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L’ONU condamne les violences à Tambacounda

Le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), Mohamed Ibn Chambas a, dans une note parvenue mercredi à APA, condamné les violences survenues lundi dernier à Tambacounda (est) entre des partisans du Parti de l’unité et du rassemblement (PUR, opposition) et ceux de Benno Bokk Yakaar (Bby, au pouvoir), faisant trois morts.

M. Chambas a appelé les candidats à l’élection présidentielle et leurs sympathisants à refuser la violence et à respecter leurs engagements « pour assurer un scrutin participatif et pacifique ».

« Un mort est un mort de trop. Chaque citoyen doit être concerné et responsable de la protection de la paix et la tolérance qui fait la richesse du peuple Sénégalais », a souligné Ibn Chambas.

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, exhorte les candidats et leurs sympathisants, les acteurs de la société civile et les autorités, à redoubler d’efforts pour appeler les citoyens au calme et à la retenue, et au respect des valeurs de paix et de tolérance.

Dans une note similaire parvenue à APA, la cellule Nationale du Sénégal du Réseau Paix et Sécurité pour les Femmes de l’Espace CEDEAO REPSFECO/SÉNÉGAL dit condamner « avec la dernière énergie » les violences notées en ces moments de campagne électorale sur le territoire national.

Par ailleurs, elle invite l’Etat du Sénégal à renforcer le dispositif sécuritaire pour assurer la sécurité de toutes les franges de la population face à cette « insécurité grandissante ».

Elle exhorte également les candidats à la présidentielle du 24 février prochain à appeler leurs états-majors et militants à la responsabilité, à la retenu et au calme et ne pas verser dans la provocation, à éviter les discours et propos incendiaires qui peuvent particulièrement attiser la tension et créer des situations de conflits et à sensibiliser leurs militants à éviter toutes confrontations. (Avec APA)

Incidents de Tamba : Déclaration commune des organisations de presse


Suite de l’attaque des journalistes à Tambacounda

Nous, organisations professionnelles des médias, condamnons fermement l’attaque ciblée ce lundi 11 février 2019 du minibus transportant les journalistes chargés de suivre le convoi du candidat du Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR), agression survenue à Tambacounda.

Vu la gravité des évènements, nous exigeons du procureur de la République l’ouverture d’une enquête dans les plus bref délais afin que cette forfaiture soit punie à la dimension de l’acte.

Nous nous réservons le droit de porter plainte, s’il n’y a pas une auto-saisine de la part du procureur de la république.

Cette attaque rappelle, s’il est besoin, que la sécurité des journalistes pendant cette campagne électorale doit être une priorité comme l’est celle des candidats, afin que la presse puisse remplir sa mission de service public.

C’est pour cela que nous, organisations professionnelles des médias, demandons au ministère de l’Intérieur de prendre, sans délai, des mesures pour sécuriser les bus transportant les journalistes couvrant la campagne auprès des cinq candidats.

Nous souhaitons que des bus sans effigies d’un quelconque candidat soient mis à la disposition des journalistes par les directoires de campagne, que ces véhicules soient marqués de l’inscription ‘’Presse’’, et surtout qu’ils soient sécurisés par les forces de défenses et de sécurité.

Nous rappelons par cette occasion que la couverture de la campagne engage aussi et au plus haut niveau la responsabilité des rédactions, notamment pour la prise en charge de leurs reporters déployés sur le terrain.

Dans le cas où ces rédactions ne disposeraient pas de moyens financiers suffisants, nous leur recommandons vivement de s’abstenir d’envoyer, sans moyens, les journalistes à l’aventure.

Tout en dénonçant, l’inaction voire le silence du ministère de la Communication, tutelle des médias au Sénégal, nous, acteurs des médias souhaitons que dans l’avenir les fonds publics alloués à la couverture de tels évènements soient repartis sans parti pris à l’ensemble des médias sénégalais, publics comme privés.

Par ailleurs, nous saluons la mise en place d’une cellule psychologique, à l’initiative du professeur Thiam (Service Psychiatrique de l’hôpital Fann) pour la prise en charge des journalistes et techniciens victimes.

