie a quittés, que l’espoir a déserté et dont l’innocence s’est envolée il y a déjà trop longtemps.

Et pourtant, j’ai vu des enfants dotés d’une force de vie extraordinaire. Le sourire accroché aux lèvres le plus souvent, la main tendue vers nous, toujours. Où trouvent-ils la force? Je l’ignore. Je m’interroge encore.

Quel regard la population locale porte-t-elle sur cette situation? Elle est résignée pour la majorité. Certains ont honte mais la plupart cautionne par habitude.

« À force de trop voir on ne voit plus » explique Jules, dont le père fut lui-même un enfant Talibé. Le petit mouchoir que l’on dépose pour se protéger d’une réalité trop violente. Le même que l’on dépose nous-mêmes, occidentaux, sur les sdf de nos trottoirs goudronnés.

Cette aide humanitaire peut exister aussi parce que les différentes parties prenantes –autorités locales et marabouts – sont en contact. Pas question de pactiser avec le diable, mais être en lien avec eux permet d’en limiter un peu les dérives. « Nous ne nous positionnons pas clairement contre eux sinon ils empêcheraient les enfants de venir et donc de pouvoir bénéficier de ce refuge que nous leur offrons.

Au contraire nous essayons de gagner leur confiance et de travailler avec eux pour agir si besoin et pour faire évoluer la situation, petit à petit. C’est un travail de longue haleine mais qui paye.

Il faut savoir que certains marabouts sont en prison actuellement après avoir été dénoncés pour des violences physiques graves repérées à l’hôpital sur des enfants » explique Jules. Il y a quelques semaines l’association a pu intervenir dans un Daara pour réaliser une désinfection de la gale.

Le fruit d’un mois de négociation avec le marabout. L’effort a payé, la maladie a été éradiquée et les enfants ont été sauvés. Une petite victoire? Non, une immense victoire.

Nul doute que la dureté de la vie est un compagnon de route de la plupart des Africains. Les conditions de vie sont difficiles – la pauvreté, le manque de nourriture, l’absence d’hygiène et de poubelles dans les zones rurales – et l’éducation qui se fait souvent dans la violence – « éducation » en wolof, se dit « yaara », qui est lui-même la traduction de « fouet ».

On comprend mieux. Le fouet, les coups, les corrections: les enfants apprennent la vie à la dure. Même dans les écoles classiques. Difficile de porter un regard juste et neutre quand en France on vient d’adopter à l’Assemblée une proposition de loi visant à interdire les gifles et les fessées…

Mais pourquoi rajouter de la souffrance à de la souffrance en cautionnant le marché des enfants Talibés? Et comment améliorer leur sort – on en dénombre près de 100.000 dans tout le pays (difficile d’avoir un chiffre exact car aucun d’eux n’est recensé)?

Aborder une problématique humanitaire c’est sortir de sa culture pour tenter d’en comprendre une autre.

Ne pas donner de leçon. Ne pas juger à la hâte. Mais ne pas se taire. Les droits de l’enfant sont bafoués au Sénégal. Il faut le dire, le dénoncer, le condamner, sans réserve, pour ne pas cautionner. C’est de notre responsabilité.

Il faut permettre une prise de conscience collective; faire de la prévention auprès de la population locale – dans la plupart des cas les parents, loin des Daara, ne savent pas ce qu’endurent leurs enfants – et aider les enfants à retrouver le chemin de l’école. Parce qu' »un enfant sans innocence est une fleur sans parfum » disait Chateaubriand.

Parce que « l’humanité se doit de donner le meilleur d’elle-même » à un enfant pour lui offrir les meilleures conditions de vie possibles. Unissons nos forces pour faire changer les choses: la place de ces enfants n’est pas dans la rue. Aucun citoyen du monde, quelle que soit sa culture, sa religion, sa couleur de peau ne peut accepter une souffrance délibérément infligée à un enfant.

Je voudrais pour finir exprimer, non, crier mon admiration – et le mot est si faible- pour ces enfants Talibés qui au moment de quitter leur Daara (certains arrivent à s’échapper avant mais à quel prix…) doivent et devront vivre, survivre, se reconstruire, pardonner pour avancer.

Je suis également tellement admirative de Jules, Joël, François et tous ces bénévoles, de tout âge et de tout pays qui ont la disponibilité du cœur et le courage immense de se relayer chaque semaine, chaque mois, année après année sans relâche pour tenter de redonner un semblant d’enfance à ces Talibés que la vie a oubliée.

Huffington

1000 milliards Fcfa ont quitté le Sénégal ces 7 dernières années

1000 milliards Fcfa de flux financiers illicites ont quitté le Sénégal, durant ces sept dernières années, pour des paradis fiscaux comme Dubaï. La révélation est faite par le député Mamadou Lamine Diallo.

Pour Macky Sall, être dans l’action, c’est construire des routes. Penser, réfléchir, étudier relève du bavardage inutile. Tout cela est faux bien entendu.

Les réalisations de Macky Sall masquent les fuites d’argent vers les comptes offshore. Selon Mamadou Lamine Diallo, les réalisations cachent trois pensées obscures: «impressionner les populations, prétexter un problème social de court terme à résoudre et soutenir la corruption.»

Concernant le dernier point, le leader de Tekki révèle qu’au moins 1000 milliards de flux financiers illicites ont quitté le Sénégal pour des paradis fiscaux comme Dubaï, durant ces sept dernières années.

A l’en croire, Macky Sall est affolé par le pétrole et le gaz. Il a signé des contrats défavorables au Sénégal et engagé le pays dans une spirale d’endettement, a-t-il souligné.

Pis, ajoute-t-il, la Final Investment Decision (FID) pour la première phase du développement transfrontalier innovant Grand Tortue Ahmeyim adoptée, vendredi 21 décembre dernier, à Nouakchott a été signée en cachette. « BP a eu raison finalement de Macky Sall.

Il est allé signer en Mauritanie la « Final Investment Decision» en cachette. C’est l’omerta de sa presse et ses affidés de BBY. Or, c’est la décision la plus importante dans l’exploitation du gaz de Saint-Louis.

Tout finira par se savoir. C’est clair que c’est à l’avantage de BP et de la Mauritanie », a-t-il indiqué. Et c’est pourquoi, dit-il, l’enjeu de la présidentielle du 24 février 2019 est la gestion future du gaz naturel sénégalais.

« Macky prévoit en 2019 une politique d’ajustement structurel comme le Président Abdou Diouf dans les années 80 qui a fini par une dévaluation du franc CFA », ressasse-t-il.

Source : Walf net

Abdoulaye Bathily : « Le Sénégal est en période de sécheresse démocratique »

Dans un entretien « les principes ne se négocient pas ! » avec Jeune Afrique, Abdoulaye Bathily fait le tour du monde avec sa chicotte. La CPI, Israël, les Etats-Unis, le Togo, la Guinée, la Rd Congo, le Burundi, le Cameroun, le Sénégal…, chacun en prend pour son grade.

À propos de son pays, l’historien et ancien ministre sénégalais croit savoir « que l’on est en période de sécheresse démocratique ». Et pour cause. Il dit : « Voilà cinquante ans que je participe au combat politique au Sénégal, et c’est la première fois que l’on fait écarter par la justice des candidats à la présidentielle. »

Bathily fait référence à Karim Wade et Khalifa Sall, respectivement, candidats du Pds et de Taxawu Senegaal. Le premier, exilé au Qatar depuis la grâce qui a suivi sa condamnation à six ans de prison ferme par la Crei, est, officiellement, out pour la présidentielle de 2019. Le ministère de l’Intérieur a invalidé son inscription sur les listes électorales ; une décision confirmée par la Cour suprême.

Le second, lui, incarcéré en 2017, purge une peine de cinq ans de prison ferme pour l’affaire de la Caisse d’avance de la Ville de Dakar dont il était le maire. Malgré tout, il a déposé sa candidature et mise, notamment, sur son pourvoi en cassation pour espérer recouvrer la liberté et la possibilité de briguer le fauteuil présidentiel le 24 février prochain. Délibéré le 3 janvier.

« Les cas de Karim Wade et de Khalifa Sall sont différents »

« Au Sénégal comme ailleurs se pose la question du rôle de la justice dans les procès d’opposants, et cela fragilise le système démocratique », regrette Abdoulaye Bathily. Qui tranche : « Cela fait dix-huit mois que je dis que le procès Khalifa Sal est politique. »

L’historien de poursuivre : « La Cour de justice de la Cedeao a rendu un jugement qui considère que la procédure n’a pas été équitable.

L’État sénégalais, qui est membre de la Cedeao et a adhéré à la Charte de la Cedeao, doit se soumettre à ce jugement, mais il ne l’a pas fait jusqu’ici. La Commission des droits de l’homme de l’Onu a abouti pratiquement à la même conclusion. Tout cela montre bien qu’il y a volonté d’éliminer un adversaire. »

Bathily met en garde : « On ne règle pas des problèmes politiques en se servant de la justice. Actuellement, lorsque les gens soupçonnés de malversations sont contre vous, ils tombent sous le coup de la loi. Mais lorsqu’ils sont avec vous, vous les épargnez.

À partir de ce moment-là, la justice perd sa crédibilité, et le jugement sa légitimité aux yeux de l’opinion. C’est cela qui amène les tensions, et demain une ambiance de règlements de comptes qui porte en germe le recul de la démocratie. »

S’il concède que « les cas de Karim Wade et de Khalifa Sall sont différents », Bathily suggère que « tous deux doivent faire l’objet d’un traitement équitable ». Ce qui, à son avis ne semble pas être le cas. Il dénonce : « D’autres personnes ont été poursuivies par le même tribunal, la Crei, mais leurs dossiers à eux ont été gelés. »

Accords entre Sénégal-Mauritanie sur le gaz: Déthié Fall parle de nébuleuse

Les accords sur l’exploitation du champ gazier découvert à la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie qui doivent être finalisés ce vendredi par les présidents des deux pays inquiètent.

Certains hommes politiques comme le numéro 2 du parti Rewmi, Déthié Fall, parlent de nébuleuse dans cette affaire. Il dénonce le refus du Président Macky Sall de publier le contenu desdits accords.

Le Président Macky Sall va se rendre à Nouakchott ce vendredi 21 décembre pour finaliser les accords sur l’exploitation du gaz avec son homologue Mouhamed Ould Abdel Aziz. Et, de l’avis de Déthié Fall, ce déplacement n’est destiné qu’à faire plaisir à un homologue.

«Le Président Macky Sall retourne aujourd’hui en Mauritanie pour faire plaisir à un homologue et également pour négocier contre les intérêts du Sénégal à la suite de la signature des accords le 9 février 2018, à Nouakchott, de l’accord de coopération pour l’exploitation du champ gazier estimé à 450 milliards de m3 en des conditions nébuleuses», déplore le numéro 2 de Rewmi.

Interrogé par la Rfm, Déthié Fall rappelle que : « le président Idrissa Seck l’avait interpelé le 14 février 2018 pour une publication sans délai et par souci de transparence sur le contenu de l’accord et c’est naturel permettant aux spécialistes en la matière et en connaissance de cause de dire si le Président Macky Sall a bien travaillé dans l’intérêt des Sénégalais. Mais, il avait refusé de le faire».

Selon lui, « quand Idrisa Seck l’interpelait sur la question, personne n’avait le contenu et ces accords. Mais par la suite, on s’est rendu compte qu’il s’est accordé, même qu’il a décidé de façon unilatérale sur des ressources qui concernent les Sénégalais, de procéder à des partages à part égale des ressources tirées de ces exploitations 50%-50% alors que tout le monde sait que l’essentiel des réserves est du côté du Sénégal».

“A 2 mois de la présidentielle, Macky ne peut pas engager la signature du Sénégal “

A moins de 2 mois d’un scrutin majeur, Macky Sall ne peut plus engager la signature du Sénégal au niveau international».

C’est la conviction clamée avec force par Le Front patriotique pour la démocratie et la république (Fpdr), qui s’est fendu d’un communiqué pour marquer son opposition à la tenue du Groupe consultatif de Paris qui se réunit aujourd’hui et demain.

A deux mois de la présidentielle du 24 février 2019, Macky Sall ne doit pas prendre des engagements financiers aussi importants que ceux du Groupe consultatif de Paris. C’est la conviction des opposants sénégalais vivant chez Macron.

«Le Fpdr France attire l’attention des partenaires économiques du Sénégal sur le fait que l’actuel président de la République, Macky Sall, ne peut engager le pays alors que son mandat sera remis en jeu le 24 février 2019.

A moins de 2 mois d’un scrutin majeur (élection présidentielle), Macky Sall ne peut plus engager la signature du Sénégal au niveau international», clament-ils. Surtout que, pour eux, le chef de l’État sortant pourrait perdre le pouvoir à l’issue de la présidentielle du 24 février.

«Toutes les études réalisées par les instituts de sondage sérieux, crédibles et impartiaux démontrent un effondrement de l’électorat du candidat de Benno Bokk Yakaar, qui, depuis 2012, s’est réduit comme peau de chagrin.

Tous les observateurs neutres s’accordent sur le schéma d’un second tour inévitable, synonyme de débâcle pour Macky Sall», note la structure de l’opposition au pays de Marianne.

«La première phase du Pse (Plan sans engagement) s’est traduite par un cinglant échec»

Pour les opposants basés en France, Macky Sall, qui a échoué dans son programme de gouvernance, ne mérite plus la confiance et les financements des bailleurs. «La première phase du Pse (Plan sans engagement) s’est traduite par un cinglant échec.

Malgré les milliards de F Cfa injectés, la situation économique et sociale est catastrophique. Sans compter la situation politique explosive, avec la loi sur le parrainage instituée pour éliminer certains candidats aux présidentielles, et la tentative de hold-up électoral en 2019», notent-ils.

En définitive, le Coordonnateur Sidy Fall et Cie précisent, à l’endroit des bailleurs de fonds, de l’opinion nationale et internationale, que, «le 17 décembre 2018, c’est le candidat Macky Sall qui sera reçu par le Groupe consultatif de Paris et non le président de la République du Sénégal».

