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Le premier et l’ultime responsable, c’est le président de la République.

«Macky Sall est bien obligé de prendre parti puisqu’il est concerné. C’est-à-dire qu’il ne faut pas voir cette affaire comme étant entre Aliou Sall, F. Timis, Bp, Abdoul Mbaye ou Thierno Alassane Sall. Non ! Le premier et l’ultime responsable, c’est le président de la République. C’est sa responsabilité qui est convoquée dans cette affaire-là. Il est bien obligé de s’expliquer,

Il n’a pas voulu s’expliquer dans le fond. Mais, il a voulu jeter le discrédit sur des personnes alors que nous on leur propose des faits. Et les faits sont têtus. On est désolé. Il faut que le président s’explique. Il ne s’est pas encore expliqué… », a déclaré Thierno Alassane Sall sur Dakaractu.

Thierno Alassane Sall dément Macky Sall

Réponse du berger à la bergère. Thierno Alassane Sall (TAS) a apporté une réplique au chef de l’État Macky Sall qui, au cours d’un face-à-face avec la presse, ce 31 décembre, avait précisé avoir limogé l’ancien ministre de l’Energie.

« J’ai ressenti de la tristesse, quand j’ai entendu le président dire qu’il m’a limogé. Mais, en regardant son langage gestuel et corporel, et la Rts qui a coupé le signal, j’ai finalement ressenti de la fierté d’avoir fait ce que j’ai fait.

Si c’était à refaire, je l’aurais fait », déclare d’emblée Thierno Alassane Sall, interpellé par la presse devant le siège du Conseil constitutionnel.

Pour lui, sur la question précise de la démission, c’est la parole du président contre la sienne. « Je soutiens et je maintiens que j’ai démissionné.

Ecrire un acte de papier et dire que j’ai démissionné est plus simple, mais dire au président de la République, les yeux dans les yeux, ainsi qu’à son Premier ministre, que je refuse de signer le contrat parce que ce n’est pas dans l’intérêt du pays, je pense que c’est plus fort. Celui qui peut le plus peut le moins », ajoute le leader de la République des valeurs.

« Total était en 5e position »

« Le plus grave, ajoute l’ancien ministre, c’est que le président de la République a révélé les raisons pour lesquelles il a une préférence pour Total.

Il a bien dit que c’est parce que la France nous donne de temps en temps des sucettes de 65 milliards pour payer les salaires, de 100 milliards pour ceci ou pour cela ».

Pourtant, informe Thierno Alassane Sall, « la compagnie française, qui était 5e, a fait des offres les plus mauvaises qu’on n’ait jamais enregistrées depuis 1985 ».

Se réclamant, en outre, de la génération qui lutte pour l’émancipation et l’indépendance économique, sociale et politique du pays, il se veut clair : « Je ne suis pas de ceux qui pensent que la France nous donne des sucettes qu’on doit leur donner notre pétrole en échange, sans exiger le juste prix », révélant que le bonus dont parle le chef de l’État « est très minime

Thierno Alassane Sall exige la déclassification du rapport de l’Ige sur l’affaire Petrotim

Il fait de la satisfaction de cette requête un préalable indispensable pour une réussite de la concertation sur les contrats gaziers et miniers à laquelle appelle le chef de l’État.

« Les permis ont été donnés, mais dans quelles conditions ? Qui a fait quoi ? » demande dans les colonnes de L’Observateur l’ancien ministre de l’Énergie. Qui estime que la « concertation devait commencer en 2004 ».

Le président de République des valeurs, qui était en tournée d’implantation de son mouvement politique à Kolda, va plus loin. Il réclame en outre la mise en place d’une « commission d’enquête parlementaire indépendante. Une commission composée de juges et de citoyens compétents qui puissent faire le travail de recherche sur le passé proche, le présent et l’avenir de notre pays sur la question du pétrole et du gaz, qui n’est pas une question d’un mandat ; elle dépasse la compétence d’un seul gouvernement ».