Fait à Dakar, le 12 février 2019
Déclaration Commune des organisations de presse (SYNPICS, CJRS, CDEPS, UNPJS, APPEL, REPORTERS SANS FRONTIERES) réunies ce jour 12 février 2019.

Il faut en finir avec Macky dès le 1er tour


La capitale orientale a reçu en grandes pompes le candidat de la coalition Idy2019. Occasion pour Idrissa Seck de se désoler de la situation dans laquelle se trouve Tambacounda. Idrissa Seck d’inviter les populations à en finir avec Macky Sall dès le 1er tour

Devant une foule immense, Idrissa Seck se désole du chômage des jeunes de la capitale oriente. «Le régime de Macky Sall vous a complètement oublié pendant 7 ans dans la conception de son programme de développement. Tambacounda a été oublié par Macky Sall dans le programme de développement», ajoute-t-il. «Et vous avez raison de lui tourner le dos», lance-t-il à la foule en liesse.

«Les jours de Macky Sall à la tête de ce pays sont comptés du bout des doigts. Il faut qu’on en finisse avec ce régime d’incompétents et d’amateurs dès le premier tour pour mettre en place un programme de développement qui donnera du travail à cette jeunesse de Tambacounda», soutient Idrissa Seck

Tambacounda : Les élèves accueillent Macky Sall en brassards rouges

Tambacounda : Le « dafa doy » des élèves accueille Macky Sall en brassards rouges
Ils sont sortis en masse pour accueillir le président de la République en partance pour le daaka de Medina Gounass. Ces élèves, qui en ont marre de la crise scolaire, ont brandi ce matin des brassards rouges pour montrer leur colère. Ils ont lancé le mouvement
« Dafa doy » pour demander aux autorités de trouver des solutions face aux grèves répétitives notées dans le secteur de l’éducation. Ces élèves, déterminés à se faire entendre, ont initié une marche pacifique et ont dû faire face à la résistance des forces de l’ordre mobilisées pour la circonstance et qui ont décidé de leur barrer la route.

Pour rappel, le président de la République Macky Sall est attendu ce vendredi à Medina Gounass. Selon nos sources, Macky Sall va se rendre à la cité religieuse par la voie terrestre.

Une grève des mototaxis perturbe le trafic routier à Tambacounda

Des centaines de jeunes se présentant comme des conducteurs de mototaxis ont fortement perturbé le trafic routier dans la commune de Tambacounda (est), en érigeant des barricades dans la ville, jeudi, deuxième jour d’une manifestation contre la saisie de dizaines de motos de leurs camarades par la gendarmerie.

Les manifestants ont barré plusieurs artères de la ville à l’aide de blocs de pierres, de troncs d’arbres et de pneus brûlés, occasionnant de grosses colonnes de fumée. Ils ont également vidé les écoles, collèges et lycées de leurs élèves.

« On nous a demandé des casques, nous nous sommes exécutés puisqu’il y va de notre propre sécurité. La mairie nous a demandé encore de payer une taxe mensuelle, on s’en acquitte aussi. Et hier, vers 13 heures, les gendarmes ont immobilisé les motos pour défauts de permis de conduire, d’assurance et de carte grise », expliqué Moustapha Konté, l’un des manifestants.

« Si nous payons tout ça, comment allons-nous nous en sortir ? » se demande-t-il, dénonçant les « tracasseries » de la gendarmerie.

« Si on nous avait avisés à temps en nous fixant un délai, il n’y aurait eu aucun problème », poursuit le jeune conducteur de mototaxi, estimant que « ce n’est pas du jour au lendemain qu’on peut obtenir tous les documents exigés ».

Moustapha Konté souligne que de nombreux chômeurs, dont des pères de familles et des bacheliers, sont venus gagner leur vie en exploitant des mototaxis à Tambacounda. « A part l’unique usine de la Sodefitex et les bananeraies, aucune entreprise n’offre du travail à Tambacounda », se désole-t-il.

« Nous ne refusons pas d’être en règle. Nous exigeons simplement l’allègement des conditions préalables exigées pour l’exploitation des mototaxis », précise M. Konté.