Et en guise d’avertissement, le front de l’opposition ajoute que, quoi qu’il en soit, «le 24 février 2019, le Sénégal ouvrira une nouvelle page de son histoire, sans Macky Sall».

Le Sénégal au cœur … de la tourmente électorale (Niokhor Tine)


À un peu plus de 2 mois du scrutin fatidique du 24 février prochain, le tohu-bohu lors du dépôt des candidatures au siège du Conseil constitutionnel, en vue des prochaines présidentielles, semble être annonciateur de troubles pré-électoraux de plus grande ampleur.

Comment ne pas être inquiet, en effet, quand pour un simple dépôt de candidatures aux prochaines présidentielles, on assiste à d’épiques séances de pugilat entre d’importantes autorités du pouvoir et de l’Opposition (ministres, députés…), qui n’ont aucun scrupule à se livrer à des querelles de chiffonniers, à de violentes bagarres nécessitant l’intervention de la Gendarmerie Nationale.

Mais ce ne sont là que les premiers effets de la loi scélérate sur le parrainage. Cette situation regrettable et inédite dans notre pays est révélatrice du degré de déliquescence de nos mœurs politiques, entamée sous l’ère Wade et accentuée depuis l’accession de son successeur au pouvoir.

Depuis la survenue de la première alternance démocratique de 2000, la classe politique sénégalaise pensait en avoir fini avec les fraudes électorales.

Mais depuis lors, on a surtout assisté à une aggravation de la perversion des mœurs politiques avec le phénomène honni de la transhumance, la poursuite du clientélisme politicien et la prise en otage des Institutions.

Le régime de Benno Bokk Yakaar, quant à lui, fait preuve, depuis le début, d’une obsession quasi-maladive de conservation du pouvoir, en faisant fi de traditions républicaines bien assises, à l’origine de dérives liberticides, qui menacent la stabilité de notre pays.

Pour arriver à ses fins, le pouvoir use aussi de recettes propagandistes dignes des régimes totalitaires, d’où cette propension à travestir la réalité socio-économique, à procéder à des inaugurations tous azimuts, à organiser de grand-messes politico-folkloriques, à flirter avec le culte de la personnalité, en mettant le clan présidentiel au centre d’une permanente et gigantesque opération de marketing (sponsorings tous azimuts, photos géantes du “guide suprême” sur toutes sortes d’affiches publicitaires…).

Comment comprendre, dans ces conditions, qu’un président relativement jeune ne trouve rien de mieux à faire, que de publier ce qu’on peut considérer comme ses mémoires ? Est-ce là un signe prémonitoire de la fin prématurée d’une fulgurante carrière politique ?

Il faut simplement rappeler que la publication de livres à connotation biographique ne réussit pas toujours à nos Chefs d’État. C’est ainsi, que la carrière politique d’un président malien, finalement renversé par un coup d’État, avait été retracée dans un livre, par un de nos compatriotes, un distingué philosophe–journaliste, très proche de l’actuel président sénégalais.

Plus sérieusement, le président en question, à la tête d’une immense Coalition aussi unanimiste et grégaire que Benno Bokk Yakaar, avait été réélu au premier tour, en avril 2007, avec 71,20 % des suffrages, tandis que son principal concurrent, n’avait récolté que 19,15 % des voix.

Comme quoi, une victoire électorale éclatante n’avait pas réussi à occulter la gouvernance laxiste et désastreuse d’une Coalition géante aux pieds d’argile, qui avait fini par précipiter le Mali dans une crise politique majeure parachevée par un putsch.

S’il est loisible à tout homme public de publier autant d’ouvrages que ses ressources le lui permettent, il faut reconnaître que le plus important demeure ce que les livres d’histoire – et surtout les futures générations – retiendront de lui et de son action.

Pour le cas du président Macky Sall, il est fort à parier que les historiens retiendront surtout le non-respect des engagements auxquels, il avait librement souscrits.

En effet, au-delà du reniement retentissant sur la réduction de la durée du mandat présidentiel de 7 à 5 ans, il y a, plus globalement, cette absence de rupture par rapport aux pratiques du précédent régime libéral que traduit son rejet des conclusions essentielles des Assises Nationales.

À quelques semaines de la tenue des élections présidentielles, le climat politique est loin d’être serein, à cause de la volonté du président de l’APR de confisquer les élections prochaines, en usant de combines, de tripatouillages de la Constitution, d’entorses multiples au niveau du processus électoral. Il n’hésite même pas à instrumentaliser le pouvoir judiciaire et les fonctionnaires en charge des élections, pour empêcher certains de ses rivaux politiques de l’Opposition de participer aux prochaines joutes électorales.

C’est le moment choisi par le ministre de l’Intérieur, contesté par la quasi-totalité des candidats de l’Opposition, pour organiser l’acheminement précoce du matériel électoral, comme pour se convaincre, que les prochaines élections se passeront le plus normalement du monde.

N’aurait-il pas mieux valu, régler en amont et de manière consensuelle, tous ces différends, car il est évident qu’une gestion unilatérale et discrétionnaire du processus électoral risque de conduire à une crise politique aux conséquences imprévisibles.

NIOXOR TINE

Le nouvel Ambassadeur du Sénégal au Cameroun présente ses lettres de créance

Son Excellence Khare Diouf, le tout nouvel ambassadeur du Sénégal au Cameroun a présenté ses lettres de créance ce jeudi à son Excellence Monsieur Paul Biya.

Lauréat de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar et de l’École Nationale d’Administration(ENA)où il  a respectivement obtenu  divers parchemins en lettres et en diplomatie, le nouvel ambassadeur du Sénégal remplace à ce poste Monsieur Vincent Badji décédé il y  a quelques mois. L’ambassadeur Khare  Diouf a démarré sa carrière diplomatique en Gambie avant d’être affecté au Portugal puis au Japon. C’est en Belgique où il était en service ces dernières années qu’il a été promu ambassadeur du Sénégal au Cameroun.

Après avoir reçu les lettres de créances du nouveau chef de mission diplomatique Sénégalais, le Président Biya lui a présenté ses proches collaborateurs présents avant de lui accorder une audience d’un quart d’heure. Occasion saisie par le diplomate Sénégalais pour dévoiler les axes majeurs de sa feuille de route.

Senelux.com

Sénégal: Une démocratie en danger (1ere partie) Par Chouaib Coulibaly


L’actualité politique sénégalaise est de plus en plus dominée par une pratique, qui, incontestablement, affaiblit notre démocratie !

Le Philosophe Jacques Maritain admettait que « la démocratie doit être fondée sur une rationalisation morale, c’est-à-dire sur un progrès du respect de la personne humaine, aussi bien comme sujet que comme objet d’une action, dans la conquête et l’exercice du pouvoir ».

Ceci est aux antipodes de la démocratie comprise et exercée au Sénégal sous Macky Sall notamment. La conservation du pouvoir passe par des manipulations constitutionnelles les plus dangereuses, des emprisonnements d’opposants tous azimuts, de la violence policière, mais surtout de l’apologie de la « transhumance ».

Cette pratique animalière nous renseigne le Wikipédia, du latin trans (de l’autre côté) et humus (la terre, le pays), est la migration périodique d’une part du bétail de la plaine vers la montagne ou de la montagne vers la plaine….. «

En fonction des conditions climatiques, et donc de la saison » C’est dire que les caractéristiques premières du transhumant sont l’opportunisme et l’égoïsme. « Fou tooy Ngniou takk) : Il change de camp au gré d’intérêts bassement matériels en foulant au pied toute morale et tout respect à leurs militants et sympathisants.

Le dernier cas cité est celui du Maire de Ziguinchor et Président de l’UCS, Abdoulaye Baldé qui nous sert honteusement » …Si je soutiens Macky, c’est parce que je suis venu apporter mon expertise au service de mon pays. Je suis venu pour construire un Sénégal nouveau…. »

Plus que les régimes précédents, le pouvoir de Macky Sall a béni et encouragé les transhumances les plus folles : Ils ont pour nom Souleymane Ndene Ndiaye, Modou Diagne Fada, Moussa Sy, Thierno Lo, Pape Diouf, Oumar Sarr (ex de Rewmi), Oumar Gueye, Awa Coudou Ndiaye, Ousmane Ngom, Banda Diop, Aida Diongue, Aliou Sow, sans compter la bigaille ….

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J’avais entendu le dernier premier Ministre du Président Wade dire, dans une émission télévisée, que la transhumance devrait être criminalisée. Il ajouta que le transhumant, quittant un parti ayant perdu les élections pour aller dans le parti au pouvoir, devrait être déchu de ses droits civiques (on devrait le lui appliquer puisqu’il a lui-même aussi transhumé).

Si sévère et dure que cette assertion puisse paraitre, elle traduit bien combien cette pratique doit être abhorrée. . Elle n’est ni éthique, ni élégante, elle est tout simplement hideuse.

Ce qui la sous-tend n’est ni la recherche d’un parti qui peut objectivement prendre en charge le problème des sénégalais (avec des résultats), ni la recherche d’un militantisme utile. La plupart des transhumances sont pour des raisons liées à des intérêts. C’est-à-dire que le transhumant agit simplement sous la dictée de ses intérêts physiques, moraux ou économiques.

Qu’on ne dise pas que M. X n’a pas transhumé, puis qu’il garde toujours son parti politique ! C’est de l’arnaque ou une tentative de manipulation des consciences : La finalité est la même !

Les sénégalais ne sont pas dupes. Les transhumants utilisent des tactiques que nous connaissons. On peut identifier trois types de transhumance :

La première catégorie est constituée de ceux que j’appelle des « scories politiques ». C’est à ce groupe que l’on pense, malheureusement, à chaque fois que le vocable est énoncé.

Ils sont trompeurs, calculateurs et manipulateurs. Ils sont détestables à cause d’un manque d’éthique, de loyauté et de valeur. Chez eux la fin justifie les moyens. Ah que si !

Il est vrai que cette forme de transhumance n’a commencé ni avec le Président Wade, ni avec le Président Sall.

On se rappellera qu’à peine installé pendant deux ans, le Président Diouf avait accueilli des transhumants venant surtout de son rival, le PDS. C’était un moyen de démantèlement politique.

Près de quatre députés-corrompus sur 9 élus au PDS avaient rejoint le PS en 1983. Le PDS d’entre 1983 et 1999 a payé un lourd tribut à ces pratiques honteuses, au point d’être menacé de perdre tous ses députés.

Des hommes politiques, aujourd’hui encore dans l’arène, ont pratiqué cette abomination entre 1998 et 2000 : Thierno Lo ancien Ministre de l’environnement, Bacar Dia chargé de la communication et surtout Cheikh T Sy ancien Ministre de Justice (ancien ami De Diouf).

Aujourd’hui plus que jamais, cette transhumance vers les prairies marrons s’intensifie. Le Président de la République Macky Sall lui-même avait créé la polémique en annonçant ouvrir ses portes à ceux qui veulent l’accompagner.

On peut bien, à bien des égards, lui accorder cette disposition politique. En effet, il peut voir la politique comme une opération additionnelle : Plus il a de membres, d’adhérents ou de sympathisants, plus il peut espérer leurs votes, ce qui de facto, le maintiendrait au pouvoir.

Mais la critique qualitative que l’on peut faire de cette disposition est la suivante : Peut-on faire du bien avec du mal ? Peut ton faire une bonne purée avec des pommes de terre pourries ?

On risque sans doute l’indigestion ! Pour des actions de qualité, il faut s’entourer de personnes de qualité. Il est facile de constater que l’écrasante majorité de ces transhumants n’est ni convaincue de la vision du chef de l’Etat, ni animée de sincérité.

Elle est toute juste intéressée à maintenir ses privilèges étatiques, à en acquérir ou essayer d’échapper à dame justice.

Madame Awa Ndiaye est dans cette catégorie. Sa transhumance lui a « permis » de sortir libre de la Division des Investigations Criminelles où elle a été convoquée pour les besoins de l’enquête sur ses malversations financières.

Cette « scorie politique » symbolise ce qu’il Ya de plus vil en matière de transhumance. Elle a déchiré toute loyauté et reconnaissance vis-à-vis de Diouf et de la famille Wade…..Elle tombe dans les bras du Président Sall, moins de 3 ans après son élection.

La plupart des observateurs estiment qu’elle n’a pas été sauvée de la traque des adversaires politiques que par son acte d’allégeance fait à Macky Sall. Elle est coutumière des faits. Elle ne se gêne guère à entrer dans dispositions du Prince si ses intérêts sont menaces.

A suivre

Jacob Coulibaly

Le Sénégal croule sous le poids d’une dette évaluée à plus de 6467 milliards


De 5 848,5 milliards en 2017, la dette du Sénégal est passée à 6 467,7 milliards en 2018. Une situation qui contraste avec les difficultés de trésorerie qui empêchent au gouvernement d’honorer la dette intérieure.

Ce qui pousse des députés à alerter sur les effets de cette année sociale qui a siphonné les comptes publics juste par stratégie électoraliste.

L’Etat en a pris plein la dette qui se creuse au point d’alarmer certains pendant que le gouvernement rassure. En effet, l’encours de la dette publique totale passerait de 5 848,5 milliards en 2017 à 6 467,7 milliards en 2018, soit un accroissement de 10,6 %.

Quant au ratio de l’encours de la dette publique par rapport au Pib, il devrait ressortir à 48,2 % en 2018, après 47,7 % en 2017, soit nettement en dessous de la norme de 70 % retenue dans le cadre du pacte de convergence de l’Uemoa.

L’encours de la dette serait composé de la dette extérieure pour 5 395,2 milliards (83,4 %) et de celle intérieure pour 1 072,5 milliards (16,6 %).

Le ministre a soutenu que l’encours de la dette comprend 156 milliards contractés (par les socialistes), 2 198 milliards pour un emprunt contracté avec la première alternance (les libéraux) et 1 828 milliards avec la seconde alternance.