Thierno Alassane Sall : C’est moi qui ai demandé à la Solde d’arrêter les virements

Entre le 1 décembre 2017, sept mois après son départ du gouvernement, et le 18 février 2018, Thierno Alassane Sall aurait touché indûment 9 millions de francs Cfa représentant le cumul de son salaire de ministre durant cette période. Tel que rapporté dans les médias hier, lundi 16 avril, le ministre de l’Énergie aurait encaissé l’argent sans broncher. Jusqu’à ce que la direction de la Solde lui demande de rembourser. Les choses ne se sont pas passées ainsi. Certes, il y a eu des versements indus, mais l’intéressé, de sa propre initiative, a signalé l’anomalie dès qu’il l’a constatée.

« Sommes indument versées »

« Pour l’opinion et pour la postérité, voici les faits. Selon les usages, les ministres ayant quitté le gouvernement conservent leur salaire pendant six (6) mois. À la suite d’une consultation inopinée en ligne de mon compte le mois dernier, j’ai constaté que le salaire de ministre était toujours viré. J’ai informé mon gestionnaire de compte, puis saisi Monsieur le directeur de la Solde pour demander l’arrêt immédiat des virements. Ce qui fut fait et un ordre de recette a été établi pour rembourser les sommes indument versées tel que je l’ai moi-même caractérisé dans l’objet du mail envoyé au Directeur de la Solde, le 13 mars 2018. Et par chèque Bicis N02079483 et reçu par le Trésor Public le 30 mars 2018, j’ai reversé l’intégralité des sommes dues (malicieusement versées dans mon compte).

« L’initiative d’arrêt des versements venait de moi »

« C’est moi qui ai relevé et signalé à l’Administration les versements indus. Comme noté plus haut, le terme ‘‘versement indu’’ vient de moi parce que cette somme ne m’étant pas due. Cette affaire n’aurait jamais existé si la direction de la Solde avait correctement fait son travail en arrêtant à temps les versements- à moins que cela ait été fait à dessein. J’ai insisté auprès du directeur de la Solde pour qu’il y ait une traçabilité de notre conversation par échanges de mails. L’objectif était de prouver, si de besoin, que l’initiative d’arrêt des versements venait de moi-même sachant que des individus malintentionnés pourraient demain se saisir de cette affaire pour me présenter sous de mauvais jours.

« Ils ont failli à leur obligation de réserve »

« Je relève au passage qu’il y a des officines qui travaillent à faire amplifier tout ce qui est dit contre moi par un battage médiatique effroyable et à atténuer mes prises de position comme ma réponse à Monsieur Boun Abdallah Dionne sur l’affaire Total. Dans le cercle restreint des fonctionnaires ayant traité cette affaire, une ou des personnes dans la chaîne ont manifestement failli à leur obligation de réserve- j’exclus toutefois qu’il puisse s’agir du directeur de la Solde. Ces derniers ayant oublié leur statut de serviteur de l’État pour devenir les mercenaires d’un parti politique dont ils défendent les intérêts. On peut à juste titre douter de la neutralité des certains hauts responsables triés sur le volet quand il s’agira d’enjeux plus importants que seront les élections).

« J’ai renoncé à plus que deux mois de salaire »

« Pour avoir quitté de mon propre chef mon poste de ministre en charge de l’Énergie, j’ai renoncé à plus que deux mois de salaire. Je rappelle aussi qu’étant directeur général de l’Autorité des Régulations des Télécommunications et des Postes (Artp), j’avais fait réduire les émoluments du DG car les jugeant indument élevés. (…) Cette affaire montre aux Sénégalais combien les tenants du pouvoir ne reculent devant aucune forme de reniement. C’est pourquoi, c’est un devoir impératif de s’opposer par tous les moyens légaux avant qu’il ne soit trop tard. J’invite dans ce sens tous nos compatriotes à se mobiliser massivement le 19 avril contre le projet de parrainage, premier jalon du plan de liquidation de notre démocratie. »

L’Etat réclame plus de 9 millions à Thierno Alassane Sall

 

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L’ex-ministre de l’Énergie Thierno Alassane Sall est sommé de rembourser la somme de 9 millions 600 mille francs Cfa à l’État. Selon Libération qui donne l’information, la Direction de la Solde a versé ce montant par erreur du 1er décembre au 18 février 2018.