Amadou Diallo, l’un des conducteurs de motos « Jakarta » utilisés comme moyens de transport urbain à Tambacounda, estime que l’immobilisation des motos par la gendarmerie va engendrer un manque à gagner important pour les exploitants de ces véhicules.

Les protestations menées par les conducteurs ont fortement perturbé la mobilité dans toute la commune.

Devant le marché central, plusieurs femmes attendaient désespérément une moto, sur le bord de la route, pour rentrer chez elles. Les voitures font de longs détours dans les quartiers, pour contourner les barricades.

Des éléments Groupement mobile d’intervention ont lancé des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants. Un responsable des services sécuritaires est allé leur parler, pour les inviter à mettre fin à la grève et à aller retirer les motos immobilisées par la gendarmerie.

Il a suggéré aux contestataires de désigner au moins cinq délégués, en vue d’une concertation avec les services sécuritaires. « Nous leur restitueront individuellement leur moto, sur présentation de leur pièce d’identité », promet-il.

Certains conducteurs ont donné leur accord de principe, en vue de la fin de la grève.

« C’est un problème très complexe. Depuis l’an dernier, nous sommes en train de tout faire pour que le calme revienne chez les conducteurs de motos +Jakarta+ », a dit le président du conseil communal de la jeunesse, Amadou Bâ, qui tente d’arrondir les angles entre les services de sécurité et les jeunes manifestants.

Selon lui, il est « impossible » pour les jeunes de se procurer du jour au lendemain les documents exigés pour la circulation des deux-roues.

« Ces jeunes se débrouillent pour nourrir leur famille. Il faut qu’on les soutienne », dit-il, ajoutant avoir discuté avec les autorités locales, dont le préfet, pour que soient libérés les jeunes arrêtés par la gendarmerie.

Scandale à la Cour d’Appel : Une aide-soignante tombe à Tambacounda

SCANDALE DES « AUDIENCES FICTIVES » À LA COUR D’APPEL : Une aide-soignante tombe à Tambacounda

L’affaire des « audiences fictives » a fait des dégâts jusqu’à Tambacounda où une aide-soignante a été interceptée par les enquêteurs. Révélations exclusives…
Libération révèle que l’enquête des gendarmes sur l’affaire dite des audiences fictives qui ont permis à Amadou Lamine Diagne de faire libérer ou d’alléger les peines de plusieurs détenus, a fait des dégâts jusqu’à… Tambacounda.
Comme nous le révélions, les enquêteurs ont procédé et mis à la disposition des juges six parentes de détenus qui ont monnayé la promesse de libération de leurs proches. Dans le lot figure Aissata D. K. Cette aide-soignante au district sanitaire, mère de trois enfants, a été cueillie par les gendarmes à Tambacounda grâce à l’intervention de la brigade de la même localité.
Ce qui est assez incroyable est que cette dernière a été joint au téléphone par son oncle Babacar T. qui est en… prison pour remettre 100.000 FCFA à un intermédiaire devant assurer sa libération. Un montant que Aissata D.K a versé même si, pour ce coup, la mafia n’a pas pu faire de miracle puisque l’oncle en question est toujours en prison.
Un cas similaire à celui de Lalla B.D, agent commercial, écrouée dans le cadre de la même affaire. Cette dernière a payé 100.000 FCFA, mais son mari Pa M. n’a pas été libéré.
D’après toujours nos sources, Diarra S., agent municipal à la ville de Dakar, est tombée dans la nasse des gendarmes.
Prise en charge par les enquêteurs avant d’être discrètement embarquée, elle a été mise en cause pour avoir tenté de faire libérer son fils écroué pour coups et blessures. Diarra S. jure que son fils a été libéré par voie judiciaire après une maladie, mais les enquêteurs disposent d’informations prouvant le contraire.
A noter que le jour même de son interpellation, Amadou Lamine Diagne a reçu à son bureau des « clients » de Saint-Louis venus négocier la libération de leur proche. Les deux parties étaient tombées d’accord sur la somme de 150.000 FCFA.
Amadou Lamine Diagne a failli tomber à la renverse lorsque les gendarmes lui ont balancé cette information lors de sa garde à vue lui qui soutenait n’avoir jamais reçu de « client » dans son bureau.