Malgré que les nombreuses craintes, l’argentier de l’Etat, Amadou Bâ, a soutenu, hier, devant les députés, que le Sénégal est dans la catégorie de «pays à risque de surendettement faible» du Fonds monétaire international (Fmi).

Parce que, dit-il, non seulement la croissance du pays est forte mais surtout tous les seuils de viabilité et de liquidité de la dette sont respectés.

«Les difficultés connues sont d’ordre conjoncturel. La qualité de la signature du Sénégal est bonne et s’est traduite par le rehaussement de la notation du pays par les institutions spécialisées», a dit Amadou Bâ. Qui pense que la dette est un débat qui n’a pas de sens puisqu’il n’y a pas un problème de surendettement au Sénégal.

Paradoxe : en dépit de cet endettement excessif selon certains, le gouvernement fait face à de graves tensions de trésorerie qui ne lui permettent pas d’honorer la dette intérieure. Ce que réfute énergiquement Amadou Bâ qui assure que samedi, à midi, le Trésor disposait de 343 milliards de francs Cfa dans ses comptes.

Dans le projet de loi de finances 2019, évalué à 4 071,8 milliards de francs Cfa, des députés de l’opposition ont relevé des déséquilibres entre le service de la dette, dépenses de personnel, dépenses de fonctionnement et dépenses d’investissement.

Car le premier poste de dépense du gouvernement est celui du service de la dette publique qui se chiffre à 863,17 milliards de francs Cfa réparti en charges d’intérêt pour 273,2 milliards et en amortissements pour 590 milliards. Comparé en 2018, il a amorcé une baisse de 18,8 milliards de francs, soit 2,1 %, conformément à la stratégie de la dette à moyen et long terme.

«La politique de maîtrise de l’endettement initiée depuis 2012 a permis de réduire le taux d’accroissement moyen de la dette, en le ramenant de 21,8 % sur la période 2007-2011 à 13,6 % sur la période 2012-2017. Tous les indicateurs et seuils de viabilité de la dette extérieure correspondant à la catégorie de notre pays sont respectés.

Les dernières analyses de viabilité de la dette, réalisées en rapport avec le Fonds monétaire international attestent d’un profil de risque de surendettement faible», relève le ministre des Finances dans le document sur les considérations générales du projet de loi de finances 2019.

Le deuxième poste de dépenses du budget de l’Etat est constitué par la masse salariale.

Ainsi, selon l’argentier de l’Etat, les dépenses de personnel inscrites au Titre II sont programmées à 743,41 milliards de francs Cfa contre 683 milliards de francs Cfa, soit une progression de 8,8 %.

Cette hausse s’explique en grande partie par l’impact budgétaire des accords conclus avec les syndicats d’enseignants et de la Santé en vue d’apaiser le climat social dans ces deux secteurs vitaux pour le développement du pays et de l’option du chef de l’Etat d’intégrer chaque année dans la masse salariale 10 mille professeurs er maîtres contractuels. Mais, il reconnaît que la réforme du système de rémunération devient une exigence.

Et, en dehors du Titre II, l’Etat et ses différents démembrements verseront en 2019 la somme globale de plus de 250 milliards de salaires, émoluments, indemnités et traitements divers, dont 140 milliards, en faveur du personnel des agences.

Ce qui porte la rémunération globale dans le secteur public à plus de 1 000 milliards de francs Cfa, soit 40 % des recettes fiscales, dérogeant ainsi au critère de convergence de l’Uemoa qui est de 35 %.

Meïssa Babou : Le Sénégal est au bord de la faillite économique


L’économiste Meïssa BABOU juge la situation économique du Sénégal «très préoccupante».

Invité du jour de l’émission Objection de la radio Sud FM (privée) hier, dimanche 4 novembre, l’enseignant-Chercheur à la Faculté des sciences économiques et de gestion (FASEG) de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, jugeant le niveau actuel de la tension budgétaire du Sénégal «extrême», est même allé plus loin en prévenant que «nous courons tout droit vers une banqueroute si rien n’est fait».

Poursuivant son propos, l’enseignant-Chercheur d’interpeller directement le ministre de l’Économie et des finances Amadou Ba à qui il a formellement demandé de s’expliquer sur cette situation.

En effet, selon lui, l’argentier de l’Etat comme il avait fait, suite à la sortie de l’ancien Premier ministre, Mamadou Lamine LOUM sur la tension budgétaire, est aujourd’hui dans l’obligation de s’expliquer sur les mises en garde du Fonds monétaire international (FMI) qui n’a fait que répéter ce que les économistes sénégalais avaient dit en guise d’alerte depuis plus deux ans sur le gap de 115 milliards.

Insistant sur la situation de tension budgétaire que connait actuellement notre pays, Meïssa BABOU évoque entre autres l’arrêt dans tous les départements des projets financés par l’Etat sur fonds propres, la dette de 16 milliards que le gouvernement doit aux écoles d’enseignement supérieur et qu’il est incapable de solder bientôt trois ans pour ne citer que ceux-là.

Et de conclure que toutes ces difficultés découlent d’une mal gouvernance et d’une mauvaise option économique du régime en place qui n’a pas su, selon lui, aller vers l’essentiel dans le cadre de ses investissements.

Les retards sont aujourd’hui notés dans tous les secteurs y compris dans l’enseignement où les enseignants réclament près de 80 milliards d’arriérés à l’Etat. Touchés par cette situation, les étudiants également peinent à percevoir leur bourse et c’est ce qui avait d’ailleurs causé la mort de l’étudiant Fallou SENE à Saint-Louis.

Mais, l’Etat, dans ces conditions de difficultés de trésorerie, au lieu de prendre des mesures pour payer à temps les bourses et éviter la colère des étudiants, procède à l’augmentation des bourses et baisse les tickets de la restauration. Cela n’est pas raisonnable dans la mesure où, ils (dirigeants) se créent des problèmes», déplore le professeur BABOU.

«Le défaut de liquidité fait que face à mille problèmes, l’Etat prend en charge des problèmes en fonction des secteurs où ça brûle et diffère les autres.

Sinon, comment comprendre qu’on ait attendu juste après la mort de l’étudiant de Saint-Louis pour envoyer des messages aux étudiants et commencer le paiement des bourses.

Ou encore qu’une petite dette de 16 milliards traine depuis bientôt trois ans là où on est capable de mettre mille milliards à mille deux cents milliards dans un train.

Ou encore mettre environ 37 milliards dans les DER (délégation à l’entreprenariat rapide). Pour moi, il est préférable de mettre tous les Sénégalais à l’école que de créer des DER et de bourses familiales politiques»

Alerte rouge du FMI : Le Sénégal va connaitre un manque à gagner de 115 milliards FCFA

Des tensions budgétaires guettent le Sénégal si les autorités ne rectifient pas la donne. C’est le constat fait par le Fonds monétaire international (Fmi) dont le chef de mission pour le Sénégal animait ce mercredi 31 octobre une conférence de presse. Selon Michel Lazare, le Sénégal pourrait faire les frais de la baisse de ses recettes notées en septembre et un manque à gagner de l’ordre de 115 milliards de francs Cfa d’ici la fun de l’année.

Le Sénégal va enregistrer moins de recettes que prévu. C’est l’avis du chef de mission du FMI au Sénégal qui a donné les raisons de cette situation lors d’une conférence de presse qu’il a tenue ce mercredi 31 octobre.

«Ce 2018, ce que nous constatons c’est que les recettes qui ont été constatées jusqu’en fin septembre sont sensiblement inférieures à ce qui était attendu dans la Loi de finance rectificative qui a été approuvé cet été par le parlement», a déclaré Michel Lazare.

Selon lui, les estimations font état d’un manque à gagner sur les trois (3) derniers mois de l’ordre de 100 milliards de francs Cfa. Ce qui lui fait dire que le gouvernement doit impérativement resserrer les dépenses et exécuter de façon très serrée le budget pendant les 3 derniers mois de l’année. Avant d’ajouter : «Nous estimons que le manque à gagner en fin décembre sera de 115 milliards de francs Cfa».

Cette situation est due à la baisse notée des rentrées venant de la vente des produits pétroliers, mais aussi, des mesures que le gouvernement avait prises dans le cadre de la Lfr approuvée par le gouvernement et qui n’ont pas produit l’effet escompter. «Ça pèse sur les rentrées fiscales».
Pressafrik

Touba réhabilite l’Ecole nationale du Sénégal. Par Mamadou Youri Sall

Le 124ème anniversaire de l’exil de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké au Gabon restera sans doute gravé dans les mémoires. En effet, la décision du VIIIème Serigne Touba, Mountagha Bassirou Mbacké, de construire une université internationale dans la ville sainte afin de vulgariser les enseignements du fondateur de la confrérie mouride, de revivifier l’héritage islamique du pays tout en pourvoyant à sa jeunesse des compétences nécessaires pour l’épanouissement socioculturel et le développement économique, constitue un tournant dans l’histoire du Sénégal.

N’est-ce pas là une volonté de redonner son sens au combat de Cheikh Ahmadou Bamba ? De redresser l’histoire du Sénégal en réhabilitant son système éducatif ? De fermer la parenthèse coloniale en reconquérant l’indépendance intellectuelle qui manque tant à l’élite gouvernante ?

Aux origines de l’École nationale du ​Sénégal
La proximité géographique de l’Afrique de l’est et le sud de l’Arabie a favorisé le brassage de leurs populations. La circulation des biens et des personnes y est une réalité depuis plus de trois millénaires.

Cette relation s’est étendue à l’ouest du continent au début de notre ère via les routes ​transsahariennes. « Les commerçants, quittaient l’Irak jusqu’à Awdaghust dans le Soudan Occidental et traversaient les routes avec leurs enfants en faisant du commerce. Ils venaient d’Al-Basra et d’Al-Küfa » nous dit Ibn Hawqal.

Il est sûr qu’avec ces échanges économiques, les populations des deux régions se sont aussi influencées sur le plan culturel. Ce terreau fertile a permis le développement rapide de l’Islam et de la langue du Coran.

Il est à parier que les foyers d’enseignement de la religion et des sciences connexes ont commencé à voir le jour dans les pays du Sud, voisins du Sahara occidental, dès le premier siècle de l’Hégire. Il faut savoir que l’Almoravide en chef, Abdoulaye ben Yacine, n’était envoyé par son maître Wajjaaj du Maroc que pour une mission de raffermissement de la foi et de renforcement du rite malékite chez la tribu sahraoui des Gdallah.

Cela n’empêche qu’on doit au mouvement almoravide la systématisation de l’enseignement et de la formation dans la région considérée. En effet, c’est Aboubackry ben Oumar -l’époux de Fatimata Sall, mère de Ndiadiane Ndiaye- qui a ouvert les medersas de l’Imam Hadramiy et Ibrahim El Omawiy à Waddan. Ces deux écoles ont joué un rôle très important dans la formation des populations au sud du Sahara.

C’est en ce moment que le titre scientifique « Cissé » commença à être attribué aux érudits africains. Il faut noter d’ailleurs que la décadence de l’empire du Ghana coïncide avec la montée en puissance de ces docteurs ; il a chuté sous le règne de Tounkamanine Cissé.

Avec l’annexion du Ghana dans le giron des Almoravides et la croissance du nombre de lettrés, les foyers d’enseignement se sont multipliés. On peut en citer les plus anciennes dans la vallée du​ Sénégal :
Tulde Raashid (Dimat), fondée par Ayel Kane, un des généraux de l’Armée ​​almoravide, au XIème ​siècle.

École de Shinguid fondée au 8ème siècle, mais n’a atteint son apogée qu’au XIIIème sous l’égide d’Idew ​Ali.

L’École de Wallaata, fondée au XIVème siècle par Yahya Kaamil, fut l’une des plus importantes de la région. Elle était devenue l’attraction des étudiants après le déclin de Tumbuctu.

L’École de Suyumma avec Cheikh Shams El Dine ben Yahya (Jam Sy) : Venu du Nord, d’Adrar précisément pour s’installer à Souyoumma, il s’est marié avec une femme de la localité. Les enfants nés de ce mariage étaient tous des maîtres es sciences islamiques. Bocar jam Sy, Baran Jam Sy, Tigide Jam Sy et Diko Jam Sy ont érigé des foyers d’enseignement dans différentes localités du Fuuta. Notons que Malick Sy, le fondateur de l’Émirat islamique de Bundu ainsi qu’El Hadji Malick Sy de Tivaouane descendent de Jam Sy.

Ainsi, la dépendance culturelle du pays des Maures était-elle restée forte jusqu’au XVIème siècle. Celle-ci s’est par la suite affaiblie du fait des bandes de pirates et esclavagistes qui régnaient dans la région. Mais aussi parce qu’on pouvait trouver sur place un nombre important d’enseignants de haut niveau. Seulement, l’insécurité qui régnait dans la vallée a engendré la délocalisation des foyers d’enseignement vers le Sud : Njaambur, Jolof et Kayor.

Pir Sañoxor : Son fondateur Hammaat Paate Koli Mandesit Faal, est né à Guédé, un village du Fuuta, dans la deuxième moitié du XVIème siècle. Son arrière-grand-père, Mandesit, est de la famille royale du Kayoor.

Des difficultés successorales l’auraient amené à migrer vers le Fuuta qui était sous le règne des Deeniyaŋkooɓe. Il s’y est marié et eut des enfants. Le premier d’entre eux portait le nom de Koli Teŋella, le fondateur de la dynastie deeniyaŋke. La mère de Hammaat Faal ou Ammar Faal pour les ressortissants de Kayoor, Jeegi Ba ou Barry, est une princesse deeniyaŋke. Elle serait la grand-mère du célèbre guerrier Samba Gelaajo ​Jeegi.