«Après avoir été démis de son poste de ministre, sa rémunération devait être suspendue six mois après, à compter de la date de signature du décret soit le 1er décembre 2017. Cependant, cette suspension n’a pu être effective qu’à compter du 1er mars 2018», renseigne Libération dans sa parution du jour.

Auteur: Seneweb

Thierno Alassane Sall : « Macky est pire que Jammeh »

Yaya Jammeh-Macky Sall, c’est bonnet blanc, blanc bonnet. C’est ce qu’estime Thierno Alassane Sall, l’ancien ministre de l’Energie qui prenait part à la manifestation de l’Initiative pour des élections démocratiques (Ied) ce jeudi, dans la banlieue dakaroise.

« J’attire l’attention des Sénégalais. Que fait l’armée sénégalaise actuellement en Gambie. Ils avaient dit que nous allions aider la Gambie car Jammeh voulait voler les élections. Et pourtant, Macky fait actuellement la même chose que Jammeh », lance l’ex responsable de l’Alliance pour la République. Il argumente : « Il fut une année en Gambie, où Jammeh avait enfermé de nombreux membres de l’opposition comme Ousseynou Darboe. Actuellement, il y a une partie de l’opposition dont la liberté est entravée et qui est sur le point d’être emprisonnée pour être éliminée des futures élections ».

Autre trait entre les deux présidents : leur manie de casser de l’opposant lors des manifestations. « Ce qui le ressemble davantage à Jammeh, c’est qu’il compte sortir les forces de l’ordre pour neutraliser les opposants qui s’insurgeront contre cette réforme non consensuelle », déclare Sall.

Le leader de la République des Valeurs, qui attaque la validation du parrainage par le chef de l’Etat, indique que c’est un moyen par lequel, le chef de l’Etat compte « éliminer des candidatures valables ». Ce, « en faisant invalider des signatures au niveau du Conseil constitutionnel ».

Seneweb

Marche de l’opposition : Le mouvement ‘’République des valeurs’’ de Thierno Alassane Sall, partant

Le mouvement politique informe de sa participation à la grande marche de l’opposition prévue aujourd’hui, vendredi 9 février à la place de la Nation, afin d’exiger des élections libres et transparentes au Sénégal.

« La ‘’république des valeurs’’ entend se joindre aux partis de l’opposition et organisations démocratiques signataires de l’initiative pour des élections démocratiques au Sénégal », note le mouvement dans un communiqué parvenu à la rédaction de leral.net.

Donnant rendez-vous à ses militants et sympathisants à la place de la Nation, le mouvement exige « à travers cette manifestation, la transparence dans la gestion des ressources naturelles du pays ».

Thierno Alassane Sall : Transparence, Aéroport de Diass, Chômage, Insécurité…

L’ancien ministre de l’Energie n’a pas raté Macky Sall. A travers un communiqué, Thierno Alassane Sall a descendu en flammes l’actuel régime qu’il accuse d’avoir fait régresser le pays.
Qualifiant l’année 2017 de révélatrice, l’ancien apériste regrette l’orientation du débat par les tenants du pouvoir, en cette fin de mandat, vers le recouvrement supposés des 200 milliards par la traque des biens mal acquis, alors que l’heure est au bilan.
Pourtant acteur pendant des années dans la gouvernance de l’actuel régime, Thierno Alassane Sall, qui a claqué la porte du gouvernement et de l’Alliance pour la République (Apr), a tiré à boulets rouges sur Macky Sall et son régime dans son message de fin d’année. Selon l’ancien ministre de l’Energies renouvelables, la gestion sobre et vertueuse n’a pas tenu les promesses tant de fois réitérées. On retrouve les mêmes controverses vives qui ont agité le pays à la fin de la décennie 2000.
« Il est révélateur de l’Etat du Sénégal en cette fin d’année que le débat en cours porte exclusivement sur le 200 milliards supposés recouvrés par la traque aux biens mal acquis et la perception de la corruption par les citoyens. Il l’est d’autant plus que sur le montant prétendument recouvré, les principaux protagonistes, pourtant des autorités de premier rang, ne s’accordent sur presque rien, dans un domaine où la transparence devrait être de rigueur, s’agissant de finances publiques« , a fait savoir Thierno Alassane Sall.