Une forte pluie s’est abattue cette nuit à Tambacounda

94.5 mm de pluie enregistrés cette nuit à Tambacounada.Beaucoup de maisons sont sous les eaux.Plusieurs familles ont été réveillées par la forte pluie qui s’est abattue entre  2H et 5h du matin et qui  a occasionné  des  dégâts importants  à quelques jours de la fête de Korité dans la capitale orientale du Sénégal.

L’hivernage s’est définitivement installé dans la région orientale du pays.

Khalil I NDIAYE

Khalifa Sall à Tambacounda : « Je suis victime d’une diabolisation »

Khalifa Sall à Tambacounda : « Je suis victime d’une diabolisation »
 Le maire de Dakar Khalifa Sall se dit victime d’un « lynchage médiatique » et d’une « diabolisation », réagissant aux soupçons de mauvaise gestion sur la base desquels il a été récemment auditionné par la police judiciaire sénégalaise.
 « Je tiens à rassurer les Sénégalais que la diabolisation ne passera pas », a dit M. Sall en langue nationale wolof, dimanche soir, lors d’un meeting au quartier Abattoirs de la commune de Tambacounda (est) où il était en tournée.
« Je ne suis nullement touché par ces calomnies », parce que je sais où l’argent a été dépensé, a dit l’édile socialiste de Dakar, l’homme politique.

Selon lui, « en 5 ans 200 milliards de francs CFA ont été dépensés sous son magistère, mais aussi bien l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) et l’Inspection générale d’Etat (IGE) avaient indiqué que les procédures étaient « très bien » respectées.

« La caisse d’avance existe depuis 1920 et depuis 1996, son mode de gestion en termes de justificatifs n’a pas changé depuis lors », a-t-il expliqué, non sans relever qu’il « n’y a aucune archive d’aucun maire indiquant l’utilisation qui a été faite des fonds de cette caisse ».

Cela, « parce que cette caisse sert à régler des problèmes des populations dans la discrétion, et à compléter les efforts de l’Etat ». Il a toutefois refusé de révéler les bénéficiaires, même s’il dit les connaitre.

Il est revenu sur les incidents qui avaient opposé dans la matinée, son entourage à des personnes présentées comme des militants de l’APR, l’Alliance pour la République (au pouvoir), au quartier Dépôt, non loin du domicile du ministre de la Justice Me Sidiki Kaba.
Il a dit qu’il partait à la rencontre des populations et souhaitait notamment passer rendre une visite de courtoisie au garde des Sceaux, s’il était sur place, lorsque ces incidents avaient éclaté, provoquant des blessés.
M. Sall a en outre contesté les accusations selon lesquelles Barthélémy aurait brandi une arme dans la foule, ce qui lui avait valu d’être convoqué au commissariat urbain de Tambacounda.

« Qu’on termine la tournée comme nous l’avons démarrée, dans la paix, c’est mieux », a-t-il ajouté, ajoutant que son déplacement visait à prendre contact avec les populations locales.

« Nous ne sommes pas des messies, nous ne sommes pas porteurs de solutions toutes faites », a-t-il dit.
APS

Un programme enseignements-apprentissages pour six (6) « daaras » à Tambacounda

Un programme enseignements-apprentissages pour six (6) « daaras » à Tambacounda

 

Selon Le Soleil, le programme Education communautaire de Base (Ecb) déroule des activités éducatives et sanitaires dans 6 « daaras » du département de Tambacounda. L’amélioration des enseignements et des apprentissages est l’un de ses objectifs.

La directrice nationale des villages d’enfants Sos, Diagne Gaye, a effectué une tournée dans la région de Tambacounda. Elle a visité le « daara » Serigne Sall, situé au quartier Saré Guilèle de la commune de Tamba.

Sa visite avait pour objectif de vérifier le déroulement d’un programme d’enseignements/apprentissages qui cible 1.000 enfants. « Il nous fallait avoir un programme spécifique pour répondre aux besoins de scolarisation des enfants », a indiqué Mme Gaye.