Ammar Fall a effectué son apprentissage du Coran au sein de sa famille. Puis il a intégré le foyer de Ceerno Mustafaa Ba du village de Teekaan qui dépendait de l’école de Tulde Raashid. Il a fréquenté ensuite les écoles du Nord : Wallaata et Shinguiɗ. De retour au Fuuta, il fonda son école à Gaani Hammee Juulɗo. Mais, du fait de l’insécurité qui gagnait la vallée après la défaite de Naasiru al Diin, il migra vers Dimat d’où il partit pour rejoindre sa famille royale dans le ​Kayoor. ​Le Damel, fier d’avoir en lui un cousin auréolé de sciences, l’a bien accueilli.

Il le nomma Qaadi du Kayoor et lui octroya un vaste domaine pour y ouvrir un foyer d’enseignement. Ainsi naquit l’école de Pir Saniokor dans le premier quart du 17ème siècle. Seulement, Qaadi Amar Fall n’est pas resté longtemps au Kayor. Ce sont ses enfants, Demba Faal, plus connu sous le nom de Demba ​Kudi ​Loomel, ses frères et leur sœur Faamaa Aysttu Kan, qui ont donné au foyer d’enseignement de Pir une excellente réputation.

Plus tard, son arrière-petit-fils ; Malamin Buubu Faal fit venir du ​Fuuta beaucoup de théologiens spécialistes, pour renforcer le corps enseignant. Tafsiir Hammadi Ibra Ba de Mbantu, qui fut l’Imaam de la mosquée de Pir était de ceux-là. C’est le regroupement de ces professeurs en un lieu, permettant d’apprendre les différentes disciplines de sciences islamiques, en plus de celles de la langue arabe, qui attirait les étudiants de différentes régions. En effet, il fallait auparavant parcourir un nombre important de villages pour acquérir cette somme de connaissances.

Ainsi, Pir était-il devenu la destination idéale pour tous ceux qui étaient à la recherche du savoir approfondi et exhaustif. La plupart des révolutionnaires, Almaamis et notables du Fuuta sont passés par cette École. On peut en citer Maalik Sy de Bunɗu, Souleymaan Racin Baal, Abdul Qaadir Kan ainsi que le père de Seexu Umar Al fuutiyyu : Saydu Atumaan Taal, Maxtaar Ndoumbe Joob, le fondateur du foyer de Kokki.

Foyer de Mame Massaba Thiam : Né vers 1670, il est le fondateur de l’un des foyers les plus réputés du fuuta au XVIIIème siècle. Sa descendance a poursuivi l’œuvre dans le Walo, le Jolof et le Kayor. De ces foyers des Thiamènes sont sortis Mame Mahram Mbacké, Mame Malamine Saar, Mokhtar Ndoumbé Diop le fondateur de Kokki, Demba Fall, Cheikh Léye Kane, Makoumba Kane et tant d’autres érudits.

Il faut noter qu’à partir de l’arbre généalogique de Mame Massamba Thiam, on retrouve les liens familiaux entre Cheikhou Oumar Tall, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, El Hadj Malick Sy et Cheikh Ablaye Niasse.
Par la suite, les foyers du Fouta, de Pir et des Thiamènes Walo, Diolof et Kayor, ont eu de nombreuses ramifications dans toutes les régions, formant ainsi un réseau scolaire couvrant le Sénégal et au-delà. Ainsi naquit l’Ecole nationale du pays par décret divin uniquement. Les figures de référence religieuse et scientifique les plus vénérés du pays sont sortis de cette institution. La lumière de leur érudition a rayonné dans le continent et ailleurs. Salih El Oumary (1753 – 1803), plus connu sous le nom de Al Foullaany Al Maliky, le savant de Dar el Hadith de Médine en Arabie Saoudite, qualifié de Rénovateur de l’Islam en Inde, Qaadi Amar Fall, le fondateur de l’Université de Pir, Ousmane Danfodio le Toorodo de Sokoto, Thierno Souleymane Baal, le fondateur de l’Almaamiya, Almaamy Abdul Qaadir Kane le premier souverain élu en Afrique, Cheik Oumar el Foutiyyou le Soufi conquérant, Dial Diop, le libérateur du Cap-Vert, son premier Almamy et Serigne, Cheikh Moussa Camara, le sage de Ganngel, ont rendu célèbre la science de la vallée du fleuve Sénégal. Après ces précurseurs, la source n’a pas tari. Les socio-réformateurs, fondateurs et promoteurs de confrérie ont repris le flambeau pour perpétuer cet héritage. Cheikh Ahmadou Bamba, El hadj Malick Sy, Ibrahima Niasse, etc., ont bien approfondi la mission des premiers.

A ce jour, les foyers d’enseignement du Sénégal attirent des ​étudiants ressortissants des pays environnants et échangent leur produit avec les plus grandes universités du monde arabo-musulman.
Dans leur programme d’enseignement, ces foyers reprenaient ce qui se faisait dans le monde musulman. Mais ils étaient caractérisés par la contextualisation de leur pédagogie, notamment leur langue d’enseignement qui restait celle de la localité.

Emancipation des langues ​nationales

Les Africains se sont très tôt servi de l’alphabet arabe pour écrire leurs langues, alors que les Européens, Français notamment, n’avaient, jusqu’au XVIème siècle, que le latin comme langue savante. Ce qui a surpris les premiers explorateurs qui ont trouvé que les sénégambiens étaient de loin plus instruits que les européens : « Dans chaque royaume ou territoire riverain du fleuve Gambie, les communautés peulh maîtrisent la langue arabe et sont généralement mieux formées en cette langue que ne l’est le peuple européen en Latin », écrit Francis Moore en 1738. Aujourd’hui, plus de 80 langues sont transcrites en caractères arabes, dont 30 africaines. Ces langues sont qualifiées d’Ajami. Au Sénégal, l’alphabet arabe est très tôt adopté et adapté pour l’écriture des langues locales. Les lettres y sont requalifiées pour leur donner une valeur symbolique locale et partant un potentiel pédagogique. De médium ​de conservation de sagesses et de transmission réservé à l’élite savante, l’ajami sénégalais est devenu un moyen de communication courante. Le colonisateur l’avait bien compris ainsi et avait décidé d’utiliser cette transcription ​pour échanger avec les autorités autochtones. Il avait même frappé la monnaie en langue wolof avec cette ​graphie.

Portée de la décision de​ Touba

Il va sans dire que l’Institution académique de Touba n’aura pas la même orientation que L’Université officielle. Elle ne pourra être ni laïque ni exclusivement francophone ou francophoniste. Ses initiateurs auront certainement à cœur de poursuivre l’œuvre du fondateur de la confrérie mouride qui a défendu corps et âme l’identité culturelle de sa communauté par la science et une conscience religieuse forte. Et, le moins qu’on puisse dire, est qu’il s’en est bien sorti ! Pour bien confirmer sa victoire contre l’oppresseur, les petits-fils décident d’exprimer leur volonté de fermer la parenthèse coloniale et néocoloniale en réhabilitant l’Ecole nationale. Ainsi, le continuum scientifique du pays sera remis à jour. En effet, l’Ecole officielle, héritée du colonisateur, a brisé les liens du Sénégal avec son passé et a rendu la population en majorité analphabète par le fait du Prince. Elle a formé une élite socio-handicapée, qui a du mal à communiquer avec sa base et à exploiter les écrits de ses ancêtres. Elle enfante des autorités politiques qui ne peuvent dire aucun vers de l’immense œuvre des érudits du pays ni lire une ligne de ce que ces derniers ont écrit. En somme, c’est une Ecole pourvoyeuses de honteuses incapacités !
Enfin, il est à espérer qu’en menant ce projet à terme, les héritiers de Khadim Al Rassoul vont mieux préparer les Sénégalais, bien réduire la fracture culturelle existant entre eux et l’élite politique et renforcer la cohésion sociale. Vivement qu’ils poussent les dirigeant du pays à oser redéfinir l’Ecole officielle !
Mamadou Youry SALL
Chercheur-Enseignant à l’UGB
Le 1er octobre 2018

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Le Cio demande l’aide du Sénégal pour l’enquete

Le Comité international olympique a demandé au Sénégal de soutenir une enquête française sur Papa Massata Diack, fils de l’ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) soupçonné de corruption, a annoncé mardi le président du CIO, Thomas Bach, informe wiwsport.
Le procureur financier français a déclaré que le Sénégalais Papa Massata Diack avait été au cœur d’un stratagème de corruption dans le sport international, accusation qu’il a démentie.

Le procureur a déclaré que des indices semblaient indiquer que des paiements avaient été faits en contrepartie des votes des membres de l’IAAF et du CIO pour la désignation des villes hôtes des Jeux olympiques et d’autres grands événements sportifs.

« Nous avons été en contact avec Seb Coe (président de l’IAAF) à ce sujet », a déclaré Bach aux journalistes. « Nous avons déjà demandé au Sénégal de participer à l’enquête et nous avons eu l’assurance il y a plusieurs mois que si les autorités françaises voulaient entendre Papa Massata Diack, elles pourraient venir au Sénégal et il serait alors mis à leur disposition. »

Le président du Sénégal, Macky Sall, était à la session du CIO en Argentine cette semaine. La capitale, Dakar, a été nommée hôte des Jeux olympiques de la jeunesse de 2022.

Soudan-Sénégal : Les Lions se rendront à Khartoum le 16 octobre

Le Sénégal affrontera le Soudan, le 16 octobre à Khartoum. Ce, pour le compte de la quatrième journée des qualifications de la Can-2019, manche retour de la double confrontation entre les deux équipes, qui s’affronteront trois jours plus tôt à Dakar.

Pour ce long déplacement (10 heures de vol), les Lions voyageront par vol spécial. Record, qui donne l’information, souligne que le ministère des Sports a déjà trouvé un accord avec une compagnie.

Le journal informe qu’Aliou Cissé et ses hommes quitteront Dakar le 14 octobre, lendemain de Sénégal-Soudan. L’arrivée à Khartoum est prévue le même jour. Record avance que les Lions effectueront dès leur arrivée une séance de décrassage au national stadium de Khartoum, pelouse du match, avant de s’y retrouver le lendemain pour la mise en place de veille de match.

Le Sénégal (4 pts) est premier du groupe A, le Soudan dernier (4e, 0 pts).

Le Sénégal rejette la judaïsation de Jérusalem »

S’exprimant devant les parlementaires de l’Organisation de la conférence islamique (Oci) à l’occasion de la 40e session du comité exécutif de l’Union des parlements de l’organisation de la conférence islamique, ouverte à Dakar, le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Moustapha Niasse a rappelé la position du Sénégal dans le conflit israélien et défendu la solution à deux États qui insiste-t-il, « n’est pas une revendication », mais « un droit ».

« Nous n’avons jamais cessé de défendre la cause palestinienne. Nos frères et sœurs de la Palestine se battent depuis des décennies. Nous sommes tous des Palestiniens. Il faut que soit garantie, respectée et appliquée, une mise en œuvre des droits inaliénables de nos frères de Palestine dans la paix, la sécurité, dans un État indépendant et souverain avec Jérusalem comme capitale », a réitéré le président Niasse, repris par Le Quotidien.

« Le Sénégal, dit-il, rejette de la manière la plus catégorique et la plus déterminée la tentative de judaïsation de la ville sainte de Jérusalem qui appartient à trois religions : juive, chrétienne et musulmane ».

Le Sénégal est au profit des étrangers »

Le président du Grand parti (Gp), Malick Gakou, appelle à la favorisation du « made in Senegal » (fabriqué au Sénégal) et à la consolidation du secteur privé national.

Selon l’opposant candidat déclaré à la présidentielle de 2019, repris par Zik fm, les choix  économiques du pays doivent se baser sur « la promotion du développement national à travers le secteur national privé national puisque c’est le secteur qui  peut permettre le Sénégal d’avoir une croissance inclusive. »

Malheureusement, déplore Gakou en tournée à Thiès, « l’économie du pays est au profit des étrangers. »

Auteur: Seneweb.com

Mondial 2018 : Le Sénégal entre dans l’histoire du basket

Le Sénégal est plus que jamais rentré dans l’histoire du basket mondial. En effet, pour le compte de la 2ème journée de la coupe du monde Espagne 2018, Les Lionnes du Sénégal ont battu la Lettonie 70-69.

C’est ainsi la 1ère victoire d’une nation africaine en coupe du monde. Un record que vient de décrocher les Lionnes de Cheikh Sarr avec cette victoire arrachée sur le dernier quart-temps.

Avec cette victoire, le Sénégal prend la 2e place du Groupe D derrière les USA.

Thierno Malick Ndiaye

« Ce Sénégal ne peut pas gagner la Can-2019 »

Demba Bâ ne mise pas pour une victoire du Sénégal pour la Can 2019 au Cameroun. L’attaquant sénégalais qui évolue en Chine s’est confié dans un entretien avec le quotidien « Record » : « Non je ne pense pas que le Sénégal pourra gagner quelque chose en 2019. Et j’espère me tromper. »

Pour expliquer ses propos, Demba vise directement la gestion l’actuel coach des Lions, Aliou Cissé. « Si j’étais coach, je n’allais jamais faire comme lui (Aliou Cissé) et je ne le suivrais pas (…) il y’a des choses qui m’ont paru bizarres dans le management d’Aliou Cissé. Mais c’est comme ça, on accepte », dénonce l’ancien joueur de Chelsea.

Retraite internationale

Il ajoute : « Quand Moussa Sow me raconte ce qu’il s’est passé lors du dernier Mondial, là je le comprends à 100% ses choix. Maintenant, j’ai tenté de le retenir quand même pour l’équipe nationale, en lui disant qu’on a encore besoin de son expérience mais je ne veux pas lui en vouloir. Vu ce qui s’est passé dans le groupe en Russie, je dirai simplement que c’était le désastre. »

Absent de la Tanière depuis 2015, Demba Bâ est conscient que l’histoire avec la sélection nationale est terminée. À 33 ans, il pense plutôt à sa reconversion. « Vu le déroulement des évènements, et vu comment Aliou Cissé m’a complètement snobé et ignoré, mis de côté sans me parler, non je dis que ça va, cette sélection n’est plus dans un coin de ma tête », dit-il.