« Le Sénégal régresse pendant que l’opacité, la loi du plus fort et le déni du droit font des progrès fulgurants » 

Poursuivant, l’ancien ministre affirme que le Sénégal a régressé autant que l’opacité, la loi du plus fort et le déni du droit on fait des progrès fulgurants. Revenant sur l’exploitation de l’aéroport international Blaise Diagne de Diass, Thierno Alassane Sall semble accuser Macky Sall d’avoir fait pire que Wade.

« Lorsqu’il a plu au régime de Abdoulaye Wade de distraire de la gestion publique le futur Aéroport de Diass, il a organisé un appel d’offres et convenu d’une concession qui soulève présentement des questions en Allemagne. Après le retrait de Fraport dans des circonstances qui devraient être précisées, transparence oblige, la concession a été transférée sans appel d’offres à des opérateurs qui n’ont pas les compétences et encore moins, l’expérience requises, dans une totale opacité« , révèle-t-il.

Les dérives à l’Aéroport de Diass 

Selon Thierno Alassane Sall, à l’Aéroport de Diass, toutes les concessions ont été passées dans les mêmes circonstances : absence d’appel d’offres, retour au monopole, abus de position dominante qui induit des coûts des services prohibitifs, pour une infrastructure déjà largement payée par la Redevance de développement des infrastructures aéronautiques (Rdia).

Pour l’ancien ministre, l’absence d’une justice forte et indépendante n’installe pas l’insécurité que pour le citoyen sénégalais, particulièrement lorsqu’il se pique d’ambition présidentielle. La loi du plus fort aboutit à mettre des pans entiers de notre économie entre les mains de quelques rentiers.

« L’année 2017 marque également une régression incontestable de notre système démocratique, en ce qu’il avait de plus vivace et équilibré: le processus électoral. Les élections législatives ont révélé des manœuvres honteuses, conçues par des mentalités de putschistes, pour imposer une Assemblée non conforme aux rapports des forces politiques « , soutient Thierno Alassane Sall.

Avant d’assurer que les enquêtes savantes sur la corruption n’auront aucun sens, si on continue de fermer les yeux sur l’utilisation massive, ouverte, agressive de l’argent à l’occasion des joutes électorales. « En cette période de bilan, le débat qui importerait, eût été de dire les transformations structurelles que notre société aurait réalisées dans sa marche vers le progrès économique et social.

Les Sénégalais auraient aimé être entretenus sur les prouesses réalisées dans l’accès à des services sanitaires de qualité, dans la réduction de la fracture numérique, voire l’amorce d’une révolution numérique à notre portée, dans l’accroissement de parts de marché d’entreprises contrôlées par des nationaux, dans la sécurité publique« , soutient-il.

« Chômage massif des jeunes, insécurité endémique » 

D’après Thierno Alassane Sall, à l’heure du bilan, « nous sommes dans une impasse telle que l’on parle de dialogue national pour tenter de recoller les morceaux d’un pays déchiré, de justice sélective, d’endettement excessif, de pauvreté exacerbée et de bourses de sécurité généralisées.

Le chômage massif des jeunes menace la cohésion de notre société. L’insécurité est si endémique que le chef de l’Etat n’arrête pas de promettre la fin imminente du vol de bétail, une des sept plaies du Sénégal. On comprend alors qu’il est plus aisé de nous servir le débat sur des milliards recouvrés, mais bien peu arrivent à le digérer« , conclut-il.

Thierno Alassane Sall rouvre le dossier Total et « brûle » le Macky

Après avoir précisé qu’il a personnellement démissionné du gouvernement depuis le 2 mai, alors que circulait la rumeur selon laquelle il a été défenestré, Thierno Alassane Sall a mentionné ce dimanche dans le Grand Jury, que les jalons de son départ étaient déjà et depuis belle lurette posés par des actes successifs qu’il a cumulés. L’ancien ministre de l’énergie estime que dans cette affaire, ” ceux qui savent ne parlent pas, ceux qui parlent ne savent pas ” , indiquant subtilement que le Président Macky Sall et son Premier ministre savent aussi bien que lui la réalité des faits.