Le droit à l’éducation, la santé, l’enrôlement de cette couche dans les mutuelles de santé et l’appui à la nutrition sont les composantes du programme. S’agissant du volet nutrition, il est mis en œuvre par l’organisation « Ndèye daaras » qui regroupe les associations s’investissant dans des activités génératrices de revenus.

Pour la commune de Tambacounda, ces activités ont porté sur la culture de l’arachide. Une partie de l’argent qui sera généré par la vente de l’arachide servira à l’achat de nourriture pour les talibés et le reste réparti entre les maîtres coraniques et le financement de la prochaine campagne agricole.

Ce programme, financé par l’Union européenne et dont l’un des partenaires est Sos Belgique, cible 300 enfants dans le département de Tambacounda.

La directrice nationale des villages d’enfants Sos a révélé que ce sont des enseignants craie en main de la fonction publique qui dispensent des cours dans les différents « daaras » alors que les « Ndèye daraas » prennent en charge la lessive des talibés et le nettoyage de leur environnement. Ces enfants devraient être reversés dans le cycle formel au bout de 3 ou 4 ans.

Tambacounda : Un jeune écope de 10 ans de travaux forcés pour homicide

TAMBACOUNDA : UN JEUNE ÉCOPE DE 10 ANS DE TRAVAUX FORCÉS POUR HOMICIDE
 Un jeune homme reconnu coupable d’homicide volontaire sur un vieil homme a été condamné, jeudi, à 10 ans de travaux forcés par la chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Tambacounda (est).
Le 27 août 2014, le sous-préfet de Fongolimbi informe la brigade de Kédougou du décès d’un vieil homme suite à une altercation avec un jeune dans le village de Fabori.

Lorsqu’il a été entendu, le chef du village Diouma Soumaré avait indiqué avoir été informé, alors qu’il était aux champs, qu’Omar Kana Diallo avait assommé le vieux Racine Thioune.

Interpellé, l’auteur de l’homicide avait expliqué que c’est quand il était venu réclamer sa paie au défunt Racine Thioune qui, selon lui, l’employait comme journalier, qu’une une altercation avait éclaté, du fait du refus opposé par ce dernier.

C’est alors qu’il avait porté deux coups de bâton à la victime.

Devant la barre, Omar Diallo a persisté à soutenir avoir frappé deux fois à l’épaule du vieil homme qui lui avait enjoint de se lever et de quitter les lieux, et qui s’était saisi d’une pelle, suite à son refus d’obtempérer.

Les deux témoins qui ont défilé devant la chambre ont indiqué, tout de même, avoir constaté une enflure sur le crâne de la victime, ainsi qu’une blessure à l’épaule.

A la question du président de la chambre de savoir si un seul coup ne suffisait pas à désarmer son vis-à-vis, Omar Diallo a rétorqué qu’il tenait encore sa pelle après le premier coup.

L’avocat général Alphonse Faye a mis en doute l’existence d’une supposée pelle dont se serait saisi la victime, en l’absence de preuve pour en attester.

Il n’a pas non plus donné foi à la thèse de l’accusé quant à l’existence d’une relation de travail entre lui et sa victime, si ce n’est que le jeune homme faisait souvent du thé à Racine Thioune, comme en a témoigné Ousmane Diallo, point focal d’une entreprise dans le village de Fabori.

A ce propos, le témoin Ousseynou Diène, superviseur de la société de remblayage de pistes de production pour laquelle le vieux Thioune officiait comme gardien de dépôt, a dit qu’Omar Kana Diallo ne figure pas sur sa fiche de paie.

En raison de la partie du corps visée, de la nature de l’arme, un bâton de la même taille que le meurtrier lui-même, il a estimé que l’homicide volontaire était établi, et a par conséquent requis 10 ans de travaux forcés contre Omar Diallo.

L’avocat de la défense Me Mamadou Cissé a rejeté l’existence d’une quelconque intention de son client de tuer le vieil homme, comme il l’a affirmé depuis le début de la procédure. Il a invoqué l’excuse de provocation, la victime ayant pris une pelle pour soit lui faire peur, soit lui taper dessus.