Mimi Touré : « Karim peut revenir au Sénégal si…

Mimi Touré, ancien ministre de la Justice, demande à l’ancien ministre d’État de venir avec le chèque de 138 milliards de francs CFA, représentant l’amende qui lui a été infligée par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). En déplacement, hier, à Diamaguène, Aminata Touré a été interpellée sur un éventuel retour de Wade-fils au Sénégal.

« Karim Wade dit qu’il est sénégalais. Un Sénégalais peut venir au Sénégal, il n’y a pas de souci. Mais nous avons tous des obligations. Nous payons des impôts, et lui, il a une facture à payer. Quand il sera là, j’espère qu’il n’oubliera pas de passer au Trésor pour s’acquitter de ses obligations. Il a le montant du chèque. Qu’il vienne avec le chèque », a réagi l’ancien Premier ministre, dans Le Témoin.

« Au Pds, ils ont  un problème particulier qu’ils n’ont pas encore réglé. Je pense qu’ils sont à la recherche de candidat. Je leur souhaite bonne chance », raille-t-elle.

Et d’ajouter : « Je ne vais pas davantage tirer sur une ambulance. Dans ce parti historique, certains pensent qu’ils doivent avoir un candidat autre que Karim Wade qui fait du militantisme épistolaire. On a aussi besoin d’avoir une opposition pour que la démocratie marche. Le reste n’est pas notre affaire ».

Sénégal: Etat d’une démocratie Mackyavélique.

Le Sénégal a toujours offert cette singularité d’être l’un des pays les plus stables d‘Afrique. Il a une autre particularité: celle d’avoir entrepris, bien avant les autres, de libéraliser sa vie politique, faisant ainsi œuvre de pionnier sur le continent.

Curieusement, c’est peut-être ces traits distinctifs qui expliquent la relative négligence de la part de la presse dont il est I‘objet. il n’est sans doute pas inutile d‘indiquer certains repères qui ont marqué l’histoire récente du Sénégal. On rappellera que l‘arrivée à la magistrature suprême d‘Abdou Diouf après plus de vingt ans de pouvoir de Léopold Sédar Senghor, s’est caractérisée, même si la succession se déroula sans heurt, par une volonté affirmée de remouler en profondeur la vie politique et la nature même de L’État. Souci d’abord de rompre avec les «vieilles pratiques que nous appelons pudiquement politiciennes» soulignait en 1984 le nouveau Président, qui manifestait ainsi sa détermination à lutter contre «les féodalités de toutes sortes qui sont des forces d’inertie, de conservatisme et de régression».

Ce multipartisme intégral était aussi censé constituer un remède de choc de nature à transformer profondément le Parti socialiste et ainsi à l’obliger à être autre chose qu’une arène où s’affrontent des clans rivalisant pour distribuer des dépouilles. La libéralisation de la vie politique a effectivement été à l’origine d’une formidable éclosion de la liberté d‘expression. Une presse d’opinion, souvent très critique envers les pratiques du régime, a fleuri, dont Le Cafard libéré est l’exemple le plus remarquable.

Des mouvements politiques et syndicaux de toutes sortes ont pu développer leur action. Toutefois, cette nouvelle donne démocratique, loin de rendre plus sereine la vie publique, a plutôt alourdi le climat politique; elle n’a pas permis une solution mieux négociée des conflits.

Dans un tel contexte, le jeu démocratique a plutôt contribué d’une part à crisper la vie politique, d’autre part à exacerber les tensions et mécontentements liés à plusieurs facteurs.

Le slogan du Pds: «Sopi» changement, en wolof devint le signe de ralliement de tous les mécontents. L’espoir placé en Maître Wade s’envola aussitôt pour à son tour catalyser de nouveaux mécontentements des sénégalais qui l’ont chassé du pouvoir en 2012.

On voit la situation aujourd’hui .

L’adoption par une Assemblée Nationale aux ordres, du projet de loi instaurant le parrainage, censé garantir, à la Coalition Benno Bokk Yakaar, une victoire certaine aux présidentielles de 2019 vient couronner la longue série de forfaitures, auxquelles nous a habitué le régime de l’Apr.

Cela peut être illustré par plusieurs exemples, depuis les bureaux de vote fictifs décriés lors du référendum du 20 mars 2016 jusqu’à la rétention accompagnée d’une distribution sélective des cartes électorales aux législatives de l’année dernière, en passant par les manipulations grossières des locales de 2014, à travers l’acte 3 honni.

Quant à la loi sur le parrainage, son argumentaire est des plus fallacieux, surtout de la part d’un pouvoir qui a financé des listes parallèles aux législatives de 2017, enrôle quotidiennement des groupuscules dans sa méga-coalition et continue de promouvoir la transhumance.

La répression féroce de l’opposition et des courageux citoyens, manifestant leur désapprobation face à une situation dont ils n’ont pas l’habitude, est une nouvelle expression du caractère dictatorial et oppresseur d’un Etat qui, après avoir embastillé et déporté des rivaux potentiels aux prochaines présidentielles, semble prêt à tout pour conserver le pouvoir.

Il est vrai que Benno Bokk Yakaar s’apparente à une énorme pieuvre enserrant dans ses tentacules clientélistes et corruptrices toutes les composantes de la Nation, éclipsant un parti présidentiel non structuré voire inexistant. Cette Coalition gouvernementale substitue au jeu politique classique, l’instrumentalisation de la Police nationale et de la Justice ainsi que l’abus de majorité parlementaire allant jusqu’à l’interdiction du débat pluriel sur les «grand-places» et au sein de l’hémicycle.

L’expérience démocratique sénégalaise court le risque d’être dénaturée, s’apparentant de plus en plus à un modèle autoritaire pouvant ouvrir la voie à une instabilité politique permanente, telle qu’on peut l’observer dans certains pays africains.

Le Sénégal a une vieille et longue tradition de culture démocratique qui ne saurait se payer le luxe d’une marche à reculons. C’est donc une véritable reculade que le Sénégal vit actuellement.

Élu avec plus de 65% des suffrages à l’élection présidentielle de 2012, le jeune Président, Macky Sall a très tôt fait de prôner «la rupture». Mais, il n’en fut rien car il n’a rien fait pour rompre avec le passé. Il a juste voulu faire du neuf avec du vieux.

Autre recul démocratique, c’est l’entêtement du Président Macky Sall à imposer coûte que coûte un ministre de l’Intérieur acquis à ses ambition comme organisateur des élections, alors que ce dernier, Ali Ngouye Ndiaye, trop partisan et membre actif du Secrétariat exécutif national de l’Apr, est récusé par l’opposition et la Société civile.

Par ailleurs, c’est vraiment débile que, de nos jours, on continue à parler encore au Sénégal d’autorité dite indépendante ou autonome pour veiller à la bonne organisation matérielle des opérations électorales, faire respecter la loi électorale de manière à assurer la régularité, la transparence, la sincérité des scrutins.

C’est véritablement triste, après 57 ans d’indépendance et deux alternances politiques pacifiques qui ont émerveillé le monde entier, qu’on continue encore de s’étriper au Sénégal avec des histoires de contentieux électoraux à n’en plus finir, d’interdiction de manifestations de l’opposition au motif de «menaces de troubles de l’ordre public», de restrictions des libertés publiques, d’omniprésence de la famille présidentielle dans les affaires de l’Etat, d’Assemblée nationale monocolore dans sa physionomie, avec la suprématie du groupe majoritaire Benno bokk yaakaar, de détournements de deniers publics par de grands commis de l’Etat, qui plus est, ont été épinglés par les corps de contrôle de l’Etat.

Quelle démocratie quand les achats de consciences sont érigés en mode de gouvernance ? Après avoir affamé les Sénégalais et les avoir mis dans une situation de dépendance absolue, de fragilité et de précarité, il était plus facile de leur faire mordre à l’hameçon des Bourses de sécurité familiale, cette autre forme d’assistanat qui passe pour être de la providence aux yeux des bénéficiaires. Et voilà des Sénégalais doublement appauvris : un pouvoir d’achat réduit presque à néant auquel s’ajoute le mal des valeurs en déliquescence. Exit la dignité, l’honneur, la fierté, tout cela englobé par le vocable wolof de «ngor». Le débauchage et la transhumance n’ont jamais été mis à contribution que ce que les sénégalais vivent actuellement.

Quel recul démocratique quand, à quelques encablures des prochaines élections présidentielles de février 2019, on nous annonce l’achat des consciences dans la campagne des parrainages et la rétention des cartes des cartes nationales d’identité, privant ainsi des centaines de milliers de Sénégalais de leur droit de vote. Quelle honte, quand on en est réduit à voter avec n’importe quel chiffon (un vrai retour au Moyen-âge !), parce que tout simplement l’Etat du Sénégal n’est pas fichu de produire des cartes biométriques Cedeao après avoir pourtant gaspillé la manne financière de 50 milliards de francs Cfa!

Quand le chef de l’Etat himself se méprend du rôle de l’opposition comme rouage important de la démocratie, en ne se gênant pas le moins du monde de déclarer publiquement sa volonté de «réduire l’opposition à sa plus simple expression», c’est la vitrine démocratique sénégalaise de bonne réputation qui se lézarde, se fissure et craquelle. C’est la démocratie sénégalaise tant vantée et chantée qui en prend un sacré coup. Une démocratie rongée jusque dans ses fondements voire dans les institutions qui en constituent les soupapes de sécurité, en l’occurrence l’Assemblée nationale.

La situation actuelle de la démocratie au Sénégal, ce sont des candidats potentiels à l’élection présidentielle de 2019 qui sont, soit emprisonné puis exilé (Karim Wade), soit jeté au fond d’un cachot (Khalifa Sall) en attendant de régler leur sort aux autres «présidentiables». A ce rythme, le Président Macky Sall risque de se retrouver seul face à lui-même quand «son» Conseil constitutionnel va arrêter la liste officielle des candidats retenus pour l’élection présidentielle de 2019.

La démocratie n’est pas une fatalité, pas plus qu’elle n’est une spécificité sénégalaise. Aujourd’hui, le «modèle sénégalais» ne fait plus rêver. A trop dormir sur ses lauriers ou à vivre comme dans une bulle, on en arrive à stagner puis à reculer pendant que les autres avancent sûrement mais sans faire de bruit. La démocratie est un combat de tous les jours. Une œuvre perpétuelle, à jamais achevée, mais toujours perfectible. Avec des mirages et des atours mirifiques, la démocratie sénégalaise ressemble, à s’y méprendre, à un bel éclat de vernis enduit sur du bois mort et profondément rongé de l’intérieur.

Le salut de la démocratie sénégalaise réside dans la prise de conscience de l’opposition de s’unir ou périr, dans sa capacité à exercer une pression très forte et un harcèlement incessant sur le pouvoir pour l’obliger à faire des concessions, tout en faisant le travail nécessaire sur le terrain pour organiser la résistance devant le rouleau compresseur du régime de Macky Sall.

Diaspora221info

Dégénérescence démocratique : le Sénégal mérite autre chose ( Alassane K. KITANE)

Les forces réactionnaires ont toujours, eu, à des moments donnés de l’histoire, un petit contrôle sur le cours de celle-ci. Le caractère injuste et parfois tragique de l’histoire de l’humanité s’explique en partie par le fait que ces forces occultes y jouent un rôle actif : elles font partie de l’histoire. Mais les forces du progrès ont toujours réussi à faire face à l’ampleur du mal engendré par les renégats, car elles ont toujours pu puiser dans la conviction et la volonté les ressources nécessaires pour infléchir le cours de l’histoire. Les forces réactionnaires ne sont en réalité ingénieuses que dans le complot et la trahison, c’est pourquoi elles perdent tout ce qu’elles obtiennent par ce biais, car l’héroïsme, le patriotisme ne se décrètent ni ne s’improvisent.

Elles ont éliminé Lumumba, mais elles sont impuissantes face à la puissance de son esprit. Elles n’ont, en réalité, vaincu que le côté lyrique de la figure de Lumumba. Elles ont écroué Mandela, mais jamais son esprit et sa vision n’ont été enchainés : au contraire les brimades qu’il a subies durant plus deux décennies n’ont fait que décupler sa force. Elles tout tenté contre Cheikh Anta Diop, allant même jusqu’à vouloir ternir sa carrière scientifique, mais ça n’a pas empêché la sagacité de son esprit de transcender les frontières habituelles du temps et de l’espace.

Nous ne devons donc pas baisser les bras : le combat est possible, le combat est nécessaire, le combat est urgent. Notre démocratie est sévèrement malmenée par une oligarchie composite, mais très soudée par les enjeux du pouvoir. Nous sommes divisés sans nous en rendre compte, nous sommes déviés de notre itinéraire démocratique par des intrigues que personne ne pouvait prévoir dans un pays comme le nôtre. Macky Sall est l’incarnation absolue de cette déviation démocratique, mais nous serions ses complices si nous le laissions agir à sa guise ! Qui pouvait imaginer que ce régime descendrait aussi profondément dans les poubelles de la perfidie en systématisant l’achat industrielle des consciences ?

Jamais dans l’histoire du Sénégal on vu un régime manquer de grandeur et de générosité au point d’organiser une pénurie d’expression du pluralisme. Pénurie démocratique : voilà le niveau où Macky Sall nous a rabaissés. Jamais dans l’histoire, pourtant très riche, de ce pays on a vu un régime ostraciser ses adversaires jusque dans ce que la république leur garantit comme droits élémentaires. Jamais dans l’histoire du pays un parti et un chef d’État n’ont autant joué avec l’unité nationale et les institutions. Voler des cartes d’identité dans un commissariat de police pour parrainer un candidat sortant ! C’est la barbarie à l’état pur, c’est l’incivisme érigé en culture, c’est la roublardise institutionnalisée, c’est le banditisme entretenu et financé par une oligarchie.

Ah les « anthropophages » ! Maintenant ils opèrent en plein jour !