TAS de déplorer, en passant, le choix porté sur Mouhamed Boun Abdallah Dionne, qui l’a remplacé et qui a été amené signer le contrat avec Total. L’ancien ministre de la République de rappeler que ses patrons avaient compris qu’il n’allait pas parapher le document. Il soulèvera un fait non négligeable pour signaler qu’il n’était pas le seul à refouler ce contrat en question . ”Le directeur général de Petrosen a choisi de ne pas se présenter ”.

Thierno Alassane Sall de préciser un autre fait de taille : ”le Pm ne connaissait pas les détails du contrat qu’il a signé ” avant de signaler qu’il avait, lui-même, apposé sa signature en son temps sur un protocole d’accord et non sur un pré-contrat. En termes plus clairs, mentionne-t-il, il n’était jamais prévu de manière formelle de fournir des permis à Total, mais juste d’ouvrir des négociations.

Il dira avoir choisi de faire beaucoup de choses pour sauvegarder les intérêts majeurs du Sénégal.

Avec Dakaractu

Thierno Alassane Sall parle de sa démission


Face à la presse, l’ancien ministre de l’Energie, Thierno Alassane Sall, a expliqué pourquoi il a décidé de démissionner de l’APR.  Selon Thierno Alassane Sall : « quand on formait ce parti, c’était pour travailler pour le pays. C’était pour une rupture d’avec l’ancien régime mais aussi se battre pour que la démocratie Sénégalaise soit plus forte. Mais vu ce qui se passe, ce n’est plus une alliance pour le peuple, mais c’est une alliance pour renouveler le mandat d’une seule personne. Maintenant, vu le processus électoral, on achète des électeurs comme de la marchandise, un processus électoral qui avançait depuis 1960 mais qui ne cesse de régresser en ce moment, juste pour maintenir l’APR au pouvoir encore des années. On avait des valeurs de « dekal ngor, la patrie avant le parti » , mais maintenant on voit même qu’on prend des éléments des listes de l’opposition pour les convaincre à rallier d’autres camps. On s’est toujours battu pour le Sénégal. On se battra pour le Sénégal encore sous une autre bannière qu’on vous communiquera dans les prochains jours… »

« Contrat » avec Total : Thierno Alassane Sall dément le Pm

content_imageLa polémique autour des contrats d’exploration et exploitation du pétrole et du gaz sénégalais enfle près de trois semaines après le limogeage de Thierno Alassane Sall, ex-ministre de l’Energie. Ses proches ont démenti le chef du gouvernement après ses propos tenus devant les députés de l’Assemblée nationale. Pour dire que Thierno Alassane Sall a refusé d’apposer sa signature au bas du contrat liant Total à l’Etat du Sénégal, à en croire l’entourage de l’ex-ministre qui apporte des précisions dans les colonnes de l’Observateur.

En effet, «C’est l’Etat qui a décidé de donner à Total, le ministre n’y est pour rien et on l’a fait voyager de Washington à Paris dans la précipitation, pour signer un protocole d’accords et non pas un contrat, comme veut le faire savoir à l’opinion, le Premier ministre Boun Abdallah Dionne». Ainsi réagit ce proche de l’ex-ministre de l’Energie, en réponse aux propos tenus par Aminata Touré,

Latif Coulibaly, Seydou Guèye et plus particulièrement le chef du gouvernement. «S’il y a un contrat signé entre l’ex-ministre de l’Energie, Thierno Alassane Sall et Total, ils n’ont qu’à le sortir. Ils ne le sortiront jamais, parce qu’il n’y en a pas. Le protocole d’accords, il n’y rien de définitif, c’est juste dire que le Sénégal négocie en priorité avec Total, mais cela n’a rien à voir avec un contrat. Il est parfaitement saugrenu de parler de contrat à ce niveau. Les conditions de signature de ce contrat préfiguraient du clash qu’il y a eu au palais», soutient un proche de l’ex-ministre dans les colonnes du journal.

Mais à en croire le Pm, «Dire que Total a été favorisé, c’est faux. Il y a eu appels d’offres. Le pétrole sénégalais aiguise les appétits de toutes les grandes puissances du monde. Les Américains, les Français, les Anglais et même Chinois sont entre le Sénégal et la Guinée-Bissau. Mais le président a fait le choix de la diversité, tous les pays qui ont les moyens de s’engager dans la recherche de ressources naturelles au Sénégal, sont accueillis bras ouverts, a récemment soutenu Mohamed Dionne, devant les députés.