A titre subsidiaire, le conseil d’Omar a demandé à la chambre de requalifier le chef d’inculpation de meurtre en coups et blessures volontaires ayant donné la mort sans intention de la donner.

Après délibérations, la chambre a suivi le réquisitoire de l’avocat général et infligé une peine de 10 ans de travaux forcés à Omar Kana Diallo.

Aps

Prostitution clandestine : une aide-infirmière et une ménagère arrêtées dans une auberge à Tambacounda

prostitution

Alors que la propagation du VIH/sida constitue l’un des phénomènes les plus alarmants qui inquiètent les autorités sanitaires de Tambacounda, la prostitution clandestine continue toujours de gagner du terrain dans la partie orientale du Sénégal.
Dans la nuit du vendredi dernier, les éléments de la brigade de recherche du commissaire de police, sous la conduite de l’inspecteur Issa Faye, étaient dans les différents coins pour traquer les prostituées clandestines. Ils ont effectué une descente dans une auberge au quartier Liberté, derrière le lycée Mame Cheikh Mbaye. Sur place, l’aide-infirmière, P.R.B., au centre hospitalier régional de Tamba et N.C.B., une ménagère sont surprises dans une situation inconfortable.
La première, (P.R.B.) avait déjà fini de satisfaire la libido d’un vieux qui a déboursé la somme de 10 000f CFA. La seconde (N.C.B.) quant à elle, n’a pas eu le temps de combler son partenaire.
Tous les deux travailleurs de nuit ont été conduits au commissariat de police par les hommes de l’inspecteur Issa Faye. Au commissariat, elles demandaient, avec des larmes aux yeux, la clémence des policiers. Non sans compter sur leur grâce, les deux prostituées ont été déférées au parquet du tribunal de grande instance de Tambacounda pour non inscription sur le fichier sanitaire. Elles seront jugées dans la semaine.

 LERAL

Tambacounda : Boy Djinné arrêté à Kalifourou

Les images de l’arrestation de  avec son épouse

Les images de l'arrestation de Boy Djinné à Kalifourou avec son épouse

La cavale de Boy Djinné a pour l’instant pris fin. Ce mardi il est encore alpagué par des éléments de la police des frontières établis à Kalifourou. Il était confortablement installé à bord d’une BMW X6 noire, en provenance de la Guinée Conakry, et en compagnie d’une dame que l’on présente comme étant son épouse gambienne.

Il y avait aussi dans le véhicule un autre jeune mécanicien qu’il aurait appelé au Sénégal pour lui apporter des pneus de rechange, d’autant plus que des sources dignes de foi ont laissé entendre qu’il avait des problèmes de pneumatique une fois arrivé dans la vile guinéenne de Koumbia.

Boy Djinné ne pouvait un seul instant imaginer qu’il allait tomber ce mardi veille de l’Aïd El Fitr. Selon le commissaire urbain de Tambacounda, c’est au cours de leurs contrôles de routine que les limiers de Kalifourou ont identifié puis mis la main sur le célèbre malfrat. Yakhya Tamba d’ajouter que les autorités supérieures de la police l’ont instruit pour qu’il aille le chercher à Kalifourou, et ce qui fut fait avec des éléments du Groupement Mobile d’Intervention en poste à Tambacounda. A son arrivée au commissariat urbain, Boy Djinné a donné de la voix pour dire qu’il est hors de question pour lui de demeurer en instruction. « Dites à Sidiki Kaba et à Macky Sall de me juger ou de me tuer, mais je ne compte pas rester en instruction », a-t-il lancé. Lui et ses compagnons sont étroitement surveillés par les limiers de Tambacounda dans la chambre de sureté du commissariat urbain, en attendant que les éléments de la DIC viennent ce jour même le chercher.

Signalons que la rutilante BMW X6 qu’il avait subtilisée, et qu’il a fait immatriculer en Gambie est aussi immobilisée au commissariat de Tambacounda.

 

Boy Djinné (1)
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