Ils tenteront tout : bientôt les contributions et les chroniques des voix libres de ce pays ne seront publiées que dans la très rare presse libre et avant-gardiste et ça a commencé. Quand un homme ou un clan souffre d’un déficit de grandeur, il n’a pas de limite dans l’indécence et les intrigues. Mais que faire ? Quand on cherche à parrainer un leader qui a osé forcer un bureau de vote et voter sans sa carte, on ne peut pas être un exemple de citoyenneté. Notre république est souillée et il faudra beaucoup d’énergie et de temps pour la purifier. Les antivaleurs ont pris tous les pouvoirs, les anti-modèles dictent leur loi au reste de la société, parce qu’ils sont promus par un État corrompu et corrupteur à grande échelle.

Qui pouvait imaginer qu’un régime sortant pouvait manquer de génie au point de squatter le travail de parrainage de ses adversaires pourtant persécutés ? On a vraiment touché le fond ! Être obligé de se présenter aux citoyens sous le nom d’un rival naguère voué aux gémonies pour pouvoir réussir son parrainage, c’est le comble de la tragédie humaine, c’est simplement le summum de l’absence d’initiative et de courage politique. Quel manque d’assurance ! Quel manque de sérénité ! L’emprisonnement systématique et la corruption dévergondée ne suffisent donc plus, il faut aller le plus loin possible dans la débauche.

Tout ça pour le pouvoir ?

Quand on prêt à descendre si bas pour le pouvoir, cela prouve qu’on n’a pas dans ses tripes l’énergie et la vertu requises pour l’exercer au nom et à l’avantage du peuple. Nul ne peut prétendre servir le peuple en l’achetant, nul ne peut prétendre travailler pour le bien d’un peuple quand il s’emploie à l’abrutir à ce point. Il est urgent que les forces du progrès reprennent le chemin du front contre la vilénie républicaine. La république est arraisonnée par une oligarchie qui exerce le pouvoir exclusivement pour des rentes directes là où les oligarchie civilisées sont au moins capables de faire semblant de servir la communauté.

On est vraiment allée très loin dans la dégénérescence !

Alassane K. KITANE

Professeur au Lycée Serigne Ahmadou Ndack Seck

Président du mouvement citoyen LABEL-Sénégal

Mondial-2018 : La Fifa félicite le Sénégal

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Le président de la Fifa, Gianni Infantino, a adressé une lettre de félicitations à la Fédération sénégalaise de football (FSF) pour la participation du Sénégal au Mondial-2018.

« La Coupe du monde Fifa 2018 a été une célébration inoubliable du football, et la présence du Sénégal en a, sans aucun doute, été un facteur majeur, a écrit le patron du football mondial, repris par Record. Personnellement, j’ai été très heureux et fier de pouvoir assister en votre présence (le président de la Fédé, Me Augustin Senghor, Ndlr) à l’un des matches de votre équipe nationale, celui disputé face à la Pologne. »

Infantino de poursuivre : « Veuillez transmettre mes félicitations à tous ceux qui ont contribué à cette campagne : les joueurs, l’entraîneur, Aliou Cissé, mais aussi l’équipe technique et médical et, bien sûr, les supporters venus en nombre. »

Dithyrambique, le président de la Fifa ajoute : « Une telle réalisation est sans nul doute basée sur le travail, le professionnalisme et l’attention aux détails, ainsi que sur la passion et l’amour du jeu. Tout cela augure bien d’un avenir très prometteur et ouvrira sans aucun doute la voie à de futurs succès. »

Auteur: Seneweb

Franc-maçonnerie : un tabou sénégalais (par jeuneafrique)


Dakar a finalement levé l’interdiction faite à la confrérie des francs-maçons de se rassembler, mais l’hostilité à l’égard de celle-ci, nourrie par des organisations religieuses, va s’accentuant.

Dans la salle des pas perdus du palais de justice de Dakar, face à une haie de micros et de caméras, Abdoulaye Ndao savoure l’acquittement qui vient d’être prononcé, ce 19 juillet, en faveur de son frère. Incarcéré depuis 2015, l’imam Alioune Badara Ndao était notamment poursuivi pour « apologie du terrorisme » et « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». «

Cette décision est un message aux francs-maçons », se réjouit Abdoulaye Ndao. Aucune des charges retenues contre le prédicateur n’avait pourtant de lien avec la franc-maçonnerie, mais Abdoulaye Ndao n’est pas le seul à penser que son frère a été victime d’un complot.
Le sociologue Malick Ndiaye, l’un de ses plus fervents soutiens, n’a-t-il pas lui aussi dénoncé une cabale orchestrée par des « loges maçonniques » ayant « infiltré toutes les confréries [religieuses] » ? Au Sénégal, l’ombre des « frères » déchaîne les passions.

Grand-messe 2018 annulée

Cette poussée de fièvre antimaçonnique remonte à novembre 2017. Deux mois et demi plus tard, les 2 et 3 février, les 26es Rencontres humanistes et fraternelles africaines et malgaches (Rehfram) doivent se tenir au King Fahd, l’un des grands hôtels de la capitale.

Rendez-vous annuel de la franc-maçonnerie africaine, l’événement n’a rien de secret. Et pour les organisations islamiques de la société civile sénégalaise, il ne constitue pas un problème en soi. Seulement voilà : « À quelques semaines de l’événement, nous avons appris que le Grand Orient de France [GODF] parrainait et finançait l’événement. C’est à partir de là que nous nous sommes mobilisés contre la tenue de cette rencontre sur le sol sénégalais », explique Mame Mactar Guèye, le vice-président de Jamra.

Angela Merkel en visite au Sénégal mercredi

Visite au Sénégal : Angela Merkel cale une audience avec...
La chancelière allemande Angela Merkel sera au Sénégal mercredi prochain. Selon nos radars, elle va rencontrer dans la journée le président Macky Sall pour discuter de développement économique et de coopération régionale.
Dans la soirée, Angela Merkel sera avec des représentants de la société civile. A la suite du Sénégal, elle se rendra au Ghana et au Nigéria. Merkel bouclera sa tournée africaine le vendredi.

Le Sénégal prêt à faire face à Frank Timis

Ce sera la guerre judiciaire entre l’Etat et African Petroleum de Frank Timis qui a introduit une demande d’arbitrage devant le CIRDI, le tribunal arbitral de la Banque mondiale. Selon les radars sensibles de Libération, l’Etat du Sénégal a commis le célèbre cabinet parisien, Linklaters, pour assurer la défense de ses intérêts. Pour l’histoire, c’est ce cabinet qui est à l’origine de la procédure intentée par la Société générale contre l’ex trader Jérôme Kiervel.
Comme nous le révélions, African Petroleum Senegal Limited de Frank Timis avait introduit, depuis le 11 juillet dernier, une demande d’arbitrage contre l’Etat du Sénégal auprès du CIRDI (Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements). Le même jour, le secrétariat général de cette instance a enregistré la plainte tout en demandant l’ouverture d’une procédure d’arbitrage sous le numéro ICSID Case no. ArB/18/24.
Jusqu’à hier, les arbitres devant « juger » l’affaire n’ont pas été désignés. Pour rappel, Frank Timis réclame une « réparation » en nature par la confirmation de la titularité de « ses droits » sur les…deux blocs Rufisque offshore profond et Sénégal sud offshore ainsi que des dommages et intérêts dont il se réserve le droit de fixer le montant ultérieurement.
La demande d’arbitrage a été communiquée au Sénégal, via la Primature qui l’a transmise à l’agence judiciaire de l’Etat, qui compte démontrer aux futurs arbitres que c’est à juste titre que ces blocs ont été retirés à African Petroleum Limited Sénégal qui n’a pas été en mesure de respecter ses engagements.

Gackou exhorte la jeunesse à croire en l’avenir du Sénégal

Le président du Grand Parti, Malick Gackou a adressé un message de solidarité et de fraternité, ce mercredi, après la prière de la tabaski. Il a exhorté la jeunesse à croire en l’avenir du Sénégal et aux perspectives de son développement. Il  les engage en outre à se battre aux côtés des Forces vives pour le progrès économique et social de notre pays.

De même, le leader du Grand Parti a aussi réaffirmé « une totale détermination et mon engagement sans faille pour la sauvegarde et la défense des intérêts supérieurs de la Nation ». Saisissant l’occasion, il a prié pour le renforcement de la cohésion et de la concorde nationale, dans la paix des cœurs.

Malick Gackou a aussi lancé un appel à l’unité d’actions des Forces patriotiques de l’opposition pour amorcer les bases du redressement national afin de dessiner un avenir radieux au peuple sénégalais.

Le Sénégal, a une opposition atteinte de léproserie politique

Les juristes, particulièrement les praticiens du droit, font souvent référence à cette assertion : « donnez-moi les faits, je vous dis le droit. »

Quels sont les faits ?
Au mois de novembre 2006, monsieur Amadou Ba, inspecteur des impôts et domaines est nommé Directeur General des Impôts Domaines, par décret du président Abdoulaye Wade. Ce fut pour lui un honneur, mais particulièrement un sacerdoce et des défis à relever.

De façon efficace, il organise une gouvernance fiscale qui contribue à l’augmentation des recettes internes du budget. Il conçoit et met en œuvre une méthode de travail, qui permet de porter le prélèvement public aux environs de 20% du PIB.

Grâce à un effort à la dimension des convictions de l’homme, la collecte des recettes internes du budget a été qualitativement améliorée. Celles-ci connaitront une nette progression jusqu’en 2009, avant de se replier, en raison de l’environnement économique mondial et de considérations de politiques internes.

Au mois de mars 2012, monsieur Macky Sall est élu Président de la République du Sénégal. Il veut redresser le budget. Après avoir confié le ministère de l’Economie et des Finances à un banquier à la compétence internationale reconnue, les résultats n’ont pas été au rendez- vous. Certainement, au regard des performances de la Direction des Impôts et Domaines, il a décidé de miser sur l’homme qui était à la tête de la structure, pour une mise en œuvre efficiente de sa politique économique.

Le 2 septembre 2013, le Président Macky Sall passe à l’acte. Il nomme Amadou aux fonctions de ministre de l’Economie et des Finances. Monsieur Amadou Ba est certainement né sous une bonne et belle étoile. L’année suivante, en 2014, la croissance économique passe de 4% à 4,6%.

En 2017, elle s’établit à plus de 7%. Les recettes budgétaires sont passées de 2531,111 milliards CFA à 3597,8 milliards CFA, durant la période 2013 -2018, soit une augmentation de 1066, 684 milliards CFA.

Le Chef de l’Etat est ainsi rassuré, voire comblé. Le budget est redressé et consolidé. Aussi, a-t-il décidé d’entamer, en 2018, un nouveau cycle budgétaire, celui de la protection, du social.

Les échos des performances du ministre Amadou Ba ont dépassé nos frontières. En signe de reconnaissance et d’encouragement, la communauté de nos partenaires techniques et financiers lui décerne le Prix d’African Banker Award, du meilleur ministre des finances d’Afrique, au titre de l’année 2017.

L’habileté avec laquelle il conduit la mise en forme du PSE, fait partie des motifs pour lesquels ce prix lui été octroyé. Mais, pour le gouvernement, les résultats budgétaires et économiques largement positifs ne se sont pas traduits par des gains politiques à la mesure de ses espérances. En 2014, la coalition au pouvoir est battue aux élections municipales, dans la capitale, Dakar.

Le président Macky Sall prend l’engagement de laver l’affront aux prochaines élections législatives de 2017. Contre toute attente, il enfourche « le cheval Amadou Ba. » L’une des particularités des Chefs d’Etat, c’est de pouvoir déceler les compétences ou talents cachés de leurs collaborateurs. En effet, il est de notoriété, particulièrement au Sénégal, que les ministres des finances doivent se tenir à l’écart de la politique de parti qu’ils ont la réputation d’ignorer. L’une des rares exceptions, fut le ministre Babacar Ba, célèbre responsable du PS du Président Senghor, à Kaolack.

L’aventure n’a jamais été tentée à Dakar, capitale de la contestation, et ville traditionnellement rebelle contre le pouvoir.

Comme un bon soldat aux ordres du chef, le ministre Amadou Ba ne s’est point poser la question de savoir pourquoi le choix du Chef de l’Etat, Président de la coalition politique au pouvoir s’est porté sur lui. Il n’avait qu’une seule et unique préoccupation, comment gagner, pour ne pas décevoir les espoirs du Président Macky. Il est allé au charbon sans calcul.

Minutieusement, il met en place une stratégie et un plan d’une grande envergure. Faisant montre d’une capacité de management politique que personne ne lui prêtait, à l’exception du Chef de L’Etat, il réussit là où, d’autres, réputés hommes de la situation, compte tenu de leur statut et de leur longévité dans la vie politique, ont échoué.
Sous la conduite d’Amadou Ba, la coalition Benno Book Yaakaar remporte les élections législatives à Dakar, avec un écart de plus 2700 devant son adversaire immédiat. L’affront est lavé. Le Président Macky Sall peut jubiler.

En résumé, nous pouvons affirmer, qu’Amadou Ba est une exception au service du Président Macky Sall. Sous la conduite et les orientations du Chef de l’Etat, Il a réussi à révolutionner le budget, l’économie et la politique, en les gérant de façon coordonnée et harmonieuse.

Pour toutes ces raisons, le Président de la République lui a conféré un certain nombre de droits. Parmi ceux-ci, celui de continuer à bénéficier de sa confiance, dont sont jaloux certains opposants en mal de crédibilité.