Thierno Alassane Sall à Macky Sall : Je ne signe rien !


Malgré les instructions du Président Macky Sall et l’approbation de sa part d’un protocole lors de sa visite d’État en France, Thierno Alassane Sall a refusé, hier, de signer deux contrats liant le Sénégal au groupe Total, qui doit faire son entrée dans l’offshore sénégalais aux côtés du groupe Kosmos. Ce, alors que le Pdg du groupe français est venu spécialement au Sénégal pour signer ces deux accords.

«Il y a le compagnonnage politique d’un côté et l’État d’un autre. Que cela soit la dernière fois que je vous donne des instructions que vous n’appliquez pas». Il y a de cela quelques jours, c’est ainsi que s’est exprimé le Président de la République s’adressant, en réunion du Conseil des ministres, à Thierno Alassane Sall. Et hier, les choses sont allées très vite : peu avant de s’envoler pour l’Afrique du Sud, Macky Sall a limogé son ministre de l’Énergie et transféré ses prérogatives au Premier ministre Mahammed Dionne.

Que s’est-il passé pour que le Chef de l’État prenne cette décision radicale ? Tout a basculé très tôt dans la matinée d’hier. Selon les informations de Libération, Thierno Alassane Sall avait été appelé au Palais à 9heures pour finaliser la signature de deux accords avec le groupe Total. Le premier accord est un contrat de recherche et de partage de production d’hydrocarbures sur le bloc Rufisque Offshore Profond, d’une superficie de 10.357 km2. Total sera opérateur de ce bloc (90%) aux côtés de la Société Nationale des Pétroles du Sénégal (Petrosen), qui détiendra les 10% restants. Le second accord porte sur une coopération avec Petrosen et le ministère de l’Energie et du Développement des Energies Renouvelables de la République du Sénégal.

Et aux termes de cet accord, Total réalisera une étude de la zone en mer très profonde en vue d’en déterminer le potentiel d’exploration et de devenir opérateur d’un bloc d’exploration. Un mémorandum dans ce sens avait déjà été signé en marge de la visite d’État du Président Macky Sall en France. D’ailleurs, lorsque le désormais ex-ministre de l’Energie arrivait au Palais où il rejoignait le Président de la République et le Premier ministre, une délégation du groupe français dirigée par son Pdg Patrick Pouyanné était dans la salle d’attente. Selon les termes du contrat, Total devrait être présent pendant 45 ans dans l’offshore sénégalais à côté du groupe Kosmos qui détient des permis sur les blocs Saint-Louis Offshore Profond et Cayar Offshore Profond tout en exploitant le puits Gueumbeul 1. C’est d’ailleurs au Nord du premier gisement qu’a été découvert un important gisement de gaz.

Mais ce mardi, Thierno Sall a soutenu devant le Chef de l’Etat qu’il ne signerait pas les accords arguant que Total n’avait pas les mêmes capacités que…Kosmos. Groupe auquel tout devait revenir, selon Thierno Alassane Sall. Le Président est tombé des nues lorsque Thierno Sall a persisté dans sa position, alors qu’il était prévu que le contrat avec Total soit signé, le même jour. Pire, le Président a appris lors de la même rencontre que le Dg de Petrosen, dont une équipe avait pourtant séjourné à Paris la semaine dernière, appuyait cette position du ministre qui profitait largement au groupe Kosmos. Non seulement Macky Sall a pris son téléphone pour appeler le Dg de Petrosen, mais aussi il a fait savoir à son ministre qu’il tirerait la conséquence de cette défiance. Le plus incroyable est que Thierno Sall a lancé à la délégation de Total qu’il a croisé dans la salle d’attente : «Allez les gars, je suis parti !»

Contacté hier, un proche du ministre confirme cette version mais soutient que ce dernier avait refusé une première fois de signer le contrat de Total à Paris car estimant que le groupe n’a pas la capacité de «produire 7 barils par jours». La même source jure que Thierno Alassane Sall avait écrit sa lettre de démission depuis plusieurs jours et tous les membres de son cabinet étaient au courant. Et c’est pour anticiper sur une démission qui pourrait être fracassante que le Président l’aurait limogé.

«Contrairement à ce qui a été annoncé, il ne tiendra aucune conférence de presse. Par contre, il n’acceptera jamais que des gens l’attaquent ou disent qu’il est déloyal», soutient notre interlocuteur.

Cependant, le ministre est accusé d’avoir voulu faire la part belle à Kosmos, ce que refuse le Président qui veut «ouvrir» le pétrole sénégalais à toutes les multinationales. Pour preuve, on annonce au Sénégal la venue des Russes de Gazprom entre autres. «Comment peut-il dire qu’il ne signe pas alors que sa signature figure en bas du protocole qui avait été paraphé lors de la visite d’État du Chef de l’État en France ? Il s’est sûrement passé quelque chose avec Kosmos», croit savoir un proche du Président.
Une chose est en tout cas certaine, et Libération a pu la recouper auprès de plusieurs sources : Thierno Sall a été bel et bien limogé. Mieux, les accords en question ont été finalement signés dans l’après-midi, après que son départ du Gouvernement ne soit acté, entre le patron de Total et Mahammed Dionne qui a hérité provisoirement de ses prérogatives. Le Pdg de Total pouvait alors se dire «ravi de pouvoir élargir la présence du groupe au Sénégal dans le secteur de l’Exploration-Production», comme il l’a confié après la signature du contrat.

El Malick Seck : Thierno Alassane Sall est en intelligence avec Abdoul Mbaye pour…

 

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À peine Thierno Alassane Sall a-t-il quitté le gouvernement que les attaques commencent. Le journaliste El Malick Seck, proche du couple présidentiel, indique dans un communiqué rendu public ce mardi que l’ancien ministre de l’Énergie et patron des cadres de l’Alliance pour la république (Apr) était en connivence avec l’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye, pour déstabiliser le régime de Macky Sall.

« Depuis plusieurs mois, Thierno Sall est en contact permanent avec Abdoul Mbaye, l’ancien Premier ministre. Et depuis longtemps, il avait prévu de monter une coalition en direction des élections législatives et présidentielle. Cet agenda caché est une marque de déloyauté totale. Ils sont en totale intelligence et avaient un plan de déstabilisation du régime de Macky Sall », note El Malick Seck, par ailleurs conseiller municipal à Thiès, dans une tribune.

Pour l’instant, Thierno Alassane Sall ne veut pas se prononcer sur toutes les accusations formulées à son encontre. On annonce qu’il tiendra un point de presse dans les jours à venir ou il fera une déclaration.

Macky Sall limoge le ministre de l’EnergieThierno Alassane Sall


 
 
Le président de la République a mis fin aux fonctions du ministre de l’énergie Thierno Alassane Sall. Contrairement à ce que beaucoup croyait sur cette affaire, le ministre en question n’a pas démissionné mais c’est plutôt le président Macky SALL qui a pris la décision de mettre fin aux fonctions qu’il occupait. En effet, c’est le ministre conseiller en charge de la Communication du Président, El Hadji Hamidou Kassé qui file l’info : « Officiel. Le PR Macky sall vient de mettre fin aux fonctions de Thierno Alassane Sall, ci-devant Ministre de l’énergie », renseigne-t-il.
 
 

Les délestages passent de 900 à 60 heures en 4 ans (ministre)

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Le ministre de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables, Thierno Alassane Sall a salué, dimanche, l’amélioration du système de transport et de distribution de la SENELEC qui s’est traduite par une nette baisse des heures de délestage qui sont passés de 900 en 2011 à 60 heures en 2015.
’’Des efforts importants ont été faits pour améliorer le système de transport et de distribution. Cela a permis un renforcement significatif de la qualité du service, de réduire les pertes et d’améliorer la situation de la SENELEC’’, s’est réjoui M. Sall.

Le ministre de l’Energie, accompagné du directeur général de la SENELEC, ainsi que leurs collaborateurs ont visité les 4 sous-stations (Dakar-Plateau, Université, Aéroport et Patte d’oie), composant la ’’Boucle de Dakar’’ de 90 mégawatts(MW).