Ousmane Sonko en premier, qui lui en voudra certainement pour l’éternité, d’avoir été radié de la fonction publique. En dépit de sa carrière assez longue dans l’administration fiscale, ce dernier ne semble pas avoir bien assimilé ses leçons sur l’obligation de réserve. Voulant se prévaloir de sa propre turpitude, il fait d’Amadou Ba son ennemi, l’accusant à tort, d’avoir été le bras armé du Chef de l’Etat pour le radier de la fonction publique. Aussi, presque de façon quotidienne rumine-t-il sa rancœur, en déferlant une chaine d’injures à l’encontre de son ancien patron. Il prend même le risque de l’accuser de pratiques « ethnicistes ». Quelle dangereuse idiotie de la part de Sonko. Cet homme devrait être mis en asile. Son discours porte les germes d’une violence incontrôlée et irresponsable, fonds commerce d’hommes politiques à l’ego démesuré, et qui tentent insidieusement de faire basculer le Sénégal dans les abimes de l’instabilité.

Le second, non moins aigri, aventurier devant l’éternel, c’est Mamadou Lamine Diallo. Membre de la coalition de Benno Book Yaakaar, qui a porté le Président Macky Sall au pouvoir en 2012, il rêvait de devenir ministre de l’Economie et des Finances. Certes, qu’il est économiste de formation. Mais, cette qualité n’est certainement pas seule suffisante pour occuper la fonction. En plus de la confiance du Chef de l’Etat, d’autres aptitudes sont surement prises en compte par le décideur. Ainsi, à tort, il considère que tout ministre des finances autre que lui, est un usurpateur.

Aussi, se plait – il à se lancer dans des critiques imprécises et générales sur la politique économique du Président Macky, sans jamais aller au fond. Ces deux hommes ont en commun d’avoir été des « messieurs plus fort reste » aux dernières élections législatives.

C’est évident qu’ils vont s’essouffler avant d’arriver aux chevilles d’Amadou Ba. Avant cela, le Président Macky Sall aura certainement bouclé ses deux mandats et passé le témoin à un autre sénégalais à la lucidité incontestée, capable de préserver notre pays contre ces apprentis fossoyeurs de sa stabilité démocratique.

La haine viscérale, la calomnie, la méchanceté et le mensonge ne prospéreront pas devant la vision éclairée de son SE Macky Sall, président de la République dont les réalisations sont en train de parler d’elles mêmes. Mais quand on a une opposition atteinte de léproserie politique, leur seule arme pour se soigner c’est le mensonge

Samba DIEME, porte parole du jour, membre de la convention des jeunes autour de Amadou Ba pour la réélection de Macky Sall au premier tour

Le Sénégal au bord de la faillite économique…

Philippe Bouvard disait que « Rien n’est plus choquant quand on dirige un pays au bord de la faillite que de bénéficier d’un train de vie de milliardaire ». Les problèmes surviennent quand les dépenses sont plus importantes que la perception des recettes.
L’État se rapproche des banques, émet un emprunt public interne ou un emprunt extérieur en ordre de faire face à ses obligations. L’endettement pour se développer est possible et a été accomplis par l’Europe avec le « plan Marshall ».
La dette du Sénégal représente 60% du PIB due principalement aux investissements résultant du Plan Sénégal Emergent (PSE). Néanmoins cela résultera d’une forte croissance économique mais paradoxalement pas trop soutenable. En 2017 le Sénégal a fait face à un retard de paiement du service de la dette alors que le PSE est en pleine réalisation. Cela représente un danger car cela illustre l’insolvabilité du Sénégal pouvant résulter de la reluctance des bailleurs de fonds de nous octroyer des prêts.
Selon la DPEE, en 2013 la dette représentait 45,7% du PIB, 50,6% en 2014, 55,7% en 2015, 59% en 2016 et 61,44% en 2017. La dette accroît entre 4% et 5% par année alors que le taux de croissance se situe entre 6% et 7% prouvant que la dette est soutenable. Le service de la dette a augmenté entre 2014 et 2017 de 24% à 30% et absorbe la majorité de nos recettes fiscales. Nous savons aussi qu’un endettement excessif entraine la récession et la majeure partie du PSE n’a pas encore été mis en œuvre et cela résultera d’un endettement qui pourra être soutenable tant que la croissance accroitra.
Va-t-on vers un défaut de paiement qui est lorsqu’un pays n’arrive plus à rembourser sa dette, soit partiellement ou intégralement ? Pratiquerons-nous l’effet « boule de neige » qui consiste à s’endetter pour payer sa dette ? Nous devons obligatoirement éviter ces deux scénarios si nous voulons aspirer à l’émergence. L’endettement n’est pas mauvais si la croissance est présente et si le taux d’emprunt est très bas comme le cas du Japon qui à un moment était le pays le plus endetté au monde avec une dette représentant 250% de son PIB.
Malgré une forte croissance économique, nous assistons toujours à une pénurie d’emplois de qualité dans le secteur formel. Cela démontre que nous ne sommes pas en train d’investir dans le capital humain pour avoir une main-d’œuvre qualifiée ; mais comme j’ai l’habitude de le dire, nous sommes en train d’élever sur une fondation pas adéquate. Je ne pense pas que nous pouvons parler d’émergence tant que l’indice de développement humain n’est pas acceptable et que chaque citoyen sente la croissance.
L’émergence ne s’agit pas d’ériger des infrastructures de dernière génération si la population ne mange pas à sa faim, ne se soigne pas quand elle est malade, et n’arrive pas à trouver un emploi convenable pour subvenir à ses besoins. Comment se fait-il que nous n’arrivions pas à balancer notre budget en 2018 ? Nos recettes fiscales proviennent principalement des tarifs douaniers et des impôts pendant que le secteur informel est en train de jouir de la totalité de leur bénéfice tout en pratiquant l’évasion fiscale.
Il faut impérativement corriger ce problème et dans le plus bref délai pour éviter une faillite de notre économie nationale. Nous avons approché le ministre de ce secteur pour lui faire part de nos recommandations et attendons son retour.  En plus de cela, il nous faudra remédier à ces maux pesant sur notre économie nationale que sont les exemptions fiscales, le non-recouvrement de l’impôt, les subventions budgétaires ainsi que la réduction de l’effectif de la fonction publique. Il n’y a pas pire échec que de se vanter d’une forte croissance économique ne résultant pas à la création d’emplois de qualité.
La croissance pourra dépasser la barre des 7% l’année à venir mais cela ne dérivera toujours pas à la création d’emplois ni à un meilleur indice de développement humain. L’État a voulu continuer dans la même lancée que le président Wade avec le développement des infrastructures alors que la priorité devait changer pour nous permettre de souffler et d’orienter l’économie vers la création d’emplois. L’État doit impérativement réduire son train de vie le plus tôt possible pour éviter un autre plan « Sakho-Loum » car nous allons directement vers cela.
Toute cette flopée de ministres conseillers avec leurs salaires et d’autres avantages, le HCCT, le CESE, le budget exorbitant de la présidence entre autres doivent être réévalués car nous sommes un pays pauvre et très endetté malgré une forte croissance. L’État doit investir dans l’éducation et la santé principalement puis dans la création d’emplois. Amadou Ba, ministre de l’économie et des Finances disait que « le franc CFA permet aujourd’hui aux pays de l’UEMOA d’avoir une croissance vigoureuse ».
Il a parfaitement raison mais c’est une déclaration politicienne car il sait pertinemment que ce franc ne reflète pas la réalité de notre économie et que l’appréciation de l’Euro nous affectera directement. Une seule question pour vous Mr. Ba : maitrisez-vous le triangle d’incompatibilité ? Pour éviter que le PSE ne produise pas les effets escomptés, il faudra impérativement changer des à présent la direction du pays. Arrêtons tout endettement pour la construction de stades, d’infrastructures de nouvelle génération.
Le danger en est que les milliards investis dans les infrastructures et l’énergie dépendent largement de l’investissement privé que nous ne pouvons point garantir. Si le Sénégal est en avance par rapport aux pays voisins sur le plan infrastructurel, nous ne sentirons pas l’effet de ces infrastructures. Si nous construisons des autoroutes et que nous ne délocalisons pas les entreprises industrielles qui sont essentiellement situées à Dakar, nos autoroutes s’useront plus vite car cette forte polarisation entrainera une dépréciation accélérée de ces infrastructures. Nous devons coordonner avec les pays frontaliers pour plus optimiser ces investissements.
Pour éviter une faillite imminente de notre économie, il est temps de complètement changer de cap et d’industrialiser les régions pour désengorger Dakar et donner accès à l’emploi aux jeunes. Il faudra arrêter ou réduire l’investissement sur les infrastructures pour alléger la dette ainsi que son service. Il n’y a aucune chance à ce rythme que le Sénégal émerge peu importe le nombre de milliards que l’on enterrera. La dévaluation du franc CFA avait causé une expansion économique car elle reflétait le vrai état de notre économie. Avons-nous besoin d’une autre dévaluation forcée ou pouvons-nous être assez responsable cette fois-ci pour rectifier le tir avant que cela ne soit trop tard ? 

Mohamed Dia, Consultant bancaire
Email : mohamedbaboyedia@gmail.com

Vacances Citoyennes 2018:Ziguinchor abrite la cérémonie officielle de lancement

 

C’est un Mame Gorgui Ndong très en forme qui a fait face à la presse ce vendredi matin pour décliner les grandes lignes qui vont articuler les vacances citoyennes édition 2018.Entouré de ses proches collaborateurs dont madame Aissatou Traoré directrice du CNID,le Ministre de la jeunesse a d’emblée annoncé que le budget prévu pour cette année s’élève à 300 millions frcfa validé en conseil des Ministres.Le Ministre de dire que d’autres appuis sont attendus des autres acteurs non étatiques(messènes,entreprises,Ong).

L’édition 2018 sera marquée par des innovations qui seront apportées à la mise en œuvre des activités de portée citoyenne déroulées dans toutes les régions du Sénégal et coordonnées par les gouverneurs de région.Certaines activités seront portées par des acteurs du secteur tandis que  d’autres seront déroulées par des partenaires.

Monsieur Mame Gorgui Ndong  a  dans son speech annoncé  l’implication de tous les jeunes du Sénégal sans discrimination aucune.Tout le monde est invité à prendre part à ces moments de réflexion,de partage et de sensibilisation.

L’édition 2018 sera clôturée à Dakar le 30 septembre 2018.

Nous y reviendrons.

Macky a fait du Sénégal un État-voyou

Le spectaculaire rebondissement que l’affaire Khalifa Sall est en train de connaître avec l’arrêt de la Cour de justice de la Cedeao, montre à quel point le temple de Thémis est compromis par les politiciens dans notre pays. La Cour de justice communautaire a en effet indiqué que les droits de Khalifa Sall ont été totalement foulé au pied dans le cadre d’un procès hautement controversé depuis son début.

L’Etat à travers son premier représentant n’a aucun respect pour l’administration judiciaire qu’il manipule à sa guise pour le règlement de comptes politiques ou pour protéger des partisans reconnus prévaricateurs de deniers publics par les organes d contrôle.
Idem pour l’institution parlementaire composée à plus de 80% de béni oui-oui qui votent des lois pour lesquelles ils igonorent même l’appellation.

Sénégal, un pays en manque (Par Bosse Ndoye)


En jetant un œil attentif sur l’actualité socio-politico-économique du Sénégal ces derniers temps, un mot me vient incessamment à l’esprit: manque. En effet, nombreux sont les domaines où nous souffrons d’un manque criant et parfois mortel… Prenons celui de la justice, qui est le soubassement sur lequel est bâti le contrat social, indispensable à notre vivre-ensemble, les exemples mettant à nu ses carences sont légion.

Prompt à s’autosaisir quand sont impliqués des prétendants sérieux au pouvoir ou de simples citoyens « sans envergure » – parfois à tort et pour des questions vénielles -, notre Speedy Procureur de la République traîne les pieds, s’il n’a pas tout à coup perdu sa motricité habituelle, lorsqu’il s’est agi de l’Affaire Prodac pour ne citer que celle-là.

L’affaire Prodac, en plus d’être en dernière position sur la longue liste des scandales financiers ayant entaché les six années de présidence d’un Macky Sall qui nous avait promis une gouvernance sobre et transparente, est aussi en quelque sorte symptomatique de l’une des principales maladies dont souffre notre justice : le deux poids, deux mesures. Pourtant il est question dans cette affaire de plusieurs milliards subtilisés au contribuable. Mais notre cher procureur ne donne aucun signe de vie; et ce malgré les rapports officiels accablant plusieurs personnes qui ont été publiés. Peut-être faut-il aller en chercher l’explication dans la présence au gouvernement du Sénégal de l’un des principaux mis en cause, c’est-à-dire du camp des intouchables; puisqu’il ne fait maintenant aucun doute que nos concitoyens sont divisés en deux catégories : « Waa kër Kumba am Ndey ak Waa kër Kumba amul Ndey » pour reprendre les mots du doyen Mody Niang.

Comment comprendre autrement, qu’à la M.A.C (Maison d’arrêt et de correction) de Thiès, que seize anciens codétenus du guide de Thiantacounes – qui doivent en avoir assez de leurs conditions de détention depuis six années sans procès – en soient arrivés à faire une grève de la faim depuis quelques jours, jusqu’à vouloir se suicider pour quelques-uns d’entre eux (s’il faut en croire certains médias ) pendant que leur « autorité morale», non encore blanchie par la justice, vaque librement et gaiement à ses occupations??

Que dire du cas Assane Diouf? Celui qui s’est fait connaitre au grand public par ses insultes incendiaires sur la toile croupit à Reubeus où il vit le calvaire depuis plusieurs mois pour je ne sais quel « péché »? Quelque offensants qu’aient pu être ses propos, il ne mérite pas moins qu’on lui applique équitablement la justice comme tout citoyen. Si justice il y a.

Dans un autre domaine aussi sensible qu’est celui de l’éducation le manque ne se fait pas moins sentir. En sus de la baisse de niveau déplorable et générale notée du cycle supérieur au cycle primaire depuis quelques années, notre système éducatif a besoin d’aggiornamento tant en ce qui concerne les filières qu’il propose que le contenu de ses programmes. Au niveau du supérieur, les grèves récurrentes, ajoutées au nombre pléthorique d’étudiants et à l’absence de débouchés réels font entre autres que nos universités pataugent péniblement dans un marais de crises endémiques les empêchant d’atteindre les cimes de l’excellence. Dès lors ce n’est guère surprenant qu’on susurre ces derniers temps l’éventualité d’une année blanche qui plane sur la tête des étudiants de l’UGB (Université Gaston Berger). Au niveau secondaire, qui ne se souvient pas de la vague de tricheries ayant marqué les épreuves du baccalauréat de l’année passée?

Le manque est si omniprésent dans notre pays qu’il n’épargne même pas des secteurs aussi vitaux que celui du service de distribution de l’eau. Ces derniers jours, les images désolantes de longues files de braves dames en quête du liquide précieux, qui a parfois une couleur bizarre lorsqu’il lui arrive de couler, ne peuvent susciter qu’indignation. L’eau est d’autant plus nécessaire en cette période de chaleur que son manque peut susciter beaucoup de maladies. Si ce n’est pas déjà arrivé.

Malgré les insuffisances de son service, les factures stagnent si elles n’augmentent pas. C’est peut-être parce que les autorités politiques et leur famille sont épargnées par le manque d’eau que les premiers nommés tardent à réagir pour trouver une solution définitive à ce problème.
Que dire de l’électricité, dont le manque dure depuis si longtemps qu’il ne semble même plus choquer?? Pourtant son absence intermittente affecte dans le pays les activités professionnelles de beaucoup personne n’ayant pas les moyens de s’offrir des groupes électrogènes.

Qu’en est-il du manque de sécurité qui se reflète sur le nombre croissant d’agressions physiques et de meurtres entre autres de petits enfants ou de leur démembrement? Si on y ajoute le manque de professionnalisme de certains « gardiens de la paix » qui ont causé désordre et meurtre(s) en plus de racketter quelques-uns de nos concitoyens qui tirent le diable par la queue pour (sur)vivre, la situation devient dramatique et alarmante. Le manque de sécurité se vit aussi dans le plan économique.

Nos petits commerçants de quartier, parvenus à s’extirper de la grande masse compacte de chômeurs, qui ne cessent ces jours-ci de se lamenter au sujet du grand groupe Auchan en sont un exemple patent. Leur situation préfigure les éventuels soulèvements populaires pouvant avoir lieu avec la mise place des A.P.E. (Accords de Partenariats Économiques), car d’autres grosses cylindrées vont pouvoir avoir accès librement à nos marchés locaux. Que penser du manque de patriotisme dont ont fait montre certains de nos dirigeants ayant signé ou conclu plusieurs marchés et/ou contrats allant à l’encontre des intérêts nationaux?

Le comble de manque semble atteint avec la pénurie de sang au centre national de transfusion sanguine. Tout un symbole : le sang étant synonyme de vie. Cela peut toutefois un tantinet se « comprendre » si une certaine partie de la population est prise dans les rets des difficultés de la vie quotidienne et/ou est touchée par une crise alimentaire comme c’est le cas de 750 000 personnes à Bakel ces derniers jours.

Ce chiffre est peut-être la partie visible de l’iceberg de la crise alimentaire qui sévit dans le pays. Qui sait? D’autant que les grandes villes sont souvent les seules à être prises en compte dans beaucoup de choses essentielles au grand dam de plusieurs contrées qui semblent être exclues des certaines statistiques et politiques importantes du pays.
La liste des manques est loin d’être exhaustive. Faut-il pour autant les voir comme une fatalité, comme quelque d’irréversible. La réponse est certainement non d’autant que nous avons petit pays non dépourvu d’hommes de valeur et de richesses naturelles. Quelle solution adopter alors? Il faut juste mettre les bonnes personnes aux bonnes places en commençant par la première d’entre elles: le chef de l’État.

Pour ce faire, opportunité sera donnée au peuple dans quelques mois pour élire un nouveau président ou reconduire celui qui est actuellement au pouvoir. Mais le paysage politique, à part quelques rares exceptions, est si pourri qu’on aura du mal à porter son choix sur un candidat « normal ». Quoi qu’il advienne le peuple participe, par le choix de ses dirigeants, à la manière dont il est ou il sera traité.

Bosse Ndoye
momarboss@gmail.com

Sénégal-Mauritanie : L’accord de pêche finalisé !

L’attente a été longue, mais les négociations viennent d’aboutir à Nouakchott. L’accord de pêche entre le Sénégal et la Mauritanie a finalement été signé hier en marge du sommet de l’Union africaine.
Le Sénégal accepte des conditions posées par la Mauritanie qui promet de construire un quai de pêche à 3 km de Saint louis, annonce Omar Gueye, ministre de la pêche.

Le Sénégal écrit une lettre de protestation à la FIFA

Dans un communiqué la Fédération Sénégalaise de football a adressé à la FIFA une lettre de protestation et une lettre de réclamation pour infraction aux règles d’éthique et de fair-play.

Dans la première, la Fédération proteste contre deux décisions arbitrales du match 48 du Mondial entre le Sénégal et la Colombie. La fédération n’approuve pas le fait que le penalty accordé au Sénégal suite à une faute commise sur Sadio Mané dans la surface de réparation soit annulée après consultation du VAR.

La fédération estime que l’arbitre qui était à quelques mètres de l’action était bien placé et donc n’aurait pas dû revenir sur sa décision et en plus il aurait dû sanctionner le défenseur Colombien fautif, d’un carton rouge direct. La Fédération déplore aussi qu’une faute de main très visible du défenseur Colombien Yeri MINA dans sa surface de réparation à la 76eme minute soit ignorée par l’arbitre. Elle estime que ces faits ont été à l’origine directe de l’élimination du Sénégal et souhaite que la FIFA donnera une suite à favorable à sa requête.

Dans la deuxième, la Fédération Sénégalaise de Football fustige le comportement de l’équipe Japonaise lors du match qui l’opposait à la Pologne ; toujours dans le même groupe H. La Fédération estime que le Japon a littéralement refusé de jouer lorsqu’il a appris que la Colombie venait de marquer un but contre le Sénégal, un refus de jeu qui arrangeait le Japon mais qui est contraire aux principes gouvernant le football.

En outre la Fédération est d’autant plus choquée que l’entraineur du Japon n’a pas nié les faits. Ce dernier même en conférence de presse d’après match a confirmé avoir pris cette décision de manipuler ce résultat du match en conservant le score de 1-0. Un score qui arrangeait le Japon et qui faisait aussi l’affaire de la Pologne qui ne cherchait qu’un point pour l’honneur.

Ainsi, la fédération Sénégalaise de Football déplore le manque de fair-play dont cette équipe Japonaise a fait preuve. Elle interpelle la FIFA sur la notion de classement au nombre de cartons qui perd son sens et son intérêt dans un cas de figure pareil où l’équipe manquant de fair- play n’est nullement inquiétée par une sanction.

La Fédération Sénégalaise de Football espère que l’instance dirigeante du football mondiale va prendre des mesures idoines pour diligenter ces affaires.

Les lions concèdent le nul face au Japon, 2-2

Le Sénégal concède le nul (2-2) face au Japon, ce dimanche, pour le compte de la deuxième journée du groupe H. Ils ont mené à deux reprises et ont été rejoints chaque fois.

Sadio Mané (11) et Wagué (71e) ont marqué pour les Lions. Inui (34e) et Honda (78e) ont remis les pendules à l’heure.

La qualification pour les huitièmes de finale dans ce groupe H va se jouer lors de la troisième journée. Le Sénégal sera face à la Colombie tandis que le Japon affrontera la Pologne.?

Le bateau-hôpital « Africa Mercy » prend rendez-vous avec Dakar en juin 2019

Des patients sénégalais pourront se faire soigner dans le bateau-hôpital « Africa Mercy », lorsque ce navire de l’ONG humanitaire « Mercy Ships » va accoster en juin 2019 à Dakar pour un séjour de dix mois, a promis, mercredi, à Dakar, son directeur exécutif, Bryce Wagner.

L’ »Africa Mercy », l’un des plus grands navires-hôpitaux du monde, avec une capacité de 80 lits d’hôpital et un équipage constitué de 450 membres, sillonne les ports africains pour offrir des soins de santé aux malades, a expliqué M. Wagner aux journalistes, lors d’une visite de presse du bateau, au port de Dakar.

La gynécologie, la chirurgie maxillo-faciale, l’ophtalmologie et la chirurgie dentaire sont les spécialités médicales pratiquées à bord du bateau-hôpital, qui effectue « une mission exploratoire » de trois jours au Sénégal.

Cette mission permet à son personnel d’identifier « les besoins spécifiques » de santé des populations au Sénégal, en attendant l’arrivée du navire l’année prochaine, à Dakar.

« Nous reviendrons au Sénégal en juin 2019, pour y rester pendant dix mois et offrir des soins de santé aux personnes malades », a promis Bryce Wagner.

Selon lui, le personnel médical de l’ »Africa Mercy » va préparer sa visite de l’an prochain, avec la collaboration du ministère chargé de la Santé et de l’Action sociale au Sénégal. « Sa capacité à transformer des vies » et à offrir « un avenir meilleur » aux malades fait la réputation de ce bateau-hôpital, selon M. Wagner.

« Nous sommes là pour travailler, main dans la main, avec le ministère de la Santé, pour soutenir ses programmes, relever ses plateaux techniques et aider à la formation des médecins et des infirmiers », a-t-il dit lors de la visite de presse.

« Cette visite nous a permis de connaître les possibilités (…) qu’offre le bateau aux populations sénégalaises en termes de soins », a dit le docteur Amadou Doucouré, directeur de la lutte contre la maladie au ministère de la Santé et de l’Action sociale.

« Des équipes vont sillonner le Sénégal, à travers les centres de santé et les hôpitaux, pour choisir les malades qui ont le profil d’être opérés dans le bateau », a dit M. Doucouré.

Le chef de l’Etat sénégalais se rendra au port de Dakar jeudi, pour une visite du navire-hôpital. Le bateau va quitter la capitale sénégalaise le même jour, selon son équipage.

El Hadji Diouf : Le Sénégal n’a pas encore livré de match-référence

L’ancien international sénégalais est très sceptique sur les chances de l’équipe du Sénégal dans le groupe qu’il partage avec la Pologne, le Japon et la Colombi au Mondial 2018.

« Le piège c’est que tout le monde croit que ce groupe est facile », soutient El Hadji Diouf au micro de Christophe Dugarry dans l’émission « Team Duga ». Selon lui, « ce n’est pas gagné d’avance. Il reste du boulot à faire ».

« L’équipe du Sénégal regorge d’individualités, mais ne joue pas en équipe. Une compilation de joueurs en fait pas une équipe. Notre force en 2002 était le collectif. Aujourd’hui, on ne connaît même pas l’équipe-type du Sénégal. En 2002, six mois avant le Mondial, tous les Sénégalais connaissaient la composition de l’équipe. C’est étonnant qu’on ne connaisse pas jusqu’à présent le gardien titulaire des Lions », a déclaré le double Ballon d’or africain.

Sans compter, signale Diouf, que le Sénégal n’a pas encore livré de « match-référence », « de quoi inquiéter avant le Mondial ».

Le Sénégal parmi les 39 pays ayant besoin d’aide alimentaire ( FAO)

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a estimé dans un nouveau rapport, dont APA a obtenu une copie jeudi, qu’un nombre croissant de pays dans le monde, dont le Sénégal, a besoin d’une aide alimentaire externe en raison des conflits et des conditions climatiques défavorables.

« Les approvisionnements alimentaires mondiaux restent globalement abondants mais les conflits continuent de fortement aggraver l’insécurité alimentaire, déjà considérée comme grave. Selon le rapport de la FAO sur les Perspectives de récoltes et la situation alimentaire, de plus en plus de pays ont besoin d’une aide alimentaire externe en raison de conditions climatiques défavorables », écrit la FAO. Elle note cette liste compte maintenant 39 pays, soit deux pays de plus (le Sénégal et Cabo Verde) que dans le dernier rapport publié en mars.

Les 37 autres pays ayant actuellement besoin d’aide alimentaire externe sont : l’Afghanistan, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad, le Congo, la République démocratique du Congo, Djibouti, l’Erythrée, l’Ethiopie, la Guinée, Haïti, l’Irak, le Kenya, la République populaire démocratique de Corée, le Lesotho, le Liberia, la Libye, Madagascar, le Malawi, le Mali, la Mauritanie, le Mozambique, la Birmanie, le Niger, le Nigéria, le Pakistan, la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan, le Swaziland, la Syrie, l’Ouganda, le Yémen et le Zimbabwe.

Cette liste comprend, en effet, 31 pays en Afrique et sept en Asie, sans oublier Haïti.
« Les guerres civiles et l’insécurité en Afrique et au Moyen-Orient ont contribué à faire grimper les niveaux de faim, poussant également des millions de personnes à se déplacer, faisant pression sur les pays voisins et empêchant les agriculteurs de cultiver leurs champs », explique la FAO.

Les pluies insuffisantes ont également « eu des répercussions » sur les perspectives liées à la production céréalière en Amérique du Sud et en Afrique australe. D’après le rapport, les conditions climatiques défavorables représentent également un lourd fardeau pour les éleveurs en Afrique de l’Ouest.

Les problèmes liés au pâturage et les répercussions du conflit sur le commerce de bétail contribuent à faire augmenter les souffrances liées à la faim chez les éleveurs ouest-africains, ajoute la FAO. De mauvaises conditions pastorales dans plusieurs régions au Nord du Sénégal devraient contribuer à faire augmenter le nombre de personnes ayant besoin d’aide. Ils seraient ainsi au nombre de 750 000, selon le rapport trimestriel produit par le Système mondial d’information et d’alerte rapide de la FAO (SMIAR), souligne l’organisation.

Aussi, après une saison de cultures médiocre, selon les estimations, 35 pour cent de la population cap-verdienne aura besoin d’une aide alimentaire, même si ces chiffres sont appelés à chuter de plus de moitié en début d’été avec le début des pluies saisonnières, a prédit l’organisation.